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Memoire Bashonga 2

Ce document présente une étude sur l'effet des prétraitements des graines de Maesopsis eminii sur leur germination et croissance. Les résultats montrent que le trempage dans l'eau froide pendant 48 heures favorise la germination, tandis que le traitement thermique réduit significativement le taux de germination et augmente la mortalité. L'étude contribue à la compréhension des techniques nécessaires pour briser la dormance des graines dans les conditions climatiques de Bunia.

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Memoire Bashonga 2

Ce document présente une étude sur l'effet des prétraitements des graines de Maesopsis eminii sur leur germination et croissance. Les résultats montrent que le trempage dans l'eau froide pendant 48 heures favorise la germination, tandis que le traitement thermique réduit significativement le taux de germination et augmente la mortalité. L'étude contribue à la compréhension des techniques nécessaires pour briser la dormance des graines dans les conditions climatiques de Bunia.

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i

DEDICACE

A vous mes parents MITIMA BASHONGA Evariste et CHIBALONZA MIHIGO Josephine !

A la famille BASHONGA !
ii

REMERCIEMENTS

Au seuil de ce labeur, nos remerciements s’adressent premièrement à l’Eternel


Dieu des armées, le Père des lumières, de qui viennent toute grâce excellente et tout don parfait
chez qui il n’y a ni changement ni ombre de variation.

Nos sentiments de gratitude s’adressent également aux corps académique et


scientifique de la Faculté des Sciences Agronomiques de l’Université Shalom de Bunia qui sont
pour nous une grande famille et qui nous permettent de continuer sur le chemin de la
connaissance, au Professeur Dr Ir Faustin Mbayu Mpanya, directeur de ce travail et au Master
Ir Vivien Bbidjo pour leurs conseils pratiques, sacrifices, encadrements et pour avoir conduit à
bon port ce travail.

A nos parents, Mitima Bashonga Evariste et Joséphine Mihigo Chibalonza qui ne


cessent de donner le meilleur d’eux-mêmes pour notre formation et pour leur soutien moral,
spirituel et matériel.

Au couple Madis Kizila et Nsimire Bashonga pour toute forme de sacrifice tant
moral que matériel, pour les encouragements et conseils qu’ils ne cessent de nous fournir.

Aux frères et sœurs : Lucien Nyamukuru, Liliane Bashonga, Lydie Bashonga,


disons merci pour toute forme d’assistance que vous ne cessez d’apporter.

A tous nos compagnons de lutte en général avec qui nous avons passé de pires et
bons moments endéans notre parcours académique notamment : Angonizo Emmanuel, Kahindo
Tsongo Joy, Abedi, Balume Kajoka, Uytterhaegen Fidèle, Aseli Dieu merci, … vous faites partie
de notre vie mais plus particulièrement à celle qui fait mon bonheur Sifa Madasi Olivia Astrid
pour son amour, son soutien et ses encouragements.

Que tous ceux qui ne sont pas cités ici mais qui nous sont à l’esprit et qui ont
contribués à notre formation trouvent en ces termes notre profonde gratitude, puisse Dieu vous
combler de ses grâces.

Bashonga Josué
iii

SIGLES ET ABREVIATIONS

 % : Pourcentage ;
 C : Degré Celsius ;
 ± : Plus ou moins ;
 CNUED : Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement ;
 FAO: Food and Agriculture Organisation;
 g/cm2 : Gramme par centimètre carré ;
 H : heure ;
 Jr : Jour
 Kgf/cm2 : Kilogramme force par centimètre carré ;
 Km : kilomètre ;
 M : mètre ;
 RDC : République Démocratique du Congo ;
 Tg : Taux de germination ;
 Tm : Taux de mortalité ;
 TMG : Temps Moyen de Germination ;
 USB : Université Shalom de Bunia ;
 Vg : Vitesse de germination.
iv

RESUME

L’objectif général de ce travail était d’évaluer l’effet des prétraitements des graines sur
la germination et la croissance de Maesospsis eminii dans le but de déterminer le traitement qui
permet sa meilleure germination et croissance en pépinière.
Pour ce faire, une expérimentation a été réalisée au Campus Langford de l’Université
Shalom de Bunia. Sept traitements ont été adopté : T0, T1,T2,T3,T4,T5,T6.

Les résultats saillants obtenus en germoir montrent que les graines trempées dans l’eau
froide à la température ambiante pendant 48 heures et semées présentent un taux de germination
élevé (soit 72,5%) par contre le taux de germination était nul chez les graines ayant subi le
traitement par voie thermique dans de l’eau chaude pendant 20 minutes. La durée de vie latente
faible (soit 15 jours) fut observée chez les graines ayant subi la scarification mécanique par
ailleurs cette durée était élevé chez les graines ayant subi le traitement par l’eau chaude pendant
20 minutes. La cinétique de levée est uniforme et élevée chez les graines ayant subi le traitement
par l’eau froide pendant 48 heures (soit 87 graines). Le taux de mortalité élevé (soit 50%) était
obtenu avec les graines traitées dans l’eau chaude chauffée à 100 C pendant 15 minutes. La
vitesse de germination la plus élevée (soit 24,2%) était observée chez les graines trempées dans
l’eau froide pendant 48 heures par contre la vitesse la plus faible était remarquée chez graines
trempées dans l’eau chaude pendant 20 minutes. Le temps moyen de germination relativement
élevé (soit 36 jours) était observée chez Les graines trempées dans l’eau chaude chauffée pendant
10 minute par ailleurs ce temps était nul pour les graines trempées dans l’eau chaude pendant 20
minutes. Le taux de reprise maximum (soit 100%) était obtenu avec les graines trempées dans
l’eau chaude chauffée à 100C pendant 15 minutes et 10 minutes par contre ce taux est nul pour
les graines trempées dans l’eau chaude pendant 20 minutes.

Après repiquage des plantules dans les sachets à polyéthylènes, les résultats obtenus
révèlent que le diamètre au collet et la hauteur le plus élevés ont été observés pour les plantules
issues des graines ayant subi la scarification mécanique soit respectivement soit 2,1 mm et 8,1
cm. Le nombre de feuilles supérieur à tous les autres traitements (soit 7 feuilles) était obtenu chez
les plantules issues des graines ayant subi le trempage dans l’eau froide pendant 48 heures par
v

contre le nombre de feuilles était inférieur chez graines trempées dans l’eau chaude pendant 10
minutes.

Mots clés : Effet, prétraitement, semences, germination, croissance, Maesopsis eminii


vi

ABSTRACT

The general objective of this work was to evaluate the effect of seed pretreatments on the
germination and growth of Maesospsis eminii in order to determine the treatment that allows its
best germination and growth in the nursery.

To do this, an experiment was carried out at the Langford Campus of Shalom University
in Bunia. Seven treatments were adopted including: T0,T1,T2,T3,T4,T5,T6.
The salient results obtained in a germinator show that the seeds soaked in cold water at room
temperature for 48 hours and sown have a high germination rate (i.e. 72.5%) on the other hand
the lowest germination rate (0%). was obtained in the seeds which had undergone the heat
treatment in hot water for 20 minutes. The low latent life (15 days) was observed in the seeds
having undergone mechanical scarification, moreover this duration was high in the seeds having
undergone the treatment with hot water for 20 minutes. The emergence kinetics are uniform and
high in seeds that have undergone cold water treatment for 48 hours (i.e. 87 seeds). The high
mortality rate (50%) was obtained with the seeds treated in hot water heated to 100C for 15
minutes. The highest germination rate (24.2%) was observed in seeds soaked in cold water for 48
hours, while the lowest rate was observed in seeds soaked in hot water for 20 minutes. The
relatively high average germination time (36 days) was observed in seeds soaked in hot water
heated for 10 minutes, moreover this time was zero for seeds soaked in hot water for 20 minutes.
The maximum recovery rate (i.e. 100%) was obtained with seeds soaked in hot water heated to
100C for 15 minutes and 10 minutes, however this rate is zero for seeds soaked in hot water for
20 minutes.
After transplanting the seedlings in the polyethylene bags, in the nursery, the results
obtained show that the highest collar diameter and height were observed for the seedlings from
the seeds having undergone mechanical scarification, respectively 2.1 mm and 8 .1 cm. The
number of leaves higher than all the other treatments (i.e. 7 leaves) was obtained in the seedlings
resulting from the seeds having undergone soaking in cold water for 48 hours, on the other hand
the number of leaves was lower in seeds soaked in water. warm for 10 minutes.
This information improves knowledge on the techniques to be used to break the dormancy of
seeds of Maesopsis eminii Engl. in the climatic conditions of Bunia.
Keywords: Effect, pretreatment, seeds, germination, growth, Maesopsis eminii
vii

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1:Données pluviométriques durant la période expérimentale.........................................14


Tableau 2:Taux de germination de Maesopsis eminii (en %).......................................................23
viii

LISTE DES FIGURES

Figure 1. A : Fût de M. eminii ; B : Feuilles de M. eminii ; C : Inflorescence et fruit de M. eminii


..........................................................................................................................................................9
Figure 2: Carte du Campus Langford et de la ville de Bunia........................................................13
Figure 3: Graines de Maesopsis eminii.........................................................................................15
Figure 4. Schéma du dispositif expérimental de notre expérience................................................17
Figure 5: Scarification des graines................................................................................................18
Figure 6: Graines trempées dans l'eau chaude chauffée à 100 C.................................................18
Figure 7: Trempage des graines dans l'eau froide à la température ambiante...............................19
Figure 8: Semis des graines...........................................................................................................19
Figure 9:Durée de vie latente de Maesopsis eminii (en jours)......................................................24
Figure 10. Cinétique de levée de Maesopsis eminii (en jours)......................................................25
Figure 11. Taux de mortalité de Maesopsis eminii (en %)............................................................26
Figure 12. Vitesse de germination de Maesopsis eminii (en %)...................................................26
Figure 13. Temps moyen de germination de Maesopsis eminii (en jours)....................................27
Figure 14. Taux de reprise de Maesopsis eminii (en %)...............................................................28
Figure 15. Diamètre au collet des plantules de Maesopsis eminii (en mm)..................................29
Figure 16. Hauteur des plantules de Maesopsis eminii (en cm)....................................................30
Figure 17. Nombre de feuilles sur les plantules de Maesopsis eminii..........................................31
ix

TABLE DES MATIERES

DEDICACE.......................................................................................................................................i

REMERCIEMENTS........................................................................................................................ii

SIGLES ET ABREVIATIONS.......................................................................................................iii

RESUME.........................................................................................................................................iv

ABSTRACT.....................................................................................................................................v

LISTE DES TABLEAUX...............................................................................................................vi

LISTE DES FIGURES...................................................................................................................vii

TABLE DES MATIERES............................................................................................................viii

INTRODUCTION............................................................................................................................1

1. Problématique...........................................................................................................................1

1.1 Question principale.............................................................................................................2

1.2 Questions spécifiques..........................................................................................................2

2. Hypothèses................................................................................................................................2

2.1 Hypothèse principale...........................................................................................................2

2.2 Hypothèses spécifiques.......................................................................................................2

3. Objectifs du travail....................................................................................................................3

3.1 Objectif général...................................................................................................................3

4. Choix et intérêt du travail.........................................................................................................3

5. Délimitation du sujet.................................................................................................................3

6. Etat de la question.....................................................................................................................4

7. Subdivision du travail...............................................................................................................5

CHAPITRE I. GENERALITES.......................................................................................................6

I.1 DEFINITIONS DE CONCEPTS ET GENERALITES SUR LA GERMINATION..............6

I.1.1 Définition des concepts.....................................................................................................6


x

I.1.2 La germination..................................................................................................................6

I.1.3 Conditions de la germination............................................................................................7

I.2. Maesopsis eminii....................................................................................................................8

I.2.1 Origine..............................................................................................................................8

I.2.2 Description systématique..................................................................................................8

I.2.3 Description botanique.......................................................................................................8

I.2.4 Phénologie de floraison, de fructification et de défeuillaison..........................................9

I.2.5 Aire de distribution...........................................................................................................9

I.2.6 Description du bois.........................................................................................................10

I.2.7 Usages.............................................................................................................................11

I.2.8 Maesopsis eminii, une espèce envahissante....................................................................11

I.2.9 Utilités en agroforesterie.................................................................................................12

I.2.10 Maladie.........................................................................................................................12

I.2.11 Gestion des arbres.........................................................................................................12

CHAPITRE II. MATERIELS ET METHODE..............................................................................13

II.1 Milieu...................................................................................................................................13

II.1.1 Localisation du site expérimental..................................................................................13

II.1.2 Sol..................................................................................................................................13

II.1.3 Climat............................................................................................................................14

II.1.4 La végétation.................................................................................................................14

II.1.5 Hydrographie.................................................................................................................14

II.2 Matériels...............................................................................................................................15

II.2.1 Matériel biologique.......................................................................................................15

II.2.2 Matériels techniques......................................................................................................15

II.3 Méthode de travail................................................................................................................16


xi

II.3.1 Préparation du terrain et du dispositif expérimental......................................................16

II.3.2 Conduite de l’essai........................................................................................................17

II.3.3. Paramètres étudiés........................................................................................................20

II.3.4. Traitements et analyses des données............................................................................22

CHAPITRE III. PRESENTATION, INTERPRETATION ET DISCUSSION DES RESULTATS


........................................................................................................................................................23

III.1 Présentation et interprétation des résultats..........................................................................23

III.1.1 En germoir....................................................................................................................23

III.1.2 En pépinière.................................................................................................................28

III.2 Discussion des résultats......................................................................................................31

CONCLUSION ET SUGGESTIONS............................................................................................36

BIBLIOGRAPHIE.........................................................................................................................39

ANNEXE........................................................................................................................................45
1

INTRODUCTION

1. Problématique
Les forêts et les arbres sont, pour l'environnement comme pour la société, une source
d'avantages nombreux, parmi lesquels: la conservation de la diversité biologique, le captage et le
stockage du carbone, avec comme corollaire l'atténuation des changements climatiques à l'échelle
planétaire; la conservation des sols et de l'eau; la création d'emplois et de loisirs; l'amélioration
des systèmes de production agricole; l'amélioration des conditions de vie urbaine et périurbaine;
la protection des patrimoines naturels et culturels. Depuis la Conférence des Nations Unies sur
l'environnement et le développement (CNUED), ces avantages et ces services sont de plus en
plus largement reconnus et ont même fait l'objet, dans certains cas, d'engagements internationaux
de protection (FAO, 1999). D’où la nécessité d’assurer la conservation et la pérennité des forêts
en reconstituant ou en augmentant les surfaces forestières.

Aujourd’hui, l'attention est focalisée sur la façon dont les forêts peuvent être reconstituées
par le biais de divers programmes de boisement, de reboisement et d'agroforesterie et ceci à
travers l’utilisation des espèces indigènes (Assongba et al., 2013).
Cependant, il est fréquent que des semences, placées dans de bonnes conditions de
germination, ne germent pas. Elles sont en état de dormance qui peut être de deux types :
tégumentaire ou embryonnaire. Le temps de dormance étant spécifique à chaque essence
(Argillier et al., 1991).
Les semences de certaines essences ont des téguments durs et cutinisés, qui empêchent
totalement l'imbibition de l'eau et, parfois même, les échanges gazeux. Or, sans imbibition et
échanges gazeux, la reprise de la croissance embryonnaire et de la germination est impossible. La
dormance tégumentaire physique de cette sorte concerne le plus souvent des essences adaptées à
une alternance de saisons sèches et de saisons des pluies, et notamment plusieurs genres de
légumineuses, comme Acacia, Prosopis, Ceratonia, Robinia, Albizzia et Cassia. Chez certaines
essences, comme Tectonia grandis ou Pterocarpus angolensis, la couche dure est constituée par
le péricarpe ou le fruit (FAO, 2018).
Les prétraitements destinés à lever la dormance consistent à amollir, percer, user ou
fendre le tégument de manière à le rendre perméable, sans pour autant endommager l'embryon et
2

l'endosperme. Ils comprennent des méthodes physiques et biologiques, comme le chauffage à sec
ou le trempage dans l'eau ou dans des solutions chimiques (FAO, 2018).
C’est dans ce contexte bien précis que l’espèce Maesopsis eminii Engl. une essence
indigène à croissance rapide et à usages multiples a attiré notre attention et a été hébergé en
germoir puis en pépinière en vue de déterminer le prétraitement qui permettrait de lever la
dormance de cette espèce dans les conditions édapho-climatiques de Bunia. A cet effet, cette
présente ébauche tentera de répondre aux questions suivantes :

1.1 Question principale


 Quel est l’effet des prétraitements des graines sur le taux et la vitesse de germination ainsi
que la croissance en pépinière de Maesopsis eminii ?

1.2 Questions spécifiques


 D’après les prétraitementss utilisés, quel prétraitement fournit, un taux et une vitesse de
germination plus élevés de Maesopsis eminii ?
 Quel est le prétraitement qui impacte négativement sur la durée de vie latente ?
 Après repiquage des plantules dans les sachets polyéthylènes en pépinière, quel est le
traitement qui influence la bonne croissance des plants ?
2. Hypothèses

2.1 Hypothèse principale


Cette ébauche part de l’hypothèse principale selon laquelle les différents prétraitements
des graines n’ont pas les mêmes effets sur le taux et la vitesse de germination ainsi que la
croissance en pépinière de Maesopsis eminii :

2.2 Hypothèses spécifiques


 Un trempage préalable des graines de Maesopsis eminii dans l'eau chauffée à 100oC stimule
rapidement la germination et cela en fonction de la tempérante que le trempage dans l’eau
froide.
 Le prétraitement à l’eau froide impacterait négativement la germination :
 Après repiquage, le traitement scarification mécanique des graines influence plus la
croissance des plants de Maesopsis eminii dans la pépinière.
3

3. Objectifs du travail

3.1 Objectif général


L’objectif général poursuivi par ce travail est d’évaluer l’effet des prétraitements des
graines sur la germination et la croissance de Maesospsis eminii dans le but de déterminer le
prétraitement qui permet sa meilleure germination et croissance en pépinière.
Spécifiquement, cette étude vise à :

 déterminer le prétraitement qui aboutit à un taux et une vitesse de germination plus


meilleur des graines de Maesopsis eminii ;
 indiquer le prétraitement qui présente une faible durée de vie latente des graines de
Maesopsis eminii ;
 déterminer, le prétraitement qui influence la croissance de plants Maesopsis eminii en
pépinière.

4. Choix et intérêt du travail


Le choix de ce thème est motivé par le fait que Maesopsis eminii Engl. est une espèce à
croissance rapide qui nécessite une connaissance approfondie de l’itinéraire technique relative à
sa germination et sa domestication dans les conditions édapho-climatiques de Bunia. Soulignons
également que la valeur commerciale de son bois, ses vertus médicinales et sa valeur écologique
comme espèce agroforestière ainsi que ses caractéristiques dendrométriques et dendrologiques
sont autant des facteurs pouvant permettre sa promotion au niveau de la ville de Bunia.

Ce travail ouvre la voie et constitue un fondement pour d’autres chercheurs qui


envisageront entreprendre des études ultérieures dans ce domaine mais aussi s’inscrit dans le
cadre de valorisation des essences forestières indigènes logeant nos forêts tropicales. Par ailleurs,
il met à la disposition des autres scientifiques, de l’Etat, des forestiers et de toute autre personne
physique ou morale des informations nécessaires sur la germination de l’essence Maesopsis
eminii et plus spécifiquement, il permettra à découvrir et à continuer les recherches sur la
germination des essences forestières indigènes à croissance rapide.

5. Délimitation du sujet
L’étude a été conduite au Nord-Est de la R D Congo, en ville de Bunia, chef-lieu de la
province de l’Ituri, plus précisément au campus Langford, communément appelé campus Ouest
4

de l’Université Shalom de Bunia, non loin de l’aéroport national de Murongo. Elle a couvert une
période 3 mois allant de juin à août 2022.

6. Etat de la question
Il est vrai que beaucoup de recherches ont déjà été menées sur des sujets d'études
semblables au nôtre, dans les différentes régions du globe. Parmi lesquelles, nous citons :

 Ahoton et al., 2009 ont travaillé sur : « Effet des prétraitements des semences sur la
germination de Prosopis africana (Guill., Perrot. et Rich.) Taub., (Césalpiniacées) ».
Cette ébauche avait pour objectif de déterminer les possibilités de favoriser la germination
des graines de P. africana en utilisant différents traitements qui sont à la portée des
populations locales. Ils ont abouti aux résultats selon lesquels la germination a été
meilleure (taux :100%) dans le sable d’érosion. Le traitement des graines à l’acide
sulfurique concentré est préjudiciable à la survie de l’embryon avec pour conséquence un
faible taux de germination (33% dans le sable d’érosion et 20% dans la terre de barre).
 Pour leur part, Assongba et al., 2013 ont travaillé sur : « Capacité de germination de
Dialium guineense willd (Fabaceae), une espèce Agroforestière ». Cette étude avait pour
objectif d’examiner l'effet de la scarification sur la capacité de germination des graines et
la croissance des graines germées de Dialium guineense. A la fin de leur étude, ils ont
abouti aux résultats selon lesquels la scarification des graines améliore le taux de
germination à 98 % et le temps de germination est réduit pour les graines scarifiées (9
jours) par contre les fruits nues montrent un taux maximum de germination de 85 %, les
graines entourées de mésocarpe ont germé à 65 % et enfin les fruits entiers avaient un
taux de 45 %.
 Amoudou et al., (2020) ont travaillé sur : « Effets des prétraitements sur la germination
des graines de Tamarindus indica L. (Fabaceae-Ceasalpinioideae) en pépinière :
proposition pour une restauration de l’espèce au Sahel ». Cette étude avait pour objectif
d’évaluer l’effet de trois prétraitements sur la germination des graines de Tamarindus
indica en pépinière. Ils ont obtenu les résultats selon lesquels la scarification et l’eau
bouillante permettent d’obtenir des taux de germination des graines assez satisfaisants,
soit respectivement 42,5% et 37,5%. Par contre, ce taux fut de 28,75% pour les graines
ayant séjourné dans l’eau tiède et 32,5% pour les graines non traitées.
5

 Solia et al., 2020 ont travaillé sur : « Germination des graines et croissance des plantules
d’Afzelia bipindensis Harms (Fabaceae) en RD Congo ». Leur étude avait pour objectif de
faire un suivi de régénération d’Afzelia bipindensis pendant dix-huit mois, afin d’évaluer
les possibilités de germination et de croissance des plantules. A la fin de leur étude, ils ont
abouti aux résultats selon lesquels, le meilleur taux de germination fût obtenu dans les
deux substrats : 90% pour le terreau forestier et 93% pour l’ordure ménagère. Du fait de
leur simplicité et de leur coût faible, ces deux substrats peuvent être recommandés aux
sylviculteurs et aux aménagistes.

 Niaina et al., (2022), ont travaillé sur : « Traitement de scarification pré-germinatif


des graines pour une restauration écologique des zones dégradées, Cas de Millettia
taolanaroensis Du Puy & Labat (Fabaceae) de Madagascar ». Cette étude avait pour
objectif d’évaluer l’effet de trois types de scarifications des graines avant semis, à savoir
chimique, thermique et par lixiviation, sur la germination et la croissance des plantules
de M. taolanaroensis. Les résultats saillants de cette étude furent : le traitement avec
l’acide sulfurique pendant 1 minute donne le meilleur taux de germination avec un temps
moyen de germination réduit (12 ± 0,56 jours). De plus, le traitement avec l’acide
sulfurique pendant 15 secondes augmente significativement la hauteur des plantules.

De notre part, cette étude se diffère des autres par le fait qu’il se focalise sur les effets
des prétraitements des graines par scarification, par l’eau chaude chauffée à 100 oC et par l’eau
froide sur la germination et la croissance en pépinière de Maesopsis eminii Engl. dans les
conditions édapho-climatiques de Bunia. En outre, nous voulons savoir si lequel des
prétraitements appliqués serait plus indiqué pour la germination des graines de Maesopsis eminii.

7. Subdivision du travail
Hormis l’introduction, la conclusion et les suggestions, ce travail est structuré autour de
trois chapitres dont :

 le premier chapitre concerne les généralités ;


 le deuxième chapitre s’intéresse au milieu d’étude, matériel et méthode utilisés afin
d’aboutir aux résultats escomptés ;
 le troisième chapitre présente les résultats, les interprète et les discute.
6

CHAPITRE I. GENERALITES

I.1 DEFINITIONS DE CONCEPTS ET GENERALITES SUR LA GERMINATION

I.1.1 Définition des concepts


La durée de vie latente est un intervalle temporel, une période de temps pendant laquelle
une graine peut encore germer, en a toujours la capacité. Elle varie selon chaque espèce, voir
chaque variété (Fortier 2017).

Le même auteur définit également que le taux de germination indique combien de graines
d'une espèce végétale, d'une variété ou d'un lot de graines particulières sont susceptibles de
germer sur une période donnée (le pouvoir germinatif).

La durée de germination est le temps (en jour) imparti entre les premières graines
germinées et la fin de germination (Narimane 2009).

La vitesse de germination est considérée comme étant le temps mis par les graines pour
germer, déterminée entre le semis et la fin de des germinations (Lang, 1987).

I.1.2 La germination
La germination est le passage de la vie latente de la graine à la vie active sous l'effet de
facteurs favorables.
En 1957, Evenari propose la définition suivante : la germination est un processus dont les
limites sont le début de l'hydratation de la semence et le tout début de la croissance de la radicule.
Une semence a germé, lorsque la radicule a percé les enveloppes ou elle est visiblement
allongée (Come, 1970).
Le processus de la germination dépend des facteurs intrinsèques (âge et état de la plante,
évolution physiologique et morphologique de la graine) et extrinsèques (humidité, température,
oxygène). Il comprend également trois principales phases successives :

- La première phase : c'est la phase d'imbibition de la graine, qui se traduit par une augmentation
régulière et importante de l'activité respiratoire (Come, 1970 ; Mazliak, 1982).

- La deuxième phase : c'est la germination sensu stricto, elle est marquée par un arrêt de
l'absorption de l'eau et une activité respiratoire régulière.
7

- La troisième phase : Elle est caractérisée par une reprise de l'absorption de l'eau et une activité
respiratoire de plus en plus importante due au développement de la radicule (Mazliak, 1982).
Selon Evari in Anonyme (1992), cette phase se traduit par une activité enzymatique et une
augmentation de taux de respiration et d'assimilation qui sont l'indice d'utilisation des éléments
nutritifs mis en réserve, et leur transfert vers les zones de croissance. Durant cette troisième
phase, un changement irréversible se produit dans l'embryon, l'arrêt de la germination provoque
la mort de l'embryon (Toth, 1978).

I.1.3 Conditions de la germination

Le pouvoir germinatif des graines dépend en grande partie des conditions dans lesquelles
on les place.

Les causes de la variabilité des propriétés germinatives sont multiples et mal connues
(Come, 1970). Elles dépendent surtout du patrimoine héréditaire. Mais les facteurs de
l'environnement peuvent modifier l'expression de ces propriétés d'origine génétique. Cette
hétérogénéité est due, selon Mazliak (1982), à trois catégories de facteurs :

 Conditions de développement des semences sur la plante (température, ensoleillement,


pluviosité, nature du sol, etc.). L’origine géographique des semences est donc très
importante ;
 Conditions de conservation (méthodes, température, humidité, ...) ;
 Conditions de germination : plus ces conditions sont défavorables, et plus le lot semble
être hétérogène. C'est d'ailleurs une méthode très utilisée pour mettre en évidence
l'hétérogénéité d'un lot de semences ou de différences d'états physiologiques entre
plusieurs lots.

Les résultats des essais de germination varient donc selon l'origine des semences, les
traitements qu'elles ont subis et les conditions de germination.
8

I.2. Maesopsis eminii

I.2.1 Origine
L’aire de répartition naturelle de Maesopsis eminii Engl.( RHAMNACEAE) se trouve en
Afrique centrale, du Liberia à la Tanzanie, entre 2 o de latitude sud à 8o de latitude nord. Elle est
aussi très fréquente à l’est du Rwanda. Il est souvent cultivé comme arbre de plantation et comme
arbre d'ombrage dans les plantations de café et d'autres cultures. Les oiseaux et les singes peuvent
disperser les graines. Comme cet arbre pousse rapidement, il est souvent utilisé pour la
régénération des terres forestières détruites. Son bois est utilisé pour la construction et le bois de
chauffage et ses feuilles pour le fourrage des animaux (Egli & Kalinganire, 1988).

I.2.2 Description systématique


 Domaine : Eucaryote
 Royaume : Plantae
 Embranchement : Spermatophytes
 Sous-embranchement : Angiospermes
 Classe : Dicotylédones
 Ordre : Rhamnales
 Famille : Rhamnacées
 Genre : Maesopsis
 Espèce : Maesopsis eminii Engl. (Hanum & Maesen, 1997)
Maesopsis est un genre monotypique de la famille des Rhamnaceae. Deux sous-espèces
de Maesopsis eminii sont reconnues : subsp. eminii, est un grand arbre avec des dents
glandulaires proéminentes le long des marges des feuilles, présent principalement en Afrique de
l'Est ; et subsp. berchemioides, un arbre plus petit avec des dents glandulaires moins
proéminentes le long des bords des feuilles, présent du Nigeria à l'Angola (Hanum & Maesen,
1997).

I.2.3 Description botanique


M. eminii est une espèce semi-caducifoliée, atteignant 25-45 m de haut et 50-180 cm de
diamètre, à cime ouverte et étalée. Fût droit, cylindrique et clair jusqu'à 20 m de haut. Écorce gris
pâle à blanchâtre, profondément fissurée (Figure 1A). Écorce interne cramoisie avec une odeur
distincte de poulet cuit froid (Eggeling, 1940 ). Les feuilles sont alternes ou sub-opposées,
9

simples, brillantes, dentées à distance le long de la marge, lancéolées ou oblongues-lancéolées,


apex pointu, base arrondie (Figure 1B) (Eggeling, 1940 ). Les fleurs sont en cymes axillaires,
petites ; calice 5-lobé, pétales 5. Fruit une drupe, obovoïde, de 20-35 x 10-18 mm, virant du vert
au jaune et noir violacé à maturité, mésocarpe farineux, de couleur crème (Figure 1C) (Eggeling,
1940 ).
A B
A B

Figure 1. A : Fût de M. eminii ; B : Feuilles de M. eminii ; C : Inflorescence et fruit de M.


eminii
(Sources : Oceobed, 2011 ; Vinayaraj, 2013)

I.2.4 Phénologie de floraison, de fructification et de défeuillaison


Maesopsis eminii commence à fleurir et à fructifier entre 4 et 6 ans (Luna, 1996 ). Les
arbres plantés en Malaisie péninsulaire fleurissent deux fois par an : de février à mai et d'août à
septembre. Les graines mûrissent environ deux mois après la floraison. Ils sont dispersés par les
oiseaux (surtout les calaos en Afrique), les chauves-souris, les rongeurs et les singes (Yap &
Wong, 1983 ). Dans le sud de l'Inde, la chute des feuilles se produit de février à mars. La chute
des feuilles n'est jamais complète (Luna, 1996 ).
10

I.2.5 Aire de distribution


Maesopsis eminii est naturellement présent dans une bande à travers l'Afrique occidentale,
centrale et orientale (entre 8°N et 6°S) du Kenya au Libéria. L'espèce est gérée dans des
peuplements naturels et plantée dans de nombreuses zones de son aire de répartition naturelle
(Francis, 1992 ). Il a été introduit en Inde, Sumatra, Java, Malaisie péninsulaire, Sabah, Sarawak,
Fidji, Îles Salomon, Hawaï, Samoa occidentales, Costa Rica, Porto Rico et Malawi (Francis,
1992 ; Hanum & Maesen, 1997).
On a aussi signalé le Maesopsis eminii dans les galeries forestières au Mayombe
(Tchibanga), le long du fleuve Congo de Brazzaville à Nouvelle Anvers, et à l’intérieur du Congo
Belge dans un rayon de 200km au Sud Sud-Est de Lusambo (Normand, 1935).

I.2.6 Description du bois


a. Description anatomique
Bois poreux diffus. Parfois navires exclusivement solitaires (plus de 90%). Diamètre
tangentiel de la lumière du vaisseau 150 à 200 micras (moyen). Fosses non habillées. Vaisseaux
par mm2 moins de 6 (rare). Plaques perforées simples. Cuvettes radiovasculaires semblables à
celles intervasculaires Parenchyme paratrachéal axial peu abondant et/ou vasicentrique.
Parenchyme axial losange-aliforme. Cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du
parenchyme axial et/ou dans les fibres. 5 à 8 cellules par brin de parenchyme. 4 à 10 rayons par
mm (moyen). Rayons non étagés. Rayons 1 à 4 en série. Rayons homogènes et/ou sous-
homogènes (toutes les cellules des rayons couchées). Fibres cloisonnées parfois présentes. Fibres
avec des piqûres simples à finement bordées (Madison, 2010).
b. Description générale du bois
 Teinte : L'aubier est blanc, il a une épaisseur pouvant atteindre 5 cm. Le bois de cœur est
jaune-vert vif ou vert-brun, virant au brun doré pâle à l'exposition, il est nettement
délimité.
 Grain : Droit ; le grain n'a pas d'influence particulière sur les qualités de séchage,
d'usinage et de finition.
 Texture : Le bois est généralement de texture grossière.
 Lustre : La surface du bois est modérément lustrée (Madison, 2010).
c. Durabilité naturelle
11

Légèrement résistant à la pourriture. Le bois de cette espèce nécessite un traitement de


conservation pour des usages avec des risques de réhumidification ponctuelle. Il n'est pas adapté
aux utilisations à risques d'humidification permanente ou de longue durée. Moyennement
résistant aux attaques de termites.
 Index de durabilité naturelle (1 = très élevée, 7 = très faible) : 6
 Tensions internes de croissance : Pour cette espèce, aucun stress de croissance n'est
signalé.
 Teneur en silice : On rapporte qu'il contient une quantité négligeable de silice. Des
teneurs supérieures à 0,05 % peuvent affecter la transformation du bois. Valeur de silice :
0,02
 Résistance à l'imprégnation : Moyennement facile à traiter avec une pénétration partielle
des produits conservateurs (Madison, 2010).
d. Propriétés physiques du bois
 Densité basale ou gravité spécifique (poids anhydre/vol. Saturé) (g/cm³) : 0,48
 Densité sèche à l'air (poids et volume à 12%th) (g/cm³) : 0,52
 Retrait tangentiel total (saturé à 0%th) (%) : 4.9
 Retrait radial total (saturé à 0%th) (%) : 3.0
e. Propriétés mécaniques du bois
 Résistance à la flexion (module de rupture) 12%th (kgf/cm²) : 768
 Rigidité (module d'élasticité) 12%th (kgf/cm²) : 112430
 Résistance à la compression parallèle à la fibre 12%th (kgf/cm²) : 411
 Résistance à la compression perpendiculaire à la fibre 12%th (kgf/cm²) : 48
 Résistance au cisaillement (radial) 12%th (kgf/cm²) : 52
 Dureté janka (latérale) 12%th (kgf) : 336
 Dureté janka (extrémités) 12%th (kgf) : 439 (ITTO, sans année).

I.2.7 Usages
M. eminii est un arbre à bois utile. Il est utilisé pour les poteaux, les boîtes et les caisses,
mais il est susceptible d'être endommagé par les termites et de pourrir lorsqu'il est en contact
continu avec un sol humide. Le bois est aussi utilisé comme combustible et le feuillage comme
fourrage. L'arbre est planté pour fournir de l'ombre à des cultures telles que le café , le cacao et
12

la cardamome, et est souvent cultivé localement dans des jardins dans le même but (Egli &
Kalinganire, 1988).

I.2.8 Maesopsis eminii, une espèce envahissante


M. eminii est un grand arbre à croissance rapide qui a acquis une réputation d'arbre de
plantation et de bois utile dans les tropiques humides. C'est un colonisateur agressif des prairies et
des zones perturbées au sein des forêts (Eggeling, 1940 ). En Tanzanie, l'introduction
de Maesopsis eminii a entraîné son invasion de la forêt pluviale sempervirente, indiquant des
effets délétères sur l'écosystème ; il a été suggéré de la contrôler (Binggeli, 1990 ).
Maesopsis eminii a également été associé à des événements d'invasion en Inde, au
Rwanda et à Porto Rico (Haysom & Murphy, 2003 ).

I.2.9 Utilités en agroforesterie


Selon Egli et kalingane, 1988, le M. eminii peut s’utiliser comme arbres dans les
bananeraies et les caféières. Teel (1984) mentionne également une compatibilité avec les cultures
vivrières. Son houppier hémisphérique et peu dense (interception réduite de la lumière), son fût
très droit et l’ébranchage naturel donnent de bonnes indications sur son potentiel agroforestier.

I.2.10 Maladie
Les ravageurs comprennent le coléoptère Cérambycidé Monochamus scabiosus, qui
creuse des galeries dans des tiges de la taille d'un poteau, ce qui rend la tige susceptible de se
casser lors de grands vents. Le chancre peut se former lorsque l'arbre est attaqué par un complexe
pathogène de Fusarium solani et Volutella spp. Les animaux brouteurs peuvent également causer
des dommages considérables aux semis et aux gaules.

En Ouganda, un chancre, causé par Fusarium solani, a été décrit sur de jeunes arbres
poussant sur un sol pauvre (Rusfin, 1980 ; Orwa et al., 2009).

I.2.11 Gestion des arbres


Une gamme d'espacements a été utilisée pour la plantation : par exemple, pour le système
taungya au Ghana, un espacement de 1,8 x 2,7 m et 5 x 5 m a été utilisé. En cas d'attaque par
Fusarium solani, un éclaircissage sélectif doit être effectué pour éliminer les tiges atteintes. Un
éclaircissage est nécessaire après la 5 e année pour permettre un bon rapport cime-tige de se
développer. Les plantations peuvent être recépées. Les rotations dans les plantations sont
13

maintenues à 30-40 ans, car les arbres plus âgés sont souvent jetés par le vent. Les rotations sont
d'environ 8 ans pour le bois de feu, les poteaux et la production de pâte (Orwa et al., 2009).
14

CHAPITRE II. MATERIELS ET METHODE

II.1 Milieu

II.1.1 Localisation du site expérimental


Le présent travail a été réalisé en ville de Bunia, quartier BANKOKO, plus
précisément au campus Langford de l’Université Shalom de Bunia (U.S.B) (Figure 2),
communément appelé campus Ouest. Les coordonnées géographiques de notre site
expérimental sont les suivantes : 1220 m d’altitude, 030˚12′46.8″ de longitude Est et
01˚33′42.2″ de latitude Nord.

Figure 2: Carte du Campus Langford et de la ville de Bunia ( Balolebwami,2022)


II.1.2 Sol
Le sol de Bunia présente les caractéristiques des sols ferrugineux constitués de sable à
faible pourcentage. Sur les hauteurs, il est sablo-argileux tandis que les bas-fonds abritent les
meilleurs sols apparentés aux argiles noirs tropicaux et très riches en éléments fertilisant appelés
15

sols alluviaux. Favorable aux activités agricoles, le sol de Bunia reste cependant exposé aux
actions de facteurs d’érosions et de l’homme (Pirwoth, 2013). On y cultive le manioc, les patates
douces et les cultures maraichères au bas fond à proximité de la ville (Anonyme, 2019).

II.1.3 Climat
En observant la carte des zones climatiques de la RDC établie d’après les critères de
KOPPEN cité par Bulton (1997) in Besisa (2010), Bunia appartient au type climatique Am
dont la température moyenne est supérieure à 18 o C et l’écart entre les températures moyennes
du mois la plus chaude et plus froide aptitude thermique annuelle est inférieure ou égale à 5 o C.
Le climat rencontré dans la ville de Bunia est du type tropical humide. La température
annuelle varie entre 23 à 28°C. La moyenne annuelle de pluviométrie varie entre 1247 à 2095
mm de pluie. Le climat est caractérisé par deux saisons sèches et deux saisons de pluies,
correspondant au double passage du soleil au zénith. Parfois, il pleut en pleine saison sèche
pour la raison que cette ville est dans la région montagneuse.

Tableau 1:Données pluviométriques durant la période expérimentale


MOIS Précipitation en mm Température Température Nombre de jours
max min de pluie
Juin 112,1 31,6 14,1 08
Juillet 110 30,5 13,9 09
Août 241 27,0 13,0 10
Septembre 85,2 28,4 13,2 06
Source : Aéroport national MURONGO DE Bunia
II.1.4 La végétation
La ville de Bunia entretient en général une végétation de savane herbeuse parsemée des
arbustes celui-ci n’existe que sous forme de vestige dans certains quartiers et se localise en
jachère dominée par une végétation faite des Eucalyptus, des Cyprès, des Filaos, des arbres
fruitiers et autres (Driwaru, 1993 Cité par Ovaride, 2018).

II.1.5 Hydrographie
L’hydrographie est drainée par la rivière Ituri qui coule à 20 km au Sud de la ville. La
rivière Ituri reçoit toutes les eaux de la ville à partir de son affluent Shari (Obedi, 2009). La
rivière Shari est le collecteur principal des eaux des rivières Nyamukau et Ngezi qui traversent la
16

ville. La rivière Nyamukau se jette dans la rivière Ngezi, qui à son tour se jette dans la rivière
Shari. (Muhindo, 1994 ; Mbunya, 2015 cité par Nyamungu, 2020). Pendant la période de
sécheresse, il connaît une baisse d’eau sensible permettant le passage facile d’une rive à une autre
(Aluba, 1994).

II.2 Matériels
Au cours de notre expérimentation, nous avons utilisé deux types de matériels entre
autre : matériel biologique et matériels techniques.

II.2.1 Matériel biologique


Comme matériel biologique, nous avons utilisé les semences d’une essence forestière :
Maesopsis eminii Engl.

Figure 3: Graines de Maesopsis eminii


Les semences de Maesopsis eminii utilisées proviennent du Centre de Recherche de
l’INERA Yangambi dans la province de la Tshopo. Les fruits mûrs tombés à terre ont été
ramassés de la forêt de Yangambi le 28 mai 2022. Ils ont été séchés et les graines obtenues ont
été conservées à température ambiante au laboratoire.
Les caractéristiques contenues dans la fiche technique de cette essence sont les
suivantes :

 germination précoce (1 mois) ;


 essence à croissance rapide ;
 résistance aux différentes maladies ;
 essence à multi-usages.
17

II.2.2 Matériels techniques


Comme outils, nous avons utilisé :

 Bèche : pour arranger les allées entre les différents blocs ;


 La houe : pour les travaux d’ouverture du terrain ;
 Le décamètre : pour mesurer les écartements mais également mesurer l’étendue
de chaque parcelle ;
 Le thermomètre métallique : pour déterminer, avec exactitude, la température de
l’eau chaude lors du trempage des semences ;
 Le fil nylon : pour le piquetage et traçage des parcelles ;
 Des récipients : pour tremper les graines ;
 Un brasero : pour chauffer l’eau à une température bien connu surtout pour les
graines trempées dans l’eau chaude pendant différentes durées ;
 Une casserole : pour contenir l’eau à chauffer ;
 Un stylo et un carnet : pour la prise des données.
 Un pied à coulisse : pour la prise de mesure du diamètre au collet ;
 Une latte graduée : pour la prise de mesure de la hauteur des plantules.

II.3 Méthode de travail

II.3.1 Préparation du terrain et du dispositif expérimental


La préparation du terrain a commencé par le défrichement à l’aide d’un coupe-coupe et
d’une machette. Il s’en est suivi le dessouchage et le nettoyage sans incinération. Au moyen
d’un fil, des sticks et du mètre ruban, le terrain a été délimité, piqueté et ainsi subdivisé en 21
parcelles expérimentales en raison de 7 parcelles par bloc de 1 m x 0,5 m pour 7 traitements.
Ces derniers sont des parcelles aménagées en forme rectangulaire de 1 m de long et 0,5 m de
large, avec une superficie parcellaire de 0,5 m 2 ; soit une superficie totale de 3,5 m 2 /bloc.
Signalons que des écartements de 0,5 m entre les blocs et 20 cm entre les sillons furent
adoptés (Figure 3).

L’espacement adopté entre les graines, dans les sillons fut de 4 cm sous une densité
parcellaire de 40 graines/0,5 m2 en raison de deux sillons par parcelle, soit 40
graines/traitement/bloc et 280 graines/blocs, soit 840 graines pour l’ensemble de notre étude.
18

S
Bloc 1 Bloc 2 Bloc 3
5m

1m 0,5m
0,5m T4 T6 T0

4m T2 T5 T1

E T0 T4 T2 O
T6
T5 T3 T3

T1 T2 T4

T3 T1 T5
T3
T6 T0 T6

Légende : T0 : Parcelle témoin, avec graines non traitées ; T1 : Parcelle avec graines scarifiées ; T2 : Parcelle avec
graines trempées dans l’eau froide pendant 48 heures ; T3 : Parcelle avec graines trempées dans l’eau froide pendant
24 heures ; T4 : Parcelle avec graines trempées dans l’eau chaude pendant 20 minutes ; T5 : Parcelle avec graines
trempées dans l’eau chaude pendant 15 minutes ; T6 : Parcelle avec graines trempées dans l’eau chaude pendant 10
minutes
Figure 4. Schéma du dispositif expérimental de notre expérience

II.3.2 Conduite de l’essai


a. Traitement des semences

Après l’arrivée des semences, les graines ont été soumises aux différents traitements de
scarification, de trempage dans l’eau chaude et dans l’eau froide afin de lever la dormance:
19

 Pour la scarification, les téguments durs des graines ont été légèrement cassés afin de
faciliter la germination rapide des graines.

Figure 5: Scarification des graines

 Dans le cas du traitement par voie thermique, les graines ont été trempées dans l’eau
chaude chauffée à 100 °C pendant 10 minutes, 15 minutes et 20 minutes ;

Figure 6: Graines trempées dans l'eau chaude chauffée à 100 C


 Et d’autres enfin, ont été trempées dans de l’eau froide (à la température ambiante)
pendant 24 et 48 heures en renouvelant l’eau toutes les 24 heures.
20

Figure 7: Trempage des graines dans l'eau froide à la température ambiante

b. Semis des graines

Le semis a été effectué le 13 juin 2022 aux modalités ci-après : la profondeur du semis
environ 3 cm, l’espacement entre deux graines furent de 3 cm pour toutes les parcelles contenues
dans différents blocs, et le même jour pour l’ensemble du champ expérimental. Des arrosages
réguliers et copieux s’en sont suivis pour faciliter la levée qui a eu lieu 15 jours après sémis, soit
le 28 juin 2022 pour les graines scarifiées.

Figure 8: Semis des graines


II.3.3. Paramètres étudiés
Les différents paramètres retenus dans le cadre de notre travail sont notamment la
capacité germinative (taux de germination), la vitesse de germination, la durée de vie latente, le
taux de mortalité en germoir, le temps moyen de germination, le diamètre au collet, le rythme de
déploiement du nombre des feuilles et enfin la hauteur des plantules.
21

 Taux de germination

Selon Sylvain et al., 2020, le taux de germination est égal au quotient du nombre de
graines germées par le nombre total de graines.

Il a été calculé par la formule :

nombre des graines germé es


TG= X 100
Nombre des graines semées
 Vitesse de germination (Vg)

Est le nombre de graines germées au tiers de jours admis pour la germination.


Autrement, c’est le tiers de pouvoir germinatif ou du taux de germination.

n 1/3
Vg= X 100
N

où : n 1/3 = nombre de graines germées au tiers du temps (Solia et al., 2020)

N = nombre des graines soumises au test.

 Taux de mortalité en germoir

C’est le taux de mortalité des graines qui ont germées mais n’ayant pas atteint le
moment de repiquage. Il se calcule par la formule :

gn
Tm= X 100
N

Avec : Tm : Taux de mortalité ;

gn : nombre de graines germées n’ayant pas survécu jusqu’au repiquage ;

N : nombre total de graines ayant germées. (Assi et al., 2018).

 Délai de germination ou Durée de vie latente

Le délai de la germination équivaut au temps écoulé entre la date du semis et la


première germination (Solia et al., 2020).

 Temps moyen de germination


22

Le temps moyen de germination (TMG) : Il représente le temps moyen qu’un lot


de graines exige pour débuter et finir l’induction de la germination (Orchard, 1977).

Σn.D
TMG=
Σn

 Où n : nombre de graines nouvellement germées au temps D ;


 D : nombre de jours depuis le début du test de la germination ;
 Σn : nombre de graines ayant germé le dernier jour de germination (germination
finale).

Après repiquage des plantules en sachets polyéthylènes, les mesures ont été prélevées une
semaine après repiquage et un mois après le premier prélèvement. Les paramètres étudiés ont été
les suivants :

 Le rythme de déploiement de feuilles

Il a été obtenu en prenant la moyenne de nombre de feuilles une semaine après repiquage
et un mois après le premier prélèvement où il y a eu croissance proprement dite des feuilles ;

 Le diamètre au collet

Quant à lui a été obtenu à l’aide d’un pied à coulisse gradué en mm, qu’on plaçait au
collet de la plantule mesurée un mois après repiquage ;

 La longueur des tiges

Elle a été déterminée à l’aide d’un mètre ruban en mesurant du pied jusqu’au sommet de
la plante en plaçant les points zéro au pieds de la plante.

II.3.4. Traitements et analyses des données


Toutes les données prélevées sur les plantules de M. eminii ont été encodées et compilées
dans le tableau Excel en vue de procéder aux éventuelles analyses et illustration des résultats. Des
statistiques descriptives (calculs des moyennes et sommes des données, illustration des
23

graphiques, l’adoption ou le rejet des hypothèses) ont servi à présenter, interpréter et à discuter
nos résultats obtenus. Le test statistique utilisé pour tester la différence au niveau de croissance
des plantules issues de différents traitements appliqués pour la germination des graines de M.
eminii, est le test non paramétrique de Kruskal – Wallis, utilisé généralement pour comparer plus
de deux distributions dont les données ne répondent pas aux exigences de test paramétrique
d’ANOVA, notamment la normalité de données qui a été vérifiée par le test de Shapiro – Wilk
pour les données obtenues après repiquage des plantules dans les sachets.
24

CHAPITRE III. PRESENTATION, INTERPRETATION ET DISCUSSION DES


RESULTATS

III.1 Présentation et interprétation des résultats

III.1.1 En germoir
Les résultats obtenus dans la présente expérimentation en germoir sur le taux de
germination, la durée de vie latente, le taux de mortalité en germoir, la vitesse de germination et
enfin le temps moyen de germination de M. eminii sont consignés respectivement dans les tableau
2 et les figures 9,10,11,12,13 et 14 ci-dessous :

III.1.1.1 Taux de germination


Le tableau 2 présente le résultat relatif au taux de germination de M. eminii dans les
conditions de Bunia.

Tableau 2:Taux de germination de Maesopsis eminii (en %)


T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
Total graines 52 62 87 75 0 6 1
germées
Total graines 120 120 120 120 120 120 120
semées
Taux de 43,3 51,7 72,5 62,5 0,0 5,0 0,8
germination
Il ressort de ce tableau que les graines trempées dans l’eau froide à la température
ambiante pendant 48 heures (T2) présentent un taux de germination élevé (soit 72,5%) suivi des
graines trempées dans l’eau froide pendant 24 heures (T3) avec un taux de 62,5%. Par ailleurs, le
taux de germination est nul chez les graines ayant subi le traitement par voie thermique dans
l’eau chaude pendant 20 minutes (T4).

III.1.1.2 Durée de vie latente


La figure 9 présente le résultat relatif à la durée de vie latente de M. eminii dans les
conditions de Bunia.
25

Durée de vie latente


70
70

Nombre de jours
60

50
36
40

30 22
17 15 17 17
20

10

0
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6

Traitements

Figure 9:Durée de vie latente de M. eminii (en jours)


Il résulte de l’examen de la figure 9 que les graines ayant subi un traitement par voie
thermique dans l’eau chaude pendant 20 minutes (T4) ont présenté une durée de vie latente assez
élevée (soit 70 jours), suivi des graines trempées dans l’eau chaude pendant 10 minutes (T6) qui
ont enregistré une durée de vie latente de 36 jours. Contrairement à ceux-là, les graines qui ont
subi la scarification mécanique (T1) ont enregistré la plus faible durée de vie latente (soit 15
jours). Ainsi, les valeurs en nombre de jours de vie latente peuvent être classées suivant l’ordre
croissant comme suit: T1<T2, T3, T0< T5< T6< T4.

III.1.1.3 Cinétique de la levée


La figure 10 illustre le résultat relatif à la cinétique ou rythme de levée de M. eminii dans
les conditions de Bunia.
26

Cinetique de la levée
100

Nombre des graines germées/semaine


90 87
81
80 75
69
70
61
60 57
54
52 53
52
50 47
39 40
40 33 34
31 30
30 23 24
19 18
20 14
10 8 8
2 1 3
1 4
1 4
1 4
1
0 0 0 0 0 0 0
0
semaine 1 semaine 2 semaine 3 semaine 4 semaine 5 semaine 6 semaine 7

Nombre des semaines

T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6

La figure ci-haut démontre qu’a la première semaine les graines ayant subi la scarification
manuelle (T1) ont présenté une levée plus supérieur à tous les autres traitements mais
généralement la levée fut élevée chez les graines ayant subi le traitement par l’eau froide pendant
48 heures (soit 87 graines). Par ailleurs, la levée n’a pas été constatée (soit 0 graine) chez les
graines ayant subi le traitement par voie thermique dans de l’eau chaude pendant 20 minutes.

III.1.1.4 Taux de mortalité


La figure 11 présente le résultat relatif au taux de mortalité de M. eminii dans les
conditions de Bunia.
27

Taux de mortalité
50.0
50
45
40
35
pourcentage

30
25
20 14.5
15
10
5 0.0 0.0 0.0 0.0
0
T0 T1 T2 T3 T5 T6
Traitements

Figure 11 : Taux de mortalité de M. eminii (en %)


Il ressort de ce graphique que les graines trempées dans l’eau chaude pendant 15 minutes
(T5) ont présenté un taux de mortalité élevé (soit 50%), suivi des graines ayant subi la
scarification mécanique (T1) avec un taux de mortalité de 14,5%. Par contre, ce taux est nul chez
tous les autres traitements.

III.1.1.5 Vitesse de germination


La figure 12 présente le résultat relatif à la vitesse de germination de M. eminii dans les
conditions de Bunia.
28

Vitesse de germination
24.2
25.0 20.8
20.0 17.2
14.4
Pourcentage
15.0

10.0

5.0 1.7
0.0 0.3
0.0
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
Traitements

Figure 12 : Vitesse de germination de M. eminii (en %)


Il ressort de cette figure que les graines trempées dans l’eau froide pendant 48 heures (T2)
et semées présentent une vitesse de germination élevée (soit 24,2%) suivi des graines trempées
dans l’eau froide pendant 24 heures (T3) avec une vitesse de germination de 20,8%. Cependant,
cette vitesse est nulle chez les graines ayant subi le traitement par voie thermique pendant 20
minutes (T4).

III.1.1.6 Temps moyen de germination


La figure 13 présente le résultat relatif au temps moyen de germination de M. eminii dans
les conditions de Bunia.
29

Temps moyen de germination


40.0 36.0
35.0
30.0
Nombre des jours

25.0
18.0
20.0
15.0
9.1
10.0 6.5
4.4 5.1
5.0 0.0
0.0
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
Traitements

Figure 13 : Temps moyen de germination de M. eminii (en jours)


Il ressort de l’examen de cette figure que les graines trempées dans l’eau chaude pendant
10 minutes présentent un temps moyen de germination relativement élevé (soit 36,0 jours), suivi
des graines ayant subi le trempage dans l’eau chaude pendant 15 minutes (soit 18,0 jours). Par
ailleurs, le temps moyen de germination est nul chez les graines ayant subi le traitement par voie
thermique pendant 20 minutes (T4) car n’ayant pas germées. Ainsi, les valeurs en temps moyen
de germination peuvent être classées suivant l’ordre décroissant ci-après : T6 > T5 > T0 > T1 >
T3 > T2 > T4.

III.1.1.7 Taux de reprise


La figure 14 présente le résultat relatif au taux de reprise de M. eminii après repiquage
dans les sachets dans les conditions de Bunia.
30

Taux de reprise
100.0 100.0
95.1
100.0 88.5 90.8 90.7
90.0
80.0
70.0
60.0
Pourcentage

50.0
40.0
30.0
20.0
10.0 0.0
0.0
T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6
Traitements

Figure 14 : Taux de reprise de M. eminii (en %)


Il ressort de ce graphique que les plants provenant des graines trempées dans l’eau chaude
pendant 15 minutes (T5) et 10 minutes (T6) ont présenté un taux de reprise maximum (soit
100%), suivies de celles provenant des graines ayant subi la scarification mécanique (T1) avec un
taux de reprise de 95,1%, ensuite celles issues des graines trempées dans l’eau froide dans 48h
(T2) et 24h (T3) avec respectivement 90,8% et 90,7%. Par ailleurs, ce taux est de 88,5% pour les
plantules issues des graines n’ayant subi aucun traitement. Etant donné qu’aucune graine du T4
n’avait germé, aucune plantule n’a été repiquée. Par conséquent, la reprise est nulle au niveau de
ce traitement.

III.1.2 En pépinière
Les résultats obtenus dans la présente expérimentation en pépinière sur le diamètre au
collet, la hauteur et le nombre des feuilles des plantules de M. eminii sont consignés
respectivement dans les figures 15,16 et 17 ci-dessous :

III.1.2.1 Diamètre au collet des plantules


Les données relatives au diamètre au collet récoltées un mois après repiquage dans les
sachets polyéthylènes sont condensées dans la figure 15.
31

Diamètre au collet moyen (en


mm)
Diametre au collet moyen des plantules de Maesopsis eminii (en mm)
3

Diamètre au collet moyen des plantules en mm


2,7

2,4

2,1

1,8

1,5

1,2

0,9

0,6

0,3

0
T0

T1

T2

T3

T5

T6
Traitements
Traitements

Figure 15 : Diamètre au collet des plantules de M. eminii (en mm)


Cette figure montre que le diamètre au collet des plantules de M. eminii un mois après
repiquage est de 1,7 ± 0,1 mm au T0, de 2,1 ± 0,03 mm au T1, de 1,8 ± 0,1 mm au T2 et T3, de
1,1 ± 0,6 mm au T5 et de 0,7 ± 0,7 mm au T6. Les différents traitements appliqués pour la
germination des graines de M. eminii n’ont pas influencé la croissance en diamètre de cette
espèce au stade juvénile (K – W = 7,357 ; p-value = 0,1868 > 0,05).

III.1.2.2 Hauteur des plantules


La figure 16 présente les données concernant la hauteur des plantules de M. eminii
récoltées un mois après repiquage des plantules dans les sachets polyéthylènes.

Hauteur (en cm)


32

Hauteur moyenne des plantules de Maesopsis eminii


Hauteur des plantules en cm
8

0
T0

T1

T2

T3

T5

T6
Traitements
Traitements

Figure 16 : Hauteur des plantules de M. eminii (en cm)


Il ressort de cette figure que la hauteur moyenne des plantules de M. eminii est de 5,6 ±
0,5 cm au T0, de 8,1 ± 0,9 cm au T1, de 5,4 ± 0,3 cm au T2, de 6,3 ± 0,3 cm au T3, de 3,2 ± 1,7
cm au T5 et de 3,1 ± 3,1 cm au T6. Un mois après repiquage, la croissance en hauteur des
plantules de M. eminii n’a pas été influée par les traitements appliqués pour la germination de ses
graines (K – W = 8,778 ; p – value = 0,1159 > 0,05).

III.1.2.3 Nombre de feuilles


La figure 17 résume les données concernant le nombre de feuilles comptées sur les
plantules de M. eminii un mois après repiquage.

Nombre des feuilles


33

des feuilles de Maesopsis eminii


7,2

Nombre de feuille sur les plantules de Maesopsis eminii


6,4

5,6

4,8

3,2

2,4
Nombre

1,6

0,8

0
T0

T1

T2

T3

T5

T6
Traitements
Traitements

Figure 17 : Nombre de feuilles sur les plantules de M. eminii


A la lecture de la figure 17, le nombre de feuilles de M. eminii est de 6 ± 0,4 feuilles au
T0, de 7 ± 0,7 feuilles au T1, de 7 ± 0,1 feuilles au T2, de 6 ± 0,3 feuilles au T3, de 5 ± 2,6
feuilles au T5 et de 3 ± 3 feuilles au T6. Le nombre de feuilles des plantules de M. eminii, un
mois après repiquage, n’a pas été influencé par les différents traitements appliqués pour la
germination de ces graines (K – W = 1,544 ; p – value = 0,907 > 0,05).

III.2 Discussion des résultats


Certaines graines des essences forestières sont généralement dures. Elles possèdent des
téguments imperméables à l’eau et l’oxygène induit une inhibition tégumentaire (Werker, 1981).
Cette dormance permet la conservation à long terme des semences, mais nécessite d’être levée
avant semis sous peine d’obtenir des germinations très erratiques (Cavanagh, 1987).

A cet effet, la présente étude a permis de démontrer que pour avoir une germination
rapide des graines de M. eminii, le prétraitement des semences est nécessaire avant et après
conservation de celles-ci. Le prétraitement raccourcit non seulement le délai de germination, mais
aussi augmente le taux de germination. Les résultats de cette étude montrent que le délai ainsi que
le taux de germination des graines varient suivant le type de prétraitement. C’est ainsi que les
graines traitées avec l’eau froide pendant 48 heures et semées ont présenté un taux de
germination élevé (72,5%) suivi des graines ayant passé 24 heures dans l’eau froide (62,5%). Ces
34

résultats corroborent ceux obtenus par NAS (1983), Webb et al. (1984), Egli & Kalinganire
(1988) et Fern (2014) qui affirment que pour améliorer la germination, les graines de M. eminii
peuvent être trempées dans l'eau pendant 1 à 2 jours ou dans l'acide sulfurique concentré pendant
20 minutes ou plus pour que 65 à 80 % des graines germent. Dorthe (2000) ajoute que pour
aboutir à des taux variant entre 65 et 85%, cette durée de trempage dans l’eau froide doit être de 3
jours (soit 72 heures). Kemp, (1975), certifie que certaines semences peu résistantes à la
germination réagissent favorablement à un trempage pendant 24 heures dans l'eau à température
ambiante. Ainsi, pour Matias et al. (1973), le trempage des semences de Pinus caribaea pendant
48 heures dans de l'eau à température ambiante assure une germination plus uniforme. En Inde, le
trempage dans l'eau pendant des périodes variant de 2 à 48 heures selon les essences accélère la
germination des semences d'Acacia mearnsii, d'A. melanoxylon, d'A. nilotica sous-esp.
kraussiana, d'Adenanthera microsperma, d'Albizia amara, d'A. procera, de Grevillea robusta et
de Trewia nudiflora (Pattanath, 1982).

Par ailleurs, Schabel & Latiff (1972) attestent que les graines fraîches de M. eminii ont
donné plus de 90% de germination, mais la viabilité diminue rapidement après 3 mois. Ce taux de
germination demeure de loin supérieur au taux de germination que nous avons obtenu. Cette nette
différence se justifierait par la qualité des semences que nous avons reçu de Yangambi, qui
seraient de mauvaise qualité. En Effet, lors de la scarification manuelle, nous nous sommes rendu
compte que certaines graines étaient déjà endommagées (présence des pourritures).

Dans le même contexte, des taux de germination supérieurs aux nôtres de l’ordre de 85%
et 48% furent obtenus par Odoi et al. (2021) qui ont appliqué respectivement un trempage des
graines de M. eminii dans l’eau froide pendant 12 heures et de graines non traitées comme
témoins. Cette dichotomie se justifierait par la qualité des semences utilisées, la durée de
trempage des graines dans l’eau ainsi que les conditions édapho-climatiques du milieu d’étude.
Les mêmes raisons seraient valables pour contester les résultats obtenus par Moller (1991) qui,
dans son étude, aboutit à un taux de germination qui ne dépasse guère 50% en trempant les
graines de M. eminii dans l’eau froide deux à trois jours.

Nos résultats montrent que les graines de M. eminii ayant subi la scarification mécanique
présentent une durée de vie latente faible (15 jours) par rapport aux autres traitements
expérimentés. Des résultats similaires ont été observés par Schabel & Latiff, 1972 qui certifie que
35

la germination prend généralement 2 à 6 semaines. Pour Normand (1935) et Egli & Kalinganire
(1988), cette durée varie entre 2 semaines et un mois. Par contre, dans notre étude, cette durée est
prolongée pour les graines trempées dans l’eau chaude chauffée à 100C pendant 20 minutes (soit
70 jours), suivi des graines trempées dans l’eau chaude pendant 10 minutes (T6) qui ont
enregistré une durée de vie latente de 36 jours. Ce qui laisse croire que la durée de vie latente est
proportionnellement liée à la température de l’eau chauffée et à la durée que les graines y passent.
Plus l’eau est chauffée et plus les graines y passent beaucoup de temps, plus leur durée de vie
latente est prolongée. Nous pensons que la durée de trempage des graines dans l’eau chauffée à
100oC devra dépendre de l’épaisseur, de la dureté des téguments de la graine ainsi que de
l’espèce. Ernst (1992) aboutit à une durée de vie latente de 47 jours et 58 jours pour les graines
de M. eminii semées respectivement deux jours avant la pleine lune et deux jours avant la
nouvelle lune, sans aucun traitement tous deux. Ce résultat demeure supérieur à celui que nous
avons obtenu étant donné que dans notre étude, nous n’avons pas tenu compte de cette rythmicité
de la lune, mais également nos traitements prégerminatifs ainsi que nos conditions édapho-
climatiques étaient différents.

Généralement, la vitesse de germination a été élevée chez le traitement ayant enregistré


un taux de germination élevé. Cela étant, dans le cadre de cette étude, les graines ayant été
trempées dans l’eau froide pendant 48 heures ont enregistré une vitesse de germination élevée de
24,2 %. Des résultats supérieurs aux nôtres de l’ordre de 30,5% furent obtenus par Solia et al.
(2020) sur Afzelia bipendesis. Cette différence se justifierait par la différence d’espèces utilisées
pour les expériences ainsi que le type de substrat utilisé. Par contre, la plus faible vitesse de
germination fut enregistrée chez les graines trempées dans l’eau chaude pendant 20 minutes. Pour
appuyer nos arguments, FAO (2018) ajoute que, même dans le cas des graines non dormantes, la
vitesse de germination diffère considérablement d'une espèce à l'autre et même d'un individu à
l'autre ; cette différence est due à des fluctuations du taux d'imbibition dans la phase initiale.
Beaucoup d'essences forestières tropicales à forte teneur en eau et à tégument perméable lors de
la dissémination des graines doivent impérativement germer dans les quelques semaines qui
suivent la dissémination. Si les graines ne parviennent pas à trouver des conditions favorables
dans ce délai, elles perdent leur viabilité et meurent.
36

De même les graines n’ayant subi aucun traitement présentent un temps moyen de
germination relativement élevé de 9,1 jours. Jaouadi et al. (2007) pour les parcelles témoins sur
Acacia tortilis subsp raddiana var. raddiana obtiennent un temps moyen de germination
supérieure au notre de 11,14 jours. Cela se justifierait par le type de traitement et d’espèce utilisé.
A cela s’ajoute les conditions de culture, étant donné que l’auteur a travaillé en culture in vitro.

En ce qui concerne le taux de mortalité, les graines trempées dans l’eau chaude pendant
10 minutes ont enregistré un taux de mortalité élevé (soit 50%), suivi des graines ayant subi la
scarification mécanique avec un taux de mortalité de 14,5%. Des taux similaires de mortalité ont
été obtenus par Ouédraogo (1986) sur P. prosopis à cause de la fonte de semis due à la présence
des champignons favorisée par l’humidité relative très élevée de l’air. Le taux de reprise

maximum de 100% fut observé chez les graines trempées dans l’eau chaude pendant 15 minutes
et 10 minutes, suivi des graines ayant subi la scarification mécanique avec un taux de reprise de
95,1%, ensuite celles trempées dans l’eau froide dans 48h et 24h avec respectivement 90,8 et
90,7%. Ces taux sont meilleurs car selon Djaha & Gnahoua (2014), les espèces ayant un taux de
reprise supérieur à 50 %, ont une bonne aptitude à la domestication.

Les valeurs maximales des résultats relatifs au diamètre au collet, ainsi qu’à la croissance
en hauteur des plantules de M. eminii un mois après repiquage sont respectivement de 2,1 mm et
8,1 cm pour les plantules issues des graines ayant subi la scarification mécanique (T1). Cela
suppose que les hormones de croissance seraient plus concentrées dans les plantules issues des
graines soumises à ce prétraitement. L’influence du prétraitement sur la croissance en hauteur et
la vigueur des plantules a été déjà souligné par Houehounha et al. (2009) pour les graines de
Daniellia oliveri. Ces derniers ont affirmé que la croissance et la vigueur des plantules dépendent
de la disponibilité des réserves nutritives de la graine. Nous pouvons donc déduire que les graines
de M. eminii ayant subi la scarification mécanique contiennent plus de réserves nutritives que
tous les autres traitements, ce qui a favorisé leur croissance rapide en hauteur des tiges ainsi
qu’en diamètre au collet, un mois après le repiquage en sachets polyéthylènes. Nos résultats de
croissance en hauteur des plantules de M. eminii demeurent supérieurs à ceux obtenus par Solia et
al., 2020 sur Afzelia bipendesis qui ont abouti à un accroissement mensuel en hauteur de 3,15 cm
et 3,09 cm respectivement pour l’ordure ménagère et le terreau forestier d’une part et, d’autre part
les diamètres au collet de 0,54 mm et 0,53 mm respectivement pour l’ordure ménagère et le
37

terreau forestier. Cette différence se justifierait par l’espèce et les traitements utilisés étant donné
que les auteurs susmentionnés ci-haut ont travaillé sur A. bipindensis, une essence ayant une
croissance très lente ; différemment de nous qui avions travaillé sur M. eminii qui est par contre
une essence à croissance très rapide, fort recommandé pour le reboisement.

Le nombre de feuilles de M. eminii est de 6 ± 0,4 feuilles au T0, de 7 ± 0,7 feuilles au T1,
de 7 ± 0,1 feuilles au T2, de 7 ± 0,3 feuilles au T3, de 5 ± 2,6 feuilles au T5 et de 3 ± 3 feuilles au
T6. Le nombre de feuilles des plantules de M. eminii, un mois après repiquage, n’a pas été
influencé par les différents traitements appliqués pour la germination de ces graines.
38

CONCLUSION ET SUGGESTIONS

Nous voici au terme de notre travail qui a porté sur l’effet des prétraitements des graines
sur la germination et la croissance en pépinière de M. eminii Engl. dans les conditions édapo-
climatiques de Bunia.

Le présent travail avait pour but de déterminer le prétraitement qui permettrait de lever la
dormance de cette espèce dans les conditions édapho-climatiques de Bunia.

Nous sommes parti d’une hypothèse principale et de trois hypothèses spécifiques selon
lesquelles un trempage des graines de Maesopsis eminii dans l'eau chauffée à 100oC stimule
rapidement la germination et cela en fonction de la tempérante que le trempage dans l’eau
froide ; La durée de vie latente de Maesopsis eminii serait faible chez les graines soumises au
traitement par l’eau froide ; Après repiquage, le traitement par scarification mécanique des
graines influence plus la croissance des plants de Maesopsis eminii dans la pépinière.
Pour vérifier nos hypothèses, nous avons mené une expérimentation au champ en utilisant
le dispositif expérimental à blocs complètement randomisés comportant sept traitements répétés
trois fois.

Ainsi, après l’analyse de données prélevées sur le terrain, nous avons abouti aux
résultats ci-dessous :
1. En germoir
 Les graines trempées dans l’eau froide à la température ambiante pendant 48 heures
(T2) et semées présentent un taux de germination élevé (soit 72,5%) ;
 Les graines ayant subi la scarification mécanique (T1) ont présenté une durée de vie
latente assez faible (soit 15 jours) ;
 Généralement la levée fut plus remarquée chez les graines ayant subi le traitement par
l’eau froide pendant 48 heures (soit 87 graines) ;
 Les graines traitées par voie thermique dans l’eau chaude chauffée à 100C pendant 15
minutes (T5) ont présenté un taux de mortalité élevé (soit 50%) ;
 Les graines trempées dans l’eau froide pendant 48 heures (T2) et semées présentent
une vitesse de germination élevée (soit 24,2%) ;
39

 Les graines trempées dans l’eau chaude chauffée à 100C pendant 10 minutes
présentent un temps moyen de germination relativement élevé (soit 36,0 jours) ;
 Les graines trempées dans l’eau chaude chauffée à 100C pendant 15 minutes (T5) et
10 minutes (T6) ont présenté un taux de reprise maximum (soit 100%) ;

2. En pépinière
 Les plantules provenant des graines ayant subi la scarification mécanique (T1) ont
enregistré un diamètre au collet des plantules de M. eminii élevé, soit 2,1 mm et les
différents traitements appliqués pour la germination des graines de M. eminii n’ont pas
influencé la croissance en diamètre de cette espèce au stade juvénile ;
 Les plantules provenant des graines ayant subi la scarification mécanique (T1) ont
présenté une hauteur moyenne très élevée par rapport aux autres traitements, soit 8,1
cm.
 Enfin, les plantules issues des graines ayant été trempées dans l’eau froide pendant 48
heures (T2) ont présenté le nombre de feuilles nettement supérieur à tous les autres
traitements, soit 7 feuilles.

L’ensemble de ces résultats, nous permet de conclure que notre hypothèse principale est
confirmée étant donné les différents traitements expérimentés ont eu des effets différents sur le
taux, la vitesse de germination ainsi que la croissance en pépinière de M. eminii. Nos trois
hypothèses spécifiques sont infirmées étant donné que le taux de germination le plus élevé de M.
eminii dans les conditions édapho-climatiques de Bunia fut obtenu avec les graines trempées dans
l’eau froide à la température ambiante pendant 48 heures, la durée de vie latente la plus faible de
M. eminii dans les conditions édapho-climatiques de Bunia fut obtenu avec les graines ayant subi
la scarification mécanique. Notre troisième hypothèse est à moitié infirmée car le rythme de
déploiement du nombre des feuilles était plus élevé avec les graines trempées dans l’eau froide à
la température ambiante pendant 48 heures mais aussi car la hauteur et le diamètre au collet
étaient plus élevés chez les plantules issues des graines ayant subi la scarification mécanique.

Eu égard à ces résultats relatifs à nos conditions d’expérimentation, nous suggérons :


 A d’autres chercheurs de mener les mêmes investigations en vue de développer d’autres
aspects que nous n’avons pas pu aborder durant cette recherche et essayer de voir en premier
40

si l’utilisation des fumures minérale et organique aurait un impact positif sur la germination
mais également de voir si l’application d’autres prétraitements germinatifs augmenterait le
taux de germination.
 A la faculté, de promouvoir la continuité de ces recherches à travers les travaux pratiques en
faisant le suivi des plantules obtenues pour aboutir, après quelques années, à la production
des semences.
 Au Fonds Forestier National de vulgariser auprès de la population de Bunia cette espèce qui
peut être utilisée pour multiples fins.
41

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47

ANNEXE

ANNEXE I : PRESENTATION DU CHAMP EXPERIMENTAL

FIGURE 1. Préparation du site expérimental avant installation de la culture. Source (bashonga, 2022)
48

FIGURES 2& 3. Observation de premières levées, Source (Bashonga, 2022)


49

FIGURES 4&5 : Champ expérimental 70 jours après semis. Source (Bashonga, 2022)
50

FIGURE 6 : Remplissage des sachets polyéthylènes FIGURE 7 : Champs expérimental un mois après repiquage

Source (Bashonga, 2022)


51

FIGURES 8&9 : Prélèvement du diamètre au collet et de la hauteur un mois après reprise, Source (Bashonga, 2022)

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