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PP 73

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Objet et Composition du dossier

Le dossier-pilote PP 73 traite des piles et piles-culées de


diverses formes qui sont le plus souvent utilisées comme appuis des
tabliers des ponts courants dont les tabliers comportent plusieurs tra-
vées continues. Il comporte un programme de calcul électronique qui
dans l'immédiat ajuste les dimensions des fondations et des appareils
d'appui et détermine les efforts dans les semelles, nervures, fûts et
pieux.
Ce dossier prend la suite du dossier PP 64
Dans l'immédiat (Juin 1973) il comporte seulement le sous-
dossier 2. Les sous-dossiers 1 et 3 peuvent être provisoirement rem-
placés par le dossier PP 64 mis à'jour en Octobre 196?» ou simplement
par l'extrait réimprimé à titre transitoire en Février 1970 ou en
Avril 1973. Les sous-dossiers 1 et 3 seront ultérieurement diffusés
et prendront alors la place prévue dans le présent dossier.
On peut en outre, si on le juge utile, placer dans le pré-
sent dossier en sous-dossier 4 les abaques de calcul de sections de
béton armé en flexion composée, précédemment contenus dans le dossier
PP 64 et maintenant distribués séparément dans l'attente de nouveaux
règlements de calcul.

Liste des sous-dossiers

1 Pièces Pilotes
2 Calcul automatique
3 Exemples d'application
4 Abaques de calcul de sections de béton armé en
flexion composée

S.E.T.R.A. - 46, Avenue Aristide Briand - 92223 BAGNEUX


1-PIÈCES PILOTES

Bordereau des pièces

1.1.1 - Définitions et problèmes généraux.


1.1 NOTICE
GÉNÉRALE 1.1.2 - Conception et choix des piles.
1.1.3 - Conception et choix des piles-culées.

1.2.1 - Notice de présentation et usage des modèles.


1.2 MODÈLES 1.2.2 - Modèles de piles.
1.2.3 - Modèles de piles-culées.

1.3.1 - Prédimensionnement géométrique.


Coûts et quantités.
1.3 CALCULS 1.3.2 - Calculs complémentaires.
Ferrai 11 âges types.
1.3.3 - Choc de véhicule routier sur une pile de pont.

1.4 ÉQUIPEMENTS \ 1-4.1 - Dispositions et équipements divers.


DES APPUIS j 1.4.2 - Perrés (provisoire).

Les présentes pièces pilotes ont été rédigées par MM. LAURAS,
Ingénieur des T.P.E. et NOURISSON, Ingénieur des Ponts et Chaussées, sous
la direction de M. MATHIEU, Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, Chef
de la DOA.-B du S.E.T.R.A. Ont également collaboré à l'élaboration de ces
pièces M. FRALEU, Architecte, et les ingénieurs des divisions d'ouvrages
d'art du SETRA et des CETE.
La gestion de ces pièces pilotes est assurée par les mêmes ingé-
nieurs que celle du sous-dossier 2 et du programme de calcul correspondant
(actuellement, M. WYSOCKI, Ingénieur des T.P.E.).

On trouvera une présentation générale du dossier Hans les premières


pages de la pièce 1.1.1.

S.E.T.R.A.- 46, Avenue Aristide Briand - B.P. 100 - 92223 BAGNEtIX

OCTOBRE 1977
1.1.1
DÉFINITIONS ET PROBLÈMES GÉNÉRAUX

Page
1 . DEFINITIONS ........................................................................ 1
..
1 1 Rôle des appuis .Dgfinition ........................................... 1
.
1 2. Les diffgrents types d'appuis ......................................... 1
1.3. Structure des appuis ..................................................... 2
1.4. Rattachement au dossier-pilote FOND 72 ............................. 3

2 . PROBLEMES GENERAUX ............................................................... 4


2.1. Conditions fonctionnelles .............................................. 5
.
2.1. I .
Tracés
..... en
.
. ..plan
... des
..- voies
.
. .........................................
..
r'

2 I 2. Profils ten long et en travers des voies . . . . . . . . . . . . . . . . . 6


a) Tirant d'air sous l'ouvrage ............................... 7
b) Sens longitudinal ............................................ 7
c ) Sens transversal ............................................. 8
2.1.3. Géométrie et nature des terrassements ..................... 12
2 . 1.4. .
Contraintes
....
..
. ..
.......
.d'implantation
.
..
...
. .................................... 12
2.2. Conditions mécaniques - .................................................... 13
2.2.1. Liaison
.. .... ...au
.....
...................................................
tablier 13
2.2. 1 .1 . Nature des appareils d'appui ..................... 13
[Link]. Repartition entre les differentes lignes
d'appui ................................................. 13
[Link]. Forme et dimensions des appareils d'appui . . . 15
a) Appareils en élastomère ....................... 15
b) Sections rétrécies de beton . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
[Link]. Nombre, espacement et position des appa-
reils d'appui ........................................ 16
2.2.2. .
Liaison
.
..
...
...
..au
..
..sol
.
..
...
.de
.
...fondation .................................. 20
2.2.3. .
Continuité
..
.....
.....ou
.
...discontinuité
..
.........
....
...des
...
. .'éléments
.... ..... .verticaux . . . . 21
2.2.4. Rigidité
..
...
....
...dans
.
....
..le
..
...
.sens
.
...
. transversal ...........................
.
. 22
[Link]. Cas d e s appuis à base de voiles . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 2
[Link]. Cas des appuis à base de colonnes ou de
poteaux.................................................. 23
[Link]. Dirnensionnepent de l'élément raidisseur . . . . . . 24

2.2.5. AQtitude
...
.......
..à..résister
..... .... ...à.
. un
...choc
.
... . ..éventuel
..... .. .... de véhicule
.....................................................................
lourd 27
2.2.6. Possibilité
..... ... .. .de
. .. changer
. .. . . .. facilerient
.... . .. .. . des
. .. . appareils
. .. . .. . .. .
.... ......................... . . . ......., ..........................
d'appui
. . 30
2.3. Conditions économiques................................................... 31
2.4. Conditions esthétiques ................................................. 31
2.5. Condition de calcul automatique par le programme P.P. 73. . . . . 36
2.6. Interdépendance appui-tablier ........................................ 37

3 . CONCEPTION ET C H O I X DES APPUIS .............................................. 39


PRÉSENTATION GÉNÉRALE DU DOSSIER

Les présentes pièces p i l o t e s sont consacrées aux appuis des t a -


b l i e r s de ponts courants, transmettant uniquement des réactions v e r t i c a l e s
ou q u a s i - v e r t i c a l e s , à l'exclusion des culées qui font l ' o b j e t d ' u n dossier
p i l o t e séparé (CT 6 6 ) .
Le dossier distingue les appuis hors sol représentés p a r l e s
p i l e s intermédiaires des ouvrages à plusieurs travées - s o l i d a i r e s ou non -
e t les appuis enterrés représentées p a r l e s piles-culéeç d'extrémité.
Néanmoins on t r a i t e également des piles-culées apparentes , qui sont noyées
dans les remblais s u r une p a r t i e séulement de leur hauteur. Ces appuis
intermédiaires entre les piles-culées noyées dans l e s t e r r e s e t les culées,
sont d'une façon générale t r a i t é s séparément à l a f i n des documents e t cha-
p i t r e s r e l a t i f s aux piles-culées.

Les pièces p i l o t e s peuvent ê t r e classées en 4 groupes :


1.1 - NOTICE GENERALE.
Les t r o i s premières pièces constituent un guide pour l a concep-
tion e t l e choix des appuis.
1.1.1 - Définitions e t problèmes généraux.
Après quelques définitions e t l e s notations générales u t i l i s é e s
dans les pièces p i l o t e s , l a pièce 1.1.1 présente l e s problèmes généraux
susceptibles d ' i n t e r v e n i r dans l a conception e t l e choix des appuis :
fonctionnels ( c a r a c t é r i s t i q u e s géométriques d u franchissement, . . . ) , mé-
caniques ( l i a i s o n s avec l e t a b l i e r e t avec l e s o l , r i g i d i t é dans l e sens
t r a n s v e r s a l , aptitude à r é s i s t e r aux chocs, ...) économiques, esthétiques
( n o n dissociables de ceux du t a b l i e r ) , p o s s i b i l i t é de calcul automatique.
Les problèmes spécifiques à chacune des catégories d'appui font
l ' o b j e t des deux pièces suivantes :
1.1.2 - Conception e t choix des p i l e s .
1.1.3 - Conception e t choix des piles-culées.
Après l a présentation des données e t d'option préliminaires, ces
deux pièces d é t a i l l e n t l e s d i f f é r e n t s éléments c o n s t i t u t i f s des appuis
( t e l s que l a fondation, l e s f û t s des appuis, l e chevêtre e t l e raccordement
avec les t e r r e s , . . . ) ; e t quelques indications sont données s u r l e s pro-
b 1 ème s s pé ci f i q ues d ' e xé c u t i on.
1.2 - I4Gi;ELES.
Les pièces re1 a t i ves aux modèles d ' appui comprennent une noti ce
de présentation e t usage des modèles (1.2.1) e t deux pièces essentiellement
constituées de dessins e t de scGiénas :

1.2.2 - b d è l e s de p i l e s .
1.2.3 - Modèles de piles-culées.
Le catalogue des modèles présenté a pour rôle : de d é f i n i r des ap-
puis adaptés géométriquement e t mécaniquement aux t a b l i e r s q u ' i l s doivent
porter, de permettre u n choix parmi u,.eassez grande variété de formes, de
contribuer a u bon aspect de l'ouvrage dans son ensemble e t dans son s i t e .
Dans l a pièce 1 . 2 . 2 sur l e s modèles de piles seule l a p a r t i e vue e s t d é c r i t e .
Cette pièce contient également une étude de l a standardisation des longueurs
des voiles é l é r e n t a i r e s , applicable à u n l o t d'ouvrages.

1 . 3 - CALCULS.

1.3.1 - Prédipensionnement géorétrique. CoîJits e t quantités.


Cette pièce d o n t l ' u s a g e e s t f a c u l t a t i f e s t u n complément aux
documents généraux FCOT 67 e t EST 6 7 , permettant des prédimensionnepents
plus précis valables dans u n domaine plus étendu.

1.3.2 - Calculs complémentaires. Ferraillages types.


Cette pièce constitue un guide pour l e f e r r a i l l a g e des p i l e s e t
piles-culées au stade des études d'exécution. Y sont rassepblées l e s rèyles
de l ' a r t permettant de procurer aux appuis l a robustesse nécessaire, u n
f e r r a i l l a g e correct des appuis de p o n t ne p o u v a n t ê t r e obtenu p a r une
s t r i c t e application des règlements.

1.3.3 - Choc d ' u n véhicule r o u t i e r sur une p i l e de p o n t .


Après exanen de cas réels rie cnocs, de l a réglementation étran-
gère, c e t t e pièce n ' e s t qu'une recommandation du S . E . T . R . A . , constituant
un essai d'homogénéisation des règles de l ' a r t precédemment admises.
1 . 4 - EQUIPEMEKTS DES APPUIS.
Les deux pièces 1 . 4 . 1 Dispositions e t équipements divers con-
sacrées essentiellement à l'environnement des appareils d'appui (bossages)
e t au drainage des appuis e t 1 . 4 . 2 Perrés (provisoirement constitué p2.r
l a pièce 5.2 du dossier IIADE) annulent l ' a c t u e l sous-dossier 5 (Evacuation
des eaux) du dossier JADE 68, les s u j e t s t r a i t é s ayant naturellevent leur
place dans u n dossier consacré aux appuis, plutôt que daris un dossier con-
sacré aux équipements des t a b l i e r s .
- 1 -

1- DÉFINITIONS

l - 1 . ROLE DES A P P U I S - D E F I N I T i O-~ ~ .

Au sens large du terme, l e s appuis o n t pour rôle de transmet-


t r e les e f f o r t s dus au t a b l i e r jusqu'au sol de fondation. On peut donc
d é f i n i r u n appui comme u n élément intermédiaire qui permet de reporter
sur l e sol les e f f o r t s provenant d u t a b l i e r . Dans u n sens plus r e s t r i c -
t i f , u n appui se l i m i t e r a i t à l a p a r t i e s i t u é e au-dessus de l'élément
assurant l a fondation, en l'occurrence : l a semelle en cas de fondation
s u p e r f i c i e l l e , l e massif de béton surmontant l'ensemble des pieux ou des
p ~ l i ?ari cC75 r'e fotidat 11, III ##('e.

Ainsi qu'on l e verra par l a s u i t e , notamTent en ce qui concer-


ne les piles-culées, i l e s t d i f f i c i l e de dissocier l'appui proprement
d i t de l a fondation, c e t t e séparation é t a n t souvent a r t i f i c i e l l e e t ar-
b i t r a i r e ; aussi l ' é t u d e des appuis s e r a - t - e l l e conduite en l e s considé-
r a n t au sens l e plus large du terme, donc en y incluant l e s semelles e t
même, éventuellement, les pieux ou l e s p u i t s .
En vertu même de leur rôle défini ci-dessus, l ' é t u d e des appuis
ne s a u r a i t ê t r e dissociée de c e l l e du t a b l i e r q u ' i l s supportent, ni de
c e l l e du sol de fondation sous-jacent sur lequel i l s reposent. Une pré-
cision s'impose cependant : i l s ' a g i t uniquement,dans ce qui s t i i t , d ' a p -
puis indépendants mécaniquement du t a b l i e r q u ' i l s supportent. Le cas des
ouvrages d o n t les appuis f o n t p a r t i e intégrante de l a s t r u c t u r e - t e l s
l e s ponts-cadres, les portiques e t l e s ponts à béquilles - e s t t r a i t é
a i l l e u r s ( c f . l e s dossiers-pilotes P I - C F , P I - P O , PS-BQ).

1 . 2 . LES DIFFEREMTS TYPES D ' A P P U I S .

Un appui peut ê t r e caractérisé p a r son comportement mécanique


e t l ' o n peut distinguer, de ce f a i t , deux grandes catégories :
- les appuis transmettant uniquement des réactions v e r t i_c_ a l e s .~

ou quasi verticale's ;
- les appuis transmettant des réactions v e r t i c a l e s e t horizon-
t a l e s irwortantes.
La deuxième catégorie e s t représentée par l e s culées, qui o n t
f a i t l ' o b j e t d'un dossier-pilote séparé (CT.66). Seuls l e s appuis en-
trant dans l a première c a t ' 7 n r i e sont étudies i c i .
Parmi ces derniers, on peut distinguer les appuis hors s o l re-
présentés par les pi les intermédiaires des ouvrages à plusieurs travées-
s o l i d a i r e s ou non - e t les appuis enterrés- représentés par les p i l e s -
culées d'extrémité ; ces' dernières sont l e plus souvent constituées par
des éléments verticaux i s o l é s , du type colonnes c i r c u l a i r e s ou poteaux;
les p i l e s intermédiaires, en revanche, peuvent ê t r e constituées s o i t p a r
ces mêmes éléments verticaux, s o i t p a r des voiles continus.
- 2 -

_- _- appa-
Néanmoins on t r a i t e r a dans ce dossier des "pi!es-culées
rxfitesII,qui sont noyées dans les remblais sur une p a r t i e seulerrent de
leur h auteur. Ces appiiis, qui representent un cas intermédiaire entre ap-
puis de l a première e t cie l a deuxième caténorie, o n t des propriétés spé-
cifiques qui conduiront souvent à les t r a i t e r séparement à l a f i n des do-
cuments e t chapitres r e l s t i f s a u x piles-cul6Ps.
Dans ce qui s u i t , seuls sont e n v i s a g é s les appuis cies pon&
courants ( c ' e s t - à - d i r e grands ouvrages exclus). Un bulletin technique s u r
les piles e t culées des grands ouvrages e s t actuellement à l ' é t u d e au dé-
partement Béton de l a D . 0 . A . - F . d u S.E.T.R.A.

1.3. STRUCTURE DES APPUIS.

D'une manière générale, un appui comporte deux parties bien


di s t i nctes : - .

------------------
- une syperstructure ou f û t , sur laquelle repose l e t a b l i e r
par 1 'intermédiaire d'appareils d'appui ; el l e e s t constituée s o i t par
u n ou plusieurs v o i l e s , s o i t par une, s é r i e de colonnes ou poteaux g6-
néralewnt surmontés d'un chevêtre ; l a superstructure repose éventuel-
lement sur une nervure j o u a n t l e rôle de simple soubassement ou d'élément
de r é p a r t i t i o n e t de raidissevent.

- une f m b g s j g n , constituée s o i t par une simple semelle repo-


sant directement s u r l e sol ou s u r un massif de béton non armé, s o i t par
u n ensemble de pieux réunis en t ê t e p a r une semelle de l i a i s o n .

Par convention les dimensions parallèles aux lianes d'appuis


sont appelées longueurs , les dimensions perpendiculaires aux lignes
d'appui sont appelées largeurs pour l a semelle e t épaisseurs pour l a
superstructure de l'appui dans l e cas d'un voile.
En tout é t a t de cause, e t quel que s o i t l e type de fondation,
l a superstructure sera l e plus souvent constituée d ' u n ou de plusieurs
voiles pleins pour une p i l e internédiaire e t de colonnes ou de poteaux
pour une pile-culée.
- 3 -

1.4. RATTACHEMENT AU DOSSIER-PILOT-E FOND 72,


En raison de leur rôle d'é1éme"nt intermédiaire e n t r e l e t a b l i e r
e t l e sol de fondation, l ' é t u d e des appuis ne s a u r a i t se concevoir sans
une connaissance préalable des caractéristiques de ce dernier, à s a v o i r
les emplacements possibles, l e s niveaux d'appui envisageables e t les
performances à en attendre (contraintes admissibles, tassements prévi-
s i b l e s , e t c . . . ) , qui détermineront l e type de fondation à r e t e n i r . Une
étude géotechnique sérieuse e s t donc l e préalable indispensable, mais
ne sera e f f i c a c e e t ' u t i l i s a b l e que s i l e projeteur e s t en mesure de
l ' i n t e r p r é t e r e t de décider à coup sûr quel e s t l e type de fondation l e
mieux adapté mécaniquement e t économiquement : l a réponse à ces questions
pourra l e plus souvent ê t r e trouvée dans l e dossier FOND 7 2 , qui e s t l e
complément indispensable du présent dossier.
[Link].
---------
Les principales notations r e l a t i v e s aux caractéristiques géomé-
triques u t i l i s é e s dans l e présent dossier sont définies ci-après.
B = 1 argeur de l a semel l e
Voile (SI longueur de l a semelle
Ls =
b .= largeur de l a nervure
E = épaisseur des voi l e s
E- (l = diamètre des colonnes
a = diménsion transversale des poteaux
Ht = hauteur t o t a l e
niveau du ter-
rainfini(aprèç D = profondeur de l a fondation

$;.travaux)
H, = hauteur vue, dans l e cas d'une p i l e
= hauteur de l a semel l e
hS

hn = hauteur de l a nervure
H = hauteur du f û t
f
hc = hauteur du chevêtre
= longueur du voile à sa p a r t i e supérieure
\Lo
L O u ] L l = longueur. du w i l e à s z base
e = espJcement ues colonnes ou des poteaux

t LO

Colonnes ou poteaux
- 4 -

2, PROBLÈMES GÉNÉRAUX
CONDITIONS D'APPUI

A l a différence du t a b l i e r q u ' i l s doivent porter, qui peut


ê t r e étudié à p a r t , pour lequel l e s données sont généralement simples
e t peu nombreuses - que ce s o i t sa géométrie ( l a r g e u r , longueur, b i a i s )
ou son schéma mécanique (nombre e t portées des travées, nature du maté-
r i a u ) - e t par conséquent l e s choix possibles relativement l i m i t é s , l a
conception e t l e choix [Link] sont, au c o n t r a i r e , l i é s à une multi-
tude de paramètres d'importance e t d'incidence variables ( c a r a c t é r i s t i -
ques d u fratîchissement,du t a b l i e r , s i t e , sol de fondation, e t c . ; . ) aux-
quels peuvent s ' a j o u t e r eventuel lement des contraintes dans l e domaine
de l ' e s t h é t i q u e pour les appuis vus.
Le schéma ci . jessc?us f a i t apparaître l a démarche en vue de l a
recherche d'une solution p o u r les appuis.

CARACTÉRISTIQUES
EM PL AC EM ENT SOLUTION
DU FRANCHISSEMENT
- POSSIBLE
- ET
LONGUEUR -
CARACTÉRISTIQUES
- POUR
GÉOMÉTRIQUES
DES APPUIS DES TRAVÉES DU TABLIER LES APPUIS
GÉOTECHNIQU ES

On remarque que l ' é t u d e des appuis e s t complexe, puih(;u'elle


a son origine à l'amont de c e l l e du t a b l i e r , pour se terminer à l ' a v a l
de c e t t e dernière. Aussi, toute étude d'appui d o i t - e l l e commencer par
u n recensement aussi complet que possible des données e t paramètres
susceptibles d'intervenirdans-leürconceptionet l e choix de leur struc-
ture.
Ces données e t paramètres dépendent des conditions d'appui,
que l ' o n peut c l a s s e r de l a manière suivante :

- conditions fonctionnelles
- conditions mécaniques
- conditions ?cOn9ITliQUeS
- conditions esthétiques 8

- conditions de calcul automatique p a r l e programme P.P. 73 ( s o u s -


dossier 2 ) .
Cette c l a s s i f i c a t i o n e s t en elle-même u n peu a r b i t r a i r e , c a r
i 1 e s t parfois di f f i ci 1 e de di ssocier ,par exemple ,l es condi t i ons méca-
niques des condjtions fonctionnelles ou encore des cond'tions économi-
ques, compte tenu de leur imbrication. Quoi q u ' i l en s o i t , ces condi-
tions d'appui sont S ~ C - ~ > S ' V W + - P L a-aly-ées ci-après.
- 5 -

2.1. CONDITIONS FONCTIONNELLES.


~~.

Elles sont à l a base même de l ' é t u d e des appuis e t l i é e s


directement aux imperatifs d u franchissement, qui commandent notamment
leur implantation e t éventuellement leur type e t leur s t r u c t u r e . Le pro-
blème qui se pose au premier chef e s t en e f f e t de savoir - o ù l ' o n peut
appuyer l e t a b l i e r e t comment.
I1 s ' a g i t donc, en premier l i e u , d'examiner l ' i n c i d e n c e des
caractéristiques d u franchissement sur l e s conditions d'appui. Les pa-
ramètres qui interviennent sont r e l a t i f s à l a l i e f r a n c h i q ( 1 ) - vr,:,o in-
f é r i e u r e - e t à l a voie portée - voie supérieure - ; i l s sont donc prin-
cipalement d ' o r d r e géométrique e t sont énumérés ci-dessous :
- les tracés en p l a n des voies,
- les p r o f i l s en l o n g e t en travers des voies, a i n s i que l e
t i r a n t d ' a i r sous l'ouvrage,
- l a géométrie e t l a nature des terrassements aux abords de
1 ouvrage,
- les contraintes d'iinplantation.
Leur incidence e s t analysée ci-après.

2.1.1. TRACES
. . . . . . . .EN
. . . .PLAN
. . . . .DES
. . . . VOIES.
...
Les caractéristiques des tracés en p l a n aux abords e t au d r o i t
de l'ouvrage sont l e biais e t l a courbure, éventuellement.
Un -----
b i a i s important peut conduire à une grande l s n j c x r de l i -
gne d'appui théorique ( 2 ) . On a i c i l a p o s s i b i l i t é de réduire c e t t e lon-
gueur en fixant l e s extrémités de l'appui en r e t r a i t par r a p p o r t au t a -
b l i e r , ce qui peut influencer l a conception même du t a b l i e r , pour lequel
3rl pourra préférer une s t r u c t u r e avec encorbellements. Dans c e r t a i n s cas
extrêmes e t pour u n p o n t de largeur limitée, on peut a l l e r j u s q u ' à ap-
puyer l e t a b l i e r de façon quasi ponctuelle au d r o i t de c e r t a i n s appuis,
ce qui conduit à u n fonctionnement en p o n t d r o i t (mais avec des portées
r e s u l t a n t d u b i a i s e t moyennant une implantation adequate des appuis
d'extrémité) ; une t e l l e disposition a u r a donc généralement une i n c i -
dence sur l a longueur de l'ouvrage.
De même, une p~~rl~yre-i~-;rac~ en plan de 1 'une des voies ou
des deux, pour peu q u ' e l l e s o i t associée à u n b i a i s important, conduira
généralement à des longueurs d i f f é r e n t e s des lignes d'appui. Ici encore,
l e s problèmes de conception e t l e choix des appuis peuvent influencer l e
choix de l a s t r u c t u r e : coinnie ci-dessus on pourra, p a r exemple, Dréfé-
r e r une s t r u c t u r e reposant sur des appuis ponctuels constitués par des
colonnes cy1 indrisupq de d i m è t r e annroprié : toutefni 5 des prohl@ws

(1) I 1 f a u t prendre ce ternie dans son + L C ~. -


0 *
la plus l a r g e , l a voie
k '

franchie p o u v a n t ê t r e non seulement. une route ou une autoroute, mais éga-


lement une voie f e r r é e , u n cours d'eau ( r i v i è r e , canal, . . . ) ou t o u t autre
obstacle, même s i l e s dispositions figurées l e plus souvent dans l e présent
dossier se rapportent à des franchissements routiers ou autoroutiers.
( 2 ) La ligne d'appui théorique e s t définie p a r l ' i n t e r s e c t i o n de l a sur-
face de l ' i n t r a d o s par l a portion de plan ou de cylindre à géneratrices
v e r t i c a l e s , implantée parallèlement à l a voie franchie ; l a considéra-
tion de lignes d'appdi théoriques permet de dégager strictement en t o u t
point l e gabarit transversal.
- 6 -

spéciaux risquent de se poser pour l e t a b l i e r ; ce type d'ouvrage se


rencontre notamment en s i t e u r b a i n ( c f . schémas de l a page 3 8 ) .
Enfin, u n t a b l i e r de largeur variable (par exemple à cause de
l a proxim t é d'un carrefour) conduit, pour l e s a p p u i s d'extrémité, à des
problPmes analogues à ceux résultant de tracés courbes. Dans certains
cas, l a 1 gne d ' a p p u i r é e l l e ne coïncidera pas avec l a ligne d'iippui
théorique (voie frarichie courbe, p a r exeriple).
Tab1ier rectiligne Tablier rectiligne
Voie franchie rectiligne Voie franchie courbe

A,B,C, rectilignes et paralleles A , B, courbes, non paraileies


A=B=C A>B

A,B,C : lignes
d'appui theoriques

Tablier courbe Tablier courbe


Voie franchie rectiligne Voie franchie courbe

A,B, C, rectilignes et paralleles A,B, courbes non paralleles


A >C >B A+B

De même que l e s caractéristiques géométriques des tracés en


plan o n t une incidence sur l'implantation des'appuis, leur longueur e t
aussi parfois leur s t r u c t u r e , c e l l e s r e l a t i v e s aux p r o f i l s des voies i n -
f é r i e u r e e t supérieure o n t une incidence non négligeable sur l a h a u t e u r
de ces derniers.
Bien entendu,i'élément majeur e s t l a différence moyenne d ' a l -
t i t u d e des p r o f i l s en long supérieur e t i n f é r i e u r , c ' e s t - à - d i r e en p r a -
tique l e tirant d ' a i r sous l'ouvrage. I1 va ê t r e examiné en(a) ci-après.
E n ce q u i concerne l e d é t a i l , quatre paramètres entrent en j e u , que l'on
peut c l a s s e r de l a manière suivante, p a r référence à l'ouvrage :
- 7 -

- sens longitudinal profil en travers de l a voie i n f é r i e u r e


(paral 1 è1 ement à 1 ' ouvrage) { profil en-long de l a voie supérieure.
- sens transversal profil en long de l a voie i n f é r i e u r e
{ profil en travers de l a voie supérieure.
Leurs incidences sur l e s caractéristiques géométriques des appuis seront
analysées en b ) e t en c ) pour u n p o n t d r o i t ; on n'oubliera pas q u ' e l l e s
i n t e r f è r e n t de diverses manières avec l e b i a i s .
a - -------
Tirant d ' a i r sous-----
l'ouvrage.
Si des appuis de hauteur standard pour u n franchissement row-
t i e r - permettant de dégager u n gabarit normal , s o i t 4 , 5 m à 5 m - ne
posent guère de problèmes en dehors de ceux évoqués en b ) e t c ) e t
pourront l e plus souvent, dans l e cas des p i l e s intermédiaires, ê t r e
constitués p a r des voiles de 0,50 m d'épaisseur, i l n'en va plus de même
lorsque l e t i r a n t d ' a i r sous 1 'ouvrage devient important ( 8 'm par exem-
ple pour f i x e r l e s idées) car alors l'augmentation de hauteur des appuis
risque d ' e n t r a î n e r des sujétions diverses, techniques, économiques e t
esthétiques.
Du point de vue technique, l'augmentation des s o l l i c i t a t i o n s
horizontales entr-e autres pourra conduire à majorer 1 'épaisseur des voi-
l e s e t se répercutera sur les fondations. Du point de vue économique,
des appuis de grande hauteur deviennent coûteux e t l a question se pose
a l o r s de savoir s ' i l n'y a pas i n t é r ê t à en réduire l e nombre par rap-
port à celui qui s e r a i t normalement retenu pour u n franchissement au
gabarit normal, e t ce malgré u n allongement des travées d u t a b l i e r ; s i
l ' o n décide malgré t o u t de conserver l e nombre normal d appuis, on pourra
jouer sur leurs dimensions dans l e sens transversal ( s e on l a l i ç n e d'ap-
pui) en l e s réduisant au minimum, avec pour conséquence une modification
-
adéquate de l a s t r u c t u r e du t a b l i e r , pour laquelle on s orientera par
exemple vers une solution en d a l l e nervurée avec larges encorbellements.
Du point de vue esthétique, u n t i r a n t d ' a i r ilriportan-i; S O U S
l'ouvrage peut conduire à un ouvrage mal proportionné: t a b l i e r trop
mince h a u t perché sur des p i l e s également t r o p grêles ; a i n s i , à t i t r e
d'exemple, en cas de t i r a n t d ' a i r important, u n passage supérieur s u r
autoroute à 4 travées ( d u type [Link] ou [Link]) e s t mal adapté e t d o i t
normalement ê t r e remplacé p a r u n ouvrage à t r o i s travées d ' u n autre type
sans appui sur l e t e r r e - p l e i n c e n t r a l .
b - Sens ____ .
- - - _longitudinal
S i l a voie supérieure e s t en ente ou présente u n profil en
--%
long c i r c u l a i r e de f a i b l e rayon e t s i l e t a l i e r repose sur plusieurs
lignes d'appui , l e s appuis intermédiaires auront des hauteurs vues d i f -
férentes , différences qui peuvent ê t r e aggravées s i l a voie i n f é r i e u r e
présepte u n dévers important de sens inverse à l a pente du t a b l i e r :
dans ce cas les pentes s ' a j o u t e n t e t l a différence de hauteur e n t r e
appuis vus extrêmes peut atteindre des valeurs importantes, ce qui risque
de poser au moins des problèmes d ' a s p e c t . Q u a n t aux appuis d'extrémité,
ou piles-culées, leur hauteur dépendra non seulpment des p r o f i l s , mais
aussi d u niveau e t du mode de fondation, ainsi que de l a chronologie
des phases de terrassement, éventuel lement.
- 8 -

Ceci e s t i l l u s t r é par les schémas des pages 9: e t 10, dans l e


cas d'un passage supérieur sur autoroute à 4 e t 3 travées e t pour d i f -
férentes combinaisons de pentes e t de dévers.
c - ---_------------
Sens transversal.
Si l a voie inférieure e s t en pente, l a hauteur vue sera v a r i a -
ble l e l o n g d'une reme ligne d ' a p p u i , l a différence de hauteur e n t r e ex-
trémités de l'appui pouvant ê t r e aggravée s i l a voie supérieure présente
un dévers de sens opposé à l a pente de l a voie inférieure.
On se référera aux schémas de l a page 11, qui correspondent
respectivement au cas d'un t a b l i e r unique e t à celui de deux t a b l i e r s
accolés, avec différentes combinaisons de dévers e t de pentes.
P - P - 2
( P + d ) ï N2H-LH
IH 'H
sai!eiiuoa suas ap p )a d
suas auiatu ap p l a d
O=d
%z - LH
s a a m i ) p e a 6 e i ~ n oun,p s e 3
Cas d'un o u v ~ a g eà 3 travées
#

P=o
*
-
I
AH= O G
t c 2% 2 Ole
2 appuis identiques

-
A
'G
t 2 "1.

p et d de même sens
AH E L ( p-d) r -

p et d de sens contraires

A H c= L (p+d) G
C d - d
I
!
I - d I
I I
p(3-a)+da =HV 'HlI PH
B
I
1
d- I
LH I
I
I
IOH
LH
I
b7777m777zi
P'
I I
ONP
-
- 12 -

.
Du point de vue de l a géométrie des terrassements, on peut
distinguer t r o i s cas :
- l a voie inférieure e s t sensiblement au niveau d u t e r r a i n
naturel
- l'ouvrage e s t partiellement en déblai ( l a voie inférieure
e s t en déblai de 2 m par exemple)
- l'ouvrage e s t complètement en déblai.
En ce qui concerne l'implantation des appuis, on peut estimer
que les t r o i s cas sont équivalents, dans l a mesure où l a pente des t a -
lus e s t l a même. Par contre leur conception peut ê t r e influencée par
l e niveau d u t e r r a i n naturel par rapport aux voies : s i , en e f f e t , l a
hauteur d ' u n appui intermédiaire e s t commandée p a r l a hauteur vue, donc
a priori invariable pour u n franchissement donné, i l en va différemment
pour l e s piles-culées q u i , dans l e cas d'une voie inférieure complètement
en déblai notamment, pourront ê t r e fondées en t ê t e du t a l u s s i l a nature
du sol l e permet ; t o u t e f o i s , i l e s t recommandé de ne pas approcher l e
bord externe de l a semelle à moins d'une distance minimale d u t a l u s
( c f . pièce 1.1.3, page 1 5 ) .

2.1.4. CONTRAINTES D'IMPLANTATION.


..........................
Il n ' e s t pas toujours possible de placer u n appui en un point
qui s e r a i t cependant souhaitable vis-à-vis de l a s t r u c t u r e portée : l e
cas d ' u n P.S. sur autoroute, par exemple, pourra ê t r e t r a i t é différem-
ment selon que les caractéristiques transversales d u t e r r e - p l e i n cen-
t r a l permettent ou non l'implantation d'un appui ; de même, en s i t e ur-
bain , l ' e x i s t e n c e d ' u n appui à u n emplacement bien défini considéré
comme souhaitable ne sera pas toujours possible en raison des contrain-
tes l i é e s au s i t e ; e t encore cet appui devra-t-il répondre à certains
impératifs t e l s que présenter l e minimum d'encombrement au s o l , ce qui
peut conduire, p a r exemple, à une solution du type pile-marteau ou por-
tique.

2.2. CONDITIONS MECANIQUES.


I
Conformément à ce qui a é t é d i t au d é b u t de 1 '@tildef. l e s ap-
puis concernés o n t pour rôle principal de transmettre au sol des réac-
tions v e r t i c a l e s ; l a conception des appuis devra en t e n i r compte e t
ceux-ci seront donc en bonne logique composés d'éléments eux-mêmes ver-
ticaux, a f i n d ' é v i t e r toute s o l l i c i t a t i o n p a r a s i t e t e l l e que c i s a i l l e -
ment ou flexion ; ces éléments seront à base de colonnes, de poteaux ou
de v o i l e s , comme cela a é t é précisé plus h a u t ( c f . y:e 2 ) . Te n ' e s t que
dans certains cas p a r t i c u l i e r s bien définis que l ' o n pourra s ' é c a r t e r
de c e t t e règle : p o u r certains ponts en s i t e urbain ou pour des viaducs
d o n t les t a b l i e r s reposent sur des appuis marteaux, par exemple.
Lpç i i , + ) * ~ f - 1 iiitiqnç j ?)-ri Ir 1 roiiiptp ç ~ l r t:

- l a nature des liaisons en - i i a ü t - avec l e t a b l i e r - , en -


bas
- avec l e sol - ;
- l a continuité dii l a discontinuité des éléments verticaux de
transmission des descentes de charge ;
- 13 -

- l a nécessité d ' a s s u r e r l a r i g i d i t é dans l e sens transversal ;


- l ' a p t i t u d e à r é s i s t e r à u n choc éventuel de véhicule lourd ;
- l a p o s s i b i l i t é de changer facilement l e s appareils d'appui.

2.2.1. ----------___-__--
LIAISON AU TABLIER.
[Link]. Nature des appareils d'appui ( v o i r aussi JADE 68, sous-dossier 3 ) .
La l i a i s o n des appuis au t a b l i e r e s t assurée p a r l ' i n t e r m é d i a i -
re d'appareils d'appui,que l ' o n peut c l a s s e r selon leur mode de fonction-
nement e t leur aptitude à transmettre l e s e f f o r t s horizontaux provenant
du t a b l i e r ainsi que ses déplacements ; l a nature de l a l i a i s o n peut ê t r e :
- rigide
-- ----------------
e t a r t i c u l é e : l e sonmet de l'appui s u i t exactement
l e s déplacements de la section de t a b l i e r s i t u é e au d r o i t
de l ' a p p a r e i l d'appui ; l e s e f f o r t s horizontaux provenant
du t a b 1 i e r sont transmis intégralement à 1 'appui ; 1 'appa-
r e i l e s t du type section r é t r g c i e de béton.
- é---------
l a s t i q u e : l e sommet de l'appui s u i t partiellement l e s dé-
placements d u t a b l i e r , mais i l y a néanmoins transmission
t o t a l e des e f f o r t s horizontaux ; l ' a p p a r e i l e s t d u type .
élastomère f r e t t é .
- -----
l i b r e : l'appui ne r e ç o i t aucun e f f o r t horizontal d u t a b l i e r
e t ne se déplace pas sous l e s d i f f é r e n t s mouvements d e c e l u i -
ci ; l ' a p p a r e i l e s t du type à rouleaux, à pendules ou g l i s s a n t .
Exceptionnel 1 ement , 1es apparei 1 s d ' appui sur pi 1 es-cul ées peu-
vent ê t r e d'un type spécial e t conçus de manière à é v i t e r u n soulèvement
d u t a b l i e r , dans l e cas notamment de travées de r i v e courtes ; des dispo-
s i t i f s spécialement adaptés sont d é f i n i s aux dossiers-pilotes OM 66 e t
[Link] 67 (pièce 2 . 9 ) .

[Link]. C h o i x e t réDartition entre les différentes lianes d ' a o D u i .

La section r é t r é c i e l e b é t o n , plus éconopique aue les a p p a -


r e i l s d ' a p p u i en élastomère t o u t en é t a n t d'une r é a l i s a t i o n f a c i l e , e t
de lonoévité i l l i m i t é e , d o i t ê t r e préférée t a n t q u ' e l l e ne risque pas
de donner naissance à des e f f o r t s t r o p importants dans l e s p i l e s ou l e
t a b l i e r ( r e t r a i t ' g ê n é ) ou d ' ê t r e détériorée, ce qui peut ê t r e l e cas, p a r
exemple, des ponts de b i a i s prononcé ou de qriiride laraeiir ou encore pré-
contraints transversalemevt. Un autre avantage de ce type d'appareil
d'appui e s t de l i m i t e r les déplacements du t a b l i e r sous l e s e f f o r t s ho-
rizontaux de freinage e t , par conséquent, ck [Link] l'adoption de
j o i n t s de chaussée mi ns o n é r e u x .
I i c s t pr2féraLIe q,ie tuiis les a p p d r e i Is c l ' - p p c l i d ' U r t , ~ ~ C P C 1rir1e
soient de verne nature. La présence d'appareils d'appui de types d i f f é r e n t s
( p a r exemple, section r é t r é c i e de béton e t élastomère- f r e t t é ) n ' e s t cénérale-
ment pas souhaitable, c a r une t e l l e disposition r i s q u e r a i t de poser des pro-
blèmes à 1 'exécution e t surtout à 1 ' e n t r e t i e n , notarivent p o u r l e soulèvernent
d u t a b l i e r en vue de changer les appareils d'appui.
Sauf cas p a r t i c u l i e r s , on pourra adopter les rèciles suivantes :
u-
- h y y g e - d r g j 1-ou- pc b j 21s_ - 1.b 12 1 2 - c g 1g g e - s g pg r j
à_ - 85- orades - enYi ron12- fonbP-s gr- s_ol-me ud le -ou-? Ur-pleux
Selon que l e nombre de travées e s t impair ou p a i r , les 2 C U 3
licnes d'appui centrales seront des sections rétrécies de b é t o n , sous
réserve toutefois , s i le nombre de travées e s t p a i r , que l a portée des
- 14 -

travées centrales ne dépasse pas une vingtaine de mètres. Pour des p o r -


tées supérieures, seul 'appui central p o u r r a généralement ê t r e de ce
type. Toutefois, en ce q u i concerne l a r é p a r t i t i o n des e f f o r t s entre les
différentes lignes d'appui, l e s r é s u l t a t s d u calcul automatique montrent
q u ' e l l e e s t peu influencée p a r l a nature des appareils d'appui.

- !2u!!rase_broi t-ou- Peu- bi al s L f o n b e - sur-rocser


S i l e nombre de travées e s t p a i r , seule l a ligne d'appui cen-
t r a l e sera du type à section r é t r é c i e de béton. Ci l ' o n u t i l i s a i t Cyale-
Fent des appuis de ce typ- sur les p i l e s adjacentes, celles-ci iisque-
r a i e n t , en r a i s i n de letir r i g i d i t é accrue p a r l'encastrement de l a sentelle,
d ' Gtre t r o p sol 1 i c i t e e s .
S i l e nombre de t r a v e s e s t impair, l e s deux lignes d'appui
centrales peuvent encore recevoir des sections r é t r é c i e s de béton, du
moins t a n t que l a portée de l a travée centrale n'excède pas l a vingtaine
de mètres.

- Ouvrage de b i a i s prononcé.
----- ----------- --__---
Quelle que s o i t l a fondation, s i l ' a n g l e du b i a i s diminue, on
ne conser:. r a , pour les ponts d o n t l e nombre de travées e s t p a i r , que l a
ligne d ' a p p u i centrale en section r é t r é c i e de béton. Si l e b i a i s mécani-
que*descend à 65 grades environ, l'ouvrage sera posé entièrement s u r ap-
p a r e i l s d ' a p p u i en élastomère. Les moments de torsion du t a b l i e r ainsi
que sa tendance à tourner sous l e s e f f o r t s h o r i z o n t a u x risquent,en e f f e t ,
de d e t e r i o r e r l e s sections r e t r é c i e s de béton.

v , ' L 1 I - 1 , + 1 1 , -cloy, , t f, , ' r -

r o u t i e r à t r o i s travées, d ' m e lonciueur t o t a l e maximale d'une 1 -- -3ntaine


de iiietres. Pour celui-ci , 1 1 sera generalement avantageux de prévoir une
a r t i c u l a t i o n en section r é t r é c i e de béton sur une des piles-culées e t sur
la première p i l e adjacente, ce qui permet une économie importinte sur les
j o i n t s de chaussées ; les deux autres lignes d'appui comporteront alors
des appareils d'appui en élastomère f r e t t é . Généralement, l e j o i n t sera
placé à l ' a v a l d u t r a f i c , sauf s i des conditions géotechniques particu-
l i è r e s jouent en faveur d ' u n blocage du t a b l i e r sur l a pile-culée aval.
Les r é s u l t a t s d u calcul automatique montrent q u ' u n t e l choix
des appareils d'appui a une influence négligeable sur l e s e f f o r t s dans
les piles e t les piles-culées.
- ----- _ _ _de_ _ g ---------
Ouvrage r d r i d e largeur et/ou p.r .é.c.o. n. .t r. a. .i n. .t . .transvers?lwient
---------- ..............
Lorsque l a longueur de l a ligne d'appui dépasse une quinzaine
de mètres ou lorsque l e t a b l i e r e s t précontraint transversalement, l a va-
r i a t i o n de largeur de ce dernier iue au r e t r a i t , aux e f f e t s thermiques OU
à l a précontrainte engendrerait au niveau d'une a r t i c u l a t i o n en section
r é t r é c i e de béton des contraintes importantes, susceptibles de provoquer
s o i t 1 a ru; ture de c e t t e derni è r e par ci s a i 11 ement , s o i t 1 ' apparition
de f i s s u r e s à l a surface de l ' i n t r a d o s . Une a r t i c u l a t i o n en section ré
t r é c i e de béton e s t donc déconseillfie en ce c a s e t l ' o n u t i l i s e r a des
a p p a r o - l c d'appui en P l J c t n m P r P
- 15 -

Tassements
-- - - - d ' appui
- - prévisibles.
- - -- - - -
Lorsqu ' u n tassement des appuis de l'ouvrage e s t p r é v i s i b l e ,
ou même seulement plausible, en fonction des caractéristiques du s o l
de fondation, i l f a u t prévoir la p o s s i b i l i t é de relever l e t a b l i e r pour
l e r e c a l e r ou changer l e s appareils d'appui ; dans ce cas seuls des
appareils d'appui en élastomère ou li'bres permettent ce relevage sans
d i f f i c u l t é , ce qui ne s e r a i t p a s l e cas de sections r é t r é c i e s de b i t u n .

La surface de chaque appareil decoule principalement de l a réac-


tion apportée p a r l e t a b l i e r e t du t a u x de t r a v a i l admissible pour 1 ' é -
lastomère. Ce t a u x dépend notamment de l a q u s l i t é de l'élastomère, de
'
1 'épaisseur des f e u i l l e t s élémentaires e t aussi des dimensions en p l a n
de l ' a p p a r e i l . Les dimensions des plaques d'élastomère s ~ r i tv é r i f i é e s p a r
l e programme PP ( 1 ) .

Ce s u j e t n'ayant pas à ê t r e t r a i t é de f a ç o n exhaustive dans


c e t t e pièce ,on se reportera au sous-dossier 3 d u dossier JADE e t Ï * 'le-

t i n Technique n o 4 de la D0A.-A sur l e s appareils d'appui en élastomère


fretté.
b - ...........................
Soctions r é t r é c i e s de béton.
Selon l e b i a i s , l e type de t a b l i e r e t l e type de p i l e , l a
section r e t r é c i e de béton sera s o i t continue, s o i t discontinue.
La section continue e s t à adopter pour l e s ponts-dalles d r o i t s
ou peu b i a i s s i l a p i l e e s t constituée d'un voile unique. Dans tous l e s
autres cas l a section discontinue e s t à prévoir. L'avantage d u noyau con-
t i n u e s t de supprimer l e s e f f o r t s transversaux dans l a d a l l e au d r o i t de
l a ligne d ' a p p u i , d'où d i s p a r i t i o n d u chevêtre incorporé, e t également de
diminuer l e s e f f o v t s de poinçonnement daris l a d a l l e .
La plus p e t i t e dimension du noyau ne descendra pas en dessous
de 3 f o i s environ l a plus grande dimension du granulat, s o i t 7 à 8 cm.
Le béton d ' u n noyau continu ne sera a i n s i généralement pas p l a s t i f i é ,
mais les nombreux exemples construits selon c e t t e technique n ' o n t donné
lieu à aucun désordre e t sont donc parfaitement rassurants. 1

Dans l a mesure d u possible (pour a u t a n t que l ' o n puisse assu-


r e r l a résistance au poinçonnement d u t a b l i e r ) , les noyaux discontinus
seront dimensionnés de t e l l e s o r t e que l a contrainte moyenne d u béton
sous l'ouvrage à vide s o i t au moins de 2000 t/m2 sans q u ' e l l e dépasse
l a valeur de 6000 t/m2 sous l e s surcharges pondérées. Pour l e s p o n t s
d r o i t s ou peu b i a i s , l e s noyaux peuvent ê t r e allongés suivant l a ligne
d'appui en adoptant l a largeur minimale de 7 à 8 cm. Pour l e s ponts
b i a i s , p a r c o n t r e , i l e s t préférable de raccourcir l e s noyaux en auqmen-
t a n t leur largeur jusqu'à une qu:rraine de centimètres, valeur maxiniale
sans doute raisonnable. En cas de b i a i s imoyen (environ 70 grades) uve
solution interiliédiaire donnera s a t i s f a c t i o n .
~- -

( 1 ) En regle générale, i l e s t conseillé de disposer l e G r a n d côté de


l ' a p p a r e i l d ' a p p u i parallelement à l ' a x e de rotation raximale d u t a b l i e r ;
dans l e cas des ponts-dalles, parallelement à l a ligne d'appui. Pour l e s
ouvrages en d a l l e s t r è s b i a i s l a forme des appareils d'appui d o i t ê t r e
proche d u carré.
- 16 -

[Link]. îjombi-e, espacement


__
e t position des appareils d ' a p p u i .
_ _ _ _ ~ _ _ _ _ ~ ~-____-.-

Selon la s t r u c t u r e portée considérée, ces t r o i s paramètres


sont f i x é s "ne varietur" o u , au c o n t r a i r e , peuvent f a i r e l ' o b j e t d'un
choix plus ou moins l i m - i é : c ' e s t ainsi que pour u n pont à poutres, l e
nombi-ê, 1 'espacement e t l a position des points d'appui sont déteriiiinés
p a r :e p l a n de poutraison. I 1 e n v a diffé--lmriient p o u r u n pont-dalle oii
u n certain degré de l i b e r t é e s t possible, mais on ne devra pas perdre
de vue que l e positionnement transversal des appareils d'appui condi-
tionne s o i t l'emplacement des colonnes ou des poteaux, s o i t l a longueur
minimale du (ou des) v o i l e ( s ) assurant l a transmission des descentes de
c h r g e s à l a fondation.
Pour c e t t e recherche, on pourra se baser s u r l e s règles don-
nées ci-après, compte tenu de ce que l e nombre de points d'appui e s t
f i x é , en principe, au cours de l ' é t u d e d u t a b l i e r . I1 y a l i e u toutefois
de distinguer l e s ponts-dalles courants de b i a i s modéré e t l e s ouvrages
t r è s b i a i s d u type r1.R.P.

des points d ' a p p u i correspond à 1/6 environ de l a portée biaise de l a


plus grande travée adjacente ; i l peut ê t r e diminué sans inconvénient s i
l e pont e s t d r o i t ou peu b i a i s . Le nombre de points d'appui é t a n t a i n s i
f i x é , i l r e s t e à d é f i n i r l e positionnement transversal q u i conditionne
s o i t l'emplacement des colonnes ou des poteaux, s o i t l a longueur d u (ou
des) v o i l e ( s ) assurant l a transmission des descentes de charge à l a fon-
datiorl.
Une t éorie simplifiée, basée sur l a recherche de l ' e g a l i t é des
moments f 9 échi ssants dans 1 es sections déterminantes d u chevêtre i ncorpo-
ré, qui peut ê t r e assimilé à une poutre, permet de déterminer une bonne
r é p a r t i t i o n transversale des points d'appui. Ce calcul peut ê t r e mené
t r è s rapidement pour une d a l l e rectangulaire ou quasi-rectangulaire, s i
l ' o n admet que l a densité de charge de l a d a l l e e s t uniforme sur toute
sa largeur, ce q u i p a r a î t t r è s raisonnable pour l e s p o n t s d r o i t s ou peu
b i a i s . I1 d i f f è r e selon que l a ligne d'appui comporte 2 appareils d ' a p p u i
ou davantage.
Si l a ligne d'appui ne comporte que 2 appareils d'appui , l e s
moments d'encorbellement seront é g a u x au moment en milieu de travée.

-I t
-
densité de
surcharge t t t l
p = densité totale
densité de de charge
charge per- l t t t t
-manente

Avec l e s notations ci-dessus, l e moment d'encorbellement a pour expres-

sion - 1'1 e t l e moment au milieu p (TL22 - -1.


L21
p - 2 L3 2
Or! en déduit : L I = -L = O,?F L
16 2
- 17 -

S i l a ligne d ' a p p u i comporte 3 appareils d ' a p p u i ou davantage,


les iiionients d'encorbellement seront égaux aux moi;-cints siir appuis C ( n t i aux.

densite de - ~~
+ 1 v 1 1
surcharge
p r densite totale
densite de
u de charge
charge per- I t t f r

--t
-manente

=
L, 0,45 L2
L2 ++ --___

sur un appui central a pour expression - p L22


L,
To-'

Cependà..t, ces règles ne sont pas inipératives e t i l e s t pos-


s i b l e , sLns nuire au fonctionnement mécanique, de modifier 1 'iiiiplanta-
tion théorique des points d'appui ainsi déterminée. D'après u n calcul
de plaques aux éléments f i n i s d'une p a r t , par l a méthode F1.R.B. d ' a u t r e
p a r t , i l a p p a r a î t que :
- dans l e cas de 2 points d'appui, l a valeur de L i / L 2 peut
v a r i e r de 0,2 à 0,5.

En e f f e t u n calcul de plaques aux éléments f i n i s montre que


dans l e cas de 2 points d'appui, l e s moments en travée s e diffusent plus
que l e s moments d'encorbellement e t intéressent donc une zone plus gran-
de de l a d a l l e ; l e s moments u n i t a i r e s en travée s ' e n trouvent diminués
e t r e s t e n t i n f é r i e u r s aux moments d'encorbellement jusqu'à une valeur
de l a longueur L1 des consoles de l ' o r d r e de 0,15 L2 (ceci sous l ' a c -
tion d'une densité de charge uniforme dans les deux travées de p a r t e t
d ' a u t r e de l a ligne d'appui e t pour un appareil d'appui carré d o n t l e
côté e s t égal au dixième de l a largeur de 1 'ouvrage).
- dans l e cas de 3 points d'appui e t plus, l a valeur de L l / L 2
peut v a r i e r de 0,4 à 0 , 6 ; à ces valeurs correspondent une
variation r e l a t i v e des e f f o r t s u n i t a i r e s dans l e chevêtre
de l ' o r d r e de 10 %.

2 points d'appui

c
- 18 -

r'
3 points d'appui
- ___
i l l

I l
Lorsque l e nomb e de points d ' a p p u i e s t pair e t s i l e t a b l i e r
e s t appuyé sur une s é r i e de voiles multiples recevant chacun deiix appa-
r e i l s d'appui, i l e s t intéressant de grouper ces derniers en les rappro-
chant ; c e t t e disposition présente en e f f e t un double avantaqe : d'une
p a r t sur l e plan économiaue, puisqu'elle permet de réduire ainsi l a lon-
gueur de chacun des v o i l e s , d ' a u t r e p a r t d u point de vue esthétique
puisque 1 'augmentation de l ' i n t e r v a l l e entre voiles conduit à u n ensem-
ble plus aéré. I1 e s t éaalement possible de modifier légèrement l'implan-
t a t i o n des appareils d'appui les plus proches des bords l i b r e s de l a d a l l e
(variation de 1 'ordre de L2/6 de l a distance d aux bords l i b r e s ; c f .
schémas de l a page 1 9 ) . Ces choix sur l e positionnement des appareils
d'appui entraînent naturel lerrent des calculs complémentai !-es pour les
chevêtres incorporés a u t a b l i e r .
Les schémas ci-après montrent, dans l e cas d'un t a b l i e r d r o i t de
10 m de largeur u t i l e reposant par 4 points d'appui sur 2 voiles d i s t i n c t s ,
les r é s u l t a t s obtenus en jouant sur leur espacement e t leur position. Par
rapport à l a disposition théorique 0 , des dispositions t e l l e s que @
e t @ peuvent ê t r e adoptée moyennant des corrections manuelles simples
au projet du t a b l i e r ( c f . [Link] 68 pièce 2.1 5 [Link], [Link] 69 piece
2.1 5 [Link], P S I . D P 78 pièce 2 . 1 5 1 2 ) , l a disposition @ devant ê t r e
considérée comme une l i m i t e en deçà de laquelle i l f a u d r a i t r e s t e r en cas
de biais prononcé.
La disposition 0 pourra sans inconvénient ê t r e adoptée dans
l a plupart des cas où l e nombre de points d'appui e s t pair e t au moins
égal à 4. I1 y a lieu de remarquer à ce s b j e t q u ' à p a r t i r d'une certaine
largeur de t a b l i e r , i l e s t toujours possible de remplir ces conditions
1
concernant l e nombre de points d'appui.
RemPrque : I1 e s t signalé que l ' e f f e t d'un gradient thermique entre les
deux faces d'une d a l l e assez l a r g e , en tendant à f a i r e bomber l a d a l l e
dans l e sens t r a n s v e r s a l , conduit à augmenter l a descente de charge sur
les appareils d ' a p p u i les plus près des bords l i b r e s e t à soulager l ' a p -
pareil d'appui immédiatement adjacent. L'ordre d e grandeur de l a redis-
t r i b u t i o n de charge e n t r e les appareils d'appui l e s plus proches des
bords e s t de ( e n tonnes) :

1 A R = 10 x A e x hd2 pour les appareils d'appui s u r p i l e s

I A R = 5 x A û x hd * pour les appareils d'appui sur culée ou


pi 1e- cul ée .

où A e e s t l a différence de température e n t r e l e s deux faces


e s t l ' é p a i s s e u r de l a d a l l e
hd
AR représente l a variation de descente de charge pour l e s appa-
r e i l s d ' a p p u i les plus proches des hcrds l i b r e s de la d a l l e .
- 19 -

I I

Échelle l/.iOO
- 20 -

c) oalles-a~ec-encorbellements_lateraux.
Dans l e cas de t a b l i e r s en d a l l e rectangulaire ou quasi-rectan-
g u l a i r e , 1 'implantation des appareils d'appui d é c r i t e au paragraphe pré-
cédent e s t à f a i r e indifféremment par rapport à l a largeur u t i l e d u t a -
b l i e r ou p a r r a p p o r t à l a largeur de l ' i n t r a d o s .
Lorsqu'il s ' a g i t d'une d a l l e avec encorbeliements latéraux, les
mêmes principes d'implantation des appareils d'appui sont valables, à
condition de remplacer l a largeur u t i l e du t a b l i e r par une-largeur con-
ventionnelle d ' i n t r a d o s Ji , définie au schéma ci-dessous, qui d i f f è r e
peu en pratique de l a largeur de l a d a l l e rectangulaire équivalente u t i -
l i s é e dans les calculs de t a b l i e r s d a l l e s .

Les aires en grise


sont egales

c! - Ponts~dalleç-tres-bials.
Dans ce type de s t r u c t u r e , l a r é p a r t i t i o n des points d'appui
doit ê t r e l a plus proche possible du modèle de calcul. Elle sera uni-
forme en général, ;le programme M.R.B. ne permettant que des appareils
d ' appui régul i èrement espacés pour 1a pl upart des bi a i s cal cul ab1 es.

Pour les ponts d ' u n b i a i s prononcé, on ne pourra généralement


pas f a i r e en s o r t e que les charges subies par les d i f f é r e n t s appareils
d'appui soient égales. Il sera donc nécessaire de t e n i r compte de c e t t e
inégalité des chaEges dans l e dimepsionnement, sous peine d'écrasement
des appareils d'agpui l e s plus chargés.
Pour l i m i t e r c e t t e i n é g a l i t é de r é p a r t i t i o o , l e s dispositions
examinées précédement peuvent ê t r e à retoucher légèrement, en parti cu-
l i e r pour les piles-culées des ponts-dalles j u s t i c i a b l e s de l a méthode
M.R.B. En e f f e t , bien que l a réaction d'appui maximale s o j t généralement
obtenue par l a charge A ( k! ) ou éventuellement par plusieurs f i l e s de
camions, l a charge supportée par l ' a n g l e obtus de l a d a l l e peut ê t r e
nettement supérieure à l a moyenne, ce qui conduira normalement à réduire
l'encorbellement dans c e t angle. I1 f a u t signaler que l a charge d u deu-
xième appareil d'appui à p a r t i r de l ' a n g l e obtus calculée par l a méthode
M.R.B. e s t souvent négative, ce qui correspond en r é a l i t é à u n soulève-
ment d u t a b l i e r au d r o i t de cet appareil d'appui.

2.2.2. LIAISON AU SOL DE FONDATION.


...........................
La liaison peut ê t r e assurée de plusieurs manières, mais on
distinguera deux types principaux applicables aux ouvrages courants :

- -----------
Par semellejs) e r f i c i e l l e i ? ) - La disposition l a plus
- s -u p---- 7----

courante comporte une seme?le continue you f i l a n t e ) reposant directement


sur l e sol ; selon l e module de déformation de c e l u i - c i , l a semelle peut
subir des rotations sous l ' e f f e t de charges excentrées. Sur sol d u r , on
peut remplacer la semelle unique p a r des semelles isolées, Le niveau
d'appui, qui e s t l a base de l a semelle, e s t généralement peu profond
e t de l ' o r d r e de 2 à 3 m sous celui de l a voie.
Une disposition p a r t i c u l i è r e , u t i l i s é e lorsque l e niveau de
l a couche d'appui s e trouve assez proche du t e r r a i n naturel, mais à
quelque profondeur SOUS l a nappe, consiste à asseoir l a semelle s u r un
massif de béton,, ce qui permet l'exécution à s e c de c e l l e - c i .
- 21 -

- Par _ - - _ou
--_-pieux _ _puits
__---
_ - La fondation e s t constituée par u n en-
semble de pieux (diamètre ,< 0,80 m ) f l u de puits (diamètre > 0,80 m )
pouvant comporter une ou plusieurs f i l e s , chacun des pieux ou puits
r é s i s t a n t en pointe e t (ou) par frottement l a t é r a l ; dans bien des cas,
i l s seront verticaux e t ce n ' e s t que lorsque d'importants e f f o r t s hori-
z o n t a u x seront à reprendre que l ' o n prévoira des pieux inclinés (cas des
culées p a r exemple), ces derniers présentant des sujétions certaines l o r s
de l'exécution.

L'appui e s t généralement r e l i é à l'ensemble des pieux ou des


puits par une semelle ou u n inassif de béton rigide dans lequel i l s sont
pratiquement encastrés ; l e problGme qui se pose alors e s t celui du
niveau de l a semelle, qui sera généralement prévu l e plus h a u t possible
( c f . FOND 72, fascicule 4 , p. 2 7 ) . I1 e s t possible aussi de arouDer les
pieux p a r 2 , 2 ou 4 r e l i é s 2ntre eux p a r une segelle isolée.

Dans c e r t a i n s cas, l'ensemble pieux-semelle constitue à l u i


seul l ' a p p u i , à l'exclusion de toute superstructure : exemple des p i l e s -
culées lorsque l a voie i n f é r i e u r e e s t en déblai e t même parfois lorsqu'un
remblai e s t exécuté à l'avance. Dans d ' a u t r e s cas, l'appui ne comporte
même pas de semelle (piles-colonnes).

2 . 2 . 3 . CONTINUITE
. . . . . . . . . . . .OU. . .DISCONTINUITE . . . . . . . . .VERTICAUX.
. . . .ELEMENTS
. . . . . . . . . . . . . . .DES .......
Les conditions mécaniques sont d i f f é r e n t e s selon que l ' o n a
a f f a i r e à u n voile continu ou à des éléments de f a i b l e longueurtels que
colonnes ou poteaux. Dans l e premier cas, i l n'y auka généralement pas
de problème, tandis que l e deuxième appelle l e s remarques suivantes :
a - Si l a p a r t i e supérieure ne comporte pas de l i a i s o n en t ê t e
par un chevêtre, l e s éléments colonnes ou poteaux sont obligatoirement
disposés au d r o i t des appareils d'appui, ce qui implique u n nombre éle-
vb d ' . ~ l ~ ' m t . r ~stis les appareils d'appui sont eux-mêmes nombreux e t r a p -
prcr-nés.

b - Si l a p a r t i e supérieure comporte u n chevêtre, i l y a l i e u


de distinguer s i celui-ci e s t porteur ou non :
- i ' i l e s t porteur, on peut réduire l e nombre de colonnes ou
de poteaux, mais l e chevêtre devra ê t r e dimensionné de façon à assurer
l e t r a n s f e r t des descentes de charge t e l l e s que 1 , 2 , 4 e t S. 11 e s t
a l o r s possible d ' u t i l i s e r l e chevêtre pour y appuyer l e c i n t r e l o r s de
l a construction d u t a b l i e r .
- 22 -

- s ' i l n ' e s t pas porteur, mais constitue un simple entretoise-


ment, on se trouve ramené au cas où i l n'y a pas de chevêtre ; l e chevê-
t r e doit cependant ê t r e dimensionné pour r é s i s t e r a u x e f f o r t s éventuel-
lemePt transi;:is p a r les vérins u t i l i s é s pour soulever l e t a b l i e r lors des
changements d'appareils d'appui.

2.2.4. RIGIo'TE_o-~s_LE-sEN~-~~~~s~~~~~~.
Cette condition d o i t permettre à l'appui e t au t a b l i e r de ré-
s i s t q sans dommage e t sans déformations notables à des tassements d i f -
f é r e n t i e l s provenant s o i t d' u n excentrement important des charges rou-
t i è r e s , s o i t plus couramment d'un manque d'homogénéité du sol q u i s e
t r a d u i r a i t par une différence de portance ou d ' é l a s t i c i t é entre deux
zortes voisines de l a fondation. Cette condition, en principe sans objet
dans l e cas de fondations profondes(sauf éventuellement en cas de pieux
f l o t t a n t s ) , e s t à prendre en considération l o r s q u ' i l s ' a g i t de fondations
s u p e r f i c i e l l e s , excepté l e cas assez r a r e d'une f o n d a t i o n d i r e c t e sur
rocher ; i l y a l i e u de distinguer cependant l e s appuis constitués p a r
des voiles e t ceux coinporLc*t des colonnes ou des poteaux.
[Link]. - -
CTS dc; i p p i i i s 2 b a s e-de v c i l~-
~ ec.
C ' e s t l e c a s l e nlus fréquent des p i i e s .

1 2 3
1 voile 2 voiles simples 2 voiles + chevêtre

I
I

I zone à raidir \i 'semelles isolées

S i l ' a p p u i comporte u n seul voile ( f i g . l ) , ce dernier f a i t


évidement o f f i c e ' de raidisseur.
Si l'appui comporte deux ou p lusieurs voiles ( f i g . 2 ) , ces der-
niers. peuvent reposer s o i t sur une seme l e unique, soit sur des semelles
isolées.
Seule l a première disposition permet d ' a s s u r e r l a r i g i d i t é
transversale de 1 'appui en 1 'absence de chevêtre à l a p a r t i e supérieure,
mais i l y a u r a l i e u généralement de ren orcer la semelle dans l a zone
comprise entre l e s voiles.
Si u n chevêtre e s t prévu à 'la p a r t i e supérieure ( f i g . 3 ) , en
vue d ' a s s u r e r notamment u n t r a n s f e r t de charaes en wovenance du t a -
3 b l i e r , on peut envisager une fondation p a r sémelles' i s o l é e s , sous ré-
serve de dimensionner l e chevêtre de façon à r é a l i s e r une liaison e f f i -
cace e n t r e les voiles.
- 23 -

~ de Poteaux.
[Link]. Cas des appuis 0. hace de c o l o n n ~su
C'est l e cas fréquent des piles-culées.

Des zones de moindre portance peuvent se manifester, s o i t vers


les extrémités, s o i t dans l a zone centrale de l'appui ; aussi y - a - t - i l
lieu de r a i d i r l'appui dans sa t o t a l i t é . Lorsque l'appui comporte, comme
c ' e s t s,ouvent l e cas, deux éliiirients horizontaux - à savoir une semelle
e t u n chevêtre -, l a question se pose de décider leauel assurera ce r ô l e
de raidisseur ( i l e s t 'généralement inopportun en e f f e t de f a i r e p a r t i c i -
per l e s deux) : on peut é r i g e r en principe que ce d o i t ê t r e l'élément
résentant l a section de plus ~ ~ grande
_ _ hauteur. Trois cas peuvent se pré-
Senter, concernant i e s piles-cuiées .

hldrnent raidissaur

La semelle devra normalement à e l l e seule assurer ce r ô l e de


r a i d i s s e u r , qui sera r é a l i s é l e plus souvent par une nervure à sa p a r t i e
supéri eure.
- 24 -

se tradui t par 1a-condi t i on h, 3 1.25 h t

En ce cas, chevêtre e t semelle subiraient a p r i o r i des e f f o r t s


d u même ordre e t l ' o n peut-dcnc envisager de c h o i s i r l'un ou l ' a u t r e pour
assurer ce rôle de r a i d i s s e u r .

c - --- ------__---
L'appui -----_-----
e s t d u t i p e-- pile-culée apparente,
-r----I c'est-à-dire c
que l a p a r t i e supérieure émerge du t a l u s : les dispositions correspon-
dantes sont indiquées aux schémas ci-dessous.

En ce cas, l a p a r t i e supérieure, constituée par l e chevêtre


associé au voile de l a face a v a n t , e s t normalement à c h o i s i r pour assu-
r e r l a [Link]é de l'ensemble e t i l convient que son f e r r a i l l a g e s o i t
prévu en conséquence.
2 . 2 . 4 . 3 . Dimensionnement de I'éléKent raidisseur.
1 - .L'ensemble
. . . . . . . . . . .de
. . . l.a. . semelle
. . . . . . . . .e.t. .de
. . .l.a. .nervure
. . . . . . . . .constitue
. . . . . . . . . .l.l.é l é -
ment-ra!.disseur-
Cet ensémble peut ê t r e assimilé à une poutre de hauteur h in-
déformable, d'une p a r t sur l a l o n y e u r e 4 séparant deux voiles ou colonnes
- 25 -

e t , d ' a u t r e p a r t , s u r toute sa lonqueur vis-à-vis d'une i r r é q u l a r i t é


du sol de fondation. I1 en r é s u l t e deux conditions de r i y i d i t é qui peu-
vent s'exprimer p a r des règles simples.
a - La première conduit dans l e s cas courants à
I-1 h = h c + hn = 0,4 e,

. hs
Lorsque l e poids de t e r r e s surmontant l a sepelle i n t e r v i e n t de
façon prépondérante dans l a charge t o t a l e appliquée à l a sernelle l a hau-
teur h peut ê t r e réduite à

b - La deuxième condition de r i g i d i t é de l a semelle e s t à


considérer lorsque l e s o l de fondation e s t i r r é g u l i e r . La semelle de
fondation e s t alors soumise à des e f f o r t s importznts dms l e s s e c t i m s
perpendi cul ai res aux 1 iqnes d' appui.
Les e f f o r t s de flexion supplé[Link] dans l a semelle sont
fonction de l ' i r r é q u l a r i t é d u t e r r a i n , caractérisée p a r l e c o e f f i c i e n t
C I R , donnée du programme PP e t de l a géométrie des ouvrages. En première
approximation les formules siri vantes permettent de déterminer 1 a hauteiir
minimale h de l'élément raidisseur :

avec Lu : largeur u t i l e du t a b l i e r
L : l a plus grande portée b i a i s e adjacente à l a licye
d ' appui considérée.

avec Ls e t Bs : dimensions en p l a n de l a semelle


Pt : hauteur de t e r r e s ~ , ~ , i ~ r i i dl aq ts e w l 1 e .
Exerrple - S o i t u n ouvraqe de 18 iii de 1arFeiir e t ?e 25 111 de pot tee f o n d é
çur U r i s o l t r è s hétérogène caractérisé par u n coefficient d ' i rréqulari té
du t e r r a i n CIR é g a l à 1 , 5 ; c e t t e règle conduit à une hzuteur minimale
sexelle t nervure de 1,50 m.

Les hauteurs définies précédemment pour l'ensenble seinelle


-+ nervure s'appliquent à la hauteur h c d u chevêtre s i l ' o n a choisi l e
chevêtre comme élément raidi s e u r .
- 26 -

3 - Justlflcatlons-bu-bl~~ns~~nn~~~~~-
Les e f f o r t s de flexion supplémentaires dans l a semelle sont
fonction du défaut de portance considéré dans l e s calculs. Le proqramme
PP considère en e f f e t pour les appuis de plus de ? co1,onWsou f û t s u n
défaut de portance ayant les caractéristiques suivantes ( c f . pièce 2 . 1
p . 51) :

- i l a f f e c t e toute l a largeur de l a senelle


- sa longueur l d e s t fixée par l e programme à 2 m y valeur choi-
s i e comme é t a n t à l ' é c h e l l e d'un appui de p o n t courant.
- l a pression y e s t constante e t égale à (2 - CIR) pjm
Dans ces c o n d i t i o n s , l ' e f f o r t de flexion maximal dans l a se-
melle e s t en première approximation égal à
R . 1
M = (CIR - 1) T~ ( 3 )

R é t a n t l a réaction d'appui maximale au niveau de l a fondation.

Pour reprendre ce Foment de flexion par une section rectangu-


l a i r e de béton armé de laroeur b e t de hauteur u t i l e h' armée au f e r r a i l -
lage optimal, avec des contraintes admissibles des matériaux de 1000 t/m2
pour l e béton e t 26 667 t/m2 pour l ' a c i e r , i l f a u t que

M/bh'* = 158,4 t / m 2 (4)

Les formules (1) e t (2) d o n n a n t l ' é p a i s s e u r h de l'élément r a i -


disseur se déduisent des formules ( 3 ) e t ( 4 ) en y introduisant des valeurs
usuelles pour des ponts courants :
- épaisseur de la nervure : 0,60 à 0,80 m

- hauteur u t i l e = 0,9 x hauteur t o t a l e ( h ' = 0,9 h)


- l a réaction d'appui s u r p i l e e s t voisine d u produit de l a
surface u t i l e de l a travée l a plus lonpue p a r une densité de charge de
3 t/m2.

- l a réaction d'appui a u niveau de l a fondation pour les piles-


culées e s t essentiellement due a u poids des t e r r e s surmontant l a semelle.
- 27 -

2.'2.5. ........................................................
APTITUDE A RESISTER A UN CHOC EVENTUEL DE VEHICULE LOURD.
Cette condition e s t à rechercher uniquement pour l e s appuis
intermédiaires. I1 y a l i e u de distinguer deux cas, selon que l a p i l e
e s t constituée par des voiles ou des colonnes : l e s schémas ci-dessous
montrent ces deux cas.

1" cas z'"'* cas

. .i.l .e.s. . . .baie


P . . . . . de
. . . voiles.
. . . . . L'expérience a montré que l e s p i l e s constituées
par des voiles r é s i s t e n t bien à un choc frontal de camion (véhicule A ) ;
dans l e cas où l e choc s e produit sous un certain angle (véhicule B) i l
y a vraisemblablement redressement du véhicule l e long de l a paroi cons-
t i t u é e p a r l e v o i l e , dont l e s dommages r e s t e n t l i m i t é s .
PjJWi-~!bg~~-~g @mng?. Un choc f r o n t a l peut être t r è s dommageable,
voire catastrophique pour l'ouvrage, surtout s i l e s colonnes sont de
p e t i t diamètre ; un choc l a t é r a l peut être presque aussi grave, car l e
véhicule B, au l i e u de g l i s s e r l e long de l a p i l e comme précédemment, a
tendance à venir s ' e n c a s t r e r e n t r e deux colonnes.
EN CONSEQUENCE, ON EVITERA LES PALEES A COLONNES DE PETIT DIAMETRE POUR
LES APPUIS VOISINS DE TOUTE V O I R I E PARCOURUE PAR U N TRAFIC INPORTANT ET
-
RAPIDE (disons à t i t r e de simple ordre de qrandeur 5000 v ./ -i en dehors
des agglomérations).

On trouvera, ci-après, les 'photographies des dommages causés


par u n accident survenu en Septembre 1973 à une p i l e d ' u n pont franchis-
sant une RN à 3 voies.
- 28 -

C e t t e p i l e é t a i t c o n s t i t u é e de colonnes de 60 cm de d i a m è t r e ,
armées en s e c t i o n c o u r a n t e de 12 f e r s TOR de 25 mm de d i a m è t r e . La p i l e
é t a i t donc armée à 2 %,ce q u i c o r r e s p o n d aux recommandations du p r é c é -
d a n t d o s s i e r PP dans sa m i s e à j o u r de J u i n 1966. L e p o i d s du camion
c i t e r n e é t a i t de 35 t o n n e s e t sa v i t e s s e probablement s u p é r i e u r e à
SO km/h. L'angle de choc é t a i t de 27" ( s u i t e d'un accrochage : l e v é h i -
c u l e a t r a v e r s é l a r o u t e e t s ' e s t b l o q u e c o n t r e une c o l o n n e s i t u é e à sa
gauche).

Une c o l o n n e a é t é cassée en h a u t e t en bas e t l e c h e v ê t r e fendu.


On p e u t p e n s e r que s i l e p o n t a v a i t é t é moins l a r g e e t ses colonnes moins
. r o b u s t e s , il a u r a i t eu de grandes chances de s ' e f f o n d r e r à l a s u i t e de
c e t a c c i d e n t . I1 en a u r a i t p e u t - ê t r e é t é d e même s i une c o l o n n e extrême
de l a p i l e , e t non une i n t e r m é d i a i r e , a v a i t é t é a t t a q u é e .

Fissuration d~uchevetre
On peul voir la protection
des wlonnes de l'autre cote:
glissières à 1,lO rn devant
les colonnes, fixbes par I.P.N.
de 120.

Schéma m o n t r a n t l e f o n c -
t i o n n e m e n t mécanique de
l a p i l e détériorée.
- 29 -

Des accidents de ce type nous o n t conduit à r é f l é c h i r à nouveau


s u r les conséquences que peut avoir u n choc accidentel d'un véhicule sur
une p i l e de p o n t . Aussi, dès Avril 1974 l a mise à jour d u CPS-type r e l a -
t i f a u x ponts courants en b é t o n armé e t en b é t o n précontraint a précisé
dans son a r t i c l e 3.05.242 q u ' i l convenait pour certains ouvrages de prendre
en compte une action accidentelle de calcul correspon+ant a u x chocs de
poids lourds pour l e s appuis voi.-ins d'une v o i r i e à circulation importan-
t e e t rapide.
Après examen de cas r é e l s de chocs sur les appuis des ouvrages
(accidents e t expérinentation), de l a rérilerre!!tation étrangère e t de l ' é t u d e
de l a probabilité d'occurrence des chocs sur les p i l e s rie p o n t , on s ' e s t
efforcé d'élaborer une doctrine d'ensemble à ce s u j e t . C ' e s t ce qui f a i t
l ' o b j e t de l a pièce 1 . 3 . 3 d u présent dossier, qui distingue les d i f f é r e n t s
cas à considérer e t précise les dispositiuns à prévoir dans ces d i f f é r e n t s
cas (calcul sous t e l ou t e l e f f o r t nominal, ou disposition constructive
minimale). On s ' y reportera p o u r p l u s de d é t a i l s t o u t en n o t a n t qu'en
l'absence de règles o f f i c i e l l e s à ce s u j e t , c e t t e pièce n ' e s t qu'une re-
commandation d u S . E . T . R . A . , constituant u n esçai d'homogénéisati,n des
règles de l ' a r t précédemment admises.

_c< ....... - .

k L i d e n t >uivenu eii ULtvbre 1071 hur u t i t 1110- d ' d l J [ i d i a


constituée de colonnes de 0,50 m de diariiètre.

C'est pourquoi o n peut affirmer que l s : i l u t i o n l a plus nor-


male en !.'état a c t u e l de l a technique r e s t e l'empj-oi de p i l e s formées
d'un ou plusieurs v o i l e s , é t a n t bien entendu que ceux-ci devront ê t r e
convenablement armés.
L'écart de coût entre une palée en colonnes e t une p i l e en
voile (continu ou discontinu) e s t d u r e s t e t r è s f a i b l e .
On peut ajouter que diverses dispositions de d é t a i l sont de
nature à mettre une p i l e mieux à même de r é s i s t e r en cas de choc ( d i -
mensions des voiles u n i t a i r e s , présence e t forme d'un soubassement,
adjonction d'une l i s s e , l i a i s o n en t ê t e , e t c . . . ) .
- 30 -

Un aménagement de l a p a r t i e inférieure sous l a forme d'une


murette continue d'environ 1 m à 1,20 m de hauteur vue e t enrobant l e s
colonnes ou l e s poteaux é v i t e r a l e risque d'encastrement d'un véhicule
entre deux de ceux-ci, t o u t en l e s protégeant p a r s o l i d a r i s a t i o n de
1 'ensemble. Cet améragement, peu s a t i s f a i s a n t au stade de l a conception
O U de l a construction, e s t à reserver, f a u t e de mieux, pour l e s s i t u a -
tions existantes. tc-- +cl,:-< C C P tncls I\prsl P C ' ; ~ ? r i - i i ~ r s ~ Ii "i O~P + W ~ L
un t e l d i s p o s i t i f applique à des colonnes e t à des poteaux.
z

E n résumé, on peut déduire de ce qui précède que s i au stade de


l a conception l e cas d'une p i l e constituée de voiles ne pose guère de pro-
blèmes, en revanche celui d'une p i l e comportant des colonnes mérite une
attention p a r t i c u l i è r e e t appel l e les remarques suivantes :
- s i l a valeur des e f f o r t s internes donnés par l e programme
de calcul automatique PP 73 montre que les dimensions habituelles (0,60 m
de diamètre p o u r les colonnes cylindriques) sont suffisantes e t souvent
surabondantes en service normal, i l n'en va plus forcément de même en
cas de choc d i r e c t , e t l a dimension de 0,60 m e s t souvent à considérer
comme insuffisante ;
- corrélativement, une augmentation de diamètre peut poser des
'

problèmes d'implantation sur terre-plein c e n t r a l .

. . . . . . . . . . . . .DE
2 . 2 . 6 . POSSIBILITE . . . . . . . . .FACILEMENT
. . . CHANGER . . . . .APPAREILS
. . . . . . . . . . . LES . . . . . . . . . .D. '.A. P. P U I .
Les appareils d'appui en élastomère f r e t t é , e t plus p a r t i c u l i è -
rement ceux comportant u n p l a n de glissement ( t é f l o n ) , ne seront pas
é t e r n e l s ; i l s doivent donc d'abord ê t r e s u r v e i l l é s . I1 f a u t pour cela que
l ' a c c è s s o i t a i s é au personnel d ' e n t r e t i e n e t que l e s appareils soient
f a c i l e s à observer (mesures des d i s t o r s i o n s , de l'écrasement des appareils
d'appui , de leur déplacement éventuel, . . . ) .
- 31 -

I1 f a u t et-suite que l e remplacement d e i appareils d ' a p p u i s o i t


possible ; pour cela l'appui ( e t naturellement aussi l e t a b l i e r ) d o i t
pouvoir s ' y prêter. Comme i 1 e s t nécessaire de soulever l e t a b 1 i e r à
l ' a i d e de vérins convenablement placés, i l e s t d ' a b o r d souhaitable que l e s
dimensions en plan de l'appui en t ê t e permettent de placer les vérins
(condition qui peut ê t r e déterminante pour les dimensions en t ê t e d'appuis
du type colonnes ou poteaux), e t que l ' o n dispose d'une hauteur l i b r e suf-
f i s a n t e e n t r e l e t a b l i e r e t l ' a p p u i . I1 convient ensuite que l'appui puisse
supporter l e s réactions correspondantes des vérins de soulèvement du t a -
b l i e r ; en p a r t i c u l i e r , dans l e cas de colonnes surmontées d ' u n chevêtre,
ce dernier devra ê t r e dimensionné e t f e r r a i l l é en conséquence ( c f . 1.3.2
$ [Link]).

La pièce 1.4.1 d é f i n i t une disposition type perniettant u n accès


aise aux appareils d ' a p p u i e t leur remplacetrent éventue? -.ans de bpnnes
conditions.

-
2 . 3 . COPIDITIJNS ECOI401.1IQCES.

Une f o i s s a t i s f a i t e s l e s conditions fonctionnelles e t necani-


ques, i l y a lieu de rechercher parmi toutes les solutions possibles -
e t e l l e s sont parfois nombreuses - c e l l e s qui s'avèreront l e s plus in-
téressantes du point de vue économique.
I1 ne s ' a g i t pas, en règle générale, de chercher u n optimum
absolu, mais de sélectionner l e s qùelques dispositions générales ( d i s -
t r i b u t i o n des volumes) qui ne présentent pas entre e l l e s de différences
de coût s i g n i f i c a t i v e s : à t i t r e d'ordre de grandeur,pas plus de 2 % du
coût t o t a l des ouvrages. Pour cela on s ' a i d e r a des pièces 1.2 e t 1.3.1.

S i l ' o n a a f f a i r e à u n l o t d'ouvrages, on admettra pour cer-


t a i n s des différences jusqu'à deux f o i s plus grandes, de manière à sé-
lectionner des solutions types communes à u n certain nombre d'ouvrages,
':'-r? 3 t 3 L l t 12 l o t .

En t o u t é t a t de cause, les solutions dojvent r e s t e r simples,'


sans complications i n u t i l e s , e t on é v i t e r a l e surdimensionnement, dans
l a mesure où les incertitudes [Link] c e r t a i n s points t e l s que l e s
fondations auront é t é levées; d a n s toute l a mesure du possible, on cher-
chera à standardiser les formes e t les dimensions.

2.4. CONDITIONS ESTHETIQUES.


A l a différence des précédentes conditions fonctionnel l e s ,
mécaniques, économiques q u i jouent l e plus souvent u n rôle déterminant
dans l a conception e t l e choix des appuis, l a prise en considération du
facteur esthétique e s t souhaitable dans tous l e s cas, mais â des degrés
divers, selon l e type d'ouvrage e t leur environnement.
- 32 -

S ' i l s ' a g i t d'ouvraqes courants, sans Droportions anoriiialcs,


dp q n l t ; + i . t w - ,A'.<: cnnq11pc , ! , . ' , - , p + i q f a i ç 7 c t c T
017 [ i i u ~ t ' j r , , r : j v p r

Bien entendu, i l en va différemnent des ouvrages d o n t l'iiiipor-


tance o i l l'environnement appellent une recherche spéciale dans l e domaine
de l ' e s t h é t i q u e ; l ' i n t é r ê t de c e t t e recherche e t l e s raisons qui l a mo-
t i v e n t sons analysés ci-après.

La recherche esthi-ticue - - Architecture des appui?.


~

Les appuis s o n t , avec l e t a b l i e r , l ' u n des principaux éléments


v u s des ouvrages d ' a r t ; leur étude. s u r l e plan de l ' e s t h é t i q u e revêt
donc une importance toute p a r t i c u l i è r e .
Dans c e r t a i n s ouvrages l e s appuis deviennent, p a r leur nombre
ou 1,eurs dimensions, l'élément peut ê t r e le plus apparent e t leur réus-
s i t e e s t déterminante dans 1 'aspect f i n a l .
- 33 -

.
Les appuis peuvent présenter une grande v a r i é t é d ' a s p e c t , d'abord
par l e u r volume général, ensuite par l e s proportions e t l a forme de chacun
d'eux, par l a nature de l e u r parement enfin.
Le volume des appuis d o i t ê t r e déterminé dès l a première phase
de l ' é t u d e de l'ouvrage c ' e s t - à - d i r e au niveau d u c h o i x du p a r t i ( c f .
GUEST 69, p. 1 5 ) , qui d o i t ê t r e l a concrétisation de l ' i n t e n t i o n esthé-
tique préalablement d é f i n i e en fonction du s i t e e t des caractéristiques
d u franchissement. Le schéma ci-après d é f i n i t c e t t e démarche.

Site Etude
Caracterigtiques - Choix du parti - Recherche d'une - des
du franchissement solution technique appuis

I1 apparaît de t o u t e é v i d e n c e q u u t u d e des appuis ne s a u r a i t


ê t r e dissociée de c e l l e d u t a b l i e r .
Le Maître-d'oeuvre peut, en e f f e t , vouloir créer u n c e r t a i n
rapport e n t r e l'élément porté - l e t a b l i e r - e t l'élément porteur - les
appuis - e t s i , parmi l e s dimensions q u i définissent l e volume général
des appuis, l a hauteur e s t imposée par les caractéristiques géométriques
du franchisseiient, l a longue-r, pour sa p a r t , dépend en grande p a r t i e du
p r o f i l transversal d u t a b l i e r q u i , lui-même, peut v a r i e r suivant l a struc-
t u r e adoptée.

Ainsi, pour u n t a b l i e r de largeur donnée, on pourra obtenir


des volumes d'appui t r è s d i f f é r e n t s suivant l e type de s t r u c t u r e u t i l i s é
( d a l l e pleine de section rectangulaire, d a l l e avec encorbellements, d a l l e
nervurée, poutres, caissons, e t c . . . ) .
Le non-respect de ces principes conduit l e plus souvent à des
r é s u l t a t s fâcheux,qui auraient pu ê t r e é v i t é s si l e maître d'oeuvre a v a i t
pensé aux appuis l o r s q u ' i l c h o i s i s s a i t l a s t r u c t u r e d u t a b l i e r . Par a i l -
l e u r s , i l arrive que l e maître d'oeuvre ne s ' i n t é r e s s e qu'au t a b l i e r e t
néglige l e s appuis, dans l a mesure où ceux-ci ne posent pas de problèmes
techniques importants. Les i l l u s t r a t i o n s qui suivent donnent quelques
exemples de r é a l i s a t i o n s discutables.
- 30, -
- 35 -

Pour montrer combien c e t t e recherche peut ê t r e importante au


niveau d u choix du parti, on peut prendre 1'exeKple du franchissement
d'une autoroute en déblai moyen pap une voie d'une dizaine de metres de
largeur ; pour peu que l e déblai règne sur une longueur notable, l ' i w
pression e s t c e l l e d'une s o r t e de couloir monotone. Cans U P t e l s i t e , on
aimerait c h o i s i r un type d'ouvrage d o n t l e s appuis, p a r leur v e r t i c a l i t é
e t l e u r élancement, contrasteront avec l e s lignes horizontales que cons-
t i t u e n t l a c r ê t e e t l e pied des t s l u s .

La deuxième phase de l ' é t u d e de l'ouvrage consistera donc à


r e t e n i r , parmi les différentes strucfures techniquement e t économiquement
envisageables, c e l l e q u i répond l e mieux à 1 ' i n t e n t i o n esthétique précé-
demment définie ; dans l e cas présent une d a l l e avec encorbellements, t o u t
en d o n n a n t au t a b l i e r un aspect assez l é c e r , conduit à des appuis r e l a t i -
vement courts, ce q u i permettra d ' o b t e n i r , à l ' i n t é r i e u r d u volume ainsi
d é f i n i , l e s appuis é l a n c é s souhaités.

Cependant, les différentes configurations de franchissement


étsnt nombreuses, il n ' e s t pas possible de donner de5 regles précises;
on peut surtout énoncer quelques. principes e t donner des conseils q u i ,
à l ' i n t é r i e u r des contraintes l i é e s au franchissement en fonction de
l a s t r u c t u r e du t a b l i e r , aideront l e projeteur dans son étude des appuis.
On trouvera à l a pièce 1.1.2 des indications à ce s u j e t .
- 36 -

2.5. CONDITIONS DE CALCUL AUTOMATIQUE PP.R L E [Link] PP 73.


__ __

Le programme PP 73 (sous-dossier 2 ) permet l e ca cul automa-


tique des appuis des t a b l i e r s continus de 2 à 6 travées, à d a l l e ou à
poutres en béton armé ou précontraint, ou à ossature mixte Sont exclus
les ouvrages à travées indépendantes, dans lesquels l e s pi es intermé-
d i a i r e s comportent deux lignes d'appui auxquelles correspondent des réac-
tions excentrées variant séparément l ' u n e de 1 ' a u t r e .

Ce programme s'appl ique en principe aux ponts d r o i t s ou peu


b i a i s ( 7 0 graqes au maximum), r e c t i l i g n e s ou lég6rement courbes.
En e f f e t , l e programme PP ne considère que les déplacements e t
rotations perpendiculaires aux 1 ignes d'appui , auxquels correspondent uvi-
quement des flexions non déviées des f û t s . I1 en r é s u l t e :
- que l e calcul des ouvrages b i a i s par l e programme PP e s t ap-
proché, les calculs é t a n t effectués en supposant que la r i g i d i t é de l ' a p -
pui dans l e sens p a r a l l è l e à l a ligne d'appui e s t infiniment grande devant
c e l l e dans l e sens perpendiculaire à l a ligne d'appui (cetteapproximation
e s t d ' a u t a n t Foins bonne que l e b i a i s ' e s t plus prononcé);
- que l e programme de calcul PP ne permet pas l e calcul des
ouvrages de biais t r è s variable, de b i a i s prononcé e t ( o u ) de courbuke
importante.
Dans ces derniers c a s , i l y aura lieu de calculer pour chaque
appui les déplacements dans les deux directions : p a r a l l è l e e t perpen-
d i c u l a i r e à l a ligne d'appui e t les flexions déviées qui en r é s u l t e n t
dans les f û t s ; ces calculs devront ê t r e effectués s o i t manuellement,
s o i t à l ' a i d e d ' u n programme général de calcul de s t r u c t u r e s , p a r exem-
ple u n programme de calcul de réseaux de poutres.
Ce programme a é t é prévu pour ê t r e u t i l i s é surtout dans les
cas d'ouvrages courants e t pour des appuis de caractéristiques géomé-
triques standard, à savoir :-
- sections horizontales rectangulaires dans l e cas de voiles
ou de poteaux,
- sections horizontales c i r c u l a i r e s ou e l l i p t i q u e s dans l e cas
de colonnes,
- arêtes r e c t i 1 ignes ,
- présence éventuel l e d ' u n f r u i t sur les différentes faces.
I1 peut néanmoins ê t r e u t i l i s é pour des appuis de caractéris-
tiques non standard, sous réserve d a remplacer les appuis r é e l s par des
appuis simulés mais normalisés ayaric des caractéristiques mécaniques
équivalentes ; t o u t e f o i s , l e s appuis réels ne devront pas présenter de
discontinuités de forme dans l e sens vertical e t l e s variations de sec-
tion y seront t r è s progressives. Une méthode pour déterminer un appui
équivalent e s t donnée page suivante.
Ce programme assure notamment :
- l a vgrification e t l e dimensionnement éventuel des appareils
d'appui en élastomère f r e t t é ainsi que des semelles;'
- 37 -

- l a détermination des pressions maximales d u sol sous les se-


melles et/ou des e f f o r t s dans l e s pieux ;
- l e calcul des e f f o r t s dans les semelles e t dans l e s f û t s ;

- l e calcul des sections d'armatures principales dans l e s se-


melles e t dans les f û t s .

Un t e l appui e s t obtenu moyennant de légères modifications de


l a géométrie de l'appui r é e l .
Un exemple en e s t donné au schéma ci-dessous : l a section in-
f é r i e u r e du f û t e s t u n rectangle,et l a section supérieure e s t constituée
par deux trapèzes raccordés p a r l e u r grande base ; l e passage de 1 'une
à l ' a u t r e se f a i t par des faces planes t r i a n g u l a i r e s e t trapézoïdales,
d o n t certaines comportent un f r u i t .

L'appui équivalent se déduit de


1 'appui réel p a r les transformations
suivantes :
- toute section extrême d u f û t non rec-
tangulaire - base ou sommet - e s t rem-
placée p a r un rectangle f i c t i f de même
a i r e e t même i n e r t i e (rectangle A B C D
pour l a section supérieure, dans l'exem-
ple ci-contre)
- l e s arêtes du f û t équivalent sont, cons-
t i t u é e s par l e s d r o i t e s j o i q n a n t les som-
mets des rectangles i n f é r i e u r e t supérieur.

Si l e s sections r é e l l e s extrêmes sont. t r è s d i f f é r e n t e s , on véri-


f i e r a que l e s caractéristiques géométriques e t mécaniques de l a section
horizontale f i c t i v e à mi-hauteur d i f f è r e n t peu de c e l l e s de la section réel-
l e correspondante ; pour l a plupart des formes proposées au catalogue des
modèles, c e t t e difference r e s t e inférieure à 5 %, ce qui a peu d'incidence
sur l e calcul.
Enfin,.on comparera l e volume de l'appui équivalent à celui de
1 'appui réel : ces deux volumes devront ê t r e peu d i f f é r e n t s . I1 r e s s o r t
d'une étude f a i t e s u r un appui du modèle représenté ci-dessus que l e vo-
lume de l'appui équivalent dans ce cas d i f f è r e d'environ 3 % d u volume
r é e l , ce qui e s t t o u t - à - f a i t acceptable.
*I

2 . 6 . IMTERDEPENDAMCE APPUIS-TABLIE!?S.
6 Dans l a plupart des cas d'ouvrages courants, l ' é t u d e du t a b l i e r
précède c e l l e des appuis ; ces derniers seront conçus e t dimensionnés en
fonction d'une p a r t des descentes de charges e t e f f o r t s horizontaux ap-
portés par l e t a b l i e r , d ' a u t r e p a r t de l a largeur b i a i s e de l ' i n t r a d o s
q u i délimite l a longueur maximale de l a l i y e d'appui. I1 y a cependant
des exceptions à c e t t e manière d e ' f a i r e , e t i l e x i s t e des cas de franchis-
sement dans lesquels l ' é t u d e d u t a b l i e r ne s a u r a i t ê t r e d i s j o i n t e de c e l l e
des appuis (ouvrages urbains ou en zone d'échangeur p a r exenple), pour l e s -
quels une conceptSon d'cnscniblc - t a b l i e r c t appui2 - c s t néccssairc.
/ I

Une solution classique c o n s i s t e r a i t à f a i r e reposer l e t a b l i e r


du type en d a l l e simple rectangulaire sur des appuis disposés parallèle-
ment à l a voie franchie ; mais c e t t e solution présenterait deux inconvé-
nients, 1 ' u n d ' o r d r e géométrique puisque l e s longueurs d'appui sont d i f -
férentes, l ' a u t r e d'ordre mécanique l i é au f a i t que l e b i a i s e s t varia-
b l e en t o u t p o i n t .

Une aqtre solution consiste alors à cc,ni2voir des appuis ponc-


tuels constitués d'une simple colonne de gros diamètre, s u r lesquels re-
posera u n t a b l i e r ~ 2 2d a l l e à larges encorbellements ; ainsi les problèmes
géométriques e t :ii:'caniques évoqués ci-dessus s o n t - i l s résolus. Bien en-
tendu, l e s deux solutions doivent alors ê t r e comparées au point de vue
économique, l a différence de coût p o u v a n t dépendre largement des divers
paramètres (rayon , bi ai s moyen , 1 argeur , . . . ) .
On pourrait multiplier les exemples de ce genre, où une con-
ception d'ensemble - t a b l i e r e t appuis - s'impose. Dans d ' a u t r e cas, s i
une conception d'ensemble ne s'impose pas impérativement,elle peut néan-
moins se révéler fructueuse e t conduire,par exemple,à se donner des con-
ditions pqrticulières pour l e t a b l i e r t e l l e s que l a présence d'encorbel-
lements, ou encore une r é p a r t i t i o n des points d'appuis u n peu d i f f é r e n t e
de c e l l e qui s e r a i t l e r é s u l t a t d'une étude du seul t a b l i e r .
- 39 -

3, CONCEPTION ET CHOIX DES APPUIS

Les problèmes généraux concernant les condi t i cns d'appui o n t


é t é définis e t analysés dans c e t t e première pièce 1.1.1. I1 y ;1 l i e u main-
tenant d'aborder - à l a f o i s sur l e p l a n de l a Conception e t sur celui
des choix à f a i r e - les problèmes spécifiques à cha'cune des deux grandes
catéqories d'appui envisagées, à savoir :

- les appuis intermédiaires O U p i l e s , caractprisés p a r l e f a i t


q u ' i l s sont à l ' a i r l i b r e s u r m l u s grande p a r t i e de leur
hauteur ;

+
- l e s appuis d'extrémité ou i l e s - c u l é e s , c a r a c t é r i s é s par l e
f a i t q u ' i l s sont l e plus souvent t o t a ement noyés dans l e s
t e r r e s , q u ' i l s ' a g i s s e d'un franchissement en remblai ou en
débÏ a i .

Dans u n même ouvrage, ces deux catégories d'appui peuvent pré-


senter des points communs, comme aussi ê t r e t r è s dissemLlables, sans que
l ' o n puisse donner à ce s u j e t de règle générale ; quoi q u ' i l en s o i t e t
compte tenu de c e t t e d i s t i n c t i o n , i l y a l i e u d ' é t u d i e r séplrément l e s
PILES e t l e s PILES-CULEES, pour chacune desquelles l e s éléments de l a
conception e t l e s c r i t è r e s d u choix sont d i f f é r e n t s e t analysés séparé-
ment.
Dans u n souci de commodité, e t ^ afin de bien marquer l a d i s t i n c -
tion e n t r e ces deux catégories d'appui, leur étude f a i t l ' o b j e t des deux
pièces q u i suivent, a s a v o i r :
- pièce 1.1.2 : CONCEPTION ET CHOIX DES PILES.
- pièce 1.1.3 : CONCEPTION ET CHOIX DES PILES-CULEES.
1.1.2
CONCEPTION ET CHOIX DES PILES

Page

1 .CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES .ENVELOPPE DE


L'APPUI ........................ 1
2 .RECHERCHE DES ELEMENTS CONSTITUTIFS .ADAPTATION AU FRANCHISSEMENT ..... 5
2.1 .Superstructure ................................................................... 5
2.1.1 .Elements
.
...
..
...
..
..
..
..
..constitutifs
.. ............................................... 5
2.1.2 .Appuis composés de voiles .......................................... 7
[Link] .Nombre et répartition des éléments ................ 8
[Link] .Dimensions ................................................ 9
[Link] .Formes ..................................................... 11
[Link] .Adaptation au profil transversal du tablier .... 13
[Link] .Raccordement avec la fondation ..................... 14
2.1.3 .Appuis composés de-colonnes-o~_de-poteaux .................... 16
[Link] .Rôle et opportunité
.. d'un chevêtre en tête ....... 16
2.1,3.2 .Nombre .Espacement .Répartition ................. 17
[Link] .Dimension .Formes ..................................... 19
[Link] .Dispositions 2 prévoir pour les appareils
d'appui .................................................... 19
2.2 .Fondation ......................................................................... 20
2.2.1 .Fo;dations superficielles ......................................... 20
[Link] .Cas d'une semelle unique ............................. 20
[Link] .Cas de semelles isolées ............................... 24
2.2.2 ..Fondations
.. ..... .. profondes
.. .. .. .. . ................................................ 25
[Link] .Semelle .................................................... 25
[Link] .Type et choix des pieux ............................... 27
[Link] .Disposition des pieux .................................. 29
[Link] .Cas de fondations isolées ............................ 32
[Link] .Choix et optimisation d'une fondation profonde 33
2.3 .Etude d'esthétique ............................................................. 33
2.3.1 ..Choix
...
....du
.
....txEe
.... .
..morphologigw- ...................................... 34 V

[Link] .Piles constituées de voiles ......................... 34


[Link] .Piles constituées de colonnes ou de poteaux . . . 34
2.3.2 .Répartition
....
.....
........à.
.............
l'intérieur..... de l'enveloEpe_g~n~Eale_et
recherche de p g g p ~ y i g n s ..........................................
---..------.- 34
2.3.3 .Choix d'une forme .................................................... 39
[Link] .Incidence de la silhouette .......................... 39
[Link] .Incidence de la structure ............................ 42
[Link] .Choix du fruit aux extrémités ....................... 43
[Link] .Incidence de l'implantation ......................... 43
2.4 .Standardisation .Modèles .................................................... 44
2.4.1 .Standardisation dimensionnelle ................................... 44
2.4.2 .Standardisation mécanique ......................................... 45
2.4.3 .Modèles .................................................................. 46
3 .REALISATION .PROBLEMES D'EXECUTION .PAREMENTS .............................. 46
3.1 .Iciplantation ...................................................................... 46
3.2 .Exécution de la fondation .................................................... 47
3.3 .Ferraillage des voiles et des colonnes ................................... 48
3.4 .Reprise de bétonnage ........................................................... 48
3.5 .Surfaçage des zones d'appui ................................................ 48
3.6 .Parements .......................................................................... 49
3.'6.1 .Facteurs de l'aspect ................................................ 49
3.6.2 .Choix d'un parement ................................................. 50
3.6.3 .Réalisation des parements de béton apparent .................. 50
3.6.4 .Contrôles et vérifications ........................................ 52
4 .UpUIÇ SPECIAUX ......................................................................... 53
.
- 1 -

1- CARACTÉRISTIQUES GÉOMÉTRIQUES - ENVELOPPE DE L'APPUI

Une pile e s t définie essentiellement p a r ses caractéristiques


géométriques e t mécaniques : ses caractéristiques géométriques doivent
répondre aux exigences d u franchissement, t e l l e s qu'elles sont définies
par les conditions fonctionnelles analysées dans l a pièce 1.1.1 ; i l en '
va de même des caractéristiques mécaniques vis-à-vis des conditions méca-
niques.
Une pile e s t constituée d'une superstructure visible en grande
partie e t d'une fondation qui peuvent ê t r e schématisées ou enveloppées
par des para1 1é1 épi pèdes.

Ligne d'appui

L
r
I

"f
niveau de la
I
Superstructure 1
ou fût
I m
r 1

La superstructure, qui reçoit directement 1 es apparei 1 s d ' ap-


pui e t transmet les descentes de charge à l a fondation, e s t caractérisée
par son enveloppe, que l ' o n peut définir de la manière suivante : c ' e s t
l'espace à l ' i n t é r i e u r duquel devront s ' i n s c r i r e les éléments de l ' a p -
pui afin d'assurer au mieux leur rôle vis-à-vis de la structure portée.
Cete enveloppe concerne exclusivement l a partie vue de 1 'appui , c ' e s t -
à-dire ce qui e s t compris-entre l a plate forr,1e da l a v o i e franchie e t
l'intrados d u t a b l i e r ; e l l e esf définie p a r une longueur
-- L, une hauteur VIF
H,et une gpaisseur E , ces t r o i s dimensions étant analysées ci-après.
- 2 -

Longueur
- Elle e s t mesurée parallèlement à l a ligne d'appui, c'est-à-
dire dans l e sens transversal biais p a r rapport à l'ouvrage ; c e t t e d i -
mension e s t délimitée par les bords extrêmes de l'intrados s ' i l s ' a g i t
d'un pont-dalle, les bords extrêmes des caissons ou les nus extérieurs
des poutres de rive, suivant l e type de structure'à porter. A l ' i n t é r i e u r
de cette enveloppe, on fixera l e nombre e t les dimensions des éléments
verticaux, du type voile, colonnes ou poteaux, qui devront en t o u t é t a t
de cause respecter les conditions mécaniques imposées p a r l e t a b l i e r , no-
tamment en ce qui concerne l e nombre e t l'espacement des points d'appui.
I1 a p p a r a î t de toute évidence que c e t t e largeur peut ê t r e t r è s variable,
pour u n franchissement donné, selon l a structure portée e t q u ' e l l e e s t
donc susceptible d ' u n- certain choix.
-.

Hauteur V I P
- C'est une donnée, imposée p a r les caractéristiques géométri-
ques du ,franchissement, donc sur laquelle aucun choix n ' e s t possible.
Epai sseur
- Elle e s t mesurée perpendiculairement à la ligne d'appui ; l e
choix de c e t t e dimension e s t à f a i r e sur l a base d'un certain nombre de
c r i t è r e s , t a n t géoiiiétriques que mécaniques, économiques, esthétiques.

_------ _ - - - Lorsqu'ün a p p u i e s t prevu sur l e terre-


--------- géométriques
a-Critères
plein central d'une voie à deux chaussées séparées (autoroute, voie ex-
press, voie urbaine) e t dans l a mesure où les dimensions transversales
de ce dernier permettent cette implantation, l'épaisseur de l'appui e s t
souvent 1imitPepar les caractéristiques de ce terre-plein e t , dans bien
des cas, ne saurait ê t r e supérieure à 0,50 m (en f a i t , l a largeur du
terre-plein central e s t souvent fixée dans c e t t e hypothèse). Cette va-
leur de 0,50 m peut, d u r e s t e , ê t r e considéree comme une épaisseur nor-
-
male dans les cas courants de franchissement au gabarit voisin de 5 m e t
lorsqu'il s ' a g i t d'éléments d'appui d u type voiles ; l e cas des colonnes
ou des poteaux appelle quelques r e s t r i c t i o n s , comme on l e verra plus loin
Néanmoins, cette épaisseur minimale de 0,50 m p o u r r a - e t même
dans certains cas devra - ê t r e augmentée : t e l sera l e cas d'une s é r i e
de travées indépendantes reposant sur des piles comportant chacune deux
lignes d'appui, ou encore l e cas de t a b l i e r s d o n t les dimensions des
appareils d'appui imposent une épaisseur minimale à l a pile.
Pour t o u t ce qui concerne l a possibilité d'implantation d'un
appui sur terre-plein central , on se référera aux documents o f f i c i e l s
suivants :
- Instruction d'Avril 1970 sur les Routes Nationales
(I.C.T.A.R.N.).
- Instruction de Mars 1971 sur les Autoroutes de Liaison
(I.C.T.A.A.L.).
d o n t l ' e s s e n t i e l e s t repris dans l e CAT. 75 (chap. 1 e t 3 ) .
- 3 -

Mais on tiendra cmpte l e cas échéant du f a i t que la doctrine


en la matière e s t évolutive,notamrent en ce q u i concerne 1 'implantation
des dispositifs de retenue ( g l i s s i è r e s ; barriPres, . , . ) . Dès 5. present
1 ' I C T A P L a é t é complétée e t modifi6e sur ce p o i n t en Mars lQ77.

E n f i n , éventuellement, i l peut y a v o i r lieu d'augmenter en t ê t e


les dimensions de certaines piles ( s o i t pour celles constituées d'éléments
de faibles dimensions, s o i t selon les dispositions du t a b l i e r ) pour p u -
voir y placer des vérins q u i permettront de soulever l e t a b l i e r eri vue, p a r
exemple, de régler ou de chanaer les appareils d ' a p p u i .

b - Critères mécaniques - L'éppisseur minimale e s t déterrinée p a r


7---------7----

les conditions Pécaniques d T a p p u i : tel pourra ê t r e l e cas de piles de


grande hauteur, ou encore l a nécessité de pouvoir r é s i s t e r sons 4-mrnages
appréciables a u choc d ' u n vithicule l o u r d (ce cas se présenter? surtout
s i l'appui e s t constitue d'cléments isolés de section réduite t e l s que
colonnes ou poteaux, cf. pièce 1.1.1, page 2 7 ) ; i l y a lieu éventuellement
de s'assurer que les dimensions retenues permettent 1 ' i n s t a l l a t i o n de
vérins p o w soulever le t a b l i e r .

c - -Critères
-- -- -- - - économiques
--- - Le choix d'une épaisseur rinimale con-
d u i r a généralement à 1-i--- appuiy - -l e moins onéreux ; toutefois l a majoration
de coût occasionnée par une épaisseur surabondante d o i t ê t r e appréciée
en fonction du coût global de l'appui, tenant compte à l a f o i s des fon-
.
dations , des coffrages, e t c . . q u i représentent des quantités fixes.
Critères esthétigues - Si l'épaisseur miniwale définie précé-
d - ----------------
dement e s t suffisante du p o i n t de vue rn6cnnique, e l l e Deirt s'avérer ina-
1 -

déquate vis-à-vis de l'aspect général de l'ouvrage : t e i e s t l e cas de


certains ouvrages à deux ou t r o i s travées pour lesquels l'appui centml
devra présenter une épaisseur notable, en t o u t cas supérieure au minimum,
a f i n de ne pas sembler t r o p grêle. Ces questions seront étudiées plus
loin ( c f . page 3 3 ) .
Les schémas de l a page suivante définissent l'enveloppe qéné-
-
rale dans l e sens transversal (dimension L ) pour différents types de
structures ; ces dimensions sent données indépendarment des conditions
éventuel les d'encombrement au sol et. tiennent compte uniquement des
caractéristiques transversales d u ta51 i e r .
- 4 .

ENVELOPPE GÉNÉRALE DES APPUIS EN FONCTION DU TYPE DE TABLIER

7
r 7 r-----
I
r----
1 7
I I

I
I
I
l
I
i
A 0,5 Lu

8
I I
I
I i 1
I
I
I
A = 0,6 a 0,5 LU
I I
I
1
I
tI

l I
A < 0,5 Lu I
I
I
I

I
1
1I
I I
I
- 5 -

.2, RECHERCHE DES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS


A D A P T A T I O N AU FRANCHISSEMENT

L'enveloppe ayant é t é délimitée, on se trouve en mesure de dé-


f i n i r les deux parties composant l'appui :
- . l a superstructure ou f û t
- l a fondation.
La superstructure sera constituée s o i t d'éléments longs ou voi-
l e s , s o i t d'éléments courts - colonnes ou poteaux -, s o i t d'un assemblage
des deux ; i l y a donc lieu de choisir l e type de l'élément, ensuite leur
nombre, leurs longueurs respectives e t enfin leur répartition.
La fondation dépendra de l a solution adoptée pour l a structure,
e t pourra se présenter sous l a forme d'une semelle unique, q u ' e l l e s o i t
d u type superficielle ou profonde, ou au contraire de plusieurs semelles
(une sous chaque element de l a Superstructure), mais cette dernière dis-
position e s t relativement rare.
Le choix d'une superstructure e t d'une fondation ayant é t é f a i t ,
i l réste à les adapter au franchissement, compte tenu des conditions d ' a p -
pui qui lui sont propres. L'étude qui s u i t a pour objet,d'une p a r t de
définir les différentes morphologies courantes, d'autre p a r t de montrer
sur des exemples comment,à p a r t i r des données de base, on peut aboutir à
l a conception logique d'un appui en respectant les conditions fonctionnel-
l e s , mécaniques, économiques e t esthétiques.

L'étude portera d ' a b o r d sur l a superstructure, qui e s t condi-


tionnée par l e t a b l i e r ( c f . enveloppe de l ' a p p u i ) , ensuite sur l a fonda-
tion, étant entendu que sont seuls concernés les appuis courants, c ' e s t -
à-dire. ne comportant que des éléments verticaux ou quasi-verticaux e t d o n t
l a hauteur vue n'excède pas 7 à 8 m ; l e cas des appuis spéciaux, p a r l a
forme ou les dimensions, e s t simplement évoqué ( c f . p . 5 3 ) .
2.1. SCPERSTRUCTVRE.

2.1.1.

Elle comporte des éléments verticaux qui peuvent ê t r e :

- s o i t des éléments longs : voiles

- s p i t des éléments courts : colonnes, poteaux.


. .
- t' -

Un élément court peut ê t r e caractérisé mécaniquement e t d i f -


férencié d ' u n élément long par l e f a i t q u ' i l ne comporte qu'un seul point
d'appui, tandis que l e second en comporte au moins deux.

n n

Colonne Poteau Voile

Ces eléiiierits S O I ~ Lobtenus a p a r t i r d ' u n type de base qu1 en


constitue l'enveloppe, délimitée p a r des plans ou des surfaces courbes.
Cette envelop@ unitaire ( p a r opposition à l'enveloppe générale
définie précédeinment) e s t définie aux schémas ci-après , valables pour l e s
deux % y p e s .

Lo,L, : longueurs mesurees

parall&lement i l a ligne d'appui


,

E,, E, : epaisseurs mesurees


. perpendiculairement 5 la ligne d ' a p p u i .

H: hauteur

Fruit éventuel sur deux ou quatre


faces ( positif ou négatif ).
Y

a,, a, : grands diametres

APPUI DELIMITÉS b o ,b, : petits diametres


PAR UNE SURFACE
H CYLINDRIQUE OU CONIQUE
H : hauteur

Fruit éventuel ( p q s i t i f ou negatif )

ÉLÉMENT DÉLIMITÉ PAR


DES SURFACES MIXTES
PLANS ET CYLINDRIQUES
(OU CONIQUES 1 .
- 7 -

A l ' i n t é r i e u r de l'enveloppe ainsi définie, des variations peu-


vent ê t r e obtenues en j o u a n t sur les différents paramètres ou en intro-
duisant des faces supplémentaires (appuis à facesmultiples).
Par a i l l e u r s , un même appui pourrait même comporter des élé-
ments longs e t des éléments courts qui, selon leur arrangement, permet-
tent bon nombre de combinai5onsY comme l e montrent les schémas ci-après
pour u n nombre de points d'appui pouvant atteindre 6. Cette mixité peut
néa9moins poser quelques problèmes.

1 2 5
a a . m a m a .

Disposition symétrique

_ _ _ _ _ _ _ Disposition dissymétrique

-
MOTA : Les dispositions représentees sont classees selon un ordre
decroissant du nombre d'éléments d'appui et ne préjugent
pas de leur validité, aussi bien du point de vue mécanique
que des points de vue économique et esthétique

,-.1.2. lipPC?
- I - _ - I - - - - CE V O :.I -E Î-. -
CC?rFi)CIS
._-_... " I. _~ _ I

.Il s sont 1 es pl us nombreux , parce que général ement préférabl es


pour les ouvrages courants aux appuis à base de colonnes ou de poteaux ;
i l s posent moins de problèmes e t sont plus, favorables mécaniquement par-
lant; 1 'hypothèque d ' u n chevêtre e s t levée e t l a r i g i d i t é transversale
de l'appui e s t toujours assurée ; de plus leur aptitude à r é s i s t e r aux
chocs de véhicules e s t très bonne.
Les caractéristiques à f i x e r sont définies e t analysées c i -
après, par ordre d ' importance décroissante :
- 8 -

- Nombre e t répartition des éléments


- Dimensions des éléments
- Recherche d'une forme pour ces éléments.
- Adaptation au*profil transversal du t a b l i e r
- Raccordement avec l a fondation.
[Link]. Nombre e t répartition des éléments.
' A l ' i n t é r i e u r de l'enveloppe générale des appuis t e l l e q u ' e l l e
a é t é définie ( c f . page 1 1 une ou plusieurs solutions sont possibles, se-
lon l a longueur de l a ligne d'appui, l a nature de l a liaison avec l e t a -
blier., l e nombre e t l 'espacement des appareils d'appui ; on notera que le
nombre des points d'appui e s t determinant e t que plus ce nombre e s t élevé,
plus nombreuses sont l e s solutions ( c f . schémas ci-dessous, avec indication
du nombre de points d ' a p p u i ) .

D€T -rTnri
2 3 4 4

6 6 6

.
On voit que dans l e cas de 2 e t 3 points d'appui, une seule
solution s'impose : c e l l e d'un voile unique ; à p a r t i r de 4 points d'ap-
pui, deux solutions au moins sont envisageables : u n voile unique ou
plusieurs voiles. D'une manière générale e t pour des ouvrages de largeur
courante, une solution à plusieurs voiles identiques n ' e s t possible que
s i l e nombre de points d ' a p p u i e s t p a i r ; aussi fera-t-on en sorte que
c e t t e condition s o i t réalisée dans l e cas d'ouvrages larqes, pour les-
quels un voile unique de grande longueur e s t systématiqteTlt-nl déconseille.
Le nombre de voiles ayant é t é f i x é , i l reste à déterminer l a
longueur de chacun d'eux e t l a façon de les r é p a r t i r à l ' i n t é r i e u r de
1 'enveloppe. Come on 1 ' a vu précédemment,cette longueur e s t fonction de
l'espacement des appareils d ' a p p u i ou gventuellement de l a longueur de
l ' a r t i c u l a t i o n en section r é t r é c i e de béton ; l a plupart du temps e l l e
sera l a même pour tous les voiles d ' u n même appui, mais pourra aussi
- 9 -

ê t r e différente d ' u n voile à l ' a u t r e en jouant'sur l e nombre des. points


d'appui correspondants ,,comme l e montrent les schémas ci-après , r e l a t i f s .
l'un au cas dissymétrique de deux voiles inégaux supportant au total u n
nombre impair de points d ' a p p u i , l ' a u t r e au cas symétrique de t r o i s v o i -
les inégaux supportant également un nombre impair de points d'appui.

2 3 2 3 2

Ces questions o n t é t é t r a i t é e s dans l a pièce 1.1.1, Pages 16 e t


suivantes.

[Link]. Dimensions. c

------- Le premier paramètre à f i x e r e s t l'épaisseur :


a - LeaisseUr.
on a vu précédemment que celle-ci dépendait directement de l a place dis-
ponible au s o l , mais aussi des conditions mecaniques. Par a i l l e u r s , i l
faut é v i t e r un aspect t r o p grêle pour les appuis q u i , vus par l a tranche,
ne doivent pas sembler disproportionnés avec l e t a b l i e r . Compte tenu de
ces diverses conditions, une épaisseur de 0,50 rn peut ê t r e fixée à priori
pour des voiles para1 lélépipédiques supportant des tab1 i e r s d o n t 7 '$pais-
seur u t i l e ne dépasse pas 0,80 m e t dégageant l e g a b a r i t normal, ce q u i

tent un f r u i t , c e t t e valeur de 0,50 m sera attribuée en principe à l a sec-


t i o n l a plus faible : en bas en cas de fruit négatif, en h a u t en cas de
fruit positif.

Toutefois cette règle peut ê t r e transgressée lorsqu'un voile


présente une épaisseur variable l e - long d'une section horizontale : en
ce cas, l a tranche vue pourra avoir une épaisseur inférieure, sans des-
*
cendre au dessous de 0,40 m (ou exceptionnellement 0,30 KI>, e t sous ré-
serve que les appareils d ' a p p u i , s ' i l s sont en élastomère f r e t t é , puissent
y trouver place.
- 10 -

Fn e f f e t dans les cas courants, une distance de 1 'ordre de


10 cm e s t nécessaire entre l e bord de l'appareil d ' a n p i l i e t l ' a r ê t e de
béton l a plus proche. La valeur de cette distFnce wiriimiile "al' est., eri
e f f e t , l a somme d u debord "d" d u brssacie ( c f . page 19) p a r r a p p o r t à
l'appareil d'appui, d o n t la valeur minimale e s t fix6e à 5 cm, et, de l a
distance "b" d u bossage au b o r d de l'appui, d o n t l a valeur recowmandee
e s t également de 5 cm ( c f . piece 1 . 4 . 1 ) .

Voir detail c i . dessous

7
Coupe A A

Appareil d'appui
a Plan
-

1 I

BoktTrflLg
>,

r
b 5cm
d>, Scm

Bord de l'appui
a: 10 cm usuellement b >, 40 cm usuellement

a : 5 cm minimum absolu b> 30 cm exceptionnel-


-lement

b - --- --- Mesurée parallèlement à l a ligne d ' a p p u i , e l l e


Longueur.
e s t l e r é s u l t a t de données géométriques e t mécaniques, mais e s t aussi
susceptible d'un certain choix. On a vu en e f f e t ( c f . pièce 1.1.1, page
16) que,lorsque l a liaison avec l e t a b l i e r e s t obtenue par l'intermédiai-
r e ' d e points d'appui isolés, leur nombre e t leur espacement é t a i e n t plus
ou moins déterminés p a r les caractéristiques géométriques e t mécaniques
de l a structure portée. S i l'appui comporte un seul voile, sa longueur
t o t a l e en h a u t sera donc égale à l a distance entre appareils d'appui ex-
trêmes, augmentée de l a quantité nécessaire à l a mise en place de ces
derniers ; s i l'appui comporte plusieurs voiles, chacun d'eux aura une
longueur déterminée de manière analogue, e t q u i dépendra du nombre de
points d'appui retenu pour chaque voile.
c - -------
Hauteur. C'est une donnée, sur laquelle on ne peut inter-
venir ; néanmoins, e l l e a une incidence non négligeable sur l e ckoix'des
autres dimensions, en particulier 1 'épaisseur, ainsi que sur les propor-
tions, surtout s i e l l e e s t importante.
- II -

[Link]. Formes.
Les formes sont obtenues à p a r t i r de l'enveloppe unitaire dé-
f i n i e à l a page 6 ; les sections horizontales sont rectangulaires, poly-
gonales ou courbes.

On peut classer ces formes en groupes e t en types à l ' i n t é r eur


de chaque groupe :
- suivant l esenç longitudinal par r a p p o r t à l'ouvrage, on
peut distinguer t r o i s groupes, selon l'inclinaison des f a
ces latérales ou l a variation de section horizontale.

1- parements verticaux : épaisseur constante

2- fruit négatif: épaisseur croissante de la base au sommet

3-fruit positif: epaisseur décroissante de la base au sommet

groupe 1 groupe 2 groupe 3


-

Ce classement présente l'avantage de f a i r e intervenir l e p r o -


f i l de l'appui comme élément de l a silhouette générale de l'ouvrage
( c f . GUEST 69, p . 45).
, - suivant l e senç transversal (parallèlement à l a ligne d ' a p -
pui), on peut distinguer t r o i s types de base, caractérisés
par des sections horizontales rectangulaires.
- 12 -

On d i s p o j c donc a u ' t o t a l de 9 combinaisons d i f f é r e n t e s , r e p r é -


sentées aux schémas c i -après.
v -

Groupe

i
Pour i l l u s t r e r ce s u i v i e n t d ' ê t r e d i t , on t r o u v e r a ci-dessous
quelques formes d é r i v a n t des 'groupes 1 e t 3.

I I

Groupe 1
Type A

trapèzes
- 13 -

Ces schémas montrent comment, à l ' i n t é r i e u r d'une même enve-


loppe, i l e s t possible de varier l a forme en a j o u t a n t , p a r exemple, des
faces supplémentaires (figures 2 , 3, 6 ) ou des avant-becs (figure 5 ) ;
bien entendu, i l ne s ' a g i t que de quelques exemples, car l e nombre de
variations possibles e s t grand. On voit également que,dans un appui don-
né, une variation de forme e s t possible pour l e s sections horizontales :
c ' e s t ainsi que, dans l e cas d ' u n appui tel que 2 , l a section horizon-
t a l e de base varie progressivement d'un rectangle à deux trapèzes acco-
lés par leur base en passant par des sections polygonales à 8 côtés.

I1 e s t bien précisé, toutefois, que les coûts de ces diverses


dispositions ne sont a ' p r i o r i pas équivalents.
[Link]. Adaptation au profil transversal du t a b l i e r
Le plus souvent,l'intrados au d r o i t de l a ligne d'appui n ' e s t
pas horizontal, mais présente une certaine pente qui peut ê t r e l e f a i t
s o i t d'un dévers du t a b l i e r , s o i t d'un biais de l'ouvrage associé à u n
profil en long non horizontal. La question se pose alors de savoir com-
ment profiler la face supérieure des voiles.
Lorsque l ' i n t r a d o s l e long de l a ligne d'appui e s t horizontal,
i l n'y a pas de problème. Dans l e cas contraire, deux solutions sont
possibles :
- l a face supérieure des voiles e s t parallèle à l'intrados
(disposftion 1 );
- l a face supérieure des voiles e s t horizontale (disposition 2 ) .
Les schémas ci-après i l l u s t r e n t ces deux dispositions dans l e
cas d'un t a b l i e r en dalle -de largeur moyenne appuyé sur deux voiles par
l'intermédiaire de quatre appareils d'appui.
,
1- Faces supérieures des voiles parallèles
a l'intrados i 2- Faces supérieures des voiles horizontales

disposition normale

A. dhivellation importante entre les appareils d'appui extr6mes >15 cm


- les voiles sont arasés à des cotes diff6rentes

I .
-
Nota : Les dispositions re-
latives au raccordement entre
l'appui e t l e t a b l i e r sont
détaillées pièce 1 . 2 . 1 , page L5.
-- -__
B.déniveIIation fable entre les appareils d'appui extrêmes ,< 15 cm
.-les volles sont arasés à la même cote

. .
w -
,-
,/'
,
. .. -I
- 14 -

Avec la première solution, la hauteur des voiles e s t variable


en t o u t point, ce qui entraîne des sujétions de coffrage e t de f e r r a i l -
lage (ces dernières étant peut-être les plus importantes) ; p a r a i l l e u r s ,
cette disposition e s t a priori défavorable s i T'on doit soulever l e t a -
b l i e r , à moins que l ' o n n ' a i t prévu spécialement à cet e f f e t des empla-
cementspour vérins. Enfin e l l e e s t mal adaptée à certaines formes faisant
appel à des coffrages complexes (appuis à faces iwltiples p a r exemple).
Avec l a deuxième solution, ces inconvénients sont supprimés
mais i l e s t nécessaire de prévoir des bossages de hautew-
convenable pour compenser l a dénivellation entre l ' i n t r a d o s e t l a face
supérieure des voiles (1) ; toutefois l a hauteur de ces bossages devra
rester modérée e t ne devra pas dépasser 15 à 20 cm. Xompte tenu de c e t t e
condition, i l sera possible ou n o n , en cas de voiles multiples, de les
araser tous ilu même niveau : cela dépendra à l a f o i s de l a pente trans-
versale e t de l a largeur de l ' i n t r a d o s entre appareils d'appui extrêmes.
Un autre avantage de cette disposition réside dans l'espace l i b r e rela-
tivement grand l a i s s é entre l a face supérieure de l'appui e t l ' i n t r a d o s ,
permettant u n accès aisé a u x appareils d'appui e t leur remplacement
éventuel sans d i f f i c u l t é .
Pour conclure, on retiendra que l a deuxième solution e s t pré-
férable à l a première
--- e t doit ê t r e considérée comme courante, que les
voiles soient ou non de même hauteur.
Une variante permettant dans tous les cas d'araser l a face su-
périeure suivant une même horizontale consisterait à prévoir sous l ' i n -
trados au droit de l'appui une nervure de rattrapage de hauteur variable,
mais c e t t e disposition entraine certaines sujétions d'exécutiop lors de
l a constructien d u t a b l i e r .

[Link]. Raccordement avec l a fondation.


I1 s ' a g i t de l a partie enterrée de l'appui, au-dessus de l a
fondation. Plusieurs cas sont à envisager, selon la configuration de
1 ' appui.

1 ' a p p u i . e s t constitué d ' u n voile simple


a - --- unique
------ de forme e g -
------------
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - _ _ I _ _ _ _ _ _ _ _ r
-------
rallélépipejclgug : l e voile peut ê t r e simplement prolongé
jusqu'à l a semelle de fondation e t une reprise de bétonnage
prévue légèrement en-dessous de l a partie vue ( f i g . 1)

I e- sirne! e- L! ni9 Ye- corneortant- Y!


b - 1 ' appui - est-con2 ti tue- bl L! n- !oi
6....................................
Ü i t sur au moins deux de ses faces : i l n ' e s t pas souhaita-
ble de prolonger les f r u i t s jusqu'à l a fondation, particuliè-
rement en cas de f r u i t négatif. L'appui reposera alors sur u n
soubassement de forme parallélépipédique en légère s a i l l i e sur
son pourtour ( 5 à 10 cm), ce qui permet d'y appuyer des cof-
frages ; celui-ci sera arasé à 0,30 m sous l e tzrrain final
(terre-plein central ou accotement) e t une reprise de béton
nage prévue à cette même cote ( f i g . 2 ) .

(1) De toute manière, des bossages de hauteur réduite sont à prévoir sys-
tématiquement au droit de tous les appareils d'appui du type en élas-
tomère f r e t t é ( c f . Dispositions à prévoir pour les appareils d'appui,
page 19 e t pièce 1 . 4 ) .
- 15 -

c - _l'appui e s t constitué d ' u n voile unique


- _ ............................ dont l e s faces laté-
-- ......................
-rales _ _ - _ _ _des
- _ _ _comportent
-- - _ _plans
____ - - - - _---
multieïes _ . !1 n'es? pas souhajtable
de pra!onger c e t t e géoriétr'e dans l e c o l e t ~ ' T Iprévcira comme
ci-deisus u n soubnssement de fcrm? prallélépipédique ( f i g . 3 ) .

d - ---
l'appui e s t constitué de plusieurs
.................... voiles reposant
--_-_---_----_---- sur une
-------------
-----------
semelle u n i g u e : en ce cas, e t comme on l e vera plus loin
( c f . page 2 1 ) 1 a semelle comporte généralement une nervure,
qui f a i t alors o f f i c e de soubassement (fig. 4).

-
rlpt
: A l a différence de la nervure, qui joue u n rôle mécanique vis-à-
vis de l a semelle, l e soubassement n ' e s t q u ' u n élément de cons-
truction, sans rôle a c t i f .

Les schémas ci-après i l l u s t r e n t ces différents cas.

\ AL- voir detail

soubassement
~ semelle

DETAIL

reprise -

-parement
\<- sou b a ss emeii t vertical

nervure - soubassement
- 16 -

2.1.3. APPUIS COFlPOSES DE COLONîIES OU DE POTEAUX.


_^__-______--__-___-____________________-

[Link]. -Rôle e t opportunité d'un chevêtre en t ê t e .

Les colonnes ou les poteaux peuvent ê t r e l i b r e s , à leur extré-


mité supérieure 0 ou re1465 e n t r e w x par lin r,hevêtrp @

Lorsque les colonnes ou les poteaux sont disposés au d r o i t des


descentes de charge, chacun d'eux p o r t a n t un appareil d'appui, un chevêtre'
n'apparaît pas nécessaire ; i l n ' a que l ' i n t é r ê t limité d'assurer un cer-
t a i n contreventement lors de l a construction, donc avant mise en service
du t a b l i e r .
Par contre un chevêtre e s t indispensable lorsque les points
d'appui, en t o t a l i t é ou en p a r t i e , ne s o n t pas placés au d r o i t des colon-
nes ou des poteaux : l e chevêtre assure alors le transfert des descen-
tes de charge e t éventuellement des e f f o r t s horizontaux transmis piir
l e t a b l i e r (freinage, efforts centrifuges, etc.. . ) ; i l permet également
de placer des vérins pour soulever l e t a b l i e r en cas de changement d'ap-
pareils d'appui, opération q u i peut ê t r e rendue d i f f i c i l e s i l ' o n ne dis-
pose que de l a seule surface offerte par les colonnes ou les poteaux.
Par a i l l e u r s , i l a parfois é t é f a i t valoir que l a présence d'un
chevêtre p o u v a i t s'avérer intéressante pour appuyer l e cintre lors de l a
construction d u t a b l i e r , mais cet argument s'avère extrêmement discutable.
E n f i n , e t ceci peut ê t r e plus impcrtant, l a résistance de l ' a p -
p u i vis-à-vis d'un choc de véhicule l o u r d e s t améliorée avec un chevêtre.
Un cas dans lequel l e rôle du chevêtre peut ê t r e déterminant
e s t celui d'un t a b l i e r en dalle ayant une grande longueiir de ligne d ' a p -
p u i , s o i t d u f a i t de sa largeur, s o i t de celui d'un biais accentué, com-
p o r t a n t donc normalement un assez grand nombre de points d'appui. Un
choix e s t à f a i r e entre une solution classique comportant a u t a n t de co-
lonnes que de points d'appui, a priori peu satisfaisante notamment d u
p o i n t de vue résistance à un choc éventuel de véhicule lourd ( c f . pièce
1.1.1, page 25) e t l a solution consistant en deux ou t r o i s colonnes de
forte section, surmontées d' un chevêtre dimensionné en vue d'assurer
l e transvert des charges q u i lui sont directement appliquées p a r l ' i n -
termédi a i re des apparei 1 s d' a p p u i ( c f . croquis c i -après).
- 17 -

[Link]. Nombre, espacemel-It e~-t répartition


. ~~ __ des colonnes ou des poteaux.
Les colonnes ou les poteaux seront l e plus souvent disposés
dé façon uniforme, au d r o i t des appareils d'appui s ' i l n'existe pas de
chevêtre porteur ; leur espacement e t leur nombre sont donc fonction de
ces derniers e t dépendent de l a structure portée. On devra alors s'assu-
rer que l'aspect e s t s a t i s f a i s a n t , sinon on augmentera légèrement l ' e s -
pacement des appareils d'appui s i leurs emplacements théoriques condui-
sent à des colonnes ou poteaux t r o p rapprochés : i l semble qüe dans l e
cas d ' u n pont-dalle courant peu b i a i s , u n espacement d'environ 3 m s o i t
acceptable. Si l a liaison au t a b l i e r s e f a i t par une articulation conti-
nue en section rétrécie de béton, l e degr6 de l i b e r t é sera plus g r a n d ,
mais u n chevêtre porteur e s t nécessai're.

------------------
Incidence du biais. Les dispositions peuvent ê t r e différentes
selon l'importance du biais :
- Dans l e cas des onts-dalles courants de biais modéré (>60 gr)
4

7
, un espacement raisonnab e des points d'appui correspond à 1/6 envi-
ron de la portée biaise de la plus grande travée adjacente. S i , par exem-
ple, l a longueur biaise de cette travée e s t de 25 m y l'espacement des
points d'appui , donc des colonnes ou des poteaux, sera d'environ 4 m.
- Dans l e cas de ponts-dalles très biais ( < 60 c r ) , on s ' e f f s r -
cera d'avoir une répartition des points d'appui qui s o i t l a plus proche
possible d u modèle de calcul ( c f . pièce 1.1.1, page 2 0 ) . En l'absence de
règles précises, on pourra se baser sur les indications suivantes :
- les points d'appui extrêms
seront placés l e plus près possible
I des bords libres de l ' i n t r a d o s ;
- 1 'espacement droit de deux
points d' a p p u i consécutifs sera
d ' a u moins 2 m.;

- l'espacement mesuré suivant l a ligne d'appui sera de l ' o r d r e


1 de l a portée biaise de la plus grande travée' adjacente.
(5 à

.
Les schénias de la page suivante donnent, pour un t a b l i e r de
14 m environ de largeur, e t en fonction d u type de structure, l e nombre
e t 1 'erplacerent des é l é w n t s verticaux assurant les descentes de charae
au droit des appareils d'appui.
II II I I II.

NOTA. Dans la plupart des c a s , les colonnes ou les


poteaux correspondsnt en nombre et en position
aux appareils d’appui.
Des considérations esthétiques peuvent conduire
a moduler légèrement l’espacement des colonnes,
notamment dans le cas de 4 colonnes (dans les
limites présentées au 5 [Link]. b de la piece 1.1.1.
-
pour le cas des ponts dalles).
- 19 -

[Link]. Dimensions - Formes.


Pour une colonne de section circulaire, l e -diamètrs
- minimal
sera de 0,60 m, bu point de vue de l a forme, on peut en distinguer deux
p i nci palement :
- cylindri'que,, qa plus courante ( c f . schémas ci-dessous)
t

- tronconique, à f r u i t positif ou négatif.

Pour u n poteau de section rectangulaire, l a plus p e t i t e dimen-


sion (épaisseur E ) sera de 0,50 m y mais on pourra jouer sur l a longueur
L ; ces dimensions sont à augmenter l e cas échéant, s i l a hauteur de-
vient importante. On peut distinguer deux formes principales :
- parallélépipédique, l a plus courante
- en t r o n c de pyramide, à f r u i t positif ou négatif.

Colonne Poteau

fruit

I, Ligne d'appui parallele


a u grand cbté
60
cylindrique tronconique

Y [Link]. Dispositions à prévoir pour les appareils d'appui.


Quelle que s o i t l a morphologie de l a p i l e (voiles ou colonnes)
e t lorsque l a liaison avec l e t a b l i e r n ' e s t pas du type en sections ré-
trécies de béton, qui posent peu de problèmes, mais realisée par des
appareils d ' a p p u i mobiles (en élastomère f r e t t é par exemple) des dis- y

positions particulières sont à prévoir sur l a face superieure des voiles


ou du chevêtre ; selles o n t un double [Link] :
- e l l e s doivent permettre une pose précise e t f a c i l e des appa-
r e i l s d'appui, ainsi qu'une bonne répartition des contrain-
tes ;

- e l l e s doivent a u t a n t que possible permettre le remplacement


d'appareils d'appui défectueux ou anciens, sans avoir à re-
courir à des dispositifs compliqués, coûteux ou peu sûrs.

Ce résultat - t o u t au moins pour l e premier objectif - sera


obtenu le plus souvent par l a réalisation de bossages de béton en s a i l l i e
sur l a face supérieure des voiles ou du chevêtre e t placés au d r o i t des
appareils d ' a p p u i 1 'espace l i b r e à réserver sous 1 'intrados (pour y pla-
y

cer des vérins) étant d ' a u moins 12 à 15 cm.

On trouvera à l a pièce 1 . 4 . 1 ips jndicat?ir,r b.ttpill6es s':r csr


dispositions.
- 20 -
2.2. FONDATION.
Deux modes principaux de fondation sont à r e t e n i r :
- fondations dites superficielles, sur semelle ;
- fondations dites profondes, qui peuvent ê t r e de deux types :

. pj-iesIcolonnes,
------ dont l a partie hors sol e s t l e prolonge-
ment de l a partie enterrée. En principe, e l l e s ne comportent
pas de semelles; cependant i l en e s t parfois réalisé dans
un b u t de liaison,tout comme i l e s t r é a l i s é parfois des che-
vêtres sans foncti on porteuse.
Mis à part l e cas des piles-colonnes, l a morphologie de l a
superstructure sera peu différente selon l e mode de fondation ; l a dif-
férence portera sur l e s dimensions e t l e niveau de l a semelle q u i , dans
. l e cas de pieux, devra ê t r e aussi h a u t que possible ( à l'exception de
certains cas en ri v i ère affoui 11ab1 e ) .
I1 e s t rappel6 que l a conception générale de l a fondation d o i t
t e n i r compte principalement des contraintes q u i sont liées au s i t e , a u Il
Il
sol e t à l'ouvraqe. En ce qui concerne l e dimensionnement, celui-ci e s t
- II
fonction surtout des qualités du sol porteur e t de l a valeur des e f f o r t s
à transmettre. Les contraintes 1 iées au s i t e peuvent devenir prépondéran- it
tes pour certains obstacles à franchir (cours d'eau affouillable ou non,
voies ferrées) ou en cas de présence de canalisations e t réseaux divers .
dans l e sous-sol.
Pour la conception e t l e dimensionnement des semelles superfi-
c i e l l e s e t des fondations profondes, on se reportera aux fascicules 4
"Conception e t choix du type de fondation" e t 5 "Dimensionnement" d u dos-
s i e r FOND 72.
2.2.1. FONDATIONS SUPERFICIELLES.
.........................
Deux options sont envisageables :
- quel que s o i t l e type de pile e t quel [Link] l e nombre
d.'éléments verticaux, l a fondation comporte une semelle unique pour
l'ensemble : c ' e s t l a solution l a plus courante ;
- lorsque l a superstructure de l a pile e s t constituée par des
éléments isol6s en Detit nombre e t larqement espacés, i l Deut ê t r e avan-
tageux sur t r è s bon' sol de prévoir des" semelles' isolées au d r o i t de cha-
cun des éléments verticaux (sur les sols q u i ne sont pas t r è s bons, l a '
surface t o t a l e nécessaire de l a semelle exclut c e t t e s o l u t i o n , même si
on a résolu l e problème de l a r i g i d i t é d'ensemble de l a p i l e ) .

[Link]. Cas d'une semelle unique cou f i l a n t e ) . I

En plan, l a semelle sera toujours rectangulaire, quel que s o i t l e


biais de l'ouvrage, e t disposée parallèlement à l a voie franchie.'
4

Deux cas sont à considérer, selon que l a superstructure de l'appui


e s t constituée d ' u n seul voile ou de plusieurs éléments (voiles ou colonnes) :
- Dans l e cas d ' u n seul voile ( c f . schémas de gauche de l a page
suivante) l a lonqueur de l a [Link]ée parallèlement à l a voie franchie,
sera généralement-au plus égale à la'largeur u t i l e biaise du t a b l i e r ; s i l a
structure de ce dernier présente une largeur d ' a p p u i réduite ( d a l l e nervurée,
par exemple) e t si les caractéristiques mécaniques du sol l e permettent, l a
semelle pourra avoir une longueur notablement inférieure à l a largeur u t i l e .
Si l a longueur de l a semelle e s t supérieure à c e l l e du voile à
l a base, son débord "d" devra r e s t e r modéré : on peut f i x e r comme valeur
limite pour ce dernier une longueur égale à l ' é p a i s s e u r de l a semelle.
Faire autrement s e r a i t désavantageux au point de vue mécanique ; cela
exigerait beau_f.up d'armatures supplémentaires pour un f a i b l e gain de
surface.
- Dans l e cas de plusieurs voiles ou colonries ( c f . schéma de
droite C Y - ~ ! t ' ~ s ~ ~ valeur
~ - . j , l dau débord de l a semelle p a r rapport à l ' é l é -
ment extrême d o i t ê t r e choisie de façon à minimiser les e f f o r t s longitudi-
naux dans l a semelle.
La règle géométrique simple ci-après permet d'O1 e n i r ce r é s u l t a t :
l a distance entre l'extrémité de l a semelle e t l ' a x e de 1 ' é ément extrême
doit ê t r e de l ' o r d r e de 0,4 fois l ' i n t e r v a l l e entre axes des éléments. Avec
les notations du schéma de droite ci-dessous, e t s i n e s t l e nombre d ' é l é -
ments, on a u r a :

Cas d un seul voile Cas de plusieurs voiles


(ou colonnes)

I L LS 4

!&

E n sec'ti on trdns<dersaie , 1 a seiiiell e serà t o u j o u i - s rectangu-


l a i r e e t pourra comporter ou non une nervure à sa partie supérieure ;
celle-ci régnera sur toute l a longueur de l a semelle ou aura ses extré-
mités légèrement en r e t r a i t de l a quantité " d " définie ci-dessus. Cette
nervure a un double r ô l e , mécan que e t géométrique :
- e l l e s e r t de raidisseur lorsque l a super. tructure e s t cons-
t i t u é e par plusieurs éléments séparés t e l s que colonnes, poteaux, voiles
m u 1 t i p l e s de longueur r6dui t e ; toutefois , e l l e pourra ê t r e supprimée
en cas de t r è s bon sol ou lorsque la raideur propre de l a semelle e s t
importante ( o u exceptionnellement s i on compte à cet e f f e t sur u n Che-
vêtre) ;
- e l l e peut s e r v i r de r a t t r a p s lorsque l a géométrie de 1 'ou-
vrage imposerait des superstructures de hauteurs différentes en profil
longitudinal comme en profil transversal, ce qui permet d ' u t i l i s e r u n
même coffrage p o u r les différents apiiuis vus, ou ericore s e r v i r de sou-
bassement p ~ u rcert?ins t y p e s d'appuis ( c f . pièce 1 . 2 . 1 ) .
Les semelles reposent sur u n béton de propreté d'environ ü , i O m
d'épaisseur.
- 22 -

j: On emploiera l e terme de soubassement pour une nervure rie


j o u a n t qu'un rôle de rattrapage.

- - - -prof
En -- -i l_ _longitudinal
- - _ _ _ - -_

hn:variable d'une pile


a l'autre
l-a L-I
&----I

En- profil tra-versai

Nervure ou soubassement
- ,

Paramètres ------- ---


-----------géométrigues c

Les paramètres géométriques sont définis aux schémas ci-après,


dans lesquels les notations sont, en principe, celles u t i l i s é e s au dos-
s i e r FOND 72 (à l'exception de l a hauteur de l a semelle, notée ici h s ) .

Semelle simple Semelle avec nervure

Niveau du sol fini


-r-r
I1 I ( profondeur
a définir )

béton de propreté 1
- 23 -

Par rapport au niveau de l a plate-forme,on notera que l a pro-


fondeur D dépend du niveau d ' a p p u i retenu, en remarquant. à ce sujet que
c ' e s t en géneral l e premier niveau d'appui q u ' i l faut préférer ( c f . FOND 72,
fascicule 4 , pages 62 e t suivantes).

Pré d i mens i on nemen t .


------------------
La b f i g y g y r ",;I de l a semelle, ainsi q u ' o n vient de l e v o i r , peut
ê t r e considérée comme une donnée dépendant de l a géométrie des voiles (ou
colonnes) à l a base.

Lorsque l a longueur a é t é fixée, i l reste à déterminer les


dimensions transversales, s o i t :
- l a --- --- "Bi'
largeur
- l a hauteur de l a semelle
------- "hS"
- l a --- --- "b"
largeur
- ------- "h,"
l a hauteur de l a nervure

Avec l e s notations du schgma'du bas de l a page précédente, ces


paramètres doivent répondre aux conditions ci -après :
--- *--c-i---i-------
Largeur de l a semelle. On se réfèrera aux indications données
à l a pièce 1.3.1 du present dossier, q u i propose une méthode simple pour
effectuer un pré-dimensionnement rapl'de de l a semelle lorsque l a pres-
sion admissible,syr l e sol de fondation e s t connue. Toutefois, pour des
raisons de s t a b i l i t é , c e t t e largeur aura une valeur minimale de 1;50 m.
Hauteur
-----7-7---t- ------- Elle sera déterminée par l a condition
de l a semelle.
1
de r i g i d i t é définie ci-aessous, q u i en donne une valeur minimale :
C B - a B - b
hs 2 2 -- 7O U T

E l l e devra toutefois r e s t e r dans des limites raisonnables , soit


0,60 m \< hs \< 0,80 m. (2)

La condition de r i g i d i t é ou de débord, q u i obéit aux règles de


dimensionnement usuelles en béton armé, permet de se placer dans l'hypo-
thèse d'une répartition linéaire des déformations e t , sauf plastifica-
t i o n , des contraintes sur l e s o l , en conformité avec l e programme de
calcul automatique q u i f a i t 1 'objet du sous-dossier 2 . Cette condition
permet également d'employer l a méthode des bielles pour l e calcul des
ferrai 1 lages de 1 a semel l e .

---
Largeur de l a nervure. Elle e s t directement l i é e à 1 'épaisseur
"a" des voiles ou des colonnes qui reposent sur e l l e ; p a r rapport à
'
c e t t e dernière, e l l e présentera un dé-
- . bord minimal de 5 cm, suffisant pour y
appuyer éventuel lement un coffrage. Sa
largeur minimale e s t donc bien détermi-
née e t p r e n d l a valeur suivante, dans
l e s cas courants :
Nervure b = a t 0,lO (en mètres) (3)
- 24 -

.....................Elle dépend de son rôle :


Hauteur de la nervure.
- s i la nervure joue l e rôle de raidisseur, sa hauteur sera
déterminée selon les règles énoncées dans l a pièce 1.1.1, p. 25, e t rap-
pel és ci - après :
a - --
r i g ..........................
i d i t é à assurer sur l a lon-
---- e l
gueur

hs I
l a r i t é du s o l .

Par a i l l e u r s , i l e s t recommandé de respecter l a règle suivante :


hs < hn < 2 hs pour minimiser le coût de l'ensemble semelle t nervure. ( 6 )
-
s i l a nervure a un simple rôle de rattrapage ou de soubasse-
ment, sa hauteur sera déterminée par des considérations géométriques.
Dans tous les cas, la condition de profondeur p8.r r a p p o r t au
niveau de l a plateforme e s t à v é r i f i e r
h = hs t hs < D - 0,30 (en mètres) (7)
[Link]. Cas de semelles isolées.
Cette disposition e s t envisageable lorsque l e t a b l i e r repose
sur des appuis courts t r è s espacés e t en p e t i t nombre e t s i les carac-
téristiques du sol de fondation sont bonnes (absence de tassements dif-
f é r e n t i e l s ) ; tel s e r a i t l e cas, par exemple, pour un t a b l i e r en dalle
à 2 nervures espacées de 5 m à 6 m. Toutefois une liaison mécanique
s'avérera souvent nécessaire à l a partie supérieure,et devra alors ê t r e
assurée par un chevêtre ; pour juger de l ' i n t é r ê t économique d'une t e l l e
solution, i l faudra donc comparer l e coût d u chevêtre au gain obtenu en
remplaçant la semelle unique p a r deux semelles moins importantes.

[Link]. Cas particulier : semelle sur massif de béton non armé.


Dans certains cas l i é s au s i t e (franchissement de cours d'eau,
.
risques d ' affoui 11 ement , proximi t é de voies ferrées,. . ) ou 1 orsque 1 a
couche d'appui se trouve à quelques mètres sous l a nappe, l a fondation
superficielle e s t constituée par une semelle reposant sur un massif de
béton non armé l e plus souvent coffré ( c f . FOND 72 Fascicule 4 5 4 . 2 . 2 . 2 ) .
- 25 -

Comme dans l e cas des fondations s u p e r f i c i e l l e s , deux s o l u -


t i a n s p r i n c i p a l e s comportant des semelles s o n t envisageables, s e l o n que
l a p i l e repose s u r une f o n d a t i o n unique ou s u r des f o n d a t i o n s i s o l é e s ,
disposées au d r o i t de chacun des 6 l é m K t s v e r t i c a u x de l a s u p e r s t r u c t u r e ;
une t r o i s i è m e s o l u t i o n , à r a t t a c h e r au cas de f o n d a t i o n s i s o l é e s , e s t
constituée par l e s piles-colonnes.

Pour chacun de ces cas, l a d i s p o s i t i o n concerne à l a f o i s l a


géométrie de l a ( o u . d e s ) semelle de l i a i s o n e t c e l l e des p o i n t s d ' i n t e r -
s e c t i o n des axes des p i e u x avec l a d i t e semelle. C e t t e d i s p o s i t i o n d o i t
répondre aux i m p é r a t i f s s u i v a n t s :

- centrage des groupes de p i e u x sous l e s e f f o r t s , pour a s s u r e r


l a m e i l l e u r e d i f f u s i o n p o s s i b l e des charges e t , a u t a n t que .
p o s s i b l e , s y m é t r i e , pour é v i t e r l e s tassements d i f f é r e n t i e l s
transversaux ;

- r é s i s t a n c e aux e f f o r t s h o r i z o n t a u x ;

- m i n i m i s a t i o n de l a surface t o t a l e de l a semelle e t des e f -


f o r t s dans c e l l e - c i , a f i n d ' é v i t e r des dépenses i n u t i l e s .

[Link]. Semelle de l i a i s o n .
- En
--- p---
lan, l a semelle de l i a i s o n c o i f f a n t l e s p i e u x sera r e c t a n -
g u l a i r e ; l o r s q u e l e système comporte des p i e u x i n c l i n é s , ces d e r n i e r s
'le s e r o n t dans un p l a n v e r t i c a l p e r p e n d i c u l a i r e au b o r d de l a semelle.
On d é f i n i r a une f i l e comme une l i g n e de p i e u x p a r a l l è l e à l a l i g n e d ' a p -
p u i e t une r a n ée comme une l i g n e de p i e u x p e r p e n d i c u l a i r e a c e t t e même
_-La
l i g n e . Dans ces é f i n i t i o n s , l ' i n c l i n a i s o n des p i e u x n ' e s t pas considérée
i c i , où l ' o n s ' i n t é r e s s e à l ' i m p l a n t a t i o n des p i e u x e t non à l e u r f s n c -
tionnement mécanique.
- 26 -

Sa longueur e s t conditionnee s o i t ' p a r l a dimension des élé-


ments verticaux de l a superstructure (cas d ' u n voile unique) ou leur
écartement extrCme (cas des colonnes-ou des poteaux), s o i t par 1 'écarte-
ment entre l e s rangées extrê[Link] pieux.
# '

En t o u t é t a t d e cause, on l a
, limitera à ce qui e s t strictement
ngcessaire en évitant t o u t débord.
surabondant e t , en faisant obser-
ver que l a longueur minimale sera
,. obtenue avec l a forme de pi1.e re-
présentée ci-contre, sous réserve .
que, compte tenu du noqbre t o t a l
1 1 de pieux, 1 ' intervalle j? nécessai-
r e entre deux rangees successives
t.
-- --- s o i t respecté ( c f . page 30 ) .

-
En-seçflon-frans~ersale, l a semelle sera toujours rectanqulai-
- e t pourra ou non comporter une nervure à sa partie supérieure ; tou-
-re
tefois l e rôle de c e t t e nervure e s t moins évident que dans l e cas de
semelles superficielles, l a hauteur "hS" de l a semelle é t a n t généralement
plus grande en présence de pieux.
-
Les paramètres géométriques sont définis aux schémas ci-après ,
qui correspondent à une disposition courante à deux f i l e s deqpieux.

Semelle simple Semelle avec nervure

niveau du sol fini


t

tl

beton de propreté

*
Valeur conseillée pour k?
L 3*

. I - - *
- 27 -

A l'exception des fondations en s i t e affouillable ( c f . FOND


5 4.3.4), i l y a généralement i n t é r ê t à prévoir l a semelle de liaison l e
plus h a u t possible : dans ce-cas'en e f f e t , l a superstructure e s t réduite
au minimum e t les conditions d'exécution de 'la semelle sont les plus fa-
vorables, que ce s o i t par l a limitation des terrassements, ou par l a pos-
s i b i l i t é de t r a v a i l l e r au-dessus de l a nappe. Toutefois, l e niveau de l a
semelle sera plafonné par l a nécessité de réserver une garde Par r a p p o r t
au niveau de [Link]ée ; cette garde peut ê t r e fixée à 0,50 m s i l a
semelle n ' a pas de nervure e t à 0,30 m si e l l e ne comporte une. Les sché-
mas de l a page précédente définissent ces deux dispositions.

La valeur de "1" , espacement de deux f i les voi sines, e s t con-


ditionnée par l a nécessité :
- d'une part, d'espacer suffisamment les pieux afin de permettre
une bonne execution e t pouvoir négliger pratiquement 1 ' e f f e t
de groupe ;
- d ' a u t r e p a r t , de limiter au minimum indispensable les dimen-
'

sions de l a semelle; dans çe b u t , l a valeur conseillée 3 @


pourra ê t r e réduite à 2,5 9 , à condition que cp s o i t grand,
que l e s pieux ne soient pas t r o p longs, e t que l'exécution
d'un pieu ne risque pas d'endommager ceux q u i sont déjà exé-
cutés.
[Link]. Type e t choix des pieux.
a - Dans la plupart des ouvrages courants, ce sont des pieux en
béton q u i sont u t i l i s é s ; les pieux métalliques, à section circulaire
(tube) ou profi l é s , peuvent ê t r e intéressants dans des cas particuliers
ou si l ' e n t r e p r i s e adjudicataire dispose d ' u n t e l matériel à des condi-
tions économiqu'emeht favorables.
Parmi les pieux en béton u t i l i s é s couramment, on peut distin-
guer trois types, dont les principales caractéristiques sont résumées
ci -après.
béton armé, mis e n Qeuvre p a r refou-

ulaire (variante octogonale admissible)


Q> 4 0,60 m
(50 maxi )
5" à 30" (avec matériel spécial)
s i b l e dans l e béton : 60 à 80 bars.

- Pieux e t puits forés exécutés en place.


- Section circulaire
- diamètre : Q&~I à 2,50 m > O,&
- lonsueur : 2 0 m, exceptionnellement j-u s q.u ' à 40 m
- inciinaison possible .: ito env'iron moyenne : 50 bars
- contrainte admissible dans l e béton maximale:
On peut rattacher aux pieux en béton forés les barrettes, de
section allongée, d o n t l'épaisseur e s t comprise entre 0,60 m
e t 1,20 m.
- Pieux exécutés en place, mis en oeuvre p a r r e f o u l e m e n t du
terrain.

- Section c i r c u l a i r e (tube b a t t u )
- d i a m è t r e . : 0,30 m à 0,80 m
- longueur : 10 à 15 m
- i n c i i n a i s o n p o s s i b l e : 12" e n v i r o n
t u b e récupéré:50 bars
- c o n t r a i n t e a d m i s s i b l e dans l e béton
{ g a i n e perdue :70 bars
Chacun des types de p i e u x ci-dessus p r é s e n t e des avantages e t
des i n c o n v é n i e n t s , q u i .sont exposés dans l e d o s s i e r FOND 72, f a s c i c u l e 4,
en Annexe ; l e s i n d i c a t i o n s correspondantes p e r m e t t r o n t é v e n t u e l l e m e n t
d ' o r i e n t e r l e .choix, q u i p e u t a u s s i ê t r e une q u e s t i o n d ' o p p o r t u n i t é c o m e ,
p a r exemple, l e s moyens dont dispose l ' e n t r e p r i s e , sa t e c h n i c i t é e t a u s s i
l e s c o n s i d é r a t i o n s économiques.

---__
Nota - y ' l e s c o n d i t i o n s s o n t f a v o r a b l e s à une s o l u t i o n p a r
p i e u x b a t t u s , des p i e u x m é t a l l i q u e s peuvent également ê t r e envisagés.
I l s p r é s e n t e n t l e s avantages s u i v a n t s :
- meilleure résistance à l a flexion;
- commodité de t r a n s p o r t e t de manutention;
- p l u s l é g e r s au b a t t a F e ;
- f a c i l i c e s de récépage e t m e i l l e u r e s p o s s i b i l i t é s d ' a l -
longement p a r soudure b o u t à bout ou é c l i s s a g e d ' é l é -
ments supplémentaires ;
- c o n t r ô l e p o s s i b l e en cours de b a t t a g e , dans l e cas de
p i e u x t u b u l a i r e s ( v é r i f i c a t i o n de l a r e c t i t u d e e t de
l a v e r t i c a l i t é ou de l ' i n c l i n a i s o n ) ;

b - Nombre e t diamètre s o n t deux paramètres é t r o i t e m e n t l i é s e t


du c h o i x du diamètre dépendra l e nombre t o t a l de p i e u x . Le c h o i x du d i a -
mètre e s t i m p o r t a n t , puisque l a l a r g e u r de l a semelle, comme on l ' a vu,
l u i e s t sensiblement p r o p o r t i o n n e l l e e t que l e c o û t de c e t t e d e r n i è r e
c r o î t assez v i t e avec ses dimensions. D'une façon générale, l e c h o i x
d ' u n p e t i t diamètre permet de mieux a j u s t e r l e nombre de p i e u x à l a char-
ge t o t a l e à p o r t e r ; p a r a i l l e u r s l a longueur des p i e u x aura une i n c i d e n -
ce non n é g l i g e a b l e s u r l e diamètre puisque l e s p i e u x d o i v e n t p r é s e n t e r
une c e r t a i n e r i g i d i t é , s u r t o u t s ' i l s r i s q u e n t d ' ê t r e soumis à des e f f o r t s
p a r a s i t e s i m p o r t a n t s ; on peut adopter en première approximation l a r è g l e
s u i vante :
1 1
- p i e u x p r é f a b r i q u é s : 9 = 3o à 35 de l a longueur

- pieuxexécutés en p l a c e : += 277- de l a longueur

c - La r e p r i s e d ' é v e n t u e l s e f f o r t s h o r i z o n t a u x a p p e l l e l e s comrnen-
t a i r e s suivants :

- S i l e s e f f o r t s h o r i z o n t a u x s o n t peu i m p o r t a n t s ( f o r c e de
f r e i n a g e r é g l e m e n t a i r e de 30 t, p a r exemple), comparés aux charges v e r -
t i c a l e s , on p o u r r a se c o n t e n t e r de p i e u x uniquement v e r t i c a u x , en admet-
t a n t que l a butée de l a semelle s u r l e t e r r a i n e s t capable de r é s i s t e r
à ces e f f o r t s .
- 29 -

- S i les e f f o r t s h o r i z o n t a u x sont importants, t r o i s solutions


sont envisageables : s o i t prévoir des pieux inclinés en nombre suffisant
p o u r r é s i s t e r à l a t o t a l i t é de ces e f f o r t s ; s o i t choisir un diamètre
suffisant pour qu'un ensemble de pieux tous verticaux puissent repren-
dre ces mêmes e f f o r t s en faisant appel à i a butée du terrain, les pieux
travaillant alors en portique ; s o i t enfin f a i r e appel à des barrettes,
susceptibles de renpl acer avantageusepent un ensemble de pieux verticaux
e t inclinés dans l e cas, par exeniple, de risques de mouverients horizoptaux
de sols fluants chargés p a r un remblai e t s i l a fondation e s t exécutée
avant consol idation du s o l .
d - En pratique, s i l ' o n admet l e principe de proportionner l e
diamètre des pieux d'une p a r t à l'importance de l'ouvr;ige, d'autre p p r t
à l a profondeur des niveaux d'appui (répercussion sur leur longueur),
on peut estimer que des pieux battus e t des pieux forés de p e t i t diamè-
re ( + ,< 0,60 m ) sont glnéralement Sien adaptés aux ouvrages courarits,
(1 :t qu'un diamètre de 1 m doit ê t r e considéré ccimme une valeur maximale;
[) 1 ' u t i 1 isation de barrettes sera peu fréquente pour des ouvrages coilrants -
[Link]. Disposition -des pieux.

La disposition l a plus courante comporte deux f i l e s de pieux,


tous verti Caux.
En ce q u i concerne les rangées de pieux, leur répartition
devra t e n i r compte de l a manière dont sont amenées les charges au n i -
veau de l a semelle ; c ' e s t ainsi que s i l a pile comporte un voile uni-
que, l'espacement entre les rangées sera uniforme ; s i e l l e comporte
plusieurs voiles séparés par des intervalles, on veillera à grouper les
ieux dans l a zone des voiles, en é v i t a n t de les placer à mi-distance
!cette disposition reste valable dans l e cas de colonnes ou de poteaux).
Les schémas ci-dessous montrent ces dispositions.

Voile unique Voiles multiples


I .

conseille d éviter

"0' "0"
O 0 O 0

ouo
3
/
O 0

\
"0"
O 0
- 30 -

Deux remarques peuvent ê t r e f s i tes concernant ces dispositions :


1 - Dans l e cas d ' u n voile unique, si l'espacement "k'" de deux
pieux d ' ce même f i l e e s t supérieur à celui qui s e r a i t strictement néces-
saire ( P
= 2 , 5 à 3 * ) on pourrait généralement réduire l a longueur de
l a fondation, donc c e l l e du voile à sa base.
2 - Dans l e cas de voiles multiples, l e nombre de pieux dans
chaque f i l e e s t un rrultiple du nombre de voiles : l e diamatre des pieux
peut donc ne pas ê t r e l e m h e dans les deux cas.
Lorsque l e type de pieu aura é t é choisi, l e prédimensionnement
portera sur le diamètre ( s ' i l n ' e s t pas l i é au type) e t l e nombre total
de pieux, verticaux e t inclinés (éventuellement leur disposition en plan),
avec détermination du nombre de f i l e s e t de rangées.
Longueur-be-la-sernelre. Elle sera déterminée come s u i t :
- dans l e cas d i u n voile unique, s i n e s t l e nombre de pieux
dans une f i l e , on aura

LS
= I(n - I
1) &It 2 4 , soit ( 3 n - l ) @ , s i a l = 34,

- dans l e cas de voiles multiples, L aura une valeur voisine


de c e l l e q u i a iété définie pour une semelle superficielle
( c f . page 23), soit sensiblement l a longueur de l a 1igne
d'appui.
9 Les dimensions transversales sont bien définies lorsque l e
système be pieux e s t l u i - m h déterminé ; e l l e s sont indépendantes de
1 ' i n c l i m i s o n des pieux.
Largeur de l a semelle. Elle dépend de l'arrangement géométrique
----,-------

du syst@me-aë pieux, carac€gFi& par l e nombre de f i l e s e t l a distance


entre axes des f i l e s , q u i dépend elle-mêine du diamètre des pieux, gén'-
ralement constant pour UII R$ik appui. Si N est l e nombre de f i l e s e t
l a distance entre deux f i l e s , l a largeur B (cf. schéma de l a page 26)
I
sera :
I'
B * J N - 1 ) b + 24,
On prend généralement comme valeur de l ' e n t r ' a x e s e n t p f i l e s
a= 3cPvaleur conseillée (cf. page 26), ce qui donne en dé[Link] :

, Dans l e cas de deux f i l e s de pieux, on aurait donc Bminimale = 5@1

Cependant c e t t e dernière valeur est à reconsidérer dans un cer-


tain nombre de cas ( c f . FOND 72, Fascicule 4).
----
Exemple - Soit à prédimemlonner une semelle reposant sur deux f i l g s de
pieux f o r é s de 0,60 m de diamètre, portant un voile de 0,50 m d'épaisseur;
l a couverture de l a nappe inférieure d'armatures e s t de 4 cm.
Dans.7'hypothèse 00 1 = 3 @ , on aurait : B = 5 x 0,501

-
.I
-.
' I <
1 . .. . . , ,...
-31-

.....................
Hauteur de la semelle. La semelle doit satisfaire aux conditions
de rigidité e t de fonctionnement mécanique. Si l'on se réfère aux disposi-
tions usuel les proposées lorsqu'on applique lahéthode des bielles", la
hauteur ht dans l e cas de deux f i l e s de pieux prend l a valeur minimale
ci-après :
* *ou
h t minimale = 0,50 ( 1- $) t d b ( c f . schéma de l a
Page 26)
Dans le cas de 1 'exemple ci-dessus ( 1= 1,80 m) on aurait :
0,50 t 0,04
h t = 0,50 (1,80 - .T) N 0,80 m.
Cet exemple, qui ,concerne des pieux d e dimensions modestes,
montre que ce genre de semefie-est toujours de-hauteur assez importante
(0,8'0 m peut être considéré come un minimum) e t que l ' o n ne doit pas
couri r 1e risque d ' un sous-dimensionnement ,
_------
Nervure - Dans l e cas de fondations profondes, on n ' a le plus
souveht pas besoin d u rôle raidisseur de la nervure, en raison des épais-
seurs courantes des semelles sur pieux ; p a r contre, e l l e peut servir
de rattrapage (cf. page 21),et ses dimensions résultent alors de consi-
dérations géométriques.
2 - olsposition-sur-une-~~~~.
Une disposition sur une f i l e peut ê t r e avantageuse s i les efforts
horizontaux peuvent ê t r e repris dans de bonnes conditions par flexion dans
les pieux e t appuis sur l e sol.
Une t e l l e disposition e s t particulièrement recommandable s i l e
sol e s t réactif ou s i une butee latérale de la semelJe de liaison peut
être assurée, par exemple par l a chaussée de part e t d'autre de l a pile
ou par un dispositif approprié (massif de grave l a i t i e r , etc.. . ) . Les
schémas ci-après montrent de tel les dispositions.

Les diamètres conseillés dans le cas de pieux forés vont de


0,80 m à 1,20 m.
La précision d'implantation des pieux (10 cm en général par
rapport à l a position théorique) devra d'une p a r t être stipulée au CCTP,
e t d'autre part ê t r e prise en compte dans l e calcul des pieux sous la
1) forme d ' u n excentrement des charges appliquées en tête.
Lorsque le type de pieu aura été choisi, l e prédimensionnement
portera sur l e diamètre e t l e nombre t o t a l de pieux.
-
La longueur de la semelle de liaison est$dëterminée comme pour
les dispositions à plusiuers f i l e s . En ce qui concerne l a hauteur e t la
. largeur de l a semelle de liaison,on pourra leur donnepla même valeur,
- . s o i t une section carrée de 1.1 à 1,2 j3 de c6té.
- 32 -

Un cas p a r t i c u l i e r de d i s p o s i t i o n à une s e u l e f i l e e s t cons-


t i t u é p a r l e s piles-colonnes.
Aux termes du f a s c i c u l e 68, a r t . 34, du CPC " E x é c u t i o n des t r a -
vaux de f o n d a t i o n d'ouvrage'', l e terme de p i l e - c o l o n n e e s t r é s e r v é en
p r i n c i p e aux p i e u x ou p u i t s de s e c t i o n c i r c u l a i r e q u i se p r o l o n g e n t hors
du sol : on se t r o u v e donc dans l e cas d'une f o n d a t i o n s u r f i l e unique
de p i e u x . Ce t y p e d ' a p p u i e s t d'une extrême s i m p l i c i t é , p u i s q u ' i l ne
comporte pas de s e m e l l e de l i a i s o n ; il p o u r r a ê t r e envisagé concurrement
avec l e s d i s p o s i t i o n s précédentes, dans l a mesure où l e d i a m è t r e des
p i e u x , nécessairement assez i m p o r t a n t , r e s t e c o m p a t i b l e avec l e s carac-
t é r i s t i q u e s géométriques t r a n s v e r s a l e s du franchissement e t s i l e s con-
d i t i o n s géotechniques s ' y p r ê t e n t .

[Link]. Cas de f o n d a t i o n s i s o l é e s .
Ce cas peut se r e n c o n t r e r l o r s q u e l e s c o n d i t i o n s d é f i n i e s
précédemment pour des semelles i s o l e e s en f o n d a t i o n s u p e r f i c i e l l e s o n t
r é a l i s é e s ( c f . page 24). Le nombre e t l e d i a m è t r e des p i e u x s e r o n t dé-
t e r m i n é s en p r e n a n t en compte l e s charges au d r o i t de chacun d ' e l l e s .
Dans l a p r a t i q u e , on r e t i e n d r a l e s t r o i s d i s p o s i t i o n s f i g u r é e s c i - a p r è s ,
,* d o n t l e s schémas de f e r r a i l l a g e s o n t e x t r a i t s d'une étude de J . RLEVOT
e t R. FREMY, r e l a t i v e aux semelles sur p i e u x (Annales de 1'I.T.B.T.P. de
F é v r i e r 1967, No 230).

@ 2 pieux @ 3 pieux @ 4 pieux

A
,-Calonne

1 - 1 , voile

SCHÉMAS DE FERRAILLAGE

-- I
R h

Cadres
r- -~ -_--

Armatures 1
inférieures *
Ouadrillage réparti J I
1 , 1 - Armatures en cerces
Armatures en cerces-
I
Armatures en ccrces Armatures en cercesA

Dispositions conseillées pour les armatures inférieures


( 3 pieux et 4 pieux )

La d i s p o s i t i o n 2, comportant 3 p i e u x p l a c é s s u i v a n t l e s sommets
d ' u n t r i a n g l e é q u i l a t é r a l , e s t i n t é r e s s a n t e l o r s q u e des e f f o r t s h o r i z o n -
t a u x de d i r e c t i o n mal connue s o n t à reprendre,. comme p a r exemple dans
c e r t a i n s ouvrages courbes ; l e s p i e u x d o i v e n t ê t r e disposés p a r r a p p o r t
à l a l i g n e d ' a p p u i comme il e s t i n d i q u é au schéma, s i l ' o n v e u t p o u v o i r
u t i l i s e r l e programme de c a l c u l automatique PP. Les d i f f é r e n t s éléments
- 33 -

v e r t i c a u x de l a p i l e - un p a r f o n d a t i o n - s e r o n t c o n s t i t u é s s o i t p a r une
colonne ou un poteau, s o i t p a r un v o i l e c o u r t q u i , dans l e cas de l a
d i s p o s i t i o n 2, sera p l a c é comme i n d i q u é au schéma. I l s peuvent ê t r e réu-
n i s à l e u r p a r t i e s u p é r i e u r e p a r un chevêtre.

[Link]. Choix e t o p t i m i s a t i o n d'une f o n d a t i o n profonde.

A l a d i f f é r e n c e d'une f o n d a t i o n s u p e r f i c i e l l e , dans l a q u e l l e
l e s dimensions de l a semelle s o n t b i e n d é f i n i e s l o r s q u e l e n i v e a u d ' a p p u i
e s t connu, une f o n d a t i o n profonde p o u r r a ê t r e r é a l i s é e l e p l u s souvent
de p l u s i e u r s manières, compte t e n u du t y p e de p i x x r e t e n u , du diamètre
choisi, etc ... ; dans chaque cas, l e s dimensions de l a semelle de l i a i -
son peuvent ê t r e d i f f é r e n t e s , p u i s q u ' e l l e s s o n t f o n c t i o n du système de
pieux u t i l i s é .
Le c h o i x du t y p e e t de l a s e c t i o n des p i e u x dépend technique-
ment de nombreux paramètres , notamment du s o l , des sol 1 i c i t a t i ons , de
l ' i m p o r t a n c e du l o t de f o n d a t i o n s , des d é l a i s d ' e x é c u t i o n e t de l a
t e c h n i c i t é des e n t r e p r i s e s ; il dépendra aussi des p r i x proposés pour l e s
p i e u x e t des i n c i d e n c e s du c h o i x du système de p i e u x sur l e c o û t de l a
seme 11e.

E n t r e t o u t e s l e s d i s p o s i t i o n s envisageables il y a donc, en
p r i n c i p e un c h o i x à f a i r e en vue d'une o p t i m i s a t i o n économique de l ' e n -
semble pieux-semelles.

Lorsque l e m a î t r e d'oeuvre possède des éléments s u f f i s a n t s pour


e f f e c t u e r a p r i o r i c e t t e o p t i m i s a t i o n économique de 1 'ensemble p i e u x -
semelles, il e s t p r é f é r a b l e de l i m i t e r é t r o i t e m e n t l e s v a r i a n t e s s u r l e s
f o n d a t i o n s , en imposant p a r exemple l a géométrie (nombre e t diamètre des
pieux, géométrie de l a semelle, . . . ) .

Lorsque des Variantes p l u s l a r q e s s u r l e s f o n d a t i o n s s o n t au-


t o r i s é e s , on commencera l'examen d ' u n e o f f r e en v é r i f i a n t l a convenance
du diamètre e t l e nombre de pieux, en f o n c t i o n des e f f o r t s à r e p r e n d r e
e t des c a r a c t é r i s t i q u e s géotechniques du s o l , p u i s on examinera q u e l l e s sont
l e s dimensions minimales de l a semelle de l i a i s o n q u i en r é s u l t e n t ( l a r g e u r ,
épaisseur, f e r r a i l l a g e t o t a l ) . On ne p e r d r a pas de vue qu'une d i s p o s i t i o n
q u i a b o u t i r a i t à une l a r g e u r de semelle d i s p r o p o r t i o n n é e avec l ' o u v r a g e e s t ,
en p r i n c i p e , mauvaise; l a semelle l a moins l a r g e s e r a généralement obtenue
avec une d i s p o s i t i o n , c o m p o r t a n t deux f i l e s de pieux, recommandée pour l e s
ouvrages courants; dans c e r t a i n s cas, une d i s p o s i t i o n avec une s e u l e f i l e
de p i e u x p o u r r a c o n v e n i r . E n f i n , on a r r ê t e r a pour chaque o f f r e "dans l a
course" l e c o û t t o t a l correspondant; en p a r t i c u l i e r , on ne devra pas r e t e -
n i r des p i e u x de gros diamètre en n é g l i g e a n t l e s i n c i d e n c e s de ce c h o i x s u r
l e coût des semelles.

2 3 I ETUDE D'ESTHETIQUE.

L ' é t u d e générale q u i précède permet de f a i r e un p r e m i e r c h o i x


parmi un c e r t a i n nombre de s o l u t i o n s p o s s i b l e s . Cependant, l a p i l e ne
prendra sa c o n f i g u r a t i o n d é f i n i t i v e q u ' à l a s u i t e d'une étude d ' e s t h é t i -
que, q u i en p r é c i s e r a l e s d i f f é r e n t e s l i g n e s .
L ' é t u d e q u i s u i t a pour o b j e t de montrer, exemples à l ' a p p u i ,
comment peut ê t r e menée une étude d ' e s t h é t i q u e des p i l e s , l o r s q u e l e s
p r i n c i p a l e s c a r a c t é r i s t i q u e s de l ' o u v r a g e o n t d é j à é t é f i x é e s : géomé-
t r i e e t t y p e de s t r u c t u r e du t a b l i e r , l i a i s o n t a b l i e r - a p p u i , t y p e de
f o n d a t i o n , e t c .... La base de d é p a r t de l ' é t u d e e s t l ' e n v e l o p p e g é n é r a l e
de l ' a p p u i , q u i e s t donc connue en p r i n c i p e ; l a recherche e s t h é t i q u e se
f e r a à 1 ' i n t é r i e u r de c e t t e enveloppe. E l l e comporte t r o i s phases :
- 34 -

1 - c h o i x du t y p e morphologique ;
2 - r é p a r t i t i o n à l ' i n t é r i e u r de l ' e n v o l o p p e a é n é r a l e e t r e -
cherche de p r o p o r t i o n s ;
3 - c h o i x d'une forme.

Chacune de ces phases e s t analysée c i - a p r è s .

2.3.1.

A i n s i q u ' o n l ' a vu précédemment au cours de l ' é t u d e morpholo-


gique, on d i s t i n g u e r a l e s p i l e s c o n s t i t u é e s de v o i l e s e t c e l l e s compor-
t a n t des colonnes ou des poteaux ; l e s premières, é t a n t de beaucoup l e s
plus fréquentes, seront étudiées d'abord.

[Link]. P i l e s c o n s t i t u é e s de v o i l e s .

C e t t e s o l u t i o n c o n v i e n t mécani uement dans l a p l u p a r t des


CI
p o n t s - d a l l e s , q u e l l e que s o i t l a n a t u r e e . l a l i a i s o n t a b l i e r - a p p u i ;
, e l l e p r é s e n t e p a r a i l l e u r s 1 'avantage d'une bonne r é s i s t a n c e à des chocs
é v e n t u e l s de v é h i c u l e s l o u r d s .
T o u t e f o i s ; s i l e s c o n d i t i o n s mécaniques ne s o n t pas d é t e r m i -
nantes, l e c h o i x p e u t ê t r e f a i t en f o n c t i o n de c r i t 6 r e s d'économie e t
d ' a s p e c t ; c ' e s t a i n s i que s i l a s t r u c t u r e p o r t é e p e l i t s'accommoder
d'un p e t i t nombre de p o i n t s d ' a p p u i largement espacés, on p o u r r a p r é f é -
r e r une p i l e à base de colonnes ou de poteaux, p r o c u r a n t à 1 'ouvrage
dans son ensemble un aspect b i e n dégagé ; dans ce cas, l ' é c o n o m i e de
1 'ensembl e p e u t s ' e n t r o u v e r amél i o r é e ( c f . c r o q u i s p e r s p e c t i f, paqe 3 7 ) .

[Link]. P i l e s c o n s t i t u é e s de colonnes ou cie poteaux.

C e t t e s o l u t i o n ne s a u r a i t ê t r e envisanée que s i c e r t a i n e s con-


d i t i o n s mécaniques s o n t r é a l i s é e s su p r é a l a b l e , parmi l e s q u e l l e s l a p r i n -
c i p a l e e s t une l i a i s o n d i s c o n t i n u e t a b l i e r - a p p u i ; dans l e cas d'une
l i a i s o n c o n t i n u e p a r s e c t i o n r é t r é c i e de béton, p a r exemple, on s e r a i t
dans l ' o b l i g a t i o n de p r é v o i r un c h e v ê t r e s o i t en t ê t e des colonnes ou
des poteaux, s o i t i n c o r p o r é au t a b l i e r . Par a i l l e u r s , c e t t e d i s p o s i t i o n
ne p r é s e n t e pas t o u t e g a r a n t i e en cas de choc d ' u n v é h i c u l e l o u r d s i
l e s éléments v e r t i c a u x s o n t de f a i b l e s e c t i o n .

2.3.2 - ............................................................
REPARTITION A L'INTERIEUR DE L'ENVELOPPE GENERALE ET RECHER-
------------------
CHE DE PROPORTIONS.

Les problèmes s o n t t r è s d i f f é r e n t s s e l o n q u ' i l s ' a g i r a de


v o i l e s ou de colonnes e t poteaux : l e cas des seconds e s t l e p l u s sim-
p l e , p u i s q u ' i l s s o n t disposés chacun au d r o i t d ' u n a p p a r e i l d ' a p p u i , du
moins eh l ' a b s e n c e de c h e v ê t r e : l e u r i m p l a n t a t i o n e s t en p r i n c i p e f i x é e
a p r i o r i ; t o u t e f o i s , il y a l i e u d ' é v i t e r des colonnes ou poteaux t r o p
rapprochés QU en t r o p grand nombre. Dans l e cas d ' u n p o n t - d a l l e , l e u r es-
pacement s e r a généralement uniforme, mais c e l a ne c o n s t i t u e pas une o b l i -
gation.
Les cas des v o i l e s e s t p l u s complexe p u i s q u ' i l s peuvent rece-
v o i r chacun p l u s i e u r s p o i n t s . d ' a p p u i e t que, p a r conséquent, l e u r l o n -
gueur e s t a p r i o r i t r P s v a r i a b l e . Le problsme q u i se pose e s t double :

- d é t e r m i n e r l e nombre de v o i l e s
- d é f i n i r l e s p r o p o r t i o n s de ces v o i l e s .
- 35 -

Lennombre de voiles dépend a v a n t tout du nombre e t de l a dis-


position des points d'appui ; i l sera choisi de t e l l e manière que l a lon-
gueur de chaque voile Cree avec ses autres dimensions (épaisseur e t h s u -
teur) un volume harmonieux e t aussi, dans l e cas de voiles multiples, de
t e l l e maniêre q u ' i l y a i t un rapport harmonTeux entre les pleins consti-
t u é s par les voiles e t les vides entre voiles.

Cette recherche se ,fera en première phase sur une coupe trans-


versale de l'ouvrage dens l e plan vertical contenant l a ligne d'appui
(coupe biaise s i l'ouvrage e s t b i a i s ) , à p a r t i r d'une répartition théo-
rique des points d ' a p p u i t e l l e que celle donnée par les règles énoncées
précédemment ( c f . pièce 1.1.1. page 1 6 ) .
Une deuxième phase consistera à v é r i f i e r que les dimensions e t
proportions des volumes ainsi définis sont acceptables en perspective,
c'est-à-dire t e l l e s que les verra l e plus souvent un observateur. C'est
i c i que 1 'épaisseur pourra ê t r e déterminante sur 1 ' e f f e t général obtenu,
1 'importance des vides @ t a n t d ' a u t a n t plus marquée que les voiles seront
plus minces ; c ' e s t ce que montrent les deux croquis perspectifs ci-après
r e l a t i f s à un appui constitué de 3 voiles de longueurs égales, mais d o n t
1 'épaisseur passe du simple au double, les conditions d'observation étant
les mêmes dans les deux cas : on remarquera que l e volume des pleins e s t
toujours plus grand en perspective qu'en coupe (parce que l'on voit deux
faces).

I L
Pour i l l u s t r e r c e t t e étude de proportions, on peut prendre
deux exemples simples : l e premier montre 1 'Tnfluence de l a largeur sur
les proportions e t l e deuxième l'influence de l a hauteur.
1e r exemp 1g .
--------
Il concerne des t a b l i e r s en dalle pleine rectangulaire de
différentes largeurs - 10 m e t 13,5 m de largeur u t i l e pour fixer les
idées-; l e t a b l i e r de 10 m comportera au moins 3 points d'appui e t celui
de 13,5 rn au moins 4 points d'appui ; l a hauteur l i b r e sous ouvrage e s t
celle du g a b a r i t normal routier (entre 4,50 m e t 5 m ) . Les deux croquis
ci-dessous i l l u s t r e n t ces dispositions , avec indication de 1 'enveloppe
générale (en t i r e t é s ) .
13,SO

7
I
-I1

I I
I I
I 1
1 I
I I
I I
I I
I I

--,+
- 36 -

I1 y a lieu de remarquer que, dans l'un e t l ' a u t r e cas, les


voiles peuvent ê t r e implantés en r e t r a i t par rapport au bord de l a d a l l e ,
cette distance étant elle-même fonction de l'emplacement choisi pour les
appareils d'appui. Compte tenu de cette p o s s i b i l i t e , on se rend compte
que, dans l e premier cas, un voile unique peut convenir, bien que deux
voiles donneraient u n aspect plus aéré. Dans l e deuxième cas, i l e s t
certain qu'un voile unique devient lourd e t produit un e f f e t de mur ;
aussi l e remplacera-t-on p a r deux voiles séparés p a r un i n t e r v a l l e , ce
qui ne change rien au nombre des points d'appui.

7 1

Nota 1. La répartition des points d'appui e s t conforme à l a disposition 2


-----
figurée à l a page 19 de la pièce 1.1.1.
2 . Une disposition de ce genre avec voiles en r e t r a i t e s t discutable
lorsqu'il s ' a o i t d'un t a b l i e r d'épaisseur variable comportarit des
goussets au droit des p i l e s , car e l l e risque de provoquer un as-
pect fâcheux en l'absence de dispJsilions spéciales ( d u moins
pour certains angles de vue).
2ème exemple.
--------- --
I l concerne un t a b l i e r , toujours en dalle pleine rectangulaire,
de 10 m de largeur u t i l e ; l a hauteur l i b r e sous ouvrage prend deux va-
leurs différentes :
- celle du Fabarit nornial , s o i t 4,85 R sur autoroute

- 8 m.

I
I
l
Il
' I
- 37 -

S i l e t i r a n t d ' a i r correspond au g a b a r i t normal (entre 4,50 m


e t 5 m ) , un voile unique avec 3 points d ' a p p u i convient, surtout s ' i l peut
ê t r e i m p l a n t é en r e t r a i t par rapport au bord de l a dalle ( c f . croquis de
gauche ci-après . S i l e tirant d ' a i r e s t important ( 8 m dans l'exemple
L i ,

1
choisi), un voi e unique risquerait de créer un e f f e t de muraille e t pré-
s e n t e r a i t , en outre ,des proportions peu harmonieuses (sensiblement carré
dans l e cas présent? ; deux voiles distincts prismatiques s 'avéreraient
également en ce cas de proportions peu heureuses ; aussi préférera-t-on
alors une pile de forme élancée, pour laquelle une étude spéciale d'es-
thétique e s t à f a i r e , dêbouchant par exemple sur un a p p u i non courant adapté
à l'ouvrage e t au s i t e .

dans un tel cas

Ces deux exemples montrent q u ' i l n'y a pas de solution passe-


p a r t o u t e t qu'une étude des proportions e s t à f a i r e dans tout cas sortant
quelque peu de 1 'ordinaire.
----- -- -
Remarque Dans l e cas des tabliers t r è s larges ou de biais prowncé,
l a longueur, des. piles .peut atteindre des valeurs élevées ; l e problème
d u nombre des éléments e t de leur'longueur s ' i l s ' a g i t [Link] prend
i c i toute son importance. l e croquis perspectif ci-après montre comment ,
sur un ouvrage recent t r è s large e t t r è s biais, l e problème a été résolu
(voiles courts réunis en t ê t e p a r u n chevêtre). c

Les croquis ci-après, complétés par des photos,montrent les


principaux écueils à é v i t e r lors de l a recherche d'une solution s a t i s -
faisante pour une pile de grande longueur : l ' e f f e t de "forêt" produit
par un grand nombre de colonnes ou de poteaux rapprochés ou, au contrai-
re, l ' e f f e t de "mur" p r o d u i t par l'allongement excessif d'un voile uni-
que.
2.

Colonnes

Voiles multiples

4 voiles, groupement par 2


des points d'appui

3 voiles, groupement par 2


des points d'appÿi

2 voiles, groupement par 3


des points d'appui

1 voile
- 39 -

Si l'on élimine l a solution avec chevêtre, qui n ' e s t pas tou-


jours satisfaisante, car l a présence de ce dernier contribue à rompre
l a ligne continue de l ' i n t r a d o s , d u moins en perspective, la comparaison
de ces croquis montre que la disposition ( 4 ) e s t c e l l e qui, t o u t en
préservant l ' é q u i l i b r e de masse entre l e t a b l i e r e t les éléments 'por-
teurs, donne une certaine légèreté à l'ensemble de l'ouvrage e t f a i t
apparaître des proportions harmonieuses entre les voiles e t les vides
qui les séparent. Elle permet, entre autres, d'envelopper au plus juste
e t deux p a r deux des points d'appui e r p a ( @ s s e l o n l e s rènles definies
! d :iiPce 1.1.1, page 19.

Par a i l l e u r s , i l n ' e s t pas exclu a priori d'envisager sur une


même ligne d'appui des colonnes ou poteaux e t des voiles ; cette dispo-
s i t i o n permettrait, dans l e cas où l e nombre optimum t'héorique de points
d'appui s e r a i t impair e t supérieur à 3, de respecter ce nombre, contrai-
rement au cas des voiles seuls pour lesquels on s e r a i t généralement ame-
né à envisager u n point d'appui supplémentaire. Toutefois, une t e l l e dis-
po<,ition n ' e s t pas à retenir comme solution type ( c f . schémas de la page
I1 e s t à noter que les solutions envisagées ou préconisées
ci-dessus sont valables uniquement dans l e cas d ' i l n tdblier er;
dalle pleine de section rectangulaire. Dans l e cas d'une autre structu-
re 'elle que, par exemple, une dalle avec deux nervures ( c f . schémas de
la page 42 ) , l e s dispositions pourraient ê t r e t r è s différentes, en l ' o c -
curence deux voiles courts disposés chacun au d r o i t d'une nervure ; l e
nombre e t l'espacement des voiles sont alors cohimandés p a r l a structure
d u tablier.

CHOIX D'UNE FORNE.


2 . 3 . 3 . -----------------

L'examen des croquis i l l u s t r a n t les exemples ci-dessiis f a i t


apparaître une schématisation Qolontaire qui ne montre que des éléménts
parallélépipédiques ; dans l a r é a l i t é i l e s t recommandé de chercher
d ' a b o r d 1 'économie, ensuite l'amélioration de 1,'aspect de l a , pile en
j o u a n t sur da forme des éléments. Cette recherche f a i t l ' o b j e t de l ' é t u -
de qui s u i t , e t 'qui concerne plus spécialement les appuis constitués dé
voiles.
La forme d'une pile e s t définie p a r les différentes surfaces
qui délimitent son volume. Les formes peuvent évidement ê t r e t r è s di-
verses, à l ' i n t é r i e u r d'une mêrrk enveloppe générale ( c f . page 4 ) ; leur
choix peut néanmoins 4 t r e orienté Dar les caractéristiaues aéométriaues
d'ensemble de l'ouvrage : silhouette, structure, implaniation ; la si'-
lhouette e t l a structure correspondent respectivement au sens longitudi-
nal e t au sens transversal par r a p p o r t à i'ouvrïage.

[Link]. Incidence de I s s;lho~et+c.

%ux paramètres contribuent à l a silhouette, t e l l e q u ' e l l e a


é t é définie au dossier GUEST 69 ( c f . lère partie) : l a hauteur de l'ap-
pui, qui e s t une donnée,et son épaisseur en bas e t en h ( a ' o ù le
f r u i t l a t é r a l ) . Epaisseur e t f r u i t sont parfois en é t r o i t e dépendance :
c ' e s t ainsi que l a largeur réduite de certains terre-plein centraux i n -
t e r d i t t o u t appui de plus de 0,50 m d'épaisseur, ce qui limite ou ex-
c l u t t o u t f r u i t latéral ; à l'inverse, u n appui pour lequel une f o r t e
- 40 -

épaisseur à l a base s'impose pour des raisons mécaniques, paraîtra lourd


s i l'épaisseur e s t conservée sur toute sa hauteur,et un f r u i t latéral
sera alors l e bienvenu.
La hauteur n ' e s t pas susceptible de choix, mais a une incidence

I +
sur 1 'êpaisseur, surtout s i e l l e devient importante (cf. page 1 0 ) . En ce
q u i concerne l ' é aisseur, deux o p t i o n s sont envisageables : e l l e sera
constante ou v a r i a e.
Pour des ouvrages degageant l e gabarit normal, une épaisseur
minimale constante de 0,50 m peut serv?r de p o i n t de d e p a r t pour une re-
cherche d'aspect ; c e t t e valeur, souvent surabondante d u seul point de
yue mécanique, e s t j u s t i f i é e par 1 'encombrement des appareils d ' a p p u i e t
les f a c i l i t é s d'execution (mise en place du béton).
Cependant, pour des raisons d'aspect (même s i les conditions de
résistance mécanique sont s a t i s f a i t e s ) , c e t t e epaisseur minimale pourra
( e t même parfois devra) ê t r e augmentée dans les cas suivants :
- lorsque l e t i r a n t d ' a i r sous l'ouvrage devient important
( 2 7 m à 8 m) ; l a pile ne doit pas, en e f f e t , donner une i m ression de
Y
f r a g i l i t é d u f a i t de sa minceur apparente, notamment lorsque 'ouvrage
e s t vu en silhouette ;
épaisseur de l a pile
- lorsque l e rapport épaisseur vue du t a b l i e r devient t r o p
f a i b l e ( < 0,4 à 0,5).
I l en résulte que les paramètres â prendre en compte pour déter-
'miner une épaisseur acceptable du point de vue de l'aspect sont l a hauteur
vue de l a i l e e t l'épaisseur vue du t a b l i e r (entre l'intrados e t l e h a u t
----f7
de l a cornic e ) , e l l e même l i é e à l a portée.
La règle ci-après donne en fonction de ces paramètres, pour une
pile en voile d'épaisseur constante, une évaluation de l'épaisseur à pren-
dre en compte au stade de l'avant-projet ; on vérifiera, bien entendu,
que l'épaisseur ainsi déterminée e s t suffisante d u point de vue mécanique
(.en f a i t , e l l e sera souvent surabondante).

E=
+'
Avec les notations du schéma ci-contre :
4 ~ v
-7m- t
E.>, 0,50 m
û,iû (en mètres)
E >, 0,4 à 0,5 h t
1= portée droite
ht = hauteur du tablier
Lot-sque l'épaisseur e s t variable, on a vu ( c f . page 9) q u ' i l y
a une limite infériêure à ne pas transgresser ; on jouera donc entre c e t t e
valeur limite inférieure, q u i e s t impérative, e t une limite supérieure
éventuelle q u i peut ê t r e imposée s o i t par des considêratiohs de g a b a r i t
transversal (largeur rêduite du terre-plein c e n t r a l ) , s o i t par des consi-
dérations économiques, soit enfin par des considérations d'aspect.
Dans les deux cas, que l'épaisseur soit constante ou variable
e t s i l ' o n se place uniquement d'un p o i n t de vue esthetique, l'épaisseur
définitive e s t â f i x e r de façon à ménager l e meilleur aspect; co-mpte
tenu des conditions d'observation :
- Si l'ouvrage n ' e s t pratiquement vu que de loin (point de vue
de l'automobiliste en rase campagne ou en zone peu urbanisée) seule l a
silhouette, q u i e s t l'élément l e plus visible de l ' a s p e c t , intervient.
, . I

- 41 -

'- Si l'ouvrage e s t appelé à ê t r e vu aussi bien de près que de


loin (en zone urbaine) , à l a silhouette s ' a j o u t e 1 'aspect en perspective
impQrtant s i l a p i l e comporte des voiles multiples (cf. croquis de l a
page 35) ; dans ce dernier cas, on s'assurera que les proportions déter-
minées à p a r t i r de l a silhouette sont compatibles avec 1 'aspect en pers-
pective, sinon on pourra ê t r e appelé â modifier s o i t les epaisseurs, s o i t
l'espacement des voiles. .

Les schémas ci-dessous montrent les t r o i s silhouettes de base


envisageables : 'à faces latérales verticales (épaisseur constante) , à
faces latérales inclinées avec f r u i t négatif ou f r u i t positif (épais-
seur variable).

En ce qui concerne l e f r u i t à donner aux faces latérales de


1 ' appui , l e problème se pose en terme d'opportunité e t d'importance à
donner à cette inclinaison.
Tout d'abord el l e peut ê t r e contre-indiquée pour certains
franchissements : ainsi dans les ouvrages où les profils en l o n g e t en
travers sont en pente, les appuis o n t des hauteurs différentes e t l a
présence d ' u n f r u i t en complique l'exécution ; de même dans les ouvrages
à g r an d t i r a n t d ' a i r , e l l e peut conduire à des surépaisseurs importantes
aux extrémités inférieure ou supérieure. D'une façon générale, e t pour
des ouvrages courants dégageant l e gabarit normal, on peut même dire
q u ' u n f r u i t latéral ne se j u s t i f i e guère techniquement e t que c ' e s t sur-
t o u t une guestion d'aspect.
Par contre, l'incidence économique e s t r é e l l e : on a vu en
e f f e t que l e f a i t de prévoir un f r u i t conduisait souvent à augmenter
l'épaisseur sans nécessité mecanique ; i l en résulte donc une dépense
supplémentaire, non seulement de matéfiaux (béton e t armatures) mais
d'exécution (supplément à prévoir pour coffrages non verticaux). Pour
conclure, on devra donc en premier lieu se poser la question de savoir
s i u n f r u i t e s t souhaitable e t , dans l'affirmative, on en limitera l a
valeur.
Du seul point de vue de l'aspect, on retiendra que des appuis
minces &à faces latérales verticales conviennent bien pour des ouvrages
comportant des travées relativement courtes, t e l s que les tabliers à 4
travées (schéma 1) ; à 1 'inverse, 1 ' unique appui central d ' u n t a b l i e r
à 2 travées devra présenter une épaisseur notable afin de ne pas sembler
t r o p grêle, e t t i n f r u i t po i t i f siir Ï F K ii,ces l a t e r a l e s donnera l q n c
pression de bonne assise sur l a fondation (schéma 3) ; enfin des appuis
relativement minces présentant u n f r u i t l a t é r a l négatif semblent bien
convenir pour u n t a b l i e r à 3 travées (schéma 2 ) ; c e t t e dernière solu-
tion présente de plus l'avantage de l a i s s e r à l a p a r t i e supérieure une
1 argeur confortable pour d i sposer 1es apparei 1 s d ' a p p u i .

[Link]. Incidence de l a structure.


Dans l e cas d ' u n t a b l i e r en d a l l e , l e s problèmes sont différents
selon q u ' i l s ' a g i t d ' u n e d a l l e rectangulaire ou avec des encorbellements
latéraux,ou encore d'une dalle à double nervure. P a r a i l l e u r s , les dis-
positions peuvent ê t r e différentes p n l r iin type de dalle donné c a l o r 1 3
largeur totale,qui peut coriduire ci orébc r s o i t u n seul s o i t plu--e,rs
voi 1 e s . Les schéiiias ci-après iciontrent, pour différentes sections t r a n s -
versales de t a b l i e r , quelques disposltiuns p o s s i b l e s en f a i s a n t varler
l a position des points d ' a p p u i extrêmes (en r e t r a i t ou n o n p a r rapport
à 1 ' i n t r a d o s ) e t l a répartition des points d'appuis intermédiaires (uni-
forme ou en les groupant par paires).

DALLE RECTANGULAIRF
4 voile 2 voiles

DALLE AVEC ENCOR BELLEMENT S DALLE A DOUBLE NERVURE


- 43 -

[Link]. Choix d u f r u i t a u x e x t r é r i t é s .
L'exawen de ces schémas appelle les conmentaires suivants.
Si la structure e s t une dalle rectangulaire e t s i l'appui comporte un
seul voile, un f r u i t négatif a u x extrémités procure l e rreilleur aspect,
surtout s i les extrémités de l'appui ne sont pas en r e t w i t p a r r a p p o r t
au t a b l i e r ; i l en va de niême s i l'appui e s t constitué de plusieurs voi-
l e s , e t dans ce cas un f r u i t positif alourdirait considérabletnent l ' e n -
semble, du f a i t que l e vide à la partie supérieure, qui e s t l i é à l ' e s -
pacement des points d'appui, i r a i t en diminuant vers l e bas. Par contre,
s i l a structure e s t une dalle à encorbellements reposant sur u n seul
voile, les lrois dispositions paraissent acceptables ; i l en va de même
s i l'ouvrage e s t large e t constitué d'une dalle à deux nervures assez
espacées ( u n f r u i t positif peut même ê t r e préférable en ce cas s i l a
1 argeur des nervures e s t réduite).

L'adcption d ' u n f r u i t néqatif conduit à la solution l a plus


économique pour l a partie vue. I1 en sera en général de même pour la
total i t é de 1 appui (fondations comprises), en parti cul i e r 1 orsque les
I

conditions de fondation permettent d'avoir un dëbord limité p a r rapport


à la base des voiles dans l e sens de l a ligne d'appui.

Cependant l'adoption d'un f r u i t négatif n ' e s t pas toujours sou-


haitable : l e croquis ci-dessous rrontre les conséqgences qui résulte-
raient d u choix d'.une pile constituée de plusieurs voiles avec f r u i t
négatif, dans 1~ cas d ' u n t a b l i e r larue e t en dévers franchissant une
voie en pente 42 sens inverse. Dans 1 'hypothèse où l a longueur des voiles
à l a partie supérieure s e r a i t l a niême pour tous, l'adoption d'un f r u i t
constant conduirait à des longueurs vues différentes à l a partie inférieu-
re ; mieux v a u t a l o r s , dans un tel c a s , prévoir des voiles de forme paral-
lélépipédique, ce qui e s t préférable du point de vue de l ' a s p e c t .

[Link]. Incidence de 1 'implantation.


La forme des appuis pourra enfin dépendre de l'implantat on de
1 ouvrage, qui peut condi t i onner 1 eur confi aurati on dans 1 'espace.
I

Aiqsi, un ouvrage biais géométriquement peut devenir c'ro t mé-


caniquement s i l ' o ~donne aux appuis une forme appropriée qui permette
d'obtenir à leur somnet une ligne d'appui normale à l'axe de l'ouvrage ;
cette solution reste néanmoins exceptionnelle e t n ' e s t pas à conseiller
pour des ouvrages types. Un exeriiple d'une t e l l e disposition, avec appuis
ponctuels composés dilune colonne unique, a é t é donné a l a pièce 1.1.1,
page 3 5 ) .
- 44 -

Dans l e cas, l e plus souvent rencontré, où'la ligne d'appui


reste biaise, on pourra donner aux appuis une forme appropriée - adoption
d ' u n contour polygonal par exemple - afin d ' é v i t e r des e f f e t s disgracieux
e t des d i f f i c u l t é s d'exécution l i é s à l a présence d'arêtes vives à angle
aigu, comme l e montre l a photo ci-dessous. Le schéma de droite montre deux
dispositions applicables en psreil cas, faisant apparaître aux extrémités
de l a p i l e une s o r t e d'avant-bec ; toutefois, lorsque l'extrémité d'un
voile se trouve en r e t r a i t par rapport au bord de l ' i n t r a d o s , e t s i son
épaisseur reste modérée, i l ne semble pas y avoir d'inconvénient majeur
à conserver une section horizontale rectangulaire, ce qui e s t à coup sûr
l a solution l a plus simple e t présentant les meilleures garanties de bon-
ne exécution.

.
@ Section rectangulaire simple
@ Section rectangulaire avec avant- bec

- - - -- - - - - - - - -- - -- _
@
-_
@ partie supprimee
-- - - -- -
3- - - - - -- - - -
U \
bord de l'intrados

2.4. STANDARDISATION - NODELES.

Les ouvrages les plus Eourants sont caractérisés p a r des d i -


mensions transversales découlant de profils en travers types; comme, p a r
a i l l e u r s , l a majorité des ouvrages sont prévus pour dégager l e gabarit
normal ( 4 , 5 à 5 m),une certaine standardisation dimensionnelle des piles
apparaît comme possible e t même souhaitable. Mais ce n ' e s t qu'un aspect
de l a standardisation e t celle-ci peut e t d o i t s'étendre au c a l a l auto-
matique par l e programme P.P. : on aboutit ainsi à une standardisation
mécanique. Ces deux aspects de l a standardisation sont analysés ci-après.

Elle peut s ' e f f e c t u e r à 1 ' i n t é r i e u r d'une enveloppe définie


par les t r o i s groupes e t les t r o i s types définis précédemment ( c f . page 11).

Les paramètres de cette standardisation sont :

- l a hauteur vue de l a p i l e , que l'on peut c:lr'>-ieFirpr rnmme


moyenne.énale à 5 in, valeur qui servira d e référence pour les covpRraisons;
- 45 -

- l ' é p a i s s e u r des v o i l e s , q u i s e r a au moins é g a l e à 0,50 m ;

- l a longueur de l a f a c e s u p é r i e u r e des v o i l e s , q u i dépend de


l a c o n f i g u r a t i o n g é n é r a l e de l ' a p p u i ;

- l e diamètre des colonnes, q u i s e r a d ' a u moins 0,60 m.

S i 1 'appui e s t c o n s t i t u é de v o i l e s , p l u s i e u r s d i s p o s i t i o n s
s o n t envisageables s e l o n l e u r nombre, l e u r l o n g u e u r e t l e u r s i n t e r v a l l e s ;
l e u r nombre dépendra du p r o f i l t r a n s v e r s a l , ou p l u s précisément de l a
l a r g e u r b i a i s e de l ' i n t r a d o s s ' i l s ' a g i t d ' u n p o n t - d a l l e ; l a longueur
de l a f a c e s u p é r i e u r e a i n s i que l e s i n t e r v a l l e s e n t r e v o i l e s s e r o n t
f o n c t i o n de l ' i m p l a n t a t i o n des p o i n t s d ' a p p u i . I 1 e s t p o s s i b l e a i n s i de
déterminer, pour un c e r t a i n nombre d ' ouvrages d ' un même 1o t ,une ou p l u -
s i e u r s longueurs s t a n d a r d de v o i l e s ; b i e n entendu, ces d i s p o s i t i o n s
r é s u l t a n t de longueurs s t a n d a r d i s é e s d o i v e n t répondre aux c r i t è r e s mé-
caniques, économiques e t e s t h é t i q u e s précédemment d é f i n i s . Les p r i n c i -
paux paramètres en s o n t d é f i n i s aux schémas ci-dessous.
.

El : épaisseur à la base
F Lo : longueur au sommet

L1 : longueur à la base
F : fruit

L1 * L1 ~

Les r é s u l t a t s de c e t t e s t a n d a r d i s a t i o n s o n t donnés dans l a


p i è c e 1.2.2.

2.4.2. ...................... --
STANDARDISATION MECANIgUE.

Tous l e s appuis ne s o n t pas c a l c u l a b l e s p a r l e programme de


c a l c u l automatique PP, q u i ne p e u t a s s i m i l e r qu'une géométrie t y p e b i e n
d é f i n i e , à s a v o i r que t o u t e s e c t i o n h o r i z o n t a l e , d o i t ê t r e s o i t c i r c u l a i -
r e , s o i t e l 1i p t i q u e , s o i t r e c t a n g u l a i r e (complétée ou non aux e x t r é m i t é s
p a r deux d e m i - c e r c l e s ) , e t pouvant comporter, s e l o n l a c o n f i g u r a t i o n , un
ou deux f r u i t s de s i g n e s quelconques ( o u t r e un c h e v ê t r e e t une n e r v u r e ) .
De p l u s , 1 ' a p p u i possède un axe de s y m é t r i e v e r t i c a l .

En p r i n c i p e , seules l e s p i l e s d o n t l e s éléments répondent à


ces c o n d i t i o n s peuvent p r é t e n d r e à l a p r i s e en compte p a r l e programme
PP ; t o u t e f o i s , s i l a géométrie e s t léaèrement d i f f é r e n t e ( p a r exemple à
base de s e c t i o n s h o r i z o n t a l e s c o n s t i t u é e s p a r deux trapèzes j u x t a p o s é s
ou p a r des polygones r é g u l i e r s ) on p o u r r a i n t r o d u i r e pour l e c a l c u l un appui
simulé de géométrie t y p e , ayant l e s mêmes c a r a c t é r i s t i q u e s mécaniques.
C e t t e p o s s i b i l i t é permet l e c a l c u l de c e r t a i n e s p i l e s q u i , p a r l e u r s f o r -
mes, en s e r a i e n t e x c l u e s ; pour l a d é t e r m i n a t i o n d ' u n t e l appui s i m u l é
é q u i v a l e n t , on se r e p o r t e r a à l a p i è c e 1.1.1.
- 46 -

2.4.3. PIODELES.
-------
Dans l e cadre du classement des piles en groupes e t en types
e t dans celui de l a standardisation, i l e s t possible de définir géomé-
triquement u n certain nombre de modèles en j o u a n t sur les principaux
paramètres, à savoir pour les voiles : l a longueur, l'épaisseur ( l a
hauteur ' J w e s t considérée coiiime constante z t P q a ï e à 5 rri-GnviTorlj, l e s
f r u i t s éventuels ; de pl us 1 ' introduction de formes variées simples per-
met d'obtenir u n choix important de modèles.
Ces modèles, qui font l ' o b j e t de l a pièce 1.2.7, ne sont pas
forcément passe-partout; l e choix d ' w rnx%las donné résulte d'une re:hpr-
che d'esth6tique p o r t a n t sur 12s proxwticns e t 'la convenance v i s - 3 vis
du t a b l i e r .

Dans l'ensemble, les fcrmes restent sobres e t tous les cof-


frages sont à b a s e d e surfaces planes ou cylindriques, à l'exclusion de
toute surface gauche q a i 'présenterait
'.
des complications de coffrage.

-
3 RÉALISATION - PROBLÈMES D'EXÉCUTION - PAREMENTS,

Parmi les problèmes d'exécution nombreux e t variés concer-


n a n t les appuis, i l y a lieu de f a i r e la distinction entre ceux qui
sont d'ordre général ( t e l s que l a préparation des coffrages ou la fabri-
cation d u bétonYsUr lesquels i l n ' y a pas lieu d ' i n s i s t e r spécialement
car i l s sont t r a i t é s dans l e document type GMO 70, qui donne toutes les
références aux C . P . C . e t C.P.S.T. )et ceux qui sont vraiment spécifiques
aux piles ou dont l'importance e s t évidente. Parmi ces derniers, on peut
distinguer :
- l'implantation
- l'exécution de la fondation
- le fe'rraillage des voiles e t des colonnes
- les reprises de bétonnage
- l e surfaçage des zones d'appui
- les parements.

3.1. IMPLANTATION.
a - Cas d'une fondation sur semelle superficielle.
Si l'implantation de l a fondation ( c f . GFO 70 chapitres 6 e t 8)
ne pose y e r e de problèmes, on devra, en revanche, porter une attention
toute particuliere au positionnement correct des armatures en attente à
la base des voiles e t des colonnes.
- 47 -

Une implantation précise de ces armstures e s t primordiale,


sinon 1 'on c o u r t un ,*des risques suivants :
- les voiles ou les colonnes constituant la pile seront pal ip-
pl antés ;
- l'enrobage [Link] armatures sera insuffisant, précisément
dans une section trPs s o l l i c i t é ? .
La précision à rechercher pour cette iRplantation e s t de l ' o r -
dre de 0,5 cm,et des dispositi*fs spéciaux sont donc à prévoir ; on évi-
tera en particulier t o u t redresseirent interpestif de ces arriiatures.
b - Cas d'une fondation sur pieux.
I1 s e r a i t i l l u s o i r e de compter sur une implantation précise des
pieux ; aussi la solution conseillée e s t l a suivante : les armatures de
l a semelle a u r o n t é t é déterminées en teniint compte des tolérances d ' i w
plantation des pieux ( c f . pièce 1.1.3,page 24,les valeurs des tolérances
à porter dans les CCTP) ; a v a n t l'exécution de l a semelle, on fera un re-
levé de l ' i ~ p l a n t a t i o nréelle des pieux e t on corrivera, s ' i l y a l i e u ,
l e projet de l a semelle à p a r t i r de ce relevé, ce qui pourra entraîner
éventuelleirent un excentrement des voiles p a r r a p p o r t à l'axe d u syst6i.e
de pieux.

3. 2 E X E C U T I O N DE LA FONDAT ION.

Deux cas principaux sont à distinguer, selon l e niveau de la


voie inférieure par rapport au terrain naturel :
a . .l a. . .voie
. . . . .inférieure . . . . . . . . . . . . . .au. . .niveau
. . . . . . . . . . .e. s. .t . sensiblement . . . . . . . du . . . . . . . . na-
. . . terrain
t-----
urel.
Il n'y a pas de problème particulier, mais on peut néanmoins
f a i r e les observations suivantes :
- l e bétonnage de l a semelle peut se f a i r e , s o i t à l ' i n t é r i e u r
d ' u n coffrage, s o i t à pleine f o u i l l e (cette dernière manière
de procéder permettant d ' é v i t e r l e remblaiement de l a f o u i l l e ) .
- l e rebouchage de l a f o u i l l e , s ' i l y a l i e u , d o i t ê t r e exécuté
selon les prescriptions figurant au CPST "PONTS COURANTS en
B.A. e t en B . P . " ( a r t i c l e 3 . 0 7 , 3 ) e t aux Guides de Chantier :
"les matériaux de remblaiement ne devront pas renfermer de
pierres d o n t la plus grande dimension excède 15 cm e t l ' é -
paisseur de chaque couche élémentaire de remblai ne devra
pas excéder 20 cmll.

Deux hypothèses sont à envisager, selon que les terrassements


généraux sont exécutés avant toute construction d'ouvrage ou après. Dans
l a première hypothèse, on se trouve ramené au cas précédent ; dans l a
seconde hypothèse, des problèmes sérieux risquent de se poser, car les
f o u i l l e s , qui ne seront en principe pas remblayées, devront ê t r e forte-
ment étayées e t l e coût total des appuis s ' e n ressentira. On évitera
donc, dans toute l a mesure du possible, de se placer dans ce cas.
- 48 -

Pour toutes questions relatives à l'exécution de l a f o n d a t i o n ,


on se reportera au GMO 70 (chapitres 7 e t 8 ) .

3.3. FERRAILLAGE DES VOILES ET DES COLONNES.

La standardisation des ouvrages courants conduit tout naturel-


1ement â préfabriquer dans des ate1 i ers spécial i ses 1 es cages compl ètes
d'armatures des parties de piles constituées par l e s voiles ou les colon-
nes ; celles-ci sont ensuite acheminées jusqu'au chantier où e l l e s sont
stockées. Si t e l e s t l e cas, i l y aura lieu de contrôler l a conformité
de ce ferraillage avec les dessins d'exécution e t de s'assurer q u ' i l
n'y a pas de malfaçons dans l a disposition e t l e façonnage des armatures.
Ces questions sont t r a i t é e s au chapitre 15 du GI10 70.

3.4. REPRISES DE BETONNAGE.


Lors de l'exécution d'une p i l e , une ou plusieurs reprises de
bétonnage sont inévitables, notamment au niveau de la face supérieure
de l a semelle de fondation , de l a nervure OU du soubassement, éven-
tuellement dans l a partie vue si celle-ci est importante. Dans les par-
t i e s vues, on peut dissimuler l e s reprises avec de f a u x j o i n t s de
coffrage. De même, une reprise à l a base. de l a partie
vue des voiles ou des colonnes peut s'avérer u t i l e s i l a semelle est
enterrée profondément, a f i n de ne pas avoir à bétonner sur une trop gran-
de hauteur à partir du sommet du coffrage.
. Les schémas ci-après montrent, selon l e cas, les reprises de
bétonnage à prévoir, avec 1 'indication de leur(s) emplacement(s).

Semelle a faible profondeur Semelle u grande profondeur

sans nervure avec nervure


ou soubassement

3.5. SURFACAGE DES ZONES D'APPUI.

Le bon fonctionnement e t l a pérennité des appareils d'appui


en élastomère dépendent pour une bonne part du soin apporté à l a mise
en oeuvre des bossages sur lesquels reposent les appareils d ' a p p u i ( c f .
pièce 1.4).
- 49 -

3.6. PAREMENTS.

La réalisation des parements f a i t partie des problèmes généraux


r e l a t i f s à l'exécution des ouvrages ; toutefois, en raison de leur impor-
tance vis-à-vis de l'aspect final de l'ouvrage e t dans l ' a t t e n t e d' un
document t r a i t a n t spécialement de ce s u j e t , les quelques indications qui
suivent pourront ê t r e utilement exploftees.
lorsque l a forme de l'appui e s t arrêtee, i l y a lieu de definir
l a nature du parement. I1 n ' e s t pas question i c i d ' e n t r e r dans tous les
détails de l a realisation des parements, sujet complexe e t q u i s o r t i r a i t
du cadre de cette étude, mais plutôt de donner quelques conseils sur l e
choix des parements en precisant les e f f e t s que l ' o n en peut t i r e r , ainsi
que quelques recommandations pour leur réalisation.
I1 ne sera question i c i que des parements de' béton apparent,
à l'exclusion des enduits e t parements rapportés ; c ' e s t en e f f e t l e
moyen l e plus simple e t l e plus économique pour obtenir u n parement qui
s'harmonise bien, l e plus souvent, avec l e reste de l'ouvrage, moyennant
toutefois certaines précautions lors de l a mise en oeuvre.
Le choix d'un parement se fera en fonction des facteurs de
l ' a s p e c t ; ce choix e t a n t f a i t , on passera à l a réalisation. ,

3.6.1. FACTEURS DE L ' A S P E C T .


....................
L'aspect d ' u n parement de béton peut ê t r e caracterise par les
t r o i s facteurs suivants :
- l a couleur, qui dépend en premier lieu ('e celle d u ciment
e t de celle des granulats lorsque l e béton e s t t r a i t é .
- l a texture, q u i peut ê t r e l i s s e ou rugueuse
- la forme, qui peut ê t r e plane ou en r e l i e f .
On peut classer les parements en deux types principaux :
- ceux d o n t l a peau de ciment e s t conservée : c ' e s t l e béton
b r u t de décoffrage ( l a couleur e s t celle du ciment);
- ceux d o n t les granulats sont apparents : c ' e s t l e béton
t r a i t é par enlèvement de l a pellicule superficielle de c i -
ment ( l a couleur e s t celle des granulats principalement):
Un troisième type, dérivé du premier, e s t constitué par l e
béton peint, d o n t on peut se demander s ' i l e s t encore u n béton apparent;
quoi q u ' i l en s o i t , ce dernier proc6dé présente des avantages certains
(disparition des taches e t des inégalités de couleur du ciment, choix
d'une t e i n t e agreable) e t peut donner de bons e t durables resultats avec
une peinture de qualité.
- 50 -

Dans chacun de ces types, on retrouve l a couleur, l a texture


e t l a forme. C'est par la combinaison de ces différents facteurs que
l'on pourra donner t e l ou t e l aspect au parement des appuis.

3.6.2. CHOIX D ' U N PAREMENT.


------___----------
La grande variété d'aspects q u ' i l e s t possible d'obtenir en
béton apparent permet l a recherche de certains e f f e t s dans les diffé-
rentes parties de l'ouvrage.
Dans certains cas, on recherchera l ' u n i t é d'aspect entre les
appuis e t l e t a b l i e r : le parement unique sera a l o r s , l e plus souvent,
u n parement l i s s e de béton b r u t de décoffrage. Cette unité d'aspect
pourra souligner l e caractère monolithique de certaines structures t e l -
les que les portiques, dans lesquelles les appuis e t l e t a b l i e r sont
solidaires, mais ce type de structure sort d u cadre de la présente étude.

Dans d'autres cas, on essaiera au contraire de créer u n con-


t r a s t e entre les appuis e t l'élément porté. Cet e f f e t pourra s'obtenir
par une opposition de formes : 2. l a forme simple d u t a b l i e r on opposera
une forme plus complexe pour les appuis d o n t l e parement, t r a i t é en bé-
ton b r u t de décoffrage, sera l i s s e e t permettra une mise en valeur de
ses différentes faces p a r l e jeu des ombres e t des lumières. Ce contras-
t e pourra aussi ê t r e obtenu p a r une différence d'aspect entre les deux
parements : par opposition aux parements de l a dalle d u t a b l i e r , le plus
souvent l i s s e s en béton b r u t de décoffrage, les parements des appuis
p o u r r o n t présenter une texture rugueuse, ou encore une cou1 eur di fféren-
t e (béton t e i n t é , béton blanc). Dans l e cas des parements rugueux obte-
nus par u t i l i s a t i o n de coffrages en planches brutes de sciage, on peut
jouer sur 1 'orientation des planches e t souligner ainsi certaines direc-
tions ( v e r t i c a l e , fiorizontale, oblique) ; mais 1 'exécution peut ê t r e
aléatoire en ce qui concerne la couleur au d r o i t de certaines planches.
Come on le voit, i l n'existe pas de règle pour l e choix d'un
parement, qui sera dans chaque cas a f f a i r e d'appréciation, e t pourra
dépendre des conditions d'exécution mais aussi, bien sûr, du coût.
C'est ainsi que les parements d ' u n ouvrage en rase campagne seront t r a i -
t é s de l a manière la plus sobre e t l a plus économique, ce q u i ne veut
pas dire négligée. On réservera les parements riches pour des ouvrages
d o n t l a nature ou l'environnement les j u s t i f i e n t : c ' e s t l e cas des ou-
vrages urbains en particulier.

Quel que s o i t l'aspect recherché, u n parerent Je b é t o n apparent


se juge sur l a qualité de son exécution, que ce s o i t l a régularité de l a
texture, l'uniformité de la couleur, la netteté des arêtes, l'absence $e
salissures, etc. .. ; sa réussite demande beaucoup de soins e t d'attention
au cours des différentes phases de 1 'exécution, que 1 'on peut ramener à
t r o i s pri nci pal es :
- l a préparation du coffrage
- l a trise en oeuvre du béton
- le décoffrage.
- 51 -

Pour leur r é a l i s a t i o n , on se référera aux textes en vigueur :


Cahier des Prescriptions Communes ( C . P . C . ) , Cahier des Prescriptions
Spéciales Type ( C . P . S . T . ) , ainsi q u ' a u document type G.M.O. 70 (cha-
p i t r e 1 4 ) . Toutefois, 1 ' a t t e n t i o n e s t a t t i r é e plus spécialement sur les
points q u i font l ' o b j e t des paragraphes qui suivent.

[Link]. Préparation du coffrage.


-

De l a bonne exécution e t de l a qualité des coffrages dépend


pour une bonne p a r t la réussite d u parement, q u i en e s t l e f i d è l e r e f l e t ,
principalement dans l e cas d u béton brut de décoffrage. Les qualités fon-
damentales à rechercher en ce cas s o n t 1 'homogénéité e t l a propreté.
- ~-
Aussi, l e s panneaux constituant l a "peau" du coffrage devront
i l s , a v a n t toute chose, ê t r e constitués d u même matériau afin d'obtenir
u n aspect homogène. P l a i s T e l que s o i t l e matériau coffrage uti l i s é -
bois, mEtal ou matière plastique -, on v e i l l e r a à ce que l'ensemble s o i t
suffisamment raidi afin de ne pas se déformer lors d u t f e n c r G r t ou de la
mise en place, e t pour supporter l a poussée d u béton f r a i s lors d u béton-
nage. L'ossature sera étudiée de manière à assurer l a répartition des
e f f o r t s sur l a t o t a l i t é d u coffrage ; l ' é t u d e d'un t e l ensemble fera
l ' o b j e t de plans t r è s précis e t son exécution sera confiée à u n spécia-
l i s t e , s o i t du bois, s o i t d u métal, s o i t des matières plastiques.
L'assemblage des panneaux constituant l a "peau" d u coffrage,
en contact d i r e c t avec l e béton, devra assurer la continuité de la forme,
donc ne présenter ni dénivellations, ni solutions de continuité, princi-
palement s ' i l s ' a g i t d'obtenir u n parement l i s s e . Si l e coffrage d'une
p i l e e s t composé de plusieurs éléments verticaux accolés, ces éléments
seront ajustes e t fortement r e l i é s entre eux par u n ceinturage de ma-
nière à assurer l a continuité de l a forme e t une p a r f a i t e ét3nchéité.
En raison de l a d i f f i c u l t é d'obtenir une surface de béton
exempte de trace de j o i n t , on pourra préférer au contraire t i r e r parti
de leur existence en ménageant une rainure à leur emplacement, ce q u i
marquera p a r exemple la v e r t i c a l i t é de l'ensemble : on peut a l o r s f i -
x e r c.:mnp règle générale q u ' i l v a u t mieux marquer u n j o i n t de façon
t - i t n apparente'que de chercher à l e dissimuler plus ou moins bien.

Lorsque l e coffrage comporte des d i s p o s i t i f s de fixation inté-


rieurs au béton, ceux-ci doivent ê t r e conçus d e manière qu'après décof-
frage aucun élément métallique ne s e trouve à une distance d u parement
inférieure à c e l l e de l'enrobage minimal p r e s c r i t pour les armatures ;
dans tous l e s cas, i l v a u t mieux l a i s s e r apparents les trous occasionnés
p a r ces fixations que de ch-rcher 5 les reboucher, ce q u i implique que
lci4r el placetilent devr'i F t r e t , i ic iiianicrp que leur r r p a r t i t i o n s o i t
t-t Li 1 t t-p. Ces trous peiivent eri O I t r e y servir a supportcr
y I ecIiaf3uday

Avant l e coulage d u béton, l a surface d u coffrage sera net-


t L p e e t t r a i t é e éventuellement,afin de permettre un décoffrane aisé
e t non destructif de l a pellicule superficielle de ciment. On prendra
les dispositions nécessaires pour é v i t e r toute trace de r o u i l l e sur les
parerrents, quelle qu'en s o i t l ' o r i a i n e (clous, armatures ayant séjourné
longterrps aux intempéries, enrobage insuffisant, e t c . . . ) .
Enfin, on évitera dans toute l a rresure du possible les arêtes
vives,qui seront chanfreinées sans excès,selon l e s indications de 1s
pièce 1.2.1.
- 52 -

[Link]. !lise en oeuvre d u béton


Si l'aspect du parement dépend du coffrage, l a qualité e t l a
mise en oeuvre du béton sont déterminantes pour l'obtention d'une sur-
face à texture homogène e t de t e i n t e uniforme, surtout dans l e cas des
parements l i s s e s bruts de décoffrage.
Le ciment u t i l i s é doit ê t r e de même nature, de même provenance.
e t provenir,si possible,d'un seul e t même l o t de fabrication. Le béton
devra r e s t e r homogène e t l'on évitera toute ségrégation d u r a n t l e trans-
p o r t e t l a mise en place ; i l sera mis en place par vibration ou pervi-
bration (vibration interne), qui e s t l e procédé l e plus couramment em-
ployé ; l ' a c t i o n d e . l a vibration devra s'étendre au béton s i t u é entre
les armatures e t l a paroi du coffrage ; sa durée sera constante dans
toute l a masse d u béton, s i l ' o n veut é v i t e r des différences de t e i n t e ;
l a durée sera déterminée de manière à é v i t e r à l a surface du parement
1 'apparition de l a i tance.
Dans toute l a mesure du possible, on évitera les reprises de
bétonnage dans l a partie vue de l a p i l e , ce qu,i entraîne comme consé-
quence d'avoir à bétonner d'un seul coup au moins u n élément complet
(voile ou colonne) sur environ 5 m de hauteur ; on devra donc surveiller
attentivement l e déversement du béton, surtout à l a partie inférieure
(afin d ' é v i t e r toute ségrégation),ainsi que sa vibration. Si l ' o n ne peut
les é v i t e r , on en prevoi era 1 ' emplacement exact à 1 ' avance de t e l l e ma-
y

nière que ce dernier corresponde à une intersection de plans par exemple,


ou encore à une ligne de j o i n t réel ou f i c t i f .
[Link]. Décoffrage
_ _ - protections.
- ~

Les opérations de décoffrage seront coqduites de inaniere à ne


pas endommager l e béton encore f r a i s ; aussitôt après décoffrage, i l e s t
nécessaire de protéqer jusqu'à l a f i n du chantier certaines parties fra-
g i l e s t e l l e s que les arêtes, à l ' a i d e de planches ou de cornieres ; les
parements seront' protégés des tâches , coulures , frottements, chocs e t c . . y .
à 1 'aide de bâches ( f e u i l l e s plastiques par exemple) ou de panneaux ( c f .
GMS fj 14,4).
Certains défauts d'aspect pourront ê t r e rattrapés par ragréage,
mais cette solution e s t délicate e t ne devra ê t r e envisagée que s i l'on
dispose de personnel qualifié : un mauvais ragréage risque d ' ê t r e plus
visible que le défaut q u ' i l e s t censé f a i r e disparaître.
E n dernier recours on pourra f a i r e appel à l a peinture, mais
ce dernier procédé, s ' i l peut atténuer les défauts de couleiir, rie saurait
f a i r e disparaître les défauts de texture.

3.7. CONTROLES ET VER I F I CAT IONS.


Des contrôles variés e t nombreux sont nécessaires a v a n t e t
pendant l'exécution ; toutes ces questions sont t r a i t é e s dans l e G . G . O . A .
70, auquel on se référera. Toutefois, on s e saurait trop i n s i s t e r sur
l a nécessité absolue d ' u n contrôle rigoureux de l'implantation des ap-
puis, qui conditionne toute l a géométrie de l'ouvrage; ce contrôle Fortera
notamment s u r l e s armatures en attente à l a base de la superstructure
(voiles ou colonnes),qui devront ê t r e implantées avec l a plus grande
précision ( c f . page 46).
- 53 -

4, APPUIS SPÉCIAUX

Contrai reiiient aux appuis courants étudiés précédeiiiiiient, les


appuis spéciaux s o n t caractérisés, s o i t p a r l e f a i t que les descentes
de charges n'y s o n t p a s d i r e c t e s (au d r o i t des points d'appui) mais
__.

sont, ou bien décaiées "en baïonnette" (appuis marteaux, appuis en por-


t i q u e ) , ou bien obliques (appuis en V,par exemple), s o i t par leur d i -
mension dans
~- l e sens de l a hauteur - ( p i l c s de certains viaducs).
.
-
-
Rentrent dans c e t t e ca'cégorie les appuis de fornie complexe
présentant des discontinuités de section sur l a hauteur ; selon lehr for-
me, on trouve l e s appuis, en T , en U, en V , en X, en Y , .. . . Ces a p p u i s
se rencontreront principalement en milieu urbain ( c f . schémas ci-dessous
e t § 2 de l a pièce 1 . 2 . 2 Modèles de p i l e s ) .
Leurs formes s'harmonisent t o u t particulièrement avec l e pro-
f i l transversal de certains t a b l i e r s ; c ' e s t ainsi que l e s appuis en V
renversé s'accordent assez bien avec u n t a b l i e r en d a l l e nervurée. D'au-
t r e s a p p u i s comme les a p p u i s en T paraissent aussi l e mieux appropriés
dans l e cas d'une structure à poutres, surtout lorsque l ' o n d o i t dégager
l a base de l'ouvrage (cas des viaducs u r b a i n s ) .
I l s ne sont.généralement pas calculables p a r l e proqramme PP.
- 54 -

En ce q u i concerne l e s appuis des t a b l i e r s du t y p e VIPP, t a -


b l i e r s q u i s o r t e n t d u cadre du p r é s e n t d o s s i e r , il e s t s i q n a l é l ' e x i s -
t e n c e d'une étude p a r t i c u l i è r e PM 70 r e l a t i v e aux appuis au t y p e d i t
" p i l e marteau! Ce document e s t p r é s e n t é au 0 11.39 du CAT. 75. Ce document
non d a t é e s t géré p a r M. RIMBOEUF.

Cet exemple e s t c e l u i du t y p e d ' a p p u i l e p l u s fréquemment u t i -


l i s é p o u r l e s ouvrages du genre V I - P P . En f a i t , il s ' a g i t d ' u n document
d ' i n f o r m a t i o n composé de deux p i è c e s q u i peuvent ê t r e adressées s u r de-
mande u s t i f i é e , e t non pas a proprement p a r l e r d ' u n document-type.

En p a r t i c u l i e r :

II - Dans l a p i è c e " c h e v 6 t r e e t f û t de p i l e - m a r t e a u - Exemple d ' a p -


PI ic a t on, 1 ' é t u d e s e r a non seulement à u t i l i s e r e t a d z p t e r p o u r un éven-
t u e l démarquage, mais a u s s i à c o m p l é t e r p a r une é t u d e de déformstion du
t h e v ê t r e ; c e t t e étude de d é f o r m a t i o n d o i t déboucher s u r un examen des
p o s s i b i l i t é s d ' i n t e r a c t i o n e n t r e l e chevetre e t l e s e n t r e t o i s e s d'aboiit
du t a b l i e r s i c e l l e s - c i s o n t r i g i d e s e t t r è s s o l i d e s .

- Dans l a p i è c e F û t , l e c h o i x du v e n t à prendre e n compte d o i t


donner ma t i è r e à a p p r é c i a t i o n , notamment en s i t u a t i o n p r o v i s o i r e , en fonc-
t i o n du s i t e , de l a h a u t e u r du viaduc, de l a durée des phases p r o v i s o i r e s
e t é v e n t u e l l e m e n t de l a f a c i l i t é p l u s ou moins grande d ' a c c r o î t r e l a sé-
c u r i t é . Se r e p o r t e r à ce s u j e t à l ' a r t i c l e 14 du f a s c i c u l e 61, II du
C.P.C. de Décembre 1971.

On t r o u v e r a également dans l e d o s s i e r V I P P 67 à l a p i è c e 1.2.2


"Morphologie des appuis", un recensement des d i f f é r e n t s types d ' a p p u i i n -
t e r m é d i a i r e s e t d ' a p p u i s d ' e x t r é m i t é , p e r m e t t a n t de g u i d e r l e c h o i x du
p r o j e t e u r en f o n c t i o n des c r i t è r e s p r i n c i p a u x : h a u t e u r des p i l e s , l a r -
geur du t a b l i e r , n a t u r e du s o l de f o n d a t i o n , n a t u r e e t c a r a c t e r e de l ' e n -
vironnemént ( u r b a i n , suburbain, r u r a l ) , p i è c e complétée p a r 1 ' a d d i t i f no 1
au d o s s i e r p. 5.
1.1.3

CONCEPTION ET CHOIX DES PILES-CULEES

Page
.
1 G E N E R A L I T E S . DONNEES ET OPTIONS PRELIMINAIRES ............................ 1
1.1. Généralités .................................................................. 1
1 . 2 . Données e t options préliminaires......................................... 2
2 - CONCEPTION ET CHOIX ............................................................... 12
I l
2.1. Eléments c o n s t i t u t i f s ....................................................... 12
2 . 2 . Fondation ........................................................................ 13

2 . 2 . 1 . Fondations superficielles ........................................ 13


2 . 2 . 2 . Fondations profondes ................................................ 19

2.3. Partie intermédiaire ........................................................ 25


2.3.1. Morphologie ........................................................... 26
2.3.2. Dimensions - Ferraillage .................. ...................... 27
2.3.3. Dispositions ........................................................... 28

2.4. Partie supérieure ............................................................ 30

2.4.1. Rôle e t fonctions ................................................... 36


2.4.2. Dispositions courantes - Morphologie ......................... 36
2.4.3. Mur garde-grève .................................................... 38
2.4.4. Chevêtre .............................................................. 43
2.4.5. Raccordement avec les t e r r e s - Aménagement d u talus . . . . . 47
2.4.6.' Implantation ......................................................... 53
2.4.7. Utilisation du chevêtre comme appui pour l e c i n t r e ...... 57
3 . REALISATION . PROBLEblES D'EXECUTION ........................................... 58

3.1. Implantation ................................................................... 58


3.2. Exécution de la fondation ................................................ 59
3.3. Exécution de la partie intermédiaire ................................... 59
3.4. Exécution de l a p a r t i e supérieure ....................................... 59
3.5. Exécution du remblai ................. ....................................... 60
. \
4. PILES-CULEES APPARENTES .......................................................... 61
4.1. Généralités ..................................................................... 61
4.2. Les deux famil les de piles-culées apparentes ........................ 61
4.3. Cas d'emploi ................................................................... 62
4.4. Adaptation au t a b l i e r e t au s i t e ........................................ 64
4.-5. Structure e t morphologie ................................................... 67
4.6, Paramètres géométriques . Implantation ................................. 69
4.7. Prédimensionnement . Cal cul................................................. 70
4.8. Réal isations . Problèmes d'exécution .................................... 70
- 1 -

1, GÉNÉRALITÉS
DONNÉES ET OPTIONS PRÉL I MINAIRES

1.1. GENERALITES.

Les pi les-culées sont des appuis d'extrémité enterrés, t o t a l e -


ment ou partiellement, e t toujours assdciés à u n taluscontigu de remblai
ou de déblai ; en raison de ces dispositions, e l l e s diffèrent fondamenta-
lement des p i l e s , t a n t d u p o i n t de vue de l a structure e t de l a morpholo-
gie que du'point de vue mécanique ; leur conception sera donc toute d i f -
fjrente.

( I1 résulte de c e t t e configuration que les p i les-culées comnor-


( t a n t une semelle o n t à porter, en plus des charges du t a b l i e r , l e poids
( des terres qui les surmontent. Ce poids s e r a , bien entendu, t r è s varia-
( ble selon l e niveau de l a fondation : négligeable'si l a pile-culée e s t
( fondée en t ê t e de t a l u s , important s i l e niveau de l a fondation e s t t r è s
( en-dessous de celui du t a b l i e r ( i l n ' e s t pas r a r e , en ce cas, que l a
( charge sur l a semelle due au poids des t e r r e s s o i t supérieure à. l a réac-
( tion d ' a p p u i maximale du t a b l i e r ) . Aussi _ l_a_ _ conception
___ e t l e dimensionne-
( ment d'une pile-culée ~ _dépendront-ils
_ _~ _ _ _ au
- plus
_ haut point du
~ _ _niveau
_ fori-
_ _ de _ __
( dation.

Fsrmi les noihreux éléments entrant en j e u , certains - t e l l e s


les données géométriques - sont communs aux autres appu,is, d'autres sont
particuliers aux piles-culées ; les premiers o n t é t é étudiés précédemment;
q u a n t aux seconds, i l s sont definis e t analysés plus loin.

f a i r e a distinction entre les données - que l ' o n ne s a u r a i t modifier -


e t les options - qui découlent d'un choix entre plusieurs solutions pos-
sibles pour l e cas d'espèce étudié -.
Compte tenu des nombreuses dispositions possibles, u n classe-
ment si stématique e s t d i f f i c i l e e t ne saurait s e baser sur de simples
consi dc rations géométriques, comme cela a é t é f a i t p o u r l e s p i l e s . T o u t
au plu! pourrait-on f a i r e l a distinction entre deux types de piles-culees,
S elon q u ' e l l e s sont apparentes ou non une fois les terrassements terminés.
E n f a i t , ces deux types ne diffèrent pas fon+amentaletrent d u point de vue
de l a conception en général, comme d u p o i n t c!e vue mecanique ;aussi l ' é t u d e
qui s u i t s'applique-t-elle a u x piles-culees dans leiir erisevble, en prenant
toutefois pour base les piles-culées entièretxent noyées dans les t e r r e s ,
q u i constituent l e type l e plus courant. @ u a n t aux piles-culéeç comportant
une partie supérieure largement apparente, e l l e s font l'objet'd'urie étude
iï p a r t concernant plus particulièrement les points qui leur sont propres
( c f . chapitre 4 ) .
- 2 -

1.2. DONNEES ET OPTIONS PRELIUIîiAIRES.

De par sa nature, l a conception d'une pile-culée e s t l i é e à


bon nombre d'éléments (facteurs ou paramètres), eux-mêmes plus ou moins
dépendants l e s uns des autres. C'est ainsi que sa structure e t sa morpho-
phologie, qui sont directement l i é e s à celles du t a b l i e r q u ' e l l e supporte,
peuvent dépendre de sa hauteur propre q u i , elle-même, sera fixée par l e
niveau de l a fondation, l a cote maximale de ccile-cl n ' é t a n t pas impo-
sée p a r des impératifs geométriques comme dans le cas des p i l e s . Sa struc-
ture peut dépendre aussi de l a réaction d'appui exercee p a r l e t a b l i e r
q u ' e l l e supporte e t q u i e s t susceptible de varier dans de larges p r o p o r -
tions suivant l e type de structure e t l e s longueurs des travées : à t i t r e
d'ordre de grandeur, un t a b l i e r courant de type [Link], d'une dizaine de
mètres de largeur u t i l e , exerce sur l e s piles-culées une réaction d'appui
t o t a l e comprise entre 100 t e t 200 t , selon l a longueur des travées de
rive , des tracti;ns s n n t ixêrne Q s s i b l e s [Link] cPrt6 inei structurer de
tJb-':p, -ib ' y ' ? ( ' <,h ?y.-'*

'Bans certains cas, c ' e s t l a conception même d u t a b l i e r 1, i pourra


ê t r e commandée par des impératifs l i é s aux piles-culées.

Comme on l e v o i t , l a conception.d'une pile-culée f a i t donc p a r -


t i e intégrante de c e l l e de l'ouvrage dans son ensemble ; e l l e d o i t t e n i r
compte d'un certain nombre de données e t f a i r e l ' o b j e t d'options p r é l i -
minai res , dont l e s principales peuvent ê t r e classées de la'manière sui-
vante :
- l a géométrie du franchissement e t la géométrie du t a b l i e r
- l a structure d u t a b l i e r e t l a longueur de l a ligne d'appui
- l e nombre e t 1 'espacement des points d ' appui
- l a présence de dalles de transition
- l e niveau d u t e r r a i n naturel
- l e niveau de l a nappe
- l a nature e t les caractéristiques d u sol
- l ' é v e n t u a l i t é de tassements
- l e type de fondation
- l a qualité d u remblai exécuté à 1 'avance
(exécution des terrassements
- la des phases (construction des Diles-culées
- l e s phases de construction de l'ouvrage
- 1 'ancrage d'une travée de rive
- l a présence d ' u n garde-grève
- l a nécessité de pouvoir v i s i t e r e t - % I o n - : P ~ ; : ~ F I P r, e
~ 8 y - l r ~ el e
rs
dprar 1 s 4 ' appui
x '

- l a présence éventuelle de j o i n t à poussée


- l e s délais d'execution.
Cette l i s t e n ' e s t pas exhaustive e t ne saurait prétendre envi-
sager toutes les implications provoquées par t e l s éléments considérés
comme cas d'espèce. Quoi q u ' i l en s o i t , l'incidence des données e t op-
t i ons répertoriées ci -dessus e s t analysée ci -après.
- 3 -

1.2.1.

Elles interviennent au t i t r e des conditions fonctionnelles, ana-


lysées dans l a pièce 1.1.1, e t font partie des problèmes généraux d é j à
t r a i t é s . Toutefois certains l e ceux-ci sont plus particulièrement l i é s
aux piles-culées e t évoqués ci-après.
En ce qui concerne l a géométrie du franchissement, un point im-
p o r t a n t e s t l e t i r a n t d ' a i r sous .l'ouvrage qui conditionne souvent (mais
pas toujours) la hauteur des piles-culées.
En ce qui concerne l a géomgtrie du t a b l i e r - largeur, longueur,
configuration en plan - une des conséquences en e s t l'implantation des
piles-culées en a v a n t de leur position théorique "ni,r--ais.' 'rr; par rapport
aux talus encadrant l'ouvrage, dans les cas suivants :
- lorsqu'un t a b l i e r comporte des travées de rive relativement
longues ( c ' e s t l e cas habituel des ouvrages à deux travées),
i l y a souvent i n t é r ê t à raccourcir ces travées en rappro-
chant les piles-culées ;
- lorsque certains tabliers à travées continues multiples ont
des travées de rive qui ,du f a i t de l a configuration générale,
auraient une longueur théorique supérieure à celle des tra-
vées intermédiaires ; i l y aurait lieu cependant,ici,de voir
s i u n meilleur équilibrage des longueurs de travées ne pour-
r a i t ê t r e obtenu plus simplement en dépiaçan-t les piles in-
termédi ai res.
Dans ces deux cas, i l y a une comparaison économique à f a i r e
entre les deux solutions : le gain obtenu sur l e coût du t a b l i e r compense-
t - i l l'augmentation de celui des piles-culées ? O u , en d'autres termes,
de combien faut-il raccourcir l e t a b l i e r pour compenser l'augmentation
sur les piles-culées ?
Un autre exemple, i l l u s t r é
par l e schéma ci-contre, e s t donné
Voie latérale p a r u n ouvrage franchissant une au-
toroute en déblai, e t d o n t la voie
portée se raccorde à une voie laté-
rale par un épanouissement rapide
en place : plutôt que de prévoir u n
t a b l i e r présentant en son extrémité

Ligne d'appui
théorique
-/ ' -~ K- Li tie d'appui
retenue
u n élargissement important , on pré-
fère dans un tel cas déplacer l'ap-
F u i correspondant en deçà de sa po-
s i t i on théorique normal e .

Dans ces différents cas, l a solution consiste donc à implanter


l a pile-culée en a v a n t de sa position théorique, qui differe assez peu
de la crête du talus ; l e type à adopter e s t alors une pile-cuiée com-
p o r t a n t une partie supérieure apparente. Cette disposition e s t i l l u s t r é e
par l e schéma ci-aiîres , r e l a t i f à un ouvrage 'à deux travées.

x L'implantation théorique normale d'une pile-culée e s t définie au 5 2.4.6


de l a présence pièce ( c f . p . 53 e t suivantes).
-4-

s
La longueur des piles-culées e s t intimement l i é e à l a longueur ii
de 1 a . l i g n e d'appui d u t a b l i e r , qui dPpend d u biais e t de l a structure;
c ' e s t ainsi que les dispositions peuvent ê t r e t r è s différentes selon que
l e t a b l i e r e s t constitué par une dalle ou p a r des poutres et,dans l a
pl upart des cas ,s ' i 1 comporte ou non des encorbel lements. Les schémas
ci-dessous montrent en élévation deux dispositions de pile-culée suppor-
t a n t , l ' u n e u n t a b l i e r en dalle simple rectangulaire, l ' a u t r e u n t a b l i e r
en dalle avec grands encorbellements.
La lonqueur des piles-culées ( o u t o u t au m ins celle de leur
partie supérieure) e s t éGalement l i é e à ' l a présence ou non d ' , n mur
garde-grève.

I-T
Comme on le verra plus loin, l a morphologie des piles-culées
e s t bien souvent déterminée par l e nombre e t l'espacement des points
d'appui, à l'aplomb desquels se trouve une colonne ou u n poteau d o n t l e
rôle e s t de transmettre directement les descentes de charge â l a fonda-
. tion.

1.2.4. PRESENCE DE DALLES DE TRANSITION.


................................
Lorsqu'un ouvrage e s t prolongé par des dalles de transition,
celles-ci o n t une double incidence sur les piles-culées :

-------
- géométriggw, car e l l e s s'appuient directement,le plus souvent,
sur les piles-culées,ce qui implique des dispositions adéquates
sur ces dernières ; leurs points d'appui ne peuvent, en outre,
ê t r e répartis de façon entièrement a r b i t r a i r e .
- 5 -

- ~~ecgnmg~g, car e l l e s introduisent une réaction d'appui sup-


>lémentaire d o n t l a ligne d'action e s t généralement distincte
de celle du t a b l i e r , e t peuvent constituer un point fixe en
t ê t e de l a pile-cul& s i leur longueur e s t suffisante.*
I

Selon que l'ouvrage comporte ou non des dalles de transition,


les dispositions à adopter p o u r les piles-culées peuvent ê t r e différen-
t e s , t o u t au moins en ce qui concerne la partie superieure (nécessité
d'un chevêtre, par exemple, lorsqu'il y a une dalle de t r a n s i t i o n ) .

1.2.5.

Le niveau du terrain naturel par rapport aux plates-formes


inférieure e t supérieure peut avoir une incidence déterminante sur l a
conception e t l e choix des pi les-culées. Les schémas commentés ci-dessous
montrent les differents cas de niveau possibles d u terrain naturel.

CAS 1 Si la pile. culee est fondée sur semelle dans


le terrain naturel, sa hauteur sera importante .
haut remblai
On peut alors envisager de la fonder dans le
remblai, sous réserve que celui. ci ait été
exécuté assez longtemps a l'avance (tassements)

CAS 2
remblai normal Une fondation sur semelle dans le terrain
naturel n'entraine pas de sujetions importantes

La hauteur de la pile. culee sera généralement


faible, si elle est fondée sur semelle et si les
caractéristiques mécaniques du terrain naturel
sont bonnes ou passables.

X La donnée DALTRA du programme de calcul PP permet de considérer que l a


dalle de transition constitue un point fixe ( c f . mise à j o u r no. 1 d'octobre
1975) ; dans la r é a l i t é , l a f i x i t é peut ê t r e considérée comme assurée quand
l a longueur drpite de 'la dalle de transition e s t au moins égale à 2,50 m.
- __
-_
- 6 -

CAS 4
déblai l a [Link]ée pourra souvent étre fondée en
tête de talus, si les Caractéristiques du
terrain le permettent.

1'

1.2.6. NIVEAU DE LA NAPPE.


------------------
La présence d'une nappe dans la zone des piles-culées'ne semble
pas devoir influencer la conception de leurs fondations, mais plutôt leur
exécution. Ainsi , dans le cas d'une fondation superficielle, on pourra
être amené à relever le niveau de la semelle à une cote légèrement supé-
rieure à celle de la nappe, quitte à augmenter légèrement la largeur de
la semelle, ou encore à prévoir un massif de béton imnerg6.

1.2.7. ......................
NATURE ----------
ET CARACTERIST IQUES DU SOL.
Si la nature du sol a peu d'incidence sur la conception et la
morphologie des piles intermediaires (cf. pièce l.l.Z), il en va diffé-
remment pour les piles-culées ; celles-ci étant le plus souvent totalement
enterrées peuvent,en effet ,être considérées comme une simple fondation sur
laquelle s'appuie le tablier.
La nature du sol conditionne le plus souvent,au départ,le choix
du type de .fondation - superficielle ou profonde - et, par suite, la con-
ception même des piles-culées, qui pourront être très différentes dans
leur structure selon qu'elles seront fondées sur pieux,puits, ou semelle.
Par ailleurs, si le sol est de médiocre qualité, on peut être
amené à rechercher des solutions spéciales telles que,par exempleyune
fondation superficielle en tête de talus lorsque l'ouvrage est encadré
par des remblais d'accès, qui devront alors être exécutés à l'avance,
afin d'éviter les tassernents;cette dernière solution présente le qrand
avantage de réduire au minimum le poids de terre à porter (cf. page 1).
1.2.8. EVENTUALITE DE TASSEMEN' s.
.......................
Si les caractéristiques du sol sont telles que des fondations
superficielles ne mettent pas les piles-culées à 1 'abri de tassements
éventuels, on pourra être amené à prevoir des fondations profondes ou à
concevoir les piles-culées de man ère telle qu'elles puissentYsans dom-
mage,subir des tassements, quitte à prévoir en outre des dispositifs pour
relever le tablier.
- 7 -

1.2.9. -----------------
TYPE DE FONDATION.

Selon l e t y p e de f o n d a t i o n r e t e n u - f o n d a t i o n s u r s e m e l l e su-
p e r f i c i e l l e ou f o n d a t i o n profonde s u r p i e u x -, e t dans une c e r t a i n e mesure
s e l o n l ' é v e n t u a l i t é de tassements, l a morphologie des p i l e s - c u l é e s p o u r r a
ê t r e t r è s d i f f é r e n t e , comine on l e v e r r a p l u s l o i n : e l l e v a de l a s i m p l e
semelle en t ê t e de t a l u s à l a c o n f i g u r a t i o n c l a s s i q u e comportant une s e m e l l e
surmontée de colonnes r é u n i e s en t ê t e p a r un chevêtre, ou à un système de
p i e u x de grande longueur surmontés d ' u n s i m p l e c h e v ê t r e .

1.2.10. ....................................
QUALITE DU REMBLAI EXECUTE A L'AVANCE.

Lorsque des r e m b l a i s d'accès s o n t exécutés à l ' a v a n c e , il e s t


p o s s i b l e de f o n d e r l a s e m e l l e dans l e r e m b l a i , en t ê t e du t a l u s ; c e t t e
manière de f a i r e i m p l i q u e , b i e n entendu, une q u a l i t é de r e m b l a i s u f f i s a n -
t e , p r i n c i p a l e m e n t v i s - à - v i s des tassements ; une moins bonne q u a l i t é du
r e m b l a i p o u r r a i t c o n d u i r e à des f o n d a t i o n s profondes. En r è g l e générale,
il f a u d r a donc c h o i s i r un bon m a t é r i a u de r e m b l a i , q u i t t e à 1 ' a m é l i o r e r
p a r t r a i t e m e n t au ciment, p a r exemple ; mais il n ' e s t pas u t i l e d ' a l l e r
au-delà de ce q u i e s t n é c e s s a i r e e t on l i m i t e r a l e m a s s i f à l a zone où
e s t Jmplantée l a p i l e - c u l é e ( c f . schéma ci-dessous). On d i s t i n g u e r a même,
en g e n e r a l , l a p a r t i e s u p e r i e u r e du r e s t e du m a s s i f ( c f . FOrlD 72, f a s c i -
c u l e 4, page 21).

partie de remblai traite ou sélec.


tionné sous la pile- culée.

. _ . .

1.2.11. -----PHASES
----------- DES
CHRONOLOGIE : EXECUTION DES TERRASSEMENTS - CONSTRUC-
............................................
T.....................
I O N DES PILES-CULEES.

Ce f a c t e u r i n t e r v i e n t l o r s q u e l ' o u v r a g e e s t encadré p a r des


r e m b l a i s d'accès, ce q u i e s t l a c o n f i g u r a t i o n l a p l u s f r é q u e n t e .

T r o i s cas peuvent a l o r s se p r é s e n t e r , e t i l s r é s u l t e n t souvent


d ' u n c h o i x p r é a l a b l e ; s e l o n l e cas considéré, c e r t a i n e s o p t i o n s se p r é -
s e n t e n t de façons d i f f é r e n t e s .
- 8 -

C ' e s t une :?lution particulièrement intéressante e t recomman-


dable, q u i présente les avantages suivants :
- l a charge d u remblai sur 1. t e r r a i n sous-jacent, en provo-
quant son tassement, favorise s a consolidation dans l e temps ; c e t t e
dernière sera d'autant plus complète e t efficace que l e remblai a u r a
é t é construit plus t ô t ; par a i l l e u r s l e remblai lui-même aura l e temps
de t a s s e r a v a n t l a construction de l'ouvrag?. I1 importe en ce cas de
s ' e n assurer par des mesures, q u i permettront de t r a c e r une courbe en
fonction du temps ; en cas de doute sur l a question de savoir s i les
tassements seront terminés lors de l a construction de l'ouvrage, on devra
prévoir des d i s p o s i t i f s de relevage d u t a b l i e r . Cette solution présente
donc l'avantage de limiter l e s tassements lorsque l'ouvrage sera cons-
t r u i t , avantage d ' a b t a n t plus appréciable que l e sol sous-jacent sera
de moins bonne qualité ; corrélativement, en cas de fondation profonde,
les risques de frottemznt négatif e t de poussée l a t é r a l e seront grande-
ment diminués, e t les e f f e t s q u i pourraient en r é s u l t e r largement a t t é -
nués.
- l a présence des remblais d'accès d é f i n i t i f s f a c i l i t e r a gran-
dement l e s opérations l i é e s à l a construction d u tablier,en permettant
d'accéder commodément au chantier, e t sera avantageuse d a n s tous l e s cas
où e s t envisagé 1 'établissement d ' u n remblai provisoire, souvent de quali-
t é médiocre, destiné uniquement à assurer ce rôle d'accès au chantier.
Une option e s t à prendre sur l a fondation s i e l l e peut ê t r e
s u p e r f i c i e l l e ( i l n e fondation profonde sur pieux ou puits à travers l e
remblai ne pose pjs a e prsblrm p ? r t i c u l i e r eri ce cas, s i ce n ' e s t L Q Z ques-
t i o n de longueur); deux solutions s ' o f f r e n t en e f f e t :
- fonder l a semelle dans l e t e r r a i n naturel, ce q u i implique
une f o u i l l e profonde à travers l e remblai avec l e s sujétions qui en dé-
coulent ;
- fonder l a semelle au-dessus du t e r r a i n naturel ; les piles-
culées peuvent, en e f f e t , ê t r e fondees dans l e remblai , moyennant c e r t a i -
nes conditions qui seront explicitées plus loin ( c f . paqe 1 5 ) .
Dans l e cas a considéré, l a première solution e s t évidemment aussi
peu rationnelle que possible ; aussi donnera-t-on l a préférence à l a deuxième
solution toutes les f o i s que cela sera possible.
E n ce q u i concerne l a construction d u t a b l i e r , e t quel que s o i t
l e mode de fondation retenu pour les piles-culées, on devra t e n i r compte
du f a i t que l a présence des talus oblige __.._ à prévoir des dispositions par- -
t i c u l i è r e s p o u r azs-irer 1 'échafau5qe dins c e t t e z n n e .

Cette solution, assez pcu cûl;rànte, présente + n i i + n f n i S comme


l a précédente l'avantage de disposer d ' u n remblai d'accès lors de l a
construction d u t a b 1 i e r .
- 9 -

I 1 r i ' y a pas dans ce cas d ' o p : ; o n particulière pour les fonda-


tions ; en revanche, des précautions particulières _____ sont à prendre lors
d u remblaiement a u t o u r des piles-culées : é v i t e r l e passage d'engins
lourds à proximité immédiate, donc compacter avec de p e t i t s engins, e t
surveiller les déplacements en t ê t e de l a pile-culée. De plus i l y aura
l i e u , comme précédemment, de prévoir des dispositions particulières pour
assurer l'échafaudage d u t a b l i e r dans l a zone des talus.

C'est une solution fréquemment employée (ce qui ne veut pas dire
que ce s o i t l a meil leure nécessairement). Les problèmes rencontrés concer-
nent essentiellement l e remblaiement dans l a zone des piles-culées, SOUS
l e t a b l i e r ; ce remblaiement sera plus délicat que dans l e cas précédent,
surtout en ce q u i concerne l e h a u t des talus.

Les t r o i s cas étudiés ci-dessus représentent les solutions


envi sageabl es ,assorties d ' appréciations qual i tatives . Toutefois 1 a sol u-
tion apparaissant come l a meilleure dans l e cas d'espèce ne sera pas
toujours possible e t sera alors remplacée par une moins bonne technique-
ment : c ' e s t ainsi que l'exécution des remblais d'accès à l'avance ne
sera pas toujours possible, parce que l i é e ,par exeinple,au calendrier'des
terrassements. Autrement d i t , l a chronologie des phases exécution des
terrassements - construction des piles-culées sera souvent une consé-
quence des données premières e t d'options préalables.

1 . 2 . 1 2 . P_H_A S_E_
S _DE_ _
CONSTRUCTION
- - _ - _ _ _ _ -D_E _L _
'O_
U V-R_A G- -E .- - - - _ - - - - - -

Ce facteur intervient lorsque 1 'ouvrage comporte deux tabliers


indépendants qui ne sont pas construits en même teirips ; c ' e s t l e cas, p a r
exemple, des déviations intégrables pour lesquelles une seule chaussée
de la future autoroute e s t construite en première phase ( c f . CAT 75, fj 8.41).

uans toute la iiiesure du p u s s i u i e , I I est. m i s e i i i t : ut: L U I ~ L L I ~ I -


re dès l a première phase les piles-culées d u deuxième ouvrage, ces der-
nières étant noyées en partie ou en t o t a l i t é dans les remblais d'accès.
Si les piles-culées diA deuxième ouvrage sont exécutées lors de
la deuxième phase, leur exécution appelle les remarques suivantes :
- Lorsque l e franchissement est entièrement (ou presque) en
déblai, i l n'y a en principe pas de problème particulier concernant les
pi les-culées.
- Lorsque l e franchissement comporte des remblais d'accès, ce
qui e s t l e cas l e plus courant des P . I . autoroutiers, on distinguera deux
cas, selon la qualité du terrain sous-jacent :
- 10 -

- S i l e terrain sous-jacent e s t bon, i l n'y a pas d'inconvé-


nient à construire en première phase u n seul ouvrage e t les remblais
d'accès de largeur correspondante ; l e type de pile-culée sera choisi
en conséquence e t dépendra notamnent de l a chronologie d'exécution des
terrassements.

En deuxième phase, on bourra ê t r e amené à prévoir une pile-


culée de type différent s i les conditions l'imposent : ce pourrait ê t r e
l e cas s , par exemple, l e remblai correspondant é t a i t exécuté a v a n t
constryc ion du deuxième ouvrage, alors que celui de première phase
avait é t exécuté après construction du t a b 1 i e r , donc des pi 1 es-culées.
- Si l e terrain sous-jacent e s t de qualité médiocre ou mauvaise
e t présente des risques sérieux de tassements, i l e s t bien préférable,
e t ce peut même ê t r e une nécessité s i 1 'on veut é v i t e r de graves désor-
dres ultérieurement, de construire à l'avance l a t o t a l i t é du remblai
d'accès ; on se prémunira ainsi contre les risques de tassements inégaux
entre deux remblais exécutés à des époques différentes.

plate-forme definitive en l*Je


phase
ablier enlhre@hasa

La pile-culée à construire en deuxième phase sera, s o i t fondée


sur pieux battus ou forés à travers l e remblai, soit,de préférence, fon-
dée sur semelle superficielle à un niveau intermediaire.

1.2.13. ............................
ANCRAGE D'UNE TRAVEE DE RIVE.

A l ' i n v e r s e des cas c i t é s précédemment, i l existe des ouvra-


ges dans lesquels les travées de rive, dont l a longueur théorique a é t é
déterminée en fonction de l a configuration générale, sont trop .courtes
pour Jouer correctement leur rôle mécanique (risques de soulèvements
aux extrémités); c ' e s t l e cas,par exemple,de certains ouvrages à 3 t r a - .
vées d o n t l a travee Crentrale assez longue exigerait,pour un bon fonc-
tionnement mécanique,des travees de rive de longueur supérieure à c e l l e
strictement nécessaire au franchissement.

La solution qui consisterait à allonger l e s travées de rive


en reculant les piles-culées dans l e remblai n ' e s t guère souhaitable ;
mieux vaut ancrer l e s eytrémftés du t a b l i e r dans les piles-culées, qui
devront donc ê t r e étudiées en conséquence. Un t e l dispositif d'ancrage
e s t décrit dans les dossiers-pilotes OM 66, pièce 3.2.4 e t [Link], pièce
2.9.
- 11 -

~ . . .. . .

.........................
1.2.14. PRESENCE D I UN GARDE-GREVE.

La longueur dilatable du t a b l i e r e t l'importance du t r a f i c ap-


pelé à y circuler déterminent l e type de j o i n t de chaussée à u t i l i s e r ;
or certains types de j o i n t s nécessitent un assez grand "souffle", qui
rend inévitable l a présence d ' u n mur garde-grève à l a partie supé-
rieure des piles-culées. C'est donc l a morphologie de ces dernières qui
se trouve concernée e t une disposition adéquate de l a partte supérieure
e s t par suite à prévoir.

L ' empl oi de pl us en pl us général i se ,sur l e s ouvrages courants ,


d'appareils d'appui en élastomère f r e t t é , d o n t l a pose exige des conditions
de mise en place particulièrement soignées e t d o n t l e remplacement éven-
tuel e s t à envisager à plus ou moins long terme, d o i t s'accompa ner de dis-
positions adéquates à prévoir au niveau supérieur des piles-cu ées. Ces 9
dispositions doivent répondre à des c r i t è r e s géométriques e t mécaniques, R*
en vue d'en f a c i l i t e r l'accès e t l ' e n t r e t i e n . Elles sont détaillées duns
la pièce 1.4.1.

1.2.16. .......................................
PRESENCE EVENTUELLE DE JOINTS A POUSSEE.
Certains modèles de' j o i n t s de chaussée sont susceptibles d'en-
gendrer une certaine poussée sur 1e garde-grève 1orsqill' i 1s se ferment ; ce
dernier doit donc ê t r e dimensionné en conséquence, mais les efforts qui
en résultent ne sont en general pas dommageables pour la pile-culée prise
dans son ensemble. Parmi les j o i n t s en cause décrits au dossier-pilote
J.A.D.E. 68, on peut c i t e r : l e j o i n t lourd H 15 D (mise à jour n o 2),
les j o i n t s semi-lourds I I I e t IV, l e j o i n t léger type 3 .

1.2.17. DELAIS D'EXECUTION:


--------c---------

Selon les delais d'executfon fixés, certaines solutions pourront


- ou non - ê t r e envisagées ; c ' e s t ainsi que l'exécution des remblais
d'accès à l'avance ne sera possible que s i l e calendrier des travaux l e
permet ; certaines options sur les piles-culées en' dépendent.
- 12 -

2- CONCEPTIONS ET CHOIX

2.1. ELEMENTS CONSTITUTIFS.


On peut distinguer en principe,dans une pile-culée de type
courant , t r o i s éléments bien d i s t i n c t s :
- une fondation
- une partie intermédiaire ,constituée p a r des éléments verti-
caux.
- une partie supérieure, sur laquelle s'appuie l e t a b l i e r .
Dans certains cas, ces t r o i s éléments peuvent se réduire à
deux ou même à un seul. A la limite, l a pile-culée l a plus simple peut
ê t r e constituée par des pieux ou des puits forés dans les terres a d j a -
centes .(figure 1 ) , ou encore p a r une simple semelle fondée en t ê t e de
talus (figure 2 ) ; l a pile-culée classique sera constituée p a r une se-
melle supportant des colonnes ou des poteaux, eux-même surmontés d'un
chevêtre (figure 3 ) .
Fig. 1 Fig. 2 Fig. 3

7
Par a i l l e u r s , les dispositions des divers,éléments sont plus
ou moins l i é e s à l a structure du t a b l i e r , qui elle-même présente une
assez grande variété ; s i l'on ajoute les problèmes spécifiques de rac-
cordement avec les terres adjacentes, on s'aperçoit rapidement q u ' i l y
a un grand nombre de dispositions possibles, que l ' o n ne saurait d é t a i l -
l e r toutes.
Aussi l'étude commence-t-elle par une analyse de chacun des
éléments constitutifs définis ci-dessus, ce qui permettra par l a s u i t e
de constituer l a pile-culée à l a demande, en fonction du cas d'espèce,
par l e choix e t l'assemblage des éléments les mieux appropriés, ces élé-
ments ayant chacun en ce qui l e concerne des fonctions bien différentes.
I l y a lieu d'ajouter à ces t r o i s éléments, qui font partie
intégrante de l a structure, deux 6léments annexes q u i , bien qu'étant
extérieurs à c e t t e dernière, jouent néanmoins u n rôle non négligeable
m a i s chacun bien différent:
- 13 -

- une dalle de transition, éventuellenient, d o n t l e rôle vis-à-


vis de l a pile-culée e s t surtout mécanique ;
- u n perré, d o n t l e rôle e s t d'assurer l a bonne tenue des terres
sous l'ouvrage e t par l à même u n bon aspect d'ensemble ; ce
dernier a déjà f a i t l ' o b j e t d ' u n document type (pièce 5.2.
du dossier-pilote J.A.D.E. 68), mais on doit l e rattacher
à l a présente étude.

2 . 2 . FONDATION.

Comme pour les p i l e s , on peut f a i r e la distinction classique


entre fondations superficielles consti tuées p a r des semelles, e t fon-
dations profondes constituées par des pieux ou des puits r e l i é s ou non
en t ê t e par une semelle OU un chevêtre.

2.2.1. FONDATIONS SUPERFICIELLES.


.........................
Dans l e cas particulier des piles-culées, l e niveau de l a fon-
dation dépend de facteurs variés e t n ' e s t pas nécessairement l i é à ce-
lui de la voie inférieure, comme dans l e cas des appuis intermédiaires.
I1 e s t en e f f e t géométriquement possible de fonder l a pile-culée à u n
niveau quelconque au-dessus de la voie inférieure, puisque l a fondation
sera toujours enterrée ; du point de vue mécanique, e t dans l e cas où
l'ouvrage e s t encadré p a r des remblais d'accès, l e choix dépendra de la
nécessité de se fonder dans l e terrain naturel ou de la possibilité d ' u -
t i l i s e r l e remblai comme terrain de fondation, dans la mesure où ce der-
nier e s t exécuté à 1 'avance e t présente des caractéristiques suffisan-
tes vis-à-vis de l a portance e t des tassements ; lorsque la voie infé-
rieure e s t en déblai e t s i l e sol e s t de qualité convenable, l a fonda-
tion sera généralement à u n niveau intermédiaire.

L'étude qui s u i t analyse les différentes dispositions envisa-


geables en fonction des niveaux r e l a t i f s de la semelle p a r rapport au
terrain naturel.

[Link]. Niveau de l a semelle.

a - sernelle_au_n~~eau-bu-~~~~~~~-~~~~~~~.
Comme r3n l ' a v u , l e niveau d u terrain naturel n ' e s t pas l i é
à celui des plates-formes ; une semelle fondGe dans l e terrain naturel
pourra donc se trouver à u n niveau quelconque au-dessous ou au-dessus
de l a plate-fornic clc l a v o i e inférieLw.
Si 1 'on se réfère aux schémas donnés précédemment (page 5 ) , i l
a p p a r a î t immédiatement que l e niveau d'une semelle fond6e dans l e terrain
naturel sera très différent selon q u ' i l s ' a g i r a du cas 1 , p a r exemple,ou
du cas 4.
Les schémas ci-après montrent des dispositions adaptées à cha-
cun des cas.
Cas 1
Remblai normal ( E 6 m )

Chevêtre

Colonnes ou poteaux

Semelle
Cas 2
Remblai moyen ( E 4 m )

Chevêtre

Coionnes ou poteaux

Semelle

Cas 3
Faible remblai (,<2,5m)

I I l
I I - voile
I I /A"

Cas 4
Deblai
I T.N.

Semelle
- 15 -

b - Semelle au-dessus du t e r r a i n n a t u r e l .
---------------------c-----------------

C e t t e d i s p o s i t i o n peut se p r é s e n t e r l o r s q u e l ' o u v r a g e e s t en-


cadré p a r des r e m b l a i s d'accès exécutés à 1 'avance ; on peut a l o r s e n v i -
sager, sous c e r t a i n e s c o n d i t i o n s , de f o n d e r l a semelle dans l e r e m b l a i .
C e t t e s o l u t i o n s e r a i t avantageuse dans l e cas 1 r e l a t i f au remblai normal,
où l a h a u t e u r t o t a l e e n t r e l e t e r r a i n n a t u r e l e t l e haut du t a l u s e s t
r e l a t i v e m e n t grande ; on cherchera a l o r s à se fonder l e p l u s haut p o s s i -
b l e , v o i r e en t ê t e de t a l u s .

On n o t e r a qu'une f o n d a t i o n de ce t y p e en t ê t e de t a l u s ne sau-
r a i t ê t r e normalement envisagée que pour des ouvrages d o n t l e s r é a c t i o n s
maximales s u r p i l e s - c u l é e s s o n t àssez f a i b l e s ( p o u r f i x e r l e s idées : de
E r d r e de l ü a ZU tonnes pcir~ r de t a b l i e r dans l e cas
t d'ouvrages ' c w p a v n s d u t y p e P m m e n t dans l e cas d ' u n remblai
b i e n c h o i s i ne p r é s e n t a n t pas de r i s q u e s de tassements e x c e s s i f s eu égard
au t y p e d'ouvr3ge ( l e s t a b l i e r s PS [Link] en p a r t i c u l i e r é t a n t assez accom-
modants à c e t é g a r d ) . En ce q u i concerne l a p o r t a n c e de l a f o n d a t i o n , on
assurera une d i s t a n c e au b o r d de t a l u s s u f f i s a n t e e t compatible avec une
longueur normale de t r a v é e ( v o i r c r o q u i s c i - d e s s o u s ) . Le r e s p e c t de ces
c o n d i t i o n s i m p l i q u e que l e r e m b l a i s o i t exécuté assez longtemps à l ' a v a n c e ,
pour é v i t e r t o u t tassement u l t é r i e u r a p p r é c j d b l e . Une f o n d a t i o n à un n i -
veau i n t e r m é d i a i r e s e r a p r é f é r é e s i l ' o n c r a i n t q u ' u n e semelle en t ê t e
de t a l u s n ' a i t pas une p o r t a n c e s u f f i s a n t e . Cependant, compte t e n u des
avantages d'une t e l l e d i s p o s i t i o n , q u i a donné l i e u d é j à à d'assez nom-
breuses r é a l i s a t i o n s , e l l e p e u t dès maintenant ê t r e envisagée comme pou-
v a n t d e v e n i r courante, du moins pour des ouvrages répondant aux c o n d i t i o n s
ciéfinies ci-dessus. Les c o n d i t i o n s auxquelles une t e l l e f o n d a t i o n e s t pos-
s i b l e s o n t e x p l i c i t é e s au d o s s i e r FOND 72, f a s c i c u l e 4, 5 4,22, pages 2 1
à 25.

Les schémas s u i v a n t s , q u i s ' a p p l i q u e n t à des coupes d r o i t e s , mon-


t r e n t t r o i s d i s p o s i t i o n s envisageables de serrielles fondées dans un r e m b l a i .
EN TÊTE DE TALUS

Remblai traité sur 1 m environ


' I (grave- laitier ou grave-ciment)
' I

l ;ai
itd z 3 m + ?h ,
TN L ,

2eme solution
I- -

---Remblai traité ou sélectionné


sur toute la hauteur.
- 16 -

À UN NIVEAU INTERMÉDIAIRE .

[Link]. Disposition en p b .
Comme pour les piles (cf. pièce 1 . 1 . 2 . page 20), deux dispositions
sont envisageables :
- l a fondation comporte une semelle unique pour l'ensemble de
l a pile-culée, c ' e s t la solution courante ;
- 1 a fondation comporte des semel les isalées indépendantes ,
chacune au d r o i t d'une descente de charge. ,

[Link] Cas d'une semelle unique.


C ' e s t 1a sol uti on cl assique , préconisée 1 orsque 1 a hauteur t o -
t a l e de a pile-culée, fondée dans l e terrain naturel à un niveau voisin
de celui de l a plate-forme inférieure, e s t de l ' o r d r e de 6 m à 7 m, à
f o r t i o r i lorsque l a pile-culée e s t fond6e en t ê t e de talus.

La semelle sera toujours rectangulaire e t disposée de t e l l e


manière que son grand axe s o i t dans l e plan vertical des descentes de
charges, donc suivant l e biais. Ses dimensions seront fonction des char-
ges au niveau inférieur de l a semelle e t des caractéristiques du s o l ,
mais devront t p t e f o i s répondre aux conditions suivantes :
Lonqueur : déterminée en fonction du nombre e t de l'espacement

-fV
9 des descentes de chargês, matérialisées par les colonnes ou les poteaux.
La longueur t o t a l e sera donc fixée par l a distance entre colonnes ou po-
teaux extrêmes, augmentée d'une certaine quantité tenant compte du dé-
bord, d o n t l a valeur o ? t i l 1 ~ i ' a~ é t é définie lors de l'étude des piles ( c f .
pièce 1.1.2 paçe 2 1 ) . 11 s ' e n s u i i que c e t t e longueur, pour une largeur u t i l e
/' ?v biaise donnée, peut varier dans d'assez larges proportions selon que l e
t a b l i e r e s t une dalle simple rectangulaire ou comporte des encorbellements
importants ; en t o u t é t a t de cause, sa valeur maximale sera sensiblement
égale à l a largeur u t i l e biaise du t a b l i e r .
Larseur : lorsque l a longueur a é t é fixée, l a largeur s ' e n
déduit, compte tenu des charges appliquées (provenant du t a b l i e r e t du
poids des terres directement appliqué) e t des contraintes admissibles
sur l e sol.
--
Toutefois, pour des raisons de s t a b i l i t é , cette largeur aura
li une valeur minimale de 1,50 m dans l e cas de piles-culées comportant
des colonnes ou des poteaux ; c e t t e valeur de 1,50 m convient générale-
ment pour une hauteur t o t a l e de pile-culée atteignant 6 m à 7 m y fondée
un peu au-dessous d u niveau de l a plate-forme inférieure. Si la hauteur
t o t a l e dépasse cette valeur, l a largeur de l a semelle pourra ê t r e augmentée
proportionyiel - lement.
- 17 -

Nota - Dans le cas particulier d ' u n e seme'lle en t ê t e de t a l u s ,


cette largeur pourra ê t r e réduite s i les caractéristiques mécaniques du
remblai (ou d u terrain naturel en cas de d é b l a i ) l e permettent.

-
Implantation.
Elle e s t définie s o i t par rapport aux colonnes ou poteaux s i
l a pile-culée en comporte, s o i t par rapport à l a liqne d ' a p p u s i l a
pile-culée e s t réduite à une simple semelle.

a - l a pi~e-culee_comporte-~e~-
gjonggs-gy ppteaux : l e grand
F
Gié de Ta semeYYe Isens de a Tongueurj es€ gGZ2iIement danç
l e plan de symétrie vertical des colonnes ou des poteaux. Cette
diwosition e s t j u s t i f i é e lorsque l e s moments au niveau de
semelle sont faibles p a r rapport aux charges verticales, ce
qui e s t généralement l e cas des ouvrages courants e t lorsque
l a pile-culée e s t entièrement noyée dans les terres ; e l l e .e

l ' e s t moins s i l a pile-culée e s t halite ( e f f e t d ' u n e f f o r t ho-


rizontal en t ê t e ) ou s i s a partie supérieure érnerSe
du talus ; dans ce dernier cas, l ' e f f e t de l a poussée
des terres n ' e s t pas negligeable e t u n excentrement de l a se-
melle vers l ' avant s e r a i t souhaitable ; toutefois, i l y a lieu
de préciser à ce s u j e t que l e programme de calcul automatique
ne prend en compte que des semelles centrées sur les descentes
de charges représentées par les colonnes ou les poteaux.
.

I
- 18 -

b - ---f;
l a ile-culée e s t réduite à une simple ----------
semelle : s ' i l n'y a pas
de a7~ë-aë'iTanSi~ion;-Ia-SëmeTïë-.st centrée sur 1 a 1 i gne d'ap-
pui ; s ' i l y a une dalle de trari:ition appuyée sur l a semelle,
c e t t e dernière sera placée de t e l l e manière que l e moment dû aux
réactions maximale du t a b l i e r e t minimale de l a dalle de transition
s o i t égal en valeur absolue à celui dû aux réactions maximale de
l a dalle de transition e t minimale du t a b l i e r . Avec les notaticns du
schéma ci-contre, dans lequel DT e s t une donnée l i é e à l a longueur
d'about du t a b l i e r , on aura :

IDT, d'où ET Z
RTmox f R D max f RTmin 4- R D min

[Link]. -
Cas de seiliel1 es
~
isolées.
--

Plcrsieurs avantages sont offerts p a r c e t t e disposition, qui


consiste en une semelle au d r o i t de chaque colonne ou poteau e t permet de
s'affranchir partiellement de l a charge du terrain sur l a semelle, qui
e s t souvent du même ordre de grandeur que les descentes de charges prove-
n a n t du t a b l i e r ; de plus, une confiquration judicieuse de l a semelle
consist;int à orienter son grand axe,non plus'parallèlement a l a ligne
d'appui mais perpendiculairement, l u i permet de reprendre facilement des
moments importants dûs aux e f f o r t s horizontaux ; une t e l l e disposition
doit donc convenir pour des piles-culées de hauteur importante ( 2 8 m )
ou soumise à une poussée des terres (piles-culées apparentes). En contre-
partie, el l e e s t sensible à d'éventuels tassements d i l f é r e n t i e l s entre
les semelles e t n'est donc envisageable que dans un sol ne présentant pas
de risques de tassements appréciables,ou s i l'ensemble e s t convenablement
raidi à la partie supérieure.
Les schémas ci-après en montrent une disposition applicable
au cas d'une pile-culée avec partie .supérieure apparente ; on notera qu'
i c i l a partie supérieure assure convenablement l e raidissement de l ' e n -
semble, a l ' a i d e du chevêtre e t du voile qui devront ê t r e armés en con-
séquence.
- 19 -

2.2.1. '1. -
Géométrie de l a semelle.-
. La semelle, de section rectangulaire, comportera l e plus sou-
vent une E r v u r e servant de raidisseur,dans laquelle sont encastrés les
colonnes ou les poteaux lorsque la pile-culée en comporte ; toutefois,
s i l a pile-culée e s t convenablement raidie à sa partie supérieure, la
nervure devient i n u t i l e en t a n t qu'élément raidisseur ( c ' e s t l e cas no-
tamment des piles-cul.ées apparentes, l e ferraillage de l a partie superieure
devant Ptre prévu en ionséquence).
S la fondation se réduit à une simple semelle en t ê t e de t a l u s ,
qui joue l e rôle de sommier pour 'le t a b l i e r , i l semble i n u t i l e de prévoir
une nervure qui t t e à dimensi onner argement 1 a semell e dans l e sens de
1 a hauteur.

La determination de l a hauteur de l a nervure résu t e de ce que


l'ensemble de l a semelle e t de l a nervure e s t assimilé à une poutre de hau-
teur h indéformable.
Cette poutre doit ê t r e r i g i d e , d'une p a r t sur l a ongueur e l
séparant deux poteaux ou colonnes, d'autre p a r t , sur toute sa ionguelrr v i s -
à-vis d'une irrégularité du sol de fondation.
I1 en résulte deux conditions de r i g i d i t é
qui s'expriment par des règles simples ( c f .

1
pour plus de détails les indications données
à l a pièce 1.1.1 5 [Link]) :

a -
- h = h s t hn =0,3el
avec s i possible h s G h n s 2 hs

b - h
- = hs+hn ct Lo. Bo. Ht
-1O
où CIR désigne l e coefficient d ' i n é g a l i t é du sol de fondation (donnée du
programme PP)
L O e t Bo sont les dimensions en plan de l a semelle.
Ht hauteur de t e r r e sur l a semelle.

2.2.2. FONDAT
. . . . . . . I.O. N. .S. .PROFONDES.
.......
A l a différence des fondations superficielles, pour lesquel-
les seul l e niveau de l a semelle f a i t l ' o b j e t d'un choix en fonction
des données l i é e s au franchissement e t au s i t e , l e cas des fondations
profondes e s t plus complexe puisque les paramètres y sont plus nombreux;
les principaux sont les suivants :
- niveau de la base des pieux
- niveau d'arase des pieux
- 20 -

- type e t diamètre des pieux


- nombre de pieux e t nombre de f i l e s
- disposition des pieux
certains d'entre eux ne sont pas indépehdants les uns des autres, t e l s
l e diamètre e t l e nombre de pieux.
L ' analyse sommai re des principaux paramètres énumérés ci-dessus
ainsi que leur incidence sur l a conception des piles-culées e s t donnée
ci-après.

[Link]. Niveau
--- de-___
l a base
__ des pieux.
-
I1 n'y a en principe aucune corrélation entre les niveaux des
plates-formes e t [Link] la. base des pieux, car ce dernier résulte des
possibilités offertes par l e t e r r a i n , compte tenu du type e t d u diamètre
choisis pour les pieux : i l e s t donc alors à considérer comme une donnée.

[Link]. - __
Niveau- - d'arase des
_- "
pieux.-
Ce niveau dépend de celui du terrain naturel, de l a configu-
ration g6nérale des terrassement e t peut ê t r e différent selon que l'ou-
vrage e s t encadré ou non par des remblais d'accès. Si l a voie franchie
e s t en déblai notable, les pieux battus ou forés à travers l e terrain
naturel seront arasés à un niveau voisin de celui des appareils d'appui;
cette solution reste valable s i 1 'ouvrage comporte des remblais d'accès
exécutés à l'avance. S i , par contre, les remblais sont exécutés après
construction de 1 ' ouvrage, deux sol utions sont envi sageables :
- On arase les pl'eux'au niveau du terrain naturel e t l ' o n cons-
t r u i t par dessus l a superstructure, constituée d'une semelle e t de co-
lonnes ou de poteaux jusqu'à un niveau voisin de celui des appareils
d'appui ; on se rapproche ainsi du cas des piles. Cette solution e s t
d i s c u t a b h : d'une p a r t parce q u ' e l l e aboutit à une structure d'ensemble
relativement compliquée, d'autre p a r t parce q u ' e l l e surcharge i n u t i l e -
ment l e système de pieux du paids de t e r r e directement appliqué à l a
semelle ( à t i t r e indicatif une pile-culée ainsi constituée, ayant une
semelle de 3 m de large r e l i a n t un ensemble de 2 f i l e s de pieux !ï~60 cm,
sous 5 m de remblai,aurait à porter, par mètre de longueur, un poids de
t e r r e d'environ 30 t , s o i t environ 2 f o i s l a valeur de l a réaction d ' a p - I

pui d ' u n t a b l i e r courant d u type [Link]).


- On prolonge les pieux jusqu'à u n niveau voisin de celui des
appareils d'appui ; lorsque l'ensemble se réduit à une seule f i l e v e r t i -
cale e t que l a partie supérieure e s t coulée en élévation (au-dessus du
terrain naturel e t du remblai éventuel) , i l constitue une "pile-colonne"
( c f . C.P.C. fascicule 68,art. 34 ) .

[Link]. -Type
-
e t diamètre des pieux. -
Le choix du type e t du diamètre des pieux dépendra de l'impor-
tance de l'ouvrage, des charges à supporter, des caractéristiques du sol
sous-jacent, de l a configuration du t e r r a i n , de l a nature des terrasse-
ments , mai s aussi éventuel 1ement des moyens d o n t d i spose 1 ' entrepri se;
- 21 -

cette 6numération n' e s t ['cis limitative. Dans l e cas d'ouvrages courants du


type ponts-da1 les exerçant des réactions d ' a?piii e t des e f f o r t s h o r i z o n t a u x
modérés, i l n'y a pas I ~ C I Len I général de rechercher des pieux de
gros diamètre q u i , en raison même de leur force portante, conduiraient
à un système souvent surabondant e t ne permettant pas une bonne répar-
t i t i o n des pieux ; par a i l l e u r s , s i l e choix porte sur des pieux battus,
l e diamètre sera généralement limite. Cependant des pieux de gros d i a -
mètre, donc espacés e t peu nombreux, arasés au niveau des appareils d'ap-
p u i , constituent une solution intéressante dans l e cas' à'un remblaiement
ultérieur, c a r e l l é permet de limiter les frottements-négatifs s i l e rem-
b l a i vient à t a s s e r , e t procul-e une résistance à l a flexion.
Ces indications sont, bien entendu, sommaires e t , pour plus de
d é t a I s , on consultera l e Fascicule 4 d u dossier FOND 72. I c i , on appelle
surtout l ' a t t e n t i o n sur l a nécessité de considérer les incidences que l e
choix d u diamètre a u r a , non seulement sur l e nombre des pieux, mais aussi
sur les dimensions de l a semelle e t donc d u poids total à porter ( c f . pièce
1.1.2, pages 27 e t 3 3 ) .
[Link]. Nombre de f i l e s e t nombre de Dieux.
Ces nombres sont évidemment l i é s e t sontégalement dépendants
d u type de pieu retenu ; toutefois, l e paramètre important e s t i c i l e

-
nombre de f i l e s q u i a une incidence non négligeable sur l a structure e t
même l a conception des piles-culées. Les piles-culées d'ouvrages courants
comportent l e plus souvent s o i t une, s o i t deux f i l e s de pieux, symétri-
quement ou non.

La disposition comportact une seule f i l e présente 1 'avantage


de l a simplicité : e l l e e s t intéressante lorsque l e franchissement e s t en
d é b l a i notable ou lorsqu'il comporte des remblais d'accès exécutés à l ' a -
vance ; toutefoi s les sol l i c i t a t i ons horizontal es doivent r e s t e r modérées.
Dans tous les cas, e l l e nécessite un diamètre d'au moins 0,60 m e t de pré-
férence 0,80 m pour des pieux en béton armé.
\r
La disposition comportant deux f i l e s peut s'accommoder de pieux
de section plus p e t i t e , e t une t e l l e section permet de donner à certain:
pieux une inclinaison susceptible de reprendre des e f f o r t s h o r i z o n t a u x
importants.

[Link]. Disposition des pieux.


_-
..- I

Celle-ci e s t définie selon deux directions :


- perpendiculairement à l a ligne d ' a p p u i

- parallèlement à l a ligne d'appui.

Les schémas ci-après montrent quatre dispositions envisagea-


bles, conformes aux indications de FOND 72; parmi celles-ci, les t r o i s
premières sont bien adaptées au cas du déblai ou d'un remblai exécuté
à l'avance ; la quatrième e s t à réserver au cas o ù u n remblai d'accès
e s t exécuté après construction de l'ouvrage, mais ne constitue pas né-
cessairement l a seule, n i l a meilleure solution : en ce cas une solution
du type piles-colonnes peut ê t r e p l u s avaritajeiise ( c f . disposition 2 ) .
Dans ces schémas, l a dalle de transition éventuelle n ' e s t pas représentée
- 22 -

DISPOSITIONS ENVISAGEABLES LES PLUS COURANTES

Nervure ou murette
Semelle
Disposition 1

Pieux verticaux sur 2 files


4 5 0,ûûni

Semelle ou sommier
I I
I I

Disposition 2

Pieux verticaux sur 2 files


et inclinés sur 1 fite
. / / I l I I 4 ,< 0,80m

i+
Chevêtre

Disposition 3
Pieux verticaux sur 1 file
ou piles- colonnes
4 > 0,80111

*Le chevêtre a un double rôle :


- i l permet de rattraper un ecart d'implantation eventuel.
-il facilite l e s operations en cas de relevage du tablier a l'aide de v e r i r i s

1c _--
' r
1 I l

Disposition 4
oii le remblai est
(cas oti
exécuté uiterieurement
execute ultérieurement 1

Pieux verticaux sur 2 files


Pieux inclinés éventuellement
4 < 0,80m

NOTA - Les d i s p o s i t i o n s f i g u r é e s p e h e n t comporter une d a l l e de t r a n s i t i o n ,


ce q u i n é c e s s i t e en ce cas c e r t a i n e s a d a p t a t i o n s ( c f . pages 3 6 e t s u i -
vantes).
- Les systèmes de p i e u x r e p r é s e n t é s s o n t tous c a l c u l a b l e s p a r l e pro-
g r a m e PP 73 ( c f . mise à j o u r no 1 d ' 0 c t a b r e 7 5 ) .
- 23 -

- S i l a fondation comporte deux f i l e s de pieux r e l i é e s p a r une


semelle, l a position des pieux n ' e s t pas directement l i e e aux descentes
de charges en provenance du t a b l i e r . La disposition générale e s t analn-
Que à c e l l e qui a é t é définie p o u r les piles ( c f . pièce 1.1.2., page 30).
- Si l a fondation comporte une seule f i l e de pieux, du type
pile-colonnes par exemple les pieux sont généralement disposés en -%ce
des appareils d'apj2j. Cette solution apparaît comme particulièrement in-
téressante lorsque l e nombre d'appareils d'appui e s t de deux seulement :
l e diamètre minimal s o u h a i t a b l e e s t alors de 0,80 m pour des pieux en
béton armé, comme on l ' a vu precedemment ( c f . [Link]., page 2 1 ) e t l a
force portante d ' u n t e l pieu, en l'absence d ' e f f o r t s de flexion, e s t de
l ' o r d r e de 250 t ; c ' e s t une valeur supérieure à l a réaction d'appui
maximale t o t a l e d'un t a b l i e r courant d u type [Link] de largeur moyenne ;
s i l ' o n t i e n t compte des e f f o r t s de flexion éventuels, i l apparaît donc
que dans ce cas deux pieux seulement suffisent.
Néanmoins une t e l l e disposition ne comportant que deux pieux
e s t encore envisageable lorsque l e nombre d'appareils d ' a p p u i e s t supé-
r i e u r à deux, à l a condition de prévoir un chevêtre porteur dimensionné
en conséquence, e t dans l a mesure où l a largeur du t a b l i e r n ' e s t pas t r o p
importante. Dans c e t t e solution l e supplément de coût provenant du che-
vêtre sera largement compensg par l'économie réalisée sur l a fondation,
du moins s i les conditions générales de chantier ne conduisent pas à re-
j e t e r c e t t e solution au cas où l a réalisationd'un p e t i t nombre de pieux
de plus gros diamètre d e v r a i t e n t r a î n e r l a mise en oeuvre d ' u n matériel
disproportionné avec l e b u t poursuivi ; p a r a i l l e u r s , l a commodité qui
en résulte lors d'un remblaiement u l t e r i e u r , j o i n t e à une meilleure ré-
sistance des pieux vis-à-vis de chocs éventuels d'engins, constituent
u n élément d'appréciation non négligeable.
A l a limite, on peut même concevoir une pile-culée composée
d'un pieu unique de diamètre approprié surmonté d'un court chevêtre en
console, un peu analogue aux appuis-marteau classiques, c e t t e disposition
pourrait sans doute ê t r e appliquée à des ouvrages de largeur réduite, de
biais f a i b l e e t ne développant pas de réactions importantes, t a n t v e r t i -
cales qu'horizontales; une r e s t r i c t i o n e s t à f a i r e cependant concernant
les conditinn.; qénérales de chant;er, comme i l a é t é d i t plus haut. Les
schémas : i ~ - r définissent une t e l l e pile-culée,sur laquelle vient
t

s'appuyer u n t a o i i e r en dalle nervurée de 5 à 7 in ae largeur, exerçant


une réaction coiiiprise entre 150 e t 200 tonnes ( u n pieu de 1 IT de diamFtre,
''dl L =>, L C i l :LI tt: t til ; ( { < A L !L
r
"
,
L c: I ' , ~~ 2 c Lnt-v:r- ct L;IS,.
-
- 24 -

c - Tolérances d'implantation
--------------- des pieux.
---_-----_____ ____
Une bonne précision dans l'implantation des f i l e s de pieux e s t
nécessaire, car e l l e conditionne celle de la ligne d'appui ; toutefois,
en cas d ' é c a r t , une compensation e s t toujours possible p a r la semelle de
liaison lorsque l a fondation comporte deux f i l e s de pieux ; avec une f i l e
unique, e l l e ne sera aut. [Link] o ~ ~ t m up ea r l e chevêtre.
Les tolérances d'implantation seront définies au C.C.7.r-I. . '
peuvent ê t r e fixées comme s u i t dans l e cas d'une f i l e unique :
- 5 cm s ' i l s ' a g i t de piles-colonnes
- 5 à 10 cm s ' i l s ' a g i t de pieux forés sur toute leur longueur,
à travers l e remblai ou l e terrain naturel ; l a valeur de lOcm
doit ê t r e considérée comme une limite, e t seulement dans
l e cas de pieux de gros diamètre ( (f, > 8 0 cm).
L'implantation des pieux d o i t ê t r e c o n t r ô l é e a 1 ' e x é c u t i o n ( c f .
plus l o i n 5 3.1).
[Link]. Semelle ou ____
chevêtre de liaison.
-

Quel que s o i t l e système de pieux choisi, ces derniers seront


toujours liaisonnés en t ê t e par une semelle ou u n chevêtre, d o n t l e rôle
e s t multiple, à l a f o i s riiécan:jE-et f o n c o n n e l .
Cette semelle (ou ce chevêtre) solidarise l'enseinble des pieux
e t permet de r é p a r t i r uniformément les e f f o r t s provenant du t a b l i e r ;
- lorsque les pieux sont arasés à u n niveau t r è s inférieur à
celui des appareils d'appui ( c f . disposition 4 , page 2 2 ) l a semelle joue
vis-à-vis de la partie supérieure de l a pile-culée l e même rôle qu'une
semelle de fondation superficielle ;
- lorsque les pieux sont arases à un niveau voisin de celui des
appareils d'appui e t s ' i l s se presentent sur 2 f i l e s ( c f . dispositions 1
ou 2 , page 22), l a semelle assure l e transfert de charge des appareils
d'appui sur les pieux. I1 en va de même du chevêtre de liaison d ' u n sys-
tème de pieux dispos& sur une f i l e unique,si l e nombre de pieux e s t i n -
férieur à celui des appareils d'atmui ; en outre, l e chevêtre Dermet de
compenser dans s w czrtèlSn9 Tesure de? +carts rventuels I ' i y t > l m t a é i c n des
PUY ( c ? . disposition 3 , page 2 2 ) ;
- l a semelle ou l e chevêtre9sur lesquels prend directement ap-
pui l e tablier,peut servir éventuellement pour placer des vérins en vue
de soulever l e t a b l i e r (remplacement des appareils d'appui); c e t t e même
configuration permet également de rF>hliser u n c a r d e - c r c e e t de r ,ccorcler
sans t r o p de prot.1 C ~ T S 1 ' ouvrage aux terres environnantes.

Le dimensionnement de l a semelle se fera comiiie pour les p i l e s ,


selon l e s indications données à l a p i e c e 1.1.2. (page 3 u ) .
[Link]. _I- -
Choix d'une solukion.
La question se pose plus particulièrement dans l e cas où des
remblais sont exécutés après construction de l'ouvrage, qui e s t en f a i t
l e plus courant, sans toujours ê t r e pour a u t a n t l e plus favorable. Le
cas du déblai ou d'un remblai d'accès exécuté à l'avance sera en e f f e t
l e plus souvent résolu au mieux par une solution du genre "piles-colonnes"
comportant des pieux d'assez gros diamètre ; s i l e t a b l i e r n ' e s t pas t r è s
large (jusqu'à 8 - 10 m. p a r exemple) , on pourra réduire à deux l e nombre
de pieux, q u i t t e à les réunir p a r u n chevêtre assurant l e t r a n s f e r t de
charge d'un point d ' a p p u i éventuel . t l c e * <:;:lire.
- 25 -

.
* D'une façon plus générale, c ' e s t l e diamètre e t l e type de
pieu qui décideront de l a solution à r e t e n i r , en p a r t a n t du principe
de base que chaque pieu isolé d o i t ê t r e a u t a n t que possible à sa charge
intrinsèque. Pour l e choix du diamètre e t du type de pieu, on se référera
-I_-

à FOND 7 2 , aux rubriques qui t r a i t e n t de ces questions ( c f . Fascicule 4 ,


4.2.3, l d l , l d 2 , Zay Zb, 2c). Bien entendu ,une comparaison économique
?'e:kciiible rit 2 fnibc ctiafluF ( 2 s e t c ' p c , t fir?,?le,,cn?ce c r i t c r e
J c j , l ,

q u i d é c i dera.

Si 1 'ouvrage coiiiporte des remblais d'accès exécutés après sa


constructioq, OQ peut hésiter entre les quatre d i s p o s i t i o n s Y C ' :Ir€
' - y r :

précédemment ( c f . page 7 2 ) . Toutefois, s i les e f f o r t s horizontac;. { e b -


tent modérés, l a solution piles-colonnes e s t encore intéressante dans
l a mesure où e l l e permet un [Link], surtout lorsqu'un che-
vêtre n ' e s t pas nécessaire ou peut n ' ê t r e exécuté qu'après remblaiement;
l'avantage sera encore plus marque s i l a pile-culée se réduit à 2 pieux
de gros diamètre, donc assez espacGs e t présentant une bonne résistance
à d'éventuels mauvais traitements infligés lors du passage d'engins.

Si des e f f o r t s horizontaux importants sont à reprendre, i l


peut 6tre souhaitable, p a r contre, de f a i r e appel à une solution inspi-
rée des dispositions 2 ou 4 , comportant quelques pieux inclinés; mais
alors des difficultés risquent de surgir lors d'un remblaiement ultérieur ;
c ' e s t une question d o n t on d o i t se préoccuper dès l e stade de l a concep-
tion. Toutefois , l e cas d ' e f f o r t s horizontaux importants se rencontrera
assez peu souvent dans les ouvrages courants on pourrait l e trouver
dans certaines piles-culées apparentes de t a b i e r s à 2 travées e t 5 %r l o > -
quelles l a liaison au t a b l i e r se f a i t par une articulation en section
rétrécie de béton(afin de supprimer l e j o i n t e chaussée)et qui sont sou-
mises, par conséquent, à une fraction importante de l ' e f f o r t de freinage
e t à la poussée des terres sur la hauteur vue. Or! c r p a r e r a
l ' e f f o r t horizontal t o t a l à l a réaction d ' a p p u i d u t a b l i e r , e t ce n ' e s t
que si l e dépasse 0,15 à 0,20 (dans l e cas d'un
effort
charge verticale
remblai de qualité moyenne) que l ' o n aura recours à des pieux inclinés,
sinon l ' e f f e t d û aux e f f o r t s horizontaux peut ê t r e facilement repris p a r
les pieux verticaux t r a v a i l l a n t en flexion, pourvu que leur diamètre s o i t
suffisant (0,60 m au minimum).

-
2.3. PARTIE INTERMEDIAIRE.
-I

Celle-ci, l e p l u s souvent constjtuée p a r des colonnes ou des


poteaux,a pour rôle de transmettre à l a fondation les descentes de char-
ge provenant du t a b l i e r . Come on l ' a vu précédemment ( c f . 2 . 2 . FONDATIm),
e l l e se rencontre en association avec une f o n d a t i o n comportarit une semelle e t ,
en principe,lorsaue l e remblai d'accès e s t executé après construction de ï a
pile-culée o u - d u ' t a b l i e r . Son importance e t sa configuration sont fonction
de sa hauteur, q u i peut ê t r e variable d'une pi'le-culée à l ' a u t r e d ' u n même
ouvrage (incidence du profil en lonq de l a voie portée e t du niveau des
semelles) e t à 1 ' i n t é r i e u r d'une même pile-culée' (incidehce du profil en
travers de l a voie portée e t du niveau des semelles s i l a pile-culée se
compose de deux demi piles-culées indépendantes), les effets de ces diffé-
rents paramètres étant susceptibles de se cumuler.
Les schémas ci -après i 11 ustrent ces deux i nci dences.
- 26 -

AH =p l: de la fondation
si l’épaisseur (semelle + nervure)
est la même pour les deux piles- culées .

-Exemple
----
(cas de la figure) on trouve AH = 3,90 m
dF= 1,251~1

--c

---

d = 4%

p..! ple b = 33m


-on trouve AH = 2,32m
(cas de la figure) a = 5m
8F = 1,20ni

Ces deux exemples bien que représentant des cas extrêiiies


y y

montrent que la variation de hauteur peut ê t r e importante e t que l e d i -


mensionnement de l a section des colonnes ou des poteaux devra se f a i r e
en considérant leur hauteur maximale.

2.3.1. MORPHOLOGIE.
-----------
Mis à p a r t l e cas de certaines piles-culées de grande hauteur
( ) 8 m), les sectionscsont constantes sur toute l a hauteur e t peuvent ê t r e
c i rcul ai res (colonnes) ou rectangulaires (poteaux) ; dans l e cas des poteaux,
ceux-ci sont l e plus souvent de section carrée e t disposés de manière que
leurs côtés soient parallèles aux bords de l a semelle.
Le choix entre une section circulaire e t une section rectangu-
l a i r e peut ê t r e f a i t au début de l’étude e t reconsidérii au stade de l a
réalisation; de toute façon i l s ’ a g i t l e plus souvent d ’ u n problsme mi-
neur.
- 27 -

S ' i l e s t f a i t au d é b u t de l'étude, ce peut ê t r e pour des r a i -


sons mécaniques; c ' e s t , par exemple, l e cas d ' u n biais important, vis-
à-vis duquel une section circulaire e s t mieux apte à r é s i s t e r à des ef-
f o r t s de flexion déviée provenant du f a i t que les forces agissant dans
u n plan horizontal ( t a b l i e r e t poussee des t e r r e s ) o n t des lignes d'ac-
tion différentes; ce peut ê t r e aussi pour des raisons économiques, ba-
sees sur les coûts respectifs de coffrages pour sections circulaires
e t pour sections rectangul aires.
S ' i l e s t f a i t au stade de l a réalisation,ce peut ê t r e pour
des raisons d'opportunité : i l peut en e f f e t f a c i l i t e r l'emploi du maté-
r i e l de cof-frage dont dispose 1 'entreprise adjudicataire des travaux :
c ' e s t ainsi que s i l ' o n u t i l i s e des coffrages classiques en bois récupé-
rables , 1 'entreprise préférera une section rectangulaire, plus f a c i l e à
coffrer ; s i , par contre, e l l e dispose à bon compte de coffrages perdus
sous forme , par exemple, de gaines mijtall iques cy1 indriques constituées
d'un feuillard enroulé en hélice, e l l e pourra donner la préfé-
rence à une section circulaire, en signalant toutefois au passif de ce
procédé q u ' i l ne permet pas u n contrôle f a c i l e de l a bonne exécution du
béton, d'après l'aspect.
Si l e choix du type de coffrage n ' e s t pas déterminant e t s i
des e f f e t s de flexion déviés ne sont pas à craindre,on optera pour une
section rectangulaire, qui peut ê t r e avantageuse s i l a hauteur e s t im-
portante ou dans l e cas de piles-culées apparentes. En raison du carac-
t è r e même du choix, i l e s t conseillé aux maîtres d'oeuvre d ' ê t r e compre-
hensifs vis-à-vis des demandes de modifications des entreprises, sous .
réserve des resultats du calcul e t de l a correspondance des sections.
Quelle que s o i t l a section choisie, l'ensemble e s t l e plus sou-
vent surmonté d ' u n chevêtre qui solidarise &n t ê t e les colonnes ou les
poteaux, leur permettant ainsi de subir sans dommage l'épreuve du rem-

-
blaiement ; les différents rôles du chevêtre sont analysés plus loin ( c f .
page 36 ) .

DIMENSIONS - FERRAILLAGE.
2.3.2. ........................
Les dimensions des colonnes ou des poteaux doivent t e n i r compte
des aléas susceptibles de se produire lors du remblaiement ; aussi e s t -
i l sage de ne pas se limiter à l a section q u i s e r a i t strictement néces-
saire pour r é s i s t e r aux e f f o r t s calculés en flexion composée (réactions
verticales + s o l l i c i t a t i o n s horizontales). Dans l e cas d'une pile-culée
de hauteur courante, de 5 m de hauteur environ, l e s dimensions minimales
conseillées sont données ci-dessous (en cm). h

O
Wtle>i
colonne poteaux

En prenant l e carré comme section de base, les différentes


sections sont liées par les relations suivantes :
2
2
a
= 1,2 e t b . c !X a
- 28 -

I1 e s t bien entendu que ces dimensions sont données à t i t r e


indicatif e t qu'elles doivent ê t r e majorées s ' i l y a l i e u , notamment
lorsque l a hauteur H augmente : on tiendra compte de ce paramètre en
hauteur . Compte tenu des
1 imitant inférieurement 1 a valeur du r a p p o r t diamètre
conditions à respecter pour é v i t e r t o u t rl'sque de flambement, c e t t e va-
leur peut ê t r e fixee à -
l e t l ' on a donc l a condition :
10

'z
Quant au ferrai1 lage, on seprÏ36nira contre t o u t a l é a résul-
t a n t s o i t d u remblayage, s o i t d u compactage d u remblai, s o i t de mouve-
ments éventuels du remblai, en l e prévoyant largement : on armera donc
les colonnes ou les poteaux à un t a u x voisin de 2 % sur l a t o t a l i t é de
leur hauteur, même s i c e t t e valeur correspond à un surferraillage d u
seul p o i n t de vue mécanique résultant d u calcul. Ce t a u x de f e r r a i l l a g e
correspond en flexion simple de direction quelconque à 1 'obtention simul-
tanée des contraintes admissibles de traction des armatures e t de compres-
sion d u b é t o n , p o u r les classes de résistance les plus courantes.
2.3.3. DISPOSITIONS.
------------
La disposition des colonnes ou des poteaux e s t l i é e à diffé-
rents paramètres, d'ordre géométrique e t mécanique, q u i sont les sui-
vants :
- Implantation
- Espacement
- Nombre e t ré[Link]
- Adaptation à l a structure portée e t au profil transversal.
Parmi ces différents paramètres, certains ne sont pas indépen-
dants, t e l s l'espacement e t l'adaptation à l a structure portée.
I1 y a lieu de distinguer l a d i s p o s i t i o n dans les deux d i r e c -
t i o n s suivantes :
- perpendiculairement à l a ligne d'appui
- parallèlement à l a ligne d'appui.

[Link]. Perpendiculairement à l a ligne d ' a p p u i .


Les colonnes ou poteaux ne doivent pas ê t r e nécessairement cen-
. ou non d'une d a l l e
t r é s sur l a ligne d ' a p p u i : cela dépend de l a présence
de transition appuyée directement sur l e chevêtre.
Deux dispositions sont envisageables :

?
.- En l'absence de dalle de transition,
...................................
les colonnes ou poteaux seront centrés sur
l a ligne d'appui (disposition 1 ci-contre).
Nota - La disposition r e s t e r a i t valable
----
dans l e cas d'une dalle de transition re-
posant sur l e t a b l i e r (en t i r e t é s ) .
- 29 -

En
qpwyée
----
--- présence d'une dalle de transition
1---------------------------
..............................
directement sur l e chevêtre, i l
e s t conseillé d'excentrer les colonnes
ou poteaux de façon à réduire les e f f o r t s
de flexion dans ces derniers en équilibrant
les effets provenant du t a b l i e r e t de l a
dalle de transition (disposition 2 c i -
contre).
L'excentrement sera déterminé par
1 ' une des condi tions sui vantes :
1. - Le moment en t ê t e de la pile-culée, d û
aux réactions maximale du t a b l i e r e t minima-
l e- de - dalle de transition. d o i t ê t r e éaal
- - la .

en valeur absolue à celui d û - a u x réaction:


maximale de l a dalle de transition e t mini-
male du t a b l i e r . La valeur de l'excentrement
e s t alors -~

ET =
RTmax t
( RDmax t RDmi n ) DT .
RD max t RTmin + R D m i n
Un exemple i l l u s t r e r a ceci, dans l e cas d'un t a b l i e r de type
[Link] de 10 m de largeur u t i l e e t d'une dalle de transition de 6 m de
1ongueur. ===?

Les données sont : DT= 0,75 m e t , pour toute l a largeur de 1 'ouvrage ;

f
RTmin = 87,5 t RDmin = 38,O t
Tab1 i e r Dalle de transition
RTmax = 190,5 t PDmax = 92,l t

l a valeur de ET e s t : ET =
( 9 2 , l + 38,0)0,75 = 0,239 m
9 0 3 + 9 2 J t 8 L 5 + 38,d - 4

e t l e moment en t ê t e e s t alors : El
t = 92,l x(O,75-0,239)-87,5 x 0,239 = 26,l t m
Remarque - S i l a longueur de l a dalle de transition é t a i t réduite
à 3 m y p u i F 5 7 - K on aurait respectivement :
- avec dalle de transition de 3 m RDmin
L .-
{ = 43,0t
16;Ot ET = 0,13 m e t M t 15 t m

- RDmax = 24,0t
avec dalle de transition d e 2 (RDmin ET = 0,09 m e t M
t = 8 tm
I1 apparaît que l a valeur de ET diminue rapidement lorsque l a
longueur de l a dalle de transition elle-même diminue,et i l e s t donc envi-
. sageable de négliger ce paramètre pour des faibles longueurs de l a d a l l e ,
au-dessous de 2 m par exemple. En reprenant l'exemple ci-dessus, e t pour
la dalle de 2 m y l e moment maximal en t ê t e de l a pile-culée a u r a i t alors
pour valeur : Vt = RDmax x 0,75, s o i t 18 t m , à comparer à l a valeur de
8 t m obtenue ci-dessus en excentrant l a ligne d ' a p p u i du t a b l i e r , s o i t u n
supplément de 10 t m aisément repris par les colonne< ou les .Poteaux-
- 30 -

2. - Seulement en cas de circiilation d'engins lourds de t e r r a s -


sement a v a n t exécution de l a d a l l e de transition : l e moment en t ê t e de
l a pile-culée d û à l a réaction maximale du t a b l i e r d o i t ê t r e égal, en
valeur absolue, à celui dû aux réactions ciaximale - de l a d a l l e de t r a n s i -
~~~
._
~

t i o n e t -minimale du t a b l i e r , e t l ' o n aura :

RDmax x E D - RTmin x ET = RTmax x ET


d ' o ù ET = RDinax x DT
RDmax t RTrnax t RTmin

[Link]. Darallblepert à l a ligne d ' a p p- u i-.


I

_
Dans_ - toute la mesure d u possible, on s ' e f f o r c e r a de placer l e s
colonnes
- ou lesqoteaux au d r o i t des appareils d'appuj ; leur nombre,
leur espacement e t leur répartition sont donc en principe l i é s directe-
ment à cwx des appareils d'appui. I1 s ' e n s u i t que,pour une largeur , i t i l e
donnée, les dispositions peuvent ê t r e assez diverses :selon l a s t r u c t u r e ,
qui commande l e nombre (une d a l l e nervurée avec larges encorbellements
reposera sur moins de points d'appui qu'une d a l l e simple de section rec-
tangulaire) e t aussi selon l e b i a i s , q u i commande l'espacement.
. ~ * '~f ' ~ ~ ~ ad 'r >ep ~i ~? . +~1 ser:. ;jnifcrr,ip ddns 12 cr?s d 1!nc
7 %
I ' c $ t~ ~ < i ~ ~ ' * ~.let ~

da1 i p et -n c . e rpp?r+gy;i 5 c. : s 4 iridiqué dans l a pièce 1.1.1, parie 1 6 .

La longueur d u chevêtre ?eut aussi influencer leur nombre e t


leur espacement ; c e t t e longueur peut en e f f e t varier, pour *,ne largeur
u t i l e donnée, comme on l e verra plus loin.
'On peut distinguer deux cas, selon l a largeur du t a b l i e r :

- t a b l i e r de f a i b l e largeur
- t a b l i e r de moyenne ou grande largeur.
(jusqu'à 8 m )
/
Le nombre de colonnes ou de
poteaux peut presque toujours &re
réduit à 2 , quelle que s o i t l a <truc-
ture ( c f . schéma ci-contre) , sauf en
cas de biais important. Une t e l l e dis-
position présente 1 'avant?!;e de per-
ijiettre u n remblayage relativement
f a c i l e autoi,r de l a pile-culée.

Le nombre de colonnes ou de poteaux sera l e plus souvent supé-


r i e u r à 2 , mais on l e limitera à ce qui e s t strictement nécessaire, q u i t t e
à revoir l'espacement des appareils d'appui ; le remblayage autour de l a
pile-culée sera en e f f e t d'autant plus f a c i l e à exécuter e t mieux f a i t
que ce nombre sera p l u s réduit e t 1 'espacement plus g r a n d . /-- 5
- 31 -

L'espacement des colonnes ou des poteaux sera l e plus souvent


compris en-re.3 m e t 4 m. Toutefois,un espacement plus grand Gut ê t r e
envisagé s i l a structure portée s ' y prête ou lorsqu'un chevêtre permet
u n t r a n s f e r t des charges apportées par l e t a b l i e r : dans ce cas, l'espa-
cerient peut atteindre 5 n e t même davantage.

Dans l e cas de t a b l i e r s t r è s b i a i s , l e nombre t o t a l de colonnes


dér>endra de l a r é p a r t i t i o r des poi tits d ' a p p u i correspondant a u r7iodele de
c a l w l . ?n se référera 2 ce qui e s t d i t ce s u j e t dans l a pitce 1.1.1.
(page 20).
Pour montrer 1 'incidence de l a structure e t '{E' l a configuration
d u t a b l i e r sur c e l l e s de l a pile-culée, on a représenté aux schémas des deux
pages ,~i:c,Iifl.-;différentesdispositions relatives à u n t a b 1 i e r de 1 4 171
de largeur, avec indication des descentes de charge, pour deux configu'
rations différentes de l a pile-culée, selon que l e chevêtre en t ê t e règne
ou non sur toute l a largeur du t a b l i e r , e t selon l e nombre de colonnes
(ou de poteaux).
On remarquera que l e nombre de colonnes ou de poteaux peut ê t r e
inférieur à celui des points d'appui, l e chevêtre assurant alors l e trans-
f e r t des charges ( c f . disposition 2.8 E p . 3 2 ) . Dans ce cas les colonnes
ou les poteaux seront disposés de manière à l i m i t e r l e s e f f o r t
dans l e chevêtre e t dans les colonnes ; on trouvera à l a pièc y4--?3ySion
indications à ce s u j e t dans l e cas de 2 colonnes. \=3-
Dans l e cas d ' u n chevêtre régnant sur toute l a largeur u t a -
b l i e r , e t l o r s q u ' i l s ' a g i t d'une structure à larges encorbellements ( d i s -
positions 1.3 e t 1.4), l a présence d'éléments supplementaires (figurés
en p o i n t i l l é s ) pour supporter l e chevêtre e s t peu souhaitable,dans l a
mesure où l a longueur nécessaire pour l a semelle, q u i e s t fonction des
caractéristiques d u sol de fondation, s e r a i t nettement inférieure à l a
largeur biaise du t a b l i e r . On préférera alors a u g e n t e r l'espacement des
éléments verticaux, q u i t t e à prévoir une entretoise d'about dimensionnée
en conséquence.
\

- 32 -
LCAS D’ IN CHEVÊTRE RÉGNANT SUR TOUTE LA LARGEUR DU TABLIER
(présence d’un mur garde-grève)
l

n
I
1- G

1.1 1.6

r
I
r
I / J
Lentretoise

1.2 1.7

r 1.8
L

1
E’ :: :f
:;
:: i) rI
::
1.4 1.9
:5 :I ii
::
I S
: I
I I
:: I I
I I

r
NOTA . Certaines dispositions ( c a s de la dalle à larges
encorbellements , par exemple ) présentent un
nombre de colonnes ou de poteaux supérieur à
celui des appareils d’ appui : les éléments extrêmes
servent alors uniquement à supporter le chevêtre
qui, sans eux, presenterait des longueurs
d’encor bellement exagerees .
Les dispositions figurées comportent toutes une
colonne (ou un poteau) au droit de chaque point
d’appui.
Les schémas 1.2 à 1.7, r e l a t i k à des tabliers avec
encorbellements latéraux, montrent deux dispositions
possibles pour les parties latérales ( cf. p.37)
- -. - - - .
- 33 -

2- CAS D'UN CHEVÊTRE DE LONGUEUR RÉDUITE

1
- - - 1-1
t /
/. 1.- r 7 1

/entretoise

2.1 2.6

2.2 2.7

:eur
.
l-..~

\ -

entretoise

2.3 2.8

2.4

NOTA. Dans les dispositions figurées, le nombre


des colonnes ( ou des poteaux) a été
réduit au minimum.

II entretoise
Le voile ou l'entretoise d'about permet
d'assurer la tenue des terres à l'arrière
2.5
Il I I du' tablier.
- 34 -

L'examen de ces schémas appelle 'les observations suivantes :


- L'adoption d'un chevêtre de longueur réduite, lorsque cela
e s t possible ( o n verra plus loin à quelles conditions on peut
réduire cette longueur, cf. page 44) , permet souvent de ré-
duire l e nombre de colonnes : t e l serait. l e cas d'une dalle
avec encorbellements ( f i g . 1.3 e t 2 . 3 ) 013 ce nombre peut ê t r e
réduit de 5 à 3, ce qui ne nuit pas à l a s t a b i l i t é de l a
pile-culge, puisque les 2 colonnes extrêmes ne servent qu'à
porter l e chevêtre.
- Le cas d'une dalle à double nervure ( f i g . 1 . 6 e t 2.6) e s t
particulièrement s i g n i f i c a t i f : s i l ' o n admet de réduire à
2 l e nombre de points d'appui (centrés sur chaque nervure) ,
l a pile-culée ne comportera que 2 colonnes, disposées au
d r o i t de ces derniers, ce qui implique l a présence d'une
entretoise d'about dans laquelle sont encastrées les nervures,
afin de reprendre les e f f o r t s de torsion dans c e l l e s - c i , q u i t t e
à prolonger l e chevêtre p a r des encorbellements s i cela s'avère
nécessaire pour l'aménagement de l a partie supérieure. Ici donc,
1 'espacement des colonnes sera fonction de celui des n?rvures
e t sera souvent supérieur aux valeurs indiquées précédemment.
- Une disposition analogue pourrait ê t r e 6nvisagée pour une
structure en double caisson : une disposition normale com-
porterait 4 colonnes, s o i t 2 par caisson ( f i g . 1 . 7 ) ; i l e s t
possible de les remplacer par 2 colonnes, s o i t une au d r o i t
de chaque caisson ( f i g . 2 . 7 ) , à condition de prévoir il:' d r o i t
de l a 1;yrie d'ap-yui urie ertretoist. d û n i I C r ô l e e s t ana-
!;ciut. a celui a b f i n i ci-ot!sbctr poC:i-une dalle à double nervure.
Dans l e cas d'un p o n t à poutres,les points d'appui théoriques
disposés normalement au d r o i t de celles-ci peuvent ê t r e re-
lativement rapprochés (souvent moins de 3 m , cf. f i g . 1.8);
pour peu que l e nombre de poutres s o i t important, la pile-
culée s e r a i t alors constituée d'un grand nombre de colonnes
rapprochées .On peux a l ors s o i t espacer davantage ces dernières
e t disposer les points d'appui au droit de chaque colonne
(fig. 2.C A) en u t i l i s a n t l ' e n t r e t o i s e d ' a b o u t qui assurera
les transferts de charge correspondants, s o i t conserver les
p o i n t s d ' a p p u i au droit des poutres e t renforcer l e chevêtre
( f i g . 2.8 B ) . La r é n a r t i t i o n d o i t ê t r e f a i t e Dar l a Diece l a
p l us haute.

2.3.3 3. -.Cas d'ùne pile-culée _..- -


de grande hauteur.
- -

La hauteur t o t a l e d'une pile-culée


classique fondée superficiellement, com-
portant une semelle, une partie inter-
médiaire e t un chevê[Link] d ' e n v i r o n
1 m y dont 5 m pour les colonnes ou po-
teaux, lorsqu'elle e s t fondée dans l e
terrain naturel un peu en-dessous du ni-
veau de l a plate-forme inférieure e t lors-
que l e t a b l i e r dégage l e gabarit normal.
- 35 -

Lorsque l a hauteur devient importante - 9 à 10 m p a r exemple -


l a section des colonnes ou des poteaux devient elle-même importante s i
l'on s ' e n t i e n t à l a règle donnée précédemment ( + aH m) ; l a litrgeur de
l a semelle elle-même risque aussi d'augmenter. I1 semble plus ratimnel
en ce cas de remplacer les colonnes ou les poteaux carrés p a r des poteaux
ou voi les de section rectangul a i re , al 1 on@% sel on une direction perpen-
diculaire à l a ligne d'appui ; éventuellement, l a semelle unique pourra
ê t r e remplacée p a r a u t a n t de semelles isolées également allongées selon
l a même direction que les poteaux, cette disposition étant, en principe,
plus favorable vis-à-vis des e f f e t s dus aux e f f o r t s horizontaux e t per-
mettant d ' é v i t e r le report sur l a semelle de t o u t l e poids des terres ;
e l l e n ' e s t toutefois à envisager que s i l e sol e s t bon e t l'ensemble
convenablement rai di ( cf . pièce 1.1.1 , page 2 3 ) . Une di sposi t i on compor-
t a n t 2 poteaux seulement e s t conseillée lorsque le nombre d'appareils
d'appui e s t limité à 3 ou 4.

1 'i.L 1
Les schémas ci-au.,ès montrent le principe de ces dispositions.

1 3 4

.4. Poteaux a r t i cul és.


\
Dans quelques réalisations, on a é t é alnené à prévoir des piles-
culé6.s d'un type particulier, comportant des poteaux de section carrée
a r t i c u J é s à leurs extrémités, en bas sur la semelle e t en haut sur l e
t a b l i e r ou l e chevêtre ; les articulations sont constituées par une ga-
l e t t e de b&eoton de quelques centimètres d'épa'isseur e t d'environ 20 cm
de diamètre.
Un avantitage d'une t e l l e disposition réside dans l e f a i t q u ' i l n'y
a pas de flexion délns les poteaux e t que l a résultante des actions en pro-
venance du t a b l i e r e s t pratiquement toujours centrée sur l a semelle ; en
contre-partie, des problèmes d'gtaiement se posent lors de 1 'exécution e t
toute solution de remblaiement a v a n t construction du t a b l i e r se trouve
exclue a priori. 11 f a u t [Link] disposition spéciale pour l'appui d'une
éventuelle dalle de tpansition.
Les schémas ci-dessous montrent une t e l l e disposition dans l e
cas de semelles isolées.
- 36 -

2.4. FC2,TIE SUF'ERIEURE.

Elle e s t constituée pour l ' e s s e n t i e l par un chevêtre, compor-


t a n t ou non un garde-grève des murettes latérales ou de p e t i t s T$,urs
en retour.

- e l l e reçoit les appareils d'appui sur lesquels repose l e ta-


blier ;
- e l l e assure l e transfert des charges verticales e t éventuel-
lement horizontales (freinage e t , exceptionnel lement, forces centrifuges
e t vent) apportées par l e t a b l i e r dans l e cas o ù les colonnes, poteaux
ou pieux ne sont pas situés au d r o i t des appareils d ' a p p u i , e t généralement
E n cas de chzngerent 8 ' apparei 1 s d ' appui ;

- e l l e assure l a solidarisation horizontale de ces mêmes é l é -


ments lors des operations de remblaiement quand l a pile-culée e s t cons-
t r u i t e a v a n t exécution des terrassements ;
- e l l e peut contribuer à l a résistance de l a pile-culée yis-à-
vis des tassements d i f f é r e n t i e l s . notamment dans l e cas de semelles i s o -
lées ; c ' e s t un choix à f a ï r e au stade de l a conception.
- e l l e peut assurer l'appui du cintre nécessaire à l a construc-
tion du t a b l i e r lorsque l a présence d ' u n talus rend d i f f i c i l e l ' é t a b l i s -
sement d'un échafaudage sous une travée de rive, dans les cas suivants : /

. l a plate-forme inférieure e s t en déblai,


/
. les remblais d'accès sont exécutés à l'avance,
. l e remblaiement autour des piles-culées e s t effectué i"
a v a n t construction du t a b l i e r ;
- e l l e pepmet un rattrapage p a r rapport
$,
à d'éventuels écarts T r

d'implantation,lorsque l a pile-culée e s t constituée d'une f i l e unique[


de pieux montés j usqu ' au n i veau des apparei 1 s d ' appui ( 1 es t o 1 éranced
d'implantation o n t été définies précédemment, cf. page 24).
- dans l a majorité des cas, e l l e assure l e raccordement de
1 ' ouvrage avec 1es terres environnantes .

Dans certains cas, c e t t e partie supérieure sera confondue avec


l a fondation, par exemple lorsque cette dernière e s t constituée par une
simple semelle en t ê t e de t a l u s , ou comporte une semelle de liaison sur-
montant un système de pieux (cf. schémas f+.p a i e s /5 e t 2 2 ) .

Dans ce qui s u i t l'étude porte sur l a partie supérieure quand


e l l e e s t nettement individualisée : tel e s t l e cas d ' u n chevêtre surmon-
t a n t un ensemble de colonnes ou de poteaux, qui constitue l a disposition
l a plus courante.

a - En ce q u i concerne l e raccordement avec les t e r r e s , seion


l a position de l a ligne d ' a p p u i par Papport à l a crête de talus e t l a pré-
sence éventuelle de garde-grève, les schémas c iaprês i l l u s t r e n t les dis-
positions les plus courantes, de l a plus simple -
se l i m i t a n t au seul che-
vêtre -
à l a plus complète - comportant un mur garde-grève, des murettes
1 atérales destinées à maintenir les terres , e t éventuel lement des p e t i t s
murs en retour.
- 37 -

A B A - CHEVETRE SIMPLE.
B - CHEVETRE AVEC GARDE-GREVE.

1''- Chevêtre sans


murettes 1 atéral es.

2 - Chevêtre avec murettes la'-


téral es courtes ( 1 imi tées à 1 a
largeur d u chevêtre).

3 - Chevêtre profilé selon l e t a b l i e r


(cas des tabliers avec en-
corbel 1ements) .

4 - Chevêtre avec murettes la-


térales prolongées vers
1 I avant.

5 - Chevêtre avec p e t i t s murs


en retour ( e t murettes l a -
té[Link] éventuel lement).

Les remarques suivantes peuvent ê t r e f a i t e s , concernant ces


dispositions :
- les dispositions 1 à 3 conviennent pour une pile-culée com-
plètement enterrée e t implantée sensiblement au d r o i t de l a crête du talus,
selon les règles d'implantation.définies en 2.4.6, page 53 ; l a disposition
3 e s t réservée au cas d'un t a b l i e r comportant des encorbellements ;
- l a disposition 4 convient plus spécialement pour une pile-culée
fondée superficiellement en t ê t e de talus ;
- l a disposition 5 , q u i correspond au cas où l a ligne d ' a p p u i e s t
implantée en avant de l a crête du t a l u s , doit ê t r e considérée comme normale;
son extrapol at_i-on condui t à 1a pi le-culée 1argement apparente.
Le raccordement avec les terres sera approfondi au 5 2.4.5, notam-
m i n t numériquement.
- 38 -

b - Du point de vue de 1s seule coupe transversale on peut d'au-


t r e p a r t distinguer quatre types de chevêtres,selon q u ' i l y a ou non u n
mur sarde-srève e t une dalle de transition.
On aboutit ainsi au classement suivant :

1. - Pas de mur ;arde-grève, pas de dalle de transition


2. - Un mur garde-grève, pas de dalle de transition
3. - Pas de mur garde-grève, une dalle de transition
4. - Un mur garde-grève, une dalle de transition, ce dernier
cas p o u v a n t comporter une variante 4 bis dans laquelle la partie supé-
rieure d u garde-grève e s t incorporée à l a dalle de transition, ce qui
conduit au t o t a l à cinq configurations de chevêtre, i l l u s t r é e s p a r les
schémas ci -dessous.

-NOTA-
~ _ _ _ Pour tout detail
concernant la dalle de
transition, on se reportera
au dossier-pilote JADE 6 8 .

L'étude porte sur l e s points suivants :


-' son rôle, l'opportunité d'en prevoir un e t l e choix I

d'une solution
- sa forme e t ses dimensions
- ses particularités éventuelles.

[Link]. Rôle, Qpportunité, choix d'une solution.


a - Rôle..
----
Cet élément a un double rôle :
- 39 -

- i l r e t i e n t les terres derrière l e t a b l i e r au-dessus du chevê-


t r e e t assure l'étanchéité vis-à-vis de ces dernières lorsque l a struc-
ture ne peut l e f a i r e : t e l e s t l e cas des ponts à poutres e t plus p a r -
ticulièrement des structures métalliques lorsque leur extrémité n ' e s t
pas adaptée spécialement (présence d'une entretoise d'about en béton
enrobant 1 'extrémité des poutres dans certains ouvrages du type 0 . N . ) ;
ce rôle e s t secondaire dans l e cas des ponts-dalles de section rectangu-
l a i r e , capables d'assurer cette fonction par eux-mêmes ;
- i l permet d ' é t a b l i r des j o i n t s de chaussée dans tous les cas,
quel que s o i t le type de j o i n t u t i l i s é .
- __-_---
b - Opportunite.

. En ce qui concerne l'opportunité de prévoir un mur garde-grève,


on se basera sur les indications qui suivent.
En raison de son double rôle ( c f . ci-dessus) , un mur garde-grève
e s t nécessaire :
- avec certains types ou configu-rations de t a b l i e r s . !-'étude
de celles-ci d i r a d a n s chaque cas particulier s ' i l y a lieu ou non d'en
prévoir u n : c ' e s t ainsi qu'un t a b l i e r 5 poutres métalliques, de type
O.M. p a r exemple, ne saurait à lui seul retenir les terres à ses extré-
mités e t exige par conséquent u n garde-grève, même s i ce dernier n ' e s t
pas j u s t i f i é , p a r u n j o i n t de chaussée (incidence d u type). De même, s i
l'on a une longueur dilatable t e l l e q u ' u n j o i n t d'extrémité à grand
souffle s o i t nécessaire, i l f a u d r a un garde-grove (incidence de l a confi-
guration).
- avec l'emploi de certains joints-de chaussée. C'est l ' o b j e t
de ce qui s u i t , indépendamment de la considération de structure qui peut
ê t r e déterminante.
La plupart des j o i n t s de chaussée ne sont réalisables qu'entre
deux maçonneries apparentes au niveau de l a chaussée, une des maçonneries
étant constituée par l'about d u t a b l i e r e t l ' a u t r e p a r l e mur garde-grève,
d o n t l e rôle e s t ainsi bien défini. I1 s ' e n s u i t qu'en principe c ' e s t l e
type de j o i n t de chaussée u t i l i s é qui décidera de l a présence d ' u n mur
garde-grève ; toutefois, e t afin de ne pas hypothéquer l ' a v e n i r , i l e s t
nécessaire d'en prévoir u n s i l'on ne s a i t pas quel type de j o i n t sera
mis en place, ou s i les prévisions de t r a f i c sont t r o p incertaines :
cette précaution évitera d'avoir à rajouter éventuel lement cet élément
sur un ouvrage en service, avec toutes les sujétions e t aléas que son
exécution comporterait. L'expérience a montré, en e f f e t , que des P.S.
autoroutiers soumis à l ' o r i g i n e à u n t r a f i c f a i b l e ont vu ce dernier aug-
menter considérablement au cours des années, ce qui a eu pour conséquence
d'avoir à remplacer les j o i n t s de chaussée initiaux, de type léger ne né-
cessitant pas de maçonneries en regard, p a r des joints remi-lourds ou
lourd- :wir lesqiicls u n lilir qarrie-r!rPve e s t i n d i s D m s ? h l e .

On trouvera au dossier J.A.D.E. 68 la description de différents


modèles de j o i n t s couramment u t i l i s é s , avec leurs caractéristiques e t do-
maine d'emploi. De leur examen, on peut conclure q u ' u n mur garde-grève e s t
indispensable avec l a t o t a l i t é des joints lourds e t semi-lourds, ainsi
qu'avec les j o i n t s légers de types 1 e t 3. Seul l e j o i n t léger de type 2
nécessite aucune maçonnerie au-
ne né[Link] au-delà du t a b l i e r , son domaine d'applica-
tion étant l e P.S. à f a i b l e t r a f i c lorsque l a longueur de l'ouvrage', l i é e
au souffle du j o i n t , l e permet ( l e type 2 e s t à préférer dans ce cas aux
types 1 e t 3 ) .
- 40 -

c - ....................
Choix d'une solution.
On se reportera aux schémas de l a page 38.
- La disposition 1, q u i ne comporte n i mur garde-grève, n i
dalle de t r a n s i t i o n , e s t l a plus simple : l e chevêtre e s t centré sur
les colonnes ou les poteaux e t présente une section minimale. Elle e s t
adaptée à tous les ouvrages pour lesquels un j o i n t léger de type 2 con-
vient (cas des P.S. à f a i b l e t r a f i c ) .
- La disposition 2 e s t une variante de l a disposition 1, com-
portant une d a l l e de transition. Elle n ' e s t donc envisageable que s i l e
t r a f i c j u s t i f i e l a présence de cette dernière e t s i l a longueur d i l a t a -
ble permet l ' u t i l i s a t i o n d'un j o i n t léger (cas de certains P.S. ou P . I .
courts).
- La disposition 3, comportant un mur garde-grève mais pas de
dalle de transition, e s t favorable à l'emploi de j o i n t s légers ou semi-
lourds, voire lourds,çi les caractéristiques du remblai ou du terrain
permettent de se passer de dalle de transition.
- Les dispositions 4 ou 4 bis, comportant un mur garde-grève
e t une dalle de transition, sont bien adaptées à l'emploi de j o i n t s
1 ourds.

2 . 4 . 3 . 2 . Forme e t dimensions.
Le mur garde-grève e s t caractérisé géométriquement par sa E-
tion tran,sversale, sa longueur
-- e t l e p r o f i l de sa face supérieure.
a - ....................
Section transversale.
Trois dispositions sont décrites aux schémas ci-dessous.

O O O

i L
e 320cm
I-P
'
I IS#-

Disposition 1 . La forme la plus courante e t l a plus simple e s t


ce1 1e d ' Unë-Sec~ion-rëctangulaire ; el 1e convient [Link] 1a pl upart des cas.

--- ---------2. Une autre section, comportant une avancée à l a


Disposition
partie supérieure, e s t intéressante lorsque l'on veut ménager un espace
l i b r e entre l e t a b l i e r e t le mur garde-grève, en vue de permettre l a
v i s i t e e t l ' e n t r e t i e n de l'about du t a b l i e r (cas des structures métalli-
ques); l a distance "A" devra ê t r e suffisante pour remplir son rôle, t o u t
en restant limitée au s t r i c t nécessaire a f i n de ne pas allonger excessi-
vement l e chevêtre vers l ' a r r i è r e : une valeur de 40 cm environ semble
-c

I
- 41 -

un minimum raisonnable dans l e cas d'un ouvrage métallique du type O.M.


par exemple ; bien entendu, l'espace l i b r e ainsi ménagé n ' a d ' i n t é r ê t
que s i l'accès en e s t possible, par dessous l e t a b l i e r p a r exemple.
--- ---------3, E n f i n , lorsque l'ouvrage comporte une dalle de
Disposition
transition, i l peut ê t r e avantageux d'incorporer l a partie supérieure du
garde-grève à la daile. Cette dernière disposition, indiquée au dossier
JADE 68, pièces 4.1 e t 4;2, présente l'avantage de limiter l'excentrement
d ' a p p u i de la dalie'de transition (cf. schémas 4 e t 4 bis, page 38) ainsi
que l a largeur du chevêtre ; c e t t e disposition e s t recommandée dans l e seul
cas de j o i n t s sans dents. Pour des joints avec dents, un tassement du rem-
b l a i entraînant l a r o t a t i o n de l a dalle de transition provoquerait t a
s a i l l i e des dents du j o i n t , ce q u i n u i r a i t au confort e t n é c e s s i t e r a i t ,
à plus ou moins long terme, l a réfection du j o i n t ( c f . JADE 68, mise à
jour no 3 ) .
En ce q u i concerne l e dimensionnement, celui-ci dépend de
plusieurs facteurs , d'ordke géométrique e t d'ordre mécanique.
Parmi les facteurs d'ordre géométrique, l e plus important ré-
side dans l a nécessité de pouvoir mettre en place correctement e t f i x e r
solidement la partie non mobile d u j o i n t de chaussée lorsqu'un t e l équi-
pement e s t prévu ; l e respect de cette condition amène à prévoir une
épaisseur voisine de 20 cm, q u i peut donc ê t r e considérée comme une va-
leur minimale, compatible avec un bétonnage correct lorsque l a hauteur
n'est pas t r o p importante ; on pourra du r e s t e , pour cette dernière rai-
son, ê t r e amené à augmenter l'epaisseur s i l a nécessité s'en f a i t s e n t i r .
Parmi les facteurs d'ordre mécanique, les principaux sont cons-
t i t u é s par les divers e f f o r t s horizontaux auxquels est-ou risque d ' ê t r e -
soumis l e mur garde-grève, à savoir :

- --- --------------
l a poussée des terres (poids des f e r r e s , charges routières ou
engins de chantierj ; peu importante dans l e cas des ouvrages
courants en ponts-dalle de faible épaisseur, e l l e peut deve-
nir importante dans l e cas d'ouvrages de grande épaisseur,
t e l s les ponts à poutres, en caisson, e t c . . . . ;
- .....................
les [Link] freinage, susceptibles de s'exercer dans les
deux sens lorsque l a voie portée e s t bi-directionnelle, dé-
l veloppes par des essieux situés a u d r o i t d u mur garde-grève
e t sur les terres à l ' a r r i è r e ou sur l a dalle de t r a n s i t i o n
éventuellement si l e garde-grève lui e s t incorporé ;
- u n e - b u t g e - b u - g a ' r d e _ g ~ ~sur
1es t e r r e s , sous 1 ' e f f e t d ' ef-
~~
f o r t s horizontaux transmis par l e t a b l i e r ;
...............................
- une butée éventuelle du t a b l i e r , en cas de j o i n t à poussée
ou de cheminement du t a b l i e r (cause accidentelle).
- 42 -

D'une façon générale 1 'épaisseur "e" du mur garde-grève aura


les valeurs suivantes :
- jusqu'à 1 m de hauteur : e = 20 cm

- de 1 m à 2 , O O m de hauteur : e = varie de 20 à 30 cm

g - plus de 2,OOm de hauteur : e = 30 cm.

Toutefois une épaisseur de 30 cm s'impose dans l e cas d'une


dalle de transition directement appuyée sur ;a partie inférieure d u garde-
grève, en raison de l a présence de l ' a r t i c u l a t i o n de l a dalle ( c f . d i s - '
position 3, page 4 0 ) .
Q u a n t au f e r r a i l l a q e , on se reDortera à l a Dièce 1.3.2 6 2.3.1
qui donne des ferraillages types pour les murs garde-grève en fonction de
leur ha:iteur.

Sa longueur e s t conditionnée s o i t par l a structure d u t a b l i e r ,


s o i t par l e j o i n t de chaussée, s o i t encore p a r la longueur propre d u
chevêtre. Ces différents points sont examinés successivement.
Structure d u t a b l i e r : s i celle-ci l'impose, l e mur garde-grève
....................
règnera sur tbute la largeur de l'ouvrage; c ' e s t généralement l e cas des
ponts à poutres e t des structures métalliques.
Joint de chaussée : s i l a structure e t le fonctionnemeKt d u
--_-__-----------
j o i n t imposent un mur garde-grève, l a longueur de ce dernier devra ê t r e
au moins égaleà c e l l e du joint.
--- - _ _ _propre
Longueur _ _ _-----__------
_du chevêtre : certaines structures , t e l l e s les
dalles à larges encorbeTlements ou les caissons, présentent une ligne
d'appui de longueur réduite e t s'accomodent d'une pile-culée dimensionnée
en conséquence ( c f . schémas de l a page 33); dans de t e l s cas, l a longueur
du mur garde-grève ne saurait ê t r e supérieure à c e l l e d u chevêtre (des
extrémités en encorbellement sur ce dernier ne snnt en e f f e t pas à envi-
sager). I1 faudra alors s'assurer que 1 ' o n peut néanmoins confectionner
u n j o i n t de chaussée adapté aux caractéristiques d u franchissement,et
qu'un raccordement correct avec les terres environnantes e s t possible;
bien souvent, pour ces raisons, i l s'avère nécessaire d'augmenter l a
longueur du chevêtre au-delà de celle Strictement indispensable du point
de vue mécanique, jusqu'à atteindre pratiquement l a largeur biaise t o t a l e
du tablier.

Au droit de la chaussée, i l e s t parall2le à cette dernière,


décalé vers l e bas de l'épaisseur de la couche de roulement u t i l i s é e sur
l e t a b l i e r ; au d r o i t des t r o t t o i r s , deux dispositions sont possibles :
- i l e s t parallèle à ces derniers, décale vers l e bas de l ' é -
pai sseur de 1 'enduit (disposition 1 ci -après) en 1ai ssant
1 'emplacement nécessaire à l a bordure ; cette disposition
n ' e s t l a meilleure que s i les t r o t t o i r s ne sont pas aménagés
sur les abords de 1 'ouvrage ;
43 -

- i l e s t horizontal, au n veau i n irieur de l a couche de rou I e-


ment de l a chaussée : c e t t e dernière disPosition permet l e
passage éventuel de canalisations sous tkot?oirs ;ans avoir
d'ouvertures à ménager dans l e garde-grève (disposition 2
ci-dessous). En outre, e l l e permet éventuellement 1 ' é l a r q i s -
sement u l t é r i e u r de l a chaussée p a r emprise sur les trottoir:,
sans avoir à rescinder l a p a r t i e supérieure du garde-grève.

canalisations .
eventuelies

disposition 1 disposition 2 -

q u t ~i e q u c L G - I L la aisposition adoptée, l e m u r garde-grève


présente toujours une certaine découpe, d o n t les cotes seront fixées au
stade du projet ou sur les dessiY!s d'exécution.
[Link]. Particularit(:s éventuelles.
Souvent des canalisations de diverses natures so:;t prévues sur
l'ouvrage e t l'on devra - t c n , r V I - D ~ P i o / ç de : a cor$~r-u,--r n sL de-
grève, dans lequel seront réservés s ' i ~y a l i le': ~ widements
~ i?ecessi,l-
res ; les dispositions correspondantes devront ê t r e étudiées au stade
du projet, ou tout au moins mentionnées.

__
2 . 4 . G . -CHEVETEE.
- -- --
Le chevêtre, dont l e rôle e t ies f o n c t l m s o n t é t é défin s
précédemment ( c f . page 3 5 ) , constitue l'élément essentiel de l a partie
5 L $6 r i eu r e .
üe f p r i n n g é r ê r a l e ;arallélepipéd;qye, i l e s t d; s y p i é p a r a l 1 è -
lement à la ligne d'appui ; transversalement, plusieurs dispositions sont
possibles selon q u ' i l y a ou non u n mur garde-grève ou une d a l l e de t r a n -
s i t i o n . I1 e s t défini dans l'espace p a r son implantation, ses dimensions
(longueur, largeur, hauteur) e t sa pente suivant l a ligne d'appui.
Les croquis ci-après montrent q i A ? l p edispositions transversales
différentes : les t r o i s premières sont l i é e s à des conditions purement
géométriques, l a q [ ; i t r i C x à l a f o i s à des conditions géométriques e t à
des conditions mécaniques (présence d i une da1 l e de transi t i on e t excen-
trement des colonnes par r a p p o r t 5 l a ligne d'appui).
disposition la -
disposition 1b

cm

mini :10 a 15 cm 2a+b

,
*Chaque fois que le ioint le permettra,
cette dimension peut être portbe à 2 c m

a - -- ---------
Implantation.
Disposé parallèlement à l a ligne d'appui, i l e s t défini en
position transversale, s o i t par rapport à cette dernière, s o i t par rap-
p o r t au plan axial des colonnes ou des poteaux, qui ne coïncide pas né-
cessairement avec l a ligne d'appui, notamment lorsqu'il y a une d a l l e
de transition ; en ce cas, l'excentrement ET. des colonnes ou des po-
teaux par r a p p o r t à l a ligne d ' a p p u i a é t é défini précédement ( c f .
page 29). Dans tous les cas e t quelle que s o i t l a disposition envisagée,
l a p o s i t i o n du chevêtre p e u t ' ê t w fixée p a r l a distance "A" de sa face
verticale a v a n t à l ' a x e des appareils d'appui ; c e t t e distance A e s t
elle-même déterminée lorsque 'es longueurs a e t b définies aux schémas
ci-dessus sont connues,puisque l ' o n a l a relation A = a + I; (1).

_-- ---- (para11èl ement à 1a 1igne d ' appui ) .


Longueur
- Selon l e cas, l a longueur du chevêtre peut ê t r e imposée ou, au
contraire, f a i r e 1 'objet d ' u n choix. Les principaux paramètres interve-

(1) La va1e::r usuelle de


-
n a n t dans sa détermination sont repertoriés e t analysés ci-après ; i l s
sont d'ordre géométrique e t mécanique.
/
<.,
I

e s t définie 2.1a pièce 1 . 1 . 2 , page 10.

c L2 /(Ob
- 45 -

Parmi les paramètres d'ordre géometrique, on trouve :


- l e type de structure : l a largeur de 1 'intrados ,qui commande
l a longueur de l a ligne d'appui, e s t variable selon l a structure du t a -
blier; dans la mesure où l e chevêtre n ' a d ' a u t r e rôle que de solidariser
les éléments verticaux assurant les descentes de charges jusqu'à l a fon-
dation, sa longueur peut se limiter à l a distance séparant les appareils
d'appui extrêmes , augmentée des débords minimaux ;
- l a présence d ' u n mur garde-grève : s ' i l e s t prévu u n mur
garde-grève, l e chevêtre d o i t avoir au moins la même longueur, qui sera
gPnPralenxnt égale à l a largeur u t i l e biaise du t a b l i e r ;
- l a présence de murettes latérales : l a longueur du chevêtre
e s t t r i b u t a i r e de l'emplacement choisi pour ces murettes s ' i l doit le:
pc,rrler ri1 pour s ' j f raczc~dttc,

Pour i l l u s t r e r ce qui e s t d i t ci-dessus, on se reportera aux


schémas e t indications donnés précédemment ( c f . pages 32 e t 3 3 ) .

Parmi les paramètres d'ordre mécanique, on tiendra compte du


f a i t que plus l a longueur du chevêtre sera réduite, moins l ' e f f e t de l a
poussée des terres sur celui-ci sera important.
LILI~~IJ~ (perpendiculairement à l a ligne d'appui , c f . schémas p.44)
La largeur t o t a l e du chevêtre e s t déterminée lorsque sont con-
nues les valeurs des longueurs a , b y c , d , e , certaines de celles-ci
pouvant ê t r e nulles ; e l l e peut prendre des valeurs relativement impor-
tantes. Par exemple, dans l'hypothèse d ' u n t a b l i e r en dalle continue pré-
contrainte de portée de rive de l'ordre de 10 m y comportant une dalle de
transition,les paramètres prennent les valeurs minimales suivantes en m (1) :
a = 0 , I o , b = 0,15 , c = 0,55 , d = 0,02 , e = 0,YG ,
O 15
e t l a largeur s e r a i t : 0 , l Q t 2 + 0,55 t 0,02 t 0,30 = l.,C5

-------
Hauteur.
Cette dimension dépend de paramètres d' ordre géométrique e t
mécanique.
Géométriquement , des considérations d'ordre pratique amènent
à réserver,entre l ' i n t r a d o s du t a b l i e r e t l e t a l u s , une hauteur Z e t à
,réaliser ainsi une p e t i t e plate-forme de l a r w u r R destinée à f a c i l i t e r
l'accès aux appareils d'appui, afin de pouvoir les v i s i t e r commodément
e t les remplacer éventuellement en procédant au soulèvement du t a b l i e r
à l ' a i d e de vérins. Compte tenu de l'espace à ménager entre l'intrados
e t l e chevêtre pour mettre en place les appareils d'appui e t les vérins
(211 rciniwm 15 crn) e t de l a garde mir,imle a reserver entre
i b pidte-forme e t ? 8 'ùtr: inférieure du chevêtre, on voit que la h a u t
"h" de celui-ci sera au moins égale à Z. On peut estimer que pew- I, 0,60
une valeur minimale permettant t o u t à l a f o i s d'accéder assez commode
aux appareils d'appui, d'en f a i r e une inspection visuelle efficace e t
Q est.l
enfin de procéder à leur remplacement s i cela s'avère nscessaire.

( 1 ) Ce cas e s t présenté à t i t r e d'exemple, mais ne constitue pas une dispo-


s i t i o n recommandable (cf. page 4 1 ) .
- 46 -

On obtient donc une valeur minimale de 60 cm pour l a h a t e u r


h c d u chevêtre.

I
1
I
I 1
R: largeur determiner
(elle dépend de l'implantation de
la pile-culée, de la hauteur 2 , de
l'épaisseur du tablier et de la
pente du talus. )

Les considérations a'ordre mécanique sont de deux sortes 'rôle:


porteur e t répartiteur) :
- s i les appareils d'appui sont disposés au d r o i t d'une colonne
ou d'un poteau, les vérins destinés au relèvement du t a b l i e r
seront nécessairement excentrés e t l e chevêtre devra donc
r é s i s t e r aux e f f o r t s qui en résultent (cisaillement d ' e f f o r t
tranchant e t éventuellement torsion); bien entendu ,on 1 imite-
ra cet excentrement en plaçant e t calant les vérins aussi près
que possible des appareils d'appui.
si les appareils d'appui ne sont pas tous placés au d r o i t
d'une colonne ou d'un poteau, l e chevêtre d o i t alors assurer
l e t r a n s f e r t de charge correspondant ( e f f o r t s de flexion e t
de cisaillement).

Intrados
Lu--,

s i l ' o n prévoit sue l e rôle de réparti'teur de charaes e s t


assuré par l e chevêtre, sa r i g i d i t é - d o i t ê t r e nettement su-
péri eure à ce1 1e des autres n i veaux répartiteurs envisagea-
bles (entretoise d'appui , chevêtre incorpore dans l e t a b l i e r ,
nervure de l a semelle); en ce cas, i l e s t possible que l a
hauteur h,déterminée tomve ci-dessus d ' après des c r i teres
géométriques ne s o i t pas suffisante,et 1 'on dimensionnera
l e chevêtre de façon à r é s i s t e r àux e f f o r t s auxquels i l e s t
soumis, en l'assimilant à une poutre reposant sur l e s colon-
nes ou les poteaux. Pou:. ~ u le e chevPtre s o i t consideré c ~ r f f i e
r ? ' ~ + dvei s s à - v i s d u t a b l i e r , s'a hauteur doit ê t r e au moins
égale à .1,25 f o i s ' l 'épaisseur ht d u t a b l i e r .
- 47 -

c - -----
Pente.
Le chevêtre sera généralement disposé parallèlement à l ' i n t r a -
dos du t a b l i e r ; i l sera donc rarement horizontal , s o i t d u f a i t du biais,
s o i t du f a i t d'un dévers (cas des P . I . ) .
Toutefois, s i l a différence de cote entre points d'appui extrê-
mes e s t peu importante, p a r exemple dans l e cas d ' u n t a b l i e r en dalle ner-
vurée de largeur moyenne e t de dévers faible; on pourra envisager de dis-
poser l e chevêtre horizontalement ; l a différence de cote sera rattmpëe
en j o u a n t sur l'épaisseur des bossages de béton servant d'assise
aux appareils d'appui.

Les schi:i.-;is ci-desscu: i l l u s t r e n t ces deux disFcsitions.

Chevêtre parallele a l'intrados Chevêtre horizontal


Cas d'un intrados large Cas d'un intrados peu large
et (ou ) d'un devers faible

d - r ~à j~ p ~ ~ y g i r - 1ps-fgcg-
N s p g ç j ~ j g ~ ~ - p j~erg;- g ~ ~ -sype~jg;rg.
Ces dispositions concernent 1 'environnement des appareils d ' a p -
pui (bossages) e t l e drainage e t sont t r a i t é e s à l a pièce 1 . 4 . 1 à laquelle
on s e reportera.

Une pile-culée, en t a n t qu'appui enterré, ne saurait ê t r e


dissociée des terres environnantes ; aussi 1 'étude d'une pile-culée
doit e l l e ê t r e complétée p a r c e l l e du raccordement avec les terres e t d'
un aménagement approprié du t a l u s , qui conditionnent l a bonne tenue de
l a plate-forme e t l e bon aspect de l'ouvrage à son extrémité. Par.ai1-
leurs, cet aménagement doit permettre u n accès aisé à l a face supérieure
d u chevêtre en vue de l ' e n t r e t i e n des appareils d'appui e t du dispositif
de drainage éventuel. Des dispositions retenues dépendra donc, pour une
bonne p a r t , l'implantation de la pile-culée e t , par voie de conséquence,
l a longueur t o t a l e du t a b l i e r .
On peut distinguer quatre parties distinctes dans l a présente
étude :
- l'aménagement des zones latérales au t a b l i e r , qui conditionne
l a bonne tenue des terres ;

- l'aménage~ment de la zone frontale sous l e t a b l i e r , qui con-


ditionne l'accès à l a face supérieure du chevêtre ;
- les dispositions à prévoir à l ' a r r i è r e du t a b l i e r pour assu-
rer. 1 'étanchéité à l a t e r r e dans l a zone de raccordement
entre l ' i n t r a d o s e t l e chevêtre ;

- la protection d u talus à l ' a i d e d'un perré.


- 48 -
[Link]. Aménagement des zones latérales au t a b l i e r .
I1 e s t indispensable d'assurer l a bonne tenue des terres au
voisinage de l'extrémité du t a b l i e r , notamment vis-à-vis d u ravinement
p a r 1 'eau auquel celles-ci sont particulierement sensibles ; or, cette
protection ne peut ê t r e assurée efficacement e t durablement que s i l ' e x -
trémité d u t a b l i e r e s t convenablement enrobée p a r les t e r r e s . Cet amé-
nagement résultera donc d'une étude de l'extrémité d u t a b l i e r , des coins
plus précisément, par rapport aux terres constituant l a partie haute d u
t a l u s , les dispositions à adopter p o u v a n t ê t r e différentes selon l a na-
ture des terrassements (remblai ou déblai), la configuration en plan
(incidence du b i a i s ) , l e type de structure (présence ou non d'encorbel-
lements), l'épaisseur d u t a b l i e r , e t c ....
Les schémas ci-après montrent l e princi-e de ces dispositions
dans lesquelles le talus f i n i e s t arasé au niveau de l ' a r ê t e supérieure
de l a corniche (pour assurer la continuité entre 1 'ouvrage e t l a plate-
forme d ' accès \ .
COUPE AA

obout du tablier
e du tolur_-fini

I
I A Q

- -- crête du talus fini


_.

'
Les valeurs mininlales à respecter peuvent ê t r e fixées comme
s u i t ; e l l e s cmduisent à une longueur d'enrobage d'environ 0,50 m au
niveau de la chaussée.

( t = longueur droite de l a partie de corniche pénétrant dans l e


( talus f i n i ) 2 0,50 - b h / p (en mètres), s o i t de l'ordre de
( 0,20 à 0,30 m pour t
( = distance de l a crête l a t é r a l e d u talus f i n i au b o r d de l a
( corniche dans l e cas d'un remblai r 0,50 m

On devra s'assurer que 1 'enrobage par les terres peut ê t r e


réalisé efficacement, compte tenwdes niveaux respectifs de l a plate-
forme e t du t a b l i e r ; t o u t écoulement de t e r r e au contact du t a b l i e r
doit ê t r e rendu impossible, aussi bien latéralement que sur C a face
arrière ,pour laquelle des dispositions particulières sont à prévoir en
1 ' absence de mur garde-grève ( c f . page 5 2 ) .

I1 e s t , de plus, nécessaire d'aménager sous l ' i n t r a d o s u n replat


dans l e t a l u s , afin notamment de f a c i l i t e r l ' a C G S ?us appareils d ' a p -
pui ( c f . page 45 e t [Link]. ci-après) ; i l y a donc lieu d'assurer laté-
ralement l e raccordement aux t e r r e s , lequel peut se f a i r e de t r o i s fa-
çons :
- ?ri+ r-1:'- talus natLv-el, I'erreyé ou rnr
- s o i t par- murette, solidaire du chevêtre ou non
- s o i t par profilage d u chevêtre.
- 49 -

Les schémas ci-après montrent ces t r o i s dispositions, en élé-


vation.
TALUS NATUREL MURETTE
dalle simple

\
\

\'
I
chevêtre murette

dalle avec encorbellement PROFILAGE DU CHEVÊTRE

b J I
I
I
I
voile ou
entretoise

i l I l
S i l ' o n prévoit des talus, i l e s t nécessaire d'assurer l a pro-
tection des appareils d'appui vis-à-vis de l a t e r r e qui pourrait y pé-
nétrer ( c f . dispositif5 de l a page 5 3 ) .
La solution par murettes e s t simple e t efficace e t garantit
une excellente tenue des terres ; en contre-partie, e l l e n ' e s t u t i l i s a -
ble que s i l e chevêtre règne riir toute l a largeur d u t a b l i e r .
La solution p a r prw-filage d u chevêtre convient pour des t a -
bliers à encorbellements.

Pour le principe de ces dispusitions, on se reportera aux sché-


nias de l a p a g e 37 e t à l a pièce 1 . 2 . 3 .
Quelle que s o i t la solution retenue, les dispositions à adop-
t e r peuvent être différentes selon l e type de structure e t l a géométrie
du t a b l i e r ; en p a r t i c u l i e r , l a présence d'encorbellements de quelque
importance peut poser des problèmes que 1 'on rie devra pas négliger lors
de l a mise au point du projet, car u n rattrapage n ' e s t pas toujours fa-
c i l e , ni même possible. Aussi e s t - i l d i f f i c i l e de définir des disposi- t
tions vraiment types ; mais i l e s t néanmoins possible de donner quel-
ques dispositions de principe adaptées à un certain nombre de configu-
rations de t a b l i e r . On trouvera l a description d'un certair;, nombre de
ces dispositions à l a pièce 1 . 1 . 3 " Y 3 6 1 r s de / l j J ~<i.!ées ~ ~ .
[Link]. Aménagetrent de l a zone frontale sous l e t a b l i e r .
La v i s i t e e t 1 ' e n t r e t en des apparei 1s d'appui, ainsi que d u
d i s p o s i t i f éveiifdel de d r a i n a g e exigent que 1 ' o n puisse non seulement
y accéder, mais aussi y travail e r . Cette condition sera parfois r e a l i -
Sée d'elle-même s i l a structure d u t a b l i e r s ' y prête : t e l s e r a i t l e
cas d'un t a b l i e r à poutres ( c f . schémas des pages 32 e t 33). Dans l e
cas d ' u n pont-dalle, par contre, cette p o s s i b i l i t é n ' e x i s t e pas e t l ' o n
devra alors réserver u n espace suffisant sous l e t a b l i e r en menageant
dans l e talus une p e t i t e pTate-forme ou replat sensiblement h o r i z o n t a l ;
l a garde minimale nécessaire entre l e dernier e t l ' i n t r a d o s peut zlors
ê t r e fixée à 0,60 m ( c f . page 4 5 ) .
Les s c h é p a s ci-après définissent i i r ~t e l l e disposition.

Élévation

I w

Talus
P

Les paramètres sont :


- !es distances de l ' a x e de l ' a p p a r e i l d'appui à l a face a v a n t
du chevêtre ( A ) e t à l a crête d u t a l u s (A)
- l a différence de cote entre l a crête d u t a l u s e t l ' i n t r a d o s ( h )
- l a hauteur du vide à réserver devant l e chevêtre e n t r e l e
talus e t l ' i n t r a d o s d u t a b l i e r (i)
- l a largeur d u replat horizontal devant l e chevêtre ( R ) .
On a entre ces paramètres l a relation suivante :
R _h+Z - (A +A)%
P
E%!Pk
( h = 0,70 m
( Z = 0,60 m 0,70 t 0,60 -
( A = 0,35 m on obtient : R =
-7p7- (0,35 t 0 , r ; Û )
( A = O,.O m
( P = 2/3 = 1,20 m

% l a valeur de A e s t définie p l us loin ( c f . IPliLAPITPTION, page 53).


- 51 -

Si l'on estime que l a garde de 0,60 m entre l e talus e t l ' i n -


trados e s t insuffisante, on peut envisager de donner une pente p ' au re-
p l a t supérieur, ce qui permettra d'augmenter l a hauteur l i b r e sans modi-
f i e r l a hauteur du chevêtre ; toutefois la largeur du replat augmentera
aussi.

Les nouvelles valeurs Z ' e t f i ' o n t p o u r expressions :


" = R x
P
P - P'
1
----
Exemple - En reprenant les valeurs précédentes de Z , P , p e t avec p ' = -10
on obtiendrait :
Z = 0,74 m e t R ' = 1 , 4 1 m

@_tg - La largeur du replat, s ' i l e s t horizontal, ne d o j t pas ê t r e trop


importante, sous peine de rendre ce dispositif peu pratique ; on
peut alors imposer comme conditioii 1
< 2,5. Compte tenu de ce
que l a hauteur Z e s t limitée par celle d u chevêtre, c'est-à-dire
0,60 m dans les cas les plus courants, l a valeur maximale de R
s e r a i t alors 1,50 m environ,ce qui e s t déjà beaucoup.
[Link]. Dispositions à prévoir à 1 ' a r r i è r e du t a b l i e r .
Des dispositions doivent ê t r e prises en vue d'assurer l ' é t a n -
chéité à l a t e r r e de l'extrémité de l'ouvrage, lorsque la pile-culée ne
comporte pas de garde-grève. Dans ce cas, en e f f e t , l'existence d ' u n
vide entre l ' i n t r a d o s e t l a pile-culée e s t de nature à favoriser u n
écoulement de l a t e r r e située au contact de l ' a b o u t du t a b l i e r , d ' o ù
risques de désordres qui peuvent ê t r e de deux sortes :
- affaissement de l a chaussée au voisinage de l'ouvrage
- blocage partiel ou t o t a l des appareils d'appui.
L'étanchéité devant ê t r e assurée à l'about e t sur les côtés,
les disposjtions à adopter dépendront en premier lieu de la structure ;
c e s t ainsi que l e cas d'une dalle pleine rectangulaire sera plus f a c i l e
- 52 -

à t r a i t e r que celui d'une dalle à encorbellements pour laquelle des


dispositions particulières de coffrage sont à prévoir (réalisation d ' u n
voile, p a r exemple, en l'absence d'entretoise d'about).
'Dans l a mesure où l e coffrage s ' y prête, ou s ' i l a été prévu
en conséquence, l'étanchéité de l'about sera obtenue aux moindres f r a i s '

s o i t p a r un simple cordon de matériaux plastiques du genre de ceux u t i -


l i s é s pour l a confection de j o i n t s , s o i t par des plaques ou blocs de
polystyrène expansé ; accessoirement ,une re1 a t i ve étanchéi t 6 à 1 eau I

Sera ainsi obtenue. Des dispositifr> analoclies pcirvc:i?t convenir p o u r


assurer 1'[Link]éité sur l e s c ô t é s , s i l a structure s ' y prête.

Les schémas ci-après montrent de t e l s d i s p o s i t i f s .

dispositif 1 dispositif 2

cordon souple
d'étanchéité

Le chevêtre est excentre vers I'arriere pour Le chevêtre,de largeur minimale,


recevoir le cordon d'etancheite est centre sur les colonnes.
Cette disposition convient pour des longueurs droites Cette disposition convient pour
d'about du tablier relativement courtes ( c ? 50a 60cm) toutes longueurs d'about.
afin de ne pas élargir exagérément le chevêtre

dispositif 3
Cas d'une dalle de transition

I i
- 53 -

[Link]. Protection du talus à l ' a i d e d'un perré,.


La première question que l e projeteur d o i t se poser e s t l a sui-
vatte : f a u t - i l ou non un perré ? Les perrés coûtent en e f f e t de 5 à 10 %
du coût t o t a l d'ur! ouvrage courant à 3 ou 4 travges. I1 f a u t donc n'en
mettre qu'à bon escient e t les limiter à l a surface strictement nécessaire.
On se reportera à l a pièce 1 . 4 . 2 d u prescrit dossier (ancienne pièce 5 . 2 d ~ i
dossier JADE 6 8 ) .
2.4.6. ------------
I!lPLANT~.TION,

De l'implantation de l a liane d'appui, donc de celle de l a


partie supérieure e t de l a pile-culée dans son ensemble, dépend l a lon-
gueur totale du t a b l i e r ; i l y aura donc généralement i n t é r ê t à placer
l a pile-culée l e plus en a v a n t possible du talus. Comme, p a r a i l l e u r s ,
cette implantation d o i t s a t i s f a i r e aux conditions exPosées ci-dessus
concernant l e raccordement avec les t e r r e s , i l e s t donc possible d'en
f i x e r les paramètres, q u i sont définis aux schémas ci-après.
PLAN COUPES LONGITUDINALES
(perpendiculairement a la ligne d'appui )
Face arrière du tablier ou du garde-grève nkeau de la chaugbe- e* C* d e

I----
Ligne d'appui parallèle à la crê!e du talus

-t-
1 - Sans garde-grève 2 - Avec garde-grève
Ligne d'appui non parallèle à la crête du talus
c*= longueur droite d'about du tablier

Une remarque s'impose t o u t d'abord : sauf exception, l a l i m e


d ' a p p u i sur pile-culée sera parallèle aux liqnes d'apnui sur pile (SI.
a direction é t a n t a i n s i fixee, sa position sera déterminée par r a n p o r t
à l a crête du t a l u s , c e t t e dernière étant bien définie aeométriauement
par le biais de 1 'ouvrage, 1 a pente du t a l u s , les profils en l o n g e t en
travers d u t a b l i e r ( e l l e n ' e s t pas nécessairement parallèle à l a liane
d'appui), Avec l e s notations des schémas ci-dessus, dans lesquels A
e s t l a distance droite de l a ligne d ' a n p u i 5 l a crête du talus mesurée
à l'aplomb de chacun des coins A e t B de l'ouvrane, on aurait dans l e
cas d ' u n chevêtre simnle (fiqure 1) :

A = c-t avec t = 0,50 - sh/p (P) ( c f . p'. 48)

dans l e cas d'un chevêtre avec mur garde-grève (figure 2 ) :


A = c + d + e - t avec les mêmes valeurs de t.
- 54 -

Si l a distanceA à l a crête d u ta!us n ' e s t pas l a même aux


deux extrémités de l a ligne d'appui ( c f . schéma de gauche i n f é r i e u r ) , on
déterminera l a position de l a ligne d'appui eri d o n n a n t à la plus faible
distance t ( t i sur le schéma) une des deux valeurs définies ci-dessus.
L ' a p p l i c a t i o n de cette règle c o n d u i t à 1-
' i m p l a n t a t i o n théorique
"normale" , q u i peut se traduire p a r des vari ations re1 a t ivement importantes
dans ! a position de l a ligne d ' a p p u i , comme l e Rontre l'exeniple suivant,
dans lequel on a pris t = 0,30 m.

-------
l e r cas - On considère les valeurs rinimales des principaux pa-
ramètres e s o i t :

--------
2eme cas - Cin considère des valeurs maximales des principaux
paramètres, s o i t :
( c = 1,0@ m

Dans les exemples précédents, on a supposé ci!^ l a partie d ' o u -


vrage enrobée par le talus é t a i t limit6e s o i t nar l a face d'about du t a -
b l i e r , s o i t par l a face arrigre du mur narrie-?r+ve, ce q u i limite neces-
sairement l a valeur de A .
I1 e s t toutefois possible d'aunmenter cette
dernière valeur de l a manière suivante :

- par allonqement de l'aboiit du t a b l i e r , dans certaines limites;


- par prolonaement de l a corniche en encorbellement, possible
seulement si l a corniche e s t coulée en place e t dans certaines limites;
-
par adjonction de p e t i t s murs en retour solidaires du che-
vêtre, cette disposition n'étant possible oue s i l e chevêtre rèqne sur
toute l a laraeur d u tablier.
Les schémas ci-après monthrent les deux dernières dispocitiotic:.

ent

Valeur courante:
- 55 -

Cas
....................
des tabliers de grande Gpaisseur.
--------I------

Les règles données precédemment ne tiennent pas compte de l ' é -


paisseur du t a b l i e r pour déterminer l'implantation de l a l i m e d ' a p p u i ;
or, de l a position de cette dernière e t de l'épaisseur d u t a b l i e r dépend
l a longueur d u replat aniénaq6 devant l a pile-culée ( c f . p. 5 0 ) , celle-ci
étant d'autant nlus importante que, pour tine valeur donnée de A 1 'épais
seur du t a b l i e r e s t plus cirande; ceci e s t i l l u s t r é p a r 1 'exemple ci-
après , concernant deux t a h l i ers d'énai sseurs t r e s différentes.

L'expression donnant l a longueur du replat ( c f . racle 50) peut


s 'écrire :
-
R =
; [P.= -
-t (Ac+
L
A I] = h t Cte
P
s i l a seule variable e s t h,

d ' o u R2 - RI -- h 2 - hl
O
Ainsi 1 'auqmentation de l a lonqueur du replat e s t proportion-
nelle à l a différence d'épaisseur du t a b l i e r .
h g ~ p l g- En reprenant les valeurs de l'exemple de l a paae 50, on obtient :

Cet exemple montre que s i l'apglication de l a rèale précédente


convient dans l e cas 1, i l n'en va pas de même dans l e cas 3 , car l a pile-
culée y e s t placée t r o p en r e t r a i t dans le talus. Autrement d i t , i l y a
lieu dé t e n i r compte du paramètre 6paisseur d u t a b l i e r pour déterminer
1 ' i m ~ l a n t a t i o nde l a Pile-culée.
Be l a relation precédente, .on t i r e :

ce qui permet de déterminer A en fonction de l a valeur choisie pour P


A a pour exmession, avec des valeurs courantes de 2, !?,e,
et p :
s o i t ( Z = Q,69 m
(
( P = 1,20 m
E,= 0,10 m
A =
2h - 0,65 en mètres
( p = 213
En reprenant l'exemple ppécédent ( h z = î,dO PI),l a nouvelle
valeur de A s e r a i t :
A = x 1,40 - 0,65 = 1.,45 m

La valeur obtenue pour A e s t nettement sun6rieure à l a lon-


gueur droite d ' a b o u t théorique ; i l e s t donc nécessaire de prévoir une
des di sposi tions particulières définies précédemment pour l e raccorde-
ment de l'ouvrage avec les t e r r e s , Cependant, on ne peut donner de rèale
précise à ce s u j e t e t l'on recherchera, dans chaque cas, l a disnosition
l a mieux appropriee. On notera que ces t r o i s disnositions, e t plus spé-
cialement l a disposition comoortant de p e t i t s murs en retour. restent
valables dans l e cas de tabliers de f a i b l e épaisseur.
Fecherche de 1 'implantation optimale.
L'implantation optimale correspondant à 1 'ouvrage l e Plus éco-
nomique sera généralement obtenue, lorsque cela e s t possible, en u t i l i -
sant une disposition avec p e t i t s murs en retour, ce q u i permet de rédui-
re la lonoueur t o t a l e du t a b l i e r .
I1 e s t à noter que l e décalage vers l ' a v a n t de l a pile-culée
améliore les conditions d'accès aux appareils d'appui. Si l e décalage e s t
t e l que l a partie supérieure émerge largement d u talus, on a dffaire à
une pile-culée apparente, d o n t 1 'étude f a i t 1 'objet du chapitre 4.

Ce cas peut se présenter s o i t ldrsque l a longueur de .travée de


rive, strictement nécessaire géométriquement, conduirait à une travée
trop courte mécaniquement (risque de soulèvement) , s o i t lorsque 1 'on dé-
s i r e réserver l a possibi 1 i t é d'une chaussée supplémentaire sous l a travée
( b r e t e l l e de diffuseur, chemin de désenclavement, piste cyclable, . . ) . .
Si l'on conservait au talus son profil normal , l a longueur R deviendrait
v i t e prohibitive ; on préférera alors soit diminuer l a pente d u talus
(figure 1 ) , s o i t décaler l a base de ce dernier (figure 2 ) .
c

iminution de 2 . décalage de
la base du
- 57 -

Dn a vu précédemment que, dans c e r t a i n s cas q u i o n t é t é d é f i -


n i s ( c f . p i è c e 1.1.1 page 21), l e c h e v ê t r e p o u v a i t a s s u r e r l ' a p p u i du
c i n t r e l o r s de l a c o n s t r u c t i o n du t a b l i e r . Les schémas c i - a p r è s , donnés
à t i t r e i n d i c a t i f , m o n t r e n t deux d i s p o s i t i o n s q u i s ' a p p l i q u e n t au cas où
l ' e s p a c e d i s p o n i b l e e n t r e 1 ' i n t r a d o s e t l a f a c e s u p é r i e u r e di1 c h e v ê t r e
e s t i n s u f f i s a n t pour v e n i r y appuyer d i r e c t e m e n t l e c i n t r e .

La première c o n s i s t e à f i x e r s u r l e c h e v ê t r e des corbeaux


c o n s t i t u é s p a r des U.A.P. s u r l e s q u e l s repose un I.P.N. c o n t i n u soute-
n a n t l e s poutre1 l e s . Bien entendu, t o u t e s p r é c a u t i o n s d o i v e n t ê t r e p r i s e s
pour é v i t e r l e déversement des I P N e t pour que l e serrage des UAP s u r l e
béton ne r i s q u e pas de provoquer son épaufrement. A son p a s s i f , e l l e pré-
sente l ' i n c o n v é n i e n t d ' e x c e n t r e r de façon r e l a t i v e m e n t i m p o r t a n t e l a réac-
t i o n du c i n t r e , ce q u i e n t r a î n e o b l i g a t o i r e m e n t pendant la c o n s t r u c t i o n
des moments en t ê t e de l a p i l e - c u l é e non n é g l i g e a b l e s s i des d i s p o s i t i o n s
p a r t i c u l i è r e s n ' o n t pas é t é prévues.

La deuxième c o n s i s t e à p r o f i l e r l e c h e v ê t r e de manière à ménager


à l ' a v a n t un corbeau d ' a p p u i c o n t i n u en béton, s u r l e q u e l v i e n d r o n t r e p o s e r
l e s p o u t r e l l e s . Ces d e r n i è r e s d e v r o n t ê t r e placées de manière à ne pas pro-
voquer dans l e c h e v ê t r e des e f f o r t s s u p é r i e u r s à ceux pour l e s q u e l s il a é t é
c a l c u l é.
3 è re ci is 20 r. ;t - 2Pmc d i s p o s i t i o n
cordes de soutien de I'IPN pour
_permettre
___- le démontage des UA I
I ---
7
ilIL---
tube perdu

-
I II

Coupe A A
poutrelle
I I
I
15 A 20 crr

, -
1
l
I
i
I

NIxj - Q u e l l e que s o i t l a d i s p o s i t i o n adoptée, il y aura l i e u


de v é r i f i e r que l e s e f f o r t s supplémentaires i n t r o d u i t s en t ê t e de l a p i l e -
c u l é e p a r l a r é a c t i o n d ' a p p u i du c i n t r e pendant l a c o n s t r u c t i o n ( f l e x i o n
e t t o r s i o n dans l e chevêtre, f l e x i o n dans l e s colonnes) peuvent ê t r e sup-
p o r t é s sans dommage p a r c e l l e - c i . On v é r i f i e r a notamment que l a p o s i t i o n
des colonnes ou des'poteaux, déterminée p a r l e u r excentrement ET p a r
r a p p o r t à l a l i g n e d ' a p p u i ( c e t excentrement pouvant ê t r e n u l ) permet
e f f e c t i v e m e n t l a r e p r i s e de ces e f f o r t s . S ' i l n ' e n é t a i t pas a i n s i , on
s e r a i t amené à r e c o n s i d é r e r l a q u e s t i o n e t p e u t - ê t r e à renoncer à se s e r -
v i r du c h e v ê t r e pour appuyer l e c i n t r e : il s e r a i t en e f f e t anormal de
m o d i f i e r l e s d i s p o s i t i o n s du p r o j e t pour p o u v o i r u t i l i s e r un mode p a r t i -
c u l i e r de c o n s t r u c t i o n . En f a i t , une t e l l e u t i l i s a t i o n de l a p i l e - c u l é e
d o i t ê t r e considérée comme une simple t o l é r a n c e accordée à 1 ' e n t r e p r i s e ,
dans l a mesure où e l l e n ' e n t r a ï n e aucun supplément de c o û t e t ne r i s q u e
pas de causer un dommage quelconque à l ' o u v r a g e .
- 58 -

3 - RÉALISATION - PROBLÈMES D'EXÉCUTION

D'une faç'on générale, les problèmes d'exécution d'une pile-


culée sont plus ou moins directement l i é s au s i t e , à l a nature des t e r -
rassements e t à leur chronologie ; '1s peuvent donc ê t r e f o r t différents
selon l e type choisi e t l e mode de fondation retenu ; i l s peuvent ê t r e
différents également pour u n même élément de pile-culée, selon les con-
ditions d'exécution. De plus, e t comme pour les piles intermédiaires,
i l s sont r e l a t i f s à des parties d'ouvrage aussi différentes que l a fon-
dation e t l a partie supérieure, sans oublier l a partie intermédiaire
quand e l l e existe. Enfin, e t d u f a i t qu'une pile-culée e s t noyée dans
l a t e r r e en phase définitive, des problèmes spécifiques l i é s au remblaie-
ment s'ajoutent aux précédents. En revanche, i l n'y a pas de problèmes
de parements,sauf dans l e cas particulier des piles-culées apparentes.
Comme pour les piles intermédiaires, on fera l a distinction
entre les problèmes d'ordre général, pour lesquels on se référera au
G.M.O. 70, e t les problèmes spécifiques aux piles-culées.
On peut distinguer cinq points de nature à poser des problèmes :
- l'implantation
- l'exécution de l a fondation
- l'exécution de l a partie intermédiaire
- l'exécution de l a partie supérieure
- l'exécution d u remblai.

3.1. IMPLANTATION.
Les problèmes spécifiques concernent pri nci pal ement 1 ' imp1 an-
tation des armatures en attente dans les semelles e t l e positionnement
des pieux en cas de fondation profonde.
Ce qui a é t é d i t concernant les piles intermédiaires, au sujet
des armatures en attente dans l a semelle, reste valable ( c f . pièce 1.1.2,
page 46) ; i l y a lieu toutefois d'ajouter que l e décalage éventuel de la
ligne d'appui vers l'avant ( l o r s q u ' i l y a une dalle de transition) p a r
r a p p o r t au plan vertical moyen de l a fondation devra ê t r e pris en compte
au moment de l'implantation de cette dernière. La tolérance sur la posi-
tion des armatures a é t é fixée à 0 , 5 cm ( c f . GPO 7 0 , 6 . 6 ) .
Les tolerances sur le positionnercent des pieux (piles-colonnes
comprises) o n t é t é définies plus h a u t ( c f . page 24 e t GMO 70 5 8 . 9 ) . Les
armatures de l a semelle auront é t é déterminées en tenant compte de ces
tolérances. A v a n t l'exécution de l a semelle, on fera u n relevé de l ' i m p l a v
tation r é e l l e des pieux e t on corrigera, s ' i l y a l i e u , l e projet de la se
melle de liaison des pieux à p a r t i r de ce relevé. Cette correction peut é t r e
étendue à l'implantation d u reste de l a pile-culée jusque e t y compris les
appareils d'appui e t les ferraillages d u t a b l i e r .
3.2. EXECUTION DE LA FONDATION.

Trois cas principaux sont à distinguerYselon l e mode de fon-


dation :
- Lorsqu'il s ' a g i t de fondation sur semelle en t ê t e de remblai ,
l e s principales sujétions d'exécution sont c e l l e s d u remblai : c ' e s t une
question de bons matériaux e t de bon compactage. On s e reportera au dos-
s i e r FOND 7 2 (Fascicule 4 , 4 . 2 . 2 ) .
- Le cas d'une fondation sur semelle(s) d a n s l e t e r r a i n naturel
e s t à rapprocher de celui r e l a t i f à une p i l e intermédiaire lorsque l a
voie inférieure e s t srnsiblement au niveau d u t e r r a i n naturel. On s ' y
reportera ( c f . pièce 1.1.2, page 4 7 ) .
- Le cas d'une fondation profonde appelle les remarques sui-
vantes :
S i la fondation comporte deux f i l e s de p'eux r e l i é s p a r
une semelle, m se trouve ramené au cas des piles intermédiaires ( c f .
pièce 1.1.2, page 4 7 )
. Si l a fondation e s t constituée par une f i l e unique de
pieux forés à travers l e remblai ou l e déblai, ou encore p a r des piles-
colonnes, les problèmes d'exécution concernent, outre l'implantation :
les d i f f i c u l t é s de f e r r a i l l a g e , les aléas de bétonnage (risques de mau-
vais enrobage des armatures), e t c ... De nombreux contrôles e t vérifica-
tions seront donc à f a i r e , e t l ' o n se reportera au GMO 70 (chapitre 8 )
r-t 3,FOllD 72 (Fascicule 4 ) .

3.3. E X E C U T I O N DE LA PARTIE INTERPiEI:'4IRE.


- ~ _.-

Les problèmes y concernent principalement l e bétonnage, surtout


s i l a hauteur des colonnes ou des poteaux e s t grande ; on surveillera
plus spécialement l e bétonnage des colonnes s ' i l e s t f a i t usage de cof-
frages perdus, pour lesquels u n contrôle visuel e s t d i f f i c i l e , mais cepen-
d a n t nécessaire.
Une question s e pose i c i , concernant 1 'opportunité de badigeon-
ner l e s parties enterrées ( g o u d r o n ou bitume) : l ' e f f i c a c i t é d'une t e l l e
application de produits noirs n ' a , j u - . q u ' à présent, pas é t é démontrée e t
l ' o n peut sans doute en f a i r e l'économie. En e f f e t , c e t t e application n ' a
de sens que s i l e béton e s t compact, sans défauts importants de parement,
auquel cas i l assure lui-même sa propre protection ; s i l e béton e s t de
qualité médiocre, l e badigeon e s t inefficace ; mieux v a u t donc s ' e n pas-
s e r , quite à u t i l i s e r d'autres procédés s i une protection s ' a v è r e néces-
s a i r e ( c f . G.M.O. 7 0 , 14,8).

3 . 4 . EXECUTION DE LA PARTIE S C P E R I E U R E .

Les problèmes y concernent l a face supérieure du chevêtre et,


plus particulièrement,l'ix- : - r i a n des bossa es destinés à recevoir l e s
appareils d'appui , ainsi que L C ' le --e7
d - z i B S I ' ~ ? c'c C I , ~ : ~ ~ , C I ~.es
E.
dispositions corres;jnndantes , a ' n s i q ~ i el e mode d'exécution des bossages
e t l a pose des appareils d'appui,sont décrits à l a pièce 1.4.1.
- 60 -

3.5. EXECUTION DU RENBLAI .

Les sujétions l i é e s à l'exécution du remblai concernent essen-


tiellement l e remblai dans l a zone de l a p i e-culee,lorsque celui-ci e s t
exécuté après construction de l'ouvrage, en t o u t ou en partie ; c ' e s t ,
sans aucun doute, un des points les plus dé icats lors de l a construction
de l'ouvrage. On peut distinguer t r o i s cas principaux :

a - l a - e l l e ~ c u l ~ e - e s t - e x ~ ~ ~ ~ ~ e - ~ ~ ~ g ~ ~ ~
nes ou des poteaux,
----------- - - - - - - - - - - - - - ,m
, - , , i, _s_ _ -ne
, , L - -comporte - - - - - - encore
- - L - - - - - - - - - - - -pas --- chevêtre.
On peut alors compacter assez commodément e t efficacement l e
remblai entre les colonnes ou les poteaux,si leur espacement e s t s u f f i -
sant, e t à condition d ' u t i l i s e r pour cela un engin approprié, de p e t i t e
t a i l l e ; une surveillance attentive,accornpagnée de mesures,est néanmoins
nécessaire s i 1 ' o n veut é v i t e r d'endommager ou d'@branler 1es.éléments
verticaux, non solidarisés en t ê t e . On peut ensuite procéder au coulage
d u chevêtre directement sur l e remblai. On retiendra que c e t t e manière
de f a i r e entraîne des risques certains vis-à-vis de l a pérennité de l a
pile-culée e t q u ' e l l e n ' e s t donc pas conseillée.

La mise en place e t l e compactage du remblai pourront se f a i r e


correctement jusqu'au niveau à p a r t i r duquel les engins ne peuvent plus
passer SOUS l e chevêtre ; autrement d i t , l a partie supérieure du remblai,
sur 2,50 m au moins dans l a zone de l a pile-culée,risque d ' ê t r e délicate
à mettre en place e t sera d i f f i c i l e à compacter. Le risque d'endommager
l a pile-culég e s t moindre que dans l e cas précédent.

c - ----_--
l'ouvrage...........................
t o u t e n t i e r e s t construit.
C'est dans ce cas que les d i f f i c u l t é s seront les plus grandes
car, en plus de celles déjà signalées, toute l a partie supérieure du t a -
lus sera délicate à exécuter correctement, ainsi que l e perré de la zone
correspondante. Par contre, les risques de dommages résultant du rem-
blaieiiient seront a l o r s réduits au ininiiiiuni.
Le GMO 70 3 7 . 6 e t l e CPST "Terrassemeflts généraux" (Rectifi-
c a t i f n o 2 de Novembre 1q63, a r t . 3.10,54) fixent les conditions à res-
pecter dans la conduite d u remblaiement a irtoiir des maçonneries ; el les
sont rappelées ci-après :

" I l s ( l e s remblais) seront exécutés de manière à ne causer ni


déplacement des maçonneries autre que leurs flèches élastiques , h i dom-
mages à celles-ci. A cet e f f e t , pendant toutes les phases intermédiaires
des remblaiements, dans les limites des niveaux d é f i n i t i f s :

-"les differentes de niveau des remblais de p a r t e t d'autre


d'une même maçonnerie (mur,piédroit ou voile) OU entre deux points quel-
conques situés sur l e pourtour d'une maçonnerie (poteau ou colonne en-
t e r r é ) ne devront en aucun moment excéder cinquante (50) centimètres".

(Suit un 2ème alinéa spécifique des ouvrages-types PTCF e t P I P O ) .


61 -

4 - PILES- CULÉES APPARENTES

4 . 1 . GENERALITES.

Une pile-culée apparente e s t caractérisée par l e f a i t que sa


partie supérieure émerge plus ou moins largement du talus dans lequel
e l l e e s t impiantée ; i l en résulte que cette dernière e s t soumisé à l a
poussée des terres situee en a r r i è r e e t que les e f f o r t s correspondants,
qui ne sauraient ê t r e négligés, devront ê t r e pris en compte pour l a sta-
b i l i t é O U , du moins, pour la résistance de certaines parties.
Ce type de pile-culée e s t intéressant lorsque l ' o n a en vue
une réduction de l a por+F=e de l a travée correspondante, ou encore lorsque
l'aspect général de l'ouvrage s'en trouve amélioré ; les deux avantages
mentionnés ci-dessus peuvent d ' a i l l e u r s se cumuler. Dans bien des cas,
l a dépense SuFplémentaire occasionnée par ce type de pile-culée e s t lar-
gement compensée p a r 16 gain réalisé sur l e t a b l i e r (longueur réduite de
3 m à 10 m selon les cas, s o i t un g a i n pouvant atteindre 10 % à 15 % sur
u n t a b l i e r de P.S. [Link] de longueur courante) e t l e coût global
de l'ouvrage terminé s'en trouve donc diminué l e plus souvent.

4.2. LES DEUX FAMILLES DE PILES-CULEES APPARENTES.

En fonction de l a hauteur vue ou de l a longueur des murs laté-


raux, quantités qui ne sont pas indépendantes l'une de l ' a u t r e , on peut
ou non négliger les e f f o r t s supplémentaires dus aux poussées des terres
pour l e calcul de l a s t a b i l i t é d'ensemble de l a pile-culée. On distin-
guera donc, en fonction de l a longueur des murs, dans l'hypothèse de murs
en retour parallèles au t a b l i e r , deux familles de piles-culées apparentes,
en notant que seules les piles-culées apparentes de la deuxième famille
méritent réellement l e q u a l i f i c a t i f d'apparentes, qui leur e s t exclusi-
vement réservé dans l'ensemble du dossier.
1 - Pile-culée ------_-_--_-
------------apparente -_---_---_---_-
de l a première famille (peu apparente).
La longueur des murs en retour e s t au plus égale à 1,50 m. On
pourra négliger les e f f o r t s supplémentaires introduits en t ê t e vis-à-vis
de l a s t a b i l i t é d'ensemble, mais on devra se préoccuper néanmoins de
l'accrochage des murs, d o n t l'épaisseur, constante, peut ê t r e fixée à
0 , Z O m.

Cette pile-culée apparente e s t peu différente de l a disposition


5 de l a page 37 (piles-culées classiques avec p e t i t s murs en retour). La
seule différence porte sur l a présence éventuelle d'un voile frontal de
hauteur réduite, d o n t l'épaisseur peut également ê t r e fixée à 0 , Z O rn e t
dont-la partie inférieure sera enterrée sur une hauteur d'aumoins 0,50 m.
- 62 -

2 - p f l g ~ c yeg-gppargntg-
l 4g-l a- &wigmg-fg~illg ( 1argemen t a ppa-
rentes).
.
t

La longueur des murs en retour e s t comprise entre 1,50 m e t 5 m.


Les épaisseurs minimales des murs en retour e m u voile frontal s o n t éga-
lement de 0 , Z O m pour ces piles-culées apparentes ; cependant ces épais-
seurs minimales sont à augmenter s i les conditions de résistance l'exigent
(voile f r o n t a l constituant l'élément raidisseur de l a pile-culée, accro-
chage des murs en-retour sur l e reste de l a pile ; ces p o i n t s particuliers
sont développés dans l a pièce 1.3.2). Le voile frontal sera enterré sur une
hauteur comprise entre 0,50 e t 1 m ( c e t t e hauteur e s t à f i x e r en fonction,
notamment, des tassements prévisibles du remblai).
A f i n de pouvoir accrocher solidement e t commodément l e s murs
en retour sur les éléments verticaux, ces derniers sont constitués par
des poteaux de section carrée ou rectangulaire ( l a hauteur du chevêtre
e s t , en e f f e t , insuffisante pour y accrocher les murs en retour e t celui-
ci s u b i r a i t de p l u s des e f f o r t s de torsion). La section des poteaux, a l i -
longée dans l e sens perpendiculaire à l a ligne d'appui s i e l l e e s t rec-
t a n g u l ai r e , sera supéri eure à 1 a secti on m i nimal e consei 11ée pour une
pile-culée ordinaire (cf. page 27) ; e l l e peut ê t r e fixée au stade de
l'avant-projet par application des formules de prédimensionnement ( c f .
plèce 1.3.2 5 3.2). Les poteaux de rive sont implantés pour recevoir direc-
tement les murs en retour.
Un modèle de pile-culée apparente, défini en coffrage e t appli-
cable à t o u t t a b l i e r en dalle de largeur moyenne, avec ou sans encorbel-
lements latéraux, e s t donné dans la pièce 1.2.3 (5è partie, exemple no 10).
On trouvera en outre, dans cette même pièce, quelques modèles de piles-
culées classiques avec p e t i t s murs en retour (de longueur inférieure à
1,5 in).

4.3. CAS D'EMPLOI.


L'étude q u i s u i t a pour objet de montrer comment e t dans quels
cas 1 ' u t i l i s a t i o n de piles-culées plus ou moins apparentes peut s'avérer
intéressante e t avantageuse.
Les schémas ci-après, assortis de commentaires, montrent l ' i n -
cidence que peut avoir sur l e t a b l i e r e t sur l'aspect général une solu-
tion avec piles-culées apparentes, dans l e cas d'ouvrages courants com-
portant de une à quatre travées e t pour différentes géométries de brèche
e t de profil en l o n g .

O 1 traW

1-2 - Des piles-culées apparentes


permettent une reduction de l a
portée (ou des portée?) e t amélio-
rent l'aspect en rendant bien v i -
@ 2 travées :profil en long horizontal sibles les appuis.
- 63- -

-. @ 2 travees: profil longitudinal en pente 3 - L'ouvrage é t a n t dissymétri-


que, les travées sont inégales e t
l a p1,us longue située du côté l e
plus h a u t . Une compensation par-
t i e l l e des longueurs de travées
e s t possible en j o u a n t sur 1 'avan-
cée des piles-culées, q u i sera
plus importante du côté haut; ses
dimensions seront fixées au maxi-
@ bis 4 travées : profil longitudinal en pente mum compatible avec les caracté-
ristiques géométriques e t mécani-
ques (poussée des t e r r e s ) , e t en

4 tenant compte de 1 'aspect général ;


quant à ' i ' a u t r e pile-culée, e l l e
pourra ê t r e conplètement enterrée,
d o n c invisible (croquis 3bis c i -
contre).

@ 2 travees dissymétriques en P.I. 4 - Une pile-culée apparente du


côté de l a grande travée seulement,
qui e s t déterminante pour l e dimen-
sionnement du t a b l i e r , permettra
d'en réduire l a longueur t o u t en
soulignant l e caractère volontai-
rement dissymétrique de 1 'ouvrage.

O 3 travees en P.S. d'autoroute 5 - Des piles-culées apparentes


. ne s ' imposent généralement pas ,
car les travées de rive sont l e
plus souvent assez courtes e t à
l a limite 'du soulèvement des a-
bouts.
6 - Dans un t e l cas, s i l a lar-
geur de brèche e s t peu importante
3 travées en P.I. : grand tirant d'air ( ,< 10 m) e t l e t i r a n t d ' a i r de
@ 1 'ordre de 7 à 8 rn, 1 a lonqueur
théorique des travées de rive de-
viendrait supérieure à c e l l e de
l a travée centrale : des piles-
culées apparentes permettront de
r é t a b l i r un équilibre entre les
travées.
7 - Cas du franchissement
d'une plate-forme autoroutière
2 x 3 voies au niveau du terrain
O 4 travées : travées centrales longues naturel ou en léger remblai, -les
pieds de talus (pente 2/3) étant
s i tués au d r o i t des piles extrê-
1 II II/ mes : l e rapport des portées e s t
relativement faible e t ne j u s t i f i e
aucunement des pi les-culées appa-
rentes.
E . C 3 : d u franchissement
d'une plate-forme autoroutière
2 x 2 voies en déblai, les pieds
@ 4 travees : travées centrales courtes de talus (pente 1 / 2 ) étant situés
au-delà d u fossé de drainage : l e
rapport des portées théoriques,
voisin de 1 e t même peut-être su-
périeur, j u s t i f i e l a présence de
piles-culées apparentes permet-
t a n t de réduire les travées de
ri "e.
i u r ?eu que l e s ti'tivees L e t , -
a - p..,,
.raies soient courtes, des piles-
4 travees : travees centrales courtes,
@ grand tirant d'air -ulées apparentes s'imposent s i
l ' o n veut obtenir u n r a p p o r t cor-
rect des lon9ueut-s des travées.
Cependant, une solution 5 3 travées
peut être préférable dans u n tel
c a s . On peut aussi passer les piles
interi.iédiaires de 1 'autre côté rip?
fOSZt2i.

4.4. ADAPTATION AU TABLIER ET AU SITE.


Celle-ci dépend de plusieurs facteurs, que l ' o n peut classer
de l a manière suivante :
- l a structure du t a b l i e r , qui peut présenter une grande va-
r i é t é de profils transversaux ;
- l a nature des terrassements aux abords ( t a l u s de remblai ou
talus de déblai) ;
- l'aspect final de l'ouvrage.
La pile-culée pourra donc présenter diverses dispositions :

- en élévation frontale, e l l e pourra régner sous toute l a l a r -


geur du t a b l i e r , ou ê t r e en r e t r a i t , ou en débord ;
- en élévation l a t é r a l e , el l e 'pourra comporter, s o i t des murs
en retour (cas l e plus fréquent) , s o i t des murs en a i l e .
Les schémas ci-après montrent quelques dispositions envisagea-
bles, avec commentaires our chacune d ' e l l e s . I l s correspondent plus parti-
!
culièrement au cas de t a l i e r s en dalle, avec ou sans encorbellements, mais
peuvent ê t r e facilement transposés à d'autres types de structures ; les t r o i s
premières dispositions comportent des murs en retour parallèles au t a b l i e r ,
la quatrième des murs en retour évasés ; l e mur garde-grève éventuel n ' e s t
pas figuré.
Une solution avec des murs en a i l e a aussi é t é parfois réalisée.
- 65 *

Disposition 1

/ /

C ' e s t l a disposition l a p l u s simple e t l a plus fréquemment


rencontrée ; e l l e convient pour toutes les structures. Elle seule e s t à
considérer comme une disposition type.

Disposition 2
detail
- 66 -

Cette disposition convient pour des tabliers en dalle avec en-


[Link] rapport à la précédente, sa longueur réduite (transver-
salement au tablier) constitue un élément favorable quant à la stabilité
de la pile-culée vis-à-vis de la poussée des terres dans la direction de
l'axe de 1 'ouvrage. Elle présente néanmoins 1 'inconvénient d'avoir des
parties en encorbellement,rea prolongement dercelles du tablier, suscep-
[Link] poser des problèmes de tenue au point de vue mécanique : mo-
[Link]-torsion dans les murs en retour dus au poids des encorbellements,
poussée-des terres et chocs dus au trafic, effet d'une roue isolée sur
trottoir etc. .. Pour cette raison, on limitera la largeur des encorbelle-
ments, ce qui implique une limitation similaire pour le tablier qu'elle
supporte ; cette disposition ne convient donc pas pour toutes les struc-
tures.

Disposition 3
-

*.

Cette disposition, avec partie arrière en débord sur le tablier,


peut être intéressante s i une surlargeur est nécessaire immédiatement à
la suite du tablier. Toutefois, en raison même de ce débord, des problè-
mes mécaniques se posent, concernant notamment l'accrochage des murs en
retour sur la partie du voile frontal en encorbellement de chaque côté
(efforts de torsion dans le voile), d'autant plus aigus que la partie
vue est de plus grandes dimensions ; par ailleurs, la longueur accrue
-.de la pile-culée par rapport à la disposition (2) constitue un élément
défavorable quant à sa stabilité vis-à-vis de la poussée des terres.
- 67 -

, i:

Disposition 4 - .

Dans cette disposition,particulièrement adaptée lorsque l a voie


inférieure e s t en déblai , les murs en retour sont remplacés par des murs
en .aile plus ou moins évasés, ce qui permet dans de bonnes conditions l e
raccordement de l a voie portée à une voie adjacente parallèle au bord du
talus.. Elle présente u n double i n t é r ê t par rapport à une pile-culée ordi-
naire :
- d'une p a r t , l a longueur du t a b l i e r e s t réduite,
- d'autre p a r t , e l l e permet d ' é v i t e r une extrémité de t a b l i e r
de larseur variable.
En contre-partie, l'accrochage des yoiles latéraux peut poser
quelques problèmes des que leur longueur a t t e m t quelques mètres.

4.5. STRUCTURE ET MORPHOLOG I E.

Une pile-culée de ce type comporte


les mêmes éléments qu'une pile-culee
complètement enterrée, avec en plus des
murs pour soutenir les terres, à savoir.
u n voile frontal e t des murs latéraux,
en retour l e plus souvent.
Les schémqs ci-après montre quatre
dispositions envisageables, les deux pre-
mières relatives au cas d'une fondation
superficielle sur semelle, les deux autres
à celui d'une fondation profonde sur pieux.
68 -

sur semelle sur semelle sur 2 files de pieux sur file unique de pieux
(solution normale) (cas d'un déblai )
à un niveau intermédiaire
(cas d'un débloi )

Dans le cas d'une f o n d a t i o n s u p e r f i c i e l l e , en particulier lors-


que l a voie inférieure e s t en déblai, une fondation à u n niveau intermé-
diaire pourra ê t r e recherchée ; pour des raisons de s t a b i l i t é d'ensemble,
i l e s t recommandé dans ce cas de ne pas approcher l e bord externe de
la semelle à moins de 3 m y en distance horizontale, d u talus f i n i .
Par r a p p o r t à une pi 1 e-culée ordinai re complètement noyée dans
la t e r r e e t fondée sur semelle, la s t a b i l i t e sera assurée p a r un élargis-
sement de l a semelle e t , éventuellement, un excentrement de celle-ci vers
l'avant par r a p p o r t aux descentes de charge matérialisées p a r les colonnes
ou les poteaux.
Lorsque l a pile-culée e s t fondée sur deux f i l e s de pieux, i l
n'y a pas de problème particulier q u a n t à la s t a b i l i t é d'ensemble.
La fondation d'une pile-culée apparente sur une f i l e unique
de pieux e s t fortement déconseillée e t doit ê t r e évitée ; en e f f e t , e l l e
ne s e r a i t envisageable qu'avec des puits de gros diamètre e t à condition .
de trouver une butée des terres suffisante. On lui préférera systématique-
ment une fondation avec deux f i l e s de pieux verticaux (ou deux f i l e s de
pieux verticaux e t une f i l e de pieux inclinés).
Les schémas précédents sont é t a b l i s dans l'hypothèse où les pa-
rements a v a n t des poteaux, du voile frontal e t du chevêtre sont dans l e
même plan. I1 e s t également possible de placer l e voile frontal en r e t r a i t ;
une t e l l e disposition diminue les s o l l i c i t a t i o n s de torsion dans l e che-
vêtre ( c f . pièce 1.3.2 5 [Link]) e t peut présenter des avantages du point
de vue de l ' a s p e c t .
\ \\ \

/
Exemple d'animation d'une pile- culee apparente
- 69'-

I1 .y a lieu de remarquer que dans l e cas .d'une fondation sur


semelle, une nervure de raidissement n ' e s t pas nécessaire, car 1 'ensemble
chevêtre-voile e s t caDab!e à lui seul d'assurer cette fonction, dans l a
mesure où la liaison entre ces deux élements e s t effective, ce-qui impli-
que une étude sérieu:e e t une exécution soignée d u ferraillage correspon-
dan t .

Lorsque l a hauteur dépasse


8 m y on pourra adopter une disposition
analogue à ce1 1 e représentée ci -contre,
comportant des p i l i e r s de section va-
riable, fondés éventuellement sur des
semelles isolées ci les c a r a c t é r i s t i -
ques mécaniques d u sol s ' y prêtent.
Une t e l l e disposition, appliquée à des
p i les-culées ordinaires de hauteur S U -
périeure à l a normale, a é t é décrite
précédemment ( c f . page 3 5 ) . '

4.6. PARAMETRES GEOMETRIQUES - IMPLANTATION.


Le schéma ci-contre d é f i n i t les
paramètres géométriques intervenant pour
l a détermination des dimensions de l a
pi le-culée dans l e sens longitudinal ,
rapporté à 1 'ouvrage (en ce cas, p' e s t
l a pente du talus suivant l e b i a i s ) .
ho + h t + 6
On a toujours : R = - c
P'
: hauteur vue de l a partie frontale
h t : hauteur du tablier au d r o j t de l a
avec corniche ( t r o t t o i r compris)
6 : vide entre l e chevêtre e t l e tablier.

Les dimensions R e t ho sont déterminées par des considérations


géométriques e t liillitées pour des raisons mécaniques. Du seul point de
vue de l ' a s p e c t , on peut adopter l a r è g l e simple suivante, qui fixe une
valeur limite à l a hauteur vue :
T

Pour des raisons de s t a b i l i t é , l a valeur de R sera limitée à 5 m ,


e t l'implantation de l a pile-culée devra se f a i r e à l ' i n t é r i e u r des limites
ainsi définies.
- 70 -

Au-delà de 5 m pour la longueur des murs en retour, une solution


du type pile-culée apparente risque de poser des problèmes e t 1 'on devra
f a i r e une étude comparative avec une solution en culée légère ( c f . dossier
pilote CT 6 6 ) .
Dans l e sens transversal à l'ouvrage (parallèlement à l a ligne
d'appui) , différentes dispositions o n t é t é définies précédemment, ainsi
que les c r i t è r e s de choix en faveur de l ' u n e ou de l ' a u t r e ; c ' e s t en
fonction de l a disposition retenue que sera fixée l a valeur de l a l o n -
gueur de l a pile-culée.
4.7. PREDIMENSIONNEMENT - CALCUL.

I l s concernent la f o n d a t i o n , la partie intermédiaire e t l a partie


supérieure.
-

Compte tenu des e f f o r t s horizontaux supplémentai res produits


par l a poussée des terres sur l e voile f r o n t a l , l a semelle sera plus large
que dans une pile-culée ordinaire e t les poteaux ou colonnes auront leur
section sensiblement augmentée. Quant à l a partie supérieure, les éléments
à dimensionner sont l e voile frontal e t les murs latéraux en console, tous
t r o i s soumis à l a poussée des terres ; de plus, l e voile, associé au che-
vêtre, joue l e rôle de raidisseur pour l'ensemble de l a pile-culée.
L'épaisseur minimale à donner aux murs latéraux e t au voile
frontal peut ê t r e fixée à 20 cm ; c e t t e épaisseur e s t en e f f e t nécessaire
s i l'on veut pouvoir vibrer correctement l e béton, compte tenu du f e r r a i l -
1 age général ement important.
On trouvera à la pièce 1.3.2 5 3 toutes indications utiles le
prédimensionnement, l e calcul des s o l l i c i t a t i o n s , des e f f o r t s e t des fer-
raillages des différents éléments de l a pile-culée, ainsi que les possi-
b i l i t é s de prise en compte des piles-culées apparentes par l e programme PP.
4.8. REALISATION - PROBLEMES D'EXECUTION.
En plus des problèmes généraux e t spéciaux r e l a t i f s à l a réali-
sation des piles-culées ordinaires, i l faut ajouter i c i deux points im-
portants que l'on devra soigner t o u t spécialement :
- Le ferraillage du voile frontal e t des murs en retour, e t
plus particulièrement celui assurant l a jonction de ces éléments avec les
poteaux .
- La réalisation des parements : on se reportera pour cela à ce
qui e s t d i t à ce s u j e t à la pièce 1.1.2 ( c f . page 49) ; on veillera plus
spécialement à é v i t e r toute reprise de bétonnage sur l e s faces vues, ce
qui implique que l e béton correspondant s o i t coulé en une seule f o i s .
1.2.1

N O T I C E DE PRÉSENTATION ET U S A G E DES MODÈLES

Page

1. INTRODUCTION ...................................................................... 1
2. MODELES' DE PILES ................................................................. 1

2.1. P r é s e n t a t i o n des modèles ................................................. 2

2.2. D é f i n i t i o n des types - Classement ................................... 2


2.3. Données géométriques ..................................................... 5

2.4. Choix d ' u n modèle ......................................................... 7

2.5 ; Adapt a t i on géomé t ri que .................................................. 8

2.6. Choix d'un coffrage e t d'un parement ................................ 11

2.7. Consti t u t i on d ' u n appui l o n a .......................................... 11 II


II
1
2.8, S t a n d a r d i s a t i o n ............................................................ 12

2.9, Cûüts a t qua:itit& ...................................................... 12

2.10. P r i s e en compte p a r l e programme P.P. 73 ........................ 12

3. MODELES DE PILES-CULEES ..................'..................................... 13

3.1. P r é s e n t a t i o n des modèles ................................................ 13

3.2. Classement ................................................................... 13

3.3. Données géométriques ...................................................... 14

3.4. Adaptation géométrique - Standardisation .......................... 14

4. - D I S P O S I T I O N S TYPES.

4.1. Raccordemeut avec J e t a b l i e r ........................................... 15

4.2. Raccordement avec l a f o n d a t i o n ........................................ 16

.
3 3 , D; mensi ons couran t e s ..................................................... 17
5. - ANNEXE. Canevas pour 1 ' é t a b l i s s e m e n t d ' u n e p e r s p e c t i v e de p i l e .. 18
- 1 -

-
1 INTRODUCTION

ie catalogue de modèles d'appuis a un t r i p l e rôle :


- définir des appuis adaptés aéométriquement e t mécaniquement
auxtabliers q u ' i l s doivent porter;
- permettre un choix parmi une assez grande variété de formes,
de manière à s a t i s f a i r e au mieux aux impératifs géométriques
e t mécaniques, compte tenu de l a possibilité de prise en compte
par le calcul automatique (directement ou par simulation),
- contribuer au bon aspect de l'ouvrage dans son ensemble e t son
environnement, lorsqu'il s ' a g i t d'appuis vus, ce qui e s t tou-
jours l e cas des piles intermédiaires e t parfois celui des piles-
culées p o u r l a partie supérieure.
Cette notice a pour b u t l a présentation des modèles de piles e t de
piles-culées , d o n t l a description e t les modalités d ' u t i l i s a t i o n font 1 'objet
des pièces 1.2.2 e t 1 . 2 . 3 , en précisant que les modèles proposés sont desti
nés essentiellevent aux
______~--
~ ~- ouvrages courants.

E l l e e s t complétée d ' une part ( 5 4 ) , p a r de? \(,yl;


1
, : ~ E L ,
applicables à l a fois aux piles e t aux piles culées, r e l a t i f s au profi-
lage de la face supérieure lorsque l'intrados a une pente transversale,
t
e t au raccordement à l a fondation ; e t d'autre p a r t par une annexe per-
mettant d ' é t a b l i r rapidement des perspectives de piles à l ' a i d e d ' u n
canevas sur translucide.

~AODÈLES DE PILES

I l s f o n t l ' o b j e t de l a piece 1.2,2, qui constitue une reprise beau-


coup plus complète de la pièce 1 . 2 e t d u sous-dossier 2 du précédent dossier-
pilote P,P 64, qui proposaient e t définissaient quelques modèles simples, mais
dont une utilisation exclusive pouvait conduire à une certaine monotonie,
en raison du peu de variété des formes proposées,
I1 e s t précisé que les modèles proposés sont destinés exclusivement
à porter des tabliers continus, c'est-à-dire q u ' i l s recoivent une seule liqne
d'appareils d'appui. Toutefois, i l n ' e s t pas exclu de s'en inspirer pour con-
cevoir des appuis aptes à porter des tabliers en travées indépendantes, l a
différence p o r t a n t essentiellement sur l'épaisseur qui ,dans ce cas,doit C t r ,
d ' a u moins 1 mètre en t ê t e pour permetire un appui convenable des deux travées
adjacentes.

Dans les modèles de piles, seule l a partie ____ vue e s t décrite, à


l'exclusion de l a partie enterrée, pour laquelle des indications sont
données dans la N O T I C E GENERALE (pièces 1.1.1 e t 1.1.2).
- 2 -

Les modèles décrits définissent géométriquenent u n coffrage suscep-


t i b l e d ' ê t r e immédiatement transposé à un cas concret, moyennant une a d a p t a -
t i o n simple le plus souvent. Pour l'établissement de ces modèles on a u t i l i s é
notamment les résultats d'une étude esthétique sur les appuis d'ouvrages,
établie par M. FRALEU, Architecte D . P . L . G .

2.1. PRESENTATION DES MODELES.


........................
Les modèles définissent le plus souvent un élément isolé - voile,
col onne, poteau - parfois aussi un ensemble indissoci able ( p a r exemple,
t r o i s poteaux reliés par une traverse horizontale).
Les modèles proposés sont définis à partir de données géométriques
standard, fixées en fonction des conditions usuelles d ' u t i l i s a t i o n . Toutefois,
certains des modèles proposés i ci présentent des p a r t i cul a r i tés de coffrarie,
voire même éventuellement des singularités de formes; i l s sont, bien entendu,
réservés à un usage bien délimité; de toute manière, les coûts peuvent d i f f é -
rer de façon importante d'un modèle à l ' a u t r e e t l'on ne devra pas choisir
n'importe quel modèle sous prétexte q u ' i l figure au catalogue. Dans ce b u t ,
des indications sur le domaine d ' u t i l i s a t i o n de certains modèles y sont don-
nées en même temps que leurs caractéristiques propres.
Chaque modèle e s t d é c r i t p a r une vue de face, une vue de p r o f i l ,
u n p l a n ( à l ' é c h e l l e 1/200) e t une perspective isométrique ( à l ' é c h e l l e 1/100)
permettant de bien v o i r l a forme du premier coup d ' o e i l ; pour certair,: d'entre
eux, des vues de d é t a i l définissent les dimensions de certaines parties t e l l e s
qu'avant-becs, rainures, e t c , Les cotes maicimales e t minimales y sont préci-
sées, ainsi que les f r u i t s éventuels. La longueur n ' e s t pas précisée, mais i l
y a lieu de remarquer que, s i certaines formes s'accommodent de longueurs quel-
conques, d'autres, en revanche, ne sont intéressantes ou souhaitables que s i
l a longueur ou p l u t ô t le rapport Longueur e s t compris entre certaines valeurs;
Hau te-ur 1
pour certains rnadèicc!, l a convenance de forne e s t sicndlée p,:: l ' - i n d i c 3 t i o n dec
- 1 , 5 extrê-ec souhaitablesde ce r a p p o r t ou coefficient de forme, désigné
par K ,
E n f i n , l'indication des quantités principales (volume de béton e t sur-
face de coffrage) complète l a description de chaque modèle; e l l e permet d'en
f a i r e une estimation rapide,et aussi de comparer entre eux différents modèles
d u p o i n t de vue économique.

2.2,

- Appuis constitués par des éléments lonqs ou voiles; chaque


élément reçoit au moins deux appareils d'appui ( 5 1.1 e t 1 . 2 ) .
- Appuis constitués p a r des éléments courts : colonnes s i leur
section horizontale e s t ronde, poteaux s i leur section h o r i -
zontale e s t carrée, rectangulaire ou polygonale; chaque é l é -
ment reçoit un seul appareil d'appui ( 5 1 . 3 ) .
- 3 -

- Appuis spéciaux, de forme composite, destinés plus particuliè-


rement à des viaducs ou à certains ouvrages en s i t e u r b a i n ( 5 2).
Les appuis des deux premières catégories peuvent ê t r e pris en compte
a r l e programme de calcul automatique PP 73, s o i t rigoureusement, s o i t moyen-
[ ) :ant des approximations mineures, En ce qui concerne les appuis de l a t r o i s i è -
( ) me catégorie, i l s ne sont en général pas calculables p a r l e programme PP (des-
( ) centes de charges non verticales , sections très variables , e t c . ,. ) .

Dans chacune des t r o i s catégories, les formes sont variées e t clas-


sées en a l l a n t de l a plus simple à l a plus complexe, La forme l a plus simple
e s t constituée p a r un para1 lélépipède rectangle pour les voiles , c q cylindre
à base circulaire pour les colonnes e t u n prisme à base carrée pour les poteaux.
Les formes plus complexes dérivent de ces dernières, s o i t par l'adjonction de
f r u i t s sur certaines faces, s o i t p a r celle de plans supplémentaires en plus ou
en moins grand nombre, s o i t par une combinaison de f r u i t s e t de plans.
Chaque modèle e s t caractérisé par sa section horizontale à l a base
e t au sommet; toute section horizontale intermédiaire peut donc s'en déduire,
puisque les faces sont toujours à base de plans, de p D r t i o n s de cy1 i n d w o b de
cône, a f i n d ' é v i t e r des complications de coffrages. Un même élément d'appui
pourra ainsi a v o i r une base rectangulaire e t sa face supérieure constituée,
par exemple, de deux trapèzes accolés par leur base ou 1 'inverse (trapèzes
en bas, rectangle en h a u t ) ; le raccordement se f a i t latéralement p a r des t r i -
angles, Les schémas ci-après montrent de t e l s a p p + - i s , avec l a flglir2zGIn74 Lez sec
tions horizontales à différents niveaux,

Les sections horizontales l e s plus courantes sont définies c i -


dessous pour les voiles, les colonnes ou les poteaux.

O
Voiles Colonnes e: >[Link]
- 4 -

Les formes proposées pour les appuis des deux premières catéaories
sont caractérisées p a r leur enveloppe qui en délimite en quelque sorte l e
contour ( c f . pièce 1.1.2, page 1 ) . Elles sont classées selon l e contour
général de l'enveloppe, v u de face e t vu de profi1,ce qui permet de défi-
n i r neuf modèles de base.
A l'exception des modèles de base 2E e t 3C, ces modèles de base
peuvent également ê t r e u t i l i s é s pour l'étude des formes des colonnes e t
des poteaux.
La numérotation des voiles (5 1.1 de l a pièce 1 . 2 . 2 ) e t des mo-
dèles de colonnes ( 5 1.3 de l a pièce 1 . 2 . 2 ) résulte de l a considération de
ces 9 modèles de base, schématisés ci-après.

Groupe

1
O

O
O
O
n
On trouvera ci-dessous quelques formes ressortant des inodèles
de base 1 A e t 3B.

groupe @ ,type B Ne convient pas


pour des colonnes

Modèle de base Modèles dérivés

En ce qui concerne les appuis spéciaux, on peut distinguer


- les appuis marteaux, souvent rencontrés en s i t e u r b a i n lors-
que l a place au sol e s t limitée ;
- 5 -

- les appuis en portique, également u t i l i s é s en s i t e u r b a i n ,


- les appuis de formes diverses, que l'on peut classer p a r réfé-
rence aux dernières l e t t r e s de l'alphabet en raison de leur
ressemblance de forme avec ces dernières : U , V , X, Y . . ..
Toutefois, pour les appuis spéciaux, des problèmes peuvent se
présenter concernant : le cal cul , le coffrage, l e f e r r a i l l a g e ,
...
l e bétonnage, l e coGt, l ' a d a p t a t i o n au t a b l i e r , e t c ;
de p l us, un soin p a r t i cul i e r devra ê t r e apporté à 1 'exécution,
en rapport avec le choix esthétique.
Ces appuis, n'étant pas d'usage courant, sont décrits d'une manière
sommaire sous forme de simples schémas, destinés surtout à donner
des idées.

Comme i l a é t é précisé plus h a u t , les modèles proposés des deux


premières catégories sont définis à partir de données géométriques normal i-
sées. Ces données sont exprimées SOUS forme de paramètres, définis selon l a
terminologie retenue dans l a NOTICE GENERALE (pièce l m l . l -page, 2 e t pièce
1.1.2, page 6 ) .

Longueur

Conventionnel leraent,
les f r u i t s des deux sché-
mas ci-contre sont néga-
tifs.

+--------I,
I I
I-L- -- --- --
I J

Ces paramètres sont définis ci-après pour des appuis en forme de


voile délimités par quatre plans, d o n t toute section horizontale e s t rectangu-
l a i r e , e t pouvant comporter un fruit sur chacune des faces :
- l a HAUTEUR V U E , fixée uniformément à 5 m , valeur voisine du
t i r a n t d ' a i r normal (4.85 m) sous un P.S. autoroutier; bien
entendu, i l ne s ' a g i t l à que d'une valeur de référence, choi-
s i e pour des raisons de commodité e t permettant de comparer
entre eux différents modèles,
- l'EPAISSEUR, d o n t l a valeur minimale e s t fixée à 0,50 m, suf-
fisante mécaniquement dans tous les cas où l a hauteur,vue e s t
de 5 rn ou même davantage, e t permettant l e plus souvint l'im-
p l a n t a t i o n sur terre-plein central, Une épaisseur de 0,50 m d o i t
ê t r e considérée comme normale dans tous les cas où, indépen-
damment de conditions mécaniques, des considérations,,de forme
H
- 6 -

ne conduisent pas à prévoir des surlargeurs ; pour des ap-


puis de ponts courants, l'épaisseur maximale à envisager
ne devrait pas alors dépasser 0,80 m ; c ' e s t cette dernière
valeur qui a é t é choisie pour définir un certain nombre de
modèles e t l'on peut f i x e r l a règle suivante :
voiles d'épaisseur constante, à parements latéraux
verticaux (groupe 1) : l'épaisseur sera uniformément
de 0,50 m
voiles d'épaisseur variable, à parements latéraux
avec f r u i t s ; les épaisseurs minimales e t maximales
sont :
0,50 m à l a base e t 0,80 m au sommet pour les appuis
du groupe 2
0,80 m à l a base e t 0,50 m au sommet pour les appuis
du groupe 3.
I1 y a lieu de préciser que l a valeur de 0,80 m
pour 1 'épaisseur maximale d u voile doit ê t r e considérée
comme une limite à ne pas dépasser, mais que l ' o n s ' a c -
commodera souvent d ' une val eur moi ndre .
- l a LONGUEUR, essentiellement variable pour les appuis en
forme de voile (recevant au moins deux appareils d'appui),
voisine de 1 'épaisseur pour les appuis en forme de colo'nnes
ou de poteaux (recevant un seul apparei 1 d'appui). Cette
longueur dépend non seulement de conditions techniques, mais
aussi de considérations esthétiques : pour certaines formes
d'appui, i l y a lieu de respecter certaines proportions entre
longueur e t hauteur. I1 y a lieu de préciser que l a longueur
à considérer e s t celle de l a face supérieure, q u i e s t une
donnée l i é e à l'implantation des appareils d'appuis : s i 1
l'appui e s t constitué p a r un seul voile, celui-ci recevra
2 ou 3 appareils d'appui ; s ' i l e s t constitué p a r plusieurs
voiles, ces derniers recevront l e plus souvent 2 appareils
d ' appui .

D'une façon générale, on réduira l a lonqueur des voiles


a ce qui e s t nécessaire pour l'implantation des appareils
d'appui , compte tenu des c r i t è r e s mécaniques e t esthétiques.
Pour le choix de l a longueur on se reportera à ce q u i e s t
d i t dans l a NOTICE GENERALE ( c f . pièce 1.1.1, page 16 e t
pièce 1.1.2, page 33) e t dans le dossier GUEST 69 (page 47) ,
ainsi q u ' a u x 5 2 . 5 , 2 . 7 e t 2.8 ci-après.
- l e FRUIT éventuel, qui peut concerner, s o i t les faces la-
térales , s o i t les faces d'extrémité, s o i t 1 'ensemble.
Selon l e cas, l e f r u i t peut ê t r e imposé p a r les dimen-
sions minimales e t maximales que l ' o n aura fixées ou, au
contraire, f a i r e l ' o b j e t d ' u n choix. Si l ' o n reprend les
schémas de l a page 5 , qui définissent un voile du groupe 2 ,
type B, les options suivantes sont envisageables :
- 7 -

épaisseurs en bas f r u i t imposé


1- e t en h a u t fixées
2 - épaisseur en bas fixée choix sur l e f r u i t , l i m i t é ce-
pendant par l a valeur maximale
de l'épaisseur en h a u t
3 - épaisseur en h a u t fixée choix sur l e f r u i t limité ce-
pendant p a r l a valeur minimale
de 1 'épaisseur en bas.
- Sens
-------- -------- ( f r u i t
longitudinal d'extrémité)
1 - longueurs en bas e t en h a u t fixées f r u i t imposé
2 - longueur en h a u t fixée choix sur l e f r u i t ,
limité par l a valeur
minimale éventuelle
de l a longueur en bas.

En f a i t , l a valeur à donner au f r u i t e s t généra-lement


l i é e à une question d'aspect ; e l l e doit donc pouvoir f a i r e
l ' o b j e t d ' u n certain choix, compte tenu des conditions à
respecter sur les valeurs minimales e t maximales des dimen-
sions, t e l l e s qu'elles o n t é t é fixées. Pour un certain nom-
bre de vodèles, y compris les modèles de base, des valeurs
conseillées pour l e fri!it aux extrémités (négatif ou p o s i t i f )
sont données pour chacun d'eux.
D'autre p a r t , on peut ériger en principe que l e f r u i t
doit êtrenettement visible, ce qui conduit aux valeurs mi--
nimales suivantes :
- f r u i t latéral --
1
50

- f r u i t d'extrémité : 1 s i F < O, OL
a
Si l'on nepeut-respecter ces
pas de f -___
ruit.
---- - Dans
Nota certains modèles comportant un f r u i t ' u r les faces
1 atéral e s , a valeur de ce dernier a été fixée en vue d'obtenir
l e meilleur aspect pour l a hauteur figurée, à savoir 5 m . I1
se peut que cette valeur ne puisse ê t r e conservée lorsque la
hauteur dev ent importante, e t le projeteur devra alors f a i r e
une a d a p t a t on ( c f . Cj 2 . 5 ) .

2.4. M I _ X -0LlJN -MQ)E_LE_


a - Le choix d'un modèle de pile se fera en appliquant les prin-
ci pes e t recommandations donnés dans 1 a NOTICE GENERALE ( pi ecti 1. i . 2 ,pages
33 e t suivantes) e t en s ' i n s p i r a n t également du dossier GUEST 69 pour
ce qui concerne l'aspect. S u r ce dernier point, on notera que l e choix
d'une forme ne saurait se f a i r e sans t e n i r compte de l'adaptation géo-
métrique ( c f . 5 2.5),ct que certains modèles comportant, par exemple,
- 8 -

des f r u i t s ou des faces triangulaires ne sauraient s'accommoder de hau-


teurs t r è s variables dans un même ouvrage, ce q u i permet de procéder
à une premi ère é1 imi nati on.

b - Bien entendu, l e choix d ' u n modèle devra se f a i r e en tenant


compte de 1 'importance de 1 'ouvrage, de l a manière d o n t i 1 sera vu e t
de son environnement ; i l s e r a i t i n u t i l e , en e f f e t , de prévoir des f o r -
mes compliquées pour des appui s d ' ouvrages courants en rase campagne ,
q u i s'accommoderont bien des formes les plus simples, qui sont aussi
1es pl us economiques .
c - Si cela s'avère u t i l e , l e projeteur n'hésitera pas à f a i r e
quelques vues perspectives, prises de points de vue rapprochés, afin de
juger du bien-fondé du choix q u ' i l aura f a i t préalablement ; c e t t e ma-
nière de f a i r e , souvent fructueuse, permettra l e cas échéant d ' é v i t e r
des erreurs sur l e plan de 1 ' e s t h é t que en [Link], s ' i l l e f a u t , les
bases choisies initialement.

2.5. AoApTAIloM-SEo~ETeIQUE.
Quel que s o i t l e modèle d appui que 1 'on aura choisi, i 1 v a
lieu de d é f i n i r .non seulement les valeurs des paramètres géométriques
en fonction des données l i é e s au s i t e e t au t a b l i e r , mais encore les dis-
positions permettant d ' a j u s t e r l'appui au mieux des impératifs l i é s à
l'ouvrage ; c ' e s t l ' o b j e t de l'adaptation, qui portera sur :
.- l e raccordement avec l e t a b l i e r
- l a hauteur
- l'épaisseur
- l a longueur
- les f r u i t s eventuels
- l e biais
- l e raccordement avec l a fondation.
Ces différents facteurs sont analysés ci-après. 1

Raccordement avec l e t a b l i e r - Dans un bon nombre de cas, l a


portion de surface d'intrados située au d r o i t de l'appui n ' e s t pas ho-
rizontale, que ce soit du f a i t d'un dévers ou de l a combinaison d'une
pente longitudinale e t d'un biais. Le problème e s t alors de définir l a
face supêrieure de 1 ' appui c t lit ;&y+t,rfp +es brssaçes ( cf. en?le~~en:
',c= 1 . 4 1 ) c c ~ ~ ~ r tenu
% e de ce que deux solutions sont envisageailes :

- l a face supérieure courante de l'appui e s t parallèle à l'in-


trados
- l a face supérieure courante de l'appui e s t horizontale.

La première solution e s t à considérer comme c c w d i e s i l'appui


e s t constitué de colonnes, de poteaux ou de voiles réunis en t ê t e p a r un
chevêtre .
Lorsque l'appui e s t constitué de plusieurs voiles, sans chevêtre,'
la deuxième solution e s t à considérer comme norinaleet devra donc ê t r e
préférée toutes les fois que cela sera possible ; c ' e s t , du r e s t e , l a
seule qui s o i t envisageable avec certains modèles d o n t la forme ne s ' a c -
commoderait pas d'une face supérieure non horizontale. Si l'appui comporte
plusieurs voiles, ceux-ci pourront avoir même hauteur ou des hauteur 1é-
gèrement différentes, selon 1 'importance de l a pente de 1 'intrados.
- 9 -

L'ensemble de ces dispositions e s t schématisé p. 15, étant pré-


cisé par a i l l e u r s que pour l a mise au p o i n t de détail d u coffrage i l sera
tenu compte de l a pièce 1.4.19 1 (bossages).
Hauteur - Lorsque l e tirant d ' a i r sous l'ouvrage correspond au
gabarit normal ou s'en écarte peu, i l n'y aura pas de problème majeur
d'adaptation, s i ce n ' e s t que l a hauteur vue des voiles sera l e plus sou-
vent différente en t o u t p o i n t de l 'ouvrage, du f a i t de l a combinaison des
pentes longitudinale e t transversale des voies inferieure e t supérieure ;
toutefois ces différences de hauteur seront ggnéralement limitées e t l ' o n
adoPtera pour l e raccordement avec l e t a b l i e r 1 'une des dispositions tjché-
iaatisées p. 15.
Par contre, s i l e t i r a n t d ' a i r devient important ( 7 à 8 m par
exemple) ou s i l a hauteur e s t t r è s variable d'une ligne d ' a p p u i à une
autre, ou l e long d'une même ligne d'appui, certains modèles ne convien-
nent pas ; l e projeteur devra alors commencer par f a i r e u n choix préala-
ble en éliminant les modèles incompatibles : si l a hauteur e s t t r è s va-
riable, par exemple, un f r u i t e s t déconseillé ; d'autre p a r t , certaines
formes ne sont acceptables esthétiquement que s i un certain rapport entre
l a longueur e t l a hauteur e s t respecté : or, l a longueur e s t souvent dé-
termi née par 1 ' espacement des apparei 1s d ' appui extrêmes , donc fixée à
priori.
Epaisseur - On a vu précédemment qu'une épaisseur minimale ab-
solue de 0,50 m é t a i t nécessaire ; cette valeur e s t admissible sans res-
t r i c t i o n sur tout terre-plein central destiné à permettre une implanta-
tion d'appui, q u i ne s e r a i t pas toujours possible avec une épaisseur
plus grande. Les problèmes d'adaptation geometrique concernent cette
possibilité d'implantation sur terre-plein central seulement dans le cas
d'épaisseurs supérieures, q u i peuvent ê t r e imposées pour des raisons me-
caniques ou esthétiques (on devra alors t e n i r compte des dispositifs de
sécurité éventuels) ; c e t t e question e s t évoquee dahs l a NOTICE GENERALE
( c f . pièce 1.1.2, page 2 ) .
Longueur - Directement l i é e à l a largeur biaise de l ' i n t r a d o s ,
on a vu qu'elle dépend du nombre e t de l a répartition des points d ' a p -
, p u i , ainsi que du nombre de voiles dans l e cas d ' u n appui à voiles mul-
t i p l e s ; des limites peuvent lui ê t r e fixées, en fonction de c r i t è r e s
mécaniques,esthétiques ou économiques.
Lorsque 1 'appui e s t constitué par plusieurs yoiles receyant
chacun 2 appareils d ' a p p u i e t si l ' o n ne considère que l e côté esthétique,
i l y a lieu de remarquer que l a longueur des voiles n ' e s t pas indépen-
dante de leur forme e t qu'une certaine proportion est à respecter entre
les pleins constitués par l e s voiles e t les vides constitués par les i n -
tervalles entre ces derniers ; ceci e s t i l l u s t r é par les schémas ci-
dessous.

l,o <-
Al s1,5
ho
Mais, bien entendu, i l e s t sndispen;able de ne reten r que les cas
techniaaement acceptables.
- 10 -

Par a i l l e u r s , s i l'on a affaire à u n l o t d'ouvrages courants


d u type PSI-DP par exemple, i l e s t intéressant e t généralement possible
de définir une (ou plusieurs) longueur standard pouvant s'adapter à tous
les ouvrages de même type du l o t , quels que soient l e profil en travers
e t l e biais. Cette adaptation peut ê t r e obtenue en jouant s u r . ï e nombre,
l'espacement e t l a répartition des points d'appui, dans les limites fixées
dans l a NOTICE GENERALE ( c f . pièce 1.1.1, page 1 6 ) .
F r u i t ( s ) éventuel(s) - Pour des appuis de hauteur modérée (6 t?
à 7 m ) un f r u i t latéral e s t rarement nécessaire e t , de plus, des parements
verticaux s o n t plus f a c i l e s à r é a l i s e r . L'adaptation portera plutôt sur l e
f r u i t des faces d'extrémité, intéressant lorsqu'il permet de réduire l a
longueur à l a base ; on se reportera à ce qui e s t d i t plus h a u t , en 2.3.
Cependant, pour certains types d'ouvrages , par exemple les ponts cri I?<;lles
pleines ou élégies d ' i n e r t i e variable, l'emploi de f r u i t s latéraux peut
ê t r e u t i l e , voire nécessaire, pour des raisons d'esthétique ( c f . NOTICE
GENERALE, pièce 1 . 1 . 2 , page 41).
Biais - Le biais a une incidence sur l a longueur e t l e nombre
de voiles, parfois sur l a forme, mais pas toujours ; sur ce dernier point,
i l y a lieu de distinguer deux cas :
- l'appui e s t nettement en r e t r a i t ar rapport à l ' a r ê t e de
7
l ' i n t r a d o s : i l n'y a pas de problème particu i e r ;
- l'appui n ' e s t pas en r e t r a i t par rapport à l ' a r ê t e de l ' i n -
trados : i l y a en ce cas une convenance de forme à rechercher ou une
adaptation à f a i r e , par exemple prévoir un avant-bec ou u n pan coupé
( c f . schéma ci-dessous ; en outre, on évitera toute disposition qui con-
duirait à des angles aigus.

d'intrados
pan coupe

Le plus souvent, l a solution e s t u n cas d'espèce e t déPendi.(\


du type de t a b l i e r , du modèle retenu pour l'appui, de l'emplacement des
appareils d'appui extrêmes, e t c .... Cependant, sur l e plan esthétique l a
t7reniiilrc qnlution > n u i P P r p t r a i t ) e - t n 6 n é r a l w v n t à prpfilrer.

Raccordement avec l a fondation - Celui-ci peut se f a i r e de


plusieurs manières, selon l e modèle d'appui e t selon l e nombre r ' ' ; i c n q t c .
dans l e cas l e plus simple d'un voile parallélépipédique, celui-ci peut
se prolonger directement jusqu'à l a fondation ; s ' i l s ' a g i t d'une forme
complexe, délimitée par un assez grand nombre de plans, on préférera
l ' a s s e o i r sur un soubassement ; enfin, s.i l'appui se compose de plusieurs élé-
rrents, ces derniers reposeront sur l a nervure servant de raidisseur à l a
semelle. Ici encore, on peut aboutir à une certaine standardisation en
rattrapant des inégalités de hauteur de l a partie vue p a r c e l l e du sou-
bassement ou de l a nervure.
- 11 -

Ces d i f f é r e n t e s d i s p o s i t i o n s types, d é c r i t e s dans 1a NOTICE


GENERALE ( p i è c e 1.1.2, page 22),sont rappelées à l a f i n de l a présente
p i è c e ; e l l e s s ' a p p l i q u e n t à l a f o i s aux p i l e s e t aux p i l e s - c u l é e s .
2.6. C- H_O_I X- _D'EN
_ _ _C_O F_F R_A_G E_ -ET_ _D_' U_N _PAREMENT.
_-_--------------
I l n ' e s t p e u t - ê t r e pas i n u t i l e de r a p p e l e r i c i que l e c h o i x
d ' u n parement n ' e s t pas indépendant du modèle r e t e n u . I 1 s e r a i t i n o p p o r t u n
de p r é v o i r des parements coûteux pour des appuis de forme s i m p l e en r a s e
campagne e t , à l ' i n v e r s e , des appuis de formes complexes, en s i t e u r b a i n
p a r exemple, m é r i t e n t des parements p l u s r i c h e s e t s u r t o u t p a r t i c u l i è r e -
ment soignés : à une recherche de formes d o i t correspondre une recherche
dans l e s coffrages e t parements. Pour ces problèmes de parements, on se
r e p o r t e r a à ce q u i e s t d i t à ce s u j e t dans l a NOTICE GENERALE ( c f . p i è c e
1.1.2, pages 49 e t s u i v a n t e s ) .

Un p o i n t i m p o r t a n t à s i g n a l e r concerne l ' e x é c u t i o n des a r ê t e s :


on é v i t e r a dans t o u t e l a mesure du p o s s i b l e l e s a r ê t e s v i v e s , q u i s e r o n t
chanfreinées. Ces chanfreins, plans ou c y l i n d r i q 9 e s , s e r o n t l i m i t é s au s t r i c t
nécessaire a f i n de ne pas a m o l l i r l e s formes ( l a r g e u r de 2 c m au plus).

Chanfrein plan , ,,,,Chanrin cylindrique

I I ' /
R ~ l a 2 c m

2.7. CONSTITUTION D'UN APPUI LONG.


_ _ - _ _ - _ _ _ _ _ _ _ - _ _ I - - - - - - - - - - -

Le problème se pose dans l e cas d ' a p p u i s compo és de v i l e s ,


l o r s q u e l a longueur de l a l i g n e d'appui dépasse c e l l e q u i s e r a i t souhai-
t a b l e pour un seul v o i l e ( l e cas d'appuis c o n s t i t u é s p a r des colonnes ou
des poteaux ne pose pas de problème a p r i o r i , puisque ces éléments sont
en p r i n c i p e disposés chacun au d r o i t d ' u n a p p a r e i l d ' a p p u i ) .

I 1 f a u t a l o r s p r é v o i r p l u s i e u r s v o i l e s , ce q u i i m p l i q u e l e
c h o i x de l a longueur de chacun d'eux e t de l e u r nombre, ces deux para-
mètres n ' é t a n t pas indépendants. On peut envisager p l u s i e u r s d i s p o s i t i o n s ',
a i n s i qu'on l ' a vu dans l a NOTICE GENERALE ( p i è c e 1.1.2,page 34); c ' e s t
a i n s i qu'un v o i l e unique de longueur donnée p e u t ê t r e remplacé p a r deux
v o i l e s (ou davantage) de longueur r é d u i t e , moyennant éventuellement une
r é p a r t i t i o n un peu m o d i f i é e des a p p a r e i l s d ' a p p u i . Le problème se pose
a l o r s de s a v o i r q u e l l e longueur donner à chacun de ces v o i l e s : du s e u l
p o i n t de vue technique, c e t t e q u e s t i o n e s t t r a i t é e dans l a p i è c e 1.1.1
( c f . page 16) de l a NOTICE GENERALE ; du p o i r i t de vue e s t h é t i q u e , on se
r e p o r t e r s à 1.1 p i è c e 1.1.2 ( c f . p ~ g e33) c e t t e même NOTICE GENERALE.

Pour 1 ' a p p l i c a t i o n p r a t i q u e , on se r e p o r t e r a aux i n d i c a t i o n s


f i g u r a n t au catalogue des MODELES, ( p i è c e 1.2.2 5 1.2) i n d i q u a n t q u e l l e s
s o n t l e s p o s s i b i l i t é s en f o n c t i o n de l a longueur de l a l i g n e d'appui ou
de l a l a r g e u r b i a i s e du t a b l i e r .
- 12 -

2.8. STANDARDISATION.
---------------
La standardisation envisagée i c i e s t d'ordre géométrique ; elle-
s'applique aux appuis du type en voile e t peut se présenter sous t r o i s
aspects : I

1 - Normalisation des épaîsseurs e t des f r u i t s dans les modèles


de base ; ces dimensions o n t été définies précédement, au
5 2.3.
2 - Détermination du nombre e t des longueurs de voiles en fonc-
tion des profils en travers normalisés définis au CAT. 75.
3 - Détermination d'une (ou plusieurs) longueur de voile, dans
l e cas d ' u n l o t d'ouvrages ayant des profils transversaux il

divers e t présentant des biais quelconques.


i l

Les principes e t les éléments de cette standardisation sont ex-


posés dans la pièce 1 . 2 . 2 ( § 1.1 e t 1 . 2 ) .

2.9. ------------------
COUTS ET QUANTITES.
Les prix composés types donnés au 5 7 de l a pièce 1.3.1 permet-
tent de déterminer l e coût global d'une pile en fondation superficielle,
en fonction d ' u n certain nombre de paramètres t e l s que l a profondeur de l a
fondatjon, l a largeur de la semelle, e t c ...,
dans l'hypothèse d'une hau-
teur vue standard de 5 m e t de voiles simples d'épaisseur constante m i n i -
male 0,50 m. Cela constitue en quelque sorte un coût niinimal, correspon-
d a n t à 1 'appui courant standard. r

Afin de tenir compte de l'incidence du choix f a i t sur les modè-


l e s , incidence q u i porte essentiellement sur l a partie située au-dessus
de l a semelle (voile ou f û t ) , des éléments d'avant-métré sont fournis
avec chaque modèle, dans l a pièce 1.2.2 ; i l s donnent les quantités cor-
respondantes de béton e t de coffrage pour une hauteur de 5 m. I1 e s t donc
possible, par référence avec l e modèle de base standard, d'évaluer avec
une bonne approximation l e supplément de coût à attendre du f a i t de ce
choix ; bien entendu, i l sera tenu compte, l e cas échéant, de ce que les
coffrages spéciaux sont plus chers une majoration e s t à appliquer pour
t e n i r compte de l a hauteur réelle (tirant d ' a i r supplémentaire, partie
enterrée) e t 1 'on pourra admettre que les quantités sont proportionnelles
à l a hauteur ; on n'oubliera''pas, l e cas échéant, l e soubassement ou l a
nervure.
A
Dans les formules donnant l'expression des quantités, l a lon- 'i
gueur 'IL" du voile figure come variable.

........................................
2.10. PRISE EN COMPTE PAR LE PROGRAMME P.P. 73.
La plupart des modèles proposés, courts ou longs, sont calcu-
lables par le programe P.P. 73, s o i t directement, s o i t moyennant des
approximations mineures ou simulations, Lorsqu'un mqdèle est calculable
directement, aucune indication n'est mentionnge. . S ' - T ~ e s t calculable par
simulation (recherche d ' u n e souplesse équivalente) 1 ' i n d i c a t i o n corres-
pondante e s t mentionnée. Si l e programe P.P. n'est' pas u t i l i s a b l e , on
,devra recourir à un autre mode de calcul, manuel par exemple.
- 13 -

-
3 MODÈLES DE PILES- CULÉES

I l s f o n t l ' o b j e t de l a pièce 1.2.3, mais sont. présentés dans


u n e s p r i t différent de celui des pil2s. En e f f e t , s i l a structure d'une
pile dans son ensemble e s t toujours à peu près l a même, à savoir une fon-
d a t i o n à u n niveau assez peu variable (de 1 m à 3 m de profondeur envi-
ron) e t une partie en élévation (voiles, colonnes ou poteaux) de hauteur
minimale d'environ 5 m , i l en va différemment d'une pile-culée, car sa con-
ception, donc sa structure, dépend essentiellement du type e t du niveau de
f o n d a t i o n retenus.

En raison de l a multiplicité des dispositions envisageahles,


e t a f i n de ne pas a l o u r d i r exagérément l e catalogue des modèles, i l a
paru préférable de décrire e t de d é f i n i r séparément les différents élé-
ments : fondation, partie intermédiaire, partie supérieure. Cette distinc-
tion permet. un classement des types de piles-culées, selon l e niveau ou l e
type de fondation, e t selon les dispositions de l a partie supérieure. Cette
description constitue les t r o i s premières parties du catalogue des modèles
de p i les-culées.
La quatrième partie de ce catalogue décrit e t d é f i n i t les carac-
téristiques propres des éléments des piles-culées apparentes.
La cinquième partie propose un certain nombre d'exemples, obtenus
p a r assemblage des éléments définis dans les premières parties, e t choisis
parmi ceux paraissant les mieux adaptés aux ouvrages auxquels i l s sont des-
t i nés.
3.2. CLASSEMLNJ-.
Le classement des éléments constitutifs concerne l a fondation
e t l a partie supérieure, qui peuvent d ' a i l l e u r s ê t r e confondues dans cer-
tains cas (piles-culées en t ê t e de t a l u s ) .
3.2.1. .............................
Classement selon l a f o n d a t i o n .
Ce classement reprend les principes énoncés dans l a NOTICE
GENERALE (pièce 1.1.3), à savoir l a distinction entre fondations superfi-
ciel les e t fondations profondes.
Dans le cas de fondations superficielles, un certain nombre de
dispositions sont envisagées, selon l e niveau de l a semelle ; dans l e cas
de fondations profondes , les dispositions sont également nombreuses e t
diffèrent selon l a disposition des pieux, leur nombre, leur type, leur
diamètre, e t c . . .
3.2.2. -C1 . , *assement
--7------T -------
selon 1a ~ ~ ~ t j ~ - s g p e r j g w g .
On retrouve également dans ce classement les dispositions dé-
finies dans l a NOTICE GENERALE (pièce 1.1.3). On distinguera 4 types
pri nci paux :
1 - chevêtre simple pouvant ê t r e court ou long
2 - chevêtre avec mur garde-grève
3 - chevêtre avec d a l l e de transition
4 - chevetre avec mur garde-grève e t dalle de transition
A l ' i n t é r i e u r de ces quatre types principaux, on trouvera plusieurs dis-
positions types selon l a façon d o n t e s t résolu l e raccordement avec les
terres environnantes e t selon Ta section du t a b l i e r : dalle rectangu-
l a i r e , dalle à encorbellements latéraux, ....
- 14 -

3.3. DONNEES GEOMETRIQUES.


.....................
C e l l e s - c i concernent c e r t a i n s éléments c o n s t i t u t i f s t e l s que
l e s colonnes ou l e s poteaux, a i n s i que l a p a r t i e supérieure, à l ' e x c l u -
s i o n de l a f o n d a t i o n .

- C g d g n ~ g s - g ~ - p g m g x-
Leurs dimensions t r a n s v e r s a l e s s e r o n t
conformes à c e l l e s q u i o n t é t é d é f i n i e s dans l a NOTICE GENE-
RALE ( p i è c e 1.1.3); l e s v a l e u r s minimales à r e t e n i r s o n t
0,60 m de diamètre pour cne colonne c y l i n d r i q u e e t 0,510 m
pour l e s côtés dans l e cas d ' u n poteau de s e c t i o n carrée.

- !31&_trg - Sa l a r g e u r e s t e s s e n t i e l l e m e n t v a r i a b l e e t dépend
de p l u s i e u r s paramètres, mais son épaisseur minimale, q u i e s t
une donnée géométrique l i é e à l a n é c e s s i t é de r é s e r v e r un es-
pace l i b r e s u f f i s a n t sous l e t a b l i e r , p e u t ê t r e f i x é e à 0,60 m.

Sa longueur sera, s e l o n l e cas, s o i t un peu s u p é r i e u r e


à c e l l e de l a l i g n e d ' a p p u i , s o i t é g a l e à l a l a r g e u r u t i l e
b i a i s e du t a b l i e r , s ' i l y a un mur garde-grève ou une d a l l e de
t r a n s i ti on.

3.4. ADAPTATION -
. . . . . . . . . . . . . . .STANDARDISATION.
. . . . . . . . . . . .GEOMETRIQUE .............
Comme pour l e s p i l e s i n t e r m é d i a i r e s , il e s t p o s s i b l e de d é f i n i r
des d i s p o s i t i o n s types permettant d ' a j u s t e r l ' a p p u i au mieux des impéra-
t i f s l i é s à l ' o u v r a g e . Comme, dans l a p l u p a r t des cas, l a p i l e - c u l é e s e r a
c o n s t i t u é e d'éléments v e r t i c a u x placés au d r o i t des p o i n t s d ' a p p u i , on
peut d é f i n i r ces d i s p o s i t i o n s types en f o n c t i o n du nombre e t de l ' e s p a -
cement des apparei 1s d ' appui.

E l l e s c o n s i s t e n t à d é f i n i r , pour une l a r g e u r b i a i s e donnée de


l ' i n t r a d o s , l e nombre e t l'espacement des éléments v e r t i c a u x , compte tenu
des i m p é r a t i f s l i é s au t a b l i e r (espacement maximal à ne pas dépasser pour
l e s a p p a r e i l s d ' a p p u i ) e t à l ' e x é c u t i o n (espacement l e p l u s grand p o s s i b l e
e n t r e l e s colonnes ou l e s poteaux, a f i n de f a c i l i t e r l e s o p é r a t i o n s de
remblaiement). Ces d i s p o s i t i o n s s o n t d é f i n i e s à l a p i è c e 1.2.3.

-
4 DlSPOSlTlONS TYPES

E l l e s s o n t a p p l i c a b l e s à tous l e s codèles d'appiii e t concernent.


les t r o i s points suivants :

- l e r a c c o r d e m n t avec l e t a b l i e r , obtenii v a r l e n r o f i l a g e de l a I
face s u p é r i e u r e de l ' a p p u i e t une d i s p o s i t i o n a p p r o p r i é e des bossages
- l e r a c c o r d e m n t avec l a f o n d a t i o n ;
- l e s [Link] courantes à r e t e n i r .

E l l e s s o n t d é f i n i e s aux schécas des t r o i s paves s u i v a n t e s .


- 15 -
RACCORDEMENT AVEC LE TABLIER

i - ------ rn
e t bossages inférieurs identiques
P
bo s sages su pé r i eu rs i dent i ques
--_A- ---

Faces supérieures des voiles


horizontales e t décalées

-__- ou bossages infér,ieurs identiques


bossages supérieurs identiques
b DO
disposition normale
6h=d(LotDo)

12à15 Faces supérieures horizontal es


I
,
A2
ri: m bossages i n f é r i eurs d i f f é ren t s
bossages supérieurs identiques
01.----- disposition normale
4 A*- 4 A l s 15 cm

h ?
----- aht" I 1

n nervures supérieures de
hauteur vari able
i
abis -a LO bv DO Y
y -
-----
LO ,,

Variante de 3 , sans l i m i t a t i o n
de pente transversale
-------
nervure supéri eure
----- _---- de hauteur vari able

Nota- Si l'appui comporte un voile unique, le choix se fera entre une disposition
t e l l e que I ( f ? c e [Link] p a r i i l l è l e à l ' i n t r ? d r s ) ou 3 ( f z c e qupérieure
horizontale).

CAS DES COLONNES OU DES POTEAUX (palees)

Le chevêtre sera parallèle à 1 'intrados (disposition nor~ale) PLI b i ? ï . ï t c n t a l .


- Irj -
RACCORDEMENT AVEC LA FONDATION

Cas d'un voile unique

1, Le voile est prolongé jusqulà' la semelle .


...................................

----------
Cas d'emploi :voile simple parallépipédique,semelle a faible profondeur :
(DG2m)

2- -Le- -voile
- - - -repose
- - - -sur ------.---
- - -un-soubassement
- arasé à 0,30m en dessous du niveau
de la voie inférieure.
c

soubassement

Détail

Cas d'emploi : voile comportant


............ des fruits ou faces multiples,
semelle à grande profondeur ( 2 1 h ,< D 6 4m 1.

Soubassement

Cas de voiles multiples


- soubassement.
......................................
Les voiles reposent sur une nervure

m m

Cas de colonnes ou poteaux ( palees)


r
I
I hnervure - soubassement

......................................
Même disposition que pour des voiles multiples.

nervure

..~ . ~~~ ~ . ~ __ .... .... .... .


.
- 17 -

DIMENSIONS COURANTES

SENS TRANSVERSAL
.......................

Niveau de la [Link]
TT i-r
Béton de propreté -/
épaisseur

It 1 B

---
Détail

h > C-B-a B b
s02-- 4 OUA 4

q60 m ,< hs ,< o,80 m


Nervure
ou soubassement

......................
SENS LONGITUDINAL

LO I

- -de-(oup-colonnes)
-Cas Iu-
sie-u-
r s -vgiles-

.voir
detail

m I I

L J 4
LS *

L, + 0,40 <L,,<L, t O , ~ O + 2h
. LS= ( n -
* 0,2 )e
*n =nombre d’éléments
(voiles ou colonnes)

,,-voile ou nervure

Condition de débord
hS
d,< hs
- 18 -

5- ANNEXE

Pour j u g e r l ' a s p e c t d'une p i l e ou d ' u n ensemble de p i l e s ,


après a v o i r e f f e c t u é l e c h o i x du modèle e t l a r é p a r t i t i o n des éléments
v e r t i c a u x ( v o i l e s , poteaux, colonnes) l e l o n g des l i g n e s d ' a p p u i , il
e s t c o n s e i l l é d ' e n f a i r e au moins une r e p r é s e n t a t i o n en p e r s p e c t i v e ''vs"
s u e l l e " , ce terme é t a n t employé i c i p a r o p p o s i t i o n à l a r e p r e s e n t a t i o n
c'es d i f f é r e n t s modèles s e l o n une p e r s p e c t i v e s i m p l i f i é e d i t e "axonomé-
t r i q u e " , q u i en donne une assez bonne image d e s c r i p t i v e , c e r t e s , mais
fragmentaire parce que r e p r é s e n t a n t un élément i s o l é e t f o r t d i f f é r e n t e
de ce que p e u t v o i r un observateur une f o i s l ' o u v r a g e terminé.

7
l ' o b s e r v a t e u r e s t p l a c é F U p o i n t O,
i ?,, dont l e s CoL rdonnées s o n t d é f i n i e s
au schéma c i - c o n t r e ; c e t emplace-
ment permet de Cien v o i r l'ensemble.
de l a p i l e sij;,s un angle r a i s o n n a -
appui \ <
b l e , s o i t 30"< a 40" pour une l o n -

T r o i s exemples , obtenus à p a r t i r des modèles proposés , m o n t r e n t


l e r é s u l t a t que l ' o n p e u t o b t e n i r p a r l ' e m p l o i de c e t t e méthode.

Pour 1 ' u t i l i s a t i o n p r a t i q u e du canevas, un t r a p s l u c i d e non c o t é


est joint, i n fine.
- 19 -

CAS
- - -D-
' U-
N -OUVRAGE
- - - - - -B I- S -:-P-O-S-
A I- - - F-' .
I T-I O-N-DE

La position du point de f u i t e F ' dépend du biais de l'ouvrage.


F' se déplace sur l'axe o x ( c f . schéma de l a page 19) e t son abscisse
e s t donnée par l a formule :
400
o i = 1 0 . t g (T e en grades
- e ) OF' {
en cm
dans laquelle 8 e s t l'angle formé par l a ligne d'appui e t l e b o r d d u
t a b l i e r , t e l q u ' i l e s t defini au schéma ci-dessous.
Quel que s o i t l e sens d u b i a i s , 8 e s t toujours pris du même
côté de 1 'appui par rapport à 1 'observateur. Les deux cas de figure pos-
sibles sont représentés s o i t :
< 8, < 100
I
0 gr

100 gr '-< e2 \< 200 gr

8 sera pris en valeur absolue.

\
\
\ Position de
\\l'observateur
Bord du tablier

Bord du tablier
4
- 20 -
v)
W
z
ix I
\
- 23 -
+
/ I
I
l
i
I
I
1.2.2

MODÈLES DE PILES

Page

1. - A P P U I S COURANTS ............................................................... 1

1.1. - Catalogue de formes des v o i l e s élémentaires ................. 2


1.2. - S t a n d a r d i s a t i o n des longueurs des v o i l e s élémentaires.
C o n s t i t u t i o n d ' u n appui long p a r l a combinaison de
v o i l e s élémentaires standardisés . . . .. .. .. . . .. . . .. . . ... . . . . . . . .. 20

1.3. - Catalogue de formes des colonnes e t des poteaux.. . . . . . . . . . . 33

2. - APPUIS NON COURANTS OU SPECIAUX _ . . . . . . . . . . . . _ . . . . . . . . . . .... .. ... . . . . . . . 48


-1 -

1 APPUIS COURANTS
I)

Les modèles représentés dans c e t t e première s é r i e s o n t d e s t i n é s


à une u t i l i s a t i o n courante, e t un c e r t a i n nombre d ' e n t r e eux peuvent ê t r e
considérés comme types. Seule l a p a r t i e vue e s t d é c r i t e dans l e s catalogues
de formes des v o i l e s é l é m e n t a i r e s , des colonnes e t des poteaux.

C e r t a i n s p r é s e n t e n t une p a r f a i t e c o n t i n u i t é de formes e t s o n t
donc d'une r é a l i s a t i o n r e l a t i v e m e n t simple ; en o u t r e , i l s peuvent ê t r e
p r i s en compte d i r e c t e m e n t p a r l e programme de c a l c u l automatique ( i l
n ' y a en ce cas pas de mention p a r t i c u l i è r e à ce s u j e t ) . Les a u t r e s , t e l s
l e s appuis à faces m u l t i p l e s , p r é s e n t e n t de l é a e r e s d i s c o n t i n u i t é s de
formes, ce q u i i m p l i q u e , b i e n entendu, une e x é c u t i o n un peu p l u s d é l i c a t e
( s o i n p a r t i c u l i e r à a p p o r t e r au c o f f r a g e ) ; cependant, i l s peuvent encore
ê t r e p r i s en compte p a r l e programme de c a l c u l automatique, moyennant une
s i m u l a t i o n , ce q u i e s t a l o r s mentionné.

Choix e t a d a p t a t i o n des d i f f é r e n t s modèles s o n t d é f i n i s p i è c e


1.2.1 5 2.3 à 2.5.
Pour chaque modèle, on donne 1 ' e x p r e s s i o n des deux q u a n t i t é s
p r i n c i p a l e s , à s a v o i r l e volume de béton (en 1713) e t l a s u r f x e t o t a l e
de c o f f r a g e (en m2). Pour l e c a l c u l de ces expressions, on s ' e s t p l a c é
dans l e s hypothèses s u i v a n t e s :
. h a u t e u r vue : Hv = 5 m
. appui d ' é p a i s s e u r constante : E = 0,50 m
. appui d ' é p a i s s e u r v a r i a b l e : é p a i s s e u r maximale E é g a l e à 0,80 m.
Lorsque l a hauteur vue s ' é c a r t e de 5 m, il e s t f a c i l e d ' o b t e n i r
l e s q u a n t i t é s p a r une s i m p l e p r o p g r t i o n . 1

Ces q u a n t i t é s ne r e p r é s e n t e n t pas à e l l e s seules l e c o û t ; il


f a u t également t e n i r compte du degré de complexité des c o f f r a g e s e t des
f e r r a i l l a g e s , e t 1 'on peut de ce p o i n t de vue d i s t i n g u e r 3 c a t é g o r i e s :

- c a t é g o r i e 1 : c o f f r a g e simple, ne comportant que des s u r f a -


ces planes r e c t a n g u l a i r e s en n o r h r e r é d u i t ( 4 en général),
appuis de forme para1 l é l é p i p é d i q u e ) ;

- c a t é g o r i e 2 : c o f f r a g e simple, mais comportant en p l u s des


s u r f a c e s c y l i n d r i q u e s ou coniques;

- Z a t é g o r i e 3 : c o f f r a g e complexe, comportant des s u r f a c e s


planes en p l u s ou moins grand nombre, e t de f o r m v a r i é e s
( r e c t a n g l e s , t r i angles e t c ),...
1.1. Catalogue de formes des voiles élémentaires.

Pour la numérotation des formes des voiles élémentaires, - u n


chiffre suivi d'une l e t t r e - se reporter à l a piece 1.2.1 page 4 .
Pour certains [Link]èles de p i l e s , des variantes sur les coffrages
d'avant-bec sont figurées. E l les ne sont no;"!li.i:enient à envisager que
lorsque 1 'épaisseur d u voile e s t importante ( 9 , 3 0 à 1 m n a r exemple). Four
des voiles courants de 0,50 ni d'épaisseur ou moins a u x extrimités, de t e l l e s
variantes n'ont en général aucun impact sur le plan de l ' a s p e c t des ouvrages.
(MODÈLE DE BASE lA]

Y L Y

H"

I
i

Epaisseur normalisée : E = ?,SO rn (valeur minimale )

Volume du téton :V = 2,5L 1


) pour E = 0,50rn ,H= 5,OO m
Surface des coffrages: S = 10 L t 5 , O

Voir DCtail A

h l u m e du :béton : V, = V + 0,47
Surface des coffrages : S, = S + 1,3

Volume du beton : v2 = v

Surface des cafftages :S 2 = S


.k

+ 2,g
l,o
Voir D6tail B
9
\ '.\ I
(MODÈLE IA i l

O
E : < 0,80 II
I
l
K.< 0,8 I

Beton : 3,O L
i
l
pour E = 0,80 rn , H, 5,OO m

-I
Coffrages : 10,O L + 4.0

Détail
- - - - - - -A-

Calcul Automatique: par simulation

tg a! >/ 0,lO

n variante

E : < 0,80
K : < 0,8
Béton : 3,O L

Coffrages: 10,O L + 8,O

- - _ -B-
-Détail

=a

Calcul Automatique :par simulation


O Face superieure

E : < 0,80
K: 0,6

Béton : 3,s L
Coffrages: 10,O L + 4,o

Detail A

Calcul Automatique : par simulation

E < 0.80 a

K : = 0,6
Béton : 3,33 L

Coffrages : 10,O L + 6,O


Detail B
k

(MODÈLE IA 5 )

E : < Op0
Calcul Automatique: par simulation
K : ,< 0,8

Béton : 3,667 L

Coffrages : 10,O L + 6,0

* Detail des tolerances


Detail A oar ramort au sol fini V \ I I

I
tg. CY >, 0,lO

)6M
-(

E : < 0,80
Calcul Automatique : par simulation
K: 0,8

Béton : 3,667 L

Coffrages : 10,O L + 6,O

Detail B
* Detail des tolerances
7

LO
r I

E : 0,50 rn (épaisseur normalisée 1

F : voir [Link] (1)


K : Indifférent

Béton : 2,5 Lo - 1,25


pour F =0,10
Coffrages: .10,0 L o

-
Nota. Dans tous les voiles présentant
un fruit négatif, la longueur rni-
nirnale a l a base L , sera de 1,50 rn
Cette forme d'appui convient pour
des hauteurs moyennes ( r
5 ni ) .

( 1 ) Valeur de- F-
- Valeur minimale : 0,lO
L
O
- Valeur maximale conseillée : c e l l e correspondant à L I = 0,6 L , s o i t F=0,2
O
V
- Dans l e cas d ' u n l o t d'ouvrages l a possibilité de réemploi f a c i l e des CO'"-
frages impose l e c h o i x d ' u n f r u i t unique pour tous les voiles.
Les schémas ci-dessous i l l u s t r e n t l e cas o ù L1 = 0,6 Lo, pour Hv = 5 m e t
différentes valeurs de Lo. c

a 'I
Lor 3 m L,=4rn Les 6 m

F= 0,12 F r 0,16 F= q 2 0 F = 0,24

Échelle : 4 1 2 0 0
- 8 -

(MODÈLE IB I )

3
E : < 0,80
F : 0,lO ,< F ,< 0,20
K : 0,4 ,< K < 0,8
3,O Lo - - - 1,0
Béton :

Coffrages : ~ O , OL, +
3 LO
1 - 1,0 )
1 'pour F = 0,lO

LO
Détail A

Calcul Automatique: par simulation


tg Q >, 0,lO

(MODELE I B 2)

variante

E : ,< OJO
F ,: 0,lO ,< F ,< 0,20
K: 0,4 < K ,< 0,8
Béton : 3,67 Lo - 2,O
pour F = 0,lO
Cof?rages ; 10,O Lo + 1,0
Détail A

Calcul Automatique : par simulation


- 9

(MODÈLE DE BASE 1C)

E : 0,50
1 variantes

F : voir ci-dessous (I)


K : indifférent

Béton : 2,5 L o t 0,625


pour F=O,O5
Coffrages : 10,O Lo t 7,5

(1) Valeur de F
- Valeur minimale : 0,05

- Valeur maximale : 0,lO

- Valeur conseillée : celle corresp0ndant.à LI = 1,2 L o , s o i t 0 , l LO -


H"
Les schémas ci-dessous, é t a b l i s avec c e t t e valeur conseillée,
pour différentes longueurs Lo e t deux hauteurs différevtes ( 5 m e t 8 m )
montrent l e résultat obtenu.

L,r4m

Lo= 4 m Lo= 5 m

F = 0,06 F =0,08 F = 0,lO FirOP5

Échelle î / 2 0 0
- 10 -
IC -11

c
(MODÈLE

E : 6080

F : 2 0,05

K : 0,4 <K O,8

Béton : 3,O L , --
1 - 0,5
12 L,
pour Fi0,OS
Coffrages : 10,O L, + 1+ 1,5 = Lo + 0,50
(Li
Ll
Detail A

Calcul automatique :par simulotion


I tg CY >, 0,lO

E : Q 0,80
r

o
F : =0,05

K : 0,4 Q K Q 0,8
Béton : 3,67 Lo + 1,0
pour Fi0,OS
Coffrages cz 10,O Lo + 8,5

Détail A

Calcul Automatique : par simulation

+ tg a >, 0,lo
- 11 -

(MODÈLE I C 3)

E : < 0,80
F : 0,05 a0,10

K : 0,4 < K < 0,8


Beton : 3,67 Lo t 0,83

Coffrages N 10,O Lo t 8,5 I pour F=O,O5

Detail A

tg a >, 0,lO
Calcul Automatique : par simulation
(MODÈLE I C 41

E : ,< 0,80
F : F, = F2 0,IO

K : 0,4 $ K $ 0,8
Béton : 4,O Lo.+ 1,28 )
\ pour F=O,IO
Coffrages 10,O Lo + 12,O I
Demi - plan coupe A A

Calcul Automatique : par simulation

E: < 0,80
F: F,N 0,05 F2 N 0,20

K: 0,4 < K < 0,8


pour:
+
Béton : 4,O Lo 0,45
1 FI = 0,05

Coffrages = 10,O L o + 9,s \ F2 = 0,20

Calcul Automatique: par simulation -


Demi face supérieure

Detail C

10
- 13

)6M
-(

9-
9
/

variante

E : ,< 0,80
F : = 0,10
K: (i,4 < K < 0,8 /Voir detail page 4

Béton : 7,55 L, + 2,O ( tolerances)


Quantités calculees pour les
2 volumes (avec F = 0,101
Coffrages 20,O L o + 19,O

Demi-face supérieure

Calcul Automatique :par simulation


- 14 -

(MODÈLE ~ B C )

ho Appui coiilposé de deux éléments


disposés symétriouement

E : 0,80

F : 0,ï0

K: O$ < K < 0,8


' Lo -

t
8go 19332 Quantités calculées pour les
2 volumes ( avec F = O J O
Coffrages E 20,O Lo + 12,O

Demi- face supérieure

Caicui ;fu?omatique :par simulation

,
CMODÈLE DE BASE 2A)

1!IEl variantes
-

E,
K:

Béton
< 0,80 E, >, 0,50
0,4 < K <. 0,8 ou 1,2 ,< K < 1,5

: 3,25 L,o

Coffrages: 10,O Lo + 6,5 ).


Dour: EO :0,80
E, 3 0,50

(MODÈLE DE BASE 2 B l
I
va riantes
c

E, ,< 0,80 E, >, 0,50


F : N O,IO
K : indifferent
Béton : 3,25 Lo- 1,s
.pour F=O,lO
Coffrages e 10,O Lo + 1,5
- 16

(MODÈLE DE BASE 2c)

variantes

E, < 0,80 E, >, O,5O

= 0,05
F :
K : indifferent
I
Béton : 3,25 Lo +0,8 F I 0,05
'i
i

Coffrages ci 10,O Lo +9,0 I Pour E, = 0,80


E, r 0 , 5 0

NOTA - Les modèles représentés ci-dessus ( Z A , ?El, 2 C ) e t ciAaprès ( 3 A ,


3 B , 3 C ) sont des modèles de base, à partir desquels i l e s t possible, sur-
t o u t à partir des modèles de base 2 A e t 3 A , de varier les formes p a r in-
troduction de plans supplémentaires, de rainures, e t c . , . , comme cela a
é t é f a i t pour les modèles de type 1 . Ces formes dérivées ne sont pas re-
présentées i c i , car e l l e s diffèrekt assez peu de celles qui se rattachent
au type 1 (pages 3 à 1 4 ) ; une adaptation e s t r??iarimoins nécessaire dans cha-
que cas.
Pour les modèles de base présentant à l a fois u n f r u i t d'extré-
mité e t un f r u i t latéral négatif (ZB, 2 C ) ou positif ( 3 B , 3 C ) , l'aspect
ainsi conféré à l ' a p p u i par ces différents f r u i t s e s t généralement suffi-
sant en soi ; i l n'y a ,lors pas lieu d e rechercher des formes dérivees de
ces modèles de base.
- 17 -.

. (MODÈLE DE BASE 3 A )

va riantes

K: 0,4 ,< K < û,8 OU 1,2 < K < 1,5


Beton : 3,251 Lo Eo I0,50
Pour E, s0,80
Coffrages N 10,O Lo + 6,5

(MODÈLE DE BASE 3 B I

variantes
-

E, >, 0,50 E, < O,SO


F : LX O,IO à0,20

K : indifferent
Béton : 3,25 Lo - 1,75 Eo = 0,50
Pour E, = 0,80
Coffrages 10,O Lo + 1,5 F =O,lO
- 18 -

(MODÈLE DE BASE 3cI

LO
r I

IlEl variantes

E, >, 0,50 E, < 0,80


F = 0,05

K: indifférent

Béton : 3,25 Lo + 0,88


Eo I 0,SO
pour E, 0,80
Coffrages : 10,o Lo + 9,0 F =0,05
- 19

1.2. Standardisation des longueurs des voiles élémentaires.


Constitution d'un appui long par la combinaison
de voiles élémentaires standardisés
- 20 -

-
1.2 STANDARDISATION DES ,LONGUEURS DES VOILES ÉLÉMENTAIRES

1.2.1. OBJET

L'objet de cette étude, qui s'applique uniquement aux ponts-


dalles, est de définir au mieux une lonqueur unique de voile élémentaire
susceptible de s'adapter à un ensemble d'ouvrages dont la construction
est prévue en série (groupements par lots), mais dont les caractéristi-
ques géométriques sont différentes.
On distinguera successivement le cas du voile unique comportant
2 ou 3 points d'appui, ensuite celui des voiles multiples dans 1 'hypo-
thèse d'une dalle sans encorbellements latéraux, à laquelle on peut rat-
tacher le cas d'une dalle à larges encorbellements, comme on le verra
plus loin.

Les limites d'emploi courantes sont les suivantes en fonc-


ion de la largeur biaise d'intrados :
- inférieure à 8 m 1 seul voile
- comprise entre 8 m et 10 m 1 ou 2 voiles
- supérieure à 10 m n voiles
La largeur droite LI de tablier à considérer pour le bon
positionnement des appareils d'appui, vis-à-vis des efforts dans le
tablier, est égale à la largeur de la dalle rectangulaire de même é-
paisseur et de même aire que la dalle réelle : on la désignera par
"largeur conventionnelle d'intrados" LI.
Dans le cas où les encorbellements sont faibles*on pourra
indifféremment prendre pour L I la largeur utile du tablier ou la lar-
geur de llintrados. Dans le cas où les encorbellements sont importants'
cette largeur LI est définie par le schéma ci-dessous.

I
I 1

(Les aires hachurees sont égales)

1.2.2. CAS DU V O I L E UNIQUE.


, *

Cette disposition est recommandable lorsque le nombre de points


d'appui est de'? ou 3 (éventuellement 4) et s i la longueur correspondante
du voile reste acceptable du point de vue de l'aspect ; en effet, le cata-
logue des formes élémentaires qui précède fait apparaître que certaines
formes de voiles ne sont esthétiques que s i le rapport lon ueur est &
très nettement inférieur à 1. Les paramètres à prendre en compte sont
définis aux deux schémas ci-après, dans le cas de 2 et de 3 points d'appui.
I I
I
I
I
1
I I

- 2-- points
-----_--- ---
d'appuis.
En reprenant les dispositions définies au paragraphe [Link].
de l a pièce 1.1.1, on peut poser :

-LI = k (Lo
sin cp
- 26)

k ayant pour valeurs extrêmes*1,4 e t 2; e t 6 9,50 et 0,25 m


(avafit-becs excl UF ) .
I
On obtient ainsi deux droites délimitant l e domaine d'emploi
d ' u n voile de longueur donnée en fonction de l a largeur biaise. A t i t r e
d 'exemple, u n voile de 4 m de longueur (Lo = 4 m ) convient pour des lar-
geurs biaises de 4,2 à 71m
.-

- 3-- p--------- --
i n t s ' d'appui.
De ' l a même façon, on peut poser :
LI = k (Lo - 26)
sin cp
k a y a n t p o u r valeurs extrêmes:1,4 et 1,6, e: 6 : 0 , 5 0 e t 0 , 2 5 m.

On obtient comme précédemment deux droites délimitant l e do-


maine d'emploi d ' u n voile de longueur donnée en fonction des lazoeurs
biaises. .
Le graphique ci-dessous traduit ces dispositions.

Longueur d'un 'voile unique

LO
(m) t * Nombre de points d'appui

in L

't
''
D *-
*is
L? 0
/ 0
/ 0
Pour les voiles de plus de 5 m de long, 0 0
prévoir 3 (éventuellement 4 ) appareils 8,
' 2
d'appui. 0
/

AU delà de 10 m de largeur biaise


I
prévoir en general plusieurs voiles
3 au lieu d'un seul.

-
Nota
I

1 - La standardisation de la longueur des voiles uniques reste


limitée. En e f f e t , on v&i't sur le graphique précédent que l a plage d'em-
ploi d ' u n voile de longueur donnée e s t assez limitée e t que l'on sera
souvent conduit, pour standardiser les longueurs des voiles uniques, à
adopter plusieurs longueurs de voi1e.s ( 2 ou 3 ) ; de plus,ces longueurs
seront l e plus souvent différentes de la longueur qui sera retenue peur
1es pal ées composées de pl usi eurs voi 1es.
Par exemple, u n voile de 6 m de longueur ( L = 6 m), qui con-
vient pour des largeurs biaises comprises entre 7 , O m'et 8,8 m seulement,
n ' e s t guère u t i l i s a b l e dans l e cas de voiles multiples pour lesquels l a
longueilr niaxiiiiale e s t généraleilient inférieure à 5 iii.
': "ju'' ' ,.?
..;
2 - Dans l e cas d'une dalle à larges epcorbellements, l a l o n -
gueur d ' u n voile unique sera t r è s voisine de l a largeur biaise de l ' i n -
trados, en raison de l a position obligatoire des points d'appui extrêmes.
CP% DE3 V O I L E S NULTIPLES

Une t e l l e disposition e s t conseillée lorsque l e nombre de points


d'appui e s t supérieur à 3 , ou lorsque l a longueur de l a ligne d'appui
conduirait à des dimensions importantes pour u n voile unique. I1 e s t é -
galement à noter que certaines formes de voile ne sont envisageables
q u 'avec des longueurs réduites , ce qui conduira frequemment , pour des
questions d'aspect,à adopter ce type de solution.

Dans tous les cas, chacun des voiles élémentaires reçoit deux
apparei 1s d'appui seulement.
Le schéma ci-dessous , qui reprend les dispositions indiquées
dans la NOTICE GENERALE (ce. pièce 1.1.1 fj 2 . 2 . 1 . 4 ) , d é f i n i t les paramè-
t r e s à prendre en compte pour une dalle quasi rectangulaire.

( A, = distance entre axes des appareils d'appui s u r un voile


I
\
( XI = distance eutre les-appareils d'appui de deux voiles consécutifs
(
( 6 = débord ( 6 2 0,25 m )
(
( n = nombre de voiles élémentaires
( P

( La longueur d ' u n voile élémentaire e s t : Lo = A, t 26


Entre les différents paramètres, on a les relations e t condi-
tions suivantes ': ..'

(1) x, + hi =- LI
n sin CP
avec A, i XI 2 4m et XI < 5 m

De ces deux relations on t i r e :

ho=[-Ll
n sinCP
1 avec la condition :
,
LI
2 n sin CP
2x0 2
LI
3n sinP

d ' o ù Lo
-L4 -

La dernière condition peut encore s ' é c r i r e : 2 n ~ , < - <L I


sin CP
,
3 n ~ ,

ce q u i permet de connaître immédiatement les limites d'emploi d'un couple


donné de valeurs ( n , A,); par exemple, s i n = 2 e t A,= 2,50 m, l a l a r -
geur biaise d'intrados compatible sera comprise entre 10 m e t 15 m.
La recherche d'une longueur standard pour les voiles Lo = A,+ 2 6
consiste à trouver une valeur A, t e l l e que les différents couples (A,, A , )
r e l a t i f s aux différentes largeurs biaises d' intrados des ouvrages du l o t
respectent les conditions précédentes.
Dans l e cas de l o t s importants, on pourra éventuellement re-
chercher -
deux e t non pas une seule longueur s t a n d a r d pour les voiles.
Cette recherche e s t f a c i l i t é e par l'emploi de l'abaque de la
page suivante.
Description de l'abaque
L'abaque, sur lequel l a largeur b i a i l e conventionnelle d'intrados
figure en abscisse e t l a distance A,, des deux points d'appui en ordonnée,
se compose d'une s é r i e de droites délimitant les domaines possibles d ' u t i -
lisation d'une valeur A, en fonction d u nombre de voiles ( n ) , de l a lar-
geur biaise conventionnelle de l'intrados (LI/sin cp ) e t du r a p p o r t x? .
A,
Pour chaque nombre n de voiles élémentaires, l e domaine d'ern-
ploi e s t limité d'une p a r t par la condition l < -A1
< 2 e t d'autre part
par les deux conditions A, + A, 3 4 m e t A, < 5 m.
A0

La partie inférieure de l'abaque comporte 5 échelles graduées


d o n n a n t par lecture directe, en fonction du nombre de voiles, l a distance
entre axes de deux voiles successifs 'e = A, + A, pour chaque valeur de L I
sin CP

Mode d'emploi de l'abaque


On entre dans l'abaque p a r les différentes valeurs de LI
sin p
qui s o n t les données du l o t d'ouvrages considéré. A chacune de ces va-
leurs correspond une certaine plage d'un ou de plusieurs domaines,et
1 'on devra choisir une valeur de A, t e l l e que pour chaque valeur de &,
l e p o i n t défini par l e couple +,(- A,) se trouve à l ' i n t é r i e u r de l ' u n
des domaines de l'abaque e t convienne d'autre p a r t pour l e t a b l i e r .
A t i t r e d'exemple, on voit qu'une longueur A, de 2 m y à la-
quel 1e correspond une longueur minimale des voiles élémentaires de 2,50 m ( 6 = 0,25)
peut ê t r e envi sag& quel 1 e que s o i t 1 a 1 argeur biaise du t a b 1 i e r .
-
Nota - D'iine façon générale e t pour des raisons économi(ues, lorsque
deux valeurs de n sont possibles pour une même laygeur biaise, on don-
nera l a préférence à celle qui comporte le nombre minimal de voiles é-
lémentaires. Par exemple, dans l e cas d'une largeur b i a i s e L d e 16 m ,
sin CP
qui peut s'accommoder de 3 ou 4 voiles, on choisira plutôt uhe disposi-
t i o n à 3 voiles.
- 26-

Cas d'une dalle à larges encorbellements latéraux.


11 se ramerie au cas précédent en considérant l a dalle rec-
angulaire géométriquement équivalente définie pase 20
O( 1 e t l'on vérifiera que l e débord I'd" de la dalle équivalente
ar r a p p o r t à l'intrados permet de s a t i s f a i r e à l a condition 0,5X, 3 d t 6
O( ) afin que les points d'appui extrêmes se trouvent bien à l ' i n t é r i e u r de
() l ' i n t r a d o s . Cette condition limite l a plage possible d'emploi d'un voile
0 de longueur donnée en fonction des portées biaises.

1.2.f e APPLICATION PRATIQUE DE LA STANDARDISATION.

On trouvera, pages suivantes, les résultats pratiques de l a stan-


dardisation, d o n t les principes o n t é t é définis précédemment. I l s se
présentent sous deux formes [Link]érentes :
- Un ensemble de schémas à l ' é c h e l l e de 1/200 définissant
en élévation les valeurs limites inférieure e t supérieure
de largeur biaise d'une dalle rectanqulaire, en fonction
du nombre e t de l a longueur des voiles élémentaires. Dans
l e cas d ' u n voile unique, on considére des longueurs rondes
de 3 m à 8 m ; dans l e cas de voiles multiples, deux lon-
gueurs normal isées o n t é t é retenues:

LO = 2,50 ni e t L
O
= 3 , O O II' ( 6 = 0,25)

Ces deux valeurs permettent, avec des dimensions rai-


sonnables pour les voiles élémentaires, de s'adapter prati-
quement à tous les cas.
Ces schémas, é t a b l i s dans l e cas d'un t i r a n t d ' a i r
normal de 5 m y permettent en outre de se f a i r e une idée
de l'aspect obtenu dans chaque cas lorsque les voiles sont
de forme rectangulaire.
- Deux abaques donnant imniédiatement,dans le cas desvoiles
multiples, en fonction d u biais e t pour les différents
profils types d u CAT. 75, le honbre de voiles à u t i l i s e r ;
ces abaques sont é t a b l i s ppUr les de'ux valeurs normalisées
de la longueur des voiles élémentaires définies ci-dessus.
Leur mode d'emploi e s t le suivant : on repère l ' i n t e r s e c -
tion de la verticale matérialisant l e profil avec la ligne
du biais; cette intersection se situe dans un certain do-
maine définissant le n o h r e de voiles élémentaires pouvant
être utilisé.
---- -- - Soit le profil 2 du CAT (14,50 m) , pour le-
Exemple
quel une longueur de voile élémentaire de 2,50 m a é t é
choisie; on aboutit aux résultats suivants :
- 100 gr 2cp 2 73 gr z 3 voiles
- 73 gr > cp >, 60 gr z 3- voiles ou 4 voiles
- 60 gr > c p 2 52 N 4 voiles
etc ...
CAS DU VOILE UNIQUE
( Les largeurs du tablier sont des largeurs biaises)

Y---

25 7
-I-_ 25
!
I
___ 7,OO 0

9,ao
P -1
-8
CAS DES VOILES MULTIPLES : L, = 2,510 m

Il=2

L z * - 'c - 9

n=4
k=l
I
I
I
I
I
I
l
l
I

n= 4
k=2 I

lI
I
il I
I
l
I
29 -

ABAQUE pour L o = 2,50m


Biais (O ( g r )

Lo = 2,50 m (6= 0,25 rn)


p 40

NOTA
Les droites matérialisant
un profil type du CAT. 75 cor-
respondent à des dalles sans
encorbellements latéraux.
t

' 30

/
20
/
\

I
/
\
/

I \
\

/
/

\
\ /
,

r + \

- /

-
I r
O 5 10 5 2? 25 30 35
CAS DES VOILES MULTIPLES : Lo = 3,OO rn

(Les largeurs du tablier sont des largeurs biaises )

Il= 2

I. 5,OO 4-
7,50 I
--+I

15,OO
~- 22 50 ..
-1 4

20,00/2 30,00/2
r
I - - z - I

1= 4

t-
L
-7
25,00/2

iL L
-4

c
I r
37,50/2
-
I

d
I

I- 5,OO I= 5,OO la- 7,50


--
I-
7,50
31 .
Biais (gr)

ABAQUE pour L o = 3,OO m


,IID<O
/’
/’

L, = 3,OO m ( 6 = 0,25 m) /

,/
/‘

/”

/ il/-
/
I //
i
/”
40

Nombre de voiles
__ et domaine d’utilisation
_1--__

7-
.

30

,//

20

.A

i
!5
20 25 30 35
- 32 -

1.2-5 - CAS DE DEUX TABLIERS ACCOLES (avec ou sans vide c e n t r a l ) .


La sol ution dépendra des valeurs respect.i,vgs des 1 argeurs des
t a b l i e r s , e t l'on peut distinguer t r b i s cas : .. ~

1 - Les tabliers o n t même largeur - On appliquera purement e t


simplement les principes définis ci-dessus à chacun des , t a b l i e r s .
2 -'Les tabliers o n t des largeurs peu différentes - On se place
dans l'hypothèse o ù l a longueur des voiles e s t l a même pour les deux t a -
bl iers.

Comme i l e s t souhaitable pour l ' a s p e c t de conserver l e même


intervalle A, entre l e s voiles, on a avec les notations du schéma :
= 2A, t A, t 2a
L1 .
L2 = 2.4, t A1 t 2b

La solution consistera donc à jouer sur les valeurs du débord


aux extrémités a e t b , en modifiant légèrement l a règle de répartition
des points d ' a p p u i définie précédemment, selon laquelle a (ou b ) =.0,5Al
La règle modifiée
..
~
sera . l a suivante :
, I r

I 1

. L -J

3 - -Les
- t a b l i e r s o n t des largeurs très différentes.

I1 e s t souhaitable pour l'aspect des ouvrages que les rapports


entre les vides e t les pleins r e l a t i f s aux deux tabliers accolés soient
sensiblement égaux.
En premier lieu les nombres de voiles de chacun des t a b l i e r s
doivent ê t r e en rapport avec leurs largeurs. En j o u a n t sur les valeurs
des débords aux extrémités a e t b dans les limites indiquées au 5 précé-
d a n t e t éventuellement iur l a longueur des voiles, i l e s t possible d'ob-
t e n i r une homogénéité d i aspect des appuis des t a b 1 i e r s accolés.
Lorsqu'il n'y a pas de vide entre les deux t a b l i e r s (ou un vide
t r è s f a i b l e ) , on cherchera à obtenir pour l ' i n t e r v a l l e entre les deux ap-
pareils d'appui A e t B une valeur A' q u i s o i t égale ou peu différente de
celles des intervalles A, e t A 2 ( c f . schéma ci-dessous).
- 33 -

1.3. Catalogue de formes des colonnes et des poteaux


(MODÈLES DE BASE 19
7%- (Section p r é e )

a = 1,OOm a = 0,ûOm a=0,60m

A
\ / \

a 2 0,50m

Béton : 5,0a2
(pour H? 5,OO m)
Coffrage : 20,O a

A réserver au cas d’ouvrages peu b i a i s .


Si les éléments sont de faible section ( a 0,60 m ) ,
ils doivent être liaisonnes en tête par un chevêtre. \ /
En l’absence de chevêtre, une dimension
minimale de 1 m permet de placer des vérins
Emplacement des vérins
(cf. schema ci-contre ) .

aqpareil d’appui

-% ~ _
6ection circulaira
_

Béton

Coffrages
(pour H -
V-
5,OO m )

La section circulaire convient pour tous ouvrages, même tres biais.


=
Un chevêtre est necessaire, s i 4 0,60 m .
Le coffrage, s’il est realiçe a l’aide de deux demi- cylindres, peut Emplacement des verins
poser quelques problemes (eviter toute trace de raccord sur
ie parement fini ) .

.verin

‘-appareil
d’appui
III
b >, 0,50
a<2b
(Section recta ng u Iaire)

Beton :5(a.b)
Coffrage : 1 0 ( a + b )

Plus favorable que la forme carree,


a section rquivalente ( encombrement
transversal moindre 1.

I: 1
a ,<2b
(Section.- elliptique)

Beton : 3 , 9 3 (a.b)
Coffrage :7,85 (a+b)

Coffrage delicat a realiser et coûteux


(utilisation de lames de bois etroites )
(Section carrée)

a>O50
1’ ’

2 2
Béton : 1,67 (ao+a,+aoa,)

Coffrages : 10 (ao+al)

(Section circulaire)

Coffrage délicat a realiser et coûteux.


En l’absence de chevêtre,la valeur de a. ou devra
être, le cas échéant, suffisante pour placer
des verins (cf. page 3 4 ) .
37 -

(MODÈLE DE BASE3C)

(Section carrée)

Béton : 1,67 (a:+ a: 4- ad a, )

Coffrages : 10 ( a z a l )

(Section circulaire)

>, 0,60

Béton : 1,31(41+4:[email protected], 1

Coffrages :7,85 (40+ 41

Coffrage délicat a réaliser et coheux.


La valeur de a. ou de devra être, le cas échéant,
suffisante pour placer des vérins ( cette forme n'y est pas favorable ) .
JI ”

CMQDÈLES dérivés de 1A ( page


..,,
34 ,>

Hexagone regulier
(11

b>, 0,60 m
c I 0,s a P 0,577 b
-
1 2

beton : 3,25 a2= 4,33 b2


coffrage: 15a = 17,32b

Hexagones allongés
(2) (3)
a
7

b >, 0,50m b 0,60 rn *


ag2b d2i0,4b

béton: -
5b ( a 0,289 b ) 3,50 ab
coffrage: 10 (a+0,577b) 2i 11,O a + 1,0 b
Calcul Automatique : par simulation

Octogone régulier
(4)

4 5

1’
a>0,60m
c = 0,414a
béton :4,14a2
coffrage : 16.57 a

P I
Octogone allonge
(5)

a g 2 b
b >, 0,50rn

béton : 5b (a-0,172 b )
coffrage : 10 (a+0,657 b )
Calcul Automatique : par simulation
39

UI
Schéma de
ferraillage
Detail A

Béton : 3,75a2
Coffrage : 20a

a = 2b
b>, 0,50111
* ' *0,50 m : dimension minimale pour
Calcul Automatique : par simulaiion appareil d'appui et vérin

I
pour b I 0,2 a Détail B ~ schema de
Coffrage :?6 a ferraillage
I

Lignes d'oppui
possible

a >, 0,80m
b 0,2a
Calcul Automatique: par simulation
b 3 0,2011-1
-40 -

0x8)

a,< 2b

Béton : 2,5a + 0,90


Coffrages :10,0a +11,0

Calcul Automatique : par simulation


b = 0.80 m
c = 0,50 m

cgpDétail A

___. a

c >, 0,SO

I
Éclairage
k b c i o g o n e régulier
base carrée

a > 0,15 Hv
Béton : 4,71 a2

Coffrages : 18,3a

Calcul Automatique : par sirnulation


L v o i r détail
modele 1A5, p 6

(1AO)

base rectangulaire

>;O
Detail B
Béton :4,5aa.b

Coffrages : 10a +8 b
2

Calcul Automatique: par simulation

Lvoir détail
modèle 1A5, p 6
coffrage complexe

a base rectangulaire
Detail A

Béton:5ab -0,38 b 2
pour b = 0,80
Coffrages : = 10a+8,2 b

Calcul Automatique : p a r simulation


“4
[--.voir page 6

particularites de coffrage :
angles rentrants

base carrée Detail B

Béton : 4,5aa2
pour b=O,5a
Coffrages : LX 20a
0,4 a ,< b < 0,Sa

Calcul Automatique : par simulation voir page 6


(MODÈLES DERIVÉS DE 3 C ( page 37 1)

Base l a r g e .
Attention particuliere a porter
aux arêtes de la grande diagonale
(chanfreins indispensables )

bo >, 0,60

a= 1,5 b

3 compris entre 1,5 et 2 detail A


a0
Béton
bo
:0,56 (a:

C6ffrages :6,0

C?lciil Automatique
+ a: + aoa, 1
( a. + a, )

: par simulation
v Lchanfrein
(z2cm)

Peut convenir pour des ouvrages


dont l'angle de biais est voisin
de 50 g r .

suivant la direction d'observation

F i 0,21 a
HV
a,< 0,3 H,

Béton : E 5 . 1 a2

Coffrages : 20,Oa

Calcul Automatique : par simulation


?-
Base large
H
Particularité de coffrage : angles rentrants

112 vue L- ciessus

a,= 2a0

F= ae
2H

Beton : 9,2 a i

Coffrages : 26,2 a.

arête verticale

Calcul Automatique : par simulation


45 -
1 I
ASSOCIATION DE COLONNES OU DE POTEAUX
APPUIS COMPOSÉS

. .

Dans l a plupart des cas l'emploi de colonnes ou poteaux nécessite


d'en employer plusieurs p o u r constituer une ;;$me p i l e , e t de les r e l i e r en
t ê t e par u n chevêtre, e t en pied l e plus souvent par une semelle nervurée.
On treuvera p. 16 à 19 de l a pièce 1.1.2 des indications sur les dispositions
de base habituelles pour de t e l s appuis.
Ce q u i s u i t d é f i n i t schématiquement d'autres modes non classiques
d'usage de plusieurs colonnes ou poteaux.
On trouvera ci-après t r o i s exemples d'association de colonnes
e t de poteaux. Chacune de ces associations e s t constituée de deux éléments
de moyennes dimensions réunis en t ê t e par une traverse, q u i peut ê t r e un
ckevêtre porteur ; cette disposition offre l'avantage de permettre de dis-
poser des vérins sans problème particulier. La pi l e peut éventuellement
ê t r e consti tuée de plusieurs associ ations de ce genre, chacune jouant en
gros le rôle d'un voile dans une pile de voiles multiples.
Deux exemples de piles composées montrent ensuite ce que l'on
peut obtenir à partir d'éléments d'assez grandes dimensions réunis par
une traverse, respectivement en partie b x s e e t à l a partie supérieure.

___ -~

( E a _-
tion de 2 colonnes cylindriques)

Nota, Prévoir une ligne de reprise de bétonnage


bien marquee (en creux) au niveau de
la traverse inférieure .

Béton : = 9 (7,85 $J+0,32 1


Coffrages :=33,2 9 - 1,3
p
Rema ra ue.
I1 e s t assez rare qu'une
t e l l e association corres- Détail A

ponde à un espacement
fonctionnel des appareils
d ' a p p u i , iorsqu'ii y a üne Detail A
::,ul n association d 2 colonnes reprise
p 2 r l i s n e d'appi'i.
46

@ G a t i o n de 2 poteaux rectangulaires)
___

Details

Béton : Ia ( I O b + 0 , 4 5 )

Coffrages : = 22 a + 20 b - 0,80 r a - L w0,5a


+r

Pcmarque : c f . page 45 .
29 25a ___l

Nota- Prévoir une ligne de reprise au


niveau de la traverse inférieure.

E-I

Beton .c + l V 3 5)
a (lob pour des hauteurs

Coffrages= 26,2 a + 20 b - 1,80


de traverses

-voir détail A
page 45
47

a 1,5 b

Remarque :
6onne exécution
d i f f i c i ie (reprises
de bétonnage) notain-
ment pour les pare-
ments.

(dérivé de IC 3)
2 - APPUIS NON COURANTS ou SPÉCIAUX

(Se reco<[Link] p i è c e 1.1.2 fj 41

Les modèles représentés dans cette deuxième série sont destinés


ou esthé-.
à des u t i l i s a t i o n s bien particulières (raisons fonctionnelles
tiques, ou les d e u x ) , e t ne sauraient ê t r e considérés come des appuis-
types ; i l s doivent plutot ê t r e regardés comme des exemples de ce qu'il.
e s t possible de f a i r e pour ries ouvrages "courants".
I l s présentent tous des discontinuités de formes e t sont donc
d'une réalisation plus délicate que les précédents, que ce s o i t du point
de vue du coffrage ou de celui du ferraillage ; en outre, i l s ne peuvent
ê t r e pris en compte par l e programme de calcul automatique e t devront donc
ê t r e calculés manuellement. De plus i l s présentent souvent des oints
c r i t i q ____
u e s p- u_ _r _ l e dimensionnems
__ p_s_
(cas des appuis m V, par exempile

Pour certains d'entre eux, des indications sont données con-


cernant leur u t i l i s a t i o n éventuelle : type de t a b l i e r auquel i l s s'adap-
tent plus particulièrement, conditions e t contraintes d'implantation,
e t c . . . ). Enfin, e t en raison de leur plus ou moins grande complexité de
formes, aucune expression des quantités n ' e s t donnée e t l'on devra en
f a i r e directement 1 'évaluation. Pour des raisons surtout esthétiques,
mais aussi mécaniques, on s'efforcera de respecter les proportions tel les
qu'elles ressortent des dessins fournis.
- 49 '-

ci>
(Modèle dérivé du 3 B)

@odèle ~~ dérivé du 3 C j
i~
Convient pour des tabliers a encorbellem'ents

Hauteur modérée (H 5 m ).

Mêmes observations que ci- dessus .


Remarque :

Ce modèle, ainsi que l e s


suivants jusqu'à S 1 1 inclus)
e s t à r e t e n i r lorsque l a
place au sol ebt limitée,
e t l a hauteur q-i;dérée.
(,,,>
czIIID
Coffrages complexes

Coffrages complexes

Utilisation : en site urbain, lorsque la place
au sol est limitée. .

Hauteur : moyenne (5m a importante (8-10 m ) .

-
Mêmes observations que ci dessus .
L,< 0,8 H

Utilisation : dans le cas d’une recherche d’aspect .


Coffrage spécial

Ferraillage delicat

Hauteur moyenne : H 5m
Variantes possibles sur les géométries
-
du vide et des avant becs.

--,
7-
,,( S 1 8)

Coffrage spécial

Hauteur moyenne ‘V 5 m
1.2.3
MODELES DE PILES-CULËES

Page

INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1. FONOATION ............................ .................... .................................... 2

1.1. -Fondation u p-e-r_f-i-c-i -e -l l--e ...........................................................


- -- - - -- -- - --s- 3
1.1.1. Semelle dans le t e r r a i n naturel ....................................... 3

1 . 1 . 2 . Semel l e au dessus du t e r r a i n naturel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

1 . 2 . _Fondation
_ _ _ _ _ - _ - _ profonde ---- ......................................................
_-__------- sur pieux 11

1.2.1. Pieux verticaux sur 2 f i l e s ............................................ 12


1 . 2 . 2 . Pieux verticaux sur 2 f i l e s e t pieux inclinés s u r . . . . . .. . . . . . . . . . 16
1 file.
1.2.3. Pieux verticaux sur 1 f i l e ou piles-colonnes ..................... 17

2. PARTIE INTERMEDIAIRE .......................... ............................................. 20

2.1. Dispositions types ..* .............................................................. 21


2 . 2 . Nombre e t espacement des colonnes ou des poteaux . . . . . . . . ................. 23

3. PARTIE SUPERIEURE. ...................... . .................................................. 26

3.1. D i s p o s i t i o n s types . . . . . . . . . . . ..................................................... 27

3.2. Modèles types ............................................................. :. . . . . . . . . . . 31.

4. PZLE:I-c'lrEES APFAKEP!TES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47.


5 , t;!'-j'/:rLE? . . ............................ ......................................................... 44
- 1 -

INTRODUCTION.

La présente p i è c e comporte c i n q p a r t i e s d i s t i n c t e s :

1 - FONDATION
2 - PARTIE INTERMEDIAIRE.
3 - PARTIE SUPERIEURE.
4 - PILES-CULEES APPARENTES.
5 - EXEMPLES.

Les t r o i s premières d é c r i v e n t e t d é f i n i s s e n t séparément l e s


éléments c o n s t i t u t i f s d ' u n e p i l e - c u l é e e n t i è r e m e n t noyée dans l e r e m b l a i
ou peu apparente ; l a quatrième d é f i n i t l e s c a r a c t é r i s t i q u e s propres de
chacun des éléments c o n s t i t u t i f s d ' u n e p i l e - c u l é e apparente ; e n f i n l a
cinquième montre un c e r t a i n nombre d'exemples obtenus p a r l a combinaison
de ces éléments c o n s t i t u t i f s a v ( a v a n t - p é t r é s .

I 1 e s t r a p p e l é i c i que l a L ~ n ~ e i i t d'une i ~ t ~ pile-culee e s t i n -


séparable d ' u n c e r t a i n nombre de données e t d ' o p t i o n s p r é l i m i n a i r e s ; on
se r e p o r t e r a pour c e l a à l a NOTICE GENERALE, p i è c e 1.1.3, 5 1.2. A l a
d i f f é r e n c e des p i l e s ( p i è c e 1 . 2 . 2 ) , 1 ' a d a p t a t i o n au s i t e j o u e sénéralement
pour l e s p i l e s - c u l é e s un r ô l e majeur p a r r a p p o r t à l ' e s t h é t i q u e . C ' e s t
ce q u i e x p l i q u e l a d i f f é r e n c e de p r é s e n t a t i o n des deux p i è c e s .

Pour chacun des éléirients c o n s t i t u t i f s , on a mis en évidence, en


l e s séparant, l e s données e t l e s dimensions à d é f i n i r .

Pour l a mise au p o i n t du d é t a i i du c o f f r a g e , on se r e p o r t e r a à
l a p i è c e 1.4.1.
- 2 -

1 1- FONDATION 1

On distinguera les deux principaux types de fondation envisagés


dans la NOTICE GENERALE (cf. pièce 1.1.3, fj 2 . 2 ) , à savoir les fonda-
tions superficielles et les fondations profondes sur pieux. A l'intérieur
de ces deux types, plusieurs cas'sont envisagés ; ils sont classés de l a
manière suivante :

1.1, FONDATION SUPERFICIELLE

1.1.1. Semelle dans le terrain naturel.


1. Semelle filante.
2. Semelles isolées.

1.1.2. Semelle ou sommier au dessus du terrain naturel.


1. A un niveau intermédiaire.
2. En tête de talus de remblai.

1.2, FONDATION PROFONDE SUR PIEUX

1.2.1. Pieux verticaux sur 2 files


1.2.2. Pieux verticaux sur 2 files et pieux inclinés sur 1 file.
1.2.3. Pieux verticaux sur 1 file ou piles-colonnes.

Pour t o u s détails complémentaires concernant les fondations en


général , on se reportera au dossier FOND 72, et plus particulièrement aux
Fascicules 4 et 5.
- 3 -

1.1- FONDATION SUPERFK I E LLE

1.1.1. SEMELLE DANS LE TERRAIN NATUREL

C'est la solution normale lorsque le remblai d'accès est exécu-


té après l'ouvrage ou lorsque, étant execute à l'avance, i l risque de
tasser. La morphologie de la fondation d6pend du niveau du terrain natu-
rel par rapport à celui des appareils d'appui. On peut alors distinguer
3 cas principaux :

Cas 1
Remblai de hauteur moyenne
2,5m < hr < 6 m I
l

t - Chevëtre

- - - Colynes ou poteaux

.
1.

. L-- - Semelle
Cas particulier : remblai de grande hauteur

Cas 2
Faible remblai (<2,5m)

Voile

Semelle

Cas 3
Déblai

I -EN.
I ri Semelle
I I
I l
-4-

A -. SEMELLE FILANTE.

a -. Cas d ' u n remblai de hauteur moyenne,


i&Kajne-@gmqlgi : disposition courante lorsqu'un remblai d'accès
e s t exécuté après construction de 1 'ouvrage.

COUPES TRANSVERSALES

I :
Colonnes ou poteaux ~ . H1
,
- 0 c ou a
I

' T.N. kJ-4


I

Variante

"béton de propreté
épaisseur E 10

PLAN

I 1 t

NOTA - La semelle sera toujours


rectangul ai r e en p l a n , hori zon-
-
t a l e e t , en principe, centrée
sur les colonnes ou l e s poteaux;
une nervure lui s e r t de raidis-
seur, excepté dans l e cas de
l a yariante.
- 5 -

DONNEES DIMENSIONS A DEFINIR

Ls : longueur de l a sepelle
D : profondeur, fixée selon
1 es données géotechniques. L -(n-O,2)e ,valeur conseillée
S

H1
: hauteur t o t a l e de l a pile- B : largeur de la semelle B 2 1,50 m
culée.
b : largeur de la nervure b = Oc + 0,lO m
flc : dimension transversale des
colonnes ou des poteaux hs : hauteur de l a semelle h s > - T e t 0,60 m
Ou a ( c f . partie intermédiaire).
n : nombre de colonnes.
h n : hauteur de l a nervure hs+hr,=0,3e e t h,ah,
e : espacement des colonnes. Cette valeur h n e s t à majorer pour re-
(dépend de l a coupe trans- prendre les e f f o r t s dus aux tassements
versale du t a b l i e r e t du différentiels,dans l e cas de ponts t r è s
biais).
larges fondés superficiellement sur un
R* : charges à porter (réactions
sol irrégulier ( c f . pièce l . : c l 5 [Link])
du t a b l i e r t poids propre de
d : débord de l a semelle sur l a
nervure (peut ê t r e supprimé) d < h,
l a pile culée).

i* : Contrainte admissible sous l a Pour l e prédimensionnement de l a semelle,


semelle. c f . pièce 1.3.1 fj 3 . 2 . 2 ou FOOT 67.

Les valeurs de R e t de 9 correspondent au même état-limite : d ' u t i l i s a t i o n ou ultime,


Y

selon celui qui e s t prépondérant.

!
-----------
Limite d'emploi--- - S o l u t i o n devenant peu avantageuse lorsque l e
poids de t e r r e porté p a r l a semelle devient largement supérieur à l a réac-
tion d'appui maximale du t a b l i e r .

Gas-partlcul Ier- i-rembl al-be-9rande-Sauteur -


Lorsque la hauteur du remblai devient importante (au-delà de
6 à 7 m ) l e poids de t e r r e porté par l a semelle e t , par voie de consé-
quence, sa largeur deviennent souvent prohibitifs ; i l e s t alors préfé-
rable de rechercher un autre mode de fondation , s o i t en t ê t e de remblai,
s o i t sur semelles isolées ( c f . page 7 ) .

b - Cas d'un faible reriblai.

En raison de l a hauteur
t réduite de l a pile-culée, les
colonnes ou poteaux sont rem-
t voile
hauteur < 2 m placés par un voile qui joue
épaisseur
conreiilee = 0,50 rn
l e rôle de nervure pour l a
semelle ; on aura toujours l a
condi t i o n :
B - E
hs 2 ; I
- 6 -

c - Cas d u déblai

La pile-culée se réduit à
u n p e t i t massif de fondation en
t ê t e de talus , j o u a n t l e rôle
de sommier.
voir details Sa face supérieure sera
ci- dessous
aràsée de manière à suivre l e
profil transversal du t a b l i e r ,
en réservant un espace l i b r e
d ' a u moins 15 cm destiné à fa-
disposition i disposition 2 c i l i t e r l a mise en place des
appareils d'appui e t à placer
éventuellement des vérins pour
soulever l e t a b l i e r ( c f . pièce
1.4.1).
Transversalement, e l l e
présentera dans sa partie avant
a une découpe destinée à f a c i l i t e r
l'accès aux appareils d'appui
( c f schémas ci-contre),

--- ------LS - Elle dépend de la configuration de l a partie


- Longueur
supérieure du massif : en présence d ' u n mur garde-grève, e l l e sera sen-
siblement égale à l a largeur biaise d u t a b l i e r ; dans l e cas contraire,
e l l e pourra ê t r e limitée à l a distance entre appareils d'appui extrêmes
( c f . Longueur du chevêtre, page 28).
--- -----B - Elle détermine l a capacité portante d'une fon-
- Largeur
dation en t ê t e de taltis,qui dépend de 5 paramètres ( c f . FOND 7 2 , Fasci-
cule 4 , § [Link] e t Fascicule 5 , 5 [Link]):
- l'inclinaison du talus P
- les valeurs de c e t cp : caractéristiques d u terrain
- l a distance do de 1 a face externe à 1 ' a r ê t e d u talus f i n i
- l a fiche D.
La capacité portante diminue lorsque l a pente du talus augmente
e t lorsque les autres valeurs diminuent. Généralement l a valeur de B sera
comprise entre 1 m e t 1,50 m .
En l'absence de dalle de transition ou s i cette derniere e s t tri%
courte ( 1 ni à 1,5 m ) , 1~ f o n d a t i o n sera toujours centrée sur l a ligne d'appui
.......................
Conditions de s t a b i l i t é - La fondation sera stable s i les deux
conditions sui vantes sont respectées :
- la pression sur l e sol horizontal e s t inférieub-e à 4
- les coefficients de sécurité de l a s t a b i l i t é du talus seul
( r l ) e t du talus avec fondation ( I?,) sont supérieurs à 1,5.
- - En présence d ' u n mur garde-grève, on adoptera l'une des disposi-
%Nota
tions représentées page 10.
- 7 -

8 . SEMELLES ISOLEES.

----------
Domaine d'emploi - C'est une disposition conseillée lorsque l a
différence de cote entre l e t a b l i e r e t l a fondation devient importante
( >, 9 à 10 m ) . Les schémas ci-dessous définissent une t e l l e pilr-culée.

EL E VAT ION

-poteau ou voile

-
r-
1 Ligne d'appui

L- -

NOTA - Dans l e sens transversal (sens B ) i l peut y avoir lieu d ' é l a r g i r


à la base les poteaux constituant l a partie intermédiaire e t de les ex-
centrer vers l ' a v a n t , ainsi que les semelles. Les semelles, toutes iden-
tiques, seront centrées sur l a base des poteaux ou des voiles, donc pas
nécessairement sur l a ligne d'appui.

Cette disposition e s t avantageuse lorsque les desLentes de


charge sont peu nombreuses e t espacées;par r a p p o r t à une semelle f i l a n t e
e l l e permet une réduction importante d u poids de t e r r e à porter. Elle
n ' e s t envisageable que s i l a qualité d u sol l e permet (absence de t a s -
sements différentiels appreciables) ou s i 1 'ensemble de l a pile-culée e s t
convenablenient raidi à sa partie supérieure.

Dimensions à définir

D : profondeur L, : L, >, 1,50 iî~

H,: hauteur t o t a l e de l a pile-culée B : B=ct2h,


b,c :dimeGsions des poteaux ou des voiles hs : h,
is - b
2 7 - e t h , 3 0,60 rn
R : charge à porter p a r l a semelle
4 : pression admissible. I cf. p. 5 b , c : éventuel Iement (cf .p 2 1 e t 22
et l'on doit vérifier la condition ?,1R 4 F
[Link]
-8-

SEMEL SEMELLE ou SOMMIER AU DESSUS DU TERRAIN NATUREL

1. A EN NIVEAU INTERPIEDIAIRE.

___-

(distance droite)

Cette solution e s t intéressante lorsque l e remblai d'accès de


hauteur moyenne ou importante e s t exécuté à l'avance e t présente peu de
risques de tassements.
Le niveau de l a fondation sera choisi de manière que les des-
centes de charge du t a b l i e r puissent se f a i r e directement p a r l ' i n t e r -
médiaire d'un voile plein de hauteur maximale égale à 2 m. Une distance
droite d ' a u moins 3 m e s t à réserver entre l e bord externe de l a semelle
e t l e talus ( c e t t e distance peut ê t r e réduite à 2 m en cas de t ê t e de
remblai améliorée e t de corps de remblai peu plastique). La portance
nécessaire de l a fondation e s t de l ' o r d r e de 1,2 bar à 1 , 5 bar pour
des ouvrages courants.
On devra s'assurer que l a sujétion des 3 m ne conduit pas à
allonger o u t r e mesure l a portée du t a b l i e r e t perdre ainsi l'avantage
économique de ce type de pile-culée.

2. EN TETE DE TALUS DE REMBLAI


...........................
l a fondation se compose d ' u n sommier reposant sur une zone de
remblai t r a i t é (grave - l a i t i e r ou grave-ciment). Le sommier sera posé
l e plus h a u t possible, compte tenu de l a conr'itim de r;iise hors gel.

Cieux dispositions s o n t à retenir :


- seule l a t ê t e d e remblai e s t t r a i t é e sur 1 m de hauteur environ;
- le remblai e s t t r a i t é sur toute sa hauteur.
Les s c h . : i i ~ s de 'o. page suivante définissent ces deux dispositions, ainsi
que les valeurs courantes des principaux paramètres.
-9-

- Tête de remblai t r a i t é e
Variante

2s;of d l 0 droit

&-------"y I
i - 1 . ' I > I

h= l m
Valeurs courantes
d z 3,50 m

- Remblai t r a i t . é sbr t o u t e sd hauteur

/ I . '
' _
' .\

Dimensions à définir. On se reportera aux indications concer-


n a n t 1 e c a s - a Ü - d ~ b T a i - T c ~ ~ - p6â )~.e

- - - - - - -de- -choix
Critères - - - - Une t e l l e solution v ' e s t valable que s i l e
remblai e s t exécuté assez longtemps à l'avance, afin de limiter les tas-
sements. Elle n ' e s t intéressante que s i l a reaction d'appui maximale e s t
relativement petite par rapport au poids propre d'une pile-culee classi-
que pour laquelle les terres à porter constitlreraient la partie principale
de l a charge.
Elle e s t avantageuse e t parfois la seule à r e t e n i r , en cas de
remblai de hauteur importante.
Cas d ' u n mur garde-grève
------------- e t leu)
----- -------- d ' u n e dalle de transition.
-- ..........................
I l e s t rappelé que l a larqeur B de l a fondation n ' e s t pas l i é e
à la géométrie de l a partie supérieure, qui dépend notamment de la dis-
tance entre lignes d'appui du t a b l i e r e t de l a dalle de transition, mais
e s t déterminée uniquement en fonction des réactions d u t a b l i e r e t de l a
dalle de transition éventuelle, ainsi que des caractéristiques du terra'in.
Pour cette raison, l a configuration de l'ensemble peut ê t r e t r è s diver-
s i f i é e , comme l e montrent les schémas de la page 10. CePendant on évitera,
par engraissement du sommier, les fai bles décrochements qui ne permettraient
d'économiser que de petites quanti tés de béton, t o u t en compliquant coffrage
e t f e r r a i 11 age.
-10-

c d e

a210cm

Z6ne engraissée

t
I

+.I c

-
B I' -B '
* 2 .I_ 2
a 2 1 0 cm

I I
ne sera pas centréeesur l a ligne d'ap-
*E'= pui du tablier, mais e l l e sera placée
- *
A
Q *
Valeurs courantes de D1
de telle manière que
(RD max + RD min) D T
- 11 -

1.2- FONDATION PROFONDE SUR PIEUX

3 dispositions courantes sont décrites ; elles sont classées suivant le nombre et l'inclinaison
des files de pieux.
1.2.1- PIEUX VERTICAUX SUR 2 FILES
1 T.N. ou remblai
_- -- -- __
r:
I I
Semelle ou sommier

1. Cas du deblai ou d'un


r9mblai execute a l'avance.

2- Cas d'un remblai exécuté


aprés construction de la
pile. cuke ou de l'ouvrage.
I

" /
--- L ._
-. --

c-
- ~~ Pieux verticaux sur 2 files

Semelle

Pieux verticaux sur 2 files

1.2.2,PlEUX VERTICAUX
.-_
SUR 2 FILES-
- -
et PIEUX INCLINÉS
_--____
SUR 1 FILE

Semelle ou sommier

Cas du déblai
remblai executé

Pieux verticaux sur 2 files


Pieux inclinés sur 1 file

1.2.3 - PIEUX VERTICAUX SUR 1 FILE ou PILES- COLONNES


-

T.N.

Chevêtre

Cas du déblai ou d'un


remblai exécuté à I'avanc Pieux verticaux sur 1 file
ou piles-colonnes

kjgnt?-d_e_1,2,3: pieux verticaux et inclines sur 1 file


- 12 -

1.2.1 - PIEUX VERTICAUX SUR DEUX FILES


1. - DEBLAI 01' REMBLAI EXECUTE A L'AVANCE.

Coupe transversale Elevation partielle

béton de propreté
. .
'-1 I I I ' épaisseur 2 IO

Cette disposition e s t recommandable lorsque l a voie inférieure


e s t en déblai O U cue l e remblai e c t exicuté a i'avùnces -ct que les fi-
f o r t s horizontaux sotit peu importants ( i l s peuvent ê t r e repris par l a
réaction horizontale du terrain sous l a semelle). C'est l a disposition l a
plus employée dans les ouvrages courants en cas de fondations profondes .
La semelle sera placée l e plus h a u t possible, compte tenu de
l'espace à réserver sous l e t a b l i e r p o u ~accéder aux appareils d'apphi;
e l l e e s t complétée par une nervure d o n t l e rôle, essentiellement d'ordre
géométrique, e s t d'assurer l e calage des appareils d'appui au niveau requis.

Données Dimensions à d é f i n i r

- Niveau de l'intrados - g : diamètre ou section des


pieux.
- g : diamètre ou section des pieux
- L : longueur des pieux, l i é e aux - Nombre de pieux
données géotechniques - k ! : distance entre l e s f i l e s de
pi eux.
(préfabriqués - B : largeur de l a semelle
- nature des béton (ou exécutés en - h,: hauteur de la semelle
pi eux (pl ace
métal On trouvera à l a page sui-
- R : charge t o t a l e à porter (réac- vante un rappel des c a r a c t é r i s t i -
tion du t a b l i e r t poids propre ques des différents types de pieux
de l a semelle t poids des e t des indications sur les dimen-
pi eux). sions transversales de l a semelle.
- Force portante d ' u n pieu. - b : largeur de l a nervure.
- h,: hauteur de l a nervure.
- 13 -

Le diamètre des pieux doit ê t r e considéré, t a n t ô t comme une


donnée, t a n t ô t comme une dimension à f i x e r , de laqueile dépendront les
dimensions transversales de l a semelle >(B e t h,) : l a semelle l a plus
petite sera obtenue avec l e plus p e t i t diamètre, d o n t l a valeur e s t fixée
à 0,60 m pour des pieux exécutés en place.

Le diamètre est'souvent un élément d'une offre e t doit s a t i s -


f a i r e à diverses conditions : portance t o t a l e , nombre de pieux, coût,
e t c ... I1 fera donc l ' o b j e t d'une dTscussion, d o n t on trouvera les élé-
ments dans l a N O T I C E ' G E N E R A L E , pl'èces 1 . 1 . 2 e t 1.1.3. Quant au dimension-
nement proprement d i t , on trouvera des éléments dans l e dossfer FOND 72,
Fascicules 4 e t 5.

PIEUX - Le diamètre des pieux e s t l i é à leur longueur, selon l a règle


suivante applicable aux pieux en b&J>~-_a_r_mle:
1
pieux préfabriqdés : 4 >, -
I-

30
de la longueur
1
- pieux exécutés en place : Q 2 - de la longueur
20

Pieux préfabriqués battus 1 Pieux exécutes en place

l Longueur maximale
30

9
40

12
50

15
60

12
70

M
80

16
L (m)
Force ortante
mo ,&e 50 90 140 140 200 250
I d'utiisation (1) 6
3 @ valeur normale
La distance entre axes des deux f i l e s e s t f? =
2 , 5 !J valeur minimale
Domaine d'emploi ( c f . FOND 72, Fasiicule 4; 54 2,3.1).

<
I 5 rn ,c, L

8 m < L ,< 15 m
8 m : pFeux préfabriqués battus

: pieux préfabriqués ouexécutés en place

: pieux exécutés en place.


SEMELLE - Les paramètres en sont définis ci-dessous ( en coupe transversale
e t erl coupe longitudinale)
p--d -)I

a*

Colonne poieau I
+-I
--+---
I I l
ou Nervure éventuelle*- I

i
I Ih,

U
Largeur de la nervure éventuelle ou diamètre des colonnes (ou poteaux?:
- 14 -

Dimensions transversales.
........................
(5 0 valeur normal e
_ _ -- - - -
Largeur E =
14,s 0 valeur minimale

Hauteur - h S > 0 , 5
------- (1- $) + d (condition de r i g i d i t é ) ''

La valeur de hS doit ê t r e t e l l e que l'ancrage c'es armatures des


pieux dans l a semelle s o i t correctement assuré. Le diamètre des barres é t a n t
en gros proportionnel à celui des pieux, on peut considérer que l'ancraue
d'une armature HA avec crochet e s t assuré s i l a semelle a une hauteur h s
au moins égale au diamètre 0 des pieux, étant entendu que les arm2tures
sont terniinées p a r des crochets ou crosses d'ancrage e t implantées en nombre
suffisant au d r o i t des pieux ( v o i r pièce 1 . 3 . 2 ) .

Le tableau suivant donne, en fonction du diamètre des pieux, les


valeurs de la làrgeur e t de la hauteur de la semelle dans les hypothèses
suivantes :
- largeur normale : B = 5 # I,!= 30,706
- hauteur minimale: h,= 1,5 $6-0,lO (m)
pour I a =
d ~0,OSrn
m

- ____.______--

4 cm
30 40 50 60 70 80 > 80 cm
Les pieux seront
Il
Bm 1,50 2,OO 2,50 3,OO 3,50 4,OO dicposés sttr une
beuie f i l e .
0,60* 0,60* 0,6L1 3,f'O 0,95 1,iO
hs m
c .-~ -
t v a l e u r minina,le absolue

Ces résultats peuvent se traduire par l a formule (approchée par


excès) suivante :

s mi n iilia 1 e = k , 4 01 ( 2 ) et, h s > 0 , 6 0 m

Cette dimension courante de l a hauteur de l a semelle ne pose aucun


problème pour l'ancrage des armatures du pieu d a n $ l a semelle. Des é t r i e r s
ne seront généralement pas nécessaires ( c f . pièce 1.3.2 Cj 4 ) .

Les schémas ci-après, é t a b l i s d'après les valeurs données au


tableau précédent, montrent 1 'incidence du choix d u diamètre des pieux
sur les dimensions de l a fondation e t , par s u i t e , sur son c o û t .
_ _ - - - Elle n ' e s t pas à prévoir systématiquement-et paraît superflue
Nervure
----
du seul point de vue mécanique lorsque les descentes de charge se font,..:)
au droit des rangees de pieux( 11 ou 21sur l e schéma de droite de l a p$g,e<-
13) ; par contre, e l l e peut ê t r e nécessaire dans l e cas d'une descente.",
de charge t e l l e que 31 s',effectuant dans 1 'intervalle 1 séparant deux.&*
rangées de pieux e t s i l? e s t nettement supérieur à e ; l a hauteur de l a
nervure pourra alors ê t r e déterminGe par application de l a relation sui-
vante, qui exprime l a condition de r i g i d i t é dans l e sens lo'ngitudinal
(cependant, dne t e l l e disposition e s t déconseillée) :
hn
+
(e-
hs % c y 5
' a' + d'
7
La nervure e s t nécessaire du seul point de vue géométrique dans
'
l e cas de dispositions t e l l e s que celles reprzsentées p . 12 e t 16 ; res. d j -
mensions transversales sont alors fonction de ce1 les des appareils d ' a p p u l
e t de l'espace libre à réserver sous l e t a b l i e r .
2- FEMPLAT EXECUTE APRES CCNSTRUVION DT L A PILE-CULEE.

conseillée)
-16-

Cette disposition, q u diffère de précédente p a r l e niveau


de l a semelle, n ' e s t à retenir que dans l e cas d'un remblai d'accès exé-
cuté après l'ouvrage e t s i l a hauteur t o t a l e de l a pile-culée reste modérée.
La semelle, q u i d o i t alors porter tout l e poids du remblai s i t u é au-dessus,
sera ]a plus réduite possible, t e q u i exclut a priori des pieux de grand
diamètre : on limitera ce dernier à 0,60 m dans l e cas de pieux'exécutés
en place.

O( ) Le diamètre de 0,60 m permet,lorsque les pieux sont à l'espa-


cement minima1,de reprendre une réaction d'appui due au t a b l i e r de l ' o r d r e
( 1 de 100 t/ml , valeur t r è s supérieure aux réactions d'appui sur piles-culées
( ) des ouvrages courants. Des diamètres supérieurs ne sont donc à envisager
( ) que par homogénéité avec les fondations profondes sur piles ou pour assurer
( ) une correspondance avec les poteaux.

La semelle f i l a n t e pourra, éventuellement, ê t r e remplacée-par -

des semelles isolées reposant sur 2 , 3 ou 4 pieux, ce q u i permet de ré-


duire l e poids de remblai à porter. Les schémas ci-dessous montrent une
t e l l e disposition.

.ligne d'appui

-2 pieux 3 pieux 4 pieux


Les pieux sont disposes symétriquemeni
(. par rapport b la ligne d'appui )
1.2.2,~l~ux
VERTICAUX SUR DEUX FILES et PIEUX INCLIN~S SUR UNE FILE

e= 3 @ (valeur conseillée)
- 17 -

Cette disposition, comportant quelques pieux inclinés dans l a


f i l e a v a n t , n ' e s t à retenir que s i d'importants e f f o r t s horizontaux sont
à reprendre ; d'une façon générale,en e f f e t , on ne prévoit pour les ou-
vrages courants ,au stade de 1 'avant-projet, que des pieux verticaux ( c f .
page 1 2 ) .
L'angle d'inclinaison , qui dépend de l'importance des ef-
(Y

f o r t s horizontaux à reprendre, d u nombre de pieux incliniis e t de leur


section, e s t limité pour des raisons pratiques,et sa valeur limite dépend
du type de pieu u t i l i s é . Ces limites sont les suivantes :

- Pieux préfabriqués battus : (Y < 30"


- Pieux forés : l a valeur limite de (Y dépend d u diamètre e t e s t
précisée ci-après.
9 > 1,ZO m a = O ( l ' i n c l i n a i s o n e s t déconseillée)

Si 1 'inclinaison des pieux préfabriqués battus présente peu de


problèmes, i l n'en va pas de même des pieux f o r é s , pour lesquels l ' i n c l i -
naison s'accompagne presque to:ijours d'une mise en oeuvre d é l i t a t e à
p a r t i r d'un diamètre de 0,60 m ; pour cette raison i l est déconseillé
d'incliner les pieux d ' u n diamètre supérieur à 0,8O m y e t l'on s'effor-
cera plutôt de reprendre les e f f o r t s horizontaux en flexion.
Données e t dimensions à définir.
On se reportera aux indications données pages 12 à 1 4 , auxquelles
s'ajoute un paramètre supplémentaire q u i e s t 1 'inclinaison des pieux ;
c e t t e dernière peut ê t r e considérée, suivant l e cas, comme une donnée
ou un paramètre à définir.

1.2.3- PIEUX VERTICAUX SUR UNE FILE OU -


PILES COLONNES

C'est [Link] adapt4e au cas du déblai ou d ' u n remblai


exécuté à l'avance e t 'lorsque les e f f o r t s horizontaux sont peu importants
(ce sera en partkul-ter l e cas si l e s appareils d'appui sont du type g l i s -
sant ; ce sera souvent l e cas pour l e s tabliers larges 1.

t
- 1c -

Concepti
----- on.
----
La résistance aux e f f o r t s horizontaux e s t assurée s o i t par
réaction du sol , s o i t par butée d u chevêtre. S ' i l y a une dalle de t r a n -
s i t i o n , des moments de flexion importants se produisent dans les pieux.
Pour ces diverses raisons, e t pour couvrir les tolérances d'exécution
ainsi que 1es dépl acements éventuels des apparei 1s d ' appui , 1eur di amè-
t r e minimal e s t fixé à 0,80 m, ce qui autorise des descentes de charge
relativement importantes (de l ' o r d r e de 250 t par pieu).
Les pieux sont toujours d'assez gros diamètre ( >0,80 m) e t
présentent, de ce f a i t , une capacité purtante relativement élevée ; par
voie de conséquence, leur nombre sera réduit e t pourra souvent ê t r e de
2 seulement : s i l'on prend, en e f f e t , l e cas d'un t a b l i e r en dalle pré-
contrainte de 10 m de largeur u t i l e exerçant une réaction d ' a p p u i maximale
de l ' o r d r e de 250 t e t s i l'on néglige les e f f o r t s horizontaux, on voit
que deux pieux @ 80 t r a v a i l l a n t en moyenne à 30 bars en e f f o r t de pointe
( s o i t 300 t de force portante) seraient, en principe, suffisants.
I1 apparaît donc qu'une disposition comportant seulement deux
0 ieux réunis en t ê t e par un chevêtre, dans lequel sont ancrées leurs a r -
Eatures , e s t à considérer comme normale pour des largeurs moyennes de
0 tablier ; si l e nombre des appareils d'appui e s t supérieur à 2 , l e chevêtre
sera porteur ( c f . p. 19).

NOTA- S ' i l y a une dalle de t r a n s i t i o n ,


i l e s t conseillé d'excentrer les pieux
vers 1 ' arrière de l a 1 igne d'appui , afin
de réduire les e f f o r t s de flexion dans
ceux-cil La vàleur de 1'3xcentrement e s t :

ET = (RD max + RD min) DT


R T mar + R D max + R T min + R D min-

Données Dimensions à définir

- Niveau de l'intrados = diamètre des pieux

- L : longueur des pieux N = nombre de pieux


- R : charge t o t a l e à e = espacement des pieux
porter. E T ' = excentrement du pieu par rapport aux
- X : espacemen& des ap- appareils d ' a p p u i (seulement en cas de
parei 1s d ' appui. da1 1e de transi t i o n ) .
- Force portante d ' u n
pieu.
.ec = largeur du chevêtre
= hauteur du chevêtre.
hC
~- _-
Dans l e cas d'une disposition courante [Link] deux pieux
e t lorsque l e nombre d'appareils d'appui e s t supérieur à 2 , i l y a lieu
de limiter les e f f o r t s de flexion dans l e chevêtre e t surtout dans les
pieux. Les schémas ci-après montrent une disposition dans l e cas de 3
e t de 4 appareils d'appui, qui minimise les e f f o r t s de flexion dans les
p i e u x lorsque ' e s appareils d'appui s o n t également chargés.

--------
Chevêtre - Les dimensions l c e t h c d u chevêtre doivent : d'une part per-
mettre l'ancrage des armatures des pieux ; d'autre p a r t reprendre, l e
cas échéant, les e f f o r t s de flexion e t de cisaillement dus aux réactions
d'appui du t a b l i e r . Pratiquement, on considèrera une section minimale de
chevêtre en forme de carré de 1,l g de côté, ce qui donne pour fl = 0,80 m :
section minimale : ec 2 hc = 0,90 m
En outre, lorsque l e chevêtre e s t porteur, i l doit ê t r e riqide
*à-vis du tablier,, ce qui implique que sa hauteur s o i t suffisante ; s i
h t e s t l'épaisseur d u t a b l i e r , la condition de r i g i d i t é a pour expression :
h c >, 1,25 . ht

Cette valeur devra ê t r e respectée, même s i e l l e e s t suraboneante


vis-à-vis des e f f o r t s de flexion e t de cisaillement.
Ces différentes dimensions seront évidemment augmentées s i besoin
e s t en fonction des e f f o r t s appliqués.
S ' i l y a une dalle d e transition, l a largeur d u chevêtre sera
déterminée en tenant compte de l'excentrement ET des pieux par r a p p o r t
à l a ligne d'appui ( c f . ci-dessus, page 18).
- 23 -

12, PARTIE INTERMÉDIAIRE I

2.1- DISPOSITIONS TYPES

2.1.1 - Piles-culées de hauteur courante.


2.1.2 - Piles-culées de hauteur moyennement importante .
3:.1.3 - Piles-culées de grande hauteur.

2.2-NOMBRE ET ESPACEMENT DES COLONNES OU DES POTEAUX


- 21 -
-
2.1- DISPOSITIO~STYPES
t

2.1.1 - P I L E S - C U L E E S DE HAUTECR COURANTE ( 2 m G H f S 6 m)

Sections normalisée

Lc$i60]

colonne
c
poteau
( Section circulaire ) (Section carrée 1

Si des efforts de flexion .


relativement importants sont à
reprendre, on pourra adopter
une section rectangulaire dont
l e grand côté s o i t perpendicu-
l a i r e à l a ligne d'appui ; e l l e
peut ê t r e déterminée comme suit :
b x c = a2 b =0,40 m
c = 1,5 b ce qui donne

Les colonnes ou poteaux sont, en principe, disposés au d r o i t


des apparei 1 s d ' appui.
bJOTA- Les c r i t è r e s de choix entre colonnes ou poteaux sont définis ci-
après :
- Si l e biais e s t faible e t les e f f o r t s horizontaux peu impor-
tants, les colonnes e t les poteaux d o n t les sections sont définies ci-
dessus sont équivalents du point de vue mécanique (même module d'iner-
t i e : I = 0,021 m3). Le choix se fera alors en fonction des f a c i l i t é s de
coffrage ou des propositions de l'entreprise. (cf. piece 1.1.3.p. 2 6 ) .
- Si l e biais e s t important , les colonnes sont à préférer aux
poteaux; parce que plus aptes à r é s i s t e r en cas de flexion déviée.

2.1.2 - P I L E S - C U L E E S DE t!P,UTECR MOYENNEPENT I!IPORTAPITE ( 6 m < Hf < 8 m)

On pourra adopter l a règle suivante :


- 22 -

2.1.3 - I L E S - ULEES DE GRA DE H UTECR ( . > 8 m)

On évitera les colonnes, JU profit de poteaux de section rec-


tangulaire ou même de voiles, d o n t l e grand côté sera perpendiculaire à
l a ligne d'appui, e t reposant sur des semelles isolees, suivant l a
disposition décrite page 7 ou sur une semelle unique.
La section pourra ê t r e constante sur toute l a hauteur ou varia-
ble, de façon continue ou discontinue. Les schémas ci-dessous montrent 4
dispositions envi sageables :

O 3

i
face inclinée-, I l /face verticale

il-
Section constante Section variable Section variable
( P i o f i l asymétrique) ( Profil symétrique)
6

Dans l a pratique, on retiendra les dispositiens 1 e t 2 , l a pre-


mière pour sa simplicité, l a deuxième parce q u ' e l l e e s t favorable vis-à-
vis des e f f o r t s horizontaux. Les dimensions conseillees sont données c i -
après.

1, Section constante 2, Section variable (profil asymétrique 1

Fruit F *\cilaletir courante de f

1
Tn-

I l

-
Pliin coupe A A Plan- coupe BB

--vm
0,30+ O, 02 Hf

1 0.15 Hf I
0.30
-21 -

CAS PARTICULIER - POTEAUX ARTICULES.


Les poteaux, de section carrée, sont articulés à leurs extrémi-
tés. Cette disposition présente l'avantage d ' é v i t e r t o u t e f f o r t de flexion
dans les poteaux e t 2 s t pnrti ch1 i r .cinev*I 6cb-otn;quee

Cette disposition ne comporte pas de


chevêtre en t ê t e e t n ' e s t possible que s ' i l
n'y a pas de dalle de transition ; son em-
ploi e s t donc limité. Elle nécessite certai-
nes précautions à l a construction (étaiement
jusqu'au moment où l a tenue en t ê t e e s t as-
surée p a r l e t a b l i e r ) .

2.2-NOMBRE ET ESPACEMENT DES COLONNES OU DES POTEAUX

2.2.1 PILES-CULEES DE HAUTEUR COIIRAPITE.


Le plus souvent, les colonnes ou les poteaux seront disposés
au d r o i t des appareils d'appui , afin que les descentes de charge s'effec-
tuent directement : dans ce cas, leur nombre e t leur espacement sont donc
ceux des appareils d'appui. Cependant, dans certains cas on pourra ê t r e
amené à en réduire le nombre, comnie i l e q t indiqué c i - . >
i l e s t reconnu que, dans les ponts dalles courants, l'espace-
ment des appareils d'appui sur pile-culée, mesuré suivant l a ligne d'appui,
$
e s t de l ' o r d r e de de l a portée biaise de l a travée de rive, afin de l i -
miter l e ferraillage d u chevêtre incorporé a u t a b l i e r ; i l dépend aussi
notahlement d u type de s t r u c t u r e . e t de 1-a largeur elle-même, ainsi que
d u b i a i . Deux cas peuvent alors se présenter ( c f . schémas ci dessous) :

I"' Cas_ 2""' Cas

e i X 2,50 m < e < 5,Om e=2X

2,50 m < A\< 5,Om 1,25m,< X,<2,50m


- 24 -
l e r cas - cet espacement ( A ) correspond à une valeur acceptable pour
les colonnes, s o i t 2,50 m < X 4 5,O m en ordre de grandeur ;
on prévoira une colonne au d r o i t de chaque appareil.
26me cas - cet espacement conduit à des colonnestrop rapprochées, compte
tenu des possibilités de remblaiement entre les colonnes ( u n
espacement minimal de 2,50 m e s t nécessaire) ; on prévoira un
nombre de colonnes inférieur à celiui des appareils d'appui e t
on les disposera de manière à limiter les e f f o r t s dans le che-
vêtre, Dans ce deuxième cas Je chevêtre e s t porteur ; i l doit
ê t r e rigide vis-à-vis d u t a b l i e r , ce qui entraîne un minimum
d'épaisseur égal à 1,25 f o i s 1 'épaisseur du t a b l i e r ( h t ) . La r i -
gidité de l a pi7e-culée dans l e sens transversal vis-à-vis d'un sol
de fondation irrégulier peut conduire à prévoir u n chevêtre plus
rigide. mais seuleKent s ' i l n ' y a pas de semelle f i l a n t e nervurée,

2 . 2 . 2 P ILES-CULEES DE GRAF'DE FAUTEUR.


Une disposition conseillée lorsque l e t a b l i e r e s t de largeur
moyenne (inférieure à 15 m ) e t l e biais modéré, consiste à prévoir deux
, poteaux-voi les seulement, de section rectangulaire constante ou variable

(dispositions 1 ou 2 definies précédemment p. 2 2 ) , réunis en t ê t e p a r u n


chevêtre, qui sera porteur s i l e nombre d'appareils d'appui e s t supérieur
à 2 ; dans ce dernier cas, l'espacement des poteaux sera déterminé de fa-
çon à minimiser les e f f o r t s de flexion dans l e c h e 6 t r e sous l ' e f f e t des
réactions d'appui maximales du t a b 1 i e r supposées égales sur chaque appa-
r e i l d'appui, e t l e chevêtre sera déterminé p a r des conditions mécaniques,
t o u t en devant s a t i s f a i r e à l a condition de r i g i d i t é définie ci-dessus.
Les deux schémas ci-dessous montrent une t e l l e disposition dans l e cas de
3 e t de 4 appareils d'appui.

Une t e l l e pile-culée e s t décrite à l'exemple 3 , page 48.


2.2.3 C O R R E L A T I O N- _EF;TPE LARGEUR ___._.
R ET DICPOSITIOI:
_ DU T- A B L -I E ~ ~ - D E_ _
_ PJLE-CULEE.
L A_ _
~

Dans l'hypothèse où les colonnes sont disposées au droit de chaque


appareil d'appui, e t s i l'on respecte l a condition 2,50 m \< e < 5,O m , i l
e s t possible de d é f i n i r , en fonction d u nombre de colonnes e t de leur espace-
ment, les valeurs limites inférieure e t supérieure des largeurs droites de t a -
b l i e r que l'on peut y placer.
Les schémas ci-dessous définissent les paramètres dans le cas de deux
e t de t r o i s colonnes.
7i;L
-=
;E
k
.F
ik
.[ L = -K2eo

2 colonnes 1 = espacement
eo= largeur &
d 09'dudes
tablier
colonnes TL-' -1 colonnes
e = espacement& des colonnes
-L _ - -A,
I r
!-%- -J -.-- 3, - eo j
13 4 K,< 2
î,4e0g L,< 2 e
2p e, ,< I' kg 3,2 e,
ou 11,4 e sin (O < L ,< 2 e sincg I OU 2,8 e sin (O L & 3,2e sin (O
- 25 -

Les deux abaques ci-après donnent, en fonction de e e t pour d i f -


férentes valeurs d u b i a i s , les largeurs droites minimales e t 'maximales pas.-
sibles pour l e t a b l i e r , dans le cas de 2 e t de 3 colonnes. I l s permettent
de définir, pour une largeur donnée de t a b i i e r e t un biais <p, u n ensemble
de valeurs du couple [K - espacement des [Link]] .

m 3 colonnes

14,O

13,O

12,o

11,O
cp
100 gr
80 10, O

70

60

50

+ 3,o

2,5 3,O 3,5 4,O 4,s 5,O e 2,s 3,O 3,s 4,O 4.5 5,O e
(m) (m)

E emp-e - S s i t u n t a b l i e r de 8,50 m de largeur u t i l e , b i a , s à 70 grades.


1 ' / C $ ç - l e - 2 - c g j ~ ~ ~ -g -On s e f i x e K = 2, d'où e = 4,80 m (valeur exacte 4,77 m ) .
Le nremier abaque montre que, pour des valeurs de K :nférleurcs à 2 , la
v a - p L l r de e a t t c j n t ran'demsnt e t dépasse 5 m.
2 " / Cac
- . .3 -crilocnoq
do I-. - On s n fixe K = 3 , O d'clj e z 3,20 m ( v ? l c u r exacte 3 , 1 8 112).
deuxième abJiiu(? tricintre que l a p l a F de [Link] e e s t t r è s limitée
(enLre 3,o m e t 3,40 m environ dans Q'Pxem:le chois:).
13'PARTIE SUPÉRIEUR~
. - - _.
- .
-

3.1, D I S P O S I T I O N S TYPES

3.1.1 - En coupe transversale (par rapport à la ligne d'appui)


3.1.2- En élévation - Longueur du chevêtre
3.1.3 - Parties latérales

-
2 MODÈLES TYPES
- 27 -
3.1, DISPOSITIONS TYPES DE LA PARTIE SUPÉRIEURE

3.1.1. E N COUPE TRANSVERSALE

Sans dalle de transition Avec dalle de transition

Chevêtre simple
sans garde-grève * O Sans garde-grève
-___ - -r----l
About de
iablier long
+
15 cm

mini :10 à 15 cm

Joint d'etancheite-

+ RD min) DT
(RD tnax
ET = .RTmax
- ____ ..-
+ RD max + RT min +RD min

@bis . (Variante) @ Solution normale


avec mur garde-grève
-I I I

About de
tablier court
-
cm

@ Avec mur garde-grève @bis Variante, soiuti0n"compactd'


f I
1 - 2 . 4 c 4
hg I
-4 bl
I
1-
1-
a
15 cm

Échelle 1/30

NOTA- Cette disposition est déconseillée avec


certains types de joints de chaussee
(cf. JADE 68, mise à jour n" 3 1
- 28 -

VALEURS DES PRINCIPAUX PARAMETRES.


a 2 10 cm '
b : largeur des plaques d'appui (donnée)
c : longueur d ' a b o u t du t a b l i e r (donnée)
d 2 1 cm ( 2 cm si l e j o i n t l e permet)
e : épaisseur du garde-grève : cf.[Link] 2.3 (20 cm ,< e < 30 cm)
f : 30 cm

lc : largeur d u chevêtre résulte des données précédentes selon


l e schéma adopté p. 27, e t doit ê t r e >, P t 10 dans l e
cas des colonnes ( s o i t 70 cm pour fl 60) ; dans l e cas de
piles-colonnes une adaptation peut ê t r e nécessaire en fonc-
tion de l'implantation r é e l l e des pieux ( c f . pièce 1.1.3
p.58 ) .

ET : excentrement de l a 1 igne d 'appui par rapport à 1 'axe des


colonnes ( c f . page i p ) .
h : hauteur minimale = 60 crn.
C
NOTA 1. Dans le cas des dispositions 2 e t 4 comportant u n mur garde-grève,
on prévoira un dispositif d'écoulement des eaux ( c f . pièce 1.4.1)
e t l'on ménagera à l a face supérieure du chevêtre une legère pente
transversale ( 2 % environ vers 1 ' a r r i è r e ) . La marge minimale de 15 cm
entre l e chevetre e t l e t a b l i e r doit permettre un entretien aisé du
dispositif d'écoulement des eaux.

_ _- -

La face supérieure d u garde-grève sera profiiée selon l'une des


dispositions définies à l a NOTICE GENERALE (pièce 1.1.3,§ 2.4.;).

2. Dans l e cas des t a b l i e r s métalliques, i l convient de prévoir une


variante aux dispositions types 2 e t 4 pour permettre i'accès e t
l ' e n t r e t i e n de l'about du t a b l i e r ; l e schéma ci-dessous en d é f i n i t
l e principe.

La disposition représentée ci- contre


est utilisée dans les ouvrages du type 0.M
- 29 -
3.1.2 tN ÉL~VATIBN - LONGUEUR DU CHEVÊTRE
A - Chevêtre court
Domaine d’emploi : tous ouvrages de largeur modérée ne nécessitant pas de joint de chaussée
ouvert, mais pouvant comporter une dalle de transition de largeur réduite.

-extrémité droite
(perpendiculaire à la ligne d’appui)

Lc I I I
L, >,n.e+ ( + + O , ~ O )
Dalle e e
rectangul a i re D
-
49
--- ---

n colonnes ou poteaux

Dalle avec extrémité droite


encorbel letnent;
-_ - _-.- ~

B- Chevêtre long

Domaine d’emploi: ouvrages nécessitant un joint de chaussée ouvert ou comportant une dalle de
transition de largeui peu différente de la largeur totale du tablier,ou pile -
cuke nécessitant des murettes latérales ou de petits murs en retour.
Lü/sin (O

extrémité suivant le biais

1e
r2ctangul
Da1
rf
a i rr: --
- -
Lc ssr
LU
(O

Dalle avec - -- - _ _ I -
1:
i-L
I L,=- LU

c - Profil, longitudinal
Excepté pour des rai sons parti cul ières , l e chevêtre sera para1 -
l è l e à l ’ i n t r a d o s , cette disposition étant à considérer come normale e t
l a plus favorable lorsqu’un drainage de la face supérieure e s t à prévoir
( c a s d ’ u n chevêtre long comportant un mur garde-grève) ; i l présentera
dorit souvent une certaine pente ( t a b l i e r en devers ou t a b l i e r bipis pré-
sentant un profil longitudinal en pente). Toutefois, dans l e cas d ’ u n
chevêtre court e t d’une faible pente transversale de l ’ i n t r a d o s , i l pourra
ê t r e horizon tal .
- 30 -

3.1.3 PARTIES LATÉRALES

S u i v a n t leur rôle e t leur fonction, on peut distinguer :


- Les MURETTES, solidaires ou non du chevêtre, destinées prin-
cipalement à empêcher les terres d u remblai l a t é r a l de venir
au contact du chevêtre ; e l l e s peuvect aussi constituer un
simple élément de f i n i t i o n sur l e p l a n de l ' a s p e c t . Elles
peuvent ê t r e courtes ( l e u r longueur e s t alors égale à l a lar-
geur du chevêtre) ou longues ( e l l e s se prolongent en ,avant
d u chevêtre).

- Le REMPLISSAGE éventuel du vide existant entre l e chevêtre


e t l e tablier.. en présence d'encorbellements latéraux.
- Les MURS EN RETOUR, solidaires d u chevêtre e t en alignement
sur les bords du t a b l i e r ; i l s sont nécessaires lorsque l a
pile-culée e s t implantée en avant du h a u t de t a l u s , disaosjtion q u i
permet de réduire l a lonaueur t o t a l e du t a b l i e r .
Ces parties latérales ne sont envisageables que dans l e cas
d ' un chevê,tre 1ong .
Les schémas ci -dessous montrent ces différentes d i sposi t i ons .

courtes
Petits murs en retour

Murettes

longues

Remplissage
- 31 -

3.2 - MODÈLES TYPES

Les schémas qui suivent définissent u n ensemble de modèles types,


é t a b l i s à p a r t i r des données de base précédentes. I l s sont complétés, dans
chaque cas, par l a représentation des t e r r e s environnantes , montrant com-
ment peut se f a i r e l e raccordement avec ces dernières, selon les indica-
tions données dans l a NOTICE GENERALE ( c f . pièce 1.1.3, pages 48 e t suivantes).
Les modèles types pour la partie supérieure peuvent ê t r e classés
en fonction :
- des quatre dispositions types 1 à 4 , définies ci-dessus ( c f . page 2 7 ) .
- de l a longueur du chevêtre
- du raccordement avec les terres
- éventuellwent, de l ' a d a p t a t i o n à une d a l l e avec encorbellemrqts.

I l s s'appliquent en principe 2r des tabliers en dalle simple rec-


tangulaire ou avec encorbellements, mais peuvent ê t r e étendus à toute autre
structure, moyennant l e cas échéant une adaptation. Le cas d'une dalle de
transition, qui n'est pas représenté, se ramènera l e plus souvent à celui
d ' u n chevêtre 1ong avec garde-grève (disposition 4 ) .

C chevêtre court
1 chevêtre long sans murettes latérales
Sig1es AV chevêtre long avec murettes latérales a v a n t
AR chevêtre long avec p e t i t s inurs en retour.

Les iiiodèles représentés u t i l i s e n t les dispos$-ions types 1 e t


2 , mais l a configuration s e r a i t l a même avec-les dispositions types 3 e t
4 ; i l s sont é t a b l i s en fonction de l'implantation de l a pile-culée par
rapport au t a l u s , dont les principes définis à la NOTICE GENERALE ( c f .
pièce 1.1.3, page 5 4 ) sont rappelés ci-après : l'implantation de l a pile-
culée e s t mctiirialisée par l a distance droite A de l a ligne d'appui à
l a crête du talus f i n i , cette distance A étant fonction de la longueur
'I t I' d'enrobage par les terres de l a partie d'ouvrage considérée : about
de l a structure porteuse, about de l a corniche lorsqu'elle e s t prolongée
en encorbellement, about des p e t i t s murs en retour de la pile-culée. Les
schémas ci-dessous montrent t r o i s dispositions de base envisaqeables e t
définissent les paramètres de l'implantation de chaque cas ; i l s sont
classés selon des valeurs croissantes de A .

I I II J I

,/

la=,-
(1) c =longueur d'aboui du tablier définie aux dossiers pilotes correspondants

L'examen de ces schémas f a i t apparaître que la disposition a,


qui e s t l a plus simple, e s t aussi celle q u i conduit à l a plus grande lon-
gueur de t a b l i e r , a l o r s que l a disposition c conduit à l a plus f a i b l e lon-
gueur e t sera donc (J6nerdlement pl us économique.
- 32-

Disposition générale a l'about de l'ouvrage I

au raccordement avec les terres

/
dessus de
corniche 1 A 4 Voir page 31

t = 0'30 a 0,50 m

NOTA - Tous les modèles représentés sont r e l d t i f s à des ouvra-


ges d r o i t s , E n cas de b i a i s , l e principe des d'sp3s;tions reste l e nêw.

(MODÈLE DE BASE 1 c) CHEVÊTRE SIMPLE COURT


Cas d'une dalle rectangulaire

Elévation Coupe AA
I -

ioint
d'étanchéité

60

1 I

Coupe AA
variante

joint

Cette disposition ne nécess t e , en principe, PPS de protect on


l a t é r a l e contre l a t e r r e .
- 33 -

CHEVÊTRE SIMPLE COURT

cas d'une dalle avec encorbellemects

Elévation Coupe A A

joint
d'étanchéité

L
Voile ou e n t r e t o i s e

Coupe BB
Cas d'un voile d'about Cas d'une entretoise d'about

Vue tablier enlevé Vue de dessous


dans le cas d'une entretoise d'about

Cotte sol ut .cri


1 . é e à l a PrérPncc de
1 'entretoisc d'about du
tablier ( à -la difffrence des dis,[Link] I L E
':* 35 et 1 A R E p.38).
- En ce qui cnnccrne l'éventualiti de nrévuir un
chevêtre coi-i~t , c i . p . 44.
- 34

(MODÈLE 1 L‘1 CHEVÊTRE SIMPLE LONG

1- sans murettes latérales

cas d’une dalle rectangulaire

Élévation
Coupe A A

joint
d’étanchéite -joint

Coupe AA
Variante

joint

----
Nota - En 1 ‘absence de murettes l a t é r a l e s , cette disposition ne présente
pas d‘avantages p a r r a p p o r t au modèle l . C chevêtre sitnple court.
/
- --[

2-avec murettes latérales courtes


6

(MODÈLE 1 L E) CHEVÊTRE SIMPLE LONG PROFILÉ

(dans l e cas d'une dalle avec encorbellements)

Elévation Coupe A A

r 5 OI f Joint ,Al I
I

,-joint
joint
d'etancheite

Reprise éventuelle -

-
C Y

- Cette disposition permet, sans dépense sup-


plémentai r-e significative, de conserver l e
p r o f i l courant du t a b l i e r dans l a zone
d'abouL lorsqu'il n ' y a pas d'entretoise.
En ce q u i concerne l a partie supé-
rieure profilée sous les encorbellements,
e l l e peut fort bien ê t r e réalisée en maté-
riau autre que du béton : briques, agglos,
e t c . . . Même avec du béton on risque d ' a ' r o i r
une reprise visible au niveau de l a face
supérieure d u chevêtre ; p a r contre, s i l ' o n
souhaite un parement uniforme, i l f a u t alors
réaliser l'ensemble en béton q u i sera coulé
d'une seule pièce, ce q u i peut entraîner
des complications d'exécution.

I
- 36

(MODÈLE 1 AV) CHEVÊTRE SIMPLE LONG


avec murettes latérales longues

cas d une dalle rectangulaire

Elevation Coupe A A

Ai

joint
d.étanchéité

-4-
1 murette
indépendante du chevêtre

Detail de l'extrémité du tablier


(murette enlevée)
/

. ,

----
Nota - Les murettes latérales peuvent ê t r e ou non solidaires d u
chevêtre. Dans le premier cas, leur exécution risque d ' ê t r e
délicate e t i l semble préférable de les rendre indépendan-
tes du chevêtre en les constituant par de l a maçonnerie,
s o i t de béton, s o i t de briques ou agglos; dans ce cas, on
procèdera à leur confection une fois l e remblai bien com-
pact6 ( à l a main ou à l ' a i d e d'engins légers) e t on les
asseoira sur une forme en béton de propreté j o u a n t le rôle
de semelle.

D'autres solutions rustiques pour assurer l a protection l a -


de propreté t é r a l e des appareils d'appui vis-à-vis de l a venue des terres
sont également envi sageables.
CHEVÈTRE SIMPLE LONG
avec petits murs en retour
DISPOSITION CONSEILLEE
cas d'une dalle rectangulaire

Elevation arrière Vue de profil

joint
d'étanchéité

Schema de ferraillage d'un mur en retour < 1,50 rn


A B e29 Coupe BB

Corniche en prolongement
,/' .
de celle du iablier

L-
A

Cette disposition, relativement peu coüteuse e t n'entraînant pas de


modi f i cati on appréciable dans 1 a structure de 1a p i le-culée, permet de raccour-
c i r l a longueur de l a travée de rive, Elle a donc une incidence non négligeable
sur , l e coüt total de 1 'ouvrage e t permet une économie de 1 'ordre de 1 % à 2 40 ;
pour cette raison, e l l e e s t recommandée.
La longueur des murs en retour est limitée a 1,50 m e t leur épaissi: qr
peut ê t r e fixee forfaitairement à 20 cm. Leur ferraillage,déterminé de manière à
r é s i s t e r aux efforts auxquels i l s peuvent ê t r e soumis du f a i t des charges suscep-
t i b l e s de circuler à proximité,est défini au schéma ci-desscç, dans le cas d'un
;ra#cu;tde 1,50 m de longueur ( l e cas d ' une barrière de sécurité fixée sur l e mur p s t
3xcl U") .
38

CMODÈLE
1 AR E) -.
CHEVÊTRE SIMPLE LONG PROFILÉ
(dans le cas d'une dalle avec encorbellements)
DISPOS IT1ON CON SE I LL E E
avec petits murs en retour

Elevation arrière Vue de profil

r-------
I
I- - - - -- - - - ..
joint
d'etancheite

Reprise éventuelle

Variarte

YgQ - En ce q u i concerne l a partie profilée


du chevêtre, on se reportera aux incii-
/ cations de l a page 35, en faisant re-
/- marquer qu'une solution t o u t b é t o n , en
principe favorable pour 1 'ancrage des
murs en retour, n ' e s t pas nécessaire.
Les murs en retour sont identi-
ques à celui représenté p . 37.
CHEVÊTRE LONG AVEC GARDE-GRÈVE
avec murettes latérales longues

Elévation Coupe A A

A
t

Variant e

NOTA
La disposition figurée en variante, q u i présente 1 'inconvénient
d'allonger l e chevêtre, e s t intéressante lorsqu'une séparation complète
du t a b l i e r e t des terres e s t recherchée, car e l l e résoud de manière simple
tous les problèmes d'étanchéité vis-à-vis des terres; e l l e e s t donc bien
adaptée à une grande longueur dilatable.

'- En ce q u i concerne les murettes l a t é r a l e s , cf. page 36.


- La disposition e s t l a n$me avec une dalle rectangulaire ou avec
encorbel lemnts.
~ Une t e l l e disposition,avec murettes latérales longues, e s t l a seule
possible dans l e cas d'une pile-culée constituée par u n simple sommier en
t ê t e de talus (seul cas courant d'emploi, en princi P O ) .
- 40-

~MODÈLE2 AR) CHEVÊTRE LONG AVEC GARDE GRÈVE -


avec petits murs en retour

Élévation arriere Vue de profil

i i f
1-11

Cas general Variante

de ceile du tablier

Coin d'obturation

Nota -
---- La disposition est la .même avec une dalle rectangulaire ou avec encorbellements.
Les mdrs en retour sont identiques à celui représente p.37
- 41 -

1 4 - PILES = CULÉES APPARENTES I

Ce type de pile-culée e s t caractérisé par l a présence en partie


haute d ' u n voile frontal e t de murs en retour solidaires de l a structure
( c f . pièce 1.1.3, page 6 2 ) , é t a n t precise qele seule e i t envisasé l e cas
de murs en retour de longueur appréciable, comprise entre 1,50 m e t 5 m
envi ron (pi 1es-cul ées apparentes de deuxième catégorie. cf . pièce 1.1.3,
page 61).
On trouvera ci -après 1 a descri pti on e t les caractéristiques de
ce type de pile-culée en distinquant, comme dans l e cas d'une pile-culée
entièrement' noyée dans l e remblii , les t r o i s éléments constitutifs :
- fondation
- partie intermédiaire
- partie supérieure.
4.1 - FONDATION.

Les schémas ci-dessous montrent quatre dispo i tion possi bl ' Y

d o n t les t r o i s premières sont à considérer comme courantes.

1. sur semelle 2 . sur semelle 3. sur 2 files de pieux 4. sur file unique de pieux
(soluiion normale)
a un niveau intermédiaire (car d'un dhbloi)
( c a s d'un déblai )

D'une façon généra1e"pour une hauteur t o t a l e dtwnée de lii pile-


culée, l a semelle d'une fondation superficielle sera plus larae e t plus
épaisse que celle d'une pile-culée courante (on se reportera a u Cj 3.2 de
l a pièce 1.3.2 pour prédimensionner l a largeur de la semel1e);elle ne com-
porte pas de nervure, car 1 'ensemble voile frontal-chevêtre constitue
l'élément raidisseur d'une pile-culée apparente. Si l a hauteur de lii pile-
culée dépasse 8 m, l a fondation pourra ê t r e constituée p a r des semelles
isolées ( c f . page 7) au d r o i t de chacun des éléments verticaux.
- 42 -

Dans l e cas d'une f o n d a t i o n profonfie, l a s o l u t i o n normale com-


p o r t e r a deux f i l e s de p i e u x r é u n i s p a r une semelle de l i a i s o n placée l e
p l u s h a u t p o s s i b l e (schéma 3 ) . On n ' a d m e t t r a une s o l u t i o n s u r f i l e unique
de p i e u x (schéma 4) que s i l e t e r r a i n e s t s u f f i s a m m e r t r é a c t i f pour é q u i -
l i b r e r l e s e f f o r t s h o r i z o n t a u x , ce q u i correspond en f a i t au cas d ' u n
d é b l a i e t e x c l u t a p r i o r i t o u t e s o l u t i o n à base de p i l e s - c o l o n n e s .

4.2 - PARTIE INTERFEDIAIRE.


Les d i s p o s i t i o n s 8 r e t e n i r pour l a p a r t i e i n t e r m é d i a i r e s o n t
d é f i n i e s dans l a p i è c e 1.1.3, pages 66-67 e t rappelées c i - a p r è s pour mé-
moire. On n o t e r a que l e s éléments v e r t i c a u x s o n t c o n s t i t u é s p a r des po-
teaux de s e c t i o n c a r r é e ou r e c t a n g u l a i r e (excepté l e s poteaux d ' a n o l e
des ouvrages b i a i s ) * à l ' e x c l u s i o n de colonnes, d o n t l e nombre e t l ' i m -
p l a n t a t i o n ne s o n t pas nécessairement ceux des a p p a r e i l s d ' a p p u i (un
poteau e s t en e f f e t o b l i g a t o i r e m e n t disposé à chacune des e x t r é m i t é s
de l a p i l e - c u l é e p o u r p o r t e r l e s murs en r e t o u r ) ; il s ' e n s u i t que 1 'en-
semble c h e v ê t r e - v o i l e f r c l n t a l s o r a ',.
r i m COL"^^ ! vrtei-tr

I c

' I
k a 4 e b,
1
* poteau d'angle
d'un o u v r a g e biais

a3 = 0,002 e . hl (hi t 3 ) ( + - "L en mètre

dans l e .cas- d'une s e c t i o n c a r r é e .

S i l a v a l e u r de " a " e s t s u p é r i e u r e à 0,80 m y on donnera l a


p r é f é r e n c e à une s e c t i o n r e c t a n g u l a i r e é q u i v a l e n t e t e l l e que

b.c 2 = a3 avec b >, 0,50 m


- 43 -

S i leur hauteur dépasse 8 m , les poteaux de section constsnte


pourront ê t r e remplacés p a r des voiles de section variable ( g r a n d côté
perpendiculaire à l a ligne d'appui), analogues à ceux q u i o n t é t é défi-
nis pour les piles-culées noyées de grande hauteur ( c f . page 2 2 ) .
4.3 - P A R T I E SUPERIEURE.
La disposition générale e s t représentée au schéma ci-contre, e t
les paramètres sont définis ci-après :

Niveau du haut de la corniche


~- 3 à050* 1
_I

I : longueur "théorique" du
mur, uti1 isée' dans les
calculs des efforts
e,: longueur apparente du
mur en retour, mesurée
entre l e nu a r r i è r e du
poteau e t l a crête du
talus f i n i
\ Face inférieure- parallele ha : hauteur d'accrochage sur
à la trace du talus l e poteau

d
i h, : hauteur du chevêtre
h, : hauteur du voile frontal
I

h, : hc + hV

e, : épaisseur du mur
épaisseur conseillée : e, = e+2 (rn)
20
e, : épûisseur du voile fron-
tal >, 20 cm.

Le calcul des e f f o r t s e t d u ferraillage de l a partie supérieure


d'une pile-culée apparente e s t exposé dans l a pièce 1 . 3 . 2 5 3.3 e t 3.4.
Normalement ces calculs ne sont à effectuer que lors de l ' é t u d e d'exécution
ou pour v é r i f i e r les calculs de l ' e n t r e p r i s e .

x
Les cotes mentionnées par u n ++ sont des valeurs minimales re-
commandées pour assurer sans dépenses excessives u n enrobage suffi sant des
éléments de l a pile-culée par des terres.
- 44 -

AVERTISSEMENT

Dans les exemples qui suivent :


- les [Link] de semelles en cas de fondations super-
f i ciel les ,
- les caractéristiques géométriques des pieux (type,
diamètre, nombre, longueur) dans l e cas des fondations
profondes,
sont données à t i t r e purement i n d i c a t i f .
Par a i l l e u r s , les dispositions figurées de l a partie supérieu-
re (notamwent présence ou non d'un mur garde-grève, d'une dalle de t r a n -
s i t i o n , de murettes l a t é r a l e s , de p e t i t s murs en retour) ne s o n t pas,
sauf exception ( c f . exemple 4 ) , liées à l'exeinple représenté mais peu-
vent - e t doivent -, bien entendu, ê t r e remplacées par celles qui sont
l e mieux adaptées à l'ouvraqe auquel e s t destinée la pile-culée. I1 e s t
rappelé à ce propos qu'une disposition comportant des p e t i t s murs en re-
tour conduit généralement à l'ouvrage l e plus économique, grâce à la
réduction de longueur qui en résulte pour l e t a b l i e r , l'économie qui en
résulte étant d'autant plus grande que l e t a b l i e r e s t plus large ; tou-
t e f o i s , une t e l l e disposition n ' e s t possible qu'avec un chevêtre long.
En ce qui concerne l a longueur du chevêtre, on notera qu'un
chevêtre court e s t à réserver en principe au cas d'ouvrages de laroeur
modérée e t lorsqu'une disposition ne comportant que deux colonnes e s t
possible ( c f ; exemple 1) ; p a r a i l l e u r s , l'adjonction de parties laté-
rales (murettes, p e t i t s murs en retour) n ' e s t possible qu'avec u n chevêtre
1ong.
Un gant-métré sommai re correspondant à l a pi le-culée représen-
tée e s t j o i n t aux modèles, à l'exception des modèles spéciaux, e t a é t é
évalué à p a r t i r des t a u x de ferraillage suivants : 70 k?/m3 pour les se-
melles e t les nervures, 200 kc11m3 pour les colonnes e t les poteaux,
110 kg/m3 pour la partie supérieure, e t ne comprend n i l e béton de pro-
preté, n i les quantités relatives aux pieux.
- 45 -

SCHÉMAS D ' E N S E M B L E D E S E X E M P L E S REPRÉSENTÉS

Ii
Ii \ \
O \
\
\
\

1 a 4
sur semelle

[ÉCHELLE: 11250)

\
\
O

5 a 9
sur pieux
Modele spécial
I

I
Pi le-cuke
apparente
Modele spécial
t m I
@ !
I
.
I - _ - _ 46--- .
1
_ c _

Betons
pËGFi-1 0 Fondation sur semelle filante dans le terrain
- Semelle et nervure li,b m3 i
2,9 rn'?
-Chevêtre 2,i m3
Tablier profil 5 (LU= 7,50m ) 0 2 colonnes cylindriques
Coffraaes 50 m2
Biais: 9 s 65 gr 0 Chevêtre simple court Armatures 1,l t
---_____ _ - -____-_ __ __ ___ . ___ 2-
E Iévation
Coupe A A
_ _ _ -CP _ _ -
LU/sin
A
I
I
~
/-
1 Chevêtre simple court 1 C I

1111 11111 I lllll 11111


11111 11111

I 1,20 E 0,3 x 4,20


7,50*
___
t
o--
---
-
rA--- 7,50 N 1,8 x 4,2
4 -
6,30 = 7,50 2 x 0,60 (1)
Dimension déterminée en fonction
de la charge à porter et des
Vue en plan caractéristiques du sol.

DOMAINE D'EMPLOI

Échelle : 1/100 Ce modèle r e p r é s e n t e une p i l e - c u l é e de


t y p e t r è s courant, pour t a b l i e r de l o n -
gueur d i l a t a b l e modérée e t à faible tra-
f i c (pas de garde-grève n i de d a l l e de
transition).

- Remblai d'accès exécuté après l ' o u -


vrage.
- Hauteur modérée du r e m b l a i ( 5 à 6 m)
-. B i a i s 1 i m i t é à 80 gr en cas de poteaux de
s e c t i m carrée.
- Nombre de colonnes f o n c t i o n de l a
l a r g e u r du t a b l i e r . Le cas représen-
t é correspond à un t a b l i e r de l a r -
geur f a i b l e ou moyenne LU< 10 m.
- __-. - - -
- -__

'
Betons
'EXEMPLE 2 Fondation sur semelle filante dans le terrain naturel -Semelle e t nervure l 6 t 4 m3
L
- Poteaux 4,2 m 3 1
Tablier profil 7 ( LU = 10 m )
3 poteaux de section carrée -Chevêtre 1 1 , 5 m3 I
1 Biais : 9
= 85 gr Chevêtre long avec garde-grève Coffrages 110 m2 j

L -_ - ~- - _____ __-- ~
Armatures
-- I 3,3 t I
_

I ___~
Y-
1
-
Chevêtre long avec garde-greve 2Aq I
L
4 --
Disposition normale
-

I 50 x50

* A+
kj
r- I
et
1 Semelle filante

I ' *( 1,20 = 2 x0,60 ( >0,3~3,25)


9,lO = 2,8 x 3,25
(1)
cf. exemple 1

Variante
Cas d'une dalle de transition

I
i I
l
(2)L'axe de' la ligne d'appui est
excentré par rapport b celui
des poteaux ([Link] 2 8 ) .

' l e '9.10-
1.- . - -z- 1@30 - __
J i

Ce modèle représente une pile-culée de type


courant, adaptée à un t a b l i e r de grande lon-
gueur dilatable (présence d ' u n j o i n t de
chaussée ouvert) sans limitation de t r a f i c
( p o s s i b i l i t é d'y appuyer une dalle de tran-
sition).
........................
Conditions d ' u t i l i s a t i o n :

- Rembl ai d I accès exécuté après 1 I ouvrage.


- Hauteur modérée du remblai ( 5 à 6 m) .
- Biais limi té à 80 gr (non limité en cas
de col Onnes cy1 indri ques) .
- Nombre de poteaux fonction de l a largeur
du t a b l i e r . Le cas représenté correspond
à un t a b l i e r de largeur moyenne ou impor-
tante ( L U G 16 m en cas de dalle rec-
tangul aire).
_ _ _ _ __
1 .
__ 48 1
1
iL
EXEMPLE c1
-A 0 Fondation sur semelle filante dans le terrain naturel
Betons
Semelie et nervure

Poteaux
i a , 4 m3
9,2 m3
Chevêtre
1 Tablier profil 7 ( LU= 10 m ) O -
2 poteaux voiles de section variable
Coffrages 130 m2

LEiais (P=
- __100
- gr O Chevêtre long avec garde-grève
- - Armatures

Elévat ion Coupe A A

Chevêtre long
avec garde-grève 2ARE
I l

Profil asymétrique --
disposition 2
(cf. page 2 2 )

d Nervure

Vue en plan DOMAINE D'EMPLOI


Ce modèle pour t a b l i e r de l a r -
geur moyenne sans l i m i t a t i o n de t r a -
f i c représente une pi le-culée adap-
tée au cas d'un remblai de grande
hauteur ,
........................
Conditions d ' u t i l i s a t i o n :
- Remblai d'accès exécuté après
1 ' ouvrage
, - Biais modéré.
NOTA 1 . La disposition représentée ( 2 poteaux sur semelle f i l a?-&) e s t à considérer
comme normale en cas de f o n d a t i o n superficielle sur sol moyen ou bon ; Elle convient
en particu?ier lorsque l e nombre d'appareils d'appui e s t de 2 seulement. S ' i l y a
davantage d'appareils d'appui ( 3 ou 4), les poteaux (toujours au nombre de 2 ) seront
disposes de façon à minimiser les e f f o r t s dans l e chevêtre ( c f . page 24) e t les po-
t e aux.
2. S i l e sol e s t très bon, l a semelle unique peut ê t r e remplacée pardes semelles
isolées au d r o i t de chaque poteau.
1i Tablier profil 1 (LU= 13,50 m ) 0 Modèle long avec garde-grève
Armatures 2,2 t

E levation

Semelle filante
modèle long avec
garde-grève 2 AVE

15,lO _.

Cas d'un déblai (coupe AA) Cas d'une tête de remblai truitée
25
17'

Éthelle : 1/100 Partie de remblai I L- 3,80 03,501


traitee en grave-laitier (cf. p . 9 )

DOMAINE D ' E F I LOI


Ce modèle représente une pile-culée
pour t a b l i e r de toute larpeur,sans limi-
t a t i o n de trafic,de type particulier ré-
servé pour tous les cas ou les tassements
prévisibles après exécution du t a b l i e r res-
teront faibles.

- cas normal du d é b l a i
- cas d'un remblai t r a i t é de hauteur
*modérée exécuté assez longtemps à
1 'avance, sur un substratum non
susceptible de tasser
- toutes valeurs du biais,
-50-
O I
--
FXËMTLE 5 1
Betons
In
1 Semelie 18,7 r n 3
0 Fondation sur pieux ( 2 files) I -Colonnes 4 , 3 m3
Tablier profil 7 ( LU= 10m) 1 ,Chevëfre 10,5 m3 1
Biais:
-
V = 90 gr
- - _____
0 3 colonnes cylindriques
Chevêtre long avec garde- grève
-- _-_ ___
.
. .- __ . O Y
Coffrages
Armatures
- -
-I
95
3,3 t
__--
m2

É iévation Coupe A A

-.Lülsin CP -lo&1.
P--- - --.

'I +E&-
/A\ -.
O
1-
O
!4
N
l 1
s m n ' e s t à envisager yt!e s i l'ouvra-
,'\

@L
*'
4 + \'
A

t
@-
t e ultérieurement. En cas de déblai
ou de rembl a i exécuté à 1 I avance on
u t i l i s e r a de préférence un modèle d u
type représenté à 1 'exemple n o 4 (som-

Echalle : 1/100
- 51-
rr------ 1 11
I
:
Betons

Coffrages 40 mz
31'4 m 3 I
I Tablier profil 1 (LU=
Biais: V = 80 gr
13,50m) 0

0
Fondation sur pieux ( 2 files)
Semelle de liaison en tête de talus
Ar matures

1 (Pieux exclus) 2'2 I


Elévation

Modele court 1C '


L
r - -
1L Pieu4
pieux 4 60 8 pieux fores verticaux
Longueur % 8,50 m
4 60 sur 2 files au droit
des appareils d'appui
ou : 8 pieux préfabriques
battus 4 50
Vue en plan ou : 12 pieux Préfabriques
11,40
-~
* - __ __
4 battus 40

-0**J
"
I
l
*11,40 = 3x3,40+2*0,60
y
1'91 Z, O
w-I ** 3,OO Icas de pieux 4 6 0

Gl P ' - a l 2,50 = casde pieux 4 50

Echelle : 1/100 a- * +
L i
t-
A

*
O- 2,OO = cas de pieux 4 4 0

Coupe AA
Sans garde-grève Avec garde -grève
ni dalle de transition et dalle de transition

F
*h
t
O.

"i i
.,- *h dépend du ni veau
de la dalle de
transition.

La semelle regnera sous toute la largeur du tobliei

DOMAINE ' D I EMPLOI

Ce modèle de pile-culée, pour t a b l i e r de toute largeur, sans limitation


de t r a f i c . e s t conseillé de preference au precedent lorsque cela e s t p o s s i -
ble.

- Cas normal du déblai


- Cas d ' u n remblai exécuté à 1 'avance
- Toutes valeurs du biais.
___
.- __ -- -
Beton 1.
I
-Chevêtre seul 7,8 rn3

Coffrage 25 rn2 i

Tablier profil 7 ( LU= 10m) 0 Fondation sur 2 pieux


Ar matures o,a t
Biais : q =80 gr 0 Chevêtre simple court (Pieux exclus )
__ - - - _ -
_. . _.i __ ~ _ _

0 ___ _--

A,
i,ao

I
II 5,10*_ -
t-
I 2 pieux forés
19

longueurrz15rn

Vue en plan Variante


avec garde-greve , dalle de transition

Echelle 11100

----
Nota. Dans l e cas d ' u n remblai exécuté * L'axe de l a ligne d'appui
est
après construction de l a pile-culée, on excentrée par rapport a celui
a affaire à des piles-colonnes (cf p e 1 7 ) . des piles-colonnes
(cf page ii)

DOMAINE D ' EMPLOI


Ce modèle de pile culée Dour t a b l i e r de largeur moyenne, sans limitation
de t r a f i c , e s t b<e.r, a d d p t e au cas. d ' u n + d l u z rie 4 2 h l a i 3 u de rerilbl~l :vsccntible
de t a o s e r .

........................
Conditions d ' u t i 1 isation :

- Remblai d'accès exécuté avant ou apres 1 'ouvrage (pi les-colonnes)


- Hauteur modérée d u remblai ( 4 à 5 m )
- Toutes valeurs d u b i a i s ,
-53-
___ - - - ~ _.__ __ -___

1 EXEMPLE
___-
-

Modèle special, variante de 6 et de 7


Tablier profil 7 ( LU= 10 m) O Fondation sur pieux ( 2 files en 2 groupes)
Biais: cp = 100 gr O Chevêtre de liaison en tête de talus avec garde-grève
- . ._ _ - __

Elévat ion Coupe Ak

Vue en plan

DOiilA I N E D ' EMP L CI I


-I

Ce modèle de pile-culée pour t a -


b l i e r de largeur moyenne,sans limita-
,tion de t r a f i c , e s t caractérisé par
des pieux de diamètre re1 a t i vernent
f a i b l e , disposés en deux groupes de
- - - __ 10.30_-_ 2 , décalés par rapport aux appareils
d'appui, au nombre de 3 ou 4. Cette
disposition n ' a cependant n i l a sim-
p l i c i t é ni l a robustesse de l'exemple 6.

Echelle 1 I l 0 0 Comme dans l'exerriple 7 , les pieux sont


décalés p a r rapport aux appareils d'ap-
pui.

........................
Condi t i ons d ' uti 1 i s a t i on :
- Déblai ou remblai exécuté à
1 ' avance
- Piais modéré
----
Nota. Cette disposition permet u n accès
aisé aux appareils d'appui. Le chevêtre
doit pouvoir assurer l e t r a n s f e r t des
charges provenant du t a b 1 i e r .
-54-

4 Modèle spécial
~GMPLE Y
0 Fondation sur pieux (verticaux et inclinés sur 1 file)
Tablier Profil 1 (Lu=13,50m) 0 Chevêtre long avec garde-grève
Biais : CP = 100 gr

E Iévation Coupe AA

Vue en plan 20
I

Échelle i l l 0 0

NOTA : Le nombre de pieux


n ' e s t pas nécessairement égal
au nombre d'appareils d'appui ;
l e chevêtre peut donc ê t r e por-
teur.
DOMAINE D'EMPLOI
Ce modèle de pile-culée pour t a b l i e r
de toute largeur, sans limitation de tra-
f i c n ' e s t à u t i l i s e r que si une fondation
superficielle en t ê t e de talus n ' e s t pas
possible ; l a présence de pieux inclinés
permet de reprendre 1 es e f f o r t s , horizon-
t a u x lorsque le terrain n ' e s t pas (ou peu)
r é a c t i f . Ll'emploi de pieiix !2 80 e s t impératif
pour reprendre des moments de f l e x i o n .
........................
Conditions d ' u t i l i s a t i o n :

- cas normal du déblai


- cas d ' u n remblai exécuté à l'avance
- sol de q u a l i t é médiocre e t peu réactif latéralement
- toutes valeurs du b i a i s .
r 55 -- I I1
Pile. culée apparente Bétons
- Semelle 24,4 m'
O Fondation SUI- semelle filante dans ie terrain naturel -Co,onner 1a,a m3
- Partie supérieure 10,s m 3
Tablier profil 7 ( LU= IO rn) O 4 poteaux de section carrée
Coffrages iao m2
Biais: cp I80 gr e Chevêtre simple long et murs en retour Arrnatu res 6,6 t

Coupe AA Éiévation
% 3#40
-t - -----I

( t f pièce 1.3.2. page 41 )

Plan
A

fl i-
\
d I !---:a
----1
!\\ I
, I

--
i _ 3,15 a
11,60
-I
A

DOMAINE D'EMPLOI
Ce modèle de pile-culée apparente e s t bien adapté à un ta-
b l i e r du type PSI-DE à 2 travées ; l 'exemple représenté correspond
à un passage superieur de 10 m de largeur u t i l e .

On trouvera à l a pièce 1.1,3 ( § 4.4$ 4.5, 4.6) toutes i,ndi-:


cations u t i l e s sur :
- l e domaine d'emploi¶ ainsi que les conditions e t limites d ' u t i -
lisation ;
- 1e prédi mens i onnemen t -des poteaux ;
- les cas d'emploi de ce type'de pile-culée.
1.3.1

PRÉDIMENSIONNEMENT GÉOMÉTRIQUE
COÛTS ET QUANTITÉS

1 - GENERAL ITES 1
1.1 - Prédimensionnement géométrique. Emploi du document FOOT 67 1
1.2 - Coûts et quantités. Complément au document EST 67 1
2 - EVALUATION DES ACTIONS DUES AU TABLIER 2
2.1 - Réactions d'appui maximales 3
Cette partie n'est utile qu'en l'absence de calcul des
efforts du tablier.

2.2 - Efforts horizontaux 19


3 - PREDIMENSIONNEMENT D'UNE FONDATION SUPERFICIELLE* 22
Ce chapitre associé au § 2.1 est complémentaire du docu-
ment FOOT 67 et n'est à utiliser que si l'on souhaite une
précision plus grande que celle donnée par la méthode sim-
plifiée applicable aux ouvrages les plus courants (chapitre 4
de FOOT 67).

4 - PREDIMENSIONNEMENT D'UNE FONDATION SUR PIEUX 25


5 - PREDIMENSIONNEMENT DES FUTS* 30
6 - PREDIMENSIONNEMENT DES APPAREILS D'APPUI 32
7 - COUTS ET QUANTITES 34
Ce chapitre complète en ce qui concerne les appuis le do-
cument EST 67.

* 1. Pour les piles-culées apparentes, non traitées dans cette


pièce, on se reportera à la pièce 1.3.2 § 3.2.

2. Le choc de camion, traité pièce 1.3.3 sera souvent pré-


pondérant pour le dimensionnement de la fondation (sta-
bilité des ouvrages étroits) et des fûts (résistance au
choc).
1- GENERALITES

1.1 - PREDIMENSIONNEMENT GEOMETRIQUE - EMPLOI DU DOCUMENT FOOT 67.

Quelques remarques peuvent être faites concernant le prédimension-


nement : il y a tout d'abord lieu de préciser qu 1 il porte principalement
sur la fondation, accessoirement sur les fûts et les appareils d'appui.
En ce qui concerne la fondation, ce qui suit est à considérer
comme complémentaire du document-type FOOT 67 sans se substituer à lui.
Comme il est rappelé au § 13.20 de CAT. 75, on a été amené à compléter,
développer et préciser certains résultats numériques tels que la prise en
compte des tabliers à 2 travées, des réactions d'appui dues aux charges des
camions BC et du convoi militaire MC 120, l'introduction des différents coef-
ficients applicables aux charges de service, en application du titre II du
Fascicule 61 du C . P . C . , une meilleure estimation des efforts horizontaux
transmis par le tablier, les efforts supplémentaires es tête sous l'effet de
la force centrifuge dans les ponts courbes.
Toutefois, l'usage de la partie "Prédimensionnercent" n'est pas à
envisager de façon systématique et pourra être réservé, par exemple, aux
cas suivants :

cas dans lesquels certaines données de base du projet ont des


valeurs non courantes (par exemple tirant d'air);
recherche d'une certaine précision au niveau A . P . D . :
vérification des résultats fournis par une note de calcul
automatique;
recherche des réactions d'appui en l'absence de note de cal-
cul de tablier.
Bien entendu, cette liste n'est pas limitative. Dans les autres
cas, il suffira de prédimensionner les semelles à l'aicie du document-type
FOOT 67 (ou édition ultérieure) et de passer au § 5 de la présente pièce.
1.2 - COUTS ET QUANTITES - COMPLEMENT AU DOCUMENT EST 67.

Le chapitre 7 - Coûts et quantités contient des bases d'estima-


tions plus détaillées que celles figurant au § 6.1.1 "Piles types" du do-
cument EST 67. Ces bases concernent a la fois les piles intermédiaires
et les piles culées.
Des coûts types rapportés à la longueur de la semelle et au volu-
me de béton Hes appuis y sont donnés. Ces coûts sont établis au moyen du
même bordereau de prix unitaires que celui utilisé pour l'établissement des
prix composés du document EST 67.
- 2 -

2-EVALUATION DES ACTIONS DUES AU TABLIER

OBJET - Le présent chapitre permet d'obtenir directement et avec une


bonne précision , au stade de l'avant-projet, les valeurs des réactions
d'appui maximales dues au tablier sous la charge permanente et les dif-
férentes charges routières normales, ainsi que les efforts horizontaux
à prendre en compte. La partie essentielle est constituée par des aba-
ques donnant les réactions d'appui unitaires pour chaque nature de char-
ge ; quant aux efforts horizontaux, une valeur approximative pour les
différents appuis en est donnée par un tableau. En outre, on trouvera
des indications pour la prise en compte éventuelle des réactions supplé-
mentaires dues à la force centrifuge dans le cas des ouvrages courbes.
- 3-

2.1 - RÉACTIONS D'APPUI MAXIMALES

On déterminera les réactions d'appui maximales (charge perma-


nente + charges routières) relatives à la largeur totale du tablier,
qui seront désignées par R,.
Elles sont obtenues à partir des abaques joints, dont le domai-
ne d'emploi et les conditions d'utilisation sont définis ci-après.

DOMAINE D'EMPLOI.
Les abaques ont été établis pour des tabliers d'inertie cons-
tante à 4 et 3 travées symétriques et 2 travées de longueurs que^cpnques;
cependant, leur utilisation peut être étendue de façon satisfaisante à des
tabliers d'inertie constante comportant un nombre quelconque de travées,
symétriques ou non, dans les conditions précisées plus loin (cf. page 6).

HYPOTHESES DE BASE - DESCRIPTION DES ABAQUES.


Pour l'évaluation des réactions d'appui dues à la charge per-
manente, il a été considéré un ouvrage courant moyen du type PSI. DP à
dalle parfaitement rectangulaire dont l'épaisseur est donnée par le
rapport d'élancement, qui dépend du nombre de travées et du rapport
de portées 6 . Les valeurs de ce rapport d'élancement E sont les sui-
vantes" :

E
portée de rive \
ft-
portée centrale y
d< 0,85
0,85
= ^ dede lala portée
portée
centrale
de rive
\j ^^

- cas des tabliers comportant deux travées :

toute valeur de
' 'E = de

La charge de superstructures a été prise égale à 0,35 t/m2. La


charge permanente (ossature + superstructures) est, de plus, plafonnée •
à 2 t/m2 trar, au-delà d'une certaine portée (entre 20. et 23 m selon le.
rapport défini précédemment), la dalle rectangulaire est remplacée par
des dalles à encorbellements latéraux, à nervures, élégies-,ou des struc-
tures à caisson dont l'ordre de grandeur des charges permanentes au m2
de surface utile est voisin de 2 t/m2. Il en résulte que les courbes re-
latives à la charge permanente présentent une discontinuité au point où-
l'on atteint la valeur de 2 t/m2. .•
-4-

Les abaques, sur lesquels les portées figurent en abscisses et


les réactions d'appui en ordonnées, se composent d'une série de courbes
donnant séparément les réactions dues a la charge permanente (y compris
les superstructures) et aux différentes charges (trottoirs, A(/),
Camions Bc, convoi militaire Me 120) sur les bases suivantes :
- Çharge_permanente_-R |CP) : pour 1 m de largeur utile droite (1)

" Çharges_de_chaussée :
, A(/ ) Ru (A i ) : pour 1 m de largeur roulable
camions Bc Ro (Bc) : pour 1 file de camions, non excentrée
. convoi militaire Me 120, non excentré
~ Çharg§à_de_trgttpirs_Ro_jt_rpJ;J : pour 1 m de largeur de trottoir.

Nota . Toutes les valeurs, obtenues par lecture directe, sont données en
tonnes ; les réactions dues aux charges de chaussée(A et Bc)et de
trottoirs sont pondérées par 1,2 , celle due au convoi militaire
Me 120 n'est pas pondérée.

Lorsque l'abaque comporte une courbe unique, celle-ci correspond


à une valeur moyenne de la réaction d'appui, qui varie peu avec 9 pour
l'appui considéré ; lorsque l'abaque comporte plusieurs courbes, on in-
terpolera linéairement en fonction de 6 .

EXPLOITATION DES ABAQUES

Données en entrée

Textrémité : on entre par la portée adjacente 6l

4 et 3 travées : on entre par la


portée centrale l
is_intermédiaires
2 travées : on entre par la portée
la plus grande i

Résultats en sortie
- appuis_cTextrémité : les abaques donnent directement les réac-
tions ~Ro~~ dans" tous les cas (dans le cas de 3 travées Ter-
reur commise est négligeable) ( 2 ) .

_ . . : ^ Y a lieu d e considérer séparément


îe câs~dê~43ët~2travées.

(1) Les réactions hyperstatiques de précontrainte sont à considérer sys-


tématiquement comme négligeables au stade du prédimensionnement.
• •" '"'?
(•") Les valeurs correspondant aux appuis d'extrémité (charge permanente,
charges de chaussée et de trottoirs) tiennent compte d'une longueur
d'about du tablier de 0,70 m environ.
- 5 -

4_travées
L'abaque donne directement les valeurs des réactions Ro sur
l'appui le plus sollicité. Si l'on désire connaître les
valeurs des réactions sur les autres appuis, il est né-
cessaire d'appliquer un coefficient de corrélation
C
(2 - 3Ï aux va''eLirs Ro (CP) et Ro (A^) 1ues sur llaba "
que ; ces coefficients sont donnés page 13.
3_trayées
Les valeurs à prendre en compte pour les appuis (2) et (3)
se déduisent de celles obtenues directement pour 4 travées,
par application d'un coefficient de rattachement C,_ . , aux
valeurs correspondantes Ro (CP) et Ro (A/). (et page 13).
2 _t rayées
L'abaque donne directement les valeurs des différentes réac-
tions d'appui Ro.
La réaction d'appui maximale intervenant dans le calcul de
la semelle de fondation est donnée par l'expression suivante

RQ (A/) . KA
R = R (CP).[Link] + R (trot) LT + MAX RQ (Bc). KB . KSEMB
R (Me 120).KSEMC
Dans cette expression, les variables ont les significations
suivantes :
KCP : coefficient par lequel il faut multiplier la réaction
d'appui due aux charges permanentes si l'ouvrage dif-
fère de l'ouvrage moyen utilisé pour é[Link] les abaques-

LU largeur utile droite.


LT largeur totale des trottoirs (droite + gauche)
KA et KB : coefficients applicables à Rrt ( ' A / ) et R (Bc)
o o
(articles 4 et 5 du C.P.C. fascicule 61,titre II)
* KSEMB : coefficient d'excentrement applicable à R (Bc)
I\*JL.T1U . V*UG I I IU1CMI* U CAUClll^ICIII^IIU dfjp I l U d U I C

\ KSEMC : coefficient d'excentrement applicable à R° (Me 120)

Les coefficients KCP, KA, KB et KSEM sont explicités ci-après.


- 6 -

KCP] est le rapport des densités au mètre carré de surface


utile des charges permanentes (ossature + superstructures)
réelle et de l'ouvrage moyen (défini page 3). Le calcul
de ce coefficient ne présente donc aucune difficulté.
: le tableau ci-dessous donne les valeurs de KA et de KB (D
en fonction de la classe du pont et du nombre de voies.'

NOMBRE DE VOIES (NV)


CLASSE
1 2 3 4 5

1ère classe 3,50 7,00 9,45 10,50 [Link]

KA 2èna classe 3,00 5,40 •- - --

îème classe 2,475 4,40 - - -

1ère classe 1,20 2,20 2,85 3,20 [Link]

KB 2ème classe 1,00 2,00 - - --

3ème classe 1,00 1,60 - - -

II convient de noter que>pour la plupart des profils en travers,


KA est voisin de 0,70 fois la largeur utile du tablier.
3e
= 1 + ISIM

e = excentrement maximal des convois Bc ou Me 120 par rapport


à la longueur de la semelle (LSEM). •
Dans le cas particulier où le profil en travers de la voie
portée est symétrique, ces excentrements sont égaux res-
pectivement à •'
e(Bc) = ESURCH ,,- 2.5 • NV

4 30
e(Mc 120) - '

ESURCH désignant la largeur de chaussée chargeable.


La valeur 3 dans l'expression de KSEM résulte de ce que,
dans les calculs de fondations superficielles, on utilise comme con-
trainte de référence au poinçonnement la contrainte calculée aux 3/4
de la largeur comprimée.

(1)
cf. art. 2 du C.P.C. Fascicule 61, titre II.
-7-

EXTENSIONS
Lorsque le tablier comporte plus de 4 travées ou des travées
dissymétriques, les abaques sont encore utilisables sous certaines condi-
tions et moyennant une adaptation, comme il est indiqué ci-après. Seuls
les cas courants où notamment la dissymétrie n'est pas trop accentuée
sont susceptibles d'être traités de cette manière; les confiourations
trop spéciales sont donc exclues.

Tab]iers_à_4_travées dissymétrigues.

A A 2 A. A
•'(1) (2) (3) (4) (5)

L— VS*-} fcl^ I fc 1^ l fcl^ f. ^ I

On peut avoir intérêt à considérer séparément les appui s-de


façon à ne pas trop se pénaliser dans l'évaluation des réactions d'appui
Les différentes valeurs sur appuis seront obtenues en prenant
en compte successivement les tabliers à 4 travées symétriques suivants :

(1) (2)
ftt]
f» H-*

_a_PP_uJ_s_ _C5J.

•Nota - Pour l'obtention des valeurs sur appuis 2 et 4, ne pas oublier


lorsque 0 < 0 , 8 5 l'application du coefficient C / 2 _ 3 \ (cf page 13)

i.[3]

Nota : Ne pas oublier comme précédemment l'application de C/ 2


que JL±1_ ^o,85 'c.f. " d r- 13).
-8 -

Cependant, si l'on ne considère pas séparément les appuis, on


peut utiliser simplement les deux résultats fournis par l'abaque en se
ramenant au cas le plus défavorable du tablier à 4 travées symétriques
défini ci-dessous (1) .

A A A A
jj, i fc<- l e'I
c4J,>

Tablier à 3 travées_dissyir;ë'trigues :

(1) (2) (3) (4)


el l *i ,

Si l'on considère séparément les appuis, il faut se ramener


successivement aux tabliers à 4 travées symétriques définis ci-après.
appuis (1) et (2)

A A A A A
m (2)
i ' i d
appuis (4] et (3)
À A A A À
(3) '
o n j/ff
»-K — ^4« »+^ »»

Si l'on ne considère pas séparément les appuis, il suffit de


se ramener au cas le plus défavorable défini ci-dessous :

9'1 .. t. ... /

Nota : Dans tous les cas il est nécessaire d'appliquer les coefficients
C,3 . v aux valeurs obtenues par lecture directe (cf. j^ay? 13).

(1) Les deux résultats sont les valeurs de la réaction sur l'appui d'extrémité
et sur l'appui central le plus sollicité.
-9 -

*-\.-j

(1) (2) (i-1) (i+1) (n) (n + 1)

Pour les appuis d'extrémités (1) et (n + 1) et les appuis adja


cents (2) et (n) :
On se ramènera aux tabliers a 4 travées symétriques ci -dessous

appris (n + l] et [n)

(n+1) (n)

Pour les appuis intermédiaires (i) :


On considérera lus 2 portées i.~\ et/, adjacentes à l'appui
dont on veut déterminer la réaction d'appui, et l'on se ramènera au ta-,
blier à quatre travées symétriques :

0,8 0,8,

avec L = -^

ABAQUES
>
-10 -

4 et 3 TRAVÉES

(D (2) (3) (4) (5)

(1) (2) (3) (4)

Appuis d'extrémité
- 11 -

10 15 20 25

R0(t)

60

50 -

10 15 20 25
- 12 -

Appuis intermédiaires m

e
90
1 '; 1
Charge permanente CP 0,95
i i I t
0,90
charges 0,5-0,85
| i (bonfaréeai V frot;loirs
80 4 -f-l~
: ' I

:u

60

50

40

= 0,5-0,85

30

20

10

(1) Voir NOTA page suivante


- 13 -

'NOTA - L'abaque précédent relatif aux appuis intermédiaires donne directe-


ment les valeurs de R Q sur l'appui le plus sollicité , dans le cas
de 4 travées symétriques.
Pour obtenir les réactions sur les autres appuis (cas de 4
travées ou de 3 travées), il suffit de multiplier les valeurs lues sur
l'abaque par un coefficient, comme il est précisé ci-après :

(1)
- Pour 0<0,85, l'appui (3) est prépondérant et l'on obtient la
réaction sur l'appui (2) ou (4) par application du coefficient
de corrélation C (2 - 3) = ~R0 2)
- Pour 0 > 0 , 8 5 , l'appui (2) ou (4) est prépondérant et l'on obtient
la réaction sur l'appui (3) par application du coefficient de cor-
rélation 'C (2 - 3). RQ (3)
- K
D / O'
d
o (^
(2) ǧ§_ §_3_travées
Les valeurs lues sur l'abaque sont à multiplier par les coefficients
de rattachement C (3 tr).
Ces coefficients sont directement sur les courbes ci -dessous.

Coeffid iritejjutoiiMâles auy valeurs ?ur is; intermédiaire?


£'

Coefficients de corrélation entre Coefficients de rattachement


appuis (2) et (3) pour 4 travées. pour 3 travées
w
Ra t4î
Ro (3;

fl* u ^ ^
AOÎ
y
-t-- fe.
Sofcr
^r -.Kl
— ht
îf1
t t

4M

±-:
<W&
^ÏP
m- rr m
05 06 o«i ^t 07
H fÉ.
a
^
- tri -
2 TRAVÉES

(D (2* (3)

Appuis d'extrémité

,-, ;tt:ttr
: (fiomléréas) ! l Trottojljs
o70
S 5

(J)
I
~ 17

Appui intermédiaire

10 1

^4-t-ft. 0,5
"^ [T L,ll^r^.l-rr^

10 15 20 25
, r-r
30
,
35 >(m)
- 18

Camions Bc
({pondérés)
80

70

60

20 25 30 35 40 /(m)

Convoi
i
Mc™ 120
t

148

130

120

110

100

10 15 20 25 30 35
- 19 -

2 . 2 - E F F O R T S HORIZONTAUX

Ils ont une triple origine :


- Ceux dus au freinage d'un camion Bc ou de la charge A(/).
- Ceux dus aux variations de longueur du tablier.
- Ceux dus à la force centrifuge, dans le cas des ponts courbes.
Selon l'élément d'appui considéré, il y a lieu de prendre en
compte les premiers seulement (prédirnensionnement de la semelle) ou la
totalité (prédimensionnement des fûts).

2-2.1. EVALUATION DES EFFORTS.


a - Freinage. On considérera qu'il est produit par un camion
Bc, à l'exclusion de la charge A(^) même si celle-ci est prépondérante
par ailleurs, et Ton admettra qu'une force horizontale totale de 30 t
appliquée au niveau supérieur des appuis se répartit entre ces derniers
(force F) comme il est indiqué au tableau ci-dessous ; les valeurs qui y
figurent correspondent à un cas moyen dans lequel tous les appareils
d'appui sont du type en élastomère fretté et où tous les appuis ont même
hauteur.

!/-.,••:•-,.• oe F '. ur cha^u-.. dn^i e/, t r >n;,e;


san; du! 'e a? iron.,U'ion dVcC d:: 'i ie de t*- ..n^ "if1 un
:." - "ce_> ,..-, , , f'i)
PiK(>, : ; l : r ;
" i '. -ru lé? Pi le -culée
1 — 1 .' 1

1 ',' -, ^ — 15,0
1 k ., C' 9,- '-< . u 1Q,J
y
3 7,b. c,L 9,r
û,^ n,:; t : O 8,?b
- < ( -\s

(1) La valeur de F est supposée la même pour les différentes piles.


Ce-s valeurs" sont des valeurs minimales qui correspondent à
des appuis ayant des rigidités très voisines et qui peuvent effectivement
être atteintes,par exemple par un dimensionnement approprié des appareils
d'appui.
Dans la réalité les valeurs peuvent être très différentes,par
exemple dans les cas suivants :
- si la force de freinage est excentrée;
- si une ligne d'appareils d'appui
appui seulement est réalisée à
l'aide de sections rétrécies de béton (les efforts seront augmentés sur
cette ligne d'appui) ; *"
- 20 -

- si certaines lignes d'appui comportent des appareils d'appui


glissants
- si les appuis sont de hauteurs très différentes. Par exemple, dans
le cas d'un passage supérieur sur autoroute à 3 travées et réalisé en
déblai avec des piles vues de grande hauteur (8 à 10 m) et des piles
culées de hauteur courante (4 à 5 m), il a été constaté que les efforts
horizontaux dus au freinage sur les piles intermédiaires sont fortement
minorés,et que les moments à la base des piles dus au freinage ne diffé-
raient pratiquement pas de ceux calculés pour le même ouvrage dont tous
les appuis avaient la même hauteur.
Aussi est-il prudent de majorer les valeurs du tableau de 50 %
pour les calculs de prédimensionnement.
On notera que les efforts de freinage peuvent être considérés
comme indépendants de la largeur du tablier et de la longueur de l'ap-
pui ; il s'ensuit que leur effet, rapporté à l'unité de longueur de
l'appui, sera d'autant plus important que cette dernière sera plus faible.
b - Variations de longueur du tablier. Les efforts correspon-
dants, à la différence des efforts dus au freinage, peuvent être considé-
rés comme proportionnels à la largeur du tablier (donc à la longueur de
l'appui) et à la longueur des travées ; il s'ensuit que leur effet, rap-
porté à l'unité de longueur de l'appui, dépendra peu de cette dernière;
la valeur de ces efforts, dont Tordre de grandeur peut atteindre et même
dépasser celle des efforts de freinage pour certains appuis et certains
ouvrages, est difficile à évaluer. Toutefois, au stade du prédimension-
nement, la prise en compte d'un effort de freinage majoré permet de né-
gliger leurs effets et il est rappelé que le programme de ; al cul considère
que ces efforts ne sont pas à prendre en compte pour le calcul des semel-
les en fondation superficielle (cf. sous-dossier 2, pièce 2.1, page 40).
Nota - Dans le cas des ponts biais, l'effort de freinage serait à minorer
en ne considérant que la composante normale à la ligne d'appui, soit F. sin<p,
l'effet des variations de longueur serait à majorer (cf. sous-dossier 2) dans
un rapport voisin de -."-h- . Au stade du prédimensionnement, il n'y a pas
de correction à prévoir en cas de pont biais.

2,2.2. SOLLICITATIONS DE L'APPUI.

L'ensemble de ces efforts - freinage et va-


riations de longueurs du tablier - se traduit
par un moment à la base de l'élément considéré,
soit :
- Semelle de fondation : M =k.F .H (F =freinage
0
° seul)
- Base du fût : Mf=k.F,.Hf (F,=freinage
• + varia-
tion de lon-
gueur ou frei-
nage majoré)
Dans ces deux expressions k est un coefficient, égal à 1 dans le cas d'une
[Link] 0,4 dans celui d'une pile-culée.
- 21 -

2 . 2 . 3 . CAS DES PONTS COURBES - FORCE CENTRIFUGE.

Dans le cas des ouvrages courbes, des études effectuées à


l'aide des programme EUGENE du SETRA ont montré que, pour certaines
conditions d'appui des tabliers, les forces centrifuges développées par
les systèmes de charge Bc peuvent engendrer des efforts en tête d'appui
considérables, en particulier nettement plus importants que ceux dus au
freinage.

La valeur de cette force centrifuge totale, définie à l'article


7 du titre II du fascicule 61 du CPC, est aisément calculable. Pour
situer son ordre de grandeur, la force centrifuge développée par un
camion est une fraction de son poids égale à
0,30 pour un rayon de 56 m
0,25 pour un rayon de 125 m
0,20 pour un rayon de 400 m
0,10 pour un rayon de 800 m.

Par contre, le calcul de la répartition de cette force centrifuge


entre les différentes lignes d'appuis est un calcul complexe et dépend de
la position du véhicule.

Au stade du prédimensionnement, on pourrait considérer que


Tordre de grandeur de la force centrifuge Fc appliquée en tête d'un
appui quelconque est égal à la moitié de la force centrifuge totale
appliquée au tablier (sauf dans les cas où les conditions d'appui sur
piles-culées permettent d'y reprendre la quasi-totalité des efforts dus
aux forces centrifuges) et qu'elle est dirigée perpendiculairement à
1'axe de 1'ouvrage.

Dans le cas où les appuis sont radiaux, les forces centrifuges


développent un moment dont l'effet est équivalent pour le calcul des con-
traintes sur le sol à un supplément d'effort normal*égal environ à
AN ~ 20 . Yc . H,

Y c étant la fraction de poids donnant la force centrifuge et


H la différence de cote entre le niveau de la chaussée et celui
de la fondation.

* Cette équivalence entre l'effet des forces centrifuges et un


supplément d'effort normal résulte du raisonnement suivant :

On considère que la force centrifuge Fc appliquée en tête d'un


anpui quelconque est égale à la moitié de la force centrifuge totale ap-
pliquée au tablier, soit Fc = £ Y c . bc . NV . 60 (en tonnes, bc étant
le coefficient défini à l'art. 5.22 du CPC 61, II).

Pour une différence de cote H entre le niveau de la chaussée et


celui de la fondation, le moment à la base de la fondation dû à la force
centrifuge,soit [Link],entraîne un supplément de contrainte sur le sol aux
O II p
3/4 de la largeur comprimée égal à Aa = ^
[Link]
B et L étant respectivement la largeur et la longueur de la se-
melle de fondation.
- 21 bis -

Ce supplément de contrainte est équivalent à celui que donnerait


un supplément d'effort normal

Pour des profils en travers voisins de ceux définis au catalogue


CAT 75 et pour une largeur de semelle voisine de la largeur utile du ta-.
blier, la quantité ——f- est proche de 0,22 (m) et il en résulte que
l'effet de la force centrifuge sur la contrainte sur le sol est équivalent
à celui d'un supplément d'effort normal égal environ à 20 . Yc . H.
- 22 -

3. PREDIMENSIONNEMENT D'UNE FONDATION SUPERFICIELLE

OBJET - Ce chapitre est essentiellement consacré à la détermination de


la largeur B de la semelle d'une pile ou d'une pile-culéejen fonction
de la pression admissible sur le sol de fondation et sous l'effet des
actions dues au tablier (réaction d'appui et efforts horizontaux)et du
poids propre de la pile ou de la pile-culée (y compris le poids des
terres).
On ne considère ici que le cas d'une semelle filante. De tou-
te façon, pour des raisons de stabilité la largeur de la semelle sera
d'au moins 1,50 m.
Dans cette détermination sont à considérer comme données :
- la longueur L de la semelle, qui est liée à la superstructure
de l'appui, laquelle dépend de la longueur de la ligne d'appui ;
- le niveau de la semelle, qui dépend des caractéristiques
géotechniques et~micâniques du sol de fondation.
En ce qui concerne la hauteur de la semelle h celle-ci est
au moins égale à (B-b)/4, valeur permettant de considérer la semelle
comme rigide (répartition linéaire des déformations sur le sol) et d'em-
ployer la méthode des bielles pour calculer les ferraillages, avec une
valeur minimale de 0,60 m.
Lorsque la semelle de fondation comporte une nervure jouant un ,
rôle raidisseur pour l'appui (pile ou pile-culée), on se reportera à la
pièce 1.1.1 § [Link] pour dimensionner cet élément raidisseur.
3-1. ACTIONS ET SOLLICITATIONS.
Elles sont explicitées ci-après.
3.1.1. IABLIER_{REACTigN_D;APPyi_ET_EFFgRTS_HgRIZgNTAyX}.
Leur évaluation se fera d'après les indications du chapitre 2 :
EVALUATION DES ACTIONS DUES AU TABLIER.
3.1.2. POIDS DE LA PILE.
Son poids total comprend celui
de la partie enterrée ( y compris
les terres supportées directement
par la semelle) et celui de la par-
tie vue.
A
" £§r_-_§__nterrée - Dans un
Niveau de la but de sïmpïTficâtïôn'ët compte
plate-forme tenu des volumes respectifs de bé-
ton et de terre du prisme (B,D,L),
on peut lui attribuer un poids vo-
lumique moyen équivalent de Y t .
Son poids total est donc :
Pj = Y, x B x D x L
Avec la tonne et le mètre comme
unités, on prendra Y 1 = 2,2 t/m3.
- 23 -

B ~ P§rîl§_yy§ ~ ^on poids total P? sera é alué d'après l'avant-


métré correspondant au modèle choisi (cf. pièce 1.2.2).
Poids total - on a P. = P, + p_
Pt = r
1 B X D x L Hh P
2

3.1.3. POIDS DE LA PILE-CULEE.


A - Lorsque la pile-culée est cons-
tituée par une semelle supportant des
colonnes ou des poteaux, ce qui est une
disposition très courante» on aura une
bonne estimation de son poids total, y
compris les terres supportées directe-
ment par la semelle, en attribuant au
prisme (B,H,L) un poids volumique moyen
équivalent de Ï2 .cette dernière
valeur tenant compte de ce que le volume
des terres portées y est prépondérant.
on aura donc P. = Ï2 x B x H x L

B - Si la pile-culée est constituée


par une simple semelle ou un petit mas-
sif en tête de talus, son poids total
sera :
Y2 x B x H0x

Avec la tonne et le mètre -comme unités,


on prendra : y ? = 2,1 t/m3
r = 2,5 t/n3

3.2. DETERMINATION DE LA LARGEUR DE LA SEMELLE.


Dans le cas des fondations sur semelles superficielles, l'exa-
men des notes de calcul des appuis des ponts par le programme PP 73 fait
apparaître que la largeur de la semelle est en général déterminée par
Ta vérification au poinçonnement par la semelle (cf. FOND pièce 5.1) sous
la sollicitation en service en charge : actions permanentes et charges
d'exploitation m-xim^Us avec freinage. Il est rappelé que les charges
routières non exceptionnelles et celles du vent de courte durée sont
à pondérer par 1,2.
Soit : Q la résultante maximale des charges verticales
q la pression admissible du sol sous la semelle .
D'après les errements classiques cette pression est égale à qr/r avec :
r= coefficient de sécurité pris en général égal à 3
qr = pression à rupture sous la fondation, calculée suivant les
errements habituels (cf. FOND 72,chap. 5.2).
- 24 -

3.2.1. ÇAS_D^UNE_PILE_INTERMEDIAIRE.
En ne tenant compte que des charges verticales (réaction du
tablier + poids propre de la pile), et en désignant par Bo la largeur
correspondante de la semelle, on aurait :
Q = R Bo . D . L + P9 - q . B.

d'où
en mètres
Tq- Y 2 D ) L
Pour tenir compte de l'effet d'une force horizontale en tête
de la pile, on augmentera la valeur BQ trouvée ci-dessus de 3 fois
1'excentrement de la résultante (application de la méthode de MEYERHOF,
cf. FOND 72, Fascicule 5, chap. 5.3 p. 6) et l'on obtient finalement :
M
F • n
B = B
o + 3

La méthode de MEYERHOF (FOND ch. 5.3) conduit à ajouter à la


largeur de semelle, calculée sous les seules charges verticales, une
largeur égale à 2 fois 1'excentrement. La méthode qui consiste à prendre
comme contrainte de référence au poinçonnement la contrainte calculée
aux 3/4 de la largeur comprimée revient à ajouter 2 fois 1'excentrement
comme dans la méthode de MEYERHOF dans le cas où la charge est à l'ex-
térieur du tiers central,et entre 2 et 3 fois 1'excentrement lorsque'
la charge est à l'intérieur du tiers central et que le diagramme des
contraintes est trapézoïdal.
Le coefficient 3, égal à la borne supérieure des valeurs ci-
dessus, a été choisi pour tenir compte de ce que les valeurs des efforts
horizontaux transmis par le tablier (cf. 1.2) sont des valeurs minimales
correspondant à des appuis ayant des rigidités très voisines,et qu'il
y a dans la réalité une certaine dispersion par rapport à ces valeurs.
3.2.2. ÇAS_D;yNE_PILE : CyLEE_NgYEE_pANS_LE_SgL.
En procédant comme ci-dessus, on a :
Q=R + Y2 BQ • H . L = q . BQ L

R
d'où
(q - *2 . H)L

et B = B + 3 ——-Q- ' • (prise en compte d'une force horizontale)


' . H
V- 1,2*- Q

Nota - S'il y a une dalle de transition, la force F est reprise directe-


ment par cette dernière et la largeur de la semelle sera B (dont la valeur
ne sera jamais inférieure à 1,50 m). °
D'autre part le cas d'une pile-culée apparente n'est pas traité
ici. Se reporter pièce 1.3.2 § 3.2.
- 25 -

4. PRÉDIMENSIONNEMENT D'UNE FONDATION SUR PIEUX

OBJET - On veut déterminer les caractéristiques d'un ensemble [pieux -


semelle de liaison] ,susceptible de résister aux actions et
sollicitations qui lui sont imposées, à savoir :
- les actions dues au tablier (réaction d'appui et efforts
horizontaux);
- le poids propre de la pile ou de la pile-culée.
Seul le cas d'une semelle continue est envisagé, à l'exclusion
des massifs isolés sur 2,3,4 pieux.
Sont à considérer comme données :

- la longueur du massif constitué par l'ensemble [pieux - semelle]


- le typ_e_de_pieu (pieux battus ou pieux forés, etc...)
- le nombre_de_fi]es, généralement 2 pour les ouvrages courants
- le niy§au_de_la_seme]]e_de_liaison, qui sera fixé le plus
haut possible, cômpti'tënû'dë'ciTûi du terrain naturel et de
la présence éventuelle d'eau.

4.1. ACTIONS ET SOLLICITATIONS.


Elles sont explicitées ci-après.
4.1.1. TABLIER.

Leur évaluation se fera d'après les indications du chapitre 2:


EVALUATION DES ACTIONS DUES AU TABLIER.

4.1.2. PQIDS_DE_LA_PILE_gy_pE_LA_PILE : CyLEE.


Il est nécessaire de connaître au préalable les dimensions de
la semelle de liaison, qui dépendent elles-mêmes du système de pieux.
Ce poids sera donc évalué lorsque les dimensions de la semelle auront
été fixées, comme il est indiqué ci-après.

Cas d'une pile Cas d'une Si B est la largeur de


pile-culée
la semelle , supposée connue ,
on a :

Cas_d"une pije :

P= YÏ x B x D x L

Cas_ d'une _p[le-_c_ulée :

1? tonne et le
corne unités t
Y! = M t/m3
Y = 2,1 t/r3
- 26 -

4.2. DETERMINATION DES ELEMENTS DE LA FONDATION.


Elle porte sur la section des pieux et leur nombre total ; de
la section des pieux se déduit la largeur B et la hauteur de la semelle
de liaison. Ce qui suit concerne uniquement les systèmes de pieux ver-
ticaux.
Pour cette détermination, on distinguera les actions et solli-
citations dues aux charges verticales et celles dues aux efforts hori-
zontaux.

4.2.1. ÇHARGESJERTICALES.
Soit Q la charge admissible d'un pieu et n leur nombre total
n n a - n y n - R ++ ! Y ) x B x D x L + f
2 dans le Cas d u n e
' ^ile
u n a . n x ^ - K \ ^ x B x H x L dans i e c a s d'une pile-cul*e

Comme,d'une part, la charge admissible d'un pieu est proportion


ne!le à sa section n , on a toujours :

Q = fi x à' ( w' = contrainte moyenne de compression admissible


dans les pieux)

et que, d'autre part, on peut prendre B = (3N - 1)0 , valeur conseillée


(N = nombre de files et <t> = dimension transversale d'un pieu), on a :
/ p + (3N-1) <(> x D x Lx YI
n x ' = R +< 2
1
(3N-l)4>x H x L x y 2
Si l ' o n se fixe la section d'un pieu , donc leur diamètre,le
nombre tc^al de pieux a pour expression générale :

+ p + (3N - 1) <t> x D x Lxy, dans le


cas d'une pile

R + (3N - 1) <t> x H x I_XY 2 dans le


cas d'une pile-culée
pc

Dans le cas des ouvrages courants, pour lesquels le nombre de


files peut généralement être fixé à 2, et dans l'hypothèse de pieux pieux
cylindriques en béton, les principaux paramètres prennent les valeurs sui-
vantes :
2
N = 2 Q = ^f

et les expressions précédentes deviennent :


„„ ,MZ! .(R+P,)+1,3§« D-L

6,366 Mn.L.
-
- 27 -

Elles sont explicitées ci-après pour 3 valeurs courantesde 0 :

np = £ ,„ + P 2 , + «US T I .D.L
= 0,50 m
10 61
+ ' H . L
pc a' G'

P ? ) + J,Oi Y . D . L
L' a '1
0= 0,70 m 2,60 H L
9.09
+ —=7-
+ Y?
L • •
pc
H L
P
H 2 Jï ++ —=r-
7.96 Y1 • •

= 0,80 m ~j

7 OC
R T H . L
"Pc" ~^~ '2
Si l'on se fixe le nombre de pieux, leur diamètre est donné par

2
Yj D.L + V ( YrO.L) + 0,1257 n . ff'(R+ P 2 )
dans le cas
0,3142 n .à' d'une pile

Y2 .H.L +V ( Y 2 H . L ) 2 + 0.1257 n . ô' R dans le cas d'une


PC 0,3142 n . ô' pi le-culée

2
-2- EFFORTS HORIZONTAUX.
Comme pour une fondation superficielle, ils sont produits par
une fraction de la force de freinage de 30 t d'un camion Bc, appliquée
en tête de l'appui. On peut distinguer trois cas principaux :
1er cas - La_force_hgrizontale_est_geu_imgortante_yis;à:yis_des
charges vert] câïes_I~ïë~ sol _est_bien_gu_moyennement_ réactif.
Une force horizontale F appli-
quée en tête de l'appui crée au niveau
de la face inférieure de la semelle
un moment M = k.F.H (cf. page 20 ) ,
La reprise de la force F se fera
par butée sur le terrain de l'ensemble
semelle - pieux et par flexion dans
les pieux ; quant à l'effet du moment
M, il se traduit par un couple qui,
dans le cas de deux files de pieux,
_F tR1 JR2
contribue à augmenter la réaction
d'une file et à la réduire dans l'au-
tre ; on a alors :
k.F.H
R1 = -
^P
- 28 -

Compte tenu du supplément d'efforts auquel est soumise au moins


l'une des files (les 1 deux si la force F peut s'exercer dans les deux sens),
on vérifiera si le nombre ou le diamètre des pieux déterminés ^ l ' a i d e des
formules ci-dessus conviennent ou s ' i l y a lieu de les modifier.

La résultante des forces verticales étant 2,4B.D.L+P2} 2k>F>H


V = R ou 2,1 B.H.L
deux cas peuvent se présenter :

1) n . Q > V : le nombre et le diamètre des pieux peuvent convenir,


sous réserve que ceux-ci puissent résister au supplément de contrainte dû
au moment M.

2) n . Q ^ V : le nombre ou le diamètre des pieux devra être augmenté,


les nouvelles valeurs à retenir étant obtenues par application des formules
précédentes.

Dans les deux cas, on déterminera les efforts dans les pieux à
l'aide des formules figurant dans l'additif au dossier FOND 72.

Nota - Si la force F est susceptible de s'exercer dans les deux sens, le


système de pieux sera symétrique ; dans le cas contraire il peut y avoir
intérêt à répartir les pieux dans chaque file, de manière que leur nombre
soit plus élevé du côté où s'exerce la force F.

2ème_cas -

Des moments de flexion relativement importants risquent de se


produire dans les pieux si, comme dans le cas précédent, ces derniers
sont prévus uniquement verticaux. Trois possibilités se présentent alors :

- leur diamètre restant le même, leur nombre sera augmenté;

- leur nombre restant le même leur diamètre sera augmenté (à sec


tion égale, leur aptitude à résister à des efforts de flexion
est meilleure ; en contre-partie, les dimensions de la semel-
le seront augmentées);

- or conserve le diamètre initial, mais on inclinera certains


pieux ( c f . 3ème cas ci-après).

- La_fgrce_hgrizgntale_est_imggrtante_et_le_sgl_geu_gu
pas_réactif.
On inclinera certains pieux,
de préférence dans la file située
du côté où s'exerce la force F.

Dans l'hypothèse où les pieux


sont supposés articulés en tête et
en pied sans résistance latérale du
terrain, ce qui constitue une option
à considérer comme exceptionnelle, et
si r\ est le nombre de pieux d'incli-
naison par rapport à la verticale, on
aurait la relation :
nv Pieux verticaux

[Link]
- 29 -

Comme, d'autre part, l'ensemble des pieux inclinés peut re-


prendre une charge verticale = [Link] a, le nombre de pieux verticaux
serait alors

n "
= a.

et 1 e nombre total de pieux serait au moins :

n = R + F( 1 - cos « )
n.=
Q _ Q s in «

Un calcul prenant en compte une réaction latérale du terrain conduit à


des résultats qui peuvent être très différents.

4.2.3. DISPOSITION DES PIEUX,

On se référera à la pièce 1.1.2 (Conception et choix des piles)


et à la pièce 1.2.3 (Modèles de piles-culées).
- 30 -

5 _PRÉDIMENSIONNEMENT DES FÛTS

OBJET - On veut déterminer l'épaisseur à la base des voiles des piles,


ainsi que la dimension des poteaux ou colonnes des pi lès-culées,
sous l'effet des actions et sollicitations qui leur sont imposées
(cf. chapitre 1).

5.1. PILES.
Lorsque la pile est constituée par un ou plusieurs voiles, leur
longueur est, le plus souvent, liée à la géométrie du tablier et à la
répartition des appareils d'appui (cf. NOTICE GENERALE,pièces1.1,1, p. 16 et
1.1.2 p.!0)pn peut alors la considérer comme une donnée. Le prédimension-
nement portera donc essentiellement sur l'épaisseur à l.a base, là ou les
efforts sont les plus importants.
Lorsqu'il s'agit d'ouvrages courants et si le tirant d'air est
voisin du gabarit normal, l'épaisseur standard de 0,50 m suffit le plus
souvent. Toutefois, cette dernière pourra se révéler insuffisante dans
les cas suivants :
- la hauteur de l'appui est importante ;
- le nombre d'appuis intermédiaires est réduit (cas des ouvrages
à deux travées) ;
- la longueur des voiles est faible (ouvrages à larges encor-
bellements-) .

La marche à suivre est alors la suivante


On vérifie rapidement à l'aide des abaques de flexion composée
du sous-dossier 4 si une épaisseur de 0,50 m suffit, compte tenu des sol-
licitations que l'on aura déterminées selon les indications du chap. 2.
Si elle s'avère insuffisante, on l'augmentera de la quantité nécessaire;
dans cette recherche on s'attachera à respecter un pourcentage raison-
nable d'armatures (1 % au maximum).

A titre de première approche, la formule ci-après donne une


valeur de l'épaisseur qui est satisfaisante du point de vue de l'aspect
(cf. pièce 1.1.2 page 40) et qui,généralement,est mécaniquement largement
suffisante quand la hauteur de l'appui est importante :

E = + 0,10 E ^0,50 m
100
E > 0,4 à 0,5 ht

( H v = hauteur vue de l'appui


avec ( l = portée droite
' hf = hauteur du tablier
Nota - Si Ta pile est constituée par des voiles très courts ( 4 1,56 m)
ou des colonnes, il y aura lieu de vérifier sa résistance vis-à-vis
d'un choc de véhicule lourd ; pour cela, on se reportera à la pièce
1-3-3.
5.2. PILES-CULEES.

Des bases pour un prédimensionnement sont données dans la


NOTICE GENERALE (pièce 1.1.3, page 27) ; elles sont rappelées ici pour
mémoire :
Cas de colonnes Cas de poteaux

0 ^ 0,60 m a ^ 0,50 m b.c = a2


,,*
* hauteur maximale de
l'élément considéré

On vérifie ensuite à l'aide des abaques de flexion composée


que les dimensions ainsi déterminées conviennent ; pour cela, et bien
que le taux de ferrai 11 âge réel soit prévu à 2 %, cette vérification
se fera en considérant les sollicitations de service et un ferra il 1 âge
fictif plus faible (1 % par exemple), la différence servant à résister
à d'éventuels efforts supplémentaires dus au remblaiement et aux poussées
des terres sur les colonnes.
En ce qui concerne les poteaux des pi lès-culées apparentes, on
se reportera à la pièce 1.3.2 § 3.2 qui traite plus particulièrement du
prédimensionnement de la largeur des semelles et de la section à la base
des poteaux.
- 32 -

6 _ PREDIMENSIONNEMENT DES APPAREILS D'APPUI

OBJET - Dans un calcul d'appui s, notamment pour le remplissage du borde-


reau des données du programme PP 73, il est nécessaire de connaître au
préalable les caractéristiques des appareils d'appui utilisés. Dans
ce but, on donne ci-après des indications pour déterminer les caractéristiques
de base des appareils d'appui du type "élastomère fretté", à l'exclu-
sion des sections rétrécies de béton, plus simples à dimensionner et
pour lesquelles on trouvera des indications dans le dossier JADE 68.

DETERMINATION DES CARACTERISTIQUES DES APPAREILS D'APPUI.


L'appareil d'appui est défini par ses dimensions en plan, ainsi
que par 1 'épaisseur et le nombre des feuillets élémentaires.

6,1. DIMENSIONS EN PLAN.


On calcule la surface minimale en admettant un taux de travail
) de 1' élastomère frettë de 150 bars pour les piles intermédiaires et de
) 125 bars pour les piles-culées.
Cette surface minimale est traduite sous forme d'une dimension
en plan DAP x LAP à introduire dans les bordereaux des données (LAP dé-
signe la, longueur du grand côté, parallèle à la ligne d'appui). On s'at-
tachera à choisir pour les dimensions DAP et LAP des sous-multiples des
dimensions des plaques mères dont disposent les fabricants (900 x 1000
et 700 x 1400) (cf. JADE pièce 3.1 et Bulletin Technique n° 4 de la DOA.A)
sur les appareils d'appui en élastomère fretté). On notera que le coef-
ficient de forme = -fLAP est maximal pour un ouvrage droit et tend vers 1
(carré) lorsque l'ouvrage est très biais.
Le calcul de la surface minimale ainsi définie implique la
connaissance de la valeur de la réaction d'appui maximale correspondante,
dont la détermination sera effectuée en pondérant les charges routières
civiles non exceptionnelles et en appliquant aux différentes charges, y
compris la charge permanente, un coefficient de majoration pour tenir
compte de l'inégalité de réactions d'appui entre les différents appareils
d' une même ligne.

Si l'on utilise les résultats fournis par une note de calcul automa
tique de tablier du type [Link] ou PSI. DP, on retiendra que ces notes fournis
sent, ligne d'appui par ligne d'appui, la réaction d'appui maximale pour un ap
pareil d'appui . Cette réaction est calculée en appliquant aux réactions tota
les par ligne d'appui, réparties également entre les différents appareils
d'appui, des coefficients de majoration pour inégalité de répartition et des
coefficients de pondération.
- 33 -

En l'absence de note de calcul, on pourra évaluer la réaction


d'appui totale à l'aide des abaques du chapitre 1 et l'on appliquera les
coefficients de majoration correspondants, évalués par excès, en s'ins-
pirant des indications données à la pièce 2.5 § 4.4 du dossier [Link] 69.
Si les appareils d'appui ne sont pas régulièrement espacés, une
correction est à faire sur les résultats obtenus comme il est dit ci-
dessus et l'on pourra s'inspirer pour cela des indications données à la
pièce 2.1 § 8.4 du dossier [Link] 69 (et § 12 de la pièce 2.1 du dossier
[Link] 78 à paraître).
6.2. EPAISSEUR ET NOMBRE DES FEUILLETS ELEMENTAIRES.
Dans le cas des ponts courants, pour lesquels les réactions d'ap-
pui restent modérées et les rotations du tablier faibles, des feuillets élémen-
taires de 8 à 12 mm conviennent en général et l'on choisira une hauteur tota-
le d'élastomère supérieure ou égale à environ 1,5 fois le déplacement absolu
du tablier sous les efforts de raccourcissement élastique, retrait, fluage et
dilatation thermique, qu'on peut évaluer à partir du raccourcissement unitaire
ci-après :
4.10 -4 pour les ponts en béton armé
7.10-4 pour les ponts en béton précontraint.
- 34 -

7. COUTS ET QUANTITES

ESTIMATION

7.1. OBJET ET DOMAINE D ' A P P L I C A T I O N .

Le présent chaprtre a pour objet de permettre une évaluation sim-


plifiée des coûts, éventuellement des quantités, relatifs aux différents
appuis (piles et piles-culées). Cette évaluation se fera directement à
l ' a i d e d'abaques ou de formules approchées lorsque les appuis sont de l'un
des types standard de référence définis ci-après :

- pour les piles : modèlede base 1A du catalogue déformes des voiles


élémentaires (voiles rectangulaires de sections constante) (cf. pièce
1.2.2, page 3) ;
- pour les piles-culées; : modèle du type courant
comportant des colonnes (exemple s 1 et 2) et modèle du
type à semelle en tête de talus (exemple 4) (cf. p-'sce 1,2.3 Exemples)

Dans tous les cas, on se place dans l'hypothèse d'une fondation


sur semelle filante superficielle. (1)

Les schémas ci-dessous définissent les caractéristiques et pa-


ramètres essentiels des modèles de référence, dans le cas d'une pile et
dans celui d'une pile-culée de type courant. Ces modèles correspondent
à un tablier de 10 m de largeur utile, droit, ou peu biais, dégageant un tirant d'air
de 5 m
- PILE-CULEE
PILE
25

70} -1 jl.50
1
» _[.1,00

2,60 2,40 2,60 1


H
<t> 60
f 3,50 3,50
7*
S? ^
:•-< n 'Si
' *• i •*
9.00 A B 9.80

h n ah s • 0,25 B-0,15 h n «h s »0,2S B-0,175

Si l'appui diffère sensiblement de l'un des modèles standard


définis ci-dessus , on procédera comme il est indiqué plus loin, page 37.

(1) Dans le cas d'une fondation sur pieux, on serait amené à faire une éva-
luation distincte :
- soit de la fondation dans le cas d'une pile (la partie vue restant la
même) ou d'une pile-culée de type courant (exemples i et 2) ;
- soit de l'ensemble dans le cas d'une pile-culée d'un autre type.
- 35 -

7.2. COUTS.
Les coûts sont établis avec la même base de prix unitaires que
le document-type EST 67 ; il conviendra de les rattacher aux conditions
économiques locales et du moment en utilisant le coefficient d'actualisa-
tion !/!„. défini p. 2 du document EST 67.
7.2.1. ÇgyjS_RAPPgRTES_A_LA_LgNGyEyR_DE_LA_SEMELLE.
Dans le cas d'appuis de l'un des types standard définis ci-
dessus, il apparaît que les coûts sont sensiblement proportionnels à la
longueur de l'appui ; il en résulte que chaque appui peut être caracté-
risé par un coût de référence rapporté à 1 m de longueur de semelle.
Les coûts de référence sont donnés ci-après sous forme d'aba-
ques et de formules approchées, pour un appui.
Abaques - Ils comportent :
a - Pour les pil_es :
- 3 courbes correspondant chacune à une valeur fixe de D, qui
est la profondeur de la fondation par rapport au niveau du
terrain ; chaque courbe représente le coût de référence total
Pô, le paramètre d'entrée étant la largeur B de la semelle.
Compte tenu de l'allure générale des courbes théoriques dans
le domaine envisagé et du degré de précision recherché, ces
dernières ont été remplacées par des segments de droite pré-
sentant un point singulier à l'abscisse B = 3,0 m
Les valeurs retenues pour D sont 2,0 m 3,0 m et 4,0 m.
- L'indication des coûts de référence partiels, à savoir :
. celui de la partie vue sur 5 m de hauteur : po~540 F/ml
. celui de la partie enterrée (base des voiles et nervure),
à l'exclusion de la semelle : p'o = 95.D - 10 F/ml.
Ces coûts partiels sont indépendants de la largeur de la se-
melle.
b - Pour les p]]§§:cu]ées :
- 2 courbes relatives à une pile-culée de type courant, corres-
pondant, chacune à une valeur fixe de D, qui a la même signi-
fication que ci-dessus ; chaque courbe représente le coût de
référence total Pô. Les valeurs retenues pour D sont 1,5 m
et 3,0 m.
- 1 courbe relative à une pile-culée en tête de talus ; elle
représente le coût de la seule partie en béton, à l'exclusion
du remblai spécial.
Comme pour les piles, les courbes théoriques ont été rempla-
cées par des segments de droites présentant, pour les dé'ux
premières, un point singulier à l'abscisse B = 3,10 m.
- L'indication du coût de référence du fût seul d'une pile-culée
de type courant (constituée par 3 colonnes 0 0,60 m) sur une
hauteur égale à 5 m, soit 280 F/ml.
.. .. -

BE RÉFÉRENCE
rapportés : à 1 m de langueur de seifieltê

_Ccûls partiels (partie vue et partie enterrée au-dessus de ta semelle).


1 !
t -'" ' i'i!':i' ' ' . '"" •—" j ' .I
p
ô
- 37 -

7.2.2 - OTSRAPPORTESOLlJMEDEBETN.

Si l'on prend pour base d'estimation le volume total de béton


(partie vue + partie enterrée) par mètre de longueur de semelle, la for-
mule approchée ci-après donne le coût unitaire P , du ni3 de béton de pile :

ob = 35° 1 + °'05
P F/m3 de béton
On peut également estimer le coût d'une pile en considérant que
les coûts composés du m3 de béton , c'est-à-dire y compris coffrage et
armatures, sont de :
- 300 F/m3 pour la semelle et la nervure (y compris les fouilles
pour une profondeur D égale à 2 m),
- 375 F/m3 pour les fûts (les coffrages interviennent pratiquement
pour moitié dans ce coût).
On notera que dans le cas de la pile standard de référence,le
coût de la partie vue est compris entre le tiers et la moitié du coût to-
tal de l'[Link] si la semelle de fondation est à la fois large et pro-
fonde.
El ~ Ç a §_^une_pile-culée_de_tyge_cgurant.
En prenant pour base d'estimation le volume total de béton par
mètre de longueur de semelle le coût unitaire du m3 de béton a pour valeur
approchée :
ob = 44°
P (D - B)] F/m3 de béton
Le ccût de la partie intermédiaire de la pile-culée, pour une
hauteur Hf = 5 m,est de 280 F/m rapporté à la longueur de la-semelle ou
de 660 F/m3 rapporté au volume de béton.
B2
- Ças_d^une_pi]e:culée_en_tête_de_ta]us
Sur les mêmes bases que ci-dessus, le coût unitaire du m3 de béton
a pour valeur approchée :
P = 375 (1 - 0,10 B) F/m3 de béton
Ce coût ne comprend pas le remblai spécial.
Nota - Dans le cas des pi lès-culées, les coûts indiqués ne tiennent pas
compte des parties latérales éventuelles (murettes ou petits murs en re-
tour) ; on devra donc Tes ajouter. A titre indicatif,le coût global de
deux petits murs en retour de 1,50 m de longueur dont le modèle est dé-
fini dans la pièce 1.2.3 (p. 37) est de 600 F environ.
7.2.3. EXTENSION_AJJL.APPUI_DI£FERENJ_DES_M?DELESJDEJE_FERENCE•
Pour estimer une pile dont la partie vue est différente du modèle
standard de référence,on utilisera les coûts rapportés au mètre linéaire
- 38 -

de semelle ou au volume .de béton qui ont été établis aux § précédents
ainsi que le montrent les exemples suivants :
Exemple i - L'appui considéré ne diffère de l'appui standard de référence
que par la hauteur vue Hv.
On estimera son coût au mètre linéaire de longueur à l'aide de
l'abaque de la page 36 en fonction de la largeur B de la semelle et dp la
profondeur D» avec une majoration de 110 F par mètre de hauteur supplémentaire
par rapport à la hauteur standard.
Exemple 2 - L'appui considéré ne diffère de l'appui standard de référence
que par le rapport entre la longueur des voiles et la largeur biaise d'in-
trados, ou plus généralement par le rapport de la surface totale des voiles
à la surface de l'enveloppe de l'appui (définie pièce 1/I.2 p.1)
Dans le cas de l'appui standard retenu ce rapport est de 0,52 ;
lorsque ce rapport est différent il est facile d'obtenir par simple pro-
portion le coût correspondant de la partie vue.
Par exemple, soit un voile unique
de largeur variable de fi. en tête à 0,62.
à la base. Le rapport de la surface du
voile à la surface de l'enveloppe est de
0,8 et le coût d'un tel appui peut être
estimé au mètre linéaire à l'aide de
l'abaque de la page 36, que l'on majorera
>52 0,61
de 300 F/ml (~ 540 x °'Vti9
u 5
)
\ '^ /
Exempje 3 - L'appui diffère sur plusieurs points de l'appui standard de
référence: hauteur, proportion entre les surfaces de voiles, complexité
de forme et d.e coffrage.
On utilisera dans ce cas les coûts unitaires de 300 F/m3 pour le
béton des parties enterrées, semelle et nervures, et de 375 F/m3 pour les
fûts au dessus de la nervure.
Le coût du m3 de béton de fût est à majorer en cas de complexité
de forme telle que la multiplication des plans, en cas d'exigences esthé-
tiques nécessitant l'emploi de coffrages spéciaux ; il est à minorer lors-
que l'épaisseur des appuis est supérieure à 0,5 m (par exemple, on pourra
retenir 320 F/m3 pour un voile de 0,8 m d'épaisseur).
Pour apprécier la correction à apporter au coût du béton de fût,
rappelons que les coffrages interviennent pour moitié dans le coût de
375 F/m3 relatif à un voile de 0,5 m d'épaisseur.
7.3. QUANTITES.

7.3.1. QUANTITES. UNITA 1RES _DE JEFERJNpI •


Dans le même esprit que pour les coûts, on peut définir des quan-
tités rapportées à ! m de longueur de semelle, ces quantités étant fournies
pour les principaux postes relatifs aux appuis ; elles sont obtenues à par-
tir des formules générales d'avant-mëtré données en annexe.
- 39 -

Les résultats sont traduits en abaques, les modes d'évaluation


étant ceux définis au C.R.S. type de 1969.
Ces quantités ont .permis d'établir les prix composés du § 7.2
précédent au moyen du bordereau de prix unitaires suivant (niveau de prix
du document EST 67) :
Prix n° 1 - Fouilles pour fondations 10,8 F/m3
" 2 - Remblaiement des fouilles 5,4 F/m3
3 - Béton de propreté 11,7 F/m3
" 4 - Béton pour semelle et nervure 126 F/m3
" 5 - Béton pour fûts . 135 F/m3
" 6 - Béton pour chevêtre et garde-grève 135 F/m3
" 7- Coffrages ordinaires 27 F/m3
8 - Coffrages soignés 35 F/m2
9 - Aciers H. A 1,71 F/kg
" 10 - Drainage de la face supérieure pour mémoire
Pour l'utilisation des abaques, le paramètre d'entrée est la
largeur B de la semelle.
7.3.2 - E_XJ_EN_SJ_0_N _A_D1S_AP_PJJ IS _D IFFEFOTS J)E_S J^P_DELES_D_E JEf!1™! •
- Si l'appui considéré est notablement différent de l'un des types
de référence définis au § 7.1, on procédera de la manière suivante :
ǧ§_ç!lun§_Pi]§ ~ Pour un OL|vrage donné, la partie enterrée est
pratiquement toujours la même ; seule la partie vue peut être différente
de celle du modèle standard de référence : il suffit donc d'évaluer les
quantités correspondant à cette dernière à l'aide des résultats d'avant-
métré (béton et coffrage) fournis pour chacun des modèles décrits au
catalogue.
cT une_pile-cu]ée_- On sera amené à faire le plus souvent
un avant-métré, qui pourra itre limité aux volumes de béton.

On peut utiliser en partie les résultats donnés pour une fonda-


tion superficielle, notamment dans le cas des piles pour lesquelles la
partie vue reste la même ; seule la fondation est différente et l'on fera
une estimation séparée pour la semelle et pour les pieux.
- Semelle : Ses dimensions sont fixées à partir des caractéristiques
des pieux (diamètre et nombre de files) ; on peut donc
en faire un avant-métré.
- Pieux : On se reportera aux indications données dans le dossier
FOND 72 (cf. Fascicule 4, en. 4 § 2.3).

ABAQUES
>
FOUILLES

.../.
Nota - Pour des valeurs de D intermédiaires, on interpolera linéairement
pour obtenir les différentes quantités, à l'exception des quantités
G) (3) et © dont les valeurs sont indépendantes de D.
Quantités moyennes relatives au^fût (pour 3 colonnes espacées
de 3,50 m, jZ> 60 et H- = 5 m), rapportées à 1 m de longueur de semelle :
- Volume béton V = 0,42 m3
- Coffrage S = 2,80 m2
- Armatures P = 84 kg

PILE-CULEE EN TETE DE TALUS - Béton de propreté 1,6 m2


- Béton pour sommier 2,0 m3
- Coffrage 4,4 m2
(exemple n° 4 des MODELES) - Armatures 140 kg

1.50
- 44 -

7.3.3. ANNEXE_ : _EyALyATigN_DES_QyANTITES.


[Link] - Les paramètres - Ils sont définis aux schémas ci-
dessous, dans le cas d'une pile ; on s'est placé dans l'hypothèse où la
longueur de la nervure est égale à celle de la semelle.

n voiles
de longueur Lo parements
irements —v
Tticaux \
{ ou n' colonnes
dans le cas Hf ( hauteur vue )
d'une pile-culée)

S-s
0,50 050

Dans le cas d'une pile-culée avec colonnes, le schéma général est ana-
logue, mais L et E sont à remplacer par <t>
.[Link] - Expressions générales des quantités pour une pile.
Elles correspondent au cas où il y a une nervure (cas le plus
fréquent).
1 - EQuilles_ggur_fgndation V] = (B + 1) (Lg + 1)D

2 - Remb]aiement_des_fouilles - La hauteur de remblaiement Dj


dépend du niveau de la plate-forme inférieure par rapport à celui du
terrain ; elle est au plus égale à la profondeur de la fouille D
Les schémas ci-dessous montrent deux cas de remblaiement.

1ercas : Plate-forme au-dessus du terrain 2e1?16 cas : Plate-forme au-dessous du terrain

[Niveau de la plate-forme
Niveau du terrain
SL Niveau de la plate • forme
JZ_
Hauteur à remblayer
D1=D

WlT-h; [ B ( h s + 0 10
' ) +bh
n] - n L o E ' C

3
- Bétgn_de_gro9reté : S3 = (B + 0.10)(L g + 0,10)
- 45 -

4 - Bétgn_ggur_seraejle_et_neryure : v. = • (B.h + b.h ) L


i J 11

5 - Béton pour fût


_ — — — _ - _ _ _ _ — ---,
: Vr = n.L .E (H + c)
*-j Q y

6 - Bétgn_pgur_cheyêtre - pour mémoire.

Ils sont arrêtés à 0,10 m au-dessous du niveau de la plate-forme

(Ls+B)hs+(Ls+b)hn + n(Lo+E)(c-0.10)]
8
- - S0 = 2n (L + |

9 - Acier_H_.A^_pgur_armatures.
- Semelle et nervure : 50 kg/m3
- Fûts ' : 40 kg/m3
10 - Drainage_de_la_face supérieure - Evaluation forfaitaire.

Nota - S'il n'y a pas de nervure il suffit, dans les formules ci -dessus,
de faire = 0

[Link] ~ Expressions générales des quantités pour une pile-culée.

FguiHes_QQur fondation • V I = (B + i)(L s + i)D

l§l§ÏP§DLde_fouilles : V 2 = Vj-L s B(h s +0,10)+b.h n l -n ^ .c

W 3 de propreté : S, = (B + 0,10)(L + 0,10)


~ — — —— — — ~ — o b
f
4 Béton pour
c semelle et nervure : V.^ = (B
\ . hs + [Link] 7)Ls
5 - Bétgn_ggur_fûts : V B = n . Hf

6 - Bétgn_pgur_cheyêtre

V = (a.h ajouter éventuellement les


murettes latéral es(ou les murs
en retour) et le corbeau d'ap-
pui de la dalle de transition.

a
- 46 -

(L + B ) h + ( L + b ) h , +2([Link]+e.g)

Ajouter éventuellement les murettes


latérales (ou les murs en retour)
et le corbeau d'appui de la dalle de
transition.

Seulement dans le cas de petits murs en retour et dans celui de


pi lès-culées apparentes; à évaluer dans chaque cas.
9 - Aciers_H_.A_._pour_armatures.
- Semelle. et nervure : 70 kg/m3
- Chevêtre :110 kg/m3
- Colonnes :200 kg/m3
10 - Drainage_du_chevêtre - Evaluation forfaitaire.

Nota - S'il n'y a pas de mur garde-grève il suffit, dans les formules
6 et 7 ci-dessus, de faire g = 0 et a =0+ 0,10.

Les paramètres sont définis au schéma ci-contre.

" P OL!r m é m o r e .

2 - B§m2l§l§'i1§D.L9'§s.f2ylll§§ ~ P° ur mémoire.
3
'» ~ Béton_de_prggr§.t| :si = (B+0,10)(L + 0,10)

4 - Béton_pour_sommier_et_gard§2grèye : V^~(B H + e.g) L


ajouter éventuellement les murettes latérales
et le corbeau d'appui de la dalle de transition
5 - Bétgn_pgur_fûtg - pour mémoire,

6 - Bétgn_pgur_cheyêtre - pour mémoire.


7
"- 92ffr§9§§_2!TdlD§i!r§§ '• $7 = 2 L (H+g)+(B.H + e.g)
ajouter éventuellement les murettes latérale^ et
le corbeau d'appui de la dalle de transit^çn,.
8 - Coffrages soignés.
Cf. le cas d'une pi le-culée à colçnnes.

9 - Aciers_H,.A I _ pgur_armatures - 70 kg/m3.


10 - Drainage - Evaluation forfaitaire.
1.3.2

CALCULS COMPLÉMENTAIRES
FERRAILLAGES TYPES

Page

0 - PREAMBULE ET AVERTISSEMENT 1
1 - FERRAILLAGE-TYPE DES PILES '.. 2
1.1 - Dispositions constructives minimales 2
1.1.1 - Semelle et nervure 3
1.1.2 - Fût (s) 5
1.2 - Ferraillage du,Lsommier d'appui 6
1.3 - Ferraillage du fût dans l'éventualité d'un choc de véhicule
lourd 9
2 - PILES-CULEES NOYEES DANS LES REMBLAIS , 10
2.1 - Ferraillage~type des colonnes et des poteaux 11
2.2 - Chevêtre 12
2.2.1 - Recensement des actions 12
2.2.2 - Evaluation des charges 12
2.2.3 - Moments de flexion longitudinaux. Efforts tranchants 15
2.2.4 - Efforts produits par l'excentrement transversal des
charges 17
2.2.5 - Ferraillage : 21
2.2.6 - Corbeau d'appui de la dalle de transition :;, 24
2.3 - Murs garde-grève .: 25
2.3.1 - Ferraillage-type des murs garde-grève 25
2.3.2 - Détermination des efforts appliqués au garde-grève 26
2.3.3 - Moments extrêmes à l'encastrement 31
3 - PILES-CULEES APPARENTES 32
3.1 - Prise en compte par le programme de calcul automatique — 32
3.1.1 - Généralités 32
3.1.2 - Flexibilité des appuis 33
3.1.3 - Données particulières à introduire 33
3.1.4 - Calculs complémentaires 38
3.2 - Prëdimens ionnement 40
3.2.1 - Largeur de la semelle 40
3.2.2 - Dimensions des poteaux 41
3.3 - Voile frontal 43
3.3.1 - Fonction soutènement 43
3.3.2 - Fonction porteuse 46
3.3.3 - Fonction raidisseur 48
3.3.4 - Ferraillage - Epaisseur. 49
3.4 - Murs en retour 52
3.4:1 - Actions et sollicitations ,... '52
3.4.2 - Dimensionnenent et ferraillage 54
4 - SEMELLES SUR PIEUX .... 57
4.1 - Généralités 57
4.2 - Ancrage des armatures au droit des pieux de rive 58
4.3 - Semelle âur deux files de pieux verticaux 59
4.4 - Semelle sur file unique 60
4.5 - Semelle sur deux pieux 61
4.6 - Résistance à l'effort tranchant 62
4.7 - Problèmes particuliers 63
0. PREAMBULE ET AVERTISSEMENT

Hormis les indications provisoires de son paragraphe 3.1 relatif


au calcul automatique des piles-culées apparentes, la présente pièce vise à
constituer un guide pour le ferraillage des piles et piles-culées au stade
des études d'exécution.
Sa connaissance n'est donc généralement pas nécessaire avant dévo-
lution des ouvrages. Elle peut néanmoins être utile, notamment en cas de dis-
positions s'écartant des plus courantes, pour faciliter en vue de leur concep-
tion la compréhension du fonctionnement de détail des appuis; on se limitera
en ce cas à un rapide survol suivi d'une lecture approfondie de certains para-
graphes.
A la lecture de cette pièce, on se rendra compte que le fonctionne-
ment des appuis courants dans toute leur généralité est extrêmement complexe,
en raison du qrand nombre de paramètres définissant les données de base dans
chaque cas d'espèce.
Pour cette rai son,on a cherché à établir des règles simplifiées com-
portant notamment des ferrai 11 âges minimaux. On oeut oenser que ces règles
sont valables dans tous les cas courants; cenendant les tests à ce sujet ne
sont pas terminés et ne le seront pas avant l'achèvement du sous dossier 3
"Exemples d'application"; dans tous les cas il restera matière à appréciation
dans les cas limites. Par conséquent,!'usage de cette pièce ne doit en aucun
cas dispenser de réflexion sur les dispositions à adopter; il doit par contre
faciliter les réflexions.
Une autre raison nous a conduit à publier ce document : il s'avère
qu'un ferraillage correct des appuis de pont ne peut être obtenu uniquement
par la stricte application des règlements, tant en raison des phénomènes a*c-
cidentels et parasites que d'un arbitraire inévitable dans la distribution in-
terne des efforts. Le recours à des règles de l'art est donc indispensable pour
procurer aux appuis la robustesse nécessaire. L'essentiel de ces règles de l'art
est rassemblé dans la présente pièce, et nous espérons que sa diffusion permet-
tra d'éviter à 1 'avenir des omissions renrettables'.
- 2-

1 . FERRAILLAGE-TYPE DES PILES

Le pVoVamme de calcul PP détermine les efforts :


- d'une part dans la semelle, transversalement et longitudina-
lement (efforts en console et le long de la semelle), et à la base de la
nervure ;
- d'autre part dans les fûts, pour quatre sections horizontales
(base des fûts, tiers inférieur, tiers supérieur, sommet).
Ces efforts permettent de déterminer les ferrai 11 âges princi-
paux de la semelle et de la nervure, ainsi que les ferrai 11 âges verticaux
des voiles.
En plus de ces ferraillages nécessaires pour équilibrer les ef-
forts calculés par le programme de calcul PP, il convient de prévoir :
- des dispositions constructives minimales (voir § 1.1 ci-après),
- un ferraillage en partie supérieure des piles (sommier d'ap-
pui) pour assurer la diffusion des réactions d'appui localisées (cf. § 1.2),
- éventuellement un ferraillage pour résister à un effort acci-
dentel de choc de véhicule lourd (cf. § 1.3).
Lorsqu'il y a lieu de vérifier les p-iles sous les chocs de vé-
hicules lourds, il est conseillé de commencer par la détermination des
ferraillages correspondants, ceux-ci étant très souvent prépondérants.

1.1. DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES MINIMALES.


Elles se tradtiisent >par un ferraillage minimal, dont le rôle
est multiple :
- il permet de limiter, dans la nervure et à la base du fût,
l'ouverture et la propagation de fissures dues au retrait différentiel
entre deux bétons d'âgés différents (reprise de bétonnage) ;
- il s'oppose à la propagation de fissures de flexion si l ' e n -
semble semelle-nervure est soumis à des moments dus à l'irrégularité du
sol de fondation ;
- il satisfait au seuil de fragilité pour armatures HA en flexion
simple dans le cas des semelles (pourcentage d'armatures égal à 0,12 %) ;
- il constitue, dans le fût, un ferraillage "de peau".
Le ferraillage constructif minimal des piles sera à déterminer,
aies sa mise en application, par l'art. 24 "Eléments comprimés" du BAEL
'|R|§lement de béton armé aux états-limites).
- 3 -

Dans l'attente de la parution du BAEL, les armatures minimales


des piles doivent satisfaire aux règles ci-après.
1.1.1. SEMELLE ET NERVURE.

Signalons tout d'abord le cas particulier de la semelle de fonda-


tion en béton non armé. Celle-ci ne peut être envisagée que dans le cas
d'un fût constitué d'un voile unique et à condition de donner à la semelle
une hauteur au moins égale au débord de la semelle sur le fût (ou sur le
soubassement), augmentée de 10 cm; de plus, la fondation doit être superficielle.
Ce qui suit concerne les pourcentages minimaux d'armatures et les
dispositions types de ferraillage oour les semelles en béton armé reposant
sur le sol. Le cas des semelles sur pieux fait l'objet du chapitre 4.
[Link]. Armatures minimales des semelles et nervures.
3
"
0.12 '/. de l'ensemble
semelle- nervure
Les armatures de chaque nappe des-
• • r tinées à reprendre des efforts de fle-
st 0,25 à 0,30 «/. dans certains cas seule- xion dans la semelle (armatures trans-
de la nervure ment (absence de nervure, versales inférieures, armatures longi-
1 retrait gêné ) retrait gêné ) tudinales sur les deux faces si la se-
/ melle a une fonction de raidisseur)
h / ' '
\J
' ' ' reprise doivent avoir des sections minimales
s - correspondant chacune au seuil de fra-
1
gilité en flexion simple. Pour une sec-
c \ 1/ B ^ tion rectangulaire armée avec des ar-
V>0,12% de l'ensemble 5* 0,12 •/. de la
matures HA, ce seuil est de 0,12 %.
semelle - nervure semelle Lorsqu'il y a une nervure et que l'en-
semble semelle-nervure a une fonction
de raidisseur, la section minimale des armatures longitudinales à prévoir,
d'une part en face inférieure de la semelle, d'autre part en face supérieure
de la nervure, est de 0,12 % rapporté à l'aire totale de l'ensemble semelle-
nervure.

Lorsqu'une nervure est de grande longueur, il est conseillé de


prévoir un ferrai liage horizontal réparti sur tout son pourtour, en vue
de limiter l'ouverture et la prooagation de fissures dues au retrait gêné
par la semelle. Un pourcentage de 0,25 à 0,30 % de la nervure (en sus des
0,12 % ci-dessus) est recommandé lorsque la longueur de la nervure dépasse
15 m ; dans le cas d'une nervure de 0,60 m de largeur, ces armatures de re
prise du retrait peuvent être constituées par des'0 14 HA espacés de 20 cm
(sur chaque face) .
Un ferraillage longitudinal de la semelle est égalèrent à pré-
voir dans les cas particuliers où le retrait du béton est gêné par le
sol de fondation (bétonnage à pleine fouille sur un sol dur, par exemple).
c - Etriers : Compte tenu des renies de dimensionnement pour la
hauteur des semelles ) , les contraintes de cisaillement sont.
généralement faibles, de l'ordre de grandeur de 3 fois la contrainte maxi
male sur le sol de fondation. En général il ne sera donc pas nécessaire
de prévoir des étriers reprenant l'effort tranchant dans la semelle.
- 4 -

Toutefois, il conviendra pour cela


que la contrainte de cisaillement dans la
section la plus sollicitée soit, inférieure
a la valeur t donnée, en fonction du
'"•:--.x û des armatures transversales de la
semelle (une seule nappe d'armatures étant
prise en compte), par la formule suivante
illustrée par le diagramme ci-contre :
T (t/m ) =• 2500VÔ soit f variable de
86,6 à 250 t/mZ (8,5 à 24,5 bars) pour GJ
variant de 0,0012 à 0,01.
Cette formule a été déterminée par
analogie avec celle donnant l'effort tran-
chant limite dans la proposition de rédac-
50 tion des Recommandations particulières au
0,0012 I 0,005 0,01 calcul et à l'exécution des semelles de fon-
0003
ction- CFB-FIP (cf. Bulletin n° 73 du C.E.B.

[Link]. - Disposition des armatures.


Les schémas ci-dessous montrent quatre dispositions envisageables
pour les armatures transversales ; elles ne concernent pas uniquement le
ferraillage minimal, mais également le ferraillage général résultant du cal-
cul.

sans nervure

y
J-®
( Semelle : armatures ® + (§) t Semelle : armatures (A)
I Fût :: armatures (§) en attente t Fût : armatures (f) «n attente

avec nervure
- 5 -

1.1.2. FUT (S).


Le présent paragraphe traite des seuls fûts armés sur toute
leur hauteur. L'emploi de fûts massifs non armés sur tout ou partie de
la hauteur n'est cependant pas exclu, Pour les hauteurs les plus couran-
tes correspondant à un franchissement routier, on pourra considérer com-
me admissible de ne pas armer sur toute sa hauteur un fût de 1 m au moins
d'épaisseur, et à sa oartie supérieure un fût de 0,80 m d'épaisseur* Un
sommier armé reste dans tous les cas nécessaire en tête.
D'autre part, au cas où pour des raisons esthétiques les fûts
sont épaissis en tête, les armatures peuvent normalement être déterminées
comme si l'épaisseur était constante et égale à sa valeur minimale.
- La section totale d'armatures verticales est normalement au
moins égale à 0,2 % de la section totale de béton. Ces armatures vertica-
les sont réparties au voisinage des paroi s>et la distance maximale de deux
armatures sur une même face est au plus égale à 40 cm. Lorsque le fût de
pile est de longueur variable (fruit aux extrémités), les armatures sont à
disposer "en éventail".
Ces dispositions constructives minimales sont insuffisantes
dans le cas d'éléments de faibles dimensions (voiles de section inférieu-
re à 1 m2, poteaux, colonnes),pour lesquels on prévoira une section mini-
male de 20 cm2 par élément (soit par exemple 10 0 16). Si l'on peut consi-
dérer 1'élément comme lié en tête et que l'on néglige l'influence favora-
ble de l'effort normal dû à la charge permanente du tablier, un tel ferrail-
lage permet de résister à rupture à des chocs limités de l'ordre de 15 à
20 tonnes. Cette section minimale des armatures verticales des fûts est à
considérer normalement dans tous les cas, car même en l'absence de circula-
tion au-dessous de l'ouvrage, il peut y avoir des chocs par engins de chan-
tier; toutefois elle est fréquemment à porter à 2 % (voir § 1.3 plus loin).
- Les armatures horizontales sont disposées en cours successifs
plans : dans chaque cours elles forment ceinture continue sur le pourtour
de la pièce et embrassent les armatures verticales. La section totale d'ar-
matures horizontales est au moins égale à 0,05 % de la section verticale
de béton,et la distance maximale de deux armatures sur une même face est
au plus égale à 40 cm ; ces valeurs so'nt à porter à 0,1 % et °0 cm lors-
qu'il y a lieu d'assurer la couture des ancrages rectilirmes des armatures
verticales (zones de jonction par recouvrement, barres arrêtées, ...). Ces
armatures peuvent être indifféremment constituées de ronds lisses, de
barres à haute adhérence ou de treillis soudés. Voir de plus pièce 1.3.3 §
5.3.1c.
A titre d'exemple, un ferraillage comprenant en armatures ver-
ticales des 0 12 espacés de 25 cm et en armatures horizontales des 0 8
espacés de 40 cm pourra être utilisé comme ferraillage minimal pour les voi-
les de 0,50 m d'épaisseur. L'espacement des 0 8 est à porter à 20 cm
dans les zones de recouvrement et d'ancrage des armatures verticales.
En outre, uniquement pour les fûts de grande longueur, il y a
lieu de prévoir, au dessus des reprises de bétonnage, sur au moins un mètre
de hauteur, un ferraillage horizontal permettant de limiter l'ouverture et
la propagation de fissures dues au retrait différentiel entre deux bétons
d'âges différents. On pourra, par exemple, lorsque la longueur des voiles
est supérieure à 10 m, disposer des aciers HA 0 14 espacés de 20 cm, dispo-
sition «instructive retenue par les dossiers-pilotes PICF et PIPO dans le
même but.
- 6 -

Les schémas ci-dessous montrent ces dispositions, dans le cas


d'un voile de 0,50 m d'épaisseur comportant un fruit négatif aux extré-
mités.
0 8 HA

50 à mi-hauteur du fût

g 12 HA
ts les 25 cm
/espacement ^ 0 8 HA
» moyen / ts les 40cm

Echelle : 1/5Q
reprise

(diamètre à déterminer
en fonction de la longueur des voiles.)
Nota - Les armatures en attente ne sont pas représentées

1.2. FERRAILLAGE DU SOMMIER D ' A P P U I .

Des efforts localisés non négligeables sont susceptibles de se


produire à la partie supérieure des voiles de piles sous l'effet des char-
ges verticales provenant du tablier, principalement lorsque la liaison
tablier-appui est assurée par des appareils d'appuis discontinus (plaques
d'élastomère fretté ou sections rétr^cies de béton). Il y a donc lieu de
déterminer les efforts et le ferrai 11 âge correspondants.
1.2.1. ACTIONS ET SOLLICITATIONS.
On considère seulement le cas d'une ligne unique d'appui dans
1'axe du fût.
Les deux schémas ci-dessous définissent les actions s'exerçant,
à la partie supérieure d'un voile. Les forces agissantes sont constituées
par les descentes de charges localisées du tablier R,, Rp> "V- Sous Vac-
tion de ces charges, il y a risque de fissuration du béton d'une part sui-
vant des plans verticaux, d'autre part suivant des plans obliques (ceci est
effectivement constaté sur les ouvrages réalisés - cf. document POC 76 :
"Pathologie des ouvrages d'art courants"^.

Plans de Zone de
fissuration régularisation
possibles des contraintes

Nota:
Les armatures A et
B ne se cumulent
que partiellement
( cf texte )
- 7-

Sauf dans le cas d'une section rétrécie de béton continue ou


d'un appareil d'appui unique, il convient de disposer des armatures telles
que (A) constituant un chaînage à la partie supérieure du voile et s'op-
posant à la fissuration suivant les plans indiqués. Des armatures (ET) de
surface et d'éclatement sont à placer sous les appareils d'appui de l'ou-
vrage et sous les dispositifs de vérinage de tablier pour le changement
ultérieur des appareils d'appui ; e"Lles limitent la fissuration sous l'ac-
tion des réactions localisées.

Le calcul des sollicitations locales dans les fûts des piles dues
aux charges concentrées des appareils d'appui échapoe à là Résistance de
Matériaux classique. Pour la justification de telles pièces, bien que plu-
sieurs approches pourraient être envisagées, le paragraphe "FERRAILLAGE"
ci-après constitue une règle forfaitaire de dimensionnement.
1.2.2. FERRAILLAGE.

[Link]. Armatures de chaînage.

La section du ferrai 11 âge de chaînage (A) peut être déterminée


par des règles analogues à la méthode des bielles pour le calcul des ar-
matures des semelles ou à la méthode de reprise des efforts d'équilibre
général dans la zone de régularisation des contraintes (cf. chapitre III
et Annexe IV de la circulaire 73.153 du 13 Août 1973 "Instruction provi-
soire relative à l'emploi du béton précontraint").

Cenendant, dans un but de simplification et de normalisation, il


suffit en pratique de déterminer le chaînage de telle sorte qu'il équilibre
un effort égal à 0,25 fois la descente de charge localisée la plus forte,
calculée sous sollicitations d'utilisation. La section correspondante d'ar-
matures aura pour valeur :

A = 0,25^* avec cf a = § 9^
a
ces armatures de chaînage seront généralement disposées en une seule nappe,
ancrées aux extrémités soit par boucles à plat, soit dans le corps du fût.

Pour limiter la propagation d'éventuelles fissures, l'ensemble


des armatures horizontales placées sous le chaînage, sur une hauteur égal!
à la moitié de l'espacement des appareils d'appui, devra pouvoir reprendre
dans les mêmes conditions un effort égal à 0,125 R (diamètre conseillé : 0
ou.0 10), soit :
R
A h -- o
A 17e; max
[Link] —
a

[Link]. Armatures de surface et d'éclatement.


Elles sont constituées par des nappes de frettage (§) disposées
au droit des appareils d'appui et dés emplacements choisis pour les vérins.
Chaque frette es^t constituée par des armatures 0 8, façonnées
et disposées comme il est indiqué aux schémas ci-après et comportant :
- une seule nappé d'armatures orientées perpendiculairement à la
ligne d'appui si le fût comporte des armatures de chaînage ou si l'aopareil
d'appui est constitué par une section rétrécie de béton continue sur toute
la longueur du voile1;
- deux nappes d'afrmatures croisées dans les autres cas, en par-
ticulier pour les fûts ne comportant qu'un seul appareil d'appui.
- 8-

Chaînage Frette supérieure 0 8


\
\ Appareil d'appui
,— \ 1 1 l~l
ligne d'appui /-Fers de,
•H^) Chaînage 816 ou 0 20 y construc -
E"
3 . .v tion éven-
tuels s'il
y a chaî-
nage
Le fût
comporte ne comporte pas
E_i_
d'armatures de chaînage en tête \ Frettes, intérieures 08
V • _. - —J

Les règles qui suivent sont établies pour' les appareils d'anoui
en élastomère et peuvent être conservées oour les articulations en béton,
au lieu et place de l'article 4 2 "Articulations" du fascicule 61, titre
VI du C.P.C. de 1970; elles ont été établies en s'inspirant de l'article
34 "Zone d'introduction des forces de précontrainte à l'about" de l'I.P.
N° 2 relative à l'emploi du béton précontraint. .
On disposera au droit de chaque appareil d'appui ou d'emplacement
pour vérin une ou plusieurs frettes, à savoir :
- une frette supérieure (de surface), dont la section totale
(dans chaque direction s ' i l s'agit d'armatures croisées) est capable de
reprendre un effort égal à 0,04 R ; elle est placée le olus près possible
de la face supérieure de l'appui (2 cm d'enrobage). Dans le cas où, comme
conseillé dans la pièce 1.4, il est prévu un bossage inférieur sous l ' a p -
pareil d'appui, les armatures de ce bossage remplacent cette frette et les
frettes inférieures sont remontées;
- une (ou des) frette (s) inférieure (s) d'éclatement, disposée (s)
à une profondeur comprise entre •*• et E à partir de la face supérieure de
l'appui. La section totale de ces frettes soit être suffisante pour reprendre
un effort égal à :
0.25 (1-6 )R avec 6 = j. = ^ a T ur de l'appareil d'appui
E Epaisseur de 1 appui
soit en pratique :
. 0,20 R dans le cas d'une section rétrécie de béton
. 0,10 R dans le cas d'un appareil d'appui en élastomère
frette.
Cette frette inférieure n'est à prévoir que sous les appareils
d'appui et si la contrainte d'éclatement est supérieure à à b (contrainte
de traction de référence du béton).
Par analogie avec les règles relatives aux efforts d'éclatement
dans les ouvrages en béton précontraint, on pourra estimer que cette con-
trainte d'éclatement est égale à a ='0,5 (1 - 6 ) a'm, avec a'm = contrainte
moyenne de compression du béton de la ni le.

La surface couverte par les frettes est un rectangle dont les


dimensions en plan sont les suivantes :
. perpendiculairement à la ligne d'appui, la largeur du fût di-
minuée de 5 cm
. parallèlement à la linge d'appui, la longueur totale du fût
lorsqu'il n'y a pas de chaînage, la longueur de l'appareil d'appui ou du
bossage augmentée de l'épaisseur du fût lorsqu'il y a un chaînage (cette
augmentation peut être limitée à 20 cm pour les frettes situées à moins
de 20 cm de la surface).
- Q -

[Link]. Chevêtre.
Dans le cas où les fûts de niles sont reliés en tête oar un che-
vêtre et suivant le rôle joué par ce chevêtre : élément norteur, élément
raidisseur ..., la détermination des ferrai 11 âges pourra se faire car ana-
logie avec ceux des chevêtrer,des oiles-culées (cf. s ?..?}.

1.3 - FEKRAILLAGE DU FUT DANS L'EVENTUALITE D'UN CHOC DE VEHICULE LOURD.


Les fûts des piles de beaucoup de ponts terrestres sont exposés
à des chocs de véhicules routiers en perdition. La pièce 1.3.3. distin-
gue, en fonction de la probabilité d'occurrence d'un choc (liée à la
circulation) de véhicule routier et de la probabilité de conséquences
plus ou moins graves d'une rupture de fût, des ouvrages dont les appuis
sont à calculer sous le choc de véhicules routiers et ceux pour lesquels
des dispositions constructives minimales en vue du choc sont suffisantes
sans qu'il y ait lieu de procéder à un calcul (diamètre minimum des co-
lonnes de 0,60 m, minimum d'armatures verticales des fûts de faibles
dimensions, cf. plus haut § 1.1.2). La pièce définit les sollicitations
à considérer et les vérifications à effectuer quant à la stabilité de
l'appui d'une part et eu ferrai liège d'autre part.
En pratique, comme détaillé dans la pièce 1.3.3, il y a également
lieu de distinguer les appuis constitués de colonnes et ceux composés de
voiles :
. Colonnes : en cas d'emploi de colonnes, (si cet emploi est
admissible), celles-ci sont généralement à armer au taux de 2 % ; en
conséquence il reste seulement à choisir le diamètre en fonction de la
grandeur du choc et des conditions de liaison horizontale en tête.
. Voiles : les sollicitations accidentelles dues au choc peu-
vent être déterminantes pour les ferrai 11 âges des voiles lorsque le voile
est court (longueur inférieure à 2,50 m), que l'effort normal dû à la
charge permanente du tablier est faible, ou que le voile se comporte sous
le choc comme une console encastrée sur la fondation.
Pour la détermination pratique du diamètre des colonnes 'et du
ferraillage des voiles, la pièce 1.3.3 contient au § 6.4 des abaques
donnant les moments résistants sous sollicitations pondérées du second
genre de différentes sections de colonnes et de voiles.
- 10 -

2. PILES-CULÉES NOYÉES
DANS LES REMBLAIS

Pour les piles-culées noyées dans les remblais le présent chapitre


donne :
( a - Un ferrai 11 âge-type des colonnes et des poteaux. Ce ferrai 11 âge
U correspond à"des éléments standard (colonnes 0 60 cm et poteaux 50 x 50 cm)
(' armés à 2 %t selon les prescriptions de la notice"Choix et conception des pi-
(' les-culées"(cf. pièce 1.1.3 p.28); il est complété par celui d'un poteau de
(| section rectangulaire; on notera que les armatures des poteaux sont concentrées
(| dans les angles, cette disposition assurant une meilleure résistance à des ef-
(| forts de direction quelconque. L'espacement des cadres 0 12 tous les 30 cm est
(| à porter à 15 cm dans les zones de recouvrement et d'ancrage des armatures ver-
() ticales.
)
n Pour un poteau ayant une section supérieure aux dimensions minimales
U recommandées (colonne 0 60 ou poteaux 50 x 50), le pourcentage des armatures
|) verticales peut être réduit sous réserve que le moment résistant sous une sol-
M [Link] de flexion du premier genre dans une direction quelconque soit d'au
() moins 24 t™ . Ceci peut être le cas pour les poteaux des piles-culées apparen-
}) tes : les dimensions de ces derniers sont en effet déterminées par les sollici-
() tations à la base et seront le plus souvent surabondantes sur le reste de la
() hauteur.
b - Un mode de calcul des efforts et des ferrai 11 âges du chevêtre,
ainsi qu'un ferraillage minimal- Le chapitre relatif au chevêtre est applica-
ble également au chevêtre d'une pile intermédiaire composée: de colonnes (il
est néanmoins rappelé que l'emplo"! de ce 1 oints est jé;.C''.se" : le lar^q^r- la pro-
babilité rie choc des appuis par des yéhicules lourds atteint une certaine va-
leur) .
.c - Un ferraillage type des murs-garde-grève de 1 à 3 m de hauteur,sui-
vi de la méthode qui a permis de le déterminer.
D
our le ferraillage de la semelle de fondation des piles-culées
noyées dans les remblais,on se reportera aux indications données au § 1.1.1
pour les piles.
2.1 E DES FT PE

SCHÉMAS DE LA CAGE D'ARMATURES


A _ COLONNE 0 eo cm
DANS LE CAS DE SPIRES CONTINUES

Cerces <t> 12 tous les 30 cm


ou spires continues

12 0 25 E
o
o
oo

Dans le cas de cerces

Spires 0 12

Éch: 1/20
Éch: 1/10

B _ POTEAU de 50 x 50 cm
(Distance libre entre
10 30 »< ^ M fers fonction de la
"• . m n
mini maxi i ' grosseur des granulats

Cadre 0 12 tous les 30 cm


o ou spires continues
in

3025
Au total 12025

Ech:1/10 Ech:1/20

C_ POTEAU RECTANGULAIRE

-T-
2 cadres identiques a «; 30 cm
0 12 tous les 30 cm
f b s5 30 cm
- 12 -

CHEl'ET'E.

•2.2.1 -- RECENSEMENT DES ACTIONS.

Le chevêtre peut être soumis, en plus de son poids propre, à


certaines des actions ci-après provenant :
- du mur garde-grève
- de la dalle de transition ;
- des murettes en retour ;
- du tablier lorsque des points d'appui ne sont pas disposés
au droit des colonnes ou des poteaux ;
- des vérins utilisés pour soulever le tablier (pour le rem-
placement des appareils d'appui notamment) ;
- du cintre lorsqu'il est prévu d'appuyer ce dernier sur le
chevêtre (en principe, de telles charges ne sont pas à prévoir au projet;
et les renforcements qui en résultent sont à la charge de l'entrepreneur,
comme compris dans le prix du cintre).
Les sollicitations correspondantes se traduisent par des mo-
ments de flexion, des efforts tranchants et des moments de torsion, ces
derniers étant produits par les charges excentrées et certains efforts
horizontaux (freinage et poussée d'une charge sur le mur garde-grève). Il
peut s'y ajouter une traction excentrée due aux poussées sur les murettes
en retour.
2.2.2 - EVALUATION DE3 CHARGES.
Les unités sont le mètre et la tonne-force.
[Link] - Poids p-opre.
S étant la section totale du chevêtre (y compris le garde-
grève) la densité de charge correspondante est :
A 1 = 2 x 2,5 S = 5 S

Le coefficient 2 tient compte du poids moyen de la partie du


tablier situé au droit du chevêtre au moment de la construction.

[Link] • f/!jr
a) ~ Çbar.g§§_y.erti
Les charges sont produites par les roues du système B ou du
système B. (seules en pratique à considérer).
La densité de charge au niveau du plan moyen du chevêtre résuV
te de la diffusion des effets des différentes roues ; ce calcul relève
difficilement de la Résistance des Matériaux.
- 13 -

On admettra que la densité de charge au niveau du plan moyen du


chevêtre est égale au quotient du poids de deux roues de deux camions BC
(tandems Bt) accolés par la largeur d'encombrement d'un véhicule, soit dans
le cas d 'un pont de première classe * ,-•*• = 5,27 t/ml pour Bc
c. ,b
eti^ 5 5 3 C t/ti;l pour Et, valeurs qu'on arrondira à 5,5 t/m et affectera
d'un coefficient de majoration dyna-
mique de 2, pour tenir compte du choc
d'un essieu au droit de l'appui ; soit
H A ? = H t/rnl.

Cette charge verticale sur le


garde-grève n'est en pratique à
considérer que dans les seuls cas où
n'y 8 , r-^d- les S2i;l?s sollicitations loca-

b) - Charges horizontales : L'effet des charges horizontales sur le


mur garde-grève" (freinage,"poussées dues au poids des terres ou aux charges)
est détaillé dans l'étude du mur garde-grève; on en utilise les résultats
pour le calcul du chevêtre.

[Link] - Dalle de transition.


Pour le calcul du chevêtre, on doit prendre en compte les effets
locaux de la dalle de transition,qui sont différents des effets généraux
pris en compte par Te programme de calcul automatique.

1.50 ou 1,35 h R = hauteur moyenne de chaus-


sée sur la dalle de
transition
f hp = épaisseur de la dalle
de transition
D-(UO

Réaction_de_charge_pemanente - On admettra que la densité de


charge corfëspôn3ântë~âû"niviaù"dû~pïân moyen du chevêtre règne sur toute
la longueur de ce dernier. Elle a pour valeur approximative pour hr>= 0,05 D
= D(l,25 1,1 h) t/ml

Réaction des_charges_B ou_B. - Les roues sont placées comme il


est indiqué sur le schéma ci-dessus,et Ton admettra, comme pour le mur garde-
grève, que les roues des rangées P, et P~ sont équivalentes chacune à une char-
ge répartie de 5,5 t/ml, assimilable à un rouleau, indéfini.
Comme dans le cas du garde*grève seul , la rangée P^ est affectée -
d'une coefficient de majoration dynamique égal à 2, pour tenir compte du
choc d'un essieu au voisinage de l'appui.
- 14 -

La charge équivalente à la rangée P? se répartit entre les


deux appuis de la dalle de transition (sur le chevêtre et sur le terrain).
et doit être affectée d'un coefficient de majoration dynamique qu'on
peut estimer à 1,5 en cas de dalle de transition superficielle et à 1,2
en cas de dalle de transition profonde.
B§§Çtion_totale - En pratique la densité de réaction maximale
au niveau du chevêtre due à la dalle de transition et aux rangées de roues P et
P2peut être prise égale à(15 + D) en t/ml ; D étant la longueur de la dalle
de transition(en mètres ),que la dalle de transition soit superficielle ou
profonde.
La densité de réaction minimale correspond à une dalle de transi-
tion non chargée exerçant une action au plus égale à A,p (voir ci-dessus); on
pourra le plus souvent la négliger en raison des incertitudes su>" les conditions
d'appui de la dalle côté remblai.

2 . 2 . 2 . 4 - Murettes, en retour.

lm ^. Les actions transmises par les


murettes en retour au chevêtre sont très
diverses et aléatoires. Les plus impor-
=3tf
tantes d'entre elles sont dues à des char-
ges variables concentrées appliquées aux
murettes (analogues à la roue isolée sur
trottoir).
Section d'encastrement Pour des murettes de longueur
théorique au plus égale à 2,5 m, l'en-
!
semble des actions transmises au chevê-
tre peut être simulé par deux forces
concentrées appliquées à 1 m de l'extrémité théorique du mur et égales
respectivement à 5 tf dans le sens vertical et 3 tf dans le sens horizon-
tal (perpendiculairement aux murettes). Ces deux forces sont largement
évaluées et sont à considérer comme non concomitantes. Il en résulte
que l'on pourra généralement négliger la traction excentrée dans le che-
vêtre due à l'action des forces horizontales appliquées aux murettes.
Pour des murettes de plus de 2,5 m de longueur on se reportera
au cas des murs en retour relatifs aux piles-culées apparentes (cf. p. 52).
2 . 2 . 2 . 5 - Tablier.

Le tablier n'exerce pas d'efforts sur le chevêtre lorsque les


points d'appui sont disposés en face des colonnes. Cette disposition est
la plus normale lorsqu'il y a plus de deux colonnes (ou poteaux), et aussi
dans le cas de deux colonnes (ou poteaux) si le pont est étroit.

Par contreje chevêtre est porteur lorsque les points d'appui


ne sont pas disposés en face des colonnes. Nous avons retenu dans ce cas
deux dispositions types, avec 2 colonnes ou poteaux et 3 ou 4 appareils
d'appui ; ces dispositions sont alors en effet les plus fréquentes.
Disposition 1 Disposition i

R .. R . R R R
A R
A R

J Charges
r T T îJ
concentrées

1,4 ï£ « 1,6 A
- 15 -

[Link] - Vérins de soulèvement du tablier.


Les vérins étant généralement placés à côté des appareils d'appui,
ce cas de charge s'apparente au précédent si le chevêtre est porteur.
Lorsque le chevêtre n'est pas porteur, les opérations de vérinage
créent dans le chevêtre des efforts (efforts tranchants essentiellement) qui
doivent être pris en compte pour le dimensionnement des chevêtres.
( Une option importante au stade du projet consiste à décider si
(' le vérinage pourra être fait en l'absence de trafic ou sous trafic léger.
Dans la plupart des cas on pourra éviter de prendre en compte le plein
trafic ; néanmoins il conviendra d'évaluer toujours assez largement la
charge lors du vérinage (éviter en particulier de prendre en compte moins
de G + 0,25 Q).
2 . 2 . 2 . 7 - Cintre.
Lorsque le cintre est appuyé directement sur le chevêtre, la
charge due au cintre, au coffrage et au béton frais est assimilable à
une charge répartie si l'espacement des poutrelles est inférieur à deux
fois la hauteur du chevêtre..Cette réaction d'appui est en général for-
tement excentrée.
La densité sera prise égale à la réaction d'appui d'une pou-
trelle, divisée par l'espacement des dites poutrelles.
p P
à,..
«p

2.2.3 - MOMENTS DE FLEXION LONGITUDINAUX. EFFORTS TRANCHANTS.

On envisage deux dispositions de la pile-culée :


- avec 2 colonnes ou poteaux-,
- plus de 2 colonnes.
On désigne par A la somme des réactions qui, parmi les A .
inventoriées en 2.2.2, sont des réactions réparties.
[Link] - Disposition à 2 colonnes.

e f|«— murztte en retour


1 ( V r )

i 1
M >T<
e .__
-* 4
Q ^ 0 a= 0

M< 0 -A .s.2 -Ai202


Moment fléchissant 2
M> 0 A(i
1
.o?) A^ 2
8 2' 10

Effort tranchant : T = 0,5 A . e ou A . a + V r


- 16 -

Charges_concentrées.
Les valeurs qui suivent sont des valeurs forfaitaires dans les-
quelles R désigne la réaction d'appui maximale sur un appareil d'appui.
Disposition type 1 - Moment fléchissant maximal
Ri M < 0 M = - ( R . a 1 + Vr .a)
' ,t 1, v i
M > 0 M=0,25e.R 2 -0,5a'(R 1 +R 3 )
f 1
*
a e Q/
>l - Effort tranchant maximal : T = R + V
a a , r
Disposition type 2 - Moment fléchissant maximal
RA H < 0 M = -(R.a1 -: V r .a)
VrJ 1
, I , i Vr
M > 0 M = 0,2 R.e
k Q
" e d',
Q , a - Effort tranchant maximal : T = R + V

[Link] - Dispcsitinn à pl'js Ja ? colonnes.


Seul est envisagé le cas d'une charge uniformément répartie
car, avec cette disposition, les colonnes seront généralement placées au
droit des appareils d'appui ; on négligera le poids des murettes en
retour éventuelles. On pourra se contenter des évaluations sommaires
données ci-après.
Cas de 3 colonnes a =o
M1 M2

i M<0
A A

'ra e e an

M>0

Tmax =0,60 A.e

Q§s_de_4_cg]onnes_et_pl us.
a/O a=0

jM, =-A-^
M2 M2
M<0 -AJ
1 2
A B A

( Q e e e a>
2

A
A e2
12 10
M>0
«2
! MB -A 12 A «2
12

max = °'60A '

[Link] ~ Efforts ^^ [Link].


Les efforts dus aux différentes charges sont récapitulés dans
un tableau du modèle ci-après. On ajoutera éventuellement les sollici-
tations dues aux murettes en retour,qui ont pour valeurs
M = - aV r T = Vr
- 17 -

Moments
fléchissants Efforts
Nature de la charne tranchants
>0 <o

Poids propre (y compris mur narde-


grève)
Dalle de transition
Murettes en retour
Réactions du tablier
Vérins de soulèvement du tablier
Réactions du cintre
Total

II n'y a pas lieu de chercher à définir les lignes enveloppes


des efforts car, pour ces pièces peu coûteuses et difficiles à calculer
avec précision, on forfaitisera largement la distribution du ferraillage.
Z.2.4. - EFFORTS PRODUITS PAR L'EXCENTREMENT TRANSVERSAL DES CHARGES.

Les charges excentrées peuvent produire des moments de flexion


transversale (d'axe parallèle au chevêtre) et de torsion, qui sont repris
dans la zone d'encastrement du chevêtre sur les colonnes, les moments étant
calculés dans l'hypothèse de l'encastrement du chevêtre sur les colonnes.
On rappelle à cette occasion l'intérêt qu'il y a à minimiser ces moments
grâce à une implantation optimale des colonnes ou poteaux.
[Link]. - Généralités sur la torsion.
Une poutre AB, encastrée à
ses deux extrémités et soumise à une
charge ponctuelle d'intensité P agis-
sant à la distance d de son plan de sy-
métrie,est soumise à un couple de tor-
sion Mt = P.d.
Il résulte entre P et les sec-
tions d'extrémités des moments de tor-
sion:

= [Link]
~

Dans le cas où la poutre est


soumise à une charge répartie d'inten-
sité linéaire p, agissant entre les
abscisses x et x,, le moment de tor-
sion appliqué à la section d'encastre-
ment de gauche est de :

/"*!
=/
J X~

Si p est'uniforme entre Tes deux li


gnes d'appui, on obtient ":
• • » t » '*r£nri2
en hachure : section d encastrement
1
C - d .1
- 18 -

2 . 2 - 4 . 2 . - Evaluation des efforts.

C>0

On désione par Eg, Ed, Er, Ea,


Ec les excentrepents, par rapport au plan
de symétrie longitudinal des colonnes,des
efforts verticaux transmis respectivement
par le mur oarde-grëve, la dalle de tran-
sition, les rcurettes en retour, les appa-
reils d'appui et le cintre. Ces excentre-
ments sont à compter algébriquement pour
les efforts de torsion.
On désigne par e l'espacement
des colonnes.
plan de symétrie des colonnes
axe d appui du cintre

Les efforts transmis par le mur garde-grève et la dalle de


transition sont considérés comme étant uniformément répartis le long du
chevêtre, ceux transmis par les appareils d'appui et les murettes en
retour comme ponctuels.

Le calcul des moments extrêmes (coefficients de pondération in-


clus) de flexion en tête des poteaux et de torsion du chevêtre dus aux
différentes natures de charges est détaillé ci-après, le moment le plus
faible en valeur algébrique étant affecté d'une apostrophe. Ces moments
sont exprimés en tm.
Les moments de torsion dans le chevêtre correspondant aux forces
réparties appliquées entre poteaux extrêmes sont pris égaux à la moitié
du moment de flexion en tête d'un poteau sous l'effet des mêmes forces.
a
~
Les efforts correspondants sont le plus souvent négligeables.
b - Mur_ garde-grève.
Les [Link] appliquées au mur garde-grève sont de deux sortes :
Forces verticales - Elles donnent au niveau de la fibre moyenne du
chevêtre ûnê'dinsitl'mâximale de charge A 2 = 11 t/ml (cf. page 10). Les mo-
ments extrêmes ont pour expression
- Flexion: M = 0 M' i ll.e.E
- Torsion: Cgv C'

II est rappelé que l'action clés forces verticales sur le -a<r garde-
grève n'est à prendre en co^p^e qu'en l'absence de dalle de transition.
- 19 -

Forces horizontales : Le moment Mgh correspond à l'action des


poussées sûr'Ti'gârclë^grèvë'tterres et charges) et du freinage. Le moment
M' ne correspond qu'à l'action du freinage.
h étant la hauteur du mur garde-grève et h_ celle du chevêtre,
ces moments ont les valeurs suivantes (cf. plus loin § 2.3.2) :

- Flexion : M . - 2,5 (h Q + l).e ; M' g h = - 3,5 e

" Torsion : C gh = M gh /2 ' C


'gh=M'gh/2

c
"
Compte tenu des densités de charge appliquées par la dalle de tran-
sition sur le chevêtre, les valeurs extrêmes des moments de flexion et de
torsion sont :
- Flexion : Md = 0 ; M'd = (15 + [Link]
- Torsion : Cd = 0 ; C'd = (15 + D).[Link]
d - Murettes_en_retour.

Les moments de flexion et de torsion correspondants ont pour valeurs

"M ,• • = c r -- v r x E 1°

e - Réactions du_tablier.

Les moments de flexion et de torsion dans le chevêtre dus éven-


tuellement aux réactions du tablier dépendent de 1'excentrement trans-
versal Ea des appareils d'appui , mais également de leur disposition dans
le sens longitudinal.
Les moments dans les sections d'encastrement ont pour valeurs

Disposition type 1 Disposition type 2


A ," A
r
1
1 1
1 « l*
I
Il 1I t

Vue en plan
l* i
1
Vue en plan

^
m v m • • i -4

Flexion : Ma = 1,5 R E a M a = 2R E a

à gauche de Si- R . E a j à gauche Sj; R . E a


- Torsion : C a
à droite de 3
1
" ) à droite Si: R . E a
- 20 -

En prenant les valeurs extrêmes de R (R min et R max), on ob-


tient les valeurs extrêmes Ma et M'a du moment de flexion, Ça et C'a des
moments de torsion, dus aux charges transmises par les appareils d'appui.
f - Vérinage : Nous ne l'évoquons ici que pour mémoire en ajou-
tant que les efforts correspondants sont analogues à ceux pouvant provenir
du tablier, et sont bien entendu mutuellement exclusifs avec ceux-ci.
g - Cintre.
Les moments correspondants ont pour valeur
Flexion MC = A y . E( e
Torsion c = 7 1• A
c î_ • e

[Link] - Efforts maximaux.


Le moment résultant maximal est produit
par la combinaison d'actions la plus défavorable,
compte tenu de ce mie les moments peuvent s'exer-
cer dans les sens (7) ou (2)défi ni s au schéma ci-
contre.
a
) n§*l°!3-tran^yer^ale_du_cheyêtre. En explici-
tant les moments totaux maximaux dans les sens
1 et 2 , le moment M à retenir est (sous réserve d'exclusion des ef-
forts de vérinege qui correspondent à un cas de charge spécial) :

•°ax- Ert
b) lorsion - On devra comparer les effets des deux combinaisons
d'actions définies ci-dessus,et on retiendra le plus grand en valeur ab-
solue.
En appelant C, et C2 les moments totaux maximaux dans les sens
(î)et®, les combinaisons les plus défavorables dans chaque cas sont:
CT = max (
ZM1

Le 'plus souvent, l'effet le plus défavorable sera produit par


le";D''ent 'C,. Cependant il est ; rappelé q u ' i l est de bonne construction de
placer'les colonnes de manière à centrer en moyenne les réactions d'appui,
et-il est alors prudent de vérifier que le moment de sens inverse n'est
pas prépondérant.
- 21 -

2.2. 5. - FERRAI LIAGE.


Le ferrai 11 âge du chevêtre est essentiellement constitué d'armatures
filantes longitudinales et de cadres dites armatures transversales. La torsion
est reprise par des armatures longitudinales et transversales qui viennent
s'ajouter respectivement aux armatures^de- flexion et d'effort .Jbrarichant.
Dans le cas des chevêtres longs, un recouvrement de chaque ar-
mature longitudinale peut être admis et disposé à mi-distance entre co-
lonnes pour les armatures supérieures, au droit des colonnes pour les
armatures inférieures. En outre, des ferrai 11 âges complémentaires, dont
la liste est donnée plus loin (cf. page 24), sont à prévoir éventuelle-
ment en différents points du chevêtre.

2.2.i.1. - Ferrai 11 âge constructif minimal du chevêtre - Fer-


_raillage minimal type.
Le chevêtre en tête de piles-culées ou de piles à colonnes
doit comporter un ferraillaqe longitudinal constructif minimal , dont le
•:?ux(pour l'ensemble des n?pp-.s) ne sera pas inférieur à 0,5 %,soii envi-
ron 40 kg d'acier au m3 de béton. Ce pourcentage -^st voisin de la condition
de non-fragilité en traction.
La section minimale d'armatures transversales par un plan hori-
zontal doit être au moins égale à 0,002 fois l'aire du béton correspondant»
et l'espacement t des cours successifs d'armatures transversales doit être vn-
férieur à 2° cm. V\
Pour les dimensions minimales du chevêtre conseillées à la
pièce 1.1.3 (0,60mde hauteur, 0,70mde largeur dans le cas d'un chevêtre
simple sans dalle de transition ou mur-garde grève), on obtient le fer-
rai 11 âge minimal type suivant pour le chevêtre :
- 4 0 20 HA filants sur les deux
faces supérieure et inférieure
- 2 cadres 0 10 HA par cours d'ar-
mature transversale (5 par mètre)
o
CD
Ce ferrai 11 âge peut être conservé
si les dimensions du chevêtre dif-
fèrent des dimensions minimales
conseillées (0,6 x 0,7m) de moins
de 20 cm. Il est conseillé d'ajou-
ter un petit fer filant horizontal
le long des parois latérales pour
améliorer la non-fragilité du che-
70 vêtre sous l'action d'efforts hori-
zontaux.
Pour ces dimensions 0,6 x 0,7mce ferraillage minimal type permet
de reprendre sous sollicitations pondérées du 1er genre un ensemble d'efforts
M, T, C vérifiant les deux inégalités suivantes :
< 14 t m

Les deux conditions correspondent à la justification des arma-


tures longftudinales pour la première,et transversales pour la seconde-
- 22 -

[Link] - Ferraillaoe de flexion.


On distinguera le cas où la pile-culée ne comporte que 2 colon-
nes,et celui où elle comporte plus de 2 colonnes.

[Link].1.™ Chevêtre sur 2 colonnes.


f
La portée libre entre les colonnes étant parfois importante,
le ferrai liage minimal n'est le plus souvent pas suffisant ; les arma-
tures supérieures et inférieures peuvent être différentes, et chacune
d'elles sera déterminée pour le moment maximal correspondant. On déter-
minera de même les armatures transversales si le ferraillage minimal type
est insuffisant.
"» T,,. • -• ' • +i *.. ,n*^p*- -.,

[Link].2 - Cheyêtre_sur_p]us_de 2_co]onnes.

Compte tenu que l'espacement des colonnes est généralement modé-


ré ,les armatures supérieures et inférieures seront identiques et déter-
minées pour le moment maximal, qui est un des rr ornent s sur appui.

2.2*5.3 - Ferraillage de torsion.

Pour déterminer le ferrait 1âge né-


cessaire pour résister aux efforts de tors-don,
on considérera une section en forme de rec-
tangle ayant la hauteur du chevê[Link] dont
la largeur f. est limitée, dans le cas d'un
chevêtre large, à la somme du diamètre des
colonnes - ou côté des poteaux - et de la
hauteur du chevêtre (rectangle hachuré). Avec
les notations du schéma, on prendra suivant
le cas une des deux valeurs ci-après :
si

=0+ s
Pour le calcul des contraintes tangentes dues à la torsion, on
peut appliquer l'article A.53 du Fascicule 61 du CPC (titre VI modifié
de 1970) ou s'inspirer des règles de calcul figurant dans les nouveaux
règlements de calcul (IP 2 pour le béton précontraint, Béton armé aux
états-limites) sur l'évaluation des contraintes dues au couple de tor-
sion.

Dans le cadre de ces nouveaux documents, pour évaluer la con-


trainte tangente de torsion dans un profil plein de force convexe, on
remplace la section réelle par une section creuse équivalente dont l'épais-
seur de la paroi est égale au sixième du diamètre du cercle qu'il est pos-
sible d'inscrire dans le contour extérieur. La contrainte se calcule alors
comme pour les sections creuses :

2ÎK
- 23 -

expression dans laquelle C est le moment de torsion, b l'épaisseur de


la paroi de la section creuse équivalente , fl l'aire du contour tracé
à mi-épaisseur des parois (partie hachurée), p le périmètre de ce contour.
Elle a pour valeur :
contour extérieur réel

T - 3.6 C
b a2 7. a>
(b - -g)

Avec les notations du sch^na pré- < . _ oc


uLuentjles valeurs
urs de a et de b à considérer sont*- *t
La contrainte tangente de torsion sur les faces verticales est
à cumuler avec la contrainte tangente due à l'effort tranchant : on véri-
fiera que la contrainte totale de cisaillement du béton est inférieure à
3,5 (T ( (T étant la contrainte de traction de référence du béton).
Les armatures sont déterminées par application de la règle des
coutures aux sections droites (normales à Taxe du chevêtre) et aux sec-
tions radiales passant par cet axe.
Armatures longitudinales.
La section des armatures longitudinales est définie par

Dans les formules précédentes, et en application du règlement


de 1970, le moment de torsion C est évalué sous sollicitations pondérées
du 1er genre, et o=| est égal aux 2/3 de la limite d'élasticité des aciers (1)
Ces armatures longitudinales sont en principe disposées aux qua-
tre angles, et éventuellement sur les faces ; ces armatures viennent s'ajou-
ter aux autres armatures de flexion.
Il .peut être utile de noter que le terme entre parenthèses varie
de 1 pour une section carrée à 0,5 pour une section large et prend les
valeurs suivantes en fonction du rapport b/a :
b/a 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2 ,5 3 4 00

K 1 0,90 0,84 0,79 0,76 0,73 0 ,68 0,65 0,61 0,5

Comme la quantité -r-* est voisine du bras de levier de calcul


des armatures de flexion, et étant donné la précision recherchée, il suffit
en pratique de déterminer les armatures longitudinales de torsion conjoin-
tement aux armatures de' flexion en considérant des moments de flexion ma-
jorés M' obtenus en ajoutant la quantité + K.C aux moments M déjà cal-
culés, soit respectivement :
M 1 > 0 = M >0 + K.C
M 1 < 0 = M <0 - K.C
pour la détermination des ferraillages inférieur et supérieur, K étant
défini par le tableau ci-dessus.
(1) Avec un règlement aux états-limites, le moment de torsion est éva-
lué à partir des combinaisons d'actions relatives aux états-limites
ultimes et crj est égal à o^ / y a
- 24 -

Armatures transversales.
Les armatures transversales de torsion peuvent être déterminées en
sachant qu'elles ont un volume relatif égal aux armatures longitudinales
de torsion. Elles sont constituées de cadres enveloppants dont les plans
sont normaux à la ligne moyenne et l'écartement au plus égal à 35 cm.
La section d'aciers transversaux sur chaque face par mètre de
longueur est déterminée par :
A
- " 0,6 C
20.

où Ai est la section d'un cadre et t leur espacement.


La section des armatures transversales par un plan horizontal doit
correspondre au cumul de la section nécessaire pour reprendre les cisaille-
ments d'effort tranchant avec celle nécessaire pour reprendre les cisaille-
ments de torsion sur les faces verticales.

[Link] - Ferrai liages conip lèvent ai res.

Ils sont à prévoir :


- au droit des colonnes ou des poteaux pour reprendre la flexion
transversale (renforcement des cadres) ;
- dans la zone des appareils d'appui (frettage) ;
- éventuellement sous forme d'armatures d'ancrage jusque dans la
masse du chevêtre des murettes en retour et du corbeau d'appui
de la dalle de transition.

2.2.6 - COPIAI! P'flPPUI DF LA HALLE PE TRANSITION.

010 ts les 10cm


goujon 0 25 ts les 2m = 1,60
Le corbeau d'appui de la
L = 0,AO~m
dalle de transition est identique à
ceux prévus pour les ouvrages types
PICF (ou PIPO). Il est défini en cou-
pe transversale au schéma ci-contre
et renne sous toute la largeur de la
dalle de transition.

reprise de bétonnoge
- 25 -

2.3 - MUR GARDE-GREVE

Le présent chapitre définit des ferrai 11 âges types pour les murs
garde-grève, suivi de la méthode qui a permis de les déterminer.
Dans les cas courants, on pourra se contenter d'utiliser un
ferrai 11 âge-type et se dispenser de tout calcul sur les murs garde-
(' grève.
2.3.1 - FERRAILLAGES TYPES DES MURS GARDE-GREVE.
Le mur garde-grève est soumis essentiellement à l'action de
forces horizontales sur la face arrière en contact avec les terres :
poussée des terres, poussée de charges locales en arrière du mur garde-
grève, freinage, et à des efforts moindres sur la face avant.
De plus, le calcul ne peut pas être dissocié de l'environnement
des murs garde-grève : structure de chaussée, conditions de remblaiement,
de sorte que toutes hypothèses de calcul restent incertaines.
Un calcul avec des hypothèses simplifiées pour la prise en
compte des actions conduit pour la valeur du moment à l'encastrement,
exprimé en t m/ml, à la formule approchée M = 2,5 (h + 1), en tm, h
étant la hauteur du mur. Cette valeur a permis de déterminer les dispo-
sitions types ci-après (épaisseur et ferrai liage), qui sont recommandées
lorsque la hauteur du mur est inférieure à 3 m, que la dalle de transi-
tion est indépendante du mur garde-grève et que les joints de chaussées
ne transmettent pas de poussée.
1. Mur de 1.00 m de hauteur ou moins.
20
_ : 0 12 HA
tous les 0,ÏÔ m sur la face arrière
012 e = 20em tous les 0,20 m sur la face avant.
V a 10 : 0 10 HA
tôûi"ïës"OJ5"m"sùr~ïës deux faces.
- 26 -

2. Mur de hauteur comprise entre 1,00 et 2,00 m.


- Epai§seur conseillée 0,1 + 0,1 h
~ E§rr§j]]a9§- Le même que pour h 1 m.
Mur de hauteur comprise entre 2 et 3 m.
30 , - Epaisseur conseillée = 0,30 m
rv •
- Ferrai 11 âge vertical
« 014

» «
Sur la face arrière :
010
0 14 HA tous les 0,14 m p our h = 2 n
\1 014 HA tniK IPÇ f) 10 m n our h = 3 m
.c
V Sur la face avant : es pacenent doublé
E
CM ' 4

i 4

0 10 HA tous les 0,15 m sur les deux faces


i'

i •

Nota - 1. - Au delà de 3 m de hauteur, les résultats ne peu-


vent être extrapolés qu'avec prudence, l'effet d'autres charges pouvant
devenir déterminant.
2. - En cas de dalle dé transition appuyée sur le garde-
grève ou de joints exerçant une poussée,des efforts supplémentaires
s'exercent sur le mur. Ces efforts étant de sens contraire aux poussées
des terres et des charges locales, il est recommandé dans ces cas de
disposer sur la face avant au moins les mêmes armatures que celles déter-
minées ci-dessus pour la face arrière.
2.3.2. - DETE^FATIQN HES EFFORTS APPLIQUE? AI 1 MUR gARDE-ÇREVE.
[Link] - Environnement.
Le mur garde-grève est en contact direct par sa face arrière
avec le remblai et la chaussée.
Le calcul des actions et sollicitations qui lui sont appliquées
doit donc tenir compte de cet environnement.
On trouve, ?en principe, en partant du haut :
- une couche de roulement, d'épaisseur limitée (de 5 cm à 10 cm
environ),
- un corps de chaussée, dont l'épaisseur dépend de l'importance
du trafic et des matériaux utilisés,
- 27 -

- du remblai sur le reste de la hauteur.


Il apparaît donc que la configuration de l'ensemble du garde-
grève et de ce qu'il y a derrière peut être différente selon les cas,
les configurations extrêmes étant :
- hauteur faible, épaisseur de chaussée importante,
- hauteur importante, épaisseur de chaussée faible ou chaussée
dégradée.
Dans le premier cas, on peut considérer que ce qui est en ar-
rière est plus ou moins rigide et ne transmet donc que peu d'efforts au
garde-grève; à l'inverse, dans le deuxième cas,on peut négliger l'effet
d 1 amortisserent dû à la chaussée,et le garde-grève est soumis en particu-
lier à des efforts de poussée qui peuvent être importants.
Il y a lieu également de ne pas négliger la phase de remblaie-
ment derrière le garde-grève, car dans ce cas il n'y a pas encore de
chaussée,et des efforts de poussée localisés importants peuvent se pro-
duire sous l'effet du compactage ou de manoeuvres accidentelles.
2 . 3 . 2 . 2 . - Actions et sollicitations.
Le mur garde-grève est soumis à des forces verticales et hori-
zontales qui produisent des efforts de flexion et de cisaillement dont
les valeurs maximales ont lieu au niveau de la section d'encastrement
dans le chevêtre.
Forces verticales.
Elles comprennent :
- le poids propre,
- la réaction d'une charge directement appliquée sur le garde-
grève,
- la réaction d'une dalle de transition éventuelle.
Le poids propre et la réaction d'une charge supposée centrée
ne créent pas de moment dans le garde-grève; comme leur effet est plu-
tôt favorable vis-à-vis des efforts de flexion dûs aux forces horizon-
tales, on les négligera. En ce qui concerne la réaction de la dalle de
transition, qui est excentrée d'environ 0,30 m par rapport au plan moyen
du garde-grève, il en résulte un moment indépendant de la hauteur du
garde-grève, mais dont l'effet vient en déduction des moments maximaux
produits par les forces horizontales.
Pour ces différentes raisons, on peut donc négliger l'effet
des forces verticales.
Forces horizontales.
L'effet maximal est obtenu par combinaison des ronces agissant
de l'arrière vers l'avant, ce qui exclut la prise en compte d'une poussée
du joint de chaussée. Dans ce qui suit on ne calculera que les moments,
- 28 -

à l'exclusion des efforts tranchants dont l'effet peut être négligé,


compte tenu du taux relativement faible des contraintes de cisaillement.

Au nombre de trois, les forces à considérer sont les suivan-


tes :

1. - Poussée des terres.

2. - Poussée d'une charge locale située en arrière du mur gar-


de-grève.

3. - Force de freinage d'un essieu lourd du camion B L-.


Les unités employées sont le mètre et la tonne-force.
1. - Poussée des terres.

En ne tenant pas compte de la présence de la chaussée, le mo-


ment maximal à l'encastrement a pour expression :
i . A . h3 i coefficient de poussée
à poids volumique du remblai
h hauteur du garde-grève

Avec les valeurs suivantes : \^_ 2 'o t/m3

elle devient

2. - Poussée d'une charge locale située en arrière du garde-grève.

Il a été vérifié que la sollicitation totale due aux camions


types B L* (poussée des charges locales + freinage) était plus défavorable
pour le mur garde-grève dans le domaine considéré (0,5 m ^: h <: 3 m . )
que d'autres charges sans freinage telles que tandem B . , convois mili-
taires, charges exceptionnelles types D et E, engins de terrassement,
décrits dans le document type DELTA 70, engins de compactage.

L'effet le plus défavorable est produit par 2 roues arrière


de 6t de deux camions accolés placées de telle manière que les rectan-
gles d'impact soient au contact de la face arrière du garde-grève.

Compte tenu de ce qui a été dit précédemment concernant les


incertitudes sur la transmission des efforts, on procédera de la maniè-
re suivante :

- les charges réelles, soit 2 roues de 6 t distantes de 0,50 m,


sont remplacées par une charge uniforme équivalente de 12 t répartie
sur un rectangle de 0,25 x 0,75 m circonscrit aux carrés d'impact de cha-
cune des roues;
- 29 -

- on admet que la pression sur le rectangle d'impact ainsi


défini se répartit à 45° latéralement et en arrière du mur, de façon uni-
forme, sur un rectangle horizontal dont les dimensions croissent linéai-
rement avec la profondeur; cette pression engendre en tout point du mur
une poussée élémentaire qui crée un certain moment au niveau de la sec-
tion d'encastrement sur le chevêtre; on suppose, d'autre part, que les
efforts correspondants se répartissent uniformément à 45° le long du
garde-grève, de part et d'autre du rectangle d'impact;
- on néglige l ' e f f e t des roues situées à 1.50 m en arrière.
Les schémas ci-après définissent les principaux paramètres.

0,75

_ Section d'encastrement 0.75+ 2 h


dans le chevêtre

Le moment fléchissant en A, à 1? profondeur


h a pour expression générale :
h
h - x
M P - 0,75
12K
+ 2h +x .dx tm/m

dans laquelle K est un coefficient ayant


pour valeur :
K = i .y .6 .b

i coefficient de poussée
Y coefficient de pondération
avec 6 coefficient de majoration dynamique
b coefficient figurant à l'art. 5.2.2. du titre II du fas-
cicule 61, fonction du nombre de voies chargées.
La valeur de Mp est explicitée ci-dessous pour différentes va-
leurs de h

h
m
0,5 0,75 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0

rMpM«J 2,23 3,40 4,41 6,11 7,45 8,56 9,49


- 30 -

En donnant aux coefficients définis précédemment les valeurs


suivantes :
i =0,3
T = 1,2
5 = 1 (charges s u r remblai)
b = 1,1 (pont en 1ère classe, 2 voies chargées)

on obtient finalement, pour les valeurs de h ci-dessus :

h
m 0,5 0,75 1,0 1,5 j 2,0 î 2,5 3,0
M (tm/m) 0,88 1,35 1,75 2,42 ! 2,95 I 3,39 3,76

Les résultats pour les différentes valeurs de h considérées


sont récapitulés au tableau de la page suivante.

3. - Force de freinage d'un essieu lourd du camion Bc.

On considère un essieu lourd au contact du garde-grève et l ' o n


néglige l'effet de l'essieu situé à 1,50 m. en arrière.

50

Compte tenu de l'écartenent des roues d'un essieu (2 m ) et


pour des hauteurs courantes du garde-grève, on ne considère que l'effet
d'une seule roue (une des roues accolées considérées précédemment) et
l'on admet une répartition des efforts suivant des directions inclinées
à —5— & partir des bords du rectangle d'impact, d ' o ù if = 0,25 + 2 h.

La force de freinage est prise égale au poids d'une roue, soit


6 t, et 1'on a :

M - 6 h Y
T ~ 0,25 + 2 h '

7.2 h
0,25 + 2 h v€C ï = 1,2
- 31 -

• 2.3.3. - MOMENTS EXTREMES A L'ENCASTREMENT - FORMULES APPROCHEES.


Le tableau ci-après récapitule les moments appliqués à la base du mur
garde-grève.

h M M
T tm/m 'P tm/m M
F tm/m Total

0,5 0,01 0,88 2,88 3,8


0,75 0,04 1,35 3,09 4,5
1,0 0,10 1,75 3,20 5,1
1,5 0,34 2,42 3,32 6,1
2,0 0,80 2,95 3,39 7,1
2,5 1,56 3,39 3,43 8,4
3,0 2,70 3,76 3,46 9,9

Une expression approchée simple du moment total à l'encastre-


ment est la suivante :

[Link] = 2,5 (h + 1) h en m
M en tm/m
Cette formule est valable jusqu'à une hauteur de 3 m.
Le moment à l'encastrement dans le sens opposé est essentiellement
dû au freinage minoré de la poussée des terres,et pourra être évalué quelle que
soit la hauteur h du mur à :
M 1 = - 3,2 tm/m
Dans le cas particulier des joints de chaussée transmettant une
poussée variant de p (en t/m) *au serrage minimum (hiver) à p' au serrage
maximum (été),les valeurs approchées sont à corriger :
M = (2,5 - p) h + 2,5
M' = - (3,2 + p'h)
- 32 -

3. PILES-CULÉES APPARENTES

Les calculs qui leur sont spécifiques se présentent sous trois


aspects :

1. La prise en compte par le programme de calcul automatique pour le calcul


des efforts d'ensemble : dimensionnement des semelles, efforts dans les
semelles et dans les fûts.
Cette prise en compte par le programme est possible moyennant
certaines approximations, l'introduction de données fictives et quelques
corrections à faire manuellement sur les résultats de la note de calcul
(( automatique. Une méthode permettant cette prise en compte est donnée pro-
)) visoirement dans l'attente de modifications du programme de calcul auto-
(( matique qui permettent de décrire avec plus d'exactitude les piles-culées
» apparentes.
2. Le prédimensionnement.
3. Le calcul des éléments annexes : voile frontal et murs en retour.
Ils sont analysés ci-après.

3.1. - PRISE EN COMPTE PAR LE PROGRAMME DE CALCUL AUTOMATIQUE.

3.1.1. GENERALITES.
Une pile-culée de ce type diffère d'une pile-culée entièrement
noyée dans le remblai, d'une part en ce qui concerne les efforts appli-
qués, d'autre part en ce qui concerne la flexibilité de l'appui.
Actuellement le programme PP ne permet de prendre en compte
que des piles-culées entièrement noyées et soumises à une poussée (donnée
POUST du bordereau des données) appliquée au niveau des appareils d'appui.
Des coefficients minorant les moments (0,404) et majorant la raideur
(1,825) sont inclus dans la logique du programme PP pour les phases de
calcul 3,4 et 5 au cours desquelles la pile-culée est entièrement noyée.
Dans le cas des piles-culées apparentes, il n'y a pas lieu de considérer
que le remblai d'accès entraîne une minoration des efforts et une majo-
ration de la raideur de la pi le-culée.
Pour le calcul des piles-culées apparentes par le programme PP,
il est donc souhaitable d'introduire des données telles que :
- la flexibilité des appuis calculée par le programme corres-
ponde à la flexibilité de la pi le-culée apparente ;
- les efforts calculés par le programme à la base des fûts et
sous la semelle soient les plus voisins possible des efforts réellement
appliqués, ce qui permet entre autres le dimensionnement automatique de
la semelle de fondation.
- 33 -

3.1.2. FLEXIBILITE DES APPUIS.


Le programme PP prend en compte pour les piles-culées remblayées
une augmentation de la rigidité sous l'action des terres : la fraction de
déplacement produite par la flexibilité du fût est divisée par 1,825,et
celle de la semelle est multipliée par 0,404.
a - Dans les cas les plus courants, il n'y a pas lieu de corriger
les données géométriques pour que le programme évalue avec plus de pré-
cision la- flexibilité des piles-culées en raison de la présence du voile
frontal qui accroît la rigidité de l'appui en tête du fût et de la faible
part prise par la semelle dans la flexibilité de l'ensemble de l'appui.
Le calcul effectué par le programme PP va donc prendre en compte
des piles-culées plus rigides qu'en réalité, ce qui va dans le sens de la
sécurité pour l'évaluation des efforts appliqués en tête des piles-culées,
mais entraîne une sous-estimation des efforts en tête des piles sous l'effet
du freinage.
b - Lorsque cette sous-estimation des efforts en tête des piles
est jugée trop importante, il est possible de modifier les données du
programme de façon à supprimer l'effet des termes correctifs relatifs aux
piles-culées enterrées inclus dans le programme de calcul PP : d'une part
en minorant les dimensions transversales des fûts (données EFUT, LFUT)
de manière à diminuer la rigidité du fût dans le rapport 1/1,825, et
d'autre part en minorant le module d'élasticité du sol ESOL dans le rapport
0,404 Dans ce cas, le programme de calcul PP détermine les efforts dans
les piles-culées et détermine les ferraillages pour une section fictive
différente de la section réelle. Compte tenu également des indications du
§ 3.1.4, les ferraillages donnés par le calcul automatique ne peuvent pas
ê';re utiles ^ans ce cas.

3.1.3. DONNEES PARTICULIERES A INTRODUIRE DANS LE CAS DE PILES-CULEES APPARENTES.


Par rapport à une pile-culée enterrée, une pile-culée apparente
est soumise aux actions supplémentaires :
- d'une part, de la poussée des terres s'exerçant sur le voile
frontal et, éventuellement, sur le mur garde-grève ;
- d'autre part, de la modification du poids des terres sur la
semelle et des poids du voile frontal et des murs en retour.
Le calcul des piles-culées apparentes par le programme PP peut
être effectué en simulant l'effet de la poussée des terres et des modifi-
cations des charges verticales, en utilisant les données POUST et SPEC
(cartes 19 et 20) avec des valeurs telles que les efforts au niveau de la
semelle ou à la base des fûts calculés par le programme soient voisins des
efforts effectivement appliqués. Ces données fictives permettent également
l'optimisation de la largeur de la semelle par le programme avec une bonne
précision (cf § [Link] ci-après).
- 34 -

II est bon de savoir que l'influence du poids des murs en re-


tour et de la minoration du poids des terres à l'avant est souvent faible
devant l'effet de la poussée des terres et agit en sens inverse.
Pour la détermination des données POUST et SPEC à introduire en
bordereau des données, on évaluera au préalable les efforts supplémentaires
effectivement appliqués à la base de la semelle, pour la largeur totale de la
semelle.
Dans ce qui suit, L désigne la longueur du chevêtre et' du voile
frontal, et L celle de la semelle.

3 . 1.3.1. Evaluation des efforts effectivement appliqués à la base


de la semelle.
a
"
Elle produit un moment qui a pour valeur :

M = Q - Hq

Pour l'évaluation de la poussée Q. on considère uniquement la


poussée s'exerçant sur la partie supérieure de la pile-culée (voile fron-
tal, chevêtre et garde-grève) en négligeant celle qui s'exerce directement
sur la partie inférieure des poteaux, compensée partiellement par une butée
provenant du talus ; la poussée résultante Q est la somme des poussées dues
au poids chs terres et d'une charge uniforme p sur le remblai.

h, = hauteur sur laquelle s'exerce une poussée des terres égale


à la somme des hauteurs du voile frontal, du chevêtre et du garde-grève
s'il y a lieu.
h = hauteur entre le sommet du chevêtre et le niveau de la
chaussée en l'absence de garde-grève (= 0 s'il y a un garde-grève).
Avec les notations des schémas ci-dessus, la poussée Q pour
la longueur de la pile-culée a pour expression générale :

Q .
- 35 -

En explicitant q et q^, soit


q = i (p +Ah ) ( i = coefficient de poussée
0
° avec <
q. = q + Ai.h.| ( A = poids volumique des terres

elle devient : Q = i.h 11 (p + Ah 0


+0,5 A h,)
1
L v.
Le coefficient de poussée i est à choisir par le Maître d'Oeuvre
en fonction des matériaux de remblai effectivement employés ; il peut être
à majorer pour compenser la non prise en compte des poussées sur la par-
tie enterrée; une valeur égale à 1/3 peut être utilisée dans les cas
courants.
Pour des valeurs courantes de i, p, A soit i = 1/3, p = 1,5 t/m2,
A = 2,0 t/m3,la poussée prend une des deux valeurs suivantes :
h
l
h, (0,5 + y-)Lc si la pile-culée comporte un mur garde-grève
h
i
h, (1 + -j-) LC si elle n'en comporte pas et dans l'hypothèse
moyenne où h = 0,75 m.

Il est inutile de déterminer avec précision son point d'appli-


cation, que l'on supposera situé aux 6/10 de la hauteur h. sur laquelle
s'exerce la poussée.
Selon la valeur de la clé ORDRE (carte 3 du bordereau des
données) le programme de calcul prend ou ne prend pas en compte un effet
de butonnaqe apporté par le tablier.
Si ORDRE = 0 la pile-culée est remblayée après bétonnage et dé-
coffrage du tablier,et les pi lès-culées sont partiellement butonnées par
le tablier, par un effort de cisaillement des appareils d'appui en tête de
la pile-culée. Le calcul comprend une phase provisoire notée 2.
Si ORDRE = 1, la pile-culée est remblayée avant bétonnage du
tablier et la poussée des terres s'exerce en totalité sur la pile-culée.
Le calcul ne comprend pas de phase provisoire.
Le butonnage apporté par le tablier étant aléatoire, en parti-
culier lors des opérations éventuelles de changement des appareils d'appui,
il est préférable dans le cas de pi lès-culées apparentes de prévoir pour
le calcul automatique ORDRE = 1.
b ~ P2l^§_dy_yoi}e_frontal_et_des_murs_en_retgur.^

L'incidence du poids du voile frontal est négligeable, aussi


bien vis-à-vis de l'effort normal correspondant (le poids volumique à
considérer étant égal à 2,5 - 2,0 = 0,5 t/m3) que du moment produit au
niveau de la semelle (faible excentrement).

* Nota : les murs en retour exercent d'autres actions importantes que leur
poids; ces actions, qui ne nécessitent pas d'être considérées à ce stade,
sont détaillées au § 3.4
- 36 -

Le poids des murs en retour exerce


un effort normal P et un moment en tête P.d;
ce moment se transmet intégralement jusqu'à la
base des fûts et sous la semelle de fondation,
et est de signe opposé aux efforts prépondé-
rants dus aux poussées des terres.
Poids total - P
Murs en retour
Moment M o = - P.d

c - Diminution_du_poids_des_terres_sur_]a_partie_ayant_de_]a
semelle.
Le programme de calcul considère des piles-culées entièrement
remblayées jusqu'à la hauteur Ht-Dans le
cas d'une pile-culée apparente,le poids des
+ terres à l'avant est plus faible que celui
(~ pris en compte par le programme.
1| II en résulte uniquement une modifica-
mp 1 tion des charges sur la semelle et des con-
h
1
tyfy \v\
>VxV
traintes sous la semelle.
6 ^1
H
t w/ v// La minoration du poids des terres, qui
s'exerce pratiquement sur la hauteur h, a
pour valeur :
^5v
y$
F ^ .a. P - - h. A . -^ . L
L- l~ O

/y ,"
i
B . .
j-,4-
et-
"\ r\
le
rns\»vtj-t irt-è-
ïllUllici 1 L
s*s\\*\*r\f r\s\v\f4-^ tr\±
[Link]|JUiiUanL
r\ f +•
cbL

9 9
B
M U A -a B+a
1 u A 0 a
M
t - " h'A- 2 • 4 s - "h'A- "'8

d - Efforts totaux dus aux actions supplémentaires.

Ils sont récapitulés ci-après (pour la largeur totale) :

Effort normal : NI = P - h . ~ . (B-a) . L g à prendre


en valeur
algébrique
Moment : M1 = Q . H - P.d - ~- (B2 - a 2 ) .
1
Les données simulées introduites dans le calcul automatique, appli-
quées à des piles-culées entièrement noyées, doivent être telles que les efforts
calculé^ à la base des semelles soient égaux à la somme des efforts ci-dessus et
des efforts dus aux actions horizontales appliquées aux appuis par le tablier.
C ' e s t ce qui fait l ' o b j e t du paragraphe qui suit.
- 37 -

[Link] - Calcul de la valeur simulée de la poussée et des charges


verticales.
a - Poussée.
Le programme de calcul PP prenant en compte un coefficient de
minoration des efforts pour les pi lès-culées enterrées, la donnée POUST
doit être évaluée de façon à annuler l'influence du coefficient minora-
teur (0,404) inclus dans la logique du programme de calcul.

Par ailleurs, le programme de


calcul automatique considère uni-
quement une poussée appliquée au
niveau de la face supérieure du
chevêtre, ce qui correspond sensi-
— Q, (POUST) blement à celui du point d'appli-
cation de la poussée dans le cas
1
Q réelle d'une pile-culée courante entière-
ment noyée dans le remblai.
I Soit Q, la poussée simulée
POUST, appliquée à une distance H..,
au-dessus de la fondation. Le mo-
ment correspondant calculé par le
programme PP à la base de la semelle
est alors :
0,404 (Li . H.t
Comme ce moment doit être égal au moment M, déterminé en [Link] d,
on aura donc :
0,404 Q1 . Ht = M I d'où QI = POUST =

Dans le cas où les variations de charges verticales peuvent


être négligées devant la poussée des terres, la donnée POUST pourra être
évaluée à :
H
POUST = 2,5 rp. . Q

L'effort normal calculé par le programme doit tenir compte de


la modification due à N (qtn a été .déterminé r:n [Link] d).
Pour obtenir ce résultat, il suffit d'introduire au niveau des
données une valeur fictive du poids volumique du remblai sur la semelle
(donnée SPEC, cartes 19 et 20), déterminée de manière que le poids P.
de la pile-culée entièrement noyée, calculé par le programme, soit égal
à N.
- 38 -

On a donc la relation : P,1 = N = P o + N,1


PR = poids du béton
ou encore : PBl
D , + P n
RI , = P Dri
BO + B nr
RO . + N.
1 avec . . du
nP = poids , remblai
,, .

et comme : PBQ = Pgl , il reste PR1 = PRQ + ^


En appelant V le volume du remblai sur la semelle, cette rela-
tion devient :
V x SPEC = V A+Nj, d'où SPEC -

dans cette formule Ni est à prendre en valeur algébrique et est générale-


ment négatif.
Dans le cas où le poids des murs peut être négligé, la valeur
de la donnée SPEC pourra être évaluée à :
I R -a a u H
SPEC = A h - B

Nota - Les calculs précédents supposent connue la largeur B de la semelle;


il y a donc lieu de la déterminer au préalable par un prédimensionnement,
qui peut être effectué suivant les indications du chapitre 3.2 ci-après.

3.1.4. CALCULS COMPLEMENTAIRES.


Outre la vérification soigneuse (obligatoire dans tous les cas,
qu'il y ait ou non des piles-culées apparentes) de la conformité des don-
nées au bordereau des données initial, le projeteur ayant fait calculer
par le programme PP les appuis d'un pont comportant des piles-culées
apparentes devra effectuer les opérations de contrôle et les calculs
complémentaires qui suivent.
[Link] - Dimensionnement de la semelle.
S'il y a eu redimensionnement de la semelle par le programme
PP, les contraintes sur le sol calculées par ce dernier sont supérieures
aux contraintes effectives. L'erreur ainsi commise est en général négli-
geable. A titre d'exemple, lorsque la Ivhgi'eur initiale de la semelle a
été doublée par le programe, l'erreur r^n-nse sur 1-3? contraintes sur ie
s" atteint seulement 3,5 t/m2 dans le cas d'un voile de 3 m de hauteur.
[Link] - Flexibilité.
On s'assurera que les valeurs de la flexibilité des piles-culées
apparentes calculées par le programme ne sont pas trop différentes des
valeurs exactes et n'entrainent pas de sous-évaluation des efforts en
tête des piles.
[Link] - Poids du voile frontal et des murs en retour.
Comme on Ta vu précédemment (cf. page 36 )>on peut négliger
le poids du voile frontal ; quant au poids des murs en retour, il exerce
un moment en tête qui se transmet intégralement à la base de la pile-culée.
- 39 -

Ce moment, appliqué aux poteaux de rive, se transmet aux autres poteaux


par l'intermédiaire de l'ensemble chevêtre + voile frontal par torsion
et flexion. La répartition entre les différents poteaux est complexe,et
on se contentera d'ajouter à tous les poteaux de rive et intermédiaires
soit un moment égal à celui dû à un mur en retour, soit zéro, et cela
sur toute la hauteur des poteaux.
3.1-4.4 - Modification du poids des terres.
Ce calcul complémentaire n'est à faire que s'il n'a été fait
usage que de la donnée POUST,évaluée en fonction de la seule poussée des
terres sur le mur.
Elle se traduit par une modification des charges sur la semelle,
des contraintes sur le sol et des efforts internes à la semelle.
Dans l'hypothèse d'une répartition trapézoidale des contraintes
sur le sol de fondation, cette modification du poids des terres à l'amont
entraîne une minoration de la contrainte sur le sol en A (arête avant)
d'environ A.h où A est le poids volumique des terres et h le hauteur
(voile + chevêtre).
[Link] - Efforts horizontaux apportés par le tablier.
Le programme de calcul ne connaissant que des pi lès-culées
enterrées a effectué une minoration dans la transmission aux fûts et à la
semelle des efforts appliqués par le tablier (freinage, effet des dila-
tations linéaires, poussée des joints).
Pour supprimer la prise en compte des coefficients minorateurs
spécifiques des pi lès-culées enterrées, les efforts à la base des fûts
et sous la semelle correspondant aux actions provenant du tablier doivent
théoriquement être multipliés par 2,5.
3.1-4.6 - Stabilité de la pile-culée seule remblayée, sans réaction
de tablier.
On vérifiera que, sous l'effet de la poussée et en l'absence de
réaction verticale en tête, la pile-culée ne risque pas de déversement
et que la pression maximale sur le sol ne dépasse pas la contrainte ad-
missible.
- 40 -

PREDIMENSIONNEMENT

[Link] DE LA SEMELLE.
Un dimensionnement minimal de la largeur B de la semelle peut
être effectua en supposant que la réaction d'appui du tablier est nulle
(ce cas se présente lorsque la pi le-culée apparente est remblayée avant
construction du tablier) ou faible devant le poids des terres sur la se-
melle. Dans ces conditions la semelle n'est alors soumise qu'à l'effet
du poids des terres et de la poussée sur la partie supérieure.
Deux hypothèses de base sont à envisaqer selon la qualité du sol :
a- En limitant 1'excentrenent e = M/N a B/3, ce qui correspond,
dans le cas d'une répartition linéaire des contraintes sur le sol, à un dia-
gramme triangulaire s'étendant sur la moitié de la semelle (hypothèse admis-
sible en l'absence de risques de tassement),la largeur B de la semelle s'ex-
nrime oar les formules suivantes (dimensions exorimées en mètres).

th
H
'iJ1 3 h (1 + ) (H - 0,6
B = en l'absence de garde-grève
2,1 H

H (0,5 + -ji-)(H - 0,6


en présence d'un garde-grève
2,1 ( H - h aa ) de hauteur h
gg
B
•Dans ces formules h, représente la hauteur sur laquelle s'exerce
une poussée de's terres et H est la hauteur totale de la p i l e - c u l é e ( c f .
schémas).

Dans les cas les plus usuels, en particulier pour h, voisin de


0,5 H, ces formules peuvent être remplacées par la formule simplifiée

Dans la mesure où la réaction du tablier Rj est inférieure au


poids des terres sur la semelle,la contrainte sur le sol aux 3/4 de la
largeur comprimée est voisine (à 5 % environ) de :
Q1 ( 3 / 4 ! ) ^ 6 H - 2 h, (unités
- 41 -

b. Si 1 'on souhaite, par contre, que la sérielle de fondation reste


entièrement comprimée même à vide, c'est-à-dire que la réaction sous la se-
melle passe à l'intérieur du tiers central (hypothèse prudente à préférer en
présence de risque de tassement), la laraeur de la semelle doit être au moins
égale à\/2"fois la larneur précédente, sm't :

B2 = 2 h (i
Pour cette dimension de semelle la contrainte sur le sol aux
3/4 de la largeur comprimée est égale à :
R-
(3/4 B) ~ 3 H - 1,5 h,+ (RT en t/ml , t/m2)
B

c- En fonction de la contrainte admissible sur le sol de fondation


et de la susceptibilité de ce sol aux tassements, les deux couples de
valeurs (Bj , o^ ) et (Bp > ^ Remettent de prédimensionner la largeur
de la semelle d'une pile-culée apparente.
La laraeur mininale f)e 1? semelle et une valeur reprochée de la con-
trainte corresoondante sur le sol aux 3/4 de la largeur comprimée (contrainte
de référence au poinçonnement selon FOND 72),dans le cas d'une pile-culée sans
garde-grève et sans réaction de tablier, peuvent être obtenues directement par
simple lecture sur 1'un des deux abaques P??e 42 (les paramètres d'entrée sont
les hauteurs H et h ).
M
L'abaque n° 1 correspond au cas où ïï B
=
1

M R
L'abaque n° 2 correspond au cas où -rj- = -?

3.2.2. DIMENSIONS DES POTEAUX.


Comme pour la largeur de la semelle,il est commode de prédi-
mensionner les poteaux afin qu'ils soient à même de reprendre à leur base
le moment dû à la poussée des terres sans tenir compte de l'effet favo-
rable des charges verticales.
Dans ces conditions, pour un béton travaillant à 1300 t/m2 en
compression par flexion,la dimension minimale d'un poteau de section
carrée est donné par:

hii
F -~i i
i
•~l a j = 0,002 e . h1 (h1 + 3)(H f - ^ en mètre
~ '~ i i
r 1 1

Hf
1, e J
Si la valeur trouvée pour a est supérieure à 0,80 m,
» on donnera la préférence à une section rectangulaire
équivalente telle que :
b. c2 = a 3 avec b 050 m

m- II pourra être intéressant, dans ce cas, de donner


au poteau une section variable avec la hauteur.
- 42 -

(m)

ABAQUE N°1
B
B.
_2_

JB
8

H (m)

Him)
- 43 -

3 . 3 - VOILE FRONTAL

Le voile frontal assure plusieurs fonctions :


- une fonction soutènement vis-à-vis des terres en reportant sur
le chevêtre et les poteaux l'effet des poussées des terres,
- en association avec le chevêtreje voila frontal assure une fonc-
tion porteuse vis-à-vis des charges et une fonction raidisseur de l'ensemble
de la pile-culée.
Ces fonctions sont analysées successivement, puis des indications
sont données pour le ferrai 11 âge.

3.3.1. FONCTION SOUTENEMENT.


Pour le calcul des sollicitations correspondantes, le voile -
ou chaque élément de voile - est assimilé à une plaque rectangulaire en-
castrée sur trois côtés, à savoir les deux poteaux qui l'encadrent et
le chevêtre, et libre sur le bord inférieur.

mmuu niveau dc
la [Link]

, \
;* \\
** \\
*. \\
; \
;• \\
2 \
e
v,

Les actions à prendre en compte sont les forces horizontales


qui agissent normalement au plan du voile. Elles sont produites par la
poussée due au poids des terres et d'une charqe uniforme sur le remblai;
le diagramme de la poussée totale est trapézoïdal et représenté ci-dessus;
les valeurs limites de la poussée unitaire sont qQ su niveau supérieur du
voile et q, au niveau inférieur.
Pour faciliter 1'[Link] est conseillé de réaliser un
ferraillage symétrique constitué d'armatures horizontales et verticales
de même diamètre et de même espacement, ce qui conduit à des mailles
carrées. Il en résulte que les moments résistants de la dalle sont égaux
dans les deux directions et sur les deux faces.
- 44 -

La théorie de JOHANSEN sur les lignes de rupture permet de


déterminer le moment [Link] correspondant à une dalle rectangulaire
encastrée sur trois côtés, libre sur le quatrième, soumise à une charge
uniforme de densité p. Dans le cas où le ferraillage est symétrique et
isotrope, on a deux formules donnant le moment de rupture en fonction
du mécanisme de rupture.

Pour h v /l v ^ 0 , 5 7 le mécanisme de rupture comprend 3 char-


nière positives (schéma l),et le moment de rupture est donné par l ' e x -
pression :
p.l v .h v
m =- (1)
2h

Pour hv /lv ^0,57 le mécanisme de rupture comprend 2 char-


nières positives (schéma 2),et la relation moment-charge est alors éga-
le à :
P. lyhy
m =- (2)
2l

(1) (2)

Dans ces formules on prendra pour la densité p la valeur q,


de la poussée au niveau inférieur du voile. Le moment résistant que doit
avoir l'une quelconque des 4 nappes d'armatures du voile est donné sur
1'abaque ci-après établi dans l'hypothèse où la partie supérieure du
voile est à une profondeur Z de 1,50 m par rapport à Ta plate-forme; le
remblai est chargé uniformément à 1,5 t/m2,et le coefficient de poussée
est de 0.5.

La valeur de q est alors :

q o = 0,5(1,5 + 2,0 x 1,5) = 2,25 t/m2


d'où p = q = 2,25 + 0,5 x 2,0 h = t/m2 (h en m)
- 45 -

L'abaque suivant donne, en fonction des dimensions du voile


frontal qui sont la hauteur h et l'intervalle libre 1 entre deux co-
lonnes, la valeur du moment résistant que doit avoir le voile pour les
deux faces et pour les deux directions horizontale et verticale.

Pour une épaisseur du voile de 0,20 m (épaisseur minimale),


une section d'armatures constituées d'aciers à haute adhérence égale à
2,5 cm2/ml permet de reprendre un moment de 1 tm/ml. De plus, il est
conseillé de prévoir un ferraillage minimal dans chaque direction et
sur chaque face, constitué d ' a u moins 6 0 8 HA (ou 4 0 10 HA) au mètre
linéaire ; ce ferraillage minimal permet de reprendre 1»2 tm/ml, dans
le cas d'une épaisseur de 0,20 m.

Un schéma de ferraillage est donné au paragraphe ? . ^ . 4 .

Moment résistant minim i


(m! des nappes d'armatures du voile frontal
( tm / m )

(m)
En grisé : zone de ferraillage minimal
- 46 -

3.3.2. - FONCTION PORTEUSE.

L'ensemble voile frontal-chevêtre joue un rôle porteur de support


des charges. Le calcul des sollicitations appliquées à cet ensemble voile
frontal-chevêtre peut être démarqué sur celui effectué pour le chevêtre seul
(cf. § 2.2).

[Link]. -
Les actions aopliquées à l'ensemble voile frontal et chevêtre sont
les mêmes que celles appliquées au chevêtre : poids propre, mur garde-grève.
dalle de transition, murs en retour, tablier, vérins de soulèvement du tablier,
cintre.
3 . 3 . 2 . 2 . - •_ /l oments_de_flexion_]ongitudinaux.
Les moments de flexion longitudinaux pour l'ensemble chevêtre-voile
frontal neuvent se calculer comme pour le chevêtre (§ [Link]), et l'ensemble
chevêtre-voile frontal est à considérer comme une paroi fléchie.
s La fonction porteuse ne se dissocie pas totalement de la fonction
' raidisseuse traitée plus loin, car la réoartition de charoes inéaales aopli-
(| quées à différents poteaux peut arbitrairement être traitée à un titre ou à
(' l'autre.

_. l'ensemble voile frontal-chevêtre a également un rôle raidisseur,


Si
ce rôle est orépondérant devant la fonction oorteuse pour la détermination des
ferraillages de flexion longitudinale du chevêtre et du voile, même si des ap-
pareils d'appui sont disposés entre poteaux.
Dans tous les cas il est inutile de faire un calcul précis de l'en-
semble chevêtre-voile frontal en paroi fléchie; on se contentera de disposer
en face supérieure du chevêtre et à la base du voile un chaînage. On oourra
donner à la section de chacun de ces chaînages une valeur égale à :
A = A i = 0,25 avec °Q = -5- °"en

R désignant la réaction maximale totale d'appui sur la pile culée et N le nom-


bre de poteaux.
Cette section sera considérée comme une section minimale compte tenu
de la fonction raidisseur, et non cumulée à l'aire que l'on calculera à ce deu-
xipne titre.

[Link]. - £ffort.s_grgdujts_[)ar_]^§xcentrenient_transyersa]_des_Lharqes.

Avec des proportions courantes entre les dimensions du voile et ou du


chevêtre, de l'ordre de celles de l'exemple coté ci-contre :
la rigidité à la flexion longitudinale du seul
chevêtre chevêtre peut être négligée devant la rigidité
de l'ensemble chevêtre et voile;
1,50
la rigidité à la flexion transversale du voile
voile (flexion d ' a x e parallèle au chevêtre) peut être
frontal négligée devant la rigidité à la torsion du
chevêtre.
- 47 -

Il en résulte que l ' o n peut considérer que le chevêtre seul>en plus


de son rôle de membrure supérieure de paroi fléchie, est soumis à une sollici-
tation de torsion.

Les efforts de torsion,. s'évaluent comme pour le chevêtre des piles


culées noyées (cf. § [Link]). sauf que les excentrements des charges appliquées
sont à exprimer par rapport au plan médian du voile frontal.
Si la face vue de la pile culée apparente ( voile frontal, poteaux,
chevêtre)est constituée par un plan de coffrage unique, on comprend facilement
que le chevêtre puisse être soumis à des sollicitations de torsion importantes,
en particulier lorsqu'il y a une dalle de transition.

Il peut alors être utile de positionner le voile frontal de manière


à minimiser la torsion dans le chevêtre. Un tel positionnement du voile frontal
est intéressant à la fois sur le plan mécanique et sur le plan esthëtique,au
prix d'une légère complication du coffrage de la face vue de la pile-culée ap-
parente.

En ce qui concerne l'aspect esthétique, il est difficile de réussir


un plan de coffrage unique de grandes dimensions,alors qu'une disposition avec
le voile frontal en retrait par rapport au chevêtre et aux poteaux peut être
mise à profit pour animer la pile-culée et améliorer son aspect. Cette étude
d'esthétique devra porter,bien entendu,sur l'ensemble de l'ouvrage : tablier,
piles vues, piles-culées apparentes,qui devront être en harmonie entre eux.

Exemple d'animation d'une pile-culée apparente

Une variante de conception ne faisant nas annel à la résistance à la


torsion du chevêtre est également possible. File consiste à considérer séparé-
ment l'ensemble voile-moitié avant du chevêtre et la noitié arrière du chevêtre
comme deux poutres distinctes résistant chacune à la flexion et à 1'effort tran-
chant. Il convient alors de dihensionner en conséquence la moitié arrière du che-
vêtre. Cette variante de conception se justifie nar le fait que la torsion du
chevêtre est nenée et non pas libre.
- 48 -

3.3.3. - Tipv RAIDISSEUR.


Lorsque l'ensemble voile frontal-chevêtre est appelé à jouer
le rôle de raidisseur pour l'ensemble de la pile-culée ([Link]èce 1.1.1 p
<-4 et pièce 1.1.3, page 66 ) il y a lieu de définir les actions et sol-
licitations correspondantes. Pour leur détermination , on procédera com-
me il est dit ci-après, le schéma ci-dessous définissant les principaux
paramètres.
L
i-^
*r- d2

On suppose la partie supérieure de la pile-culée, sur la hau-


teur h, infiniment rigide et indéformable dans le sens transversal (pa-
rallèlement à la ligne d'appui); on imagine par ailleurs une zone de por-
tance réduite du sol à l'une des extraites, ce défaut r^a«t sur u^e cer-
taine longueur L à partir de l'about de la semelle. Dans ces conditions,
la partie de pile-culée comprise entre le poteau d'extrémité (1) et le
poteau voisin (2) fonctionne en console.
)' ' -•
Ce calcul .est effectué par analogie avec le calcul effectué
par le programme PP pour les semelles superficielles (cf. pièce 2.1 §
4.13 ); on cherche ici à garantir l'ensemble voile frontal-chevêtre con-
tre la présence éventuelle dans le sol dlylie zone de faible portance
constituant un "défaut". Pour le calcul dès semelles ce défaut a une lar-
geur de 2 m et son importance est fonction d'un coefficient d'irrégula-
rité du sol, noté CIR (cf. carte 19 du bordereau des données P P ) .
L ' a n a l o g i e avec le c a l c u l des semelles c o n s i s t e r a 3 considérer
que la longueur de zone de portance réduite est de 9 m et aue les résultats
sont à multiplier oar le coefficient (CI D - 1). Il doit être considéré.pour
le choix de CIR, aue les charges pouvant nour ce type d'appui être assez loin
d'être uniformément réparties sur toute sa largeur, une fonction raidisseur
reste à assurer si le sol est parfaitement hnmonpne, mai*; compressible.

On calculera les efforts (moment et effort tranchant) dans la


section d'encastrement CC' sous l ' e f f e t du poids propre 1* "* c : " e cif-e
v
,r,-jnsinis par le pctoau de rive et des réactions d'appui du tablier.
L ! ense*iiibîe des efforts transmis à la partie supérie-u.e ^ar le
poteau de rive est pris égal au poids du prisme ayant pour base un rec-
tangle de 2 m par la largeur de la semelle et de poids volumique moyen
2,1 t / m 3 , soit P = 4,2 B.H
Les efforts dans la section d'encastrement CC sont alors les
suivants
( M = [ P ( e - a / 2 ) + I [Link]] ( C I R - 1 )
| T = (P+ Z R M C I R - 1 )
- 49 -

Pour la détermination de l'épaisseur e et des armatures, on


considère le voile comme une paroi fléchie, en se référant aux indications
données à l'annexe A.4 "Calcul des parois fléchies" du fascicule 61, ti-
tre VI, du C.P.C. et dont une formulation simplifiée est donnée au para-
graphe suivant.

3.3.4. - FFRRAILLA6E - EPAISSEUR.

Les schémas ci-des sous définissent le ferrai 11 scie du voile, con-


sidéré d'une part comme soutènement, d'autre part comme raidisseur.

[Link]. - Eléments de voile frontal considéré comme soutènement.

Le ferrai liage comportera des armatures horizontales et verti-


cales symétriques et uniformément espacées, disposées selon les schémas
ci-après et convenablement ancrées dans le chevêtre ou les poteaux.

COUPE AA

Poteau Filants 0 8 ou 010 HA


<t> 8 ou
i 10 HA

8 ou 0 10 HA

Les sections d'armatures nécessaires sur les deux faces et dans


les deux directions sont égales et sont déterminées à l'aide de l'abaque
précédent.

Il est conseillé de plus de ne pas descendre au dessous d'une


section constituée par 6 0 8 HA (ou 4 0 10 HA) au mètre linéaire.
L'épaisseur minimale est fixée à 0,20 m.

t. 3. &.?. - Ensehible_(ycile_frontal + ch?vetre) considéré romme porteur

On prévoira sur toute la longueur de la pile-culée des arma-


tures de section suffisante pour reprendre les moments de flexion et
les efforts tranchants calculés comme il est dit plus haut, dans l'hy-
pothèse d'un défaut de portance à l'extrémité de la semelle.
- 50 -

Vis-à-vis d'un défaut de portance à l'extrémité de la semelle,


les sections des armatures de flexion sont déterminées par application
des formules suivantes, inspirées de celles de l'Annexe A4 du titre VI
du fascicule 61 du C.P.C. relative au calcul des parois fléchies :
Armatures supérieures : fi, 1 = 0,9 J4_ (1 + -?JL — < h < e ( cas général)
h rra
h(J V. QO
3e

Armatures inférieures Î2 2 = 0,6 M


h(Ja

De plus, la section de chacune de ces nappes d'armatures doit être


au moins égale à -ft •'_• oour assurer le rôle de chaînage vis-à-vis de la fonc-
' 5l
tion oorteuse de l'ensemble voile frontal-chevêtre (cf. § [Link]). Il n'y a
pas lieu de cumuler les sections.
Cependant, si l'ouvrage est [Link] défaut de portance peut
également se produire dans la partie centrale de la semelle, nécessi-
tant une section plus importante que celle déterminée ci-dessus pour
les armatures inférieures. Un calcul plus précis restant tout-à-fait
conventionnel, on se contentera d'augmenter la section des armatures Qj
jusqu'à 0,75 Qj si la pile-culée apparente comporte 5 colonnes,et jus-
qu'à Q, si elle en comporte 6 ou plus.
On peut également,dans le cas des ouvrages larges,utiliser les
valeurs des moments longitudinaux dans la semelle calculés par le program-
me PP en fonction des défauts de portance du sol pour déterminer certains
ferraillages de l'ensemble voile frontal et chevêtre. En effet, cet ensem-
ble étant l'élément raidisseur de l'appui, c'est lui qui doit être armé
pour reprendre les efforts liés aux défauts de portance du [Link].
Toutes ces armatures sont filantes et doivent normalement être
disposées sur une hauteur de l'ordre de 0,15 h ; cependant on pourra gé-
néralement considérer que toutes les armatures filantes du chevêtre peu-
vent être prises en compte pour justifier le rôle de raidisseur de l'ensem-
ble (voile + chevêtre).
Les armatures courantes du voile nécessaires vis-à-vis de la
fonction soutènement seront généralement suffisantes pour assurer le
rôle d'armatures secondaires dans la fonction raidisseur du voile.
En ce qui concerne 1'épaisseur du voile, elle sera déterminée
à partir de la contrainte tangente conventionnelle "£0 = -3.._T_
e .h
, où
v

h est limité à l'espacement e des coteaux lorsque la hauteur ( v o i l e +


chevêtre) excède l'espacement, et où T tient compte,s'il y a lieu,du cumul
des fonctions porteuse et raidisseuse. On limitera conventionnel1ement 5 0 à
240 t/m2, ce qui conduit à la formule suivante donnant l'épaisseur du voile
nécessaire vis-à-vis des contraintes dans le béton :

ev = _1_ . !_ f unités : le mètre


160 h V 1° tonne
avec une valeur minimale de 0,20 m
- 51 -

3 . 3 . 4 . 3 . - Ferrai 11age_du_cheyêtre.

Dans le cas des pi lès-culées apparentes le chevêtre est soumis


(sauf variante de conception définie au bas de la page 47) à trois types
de sollicitations ; les armatures correspondant à ces 3 s o l l i c i t a t i o n s
s'ajoutent :

- une flexion longitudinale (fonction porteuse et fonction raidis-


seur de l'ensemble voile - chevêtre), vis-à-vis de laquelle il faut des
armatures en face supérieure du chevêtre. Ces armatures Q, sont calculées
en considérant l'ensemble comme une paroi fléchie (voir ci-dessus);

- une flexion transversale ( d ' a x e vertical) correspondant à . l a


traction excentrée dans le chevêtre dues aux poussées des terres sur les
murs en retour, vis-à-vis de laquelle il faut des armatures en face arrière
du chevêtre ( Q r ) •
- une torsion due nrincipalerient 3. 1'excentrenent t r a n s v e r s a l des
charges (et éventuellement du voile f r o n t a l ) , v i s - à - v i s de laquelle il faut
des armatures longitudinales ( Qit ) et des cadres ( Q t t ) dont les sections
sont déterminées comme pour le chevêtre des oiles-cul^es noyées.

Deux dispositions du ferraillage du chevêtre des p i l e s - c u l é e s ap-


parentes sont illustrées par les schémas ci-dessous (la présence éventuelle
d'une dalle de transition n'est pas représentée sur ces schémas).

/ / / / ^ X \ \ \
Armatures supérieures w, + MJ, V

. ^ '

c
a

£ Armatures de la face arrière



\ /
Cadres de torsion Q t t ,par exemple:
Voile e>^centré Voile centré
*16HA(5p.m.) »12HA(3p.m.)
arsion importante Faible torsion
du chevêtre
du voile ( 0 8 ou i 10)

Le., armatures longitudinales de torsion sont à disposer sur tout


le pourtour du chevêtre avec un espacement au plus égal à 30 cm. Comme dans
le cas du chevêtre des piles-culées noyées, il est conseillé de donner à
l'ensemble des armatures longitudinales du chevêtre une section au moins éga-
le à 0,005 fois l'aire de béton.

En ce qui concerne les armatures transversales,deux cas sont à con-


sidérer selon que la torsion dans le chevêtre est prépondérante (ce sera sou-
vent le cas lorsque le voile est excentré) ou non.
Si la torsion dans le chevêtre est imoortante, le volume relatif
'des armatures transversales (cadres de torsion) doit alors être voisin de
celui des armatures longitudinales. On pourra,par exemple,disooser dans ce
cas des cadres 0 le HA tous les 20 cm en englobant la totalité des armatu-
res longitudinales. On n'oubliera pas de mentionner et représenter à l'échel-
le sur le dessin les rayons de courbure à réaliser dans les anales.

Lorsque la torsion dans le chevêtre est faible ou négligeable, on


pourra disposer uniquement 3 (ou 4) cadres 0 10 (ou 12) HA par mètre.
- 52 -

3.4. - MURS EN RETOUR

3.4.1. - ACTIONS ET SOLLICITATIONS.


Chaque mur en retour est soumis aux charges suivantes, qui peu-
vent être appliquées ensemble :
- poids propre, y compris superstructures ;
- poussée horizontale répartie ;
- charges concentreesvers l'extrémité du mur.
Les charges concentrées sont appliquées à 1 m de l'extrémité
théorique du mur et comprennent une charge verticale de 4 tf et une charge
horizontale de 2 tf. Les valeurs remues oour ces charges sont convention-
nelles et permettent de représenter :
• les actions appliquées en cours de construction,
• les poussées sur le mur dues à des charges locales sur le remblai,
• r'es charnes accidentelles appliquées au mur en service.
) Elles ne couvrent oas les actions accidentelles dans le cas d'une
\ barrière de sécurité fixée au mur en retour ; ce cas non envisagé ici est très
^ délicat en raison de l'importance des efforts susceptibles d'en résulter; il
doit, s'il se présente, faire l'objet d'une étude particulière dès le stade de
la conception.
Les schémas ci-dessous définissent les forces apoliquées, ainsi que
la géométrie du nur nrise en connte nour le calcul.
4t

Poids des superstructures


= 0,3 B,
Extrémité théorique

Poussée du remblai About du mur

Poids du mur
Poteau = 2,5Ul.e Section d'encastrement

Le problème de la concomitance éventuelle de ces forces est complexe


et fait l'objet de recommandations pratiques en 3.4.2.
[Link]. - Forces verticales.
Elles sont constituées par le poids propre du mur, y compris les
superstructures (corniche, garde-corps ...),et la charge concentrée de 4 tf
à l'extrémité. Cette charge concentrée conventionnelle permet de négliger
l'effet d'éventuels frottements verticaux sur le mur.
- 53 -

Les forces verticales exercent à 1 'encastrement sur le poteau :


- un effort tranchant T = 2,5 ^Jl . e + 0,3 t + 4 )
) pour
(= Mur + Superstructure + Charge concentrée) ) l'ensemble
? P ) du mur
- un moment d'axe horizontal M = 2,5 ^- . e + 0,3^- + H(l- 1) !
6 ^ >
3,4.1.2. - Forces horizontales.
Les forces horizontales agissant normalement au parement du
mur produisent des moments d'axe vertical sollicitant la section d'encas-
trement dans le poteau. Conventionnellement, elles sont constituées d'une
force concentrée de 2 tf et d'une poussée répartie sur toute la surface
du mur,d'intensité uniforme égale à h/3 + 0,5 (en t/m2).
La valeur de cette poussée uniforme est celle qui s'exercerait
au niveau du centre de gravité de la surface du mur sous l'effet du poids
des terres (2 t/m3) et d'une charge uniforme sur le remblai (1 t/m2); avec
un coefficient de poussée égal à 0,5 (coefficient de poussée au repos).
Les forces horizontales exercent à l'encastrement sur le poteau.:
- un effort tranchant H = (- + 0,5) ~-
2 + 2 ) pour 1'ensemble
) du mur
(<?L
- un moment d'axe vertical M,'H _= /h
k
3
,+ 0,5) l + 2 (i- 1)

L'abaque ci-après donne directement la valeur du moment Mn en


fonction de l et dt: h.
- 54 -

3.4.2. - DIMENSIONNEMENT ET FERRAILLAGE.


[Link]. - Epaisseur du mur.
Pour la détermination de l'épaisseur du mur et des ferraillages
d'attache, on pourra vérifier de façon séparée l'attache du mur sous lès
deux moments dus aux forces verticales et horizontales appliquées au mur,
les valeurs calculées étant des valeurs maximales largement évaluées dans
des conditions normales d'exploitation et non concomitantes. En oratique,
les ferraillages d'attache du mur' sont généralement déterminés par le mo-
ment dû aux forces horizontales.

Pour la détermination de l'épaisseur du mur on considère que


la totalité du moment dû aux forces horizontales doit être repris par
une section rectangulaire de hauteur 1^/2 , égale à la moitié de la
hauteur d'attache, et d'épaisseur e.
L'épaisseur du mur est donc à déterminer en fonction de la con-
trainte admissible du béton en flexion (1200 à 1500 t/m2),en supposant
que la totalité du moment des forces horizontales est repris par une sec-
tion rectangulaire de "largeur" h,/2 et de "hauteur totale" e.
ïl est rappelé que la moment résistant d'une section [Link]-
laire de béton armé d'épaisseur utile h 1 , dans laquelle les contraintes
de l'acier et du béton sont toutes deux égales aux valeurs admissibles,
est de la forme
M = K.b h'^
avec | K = 204 pour t/m2
= 1200 °a = 28 000 t/m2
(M en tm) K = 284 pour âb •= 1500 t/m2 = 28 000 t/m2
d'où h', et e =J h 1 + 0,04 (en m)
Dans les cas courants, on pou a donner à l'épaisseur des murs
en retour la valeur approchée e = J+2 , obtenue avec les hypothèses
suivantes :
h = 2/3 i \\l = 2/3 h *b = 1500 t/m2 e = h' + 0,04 (m)
/ étant compris entre 2 m et 6 m.
L'épaisseur minimale est fixée à 0,20 m.
0 / 1 9 0 - Princinp du fermai 1laqe d'attache.

Le mur en retour est attaché au poteau de


rive sur la hauteur hj. Cependant, pour assurer
la [Link] moment dû aux charges verticales
et pour tenir compte de ce que le point d'appli-
cation des forces horizontales est fortement ex-
centré vers le haut par rapport à cette hauteur
d'attache h., le ferraillage total Q correspondant
au moment dû aux forces horizontales est à dis-
poser pour moitié ( Q] ) sur le quart supérieur de
la hauteur d'attache (ou sur la hauteur du chevê-
tre si ces dimensions sont voisines) et pour l'au-
tre moitié ( Q 2 ) sur la hauteur restante.
- 55 -

Sur les deux faces et dans les deux di-


rections, horizontale et verticale, il doit être placé une section d'ar-
matures au moins égale à 2 cm2/ml , soit par exemple 4 0 8 pm ou 3 0 10 pm.
Ces armatures sont constituées en général par des cadres, et l'on placera
de préférence les cadres verticaux à l'extérieur.
Le schéma de ferrai 11 âne ci-dessous illustre ces dispositions dans
le cas d'un mur de 4 m de longueur théoriaue et. 0,30 m d'épaisseur to*nt~ du
talus - 2/3). " a- -

My d'ax p i est d Vnv •' re* [7 fil.


H

Cadres 0 10 (EJ
— ^-S - ^-/ -— -
zontal) ' 1

Élévation 4 ; 1 /
A
«——
t e—— f ( < »...., >^ Cadres 0 10 (5) tous les 30cm
V *—
jSS *

B * h, j , _,^ R
' ^^
4
Y J' -^^

i * ^^^^

L sr 1
C 1
i * c
5 (A 20 / H Ï ( renrise du moment d'axe vertical )
i >'*
y^
^
i
i
i
i - \^ 5 0 20 (C) (reprise du moment d'axe vertical)
* —-2: hauteur du chevetre ii
H •> = Q2

Cadres 0 10 (DJ 2 0 20 (A)

2 cadres 0 10 (EJ
Plan- coupe AA

Epingles 0 10 (F) Cadres 0 10 (DJ

Plan - coupe BB 1 Coupe DD


i
5 0 20 (B) | 1 0,30

ii . Chevetre
i I
Cadres 0 10
Épingles 0 10 Cadres 0 10 (DJ
' tous les 30 cm
5 0 20 ()
Plan - coupe ce
5 «S 20 (C Epingles 0 10 (
tous les 30 cm 0 20 ()
|_Pptequ

2 «S 20 (A)
Echelle : 1 / 5 0

Nota - Les armatures du poteau et du chevetre ne sont pas représentées


- 56 -

3 . 4 . 2 . 3 . - Transmissions des efforts au reste de l'appui :


II s ' a g i t de problèmes importants et encore plus délicats que
l'attache du mur en retour au poteau de rive.
Le moment dû aux forces verticales (M ) se répartit entre une
flexion du coteau de rive et une torsion du chevêtre, lorsqu'il y a olus
de deux poteaux.
Les sollicitations dues aux forces horizontales (H, MM) se répar-
tissent entre une flexion d ' a x e vertical (composée avec traction) du chevê-
tre et une torsion du poteau de rive.
Conventionnellement on armera :
- le chevêtre pour reprendre la totalité de la flexion comoosée
dues aux charges horizontales appliquées au mur (cf. ci-avant § 3 . 3 . 4 . 3 ) ;
cette sollicitation lui parvient,pour une grande partie, par l'intermédiai-
re du poteau de rive;
- le poteau de rive oour reprendre d'une part la totaMté du mo-
ment dû aux charges verticales aopliquées au mur, d'autre part une torsion
M
égale à -~—H sur la hauteur d'attache h, du nur en retour au poteau de rive
(avant d ' a s s u r e r la transmission mentionnée ci-dessus 1 !.

Le principal du ferrai 1 âne des poteaux des piles-culees appa-


rentes reste déterminé par les flexions dues aux poussées des terres sur
le voile frontal. On s'inspirera donc des indications données au § 2.1
sur le ferrai 11 âge-type des colonnes et des poteaux des pi lès-culées noyées.
Ces indications ne sont pas à appliquer strictement; en effet, les poteaux
des piles-culées apparentes ont en général une section plus importante que
les sections standard des piles-culées noyées, et le pourcentage des armatu-
res verticales recommandé de 2 % peut être réduit en conséquence.
57

4. SEMELLES SUR PIEUX

4.1 - GENERALITES.
4.1.1 - Plan du chapitre.
Après la présentation de la méthode des bielles et, rie quelques
problèmes importants dans la conception des sérielles sur pieux .les diffé-
rents paragraphes de ce chapitre sont consacrés à l'étude des prohippies
suivants :
- ancrage des armatures de la semelle au droit des pieux de
rive,
- dinensionnenient et disposition des armatures de la. semelle
pour les trois cas les plus courants rencontrés pour les appuis de ponts
courants:semelle sur deux files de pieux verticaux, semelle sur file uni-
que de pieux verticaux, semelle reposant sur deux pieux,
- résistance à l'effort tranchant,
- problèmes particuliers : efforts horizontaux, traction et
flexion dans les pieux, torsion.
Les présentes renies pour le calcul et le ferrai liage des semel-
les sur pieux ont été établies en s'inspirant des Recommandations parti-
culières au calcul et à l'exécution des semelles de fondation du C.F.F.
(Bulletin 73) et du projet du nouveau D.T.U. 13.1.
4.1.2 - Présentation de la méthode des bielles.
Une semelle sur pieux doit toujours être armée.
Les armatures inférieures des semelles sur pieux snnt le plus
souvent déterminées par la méthode des bielles.
Celle-ci consiste à supposer que les charges appliquées aux
semelles par les points d'appui (murs ou poteaux) sont transmises au sol
ou aux pieux par des bielles obliques ; l'obliquité de ces bielles déter-
mine à la base des semelles des efforts de traction qui doivent être
équilibrés par des armatures. Un ensemble de deux bielles symétriques
fonctionne comme les deux arbalétriers d'une ferme charriée au sommet, les
armatures inférieures constituent le tirant éauilibrant la poussée de la
ferme. Lorsque cette conception est adoptée, il n'y a pas lieu de prévoir
d'étriers dans la semelle (cf. § 4.6 plus loin).
En toute rigueur, la méthode des bielles s'applique essentielle-
ment aux semelles centrées assurant sur le sol une pression supposée uni-
forme ou sur les pieux des charges égales. Sa validité a été établie dans
ces cas par de nombreux essais systématiques. Toutefois il paraît possible
d'extrapoler son application à d'autres cas.
La validité d ' a p p l i c a t i o n de la méthode des b i e l l e s implique
que l ' a n g l e 9 d ' i n c l i n a i s o n des bielles par rapport à l ' h o r i z o n t a l e est
au moins égal à 4 5 ' ( v o i r f i g u r e p. 5 9 ) ,

4.1.3 - Problèmes importants clans le calcul des seirelles sur


pieux.

On devra attacher la plus grande attention aux points suivants


qui prennent une importance particulière dans le cas des semelles sur
pieux :
- conséquences sur les valeurs des sollicitations agissantes
et résistantes, des écarts d'implantation des pieux par rapport à l'im-
plantation théorique ; il convient, en règle générale, d'établir les
plans des semelles en fonction de l'implantation réelle des pieux déter-
minée par un relevé, ou d'adopter dès le départ dans l'établissement des
plans et dans les calculs des marges suffisantes pour couvrir les écarts
maximaux normalement prévisibles ;
- valeurs des distances des axes des barres des différents lits
par rapport à la sous-face des semelles ; ces valeurs sont d'autant plus
grandes qu'il s'agit souvent de barres de diamètre relativement important;
une sous-estimation des distances en cause conduit à la prise en compte -de
valeurs trop favorables des hauteurs utiles :
- ancrages ou recouvrements d'armatures, qui doivent être large-
ment prévus, clairement précisés sur des plans à échelle convenable (et
non sur de simples schémas) et correctement exécutés car ils conditionnent
dans une large mesure la sécurité des semelles ; d'une façon générale, il
convient que le contour extérieur des semelles déborde largement le con-
tour convexe tangent extérieurement au groupe des pieux disposés sous la
semelle < c f. pièce 1.1.2 § ?.2,?.3 p.. 30).
4.2 -• ANCRAGE 3ES ARMATURES DE LA .SEMELLE AU DROIT DES PIEUX PE RIVF.
L ' armature inférieure des semelles doit être disposée de façon
que les conHitiens d 1 ancrage au delà des pieux périphériques soit satis-
faite. On considérera qu'il est ainsi lorsque l'armature inférieure qui
traverse la surface cylindrique circulaire axée sur le pieu et dont le
rayon est égal à 3 fois celui du pieu, peut équilibrer sous contrainte de
calcul ( <J& - 4o CTcM ) une force de traction égale à 0,8 fois la réaction
R du pieu ; dans cette évaluation, seules les barres totalement ancrées
au delà du plan axial du pieu qui leur est perpendiculaire peuvent être
prises en compte.

Dans le cas des figures ci-dessous, on doit donc avoir :


10_ j ^ 30 _^

/y \ \V \\
I/
s* -* \\
/ \ Al AI.
\\ \ ) 11
\ ^~ *^
/ \

(2A,
en
4.3 - SEMELLE SUR DEUX FILES PE PIEUX VERTICAUX.

4.3.1 - Epaisseur de la sérielle On


dimensionne la hauteur totale h de la semelle
et sa hauteur utile h de façon à pouvoir appli-
quer la méthode des bielles ; il faut pour cela
que l'angle 9 d'inclinaison de la M elle avec
l'horizontale soit supérieur ou égal à 45°.
On doi t donc avoi r :
h » 4 - •• d'où la valei h
En raison des espacements minimaux
recommandés pour les pieux, on aura générale-
ment h - 1,4 0 avec un minimum de 0,60 m
(cf. pièce 1.2.3 § 1.2.1).
La hauteur de la semelle peut ne pas
être constante, mais dans ce cas sa valeur au
droit des pieux doit être suffisante pour per-
mettre l'ancrage des armatures du pieu ; une
épaisseur de la semelle égale au diamètre des
pieux convient, en général pour assurer cet. an-
crage.
A',
4.3.2 - Armatures inférieures trans-
versales de la semelle.
±^
La section A, des armatures transver-
sales relatives à un couple de pieux, déterminée
par la méthode des bielles, est égale à :
A 1 = cr
-—- • - b/4)
d
n
R désignant la réaction la plus élevée des deux pieux du couple.
Ces armatures transversales sent placées dans des bandes axées
sur les pieux ("poutres incorporées") et de largeur égale à la somme du
dian-être 0 des pieux et de la hauteur h de la semelle.
Ces armatures s'étendent sur toute la largeur de la semelle et
doivent être totalement ancrées, en principe avec ancrages courbes (crochets
normaux ou à 135°) ou boucles à plat, à partir du plan axial des pieux per-
pendiculaire aux armatures.
Entre les différentes "poutres incorporées", on placera des ar-
matures de répartition A 1 , ayant une densité au moins égale au tiers de
la densité A, des poutres incorporées.
4.3.3.- Armatures longitudinales.
Des armatures longitudinales (Ap) sont à disposer dans le sens
de la longueur de la semelle. Leur section par mètre de largeur est au
- 60 -

moins égale au tiers de celle des armatures des poutres incorporées trans-
versales (A,) ; en effet, ces armatures [Link] jouent un rôle de
répartition dans la transi-iss^on des efforts entre les fûts et les pieux
de fondation (qui de plu? portent toujours «les charoes plus nu reins dif-
férentes de leur valeur théorique).
De plus, si les pieux les plus éloionés du centre de l'appui
sont situés au delà des nus du fût dans le sens de la longueur de l'appui
comme sur la figure ci-après, la justification des armatures A9 relève
A2
également de la méthode des bielles.
On détermine 2 ^ zones d'égale surface
dans le fut en face de chacun des 2 M pieux.
Les pieux les p !'.,•$ excentrés tels que
P sont intéressés par une b i e l l e dont les extré-
mités P et P' ont pour coordonnées : O
P (N - r- P'
P (\ , ^—^- , C)
^

P' G
Les poussées dues à cette bielle sont
reprises par une poutre incorporée transversale
et une poutre incorporée longitudinale dont la
section AL.0 des armatures est égale à :

?,? = ±
2 <T a
Projection de P P' sur Oy ==- _R_
' "
R' '
-"ah
(H -
2 H
avec P., réaction maximale du pieu P et cr en'

Un cas équivalent se présenterait lorsque le fût de la pile est


composé de plusieurs éléments (voiles ou colonnes) et que les pieux de fon-
dation n'ont pas été groupés dans la zone des voiles (il s'agit là d'une
disposition déconseillée, cf. pièce 1.1.2 § 2.2-^-3).
4.4 - SEMELLE SUR FILE UNIQUE!.
Il est au préalable rappelé que la
nécessité d'une semelle ne s'impose pas tou-
jours (cf. 1.1.2 pao£ tf}. °i 'cs-colonnes
et 1.1.3 § [Link] Niveau d'arasé des pieux).
Deux cas se présentent selon que
le fût au-dessus de la semelle est constitué
d'un voile unique ou de plusieurs éléments
(voiles, colonnes ou poteaux).
4.4.1 - Cas du voile unique.
Dans ce cas les armatures de la semelle de liaison des pieux et
les armatures à la base du voile sont à déterminer comme dans le cas des
parois fléchies (cf. Annexe A 4 du titre 6 du Fascicule 61 du C.P.C.).
61 -

Un exemple de calcul du ferrai l i a g e c;e La semelle de liaison


des pieux dans ce cas est dorné dans la pièce- 4.3.2 du dossier PI PO 74
consacré aux calcul et ferra M l âne du modèle d' ,-pr, ] -j cation du portique
ouvert sur nieux verticaux.
4.4.2 - Cas de fuis (voiles ou pote^x} --/itiples.

On calcule les efforts lonaitudinau;. dans la semelle en poutre


appuyée sur les poteaux, et on détermine les ."rrrt'ires longitudinales
inférieures et supérieures de la semelle et les éiriers par les rëoles
habituelles de la Résistance des Matériaux et du f'éton armé.
4.5 - SEKELLE SUR DEUX PIEUX.
Lorsque de telles semelles sont u t i l i s é e s (cf. par exemple
pièces 1.1.2 p. 32 et 1.2.3 n. 15).elles son', nfne-alement de dimensions
relativement réduites, ce qui nécessite de les arrer avec plus de pré-
cautions .
Les armatures inférieures sont nor1' logent déterminées par la
méthode d°s b i e l l e s comme pour les semelles s.r Heux files de pieux ver-
tieaux.
Une semelle sur deox pieux doit être 01 ni us munie :
•• à sa partie supérieure, d'une armature longitudinale rénnant
sur toute la longueur de la, semelle et dont la section ne doit pas être
inférieure à -r^
IO
de la section de l'armature ~rfér>oure ;
- sur ses faces, d'un réseau d'armât; rcs verticales et horizon-
tales : les armatures verticales sont constituées p^r des cadres formant
ceinture des barres longitudinales supérieures et inférieures, les arma-
tures horizontales par des cadres formant cei^ure des armatures verti-
cales.
La section d'une barre du réseau est donnée par l'expression :
^ = 0,0030 b't
dans le cas d'emploi de barbes lisses de nuance douce, et
A.- = 0,0020 b't
dans le cas d'emploi de barres à haute adhérence H> classe Te E 40.
Dans ces express :'o's t est l'espacèrent des barres du réseau
, hs hs
et b' désigne la largeur de la semelle si b<7,- : s s n o n ^— doit être
substituée à b' dans les expressions de Ar.
c
1• •—•
1 /A / 10

~3

._.
f

(
\!

•^ >

\A
,A,
r
^ Cadres verticaux

^
Cadres horizontaux

Semelles sur pieux : dispositions de principe du ferraillage

4.6 - RESISTANCE A L'EFFORT TRANCHANT.


4.6.1 - Fffort tranchant général : On peut en ^éréra.1 se d i s -
penser de disposer, pour des raisons mécaniques, des étriers dans les
semelles de l i a i s o n des pieux lorsque Tes armatures inférieures de ces
semelles ont été déterminées p^r application de Ta méthode des bielles.
En effet cette méthode nécessite pour son application un? épais-
seur minimale de la semelle au nu du fût de l'ordre de 1,4 0, telle âne
la trajectoire des charges est rapidement et continuel ler'ent descendante
et que les cisaillements dans la semelle de liaison restent modérés.
4.6.2 - Résistance locale à l'effort tranchant (poinçonneront).
La résistance à l'effort
tranchant d o i t être vérifiée eu voi-
sinage des pieux d'angle des semelles
reposant sur plus de deux pieux.
Pans ce cas, l'effort tran-
chant qui s o l l i c i t e la section à vé-
rifier est éqal à la réaction R de
calcul du pieu d'aile.
La section oui doit faire
l'objet d'une vérification à l'ef-
fort tranchant est située à une dis-
COUPE AA tance du nu du pieu éqale à la moitié
de la hauteur utile h i de la semelle
mesurée au orn't du pieu ; sa
b peut être prise écale à la HT ut. 01.1:-
CL
-C
h n augmentée de la l-rgeur du pieu;
sa hauteur h est la hauteur utile
effective de la section ainsi définie,
hp/2
La réaction P du pieu doit être au plus égale à :
o

CJ00 étant la résistance à la traction du béton que l'on prendra éqale à


^o
200 t/r.i2 dans les cas courants.
Cette vérification au poinçonnement n'est suffisante que lors-
que la conception de la semelle permet l'application de la méthode des
bielles (angle d'inclinaison des semelles par rapport à l'horizontale
au moins égale à 45°). Lorsque la géométrie des semelles ne permet pas
l'application de la méthode des b i e l l e s , on considérera nue la vérifi-
cation au poinçonnement
r r t
au voisinage a.- s p i e u x d'angle peu f être effec-
tué" e- aoD 1 î u.v > :s "2 ri -fi caticd? &„ p^^ çonriome^t o ré vu es pour les
da : i?s .
Avec les dimensions minimales conseillées à la olère 1.2.3 pour
l'épaisseur de la semelle (h = 1,4 p) et en prenant une hauteur utile
égale à 1,25 0, la résistance locale à l'effort tranchant est assurée si
la réaction du pieu est au plus égale à :
R = 2,25 0 . 1,25 0 . CT
Avec le dimensionnement conseillé pour l'épaisseur de la semelle
la résistance à l'effort tranchant au voisinage des pieux H'enqle est as-
surée si la contrainte moyenne de compression o"', du pieu est inférieure
à 2,4 fois la résistance à la traction du béton de la semelle. Cette con-
dition est généralement réalisée lorsque la semelle de liaison des pieux
est d'épaisseur constante.
4.7 - PROBLEMES PARTICULIERS.
4.7.1 - Lfforts horizontaux appliqués à la semelle.
L'effet sur la fondation des efforts horizontaux appliqués à
la semelle est pris en compte en effectuant un cal cul en portique en
prenant en compte la réaction horizontale du sol. Ce calcul est effectué
par le prooramme PP auquel est couplé le orogramme PSF permettant ce cal
cul .
4.7.2 - Traction et flexion dans les pieux.
Lorsque les pieux sont soumis à des efforts de traction et(ou)
de flexion>les armatures de la semelle doivent permettre la transmission
de ces efforts du pieu au fût.
Les sollicitations à considérer pour la détermination de ces
armatures seront en général les suivantes :
a
) <?§n5 ]§_i:?^r§_^un_rèn]er!]prit de_ca]cul_aux_é[Link]~]imites,
les sollicitations de calcul v i s - à - v i s ^es états-limites ^Ttimes.
_ l§_Çadre_du_règ]ep;ent_de bçton_armé actuel (Octobre
1970) les sollicitations pondérées du second genre.
4.7.3 - Torsion.
La semelle de liaison des pieux est soumise à des efforts de
torsion dans certains cas : lorsqu'il y a des moments en tête des pieux
pour reprendre les efforts horizontaux ; lorsque les pieux ne sont nas
implantés dans les zones où sont placés les fûts ; lorsqu'une file de
pieux comporte à la fois des pieux verticaux et clés pieux inclinés.
Lorsque la semelle est soumise à des efforts notables de ter-
sien, on appliquera l'annexe A 5 du titre 6 du fascicule 61 du C.P.f.
pour déterminer les ferrai 11 âges. On pourra également démarquer les con-
seils donnés à la présente nièce au 6 2.2 pour le ferrai liane du c^evêtre.
4.7.4 - Calcul des semelles par les méthodes des dalles.
Lorsque l'épaisseur de la semelle est trop faible pour appliquer
la méthode des b i e l l e s , les vérifications et les calculs de ferrai 11 âge sont
de tyoe classique pour les dalles ; elles concernent les moments fléchis-
sants et les efforts tranchants. Il sera le plus souvent nécessaire de
prévoir dans ce cas des armatures verticales d'effort tranchant, notamment
vis-à-vis des risques de poinçonnement.
4.7.5 - Semelles isolées sur plusieurs pieux.
Les dispositions de coffrage et de ferraillaqe pour les semelles
•solées sur plusieurs pieux implantés suivant un polygone réoulier ont
f
g i t l'objet d'une publication de MM. TLEVOT et [Link].à laquelle on se
reportera (cf. Annales de 1'JTPTP n° 230 de Février 1969).
1.3.3

CHOC DE VÉHICULE ROUTIER SUR UNE PILE DE PONT


Page
0 - PREAMBULE 1

1 - INTRODUCTION ...-. : • ••••• 2


1.1 - Importance du problème - Accidents réels 2
1.2 - Expérimentation en vraie grandeur 5
1.3 - Réglementations étrangères 5

2 - ETUDE DE LA PROBABILITE DES CHOCS DE VEHICULES SUR LES PILES DE PONT ..... 7
2.1 - Probabilité d'occurrence d'un choc d'intensité quelconque 7
2.2 - Intensité du choc 8
2.3 - Probabilité d'occurrence d'un choc d'intensité donnée • • 10
2.4 - Notion de choc caractéristique 11
2.5 - Forces nominales 12
3 - OUVRAGES A VERIFIER SOUS LES CHOCS DE VEHICULES ^ 14
14
3.1 - Prise en compte de la probabilité de choc - Indice I,
3.2 - Conséquences du choc - Dommages causés aux tiers. Indice 1^ 16
3.3 - Dans quels cas faut-il vérifier les appuis des ouvrages vis-
à-vis des chocs de poids lourds ? 18
4 - VALEURS NOMINALES DES CHOCS DE VEHICULES 19

5 - PRINCIPES DES JUSTIFICATIONS. .-... 20


5.1 - Sollicitations de calcul dans le cas d'un choc de poids lourd 20
5.2 - Justifications relatives à la fondation 22
5.3 - Justifications relatives à l'appui du pont 25
5.4 - Autres justifications : Chevêtre, appareils d'appui, tablier,
semelle 28
30
6 - EXEMPLFS PRATIQUES
6.1 - Cas des colonnes 30
6.2 - Cas des voiles de longueur moyenne 31
6.3 - Cas intermédiaire - Voiles courts 33
6.4- Abaques 33
7 - ANNEXE 1 - ETUDE THEORIQUE DU CHOC DE VEHICULE SUR UNE PILE DE PONT 38
7.1 - Approche théorique des problèmes de chocs sous l'angle éner-
gétique 38
7.2 - Conservation de la quantité de mouvement... , 39
7.3 - Paramètres de l'impulsion de choc : durée du choc, variation
dans le temps 40
7.4 - Période propre de vibration de l'obstacle heurté 42
7.5 - Effort statique équivalent à l'effort de choc d'un véhicule 44

8 - ANNEXE 2 - BIBLIOGRAPHIE « 46
9 - ANNEXE 3 - APPUIS D'OUVRAGES EXISTANTS EXPOSES A UN RISQUE DF CHOC 48
- 1-
0. - PREAMBULE.

Les appuis des ponts en bordure d'une chaussée soumise à une cir-
culation importante (autoroute, voie à grande circulation, ...) sont expo-
sés à un risque notable de choc par des véhicules lourds.

Après examen de cas réels de chocs (accidents et expérimentation),


de la réglementation étrangère et de l'étude de la probabilité d'occurence
des chocs sur les piles de pont, la présente pièce définit une méthode pour
dimensionner ou vérifier vis-à-vis de ce risque, les piles de dimensions cou-
rantes. Les règles proposées sont modulées selon les cas de figure, en ce qui
concerne le type des calculs à effectuer et les valeurs nominales des chocs à
considérer.

(\ Cette méthode, en l'absence de prescriptions officielles, n'est


() qu'une recommandation, formulée pour assurer une homogénéité du niveau de sé-
() curité d'un cas à l'autre et par rapport aux décisions prises par l'autorité
() politique compétente dans d'autres domaines. Elle est basée sur une approche
() probabiliste du problème, se situant dans le cadre des Directives Communes
() du 13 Décembre 1971 et dans l'esprit des théories modernes de la sécurité
( et des méthodes modernes de rationalisation des choix budgétaires. Cepen-
dant il ne s ' a g i t encore que d'une approche imparfaite faute de données
statistiques et économiques suffisantes, de sorte que la méthode est fina-
lement ajustée de manière à conduire à des conclusions certes plus étendues
et détaillées, mais généralement peu différentes de celles qui résultent de
nos précédentes recommandations. En fait elle représente un stade intermé-
diaire en direction de règles plus complètement scientifiques, et doit être
considérée comme une tentative de codification et de développement de dis-
positions qui jusqu'à présent étaient restées du domaine des renies de
l'art.

L'étude de quelques exemples montre que seuls les fûts de piles de


faibles dimensions présentent un risque particulier d'être détruits lors du
choc. Les conclusions de ces exemples sont les suivantes :

. Colonnes : en cas d'emploi de colonnes, c e l l e s - c i sont à armer


systématiquement au taux de 2 %; en conséquence il reste seulement à choisir
le diamètre en fonction de la grandeur du choc et des conditions de liaison
horizontale en tête. Les diamètres auxquels on parvient ainsi sont souvent im-
Dortants-, ce qui peut souvent conduire à abandonner toute disposition à base
de colonnes (cf. recommandation du CAT 7 5 ) .

. Voiles : les sollicitations accidentelles dues au choc peuvent être


déterminantes pour les ferrai 11 âges des voiles lorsque le voile est court (lon-
gueur inférieure à 2,50 m), que l'effort normal dû à la charne permanente du
tablier est faible,ou que le voile se comporte sous le choc comme une console
encastrée sur la fondation.

En annexes sont données une étude théorique du choc de véhicule sur


une pile de pont (car analogie avec la théorie des chocs et des percussions en
mécanique) , une bibliographie, et des indications provisoires pour les appuis
des ponts existants exposés à un risque de choc.

Le lecteur pressé pourra limiter sa lecture aux paragraphes suivants


§ 4 Valeurs nominales des chocs de véhicules.
§ 5 Principe des justifications.
§ 6 Exemples pratiques.
Le traitement des cas /les moins évidents, [Link] plan des principes,
nécessite en outre l'usage du §-3.
- 2-

1 - INTRODUCTION.
1.1 - IMPORTANCE DU PROBLEME - ACCIDENTS REELS.
Quelques accidents par chocs de poids lourds sur des piles de
pont ont mis en évidence la vulnérabilité des appuis des ponts aux chocs
de véhicules lourds. Les premiers accidents survenus en France ont été à
1'origine :
- d'indications qualitatives telles que "On évitera les palées
à colonnes pour les P.S. d'autoroutes", qui ont constamment figuré depuis
plus de 10 ans dans toutes les versions successives du Catalogue et Manuel
du projeteur.
- de prescriptions minimales pour le dimensionneirent desJ piles
à colonnes, qui figurent dans la notice de mise à jour du dossier PP 64
de Juin'1966 dont un gxtrait est reproduit ci-après.
i
"Palée type A : La palée type A à colonnes 0 50 donne très sou-
vent, surtout si l'ouvrage est vu avant remblaiement des fondations, une
impression de fragilité. Si en service normal et pour un dégagement de
gabarit Courant, un tel diamètre est pourtant techniquement suffisant,
il est évident que le choc d'un véhicule met assez facilement la colonne
en péril, compromettant ainsi très gravement la stabilité de l'ouvrage.
Les conséquences d'un tel accident seraient évidemment désastreuses dans
le cas d'une autoroute (a fortiori à péage) , que celle-ci passe sur ou
même sous l'ouvrage : perturbation très importante de la circulation,
réparation très onéreuse.
"Il ne peut évidemment être question de construire des colonnes
aptes à résister à un poids lourd lancé à grande vitesse, mais une amé-
lioration importante de la sécurité peut tout de même être obtenue moyen-
nant un assez faible supplément de béton et d'acier, et lorsque l'exploi-
tation d'une autoroute est en cause, ce supplément doit être admis sans
remords.

"EN CONSEQUENCE, POUR LES PALEES DE TYPE A, QU'IL S'AGISSE DE


P.S. OU DE P.I, LES COLONNES DE 0,50 m de DIAMETRE SONT FORMELLEMENT
PROSCRITES. POUR UN OUVRAGE DEGAGEANT, LE GABARIT USUEL, CE DIAMETRE SERA
PORTE A 0,60 m ET LE FERRAILLAGE LONGITUDINAL SERA D'AU MOINS 2 % SUR
TOUTE LA HAUTEUR DES COLONNES. SI LE GABARIT DEGAGE EST SURABONDANT EN
RAISON DES PROFILS EN LONG DES VOIES (PILES DE PLUS DE 8 m), LE DIAMETRE
DES COLONNES SERA PORTE A 0,70 m. CES PRESCRIPTIONS SERONT APPLIQUEES
A TOUT OUVRAGE N'AYANT PAS ENCORE DONNE LIEU A UN DEBUT D'EXECUTION."

Un accident dont les conséquences ont f a i l l i être très graves


étant intervenu en Septembre 1973 sur une pile dimensionnée selon les
prescriptions de cette mise à jour a montré la nécessité de règles plus
précises pour la justification des appuis des ouvrages, à des chocs acci-
dentels de véhicules lourds.
- 3-

Quelques photographies des dommages causés par cet accident


sont données ci-après.

Cette pile était constituée


de colonnes de 60 cm de diamètre,
armées en section courante de 12
fers TOR de 25 mm de diamètre. La
pile était donc armée à 2 %.ce qu~
correspond aux recommandations du
dossier PP actuel.
Le poids du camion citerne
était de 35 tonnes et sa vitesse
probablement supérieure à 80 km/h.
L'angle de choc était de 27° (suite
d'un accrochage : le véhicule a
traversé la route et s'est bloqué
contre une colonne située à sa gau-
che).

Une colonne a été cassée en haut et en bas et le chevêtre fendu.


On peut penser que si le pont avait été moins large et ses colonnes moins
robustes, il aurait eu de grandes chances de s'effondrer à la suite de cet
accident. Il en auratt peut-être été de même si une colonne extrême de la
pile, et non une intermédiaire, avait été attaquée.
Un accident dramatique de heurt de pile de pont est d'ailleurs
intervenu en Janvier 1977 en Australie à la suite du heurt d'une pile de
Dont oar un train de [Link] une centaine de morts.
- 4 -

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Extrait du cahier de
recherche 246 du
DEUTSCHER AUSSCHUSS
Ottrtr ÂlichnfU Untu-tr Âttchnill
FUR STAHLBETON
Riûbild nach dem Aufprallversuch am 16.7.1970

Aufprallversuche FeMkirchen B\U III. 8


Versuchspfahl Nr3
- 5-

1.2 - EXPERIMENTATION EN VRAIE GRANDEUR.


Cinq essais en vraie grandeur ont été effectués en 1970 sous la
direction de M. POPP à Feldkirchen près de Munich sur des "piles colonnes"
(c'est-à-dire des Dieux colonnes)exposées au choc de véhicules lourds. Les
piles- colonnes étaient des pieux en béton armé (de 0,80 m armé à 3,4 %, de
1,20 m armé à 1 %) et des pieux en acier (oieux H). Ces pieux étaient ancrés
élastiquement sur fi m de longueur dans des sols de compacités différentes,
et le véhicule heurtant ces piles-colonnes est un véhicule de 18 t roulant à
90 km/h.
Ces essais en vraie arandeur font l'objet du Cahier de recherches
n° 246 du DEUTSCHER AUSSCHIJSS FUR [Link].
La figure de la page ci-contre illustre les dégradations observées
dans le cas d'une oile-colonne de 0,P.n m de diamètre après le choc.
1.3 - REGLEMENTATIONS ETRANGERES.
Un certain nombre de pays étrangers prévoient explicitement
dans leurs normes de calcul des ouvrages le choc des véhicules. D'après
les éléments d'information recueillis au S.E.T.R.A. c'est le cas dans les
pays suivants : Allemagne Fédérale, Bulgarie, Espagne, Suède, Suisse et
Yougoslavie.
Nous n'avons par contre trouvé aucune proscription relative aux
charges de chocs dans les règlements américains (AASTHO ou AGI), britanni-
que, belge et soviétique.
A titre d'exemple nous reproduisons ci-après l'article corres-
pondant de la norme suisse SIA 160 (Normes concernant les charges, la
mise en service et la surveillance des constructions sur le choc des
véhicules) :
"Art. 21 Choc des véhicules.
21.1 En tant que les éléments de construction du pont ne sont pas
protégés par un dispositif d'efficacité suffisante contre
l'effet du choc des véhicules, les calculs de résistance tien-
dront compte de l'effet simultané des charges normales (y com-
pris la surcharge) et d'un effort statique de remplacement
horizontal dont la valeur est donnée ci-dessous :
- appuis des ponts situés au-dessus d'une chaussée : 100 t
agissant dans n'importe quelle direction;
- éléments porteurs du pont au-dessus du tablier : 100 t
parallèlement à l'axe de la chaussée ou 60 t perpendiculai-
rement à cet axe.
L'effort de remplacement est appliqué à 1,20 m au-dessus de
la chaussée.
Les normes n° 161 et n° 162 prescrivent les bases de calcul à
admettre dans ces cas particuliers.
21.2 Les efforts à considérer dans le cas de choc des véhicules
ferroviaires seront définis d'entente avec l'autorité de sur-
veillance."
- 6-

La norme 162 (Béton, Béton armé et béton précontraint) con-


tient une directive 31 sur les charges extraordinaires sur les ouvrages
et éléments d'ouvrages. Cette directive distingue deux groupes:
Groupe I - Dommages réparables.
Groupe II - Dommages graves rendant l'ouvrage ou l'élément
d'ouvrage inutilisable.
Dans cette directive il est indiqué qu'une colonne ou une pile
de pont non protégée devra être classée dans le oroupe I.[Cette précision
nous parait conventionnelle] . Pour ce qroupe le dinensionnenent sous la
charge de choc est à dimensionner sur la base de contraintes admissibles
majorées de 35 % pour les contraintes dans le béton et de 25 % oour les con-
traintes dans l'acier, ou dans le cas où les sollicitations et les contrain-
tes ne sont pas proportionnelles, en admettant une sécurité réduite à la rup-
ture.

Dans les autres règlements que nous avons consul tës_ sont données
des valeurs similaires
- choc frontal de 100 tonnes-force,
- choc transversal en général 50 tonnes-force,
- hauteur d'application : 1,20 m en général>2 m dans la norme
suédoise.
Certaines normes étrangères prévoient des exceptions à ces vé-
rifications dans le cas où les colonnes sont abritées derrière des moyens
de protection (spéciaux chargés d'encaisser les chocs - norme bulgare -
ou en pratique très modestes dans certains nays),ou lorsque la distance
entre la chaussée et la oile est importante (Espagne).
Les calculs des colonnes et des poteaux contre les chocs sont
généralement assimilés à des calculs ultimes de résistance où les contrain-
tes admissibles des aciers, des bétons et du sol sont majorées par rapport
à des calculs sous sollicitations d'utilisation.
Nous avons noté dans les normes suédoises le principe suivant
qu'il nous paraît intéressant de signaler :
"Pour lies ponts au dessus des voies ferrées et lorsque les
appuis intermédiaires sont composés de plusieurs colonnes, la résistance
de l'ouvrage doit être contrôlée dans l'hypothèse où l'une des colonnes
est effondrée. Ce calcul de contrôle est effectué sous les charges per-
manentes seules,et les contraintes admissibles des aciers sont égales à
leur limite d'élasticité".
Le calcul sous le choc des appuis de pont n'est envisagé dans
les normes suédoises qu'en cas d'appui unique.
- 7 -

2 - ETUDE DE LA PROBABILITE DES CHOCS DE VEHICULES SUR LES PILES DE PONT.


2.1 - "RO?APTLJTE D'OCCURRENCE D'UN CHOC D'INTENSITE QUELCONQUE.
L'examen des rapports établis par l'ONSER sur les accidents
sur les autoroutes A6 et A7 relatifs aux années 1972, 1973, 1974 et 1975
en vue de déterminer la fréquence, la nature et la gravité des sorties
de chaussées et heurts d'obstacles sur routes et autoroutes, permet de
dégager les ordres de grandeurs suivants sur les sorties de chaussées
et les heurts de véhicules sur des obstacles isolés tels que les piles
de ponts, portiques de signalisation ou postes téléphoniques :
- le pourcentage de poids lourds impliqués dans des accidents
est de Tordre de 20 % ; valeur sans différence significative avec leur
proportion dans la circulation totale,
- le nombre de sorties de chaussée rapporté à la circulation
totale exprimée en véhicule x km est de l'ordre de 200 . 10"",
- la fréquence observée des chocs de véhicules au voisinage
d'un obstacle isolé placé un peu en retrait de la bande d'arrêt d'urgence
d'une chaussée d'autoroute, rapportée au nombre de véhicules passant de-
vant cet obstacle, est actuellement de l'ordre de :
. 5 à 10. 10-9 si l'obstacle isolé n'est p?s protégé,
. 10 à 15. 10-9 si l'obstacle isolé est protégé (que le
choc intéresse la glissière de protection ou l'obstacle lui-même),
. 2.10 -9 si l'obstacle est heurté bien que protégé par
des glissières.
Il est évident que la fréquence doit dépendre de la distance de
l'obstacle aux bords de la chaussée et de la largeur roulable, ainsi que de
la configuration du terrain dans cet intervalle; mais on dispose de peu
d'informations statistiques à ce sujet.
Dans le même ordre d'idées, une étude comparative entre les
taux d'accidents et leur gravité sur la sécurité des plantations le long
des routes a montré que les routes où la distance arbre-chaussée est
inférieure ou égale à 2 m, sont significativement plus accidentées que
les routes non plantées, l'augmentation de la fréquence d'accidents étant
de l'ordre de 70.10~y (en véhicule/km).
Les valeurs indiquées sont des valeurs actuellement constatées;
ces valeurs ont une tendance à diminuer dans le temps, en particulier en
liaison avec les mesures prises pour limiter en nombre et en gravité les
accidents de la route (limitation et contrôle de vitesse, temps de par-
cours de véhicules utilitaires, ...).
Les éléments statistiques précédents sur les sorties de chaus-
sées sur autoroutes et les chocs sur obstacles isolés permettent de dé-
gager les conclusions suivantes :
1 - Pour un véhicule passant devant un obstacle isolé donné,la
probabilité de choc sur cet obstacle (ou sur des dispositifs de retenue
permettant de l'isoler) est sensiblement égale à la probabilité de sortie
de chaussée sur 5n m et peut être estimée à 10~8.
2 - Parmi les chocs possibles, 20 % ont une intensité suffisante
pour que l'obstacle isolé normalement protégé par des glissières soit heurté;
ces chocs correspondent le Dlus souvent à des poids lourds.
2.2 - INTENSITE DU CHOC.
Ainsi qu'on le verra plus loin au § 7.5 sur l'étude théorique
du choc d'un véhicule sur une pile de pont, la force statique "équivalente"
à un choc de véhicule est en première approximation proportionnelle à la
quantité de mouvement mtf (dénomée "impulsion" dans ce qui suit); et à
500 t.m/s correspond une force statique équivalente de 100 tonnes-forces.

La répartition ?':~J:•'<;'-"'T-'- ^os r-'-^r^•; '/c. prr>:-?'--~ 2" '^s ch^-:? est
donc liée à la répartition statistique des masses des véhicules lourds et
aux vitesses praticables sur la voirie.
Pour le choix de la masse du vé[Link] sont à considérer
les véhicules isolés les plus lourds. Les véhicules avec remorque, bien
que pouvant avoir une impulsion m 3 supérieure aux véhicules isolés, se
comportent différemment lors d'un choc ; seule une fraction de l'impul-
sion de la remorque est transmise à la pile heurtée, la remorque conser-
vant une quantité de mouvement, généralement sous la forme d'un mouvement
de rotation par rapport à l'attelage avec le tracteur. Il est d'ailleurs
possible que le mouvement de la remorque puisse entraîner un deuxième
choc sur le même fût de pile ou sur un autre de la même ligne d'appuis :
tout se passe comme si la durée du choc était augmentée, mais non la valeur
de l'effort statique équivalent au choc.
Les campagnes annuelles de pesée des véhicules utilitaires sur
le réseau routier national peuvent être utilisées pour établir une répar-
tition statistique des masses de véhicules pour ce type de voirie.
En particulier, la compagne de pesées 1974 a comporté environ
72 000 pesées qui peuvent être considérées comme un échantillonnage pris
au hasard des véhicules utilitaires chargés circulant sur le réseau rou-
tier national.
La répartition statistique de ces pesées est la suivante :
I I Véhicules les plus chargés mesurés en 1974
100
95
Véhicules sans remorque

75 .
Au delà des droites I,
les véhicules sont en infraction
50 - à l'article 55 du code de
la route.

25

5 ..

10 50 60 masse (tonnes)

Cette répartition statistique des masses des .véhicules à pren-


dre en compte dans les calculs de chocs peut être également traduite
sous la forme simplifiée suivante, établie pour un pourcentage de poids
lourds (plus de 3,5 tonnes) de l'ordre de 15 %.
- 9-

Masse (t)

20 (m/s)
72 (km/h)
Pour avoir la répartition statistique des impulsions ou des énergies
cinétiques des [Link] faudrait multiplier la masse par la distribution
statistique des vitesses pour un véhicule de masse donnée par type de voirie.
Dans le cas des autoroutes et des routes nationales du schéma direc-
teur, en prenant une vitesse unique fonction de la masse et ayant les valeurs
représentées au schéma précédent (72 km/h pour un véhicule de 40 t, 90 km/h
pour un véhicule de 20 t, 108 km/h pour un véhciule de 10 t, ...)» on peut
alors dresser les deux diagrammes suivants relatifs aux impulsions (mv) et
aux énergies cinétiques (41 mv ?). Ces diagrammes sont représentés en coordonnées
bilogarithmiques.

mv lmv 2 (1C 6 Joules)


(tm/s) 2

1000

900

800

700

600 ..

SCO .-
Impulsion ( m v ) à introduire
dans les calculs de choc §7.5)
400 .. Équivalent statique = 100 tonnes-force'

300 ..

250 ..

200 .2

150 .. Fractile
~3 '4 '6
10 10 UT 10
- 10 -

2.3 - PROBABILITE D'OCCURRENCE D'UN CHOC D'INTENSITE DONNEE,


La probabilité d'avoir pendant la vie de l'ouvrage (50 ans par
exemple) un choc sur une pile supérieur ou égal à une valeur donnée
s'obtient en multipliant le nombre total de véhicules qui passent devant
l'appui considéré par la probabilité d'occurrence d'un choc d'intensité
quelconque (10-8) et par le fractile correspondant à la valeur de choc
retenue dans la répartition statistique des impulsions des véhicules
circulant sur la voirie concernée.
Par exemple, considérons un appui en bordure d'une voirie où
la circulation journalière est de 10 000 véhicules. Le nombre total de
véhicules passant devant cet appui au cours de 50 ans est environ de
2.108, et on en déduit les probabilités de choc, pendant une durée de
50 ans, suivantes :
- environ 2 chocs quelle que soit leur intensité,
- la probabilité d'un choc correspondant à une impulsion de
250 t . m/s (effort statique équivalent = 50 tf) est de 0,27,
- la probabilité d'un choc correspondant à une impulsion de
500 t . m/s (100 tf)est de 6.10'S .
- celle correspondant à une impulsion de 750 t . m/s (150 tf)
est de 6.10"5.
Soit un autre exemple : considérons 1'ensemble des passages
supérieurs des autroutes de rase campagne actuellement en service,soit
environ 6 000 piles en bordure de voirie ayant une circulation moyenne
de 10 000 véhicules/jour (par chaussée). Les fréquences annuelles des
chocs sur l'ensemble de ces piles seraient, avec les hypothèses que nous
avons faites plus haut sur les répartitions des masses et des vitesses des
véhicules, les suivantes :
- environ 250 chocs quelle que soit leur intensité,
- une trentaine de chocs de 50 t,
- une dizaine de chocs de 100 t,
- un choc de 130 t,
- avec en outre un choc de 150 t par siècle.
Compté' tenu des renseignements dont nous disposons et de ce que
la plupart des appuis existants sur les autoroutes les plus circulées
par des poids lourds sont des voiles longs pratiquement invulnérables
aux chocs de poids lourds, ces ordres de grandeur paraissent tout à fait
vraisemblables.
- 11 -

2.4 - NOTION DE CHOC CARACTERISTIQUE.


2.4.1 - Cas des autoroutes et routes à circulation importante
et rapide.
Le diagramme donnant la répartition statistique des impulsions
des véhicules permet de définir une valeur caractéristique* du choc à
introduire dans les calculs. Nous définissons cette valeur caractéristi-
que comme celle correspondant à la variation de pente du diagramme de
la page 9. Dans le cas autoroutes et routes à grande circulation (la
vitesse autorisée des poids lourds de 10 à 19 tonnes est de 90 km/h),
cette valeur caractéristique est celle correspondant à un camion de
20 tonnes ayant une vitesse de 90 km/h (25 m/s).
Il paraît raisonnable de faire correspondre à cette impulsion
une valeur caractéristique statique équivalente de 1 000 kN (ou 100
tonnes-force). Le paragraphe 7.5 justifie a posteriori la validité de
procéder à un calcul statique équivalent pour étudier les problèmes de
chocs de véhicules, et montre que les ordres de grandeur retenus pour
les efforts statiques nominaux équivalents aux chocs sont vraisemblables.
L'intérêt du choix effectué de l'effort caractéristique est le
suivant : la probabilité d'un choc plus élevé décroît régulièrement et
très rapidement en fonction de la grandeur du choc (la probabilité d'avoir
un choc supérieur ou égal aux 4/3 de la valeur caractéristique n'est que
0,05 fois celle du choc de 100 tf), de sorte que cette valeur est assez
proche, par défaut, des valeurs les plus élevées à considérer ; pour les
voiries moins circulées, on devra se référer à la partie inférieure du
diagramme, et cette partie se rattachera elle aussi facilement à cette
valeur.
2.4.2 - Autres voiries :
Dans le cas des autres voiries, la répartition des masses des
véhicules est différente de celle admise ci-dessus, et les vitesses pra-
tiquées sont également plus faibles. La différence la plus importante
concerne les vitesses, ce qui correspond à une simple affinité sur le
diagramme de répartition des impulsions (figure p. 9).
La valeur de l'effort caractéristique de choc est donc à modu-
ler proportionnellement avec la vitesse pratiquée sur la voirie concer-
née, par les poids lourds de 10 à 20 tonnes de poids total en charge.
On peut à ce titre distinguer 3 types de voiries que l'on peut
d'ailleurs lier aux vitesses autorisées par le Code de la Route pour les
véhicules de 10 à 19 tonnes (cf. arrêté du 23.09.54):
- Autoroutes et voies à circulation importante et rapide : vi-
tesse autorisée 90 km/h

* Au sens de l'article 4.4 des Directives Communes du 13 Décembre 1971;


l'usage de cette notion se justifie dans le cas d'espèce par la possibi-
lité d'une approche statistique. Néanmoins nous signalons que, cette pos-
sibilité étant rare pour les actions accidentelles, cette notion
sera peut-être abandonnée par la réglementation au profit du seul usage
de la valeur nominale. En l'absence de critère dans les DCC pour le choix
des valeurs caractéristiques, nous avons retenu une valeur liée à certaines
particularités de l'action étudiée, sans qu'il en résulte a priori que le yQ
correspondant doi'/n être égal à 1 (11 pourrait en aller autrement pour
une autre action accidentelle).
- 12 -

- Autres voiries importantes hors agglomération : vitesse


autorisée 75 km/h
- En agglomération : vitesse autorisée 60 ou 45 km/h ; pour
les voiries secondaires hors agglomération, on retient les mêmes valeurs
caractéristiques qu'en agglomération (limitation pratique Hes vitesses).
2.5 - FORCES NOMINALES.
La substitution dans les calculs pratiques de forces nominales
aux forces (et impulsions) caractéristiques définies ci-dessus répond aux
buts suivants :
- tenir compte de façon simplifiée de ce que la direction des
chocs est aléatoire dans certaines limites,
- rattacher à des coefficients de sécurité les valeurs des
forces à prendre en compte,
- tenir compte de la présence éventuelle devant la pile de dis-
positifs absorbant une partie de la quantité He mouvement,
- tenir compte du volume de trafic, notamment pour les voiries
les moins circulées.
a) La direction^aléatoire du choc est enveloppée, dans le cas
des autoroutes, par la prise en compte d'un choc frontal de 100 tf et
d'un choc latéral de 50 tf ; ces deux efforts étant à considérer indé-
pendamment l'un de l'autre. Pour les autres voiries, ces efforts nomi-
naux sont à moduler proportionnellement avec la vitesse des poids lourds.
b) Rattachement à des coefficients de sécurité.
Les valeurs nominales ci-dessus sont associées à un calcul de
section de béton armé du 2è genre (CPC 61, VI de 1970). Un tel mode de
calcul laisse subsister un certain nombre de marges de sécurité :
. dans le calcul de section de béton armé sous sollicitations
du 2° genre, le calcul se réfère à l'armature la plus sollicitée, alors
qu'en pratique les armatures sont réparties dans la section, et non con-
centrées ;
. le choc a un caractère quasi-instantané; or les caractéris-
tiques des matériaux sont accrues sous sollicitations rapides par rapport
aux valeurs mesurées statiquement ;
. il y a également une marge entre la limite d'élasticité et
la rupture des armatures.
Pour toutes ces raisons, on peut considérer qu'en pondérant par
1 les actions nominales définies ci-dessus dans les sollicitations du 2°
genre, il devrait, statistiquement, se produire moins d ' u n effondrement
de pont par an du fait d'un choc de véhicule sur l'ensemble du réseau
autoroutier français; et cette conclusion est dès à présent confirmée
par l'expérience. Etant donné que dimensionner les piles des ouvrages courants
- 13 -

pour des chocs plus élevés que les valeurs caractéristiques serait, au
total très coûteux, il ne convient pas pour ces ouvrages* de viser un
but plus élevé : mieux vaut employer les crédits disponibles à d'autres
opérations pour la sécurité de la circulation. Dans ces conditions la
sollicitation du 2° genre est exprimée par la formule symbolique :
(G) + (CPL)
(G) sollicitation due à la charge permanente
(CPL) sollicitation accidentelle due au choc nominal de véhicule lourd.
Nota - Lorsqu'il sera fait usage du Règlement de Béton Armé
aux Etats-limites (BAEL) il faudra utiliser un coefficient Y Q égal
à 1 dans l'évaluation des sollicitations accidentelles, sollicitation
qui s ' é c r i t symboliquement

(QL) + Y Q c (Q a c ) avec Y Qc = 1

Les coefficients y a et Y.D sur les matériaux étant égaux res-


pectivement à Y a = 1» YuD = 1,35, la. combinaison accidentelle ci-dessus
assure un niveau de sécurité comparable à la sollicitation du 2° genre
définie précédemment.
c) Présence de dispositifs absorbant les chocs : En présence
de dispositifs absorbant une partie de la quantité de mouvement (tels
par exemple qu'une barrière normale ou lourde, une cunette d'an moins
2,50 m de largeur ou une distance chaussée-appui supérieure à 6 m) nous
proposons au § 4 une minoration modérée des efforts nominaux de chocs.
D'autre part il s ' a v è r e que pour diverses raisons la présence de
tels dispositifs, et même de dispositifs plus légers, réduit considérable-
ment la probabilité de choc. Il en sera tenu compte par ailleurs.
Les règles que nous proposons à ce sujet résultent d'une appré-
ciation, mais nous paraissent prudentes, si on les compare aux règles
et à la pratique de certains pays voisins.
d) Volume du trafic :
En première approche on pourrait considérer des valeurs nomina-
les de choc correspondant à la même probabilité que pour les voiries les
plus circulées, telles les autoroutes ; ceci conduirait à des valeurs des
efforts de choc faibles. Or ces efforts se situeraient bien au dessous du
point du diagramme au delà duquel les probabilités décroissent très rapi-
dement. Aussi, et compte tenu du coût modéré pour les valeurs de choc envi-
sageables, nous allons prendre des valeurs plus importantes que celles
résultant du maintien des probabilités. Nous proposons pour les voiries
peu circulées les valeurs nominales de 25 tf pour le choc frontal et de
12,5 tf pour le choc latéral, sans modulation supplémentaire en fonction
de la vitesse et des protections éventuelles. Cette valeur nominale de
choc correspondra en fait à des dispositions constructives.

* Le cas des grands ouvrages n'est pas traité ici. Pour ces ouvranes on peut
imaginer qu'il soit justifié de viser un but un peu plus élevé, parce qu'un
tel but est en ce cas généralement plus facilement accessible et que les con-
séquence? d'un effondrement de ces ouvrages seraient plus graves.
- 14 -

En résumé, on introduit dans les calculs pratiques des appuis


des ponts sous les chocs de véhicules lourds des valeurs noninales modu-
lées en fonction de la vitesse pratiquée sur l'itinéraire par les poids
lourds de 10 à 20 tonnes de poids en charge, et de la présence éventuelle
de dispositifs de retenue absorbant les chocs (cf. § 4).
Pour les appuis en bordure de voirie peu circulée , on se conten-
tera en pratique de dispositions constructives minimales en vue du choc
de véhicule routier, sans calcul proprement dit.

3 - OUVRAGES A VERIFIER SOUS LES CHOCS DE VEHICULES.


Le risque d'un choc d'une pile de pont par des véhicules rou- \
tiers peut conduire à prévoir diverses solutions : soit la prise en
compte directe des chocs dans le dimensionnement des appuis des ponts,
soit la protection des appuis (dispositifs de retenue, éloignement des
appuis, ...),en fonction des conséquences de ce choc et de la fragilité
relative de la structure heurtée; soit encore la suppression d'un appui sur TPC,
II n'existe pas de prescriptions officielles définissant les
vérifications à effectuer sur les appuis des ouvrages soumis à des chocs
de véhicules lourds. La méthode présentée ici n'est qu'une recommandation
et pas autre chose ; elle est formulée dans le but d'assurer le mieux pos-
sible (eni l 'état des connaissances) une homogénéité du niveau de sécurité
d'un cas à l'autre, en se raccordant à nos précédentes recommandations et
aux règles adoptées dans divers pays voisins. Cette méthode est très sem-
blable dans ses principes à la méthode des Indices de danger présentée
dans la pièce 1 du dossier GC 77 pour le Choix d'un Dispositif de retenue.
Pour évaluer les dispositions à prendre, il nous a paru utile
de définir deux indices :
- un indice II croissant avec la probabilité d'un choc. Cet
indice est la somme de sous-indices (indices élémentaires). En première
approche une variation d'indice de 2 points correspond à une multiplica-
tion par 10 de la probabilité de choc,
- un indice 12 fonction des dommages prévisibles à la suite
du choc.
3.1 - INDICE II - PRISE EN COMPTE DE LA PROPAEILITE DE CHOC.
a
)
En fonction de la circulation journalière moyenne T, prévue à
l'horizon 1990,* ce sous-indice est arrondi à 1 'entier égaî- du supérieur
à 2 log T (logarithme décimal) soit :
- 2 si la circulation est égale ou inférieure à 10 v/j,
- 3 si la circulation est comprise entre 10 et 30 v/j,
- etc. • • •
et limité supérieurement à
10 si la circulation est supérieure à 30 000 v/j.

* Cette circulation est celle qui a servi à choisir les caractéristiques


géométriques de l'itinéraire (cf. CAT 75 § 1.92).
- 15 -

En cas de chaussées séparées, retenir :


- la circulation totale pour un appui sur le terre-plein central
- la circulation dans un seul sens, pour un appui de rive.
b) P.oints_particul iers_]ié§ ay_site_et_à_la_géométrie_au_ym-
sinage de l'ouvrage.
D'une part retrancher 1 si la voie est à chaussées séparées
(moindre taux d'accidents).
D'autre part ajouter 1 ou 2 selon qu'il y a un ou plusieurs
facteurs locaux de nature à augmenter la probabilité d'un choc de vé-
hicule lourd sur les appuis tels que :
- rayon en plan de la voie franchie inférieur au rayon mini-
mal normal ,
- proximité d'un ou de plusieurs carrefours ou de feux de
signalisation, que ce soit à l'amont ou à l'aval de l'ouvrage,
- descente supérieure à 6 %t
- micro-climat (verglas localisé, brouillard localisé), ...
c) Géométrie_re] ati ye_de_ la_pi]e_et_de_ 1 a_chaussée .
3 paramètres interviennent pour modifier la probabilité d'un
choc de véhicule sur les piles des ponts :
- distance du bord de chaussée au nu de l'appui d'ouvrage
à protéger,
- présence ou non d'une bande d'arrêt revêtue,
- présence ou non d'un dispositif de retenue des véhicules.
Pour ces 3 paramètres, 3 scus-indices sont à considérer et à
cumuler.

inférieure à 1 m + 2
- 1à 2 m + 1
' - 2 à 3 m 0
- 3 à 6m - 1
- 6 à 10 m - 2

supérieure à 10 m : la probabilité de choc est quasi-nulle,


• l'appui n'est pas à justifier sous le choc.

C2 - Présence_d;un_accotement_reyêtu d ' a u moins 2 m de large. Ajouter 1

On considérera qu'on est dans le même cas en présence d'une


bande d'accélération ou de décélération au voisinage d'un carrefour.
d'un diffuseur, d'une aire de service ou de repos.
- 16 -

c3 -
On distingue deux types de dispositifs de retenue de véhicules,
(cf. Circulaire 75-131 et dossier GC 77) : d'une part les glissières, c'est-
à-dire ceux conçus pour les véhicules légers, et d'autre part les barrières,
c'est-à-dire ceux prévus pour retenir au moins partiellement les poids
lourds (BHO en général sous les ponts).
~ G]js_sjj?rejte_sjîj:[Link]é : retrancher 1 .
Quelques accidents de poi^is lourds sur des piles ont montré en
effet que la présence d'une glissière permettant d'isoler la pile (au
sens de la Circulaire 75.131 du 4 Septembre 1975 sur les dispsoitifs de
retenue des véhicules) ne permet pas de retenir un poids lourd qui se
présente- dans des conditions très défavorables, et de maintenir l'appui
du pont à l'abri du choc de ce poids lourd ; cependant cette glissière
à deux effets favorables :
- pour les véhicules légers elle diminue les risques pour les
véhicules assaillant et ses occupants,
- pour les véhicules lourds elle peut diminuer notablement la
probabilité du choc sur la pile et son intensité.
- Ba^ri_èj^e_ho_rs_ou_yrage : retrancher 2.
Il existe certains dispositifs (tels que la barrière hors ou-
vrage) qui sont capables de retenir sur la chaussée un véhicule tel qu'un
autocar de 12 t frappant la barrière à une vitesse de 70 km/h sous une
incidence de 20° . Un tel dispositif diminue à la fois la probabilité du
choc et son intensité.

La somme Ij des différents sous-indices ci-dessus donne une


estimation pour une pile de la probabilité annuelle d'un choc atteignant
au moins la valeur_ ccaractéristique. La valeur 2 correspond environ à une
" _q
probabilité de 10 , et la valeur 8 à une probabilité de 10 .
La décision de vérifier un ouvrage sous le choc ou non est
fonction de la probabilité du choc et des conséquences ,du choc. A l'in-
dice I, qui vient d'être calculé il convient d'ajouter un deuxième in-
dice Io lié aux conséquences du choc s'il en résulte une rupture partielle
ou totale de l'appui heurté.
3.2 - INDICE I, - CONSEQUENCES DU CHOC. DOMMAGES CAUSES AUX TIERS.
Outre les dommages subis par le véhicule assaillant, les per-
sonnes transportées ou le chargement, le choc d'un véhicule peut avoir,
selon les dispositions et la destination de l'ouvrage, des conséquences
inégales :
- d'abord matérielles sur l'ouvrage heurté (qui peut ou non
s'effondrer)
- ensuite économiques et humaines du fait d'un éventuel effon-
drement.
- 17 -

On ne peut presque jamais avoir de certitude sur ce que seront


les conséquences secondaires et tertiaires d'un premier accident. Néan-
moins il est généralement possible d'apprécier valablement par rapport
à une gamme de probabilités suivant des proportions 1 - 10 - 100, quel
serait le degré de gravité d'une rupture d'appui sous l'effet d'un choc
de poids lourd dépassant l'effet nominal défini au § 2.5. C'est dans
cette perspective que nous proposons de donner à l'indice 1^ les valeurs
suivantes :
. 0 s'il semble y avoir au moins neuf chances sur dix que la
structure portée ne s'effondre pas, c'est-à-dire que les dommages restent,
limités à la pile. On pourra considérer que l'on est dans ces conditions
dans les cas suivants (ou dans des cas équivalents) :
. ou bien la ligne d'appui est constituée de voiles ayant au
moins 0,50 m d'épaisseur et 3,00 m de [Link],
. ou bien la ligre d'appui est constituée d'au moins 4 fûts,
et le tablier comporte des entretoises suffisamment rigides sur appui
pour maintenir la stabilité du tablier à la suite de la suppression ac-
cidentelle de l'un quelconque des fûts de la ligne d'appui ; on pourra
admettre que les ponts-dalles ont une résistance propre suffisante en
cas de suppression accidentelle de l'un des fûts d'une ligne d'appui.
. 2 s'il paraît vraisemblable (plus d'une chance sur 10) qu'il
en résulte un effondrement total ou partiel de la structure portée, cet
effondrement pouvant à son tour avoir comme conséquences plus de 500 000 F
de dégâts ou quelques morts. On pourra considérer que l'on est dans ce cas
lorsque les conditions du cas précédent ne sont pas satisfaites et que
l'ouvrage menacé est :
. une passerelle piétons lorsque la circulation est faible
(telle qu'une passerelle piétons sur autoroute de rase campagne entre
deux aires de service principales),
%
. un pont portant une voie ferrée secondaire,
. un pont portant une voie routière ayant une circula-
tion supérieure à 5000 v/jour ou lorsque le tablier permet le passane
de canalisations dont la rupture aurait des conséquences graves (gaz,
alimentation en eau, électricité haute tension).
. 4 s'il paraît vraisemblable, comme ci-dessus, qu'il en ré-
sulte un effondrement de la structure portée et que cet effondrement ait
des conséquences catastrophiques sur le plan humain (des dizaines de morts
ou davantage) ou sur le plan matériel (plus de 10 000 000 F de perte éco-
nomique). On pourra considérer que tel est le cas lorsque les conditions
du premier cas ne sont pas satisfaites et que l'ouvrage menacé est :
. une passerelle piétons très circulée (telle qu'une pas-
serelle donnant accès à une foire exposition ou à un centre commercial
important),
. un pont restaurant,
. un pont portant une voie ferrée importante.%
* Nota : ces assimilations paraissent possibles ; mais nous appelons l'at-
tention sur le fait que l'état d'avancement des pourparlers ennagés entre
l'Equipement et la SNCF sur les mesures à arrêter pour prévenir les acci-
dents mixtes en sont encore à un stade préliminaire, de sorte que le prin-
cipe même de la méthode n'a pas encore été débattu en commun.
- 18 -

'3,3 - DANS QUELS CAS FAUT-IL VERIFIER LE? APPUIS D'UN OUVRAGE VIS-
A-VIS DES CHOCS DE POIDS LOURDS ?
On effectue la somme I des indices I, et Io présentés aux para-
graphes qui précèdent. Selon la valeur de I (qui caractérise un niveau homo-
gène de dommages publics probables), nous proposons les conclusions suivantes
a - Si I ^ 12, le projet doit être revu, soit au niveau de la
position des appuis par rapport à la chaussée, soit, au niveau du dispo-
sitif de retenue des véhicules (barrière, cunette, distance au bord de
chaussée, ...). En effet dans ce cas l'ouvrage doit être considéré comme
trop vulnérable vis-à-vis d'un choc de véhicule lourd , ou les consé-
quences d'un tel choc peuvent être catastrophiques. A défaut,le calcul
pourrait être effectué en appliquant un coefficient de sécurité YQ com-
pris entre 1 et 1,5 c l'action accidentelle de choc.
b - Si I = 9 à 12, chaque ligne d'appui dans son ensemble doit
être vérifiée sous le choc. Les valeurs nômTnales à prendre en compte
dépendent de la vitesse autorisée des poids lourds (donc en première
approche de la catéqorie de la voirie), de la protection éventuelle des
piles par des barrières de sécurité du type B.H.O. (barrières hors ou-
vrages), du nombre de fûts par ligne d'appui et très exceptionnellement
de la valeur de l'indice partiel Ï 2 - Ce cas correspond en ciros à nos pré-
cédentes recommandations tendant à éviter les palées à colonnes pour les
PS d'autoroutes.
c - Si I = 5 à 8, les appuis de l'ouvrage doivent pouvoir ré-
sister à un choc minoré que l'on pourra prendre égal à 250 KM pour le
choc frontal et 125 KN pour le choc latéral dans tous les cas de figure
sans minoration supplémentaire correspondant à la vitesse et aux protec-
tions. En pratique, des dispositions constructives minimales en vue du
choc sont suffisantes, sans qu'il y ait lieu à procéder à un calcul (cf.
pièce 1.3.2 § 1.1.2 et pièce 1.1.2 § [Link] en particulier). Ce cas cor-
^espond en gros à nos précédentes recommandations tendant à donner des
-dimensions minimales pour les colonnes des pontsexposées aux chocs d'une
circulation assez faible.
d - Si I = 1 à 4, il n'y a pas lieu de contrôler la résistance
des appuis d'un pont à un choc de véhicules lourds. Il n'y a pas dans ce
cas "de .dispositions constructives en vue du choc par un véhicule routier,
mais il y en a couramment pour d'autres motifs, par exemple efforts para-
sites lors du remblaiement.
Les seuils ainsi préconisés peuvent, en l'absence de réglemen-
tation, être considérés comme un développement quantitatif des règles
que nous avons publiées en 1966 '(cf. § 1.1 ci-dessus et illustrations
numériques données plus loin au chapitre 6).

REMARQUE.
Le présent exposé est limité à la préservation des ouvrages du
domaine public et ,à la limitation des dommages causés aux tiers, et ne
considère que l^ès partiellement les dommages subis par le véhicule as-
saillant. Cet^ limitation tient d'une part au fait que ce dossier a pour
objet les piles de pont, non les dispositifs de retenue des véhicules,
d'autre part à un choix préalable : la ruine complète d'une pile de pont
signifiant l'effondrement du pont et une probabilité élevée d'accidents
secondaires très graves, priorité est donnée à la survie de la pile en
cas de choc.
- 1.9 -

4 - VALEURS NOMINALE? DES CHOCS DE VEHICULES (9 £l <12).


4,1 - Lorsque la ligne d'appui est composée de 3 éléments (voile,
colonnes, poteaux, ...) au plus, chacun d'entre eux doit résister, dans
l'es conditions définies aux § 2.5 et 5, aux valeurs nominales de choc
définies ci-dessous. Ces valeurs sont fonction de la vitesse autorisée
des poids lourds et de la présence éventuelle d'un dispositif de protec-
tion d'efficacité au moins équivalente à une barrière normale ([Link],
distance chaussée-pi le supérieure ou égale à 6 m,...).

Vitesses autori- Chocs à considérer dans les


sées, ou très Voiries concernées calculs (en KN; 10 "Ntfl tf)
fréquemment pra- (à titre indicatif*)
tiquées, pour Sans protec- Protection
les poids lourds tion des appuis par B.H.O.
de 15 à 19 t. (ou équivalente)
km/n .
!.„ /U

A.R. de liaison et
Routes classées à
90 grande circulation ... 1000 / 500 600 / 300
Autres voiries impor-
75 *** tantes rase campagne 800 / 400 400 / 200
Voirie urbaine et voi-
ries secondaires de
60 ou 45 *** rase campagne 500 / 250 - **
Le niveau d'application de l'effort de choc est placé dans tous
les cas à 1,50 m au dessus du niveau de la chaussée.
4,2 - Lorsque la ligne d'appui comporte 4 éléments ou plus, la jus-
tification' de la ligne d'appui vis-à-vis du choc peut être effectuée de
2 façons :
- ou chaque élément de 1 '.appui est conçu pour résister au choc
défini ci-dessus ;
- ou les éléments de l'appui sont conçus pour résister à un
choc d'intensité moitié, à la condition que la stabilité et la résis-
tance du tablier restent largement assurées à l'état ultime (sollicita-
tions du 2° genre) sous actions de longue durée, en cas de suppression
accidentelle de l'un quelconque des appuis de l'ouvrage ; on considérera
par exemple que tel est le cas si pour le tabli;erȈ vide les contraintes atteintes
dans les matériaux (acier, béton) s'écartent peu des valeurs admissibles
pour la justification^de l'ouvrage sous charges d'exploitation. Lorsque
la valeur retenue serait au plus égale à 250 kN, on substituera au calcul
la disposition constructive minimale envisagée au § c de la page précé-
dente.

* Tenir compte le cas échéant de limitations locales de vitesse à carac-


tère permanent.
** Disposition constructive minimale cf § c page précédente.
*** Dans le cas exceptionnel où les conséquences d'une rupture d'appui
seraient vraisemblablement catastrophiques ( L? = 4), prendre les valeurs
de la liane au dessus.
- 20 -

5 - PRINCIPE DES JUSTIFICATIONS.


5.1 - SOLLICITATIONS DE CALCUL DANS LE CAS D'UN CHOC DE POIDS LOURDS.
Dans cette étude, sont appliqués au cas des chocs de poids
lourds les principes généraux exposés dans"!'instruction provisoire sur
les directives communes relatives au calcul des constructions" transmise
par la Circulaire n° 71-145 du 13 Décembre 1971.
Le choc de poids lourd sur un appui en bordure d'une chaussée
est une action accidentelle dont les valeurs nominales ont été définies
au paragraphe 4 en fonction de la vitesse, de la direction du choc, des
protections et des dispositions de l'ouvrane.
Les combinaisons d'actions à envisager sont des combinaisons
accidentelles comprenant l'action accidentelle du choc de poids lourd
et les actions de longue durée compatibles avec celle-ci.

Les actions de longue durée à retenir sont les suivantes :


a) Actions permanentes grises en compte avec leur valeur pro-
bable*:
- poids propre des éléments de la construction;
- poids des équipements fixes du tablier ;
- réaction hyperstatique de précontrainte ;
- action engendrée par le retrait et le fluage du béton du tablier.
Parmi ces actions,les deux dernières qui sont généralement des
déformations imposées sont de faible importance et pourront normalement
être négligées.
b) Actions_cyc]igués_prises_§n_comgte_ayec_leur_val§ur_de_]ongue
durée.
Il s'agit des variations de température qui provoquent des di-
latations linéaires relatives de + 2.10'4 et - 2,5.10"4 ; elles aussi
pourront normalement être négligées.
c
) Action^_intermittentes.
En général les charges climatiques (vent, neige) et les charges
d'exploitation ne sont pas à prendre en compte (pas de valeur de longue durée ,
ou corrélation négative très forte avec la circulation).

A
~ DaDS_]ê_çadre_d^un_règlement_de_ca]cul_aux_étatS2]imites,
d'après les textës~êxïstants,~ïës"soïïicitations de calcul vis-à-vis des
états-limites ultimes s'écrivent sous la forme générale suivante dans le
cas d'une combinaison accidentelle :

* II est admissible, mais inutile, de prendre en compte des valeurs caracté-


ristiques défavorables.
- 21 -

Y S
S3 ( Ï Q L 1 Q L1> + S
(*QL2QL2) + S
< * QC
en désignant par :

. Q, 1 l'ensemble des actions de longue durée agissant dans


le même sens que l'action accidentelle ;
. Q|p l'ensemble des actions de longue durée (valeurs minimales)
agissant en sens inverse ;
. Qç l'action accidentelle.

Les coefficients Y C O » Y QLl' ÏQL2 et *QC sont f i x é s Par le CPC


ou le CPS ainsi que la valeur caractéristique à prendre en compte pour
chaque action accidentelle (cf. "Directives communes relatives au calcul
des constructions").
Cependant les études sur les problèmes de sécurité se poursui-
vent,et une évolution des idées concernant les combinaisons accidentelles
va conduire en ce qui concerne les actions accidentelles à l'abandon par
la réglementation de la notion de valeur caractéristique au profil du
seul usage de la valeur nominale.
Dès à présent le projet He règlement de béton armé aux états-limites
définit les combinaisons accidentelles (Art. 7.23) à considérer par Tex-
pression suivante :
Q +
L * Q c Qac
dans laquelle Q, désigne les actions de longue durée.
Compte tenu du niveau de sécurité retenu (cf. plus haut § 2.5)
la valeur du coefficient Y n es ^- généralement à prendre ënale à l'unité.
Ces sollicitations de calcul sont à considérer vis-à-vis des
états-limites ultimes, soit de rupture du sol, soit de résistance des
éléments de 1'appui. Les deux efforts frontal et latéral sont à considé-
rer indépendamment l'un de l'autre (cas de charoe différents).
B ~ Pans_]e_cadre_du_règlement_de_béton_armé_actuel, qui est
fondé sur les contraintes admissibles ët"nôn~sûr"ïës"ltâts : ïimites, il
est conseillé de conduire la justification des éléments de l'appui réa-
lisés en béton armé en considérant une sollicitation totale pondérée
du second genre :
(G) + (T) + (CPL)
(6) sollicitation due à la charge permanente ;
(T) sollicitation due aux effets de la température et du
retrait (si elle n'est pas négligeable);
(CPL) sollicitation due au choc de véhicule lourd, soit fron-
tal , scit latéral.
c
" A y_total, dans l'un et l'autre cas, les sollicitations de
calcul sont à peu près les mêmes ; et les calculs de résistance sont de
type différents, mais à peu près équivalents.
- 22 -

5.2 - JUSTIFICATIONS RELATIVES A LA FONDATION.


Dans le cas des chocs de bateau, le Bulletin Technique n° 10
(Choc de bateau sur une pile de pont) de la DOA.A préconise de répartir
l'effort d'un choc frontal entre les différents appuis par l'intermédiaire
du tablier, ce qui est favorable à la stabilité et à la résistance de
l'appui directement concerné par le choc. Dans le cas du choc de véhi-
cule, les efforts appliqués étant notablement plus faibles, et afin de
simplifier les calculs et la conception de l'ouvrage, on pourra en qé-
néral se contenter de vérifier la stabilité de la fondation en né tenant
pas compte de l'effet favorable d'une transmission partielle du choc par
le tablier.
Il convient de remarquer que si néanmoins dans certains cas
particuliers on souhaite assurer cette transmission, il serait le plus
souvent nécessaire de prévoir des clés en tête des appuis pour solida-
riser transversalement le tablier avec ses appuis.
Pour la justification de la stabilité de la fondation, il y a
lieu de distinguer la fondation superficielle et la fondation sur pieux
ou puits. Seul le cas de la fondation superficielle est détaillé ^ans
cette pièce.
Dans le cas de fondation profonde sur pieux on pourra presque
toujours admettre que l'effort de 1000 kN au plus est équilibré par la
butée [Link] au niveau de la semelle, au prix d'un déplacement limité
de la fondation ; il reste en ce cas à vérifier l'absence de basculement
de la semelle compte tenu des résistances des pieux à la compression et
à la traction. Fait néanmoins systématiquement exception le cas d'un ap-
pui constitué de piles-colonnes sans semelle de liaison, pour lequel on
s'inspirera du Bulletin Technique n° 10 de la DOA.A du SETRA "Choc de
bateau sur une pile de pont", et plus précisément du § 3.1 "Etat-limite
ultime de rupture du sol" et du chapitre 5.2 "Exemple d'application -
Appui fondé sur puits de grand diamètre".
Dans le cas de fondation superficielle , on peut définir
1'état-limite de rupture du sol à considérer,comme celui pour lequel dans
l'hypothèse d'un diagramme linéaire des contraintes sur le sol, la con-
trainte aux trois quarts de la largeur comprimée atteint une valeur égale
à 1,5 fois la valeur ffs admise en service normal. Il peut de plus être
fait appel à la butée sur la hauteur enterrée, au moins pour.s'opposer
à un glissement de la semelle sur le sol de fondation ; on pourra géné-
ralement prendre un coefficient de butée égal à 3.
La stabilité de la fondation superficielle d'une pile vis-à-
vis d'un choc de camion se présente en pratique de la façon suivante :
- les efforts appliqués à oùla base
L
de la semelle sont calculés
sous la sollicitation (QL) + (Q^c)« Q représente les actions de lon-
gue durée (poids de l'appui, des terres, et réaction à vide du tablier )
et QA la charge accidentelle, c'est-à-dire la valeur nominale du choc
de camion (Fc) appliqué à une hauteur Hc égale à 1,50 m au dessus de la
chaussée.
Déterminons les efforts développés à la base de la semelle
par cette sollicitation :
- B et L étant les dimensions de la semelle et D la profondeur
du niveau de fondation, le poids de la partie enterrée de l'appui et des
terres placées au dessus de la semelle peut être estimé à ô B , L < D
- 23 -

où 6 représente une masse volumique moyenne


entre le béton et les terres, que l'on pourra
prendre égale à 2,2 t/rr3; P désignant le poids
de la partie vue de l'appui et RT la réaction
du tabl1er à vide :
effort normal N = 6. B . L S . D * P+ RT

effort horizontal H = F
Moment f l é c h i s s a n t '.". - Fc (H.c + D) ; cette
dernière ê[Link] est léo?rendent
p e s s i m i s t e , 1? butée des terres pou- a '
v a n t s'exercer aux environs de la
pro f ondeur 2 D/3, i*--

Dans le cas où 1 ' é t a t - l i m i t e de rupture du sol correspond à


une répartition triangulaire des pressions sur le sol sur une longueur
l ' e f f o r t normal ultime N et le moment f l é c h i s s a n t M à la base de la
u u
fondation correspondant à l'atteinte de l'état-limite ultime du sol de
fondation sont les suivants sous l ' e f f e t d u choc frontal :

- M / "N _ M / f'
- il [fj ~ -.î-1 - H V|-?f (2b)
u• 2 3' u 2

Les dimensions minimales de la semelle peuvent alors être dé-


terminées à partir des formules (2) par approximations successives ; à
partir de dimensions initiales de la semelle on évalue les efforts ap-
pliqués à la base de la fondation N, H, w. La semelle est de dimensions
suffisantes si le moment ultime M obtenu en portant dans la formule (2b)
l'effort normal N appliqué est supérieur au moment K appliqué:
En portant les valeurs des efforts appliqués (1) [Link] re-
lations (2) et, en notant CTO la contrainte moyenne sur le sol rie fonda-
tion lorsque le tablier n'est pas chargé, on obtient les valeurs des chocs
ultimes auxquels peut résister une semelle dont les dimensions en plan
sont B et LS :
P + RT N
= eD+ B. Lsc B. L,
LS
Choc frontal ultime F
cf - " • D+HC (3)

Choc latéral ultine B


F
cl = " • D+HC 3cr
f\ titre d'exemple l'abaque page 24 permet de déterminer dans
le cas d'un choc frontal de 100 tf les dimensions minimales d'une semelle
soit carrée, soit dont le rapport des côtés est égal à 2? en fonction des
3 paramètres suivants :
- pression admissible en service normal sur le sol de fondation :
20, 40, 80 t/m2 ;
Pour L - 2P, l'abaque couvre énalerent. l'effet d'un latéral roitié (50 tf)
- profondeur de la s<°:n?lle de fondation 1,50 m /courbes en
trait plein) et 3,0 pi (courbes en [Link]és) •

- effort normal K' = P + PT dû au poids propre ^e l ' a n o u i et à


la reaction à v i d e d w tablier (pour la V^npir [Link])-

D =1 , 5 0 m D = 1,50m
LS=B LS=2B Courbes graduées en <J'
D = 3m D= 3m

tf
200

100

U(m)
On voit sur cet abaque ov pour [Link] la s w a h i l i - . ? r''jr> oop'/ï
vis-à-vis d'un ^hoc frontal de 100 t dû à un véhicule lourd, il faut une
dimension de [Link] de l'ordre de 5,50 tn de côté pour une semelle carrée
et de 7 x 3,50 m pour une semelle rectangulaire, lorscue les charges ap-
portées par le tablier sont faibles (50 t).
Pour un choc d'intensité noitié, les dimensions peuvent être
réduites en première approximation de 20 "'•>.
Pour des semelles dont la largeur est inférieure à la moitié
de la longueur, il faudrait théoriquement considérer le choc latéral pour
la stabilité de l'appui ; cependant le choc latéral ayant une valeur plus
faible que le choc frontal, on pourra souvent considérer qu'il y a en
pratique dans ce cas transmission partielle du choc au tablier, diminuant
ainsi les moments appliqués par la semelle sur le sol de fondation.
- 25 -

5.3 - JUSTIFICATIONS RELATIVES A L'APPUI DU PONT.


Les conditions d'appui aux extrémités d'un fût de pile vis-
à-vis d'efforts horizontaux sont complexes.
En tête, la liaison avec le tablier est de
type appui simple si l'appareil d'appui est
du type section rétrécie de béton, du type
appui élastique si l'appareil est en néo-
prène fretté, ou bien le fût de l'appui est
pratiquement libre en tête si l'appareil
d'appui est de type glissant. Il peut y
avoir également un encastrement partiel
dans le cas de colonnes liées en tête par
un chèvêtre.
En pied, la liaison est un encastrement
partiel, fonction des dimensions de la semelle et des caractéristiques
du sol ; il s'y superpose un appui élastique (butée du sol).
Au coirrs d'un choc accidentel sur une pile, les conditions de liai-
son aux extrémités du fût peuvent évoluer : au début du choc le fût se
comporte comme une console encastrée dans la fondation et libre en tête.
Puis le choc se transmet au tablier par les appareils d'appui : le fût
est alors encastré et appuyé en tête ; ce choc secondaire appui-tablier
peut dans certains cas se traduire par la rupture de la liaison entre
le fût et le tablier ; la déformation du fût de la pile consécutive au
choc peut entrainer, en particulier en cas d'un appui composé de plusieurs
fûts, une suppression ou une modification de la liaison en tête avec le
tablier dans la phase finale du choc.
(\ Dans un but de simplification on envisane ici Heux cas extrêmes
(\ pour le fonctionnement à rupture d'une pile de pont en c?s de choc par
(\ un véhicule, selon que l'on peut^compter ou non sur un effort de rappel
(( exercé par le tablier sur l'appui de tête. A chacune de ces hypothèses
(< est associée une règle de ferraillage prudente. Pour le choix entre ces
(' deux hypothèses, voir le § 5.3.3.
5.3.1 - Le fût est appuyé en tc^ et encastré à la base (Hypothèse 1)
a - QQndUi_qns _à_réal_iser.
Ces conditions d'appui aux extrémités du fût peuventvêtre con-
sidérées comme réalisées lorsque 1'une des conditions suivantes est
réalisée :
- les éléments (colonnes, poteaux, ou voiles) constituant la
ligne d'appui sont liés en tête par un chèvêtre suffisamment résistant
pour transmettre le contre-choc en tête au tablier et aux autres éléments
de l'appui non heurtés par le véhicule.
- les appareils d'appui sont du type section rétrécie de béton,
et la réaction d'appui du tablier à vide correspondant a un élément est
supérieure à l'effort nominal de choc considéré pour un élément(ou l'arti-
culation en béton est fortement goujonnée).
- les appareils d'appui sont du type élastomère fretté et la
réaction d'appui à vide du tablier correspondant à un élément est supé-
rieure à deux fois la valeur nominale de choc.
- 26 -

b - Efforts dans l'appui.


Dans ce cas on fait l'hypothèse simplificatrice qu'il se forme
lors du choc deux rotules plastiques : l'une au niveau du point d'appli-
cation de l'effort de choc et Vautre au niveau de l'encastrement du fût
de pile dans la nervure avec égalité de ces deux moments.
Dans ces conditions, le
contre-choc Fcc en tête de l'élément Fcc (contre-choc)
est égal à :
Fcc = Fc Hc
2 Hf - HC
Hc : hauteur du point d'application
du choc par rapport à l'encastre-
ment de l'élément d'appui dans la
nervure.
Pour des dimensions cou-
rantes des appuis Fcc est voisin de
0,2 Fc.
Le moment fléchissant dû
au choc dans les deux sections cons-
tituant rotules plastiques est dans
ces^conditions égal à :
Mcn
Hc
= Fc
i-c 2 Hf - Hc
Le moment fléchissant à la base de la nervure à l'encastrement
de la nervure dans la semelle est quant à lui égal à
Mcn = Mc + (Fc - Fcc). Hn
c - Principe du ferraillage.
Les armatures verticales (Ac) du fût de pile doivent permettre
de reprendre la sollicitation de choc. Celle-ci est une flexion composée :
moment fléchissant Mc, et effort normal correspondant aux charges perma-
nentes (essentiellement une fraction du poids du tablier à vide). Sous
cette sollicitation accidentelle les taux de travail admissible des maté-
riaux sont ceux relatifs aux sollicitations pondérées du 2è genre (cf.
F61, VI Art. 10.4), soit la limite d'élasticité <renpour l'acier.
Les armatures verticales sont à disposer symétriquement entre
les deux faces, de la nervure jusqu'au niveau du choc ; pour les sections
situées au dessus du point d'application du choc, la section de ces arma-
tures peut être réduite de façcin linéaire jusqu'à la valeur constructive
minimale de 0,2 % (pour la totalité de la section) conseillée pour le
ferraillage vertical des piles (cf. pièce 1.3.2 § 1.1.2). Voir pane 27
le diagramme de répartition des aciers.
- 27 -

De plus, dans la zone exposée au choc, Ao=0.2%


entre 1 et 2 m au dessus du niveau de la chaussée,
on prévoiera sur les deux faces des armatures ho-
rizontales de répartition dont la section, comptée
au mètre linéaire de parement, sera de l'ordre de Niveau du
la moitié de celle des armatures verticales. choc Fc
scellement
Le moment fléchissant à l'encastrement droit
de la nervure sur la semelle sous l'action du
choc latéral peut généralement être considéré
comme réparti sur une longueur égale à la lon-
gueur du fût (ou du poteau) augmentée de deux
fois la hauteur Ir de la nervure.D'où la section A .
n n
5.3.2 - Le fût se comporte comme une console (Hypothèse 2)

a " ÇP^itions_à_réa]iser.

Le fût se comporte comme une console pour les chocs de véhicu-


les dans des cas tels que les cas suivants :

- les appareils d'appui sont des appareils d'appui glissants,

- le fût a une très grande rigidité dans la direction d'appli-


cation de l'effort de choc : c'est par exemple le cas pour le choc fron-
tal sur un voile.
0.2 %

Dans ce cas les efforts se


limitent à des flexions entre 1'en-
castrement sur la fondation et le
point d'application du choc, et les
sollicitations accidentelles de choc
dans les deux sections critiques base
du voile et base de la nervure y sont
respectivement Me = Fc . hc et
Mcn = Fc . (Hc + Hn). Mcn
c
~
On détermine comme dans le cas précédent (fût encastré en pied,
appuyé en tête) les armatures nécessaires à la base du fût et à la base
de la nervure pour reprendre la sollicitation accidentelle du choc com-
posée d'une flexion correspondant au choc et d'un effort normal corres-
pondant au poids à vide du tablier.
Les armatures correspondantes sont à disposer symétriquement
entre les deux faces à l'encastrement du fût sur la nervure.- Au dessus,
la section de ces armatures peut être réduite de façon linéaire jusqu'à
la valeur minimale de 0,2 % conseillée pour le ferraillage vertical des
piles. Voir ci-dessus le Hiagramme de répartition Hes aciers.
De plus, dans la zone exposée au choc, entre 1 et 2 m au-dessus
du niveau de la chaussée, on prévoiera sur les deux faces des armatures
horizontales de répartition dont la section, comptée au mètre linéaire
de parement, sera de l'ordre du tiers de celle des armatures verticales.
- 28 -

Bien que le schéma de calcul des efforts [Link] le cas


où le fût est supposé se comporter comme une console à une absence d'ef-
forts pour la section de choc et les sections situées au dessus, le prin-
cipe d'une décroissance linéaire de la section de ferraillage entre la
base et le sommet de la pile se justifie par le fait que la section
d'application du choc et les sections situées au dessus peuvent néan-
moins être sollicitées quand il y a cependant appui en tête ou en cas
de choc d'intensité plus faible appliqué plus haut que le choc nominal
de calcul.
5.3.3 - Choix d'une hypothèse de fonctionnement à rupture du fût.
Le principe de ferraillage du fût travaillant en console conduit
pour toute section du fût à des sections d'armatures verticales plus im-
portantes que l'hypothèse 1 (appui en tête et constitution de deux rotules
plastiques au niveau du choc et à l'encastrement dans la semelle).
( Aussi,dans les cas où l'une des conditions permettant de res-
(| pecter l'hypothèse 1 n'est pas vérifiée, est-il conseillé de déterminer
(> les ferraillages vis-à-vis de la sollicitation accidentelle de choc en
(' considérant le fût de pile comme encastré à la base sur la fondation et
(| en prévoyant ensuite un ferraillage dont la section décroisse linéaire-
(' ment entre l'encastrement sur la nervure et le sommet (hypothèse 2).
5.4 - AUTRES JUSTIFICATIONS.
D'autres justifications sont à effectuer dans certains cas-
II s'agit de celles relatives :
- aux appareils d'appui et au chevêtre lorsque le fût a été
justifié dans l'hypothèse 1 de fonctionnement à rupture,
- au tablier lorsque la ligne d'appui comporte plus de quatre
éléments et que l'on a admis l'éventualité de la rupture accidentelle
de l'un des éléments (voile, poteaux ou colonnes) constituant la ligne
d'appui en calculant les appuis sous une valeurminorée du choc nominal .(cf § 4,2).
5.4.1 - Chevêtre : Le problème de la résistance suffisante du
chevêtre ne se pose que pour le cas du choc latéral. En cas de choc la-
téral le chevêtre est soumis à l'action accidentelle horizontale corres-
pondant au contre-choc Fcc. Cette force accidentelle horizontale crée
dans le chevêtre des moments de flexion d'axe vertical compris entre
e . Fcc et i e . Fcc (e désignant Tinterdistance entre poteaux),qui
doivent être repris par des armatures de béton armé placées sur les deux
faces latérales du chevêtre, le taux de travail de ces armatures étant
égal à leur limite d'élasticité.
5.4.2 - Appareils d'appui : Dans l'hypothèse 1 du fonctionne-'
ment à la rupture, il y a lieu de vérifier que les appareils d'appui
(section rétrécie de béton ou élastomère fretté) peuvent supporter à
rupture la force horizontale Fcc dans les limites reconnues pour ces
appareils d'appui :
- inclinaison de la force passant par une articulation non gou-
jonnée au plus égale à un quart (cf. CPC 61, VI Art. 42.3.1), ou contrainte
moyenne de cisaillement des goujons Fcc/Ag au plus égal à 0,5 CT ,
- limitation de la distorsion et condition de non-cheminement
pour les appareils d'appui néoprène.
- 29 -

Ces vérifications sur les appareils d'appui sont généralement


satisfaites lorsque les réactions d'appui à vide du tablier sont supérieures
aux valeurs minimales indiquées au § a de 5.3.1.
5.4.3 - Tablier : Lorsque la ligne d'appui comporte 4 éléments
ou plus et que l'on a accepté a priori l'éventualité de la rupture acci-
dentelle par choc de l'un des éléments en justifiant ces derniers sous
un choc égal à la moitié de la valeur nominale pour une ligne d'appui,
il faut alors être assuré que la stabilité et la résistance du tablier
sont suffisamment assurées,en cas de suppression accidentelle de l'un
quelconque des appuis des ouvrages, et éventuellement permettre l'exploi-
tation de l'ouvrage sous charges réduites dans l'attente de la réparation
de 1'appui accidenté.
On pourra considérer, par exemple, que la résistance du tablier
est convenablement assurée si pour le tablier à vide les contraintes dans
les matériaux (acier, béton) s'écartent peu des valeurs admissibles pour
la justification de l'ouvrage sous charges d'exploitation.
5.4.4 - Semplle : Sauf dans le cas des appuis à voile unique,
la semelle, qu'elle repose sur le sol ou qu'elle assure la liaison de
pieux, est soumise en cas de choc latéral de véhicule à un effort de torsion Mt
que l'on pourra estimer à la moitié du moment d'encastrement de la ner-
vure sur la semelle (ML* 1 1 ). Il paraît raisonnable de limiter la contrainte
de torsion dans la semelle lors du choc à 200 t/m2.
- 30 -

6 - EXEMPLES PRATIQUES (Résistances procurées par certains dimênsionnements).


On considère trois exemples : .celui d'une colonne analogue à
celle accidentée sur un passage inférieur autoroutier et ceux He voiles royen 'et
court.
6.1 - CAS DES COLONNES.
Soit des colonnes de 6 m de hauteur reliées en tête oar un chevê
tre,et plaçons l'effet dû au choc à 2 m au dessus de la nervure. Ces colon-
nes de 0,60 m de diamètre sont armées à 2 %. Fcc=r9t
La colonne est appuyée en tête sur le che- :
vêtre, la force de contre choc est égale à : | ~r — — |
Fcc = Fc x Hc ^ = 0,2 Fc
- Hc
Les moments fléchissants dans
les deux sections de rupture ('encastre-
ment de la nervure et point d'applica-
tion du choc)sont de :
Me Fc L
([Link] FCC X (Hf ' HC) =
(t)
Dans le cas de colonnes 0 60 armées à 2 % par des armatures
à haute adhérence le moment résistant sous sollicitation de flexion
simple du 2è genre est d'environ 36 t-m.
Dans le cas de l'accident cité au § 1, on peut *™r rr-ç--j«rP-
l'équivalent statique du choc était supérieur ou égal à 45 tonnes. L'ana
lyse de la transmission des efforts dans le reste de l'appui (palée à
chevêtre) est complexe. Il est en effet très probable que dans la phase
finale du choc la colonne heurtée s'est comportée comme un tirant et a
exercé une force verticale vers le bas sur le chevêtre conduisant à une
rupture du chevêtre.
Plus généralement les efforts de choc extrêmes que peuvent re-
prendre des colonnes ayant des dimensions courantes (gabarit dégagé de
4,50 à 6,00 m, nervure de raidissement à la base des colonnes placée le
plus haut possible) et armées à 2 % (l'aire des aciers verticaux est
égale à 0,02 fois là section de béton) peuvent, lorsque l'effort normal
est peu important,s'exprimer par les formules simplifiées suivantes :
Hyp. 1 la console fonctionne appuyée en tête et encastrée Fc =,. 200 (3^
-^——

\ à la base dans la nervure


/) Hyp. 2 la console fonctionne en console lors du choc Fc - 80 ,3
)) ou par le "atsleau suivant donnant les chocs ultimes (en tf) auxquels
f)
V \
peuvent
o oi
résister dans des cas-moyens des colonnes cylindriques armées à
ri d. k. • •
Diamètre des 0,40 0.50 0.60 0.70 0.80 1.00
colonnes
Hl - appui en tête 13 25 43 68 102 200
H2 - console 5 10 17 27 41 80
- 31 -

6.2 - CAS DES VOILES DF LONGUEUR MOYENNE.


Des appuis du type voile couramment utilisés pour les passages
supérieurs sur autoroutes, ont déjà été heurtés par des véhicules lourds
avec des dommages uniquement limités à des épaufrures au niveau du point
de choc.
Montrons sur un exemple qu'effectivement un Vbjle de béton de
2,50 m de long et de 0.50 m d'épaisseur pourrait en théorie reprendre
les efforts statiques représentatifs d'un choc frontal de 100 t.f et
latéral de 50 tf, uniquement en faisant travailler le béton à la trac-
tion à des niveaux de contrainte voisins de la contrainte de rupture à la
traction du béton.
a - Reprise des sollicitations accidentelles He rhoc par le hëton
seul.
Prenons un voile de 6 m de hauteur et plaçons l'effort dû au
choc à 2 m au dessus de la nervure.
Cas du choc frontal. Sous l'action du choc frontal nous supposons que
le"schlmâ"dë~fonctionnement de l'appui est celui d'une console. Le mo-
ment à l'encastrement de la b.2(5
nervure est de 200 tf.m et ^' ~
les contraintes de flexion à
l'encastrement égales à
. _ + 6m 6 x 200
c
b 0.5 x 2.5' 100 tf
+ 384 tf/m2

Sous
l'action du choc latéral
nous supposons que le schéma
de fonctionnement de l'appui est celui d'une poutre appuyée en tête sur
le tablier et encastrée partiellement en pied sur la fondation. En sup-
posant que les moments à l'encastrement et au niveau du choc sont égaux
en valeur absolue, ces moments
sont égaux à 4 P ^ s o i t 40 tfrr 10 tf
-L -J

et il y a effort de rappel du
tablier de 10 tf.
Les contraintes de flexion
dans la section de choc et
à l'encastrement sont égales
à
6m 6 x 40
0" = +
be 2.5 x 0.5

+ 384 tf/m2
Si l'on suppose que l'effort normal appliqué à vide par le
tablier est au moins égal à 100 tf, ce qui sera très fréquemment le cas,
la face de l'appui la plus décomprimée lors d'un1 choc latéral ou frontal
est tendue à 304 tf/m2, valeur voisine de la résistance du béton à la
traction par flexion. Quand il y a reprise de bét^nnage au pied, il semble
, U I U II J^ W I I I \* /\ i W l I • -\ w «-* i i *-» i i J IA I V, f-i | I *J V- \_IV* l-f V_ U V I i I I U v-j t, UU (J I C *J 9 I I

que l'affaiblissement qui en résulte soit nénéraler£nt compensé par


sence
:e d'une certaine quantité d'armatures (cf. § h ci-après).
- 32 -

Ceci démontre a posteriori que l'on ?it pas eu de sinistres


à déplorer sur des voiles d'appui heurtés par des véhicules lourds, bien
que l'action accidentelle du choc n'ait pas été considérée dans le cas du
ferraillage de ces appuis.
b - Reprise des sollicitations accidentelles de choc par les armatures
verticales du voile.
Le voile exposé en exemple au paragraphe précédent, comporte en
pratique un ferraillage vertical. Supposons,que la section de ce ferrail-
lage est égale à 0,002 fois l'aire de béton (valeur recommandée>au § 1.1
de la pièce 1.3.2), soit 0,1 % par face et examinons sa résistance à un choc
latéral.
Avec un effort normal appliqué ,:ar le tablier à vide de 100 tf
le moment auquel le voile peut résister en flexion composée, les aciers
travaillant à leur limite élastique est d'environ 40 t.m, valeur corres-
pondant à un choc latéral de 50 t si le voile peut être considéré comme
encastré en pied et appuyé en tête, et à un choc latéral de 20 t si le
voile se comporte sous le choc comme une console.
En l'absence d'effort normal appliqué au voile dû à la charge
permanente du tablier-les valeurs ultimes des chocs auquel un voile de
2.50 de long et de 0.50 de large armé à 0,2 % sont environ la moitié
des sections précé[Link] 25 t si le voile peut être considéré comme
appuyé en tête et 10 tf si ce voile se comporte comme une console sous
le choc.
Conclusion pour _l_e_s voiles He Jonnueur_moyenne :
On peut tirer de l'exemple examiné d'un voile de 0.50 m d'épais-
seur et de 2.50 m de longueur,que les sollicitations accidentelles dues
,au choc peuvent être déterminantes pour les ferrai 11 âges des voiles lors-
que le voile est noyen, que l'effort normal appliqué au voile dû à la
i charge permanente du tablier est faible (du même ordre de grandeur que
l l'effort de choc) ou que le voile est calculé sous le choc comme une
' console encastrée sur la fondation.
- 33 -

6.3 - CAS INTERMEDIAIRE - VOILES COURTS.


Un voile court de 1,50 m de long par 0,50m d'épaisseur, dans
l'hypothèse où le gabarit dégagé est de 4,50 à 6,00 m et où la nervure
de raidissement à la base des colonnes est placée le plus haut possible,
peut reprendre en fonction du pourcentage d'armatures verticales, les
chocs latéraux ultimes (en tonnes-force) donnés par le tableau suivant :
Effort normal nul Effort normal = 50 tf
û = A/B (total) 0.25 0.5 1 2 0.25 0.5 1 2
H,- appui en tête 20 40 80 160 40 FO 100 180
H-- console 8 16 32 64 16 24 40 72

6.4 - ABAQUES.
Après avoir calculé la flexion composée sous la sollicitation
accidentelle de choc dans les sections critiques (cf § 5.3), le dimen-
sionnement pratique des appuis en choc (choix d'un diamètre dans le cas
des colonnes, d'un taux de ferraillane dans le cas des voiles) peut être
effectué en utilisant les abaques qui suivent.
Ces abaques donnent les moments résistants sous sollicitations
pondérées du second genre (acier Ma et béton Mb) de différentes sections
de colonnes et de voiles, en fonction du pourcentage d'armatures et du
N (N est l'effort normal dans la section considérée soumise au
rapport TT
moment M); dans le cas des voiles, il est pris en compte une section de
1 m de largeur armée symétriquement (le pourcentage d'armatures est rap-
porté à la totalité de la section).
Les sections ci-après ont été retenues :
Ç.°]PDn§§ : diamètre de 0,50 m, 0,70 m, 0,80 m, 0,90 m, 1,0 m.
QueTque soit le diamètre, le pourcentage d'armatures longitu-
dinales des colonnes est de 2 % à la base.
Voiles : épaisseurs de 0,50 m, 0,60 m, 0,70 m.

Les armatures sont des aciers PA et la résistance nominale du


béton est supposée éoale à 2700 t/m2.
COLONNES CYLINDRIQUES

( taux d'armatures HA : 2 % )

M Ma
tm
Mb

, 210
i

200

190

180
z r
</>0,90
170

160

150

140

130

120

110

100

90

80

30

20

10
VOILE de 0,50m

Ma
Mb

Le pourcentaoe H'acier est éoal à la section totale


d'armatures divisée par la section totale de béton

0,5 3,0
VOILE de 0.60 m

1m
I_P ''r'l.""Cpntr'np r! ' 'if i i'f P^'t" Qnzl
1? section tota"'o ^'?ripr r 1 -j\/i<; I
M
tm/m "ar 1 ? sertinn trt "n HP bét^n. Ma
Mb

200

190

180
V
170

160

150 _

140 -27.

130

120

110

100

90

80

•12
70

60

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- 38 -

7. ANNEXE 1 - ETUDE THEORIQUE DU CHOC DE VEHICULE SUR UNE PILE DE PONT.


7.1 - APPROCHE THEORIQUE DES PROBLEMES DE CHOCS SOUS L'ANGLE ENER-
GETIQUE.
Si Ton fait l'hypothèse simplificatrice que les problèmes de,
chocs de véhicules sur des obstacles fixes sont des chocs parfaitement
inélastiques* (c'est-à-dire, sans phase de détente) on est ramené à un
problème similaire à celui du battage des pieux, problème conduisant à
la formule bien connue des Hollandais (cf. FOND 72 pièce 5.2 § 5.2.3).
Rappelons comment cette formule est établie : un mouton de
masse M vient frapper le pieu de masse P avec une vitesse V . On suppose
d'une part que les impulsions des réactions du sol dans lequel est battu
le pieu sont négligeables pendant la durée du choc et d'autre part que
le choc est parfaitement inélastique, c'est-à-dire que les vitesses du
mouton et du pieu après le choc sont égales (pas de rebondissement sur
le casque de battage).
Le théorème de la quantité de mouvement appliqué au système
composé par le mouton et le pieu permet de déterminer les vitesses V,
après le choc.
M. VQ = (M + P) . V1
L'énergie cinétique après le choc est :

Cette énergie cinétique est, après le choc, absorbée par le


travail des résistances du sol qui s'opposent à l'enfoncement du pieu.
1 P 2
La perte d'énergie cinétique lors du choc est -*r FTT M Vn et correspond
aux travaux de déformations dans le mouton et le pieu.
Cette théorie élémentaire du choc plastique a été retenue par
M. NEWMARK, lors du Congrès International de LEHIGH en Août 1972 sur les
immeubles de grande hauteur, pour évaluer la quantité d'énergie qui doit
être absorbée par un immeuble en cas d'impact accidentel par un avion :
La masse de l'immeuble qui est mise en mouvement immédiatement
après l'impact n'est pas habituellement plus grande que la masse repré-
sentée par deux étages de l'immeuble. Si la masse de l'avion est Ma,
celle de la partie frappée de l'immeuble Mb et la vitesse de l'avion Vo ,
alors la quantité d'énergie qui doit être absorbée par l'immeuble est
1 2 Ma
approximativement -~ Ma V -n—^j— . Beaucoup de cette énergie sera ab-
sorbée localement et les dégâts locaux ne peuvent être évités. Cependant
l'immeuble peut être dimensionnë contre un écroulement total".
Si Ton transpose cette théorie du choc parfaitement inélastique
au choc d'un véhicule routier sur une pile de pont, la masse de l'objet
frappé à introduire dans les formules au lieu de la masse P au pieu a
pour ordre de grandeur la masse de la pile considérée et des terres qui
* Définition employée dans la théorie des percussions et chocs (cf. par
exemple Cours de Mécanique professé à l'Ecole Polytechnique).
- 39 -

surplombent la semelle ; cependant, si la percussion au niveau du tablier


que l'on peut appeler contre-choc ne peut être négligée, la masse P de
l'objet frappé doit être augmentée d'une fraction de la masse du tablier,
le tablier étant partiellement mis en mouvement lors du choc. L'énergie
cinétique après le choc est absorbée par le travail des réactions sur le
sol, celui des réactions sur le tablier et celui de la déformation plas-
tique des sections critiques. Ce dernier terme est négligeable si la pile
a été dimensionnéapour résister au choc.
De cette théorie très élémentaire des chocs plastiques on
peut tirer les conclusions suivantes pour les chocs de véhicules routiers
sur des obstacles isolés, étant précisé que certaines pourront apparaî-
tre comme des évidences :
- dans le cas du choc d'un véhicule sur un mur parfaitement
rigide,la masse de l'objet frappé est importante devant la<masse du vé-
hicule, et une grande partie (presque toute pour un VL) de l'énergie
cinétique se transforme en énergie de déformation du véhicule ;
- la quantité d'énergie à absorber par l'objet frappé est
d'autant plus grande que sa masse est faible devant la masse du véhicule
assaillant. Un appui léger est donc doublement vulnérable à un choc de
véhicule : d'une part l'énergie qu'il doit absorber est plus forte, et
d'autre part ses capacités de résistance sont plus réduites ; en contre-
partie il est moins dangereux pour l'assaillant.
7.2 - APPROCHE THEORIQUE DU PROBLEME DES CHOCS SOUS L'ANGLE DE LA
CONSERVATION DE LA QUANTITE DE MOUVEMENT.
Il est tentant d'appliquer la théorie de la conservation de la
quantité de mouvement au système matériel constitué du véhicule et de son
chargement pendant le choc.
La variation pendant un choc de la résultante cinétiqueEmv
d'un systèmejpatërie! est égal à la somme géométrique des percussions
extérieures TT appliquées au système. Pour appliquer ce théorème aux
chocs de véhicules, on peut faire les trois remarques préliminaires sui-
vantes :
1 - la quantité de mouvement mv du véhicule avant le choc peut
être connue avec une assez bonne précision ;
2 - après le choc le véhicule et son chargement sont animés
de quantités de mouvement résiduelles : désolidarisation du véhicule et
de son chargement, mouvement de rotation du véhicule autour du point de
choc ; dans le cas d'un véhicule articulé, la remorque est animée d'un
mouvement résiduel sauf dans le cas très exceptionnel où les centres de
gravité de la pile, du tracteur et de la remorque sont rigoureusement
alignés et le restent pendant le choc ;
3 - les percussions extérieures au système composé par le
véhicule comportent le choc proprement dit du véhicule sur la pile, mais
également des percussions sur des dispositifs de retenue éventuels placés
devant la pile (glissières de sécurité) et des percussions des roues du
véhicule sur la chaussée.
- 40 -

Ces remargues préliminaires permettent de montrer que la quan-


tité de mouvement mv du véhicule avant le choc donne une borne supérieure
de la percussion ïï=/Fdt en cas de choc frontal parfaitement inélastique,
le véhicule restant en contact avec la pile après le choc. Cette borne ne
peut être atteinte qu'en l'absence d'autres percussions extérieures. Par
contre, si le choc est partiellement élastique avec une phase de détente,
la percussion TT appliquée au niveau du point de contact véhicule - pile
peut être supérieure à mv ; elle peut même atteindre théoriquement 2 mv
dans le cas d'un choc parfaitement élastique où toute l'énergie cinétique,
transformée en énergie élastique pendant la phase de compression du choc,
se trouve restituée pendant la détente (c'est pratiquement le cas du choc
d'une balle de ping-pong sur un carrelage).
Pour faire des_calculs de résistance de l'appui, cette approxi-
mation de la percussion TT est cependant insuffisante. Il faut connaître
les caractéristiques de cette percussion ÏT : durée, variation dans le temps
de la force F de contact entre véhicule et pile.

7.3 - PARAMETRES DE L'IMPULSION DE CHOC : DUREE DU CHOC, VARIATION


DANS LE TEMPS.
Parmi les caractéristiques de l'impulsion figurent la durée
du choc t v> et l'allure de la variation de l'effort de choc FL. pendant
cette durée.
En première approximation la durée du choc est une fonction
de la vitesse initiale du véhicule Vo et de la "distance d'arrêt" X o du
véhicule, distance parcourue par le centre de gravité du véhicule et de
son chargement pendant la durée du choc ; cette notion de distance d'ar-
rêt est conventionnelle, le centre de gravité étant lui-même variable du
fait des déformations du véhicule et de son chargement.
Toujours à titre d'approximation, on peut admettre que la durée
du choc est proportionnelle à la distance d'arrêt X , inversement pro-
portionnelle à la vitesse initiale V et fonction de l'allure de la charge
d'impact F en fonction du temps. Les schémas ci-dessous illustrent plu-
sieurs' exemples théoriques de charges d'impact en fonction du temps.

CD ©

tc Temps tc Temps tc Temps


- 41 -

Dans l'exemple (1) le mouvement du véhicule peut être assimilé


à un mouvement uniformément décéléré (en moyenne pour l'ensemble du vé-
hicule)
o y
pendant le choc, et la durée du choc est alors égale à
t = y -° . La durée du choc a la même valeur si la variation de la force
o
F est symétrique dans le temps (comme par exemple pour l'exemple 2) par
t
rapport au temps -^. Par contre pour une variation de l'effort FC dans
le temps conforme à l'exemple (3) la durée de choc est égale à
3 X
t = °.
o
Cependant un usage correct de ces formules nécessite de consi-
dérer que la distance d'arrêt est une fonction de la vitesse initiale
V et de la possibilité de déformation du véhicule (la possibilité de
déformation de la pile est généralement négligeable devant celle du vé-
hicule sauf dans les cas où la pile est détruite et renversée lors du
choc). Dans tous les cas, pour un véhicule et un obstacle donnés, elle
croît avec V Q .
Si, compte tenu de l'approche énergétique du problème, on
admet qu'une fraction de l'énergie cinétique 1 m V indépendante de
V est emmagasinée par l'énergie de déformation du véhicule, on peut
approfondir l'étude en admettant en outre que le véhicule se comporte
d'une façon idéale :
- soit comme un ressort, la force s'opposant à la déformation
étant proportionnelle à la déformation (F ~ - K . x ) ,
- ou comme un amortisseur, la force s'opposant à la déformation
étant proportionnelle à la vitesse de déformation (F = - t ) . v ) ;
dans un cas comme dans l'autre la déformation nécessaire pour
emmagasiner une fraction fixe de l'énergie cinétique ^ m V 2 est pro-
2 o
portionnelle à la vitesse V . On arrive ainsi à la conclusion qui peut
surprendre a priori, que la durée du choc serait indépendante de la vi-
tesse du véhicule, et surtout fonction des possibilités de déformation
du véhicule (et parfois de l'obstacle).
Dans la réalité, il est plus vraisemblable que la raideur K
du ressort équivalent au véhicule croisse avec la déformation, et que la
durée du choc pour un véhicule et un obstacle donné soit une fonction
décroissante de la vitesse initiale V .
Dans les chocs réalisés au Laboratoire des Chocs de l'ONSER
à Lyon, sur des barrières de sécurité de différents types, on a mesuré
des durées de choc variant entre 0,3 et 1 seconde ; mais il s'agit dans
ce cas plutôt de chocs latéraux dans lesquels on a cherché à réduire la
décélération, et non de chocs de plein fouet sur un obstacle.
Lors des essais réalisés en Allemagne par M. POPP avec des
camions de 18 t lancés à 90 km/heure environ, guidés sur rails pour heur-
ter de plein fouet des pi les-colonnes, l'allure de la percussion en
- 42 -

fonction du temps a été déterminée et est illustrée par le schéma ci-


dessous. Les différentes mesures effectuées (pressions sur le sol dans
la partie enterrée, mesure des forces de contact au niveau du choc et
de l'appui en tête, déplacements de la colonne à différents niveaux)
présentent des allures se rapprochant de ce schéma idéal où Ton distin-
gue 3 chocs successifs : chariot de guidage du camion, moteur du camion,
choc au niveau de l'appui en tête.

12,5/100 sec 25/100 sec

Dans Highway Research Record n° 343 consacré aux barrières de


sécurité, une durée de choc de 0,13 s est mentionnée pour le choc d'une
voiture de 1,48 t lancée à 25 m/s heurtant de plein fouet un mur massif.
Pour la détermination d'un effort statique de remplacement de
l'effet de choc de véhicule, une durée du choc égale à 0.4 seconde ap-
paraît au vu d'essais réels de chocs comme une valeur vraisemblable.
Au cas où l'on souhaiterait effectuer des calculs plus détaillés
purement dynamiques, il serait raisonnable d'introduire dans les calculs
une charge d'impulsion triangulaire, pour laquelle des solutions exactes
sont données dans les ouvrages théoriques
consacrés aux problèmes de chocs. Dans •
ce cas on a :

Impulsion = -*•1 Fc max

avec t\f = 0,4 s

7.4 - PERIODE PROPRE DE VIBRATION DE L'OBSTACLE HEURTE.


La réponse d'un objet heurté (pile de pont, immeuble, etc...)
à des charges transitoires de type dynamique dépend en premier lieu
du rapport entre la durée effective de la sollicitation et la période
fondamentale de vibration de la structure ou de l'élément de la structure
soumis à cette sollicitation dynamique. Lorsque la durée effective de
l'impulsion est très courte, disons au plus un tiers de la période propre
- 43 -

de la structure, la réponse de la structure et son dimensionnement sont


uniquement fonction de l'impulsion totale 7T = /"F dt. Inversement lors-
que la durée effective de la sollicitation dynamique est supérieure à
environ 4 fois la période fondamentale de la structure, la sollicitation
dynamique peut être considérée comme quasi-statique.
La période fondamentale de vibration d'un appui de pont est
donnée par une formule du type suivant relative à la vibration des poutres
T=
7 Xïï~VTT
oùp&est la densité linéaire de la poutre, l sa portée, E le module
d'élasticité instantané du béton, I l'inertie de la section de la poutre;
k est un coefficient fonction des conditions d'appui aux extrémités de
la poutre et prenant les valeurs suivantes pour la première période pro-
pre de vibration :

k = 1 Poutre sur deux appuis simples


k = 0,597 Une extrémité est encastrée et l'autre est libre (console)
k = 1,25 Encastrement parfait à une extrémité, appui simple à l'autre
k = 1,5 Encastrement parfait aux deux extrémités.
Pour l'application de cette formule à une pile de pont, pour
la présente partie de l'étude, la masse susceptible d'être mise en vibra-
tion lors d'un choc est la masse du fût de pile situé au dessus de la ner-
vure éventuelle et de hauteur HL, la portée ^ est la hauteur Hf du fût,
et l'inertie I à introduire est celle calculée autour d'un axe perpendi-
culaire au choc. D'autre part (cf. § 5,3), les conditions d'appui aux
extrémités d'un fût de pile lors d'un choc sont en général un encastre-
ment partiel au niveau de la fondation et un appui simple au niveau du
tablier (par l'intermédiaire soit d'un chevêtre, soit d'une force de
rappel au niveau de l'appareil d'appui).
La période de vibration du fût de pile peut dans ces condi-
tions être évaluée approximativement à :
T = 0,5 H . - (secondes)

Pour un béton de densité p = 2,5 t/m3 et de module d'élasti-


cité instantané E = 40 000 MPa (ou 400 000 bars), la plus grande période
propre est celle relative au choc latéral, et elle s'exprime simplement
en fonction des dimensions du fût considéré.
- 44 -

Voile Colonne

Elle peut être évaluée approximativement aux valeurs suivantes


où T est exprimé en millièmes de seconde et les dimensions géométriques
de l'appui sont en mètres : 9
H
- Colonnes f
T = 0,50 -i-

- Voiles T = 0,43-^

Pour les dimensions les plus courantes des fûts des appuis
de ponts routiers (Hf compris entre 5 et 8 m, E >0,5 m et D >0,6 m),
on voit facilement que la période propre de vibration de l'appui d'un
pont est comprise entre 20 et 30 millisecondes.
Nota : Pour les fûts non reliés en tête par un chevêtre ou
sur lesquefs l'intensité du choc frontal est trop importante pour que
l'on puisse envisager la présence d'une force de rappel au niveau du ta-
blier, il faut considérer que la période de vibration de la pile sous choc
Hf2
frontal est de T =.1,5

7.5 - EFFORT STATIQUE EQUIVALENT A L'EFFORT DE CHOC D'UN VEHICULE.


On vient de montrer que la période propre de la vibration de
l'appui est de 10 à 20 fois plus petite que la durée du choc. Il appa-
raît donc tout-à-fait licite dans l'hypothèse d'un comportement élasti-
que de l'appui, de faire les calculs de choc sous un effort, statique
équivalent correspondant à un écrètement, pendant quelques périodes pro-
pres (de l'ordre de 0,1 s), de la force de contact entre le véhicule et
la pile de pont. En pratique l'emploi de pièces fortement armées permet
de résister au choc pendant la phase de plastification des pièces, qui
est de durée beaucoup plus longue ; l'expérience semble permettre de cal-
culer l'effort statique équivalent comme la valeur moyenne de la force
de contact pendant la durée du choc, soit :
- 45 -

•Il doit cependant être retenu qu'une telle Valeur statique équi-
valente est plutôt une valeur par défaut, admissible seulement en cas
d'emploi de pièce non fragile. En effet la valeur moyenne de l'impulsion
pendant la durée du choc rend compte de façon imparfaite de la variation
de F pendant le choc : lors des essais en vraie grandeur effectués en
Allemagne en 1969 et 1970, on a mesuré des forces de contact extrêmes
variant de 220 à 360 tf et des forces de contact moyennes sur des durées
d'environ un dizièrre de seconde comprises entre 100 et 200 tf.
Il a été déterminé au § 2.4 que l'on pouvait définir une im-
pulsion caractéristique à considérer dans les calculs de chocs. Dans le
cas des autoroutes et des routes à grande circulation, la valeur carac-
téristique de la quantité de mouvement à introduire dans les calculs de
chocs sur les piles de ponts est celle d'un véhicule de 20 t circulant
à 25 m/s (90 km/h), soit mV = 500 tm/s.
A cette valeur caractéristique de 500 tm/s correspond , en
supposant une perte de 20 % sous forme de percussions sur la chaussée,
un effort constant de 1 000 KN (environ 100 tf) appliqué pendant la
durée totale du choc estimée à 0,4 seconde. Cet effort statique est
celui correspondant à un choc frontal sur un obstacle isolé en bordure
d'une voirie où les poids lourds de 15 à 19 t de masse totale sont auto-
risés à circuler à 90 km/h.
En cas de choc latéral sur un appui de pile de type voile,
les vitesses du véhicule après le choc sont fonction du coefficient de
frottement entre le-.véhiculé et l'appui :
m\7, £fg§g|

m V = W + m V,

V., étant la vitesse après le choc.

En supposant, comme dans le cas du choc frontal, que le choc


est parfaitement inélastique (il n'y a pas de phase de détente au cours
de laquelle les deux corps, véhicule et appui, tendent à reprendre leur
forme), la vitesse V., après le choc est parallèle à l'appui. La composante
normale de la percussion "ïï est donc égale à m V sin 0, 9 étant l'in-
cidence du choc.
L'incidence maximale peut être prise égale à 30° ; c'est d'ail-
leurs cette incidence maximale qui est considérée dans les sorties de
chaussées sur les D.R. L'effort latéral dû au choc peut donc être pris
égal à la moitié de 1'effort frontal.
- 46 -

8. - ANNEXE 2 - CIBLIOGRAPIÎIE.

(1) H.R.R. 343. Design of Traffic Safety Barriers (1971) (S.E.-


T . R . A . - P. 81) en particulier p. 98 figurent les données relatives à un
choc d'une voiture de 1,5 t. lancée à 90 km/h sur un mur rigide : durée
du choc estimé à 0,13 s.
. ( 2 ) Plaquette D . R . C . R . La Route en 1975.

(3) Comité Mixte International sur la conception et l'étude des


immeubles de grande hauteur (rapports du Congrès de LEHIGH d'Août 1972
( S . E . T . R . A . -~L. 3196.8) traduit pour les journées d'Octobre 1973 sur l'ur-
banisme vertical organisées à PARIS par V U.T.I et le C . T . I . C . M . Le volu-
me Ib.8 -rit?res et Charges - Incendie et Explosions contient un rapport
de M. NEWMARK consacré aux explosions extérieures dont le plan est le sui-
vant :
1 : Introduction.
2 : Résumé des Relations fondamentales.
3 : Paramètres de la charge d'explosion.
4 : Charge d'explosion des immeubles.
5 : Paramètres du- calcul dynamique (Comportement dynamique des
systèmes simples, résistance requise, facteur de ductilité,
période naturelle de vibration-, relations dynamiques, effet
dû au temps d'augmentation de la pression).
6 : Calcul dynamique.
7 : Vitrage et revêtements extérieurs.
8 : Impact accidentel (avion).
9 : Bang sonique.
10 : Résistance "inhérente" des grands immeubles.

et un rapport de M. MAINSTONE consacré à l'explosion intérieure.

(4) Bulletin technique N° 10 de la D . O . A . - A du S . E . T . R . A . con-


sacré au choc de bateau sur une pile de pont.

(5) Rapports d ' e s s a i s établis par 1'ONSER. Laboratoire des chocs


sur des essais sur barrières : barrières à lisses acier type BLA. Sépara-
teur central. Barrière normale métallique à lisses horizontales, barrière
lourde en béton précontraint.
(6) Revue Matériaux et Construction de Mars-Avril 1975 - Publi-
cation de la RILEM ( S . E . T . R . A . - P. 208), est en grande partie consacrée
à une étude de synthèse établie par la Commission [Link] de la RILEM sur
les phénomènes de choc.
Il a été pris en considération l'impact d'un projectile inerte
sur une structure formée de matériaux habituellement utilisés dans la cons-
truction d'immeubles et d'ouvrages d'art, ainsi que l'effet d'une impulsion
d'une courte durée telle une onde de choc. Les sollicitations sismiques
n'ont pas été examinées.
Après une introduction précisant le problème traité, une deuxiè-
me partie donne un essai de classification des sollicitations d'impact, sui-
vant l'origine de celles-ci, et présente des exemples de chocs avec leurs
valeurs significatives.
- 47 -

La troisième partie présente des méthodes de calcul des effets


d'impact : analyse de la propagation des ondes de déformation dans les
éléments simples et homogènes, approche théorique de la réponse globale
d'une structure, utilisation des principes de conservation de l'énergie
et de la quantité de mouvement.
Les résultats expérimentaux connus sur l'influence de la vites-
se de chargement sur les propriétés des matériaux sont résumés dans le
chapitre 4; ils concernent principalement l'acier et le béton, dont la
résistance augmente avec la vitesse d'application de la charge.

Le béton, armé ou précontraint, a été utilisé dans la plupart


des essais connus de structure sous effet d'impact. La cinquième partie
présente donc des essais réalisés avec des éléments de construction faits
avec ce matériau. Les procédés expérimentaux sont décrits, ainsi que les
modes de rupture, qui ont, sous charge dynamique, un caractère souvent
différent de celui de la rupture sous charge statique.

Le dernier chapitre informe les projeteurs des méthodes exis-


tantes de calcul, souligne les insuffisances actuelles de la théorie et
de l'expérimentation, propose des actions de recherches futures.

(7) Cahier 24 du Deutscher Ausschuss fur St^hlbeton par Camil-


lo POPP. Document en [Link]é allemande sur les chocs de véhicules lourds
sur les piles de ponts décrivant 5 essais de chocs réalisés sur les piles-
colonnes heurtées par des véhicules de 18 t. roulant à environ 90 km/h.

(8) Campagnes 1973 et 1974 de contrôle des charges des véhicu-


les utilitaires. S . E . T . R . A . - D . E . S .

(9) Annales des Ponts et Chaussées. Mars-Avril 1952 "Etude mé-


canique du choc se produisant lors de l'accostage d ' u n navire à un quai"
par M. PAGES, I.P.C. L'auteur y conclut que les~défenses d'accostage doi-
vent pouvoir absorber 40 % environ de la force vive du bateau.
- 48 -

9. - ANNEXE 3 - APPUIS D'OUVRAGES EXISTANTS EXPOSES A UN RISQUE DE CHOC.


Certains appuis d'ouvrages existants peuvent être exposés à
un risque notable de choc par des véhicules routiers. Peuvent notamment
se trouver dans ce cas les appuis constitués de colonnes de faibles di-
mensions et/ou mal armées, construits avant que ne soient définies des
prescriptions minimales pour le dimensionnement des piles à colonnes
(mise à jour de Juin 1966 du dossier PP 64) ou dans la méconnaissance
de ces prescriptions minimales.
Lorsque ces appuis sont en bordure d'une voirie très circulée
telle qu'une autoroute, et que la vitesse fréquemment pratiquée par les
véhicules routiers de plus de 15 tonnes y dépasse 75 km/h (ceci pouvant
être établi par l'observation puisqu'il s'agit d'ouvrages existants), la
probabilité d'occurrence d'un choc de conséquences très graves ne saurait
être négligée ; en effet la ruine d'une ou plusieurs coîonne(s) d'une
même ligne d'appui serait probable et pourrait engendrer l'effondrement
partiel ou total du pont et des accidents secondaires très graves.
Pour des raisons générales d'ordre budgétaire qui ne permettent
chaque année de mettre en conformité qu'une petite fraction des ouvrages
anciens, d'autant plus que les modifications d'ouvrages sont généralement
beaucoup plus coûteuses que des modifications décidées au stade du projet,
il ne peut être envisagé de façon systématique, dans ce domaine au surplus
non réglementé, de renforcer en quelques années tous les ouvrages insuf-
fisants par rapport aux recommandations des § 3 et 4 . Néanmoins on
devrait considérer :
- que ceux pour lesquels l'indice total I dépasse de 2 points
au moins le seuil recommandé, et la résistance serait moins de la moitié
de la résistance recommandée .devraient figurer avec un bon rang de prio-
rité dans les opérations d'aménagement de chaque Service,
- qu'à défaut d'un aménagement idéal une mesure partielle, voire
indirecte (par exemple balisage), si elle est peu coûteuse, est préférable
à une abstention pure et simple, l'essentiel étant de diminuer la probabi-
lité ou l'importance du choc par un poids lourd ou d'augmenter la résistance
à un tel choc.
Les renforcements consisteront généralement en des aménagements
de la partie inférieure destinés à augmenter la résistance ultime de l'ap-
pui fonctionnant en console. A titre d'exemple une murette continue*armée
de 1 à 1,20 m de hauteur vue et enrobant les colonnes et les poteaux de-
vrait améliorer fortement par solidarisation la résistance des colonnes
de rive et éviter l'encastrement d'un véhicule entre deux colonnes. D'au-
tres dispositifs peuvent être envisagés pour renforcer les appuis d'ou-
vrages vis-à-vis du choc accidentel par un véhicule routier. Mous conseil-
lons aux Maîtres d'Oeuvre qui ont à résoudre des problèmes semblables
d'étudier de tels renforcements d'appuis en liaison avec le Département
Etudes Générales et Ouvrages Types de la Division des Ouvrages d'Art du
S.E.T.R.A.
L'établissement de barrières normales devant les appuis ou, à
défaut, de glissières aussi robustes que possible, peut également apporter
une amélioration importante du niveau de sécurité.

* cf. croquis pièce 1.1.1. p. 30.


1.4.1

DISPOSITIONS ET ÉQUIPEMENTS DIVERS

Page

PREAMBULE 1

1. ENVIRONNEMENT DES APPAREILS D'APPUI 2

1.1. Généralités 2
1.2. Conception et géométrie des bossages. 3
1.3. Exécution des bossages 11

2. DRAINAGE DES APPUIS - EVACUATION DES EAUX.* 13

2.1. e Généralités 13
2.2.' Collecte des eaux de ruissellement , ..13
2.3. Drainage des appuis 15
2.4. Evacuation des eaux 19
2.5. Cas particulier de la phase de construction 25

* Ce chapitre annule et remplace la pièce 5.1 "DRAINAGE DES


APPUIS" du dossier JADE 68. Il ne concerne pas les ouvrages
de grande portée.
PRÉAMBULE

' La présente pièce a pour objet de définir un certain nombre


de dispositions qui, à M des degrés divers, intéressent les appuis et qui,
pour certaines; peuvent conditionner leur géométrie, voire même leur
conception. Elle est à utilrser pour définir le détail du coffrage.
La liste suivante, qui n'est .pas exhaustive, en donne un aperçu

des appareils d'appui


- Draui_a_qe_ de la face supérieure des appuis
" Eyacuati_o_n__djis_ eaux provenant du drainage de l'appui et du tablier
• Egujpements__anne_xes_, tels que fixation de glissières le long des
piles Intermédiaires, présence de canalisations diverses, aména-
gement de dispositifs d'éclairage le long des piles, etc ...
Les trois premières rubriques concernent des dispositions de
base, qui ne sauraient être négligées, et l'on doit se préoccuper de
leur incidence dès le stade des études. Aussi, compte tenu de leur im-
portance, sont elles traitées dé façon relativement détaillée aux cha-
pitres 1 et 2 ci-après.
.Quant aux équipements annexes, compte tenu de .leur diversité
et de leur moindre importance (mis à part peut-être le cas de l'éclaira-
ge de certains ouvrages en site urbain), ils ne sont pas décrits dans la
présente pièce. On peut toutefois énoncer qu'en règle générale il est
toujours préférable de définir au projet l'emplacement des scellements
nécessaires à la fixation de ces équipements (éventuellement les arri-
vées de courant d'alimentation des dispositifs d'éclairage), afin de les
réserver à la construction et d'éviter ainsi d'avoir à faire ultérieure-
ment des trous dans le béton, avec tous les inconvénients (ou tout au
moins les risques)qui en résulteraient, tant sur le plan de l'aspect que
sur le plan mécanique (dégradation du béton et des armatures); l'empla-
cement des scellements sera en outre précisé au C.P.S., conformément aux
prescriptions du C. P. S. -typa (cf. art. 1.05,5).
Il y a lieu de mentionner à ce sujet le document-type de syn-
thèse ÇES_ZI» Qui donne une liste assez complète des problèmes qui peu-
vent se rencontrer en vue de la coordination des équipements et des struc-
tures, notamment en ce qui concerne les scellements divers évoqués ci -
dessus (cf. § 11.4, p. 17).
1. ENVIRONNEMENT DES APPAREILS D ' APPUI

Les indications qui suivent sont relatives aux seuls appareils


d'appui en élastomère fretté, à l'exclusion des sections rétrécies de
béton qui posent généralement peu de problèmes, et pour lesquelles on
trouvera toutes indications utiles dans le dossier-pilote JADE 68 (sous-
dossier 3 "Appareils d'appui").
1.1. GENERALITES.

Les dispositions générales relatives aux appareils d'appui en


élastomère fretté sont définies au dossier-pilote JADE 68 et au bulletin
technique n° 4 de la DOA.A, auxquels on se reportera.
Des dispositions particulières sont, en outre, à prévoir pour
ces appareils d'appui, glissants ou non; elles se traduisent par une
certaine conception de leur [Link] la réalisation est suscep-
tible d'influencer la géométrie de l'appui.
Ces dispositions particulières, valables pour les différents
types d'appuis (piles et pi lès-culées), doivent permettre :
- une mise en oeuvre correcte des appareils d'appui;
- leur fonctionnement dans les meilleures conditions;
- leur mise hors d'eau;

- leur v i s i t e aussi facile que possible ;


- leur changement éventuel, ce qui implique le soulèvement du ta-
blier, donc la possibilité de placer des vérins,
Pour obtenir ces résultats, il est souhaitable de satisfaire
aux conditions suivantes :

- les [Link] inférieures et supérieures en contact avec les


appareils d'appui seront planes ; celles en contact avec leur
face inférieure seront, de plus, horizontales (conditions de
mise en oeuvre correcte et de bon fonctionnement lié à une
répartition uniforme des contraintes et à l'absence de chemi-
nement ultérieur);
- les appareils d'appui seront légèrement surélevés par rap-
port à la face supérieure de l'appui (condition de mise hors
d'eau, principalement dans le cas des piles-culées);
- une hauteur libre suffisante sera réservée entre l'intrados
et la face supérieure de l'appui (condition d ' a c c e s s i b i l i t é
et de vérinage).
Ces conditions ne sont pas toutes impératives ; par exemple
il est possible, à certaines conditions, de placer un appareil d'appui
légèrement en pente,et on peut soulever des tabliers en prenant appui
sur les semelles d'une pile et non sur son sommier. Il peut y avoir lieu
de s'en écarter selon la configuration du tablier ou d'un appui, ou pour
des raisons d'esthétique.
Elles sont néanmoins à respecter le plus souvent et,en tout
cas,chaque fois qu'il n'existe pas de contre-indication à leur égard.
C'est sur elles que sont bases les développements de la présente pièce.
Elles conduisent principalement à établir des bossages au droit des ap-
pareils d'appui.

1.2. CONCEPTION ET GEOMETRIE DES BOSSAGES.

1.2.1 Rôle des bossages.


Le rôle de ces bossages est multiple :
- ils matérialisent l'emplacement des appareils d'appui;
- ils permettent de réaliser assez facilement une surface plane et
bien réglée; l

- ils assurent la mise hors d'eau des appareils d'appui, principa-


lement sur piles-culées;

- ils permettent de réserver une hauteur libre de valeur donnée en-
tre l'appui et l'intrados du tablier.
Leur présence permet donc de répondre aux conditions énumérées
précédemment.

Ces bossages doivent exister aussi bien sous les appareils


d'appui - ils sont donc solidaires de l'appui - que dessus - ils sont
solidaires du tablier.

Le bossage supérieur, généralement d'épaisseur réduite, est


bétonné avec le tablier ou parfois préfabriqué; outre son rôle princi-
pal qui est de présenter à l'appareil d'appui une surface parfaitement
réglée, il permet d'assurer que l'enrobage des armatures inférieures du
tablier ne sera pas réduit par inadvertance dans cette zone délicate.
Leur disposition générale dépend de la géométrie de l'ouvrage;
c ' e s t ainsi que leur hauteur peut être constante ou variable d'un appa-
reil d'appui à l'autre, selon les pentes relatives du sommier d'appui
et de l'intrados. Dans le cas des ponts-dalles, des dispositions-types
ont été définies et illustrées par des schémas (cf. pièce 1.2.1, page 15)
On notera que les bossages peuvent être coulés en place ou
préfabriqués.
1.2.2 Géométrie'des bossages.
[Link] D i me n sj_pn s _ e n ^pj_an.

Les bossages inférieur et supérieur, qui n'ont pas nécessaire-


ment les mêmes dimensions, présenteront par rapport à l'appareil d'appui
un débord minimal de 5 cm. Cette condition revient à donner aux bossages
des dimensions supérieures d'au moins 10 cm à celles de l'appareil d'ap-
pui; le débord minimal est à porter à 10 cm lorsque la hauteur d'un bos-
sage est supérieure à cette valeur (cas du bossage inférieur principale-
ment).
^ 1^5 cm 10cm

—l i—
fz T^ - 1
— J
1 1
i
cm
f r

bossage inférieur — -bossage inférieur


\

Ce débord permet :
- d'ancrer les frettes éventuelles (nécessaires à partir d'une cer-
taine hauteur de bossage);
- d'éviter l'apparition d'épaufrures sur les côtés du bossage, soit
au décoffrage, soit par suite d'efforts transmis par les appareils
d'appui;
- d'éviter les inconvénients dus à un cheminement éventuel des ap-
pareils d'appui;
- de [Link] appareils d'appui sans être obligé d'agrandir ou
de reconstruire le bossage.
[Link] Hauteur.
La hauteur des différents bossages d'un même appui sera telle
que la distance verticale H entre la face supérieure de l'appui et l'in-
trados du tablier,mesurée à l'endroit le plus défavorable de la périphé-
rie des bossages dans le plan vertical de la ligne d'appui, soit au moins
de 15 cm; cette condition traduit la possibilité de visite et de soulève-
ment aisé du tablier.
Les schémas ci-dessous illustrent cette condition dans les
deux cas les plus fréquemment rencontrés.

/ en vue d'une meilleure lisibilité , les proportions \


\ ne sont pas respectées. / -endroit ou la hauteur minimale
doit être réservée.

1_ Face supérieure de l'appui et intrados 2 - Face supérieure de l'appui horizontale


parallèles ( horizontaux ou en pente ) - Intrados en pente.
Toutefois, cette valeur de 15 cm pourra être modifiée dans le
sens d ' u n e diminution ou d ' u n e augmentation dans les cas suivants :
- Si des considérations d'aspect l'exigent, ce qui a priori ne sau-
rait concerner que les piles intermédiaires, elle pourra être ra-
menée à 12 cm, mais on s'assurera au préalable que cette réduc-
tion de hauteur est j u s t i f i é e , compte tenu de la géométrie d ' e n -
semble de l'ouvrage et des proportions de ses différents éléments
(hauteur des piles, longueur des fûts, espacement des appareils
d ' a p p u i , pente transversale ou dévers éventuel, largeur de l ' i n -
trados, etc . . . ) • La photo ci-dessous, qui montre un ouvrage cou-
rant de dimensions, moyennes .permet de conclure que, dans le cas
d'espèce, le vide de 12 à 15 cm effectivement mesuré est bien à
l ' é c h e l l e du reste et q u ' u n e diminution de la hauteur libre sur
les appuis ne s'impose pas.

Si des considérations d'accessibilité l'exigent, ce qui peut être


le cas notamment'de certaines pi lès-culées lorsque les appareils
d'appui sont placés très en retrait de la face avant du chevêtre
ou lorsqu'en présence d ' u n mur garde-grève il est nécessaire de
pouvoir procéder au curage de la cunette de drainage (cf. ch.2
DRAINAGE DES APPUIS). La hauteur libre à réserver à l ' a p l o m b de
-j la face avant du chevêtre
peut être déterminée à
l ' a i d e de la formule sui-
vante (unité le cm) :
£5. H = 15 + 0,2 - 50)

p_2_ (avec un minimum de 15 cm).


Cette valeur est éventuel-
lement à majorer en fonc-
tion de la distance 'Do pour permettre le nettoyage de la cunette.
Lorsque la valeur minimale de H a été fixée, on se trouve
alors en mesure de déterminer les hauteurs des différents bossages.
En désignant par :

- H la hauteur totale libre entre ap-


pui et tablier dans Taxe r*e Vappa-
r -reil d'appui considéré,
-'T l'épaisseur de l'appareil d'appui,
i

- h. la hauteur du bossage inférieur,


- hs la hauteur du bossage supérieur,
ces hauteurs étant mesurées au centre du bossage (cf. schéma
ci-dessus), on a la relation :
hi + hs + T = H

Dans le cas particulier où la face supérieure de l'appui est


parallèle à l'intrados (cf. schéma 1, p. 4), on aura H = H ,et la déter-
mination des hauteurs des bossages se fera sur la base suivante :
h h = H T
i s o -
Dans le cas où la face supérieure de l'appui est horizontale (1)
et où l'intrados a une pente transversale (cf. schéma 2, p. 4), on aura
H> H.
o
Avec les notations du schéma ci-contre,
intrados relatif au cas d'un voile comportant
deux appareils d'appui, on a les rela-
face supérieure
tions :
de l'appui
H! = HO + P
H2 = H Q + p (£• + A )
Coupe transversale suivant
la ligne d'appui

Dans ce cas, on voit que l'un au moins des bossages, sinon les
deux, auront des hauteurs différentes d'un appareil d'appui à l'autre.
La répartition entre h. et h g est laissée au choix du projeteur,
en-faisant remarquer qu'il est plus facile d'exécuter un bossage inférieur
haut. Par ailleurs, les valeurs de h., et de hg doivent être telles que la
hauteur de l'arête la plus courte de ch'acun des bossages respecte l'une
des conditions ci-après :
- bossage inférieur >5 cm

(1) ce qu'il peut y avoir lieu d'éviter pour des raisons d'esthétique ou
même mécaniques., s ' i l en résulterait des hauteurs trop grandes de certains
bossages.
- bossage supérieur 5s2 cm, sauf dans le cas de poutres préfabri-
quées où le bossage peut être remplacé par un méplat; si le bos-
sage supérieur est préfabriqué (dallette), son épaisseur minima-
le sera de 6 cm.

1.2.3 Disposition-type.

Compte tenu des indications précédentes, on peut définir pour


un appareil d'appui donné une disposition-type, illustrée par le schéma
ci-après qui s'applique indifféremment au sens longitudinal (suivant la
ligne d'appui) et au sens transversal; les cotes principales (en cm) qui
figurent entre parenthèses sont des cotes mi ni'pal es.

-appareil d'appui
(A+10)
—»
bossage supérieur] r /
A
\l•s. r^
i, /
-i H^ CM

1 ^* / r^I •^ intrados
face horizontale
(5) * face supérieure de l'appui
in
_Ij ' ~"l /
/ys%0M/W40W'
^/xx^xx///^^^//«^xx^//^

bord de l'aorui l /bossage inférieur] ** Valeur


VaU
être
ai PI
conseillée, peut
réduite éventuellement
% pour raisons d'aspect

R°ta.- La hauteur libre au droit de certains appareils d'appui et,


par voie de conséquence, celle des bossages peuvent devenir importantes;
comme il convient de limiter cette dernière à une valeur raisonnable
(une dizaine de centimètres environ) pour des raisons de tenue mécanique,
on répartira la hauteur totale des bossages de manière à obtenir si pos-
sible une valeur maximale de 10 cm pour le bossage inférieur, comme le
montre l'exemple ci-après dans lequel, par mesure de simplification, on
a supposé la face supérieure de l'appui et l'intrados horizontaux.
Soit à réserver une hauteur libre
de H = 23 cm, ce qui correspon-
drait à D = 90 cm dans la formule
ci-dessus; compte tenu d'une épais-
seur totale de l'appareil d'appui
de 5 cm, la hauteur totale des bos-
sages sera de 18 cm, que l ' o n ré-
partira à raison de 10 cm pour le
bossage inférieur, valeur limite
conseillée conduisant à une hau-
teur minimale pour le bossage su-
périeur égale à 8 cm.
1.2.4. Conséquences pour la géométrie de 1'appuj.

Compte tenu des indications ci-dessus, on se trouve donc en


mesure de fixer :

- les dimensions en plan minimales,de l'appui, compte tenu


d'un débord conseillé de 5 cm entre le nu des bossages et l'arête la
plus proche;

- la cote [Link] la face supérieure de l'appui.

1.2.5 Schémas de pri^nci^e et exemples.

Les schémas de principe de la page suivante définissent dif-


férentes configurations possibles, selon les pentes relatives de l'in-
trados et de la face supérieure de l'appui; on y trouvera notamment l'in-
dication de l'arête verticale au droit de laquelle la hauteur dégagée
est minimale et au moins égale à 15 cm. Ils correspondent au cas général
où l ' i n t r a d o s . n ' e s t pas horizontal, et l'attention est attirée sur la né-
cessité de cumuler les effets des pentes longitudinale et transversale "
de l'appui aussi bien que de l'intrados.

Ils sont complétés par deux exemples donnant les cotes des dif-
férentes arêtes verticales des bossages, dans le cas d'une pile et dans
celui d'une pile-culée, avec les hypothèses suivantes :

1ère hypothèse : la face supérieure de l'appui est horizontale.

?§!P§_!]ypothèse : la face supérieure de l'appui est (en élévation)


parallèle à l ' i n t r a d o s , donc en pente le plus
souvent.

Ces hypothèses correspondent aux dispositions les plus couran-


tes pour chacun de ces types d'appui ( c f . pièce 1.1.2, p. 13 et 1.1.3
P- 4 7 ) .
Ces exemples montrent, en outre, que la hauteur d'un même bos-
sage peut varier notablement d'une arête à l'autre.
SCHEMAS DE PRINCIPE

COUPE AA COUPE BB
parallèlement à le ligne d'appui perpendiculairement à la ligne d appui

Disposition 1 : face supérieure de l'appui horizontale 1- cas d'une pile


(au moins en élévation)

=r-
tact supérieure
V de l'appui

ligne d appui

'©a ) : arête au droit de laquelle


la hauteur dégagée est minimale
( h >. 15 cm ) 2. cas d'une pile-culée avec garde-grève
p et p' de sens contraire p et p' de même sens

(a)
Disposition 2 : face supérieure- de l appui
parallèle à l'intrados si p' < p si p'>p
( en élévation )

si p'<p si p'>p
10

EXEMPLES

1 - Cas d'une pile de face supérieure horizontale


Elévation - coupe A.A Coupe B.B
( parallèlement à la ligne d'appui ) ( perpendiculairement à la ligne d'appui )
A

surface horizontale *"

Ligne d'appui

2 O

i i

' •'/•/-/ •' ^s f s///'// s/ '/y 1

A
f
/
/
;/
/ A

2- Cas d'une pile culée de face supérieure parallèle a l'intrados


Élévation - coupe A. A Coupe B.B

r? 25

face avan
du chevêtrc

Ligne d'appui

_J _tf

T face avant du chevttre Echelle : 1/10


11

1.2.6. Calcul et ferrai 11 âge des bossages.

Les bossages sont des pièces soumises à des efforts de com-


pression et d'éclatement ; les armatures seront donc constituées par une
ou plusieurs nappes de frettes croisées. Pour leur détermination, on
supposera que la section totale d'armatures dans chaque direction doit
pouvoir équilibrer un effort au moins égal à 0,04 R, R étant la réaction
d'appui maximale relative à l'appareil d'appui considéré.

Les frettes seront disposées et façonnées comme il est indi-


qué aux schémas ci-dessous

disposition des frettes vue en plan d'une frette

Zern

frettes 08-

1.3. EXECUTION DES BOSSAGES.

On accordera le plus grand soin à l'exécution des bossages; er


ce qui concerne les problèmes de réalisation proprement dit (conception
du coffrage, réglage, pose des appareils d'appui, etc----) on trouvera
ci-après les prescriptions les plus importantes, en attendant que des
indications plus détaillées soient données dans le dossier-pilote GGOA.
1.3.1 Des suis _d '_exêcutipn_..
Les bossages inférieurs et supérieurs seront définis de façon
complète (implantation, coffrage et ferraillage) par les dessins d'exécu-
tion.
_
1.3.2 Rature _du_coffrage_.
Ce sera un coffrage de la classe "Coffrage pour parements fins"
au sens du fascicule 65 du C.P.C. Il devra être étanche, afin d'éviter
toute arrivée d'eau de gâchage sur la face supérieure des appuis.
1.3.3 Béton ou mortier.
.Ce sera un béton Q 400 ou un mortier M 450 de granulométrie
adaptée au volume et au ferraillage du bossage.
1.3.4 - Repiquage dubéton de
Le béton de l'appui doit être repiqué à l'emplacement des bos-
sages avant pose du coffrage.

* ou coffrage soigné, s'il n'est pas prévu vpar ailleurs dans le marché de
coffrage pour paremerts fins.
12

1.3.6 Tolérances d'exécution.

Les tolérances suivantes sont à respecter :

- planéité et horizontalité (bossage inférieur) : 1 mm

- position en plan des bossages t 1 cm

- cote du dessus du bossage inférieur : voir tableau ci-dessous

^^--^^ Écart Par rapport à un Par rapport à un


Tablier ^^^ repère absolu bossage d'une même
à porter —^^ ligne d'appui

Dalle 10 mm 10 mm

Poutre préfabriquée 10 mm 5 mm

Vou&soir coulé en place 10 mm 5 mm

Vousioir préfabriqué 10 mm 5 mm
13

[Link] AIN AGE DES APPUIS. ÉVACUATION DES EAUX

Le présent chapitre annule et remplace la pièce 5.1 "DRAINAGE


DES APPUIS" du dossier JADE 68. Il ne concerne pas les ouvrages de grande
portée.

2.1. GENERALITES.
On constate trop souvent sur les parements des appuis des ou-
vrages d'art des traces laissées par de l'eau. Cette eau, qui provient
principalement du ruissellement à la surface du tablier, chemine par les
joints de chaussée et de trottoirs, tombe sur le chevêtre ou le sommier,
puis, si aucun dispositif n'a été prévu pour la recueillir,coule le long
des parois de l'appui en y laissant des traces souvent définitives ; par-
fois ces venues d'eau proviennent d'une circulation de cette dernière à
l'intérieur des remblais d'accès.

Les deux types d'appuis peuvent être concernés, à savoir :


- les appuis extrêmes : pi lès-culées ou culées, surtout en
présence d'un mur garde-grève (dans le cas contraire, le
risque de cheminement d'eau est limité si l'on a prévu à
l'arrière du tablier une des dispositions types données
pièce 1.1.3 § [Link])
- certains appuis intermédiaires, en cas de coupures du ta-
blier (viaducs à travées indépendantes, notamment).

Certes, ces traces d'eau ne nuisent ,que légèrement à la péren-


nité de 1'ouvrage;maiG elles laissent à l'usager une irpression très défavo-
rable de négligence, de mauvaise finvcion, vu ire de mauvaise qualité ;
il est donc très souhaitable de les éviter. Dans ce but, il y a lieu
d'assurer d'une part le drainage des appuis concernés, d'autre part
l'évacuation des eaux qui y sont recueillies : c'est l'objet des § 2.3
et 2.4 ; auparavant on trouvera au § 2.2 ci-après quelques indications
sur la manière dont peuvent être collectées au préalable les eaux de ruis-
sellement.

2.2. COLLECTE DES EAUX DE RUISSELLEMENT.


Il y a lieu de rappeler que les eaux de ruissellement du ta-
blier et, éventuellement, de la plate-forme aux abords de l'ouvrage (en
amont dans le cas d'un profil en long de pente uniforme), qui représentent
un débit possible toujours notable, peuvent - et doivent - être-conduites
dans les réseaux de drainage et d'évacuation prévus spécialement à cet
effet. Les dispositions correspondantes doivent être prévues drs le projet,
car il ser?it souvent difficile par la suite c"assurer cette collecte r^es
eaux de ruissellement.
Les dispositifs envisageables sont nombreux et variés ; une
énumération non exhaustive en est donnée ci-après, en allant du plus
simple au plus complexe.
14

La collecte des eaux de missel lenent peut se faire p?r divers


moyens (il y a souvent lieu de cumuler plusieurs d'entre e u x ) , à savoir :
a
~ P§r_r§ÇyPÉr§îion_des_eaux; dans_des_descentes_sur_ talus,
à l ' a v a l de joints étanches.
Cette technique ne nécessite aucun dispositif particulier sur
les appuis, puisque les eaux sont collectées directement en dehors de
I 'ouvrage.
Dans la panoplie actuelle des joints de chaussée, seuls peu-
vent être considérés comme étanches en eux-mêmes les joints semi-lourds
III et IV figurant au dossier JADE 68 et certains joints monobloc ré-
cents (1) ; en ce qui concerne les joints lourds H figurant au dossier
JADE 68, des tentatives de mise en place d'un profilé étanche sont faites
actuellement. Par ailleurs, Tétanchéité de la ligne de joint requiert
également celle du joint de trottoir éventuel et du relevé d'extrémité
du joint de chaussée.
b " 2ar_rlçyPlr§ÎÏP!]_d§§_§§yx_immécliatement_sgus_le_ joint.
Seuls les joints lourds des types G et H sont susceptibles
de cette technique, qui est basée sur l'utilisation d'une bavette en
élastomère pincée mécaniquement sous les éléments métalliques du joint.
II ne faut pas oublier que les eaux recueillies par cette bavette et
concentrées au point bas de son profil en long doivent être évacuées
par un dispositif approprié.
c
-
" desabouts.
Une première solution consiste à accrocher des gouttières à des
endroits propices et à évacuer les eaux recueillies, mais nécessite un
accès pour la mise en place et la permanence de cet accès pour l'entre-
tien de ces gouttières ; elle n'.est donc que très rarement utilisable
en ce qui concerne les ouvrages courants.

Une autre solution, plus simple, con-


siste à profiler l'intrados de manière à former
goutte d'eau en fond de coffrage au voisinage
de la cunette de drainage prévue à la surface du
chevêtre.

d ~ P§r_d§s_gargouilles_placées_juste_à_l^amgnt_des_jgints_et
débouchant sur des descentes aménagées à la surface des
talus, perreyés ou non, enrobant les piles-culées.
e
~ P§r_des_gargouilles_réparties_le_]ong_des_canjveaux (si
l'on ne'pëut faire autrement) et débouchant'sûr dis des-
centes verticales disposées soit à 1'intérieur,soit à
l'extérieur des piles intermédiaires.
(1) Ces joints ne figurent pas encore tous dans la panoplie des joints
présentés par le dossier JADE 68 (y compris mise à jour n°3 de Septem-
bre 1975).
15

2.3 - DRAINAGE DES APPUIS.

Un drainage de la face supérieure des appuis (piles et pi lès-


culées) est recommandé dans les cas où de l'eau provenant du tablier
ou de ses abords vient - ou risque de venir - au contact de ceux-ci ; ce
risque est rarement nul, car la plupart des joints de chaussée comportent
des discontinuités dans leur matière qui peuvent être à l'origine de che-
minements de l'eau. Il permet en outre d'éviter la présence permanente
de flaques d'eau autour des appareils d'appui.

C ' e s t un moyen simple et efficace d'éviter les inconvénients


dus à la présence de l'eau, qui n'exclut pas les solutions précédentes
mais les complète. C ' e s t pourquoi, vu ses avantages associés à un coût
faible, nous le préconisons de façon systématique en présence d'un joint,
et dans quelques autres cas (arrivée d'eau par les arêtes du tablier et
éclaboussures des gargouilles).

Dans l'étude des dispositifs de drainage, on distinguera le


cas des piles et celui des pi lès-culées.
2.3.1. PILES.

Un drainage n'est à envisager que si un joint de tablier non


étanche, même provisoire, existe au droit de V appui, ce qui peut se
rencontrer dans le cas de travées indépendantes. Les schémas de principe
de la page suivante montrent les dispositions conseillées pour le drai-
nage d'un chevêtre de pile intermédiaire ; le dispositif représenté cor-
respond plus particulièrement à un ouvrage du type VIPP, mais peut fort
bien s'appliquer à d'autres structures,et est applicable également à un
voile (dans ce cas, seul le dispositif d'évacuation est différent).
Nota - Le dispositif représenté comporte une cunette centrale, dont la
profondeur est à prendre en compte pour l'étude et la réalisation du
ferrai liage. En ce qui concerne l'évacuation des eaux recueillies par
drainage, on se reportera au § 2.4.

Vue générale

Les flèches indiquent le sens


d'écoulement des eaux.
16

JJispositif d'évacuation
I cr i^)

Les pentes de la face supérieure de 1'appui son-1- normalement


égales à 2 ou minimum égales à 1
La profondeur de la cunette peut être constante ou variable,
selon la configuration de l'appui, avec un maximum de 5 cm.
Sa pente est :
- celle du chevêtre en cas de dévers,avec un minimum de 0,5 %
- 0,5 % au moins dans le cas d'un chevêtre horizontal.
Les schémas ci-dessous définissent le profil en long de la cu-
-nette dans le cas d'un ouvrage autoroutier et pour diverses configura-
tions; ainsi que l'emplacement des dispositifs d'évacuation.

Appuis séparés

Ouvrage en alignement
d'évacuation

La cunette est de profondeur constante.

Ouvrage en courbe

Appui commun aux 2 tabliers


Cas d'un chevêtre horizontal

0,5 Y. »0,5Y. T

J 1
La cunette est. de profondeur variable.
17

2.3.2. PI_L_E_S:.ÇULEES.
Un drainage est à prévoir systématiquement dans tous les cas
OU la pile-culée comporte un mur garde-grève et si aucun dispositif par-
ticulier d'évacuation n'est prévu en amont. Le dispositif qui était dé-
crit dans la pièce 5.1. du dossier JADE 68 est relativement compliqué
et peut être remplacé par un système plus simple, dont les dispositions
de principe consistent à donner à la face supérieure du chevêtre une pen-
te unique de 2 % vers le mur garde-grève, complétée par une petite cunette
au pied de ce dernier ; cette cunette, qui présente un profil longitudi-
nal approprié, achemine l ' e a u vers un ou deux points d'évacuation, leur
nombre et leur disposition dépendant de la pente du chevêtre et de sa
longueur.

Le principe de ces dispositions est décrit aux schémas ci-


après et est illustré plus loin par un exemple, qui montre également un
dispositif d'évacuation (cf. page .24).
Nota - Les dispositions indiquées pour les piles-culëes sont trans-
posabîes~aisément à un sommier d'appui de culée classique.
A - Chevêtre _e_n__pente.
Le dispositif comporte une cunette de profondeur constante (3 cm norma-
lement). L'évacuation se fera par l'extrémité basse, quelle que soit la
longueur de chevêtre.
pente
-cunette

coupe transversale

Ngta_- Si la pente du chevêtre est inférieure à 0,5 %, on devra


recourir à l'un des dispositifs prévus pour un chevêtre horizontal (cf.
ci -après) .

Le dispositif comporte une cunette de profondeur variable de


1 cm à 5 cm au maximum, dont le profil en long dépend de la longueur L
du chevêtre, comme il est indiqué ci -après. La pente xle la cunette doit
être au moins de 0,5 % et compatible avec la condition de profondeur maxi
mâle ci-dessus.
L < Pm

L'évacuation se fera à l'une des


extrémités.
18

8 m ^ L ^. 12 m Deux dispositions sont envisageable


-. 1° - Le profil en long de la cu-
' nette présente un point haut en son
milieu : l'évacuation se fera à cha-
cune des extrémités.
2° - Le profil en long de la cunet-
te présente un point bas en son mi-
lieu : l'évacuation se fera au milieu.

L > 12 m Le profil en long de la cunette présente un point


haut en son milieu et deux points bas au 1/4 et aux
3/4 de sa longueur, avec évacuation en ces deux points.

2 . 3 . 3 . RFGI PS COMMIINFS.

1. Une cunette doit pouvoir être facilement accessible en vue


d'un curage éventuel (feuilles, gravillons, nids); or son accessibilité
dépend de deux paramètres :
- la hauteur libre entre le dessus du chevêtre et l'intrados;
- la largeur du chevêtre ;
ces deux dimensions ne sont pas indépendantes l'une de l'autre, comme
on l'a vu précédemment à propos des appareils d'appui, et l'on pourra
éventuellement augmenter la hauteur libre si cela s'avère nécessaire.
2 - La présence d'une cunette entraîne, surtout si la profon-
deur est variable, quelques sujétions quant au ferraillage de la face
supérieure du chevêtre, dont les dispositions devront être prévues en
conséquence. De plus la pente du sommier ne doit pas introduire d'indé-
termination sur le niveau supérieur de l'appui. En conséquence, 1'amé-
nagement de la partie supérieure du sommier doit être défini avec pré-
cision sur les dessins d'exécution, qui doivent notamment comporter une
vue en plan cotée en altitude.
3 - Des dispositifs relatifs à l'évacuation de l'eau sont dé-
crits en 2.4 ci-après.
4 - On pourrait envisager d'assurer l'étanchéité de la face su-
périeure du chevêtre des pi les-culées, ce qui aurait pour effet de proté-
ger efficacement le béton contre les eaux provenant du tablier et plus ou
moins chargées en ions agressifs (en cas de salage, par exemple). Cepen-
dant, il ne paraît pas souhaitable actuellement de généraliser cette so-
lution dont les avantages ne paraissent pas déterminants.
19

2.4. EVACUATION DES EAUX.


Le problème se présente sous deux aspects :
- Il est d'une part lié au type et à la morphologie de l'appui.
Les dispositifs d'évacuation seront différents selon qu'il
s'agit d'une pile ou d'une pile-culée.
- Il dépend d'autre part du débit à évacuer. On peut en effet
distinguer le cas où l'eau provient uniquement du drainage de
l'appui, sans apport du tablier (la quantité d'eau est alors
minime) et celui où l'eau provient en majeure partie de la
collecte du ruissellement sur le tablier ; dans ce dernier
cas, le débit à évacuer peut être important et, de toute fa-
çon, sans commune mesure avec le précédent. Seul le cas d'un
débit notable à évacuer est envisagé dans ce qui suit.
En outre, dans le cas où l'ouvrage comporte des piles-culées
avec mur garde-grève, il y a lieu de signaler que si des gargouilles
convenablement placées permettent de récupérer une bonne partie des eaux
du tablier, il restera toujours un complément de débit plus ou moins im-
portant à évacuer par les extrémités, notamment s'il s'agit d'un profil
en long de pente uniforme (eau provenant de la partie amont de la plate-
forme, en dehors de l'ouvrage).
Il y a lieu de rappeler ici que le document-type "CES" 71, men-
tionné au début, traite entre autres choses, au stade de la conception,
des problèmes généraux posés par l'évacuation des eaux pluviales; on
pourra s'y reporter, préalablement à toute étude.
Pour la description des différents dispositifs d'évacuation,
et comme pour le drainage, on distinguera le cas des piles et celui des
piles-culées. ?
2.4.1. PILES.
[Link]. Cas_d_'jjn_jvoije.
Les dispositions de principe consistent a évacuer l'eau au
moyen de tuyaux disposés soit à 1'intérieur de l'appui (dans ce cas les
tuyaux débouchent en partie basse dans un regard visitable), soit à 1'ex
térieur. S'il y a un joint de chaussée non étanche au droit de l'appui
considéré, un tel dispositif placé en amont du joint présente l'avanta- ,
ge de recueillir la quasi-totalité de l'eau, et le drainage de l'appui
s'en trouve facilité. Quelle que soit la disposition retenue, on devra
s'assurer que les tuyaux peuvent être facilement nettoyés (à l'aide d'un
furet, par exemple).
Sur ces principes, deux dispositifs sont décrits ci-après.
20

Les schémas ci-dessous montrent un dispositif facile à réaliser.

coupe A.A détail

élévation
tuyau intérieur
0 100mm minimum
fi? tuyau extérieur
60 mm* minimum
intrados
face supérieure du
sommier ou du chevetre

regard
f 0 150 mm intérieur
ou
[ 0 200 mm extérieur

/coude de grand
rayon ( R > 0.5 m )

Le tuyau d'évacuation provenant directement du tablier est


placé à l'intérieur d'un autre tuyau nettement plus gros scié au-dessus
du sommier; grâce à ce dispositif, un léger déplacement du tablier n'en-
dommage pas les tuyaux,et le tuyau intérieur peut être changé facilement
si besoin est.
Ce dispositif n'est utilisable que si les déplacements relatifs
du tablier et de l'appui (effets cumulés du retrait, du fluage , de la
dilatation du tablier et mouvements de l'appui par tassement différentiel
et poussée des terres) restent modérés, ce qui nécessite une évaluation
sommaire comportant une marge de sécurité. Par ailleurs, des problèmes
peuvent, se poser en ce qui concerne le nettoyage, le gePv.. etcj notam-
ment à la partie inférieure où l'on devra éviter un coude trop prononcé
du tuyau afin de le rendre facilement acë||5ible
!
n
pour l'entretien (cf.
schéma).
B - îyy.aux_disppsés_à_l^extérieur^_le_lgng_de_lâ_[)i]e.
Lorsque sa réalisation est poss^-le,
v
ce dispositif est conseillé
de préférence au précédent. -
II est préférable, pour une raison d'aspect, et recommandé en
général (sauf dans les cas où le site conduit à le négliger) d'encastrer
les tuyaux dans des rainures de dimensions appropriées ; on peut signaler
à ce propos que certains des modèles de piles proposés à la pièce 1.2
comportent de telles rainures qui, toutefois, exigent des dimensions
transversales suffisantes lorsqu'elles sont prévues dans les faces laté-
rales; toutefois l'emploi d'un tuyau de section rectangulaire autorise
une rainure moins profonde. Par ailleurs, si un aspect soigné est recher-
ché, on pourra prévoir un cache constitué par exemple par une tôle d'alu-
minium ou d'acier Inox.
21

Les schémas ci-dessous montrent de tels dispositifs basés sur


des rainures.
a - Rainure en milieu des faces b - Rainure dans les faces
latérales d'about

tuyau de section cylindrique


<t> lOOmm minimum !

at2

^- tuyau de
section rectangulaire équivalente
à un $ 100 mm minimum

Un jeu minimal de 2 cm sera prévu entre les bords de la rainure


et l'extérieur du tuyau (ne pas oublier les points singuliers éventuels de
celui-ci).
Nota - 1 - La disposition "a" n'est à retenir que si le voile cons-
tituant la pile a des dimensions transversales suffisantes.
2 - L'encastrement nécessite toujours une, adaptation du fer-
rai 11 âge de la pile, à définir sur les dessins d'exécution.
3 - Lorsqu'il n'est pas possible d'encastrer les tuyaux, on
aura le choix entre les disposer à 1'extérieur, au meilleur endroit du
point de vue technique et de celui de l'aspect (notamment Hu côté le moins
visible) ou à l'intérieur (cf. "A" ci-dessus).
C - Chgix_du_matériau_cgnstitutif_des_tuyaux.
Les facteurs susceptibles d'intervenir dans ce choix sont à la
fois d'ordre technique, esthétique et économique. Lorsqu'il s'agit de
tuyaux disposés à l'intérieur de 1 a pile, il s'agit d'un simple chemi-
sage ; si les tuyaux sont disposés à l'extérieur, le facteur résistance
peut être déterminant, surtout s'i 1s ne sont pas encastrés.-Par ailleurs,,
les différentes natures de tuyaux sont d'aspects inégalement favorables,
et l'aspect économique est à consi dérer, compte tenu d'une part du coût
d'installation (fourniture et mise en place), d'autre part du coût d'en-
tretien (remplacement éventuel des tuyaux disposés à l'extérieur).

Parmi les matériaux possibles, on peut distinguer :


- la fonte
- l ' a c i e r (noir ou galvanisé)
- le grès
22

- l'amiante-ciment
- le C.P.V. (chlorure de polyvinyle) rigide
- d'autres matières plastiques (polyéthylène, ...).
Dans la pratique on n'utilisera guère le grès, ni l'acier (coû-
teux et nécessitant des raccords par soudure) et le choix se portera sur
la fonte, l'amiante-ciment ouïe C.P.V. On notera que l'amiante-ciment
est relativement fragile, mais existe par contre en sections rectangu-
laires ce qui permet son utilisation en-solution encastrée. Quant au
C.P.V., qui existe aussi en sections de formes diverses, il présente
l'avantage de la légèreté et d'être d'un entretien facile, car les parois
y sont très lisses et ne retiennent pas les dépôts laissés par l'eau ;
en contre-partie il présente un coefficient de dilatation élevé, d'où
la nécessité de prévoir sur la longueur de 1? colonne au moins un joint
de dilatation et des colliers de fixation tous les 2 m ; enfin,
il vieillit mal s'il est exposé directement aux rayons solaires.
[Link]. Cas__d^un_chey|tre.
Les schémas ci-dessous montrent un dispositif conseillé,et un
détail des dispositions de coffrage permettant de le réaliser facilement.
L'emplacement des tuyaux de descente correspond aux dispositions définies
précédemment pour le drainage de l'appui (cf. page 16).

Dispositif conseillé Détails de coffrage


Solution permettant de réaliser une goutte d'eau discrète et d'éviter le percement du coffrage
eu nette

,tuyau $ 50 mm
minimum

tuyaux 0 > 50 mm
' i
Manchon en produit facilement des-
tructible après la coulée , genre
polystyrène expansé
23

2.4.2. PILES;CULEES.
Le dispositif décrit dans la pièce antérieure 5.1 du JADE, qui
consiste à envoyer l'eau recueillie par drainage dans une ou plusieurs
canalisations enfouies dans le remblai d'accès, présente des inconvé-
nients et ne permet pas notamment le débouchage éventuel de ces canali-
sations qui, en outre, risquent d'être malmenées en cas de mouvements
dans les terres du talus. On lui préférera un dispositif du genre de ce-
lui représenté aux schémas ci-après, qui montrent trois dispositions re-
commandées.

L'évacuation se fera à l'aide d'un ou de plusieurs tuyaux noyés


dans le chevêtre, disposés aux points bas définis précédemment (cf. pages
17 et 18) et se déversant directement sur le talus devant le chevêtre si
le débit est faible (disposition 1). Si le débit est important, le tuyau
débouchera dans un puisard, qui permet également He recueillir les eaux
collectées par une gargouille disposée sur le tablier à proximité de la
pile-culée (disposition 2) ; l'eau recueillie dans le puisard est évacuée
jusqu'en bas du talus par une rigole ménagée spécialement à cet effet,
qu'il y ait ou non un perré. La disposition 3 est une combinaison des •
deux dispositions précédentes, pour certains ouvrages, en présence d'un
débit important.

Disposition_l

-2%

tuyau noyé dans le


chevêtre 0 ^ 50 mm

revêtement de béton en
forme de rigole

Le dispositif représenté peut être transposé, moyennant une


adaptation, à une pile-culée apparente, comme le montrent les schémas
qui suivent. On notera qu'il peut en résulter à la partie supérieure du
chevêtre quelques problèmes liés à la présence de la rigole transversale,
notamment au ni [Link] ferrai 11 âge qui devra être prévu en conséquence
et sera défini sur les plans d'exécution.
24

Coupe A. A

rigole transversale

tuyau 0 gs 50 mm ':/

pisppsition_2

II s'agit d'un dispositif très complet, puisqu'il assure d'une


manière indépendante à la fois le drainage du chevetre et l'évacuation
des eaux en amont du joint d'extrémité.
25

') Nota - Dans le cas représenté, le tablier présente une pente vers le
{{ joint~dTëxtrémité ; s'il en était autrement (extrémité haute d'un tablier
[( présentant un profil en long de pente uniforme, par exemple) on serait
(( amené à prévoir de ce côté en amont de l'ouvrage, donc sur le remblai
[l d'accès, une descente d'eau de chaque côté destinée à recueillir la plus
[' grande partie de l'eau avant qu'elle ne parvienne au joint de chaussée.
Dispositions
La disposition 2
replat devant le chevêtr

Le tuyau d'évacuation des eaux se-


ra disposé à l'extrémité du tablier, en
amont du joint de chaussée éventuel, et
débouchera au droit de la cunette ou di-
rectement, dans un tuyau de descente noyé
dans le chevêtre, à l'aide d'un dispositif
analogue à celui représenté page 24(cf.
schéma ci-contre).
Nota - Ce dispositif est applicable
dans sôfTprincipe à une culée, moyennant
descente une adaptation (tuyaux disposés à l'inté-
rieur du mur de front).

2.5. CAS PARTICULIER DE LA PHASE DE CONSTRUCTION.

Si les phénomènes de souillure n'ont plus raison d'apparaître


le long des parois des appuis intermédiaires supportant un tablier con-
tinu, une fois achevé, il n'en est pas de même durant la phase de cons-
truction du tablier. (1)
En effet, au cours de cette période de la construction de l'ou-
vrage, le dessus du sommier ou du chevêtre n'est généralement pas proté-
gé et, en cas d'absence de drainage, l'eau qui tombe dessus (pluie, eau
de gâchage du tablier, ...) s'écoule le long des parois des appuis. Si
cette eau n'est pas souillée, il n'y a pas de trace durable; mais, dans
bien des cas, l'eau qui a été en contact avec des pièces métalliques
s'est chargée en divers oxydes de fer qu'elle vient déposer ensuite le
long des parois des appuis. La matière de ces appuis, le plus souvent
du béton brut de décoffrage, s'imprègne d'oxyde de fer et se trouve ta-
chée d'une façon à peu près définitive : l'ouvrage, avant même d'être
réceptionné, est irrémédiablement souillé.
On devra donc faire prendre toutes les précautions nécessaires
pour que l'eau qui a pu être en contact avec des parties métalliques
(armatures en attente dans un coffrage avec contre-flèche, donc condui-
sant l'eau sur le sommier ou le chevêtre, ossature métallique, etc...)
soit dirigée vers le centre de la partie supérieure du sommier ou du
chevêtre, où un tuyau de descente la conduira par l'intérieur de l'appui
(1) En particulier jusqu'à le pose d'un joint étanche si cette pose n'est
prévue qu'après exécution du revêtement de chaussée.
26

vers une zone basse où elle ne pourra être à l'origine de souillures


regrettables. La quantité d'eau à éliminer est très faible et n'importe
quel tuyau aura une section suffisante ; un C.P.V de 0 32 mm, section
classique du "Bâtiment", conviendra fort bien.
Par ailleurs, dans le cas de travées continues on se prémunira
contre toute venue d'eau de gâchage du béton du tablier sur les piles
intermédiaires en assurant la parfaite étanchéité du coffrage au droit
des appareils d'appui. Ces dispositions (drainage de l'appui en phase
de construction, étanchéité des coffrages) ne sont pas exclusives d'une
protection des appuis par -ne feuille plastiq^p (polyane par exemple); une
telle protection devra faire l'objet d'une clause particulière du C.C.T.P.
AVERTISSEMENT

1 - PROVISOIREMENT, la pièce 1.4.2 du dossier PP 73 est constituée par la


pièce 5.2 du dossier JADE. Cette dernière pièce est donc à retirer dès
maintenant du dossier JADE et à glisser dans la présente chemise.
C'est dans le dossier PP 64 que les "Perrés sous les travées de
rive" se trouvaient initialement évoqués. Cette rédaction ancienne a été
reprise en 1968 et incorporée dans le dossier JADE 68, principalement pour
des raisons pratiques de diffusion de documents types.
Il n'apparaît pas nécessaire de procéder dans l'immédiat à une
refonte complète de la pièce consacrée aux perrés incorporée dans le dos-
sier JADE. Aussi sa rédaction est reconduite en tant que pièce 1.4.2 du
dossier PP 73, moyennant les quelques compléments suivants.

2 - COMPLEMENT A LA PIECE JADE 68 - PERRES.


• Page 2. ligne 6 : La référence correspondante au document
CAT 75 est § 3,93.
. page 8, le niveau de prix utilisé est le même que celui du
document EST 67.
. page 12, le détail du sommet du perré tel qu'il est représen-
té est en pratique insuffisant pour permettre correctement /
visite et accès aux appareils d'appui (cf. pièce 1.1.3 § 2. !.5.2.
et pièce 1,4.1).
Calcul automatique
Bordereau des pièces

2.1 Note de présentation


2.2 Bordereau des données commenté
2.2 Bordereau des données sur calque et lettre d'envoi
2.3 Extraits commentés de notes de calcul automatiques

La conception initiale du programme et le début de sa program-


mation ont été assurés par MM. ALBOUY, Ingénieur des Ponts et Chaussées
et MONOT, Ingénieur des T.P E.
Le programme a été terminé et complété par NÇI. DURAND, Ingé-
nieur des Ponts et Chaussées et GRASSET, Ingénieur des T.P.E., qui ont
également établi le présent sous-dossier et en assurent la gestion.
M. LARAVOIRE, I.P.C., a entre temps participé à la poursuite des études.

S.E.T.R.A. - 46, Avenue Aristide Briand - 9222J BAGNEUX


TABLE DES MATIERES

0 - PREAMBULE (Usage des notes de calcul) p. 1

1 - OPPORTUNITE D'UN PROGRAMME ELECTRONIQUE p. 6

2 - DOMAINE D'APPLICATION DU PROGRAMME

2.1- Utilisation générale p. 6

2.2 - Cas particuliers p. 6

3 - PRESENTATION DES APPUIS

3.1 - Définition p. 7

3.2 - Géométrie p. 7

3.3 - Liaisons p. 9

4 - ANALYSE DU PROGRAMME

4.1 - Introduction p. 10

4.2 - Méthode générale de calcul p. 10

4.3 - Organigramme p. 12

4.4 * Définitions préliminaires p. 13

4.5- Détermination des cas de surcharges p. 15

4.6 - Vérifications de l'élastomère p. 19

4.7- Flexibilité des appuis p. 20

4.8- Etudes des cas unitaires p. 24

4.9- Chargement des appuis p. 31

401O- Hypothèses de dimensionnement p. 35

4.11- Dimensionnement des appareils d'appui p. 36

4.12- Dimensionnement des largeurs de semelle p. 37

4.13- Calcul des efforts dans les semelles superficielles ..p. 45

4.14- Calcul des efforts dans les semelles sur pieux p. 53

4.15- Calcul des efforts dans les fûts p. 58


- 1_

0 - P R E A M B U L E

Usage des notes de calcul

0.1 - PIACE DANS LE CATALOGUE (cf. CAT 71 p. 55 et 102)

Le dossier PP 64 a été mis à jour en Juin 1966 et Octobre 1967. Il


est apparu depuis la nécessité d'une part de mettre au point un programme de
calcul électronique, et d'autre part d'effectuer une refonte complète du dos-
sier PP 64. Le présent dossier "PP 73 Calcul automatique"réalise le premier
objectif en mettant à la disposition des projeteurs un programme de calcul
automatique des piles et pelées.

Lors de la refonte du dossier PP, le présent dossier en deviendra


naturellement le sous dossier 2 "calcul automatique".

Actuellement et à titre transitoire, le dossier PP 64 reste en


vigueur, étant entendu que doivent être considérées comme périmées les
parties qui sont traitées par le présent dossier "PP 73 Calcul automatique":
- pièce 1.4 "note de calcul type" :

1.4.1 : son contenu est repris dans la notice de présentation pièce 1 du


présent dossier; certaines hypothèses ayant été modifiées, cette
pièce doit être considérée comme périmée, à l'exclusion du § re-
latif au module d'élasticité du sol p.7, des § relatifs aux ponts
biais p. 14 et 17, du § relatif au freinage excentré (p.17) du
§ 3.3 p. 36 relatif au calcul des chevêtres, et aussi des multiples
explications et indications constructives.

1.4.2aetb ; 1.4.3aetb : ces cadres de calcul manuel deviennent désormais


sans objet.
- pièce 1.5 "compléments théoriques et pratiques" :

1.5.2; 1.5.6 : leur contenu ou leurs conclusions sont repris dans la notice
de présentation pièce 1 du présent dossier. Elles n'ont donc plus
à être directement utilisées.
1.5.1» 1.5.3: deviennent désormais sans objet.
1.5.4 et 1.5-5 "abaques de flexion composée" J Ils font l'objet d'une dif-
fusion indépendante du dossier PP 64. Ils se placent actuellement
directement en aval du programme automatique PP 73, qui s'arrête
au calcul des efforts. Ces abaques resteront donc d'utilisation
courante jusqu'à l'extension du programme à la détermination auto-
matique du ferraillage (prévue dans une prochaine étape).
0.2 - DOMAINE D'APPLICATION - PERFORMANCES ET LIMITES D'EMPLOI DP PROGRAMME

Le domaine d'application du programme est décrit en détail dans la


notice dans les § 2 et 3 P- 2 à 10. Il convient en outre de noter les indica-
tions suivantes :
0.2.1 - Le programme fonctionne en vérificateur et en projeteur pour ce qui
concerne la largeur des semelles et les appareils d'appuis. Dans ce deuxième
cas, le programme se contente d'augmenter les grandeurs insuffisamment diraen-
sionnées, mais n'effectue pas de dimensionnement exact. Il convient donc d*ef-
fectuer un prédimensionnement des appareils d'appuis (à l'aide du bulletin
technique n° 4 de Novembre 67, et du dossier-pilote JADE 68) et des semelles
(à l'aide du document POOT 6?).
0.2.2 - II convient d'attirer l'attention des projeteurs non seulement sur
les conditions des § 2 et 3» nais aussi sur les conséquences implicites de
certaines hypothèses faites dans le programme, et exposées dans le § 4 de
la présente notice (de la p.10 à la fin). Ces diverses hypothèses ont été
faites dans l'esprit d'un ouvrage type autoroutier.
Au cas où l'ouvrage envisagé s'écarterait notablement d'un PS type
autoroutier, tant sur le plan des dimensions que du mode de construction, il
conviendra de s'assurer que le programme reste applicable, ou éventuellement
apporter des retouches aux données introduites et/ou aux sorties. Un contact
avec le gestionnaire du programme sera dans ce cas nécessaire.
0.2.3 - En particulier, le programme ne considérant que des ponts terrestres
ne permet pas de tenir compte d'un déjaugeage.

0.3 - REGLEMENTS :

Le programme PP 73 est actuellement conforme au règlement de


Béton Armé (fascicule 6l titre VI) d'octobre 1970 et peut être appliqué avec
le nouveau règlement de surcharges (fascicule 6l titre II) de Décembre 1971.

Il est à noter que le programme a été initialement écrit en fonction


du règlement de surchargesde I960. Cependant, comme le programme PP 73 inter-
vient en aval des programmes de tablier, la prise en compte par ces derniers
du nouveau règlement de surchargesentraine automatiquement l'introduction en
données du programme PP 73 de valeurs conformes à ce nouveau règlemen '_.

Toutefois ne seront prises en considération que les surcharges A,


et NL

En ce qui concerne le freinage de la surcharge A ( £), il est


calculé à partir de la donnée EIARGA - largeur droite accessible à la sur-
charge A. Cette donnée devra incorporer les coefficients a-^ et ap du nouveau
règlement de surcharges de la manière suivante -•
a) dans le cas général où on suppose A ( i ) appliqué sur toutes les voies
ELARGA x ESURCH ESURCH - largeur droite surchargeable
définie à l'article 2 du fasc. 6l
titre II
ai et &2 coefficients définis à l'arti-
cle 4 du fasc. 6l titre II
-3 _

b) Dans le cas où on ne voudrait considérer qu'un freinage sur un


plus petit nombre de voies (par exemple si l'on sait que la réaction maximale
PAMAX est obtenue pour une surcharge partielle), on posera :
ELARGA a, Nvoie : nombre de voies réellement
1 x vo x Nvole chargées
aj : valeur associée
v : largeur nominale d'une voie
0
(§ 4.22 du fasc. 6l titre II)

Mais il convient de noter que c'est ce même nombre de voies qui


sera supposé chargé pour tous les cas de charges contenant la surcharge A
(en particulier ceux produisant PAMIN, et PAMAX - | PAMIN | ). Il résulte de
cet artifice une erreur négligeable dans le calcul de S « surface chargée, qui
intervient dans la formule de freinage •.. 1 .
20 +0,0035 S
0.4 - EXPLOITATION DES RESULTATS

Le but du présent paragraphe est de préciser les opérations de


contrôle ainsi que les opérations complémentaires auxquelles devra se livrer
le projeteur qui vient de recevoir une note de calcul PP 73»

0.4.1 - Contrôle des données -• les données sont répétées en tête de la


note de calcul et il convient de vérifier soigneusement leur
conformité au bordereau des données initial.

0.4.2 - Appareils d'appui : au cas où le programme aura été amené à augmenter


les dimensions ou le nombre des feuillets, il conviendra de vérifier
que toutes les conditions nécessaires continuent à être remplies
(cf. dossier-pilote JADE 68 et Bulletin Technique n° 4 de la DOA-A).

0.4.3 - Semelles superficielles ou sur pieux : au cas où le programme aura


été amené à augmenter la largeur des semelles, il conviendra de véri-
fier que le dimensionnement obtenu reste compatible avec les possibi-
lités d'exécution, et ne met pas en cause l'économie du projet.
0.4.4 - Nervures : le programme y calcule les efforts à la flexion composée,
comme prolongement des fûts.
La nervure joue d'autre part le rôle de raldlsseur de la semelle
pour les appuis à fûts multiples. Les efforts correspondant à ce fonc-
tionnement ne sont calculés que dans le cas de palées à colonnes.
Dans le cas d'un appui à deux ou trois fûts il conviendra de dis-
poser un chaînage entre les fûts au sommet de la nervure (cf. modèle
d'application PI 31?0\I du dossier PP 64, fers 20,21 et 22).
D'une manière générale le ferraillage de la nervure sera déter-
miné par le double fonctionnement mécanique : une nervure de grande
hauteur sera armée vis-à-vis de la flexion composée; une nervure de
faible hauteur sera au contraire armée comme poutre liée à la semelle.
Dans les cas intermédiaires, les deux vérifications s'imposeront.
0.4.5 - Fûts -• les résultats permettent d'utiliser directement les abaques
PP 64, les efforts étant fournis dans la note de calcul :
- par mètre linéaire de fût pour les fûts rectangulaires
- par fût pour les fûts circulaires.
(* Nota : II conviendra dans certains cas particuliers de renforcer
U le ferralllage par rap'port à celui qui résulte de la note de calcul :
U ponts en pente; efforts de remblaiement importants en cas de piles
(» culées hautes; colonnes à proximité de voies de circulation avec
(^ risque de chocs; efforts dus au cintre en phase d'exécution,...,
(^ ces circonstances particulières n'étant pas prises en compte par le
(' programme.
0.4.6 - Ouvrages biais - efforts latéraux -•
Le domaine d'application du programme se limite en principe
aux ponts droits, ou peu biais (angle de biais supérieur à 70 gr).
En fait le programme tient compte du biais pour ce qui concerne ses
effets longitudinaux : multiplication du freinage par sin <f , et
des allongements de travées par 1 .
sin -4>
Dans le cas où la flexibilité transversale d'une pile ne serait
pas négligeable (par exemple appui à colonnes multiples de faible
diamètre), il conviendra de calculer manuellement les efforts laté-
raux engendrés par le biais (cf. PP 64 pièce 1.4.1), et composer
géométriquement les moments obtenus avec ceux de la note de calcul qui
résultent exclusivement des efforts ^longitudinaux.
0.4.7 - Répertoire des messages d'avertissement
[Link] - "LE NOMBRE D'ITERATIONS AU STADE DU DIMENSIONNEMENT ETANT
TROP ELEVE, CE TRAVAIL EST ABANDONNE"
signifie que l'élastomère et/ou les semelles ont été mal
prédimensionnés.
[Link] - "LA PILE N° EST INSTABLE SOUS L'EFFET DU VENT"
cf. notice de présentation § 4.12.5
II convient alors de prévoir à l'exécution un étalement provi-
soire de la pile. Mais la largeur de la semelle de la pile instable
n'est pas modifiée par le programme.
0.5 - OBTENTION D'UNE NOTE DE CALCUL

Le programme est exploité dans les conditions habituelles, définies


dans le document CAT 71 § 9-3 - Les calculs sont effectués sur l'ordinateur
du SETRA (actuellement IBM 370/155). Les tarifs seront communiqués par note
séparée complétant la note DI/70-13 de septembre 1970.
_ 5 _

Les demandes de calculs conformes au modèle Joint (pièce 3) seront


expédiées accompagnées des bordereaux de données à s
Monsieur l'Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées
Chef de la DOA-B
à l'attention de Monsieur l'Ingénieur des Ponts et
Chaussées - chargé du 7 ème Arrondissement
S E T R A
B.P. 100 - 92225 BAGNEOX -
Tous renseignements complémentaires concernant le présent dossier
PP 73, le dossier PP 64 et l'exploitation du programme PP 73 peuvent être
obtenus auprès de Monsieur GRASSET, Ingénieur des Travaux Publics de l'Etat,
gestionnaire, ou de Monsieur DURAND, Ingénieur des Ponts et Chaussées.
- 6 .

- OPPORTUNITE D'UN PROGRAMME ELECTRONIQUE

Le calcul manuel d'un système d'appuis multiples constitue souvent,


pour le projeteur, une partie longue et fastidieuse dans le projet d'un ouvra-
ge d'art. Cette perte de temps signifie* de nos jours perte d'argent et immobi-
lisation du capital humain. L'ordinateur apporte une solution, d'autant plus
rentable que le rythme de construction tend actuellement vers mille ponts par
an, dont une grande partie de type autoroutier courant.

Si l'on considère également que l'ordinateur peut fournir une note


de calcul sûre et plus complète : étude systématique des cas de charge, nombre
plus important de sections vérifiées, etc...., on conçoit tout l'intérêt que
peut offrir le calcul automatique des appuis.

2 - DOMAINE D'APPLICATION DU PROGRAMME

2.1 - Utilisation générale

Le programme s'applique à des ouvrages de 2 à 6 travées, à tablier


continu, à dalle ou à poutres en béton armé ou précontraint, ou à ossature
mixte. Sont donc principalement exclus les ouvrages à travées indépendantes,
pour lesquels chaque pile supporte deux lignes d appareils d'appui dont résultent
deux réactions excentrées variant séparément l'une de l'autre.

La méthode de calcul que nous présentons suppose l'ouvrage droit ou


faiblement biais. Nous ne calculons d'autre part que les efforts longitudinaux
(ou plus précisément perpendiculaires aux lignes d'appuis). Mais l'incidence
des efforts transversaux ( ou plus précisément parallèles aux lignes d'appuis)
peut être négligée tant que l'angle de biais ne descend pas au-dessous de 70
grades, sauf pour les piles à fût étroit (exemple -• palées à colonnes) pour
lesquelles les moments dus aux composantes transversales seront à ajouter au
stade de la vérification des sections. Cette correction ne joue que si le
nombre total des appuis à fût large est inférieur à deux.

Les tabliers peuvent être munis de dalles de transition (sous réserve


que ce soit symétriquement) et de joints de chaussée (y compris ceux à poussée).

2.2 - Cas particuliers

L'attention est attirée sur le fait que le programme a été écrit


surtout pour être utilisé dans les cas les plus courants d'ouvrages autoroutiers,
et que par conséquent il ne s'appliquera dans certains cas qu'avec des adapta-
tions : à titre d'exemple, il est possible d'introduire l'effet des petits
murs en retour (tels que ceux utilisés dans les PSI-DE) au point de vue poussée
-des terres supplémentaire, bien que le programme n'ait été écrit que dans
l'esprit de pilès-culées totalement enterrées; de même, le programme pourra
être utilisé pour l'étude de tabliers reposant sur des appuis de caractéris-
tiques géométriques non standard, à condition de remplacer les appuis réels
par des appuis normalisés fictifs de flexibilité identique.
- 7 .

3 - PRESENTATION DES APPUIS

3.1 - Définition

Le programme considère, dans ses conditions usuelles d'utilisation,


des appuis intermédiaires, qui sont des piles vues, et des appuis extrêmes,
qui sont des pilès-culées noyées dans un remblai. Il est cependant possible
de calculer des ouvrages munis de culées, lorsque celles-ci n'ont aucune inci-
dence sur la répartition générale des efforts : ceci se produit lorsque le
tablier repose sur les culées par l'intermédiaire d'appuis à rouleaux, ou
encore lorsque celles-ci ont été remblayées avant la construction du tablier
et fixées en tête par une dalle de transition. (Signalons que les culées
massives possédant une grande inertie, l'erreur commise en les supposant
indéformables serait sans doute très faible).

3.2 - Géométrie (voir figures au verso)

Nous décrivons ci-après les appuis dont la géométrie est directement


assimilable par le programme (géométrie type). Qu'ils soient piles vues ou
plies-culées, les appuis se composent de 4 éléments au plus (ou groupes d'élé-
ments) dont l'agencement est toujours supposé symétrique, longitudinalement,
par rapport à un plan médian vertical. De haut en bas :

Le ohevêtre est un parallélépipède rectangle ayant pour but de relier


en tête plusieurs fûts; il est par conséquent continu. Le programme ne calcule
pas pour l'instant les efforts dans cet élément.

Le fût est constitué d'un (ou plusieurs) élément dont les sections
horizontales doivent être circulaires, elliptiques, ou rectangulaires complétées
ou non aux extrémités par deux demi-cercles. Ces éléments peuvent posséder un
ou deux fruits de signes quelconques.

La nervure est constituée d'un (ou plusieurs) parallélépipède rectan-


gle Jouant le rôle de simple soubassement (s'il y en a autant que de fûts) ou
d'élément de répartition et de raidissement (s'il y en a une seule sous plu-
sieurs fûts).

La semelle est constituée d'un (ou plusieurs) parallélépipède rectangle.


Le chevêtre est falcutatif pour les piles vues, la nervure l'est pour
les deux genres de piles (cf. PP 64 1.2) et le fût également pour certaines
piles-culées dont la semelle, sur pieux, joue simultanément le rôle de sommier.

De plus, dans le cas d'une géométrie légèrement différente (par


exemple, piles de section en parallélogramme, ou encore section en rectangle
complété par des triangles aux extrémités), on pourra toujours introduire
pour le calcul un appui fictif, de géométrie type, possédant les mêmes carac-
téristiques mécaniques et le même poids.
.8-

ICHEV = 0

!CHEV=1

CHEV

FUT S 1
NFUT =1

NNER *
NNER =1
NSEM=1

CHEV=1

HCHEV

KFUT.O
NFUT.3

5EM

HSE!
NNER = 0
NNER =1
NSEM=3
NSEM=1
- 9-

3«3 - Liaisons

Les appuis, ayant pour but d'assurer la stabilité et le position-


nement du tablier, sont liés à leur partie haute à celui-ci et à leur partie
basse au sol.
3.3.1 - Liaison au tablier
Elle peut être :
- Rigide-articulée : le sommet du chevêtre (ou du fût) suit exacte-
ment les déplacements de la section du tablier au droit de l'appareil d'appui
et les efforts horizontaux se transmettent intégralement du tablier à la pile.
C'est le cas d'une articulation FREYSSINET (section réduite de béton).
- Elastique : le déplacement du chevêtre (ou du fût) par rapport au
tablier est possible, mais il y a transmission totale dés efforts horizontaux.
C'est le cas des appareils d'appui en élastomère fretté.
- Libre : Le chevêtre (ou le fût) ne reçoit aucun effort horizontal
du tablier (aux frottements près) et ne se déplace pas sous les différents
mouvements de celui-ci. C'est le cas des appareils d'appuis à rouleaux.
Cas particuliers :
- Les piles articulées à leurs deux extrémités (haut et bas) entrent
dans la troisième catégorie quant à la définition du type d'appareil d'appui.
- La présence d'un dispositif d'ancrage de la pile dans le tablier
(cf. dossiers-pilotes OM 66 et PSI-DE 6?) n'exclut pas ce type d'appareil
d'appui de la seconde catégorie (ou de la première).
Les structures dans lesquelles interviendraient les appareils d'appui
glissants caractérisés par l'existence d'un coefficient de frottement (ex.: élas-
tomère et téflon) ne sont pas, pour l'instant, calculables par le programme
P.P. 73. On pourrait faire le calcul en simulant un tel appareil d'appui par
un appui à rouleau (TYPAP = 2), et faire ensuite à la main les corrections
nécessaires.
3.3.2 - Liaison au sol
Deux types de fondation sont prévus :
- semelles superficielles : la pile repose directement sur le sol.
Deux cas sont alors à envisager : le sol est parfaitement rigide (encastrement
parfait) ou bien a un module d'élasticité fini (la semelle peut tourner sous
des charges excentrées).
- Fondation sur pieux : le système peut comporter 2 ou 4 à 6 files de
pieux de mêmes nature, section et longueur sur chaque file, et résistant par
frottement latéral ou butant sur un substratum. Ces pieux sont supposés situés
dans des plans verticaux perpendiculaires au grand axe de la semelle. On admet
que tous les systèmes sont symétriques par rapport au plan vertical axial de la
pile ou pile-culée (plan contenant la file des appareils d'appuis). Le cas d'une
fondation disymétrique sous une pile-culée n'est donc pas actuellement envisage
par le programme, et des corrections manuelles seront donc nécessaires dans ce
cas; cela ne signifie pas que cette disposition soit à éviter.
- 10 -

La méthode de calcul retenue suppose les pieux articulés en tête


dans une semelle infiniment rigide, articulés en pied dans un substratutn, et se
déformant élastiquement par compression simple.
Le cas d'un système symétrique à 3 files de pieux (dont l'une est
alors centrée) n'est pas calculable par le programme. C'est d'ailleurs une
disposition constructive déconseillée, et on lui préférera un système soit à
2 files, soit à 4 files si des efforts à reprendre par file sont trop importants.
Dans le cas où le système ne se compose que de deux files de pieux,
le programme suppose qu'elles sont convergentes sur la ligne des appareils
d'appui. Cette hypothèse a été choisie parce qu'elle permet d'obtenir la
stabilité de l'appui sans faire intervenir la butée du terrain entourant
la fondation. Si l'inclinaison réelle est différente de celle que suppose
cette hypothèse, en particulier dans le cas fréquent où les pieux sont ver-
ticaux, les résultats du programme seront cependant utilisables directement,
sans adaptation.
Signalons qu'il est en outre possible de calculer un appui fondé
sur pieux disposés en une seule file verticale centrée, lorsque les pieux .
sont supposés ne devoir subir "aucune sollicitâtion autre que de compression
(Ce cas peut se rencontrer quand l'appui considéré est une pile-culée remblayée
avant décoffrage du tablier et fixée en tête par une dalle de transition). La
méthode consiste à considérer l'appui comme parfaitement encastré (comme s'il
s'agissait d'une semelle sur sol rocheux).
Quel que soit le type de fondation, le programme ne prend en compte
que des rotations de semelles d'axes parallèles aux lignes d'appui. Cela
suppose que, conformément à la pratique habituelle, il n'est fait appel à
des semelles multiples pour un même appui qu'en cas de fondation superficielle
sur un sol très rigide (ENCAS =0).

4 - ANALYSE DU PROGRAWE

4.1 - Introduction

Un programme électronique étant composé d'un ensemble de sous-


programmes de calculs numériques dont l'appel et le traitement sont commandés
par le sou»-programme de logique, dit "principal", les propos qui suivent ont
un triple objectif :
- Exposer la méthode de calcul utilisée (4.2)
- Décrire le déroulement logique du programme (4.3)
- Expliciter les séquences de calcul (4.4 et suivants)

4.2 - Méthode générale de calcul

4.2.1 - Afin d'effectuer les divers calculs et vérifications


constituant les objectifs du programme, il est nécessaire de pouvoir étudier
chaque appui isolément. Par conséquent dans une première partie le programme
remplace le tablier par les efforts qu'il exerce au niveau des appareils
d'appui. Ces efforts sont des moments et des forces, celles-ci étant diffé-
renciées en forces verticales et horizontales. Les moments ne se rencontrent
que sur les plies-culées munies d'une dalle de transition et leur valeur dépend
- 11 -

principalement du choix de 1*excentrement des réactions du tablier et de la


dalle (cf. PP 64 Additif d'Octobre 6?). Les forces verticales, composées des
réactions de la charge permanente et des surcharges (à l'exception de celles
de la dalle de transition), sont fournies en bordereau des données pour
chaque appui. Le problème principal est donc de déterminer les forces hori-
zontales sachant qu'elles résultent de deux causes de déplacement des appareils
d'appui, qui sont :
- JLe£ W£ijitjLons_Hnéja^r£Sjdu jtablie£ (retrait et fluage du béton,
éventuellement mise en tension des câbles de précontrainte, variations ther-
miques, allongement de la fibre inférieure du tablier sous l'action de la
charge permanente et des surcharges en travée). Il faut pour cela connaître
le coefficient de variation linéaire lié à chaque phénomène.
- les_ effprtss extérieu£S_ja£pHqués_jau tablier, qui sont des forces
horizontales engendrées par le déplacement en tête des pilès-culées (dépla-
cements eux-mêmes engendrés par la déformation de flexion des piles culées
soumises à des moments en tête), le freinage des surcharges réglementaires,
la pression des terres de remblai sur le mur garde-grève ou le chevêtre des
pilès-culées et la poussée différentielle des Joints de dilatation sur le
tablier. Celui-ci étant supposé indéformable, ces forces se répartissent sur
les appuis proportionnellement à leur rigidité, c'est-à-dire à l'inverse de
leur flexibilité.
4.2.2 - Ayant recensé les efforts et déformations à prendre en compte,
le programme aborde sa seconde (et actuellement dernière) partie « la détermi-
nation des efforts dans différentes sections des fûts et des semelles. Néan-
moins, afin d'éviter des calculs éventuellement inutiles, 11 effectue pré-
alablement une série de vérifications sur certaines dimensions des éléments
d'appuis :
- ^'épaisseur des £laque£ d'£lastomère, lorsque les appareils
d'appui sont en élastomère. Le nombre de feuillets doit, en effet, leur
permettre d'absorber la différence maximale de déplacement entre le tablier
et le sommier (en ce qui concerne leur capacité à résister aux réactions
verticales et aux rotations maximales du tablier, les appareils d'appui
ont été vérifiés au début du programme, puisque ces efforts et ces défor-
mations sont des données du bordereau), (cf. § 4.10 p. 35 et § 4.11 p. 36).
- jLa_largeur_des_S£nieljLes;, que celles-ci soient superficielles
ou sur pieux. Le programme vérifie dans le premier cas que la pile est
stable et que la pression sous la semelle ne dépasse pas la portance du
sol; dans le second cas qu'aucune file n'est sollicitée en traction (cf. § 4.10
p. 35 et § 4.12 p. 37).
Il est utile de préciser que le programme n'optimise pas les
dimensions des éléments d'appui, c'est-à-dire ne calcule pas les valeurs
exactes pour lesquelles les conditions constituant ces vérifications sont
remplies : les dimensions insuffisantes sont augmentées, à chaque recyclage,
d'une quantité déterminée, et ce aussi souvent que nécessaire. Par ailleurs
et à l'opposé, le projeteur a la possibilité de bloquer le dimensionneroent
initial de tout ou partie des appuis lorsque celui-ci est imposé par des
considérations étrangères à la Résistance des Matériaux.
- 12 .

La seconde partie du programme se subdivise en deux :


- Etude des fûts : les systèmes d'efforts précédemment recensés
permettent de déterminer les couples (effort normal - moment) à l'encastrement
et dans toutes les sections intermédiaires, et par conséquent d'utiliser
directement les abaques de flexion composée du dossier PP 64, même sous
sollicitations pondérées du 2 ème genre (cf. § 4.15 p. 58 ).
- Etude des semelles * les efforts en tête sont préalablement trans-
formés en efforts appliqués à la face inférieure de la semelle (avec adjonction
du poids de la pile et des terres de remblai), puis les moments de flexion
simple sont calculés dans deux séries de sections, longitudinales et transver-
sales, pour les semelles sur sol flexible, et dans une série de sections
longitudinales pour les fondations sur pieux, (cf § 4.13 p.45 et § 4.14 p. 53).
Ultérieurement, le calcul des contraintes et la détermination du
ferrailiage s'effectueront automatiquement.

4.3 - Organigramme

L'organigramme ci-Joint étant la représentation symbolique du sous-


programme "principal", les quelques commentaires en facilitant le déchiffrage
constitueront le second objectif de la présente notice.(cf encart sous la der-
nière page de couverture).
Conventionnellement, les sous-programmes numériques sont représentés
par leur nom en langage "Fortran" inscrit dans un cadre rectangulaire. Ils sont
appelés et traités soit inconditionnellement, soit selon la valeur d'une varia-
ble logique commandant un débranchement (les tests, symbolisés par un carré à
côtés inclinés, fonctionnent en système binaire : oui ou non).
4.3.1 - Définition des variables ^logique
II s'agit de variables internes au programme, apparaissant sur
l'organigramme et n'intervenant pas dans les sorties de la note de calcul.
N s Numéro d'un appui. Il varie de 1 (pile-culée de gauche)
à NP (pile-culée de droite). Dans les calculs on uti-
lise aussi la notation NPC, qui désigne le nombre de
piles calculées (qui est différent de NP si l"ouvrage
présente une symétrie longitudinale).
LNEO ) leur valeur est fixée respectivement dans DINEO et
LSEM l DISEM : 1 si l'épaisseur de 1'élastoraère ou la lar-
~' geur de la semelle est suffisante, 0 dans le cas
contraire.
ITER : Prend la valeur 1 au premier déroulement du programme,
puis éventuellement 2 ou 3» selon que l'on a dû
recycler après DINEO ou DISEM.
_ 13,

WTOU : Joue le rôle de compte-tours en augmentant d'une


unité à chaque recyclage. A la vingtième itération,
le calcul est arrêté, et un message informe l'utili-
sateur d'un dimensionnement initial trop insuffisant.
LL : Variable auxiliaire liée à ITER, prend la valeur de
LNEO ou LSEM selon le recyclage.
IABO : Se rencontre après chacun des deux sous-prograimnes de
vérification et commande les recyclages. Sa valeur est 1
si la dimension étudiée est suffisante pour tous les
appuis (le programme poursuit le calcul), 0 si elle est
sous-estimée pour l'un au moins d'entre eux (le program-
me recycle).
4.3.2 - Commenta ires
La définition et le rô3e des sous-programmes numériques sont indiqués
dans la partie gauche de l'organigramme.
Les variables logiques appartiennent à deux catégories : les unes
fixées par le projeteur et conservant la même valeur pour chaque programme, les
autres Internes au programme et variables; l'utilité de ces dernières est
d'éviter, lors des recyclages, les sous-programmes de calcul relatifs aux
éléments d'appui n'ayant pas été modifiés; par voie de conséquence, elles
doivent être, avant leur utilisation, "initialisées" de façon que tous les
sous-programmes soient appelés et traités lors du premier déroulement du
programme.
Signalons enfin, pour plus de clarté, que l'ensemble î initialisation
à 1 de la variable N, test sur cette variable, retour tant qu'elle n'est pas
égale à MPC, avec augmentation d'une unité, constitue une boucle permettant
d'effectuer en séquence un même calcul pour tous les appuis considérés.
Dans la suite de la notice, cet indice N sera supprimé pour alléger
les écritures.

4.4 - Définitions préliminaires

Nous précisons, dans ce chapitre, quelques valeurs intervenant


fréquemment dans le programme et quelques notions d'ordre général.
4.4.1 - Système d'unités
Les unités utilisées sont le mètre et la tonne, l'unité d'angle
étant le grade (à l'exception des rotations sur appuis du tablier, exprimées
en radians).
4.4.2 - Elasticité du béton
Le module de déformation différée du béton est calculé selon la
formule réglementaire (cf. titre VI du Fascicule 6l du C.P.C.), qui s'écrit
encore avec des ciments de la classe 325:

EDB = 70000 V0^2xCT28 (T/m2)

4.4.3 - Phases constructives et de service


Nous avons distingué 5 phases correspondant à différents états d'avan-
cement des travaux de construction de l'ouvrage ou différents modes de charge-
ment de celui-ci.
Phase 1 s Tous les appuis sont à l'air libre, simplement posés sur le
fond de fouille, et non maintenus en place ni reliés entre eux par le coffrage
du tablier. Cette phase spéciale a pour but principal d'étudier la stabilité
des piles sous la poussée du vent. (cf. § 4.12.5 P- 44).
Phase 2 : Les piles vues et les piles-culées n'ont pas encore été
remblayées mais le tablier a été coulé et décoffré. Cette phase est faculta-
tive (elle n'existe pas si les piles sont remblayées avant décoffrage du
tablier) et provisoire. L'ouvrage est sans superstructures, les seules réac-
tions verticales sont dues au poids propre du tablier et à la précontrainte
éventuelle (réactions hyperstatiques de précontrainte), les efforts horizontaux
sont ceux du retrait et du fluage du béton, de la précontrainte éventuelle,
de la température et ceux engendrés par les moments en tête des piles-culées
(excentrement de la ligne d'appui).
Phase 3 : L'ouvrage est en service, mais on ne prend en compte que
les efforts "de longue durée", c'est-à-dire, outre les efforts précédemment
définis en phase 2 (ou la fraction de ceux-ci non réalisée), la poussée des
terres sur le mur garde-grève et la poussée différentielle des Joints (cf.
§ 4.9.1 p. 32).
Phase 4 : Nous étudions l'ouvrage sous les sollicitations du 1er
genre (surcharges civiles majorées de 20$).
Phase 5 • même étude, pour les sollicitations du 2 èrae genre (sur-
charges civiles majorées de
4.4.4 - Hauteur totale - Hauteur partielle
La hauteur totale d'un appui est définie par la relation s
HP » HCHEV -i- HFUT + HNERV + BSEM (cf. figure page 8 )
Pour tenir compte de la butée de la semelle sur les terres, que le
programme ne détermine pas, nous utiliserons, pour les piles intermédiaires,
une hauteur partielle définie par :
HP - HT - HSEM - HREMB + 1
(Distance entre le sommet de l'appui et une section située à un mètre au
dessous du niveau supérieur du remblai final).
- 15 -

4.5 - Détermination des cas de surcharges

Cette partie est composée de deux sous-programmes s'adressant l'un


aux piles intermédiaires, l'autre aux piles-culées, cette distinction étant
motivée par l'incidence éventuelle des réactions des dalles de transition sur
les secondes. Son but est de rechercher les différentes actions auxquelles
les appuis peuvent se trouver soumis sous l'effet des surcharges A,
Bc et CM. Ces actions sont au nombre de 3 '• réaction verticale du tablier
(donnée du bordereau) et de la dalle de transition, force horizontale
(freinage réglementaire des surcharges A et Bc) et allongement de la fibre
inférieure du tablier; ce dernier phénomène étant mal connu, on a admis de
ne demander comme donnée que la variation maximale de longueur, permettant
de définir une "enveloppe" des phénomènes réels par diverses combinaisons.
Nota : les effets des variations de température et, bien entendu,
de toutes les actions permanentes (y compris retrait et fluage), ne sont pas
pris en compte dans les effets des "cas de surcharges"; ils sont donc évalués
à part dans les "actions de longue durée" (cf. § 4.9 p. 31 et note de calcul
commentée p. 20).
Formules utilisées : (cf. cartes 26 et 27), en posant *f » biais ••
Allongement de la travée K : ALL (K) « °

Freinage de la surcharge Bc : BCFR * 30 x Sin


e 1. ^^ A ,

4.5.1 - Etude des piles-culées


L'étude des plies-culées par le programme consiste à examiner les
effets dewcombinaisons d'actions" s actions verticales exercées par le tablier
et par la dalle de transition, allongement des travées sous diverses Influ-
ences, freinage des véhicules.
Etant donné le caractère volontairement simplifié des données de
charge fournies au programme (on demande d'introduire uniquement les actions
maximale et minimale, sous un type de surcharge donné, apportées par le tablier
sur l'appui considéré), il a fallu multiplier les groupements (il y en a 52
dans ,1e cas le plus général) afin d'approcher au mieux les combinaisons
réellement les plus défavorables des charges verticales, des efforts hori-
zontaux et des variations linéaires.
Les combinaisons d'actions considérées sont de la forme générale
suivante :
une action une action un effort une variation
verticale verticale horizontal de longueur sur
exercée par , exercée par , de freinage , la fibre inférieure
le tablier la dalle de d'une partie du
transition tablier
(a) (b) (e) (d)
- 16 -

Surcharge A( l)
Freina* |e c)

I dalle de transition allongement de la fibre inférieure (d)


(b) (a) travée 1 travée 2
Appui 2

pi le-culée 1

Pour former ces diverses combinaisons, le programme applique les


règles suivantes :
(a) • il considère successivement les valeurs maximales et minimales
introduites en données (PAMAX, PAMIN, PBCMAX, etc)
. il considère également l'action intermédiaire PAMAX - |PAMIN|
(b) • l'action verticale exercée par la dalle de transition dépend
du type de valeur choisie pour (a) :
- si (a) est une valeur MINIMALE, (b) prend successivement
comme valeur : zéro, et une quantité DT (A, BC ou CM)
qui représente l'action verticale maximale que la dalle de
transition est susceptible d'exercer sur la pile-culée
en même temps que le tablier exerce son action verticale
minimale.
Les valeurs DT sont calculées, par simplification, en
faisant abstraction de la disposition des surcharges
du tablier : pour calculer la densité A( 6 ) à placer
sur la dalle de transition, on prend comme longueur
surchargée la longueur de la dalle seule; pour Bc et
CM, on place sur la dalle de transition les surcharges
de façon à créer l'action verticale maximale, la dalle
de transition étant considérée comme une travée indé-
pendante.
- si (a) est une valeur MAXIMALE, (b) prend successivement
comme valeur : zéro, et une quantité DT^ (A, Be ou CM)
qui représente l'action verticale maximale que la dalle
de transition est susceptible d'exercer sur la pile-
culée en même temps que le tablier exerce son action
verticale maximale.
- 17 -

On calcule DTA^ en disposant sur la dalle de transition


une surcharge A dont la densité est égale à A(L), L
étant égale à la somme de la longueur de la travée de
rive adjacente à la pile-culée étudiée, et d'une
longueur double de celle de la dalle de transition
(procédé approximatif qui conduit à une valeur très
proche de la valeur réelle de l'action verticale
cherchée).
C'est la même valeur DTAi qui sert lorsque (a) = PAMAX -
IPAMIN] .
On prend DTBC1 égal à zéro
On prend DTCM1 égal forfaitaireraent à 10 tonnes
(c) et (d) • de même, les caractéristiques des actions de freinage ei de varia-
tion de longueur accompagnant, dans un groupe de sollicitations
donné, une action (a) de type donné (civiles, militaires; MAX, MIN)
sont fonction de ce type :
- pas de freinage pour les surcharges militaires^
- si (a) est une valeur MAXIMALE, (c) et (d) seront les
actions de freinage et d'allongement correspondant à la
surcharge qui provoque cette valeur (a) : dans l'igno-
rance de la disposition exacte de cette surcharge, on
examine les diverses possibilités (surcharges militaire :
- une seule possibilité - la surcharge est dans la travée
de rive, on considère donc l'action "allongement de la
fibre inférieure de la travée de rive sous la surcharge
militaire"; par contre, plusieurs possibilités pour la
surcharge A),
- de même pour les cas où (a) est une valeur minimale.
- dans le cas où (a) vaut PAMAX - PAMIN| , on prend en
considération soit un allongement de toutes les travées,
soit un allongement nul, et, dans ces 2 hypothèses, le
freinage réglementaire correspondant à l'ouvrage chargé
sur toute la longueur.
• le freinage est tôt:jours étudié dans un sens, puis dans l'autre.
Pour chaque surcharge (A, Bc, CM) et chaque valeur maximale ou
minimale, il est prévu un cas sans allongement de travée.
^•5.2 - Etude des piles intermédiaires
Comme pour les plies-culées, l'étude des piles intermédiaires consis-
te à examiner les effets de combinaisons d'actions (il y en a 46). Selon leur
définition relative aux piles-culées (p.15), ces combinaisons se présentent sous
la forme [(a), (c), (d)] . Elles sont indépendantes des 52 combinaisons
d'actions des piles-culées.
- 18 -

Dans ce qui suit noua considérons l'appui de numéro N et diverses


travées numérotées ainsi :

travée N-1 travée N


' ' J^^ * *

1
z •z. z
'5 '5 '5
Q. Q.
CL à Q.

Les règles de formation des combinaisons d'actions sont les


suivantes :
(a) Le programme considère successivement les valeurs maximales et
minimales introduites en données.
(c) • II n'y a pas de freinage pour la surcharge militaire.
, Le freinage de la surcharge Bc est réglementairement celui d'un
seul camion.
• En ce qui concerne la surcharge A ( £), pour chaque combinaison
d'actions le freinage est celui de la surcharge disposée sur
les travées dont on prend en compte l'allongement. Lorsqu'au-
cune travée n'est supposée subir de variation de longueur, on
considère néanmoins un freinage qui serait celui de la sur-
charge disposée sur toutes les travées de deux en deux à
partir de la travée N-1 vers la gauche et N vers la droite,
s'il est associé à PAMAX; sur toutes les travées de deux en
deux à partir de N-2 vers la gauche et N + 1 vers la droite
s'il est associé à PAMIN et sur toutes les travées s'il est
associé à PAMAX - | PAMIN |
. Le programme ne considère pas séparément le cas des ouvrages
supportant un sens bien défini et unique de circulation : cha-
que appui est calculé en supposant que les efforts de freinage
peuvent être appliqués dans un sens comme dans l'autre.
(d) • Le nombre de travées subissant simultanément un allongement est
fonction du type de surcharge: une seule pour le char mili-
taire, une ou deux pour le convoi civil, une ou plusieurs pour
la surcharge A ( 2); leurs dispositions sont celles des sur-
charges susceptibles d'avoir engendré les actions verticales
maximales et minimales introduites en bordereau de données.
- 19 -

. Pour chaque surcharge et chaque valeur maximale ou minimale,


il est prévu un cas sans allongement de travées.
N.B. - On trouvera dans la note de calcul commentée (pièce 3)» le contenu exact
des diverses combinaisons d'actions.

4.6 - Vérifications de l'élastomère

Compte tenu des données du bordereau, le sous-programme FLENEO (l)


vérifie les dimensions des plaques d'élastomère choisies par le projeteur pour
ce qui est de la résistance des appareils d'appui à la compression et à la ro-
tation. La première vérification, relative à la surface des plaques, permet de
conserver ou d'augmenter leur longueur parallèlement à l'axe d'appui (IAP),
celle-ci devenant définitive. La seconde, par contre, n'indiquera qu'un
nombre provisoire de feuillets, le nombre définitif étant déterminé dans
DINEO (cf. § 4.11).
4.6.1 - Vérification à la compression
Soit A la plus grande des trois quantités : CHARGE PERMANENTE
ET SURCHARGE
PAMAX x MAJA, PBCMAX x MAJBC, PCMWX x MAJCM
(réaction maximale x coefficient d'inégalité de 1
répartition entre appareils d'appuis ) y//////,
La longueur minimale des plaques doit être : , LAP *
„ LCHE:V ou LFUTS
T QCP2 x MAJCP + A
NAP x DAP x COMPRE

Si L , la donnée du bordereau est conservée.


Si L :=» LAP, le programme prend comme nouvelle longueur la valeur de
L'arrondie au centimètre supérieur.
4.6.2 - Vérification à la rotation
Nous déterminons la rotation admissible d'un feuillet élémentaire
par la formule : ^ DAP w
HFEUIL

'
9 - 35 x COMPRE NFEUIL <
_ 20 _

Dans ces conditions :

Si NFEUIL > —;-


w
, l'appareil d'appui comporte un nombre suffisant
de feuillets.

Sinon, le programme prend comme nouvelle valeur du nombre de feuillets


la quantité :
NFEUIL = o
arrondie à l'entier supérieur.

4.7 - Flexibilité des appuis

II s!.agit de répartir entre les différents appuis les efforts hori-


zontaux pouyaïit être exercéàf ou transmis par le tablier. Pour cela, on calcule
en prefflîer lieu, la>^i£XJ.b^lité des piles (c'est-à-dire leur déplacement laté- v
rai ;èjx- tèteyaious ûl^effott'îïbrizohtai ou uh moment d'axe horizontal unitaires)
puis on rëcftôréhe là .répartition des efforts sur appuis dans les "gas unjltàires",
(cf. leurv définition en 4.8). ~* ~ ^ ~
OÉ calcule le déplacement horizontal de chaque appui dans les cas de ,
charge, instantanée et de longue durée, avec en plus l'effet des chargés de
longueduré* en phase 2 pour les piles-culées. Exceptionnellement, pour les
appareils d'appui en élastomère fretté, on ne considérera qu'une force horizon-
tale ;uhité.^Les deux calculs sous phases différentes sont nécessaires car les
rapports entre .modules instantané et différé sont différents selon les maté-
riaux et pal» suite les rapports entre les déplacements correspondants ne sont
r
pas constants.
La flexibilité de chaque élément d'appui sera déterminée sans
tenir compte des modules d'élasticité, ceux-ci n'intervenant, avec une valeur
fonction du genre de sollicitation, que dans la détermination de la flexibilité
globale de la pile.
4*7.1 - flexibilité des éléments de l'appui
Appareil^d'appui s

Si TYPAP = 1, la flexibilité est le rapport entre l'épaisseur d'élas-


tomère d'un appareil d'appui et la surface totale des appareils d'appui (d'une
même pile). C'est, au module d'élasticité près, le déplacement en tète sous
un effort horizontai unité.
NFËUIL x HFEUIL
vFLEX
MAP x LftP x DAP

Si TYPAP ^ 1, PIEX = 0 .
^Notations : Dans,ce qui suit, les sigles ont la signification suivan-
te s la première lettre désigne la déformation (V pour déplacement, Ê pour
rotation) et la dernière l'effort unité exercé (M pour moment, F pour force),
la désignation centrale se rapportant à l'élément t F = corps de la pile décom-
posé en : 0 = nervure, 1 = fût, 2 = chevêtre; SEM = semelle; P = pile (appareil
d'appui non compris); A = appareil d'appui; pour l'ensemble de 1*appuij on omet
cette désignation centrale, ce qui donne un sigle à 2 lettres.
- 21 _

M= 1

Corps de la pile :
H'
* CHEVETRE C
Pour chacun des trois éléments géomé-
triques : nervure (indice 0), voile ou colonnes 0
(indice l) et chevêtre (indice 2), nous calculons V R
la rotation de la face supérieure par l'intégrales P
S
h
y. VOILE(S)
ou ) D
E
(I ; inertie de la section) avec M = 1 COUDNNE(S)
.)
(moment unitaire) et M = h-x (force unitaire), et H L
le déplacement relatif de la face supérieure par F A
U
rapport à la face inférieure par l'intégrale : T P
ii
L
/o I H' E
avec les mêmes valeurs pour M et I. NERVURE
E
R1
La flexibilité globale du corps de la pile est alors :

- sous moment unitaire

VPM « VOM + VIM + V2M + (HPOT + HCHEV) ROM + HCHEV x KLM

- sous force unitaire

VPP =* VOF + VIP + V2P + 2 (HFUT + HCHEV) ROP + 2 x HCHEV x R1P +


(HFDT + HCHEV)2 x ROM + HCHEV2 x R1M.

Dans cette dernière formule les termes VOP et ROP, VIP et R1P s'en-
tendent en supposant la force P appliquée en tête de l'élément considéré.

Fondations :

ENCAS désignant le mode de liaison au sol (voir commentaires du


bordereau des données, carte 19) s

Si ENCAS = 0 (semelle sur sol rigide), tous les déplacements et rotations sont
nuls :
VSEMP = RSEMP = VSEMM = RSEMM = 0
Si ENCAS = 1 (semelle sur sol flexible), nous admettrons que seule la rotation
sous moment n'est pas nulle, et qu'elle a pour valeur (en faisant
abstraction, comme annoncé plus haut, du module d'élasticité du sol):

RSEMM
NSEM x DSEM^ x (DSEM + LSEM)
Si ENCAS = 2 (semelle sur 2 files de pieux), nous admettrons de même que seul
le déplacement sous force horizontale n'est pas nul et qu'il a pour
valeur : ,
VSEMF - • avec
ÊfSxsin(a1)xsin(2«1) *' inclinaison des
pieux sur la verticale. Si les pieux ne convergent pas sur l'appareil d'appui,
le programme calcule cette valeur de «1 et il ne tient alors pas compte de la
valeur réelle introduite en bordereau (cf. § 3-3-2 P- 9 ).
_22.

Si ENCAS = 3 (résolution d'un système hyperstatique de pieux)


EpQ (K)
Posons PARK (voir commentaires du bordereau
Efa L (K)
des données carte 19)
Le système se résoud par le calcul de :
T! - 2 PAR 1. Cosa} . sin2»! -i- PAR 2. Cosa2 .sin«2+ PAR 3.Cosa3.sina3
TlTl _ *J
PAR l.X^ .Cos^a, + PAR 2. x|. Cos5«2 + PAR,3. X?. Cos3a3 1

T - 2 |^ PARl.X^ Cos2^ .sina, + PAR2.X2^[Link]^+PAR3.X,.Cos^[Link]^|

File 1 File 2 File 3


On a:
Tl
RSEMM RSEMF = VSEMM
II x T2 -
et
mp
VSEMM T3 --^= -
T32 - Tl x T2 Tl x T2 - T32
4.7.2 - Flexibilité globale de l'appui (calcul des VM, VF)
Notations : par rapport aux notations du § 4.7.1, on ajoute
un indice pour représenter la phase (de 1 à 5) - exemple VPM2 signifie déplace-
ment horizontal en tête de la pile sous moment unitaire pendant la phase 2. On
tient compte d'autre part à partir de ce paragraphe des divers-modules d'élasti-
cité.
On rappelle enfin que les slgles à 2 lettres sont relatifs à l'ensemble
de l'appui (appareil d'appui compris) - exemple VF3 signifie déplacement horizon-
tal de l'appui sous force unitaire pendant la phase 3.
-23_

[Link] - . En phase 1 t la poussée du vent étant le seul effort appliqué,


son étude ne présente pas d'intérêt» car on ne vérifie que la stabilité des
appuis.

[Link] - . En phase 2 :

a/ - sous moment unitaire (VPM 2 « VM2)

Le déplacement de la pile VPM 2 (égal au déplacement global de l'appui


VM2), est la somme de :

a.l/ Déplacement dû à la déformation de l'ensemble nervure-fût-


chevêtre :
VPM
EDB

+ a.2/ Déplacement dû au mouvement de la fondation :

0................................................si ENCAS = 0 ou 2
RSEMM x HT F -,„,.«
OU
"-ËSÔL-....................................Sl ENCAS» l
RSEMM x KPIEU x HT VSEMM x KPIEU . „..-.„
°U 3xEDB- + 3xEDB...........Si ENCAS - ?

(Dans cette formule, 3 EDB est le module d'élasticité Instantané


du béton, noté E^ p. 2l . cf Commentaires du bordereau de données
carte 19- II convient de noter que, malgré les apparences, c'est
bien le module d'élasticité différé des pieux qui intervient dans
cette formule).

b/ - sous force unitaire (VF 2)

Le déplacement de l'appui est la somme de :


tj*LEX
b.o/ Déplacement de l'appareil d'appui VAP 2 =

+ b.l/ Déplacement dû à la déformation de l'ensemble nervure-fût-


chevêtre :

VFF
EDB
+ b.2/ Déplacement dû au mouvement de la fondation :

0................................................si ENCAS « 0
ou RSEMM x HT2
—..................................si ENCAS =1
. _„_,_ _

VSEMF x KPIEU " . _,„_.„
ou
3x EDB-.................................si ENCAS = 2

°« (RSEMM x HT2-»- 2 x VSEMM x HT + VSEMP). si ENCAS = 3


J X
_ 24 _

[Link] - En phase 3 ;
a) sous moment unitaire (VPM3 = VM3)
Mêmes déplacements que ceux obtenus en phase 2, à la différence près
qu'on annule VSEMM si ENCAS = 3, pour tenir compte de la butée des terres de
remblai.
Nota : Pour les pilès-culées remblayées, la fraction du déplacement
produite par la flexibilité du fût est divisée par 1,825, celle de la semelle
est multipliée par 0,404 (cf. P.P. 64 pièce 1.5.2).
b) sous force unitaire (VF3)
Même déplacement dû au fût qu'en phase 2 sauf pour les piles-culées
(divisé par 1,825)
Nota : Le déplacement dû à la semelle se déduit de celui de la phase 2
en multipliant par 0,404 pour les piles-culées, et HP pour les piles inter-
médiaires (cf. § 4.4.4) HT
(Pour ENCAS = 3, on annule les termes RSEMP = VSEMM et VSEMP).
[Link] - . En phase 4 et 5 :
Les déplacements globaux sous moment et force unitaires se déduisent
de ceux obtenus en phase 3 en divisant le déplacement dû au fût par 3, celui dû
à la semelle par KSOL si ENCAS = 1 ou KPIED si ENCAS « 2 ou 3 et celui dû à
l'appareil d'appui par G2/G1, ceci pour faire intervenir, dans cette phase,les
modules de déformation instantanée.

4.8 - Etude des cas unitaires I

Connaissant la flexibilité de chacun des appuis, on résoud le sys-


tème d'ensemble des cas unitaires, dont toutes les sollicitations usuelles
peuvent se déduire par combinaisons. Dans le cas d'un ouvrage dont le tablier
est décintré avant remblaiement des piles, ces cas sont :
1 - Force horizontale unité centrée (F) appliquée au tablier
2 - Variation unitaire de longueur (A) appliquée à chaque travée
3 - Force horizontale unité (T) appliquée en tête d'une pile-culée
4 - Moment d'axe horizontal unité (M) appliqué à une pile-culée.
Pour la phase 2, on combine les cas 2 et 4; pour le supplément dû à
la phase 3» les quatre cas; pour le supplément dûs aux phases 4 et 5» les cas
1,2 et 4.
4.8.1 - Calcul des rigidités
A partir des flexibilités calculées en 4.7, on détermine tout d'abord
la-rigidité que l'ensemble "pile + appareils d'appui" présente vis-à-vis des
déplacements du tablier (c'est-à-dire la force, ou le moment qu'il est néces-
saire d'appliquer en tête de cet ensemble pour produire un déplacement unité):
soitpcette rigidité, qui dépend des caractéristiques de la pile elle-même
(corps et fondation), de la nature et des caractéristiques des appareils d'ap-
puis qui la surmontent, ainsi que de la phase de construction de l'ouvrage où
l'on se place.
_ 25 .

Le tableau suivant récapitule les formules donnant p ; l'indice


(2,3 ou 4) se rapporte à la phase considérée (2, 3 ou 4-5).
F =1 VF3
appareil d'appui VP3 représente la flexibilité de 1 appui vis-à-vis
de l'action d'une force horizontale, en phase 3«
VAP3 représente la flexibilité des appareils d'appui,
dans les mêmes conditions.

VAF3
NATURE DES APPAREILS D'APPUI DE LA PILE CONSIDEREE

Déformation

SOL FLEXIBLE TYPAP = 0 TYPAP =

PILE INTERMEDIAIRE

p,= VF2 VF3


SANS DALLE
DE TRANSITION
P2 = P3 = P4 = 0
PILE - DALTRA = 0
CULE'E AVEC DALLE P
2= VF2
DE TRANSITION Pour las phases 3,4 et 5
DALTRA = 1 il y a un point fixe, au P4 —!—
dessus do cet appui VAF3 " VAFA

On remarquera que, lorsqu'une pile-culée est munie d'une dalle de


transition, et que l'appareil d'appui situé sur cette pile-culée est un appui
"fixe" (TYPAP = 0), on a fait l'hypothèse que cela correspond à un point fixe
pour le tablier : cela vient du fait que l'on suppose, comme on le fera égale-
ment aux paragraphes 4.8.3 et 4.8.5, que la dalle de transition frotte sur le
terrain et ne se déplace pratiquement pas.
Notations : nous appelerons SOMj la somme des valeurs de pour les
NP piles de l'ouvrage
-NP
SON,

Cette quantité est utilisée ensuite pour le calcul de la répartition


des actions subies par le tablier, sauf lorsqu'il y a un point fixe (voir les
tableaux des pages suivantes).
- 26 -

4.8.2-- Notations des résultats


Les sorties de ce sous-programme d'étude des cas unitaires consistent
en quatre séries (une pour chaque cas unitaire) de trois valeurs pour chaque
appui :
- Déplacement (D) de la fibre inférieure du tablier.
- Force (P) engendrée sur l'appui par ce déplacement. (Dans le cas d'un
ouvrage biais, composante perpendiculaire à la ligne d'appuis).
- Déplacement (DP) de la tête de la pile sous l'action de cette force.

La différence entre les deux déplacements définis ci-dessus traduit


la déformation de l'appareil d'appui (s'il est en néoprène) : DA - D - DP.
Les sigles de ces valeurs sont constitués d'une part de leur abrévia-
tion (respectivement D, P et DP), et d'autre part de celle du cas unitaire consi-
déré (dans 1'énumération du § 4.7, respectivement P, A, T, M). On adjoint à ces
deux abréviations le numéro de la phase étudiée, pour les deux premiers cas uni-
taires, ou celui de la pile-culée intéressée par la sollicitation extérieure
(1 pour la pile-culée 1; 2 pour la pile-culée NP) pour les deux derniers cas
unitaires.
En ce qui concerne le quatrième cas unitaire, ce qui précède ne
s'applique qu'en phase 2. Pour les phases 3 ou 4 et 5, nous ne déterminons
que les forces réagissantes s'appliquant aux piles-culées, utiles pour le
calcul des fûts et des semelles.
On calcule donc (à l'aide des formules des § suivants) toutes les
valeurs des variables dont les sigles - conformes aux indications qui précèdent-
sont rassemblés dans le tableau ci-après.

F=1
Freinage ou poussée
différentielle P C Ï I PC2 PC1 PC 2
ALUDNGEMENT -tra
des joints POUSSÉE DES TERRES RÉACTION VERTICALE El

DA2 DM 1 DM 2
FA 2 FM 1 FM 2
DPA 2 DPM 1 DPM 2

DF 3 DA 3 DT 1 DT 2
FF 3 FA 3 FT 1 FT 2 FM1P FM2P
DPF3 DPA 3 DPT 1 DPT 2

DF4 DA
FF4 FA FM 1S FM2S
(et 5)
DPF4 DPA
- 27 -

Dans la zone en pointillé, P symbolise charge permanente et S


surcharge.
N.B. Les phases 1 et 5 ne sont pas mentionnées dans ce tableau, la
première car on n'y calcule pas d'efforts, la cinquième puisqu'elle ne résulte
en fait que d'un dédoublement de la phase 4 (valeur différente du coefficient
de pondération des surcharges).
4.8.3 * Force horizontale unité centrée appliquée au tablier (cas
unitaire P)

DF1 , DPFj^ , FF^

Cette force n'existe qu'en phases 3, 4 et 5 et ses effets sur chaque


appui sont résumés dans le tableau suivant :
Nota : dans le cas d'un pont biais, cette force unitaire est supposée
appliquée perpendiculairement aux lignes d'appuis.

Y A-T-IL DES DALLES DE TRANSITION ?


* L'indice i désigne la phase
OUI (DALTRA - l) NON (DALTRA - 0)

L'UN* DES PILES - l'ouvrage reste immobile


CULEES EST-ELLE
OUI DFt = FF, = DPF t = 0
DOTEE D'UN
l'ouvrage se déplace
APPAREIL D'APPUI
RIGIDE ? 0 si la liaison
est libre
NON DF; FF =P
i' i i*DFi
DR . VP_Fj, sinon
} V Fj,

Le cas d'une force excentrée n'est pas h considérer dans les cas
courants (fascicule 6l titre II du CPC, article 6); si le cas se présente, on
se reportera aux indications du dossier PP 64 pièce 1.4.1 p. 1? et 18.
4.8.4 - Allongement unitaire des travées (cas unitaire A)

et DPAj sont mesurés perpendiculairement aux lignes d'appui; les


composantes des déplacements parallèles aux lignes d'appui sont négligeables, sauf
dans le cas de piles h fût étroit (voir § 2.1 p. 6 ).
PAj[ représente la composante perpendiculaire a la ligne d'appui de l'ef-
fet horizontal. Les composantes parallèles à la ligne d'appui peuvent n'être pas
négligeables pour un ouvrage biais; elles ne sont pas considérées par le programme;
on peut aisément les Introduire à la main (voir dossier PP 64, pièce 1.4.1 p.l4 à
21) pour le calcul des appareils d'appui qui assurent l'équilibre du tablier vis-
à-vis d'une rotation d'ensemble.
.28.

Soit K l'indice d'une travée. Nous recherchons l'effet, sur chaque


appui (indice N), de l'allongement de cette travée.

Y A-T-IL DES DALLES DE TRANSITION ?


* y est l'angle du biais OUI NON
* L. indice i désigne la phase
* Dans les expressions indé- Y- A-T-IL UN APPUI RIGIDE SUR UNE PILÉ - CULEE ?
Pendantes de N et K,ces in- OUI : NON
d ices an» omis. DAv(N<K) {
PILE CULEE PILE CULEE
GAUCHE DROITE
A
COMMENT L'APPUI GAUCHE NP
CONSIDERE 0 DA 1 - ' DA
UM - ' y I \ O (NI
EST-IL PLACE i -
1 _•
Sinvp Sm <p X SOM;Z_ P i
PAR RAPPORT K +1
A LA TRAVEE
AGISSANTE ? A
NP -,
1
DROITE DA - 0 DA- - ' 1 ' \ A /M \
""* Sinip *• Sin^P SOMiZ_ f t ( '
K+1

Y A-T-IL UNE LIAISON LIBRE SUR L'APPUI CONSIDERE ?


(N,K)
OUI ( TYPAP = 2 ) NON ( TYPAP * 2 )

Y A-T-IL DPA| ( 1,K ) = DPA^ (NP, K) = 0

OUI DPA-I N . K ) = DA = ( N , K ) « VPF


t <N)
UNE
VFi N1
' fH * I '
pour
DALLE [N * NP
DPAi= 0
DE
NON VPF
TRANSITION? DPA: =
1
DA;
4
» Î
VFi

ET DANS TOUS LES CAS « = DA

Nous obtenons ainsi, pour les phases 2,3,4 et 5» un tableau de valeurs


pour chacune des trois variables bi-indicées Vh^ (N,K), DPAt (N,K) «FA^NjK).
4.8.5 - Poussée sur les piles-culées (cas unitaires Tl et T2)
Cette poussée étant celle des terres de remblai n'existe pas en
phase 2 et il s'agit d'un effort"de longue duréel Nous n'en calculons donc
l'action qu'en phase 3, et lorsque l'ouvrage ne comportera pas de dalles de
transition, (celles-ci étant supposées agir comme des dalles frottantes et
fixer la tête de la pile-culée vis-à-vis du déplacement horizontal).
Le tableau ci-dessous donne les effets produits (déplacements D et DP,
force F) en haut de la pile N, lors de l'action d'une poussée unité sur la
pile-culée 1 (cas Tx) ou la pile-culée 2 (cas T2)

DT1 (N), DPT1 (N), FT1 (N) dans les expressions


Indépendantes rie HB cet
DT2.(N), DPT2 (N), FT2 (N).

LE TABLIER EST-IL DECINTRE APRES REMBLAIEMENT DES PILES - CULEES ?

OUI NON (ORDRE - 0 )


Y A-T-IL UN APPUI LIBRE SUR LA PILE - CULEE
(ORDRE D CONSIDEREE ?
OUI NON
( TYPAP • 2) ( TYPAP * 2 )

DT 1 = 0 DT 1 VPF 3 (1
V F 3(1) » SOM 3
POUSSEE

SUR LA (DPT)
DPT 1(1) = VPF 3 (1)
DPT 1(1) = DT 1(1) [l+ VAF30) (SOM 3- P3 (1))]
PILE-CULEE 1 DPT 1 = 0
DPT 1(N) = 0
1(N) . DTI(N) , VPF3IN) Si N
(appui n" 1) Si N * 1
VF3(N)

FT10) = 1 F T l (1l ) = DPT K D


VPF3(1)
FT1(N) = 0 Si N F T K N ) = D P K N J . f 3 (N)
Si N * 1

DT 2 = 0 DT 2 ( N ) = VPF3(NP) _
VF3(NP)«SOM 3
POUSSEE

SUR LA (DPT
>>—' DPT 2 ( NP)=VPF3(NP)
D P T 2 ( N P ) = D T 2 ( N P ) [ 1 + VAF 3(NPMSOM3-P3(NP))]
PILE-CULEE 2 DPT 2 = 0 DPT 2(N) = 0
DPT2(N)= D T 2 ( N ) « VPF3IN) Si N ^ NP
(appui rîNP) Si N * NP
VF31N)

FT2INP) = 1 FT2(NP) =
VPF3(NP)
FT2(N) =DP2(N)»f3(N)
FT2(N) = OSi N »»NP
Si N ^ NP.

Les conséquences du biais, dans le cas où elles ne sont pas négligeables


sont à étudier manuellement avec les corrections envisagées aux § 4.8.3 et 4.8.4.
_30_

4.8.6 - Moment en tête des piles-culées (Cas unitaires Mj et


Ce calcul n'est pas à faire si EXCNDT (1) et EXCNAP (1) d'une part,
et EXCNDT (NP) et EXCNAP (NP) d'autre part, sont nuls, c'est-à-dire si les
appareils d'appuis sur les deux plies-culées sont bien centrés.

La présence d'une dalle de transition implique que sur chaque pile-


culée, l'une au moins des réactions verticales est excentrée.

Son absence n'implique pas par contre que la réaction d'appui du


tablier soit centrée. Cette disposition, criticable dans la mesure où elle
introduit des moments dans le fût des plies-culées et des contraintes de
torsion dans leur chevêtre, peut résulter de considérations géométriques
(abouts de poutres précontraintes).
(Dans les expressions indépendantes de N, cet Indice est omis)

MOMENT
SUR Y A-T-IL UNE LIAISON LIBRE SUR LA PILE - CULEE CONSIDEREE ?
PILE - PHASE
CULEE OUI (TYPAP » 2) NON ( TYPAP * 2 )

DM1 = 0 DM) VPM 2(1)


DMI
' VF2(1)«SOM2
FMI = 0
2
( Sans DPM 1(1) = V P M 2 0 ) et FM 1 ( 1 ) = - D M l [ s O M 2 - P 2 ( l ) ]
dalle DPM U N ) = 0
D P M 1 ( 1 ) = V P M 2 ( 1 ) + F M 1 ( 1 ) « VPF2I 1)
de
Transition) Si N * \ et
FM 1 ( N ) = D M 1 - P 2 I N ) /
1 \ Si N * 1
f •i.'pui 1) DPM l ( N ) = FM l ( N ) . VPF 2 ( N ) )

La pile-culée étant bloquée par la dalle de


3 FM1P _ VPM3M) transition, il n'y a plus de déplacements ni
VPF 3(1) d'efforts du type calculé en phase 2. Seule
subsiste une force réagissante de la pile-
4 et 5 FM,
hMlb
s - VPMM1) culée considérée, utile pour le calcul du
' VPFM1) fût et de la semelle.

DM2 = 0 o. VPM2INP)
DM
FM 2 = 0 VF2(NP)«SOM2

DPM 2 ( N P ) = VPM 2 ( N P ) F M 2 I N P ) = - DM 2 [SOM 2 -P 2 ( N P ) ]


2
et DPM 2 ( NP) = VPM 2 ( N P ) + FM 2 ( N P ) • VPF 2 ( N P )
DPM2(N) = 0 et
FM2(N) r DM2«P2(N) )
ï Si N* NP
Si N * NP DPM2(N) = F M 2 ( N ) .VPF2(N) }
2
(appui NP

3 PM7P V P M 3ÏNP)
FM2P
' ' VPF3(NP)
même commentaire que pour la pile-culée 1
FHoc VPM4INP)
4 et 5
VPFMNP)
.31.

4.9 - Chargement des appuis

Les différents chargements se répartissent en deux catégories :


1°/ Ceux qui ne se réduisent pas à des efforts appliqués en tête de
l'appui. On peut distinguer :
. Le poids de la pile, égal à la somme de celui de tous les éléments
d'appuis s
QPIL « QCHEV + QFUT + QNERV + QSEM.
Ces éléments étant géométriquement simples, nous ne mentionnons ce
sous-programme de calcul du poids propre des appuis que pour mémoire.
. Le poids des terres de remblai sur la semelle •• son expression
varie selon qu'il y a une nervure ou non s
si NNER - 0 QREMB = SPEC. HREMB. (SSEM - SFUT)
si NNER 1 QREMB = SPEC. HREMB. (SSEM-SNER)+(HREMB-HNER)(SNER-SFUT)
SSEM, SNER et SFUT désignent la surface totale des semelles, nervures
et fûts de l'appui considéré. SSEM = NSEM. LSEM. DSEM.
HREMB désigne la hauteur des terres pour les piles vues. Elle est
remplacée par HT - HSEM pour les piles-culées. Le programme considère en
effet des piles-culées entièrement remblayées Jusqu'à la hauteur HT; au cas où
elles sont partiellement vues, le résultat est du côté de la sécurité pour les
piles-culées considérées, une retouche manuelle étant possible.
2°/ Ceux qui se réduisent à des efforts appliqués en tête de l'appui.
Ils font l'objet du développement ci-dessous.
Chaque chargement comprend une réaction verticale, un moment sur
appui (pour les piles-culées uniquement) et une force horizontale. A ces
efforts nous associons, en vue de vérifier les appareils d'appuis en élas-
tomère, les déplacements d'une part du tablier au droit de l'appui, et d'autre
part de la tête de la pile; ces déplacements et l'effort horizontal peuvent
être ou non accompagnés d'une variation de longueur des travées.
4.9.1 - Notations
Les sigles de ces efforts ou déplacements comprennent successivement :
1°/ la désignation :
R s Réaction verticale
Z : Moment
H : Effort horizontal avec allongement des travées (effet d'une
variation de température par exemple).
,. 32 .

HS : Effort horizontal sans allongement des travées (effet d'un


freinage par exemple).
D : Déplacement du tablier avec allongement des travées.
DS i Déplacement du tablier sans allongement des travées.
DP : Déplacement de la tète de pile avec allongement des travées.
DPS : Déplacement de la tète de pile sans allongement des travées.

2°/ Le phénomène qui les a engendrés :

CP : Charge permanente (suivi du n° de la phase correspondante)


TEM : Température
JOIN i Poussée exercée par un Joint de chaussée
POUS s Poussée des terres de remblai sur le mur garde-grève ou le
chevêtre des pilès-culées.
SDR s Surcharges (y compris le freinage)

Conventionnellement, le programme ayant été établi antérieurement aux


Directives Communes pour le Calcul des Constructions (décembre 1971), on appelle
dans le présent dossier "actions de longue durée" l'ensemble des actions CP,
TEM, JOIN, PCUS. cf. § 4.4.3 p.W.

4.9«2 - Actions sur les piles intermédiaires

Nous donnons ci-après les formules permettant de calculer les effets


cherchés avec en clair, la traduction des deux premières; il sera loisible, en
se servant de la signification des notations données ci-dessus, de rétablir la
traduction de toutes les autres. (NB. le paramètre N a été omis dans l'écriture
quand il n'y a pas ambiguïté).

a) effets de la charge permanente (phases 2 et 3)

RCP2 - QCP1
RCP2 = Réaction verticale sous charge permanente en phase 2
(tablier décintré, appuis non remblayés)
! QCP1 = donnée du bordereau (carte 8)
HSCP2 - EXCNAP(l). RCP2(l). FM1 - EXCNAP(NP). RCP2(NP). FM2

Ce qui *signifie que 1 effort horizontal s exerçant sur chaque appui


sous l'action de la charge permanente en phase 2 sans tenir compte des allonge-
ments de travées résulte de la superposition, sur l'appui considéré, des efforts
engendrés par le moment de charge permanente en phase 2 (EXCNAP . RCP2) appliqué
aux deux piles culées.
.33.

NT
HCP2 - HSCP2 + -gp^- g EPSCP (K) . D (K). FA2 (N,K)

DSCP2 - EXCNAP (l). RCP2 (l) . DM1 - EXCNAP (NP) . RCP2 (NP). DM2

DCP2 » DSCP2 + -£^r Y) EPSCP (K) . D(K) . DA2 (N,K)


Sinsf ^Y
DPSCP2 - EXCNAP (l) . RCP2 (l) . DPMI - EXCNAP (NP) . RCP2 (NP) . DPM2
NT
KPP
DPCP2 » DPSCP2 + *. n 5"! EPSCP (K) . D(K). DPA2 (N,K)
Si n Y i
Et de même :

RCP3 m QCP2 - QCP1

HSCP3 - EXCNAP(l) . RCP3(1) . FMI - EXCNAP(NP) . RCP3 (NP). M2

HCP3 - HSCP3 -l- T £ EPSCP (K). D(K) . F%3 (N,K)


Sm f ^7
DSCP^ « EXCNAP(l) . RCP3 (l). DM1 - EXCNAP (NP) . RCP3 (NP) . DM2
EPSCP
DCP3 - DSCP3 + " o
bin 'Jp ^Y (K) •D(K) •DA3 (N,K)

DPSCP3 m EXCNAP (1) . RCP3 (l) . DPMI - EXCNAP (NP) . RCP3 (NP) . DPM2

DPCP3 • DPSCP3 + (1 ~ KCP) V EPSCP(K) . D(K) . DPA3 (N,K)


Sin f - ,
b) Effets des variations de température

RTEM = 0
EPSTEM
HTEM = Y) D(K) . PA3 (N,K)
in f '
EP5TEM
5TEM £ D(K) . DA3 (N,K)
in f
Sin i
EPSTEM
DPTEM . Y D(K) . DPA3 (N,K)
Sin ip ^Y
c) Effets de la poussée éventuelle d'un Joint

RJOIN - 0

HJOIN = PJOINT . PP3

DJOIN = PJOINT . DP3

DPJOIN = PJOINT . DPF3

d) Effets de la poussée des terres sur les plies-culées


(lorsqu'il n'y a pas de dalle de transition)

RPOUS m 0

HPOUS m POUST (1) . PT1 - POUST (NP) . PT2


DPOOS - POUST(l) . DT1 - PODST (NP) . DT2

DPPOOS - POTST(l) . DPT1 - POOST(NP) . DPT2

e) Effets des surcharges d'exploitation

RSDR (N,J) » P(N,J)

HSOR (M,J) - H(N,J) . FF* (N) + £

DSDR (N,J) - H(N,J) . DF4 (N) + 5 ' DA4(N,K)


' NT
AL
DPSDR (N,J) - H(N,J) . DPF4(N) + £ ^'^K) DPA(N.K)
Voir N.B. au bas de la page

4.9.3 - Actions sur les piles-culées

D'une manière générale, les efforts et déformations sont donnés par les
mômes formules; seuls la réaction verticale et l'effort horizontal sous surcharges,
ainsi que l'effort horizontal sous charge permanente en phase 3 sans variation de
longueur des travées, s'écrivent différemment, les déplacements du tablier et de
1* appui dans ce dernier cas n'étant plus pris en compte. Par conséquent, par rap-
port à ce qui s'applique aux piles vues, il convient :
1°/ de_rajouter les formules suivantes i

ZCP2(1) - EXCNAP(l) . RCP2(1)

ZCP2(NP) - - EXCNAP(NP) . RCP2 (NP)

ZCP3(1) - EXCNAP(l) . RCP3U) - EXCNDT(l) . QDT(l)

ZCP3(NP) - - EXCNAP(NP) . RCP3(NP) + EXCNDT(NP) . QDT(NP)

ZSUR(1,J) m EXCNAP(l) . P(1,J) - EXCNDT(l) . PD(l,J)

ZSDR(NP,J) = - EXCNAP(NP) . P(NP,J) + EXCNDT(NP) . PD(NP,J)

2°/ de remplacer certaines formules données en 4.9.2 par les suivantes t

HSCP3(l) - ZCP3(1) . FMLP

HSCP3(NP) » ZCP3(NP) . FM2P

DSCP3(1) = DCP3(1) = DSCP3(NP) . DCP3(NP) - 0

RSUR(1,J) » P(1,J) + PD(1,J)

RSDR(NP,J) - P(NP,J) + PD(NP,J)


NT
1
HSUR(1,J) = FFft(l>. H(l.J)+ PA4(l,K). ALL(l,J,K)+ZSUR(l,J).FMIS

HSUR(NP,J) » PF4(NP).H(NP,J) + - g p PA4(NP,K).ALL(NP,J,K)-l-ZSUR(NP,J).FM2S


N.B. - Dans ces formules, P(N,J)', PD(N,J), H(N,J) et ALL(N,J,K) désignent
les actions constituant les combinaisons d'actions étudiées en 4.5 et dénommées
respectivement (a),(b),(c),(d). Précisons que ALL(N,J,K) est l'allongement de la
travée K, dans la combinaison d'actions J, quand on étudie l'appui N.
_35_

4.10 - Hypothèses de diroensionneroent

4.10.1 - Majoration des charges et surcharges


A) Pour la vérification» le diraensionnement et le calcul des appuis, la surcharge
Bc n'est pas affectée du coefficient de majoration dynamique (conformément au
commentaire de l'article 5, paragraphe 5 du titre II du fascicule 6l du C.P.C.),
non plus que la surcharge militaire.
B) Pour le calcul des appareils d'appui en élastomère fretté , il est tenu compte
de l'inégalité de la répartition transversale, sur une même ligne d'appui, de la
charge permanente et des surcharges, par l'intermédiaire des coefficients MAJCP,
MAJA, MAJBC et MAJCM prévus au bordereau des données.
Ces coefficients sont calculés par les programmes automatiques [Link] 68
et [Link] 69, et explicités dans les pièces 2.5 des dossiers-pilotes correspondants.
A défaut de renseignements précis, le projeteur pourra déterminer ces
valeurs de la manière suivante :
NAP. ESPAP. SIN (BIAIS)
- Charge permanente : MAJCP EDALLE

avec EDALLE - largeur droite de la dalle rectangulaire ayant ϐrae inertie


que le tablier.
o u A/P\ MATA MAP . ESPAP. SIN (BIAIS)
- Surcharge A( K ) : MAJA . E3PRCH

avec ESURCH - largeur droite accessible à la surcharge A( î )


- Surcharges Bc et CM : En supposant que la ligne d'appui se comporte
comme une poutre ayant une infinité de travées de même longueur ESPAP, on trace
la ligne d'influence de la réaction d'un appui et on dispose 1 ou 2 camions
(selon le nombre de voies) ou le char.
C) Pour le calcul des semelles et des fûts, les efforts appliqués en tête des
appuis sont majorés par le coefficient KSEM, dont les valeurs sont données dans
le tableau suivant *
Semelles isolées Semelle filante
(KSEM
NSEM = NFUT NSEM = 1

Charge permanente MAJCP 1

T , [Link]
Surcharge A MAJA
LSEM
[Link]
Surcharge BC MAJBC
. ' LSEM

Surcharge CM MAJCM f 6 EX CM
' LSEM

(EXA, EXBC, EXCM, données du bordereau, sont l'excentrement des surcharges ayant
provoqué les réactions maximales PAMAX, PEOMAX, PCMMAX).
KSEM dépend donc du cas de charge envisagé (charge permanente CP ou surcharge
d'indice J). Mais les indices CP ou J seront omis par simplification d'écriture.
_36_

4.10.2 - Pondération des surcharges


Cette pondération affecte les trois effets des surcharges s réaction
verticale, effort horizontal et variation de longueur des travées. Le présent
programme ayant 4té établi antérieurement aux Directives Communes pour le
calcul des constructions (décembre 1971) et devant en outre se raccorder au
Règlement de Calcul du béton armé de 1968-70, la pondération se fait de la
manière suivante t
1°/ Pour l'élastomère t pas de pondération.(Bulletin technique n° 4
Nov. 67 du SCET)
2°/ Pour les fondations superficielles s en admettant que la répar-
tition des pressions se fait selon un diagramme linéaire plafonné sur le tiers
de la largeur de la semelle, (cf. [Link]), le programme vérifie que :
a) sous surcharges non pondérées la pression maximale reste inférieure
à la pression admissible.
b) sous surcharges majorées de 50$, la pression maximale reste in-
férieure à une fois et demi la pression admissible et que la résultante de
l'effort appliqué en tête de la pile coupe la face inférieure de la semelle
dans les 2/3 centraux de celle-ci.
J>°/ Pour les pieux • nous vérifierons qu'aucune file n'est soumise
à la traction sous des surcharges pondérées par 1,4 si le système est isos-
tatique (2 files de pieux) et par 1,2 dans les autres cas.
4Y En ce qui concerne le calcul des efforts dans le béton armé, les
coefficients de pondération des surcharges sont 1,2 (1er genre) et 1,5 (2°genre).
Ces coefficients ne concernent pas les cas de charges 1 à 8 (piles
culées) et l à 6 (piles intermédiaires) en phase 4. En phase 5 l«s surcharges
militaires ne sont pas envisagées.
Pour alléger la présentation, nous ne donnerons par la suite que des
formules avec pondération.

4.11 - Dimensionnement des appareils d'appui

Le sous-programme correspondant (DINEO) n'est appelé et traité, pour


chaque appui, que si l'appareil d'appui correspondant est une liaison élastique
(TYPAP =1). Le dimensionnement définitif de l'épaisseur des appareils d'appui
se fait par comparaison des distorsions calculées sous charges de longue et de
courte durées aux distorsions limites (DISTOI et DIST02) fournies en entrée.
Nous avons décidé qu'il ne serait utilisé, sur chaque ouvrage, qu'une
seule épaisseur pour les feuillets d'élastomère; si donc leur nombre initial
s'avère Insuffisant, il est augmenté d'une unité à chaque recyclage, jusqu'à
ce qu'il devienne suffisant.
4.11.1 - Calcul des distorsions (déplacements horizontaux relatifs)
Pour les deux modes de chargement (CP et CP + Surcharge) nous calcule-
rons les distorsions "maximale11 et minimale" obtenues en recherchant les extrema
dans les deux sens, transversalement à la ligne d'appui, du déplacement relatif
de la face supérieure de l'élastomère par rapport à sa face inférieure (D - DP).
1°/ Sous efforts de longue durée '.
DALDX - MAJCP, [DCP24-DCP3-DPCP2-DPCP>Sup(0,DPOUS-DPPOUS)+Sup(î(DTEM-DPTEM) ) +
Sup (Î(DJOIN-DPJOIN))]
DALDM = MAJCP. [DCP2+DCP>DPCP2-DPCP>Inf (0,DPOUS-DPPOUS)+Inf (-(DTEM-DPTEM)) +
Inf(i (DJOIN-DPJOIN) )]
- 37 -

2°/ Sous chargement total

On utilisera, dans les calculs, la variable auxiliaire MAJ (N,J),


qui s'identifiera à MAJCM pour J variant de 1 à 6, à MAJBC pour J de 7 à
22 et à MAJA pour J de 23 à 46 s'il s'agit d'une pile intermédiaire, ces
intervalles devenant 1 à 8, 9 à 20 et 21 à 52 pour les piles culées. (Rappelons
que J est le numéro des combinaisons d'actions étudiées en 4.5 et dont on
trouvera le tableau récapitulatif dans la note de calcul commentée).
On fait varier J de 1 à 46 ( ou 52 selon la valeur de N) et on re-
tient les valeurs t
DAX - DALDX + Sup I ['.DSUR (N,J) - DPSUR (N,J)) x MAJ (N,J)
DAM » DALDM + Inf [Link] (N,J) - DPSUR (N,J)] x MAJ (N,j)
4.11.2 - Tests sur les distorsions extrêmes

Nous comparons t
déplacement DA
Sup ( [Link]) , „ ^
à DI5T01
HEEUIL x NEEUIL "

/
/ y
T/
/ 1 /HFEUL
et NFEUIL ^
(ici 6) /
/ y
/
Sup(|DAX|,|DAM|) / f
HEEUIL x NEEUIL
à DIST02

Si les deux valeurs ci-dessus sont inférieures à leur limite respec-


tive, le programme passe à l'appui suivant.
Si tous les tests sur appuis comportant de l'élastomère sont positifs,
le programme pose IABO » 1 et poursuit le calcul. Il suffira qu'un seul des
deux tests soit négatif pour un appareil d'appui A pour que le programme
augmente NEEUIL (A) d'une unité; dans ce cas, après avoir étudié tous les
appuis, le programme pose IABO « 0 et recycle avec ITER = 2.
4.12 - Dîm "O;T.

4.12.1 - Principe
En règle générale, les caractéristiques du sol sont sensiblement
constantes dans la zone d'implantation d'un ouvrage autoroutier de type
courant. Par ailleurs, les réactions d'appui du tablier sont voisines sur
les deux piles-culées et relativement peu différentes sur les piles inter-
médiaires. Pour des facilités de construction (coffrage, ferraillage, éven-
tuellement choix des pieux), on prend donc des dimensions communes pour toutes
les semelles de chacun des deux types de piles. En conséquence, lorsqu'une
semelle aura été augmentée le programme identifiera automatiquement à cette
nouvelle valeur la largeur de toutes les autres semelles de m6rne largeur Initiale,
et de liaison au sol identique (par test sur les valeurs de DSEM et de IDEN).
_38_

Pour dimenslonner les semelles, on dispose de :


- charges verticales composées des actions du tablier transmises Jus-
qu'aux semelles par les fûts et du poids des éléments de l'appui situés au-des-
sus de la semelle (chevetre, fût, nervure).
- de charges verticales (poids de la semelle et des terres de remblai
sur celle-ci) équivalentes à une pression constante et indépendante des dimen-
sions en plan de la semelle.
- des moments créés par les efforts exercés par le tablier sur les
appuis (et que l'on évaluera par la suite par rapport au centre de la face
Inférieure de la semelle).
4.12.2 - Semelles superficielles
Ainsi qu'il a été annoncé en 4.10.2 (page 36), on dimensionne chaque
semelle en cherchant à obtenir que :
1°/ Sous surcharges pondérées par 1,5, la résultante totale au point
d'application des efforts (centre de l'appareil d'appui) coupe la face inférieure
de la semelle dans les 2/3 centraux de celle-ci -(vérification "au basculement").
2°/ Sous surcharges pondérées par 1,5» la pression maximale reste in-
férieure à 1,5 x PKEMAX (vérification "à la rupture").
3°/ Sous surcharges non pondérées, la pression reste inférieure à
PREMAX (vérification "en fonctionnement normal").
Il suffit qu'un seul appui ne remplisse pas l'une de ces conditions
pour que le programme recycle en attribuant à la semelle insuffisante (et à
toutes celles de même largeur initiale) une nouvelle largeur; la détermination
de cette nouvelle largeur dépend de celle des 3 vérifications ci-dessus qui n'a
pas été satisfaite :
a) Dans le premier cas, on prendra pour nouvelle largeur trois fois
1'excentrement de la résultante au niveau de la face inférieure de la semelle.
b) Dans les deux autres cas, on augmentera forfaitairement DSEM de
10 cm (5 cm de chaque côté).
[Link] - Diagramme représentatif des pressions transversalement
(perpendiculairement à la ligne d'appuis)
On admet que dans un plan vertical perpendiculaire à la ligne d'appui,
le diagramme linéaire des pressions est plafonné sur le tiers de la largeur de la
semelle. Le but de ce choix est d'obtenir des résultats qui donnent une assez bon-
ne approximation des pressions réelles à la rupture par compression et de ce fait
puissent faire l'objet de coefficients de sécurité homogènes avec ceux applica-
bles à une pression centrée.
Cette méthode, antérieure à celle du dossier-pilote FOND 72, donne des
résultats comparables.
On obtient donc le diagramme suivant, représenté dans les diverses
positions possibles, courantes ou particulières. Au stade du dlroensionnement,
11 nous suffira de calculer la pression maximale, mais pour le calcul des ef-
forts nous déterminerons également selon les cas la pression minimale ou la
longueur sur laquelle cette pression est nulle.
DSEM
- 39-

X x
«—Nî
j\
H \
pmm diagramme limite

pm L

pmax

1
Soient R et Z respectivement la réaction verticale et le moment
d'axe horizontal appliqués à la semelle. Selon les valeurs relatives de
ces efforts» nous nous trouvons dans l'un des trois cas suivants i
1» .si Z « 5R;DSEM ( particulier 2)

pmax « 2 3.R et
pmin - 0
. SSEM X «0
i
avec
2e - Si Z < ^*4%SEM ( diagramme 1 ) SSEM " NSEMxLSEMxDSEM

R . 18. Z
P"1** " SSËTÎ X
* [Link]

pmin R
1 .
36.2
SSEM [Link]

[Link]
3° - Si Z > (diagramme 3)

pmin » 0

Posons A - -l-j et B - ^s

pmax •
[Link]
11A - 18B - 18B)(15A - 18B)

[Link] 2R
et X »
NSEM . LSEM . pmax
[Link] - Vérifications des semelles des piles intermédiaires
Les efforts "de longue durée" appliqués à la semelle sont la charge
verticale (RLD) et les de«x moments "maximum" (ZLDX) et "minimum" (ZLDM)
obtenus en combinant les efforts horizontaux dans un sens, puis dans l'autre,
(cf. § 4.13.1 p. 45 la définition précise des "états")
RLD = QPIL + QREMB + QCP2 . KSEM
(QPIL et QREMB sont définis au § 4.9 p. 31 et KSEM au § 4.10.1 p.35).
ZLDX - [HSCP2 . HT + (HSCP3 + Sup(0,HPOUS) + |HJOIN| ) HPJ .KSEM
ZLDM . [ HSCP2 . HT + (HSCP3 + Inf (0,HPOUS) - |HJOIN| ) HP] .KSEM
Dans ces formules, on n'a pas fait intervenir l'effet des allongements
de travées, à l'inverse de ce qui se fera pour le calcul des éléments de struc-
ture en béton armé (§ 4.13, ^4.14 et 4.15), considérant que cet effet conduit à
une rotation des semelles qui n'affecte pas la portance du sol.
De même, pour les effets dus aux surcharges, on ne prend en compte
que les combinaisons d'actions ne comportant pas de variation de longueur des
travées. On ne retient donc comme action horizontale des surcharges que celle
du freinage (cf. § 4.5.1 p. 15).
Pour les piles vues, on n'étudie donc que les cas de charges
suivants! J - 1,4,7,11,15,19,27,32,37,42,44 et 46
Ce qui donne les efforts globaux :
R (N,J) = RLD + K . RSDR (N,J) . KSEM
j Zl (N,J) » ZLDX + K . HSUR (N,J) . HP . KSEM
1 Z2 (N,J) = ZLDM + K . HSUR (N,J) . HP . KSEM
posons Z (N,J) = Sup ( Zl (N,J)| , Z2 (N,J)| )
On obtient donc une série de couples "effort normal - moment" -
Pour la première vérification (K « 1,5) on compare la plus grande
i w i de
valeur absolue ^ z (N,J)
-K;-(- x a DSEM
—=—
Pour la seconde vérification (K = 1,5) et la troisième (K « 1), on
utilise les formules de la page précédente en prenant R » R (N,J) et Z = Z (N,J),
et l'on teste la plus grande valeur de PMAX ainsi obtenue.
[Link] - Vérifications des semelles des piles-culées
La logique et les discussions sont identiques, seuls changent les
efforts appliqués s
RLD : remplacer HREMB par (HT - HSEM) dans le calcul de QREMB et
QCP2 par (QCP2 + QDT)
ZLDX » [[Link] + (HSCP>Sup(0, HPOUS )+ |HJOIN| ).0,[Link]+ZCP2}^ KSEM

ZLDM = [Link]+(HSCP3+Inf(0,HPOUS)- (HJOIN ):0,[Link]+ZC?2+ ,D_..


L i i ' 1,00
Pour les surcharges, on retient les combinaisons d'actions
suivantes (sans allongement de travées) :

J = 1,3,5,7,9,11,13,15,17,19,23,26,29,32,35,38,41,44,45,47,49 et 51.

On procède donc aux vérifications avec les efforts suivants :

R (N,J) » RLD + K . RSUR (N,J) . KSEM


N,J)
Zl (N,J) = ZLDX + K . HSUR(N,J)
0,404. HT. 1 82ÇJ KSEM
1,O£

ZSUR(N.J)
HSUR(N,J) 1 8 ? CJ KSEM
1,0^

(N,J)
avec toujours Z(N,J) - Sup ( Z1(N,J) i Z2(N,J) )

4.12^3 - Semelles sur 2 files de pieux

Les files convergeant sur l'appareil d'appui (cf § 3.3.2), c'est en


ce point quô l'on définit les efforts exercés sur les pieux. Ces effets sont
la charge verticale et les actions horizontales "maximale" et "minimale" du
tablier, celles-ci étant affectées , en phases 3, 4 et 5 (pour tenir compte
d'une certairie butée des terres de remblai), d'un coefficient modérateur C
' HP
égal à r= pour les piles intermédiaires et à 0,404 pour les piles-culées.
(notations définies p.14).
Ainsi que nous l'avons vu en 4.10.2 (p.36), les surcharges qui
interviennent dans les combinaisons d'actions étudiées sont pondérées par

. , a) Efforts de charge permanente :


s
' •* ' - :\

"'• RLD : Même expression que pour les semelles superficielles

HLDX HCP2+C.(HCP3+Sup(0,HPOUS)+ HTEM I + HJOIN ) KSEM

HLDM HCP2+c.(HCP3+inf(o,Hpous)- |HTEM - HJOIN KSEM

b) Efforts globaux :

R (N,J) « RIO + 1,4 . RSUR (N,J) . KSEM

Hl (N,J) = HLDX + 1,4 . C . HSUR (N,J) . KSEM

H2 (N,J) - HLDM + 1,4 . C . HSUR (N,J) . KSEM

c) Vérification :

Posons H (N,J) = Sup ( |H1 (N,J)| H2 (N,J)

H (N,J)
Soit T<3 la plus grande valeur de
R (N,J)

Si tg <x i > TG, la fondation est stable. (Pour ex j, voir au bas


*l >
de la p.21).
. 42 .

Sinon, le programme recycle en prenant pour nouvelle valeur de la


largeur de semelle t DSEMP » D8EM. TG

pour nouvelle abscisse des files s x,P - x1 + r

et pour nouvelle Inclinaison des pieux s °<.P - Arctg ( ~ x tg ^.

4.12.4 - Semelles sur système hyperstatiqne de pieux

Lorsque nous avons calculé la flexibilité de telles semelles (p. ??),


la résolution du système était simplifiée par le fait que nous n'envisagions
comme forces extérieures qu'un effort horizontal et un moment. Par contre il
nous faut maintenant prendre en compte l'effort vertical. Les coefficients du
système des équations liant les composantes du déplacement et la rotation de
la semelle aux efforts extérieurs deviennent i
Tl =«2 PARI .cos«<l. sin2«x 1+ PAR 2 . cos ex 2 . sin2 ex 2 + PAR 3. cos <=* 3. sin2cx 3

T2 - 2 [PAR 1 . cos3<x 1 + PAR2 . cos3<x 2 + PAR 3. cos3» 3 1 si x, JE 0 ou ex, ^ 0

T2 - PAR 1 . cos3^ I + 2 [PAR 2 . cos3 ^ 2 + PAR 3 . cos3 ex 3 1 si x, = 0 et^cx, = 0

T3 - 2 [PAR I. x 2 .cos3ex 1 + PAR 2 . x 2 . cos3« 2 + PAR3. x 2 .cos3ex 3 1

T4 m 2 [ PAR 1. x 1 . cos2«x I .sin «< 1 + PAR 2. x [Link] 2 ^ 2 . sino< 2 + PAR 3. [Link]*[Link]*.3~|

Posons i

31 *> Tl 2T- (rotation sous moment)


Tl . T3 - T4

B2 = T4 (déplacement horizontal sous moment ou rotation


SOUS f rce horlzontale
TÎ - Tl T3 ° )
ITtTS
BJ - 5 (déplacement horizontal sous force horizontale)
. Tl . TJ - 0*

B4 » =£ ( déplacement vertical sous force verticale)

Appliquons ces résultats à nos chargements réels qui sont, en


pondérant les surcharges par 1,2 (cf. p. 36) «
R (N,J) » RLD + 1,2 . RSUR (N,J) . KSEM

Zl (N,J) . ZLDX + 1,2 . HSUR (N,J) . HP . KSËM

Z2 (N,J) - ZLDM -f 1,2 . HSUR (N,J) . HPT. KSÉM

Hl (N,J: = HLDX + 1,2 . HSUR (N,J) . Iff . KSEM


' HT
H2 (N,J - HDD1M+ 1,2 . HSUR (N,j) . HP .,KSEM
HT
- 43 -

avec s

RLD » même expression que pour semelles superficielles.


ZIDX m [Link] + HP(HCP3 + Sup(0,HPOUS) + | HJOIN KSEM

ZLDM - [[Link] + HP(HCP3 + Inf(0,HPOUS) - | HTEM| - | HJOIN


KSEM

HLDX = ("HCP2 + (HCP3 + SUp ([Link]) + | HTEM | + | HJOIN | )


HT
HLDM = |HCP2 j>+(HCP3 + inf ([Link]) - HTEM l-*I HJOIN | ) HP 1 KSEM
L 'mj
On aura donc les mouvements suivants
Déplacement vertical t DV (j) •» B4 . R (N,J)
Déplacement horizontal « DH1 (J) « B2 . Zl (N,J) + B3 . H1 (N,J)
DH2 (J) - B2 . Z2 (N,J) + B3 . H2 (N,J)

Rotation « ROTAI (j) » Bl . Zl (N,J) + B2 . H1 (N,j)

ROTA 2 (J)•- Bl . Z2 (N,J) + B2 . H2 (N,J)

On détermine alors les efforts dans les pieux,ils seront de la


forme Fab (j), a étant le numéro de la file et 11b l'indice se rapportant à
l'état de la pile (efforts "maxima" ou "minima ). On dédoublera donc les
formules suivantes en prenant b » 1 puis b « 2.
Les efforts dans les files 1 et 2 ont toujours la même expression t
Flb(-TÏ B DHb(j).[Link]<l + DV(j).Cos ex 1 + [Link](j).Coso< 1
FSb(j) m DHb(j).Slncx2.Cosoc2 + DV(j).Cos2<*2 4- [Link](J).Cos2cx 2
à) Cas de 4 files
F3b(J) - - DKb(j).[Link].l + DV(j).Coso<l - x
77
L3
\\ F4b(j) •• - DHb(j).SinCx2.Coscx2 + DV(j).Cos 2 cx2 - [Link](j).Cos2cx2
b) Cas de 5 files
/ / \ \ F3b(j) « DHb(j).Sino<[Link]<3 + DV(j).Cos2cx3 + [Link](j).Cos2CX3

= -DHb(j).Sincx2.Coscx2 + DV(j).Cos2cX2 - [Link](j).Cos2<X2


= -DHb(j).Sincy3.Coscx3 + DV(J).Cos2cx3 - [Link](J).Cos2cx 3
c) Cas de 6 files
F3b(j) : même expression que pour 5 files
\\\ F^b(J) - - DHb(j).Sin« [Link] « 1 + DV(j).Cos 2 c* 1 _ [Link](j).Cos2cx 1
\ \ \ P5b(J) = - DHb(j).Sino< [Link] <x 2 + DV(j).Co82cx 2 -[Link](j).Cos2cx 2
P6b(j) - - DHb(j).Sintx [Link] o< 3 + DV(j).Cos2cx 3 -[Link](j).Cos2c< 3

Si tous ces efforts sont positifs, la fondation convient. Sinon, il


y a au moins une file de pieux soumise à une traction. On augmente alors la
largeur de la semelle de 10 cm, l'abscisse des files extrêmes de 5 cm, et celle
des files intermédiaires proportionnellement à celle-ci, sans changer l'incli-
naison des pieux.
Comme pour les autres types de fondations, le programme recycle alors
en posant ITER = 3 (cf. Organigramme)
Cas particulier de_s_ piles-culées i
La logique et les calculs sont identiques, on remplacera seulement,
dans la détermination des efforts appliqués à la semelle, HP par 0,404 . HT .
4.12.5 - Stabilité des apjjuis sous: la^ jxmssée du:_ vent
Bien que nous l'ayons placée dans le chapitre "dimensionnement",
cette vérification n'en est pas un puisqu'elle ne conduit pas à une éventuelle
augmentation de la largeur de la semelle. Il s'agit en fait de vérifier que
sous la pression PVENT introduite au bordereau de données en carte 29 (cf.
bordereau des données commenté pièce 2), pression étendue à la surface totale
de l'appui, le diagramme des contraintes sous la semelle reste en deçà du
diagramme limite de rupture du sol, condition de stabilité de la pile.
Cette vérification étant du type "à la rupture", le programme pondère
PVENT par 1,5 (cf. § 4.12.2 p. 38)
Cette vérification ne s'adresse qu'aux appuis sur semelle superficielle.

DSEM Le moment total M(somme des


produits de la poussée sur la face
de chaque élément d'appui par le
bras de levier de celui-ci) étant
évalué par rapport au centre de la
base de la semelle, on doit avoir '.
M < P DSEM
3
C'est-à-dire que l'excentre-
ment =• doit être compris dans les
2/3 centraux de la largeur de la
semelle.
La seule suite que le programme donne à ce calcul est l'impression, s'il
y a lieu, d'un message d'avertissement (cf. § 0.4.7 p. 4 «t note de calcul com-
mentée p. 8).
Si un tel message apparaît, il appartient aux constructeurs de prendre
les mesures nécessaires (par exemple lester la pile par un remblayement anticipé,
ou l'étayer, plutôt que d'élargir la semelle.
.45.

J4.13 - Calcul des efforts dans les semelles superficielles

4.13.1 - Efforts appliqués aux semelles (autres que la réaction du


sol ou des pieux) •
Pour calculer ces efforts, on admet (cf. 4.11,1 et [Link]) que le
tablier peut transmettre à une pile deux systèmes d'efforts horizontaux de
sens opposés. Par convention de signe, nous parlerons d'efforts "positifs"
ou "négatifs" suivant leur sens d'action. On remarquera que l'effort engendré
par les variations de température ainsi que là poussée différentielle des
joints peuvent changer de sens, donc de signe - Par contre, la poussée des
terres sur une pile-culée donnée a un sens, donc un signe, bien définis, quand
elle est mobilisée; sinon elle est nulle.
Nota : à la différence du dimensionnement des semelles (cf. § [Link]
p. 40 ), on ne néglige plus à partir d'ici les effets des allongements de travées.
On appelle "état" le fait .pour une pile d'être soumise à l'un des
systèmes d'efforts horizontaux résultant de la combinaison des actions horizon-
tales élémentaires. En pratique nous ne retiendrons que les deux combinaisons
enveloppes. Une pile peut donc se trouver dans deux états différents? chacun de
ces deux états correspondant respectivement au maximum d'effort horizontal dans
un sens ou dans l'autre.
a) - Piles intermédiaires

- En phase 2 :
Charge verticale '. R2 * QPIL + RCP2 . KSEM
Moment en état 1 : M21 = (HCP2 + HTEM | ) . HT. KSEM
Moment en état ? : M22= (HCP2 - I HTEM I ) . HT. KSEM
- En phase 3 •
R3 - R2 + QREMB + RCP3 . KSEM
M31 = [HCP2 . HT + (HCP3 + |HTEM | +|HJOINJ + .Sup (0,HPOUS)).Hp] KSEM
M32 m [HCP2 . HT + (HCP3. - |HTEM | - |HJOIN|+ Inf (0,HPOUS)).HP] KSEM

En phase 4 :
R4 (J) « R3 + 1,2 . RSUR (N,J) . KSEM
M41(J) - M31 + 1,2 . HSUR (N,J) . HP . KSEM
N étant l'indice de
l'appui
M42(J) « M32 + 1,2 . HSUR (N,J) . HP . KSEM J celui de la combi-
naison d'actions
- En phase 5 '
R5 (J) » Mêmes expressions qu'en phase 4, en remplaçant
M51(J) = 1,2 par 1,5
M52(J) =
b) Piles-culées

Par rapport aux formules précédentes, on a les changements suivants s

M2i « [(HCP2 + | HTEM| ) HT + ZCP2] KSEM


M22 - [(HCP2 - | HTEM | ) HT + ZCP2] KSEM

R3 - R2 + QREMB + (RCP3 + QPT) KSEM


r ZCP3"|
M31 = [[Link]+ (HGP3 + JHTEM|+| HJOII^S Up(o,HPOUS) ) .0, [Link] +ZCP2 + KSEM

M32 - môme expression avec - iHTEMl , - IHJOIN I et + Inf (0,HPOUS) -

M41 = M31 + 1,2 HSUR (N,J) . 0,[Link] + g ' KSEM


M42 - mène expression avec M32 au lieu de M31.

4.13.2 - Coefficient de minoration t

Les efforts définis ci-dessus contiennent les coefficients de majo-


ration KSEM. Ils permettent de déterminer les pressions maximales et moyennes,
et on appellera diagrammes "majorés" les diagrammes résultant de tels efforts.
Par contre pour obtenir les efforts permettant de calculer les pressions mini-
males et de déterminer les diagrammes correspondants dits "minorés", on reinplace,
dans ces expressions, KSEM par 2 - KSEM, ce qui revient bien à prendre un coef-
ficient de minoration de la forme 1 - £ (Voir p. 35 , où KSEM = 1 + £ ).
4.13.3 - Principe du calcul des efforts Internes *
Le programme détermine, dans une série de sections choisies, l'effort
tranchant maximum et les moments extrêmes donnant une traction sur les armatures
Inférieures (moments positifs) et supérieures (moments négatifs) de cnaque
semelle.
a) On calcule ces efforts par mètre de largeur de section en sommant
les effets des forces extérieures qui sont : la réaction du sol, le poids de
la semelle et des terres de remblai, et la charge, supposée ponctuelle, des
fûts. L'hypothèse de la charge ponctuelle n'est en fait utilisée que pour la
détermination des pressions sur le sol de fondation : les sections dans
lesquelles on calcule les efforts Internes sont en effet disposées au nu
des fûts ou de la nervure, comme on le verra plus loin.
Le poids de la semelle et du remblai est une charge uniformément
répartie; la charge d'un fût est obtenue en divisant par le nombre de fûts la
somme du poids des éléments d'appui situés au-dessus de la semelle, et des
charges du tablier multipliées par les coefficients définis § 4.10.1 p. 35 ou
§ 4.13.2 p. 46.
.47.

Les efforts dans les semelles dépendront donc principalement des


diagrammes de pression du sol.
La pression moyenne p*, (rapport de la charge verticale totale à
la surface de la semelle) est indépendante des efforts horizontaux en tête de
la pile, et par conséquent de l'état dans laquelle celle-ci se trouve.

b) On recherche alors :
bl - Pour chacune des phases 2 et 3 s
- la pression moyenne pjm sous effort s" majorés" (§4.13.2 p. 46)
et pour chaque état (cf définition § 4.13.1 p. 45 ) î
- la pression maximale pjmax sous efforts"majorés" et pjmln
correspondante (voir figure à la page suivante).
- la pression minimale Pnmln (°u la distance X sur laquelle elle
est nulle), sous efforts"minorés1; et Pnmax correspondante.
b2 - Pour chacune des phases 4 et 5» et sous les différents cas de
surcharges s
- la plus grande des pressions moyennes obtenues sous efforts
"majorés'] que nous noterons pjm.
et pour chaque état :
- la plus grande pression maximale pjmax 8OUS efforts"majorés"et
la pression minimale correspondante Pjmin«
- la plus petite pression minimale ^runin sous «fforts"minorés"(ou
la plus grande distance X sur laquelle elle est nulle) et la
pression maximale correspondante Pnmax-
Pour ces deux phases, le programme note les numéros des combinaisons
d'actions déterminantes.
En définitive, on obtient ainsi quatre valeurs de la pression moyenne
(4 phases), et seize couples pression maximale - pression minimale (soit seize
diagrammes : 4 phases x 2 états x majoration ou minoration).
4.13.4 - Efforts dans les sections parallèles à la ligne d'appui
Les efforts"majorés"et"minorés"définis en 4.13.2 permettent, en ap-
pliquant les formules données en [Link] (p.38) de déterminer les deux types
de diagrammes ci-après, (diagrammes "majorés" et "minorés", en pointillé), à
partir desquels on obtient les diagrammes de calcul permettant de calculer les
efforts tranchants et les moments dans quatre sections de part et d'autre du
fût (ou de la nervure), en faisant intervenir le coefficient CIR d'irrégularité
du sol de fondation.
Cette méthode suppose les efforts uniformément répartis le long de
la semelle, ce qui pourra généralement être admis. Toutefois pour une semelle
non nervurée à fûts multiples espacés, sa souplesse, tant à la flexion longi-
tudinale (parallèlement à la ligne d'appui) qu'à la torsion, entraînera une
concentration des efforts au voisinage des fûts. On évitera cet inconvénient
en raidissant la semelle par une nervure et éventuellement en rapprochant les
fûts. Un tel cas pourrait toutefois être pris en compte par le programme en
majorant la valeur de CIR.
-48-

Coupe par un plan perpendiculaire


à la ligne d'appui

pjmin CIR

Diagrammes de calcul

Les efforts sont calculés pour les sections I à 4 à partir du


diagramme de calcul résultant du diagramme"majoré"par multiplication par
CIR, et pour les sections 5 à 8 à partir du diagramme de calcul résultant
du diagramme"minoré"par multiplication par (2 -CXR).

Remarque : Les deux "diagrammes de calcul"ainsi obtenus représentent les


hypothèses haute et basse sur la répartition des pressions sur le sol. Pour le
calcul des efforts dans les semelles, le programme leur retranche le
diagramme des pressions ps dues au remblai HREMB et au poids propre de la semelle
(représenté en hachures verticales sur le schéma. On voit sur cet exemple que
les sections 1 et 5 sont soumises à des moments respectivement positif et
négatif, symbolisés par des flèches).

^.13-5 - Efforts dans les sections perpendiculaires à la ligne d'appui.


Les diagrammes permettant de déterminer ces efforts ne sont plus,
comme précédemment, obtenus en associant deux pressions, une maximale et une
minimale :
a) A priori, ils ne sont-fonction que d'une seule pression. La pression
unique à considérer peut être soit pm si l'on considère que la
semelle présente une grande rigidité transversale (c'est-à-dire
dans un plan-perpendiculaire à la ligne d'appui); soit une pression
extrême si l'on considère au contraire que chaque fibre longitudi-
nale (c'est-à-dire parallèle à la ligne d'appui) est peu liée aux
fibres voisines.
b) A priori également, la forme des diagrammes doit être rectan-
gulaire puisqu'on ne prend pas en compte de moment dans ce
sens.
Toutefois, pour tenir compte d'une hétérogénéité possible du sol,
nous allons moduler cette pression unique pour obtenir les diagrammes suivants ••
[Link] - Cas particulier des semelles isolées :

efforts sont calculés par le programme, comme ci-dessus, dans 4


sections de chaque côté du fût et en envisageant successivement les 2 diagrammes
suivants :
Coupe par un plan parallèle
à la ligne d'appui

A
PS
T

CIR x pnmin
djagramm<2_1 diagramme 2

Remarque 1 •• Ces diagrammes étant linéaires de part et autre du milieu et


chacun ne dépendant que d'une seule pression, on effectue le calcul avec la
plus petite pression minimale (associée au diagramme 1), puis la plus grande
pression maximale (associée au diagramme 2) . Il est facile de constater que
les autres diagrammes envisageables sont moins défavorables.
Remarque 2 : Si pnmin - 0 (cf. p.38 § [Link]), le diagramme des pressions
sur le sol devient nul. On calcule cionc la semelle dans l'hypothèse où elle
serait suspendue totalement à la pile. C'est là une hypothèse manifestement
pessimiste que nous ne conserverons pas pour les autres types de semelles.
axe
[Link] - Consoles extrêmes longitudinal
de l'ouvrage
On admet que la pression est B
uniforme sous cette console de longueur B
et qu'elle peut prendre les 2 valeurs limites
suivantes :
VUE EN PLAN
.50.

- limite inférieure s (2 - CIR) ^min valeur "minorée"


(conduisant au moment de console négatif)
- limite supérieure : Si B *£ A : CIR x pjmax ) valcurs
...!„.-«.•,,„0,1,«-*8
.«"
(conduisant au B > 2A * CIR x pjm ) ^J **
moment de console A<B < 2A : interpolation linéaire entre les 2 valeurs
positif) précédentes
Si la semelle présente un fort débord (B 3» A), on admet en effet qu'il
se produit une certaine répartition transversale.
Le programme calcule dans ces hypothèses les moments et l'effort
tranchant dans deux sections : au nu de la nervure et au nu du fût.
Remarque s analogue à la remarque du § 4.13.4 p. 48

[Link] •!• Semelle d^un £PP^iJjj_2__cpjLonnes ou 2 fûts


a) Moment Positif en milieu de semelle
Le moment obtenu avec le diagramme
ci-contre sera toujours inférieur au moment
de console positif calculé par les hypothèses
du § [Link]
pjm (2-CIR)
On pourra admettre que le moment
positif est constant sur toute la longueur
de la semelle et égal au moment de console
positif .Le programme se contente de re- pjm
produire cette valeur calculée au § [Link].
R
b) Moment négatif en milieu de semelle
Le programme calcule le moment
négatif au milieu de la semelle d'après
le diagramme ci-contre.
Par simplification, on pourra
supposer que la courbe de variation du
moment est une parabole du second degré
qui se raccorde au moment de console
négatif (calculé au § [Link]) selon
le schéma ci-contre.
Nota lî R est déterminé par le programme moment de console
dans les mêmes conditions que pjm, c'est- négatif
à-dire en tenant compte du coefficient de -parabole
majoration des surcharges provenant du moment 'maximum
tablier (KSEM). calculé à partir du diagramme ci-dessus
Nota 2 ; Comme Indiqué au § 4.13.3, la charge des fûts est supposée ponctuelle,
et agissant au centre du fût. Ceci peut parfaitement être admis pour des colon-
nes, et donne des résultats acceptables pour des voiles quand l'entraxe (ESPfUB)
est supérieur à deux fois leur longueur (LFUTB). Pour des voiles plus rapprochés,
les résultats fournis par le programme pourront être surabondants.
- 51 -

Efforts tranchants •.
Le programme calcule l'effort tranchant -•
- au nu extérieur de la colonne à partir des diagrammes de pression
envisagés au § [Link].
- au nu intérieur de la colonne à partir du diagramme envisagé ci-
dessus pour le moment négatif en milieu de semelle ( § [Link], b).
[Link]. - Semelles d'un appui à plus de deux colonnes ou fûts

a) Principe '.
w
Les diagrammes simplifiés admis pour les semelles superficielles
Isolées ou à deux colonnes (§ [Link] à [Link]) peuvent conduire dans ce
cas à des résultats excessifs. Aussi avons nous imaginé une méthode de calcul
originale pour ces semelles de grande longueur.
Le principe de la méthode consiste à garantir la semelle contre la
présence éventuelle dans le sol, d'une zone de faible portance constituant un
"défaut". L'importance de ce défaut est à apprécier par le projeteur et à
introduire en bordereau de données (donnée CIR = coefficient d'irrégularité
du sol, carte 19 )
b) Hypothèses :
Les efforts sont calculés dans la semelle sous les combinaisons
d'actions suivantes :
bj) Colonnes : elles transmettent à la semelle des actions concentrées égales,
tenant compte des coefficients de majoration pour excentrement KSEM (cf § 4.10.1)
poids des terres et de la semelle : ces charges, non pondérées, sont supposées!
uniformément réparties .
réaction du sol : le diagramme de départ est la pression moyenne majorée Pjm;
les diagrammes de calcul sont obtenus comme suit : on dispose en un point quel-
conque de la semelle le défaut de portance du sol, qui a les caractéristiques
suivantes :
^L
- sa longueur est constante et fixée par le programme à 2 m. Il affecte
la semelle sur toute sa largeur.
- la pression y est constante (diagramme rectangulaire) et égale à
(2 - CIR) Jm'
P,
Par le choix de la donnée CIR, le
Pression dans projeteur peut donc influencer la
le défaut
"profondeur" du défaut. (Le second
paramètre - longueur du défaut -
étant fixé à l'intérieur du programme
pour simplifier le bordereau de données).
CIR

* Valeur choisie comme étant à l'échelle d'un appui de pont courant


- dans les deux zones de part et d'autre du défaut, il en résulte
une nouvelle pression (pi), qui est modulée linéairement dans la plus grande
des deux zones pour rétablir l'équilibre des moments.

T
poids de la
semelle et
du remblai

,(2-CIR)pjm

pression moyenne majorée pjm

nouvelle pression p-|


modulation de la pression

c) Méthode de calcul

Sous ces hypothèses, le programme calcule pour chacune des phases


(2, 3, 4 et 5), les enveloppes des efforts dans la semelle quand le défaut
se déplace d'une extrémité à l'autre de la semelle (par pas de 0,50 m), puis
fournit les moments extrêmes et l'effort tranchant maximum dans les sections
étudiées.
Dans le cas particulier où CIR = 1, le défaut disparaît, et les
diagrammes de pression sont uniformes. La recherche des efforts extrêmes se
fait alors uniquement entre les quatre séries de valeurs correspondant aux
quatre phases.

d) Résultats

Les résultats sont fournis pour la moitié de la semelle (par raison


de symétrie) pour des sections situées entre nus intérieurs des fûts ou colonnes
Chaque intervalle entre nus de deux fûts consécutifs est partagé en 10 parties
égales, soient 11 sections étudiées par intervalle.
On évite ainsi les pointes d'efforts qui résulteraient du calcul
au droit des charges concentrées des colonnes.

e) Utilisation des résultats

- L'allure des variations du moment le long de la semelle conduira


le projeteur à choisir un ferraillage uniforme, ou au contraire des chapeaux
correspondant aux pointes de moments.

- dans certaines sections, il devra le cas échéant substituer aux


résultats du calcul un moment plancher conduisant à un ferraillage plancher.

- les résultats ne sont fournis qu'entre les colonnes extrêmes.


Pour les consoles d'extrémités, le calcul est effectué par le programme
comme indiqué au § [Link]. Dans le cas où le projeteur envisage d'arrêter
des'aciers au niveau des colonnes extrêmes (renforcement des aciers de la
console par exemple), il convient d'assurer un ancrage effectif de ces fers
non seulement dans la section d'étude (nu de la colonne ou de la nervure),
mais légèrement au delà (par exemple jusqu'au milieu de la colonne pour un
appui à colonnes multiples)

A ce sujet, nous attirons l'attention des projeteurs sur l'intérêt


qu'il y a à prolonger la nervure jusqu'à l'extrémité de la semelle. Cela
permet de ferrailler la console non comme une section rectangulaire, mais
comme une section en T. Il en résulte, surtout si le débord de la semelle
est important, une notable économie d'acier.

(•s - Les résultats sont fournis par mètre de largeur de semelle.


(\ Pour la prise en compte d'une nervure il convient donc de multiplier le
(\ résultat par DSEM pour obtenir l'effort appliqué à l'ensemble de la section.

J 4.14 - Calcul des efforts dans les semelles sur pieux j

4.14.1 - Efforts extérieurs appliqués à la semelle


A la base de la semelle, ces efforts sont de trois genres :
~ charges verticales
- efforts horizontaux
- moments d'axe horizontal
Les charges verticales et les moments ont même expression que pour
les semelles superficielles. Quant aux efforts horizontaux (qui n'étaient pas
donnés au § 4.13 car leur calcul n'était pas nécessaire), ils valent :

a) Piles intermédiaires
- En phase 2 : H 21 - (HCP2 + IHEEM | ) KSEM
H 22 - (HCP2 - |HTEM j ) KSEM

- En phase 3 -• H31 - \UCP2 +(HCP> | HTEM | +| HJOIN|+Sup(0,HPOUS))~l KSEM

r I . up i
H32 = HCP2 + (HCP> HTEM - HJOIN +Inf (0 ,HPOUS ) )~ KSEM
L ' I ni J

- En phase 4 : H4l = H31 + 1,2 . HSUR (N,J) . ^ . KSEM


HT
HP
H42 = H52 + 1,2 . HSUR (N,J) .
ni
•-£ . KSEM

- En phase 5 : mêmes expressions en remplaçant 1,2 par 1,5.

b) Piles-culées
HP
Mêmes expressions en remplaçant r=r
ni
par 0,404.

4.14.2 - Hypothèses préliminaires


- Les pieux sont supposés ponctuels (leurs dimensions ne sont d'ail-
leurs pas prévues au bordereau des données). Cette hypothèse ne conduit qu'à
une majoration légère des moments positifs dans les semelles.

- On ne prend en compte que la composante verticale de la réaction


des pieux.

- A l'intérieur des semelles, la zone d'influence en plan d'un pieu


est limitée, à partir du centre de celui-ci par d*ux droites faisant un angle
de 45° avec la ligne d'appui (voir figure ci-après p 56).
-55 -

4.14.3 - Principe du calcul des efforts dans les semelles


Ainsi qu'il a été dit paragraphe 4.2.2 , les efforts ne sont cal-
culés que dans des sections longitudinales, c'est-à-dire parallèles à la
ligne d'appui.
Ces efforts résultent de la superposition des efforts produits par
les actions suivantes :
- Une charge uniformément répartie représentant le poids propre de
la semelle , en phase 2, auquel s'ajoute en phases 3,4 et 5, celui des terres
de remblai situées au-dessus.
- Des charges ponctuelles appliquées à la base de la semelle, qui sont
les composantes verticales de la réaction des pieux. Ces dernières sont calculées
comme suit *
a) Cas de 2 files de pieux ••
Si Q désigne la charge verticale au niveau inférieur de la semelle et
M le moment appliqué à celle-ci, la réaction^ verticale de la file de pieux
définie par 1'abscisse x est égale à Q/2 + «g~ , M et x étant normalement donnés
sous forme algébrique.
En pratique, x est défini au bordereau de
données par une valeur toujours positive désignée
par x (I), et le programme, après avoir déterminé
les valeurs ~ - x t /-•> relatives aux différents
cas de charge .sélectionne les valeurs extrêmes •-
on obtient ainsi les réactions maximale et mini-
male sur les deux filesde pieux de l'appui consi-
déré. Rappelons que le programme ne traite que le
cas de deux files de pieux symétriques par rapport
au plan vertical contenant la ligne d'appuis.
b) Cas de 4 files ou plus :
Le système hyperstatique se résoud, à partir des efforts extérieurs
définis en 4.14.1, à l'aide des formules-du paragraphe '.12,4jl suffit alors
pour obtenir les composantes verticales de multiplier la valeur trouvée pour
une file par le cosinus de l'angle d'incltnaison de son plan sur la verticale.
Nota t la réaction d'un pieu est normalement prise égale à celle de la file
divisée par le nombre de pieux, puisqu'il est tenu compte de l'inégalité de
répartition transversale au niveau de la détermination des efforts extérieurs.
Remarque s Dans le cas des semelles superficielles, pour chacune des phases 4
et 5 et pour chaque état, on a comparé les diagrammes de réaction du sol obtenu^
pour les différents cas de surcharges et retenu ceux comportant les pressions
extrêmes. Les efforts .extrêmesdans les quatre sections situées d'un même côté
du fût ne sont finalement obtenus pour chaque état de chaque phase, qu'à partir
d'un seul diagramme. Cette méthode est parfaitement justifiée pour les efforts
maximaux, en raison du plafonnement du diagramme sur le tiers de la largeur de
la semelle, et admissible pour les efforts minimaux.
*••/*••
- 56 -

Par analogie avec la remarque précédente, lorsque la fondation


comporte deux files de pieux, on pourra, dans le calcul des efforts
internes des semelles, ne retenir, pour chaque état de chaque phase, que les
efforts extrêmes dans les pieux.
Par contre pour les semelles reposant sur quatre à six files de pieux,
il est nécessaire de calculer les efforts dans ces semelles pour cjaacun des cas
de charges envisagés. : bord de la semelle
4.14.4 - Modalités de calcul jv /
°.\
Fût ou rhervure .' • • N
[Link] - Cas de 2 files de pieux
i •.'/ 9t(f>P
Soit DP la distance d'une file de pieux au nu
du fût (ou de la nervure). Deux cas sont possibles selon
n
les valeurs respectives de DP et de l'espacement des 'S -3
\ls CL
pieux ESPIEU (donnée du bordereau). .
Ss .
1/1
LJ
. . -\
.\
a) DP < ESPIEU /2 (schéma 1)
."• I . . x
Dans la zone d'influence d'un pieu (ombrée) .'."•./•
(cf. § 4.14.2), le moment par unité de longueur dû à
'•/
la réaction verticale HP de ce pieu est constant, et

w
égal à RP/2, On y ajoute le moment par unité de lon-
gueur dû au poids propre (semelle et remblai), s'ap-
pliquant sur une longueur ESPIEU -
© • ' •. • .\
Les efforts globaux sont calculés au nu du
fût ou de la nervure.
b) DP > ESPIEIT / 2 (schéma 2) :'•:(• \.
On applique à toute la longueur de la semelle '.v/\_
le
la réaction de la file de pieux et le poids de la semelle ' .
• . /
• s
s
et des terres.
'•\
: • • -\
Les efforts sont calculés t • '•••In
. . 12J
'• '. .s 's Pieu
- au nu du fût (ou de la nervure) incliné
- à la Jonction des zones d'influence
© : : >B Pieu
[Link] - - - - • '/ vertical
' '.' s
2 dispositions peuvent se rencontrer : .. :<•-\
- . -\
A) Les files situées d'un même côté du fût ont même
abscisse (l'une des files est obligatoirement inclinée).
). '//:/ 3
' •s UJ
On admet que les pieux sont tous équidistants, les deuxt '\. CL
files étant ici considérées globalement. Dans ce cas, • -v ui
UJ
c'est la distance entre deux pieux voisins qui est à • •• "Vi
porter au bordereau des données pour définir, pour cha- .DPVT
_____
cune des deux files, l'espacement entre pieux (donnée
"(N;
; Isa ;
5l
^
-57 -

a) DP < ESPIEU/2
Calcul identique à celui effectué pour deux files. La force d'un
pieu sera prise égale à celle d'un pieu de la file:
- la plus sollicitée pour la recherche des efforts maximaux ;
- la moins sollicitée pour la recherche des efforts minimaux.
b) DP > ESPIEU /2 (schéma 3 ci-contre)
Calcul analogue à celui effectué pour deux files.
On considère successivement les sections de semelles au droit du
fût (Si) et au droit de la jonction des zones d'influence des pieux (82) .
Pour S^, on fait l'hypothèse que les efforts internes y sont uniformément
répartis (sur toute la longueur), et on les détermine pour l'ensemble de
la sérielle, en ajoutant les effets des pieux et des charges verticales
réparties - Pour 82, on procède comme en [Link] a), en additionnant les
moments par unité de longueur de la zone d'action d'un pieu produits respec-
tivement par le pieu et par les charges verticales réparties.
Comme précédemment, la force d'un pieu sera prise égale à celle
d'un pieu de la file s
- la plus sollicitée pour la recherche des efforts maximaux ;
- la moins sollicitée pour la recherche des efforts minimaux.
B) Les deux files situées d'un même coté du -fût ont des abscisses différentes
On calcule les efforts :
- au droit du nu du fût (somme des
efforts divisée par la longueur de
la semelle)
- au droit de la file intérieure et à
la jonction des zones d'influence des
pieux de la file extrême si cette
Jonction a lieu à l'extérieur de la file intérieure. Ce calcul
est identique à celui effectué pour 2 files.
[Link] - ^as de 5_files de pieux
Cas Identique au précédent (la 5 ème file est en effet placée au
droit du fût).
- 58 -

[Link] - Cas de 6 files de pieux

2 dispositions sont envisagées •-


A) Les têtes de 2 files ont même abscisse
Calcul analogue à celui de la disposition B pour 4 files.
B) Les files ojit des abscisses différentes
On calcule les efforts s
- au droit du nu du fût;
- au droit des files 1 et 2 et à la Jonction des zones d'influence
de la file 3 si cette Jonction a lieu à l'extérieur de la file 2.
Remarque î quelle que soit la disposition constrùctive, on divise les efforts
ainsi déterminés par la longueur de la section dans laquelle on les a calculés
pour obtenir les efforts par imité de longueur de la semelle, comme cela a été
fait en ([Link] - a)

! 4.15 - Calcul des efforts dans les fûts

4.15.1 - Principe
Les efforts sont calculés dans une série de sections choisies de
façon à ce que l'on puisse disposer correctement les armatures nécessaires.
Les sections sont, d'une manière générale :
1 - La base de la nervure
2 - La base du fût
3 - La section située au tiers inférieur du fût
4 - La section située au tiers supérieur du fût
5 - Le sommet du fût
- 59 -

Ces sections mont soumises à la flexion composée : les contraintes


ne sont pas proportionnelles aux efforts appliqués. Le calcul automatique de
ces contraintes sera mis en service ulté[Link] cette attente, disposant
N grâce au programme de quatre couples de
valeurs (M,N) qui définissent dans un plan
de coordonnées M,N les quatre points ex-
trêmes parallèlement aux axes de coordon-
nées du domaine de variation simultanée
de M et N, on peut admettre que les
frontières de ce domaine sont constituées
par quatre quarts d'ellipses (méthode
générale déjà employée dans le dossier
PIPO 66, pièce 4.6.2 § 1.4, 2.1 et 2.2).
M

4.15.2 - Calcul des efforts dans les piles Intermédiaires


[Link] - Généralités

N'étant pas fournies au bordereau des données, les dimensions des


sections intermédiaires du fût sont calculées, par les formules »

Largeur : D « DPUS + k (DPUB-DRJS)


Longueur! L = LEUS + k (LFDB - LFOS)
1 2
avec k =• •= (tiers supérieur) et — (tiers inférieur)

On appelle, d'autre part, HSEC la distance du sommet de l'appui à


la section où l'on calcule les efforts (si la section considérée est à plus
d'un mètre au-dessous du niveau final du terrain, on prend HSEC = HP pour les
phases 3, 4 et 5J voir § 4.4.4, page 14).
[Link] - Calcul de l'effort normal

Cet effort -normal, au niveau de la section considérée, comprend la


charge du tablier et le poids propre PSUP de la partie de l'appui située au
dessus d'elle :
PSUP = QCHEV+2,5. ,[Link]([Link].IJ5US+2.D.L.+[Link]+[Link] )

1 pour une section rectangulaire


avec AUX -
JL pour une section circulaire (ou él-
^ liptique).
(Dans cette expression, 2,5 est la densité du béton armé).
- 6Q<: -
Les charges du tablier sont celles qui ont été définies pour le
calcul des efforts dans les semelles :
En phase 2 : R2 - RCP2 . KSEM
" ^ : R3 » R2 -i- RCP3 . KSEM
w
4 : R4 = R3 + 1,2 . RSUR (N,J) . KSEM
" 5 : R5 - R3 +.1,5 • RSDR (N,J) . KSEM
[Link] - Calcul du moment

Ce moment résulte de la superposition du moment engendré par l'effort


horizontal en tête de l'appui et de celui dû à l1 exe entrement de la charge du
tablier après déplacement de la tête de l'appui .(terme du 2° ordre).
a) En phase 2 :
- Etat 1 : M21 - [(HCP2 + |HTEM| ). HSEC + RCP2 (DCP2 + |DTEM ). -_J|§£-~] . KSEM

- Etat 2 : M22 = même expression avec - | HTEM | et - | DTEM |


b) En phase 3 ••
- Etat 1 s M31 - M21 + KHCP3 + |HJOIN|+ Sup (0,HPOUS)) HSEC + RCP3 (DCP2+DCP3 +
|WOIK|+ Sup (0,DPOUS )) HCH^HBn. ] KSEM

- Etat 2 t M32 = même expression avec M22, - (BJOINJ, Inf (0,HPOUS) etc....
c ) En phase 4 :
- Etat 1 * M41 = M31 4- 1,2 . flSUR (N,J) . HSEC -f RSUR (N,j) .

(DCP2 + DCP3 + |DJOIN|+ SUP ([Link]) + DSUR (N,J))] KSEM


- Etat 2 î M42 = mime expression avec M32, - (DJOINJ, Inf (0,DPOUS)
d) En phase 5
_ Etat
- Etat :i mêmes expressions qu'en phase 4, avec 1,5 au lieu de 1,2.

4.15.3 - Cas particulier des piles culées


D'une manière générale, les expressions sont identiques - On note
seulement les changements suivants :
[Link] - Effort normal

On remplace RCP3 par RCP3 + QDT


- 6l -

[Link] - Moment

On remplace, quelle que soit la section considérée, HSEC par 0,[Link]


en phases 3, 4 et 5 et on rajoute les moments suivants :

- en phase 2 : ZCP2 . KSEM

- en phase 3 :

(N J)
- en phase 4 : 1,2 . ' ,.KSEM

- en phase 5 ' 1.5 . ^g^ (N'J) .KSEM


(voir l'expression de ces moments page 34).

[Link] - Afin de pouvoir Stre utilisés directement pour la consultation des


abaques de flexion composée du dossier PP 64, ces efforts sont divisés par
le nombre de fûts (section circulaires ou elliptiques) ou par le produit
nombre de fûts - longueur de la section considérée (sections rectangulaires)
on obtient ainsi les couples (M,N) s'exerçant sur chaque fût, en cas de fûts
circulaires, et par mètre linéaire de fût, en cas de fûts rectangulaires.

\
i

II est rappelé que les efforts obtenus par le calcul automatique,


et les ferraillages qui en résultent doivent dans certains cas particuliers
être complétés ou corrigés manuellement (cf notamment indications mises en
évidence dans le Préambule pages 2 à 4)
ORGANIGRAMME GENERAL

i
LECTURE DES DONNEES
IMPRESSION DE LA PAGE DE]
GARDE ET DES DONNEES

Numéro de l'appui .. N= 1
considéré N = N+ 1
Sous-programme de calcul des charges et surcharges
exercées su» les jriles-culées et les piles intermé- S UPC ou SUPIL
diaires. Il détermine et r é p e r t o r i e 5 6 cas pour suivant n* de la pile
les piles et 52 pour les pi lès-culées.
..LNEO(N)= 0
.. LSEM(N)= 0
LFUT(N)r 0

Test sur le type de l'appareil


d'appui

Première partie du sous-programme de calcul de la OUI


" f l e x i b i l i t é " des appareils d'appui en élastomère
(FETNEO). Elle effectue en fait la vérification,
sous charges réelles, des plaques d'élastomère en FLENEO 1' D
ce qui concerne leur surface (compression) et leur
épaisseur ( r o t a t i o n ) .

MPC = Nombre de piles calcul

oui
ITER : variable logique qui détermine la séquence NTOU = Compte - tours NTOU = 0
de calcul en fonction des modifications .ITER = 1
de dimensionnement constatées
(voir plus loin) NTOU = NTOU
- Au départ ITER : 1, le programme
calcule alors toutes les flexibi-
lités ' Arrêt avec message : le nombre
d'itérationsau stade du dinen-
- Si, à la sortie de OINEO, l'épaisseur sionnement étant trop é l e v é ,
d'au moins un des appareils d'anpuis ce travail est abandonné
se révèle insuffisante, il pose
ITER = 2 et recycle
- Si, à la sortie de niSEP, la largeur
d'une au moins des semelles se révè-
le insuffisante, il pose ITEP = 3
et recycle
Si ITER = 3, on ne recalcule que la f l e x i b i l i t é
de la (ou des) semelle (s) dont la largeur s ' e s t
révélée insuffisante et a dû par la suite être
modifiée (sans calculer à nouveau la f l e x i b i l i t é
du fût et de l'élastomère).

Cette seconde partie de sous-programme de calcul


de la f l e x i b i l i t é ^ d e s appareils d ' a p p u i s détermine
la distorsionde lelastomèresous un e f f o r t unité
appliqué à chaque appareil d'appui

Si ITER = 2, on ne recalcule que la f l e x i b i l i t é du


(ou des) appareil (s) d'appui dont l'épaisseur s'est
révélée insuffisante et à dû par suite être modifiée
(sans calculer à nouveau la flexibilité du fût et de
la semelle.

Sous-proaramme de calcul de la _f_j_éxibi 1 ité des


fûts, c ' e s t - à - d i r e de l'ensemble chevètre-fût-
nervure, sous un effort unité appliqué en tête.
FLEFUT
non

LSEM(NKoui
Sous-proqramme de calcul de la flexibilité des =0
senelles, superficielles ou munies de pieux,
c'est-à-dire leur déplacement horizontal (dans FLESEM
le cas des fondations sur pieux) et de leur
rotation sous effort unité. non

0 pour ITER = 1
LNEO(N) si ITER = 2
LSENKN) si ITER = 3

Sous-programme de calcul de la flexibilité des piles


II fait la somme des résultats des trois sous- FLEPIL
programmes précédents. non

non

Etude des cas unitaires (déplacement des appuis


sous diverses sollicitations-types (allongement
unitaire du tablipr. freinage de 1 t, etc...)

,, _ N=N+ 1
1 r ~^^~

Etude des cas de charge 1 et surcharge!réels.

non

Blocage éventuel par l ' u t i l i s a t e u r du dimension-


nement de l'élastomère (don noe IHNEO du bordereau,
carte 3)

•YPAP(N)> o u i
=1
Djmensionnenent de l'élastomère. Le sous-programm-
v é r i f i e que la d i s t o r s i o n Miaximale est a d m i s s i b l e
par l ' a p p a r e i l d ' a p p u i , et augmente au besoin son
épai sseur.

A la s o r t i e , la v a l e u r de IAIU) est t i xoe ,» 1 si


aucune des épaisseurs n'a eu ,1 ê t r e m o d i f i e r . - )
dans le cas contraire.
non

ITER = 2 non ^

oui
N=NU 1

Charge permanente des £ijes - Ce sous-programme


ïïétermiïïe le poids propre des p i l e s .

non

Blocage éventuel par l'utilisateur du dimension-


nement des semelles (donnée DISEH du bordereau,
carte 3)
..LSEM(N)=1

Dimensionnement des semelles. Ce sous-programme


vérifie la stabilité des piles et augmente au
besoin la largeur des semelles (superficielles non
ou munies de pieux).
A la sortie, la valeur de IABO est fixée à 1
si aucune des largeurs n'a eu î. être modifiée,
0 dans le cas contraire.
= NPC

oui

ITER = 3

oui
N=
N=N+ 1

Test pour la nature de l'encastrement de l'appui sur non/ ENCAS\oui


le sol.

Calcul des efforts dans les semelles superficielles


ou les seneTTes sur pieux (en flexion simple)

non

oui
Calcul des e*fort - dans fût- en f l e x i o n
composée).

h— IMPRESSION DES RESULTATS

Ultérieurement détermination du ferraillage


I
Séparation du nombre
en tranches de 3 chiffres
Pile intermédiaire n°3
SOLS OU PIEUX SOUS APPUIS
Tablier

Matériaux
ICHEV= 0

ICHEVrl
- 11 -
AVERTISSEMENT

Dans le cas d'un ouvrage à 2 tabliers séparés il convient de remplir le bor-


dereau en considérant un seul demi-ouvrage.

Les données en grisé ne sont pas opérationnelles.

Les données marquées d'un astérisque sont des résultats du calcul du tablier
et peuvent, en particulier, être prises dans les deux dernières pages des notes
de calcul automatique FSI-DP et PSI-DA.

Dans tout le bordereau, l'initiale L caractérise la dimension parallèle aux


lignes d'appuis, l'initiale D la dimension horizontale perpendiculaire et
l'initiale H la hauteur ou l'épaisseur. Exception : LDALT (carte 26).

COMMENTAIRES DU BORDEREAU

CARTES Texte du titre qui comprendra au plus 128 caractères,


1 &2 y compris les blancs séparant les mots; y seront mentionnés
le numéro de l'autoroute, les noms du département et de la
commune, de l'obstacle franchi et le numéro de l'ouvrage. Il
est souhaitable, pour une meilleure présentation, que le
milieu du titre coïncide avec la 64 ème colonne de la carte 1.

Les 9 dernières cases de la carte 2 sont destinées au


gestionnaire du programme pour y inscrire le numéro du calcul
et sa date d'exécution.

CARTE 3
NT Nombre de travées continues (NT de 2 à 6)

à titre de renseigne MATER Nature du tablier dans le sens longitudinal : noter 1


ment statistique pour un tablier en béton armé, 2 pour un tablier en béton
précontraint, 3 pour un tablier en ossature mixte.

SYMLON Symétrie longitudinale totale de l'ouvrage (profil


en long, tablier, joints, appuis, fondations) - Noter 1 si
elle existe, 0 dans le cas contraire.
Si SYMLON = 1, ne définir la géométrie, le chargement
et les fondations que pour la moitié de l'ouvrage (cartes 5
à 25).
DALTRA Noter 1 si l'ouvrage est muni d'une dalle de transition
à ses deux extrémités, 0 dans le cas contraire. Ne porter 1
que si la longueur de la dalle de transition est suffisante
pour qu'on puisse considérer qu'elle constitue un point fixe
en tête de la pile-culée (soit habituellement pour LDALT >
2,50 m en carte 26).

JOINT Noter 1 si l'ouvrage est muni de joints de chaussée


exarçant une poussée différentielle sur le tablier, 0 dans
le cas contraire, (cf dossier-pilote JADE). Si la valeur est
1, il sera nécessaire de remplir la donnée PJOINT en carte 29.
- 12 -

ORDRE Noter 0 si la pile-culëe est remblayée APRES bétonnage


et décoffrage du tablier.

Noter 1 si la pile-culëe est remblayée AVANT béton-


nage et dëcoffrage du tablier.

XXX Chacune des données suivantes commande une séquence de


calcul et selon qu'elle est notée 1 ou 0, cette séquence est
exécutée ou non. On portera donc 1 pour les usages normaux
du programme.

DINEO Dimensionnement de l'élastomère, en plan et en épaisseur

DISEM Dimensionnement de la largeur des semelles

DIFUT Dimensionnement de l'épaisseur ou du diamètre des fûts

FERSEM Ferrailiage des semelles


sans objet FERFUT Ferrailiage des fûts
actuellement
FERCHEV Ferrai11âge des chevêtres

[Link] Avant-métré

CARTE 4 Cette carte est réservée au gestionnaire du programme.


Ses données commandent l'impression de résultats intermédiaires
sans intérêt pour l'utilisateur.

CARTE 5 Carte donnant la géométrie de la pile-culëe située à


gauche sur la vue en élévation de l'ouvrage (appui 1).

N Numéro d'identification de l'appui : (1 en 1 'occurrence ).

SYMPC Voir définition carte 7 - Ne pas remplir

NSEM Nombre de semelles : semelle filante : porter 1


semelles isolées : porter leur
nombre, qui sera identique à celui des fûts (cas intermédiaires
exclus).

LSEM Dimensions dé départ de la semelle filante ou d'une


DSEM semelle isolée (pour la détermination de DSEM, se référer à
HSEM FOOT 67).

NNER Nombre de "nervures". Le terme "nervure" désigne soit


une "nervure de raidissement" de la semelle et dans ce cas
il n'y en a qu'une, soit une base parallèlëpipédique de fût
et dans ce cas il y en a une par fût.

Si NSEM » 1, on peut avoir NNER - 0, NNER - 1 ou


NNER - NFDT (voir ci-après la définition de NFDT)

Si NSEM * 1, on doit avoir NNER » 0 ou NNER = NSEM - NFUT


- 13 -

LNERV
DNERV
HNERV t Dimensions d'une des nervures - En l'absence de nervure,
porter 0.

NFUT Nombre de fûts (pour un seul tablier, lorsqu'il y a


deux tabliers séparés).

KFUT Forme de la Porter 0 si la section est circulaire


section en plan des 1 si la section est rectangulaire
fûts : 2 si la section est elliptique
3 si la section est rectangulaire
complétée par deux demi-cercles.

LFUTB ) Dimensions de la section des fûts à la base. (Diamètres


DFDTB (du cercle, côtés des rectangles ou axes de l'ellipse.)

ESPFUB Espacement d'axe en axe des fûts à la base, (les espace-


ments sont supposés égaux); si NFUT = 1 porter 0.

LFUTS
DFUTS
f Dimensions de la section des fûts au sommet.

ESPFUS Espacement d'axe en axe des fûts au sommet; s'il diffère


de ESPFUB (appuis inclinés) des corrections manuelles seront
à apporter à la note de calcul électronique en ce qui concerne
les efforts résultants dans les sections.

HFUT Hauteur moyenne des fûts.

ICHEV Noter 1 s'il existe un chevêtre, 0 dans le cas contraire.

LCHEV
DCHEV > Dimensions du chevêtre. En l'absence de chevêtre, porter 0.
HCHEV

CARTE 6 Carte définissant les appareils d'appui et le chargement


de la pile-culée de gauche. Pour tous les appuis, les réactions
s'entendent pour l'ensemble de la pile ou pile-culée considérée
et non par appareil d'appui.

N Numéro d'identification de l'appui - Porter 1.

TYPAP Type de l'appareil d'appui utilisé :


0 : transmission de l'effort sans déplacement horizontal
(section rétrécie de béton)
1 : transmission de l'effort avec déplacement horizontal
(êlastomère)
2 : déplacement libre sans transmission d'effort
(rouleaux).
- 14 -

XXX Les cinq données qui suivent sont à fournir seulement


si TYPAP = 1

#NAP Nombre d'appareils d'appui.

*LAP \ Dimensions en plan d'un appareil d'appui (dimensions


*DAP J de départ)

*ESPAP Espacement d'axe en axe des appareils d'appui (porter


0 si NAP - 1)

NFEUIL Nombre de feuillets d'élastomère par appareil &£j$ui

*MAJCP Coefficient d'inégalité de répartition de la charge per-


manente entre appareils d'une même ligne d'appui (Exemple : si
on a une charge totale de 1, et 3 appareils d'appui supportant
i T
respectivement. t u,ju,
n in u,fu
f\ ' r\ et.
- 1- u,ju,
n "\r\ on
-in prend
r -i-m- i wtxj<jr
MA TOT* —
— — i on^
-•i^*^ ~i,^uy
Ce coefficient s'applique aux charges QCP1 et QCP2 définies ci-
après.

*QCP 1 Réaction de charge permanente avant remblaiement (y


compris éventuellement réactions hyperstatiques de précontrainte)
Cette valeur est en principe celle de l'ouvrage sans superstruc-
tures. Porter 0 si ORDRE = 1.

*QCP 2 Réaction de charge permanente totale de l'ouvrage en


service (comprend : structure porteuse, superstructure et
éventuellement remblai sur l'ouvrage et réactions hypersta-
tiques de précontrainte) .

*MAJA Coefficient d'inégalité de répartition de la surcharge


A (1) entre appareils d'une même ligne d'appui. Même principe
que pour MAJCP.

*PAMAX Réaction maximale due à la surcharge À (1) et à la


surcharge de trottoir éventuellement
NON PONDEREE
*PAMIN Réaction minimale due à la surcharge A (1) (et à la
surcharge de trottoir éventuellement) précédée de son signe.
*MAJBC Coefficient d'inégalité de répartition de la surcharge
Bc entre appareils d'une même ligne d'appui. Même principe que
pour MAJCP.

*PBCMAX Réaction maximale due à Bc (et à la surcharge de trottoir


NON PONDEREE éventuellement) .

* PBCMIN Réaction minimale due à Bc (et à la surcharge de trottoir


éventuellement) précédée de son signe.
- 15 -

»MAJCM Coefficient d'inégalité de répartition de la surcharge


militaire entre appareils d'une même ligne d'appui. Même
principe que pour MAJCP.

»PCMMAX Réaction maximale due à la surcharge militaire.


NON PONDEREE
»PCMMIN Réaction minimale due à la surcharge militaire (précédée
de son signe).

QDT Réaction de charge permanente de la dalle de transition,


(moitié de son poids propre et de celui du remblai qu'elle porte).
Porter une valeur même en cas de dalle courte <2,50 m.
EXCNDT Excentrement suivant portée droite de la réaction de la
dalle de transition par rapport à l'axe de la pile-culée,
(cf. PP 64 : additif octobre 67).
Porter une valeur même en cas de dalle courte <2,50 m
EXCNAP Excentrement suivant portée droite de la réaction d'appui
du tablier par rapport à l'axe de la pile-culée,
(cf. PP 64 : additif'octobre 67).

CARTE 7 Carte donnant la géométrie de la pile-culée de droite.


Mêmes données que la carte 5 avec en plus :

SYMPC Symétrie de la pile-culée : Porter 1 si la pile-culée de


droite a même géométrie, et en particulier même hauteur, que la
pile-culée de gauche; il est alors inutile de remplir la carte,
sauf la première donnée N •» NT + 1.
Porter 0 s'il n'y a pas identité de géométrie et dans ce
cas remplir toutes les autres cases.

CARTE 8 Carte définissant les appareils d'appuis et le chargement


de la pile-culée de droite. Mêmes définitions que sur la carte 6,
sauf N.

CARTE 9 Carte donnant la géométrie de la première pile intermé-


diaire (N = 2) située à droite de la pile-culée de gauche.
Données identiques à celles de la carte 5 sauf :
SYMPIL Remplace SYMPC - Voir définition carte 11. Ne pas remplir
HREMB Hauteur de remblai sur la ou les semelles.
CARTE Carte définissant les appareils d'appui et le chargement
10 de la pile N = 2. Données identiques à celle de la carte 6 à
l'exception de QDT, EXCNDT et EXCNAP, devenant sans objet.
- 16 -

CARTES Cartes donnant la géométrie des piles intermédiaires


11-13 (N variant de 3 à 6). La définition des données est identique
15-17 à celle de la carte 9. SYMPIL est explicité ci-après.

SYMPIL Porter 0 si la géométrie de la pile est différente de


celle de toute pile précédemment définie; il faut alors rem-
plir toutes les données.

Si la pile est identique (à une symétrie près) à une


pile précédemment définie, on porte le numéro de cette pile.
Il est alors inutile de remplir les autres cases. Si plusieurs
piles sont identiques, porter le numéro de la première pile
de ce type.

CARTES Cartes définissant le chargement des piles intermédiaires


12-14 (N variant de 3 à 6). Même définition des données que carte 10.
16-18 Toutes ces cartes sont à remplir sauf si SYMLON = 1 auquel cas
on ne remplit que celles relatives aux piles de la première
moitié de l'ouvrage.

CARTE Carte définissant le sol (ou le système de pieux) sous


19 la pile-culée de gauche.

N Numéro d'identification de la pile-culée (N » 1).

IDEN Voir définition cartes 20 à 25.


ENCAS Mode de liaison entre l'appui et le sol.

0 - Sol rigide sous la semelle (encastrement parfait)

1 - Sol flexible sous la semelle (rotation possible


sous effort excentré)

2 - Fondation sur deux files de pieux (symétriques


par rapport au plan vertical contenant la ligne
d'appuis).

3 - Fondation sur pieux hyperstatique ( au moins


4 files non convergentes).
ESOL Module d'élasticité différé du sol (à remplir seulement
si ENCAS = 1). Pour déterminer ce module, le projeteur se réfé-
rera au dossier-pilote FOND 72, Fascicule 4, § 4.2.4, et au
dossier-pilote PP 64, pièce 1.4.1 p. 7 et 8 (en notant que ce
dernier donne des valeurs du module instantané du sol).
- 17 -

KSOL Rapport des modules d'élasticité instantané et différé


du sol (à remplir seulement si ENCAS = 1) Ce rapport peut varier
de 1 pour les sols pulvérulents (sable) à 9 pour les sols très
cohérents (argile). Pour les sols les plus courants, on pourra,
à défaut d'une valeur plus précise, prendre normalement 3.

CARTE PREMAX Pression admissible par le sol sous l'appui (seulement


19 si ENCAS = 0 ou 1).
(suite)
SPEC Poids spécifique du remblai - A défaut d'une valeur plus
précise, on prendra normalement 2,0 hors d'eau, ou une valeur
moyenne s'il y a lieu (en particulier en cas de remblai léger
spécial sur une partie de la hauteur).

Seule la donnée CIR Coefficient d'irrégularité du terrain; valeur comprise


CIR est valable entre 1 (sol homogène) et 1,5 (sol hétérogène pouvant donner
pour l'ensemble lieu à des tassements différentiels d'un about d'une semelle
de 1'ouvrage. Les à l'autre). Cette valeur n'est à fournir que si ENCAS = 1.
autres données (en
particulier ESOL, XXX Les données qui suivent, KPIEU à NPIEU (3), définissent
PREMAX, SPEC...) un système de fondation sur pieux et ne sont évidemment à
sont à fournir remplir que si ENCAS >2. Les systèmes considérés, qui doivent
pour chaque pile, être obligatoirement symétriques par rapport au plan axial des
et peuvent donc fûts, peuvent comporter 2 ou 4 à 6 files de pieux. En raison
différer d'une de la symétrie, seules les files situées à droite de l'axe de
( pile à l'autre. la semelle, soit 3 au plus, doivent être définies. Les files
étant numérotées à partir de l'axe de la semelle vers la droite.
la file i est déterminée par les données Ep fl /LE, (i) à
NPIEU (i).

KPIEU Rapport entre modules d'élasticité instantané et différé


du matériau constitutif des pieux (3 pour le béton, 1 pour
l'acier.

Paramètre de compressibilité, ayant la dimension d'une


longueur, des pieux de la file; fi est la section totale de la
file des pieux, Ep/Ej, le rapport du module d'élasticité ins-
tantané des pieux à celui du béton, L la fiche verticale des
pieux; dans le cas de pieux résistant par la pointe (pieux
"ancrés"), il s'agit de la projection verticale de leur longueur;
dans le cas de pieux flottants, il s'agit de la projection ver-
ticale de la longueur des pieux "ancrés" de même section qui
auraient la même compressibilité.

Abscisse par rapport à l'axe du fût, de l'intersection


de l'axe des pieux de la file avec le plan inférieur de la
semelle (mesurée perpendiculairement à l'axe de l'appui).

«(i) Angle de la file dé pieux et de la verticale (de - 100


à + 100 grades), l'angle est positif si le pieu est à droite
de la verticale.
- 18 -

ESPIEU(i) Espacement, mesuré parallèlement à l'axe de la ligne


d'appui, entre axes des pieux de la file i. Lorsque deux files
de pieux, d'inclinaisons nécessairement différentes, ont même
abscisse, l'espacement à porter pour chacune des deux files
est celui entre deux pieux voisins, quelle que soit la file
à laquelle appartiennent l'un et l'autre.

NPIEU(i) Nombre de pieux de la file i.

POUST Valeur (en T) de la poussée horizontale permanente due


au remblai sur le mur garde-grève et le chevêtre de la pile-
culée de gauche. Cette force sera supposée agir en tête de
la pile-culée. Le programme ne prend pas en compte de poussée
supplémentaire due aux surcharges. Pour en tenir compte dans
l'évaluation des déplacements, on peut, après multiplication
par un coefficient 1/3 tenant compte du rapport des modules
d'élasticité instantané et différé du béton des piles-cùlées
et du sol, l'incorporer dans la poussée permanente.

CARTES Cartes définissant la liaison au sol de la pile-culée


20 à de droite et des piles intermédiaires. Les définitions sont
25 identiques à celles de la carte 19, la donnée POUST n'existant
que pour la carte 20 réservée à la pile-culée de droite. La
valeur de la donnée IDEN est précisée ci-après.

IDEN Identité de liaison au sol des différentes piles. Cette


donnée est l'homologue des données SYMPC et SYMPIL.

Porter 0 si la liaison au sol de la pile est différente


de celle de toutes les piles précédemment définies; il faut
alors remplir toutes les données. Si la liaison au sol de la
pile est identique à celle d'une pile précédente, on porte le
numéro de cette pile. Il est alors inutile de remplir les
autres cases. Si plusieurs piles ont même liaison au sol,
porter le numéro de la première pile ayant cette fondation.

CARTE Carte donnant les caractéristiques du tablier.


26
*BIAIS Biais géométrique en grades (ouvrage droit BIAIS =100,(X
compris entre 0 et 100 grades.

*D(1) Portées biaises des différentes travées.


*D(6) à

»ELARGA Largeur droite accessible à la surcharge À (/), multi-


pliée par les coefficients a 1 et a- définis par le fascicule
61, titre II, § 4.21 et 4.22. Cette valeur est nécessaire pour
calculer le freinage de la surcharge À. (cf. préambule de la
notice de présentation § 0.3, Règlements).

LDALT Portée droite de la dalle de transition. Porter une


valeur même en cas de dalle courte < 2,50 m.
- 19 -

EXA

EXBC Excentrements maximaux (en m) des surcharges A, Bc et


CM ayant provoqué les réactions PAMÂX, PBCMAX et PCMMAX. Par
exemple, si PBCMAX a été provoqué par trois files de camions, on
calcule 1'excentrement que peuvent prendre trois camions disposét
de front sur la largeur surchargeable.

EXCM

CARTE
27 Carte donnant les déformations du tablier.

EPSTEM Variation relative de longueur due à la variation de


température par rapport à la température moyenne ( xl(A).
(cf. les prescriptions des titres V et VI du fascicule 61 du
C.P.C.).

*EPSCP Variation relative de longueur ( xKT') de la fibre


(1) à inférieure du tablier pour les travées 1 à 6, sous l'effet des
*EPSCP efforts permanents.
(6) Ces données correspondent donc aux déformations totales
et comprennent notamment l'incidence du retrait, du fluage et
éventuellement du raccourcissement dû à la précontrainte. Les
valeurs sont à affecter du signe + s'il s'agit d'allongements,
du signe - s'il s'agit de raccourcissements. (A titre indicatif,
et à défaut de valeurs plus précises, on pourra prendre - 2 ou
- 3 pour du béton armé, - 5 à - 7 pour du béton précontraint
(cf. PP 64 pièce 1.4.1 p. 10 et 11).
KCP Fraction de la valeur EPSCP réalisée avant remblaiement
(comprise entre 0 et 1) - à remplir seulement si ORDRE = 0.
La valeur de KCP fournie par la note de calcul PSIDP représente
uniquement la fraction correspondant au raccourcissement élas-
tique dû à la précontrainte (de l'ordre de 1,5 10-4). n
convient donc d'y ajouter la fraction due aux autres causes (rc-r
trait et fluage), qui est fonction du décalage entre le déein-
trement et le remblaiement.

A titre d'ordre de grandeur, on pourra utiliser les


valeurs suivantes (relatives au retrait-fluage) :
14 j = 0,2 60 j - 0,4 200 j = 0,6
exemple :
Béton armé = ouvrage remblayé à 60 j porter KCP =0,4
Béton précontraint = ouvrage remblayé à 60 j. Valeur de
KCP fournie par la note de calcul PSIDP = 0,2; porter
KCP = 0,2 + 0,4 (1 - 0,2) - 0,52
- 20 -

*EPSSUR Allongement relatif ( x 10 ) de la fibre inférieure du


tablier sous les surcharges. A défaut d'une valeur plus précise,
on pourra prendre 0,5 à 0,6 pour du béton armé, et 0,03 à 0,07
pour du béton précontraint.
_3
»ROT(1) Rotations maximales du tablier (en 10 radian). Ces
à valeurs servent à vérifier l'épaisseur de l'élastomère et ne
*ROT(7) sont donc à fournir que si TYPAP » 1.
CARTE Carte définissant les caractéristiques du béton et
28 de l'acier.
(j'28 Résistance nominale du béton à la compression.
Produit des facteurs <* , $ et Y définis au § 4 de
l'article 9 du titre VI du fascicule 61 du C.P.C.
sans objet
actuellementt e Facteur défini au § 5 de l'article 9 du titre VI du
lir
Ne pas remplir fascicule 61 du C.P.C., pour une sollicitation pondérée du
ces données.* 1er genre.
<
FeEp Classe, selon le titre I du fascicule 4 du CPC, des
armatures de flexion à utiliser pour le ferraillage de l'en-
semble des appuis.
FeE s Classe, selon le même fascicule, des armatures à uti-
liser comme étriers.
CARTE Carte définissant les appareils d'appui élastiques, les
29 joints de chaussée et le vent - Ne rien porter pour les équi-
pements sans objet.
2
COMPRE Compression moyenne admissible (en T/m ). Si on utilise
des appareils d'appui de surface différente d'une pile à l'au-
tre, on portera la plus petite valeur de COMPRE (cf. dossier-
pilote JADE 68).
G 1 Module de glissement sous effort statique (pour les
polymères actuels, Gl est compris entre 70 et 90 T/m^).
G 2 Module de glissement sous effort dynamique (Prendre
normalement G2 = 2 Gl)
DISTO 1 Distorsion admissible sous charge permanente (effort
statique). Pour les polymères actuels: DISTO 1 = 0,7.
DISTO 2 Distorsion totale admissible (sous charge permanente et
surcharge) - Prendre normalement 1,1.
HFEUIL Epaisseur d'un feuillet élémentaire d'élastomère - Cette
valeur, commune à tous les appuis élastiques de l'ouvrage, ne
comprend pas l'épaisseur des plaques métalliques de frettage.
- 21 -

PJOINT Différence maximale de la poussée entre les deux-


joints de chaussée, pour toute la largeur du joint (cf. dossier-
pilote JADE 68). Indiquer la poussée différentielle réelle,
c'est-à-dire normale aux lignes d'appui.
2
PVENT Pression du vent (en T/m ) agissant perpendiculairement
aux piles en cours de travaux - cf. CPC fascicule 61 titre II,
article 14,2 et ses commentaires*

Cette valeur sera utilisée pour une vérification à


l'état Ihmite ultime - cf. Notice § 4.12.$ .
Pile-culée d'extrémité (Appui 1) à gauche
SOLS OU PIEUX SOUS APPUIS
Pile intermédiaire n°3
Tablier

Matériaux
PROGRAMME P P

- Service ou organisme demandeur: (nom - adresse)

Ingénieur ayant rempli le bordereau des données :


Nom Tel.

Désignation de l'ouvrage à calculer :


- nom - numéro :
- département :
- voie portée :
- voie franchie :
(préciser : autoroute; RN; CD; voirie vicinale; voirie urbaine)
Expédition de la note de calcul: nom
adresse:

Facturation de la note de calcul : nom


adresse :

- Pièces Jointes (éventuellement)

Fait à le 19
(Signature du demandeur)

répétée pour lisibilité:

CADRE RESERVE AU S.E.T.R.A.


Bon de commande au Centre d'Exploitation des Programmes
n° de commande : Bon pour exécution du calcul
Niveau de facturation:
Remarques : Bagneux, le 19
l'Ingénieur Gestionnaire
CALCUL AUTOMATIQUE PP

CADRE DE LETTRE DE COMMANDE


(à envoyer en 3 exemplaires)

I - ADRESSER LA COMMANDE À :
Monsieur l'Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées
Chef de la DOA-B
À l'attention de M. l'Ingénieur des Ponts et Chaussées
Chargé du 7 ème Arrondissement
S. B. T. R. A.
B.P. 100 - 92 223 - BAGNEUX -

II - CADRE DE LA COMMANDE
Prière de bien vouloir procéder au calcul des appuis de
l'ouvrage dont nous vous faisons parvenir ci-joint le tableau des
données dûment rempli en double exemplaire.
L'objet du calcul est le suivant (rayer les mentions inutiles)
-Projet (A.P.D.)
- Consultation des entreprises
- Etude d'exécution
- Contrôle ou vérification
Indiquer si le tablier a fait l'objet de calculs électroniques
antérieurs et par quels programmes :

III - IMPRESSION DE LA NOTE DE CALCUL


La note de calcul sera expédiée en trois exemplaires
(l'original plus deux photorêductions au format 210 x 297)
I*
1*
Je vous prie de bien vouloir m'envoyer J exemplaires
supplémentaires photoréduits.

# Ces exemplaires supplémentaires sont facturés en sus (coût des


photocopies)
TABLE DES MATIERES

EXEMPLE D'APPLICATION : PS 2780 / II Pages 1 à 34

ANNEXE 1 : OUVRAGE MUNI DE DALLES DE TRANSITION " 35 à 38

ANNEXE 2 i OUVRAGE SUR PIEUX " 39 à A3


MINISTÈRE DE L'EQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

M I N I S T E R E D E L« E Q U I P E M E N T E T D U L O G E M E N T
* * *

SERVICE D'ETUDES TECHNIQUES DES ROUTES ET AUTOROUTES


DIVISION DES OUVRAGES D'ART B
46 AVENUE ARISTIDE BRlAND - 92 - BAGNEUX

[Link] t INGENIEUR GENERAL , DIRECTEUR OU SERVICE


[Link] , INGENIEUR EN CHEF , CHEF DE LA DIVISION
[Link] , INGENIEUR EN CHEF

NOTE DE CALCUL 0' UN SYSTEME ' D' APPUIS MULTIPLES

P. P. 73

J. DURAND, INGENIEUR DES PONTS ET CHAUSSEES


M. GRASSET, INGENIEUR DES TRAVAUX PUBLICS DE L'ETAT

MODELE D'APPLICATION - PS 2780/1I - DALLE CONTINUE EN BETON P R E C O N T R A I N T


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

LA REMISE A L'ENTREPRENEUR DE LA PRESENTE NOTE,DE CALCUL N'ATTENUE EN RIEN LA RESPONSABILITE


DE CELUI-CI ET NE LE DISPENSE PAS NOTAMMENT DÉS OBLIGATIONS QUI LUI INCOMBENT EN VERTU DE
L'ARTICLE 6 DU FASCICULE 1 DU CAHIER DES PRESCRIPTIONS COMMUNES

26/02/73
MINISTERE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE
U N I T E S

LES UNITES FONDAMENTALES SONT LE HETRE ET LA TONNE


L'UNITE D'ANGLE EST LE GRADE - SEULES LES ROTATIONS SUR APPUIS SONT EXPRIMES EN RADIANS

L'utilisateur doit vérifiar


que les données portées p. 2
C A R A C T E R I S T I Q U E S DE L ' O U V R A G E à 7 sont conformes à celles
portées au bordereau des
* *
données.

OPTION CONSTRUCTIVE : LE TABLIER ETANT DECOFFRE AVANT REMBLAIEMENT DES APPUIS ,


IL EXISTE UNE PHASE PROVISOIRE

T A B L I E R ( Cartes A . 26 ,27 et 29

NT MATER SYMLON BIAIS ELARGA LDALT

4 BP 1 80.000 7.00 0.0

01 1) 0(2) 0(3) 0(4) 0(5) 0(6)

13. 500 17.610 17.610 13.500 0.0 0.0

KCP * EPSCP( 1) * EPSCPI2) * EPSCPI3) * EPSCPJ4) * EPSCP(5) * EPSCP(6)

0.21 -7.340 -7.210 -7.210 -7.340 0.0 0.0

* EPSTEM * EPSSUR EXA EXBC EXCM PJOINT PVEN


Simple exemple
2.000 0.060 1.25 0.0 [0.250 | (valeur supérieur*
0.0 1.00
a ce qui résulte
du CPC )
** ROTUI ** R O T I 2 ) ** R O T ( 3 ) ** R O T ( 4 ) ** R O T I 5 ) ** R O T ( 6 ) ** ROT17)

3.27 1.43 1.69 1.43 3.27 0.0 0.0

* VARIATIONS RELATIVES MULTIPLIEES PAR 10 000

** VALEURS EN RADIANS MULTIPLIEES PAR 1000


MINISTÈRE DE L'ÊQUIFEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

PILE-CULEE GAUCHE NUMERO l ( Cartes 5 et 6 )

l GEOMETRIE

TYPAP NAP LAP DAP ESPAP NFEUIL ICHEV LCHEV DCHEV HCHEV

1 3 [TOW] 0.250 3.56


cp 1 10.50 0.70 0.50

KFUT NFUT LFUTS LFUTB DFUTS DFUTB ESPFUS ESPFUB HFUT


Valeurs de départ
0 3 0.60 0.60 0.60 0.60 3.56 3.56 4.70 Les valeurs optimisées
sont indiquées p 8
NNERV LNERV DNERV HNERV NSEM LSEM DSEM HSEM

1 9.50 0.70 0.50 1 10.50 1 i-^o 1 0.50

HAUTEUR DE REMBLAI SUR SEMELLE : le niveau supérieur de remblai est supposé coïncider
avec le haut du chevêtre .
II CHARGEMENT

CHARGE PERMANENTE QCP 1 QCP 2 COEFFICIENTS DE REPARTITION ENTRE


APPAREILS DE LA LIGNE D'APPUIS

84.5 102.8 1.03

SURCHARGES ION M A X I M A L E MINIMALE

SURCHARGES A(LI 80.0 -15.3 1.45

BC 62.8 -8.5 2.05

CM 87.7 -12.0 2.08

EXCENTREMENT DE LA REACTION 0' APPUI OU TABLIER î EXNAP = 0.0

REACTION DE LA DALLE DE TRANSITION : QDT = 0.0 EXCENTREMENT DE LA REACTION: EXCNDT = 0.0


MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

PILE INTERMEDIAIRE NUMERO 2 ( Cartes 9 et 10 )

I GEOMETRIE

TYPAP NAP LAP OAP ESPAP NFEUIL ICHEV LCHEV OCHEV HCHEV

1 4 0.400 0.250 2. 64 3 0 0.0 0.0 0.0

KFUT NFUT LFUTS LFUTB DFUTS DFUTB ESPFUS ESPFUB HFUT

1 1 9.30 7.50 0.50 0.50 0.0 0.0 5.20

NNERV LNERV DNERV HNERV NSEM LSEM DSEM HSEM

l 8.20 0.60 0.50 1 10.50 1.50 0.50

HAUTEUR DE REMBLAI SUR SEMELLE : HREMB = 1.10

II CHARGEMENT

CHARGE PERMANENTE gcp i QCP 2 COEFFICIENTS DE REPARTITION ENTRE


APPAREILS DE LA LIGNE D'APPUIS

240.6 301.3 1.02


SURCHARGES REACTION M A X I M A L E MINIMALE

SURCHARGES A ( L ) 185.8 -18. 1 1.44

BC 105.T -10. l 2.15

CM 107.3 -14.2 2.07


MINISTÈRE DE L'EQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

PILE INTERMEDIAIRE NUMERO 3 ( Cartes 11 et 12

I GEOMETRIE

TYPAP NAP LAP DAP ESPAP NFEUIL ICHEV LCHEV DCHEV HCHEV

0 0 0.0 0.0 0.0 0 0 0.0 0.0 0.0

KFUT NFUT LFUTS LFUTB DFUTS 0F UT 8 ESPFUS ESPFUB HFUT


1 1 9.30 7.50 0.50 0.50 0.0 0.0 5.30

NNERV LNERV ONERV HNERV NSEM LSEM DSEM HSEf»

1 8.20 0.60 0.50 1 10.50 1.50 0.50

HAUTEUR DE REMBLAI SUR SEMELLE : HREMB = 1.50

II CHARGEMENT

CHARGE PERMANENTE QCP 1 QCP 2 COEFFICIENTS DE REPARTITION ENTRE


APPAREILS DE LA LIGNE D'APPUIS
237.9 304.2 1.02
SURCHARGES REACTION M A X I M A L E MINIMALE
SURCHARGES A(L) 187.0 -20.9

BC 107.8 -12.8 2.15

CM 107.7 -11.6 2.07


MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT Et DU LOGEMENT

CARACTERISTIQUES DES SOLS OU PIEUX SOUS APPUIS INFORMATIQUE

COEFFICIENT D'IRREGULARITE DU SOL DE FONDATION : CIR = 1.0

I PILE-CULEE NUMERO 1 ( Carte 19 )


SEMELLE SU8 SOL FLEXIBLE
POIDS SPECIFIQUE DU REMBLAI : SPEC = 2.0

PRESSION ADMISSIBLE DU SOL SOUS APPUI : PREMAX =53


MODULE D'ELASTICITE DIFFERE DU SOL SOUS APPUI : ESOL = 2700
RAPPORT ENTRE MODULES INSTANTANE ET DIFFERE OU SOL SOUS APPUI KSOL = 3.00

POUSSEE DU REMBLAI SUR LE MUR GARDE-GREVE : POUST = 0.0

II PILE INTERMEDIAIRE NUMERO 2 (Carte 21)


SEMELLE SUR SOL FLEXIBLE

POIDS SPECIFIQUE DU REMBLAI : SPEC = 2.0

PRESSION ADMISSIBLE DU SOL SOUS APPUI : PRENAX -53


MODULE D'ELASTICITE DIFFERE OU SOL SOUS APPUI : ESOL - 5000
RAPPORT ENTRE MODULES INSTANTANE ET [Link]- DU SOL SOUS APPUI KSOL 3.00

III PILE INTERMEDIAIRE NUMERO 3 ( Carte 22)

LA FONDATION DE LA PILE 3 EST IDENTIQUE A CELLE DE LA PILE 2 Message correspondant à


la donnée IDEN = 2
MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATiQUE
C A R A C T E R I S T I Q U E S D E S M A T E R I A U X

( Cartes 28 et 29 )
* * *
* *

B E T O N

La programme en déduit le SIGMA 28 ALPHA*BETA*GANKA THETA


module de déformation différé
du béton :
EDB = 70 000 \l 0.12 0"^ = 1.328.000 ,

ACIER POUR BETON ARME Ces données serviront


ultérieurement à la
détermination du forraillagc

ELASTOMERE

COMPRE Gl G2

1500 8Q 160

HFEUIL DISTO 1 OISTO 2

0.008 0.700 1.100

FIN DU RAPPEL DES DONNEES


MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

E L E M E N T S D' A P P U I A P R E S O P T I M I S A T I O N
* * *
* *

CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES

NUMERO OE L'APPUI :

I SEMELLES
Ces valeurs sont à comparer
aux dimensions initiales
LARGEUR (DSEMl 1.50 1.50 1.50 du bordereau des données,
qui figurent dans tes pages
précédentes

H APPAREILS D'APPUI ELASTOMERE

LONGUEUR OE LA PLAQUE (LAP) 0.300 0.400

NOMBRE OE FEUILLETS (NFEUIl)

'Appui: «n section rétréci*


de béton

Stabilité _des_ _appuis sous_ _la_ p_oussée _du_ ^entj


Un message signale le cas échéant si l'un des
appuis sur semelle superficielle est instable en phase 1
Mais le programme ne modifie pas la largeur de la
semelle correspondante ([Link] £ 4 . 1 2 . 5 )
MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE
CARACTÉRISTIQUES MECANIQUES (9)

NUMERO DE L'A'PPUl : 1 Flexibilité dos appuis

I SEMELLES c.f. notice 4.7

* DEPLACEMENT - SOUS FORCE UNITAIRE V SEW F 0.0 0.0

- SOUS MOMENT UNITAIRE VSEM M 0.0 0.0

* ROTATION - SOUS FORCE UNITAIRE RSEM F 0.0 0.0

- SOUS MOMENT UNITAIRE RSEM M 0.889 0.889

II CORPS DE LA PILE

* FLEXIBILITE - SOUS FORCE UNITAIRE V FF 2508.5 667.7

- SOUS MOMENT UNITAIRE VFM 712.3 179.1


Ces valeurs ne tiennent
A) DEPLACEMENT DE LA PILE = SEMELLE + CORPS DE LA PILE(*10ÛO) pas compte des modules de
de'formation du sol , du
béton et de l'élastomere
- SOUS FORCE UNITAIRE EN PHASE 2 VPF2 14.544 | 7.336
(c.f. notice § 4.7 p. 20 )
EN PHASE 3 VPF 3 6.148 6.675

EN PHASES 4-5VPF4 2.049 2.225


Les déplacements sont calculés :
- SOUS MOMENT UNITAIRE EN PHASE 2 VPM 2 2.577 1.237 en phases 2 et 3 avec les modules
différés ESOL ,EDB (béton) et G,
EN PHASE 3 VPM 3 1.118 1.237
(élastomère)
EN PHASES 4-5VPM4 0.373 0.412 en phases 4 et 5 avec les modules
instantanés ESOL x K S O L , 3EDB
111 ELASTOMERE
et G2
en phase 2 sans réduction due
* DISTORSION SOUS FORCE UNITAIRE FLEX 0.213 0.060 au remblai
en phases 3,4 et 5 avec réduction
(B) DEFORMAT ION DE ÉELASTOMERE <* 1000 1 sous force unitaire

EN PHASE 2 VAF 2 2.667 0.750

EN PHASE 3 VAF 3 2.667 Q.750

EN PHASES 4-5VAF 4 1.333 0.375

1A+EH DÉPLACEMENT TOTAL DU POINT D'APPUI 1*10001


7,336 * 0,750 = 8,086mm par tonne

appliquée au niveau de la tête des


- SOUS FORCE UNITAIRE EN PHASE 2 VF 2 17.2ÎO 8.086 7.SB7
appareilc d appui de I appui n- 2
EN PHASE 3 VF 3 8.814 7.425 6.467

EN PHASES 4-5 VF 4 3.383 2.600 2.156


MINISTÈRE DE L'EQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE
(îo)
C A S U N I T A I R E S

* * *
* *

EFFET DE L'ALLONGEMENT UNITAIRE D'UNE TRAVEE Cas unitaire A c.f. notice § 4.8.4

(allongement unitaire de la portée biaise )

I DEPLACEMENT DU T A B L I E R AU DROIT D'UN APPUI DA<. ( N, K )

IU Ut L'AKPUl cm Lmuunn c e s * iNuneMj UC LB !I\«VCC

Allongement de la portée
droite de la travée 1
K N —» 1 2 3 4 5
I 0,122 - ( - 0 , 9 2 9 ) = 1,051
- PHASE 1 -0.929 0.122 | 0.122 0.122 0.122
1
2 -0.666 -0.666 0.386 0.386 0.386 s in 80 gr
3 -0.386 -0.386 -0.386 0.666 0.666 c.f. PP. 64 pièce 1.4.1 p. 14

4 -0.122 -0.122 -0.122 -0.122 0.929

- PHASE 1 -0.869 0.182 0.182 0.182 0.182

2 -0.651 -0.651 0.401 U.I-Ul 0.401


A2 ^ _ DA/ ,
3 -0.401 -0.401 -0.401 0.651 0.651
b\/Al /Y
4 -0.182 -0.182 -0.182 -0.182 0.869 A*~ d"yÀ /

- PHASE 4-5 1 -0.882 0.170 0.170 0.170 0.170

2 -0.660 -0.660 0.392 0.392 0.392 . A A 2 = déplacement dun point A


-l'allongement unitaire est repéré
3 -0.392 -0.392 -0.392; 0.660 0.660
suivant l'axe de l'ouvrage
4 -0.170 -0.170 -0.170 -0.170 0.882
( direction A À)

n A n
A
n
A n
A n
A

Allongement de la
travée 1
MINISTÈRE 01 L'EQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

II FORCE ENGENDREE SUR UN APPUI FAt ( N, K )

composante perpendiculaire a ta ligne d ' appui )

EN ABSCISSES : NUMER 0 DE L'APPUI EN ORDONNEES : NUMERO QE LA TRAVEE

1 2 3 4 5 Efforts en tonnes par mètre


- PHASE 2 1 ,_|-53.93| 15.25 16.26 15.25 7.17 d'allongement de la portée
biaise d'une travée •
2 -38.68 -82.31 50.86 47.71 22.42
Ces efforts tiennent compte de
3 -22.42 -47.71 -50.86 82.31 38. «8 la phase ' considérée (modules de
4 -7.17 -15.25 -16.24 -15.25 53.93 déformation , remblai )
Ils représentent 'la composante
- PHASE 3 1 -98.50 24.68 28.34 24.68 20.79
perpendiculaire à la ligne d'appui
2 -73.82 -87.63 61. 9f 53.98 45. 4« de l' effort total .
3 -45.48 -53. 9« -61.9* 87.63 73.82 La somme des efforts indiqués
à chaque ligne est nul .
4 -20.79 -24.68 -28.34 -24.68 9&.50

- PHASE 4-5 1 -260.48 65.53 79.04 65.53 50.37

2 -194.95 -253.62 181.88 150.78 115.90

3 -115.90 -150.78 -181.68 253.62 194.95

4 -S0.37 -65. 53 - 79. 04 -65.53 260.48

- 53,83 = - 0.929/ 17,210. 10'3


(p10) (P9) FA i= effort calculé/

\<y /'
composante non calculée! cf notice $ 4.8.4.p 2 7 )
nécessaire pour assurer l'équilibre du tablier par
rapport à une rotation d'ensemble d'axe vertical
MINISTÈRE DE L'EQUIPEMENT ET OU LOGEMENT

INFORMATIQUE

III DEPLACEMENT DE LA T E T E D'UNE PILE D P Ai ( N, K )

EN ABSCISSES : NUMERO DE L«APPUI EN ORDONNEES : NUMERO DE LA TRAVEE

1 2 3 4 5

- PHASE 1 |-0.786 0. 111 0.122 0.111 0. 104

2 -0.564 -0.604 0.386 0.350 0.326

3 -0.326 -0.350 -0.386 0.604 0.564


4 -0.104 -0. 111 -0.122 -0.111 0.786

- PHASE l -0.608 0. 164 0.182 0.164 0.128

2 -0.455 -0.585 0.401 0.360 0.280


3 -0.280 -0.360 -0.401 0.585 0.455
4 -0.128 -0. 164 -0.182 -0.164 0.608

- PHASE 4-5 1 -0.536 0. 145 0.170 0.145 0.103

2 -0.401 -0.565 0.392 0.335 0.238

3 -0.238 -0. 335 -0.392 0.565 0.401

4 -0.103 -0. 145 -0.170 -0.145 0.536

J déplacement du tablier au droit de l'appui = - 0,929


»-
( donne dans le tableau p. 10)

\ \
\,
\\
déolaccment de la ttte de la oile = - 0,786 •*

Y
sous l'effet de la force engendre'e = - 53,93 ( donnée
dans le tableau p 11 )

\
(allongement de la travée 1 ; pile n" 1 ; phase n° 2 )
MINISTERE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

EFFET D'UNE FORCE UNITAIRE HORIZONTALE APPLIQUEE AU TABLIER Cas unitaire F


c.f. notice § 4.8.3
perpendiculairement aux lignes d'appui

I DEPLACEMENT DU T A B L I E R AU DROIT D'UN APPUI 1*1000) DFi(N)

PHASE 3 1.540 1.540 1.540 1.540 1.540

PHASE 4-5 0.549 0.549 0.549 0.549 O.549

II DEPLACEMENT DE LA T E T E DE LA PILE <*1000J DPFi ( N ) Schéma analogue


à celui de la p.12

PHASE 3 1.078 1.385 1.540 1.385 1.078

PHASE 4-5 0.334 0.470 0.549 0.470 0.334

III FORCE ENGENDREE EN TETE DE L'APPUI FFitN )

PHASE 3 0.173 0.207 0.238 0.207 0.173 La somma des forces


est égale à ' dans
PHASE 4-5 0.161 0.211 0.255 0.211 0.161
chaque ligne

EFFET D'UNE POUSSEE UNITAIRE DES TERRES SUR LES PILES-CULEES EN PHASE 3 Cas unitaires Ti et T»
c.f. notice § 4.8.5

I DEPLACEMENT DU TABLIER AU DROIT D'UN APPUI 1*1000)

POUSSEE SUR PILE-CULEE 1 DTi(N) 1.078 1.078 1.078 1.078 1.078

POUSSEE SUR PILE-CULEE 2 DT» ( N ) 1.078 1.078 1.078 1.078 1.078

II DEPLACEMENT DE LA TETE DE LA PILE <*1000) Schéma analogue


à celui de la p. 12

POUSSEE SUR PILE-CULEE 1 DPTt(N) 2.620 0.969 1.078 0.969 0.754

POUSSEE SUR PILE-CULEE 2 DPTt( N ) 0.754 0.969 1.078 0.969 2.620

III FORCE ENGENDREE EN TETE DE L'APPUI


La somme des forces est égale
à 1 dans chaque ligne •
POUSSEE SUR PILE-CULEE 1 F T 4 (N) 0.422 0.145 0.167 0.145 0.12!.
L' élastomère en télé de la pile-culée
POUSSEE SUR PILE-CULEE 2 FTi ( N ) 0.121 0.145 0.167 0.145 0.422
1 1 subit

1 -0,422
un effort

= 0,978 T .
de cisaillement de
Un "cas de surcharge" est défini par l'ensemble
des actions qu'on trouve, pour un même appui,sous
le même numéro pages 15,16 et 17 (ou suivantes).
Dans cet exemple, certains cas sont identiques du
fait qu'ils ne se différencieraient qu'en présen-
ce de dalles de transition , ou pour un nombre de
travées plus élevé (par augmentation du nombre
des combinaisons distinctes de travées).
On trouvera plus loin (p35d38)les sorties corres-
pondant au cas d'un ouvrage présentant une dalle
de transition.
NOTA t les caa de surcharge de mène numéro»
relatifs à des piles différentes, ne sont pas
identiques.
MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE
C A S DE S U R C H A R G E S | Voir notice § 6.5 p . 1 5 |

* * *
* *
P (N,J )
ACTION VERTICALE DU TABLIER CAS DE VALEUR SUR APPUI
SURCHARGE
1 2 3 4 5 Cas de surcharge des
Cas de surcharge des piles culées
piles intermédiaires
87.7 107.3 107.7 107.3 1 87.7
Action maximale 1 - 07 f JAction maximale
87.7 107.3 107.7
due à CM \ 3 107.3 3 87.7 T due à CM
87.7 107.3 107.7

Valeurs
ro 87.7 -14.2 -11.6 -14.2 4 |87.7 JAction minimale
. 5 -12.0 0.0 -11.6 - 14.2 S f ~1Z. 0

identifier a celles données pour la pile 2 ( p i ) par raison de symétrie


û- 1 due à CM
Action minimale 6 -12.0 -14.2 -11.6 0.0 6 ) -12.0
due à CM 7 -12.0 105.7 107.8 105.7 7> -12.0

fournies au bordereau des données et non reproduites


LU
t 8 -12.0 105.7 107.8 105.7 8 1 -12.0
g 9 62.8 105.7 107.8 105.7 9 1 62.8
0 Action maximale 10 62.8 105.7 107.8 105.7 10 1 62.8 JAction maximale
II 1 due à Bc 11 62.8 105.7 107.8 105.7 11 ( 62.8 "I due à BC
ce. 12 62.8 105.7 107.8 105.7 12 V 62.8
\— 13 -8.5 105.7 107.8 105.7 13 ] -8.5
LU 14 -8.5 105.7 107.8 105.7 14 J -8.5
co 15 -8.5 -10.1 -12.8 -10.1 1S>> -8.5
LU Action minimaltt -8.5 0.0 -12.8 -10.1 16 -8.5
16
Z due à Bc 17 -8.5 -10. l -12.8 0.0 17 .-8.5
g 18 -8.5 0.0 -12.8 0.0 18 -8.5 Action minimale
Q 19 -8.5 -10.1 -12.8 -10.1 19 -8.5 1 due à BC
CO 20 -8.5 0.0 -12.8 -10.1 20 -8.5
LU 0.0 21
a -21 80.0 -10.1 -12.8 80.0
22 80.0 0.0 -12.8 o.o 22 y 80.0
23 80.0 185.8 187.0 185.8 23> 80.0
LU
^ 24 80.0 185.8 187.0 185.8 24 \ 80.0
et
LU Action maximale 25 80.0 185.8 187.0 185.8 25 J 80.0
O
(y 26 80.0 185.8 187.0 185.8 26 1 80.0
If-
O due à AIL) 185.8 27 1 80.0 [Action maximale
27 80.0 185,8 187.0
m | due a AIL)
28 80.0 185.8 187.0 185.8 28 Ç 80.0
29 80.0 185.8 187.0 185.8 29 \ 80.0
^ 30 80.0 |185.8| 187.0 185.BI30M 80.0
LU 31 80.0 185.8 187.0 185.8 31 J 80.0
•z. 32 80.0 185.8 187.0 185.8 32 / 80.0
CE 33 -15.3 0.0 -20.9 -18.1 33 -15.3

mais a
o 34 -15.3 -18.1 -20.9 0.0 34 -15.3
LL
35 -15.3 0.0 -20.9 0.0 35 -15.3
in 36 -15.3 -18.1 -20.9 -18.1 36 -15.3
37 -15.3 -18.1 -20.9 -18.1 37 -15.3 r et ion minimale
LU A c t i o n minimale -18.1 38
i 38 -15.3 O.Ô -20.9 -15.3 due à AIL)
due à AIL) 39 -15.3 -18. ï -20.9 0.0 39 -15.3
>
40 -15.3 0.0 -20.9 0.0 «0 -15.3
41 -15.3 -18.1 -20.9 -18.1 «1 -15.3
42 -15.3 -18.1 -20.9 -18.1 42 -15.3
43 -15.3 167.7 166.1 167.7 43} -15.3 Somme des action s maximales
44 -15.3 167.7 166.1 167.7 44 1 -15.3
167.7 45 r es à A I L )
Somme des actions maximales et ^45 64.7 167.7 166.1 64.7
46 64.7 167.7 166.1 167.7 46) 64.7
minimales dues à A I L ) .
47 64.7
Représente , en plus défavorable, le cas 48 64.7 N.B. Les valeurs nulles signifient que 64.7
de l'ouvrage entièrement charge par une 49 64.7 que l'on n'étudie pas le cas de 64.7
surcharge A. 50 64.7 surcharge correspondant (impossibilité de 64.7
51 64.7 64.7
de disposer la surcharge correspondante 64.7
^52 64.7
sur l'ouvrage).
EFFORT HORIZONTAL APPLIQUE AU TABLIER
INFORMATIQUE
H ( N,J )
CAS DE VALEUR EN ETUDIANT L'APPUI CAS DE
SURCHARGE SURCHARGE
1
1 0.0 0.0 0.0 0.0 ( 0.0 l
Quand l'ouvrage présente des 2 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 2
3 0.0 0.0 0.0
0
0.0 0.0 3 t Absence de freinage
dalles de transition , une 4 0.0 o.o 0.0 0.0 0.0 4
pour la surcharge
page supplémentaire fournit 5 0.0 0.0 0.0 0.0 ° 0.0 5
6 0.0 0.0 0.0 V 0.0 0.0 6 1 militaire
PD ( N, J ) 7 0.0 28. 53

1
28.53 1 28.53 0.0 7
ACTION VERTICALE DE LA 8 0-0 28.53 28.53 J 28.53 0.0 8 J

DALLE DE TRANSITION 10
9 28.53
28.53
2 8 . 53
28. 53
28. 53
28.53 1 28. 53
28:53
ï 28 .33
* l 2 8 . 5 3 10
9 X

cf p 37 11 -28.53 -28.53 -28.53


1 -28.53 f - 2 8 . 5 3 11

11
12 -28.53 -28.53 -28.53 -28.53 1 - 2 8 . 5 3 12 Freinage du convoi BC
13 28.53 - 2 8 . 53 -28.53 -28.53 l 2 8 . 5 3 13 "
BCFRr30Txsin.p= 28,53 T
14 28.53

Î
-28. 53 -28.53 -28_. 53 _, + 2 8 . 5 3 14
15
16
17
18
28.53
28.53
-28.53
-28.53
28.53
0.0
2 8 . 53
0.0
28.53
28.53
28.53
28.53
~' 1 28. 53
0.0
0.0
2 8 . 5 3 15
2 8 . 5 3 16
Î - 2 8 . 5 3 17
- 2 8 . 5 3 is
étudié dans un sens ,
puis dans l'autre

19
J
11
-28.53 -28. 53 - 28 . 53 -28.53 ~ < - 2 8 . 5 3 ,9
20 -28.53 0.0 -28.53 -28.53 - 2 8 . 5 3 20 )
21 10 62 - 2 8 . 53 - 2 8 . 53 0. 0 1 0 . 6 2 21 S
22 7.26 0.0 -28.53 0.0 7 . 2 6 22
23 10.62 7.26 8 . 30 8.30 1 0 . 6 2 23
+
24 10.62 8.30 8. 30 7.26 1 0 . 6 2 24
25 7.26 10 .62 11.15 + 10.62 7 . 2 6 25
26 10 .62 12 .19 11 .15 12.19 1 0 . 6 2 26
27 -10.62 12 .19 11 . 15 . 12.19 - 1 0 . 6 2 27
r
28 -7.26 -7.26 -8. 30 -8.30 -7.26 28
23 -10.62 -8-30 -8. 30 -7.26 - 1 0 . 6 2 29
30 -10 . 62 -10.62 | -11.15 - -10.62 -10.62(301
31 -7. 26 -12.19 -11 .15 -12.19 -7.26 3l
32 -10.62 -12.19 -11. 15 .-12 .19 ^ - 1 0 . 6 2 32
r
33 10 . 62 0.0 7.26 8.30 'f fO . 6 T 33
34 8 .30 8-30 7.26 0.0 8 . 3 0 34 Freinage dû à la
35 10 . 6 2 0. 0 10-03 .,. 0.0 1 0 . 6 2 35 surcharge A l t )
36 10 .62 8.30 10.03 8.30 1 0 . 6 2 36 AFR r Al L)x L x ELARGA »sinf
37 8 .30 8.30 10. 03 8.30 8 . 3 0 37
20» 0,035 x L x ELARGA
38 10. 62 0.0 -7.26 -8.30 ^ 1 0 . 6 2 38
39 -10.62 -7.26 0.0 ,r - 1 0 . 6 2 39 L étant la longueur
8 30
_
1.0 -8.30 0.0 -10.03 0.0 - 8 . 3 0 40 surchargée (cf. notice p.15)
41 -10-62 -8.30 -10.03 -8.30 - 1 0 . 6 2 41
étudié dans un sens ,
42 -10.62 -8.30 -10.03 -8.30 ~ - 1 0 . 6 2 42
1 puis dans l'autre
£3 -a. 30 13.76 13.76 T3. 76"" -8.30 43
44 -10.62 13.76 13.76 13.76 v._llO_.62_44__
45 13 .76 -13 .76 -13.76 ! - 1 3 . 7 6 "•"/
46 13.76 -13 .76 -13 .76 -13.76 1
4- /
13 . 76 46
47 13.76 ] 13.76 47
48 13 .76 1 13.76 48
49 -13 .76 - - 1 3 . 7 6 49
50 -13.76 - 1 3 . 7 6 50
51 -13.76 - 1 3 . 7 6 si
52 -13 .76 -13 .76 52
MINISTÈRE DE L'EQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE
ALLONGEMENT DES T R A V E E S ALL ( N , J , K )
(TT)
APPUI 1 ( PILE-CULÉE
CAS DE SURCHARGE ALLONGEMENT DE LA T R A V E E (*100G)
********
ALL ( 1 , J , K )
1 2 3 4
Ces tableaux recapitulent
1 * 0.0 0.0 0.0 0.0 les valeurs prises en compte,
CM max
2 0.085 0.0 0.0 0.0
dans chaque cas de
3 •* 0.0 0.0 0.0 0.0
4 0.085 0.0 0.0 0.0 surcharge ; pour rallongement
5 * 0.0 0.0 0.0 0.0 correspondant de la travée K.
6 0.0 0.111 0.0 0.0
CM min Les combinaisons de ces
7 * 0.0 0.0 0.0 0.0
8 0.0 0.111 0.0 0.0 valeurs dépendent de l'appui
9 * 0.0 0.0 0.0 0.0 étudie, et on donne par
10 0.085 0.0 0.0 0.0
Bc max 0.0 0.0 0.0 conséquent un tableau par
11 * 0.0
12 0.085 0.0 0.0 0.0 appui .
13 * 0.0 0.0 0.0 0.0
Les cas de surcharge sans Le projeteur peut ainsi
14 0.0 0.111 0.0 0.0
15 * 0.0 0.0 0.0 0.0 retrouver quelles sont, pour
allongement de travées sont
16 0.0 0.111 0.0 0.0 un appui et un cas donnés,
signalés par * Bc min 17 * 0.0 0.0 0.0 0.0 les travées dont le programma
(C.f. notice § 4.5 p. 15 et 18 0.0 0.111 0.0 0.0
19 * 0.0 0.0 considère l'allongement, et
0.0 0.0
4. 1 2 . 2 . 3 p.40 ) 20 0.111 0.0 0.0 les valeurs de ces
0.0
21 0.085 0.0 0.111 0.0 allongements (cf. notice §4.5.2 )
22 0.085 0.0 0.0 0.0
23 * 0.0 0.0 0.0 0.0 A noter que même si
0.085 0.0 0.111 0.0 l'ouvrage est symétrique, les
25 0.085 0.0 0.0 0.0 tableaux relatifs à des appuis
26 * 0.0 0.0 0.0 0.0 homologues ne sont pas
A ( l) max 27 0.085 0.0 0.111 0.0
identiques ligne à ligne
28 0.085 0.0 0.0 0.0
29 * 0.0 0.0 0.0 0.0
30 0.085 0.0 0.111 0.0
31 0.085 0.0 0.0 n.n ALL ( M T u] . EPSSUR « D ( K )
32 * 0.0 0.0 0.0 0.0 sin f
33 0.0 0.111 0.0
Q*Q (données du bordereau cartes 26 et 27
34 0.0 0.111 0.0
35 * 0.0 0.0 0.0 0.0
36 0.0 0.111 0.0 0.085
37 0.0 0.111 0.0 0.0
38 * 0.0 0.0 0.0 0.0
A(l) min 39 0.0 0.111 0.0 0.085
40 0.0 0.111 0.0 0.0
41 * 0.0 0.0 0.0 0.0
42 0.0 0.111 0.0 0.085
43 0.0 0.111 0.0 0.0
44 * 0.0 OwO 0.0 0.0
45 * 0.0 0.0 0.0 0.0
46 0.085 0.111 0.111 0.085
47 * 0.0 0.0 0.0 0.0
48 0.085 0.111 0.111 0.085
) max -|min| 49 * 0.0 0.0 0.0 0.0
50 0.085 0.111 0.111 0.085
51 * 0.0 0.0 0.0 0.0
52 0.085 0.111 0.111 0.085
MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE
APPUI 2 (PILE INTERMEDIAIRE)
******** CAs DE SURCHARGE ALLONGEMENT DE LA TRAVEE (*1000)
ALL ( 2 , J, K )

l Exemple d'utilisation des


( * 0.0 0.0 0.0 0.0
CM max
{( 1 *4
0.085
0.0
0.0
0.0
0.111
0.0
0.0
0.0
0.0
0.0
0.0
0.0
tableaux p 15 à 18 :
Étude du cas de charge 30
CM min 0.0 0.0 0.0 0.0 relatif à l'appui 2
{ î 0.0 0.0 0.111 0.0
7 * 0.0 0.0 0.0 0.0 On lit successivement :
a 0.085 0.0 0.0 0.0
p.15 : action verticale des surcharges : 185,8T
9 0.0 0.111 0.0 0.0
10 0.085 0.111 0.0 0.0 action maximale due à A ( l ) .
Bc max 11 * 0.0 0.0 0.0 0.0
12 0.085 0.0 0.0 0.0 p. 16: effort horizontal appliqué au tablier
13 0.0 0.111 0.0 0.0 -10,627 freinage de la surcharge Ail)
Les cas de charge sans 1* 0.085 0.111 0.0 0.0
15 * 0.0 0.0 0.0 0.0 dans les travées dont on considère
allongement de travées sont 16 0.0 0.0 0.0 0.0 l'allongement .
17 0.0 0.0 0.111 0.0
signalés par * 18 0.0 0.0 0.111 0.0 p. 1 8 '. allongement des travées =
Bc min 19 * 0.0 0.0 0.0 0.0
(Cf. notice § 4.5 p. 15 et (as 2 travées adjacentes respectivement
20 0.0 0.0 0.0 0.0
§ 4.12. 2 . 2 p. 40 ) 21 0.0 0.0 0.111 0.0 0,085 et 0,111 (en 10'3m).
22 0.0
f\
O .0 0. 11 1 O «o
f\

' 23 0.085 0.0 0.0 0.0


2* 0.0 0.111 0.0 0.0
25 0.085 0.111 0.0 0.0
26 0.085 0.111 0.0 0.085
AlJlmax 27 * 0.0 0.0 0.0 0.0
28 0.085 0.0 0.0 0.0
29 0.0 0.111 0.0 0.0
130 0.085 0.111 0.0 0.0 |
31 0.085 0.111 0.0 0.085
V 32 * 0.0 0.0 0.0 0.0
f 33 0.0 0.0 0.0 0.0
34 0.0 0.0 0.111 0.0
35 0.0 0.0 0.111 0.0
36 0.0 0.0 0.111 0.0
37 * 0.0 0.0 .0.0 0.0
A(/)mir 38 0.0 0.0 0.0 0.0
39 0.0 0.0 0.111 0.0
40 0.0 0.0 0.111 0.0
41 0.0 0.0 0.111 0.0
V 42 * 0.0 0.0 0.0 0.0
43 0.085 0.111 0.111 0.085
44 * 0.0 0.0 , 0.0 0.0
A ( l ) m a x - l m i n | 45 0.085 0.111 0.111 0.085
46 * 0.0 0.0 0.0 0.0
MINISTERE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE
P O I D S P R O P R E D E S A P P U I S
* * *

NUMERO DE L'APPUI

I POIDS PROPRE DE LA SEMELLE 19.7 19.7 19.7 Valeurs calculées à partir des

II DE LA NERVURE 8.3 6.1 6.1 données géométriques du bordereau


Densité du béton • 2,5 T/ m1
III DU fUT 10.0 54.6 55.6

IV ^^ DU CHEVETRE 9.2 0.0 0.0

'POIDS TOTAL DE L'APPUI (en tonnes) OPIL 47.2 80.4 81.5

POIDS DU REMBLAI SUR SEMELLES QREM '64.1 25.2 34.8

Pour I ' ensemble des fûts


lorsqu' il y a lieu .

C H A R G E M E N T D E S A P P U I S Cf. notice § i, g p- 31

* * *

CHARGE PERMANENTE

DESIGNATION PHASE VALEUR SUR APPUI


t 2 3 / QCP1 (c.f. p. 3,4 et 5)
//
REACTION VERTICALE 2 RCP 2 84. <j 240.6 ?17.9 |Z_

3 18.3 60.7 66.3 phaca S, qui est donc à ajouter


RCP 3 ?p

à la réaction en phase 2, pour obtenir


MOMENT EN1 TETE DES PILES-CULEES 2 ZCP 2 x l'effort vertical en phase 3(QCP2-QCP1)

3 ZCP 3 X

Seulement lorsque l'ouvrage est muni de dalles de transition


MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

DESIGNATION PHASe VALEUR SUR A P P U I INFORMATIQUE


Chaque effet indique' en
(20)
1 2 3
EFFORT HORIZONTAL EN TETE D'APPUI phase 3 est le supplément

- SOUS CHARGE PERMANENTE par rapport à la phase 2.


Valeurs correspondant à:
Les effets ''avec SANS ALLONGEMENT DE TRAVEE 2 HSCP2 0. 0 0.0 0.0 \ Excentrement des réactions
allongement "totalisent
les effets "sans allon- 3 HSCP3 0. 0 0.0 0.0 /permanentes sur plies-culées
gement " et les effets
de l'allongement : AVEC ALLONGEMENT DE T-RAVEE 2 HCP2 0. 30 0.36 0.00

le cumul est fait i Données EPSCP(i) et KCP p2


3 HCP3 2. 22 1.49 0.00
par le programme.
- SOUS L'EFFET DE LA TEMPERATURE 3 HTEM -0. 77 -0.52 -0.00 Donnée EPSTEM p2

- SOUS LA POUSSEE DES JOINTS 3 H JOIN 0. 0 0.0 0.0 Donnée PJOINT p2


- SOUS LA POUSSEE DES TERRES 3 HPOUS 0. 0 0.0 0.0 Donnée POUST p6
Le tout calculé avec modules
DEPLACEMENT DU TABLIER AU DROIT DE L'APPUI (*1000l d'élasticité différés

- S 3US CHARGE PERMANENTE

SANS ALLONGEMENT DE T R A V E E 2 DSCP 2 °« 0 0.0 0.0-


Dans ce chapitre les sorties
3 DSCP 3 0. 0 0.0 0.0 donnent l ensemble des efforts
transmis ou engendrés par le
AVEC ALLONGEMENT DE TRAVEE 2 DCP2 5. 248 2.948 0.000 tablier ainsi que les de'place-
ments qui en résultent pour les
3 DCP3 !'• 744 11.089 0.000 appuis . Ils permettent donc de
- S(3US L'EFFET DE LA TEMPERATURE 6 calculer chacun de ceux-ci
3 DTEM ~ « 879 -3.894 -0.000
isola ment .
- se3US LA POUSSEE DES JOINTS 3 DJOIN °* 0 0.0 0.0

- S(JUS LA POUSSEE DES TERRES 3 DPOUS 0. 0 0.0 0.0

DEPLACE»1ENT DE LA TETE DE LA PILE (*1000)

- S(JUS CHARGE PERMANENTE

SANS ALLONGEMENT DE TRAVEE 2 DPSCP2 0. 0 0.0 0.0


— Sens positif des efforts
3 DPSCP3 0. 0 0.0 0.0 et déplacements de la gauche
vers la droite
AVEC ALLONGEMENT DE TRAVEE 2 DPCP2 *• 443 2.674 0.000 - Efforts en tf
3 DPCP3 13. 814 9.969 0.000 _ Déplacements en m . 10
c'est à dire en mm .
- StJUS L'EFFET OE LA TEMPERATURE 3 DPTEM "*• 813 -3.501 -0.000

- Sf)US LA POUSSEE DES JOINTS 3 DPJOIN 0. 0 0.0 0.0

- seHJS LA POUSSEE DES TERRES 3 DPPOUS °- 0 0.0 0.0


MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

SURCHARGES (SEULEMENT EN PHASES 4 ET 5»


INFORMATIQUE
NON PONDEREES

DESIGNATION CAS DE V A L E U R SUR A P P U I


SURCHARGE De même que ce qui a été
fait pour la charge pertn'inente ,
J
les moments de surcharge en téta
I
REACTION V E R T I C A L E SUR APPUI 1 87.7 107.3 107.7 des piles-culées nz sont calcules
2 87.7 107.3 107.7
et imprimés qui: si l'ouvrage est
NON PONDÉRÉE 3 87.7 107.3 107.7
4 87.7 -14.2 -11.6 muni de dalles de transition.
RSUR (N, J)
5 -12.0 0.0 -11.6
(surcharges seules) 6 -12.0 -14.2 -11.6
7 -12.0 105.7 107.8
8 -12.0 105.7 107.8 Ce tableau donne les mêmes
9 62. B 105.7 107.8 valeurs que celui de la p. 15 pour
10 62.8 105.7 107.8
11 62.8 105.7 107.8 les piles culées parce qu'il n'y
12 62.8 105.7 107.8
a pas de dalle de transition
13 -8.5 105.7 107.8
14 -8.5 105.7 107.8
15 -8.5 -10.1 -12.8
16 -8.5 0.0 -12.8
17 -8.5 -10.1 -12.8
18 -8.5 0.0 -12.8
19 -8.5 -10.1 -12.8
20 -8.5 0.0 -12.8
21 80.0 -10. l -12.8
22 80.0 0.0 -12.8
23 80.0 185.8 187.0
24 80.0 185.8 187.0
25 80.0 185.8 187.0
26 80.0 185.8 187.0
27 80.0 185.8 187.0
28 80.0 185.8 187.0
29 80.0 185.8 187.0
30 80. 0 185.8 187.0
31 80.0 185.8 137.0
32 80.0 185.8 187.0
33 -15.3 0.0 -20.9
34 -15.3 -18.1 -20.9
35 -15.3 0.0 '20.9
36 -15.3 -18.1 -20.9
37 -15.3 -18.1 -20.9
38 -15.3 0.0 -20.9
39 -15.3 -18.1 -20.9
40 -15.3 0.0 -20.9
41 -15.3 -18.1 -20.9
42 -15.3 -18.1 -20.9
43 -15.3 167.7 166.1
44 -15.3 167.7 166.1
45 64.7 167.7 166.1
46 64.7 167.7 166.1
4T 64.7
48 64.7
49 64.7
50 64.7
51 64.7
52 64.7
m
•n
•n
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II
MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

DESIGNATION C A $ DE VALEUR SUR APPUI


SURCHARGE

DEPLACEMENT OU T A B L I E R <*1000) 1 0.0 0.0 0.0


2 -0.079 0.015 0.046
NON PONDÉRÉ 3 0.0 -0.077 -0.046
DSUR ( N,J)
4 -0.079 0.0 0.0
5 0.0 0.0 0.015
(surcharges seules) 6 -0.077 -0.046 -0.015
7 0.0 15.639 15.639
8 -0.077 15.685 15.685
9 15.639 15.593 15.593
10 15.560 15.639 15.639
11 -15.639 -15.639 -15.639
12 -15.718 -15.593 -15.593
13 15.639 -15.685 -15.685
14 15.562 -15.6'39 -15.639
15 15.639 15.639 15.639
16 15.562 0.0 15.654
17 -15.639 15.593 15.624
18 -15.7T6 -0.0 15.639
19 -15.639 -15.639 -15.639
20 -15.716 0.0 -15.624
21 5.699 -15.685 -15.654
22 3.899 -6.0 -15.639
23 5.824 3.993 4.593
24 ' 5.699 4.470 4.501
25 3.899 5.762 6-113
26 5.824 6.606 6.113
27 -5.948 6.683 6.113
28 -4.057 -3.963 -4 .501
29 -5.824 -4.624 - 4 .593
30 - 5.948 -5(885 -6.113
31 -4.057 -5-760 -6.113
32 -5.824 -6.683 -6.113
33 5.731 0.0 3.993
34 4.470 4.501 3.963
35 5.824 0.0 5.498
36 5.731 4.501 5-498
37 4.470 4.547 5.498
38 5.824 0.0 -3-963
39 -5.916 -4.593 -3-993
40 -4.624 0.0 -5-498
4l -5.824 -4.593 -5-498
42 -5.916 -4.547 -5-498
43 -4.624 7.420 7-542
44 -5.824 7.542 7.542
45 7.542 -7.665 -7.542
46 7.325 -7.542 -7.542
47 7. 54 2
48 7-325
49 -7.542
50 - 7.759
51 - 7.542
52 -7.759
INFORMATIQUE

CAS DE
SURCHARGE

DEPLACEMENT DE LA TETE DE LA PILE < *1COO) 0.0 0.0 0.0


•0.048 0.013 0.046
NON PONDÉRÉ 0.0 -0.066 -0.046
DPSUR(N,J) •0.048 0.0 0.0
5 0.0 0.0 0.0.15
(•urcharges seules) 6 •0.047 -0.039 -0.015
7 .0.0 13.383 15.639
8 •0.047 13.396 15.685
9 9.474 13.317 15.593
10 9.426 13.330 15.639
11 •9.474 -13.383 -15.639
12 •9.522 -13.370 -15.593
13 9.474 -13.449 -15.685
14 9.428 -13.436 -15.639
15 9.474 13.383 15.639
16 9.428 0.0 15.654
17 •9.474 13.344 15.624
18 •9.521 -0.0 15.639
19 •9.474 -13.383 -15.639
20 •9.521 0.0 -15.624
2l 3.452 -13.422 -15.654
22 2.362 0.0 -15.639
23 3.528 3.417 4.593
24 3.452 3.826 4.501
25 2.362 4.931 6.113
26 3.528 5-653 6*1 13
27 •3.606 5-719 6*113
28 •2.458 -3-391 -4-501
29 •3.528 -3-957 -4-593
30 •3.604 -5-036 -6.113
31 •2.458 -5.785 -6.113
32 •3.528 -5.719 -6.113
33 3.472 0.0 3-993
34 2.708 3.852 3*963
35 3.528 0.0 5-496
36 3.472 3. «52 5.498
37 2.708 3.891 5.498
38 3.528 0.0 -3.963
39 •3.584 -3.931 .3.993
40 -2.801 0.0 -5-498
41 •3.528 -3.931 -5.498
42 •3.584 -3. «91 -5-498
43 •2.801 6.350 7-542
44 •3.528 6.45? 7.542
45 4.569 -6.560 -7.542
46 4.438 -6.455 -7.542
47 4.569
48 4.438
49 .4.569
50 4.70!
51
52
MINISTERE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

D I M E N S I O N N E M E N T D E S S E M E L L E S

Cf. notice § 4.12 p. 37 et suivantes

Dans cette page sont donnes les efforts


"de longue durée" (cf notice § 4.9.1. p 32)
EFFORTS APPLIQUES A LA BASE DES SEMELLES
pris en compte pour le calcul des semelles.
****************************************

SOUS CHARGE PERMANENTE

COMMENTAIRES VALEUR SOUS SEMELLE

2 3

REACTION VERTICALE RL.D 3K.O J 407.0 42Q5

MOMENT MAXIMUM ZLDX 0.0 0.0 0.0

314,0 = 47,2 * 164,1 * ( 102,8 + 0 1 « 1


1 1 i 1
MOMENT MINIMUM ZLDM 0.0 0.0 0.0 QPIL QREM QCP2 KSEM
(p19) (p19) (p3) QDT (notice
<p3) § 4.10.1)
EFFORT HORIZONTAL MAXIMUM HLDX nn n.n n.n

EFFORT HORIZONTAL MINIMUM HLDM 0.0 0.0 0.0

II n est pas tenu compte de


l'allongement des travers .
(cf notice § £.12.2.2. p ( 0 )
MINISTÈRE DE L'EQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

SOUS SURCHARGE NON PONDÉRÉE INFORMATIQUE

COMMENTAIRES CAS DE VALEUR SOUS SEMELLE


SURCHARGE

REACTION VERTICALE DE SURCHARGE 1 150.3 183.9 184.6


i *»rt
1 ->U»i3
1 aQ Q 1
1 Q4. A
O4. O

RSUR ( N,J ) * KSEM 3 150.3 183U 184.6


4 150.3 -24.3 -19.9
5 -20.6 0.0 -19.9
6 -20.6 24.3 -19.9
7 -20.6 166.1 169.4
8 -20.6 186.1 169.4
9 98.7 166.1 169.4
10 88.7 166.1 169.4
11 98.7 166.1 169.4
12 98.7 166.1 1694
Exemple : 13 --13. 4 166.1 1694
— — -*^ — | A
-13.4 166.1 1694
Calcul de la charge totale pondérée 2* genn sous la 15 -13.4 -15.9 -20.1
pile- culée n*1 dans le cas de surcharge 19 = ** -13.X 0.0 -2.0.1
-13.4 -15.9 -20.1
i . 18 -13.4 0.0 -20.1
R(1,19)= 314,0|* [TÏÏ x l(-13,4 |=| 293.9 T| 119 -13 4 1 -15.9 -20.1
1 1 20 -13.4 0.0 -20.1
"* i tto n
OV . V 13 .Qa
-1«! -20.1
Coefficient de 22 80 .0 0.0 -20.1
pondération 23 80.0 105.8 mo
Cf. page 25 | 24 80.0 105.0 187.0
on n
80.0 185.8 1 87.0
Réaction x'de longue durée" 26 80.0 185.8 187.0
80.0 185-8 187.0
28 80.0 1 fi5 ft 187.0
29 80.0 185.8 187.0
30 80.0 185.8 1070
31 80.0 105.8 187.0
32 80.0 185.8 187.0
-15.3 0.0 -20.9
Valeur utilisée 3/f -15.3 -18.1 -20.9
page 2 9 . 35 -15.3 0.0 -20.9
36 -153 -10.1 -20.9
37 -15.3 -10.1 -20.9
38 -15.3 0.0 -20.9
39 -15.3 -18 .1 -20.9
40 -153 O.O -20.9
41 -1S3 -18.1 -20.9
42 •15.3 -te.i -20.9
43 -15.3 167.7 166.1
44 -153 167.7 166.1
45 64.7 167.7 166.1
46 84.7 167.7 166.1
47 647
48 64.7
49 64.7
50 64.7
51 647
52 64,7
MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE
COMMENTAIRES CAS DE VALEUR SOUS SEMELLE
(27)
SURCHARGE

MOMENT DE SURCHARGE NON PONDÉRÉ 1 0.0 0. 0 0.0


. 0 • 11Qf
3 0.0 -0. 28 -0.19
Pi les -culées : 4 -0.10 0. 0 0.0
ZSUR(N,J)1 K 5 0.0 0. 0 0.06
|"o,404 . HT. HSUR ( N, J) 6 -0.10 -0. 17 -0.06
' 1,825 J
0.0 52. 93 60.43
8 -0.10 5 2 . 98 60 . 60
Piles intermédiaires : 9 18.20 5 2 . 67 60.25
!"L HP. HSUR ( N, J)lJ KSEM 10 18 .ir 5 2 . 72 60.43
11 -18.20 -52. 93 -60.43
12 -18 .29 - 5 2 . 88 -60.25
Exemple_ : Calcul du moment total pondéré 2* genre 18.20 - 5 3 . 19 -60.60
18.1 1 -53 14 -60.43
à la base de la semelle de la pile -culée n f 1 15 1*5.20 52. 93 60.43
16 18 .11 0. 0 60 .48
dans le cas de surcharge 19 17 -1 8.20 5 2 . 78 60.37
-1 8.29 - 0. 0 60 .43
Z (1,19) = jO'lkl X I M 8,20)|=|-27,30 [Link] | 19 -1 9.20 | - 5 2 . 93 -60 .43
1
1 1 20 -1 8.29 0. 0 -60 .37
4.22 -5 3 09 -60.4 8
Coeff cient de ^\
2.89 - 0. 0 -60.43
pondération 23 4.31 8. 60 11.29
24 ' L. *) 9i 9. 63 1 1l .AT
O/
Cf page 251 .25 2.'e*9 12 4 1 15. 03
Moment *de lor gué durée*] 26 4.31 14.23 15.03
-4.40 14.39 15.03
28 -3.00 -8.54 -1 1 .07
29 -431 - 9 .96 -11.29
30 -4.40 -12 .68 -15.03
Valeur utilisée 31 -3,00 -1456 -15.03
page 29 32 -4.31 -14.39 -15 03
33 424 0. 0 9.%2
34 3.31 9 70 9.74
35 4.31 0 0 13.52
36 4.24 9.70 13.52
37. 3.31 •9-79 .9.74
38 4.31 0. 0 -9.82
39 - 4.38 - 9 fc9 .1352
40 -3.42 0. 0 -13.52
4l - 4.31 - 9 . 89 -13.52
42 -4.38 - 9.79 - 1 3.52
43 -3.42 15 96 1855
44 - 4.31 16 .24 1555
45 5.59 -16 .51 . 18 55
46 5.42 -16 .24 - 18'. 55
47 5.59
48 5.42
49 - 5.59
50 - 5.75
51 -5.59
52 - 5.75
i LU
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T ^
= 'I ï
-I 2" "
1 §
MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE
(25)
VERIFICATION DES SEMELLES SUPERFICIELLES
**************************************** Cf notice § 4 .12 2 .1.

NUMERO DE L«APPUI :

I EN FONCTIONNEMENT NORMAL

I .. , PRE MAX
|29,.5 44.5 Valeurs à comparer à
- PRESSION M A X I M A L E 46.7
du bordereau )
- CAS DE CHARGE CORRESPONDANT u
II A LA RUPTURE

1 w i J- • 1 • t j
kLE
- PRESSION MAXIMALE |22.3 3S.S 27. & VaUur. d.v,U« s par_ V. donc

ORR ES PONDANT '' n i :•


1AX1MUM 0.09 0.21 0.23
CORRESPONDANT | 19 19 19

et 27 1 : Pour In pile-culée
dant au cas de charse 19
est: IZ ( 1 , 1 9 ) 1
R (1,19 )
. _J7,3
" 293,9
r°^9~i
à comparer à DSEM (1) . 1,50 . rj,50
3 3

II est rappelé que le programme considère comme négligeables, dans c e t t e partie du calcul,
les efforts des variations de longueur des travées! de quelque origine que ce soit ) et les efforts
des poussées des terres autres que celles représentées par les données POUST.
MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

S U P E R F I C I E L L E S
INFORMATIQUE
E F F O R T S D A N S L E S S E M E L L E S

[Cf. notice § £.13 p. 45


(30)
* * *
* *
*** TOUS LES EFFORTS SONT FOURNIS PAR METRE DE SECTION

************ un moment positif tend la f ibre inférieure


* APPUI 1 *
************ Un moment négatif tend la f ibre supérieure

Cas d'un appui à colonnes multiples Actuellement le


4-»_ programme présente
A TRANSVERSALEMENT SECTION 1 2 3
au titre des section)
-*v 1 à 4 les enveloppes
/ V^
_••—-! n - MOMENT MAXIMUM 0.04 0.16 0.35
0.63 d" c'f°rts dans les
sections 1 à 4 d'une
PHASE CORRESPONDANTE 4 4 4 4 part, et dans les
sections symétriquei
i { " | "' - MOMbNI MINIMUM -0.02 -0.07 -0.16
L x L x l x J x ,
1 1 1 ' PHASE CORRESPONDANTE 3 3 3 3
! i 1
1 1 J 1
(y (3) & CD _ EFFORT TRANCHANT MAXIMUM 2.00 4.01 6.01 8.01

I PHASE CORRESPONDANTE 4 4 4 4

(>lu de la nervure Les efforts fournis sont les plus grands des efforts des phases
(ou du fût) 2/ 3 et 4 , et des 2/3 des efforts en phas« : 5 Par
conséquent / quelle que soit la phase prépondérante , les
B LONGITUDINALEMENT contraintes obtenues sont à comparer directement aux
contraintes admissibles

I EFFORTS EN CONSOLE

AU RAS DE LA NERVURE © AU RAS DU FUT @

- MOMENT MAXIMUM 2.42 1 18.69|— Cet effort toujours


Fut exprime' au ml de
. . . PHASE CORRESPONDANTE 4 largeur de semelle est
(colonne)
donc à multiplier par
- MOMENT MINIMUM -U.39 - 3.05 cette largeur pour
Nervure
_ calculer l'ensemble
PHASE CORRESPONDANTE 5
semelle. nervure .

Semelle - EFFORT TRANCHANT MAXIMUM 9.67 26.89

0") (2) PHASE CORRESPONDANTE 4 4


II EFFORTS LE LONG DE LA SEMELLE

*** PAR RAISON DE SYMETRIE, CES EFFORTS SONT FOURNIS POUR


Voir figure et commentaires
dans ta note de présentation LA MOITIE DE LA SEMELLE, D'UN FUT EXTERIEUR AU CENTRE
pièce 1, § [Link].,p 51 et
suivantes.
ENTRE NUS INTERIEURS DES FUTS ( PAR DIXIEMES D'ENTRAXE )
pour chaque intervalle
nu droit du fût de gauche nu gauche du fût de droite
entre 2 fûts consécutifs

- MOMENT MAXIMUM ^ 16.08 9.11 3.65 -0.11 -1.03 -1.38 -].15 -O.34 2.73 7.88 14:54

Le programme fournit une ligne de résultats par intervalle


dans la moitié gauche de la semelle.

- MOMENT MINIMUM .47 1.39 -0.29 -2.71 -3.62 -3.02 -0.90 1.04 3.00 5.54

- EFFORT TRANCHANT MAXIMUM-* 26.11 20.99 15.87 10.75 5.64 0.52 4.60 9.72 14.83 19.95 25.07
MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

Les efforts sont calculés par * APPUI 2 *


. largeur
mètre de , . section
de .. ************
Cas d'un appui à 1 fût

TRANSVERSALEMENT SECTION 1 2 3 4

- MOMENT MAXIMUM 0.28 1.11 2.49 4.43

PHASE CORRESPONDANTE 4 4 4 4

- MOMENT MINIMUM .0.11 0.44 0.98 1.75

PHASE CORRESPONDANTE 2 2 2 2

- EFFORT TRANCHANT MAXIMUM 5.29 10. 68 15.86 21.15

PHASE CORRESPONDANTE 4 4 4 4

LONGITUDINALEMENT ( efforts en console !

AU RAS DE LA NERVURE AU RAS DU FUT

- MOMENT MAXIMUM 24.30 41.35

PHASE CORRESPONDANTE 4 4

- MOMENT MINIMUM -1.43 -2.43

PHASE CORRESPONDANTE 5 5

- EFFORT TRANCHANT MAXIMUM 42.27 55.13

PHASE CORRESPONDANTE 4 4
MINISTÈRE DE U'ÊQUIfEMENT ET DU LOGEMENT

Efforts par fût { pour tes fûts circulaires E F F O R T S D A N S L E S F U T S INFORMATIQUE


ou elliptiqueslou par mètre linéaire de * Cf. notice § 4.15
(33)
*
fût ( pour les fûts rectangulaires ) pour *
l'utilisation directe des abaques PP. 64 l
* APPUI l * SECTIONS SOMMET TIERS-SUP TIERS-INF BASE-FUT
FUT B ASE-NER VURE
***********
DIAMETRE 0.60 0.60 0.60 0
0.60 II est rappelé que
EPAISSEUR [Link] pour un pont biais dort
A SOUS CHARGE PERMANENTE
les piles, de mime
que les piles. culées,
EN PHASE ? EFFORT NORMAL 31.23 32.34 33.44 5
34.55 11.79 sont à colonnes, des
moments fléchissants
MOMENT 0.21 0.88 1.55 2
2.22 0.77 d'axe perpendiculaire

EN PHASE 3 EFFORT NORMAL 37.33 13.71 sont à ajouter.


38.44 39.54 40.65
(Cf Notice §6.4 .6.)
MOMENT 0.37 1.53 2.69 5
3.85 1.33

* AVEC SURCHARGES

DU 1ER GENRE EFFORT NORMAL MAXIMUM 87.44 88.55 89.66 90.77


7 29.54 Poids des
( phase 4 ) terres sur
MOMENT CORRESPONDANT 0.12 C.49 0.8? 4
1.24 0.43
la nervure
EFFORT NORMAL MINIMUM 30.47 31 .58 32.69 33.79
9 11.55 non compris

MOMENT CORRESPONDANT 0.36 1.50 2.64 3.78


8 1.31

MOMENT MAXIMUM t. 01 4.17 7.34 0


10.50 3.63

FFFORT NORMAL CORRESPONDANT 76.60 77.91 79.02 80. t 3 26.18

MOMENT MINIMUM 0.00 0.01 0.02 2


0.02 0.01

EFFORT NORMAL CORRESPONDANT b9.33 70.44 71.54 5


72.65 23.82

DU 2MF GENRE FFFORT NORMAL MAXIMUM 57.78 58.52 59.26 0


60.00 19.53
( phase 5 )
MOMENT CORRESPONDANT 0.23 0.97 1.70 4
2.44 0.94
Efforts multipliés
EFFORT NORMAL MINIMUM 19.79 20.52 21.26 0
22.00 7.53
par 2/3
MOMENT CORRESPONDANT 0.36 1.48 2.61 3
3.73 1.29

MOMENT MAXIMUM 0.77 3.19 5.60 2


8.02 2.77

EFFORT NORMAL CORRESPONDANT 57.78 5S.52 59.26 0


60.00 19.53

MOMENT MINIMUM 0.02 0.07 0.13 8


0.18 0.06

EFFORT NORMAL CORRESPONDANT 51.55 52.29 53.03 7


53.77 17.56
MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

ut c
* APPUÎ ? * SECTIONS SOMMET TÏERS-SUP TIERS-INF BASE-FUT BASE «iHWfiMr^" ' -
***********
EPAISSEUR 0 .50 0 .50 0 .50 0.50 0

A SOUS CHARGE PERMANENTE \


Voir commentaires
page 30 .
EN PHASE 2 EFFORT NORMAL 25 .87 29 .90 34 .36 39.36 36 .75 Pour cet appui
dans le cas d'espèce
MOMENT 0 .0 0 .24 0 .52 0.84 0 .84
tous les efforts sont
EN PHASE 3 EFFORT NORMAL 32 .40 36 .87 4l .85 47.45 44 .15 exprimés au mètre
line'aire mesuré à
MOMENT 0 .0 0 .57 1.23 1.98 1. 97
chacun des niwaux
B AVEC SURCHARGES considérés (c'est le
». • • . j
rei rcci***meru ou
voile vers la base
DU 1ER GENRE EFFORT NORMAL MAXIMUM 56 .37. 62 .50 69 .38 77.18 71 .34 qui entraîne une
MOMFNT CORRESPONDANT 0 .0 0 .00 0 .00 0.00 0 .01
augmentation des
efforts plus que
EFFORT NORMAL MINIMUM 29 .78 34 .08 3e .85 44.21 41 .18 proportionnelle à la
MOMENT CORRESPONDANT 0 .0 0 .56 1.20 1.94 1 .92 distance au sommet]

MOMFNT MAXIMUM 0 .0 3 .02 «.49 IÛ. SI 10 .37

EFFORT NORMAL CORRESPONDANT 53 .83 59 .78 66 .«6 74.03 66 .46

MOMENT MINIMUM 0 .0 0 .00 0 .00 0.00 0 .01

EFFORT NORMAL CORRESPONDANT 52 .18 62 .50 69 .38 77.18 71 .34

DU 2ME GENRE EFFORT NORMAL MAXIMUM 41 .58 45 .94 50 .84 56.41 52 .09

Efforts multipliés MOMENT CORRESPONDANT 0 .0 0 .03 0 .07 0.11 0 .10


par 2/3. EFFQRT
NORMAL MINIMUM 19 .65 22 .50 25 .67 29.22 27 .23
MOMENT CORRESPONDANT 0 .0 0 .72 1.55 2.51 2 .48

MOMENT MAXIMUM 0 .0 2 .39 5 .14 8.32 8 .21

EFFORT NORMAL CORRESPONDANT 36 .46 43 .67 48 .4» 53.78 49 .69

MOMENT MINIMUM 0 .0 0 .02 0 .05 0.08 0 .09

EFFORT NORMAL CORRESPONDANT 19 .65 22 .50 2 5 .67 29.22 27 .23


A H H E X E

Cette annexe regroupe les pages s'ajoutant à la note de


calcul précédente lorsque l'ouvrage calculé est muni de dalles
de transition.

Pour l'homogénéité des résultats, nous avons repris le


même ouvrage. Dans la réimpression des données, seules donc sont
changées !

;e 2 î LDALT 6,00 m

Page 3 î EXJSAP a 0,15 m


QDO? = 38,00 0?
EXCHDÏ = 0,25 m

Par rapport à la note de calcul précédente, les trois pages


supplémentaires s'intercalent ainsi t

Page 36 î Entre les pages 13 et 14


Page 37 t " " 15 et 16
Page 38 î " " 23 et 24
MINISTÈRE Df L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

cas unitaire Ml et M 2
c.f. notice § 4.8.6

l DEPLACEMENT OU TABLIER AU DKOIT D'UN APPUI EN PHASE 2 («1000)

MOMENT SUR P I L E - C U L E E 1 DMKN) 0.295 0.295 0.295 0.295 0.295

1! Il 2 DM21N) 0.295 C.295 0.295 C.295 C.295

II DEPLACEMENT DE LA TETE OE LAPILE EN PHASE 2 (*1000)

MCMENT SUR PILE-CULEE 1 DPMKN) 0.643 0.268 C.295 0.268 C.246 Schéma analogue

2 DPM2(N) 0.246 0.268 0.295 C.268 0.643


a celui de ta page 12
II M

III •APPUI EN PHASE 2


FORCE ENGEND«EE EN TETE OE L

MOMENT SUR PILE-CULEE 1 FMUN) -Û.130 0.036 O.C39 0.036 0.019

II II 2 FM2(N) 0.019 0.036 O.C39 C.036 -C.130


4 — ._ j_ ,. _, ,
IV FORCE R E A G I S S A N T E S ' A P P L I Q UAM A LA PILE-CULEE CU S'fe'XERCE LE MOMENT " " A partir Qe la pnas e 3 la pile culée est supposée
tar la dalle de transition
II convient donc :
- PHASE 3 PILE-CULEE 1 FM 1 P -0.184 _ de vérifier au cisaillement l'appui de la dalle de
II 2 FM2P -0.184 transition sur la p i le -culée
_dans le cas d'ijne dalle courte , de s'assurer
- PHASE 4-5 PILE-CULEE 1 FM1S -C.184 ^ la force calculé,• ici est compatible arec l'hypothèse
faite DALTRA = 1
11 2 HM2S -C. 1H4
ACTION V E R T I C A L E DES DALtES DE TRANSITION I Voir notice § 4.5.1. p 15
INFORMAttaUE
PD
»> J ) CAS 0£
SURCHARGE

1 0.0
2 [Link]
_ 3 10.0 ( Valeur forfaitaire
Action de CM 10. O /
0.0
6 0.0
7 54. 1\ demie valeur de la partie du char
8 54.1 f située sur la dalle ( DTBC)
9 0.0'
10 0.0
11 0.0
12 0.0
13 0.0
Action de BC o.o
15 42.0 l
16 42.0 (\ V . . •
17 C.O ' \ demie . valeur de la partie du convoi
18 0.0 / civil située sur la dalle ( DTBC)
19 42. O ) /
20 42.0 {
21 0.0 '
22 0.0
23 0.0
24 23.5 1

>
25 23.5 X
26 23.5 J
.
27 0.0 demie valeur de A ( t } appliquée sur
28 0.0 la longueur : travée de rive * 2 fo'is
29 0.0 longueur de la dalle (DTA 1)
30 23.5 \.
31 23. 5 X
32 23.57
33 0.0
34 C.O
35 0.0
Action de A (f) / 36, 46.8)
46.8 X
38
39
46.
0.0
8 rV
40 0.0
\ demie valeur de A ( < ) appliquée à
41 0.0 / la longueur de la dalle (DTA)
42 46, 8| /
43 46.8 V
44 46.8 f
45 0.0
46 0.0,
47 23.5l
48 23.5/NV
49 0.0
\ DTA 1
50 0.0 ^ /
51 23.5 K /
52 23.5 f
MINISTERE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMA TIQUE
MOMENT EM TETE DES PILES-CULEE
f38
CAS DE PILE-CULEE
NON PONDÉRÉ SURCHARGE
Z SUR(1,J) 1 13.15
(surcharges seules) 2 13.15
3 10.65
4 10.65
5 -1.80
6 -1.8C
7 -15.32
Ces valeurs résultent de la somme 8 -15.32
9 9.42
des moments de l'action du tablier 10 9.42
(p.15) et de la dalle (p 37) par rapport 11 9.42
à l'axe de la pile-cule'e . 12 9.42
13 -1.27
Les excentrements (figurant norma - 14 -1.27
lement en rempression des données 15 -11.77
16 -11.77
p. 3 ) sont respectivement 0,15 m et 17 -1.27
0,25 m. 18 -1.27
19 -11.77
20 -11.77
21 [Link]
22 [Link]
23 [Link]
24 6.14
25
26
^T
57TÇ-1"
BO.O x 0.15 - 23. 5 x 0.25 - 6.14
27 [Link] (pis) (p37)
28 [Link]
29 [Link]
30 6.14
31 6.14
32 6.14
33 -2.29
34 -2.29
35 -2.29
36 -[Link]
37 -[Link]
38 -[Link]
39 -2.29
40 -2.29
41 -2.29
42 -14.00
43 -14.00
44 -14.00
45 9.70
46 9.70
47 3.84
48 3.84
49 9.70
50 9.70
51 3.84
52 3.84
A H H E X E

Cette annexe regroupe les pages remplaçant celles de la


note de calcul commentée relatives aux fondations sur semelles
superficielles lorsque l'ouvrage est fondé sur pieux.

Pour l'homogénéité des résultats, nous avons pris le même ouvrage


symétrique en disposant sous les semelles différents types de
fondations sur pieux (Ces fondations ont été choisies pour la
variété des dispositions et non pour des raisons techniques).

En ce qui concerne la réimpression des données, il convient t

- De prendre comme nouvelle largeur de semelle DSEM.


Page 3 ï Pile culée gauche numéro 1 : 2,20 m
Page 4 ï Pile intermédiaire numéro 2 ï 3»00 m
Page 5 » Pile intermédiaire numéro 3 s 4»80 m
- De remplacer [Link] 6 par la page 40.

En ce qui concerne les résultats, remplacer :


Page 8 i par page 41
Page 29 s par page 42
Pages 30 à 32 t par page 43
MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

CARACTERISTIQUES DES SOLS OU PIEUX SOUS APPUIS


INFORMATIQUE
(lo)
I PILE-CULEE NUMERO 1 (Carte 19)
FONDATION SUR 2 FILES DE P I E U X
RAPPORT ENTRE MODULES I N S T A N T A N E ET DIFFERE DU M A T E R I A U CONSTITUTIF DES PIEUX s KPIEU « 3.00
ESPACEMENT NOMBRE CE P A R A M E T R E DE ABSCISSE INCLINAISON
DES PIEUX PIEUX COMPRESSIBILITE
FILE NUMERO 1 1.50 7 0.110 [Link] | 8.17 j (grades)
POIDS SPECIFIQUE DU REMBLAI : SPEC = 2.0 I
Cette valeur qu' il est inutile
POUSSEE HORIZONTALE DUE AU REMBLAI SUR LE GARDE-GREVE : POUST = 0.0 d'introduire en donnée, a
été calcule* par le programma
(convergence des deux files
II PILE INTERMEDIAIRE NUMERO 2 (Carte 21} de pieux sur la ligne d'appui)
FONDATION SUR 4 F I L E S DE PIEUX
c f notice § 3.3.2. p 9 .
R A P P O R T E N T R E MODULES I N S T A N T A N E ET DIFFERE DU M A T E R I A U CONSTITUTIF DES PIEUX : KPIEU 3.00
ESPACEMENT NOMBRE DE PARAMETRE DE ABSCISSE INCLINAISON
DES P I E U X PIEUX COMPRESSIBILITE
FILE NUMERO 1 1.50 4 0.063 1.20 0.0

FILE NUMERO 2 1.50 3 0.047 1.20 20.00


POIDS SPECIFIQUE DU REMBLAI SPEC = 2.0

III P I L E INTERMEDIAIRE NUMERO 3 (Carte 22)


FONDATION SUR 6 FILES DE PIEUX
RAPPORT ENTRE MODULES INSTANTANE ET DIFFERE OU MATERIAU CONSTITUTIF DES PIEUX : KPIEU 3.00
ESPACEMENT N O M B R E DE P A R A M E T R E DE ABSCISSE INCLINAISON
DES PIEUX PIEUX COMPRESSIBILITE

FILE NUMERO 1 2.00 5 0.080 0.70 0.0

FILE NUMERO 2 2.00 5 0.080 1.40 0.0

F I L E NUMERO 3 2.00 5 0.080 2.10 20.00


POIDS SPECIFIQUE DU R E M B L A I : SPEC = 2.0
MINISTERE DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

INFORMATIQUE

E L E M E N T S 0' A P P U I A P R E S O P T I M I S A T I O N
* * *

CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES

NUMERO DE L'APPUI

I SEMELLES

LARGEUR (DSEM)

ABSCISSE DES PIEUX FILE 1

2 Ces valeurs sont à


3 comparer aux dimen-
sions initiales du
bordereau des données
INCLINAISON DES PIEUX FILE 1

2
3

II APPAREILS D'APPUI EN ELASTOMERE

LONGUEUR DE LA PLAQUE <LAP) 0.300 0.4CO

NOMBRE DE FEUILLETS (NFEUILJ

Appui en section
rétrécie de béton
VERIFICATION DES SEMELLES SUR PIEUX
************#*** a-*****************

NUMERO DE L'APPUI :

SEMELLES SUR 2 FILES DE PIEUX

Cette valeur correspond à


TANGENTE MAXIMALE DE L ANGLE D'INCLINAISON un angle de 0£ gr < 8,17gr
CAS DE CHARGE CORRESPONDANT ( inclinaison des files );
en fait l'effort horizontal,
EFFORT MAXIMUM PAR PIEU qui est faible, peut être
CAS DE CHAGE CORRESPONDANT repris par la butée du ter-
rain ; on prendra donc dans
ce cas des pieux verticaux.
SEMatES SUR PLUS DE 3 FILES DE PIEUX

EFFORT MAXIMUM PAR PIEU ET - FILE 1


CAS DE CHARGE CORRESPONDANT

- FILE

- FILE 3

Le projeteur devra vérifier que En l'état actuel du program-


ces valeurs sont bien inférieures me, les efforts minimaux par
aux capacités portantes des piaux ne font pas l'objet de
pieux choisis. sorties (sauf éventuellement
les efforts tant donnés en tite des arrêt motivé du calcul 1
pieux avec pondération des surchar- cf $ 0.4.71 pi et § i.10.2 p36
ges par 1,4 (système isostatique)
ou 1,2 ( système hyperstatique )
cf notice $ 4.10.2 p 36
ÎT \ •> >
1— c C c
. o o
a o i.
. o
—4 •H
fût ou nervure n c
ac O m z X o m X X . -H m z
o m •n a o m Tl o O *•• Tl O O T!
X -n z -n x a -n z Z C
rn r- O m m f O m m z O m m -H
z z z z z 3> Z z
•H H -\ •H •H •H -H O -H -H
\~7^r> 3 1 t\>
z -H X Z *— -H Z z
rn
</> •H Z X
<3 13 à a m 7! > m
X z X z x
z « H4 •n Z •n Z « o
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x c r* X c c r- X C. C m X C c
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3 ^ D* — • i?
•* 1 11 ° ^
-• ui 1? Î
W 3— «"9 3
1 1 1 3. Ml
u>
^^ c
3-EXEMPLES D'APPLICATION

BORDEREAU DES PIECES

3.1 MODELE D'APPLICATION PS 3680 / IV PSIDA 4 TRAVEES

3.1.1. Prédimensionnement et calculs complémentaires.

3.1.2. Plans de coffrages.

3.1.3. Piles vues : Plans de ferraillage.

3.1.4. Piles-culées : Plans de ferraillage.

3-2 EXEMPLE DE CALCUL D'UNE PILE-CULEE APPARENTE

3.2.1. Note de calcul manuel.

3.2.2. Plans de coffrage.

3.2.3. Plans de ferraillage.

Les présentes pièces ont été rédigées par MM. MARTIN,


Ingénieur des Travaux Publics de l'Etat et DELBECQ, Ingénieur
des Ponts et Chaussées, sous la direction de M. GRELU, Ingénieur
en Chef des Ponts et Chaussées, Chef de la Division E.T.G.O.T. et
de M. LEMARIE, Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, Chef du
Département des Ouvrages d'Art du S.E.T.R.A.

La gestion de ces pièces est assurée par les mêmes Ingé-


nieurs que celle des sous-dossiers 1 et 2 et du programme de calcul
correspondant (actuellement, M. MARTIN, Ingénieur des Travaux Publics
de l'Etat).

S.E.T.R.A. - 46, Avenue Aristide Briand - B.P.100 -


92223 BAGNEUX.

JUIN 1982
3.1.1

PREDIMENSIONNEMENT ET CALCULS
COMPLEMENTAIRES
Page

1 - DESCRIPTION DE L'OUVRAGE 1
1.1 - Caractéristiques longitudinales du tablier 1
1.2 - Caractéristiques transversales du tablier 1
1.3 - Appareils d'appui 1
1.4 - Géométrie des appuis 1
1.5- Fondations 2
2 - PREDIMENSIONNEMENT 3
2.1 - Caractéristiques de l'ouvrage 4
2.2 - Réactions d'appui maximales 4
2.2.1 - Calcul de KCP, KA, KB, KSEMB, KSEMC 4
2.2.2 - Valeurs des réactions d'appui Ro 5
2.2.3 -- Actions verticales en tête d'appui 6
2.3 - Efforts horizontaux en tête d'appui 7
2.3.1 - Freinage 7
2.3.2 - Variations de longueur du tablier 7
2.4 - Prédimensionnement des appareils d'appui 7
2.5 - Prédimensionnement des fûts 7
2.5.1 - Piles . 7
2.5.2 - Piles-culées 8
2.6 - Prédimensionnement des semelles de fondation 8
2.6.1 - Dimensions des nervures 9
2.6.2 - Appuis intermédiaires . . 9
2.6.3 - Appuis d'extrémité , 10
2.6.4 - Vérification de la hauteur des semelles 10
3 - REMPLISSAGE DU BORDEREAU DES DONNEES 11
4 - CALCULS COMPLEMENTAIRES 19
4.1 - Appuis intermédiaires 19
4.1.1 - Ferraillage des semelles et des nervures 20
[Link] - Armatures de flexion 20
[Link] - Armatures d'effort tranchant 20
4.1.2 - Ferraillage des voiles .. 21
4.1.3 - Frettage et chaînage du sommier 21
[Link] - Calcul de Rmax 21
[Link] - Chaînage 22
[Link] - Bossage et frettage 22
4.2 - Appuis /d ' extrémité 23
4.2.1 - Ferraillage des semelles et des nervures 23
[Link] - Armatures de flexion 23
[Link] - Armatures d'effort tranchant 24
4.2.2 - Ferraillage des colonnes 24
4-.2.3 - Ferraillage du chevêtre 24
[Link] - Vérifications à la flexion 25
[Link] -- Vérifications à l'effort tranchant 25
4.2.4 - Bossages ; 26
4.2.5 - Frettages 26
[Link] - Calcul de Rmax 26
[Link] - Frettage de surface 27
5 - ETUDE DU FLAMBEMENT DES APPUIS DE PONTS COURANTS . 28
.5.1 - Détermination de la longueur libre de flambement 28
5.2 - Exemple de vérification vis-à-vis du flambement 31
5.2.1 - Détermination des données du calcul 31
5.2.2 ~ Sécurité vis-à-vis du flambement ; 31
1. DESCRIPTION DE L'OUVRAGE

L'ouvrage étudie, à quelques détails près, est le PS modèle


d'application du dossier PSIDA 68, immatricule PS 3680/IV selon la
nomenclature du catalogue.

Il permet a une chaussée de 6 m de largeur de franchir, sous


un biais de 80 grades, une autoroute de type IV. Cette chaussée est
bordée de deux trottoirs de 1 m de largeur droite et ne comporte pas de
bande d'arrêt d'urgence. La largeur droite utile du tablier est donc de
8 m.

1.1. CARACTERISTIQUES LONGITUDINALES DU TABLIER

L'ouvrage étudié est un passage supérieur à 4 travées dont les


portées biaises sont de 13,93 m pour les portées centrales et 9,75 m
pour les travées de rive.

1.2. CARACTERISTIQUES TRANSVERSALES DU TABLIER

Les caractéristiques transversales du tablier sont définies sur


le plan du coffrage. La seule valeur à retenir pour le calcul des appuis
est la largeur chargeable égale à 6 m et centrée sur l'axe des appuis.
Pour les autres valeurs, on pourra se reporter aux indications du § 2.2.
de la pièce 3.1. du dossier PSIDA 68.

1.3. APPAREILS D'APPUI

Les appareils d'appui seront en élastomëre fretté, sauf sur


l'appui central où on réalisera une articulation de béton fretté (pour
la justification de ce choix, on se référera aux pages 13 et 14 de la
pièce 1 . 1 . 1 . de ce dossier). Au stade du projet d'exécution, le prë-
dimensionnement des appareils d'appui peut être fait par le calcul au-
tomatique PSIDA ; le programme informatique PP 73 les vérifie selon les
prescriptions du Bulletin Technique n° 4 de la DOA et si nécessaire les
redimensionne automatiquement.

1.4. GEOMETRIE DES APPUIS

Les critères esthétiques jouent un rôle important dans la


définition géométrie des appuis vus (Cf. page 40 et suivantes de la
pièce 1.1.2.). Le respect des règles de l'art définit en général des
piles mécaniquement suffisantes (Cf. page 9 de la pièce 1.1.2.). Le
dimensionnement des appuis se limitera au respect des prescriptions du
sous-dossier 1.
- 2-

1.5. FONDATIONS

Les reconnaissances géotechniques ayant indiqué la présence


d'un sol de bonne capacité portante à faible profondeur (Cf. plan de
coffrage), l'ouvrage sera fondé sur des semelles superficielles.
2. PRED IMEN S IONNEMENT '

Le dimensionnement de certains éléments d'appui nécessite une


première évaluation des efforts amenés pour le tablier : cela concerne
notamment les appareils d'appui et les fondations.

L'objet de ce chapitre est de montrer à partir du cas concret


qui nous intéresse, comment on peut en utilisant la pièce 1.3.1. mener
à bien ce prédimensionnement. Dans la pratique, compte tenu de possibi-
lités qu' offrent les programmes informatiques PSIDA ou PSIDP, on distin
guera deux cas dans le déroulement des calculs :

- évaluation des actions dues au tablier (selon le chapitre 2 de la


pièce 1.3.1.),

- prédimensionnement des fondations (chapitres 3 et 4 de la pièce 1.3.1.),


des fûts (chapitre 5 de la pièce 1.3.1.) et des appareils d'appui (cha-
pitre 6 de la pièce 1.3.1.).

- calcul automatique PSIDA donnant les efforts verticaux et le pré-


dimensionnement des appareils d'appui,

- estimation des efforts horizontaux,

- prédimensionnement des fondations (ou vérification du prédimension-


nement) ,

- calcul automatique PP 73 donnant les dimensions définitives des


appareils d'appui et des fondations.

On peut évidemment constater que la part des calculs manuels


diminue lorsqu'on passe du premier au deuxième cas.

Il faut noter d'autre part que dans l'hypothèse où l'on emploie


le programme PP 73, il suffit en guise de prédimensionnement, d'indiquer
des minorants des valeurs estimées. Le programme calculera alors les
dimensions nécessaires.

Dans la suite de ce chapitre, on insistera donc sur les trois


points suivants :

- évaluation des actions du tablier par utilisation des abaques


de la pièce 1.3.1.,

- prëdimensionnement des largeurs de semelle,

- prëdimensionnement des appareils d'appui.


- 4-

2.1. CARACTERISTIQUES DE L'OUVRAGE

C'est un "4 travées" symétrique. On donnera donc les efforts


pour les appuis (1), (2) et (3).

Les portées sont de 9,75 m - 13,93 m - 13,93 m - 9,75 m.


D'où 0 = 0,70

La largeur utile est égale à 8 m.


LU = 8 m.

Chaque trottoir fait 1 m de large.


LT = 2 m.

2.2. REACTIONS D'APPUI MAXIMALES

2.2.1. Calcul de KCP, KA, KB, KSEMB, KSEMC

Pour la définition de ces coefficients, on se reportera aux


pages 5 et 6 de la pièce 1.3.1.

Calcul_de_KCP

* Pour l'ouvrage moyen (Cf. page 3, pièce 1.3.1.).

8 < 0,85 E = „„ de la portée centrale

13 93
Epaisseur du tablier e = -^~— = 0,42 m

D'où la densité de charge permanente.


PI = 0,42 x 2,5 + 0,35 = I,405t/m2 de surface utile (dont 0,35 t/m2 de
superstructures) .

* Pour l'ouvrage réel (Cf. coupe transversale plan de coffrage).


8
Tablier Pt = ' 16x °' 10+ °'42 * 7'88 x 2,5 = 1,29 t/m2
8

Superstructures : PS = —L5— = 0,45 t/m2


o
D'où la densité de charge permanente.
P2 = Pt + PS = 1,74 t/m2
P?
et KCP = -^— KCP =1,238
PI

KSEM = 1 + — =—
LSEM
- 5 -

e (BC) = 2,5 NV = 6 - 2 , 5 x 2=

e (MC) = 2-., = = 0,85 m

LSEM = 8,40 m

D'où KSEMB = 1,179 KSEMC = 1,304

Pour un pont de deuxième classe à 2 voies de circulation, on


a d'après le tableau de la page 6 : KA = 5,40 KB = 2,00

2.2.2. Valeurs des réactions d'appui Rn

La longueur 6 1 de la travée de rive de l'ouvrage considéré est


égale à 9,75 m ; on en déduit donc :

Abague_p^_l_0 RQ (CP) = 5 , 5 t/m


RQ (Al) = 11 ,0 t
R (trot) = 0,75 t/m

D^JJ RQ (Bc) = 31,0 t


R0 (Me) = 78,5 t

Pour 6<0,85 l'appui (3) est prépondérant: l' abaque p. 12 donne


donc pour l'appui (3) :

R (CP) = 20,5 t/m R (AL) = 21,2 t R (trot) = 2,7 t/m.

On en déduit les valeurs sur l'appui (2) par application des


coefficients de corrélation (Cf. abaques p. 13) :
C (CP) = 0,905 C (AL) = 0,990 C (trot) = 0,913

D'où l'appui (2) :


RQ (CP) = 18,55 t/m Ro (AL) = 21,0 t R Q (trot) = 2,47 t/m

L'abaque p. 14 donne pour l'appui (3) : RQ (Bc) = 52, Ot R Q (Me) = 105 t.

L'abaque p. 14 donne pour l'appui (2) : RQ (Bc) = 48, 5t Ro (Me) = 105 t.


2.2.3. Actions verticales en tête d'appui

Par application de la formule de la p. 5 de la pièce 1.3.1.,


on en déduit les valeurs des réactions d'appui sous charge permanente
et sous les différents types de charge. Il faut rappeler que la pondé-
ration réglementaire des charges par 1,2 est comprise dans les valeurs
des Ro (AL), Ro (Bc) et Ro (trot).

EFFORT VERTICAL MAXIMUM SUR APPUI - LECTURE DES ABAQUES (en tonnes)

APPUI (1 ) APPUI ( 2 ) APPUI (3)

Sous charge permanente 54,47 183,72 203,03


R 0 (CP) . KCP . LU

Sous A, R 0 ( A , ) . KA 59,4 113,35 114,48

Sous Bc R 0 (B c ) • KB . KSEMB 73,10 IU,36 122,62

Sous Mc R 0 ( M c ) . K S E M C 102,36 136,92 136,92

Sous charges de t r o t t o i r R 0 ( t r o t ) LT 1,5 4,94 5,4

Réaction totale maximum 158,33 325,58 345,35

Ces valeurs peuvent être comparées aux efforts calculés par le


programme PSIDA (Cf. résultats ci-dessous) et pondérés par 1,2 pour les
charges et par KSEM pour les convois B et les charges militaires.

EFFORT VERTICAL MAXIMUM SUR APPUI - CALCUL PSIDA (en tonnes )

APPUI (1) APPUI (2) APPUI (3)

Sous charge permanente 52,7 181,8 200,1

Sous A | 56,5 113,4 114,6

Sous B c 78,9 118,0 124,0

Sous Mc 96,4 138,9 138,6

Sous charges de trottoir »,8 5,1 5,6


2.3. EFFORTS HORIZONTAUX EN TETE D'APPUI

2.3.1. Freinage

Du tableau de la page 19, on déduit que pour un ouvrage à 4


travées, les efforts horizontaux dûs au freinage, ont sur chaque appui,
une valeur voisine de 6 tonnes. Compte tenu des incertitudes qui existent
à ce niveau de l'étude et pour prendre en compte le fait que la ligne
d'appareils d'appui de la pile centrale est réalisée à l'aide de sections
rétrëcies de béton, les efforts sont majorés de 50 % soit 9 tonnes de force
horizontale de freinage.

2.3.2. Variations de longueur du tablier

Au stade du prédimensionnement, la prise en compte d'un effort


de freinage majoré permet de négliger ces effets. En tête d'appui, nous
prendrons donc une force horizontale totale de 9 tonnes.

2.4. PREDIMENSIONNEMENT DES APPAREILS D'APPUI

Un dimensionnement correct des appareils d'appui nécessite une


connaissance précise des efforts verticaux et horizontaux. Le nombre de
feuillets élémentaires, notamment, est sensible à la distribution des
efforts horizontaux donc à la précision avec laquelle on connait les
souplesses de chaque appui. Un tel calcul ne sera nécessaire qu'au stade
du projet d'exécution.

Au stade du prédimensionnement, on pourra se contenter de va-


leurs approchées par défaut :

- pour l'épaisseur, 2 feuillets sur les appuis intermédiaires et


3 feuillets sur les appuis d'extrémité (4 si l'ouvrage est en
béton précontraint), ces feuillets élémentaires ayant une épais-
seur de 10 mm,

- pour les dimensions en plan, une surface d'ëlastomère minimale


calculée à partir des efforts verticaux donnés par les abaques.
Pour une meilleure précision, on pourra calculer et appliquer les
coefficients de majoration pour inégalité transversale tels que
définis au paragraphe 2.4.2. de la pièce 2.5. du PSIDA (dans le
cadre de notre exemple, le calcul automatique PSIDA donne
directement le dimensionnement en plan rlps appareils d'appui (Cf.
résultats page 15). Nous utiliserons donc ces valeurs pour le
remplissage du bordereau des données du programme PP 73).

2.5. PREDIMENSIONNEMENT DES FUTS

On se réfère au chapitre 5 de la pièce 1.3.1. (page 30).

2.5.1. Piles

Les piles seront constituées d'un voile unique avec un fruit


négatif (choisit uniquement pour raisons esthétiques). Le voile, vu de
dessus à la forme ci-après :
>
7,80

Pour rentrer dans le cadre du calcul automatique PP 73, on


assimile cette forme à un voile rectangulaire de même épaisseur, avec
une longueur Ls = 7,50 m.

De même, à la base, le voile réel a une longueur de 5,90 m de


la même manière, nous prendrons pour longueur inférieur L^ = 5,60 m.

Ce sont ces deux valeurs que nous retenons pour le calcul


(notamment pour le remplissage du bordereau des données du programme PP 73).

La hauteur du voile .est de 57Z5~nr; Les piles ne présentent pas de


contraintes particulières : la hauteur d'appui est normale, la longueur du
voile est suffisante, le nombre d'appuis intermédiaires est suffisant, nous
prendrons donc l'épaisseur standard e = 0,50 m.

2.5.2. Piles-culëes

Chaque pile-culée sera constituée de 3 fûts circulaires sur-


montés d'un chevêtre. Le choix de fûts circulaires résulte du biais de
l'ouvrage, fin effet, les forces agissant dans un plan horizontal (tablier
et poussée des terres) ayant des lignes d'action différentes, elles créent
des efforLs de flexion déviée. C'est la section circulaire qui résiste le
mieux à ce type d'effort.

La largeur utile du tablier étant de 8 m, compte tenu du para-


graphe [Link]. de la pièce 1.1.3., le nombre de colonnes pourrait être
réduit à 2 ; cependant, le calcul automatique PSIDA préconise 3 appareils
d'appui de dimensions convenables sur chaque pile-culée. Le nombre de
colonnes sera donc de 3 et celles-ci seront situées au droit des appareils
d'appui. La hauteur de ces colonnes sera de 3 m et elles seront surmontées
d'un chevêtre de 0,60 m de hauteur.

L'ouvrage étant d'un type courant et les piles-culées ayant une


hauteur normale, les colonnes auront un diamètre 0 = 0,60 m.

2.6. PREDIMENSIONNEMENT DES SEMELLES DE FONDATION

On se réfère au chapitre 3 de la pièce 1.3.1. (p. 22). La


Longueur L des semelles est considérée comme donnée et vaut L = 8,40 m
(L = Lu/sin0). En ce qui concerne la hauteur, celle-ci est au moins égale
à (B-b)/4, B étant la largeur de la semelle et b celle de la nervure,
en prenant comme valeur minimale hs = 0,60 m. Nous prendrons donc pour
valeur de départ 0,60 m mais il faudra vérifier à l'issue du calcul de
prédimensionnement que (B - b)/4$0,60 m.
2.6.1. Dimensions des nervures

Les dimensions en plan de la nervure sont purement géométriques


elle sera un peu moins longue que la semelle et un peu plus large que
l'épaisseur des fûts soit :

L = 7,60 m et b = 0,70 m.

Quant à la hauteur, si l'on s'en tient à la pièce 1.1.1.


§ [Link]., si e est l'espacement entre les fûts (ici 2,27 m sur pile-
culée) et si hn est la hauteur de la nervure et h s la hauteur de la semelle,
il faut :

h = hs + h n > 0,3 e = 0,68 m


Or, il faut également hn > hs
Nous prendrons donc hn = 0,60 m

2.6.2. Appuis intermédiaires 7,50


Pour 1'appui 2, on a :

H vue = 5,25 - (0,9 - 0,6) 5.25

'vue = 4,95 m
^,95
= (7,50 - 5,60) x
5,25
5.60
a + a' = 1,79 m

Poids de la partie vue de la pile :


P2 =(7,50- -) x 0,5 x 4,95 x 2,5 = 40,9 t

Réaction maximale du tablier : R = 325,58 t.


R + P2
Alors : B0 =
(q-Y2D)L
q = 3 0 t/m2

Y2 =2,2 t/m3

D = 1,50 m

L = 8,40 m

D'où B0 = 1,63 m

= R + P2 * B 0 . Ï2 • D. L = 411,66 t

]{ 2 est une valeur intermédiaire entre les


masses Ju reablai et du béton
de la semelle.
- 10 -

On en déduit la largeur minimale de la semelle :


o D , F. H , ,_ . 3x 9 x 6,65
B = B0 + 3 = 1,63 + rr^ = 2,05 m

Un calcul analogue pour l'appui 3, conduit aux résultats suivants :

R = 345,35 t P 2 = 39,73 t B 0 = 1,74 m Q = 438,48 t

B = 2,14 m

On retiendra donc une valeur arrondie de 2,20 m pour la largeur


des semelles des appuis intermédiaires.

C'est cette valeur que l'on indiquera au bordereau des données


du calcul automatique.

2.6.3. Appuis d'extrémités

Réactions maximales du tablier :

R = 158,33 t Hauteur enterrée : H = 0,60 + 3,00 + 0,60 + 0,60 = 4,80 m


R 158,33
g = = = 0,97 m
° ( q - Y 2 x H) L (30 - 2,2 x 4,80) 8,40

B = B 0+ 1,2 ^~

Q = R + Y2 B 0 - L - H = 158,33 + 2,2 x 0,97 x 8,40 x 4,80 = 244,37 t

D'où B = 0,97 + 0,21 = 1,18 m

La largeur B d'une semelle devant être au moins égale à 1,50 m,


c'est cette dernière valeur qui sera retenue :

B = 1,50 m

2.6.4. Vérification de la hauteur des semelles

Si B est la largeur de la semelle et b celle de la nervure,


dans le cas le plus défavorable, on a :
B = 2,20 m }
1
^ = 0,38 m < h s = 0,60 m
b = 0,70 m J ^ 4

La hauteur de semelle de 0,60 m est donc convenable.


3. REMPLISSAGE DU BORDEREAU DES DONNEES

Le calcul électronique est effectué à partie des données


rassemblées dans un bordereau (Cf. 2.2.). Nous présentons ci-après le
bordereau des données rempli, relatif au modèle d'application.

. CARTE 3 :

Ce sont les données générales de l'ouvrage.

. CARTES 4. 5. 6. 7 :

Ce sont soit des données de l'ouvrage, soit des résultats du calcul


automatique PSIDA 68 (voir pages 15 et 16).

. CARTE 8 :

Ces valeurs sont les résultats des calculs de prédimensionnement effec-


tués jusqu'à présent.

. CARTE 9 : •

a) Ç5l£ul_de_0^_£_pression_admissible_sous_les_semelles_(exemple de la pile 2)

Le calcul de la pression admissible sous les semelles se fait


à partir des résultats des essais pressiométriques (reportés sur la
coupe longitudinale biaise du
plan de coffrage). Pour la mé-
thode de calcul, on se reportera
au dossier FOND 72 pièce 5.2.
pages 5 et suivantes.
m3
a = 2 t/m

La pression admissible s'écrit :

= q0 (
- 12 -

q. = Y . h = 2 x 1,5 = 3 t / m

pc = u + { q 0 - u ) K 0

La base de la semelle est au-dessus de la nappe phréatique


donc u = 0. Il vient :
Pc = K o q o = 0,5 x 3 = 1,5 t / m 2

Nous nous basons sur une semelle d'appui intermédiaire donc


2R = 2,20 m. Si on appelle niveau 0 le niveau de fondation, d'après
l'essai presiométrique, les pressions limites valent :

pi (0) = 7,5 kg/cm2

pi (-R) = 8 kg/cm2
p i (-2R ) = 5,25 kg/cm2

Alors p i = \/pl (0) x pi (-R) x pi (-2R ) soit pi = 6,8 kg/cm2

Donc : pi = 68 t/m2

. Détermination de k

On se reporte au dossier FOND 72 pièce 5.2. page 8.


-...£«..,,„ . J . ,.„

L'abaque nous donne alors : K = 1,48

II vient : <TS = 3 + -^ ( 68 - 1,5 ) = 35, 8 t /m 2

Nous prendrons donc : l = 30 t/m2

b) Détermination_de_ESOL

D'après le dossier FOND 72 pièce 4 pages 54 et suivantes, le


module d'élasticité d'un sol peut être calculé par la formule simplifiée
ESOL = 4 KR.

K : module de réaction du sol.

R : demi largeur de la fondation.

Le module de réaction peut être déterminé à partir du module


pressiométrique E p . D'après la méthode de Ménard, nous avons :

1 . 1,33 x Rp /x R xa tt x _
T ' TÊ7 oMA 2 - ï ï -j * _ _ x A 3 x R
- 13 -

Toutes ces valeurs sont définies et explicitées dans le dossier


FOND 72 pièce 5.2. pages 14 et suivantes. D'après l'abaque de la page 14
et de - = 3,82, il vient :
2R
A 2 = 1,93 et A3 =
Le sol de fondation est un gravier sableux surconsolidé ( E / pi > 10 )
Nous prendrons donc Ct = 1/3 (d'âpres le tableau de la page 17).

Or E ( 0 ) = 52 b et E { - R ) = 70 b
EA E(0) E(-R)
II vient EA = 59,7 b

1 1 1 1 . 1
E B " E, 0,85 E 2 £3,4,5 2,5E6/7/8 2,5 E 9 à 16
Avec El, E2, E3/4/5, E 6 / 7 / 8 , E9 à 16 vérifiant les relations suivantes
2 1_ + _J
E, " E(0) E(-R)

2 1 1
E(-R) E(-2R)

1 1 . 1 1
^3M/5 E<-2R) EI-3R) E(-4R) E(-5R)

E6/7/8 EI-5R) E1-8RI

9 . 1 , . 1
E
9 à 16 " E ( - 8 R ) E(-16R)

D'après les résultats des essais pressiométriques, nous avons :


E(0) = 52 b E(-3R)=28b E(-6R) = 1 8 0 b
E(-R)=70b E(-«R)=25b E(-7R) = 1 7 7 b
E(-2R)=50b E(-5R)=29b EI-8R) = 180 b

II vient alors: E B = 52,05 b

L'application de la formule de Ménard donne alors :

K = 1485 t/m3

ESOL = 4 x 1485 x 1 , 1 = 6534 t/m2

Nous prendrons donc :

ESOL = 6500 t/m2


- 14 -

Le sol ne présentant pas d'irrégularité dans le sens longitu-


dinal des semelles, nous prendrons CIR = 1.

• CARTE 10 :

Calcul de la poussée des terres :

La pile-culée est enterrée. Donc la terre


ne pousse que sur le chevêtre. Si l'on Y = 2t/m3 {_
prend un coefficient de poussée kp= 0,5, , ,
il vient : OS, = 0,5 x 2 x 0,75 = 0,75 t/m2
crhh2.' = 0,5 x 2 x 1,35 = 1,35 t/m2
Cr v*,
Donc, la poussée par mètre linéaire vaut :
p = x 0,6 = 0,63 t/m
La poussée des terres totale est alors :
POUST = p x L = 0,63 x 8 = 5,04 t

Nous prendrons :

[~PÔUST = 5,l~t~
INFORMATIQUE
MODELE D ' A P P L I C A T I O N DU PSIOA

PAGE 42
R E S U L T A T S U T I L I S A B L E S EN DONNEES POUR LE PROGRAMME PP73
* *
B I A I S GEOMETRIQUE (SRAOESt* 80.000 PORTEES 9.750 ¥ 13.930 M 13.930 M 9.750 M
1
' AU G EU» O INTRADOSIELARGT)' 7.5)0 M LAR3EUR SURCHARGEAS!.Et ELARGA 6.090 M

REACTIONS D'APPUI

APPJI1 APPUI2 APPUI 3 APPJI4 APPUIS

CHARGE AVANT ( Q:PI 39. 05 134. 74 148.27 134. 74 39 .05


PERMANENTE TOTALE ( QC?2 52. 7l 18 L. 8 4 200. 11 181. 8V 52 .71

SURCHArtGE A NON PO'OEREE (PAMAX 43. 55 98. 77 100. 21 98. 77 48 .55


n « O T T C I f t S COMPRIS) (PAMIN -10. 50 -11. 17 -9. 53 -11. ,17 -10 .50

SLUC HA lO F BC NOfv PONDEREE (PBCMAX 57. 31 87. 80 92. 45 87. RO 57 .31


( I R O T T ' J 1RS COMPRIS I (PBCHIM - 3 . 06 -8. 61 -9. 58 -8. 6l -8 .06

S U * C h A P G E M1LITMRE NON PONDEREE (PCMMAX) 75. 110.75 110. 98 110. 75 75 .41


( T R O T T O I R S COMPRIT) (PiMMIN) -13. 88 -14.82 -9. 56 -14. 8 2 -13 .an

GEOMETRIF DES A*
P P A R E I L S D'APPUI

* T Y P E DE L ' A P P A R E I L D'APPUI (TYPA1) 1 * L 0 1 1

NOMBRE D ' A P P A R E I L S D'APPUI ( NAP ) 3 4 4 4 3

ESPACEHEYT D ' A X E EN AXE (ESPAP) Z. 860 2. 130 2. 130 2. 130 2 .860

01 PENSI OMS EN PLAN IARGEIJ* I DAP I 0.200 0.250 0. 070 0. 250 0.200
LONGUEUR ( LAP ) 0. 250 C. 300 0. 400 0. 300 0 .250

* 3 S Y M B O L I S E UNE A R T I C J L A T I O > ) PA* SECTION REJUITE DE 3 E T C N ( A R T I C U L A T I O N F R E Y S S I N E T )


l S Y M 3 0 L I S C UNE PLAQUE D ' A P P U I SEMI-MOBILE A BASE D ' E L A S T O H E R E S (APPUI NEOPRENE»
?. S Y M B O L I S E TOUT AUTRE TYPE J ' A P P U I QUE L ' U T I L I S A T E U R D E V R A DIMENSIONNER

C O E F F I C I E N T S D ' I N E G A L I T E DE R E P A R T I T I O N DE LA R E A C T*I O N O ' A P P U I ENTRE A P P A R E I L S D'APPUI D'UNE MEM£ LIGNE D'APPUI


*
CHARGE P£PMANENTE (MAJCP) 1.331 1.024 1 .024 1.324 1.031
SLHCHARGF A (MAJA ) 1.511 1.501 1.501 1.501 1.511

SURCHARGE BC (MAJBC) ) .735 1.792 1.792 1. 792 1.735

SU5CHAP3E MILITAIRE 1MAJCM) 1.323 1.639 1.639 1.639 1.323

V A R I A T I O N S R E L A T I V E S DE LJNGUE)R DE LA FIBRE INFERIEJUE POJR LES D I F F E R E N T S CAS DE CHANGE (X 10*** I

TRAVEE1 *TRAVEE2 TRAVEE3 TRAVEE4

SOUS CHARGE PERMANENTE ( EP SC> ) -3.i!4 -3.34 -3.34 -3^4

SOUS L ' A C T I O N DES SJRCHARGES , L A V A R I A T I O N R E L A T I V E M A X I M A L E ( E P S S U R ) EST D F 0.428


MlNISTERf > iMANU'UîdS

a
SIOA68 R E S U L T A T S U T I L I S A B L E S EN DONNEES POUR LE PROGRAMME PP73 t S U I T E ET FINI INrUHl. / ^ - t

PASE 43 * * *
R O T A T I O N S M A X I M A L E S ABSOLUES «ÏU T A B L I E R SUR A P P U I S (X 10**3 I
*
APPUI1 APPUI2 APPUI3 APPUI4 APPUIS

ROTATIONS (ROT) 2.75 1.82 1.07 1.82 2.75


* *
*
* *
R E S U L T A T S REGROUPÉS DANS LES C A R T E S CORRESPONCANTES OU BORDEREAU DES DONNEES OU PROGRAMME PP68

*
CARTE 6
*
NO T Y P A P *AP LAP D A P ESPAP NFE'H L MAJCP UCP1 QCP2 M A J A PAMAX PAMIN PAJBC PBCMAX PBC1IN MAJC* "CMMAX PCMHIN KSEM JJT
1 l J 0.250 0.200 2.86 * 1.031 39.35 52.71 1.511 4 8 . 5 5 - 1 0 . 5 0 1.735 57.31 -B.06 1.323 7 5 . 4 1 - 1 3 . 8 8 * . * * *.**

EXCNOT EXCMAP
*.** *.**
*
CARTE 8
*
NO T Y P A P MAP LAP DAP ESPAP NFEUIL MAJCP QCP1 QCP2 MAJA PAMAX PAN IN MAJBC PBCMAX PBCHIN MAJCM PCMMAX PCMMN KSEM J3 T
5 1 3 0.250 0.200 2.86 * 1.031 39.05 5 2 . 7 1 1.511 48.55 -10.50 1.735 57.31 -8.06 1.323 75.41 -13.88 *.** * . * *

E X C N O T EXOUP
*.** *.**
4i
C A R T E S 10,12,14,
NC TYPAP MA" LAP DAP ESPAP NFEJI L MAJCP QCP1 QCP2 M A J A P A M A X PAMIN WUBC PBCMAX PBC1IN MAJCM PCMMAX PCMMIN

2 l 4 0.300 0.250 2.13 * 1.024 134.74 181.84 1.501 98.77 -11.17 1.792 87.80 - 8 . 6 1 1.639 110.75 -14.82

3 0 4 0.400 0 . 3 7 0 2.13 * 1.024 148.27 200.11 1.501 100.21 -9.53 1.792 92.45 -9.58 1.639 M 0.9S -9.5S

4 l 4 0.300 C . 2 5 C 2.13 * 1.024 134.74 181.84 1.501 9 8 . 7 7 - 1 1 . 1 7 1.792 87.83 - 8 . 6 1 1.639 110.75 -14.82

*
' C A R T E 26
*
BIAIS 01 i)2 D3 DV 05 D6 fcLARGT ELAAGA L O A L T EXFRBC
[Link] 9.750 13.933 13.930 9.750 7.60 6.00 **.** **.**
*
C A R T E 27
*
E P S T E M EPS:Pl EPSCP2 Ê P S C P 3 E P S C P 4 EP5Cf>5 E'SCP6 KCP EPSSUR ROTI ROT2 ROT3 ROT4 RO T5 *OT6 ROT7
*.*** - 3 . 2 3 8 - 3 . 3 4 5 -3.345 -3 . 2 3 8 *.** 0.428 2 . 7 5 1.82 1.07 1.82 2.75

NOTA LES O C K N E E S R E P R E S E N T E E S PAR DES A S T E R I S Q U E S NE SONT PAS CALCULEES PAR LE PR^GAAMME PSI DA68
CARTES 1.2. : TITRE
PP71 BORDEREAU DES DONNEES

I I I I l J I II 1 1 1 l LL I i I \D\' \A\P\P\L \I\C\A\T\I \0\N\ I \P\S\ I \3\6\8\0[/\I\V\ | | | I i I I i l l l l I I I i I i


10 20 30 50 60 70 72

I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I \P\S[f\D\A\ I l^l I \r\R\A\VlE:\E\S\ I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I

CARTE 3 DONNEES GENERALES


SYMLONI

FERFUTi
et u o
Ul K »—
X UJ
*-
z
Q
g -^
a. §
ut
z 5 a u.
case réservée au signe
UNITES
4 7 ;0 0 0 ; ; ; ; METRE TONNE GRADE

CARTES 4.5 : TABLIER position de la virgule

BIAIS D (1) D (2) D (3) D U) D (5) D (6) ELARGA EX A EXBC EXCM PJOINT PVEN
,8,010,0,0 7 3 9.30 ,7,3(9,3,0 ,9(7,5,0 , , ,5(4 0 0| , 015,0 0 8,5 0 72,5
.' \9\7 5\° 1 I 1 1 1 \°ï\

EPSCPU) EPSCPI2) EPSCP{3) EPSCPU) EPSCPI5) EPSCP{6) KCP EPSTEM EPSSUR ROT(I) ROTI2) ROTI 3) ROTU) ROT(5) ROTI6) ROTI7)

n3|2,3,8 •=\3\3t4\S n3|3,4|5 =13(2,3,8 -1 1 1 -1 1 1 I 0(3,0 2\ | 0|4|2,0 |2|7|5 |7|<!?|2 |7|0|7 \1\8\2 |2|7|5 I
|
1 1 1
CARTE 6 1 MATERIAUX
Béton Acir Elastomère

& COMPRE G1 G2 DIST01 DIST02 HFEUIL

0|0|2|6 7|5|0|0 /60 o\s\ 0\7\ 0|0|7|0

CARTES 7 CHARGEMENT APPAREILS D ' APPUI


u Q.
Q QCP1 QCP2 MAJCP PAMAX PAMIN MAJA 3BCMAX PBCMIN MAJBC 3CMMAX PCMMIN 4AJCM 1h- NAP LAP DAP ESPAP NFE EXNAP
Piles
Culées
0
1 \3\9\1 I |5|2|7 7 0,3 |4,8|5 ^7,0(5 7 |5i 7 |5,7|3 =1 l*l> 7 ( 7 , 4 |7,5|4 ^7|3|9 7(3,2 0 7 ,j 0(2,5, 0(2,0, 2|8|5 \3 -101 1
NT+1 7 | , 7 | ,
. , , I I , , I l I I I H 1 1 1 1 1 ~1 1 1 1 1 H 1 1 | ! 1 1 1 1 1 1 1 \ -1 1 1
Piles
0 , 7,3,4 |7 ,7,8,7(8 7(0,2 |9,S|8 =]7|7|2 7|5,0 ,S,7|8 =1 \8\6 7|7,9 7|6|4 0 7 0(3,0, 0(2,5, 2(7,3 \2
Intermédiaires 7^,0^ =l¥l* \4
0 ,7,4,5(3 ,2,0,0(7 7|0,2 7,0|0|2 -, |S|5 7(5,0 ,9,2(5 =1 |3|^ 7 ( 7 , 9 7 , 7 , 7 | -, ,9(5 J 6 4 0 0 \4
0(4,0, 0(0,7, 2(7,3 \
\ \
2 , , , I I l , I , | , | , \ | 2 \ | , 1
I I I H 1 1 1 1 1 "1 1 1 1 1 H 1 1 1 1 1 1 1 1
5 , ,
. , , l I , , I I I -1 1 I 1 1 II) -^ \\ I I11 1 11 1 I 1 \ t-H Irr f 1
6 M,! ,
, , , I | I II n .1 1 1 1 1 1 —\ i
| ,
1 1 1 H. 1 | , \ 1 1 1 i ii ( ,
CARTES 8 : GEOMETRIE
Semelle (s) Nervure (s) Fut(s) Chevêtre
o V)
UJ UJ
u. |
z LSEM DSEM HSEM z LNER DNER HNER LFUB DFUB ESPFUB LFUS DFUS ESPFUS HFUT 1LCHEV DCHEV HCHEV
Q

Piles 1 0 7 _£|4|0 7 5,0 0|5|0 7 ,7|5,0 0|7,0 0|6|0 3 0 ,0|6,0 0J6,0 \2\8i6 _J0kl0 0|6|0 \2\8\6 |3|0|0 7 1*1010 0|7|0 0|6i0
Culées
NT+1 ; l 1 l | , | , . I 1 1 | ,
1 II 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
. Piles 2
07
jB\*\0 2|2,0 0|6,0 7 ,7 5,0 0|7,0 01^0 7 ; \S\6\0 0|5,0 |0| , ,7|5,0 0 5,0 ,0], ,5|2,5 1 1 ( |!
Intermédiaires
3 2 ! l | ! 1 1 | | ,
1 1 1
| ,
1 1 1 | | ,
I I 1 1 1 1 1 1 1 !
| ,
2 , , 1 | , | | _l 1 | ,
1 1 1
.
1 1 1 1 | ,
1 1 1 il 1 | | ,
h
5 ( , | , | , | | | ! | ,
1 1 1
,
. 1 1 | | ,
1 1 1 1 1 . | | | I,
6 , , , | , | | | , | ,
1 1 1 1 1 1 1 1 | ,
1 1 1 1 1 1 | | , 11
CARTES 9 FONDATIONS
Superficielles Sur pieux
u. ¥
KSOL CIR 5
Q.
5PK HREMB Q <rs ESOL ÛL 8 0.
h- 0. HFOND LPIEU SPIEU IFPIEU EV oo
UJ z
Piles , I
Culëes 2 0 7 J,0 ,6,5,0,0 3 1 7 '| | | | | 1 1 l ! 1 1 ! 1 ! I l I 1
NT+1 2 7 1 1 I 1 1 1 1 1 1 | , 1 1 1 1 1 1 1 i 1 l i i l
Piles 2
2 ,0)9,0 7 | 1 1 1 1 1 | | | | , ! 1 1 1 I 1 ! l l l 1 I 1
Intermédiaires
3 2 ,7|0,5 7 1 1 | | | |
1 1 l 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 l I I
4 2 \0\9\0 7 | i 1 1 1 1 | | | | 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 l i t
5
1 1 1 1 i r t i 1 | | | 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 l
6
1 1 1 I i i ii 1 | | | | , 1 1 1 1 1 1 1 l l l i I l
CARTES 10 DALLES DE TRANSITION _ POUSSEES DES TERRES
o
_l EXDAL LDAL QDAL POUST
m
Piles
1 | l | l \5\1
Culées 1 1 1
NT+1
I 1 | 1 l 1 I5!7
- 19 -

4. CALCULS COMPLEMENTAIRES

A la suite du calcul automatique PP 73, le projeteur devra


effectuer les opérations suivantes :

- pour les fûts, les nervures et les semelles, comparer les sec-
tions des armatures principales avec les pourcentages minimaux
définis dans le dossier-pilote et déterminer les armatures d'effort
tranchant,

- pour les autres éléments d'appui (chevitres, murs en retour, mur


garde-grève) calculer les efforts internes et déterminer leur
ferraillage. Dans le cas général, ce deuxième point concerne
uniquement les piles-culées et dans l'exemple d'application que
nous étudions, ces éléments d'appui ne se réduisent qu'aux che-
vêtres des appuis d'extrémité,, (le calcul automatique des chevitres
sera inclu dans le programme PP73 lors de sa ^arution conforme au
nouveau rëjlemcnt [Link]) ,

- déterminer le frettage nécessaire sous les appareils d'appui et


quand il existe le chaînage du sommier.

Toutes ces méthodes de calcul sont décrites dans la pièce 1.3.2.


page 3 et suivantes. Les pages de la note de calcul PP73 comportant les
valeurs nécessaires aux calculs complémentaires sont données en annexe
page 33 et suivantes.

En se reportant à la page 34 décrivant les éléments d'appui après


optimisation, nous pouvons constater que les dimensions des semelles des
appuis intermédiaires ont été modifiées. La valeur de 2,20 m obtenue au pré-
dimensionnement était un peu faible. Nous retiendrons donc une largeur de
semelle de 2,40 m

4.1. APPUIS INTERMEDIAIRES

Pour faciliter son exécution, on définira un même ferraillage


pour tous' les appuis intermédiaires. L'appui étudié sera donc l'appui
n° 3, celui-ci étant le plus sollicité.
- 20 -

4.1.1. Ferraillage des semelles et des nervures

[Link]. Armatures_de_flexion

- En face inférieure de la semelle, on doit avoir :

.transversalement, une section minimale 70


d'armatures égale à 0,12 % de la sec-
tion de béton, soit 7,20 cm2 par mètre
de longueur de semelle. Mécaniquement,
il est nécessaire d'avoir 7,15 cm2 par
mètre (résultat donné par le calcul
automatique). Nous retiendrons donc la .
valeur donnée par le pourcentage mini-
mum (soit 4 HA 16 par mètre de longueur L 2.40 j
de semelle),

.Longitudinalement, une section minimale égale à 0,12 % de la section


semelle + nervure, soit 22,32 cm2 à répartir sur la largeur de la
semelle, ou 9,30 cm2 au mètre linéaire. Mécaniquement, il est néces-
saire d'avoir 9,55 cm2 par mètre. C'est donc cette valeur que nous
retiendrons (soit 9 HA20 sur toute la largeur de la semelle),

- en face supérieure de la semelle, d'après les résultats du calcul


automatique, il est mécaniquement nécessaire d'avoir une section d'acier
de 0,11 cm2 par mètre de largeur de semelle dans le sens longitudinal
(soit 0,26 cm2 pour la lareeur totale) et une section nulle dans le sens
transversal. Néanmoins, il est nécessaire de placer des armatures de
montage :

. Longitudinalement, nous retiendrons 8 HA 10 situés au droit des


- aciers longitudinaux de la face inférieure (soit 6,28 cm2>0,ll cm2).

. Transversalement, les armatures seront des HA 8 espacés de 25 cm


(également au droit des aciers transversaux de la face inférieure),
soit 4 HA 8 par mètre.

- En face supérieure de la nervure, on devra avoir aussi un minimum de


22 32 cm2 d'acier. Le calcul donne une quantité maximum de 1,55 cm2.
C'est donc le pourcentage minimum qui sera appliqué (soit 3 HA 32 sur
la largeur de la nervure).

[Link]. Armatures_d^effort_tranchant

Dans le sens transversal, l'effort tranchant maximum est de


24,57 t/m, soit un taux de cisaillement de :

= 61,43 t/m2

Cette dernière valeur est largement inférieure à Tb (Cf. le


diagramme de la page 4 et le paragraphe 1.1.1. de la pièce 1.3.2.). On
n'aura donc pas d'étriers d'effort tranchant dans la semelle. Par contre,
dans le sens longitudinal, l'ensemble nervure + semelle travaille en
poutre en T renversé. Il faudra placer des étriers d'effort tranchant danr.
la nervure.
- 21 -

La note de calcul donne un effort tranchant maximum dans la zone


d'encastrement de la console :

Tmax = 40,49 x 2,4 = 97,18 t


At T
D'où la section d'acier nécessaire : —r- > —=

En prenant z = -5- h = 1,01 m. Il vient — > 34,49 cm2/m.


o t
A cette section d'acier reprenant l'effort tranchant dans la nervure, il
convient d'ajouter la section d'armatures nécessaire pour reprendre la
flexion d'axe horizontal soit 1,43 cm2/m et par face (résultat de la note
de calcul) .
Donc ~ > 34,49 + 2,86 = 37,35 cm2 /m

(soit 4 HA 16 tous les 20 cm).

Cette quantité est un maximum que l'on réduire dans les zones
où l'effort tranchant est plus faible et notamment sous la base du voile
où la nervure joue essentiellement un rôle de soubassement.

On devra néanmoins conserver sur chaque face une section d'ar-


matures A nécessaire pour reprendre la flexion d'axe horizontal :
10,12 % de la section de béton (seuil de fragilité) =8,4 cm2/m
A = max )
(1,43 cm2/m (résultat de la note de calcul).
Nous prendrons donc 3 HA 12 tous les 25 cm.

4.1.2. Ferraillage des voiles

- Verticalement, la section minimum d'acier devra être de 0,2 % de la


section de béton. Le voile ayant 50 cm d'épaisseur, on devra avoir
10 cm2 d'acier par mètre (soit 5 cm2 par mètre et par face) de la sec-
tion moyenne du fût. On choisira des HA 14 espacés de 25 cm à la base
du voile, soit un espacement de 33,5 cm au sommet du fût. la section
d'acier mécaniquement nécessaire est maximale sur l'appui 3 : à la
base du fût, on a besoin de 4,44 cm2 d'acier par mètre. Le ferraillage
minimal défini ci-dessus est donc suffisant.

- Horizontalement, il faut une section d'armatures au moins égale au quart


de la section d'armatures verticales, soit 1,25 cm2 par mètre et par
face. On prendra des HA 8 espacés de 40 cm. Cet espacement sera réduit
de moitié dans les zones de recouvrement.

4.1.3. Frettage et chaînage du sommier

[Link]. Çalcul_de_Rmax

Les coefficients majorateurs pour inégalité de répartition


transversale sont calculés par le programme PSIDA. On a :

MAJA = 1,50 pour la surcharge A (1)

MAJBC = 1,79 pour la surcharge Bc

MAJCM = 1,64 pour les surcharges militaires.


- 22 -

La reaction maximum sur un appareil d'appui aura donc la plus


grande des valeurs suivantes :

, . ,.. 200,1 + 1,2 x 100,2 x 1,50 _ ,


Surcharge A (1) : R = - - '- = 9 5c, 1 t

200,1 + 1,2 x 92,5 x 1,79 _


Surcharge BC : R = '- = nn
99,7 t
4

• -, • • „ 200,1 + 1,64 x 111 _r r


Surcharges militaires : R = = 95,5 t
4
Nous avons donc Rmax = 99,7 t.

[Link]. Chaînage

Les armatures de chaînage auront une section minimum de :


0,25 Rmax 0,25 x 99,7 4 .
Ac = —'-= = 2800Q x 10 Ac = a8,9
0 0
cm2

Nous retiendrons 4 HA 20 ancrés aux extrémités.

Pour limiter d'éventuelles fissures, sur une hauteur égale


à la moitié de l'espacement des appareils d'appui (soit 2,13/2 = 1,06 m)
on répartira des armatures dont la section Ah sera au moins égale à
Ac/2 soit 4,5 cm2 (soit 10 HA8) .

[Link]. Bossage_et_frettage

- Bossage : en ce qui concerne ses dimensions en plan, le bossage doit


présenter sur chaque côté du néoprene un débord de 5 cm. Les dimensions
seront donc les suivantes :

(0,30 + 2 x 0,05) x (0,25 + 2 x 0,05) = 0,40 x 0,35

En ce qui concerne la hauteur du bossage, il est nécessaire


d'avoir entre l'intrados du tablier et la face supérieure de l'appui une
hauteur libre d'au moins 15 cm. L'épaisseur du néoprene est de 2,6 cm (2
feuillets de 10 mm et 2 frettes intermédiaires de 3 mm) ; la hauteur mini-
mum du bossage sera donc de 15 - 2,6 = 12,4 cm soit 6,2 cm de part et
d'autre du néoprene (un bossage côté tablier et un bossage côté pile). Nous
retiendrons donc une hauteur de 7 cm.
- Frettage :

- Frettes_de_surface : On utilise des aciers doux. Comme le fût comporte


des armatures de chaînage, il n'y aura qu'une seule nappe d'armatures
orientées perpendiculairement à la ligne d'appui.
0,04 R 0,04 x 99,7 x 10^ „ ,_ „ . . , „,
As = — =— =2,72 cm2 soit au moins 6 0 Q8
°« 14 667

Ce frettage sera étendu à la zone où pourraient être placés les


vérins de soulèvement.
- 23 -

- Frettes_cT éclatement : Les frettes d'éclatement ne sont nécessaires


qûë~sï~ïâ~contrainte d'éclatement CTy est supérieure à Ot> • D'après la
pièce 1.3.2. page 8, on a :

(Ty = 0,5 ( 1 - ô ) CTm

Avec 6 = -7:—

Il faut différencier l'appui 2 de l'appui 3


où les types d'appareils d'appui sont diffé-
rents : élastomère fretté : e _ 0,25 _ ,.
° ~ ~Ô^ " '

articulation en béton : R
0 - °'07 _n0
-
0,5

m est la contrainte moyenne dans le béton, après diffusion des efforts

>~m = 97 t/m2 pour l'appui 2


Ti, = 6 9 t/m2 pour l'appui 3

II vient donc :

Pour l ' a p p u i 2 0~y = 24,25 t/m2


Pour l ' a p p u i 3 Oy = 29 t/m2
x
Or (fk = PK CTn = 0,026 x 3000 = 78 t/m2
On a dans tous les cas . Les frettes d'éclatement ne sont pas
nécessaires.

4.2. APPUIS D'EXTREMITES

4.2.1. Ferraillage des semelles et des nervures

La méthode appliquée est identique à celle qui est utilisée


pour les appuis intermédiaires.

[Link]. Armatures_de_flexion 70
En face inférieure de la semelle :

.Transversalement, nous appliquerons le


pourcentage minimum d'armatures soit
4 HA 16 par mètre de longueur de semelle.

.Longitudinalement, pourcentage minimum 1.50


également, soit 8 HA 16 sur toute la
longueur de la semelle.

En face supérieure de la semelle, d'après les règles concernant les ar-


matures de montage, nous disposerons dans le sens longitudinal 8 HA 8
répartis sur la largeur de la semelle et 4 HA 8 par mètre dans le sens
transversal.
- 24 -

[Link]. Armatures_d^effort_tranchant

Dans le sens transversal, l'effort tranchant maximum est de


8,37 t/m. Soit un taux de cisaillement de :

T =
"EST = 20'9 t/m2
En face supérieure de la nervure, nous retiendrons encore le pourcen-
tage minimum soit 4 HA 25 sur toute la longueur de la nervure.

Cette dernière valeur est largement inférieure à Tb (Cf. le


diagramme de la page 4 et paragraphe 1.1.1. de la pièce 1.3.2.). On
n'aura donc pas d'étriers d'effort tranchant dans la semelle. Dans le
sens longitudinal, on aura par contre des armatures d'effort tranchant
dans la nervure :
Tma = 21,77 x 1,5 = 32,66 t
D'où la section d'acier nécessaire : At
> _T_ = l i n cm2/m
1 z
^ot
A laquelle il convient d'ajouter la section d'armatures nécessaires à
reprendre la flexion d'axe longitudinale : 0,82 cm2/m. Il vient At > 11,93 cm2/m
t
(Soit 4 HA 10 tous les 25 cm sur toute la longueur de la nervure car la
pile-culée est constituée de -poteaux) .

4.2.2. Ferraillage des colonnes

La note de calcul donne une section d'acier maximum de 10,78 cm2


par colonne. Cette qunatité est inférieure au minimum de 2 % (soit 56,6 cm2)
nécessaire pour se prémunir contre les sollicitations accidentelles
spécifiques aux piles-culées enterrées. On appliquera le ferraillage
défini au paragraphe 2.1. de la pièce 1.3.2. qui est surabondant sous
sollicitations de service (soit 12 HA 25 pour les aramtures verticales
et des cerces HA12 tous les 30 cm pour les armatures horizontales).

4.2.3. Ferraillage du chevêtre

Le chevitre des piles-culées est très faiblement sollicité.


Aussi, nous prendons le ferraillage type minimum défini au paragraphe
[Link]. de la pièce 1.3.2. Nous vérifions que les sollicitations qui
s'appliquent à ce chevêtre sont telles que :
M + C < K t.m

20
- 25 -

[Link]. Verification_à_la_flexion

La méthode de calcul est décrite au paragraphe [Link]. de la


pièce 1.3.2. Les appareils d'appui étant centrés sur les poteaux, seul
le poids propre du chevêtre provoque une flexion. La densité de charge
est égale à :

= 2 x 2,5 x S = 2 x 2,5 x 0,7 x 0,6 = 2,1 t/ml


M, M i = -Aa*
——
' 1 M <0 2
A A M 2 = -Ae
a i e ii e a
1
M > 0 MA =
Ae*
12

Nous avons e = 2,86 m et a = 4 - 2,86 = 1,14 m.


Il vient M, = - 1,36 t.m M 2 = - 2,15 t.m M A = 1,43 t.m
Dans ce cas particulier, le chevêtre n'est pas soumis à la torsion.
Donc C = o
La condition ; M + C < 14 t.m est donc vérifiée.

[Link]. Vérification_à l^effort_tranchant

L'effort tranchant maximum sera obtenu sous vërinage. Confor-


mément au paragraphe [Link]. de la pièce 1.3.2. Nous prendrons pour
charge S = G + 0,25 Q. Soit S = 52,7 + 0,25 x 57,3 = 67,04 t.

La pile-culée ne présentant pas de mur garde-grève, il faut prendre en


compte les forces de frottement des terres sur le tablier lors du véri-
nage.

L'effort de frottement latéral à rupture est donné par l'expression


Q f = tf x S(at (cf. dossier FOND 72, pièce 52 page 64 et suivantes)

Or S lQt = 0,6 x 8 = 4,8 m2.

Sur cette partie, le sol est du remblai. Nous le considérons


donc comme pulvérulent. Le frottement latéral unitaire à rupture est
obtenu par :

avec CTh' = K I Yj'hj = « x 2 x 0,6


- 26 -

Nous prendrons nour angle de frottement sol-tablier vpa = 4^°


et pour valeur du coefficient K = 1,5

II vient alors Qf = 8,64 t

Si l'on prend 4 vérins pour soulever le tablier, l'effort maximum vaudra :

S
R = * - 18,92 t

L'effort tranchant vaut alors T = 18,92 t

Le chevêtre n'étant pas soumis à la torsion, on a C = o.

On vérifie bien que

Le ferraillage minimum est donc suffisant et aura la disposition suivante :

- 4 HA 20 filants sur les deux faces supérieure


et inférieur.
4 0 20 HA
- 1 HA 10 filant le long des parois latérales
pour améliorer la non fragilité du chevêtre. r
2cadresfl 1 0 H A -
= 0,20
- 2 cadres HA 10 par cours d'armature transversale 4 3 20 HA
(5 par mètre) .
70

4.2.4. Bossages

Le dimen-sionnement des bossages se fait de la même manière


que pour les appuis intermédiaires. En prenant un dëbord de 5 cm, nous
obtenons comme dimensions en plan : 0,35 x 0,30. En ce qui concerne la
hauteur, l'épaisseur des néoprenes étant de 4 cm (3 feuillets de 10 mm),
la hauteur minimale du bossage sera de 11 cm soit 5,5 cm de part et d'autre
de l'appareil d'appui. Nous retiendrons donc une hauteur de 6 cm.

4.2.5. Frettages

[Link]. Çalcul_de_Rmax

Les coefficients majorateurs pour inégalité de répartition


transversale sont calculés par le programme PSIDA. Pour les appuis
d'extrémité, ils prennent les valeurs suivantes :

MAJA = 1,51 pour les surcharges A (1)

MAJBC = 1,74 pour les surcharges Bc

MAJCM = 1,32 pour les surcharges militaires.


27 -

La réaction maximaie sur un appareil d'appui sera égale à


Rmax :
1,2 x 48,6 x 1,51 = 88,06
1,2 x 57,3 x 1,74 = 119,64
4 Rmax = 52,7 x 1,03 + màx
75 x 1,32 = 99,53

soit Rmax = 43,48 t

[Link]. F£ettage_de_surface
~ ~ 4
^ j •^ - A ^ ^/ Rmax _, ... 43,48 x 10 , , „
On doit avoir A ^. 0,04 —=— = 0,04 x = 1,19n cm2
ra
14 667
(soit 5 0 8 dans deux sens perpendiculaires car il n'y a pas de sommier
d'appui).
- 28 -

5. ETUDE DU FLAMBEMENT DES APPUIS DE PONTS COURANTS

La principale difficulté résidant dans le calcul de la sécurité


vis-à-vis du flambement d'un appui de pont type est de déterminer les modes
de liaison en tête et en pied permettant de trouver la longueur libre de
flambement, donc l'élancement de l'appui considéré. La méthode de calcul
décrite ci-après ne s'applique qu'aux colonnes, poteaux, ou voiles de faible
longueur (inférieure à 1 m). En effet, si l'on peut considérer que la flexion
d'un voile est uniforme sur toute sa longueur (ce qui permet de faire un calcul
en poutre) il n'en est plus de même aour le flambement : il s'avère que le
flambement d'un voile peut être un phénomène local ; la théorie des poutres
ne peut alors plus s'appliquer.

5.1. DETERMINATION DE LA LONGUEUR LIBRE DE FLAMBEMENT


x
4 Pour traiter le cas le plus général possible, les
modes de liaison en tête et en pied ont été choisis
de la manière suivante :

- en tête, nous avons un appui élastique, c'est-à-


dire que la flèche est proportionnelle à la force
horizontale appliquée en tête : y.= - K j H avec H<0

- en nied, le mode de liaison est un encastrement


imnarfait, c'est-à-dire permettant une rotation
proportionnelle au moment d'encastrement :fr=K2 Mo
*>y
'"'-t^çt?
A un déplacement y (x ) d'une section droite E correspond une
rorme d'équilibre stable, si le moment fléchissant M (x) qui résulte de
ce déplacement est capable de maintenir la poutre dans l'état déformé, c'est-
à-dire si le déplacement y (x) vérifie l'équation dy M(x)
dT2- = El—
Le moment à l'abscisse x s'écrit :
M(x) = H ( £ - x ) + F ( y . - y ) = E I
II vient : El d2y *
+ Fy = H ( { - x ) + Fy.
'

En posant P =VJL , la solution est de la forme


y = A cos PX + B sin PX + Jl_ ( l - x ) + y.
Ecrivons les conditions aux limites :

. En x = 0 y =0 Cela impose A = -
r
1
. En x = 0 y = 9- (en considérant l'angle petit) II vient alors

H l . F y o l . -H,.
B =^
- 29 -

. En x = y = y. il vient alors A cos |3fi + B sin P = 0 (1)

Supposons cos 0l * 0 , nous avons tg |3J = - _A_


B
soit en remplaçant A et B par leurs valeurs et en faisant F = EIP

tg P£ . P l - K , E l P 3
K 2 E l P 2 ( ? - K EI(3 2 ) + 1

En posant u = Pi , l'expression nrend alors la forme :


K
u - I E l u3
tgu = 3
+ K 2 E*I u 2 ( 1 - K i El u 2)
0 g3
E K E
On pose alors A ) = JiJ_ I (2 ) et A2 = 2 I (3)

A partir de l'expression précédente, nous nouvons alors écrire


en fonction de u et de A 2 '•

A = 1 ) tg u - u
-u

Si l'on se reporte à la définition de la longueur libre de flambenent *c


elle vérifie :
F = *2E I soit îc = _L

Si l'on pose m rapport de la longueur libre de flambement te à la hauteur


totale de l'appui l (soit m = _Ei ),
V

De u = Pu , il vient alors u =
m

De la relation (6) , nous pouvons tracer les variations de en fonction


de A i et de m (voir abaque p. 30 ).

A] et A 2 étant des données du problème ( K ] , et K 2 sont des valeurs


obtenues nar le calcul automatique PP73), nous pouvons alors lire la
valeur de m correspondante de laquelle on déduit t c .

Remarque :

Dans le calcul précédent, nous avons supposé cos Pt ? 0 . Si cos P" = 0


cela revient à faire Pfi = ( 2K+1)JL. La première valeur rencontrée est PE =
2
soit m = 2
LES PAPIERS C A N S O N _ FRANCt
Cos P' = Q impose sur la relation (1) B = 0 .En remplaçant F par sa
valeur : F = E l P2 = E I X z , il vient alors :

«* E2 l 2 _ K E I . _4 (5)
4!* Ki l ' K, K 2

Cette relation donne les intersections des courbes X 1 = f { A2 , rn ) avec


la droite m = 2 .Le faisceau de courbes de la nage 30 est donc valable
quels que soient l, K\ et K 2

5.2. EXEMPLE DE VERIFICATION VIS-A-VIS DU FLAMBEMENT

Si l'on se reporte à l'exemnle de calcul traité précédemment


(PSIDA68), il apparaît nue les 3 niles intermédiaires sont toutes cons-
tituées de voiles de 5,60 m de longueur à la base. Ces 3 appuis n'entrent
pas dans le cadre du calcul précédeiit pour la sécurité vis-à-vis du flam-
bement.

Par contre, les 2 niles-culées étant constituées de poteaux


circulaires de 0,60 m de diamètre, on peut les vérifier suivant la méthode
précédente. Si les piles-culées sont remblayées avant bétonnage et dëcoffrage
du tablier (ORDRE = 1), cette vérification ne se justifie pas car, ces appuis
étant enterrés, ils ont une sécurité vis-à-vis du flambement bien plus impor-
tante. Mais, dans notre exemple de calcul, le remblaiement se faisant après
le bétonnage et décoffrage du tablier (ORDRE = 0), cette vérification s'impose
car les appuis (non enterrés) sont soumis à des efforts soutenus (poids propre
du tablier, retrait, etc ...).

5.2.1. Détermination des données du calcul

. La hauteur l de l'appui se limite au fût de pile : l = 3,00

. Le module d'élasticité E v vaut : E v = 7000V 0",' = 7000V 30° = 121244 b


soit Ev = 1212440 t/m 2

. Pour lire les coefficients KI et K 2 , on se reporte à la page 33 :


''Eléments d'appuis après optimisation - Caractéristiques mécaniques".
Nous obtenons : K I = 4,462. 10'3 et K2=0,166.10'3 (Pour K, il est nécessaire
d'ôter le déplacement du néoprène au déplacement total du point d'appui)

5.2.2. Sécurité vis-à-vis du flambement

Les colonnes ont un diamètre D = 0,60m. L'inertie vaut alors :


I = * °A = 0 0063617 m 4
64

II vient alors : A\ = Ki El = 1.275 A , = K 2 El = 0.427


- 32 -

La lecture sur l'abaque de la page 30 nous donne alors rn = 2.17


La longueur libre de flambement vaut alors : îc = 6,51
D'où, avec nous obtenons un élancement A =
B

L'élancement étant inférieur à 50, la justification de l'annui vis-à-vis


du flambement n'est donc pas nécessaire.
INFORMATIQUE
E L E M E N T S 0« A P P U I A P R E S O P T I M I S A T I C N
CARACTERISTIQUES MECANIQUES (*1000)
**4444**4*44444**44*4***>»*44

NUMERO OE L«APPUI t

I. SEMELLES
[Link] EFFORT SOUTENU
* DÉPLACEMENT - SOUS FORCE UNITAIRE 0.0 0.0 0.0
- SOUS MOMENT UNITAIRE 0.0 0.0 0.0
* ROTATION - SOUS FORCE UNITAIRE 0.0 0.0 0.0
- SOUS MOMENT UNITAIRE | 0.166 | 0.059 0.059
[Link]'S EFFORT INSTANTANE
>» TCPLACEHENT - SOUS FORCE UNITAIRE 0.0 0.0 0.0
- SOUS MOMENT UNITAIRE 0.0 0.0 0.0
* ROTATION - SOUS FORCE UNITAIRE D.O 0.0 0.0
- SOUS MOMENT UNITAIRE 0.055 0.020 0.020
II. CORPS OE LA PILE
[Link] EFFORT SOUTENU
=> FLEXIBILITE - SOUS FORCE UNITAIRE 0.643 0.640 0.640
- SOUS MOMENT UNITAIRE 0.257 0.172 0.172
[Link]'S EFFORT INSTANTANE
* FLEXIBILITE - SOUS FORCE UNITAIRE 0.214 0.213 0.213
- SOUS MOMENT UNITAIRE 0.086 0.057 0.057
III. ELASTTMCRF
[Link] EFFORT SOUTENU
* DISTORSION SOUS FORCE UNITAIRE 2.500 0.833 0.0
H . S O C S PFFQRT INSTANTANE
, * DISTORSION SOUS FORCE UNITAIRE 1.250 0.417 0.0

[Link] TOTAL DU POINT D'APPUI

A . S O I S EFFORT SOUTPNU

EN nusr 2 - SOUS FORCE UNITAIRE I 6.962 I 3.943 3.109


- SOUS MOMENT UNITAIRE 1.353 0.555 0.555
EN PHASE - SOUS FORCE UNITAIRE 4.395 3.751 2.860
- SOUS MOMENT UNITAIRE 0.462 0.525 0.516
B . S O U S EFFORT INSTANTANE

EN PHASES 1-5 - SOUS FORCE UNITAIRE 1.382 1.3P9 0.953


- SOUS MOMENT UNITAIRE 0.154 0.175 0.172
MINKÎt AI Lf j TBANS»'C» n

INFORMATIQUE

E L E M E N T S D« A P P U I A P R E S O P T I M I S A T I O N

CARACTERISTIQUFS [Link]ÏQUES

NUMERO 0F L'APPUI

I. ÎCHELLCS

LARGEUR (CSCH) INITIALE t 1.50 2.23 2.20


FINALE t 1.50 2.40 2.40

II. APPARTILS D'APPUI EN FLASTOMERE

LrNCUEUn DE LA PIAQUF (LAP) INITIALE t 0.250 0.300


FINALE t 0.300

N-MCRT HE FEUILLETS (NFEUIL) INITIAL t 3 2


FINAL : 3 2
MINlSrtilt W.- IHANSPCHIS

INFORMATIQUE

EFFORTS TANS LES SEBILES SUPERFICIELLES


44444I4 + 444344444444444444444444044444444444*
APPUI 1
44444444

«** TOUS LES EFFORTS SONT FOURNIS PAR METRE DE SECTION

A TRANSVERSALEMENT SECTION

MOMENT MAXIMUM 0 . 10 G. 42 C.94 1.67

PHASE CORRESPONDANTE 4 4 4 4

MCMCNT MINIMUM C.03 0.13 0.2fl 0.51

PHASE CORRESPONDANTE 2 2 2 2

EFFORT TRANCHANT MAXIMUM 2.09 4.19 6.28 8.37

PHASE CORRESPONDANTE 4 4 4 4

LONGITUDINALEMENT

I fFF?RTS EN CONSOLE

AU RAS DE LA NERVURE AU RAS DU FUT

MPMENT MAXIMUM 1.67 11.32


PHASE CORRESPONDANTE 4 4

MOMENT MINIMUM •0.41 -2.79

PHASE CORRESPONDANTE 4 4

EFFORT TRANCHANT MAXIMUM 8.37 21.77

PHASE CORRESPONDANTE 4
MINISTERC CHS TRANSPORTS

INFORMATIQUE

II EFFORTS LC LHNG DE LA SEMELLE

«"»* PAR RAISON DE SYMETRIE , CES EFFORTS SONT FOURNIS PCIR


LA MOITIE DE LA SEMELLE , O'UH FUT EXTERIEUR AU CENTRE

E N T R E NUS INTERIEURS DES FUTS ( PAR DÎZIEMES D'ENTRAXE )

MOMENT MAXIMUM 8.57 5.32 2.88 1.24 0.74 0.83 1.23 2.64 4.78 7.56 1C.98

- MOMENT M1NIMLM 0.76 -1.38 -[Link] -6.94 -8.93 -10.00 -10.14 -9.38 -7.73 -5.19 -2.65

- EFFORT TRANCHANT MAXIMUM 21.31 18.47 15.07 11.21 8.11 3.96 5.19 8.63 12.14 15.48 19.40
INFORMATIQUE

EFFORTS PANS LES SEPELLES SUPERFICIELLES


*4«**#**
APPUI 3

*** TOUS LES EFFORTS SONT F O U R N I S PAR HETRE DE SCCTICN

A TRANSVERSALEMENT SECTION

MOMENT MAXIMUM 0.65 2.61 5.80 10.45


PHASE CORRESPONDANTE 4 4 4 4

MOMENT MINIMUM 0.25 1.00 2.24 3.98


PHASE CORRESPONDANTE 2 2 2 2

EFFCRT TRANCHANT MAXIMUM 6.15 12.29 18.44 [24.57|


4
I
PHASE CORRESPONDANTE 4 4 4
UJ

H LONGITUDINALEMENT

AU RAS DE LA NERVURE AU RAS DU. FUT

MOMENT MAXIMUM 2.31 28.35

PHASE CORRESPONDANTE 4 4

MOMENT MINIMUM -0.17 -2.06

PHASE CORRESPONDANTE 5 5

EFFCRT TRANCHANT MAXIMUM 11.57

PHASE CORRESPONDANTE 4
INFORMATIQUE

FERRAILLACE DES SEMELLES SUPERFICIELLES


4**:>«*44
APPUI 1

•»** LES SECTIONS D'ACIER SONT DONNEES EN CM2/[Link] DANS LA NCRVURE OU ELLES SONT DEFINIES POUR TOUTE SA LARGEUR
*** LES CONTRAINTES CANS LE BETON SONT EN T/P2

SECTION
A T7JNSVERSALrMÊNT

NAPPE SUPrPIEURC SEMELLE 0.0 0.0 0.0 0.0


C3F1TPAINTE EXTREME BETON 0. 0. 0. 0.

NAPPE TNFPRIEtJRr SEMELLE 0.07 G. 27 C.62 1.11


CONTRAINTE EXTREME BETON 36. 73. 111. 150.

(SECTION MINIMALE DE LA NAPPE INFERIEURE 7.20)

OJ
00
L1KGÎTUPINALEMENT

I ACICR? EN CONSOLE AU RAS DE LA NERVURE AU RAS DU FUT

NAPPE SIJPrRIEURF NERVURE 0.27 1.31


CONTRAINTE EXTREME BETON 73. 91.

NAPPE INPTRTEURr SEMELLE 1.11 3.66


CONTRAINTE EXTREME BETON 150. 282.

(SCCTIPN M I N I M A L E DE LA NAPPE INFERIEURE AU RAS DE LA NERVURE 7.20 AU RAS DU FUT 10.56)


MINISTIHÉ OLÏ, " NSPORIï

[Link]

TI ACIERS LE LONG 0F LA SEMELLE

ENTRE NUS INTERIEURS DES FUTS ( PAP OI2IEMES D'ENTRAXE)

NAPPP si'PcniriiRE NFRVURE 0.0 0.51 1.C9 3.3C 4.26 4.77 4.85 4.48 3.68 2.46 1.25
CONTFAINTF EXTPFNE PETOH 0. T6. 11C. 146. 167. 178. 179. 172. 155. 126. 89.

(SECTIPN MINIMALE DC LA N A F P Ê SUPERIEURE 15.84)

NAPPE [Link] S 2.76 1.70 0.01 0 .3^ 0.23 0.26 0.39 O.P.4 1.52 2.42 3.55
CGNTPATNTr EXTREME PETON 246. 1P9. 135. 08. 7C. 73. 87. 125. 172. 223. 278.

(SECTION MINIMALE DE LA NAFPE INFERIEURE 10.56)

•U)
o
MINISTtttt Dt THANSKOKIb

INFORMATIQUE

FERRAILLAGE DES SEMELLES . SUPERFICIELLES

APPUI 3
*«*•>*«**

*** LFS SECTIONS D'ACIER SONT OCNNEES EN CM2/[Link] DANS LA NERVURE OU ELLES SONT DEFINIES POUR TCUTE SA LARGEUR
*** LES CONTRAINTES CANS LE BETON SONT EN T/M?.

SFCTICN
A TRANSVERSALEMENT

NAPPE SUPERIEURE SEMELLE 0.0 0.0 0*0 0.0


CONTRAINTE EXTREME BETON 0. 0. 0. 0.

NAPPE INFERIEURE SEMELLE 0.43 1.73 3.96 (TTt?


CONTRAINTE EXTREME BETON 92. 190. 294. 405.

(SECTION MINIHALf DE LA NAPPE INFERIEURE 7.20)

LfJKGITUriNALEMENT

I, ACIERS r-N CONSOLE AU RAS DE LA NERVURE AU RAS DU FUT

NAPPE SUPrRIEL'Rf NERVURE 1.55


CONTRAINTE EXTREME BETON 78.

NAPPE IfJFCRIFL'Rr SEMELLE 1.53 19.55l


CONTRAINTE EXTREME BETON 178. 623.

MINIMALE DE LA NAPPE INFERIEURE AU RAS DE LA NERVURE 7.20 AU RAS DU FUT 9.30J


INFORMATIQUE

FERRAILLAG? DES FUTS


«4444*44*444*444******
1

444 LES SECTIONS D'ACIER SONT DONNEES EN CM2/M .POUR LES FUTS HE SECTION RECTANGULAIRE
EN CM2/[Link] LES FUTS DE SECTIPN CIRCULAIRE
44* LES CONTRAINTES BETON ET ACIFR SONT DONNEES E(! T/M2

SECTICNS SQHMr.T TIFRS-SUP TIERS-INF B A S f FUT BASE NERVURE

«44444*41444
* APPUI 1 «
«444444*444

jrCTICN D'ACIER 0.0 1.14 5,31 10.78 [Link]


CONTPAINTE DE COMPRESSION BETON 257. 587. P25. 917. 259.

CONTRAINTE DE TRACTION ACIER 0. 28000. 280CO. 28000. 2BOCO.


4444444*^44 I
4 APPUI 7. =» -p-
4444444*444

SFCTION D'ACIER 0.0 0.0 0.71 3.08 0 .61


[Link] DE COMPRESSION BETON 102. ieo. 4C2. 'SflS. 37ff.
CONTRAINTE DE TRACTION ACIFR 0. 0. 28^00. 28000. 280CO.
«*44444*444
* APPUI 3 *
«444444*444

S r CTION D'ACIER 0.0 0.0 1.34 4.44 1.43


CONTRAINTE Ot COMPRESSION BETON 69. 194. 519. 633. 4CA.
CONTRAINTE DE TRACTION ACIFR 0. 0. 280CO. 28fïOO. 280CO.
SEIRA
SERVICE D'ÉTUDES
TECHNIQUES
DES ROUTES
ET AUTOROUTES

DOA

appuis des tabliers


PP 73

3.1.2
Plans de coffrage

Ce document est propriété de l'administration et ne peut être utilisé ou reproduit même partiellement
sans l'autorisation du Service d'. Études Techniques des Routes et Autoroutes ou de son représentant autorisé
PILES VUES
COUPE LONGITUDINALE BIAISE
780 50

720 25 25
*l*
e : 7cm
chaussée future e = 8 c m ( y compris chape) dalle e = 52 cm
Joint léger type 2
Joint léger type 2

3 appareils dappui en étastomère frette appareils d'appui en élastomere frette A sections rétrécies de béton Ej A appareils d'appui en 3 appareils d'appui en élastomere frette
200 x 250 250x300 200 x 2 5 0

Pf : Pression de
fluage en kg/cm2
pressiometrique Pt : Pression
en kg/cm * limite en kg/cm*

5.25

106,00
Nappe phréatique

51 : Essai pressiométrique.
Laboratoire : Laboratoire Régional
Appareil utilisé: pressiométre.

60

60

5.30 30

7.60

2.13 2.13 2.13

1/2 VUE EN PLAN 1/2 VUE EN PLAN (Tablier enlevé)

70 240

40 40

PILE 3 PILE 2.4


Articulation en béton frette Dés pour appareils d'appui en
élastomere frette .
8.40

PILES CULEES

ii ' ' / ii ' imt ~ fi 8.00

i I II •>• e = 6 cm

60

Gargouilles s'il e x i s t e
/' / hl ! !

3.00

Garde-corps type 57

60

60

760

8.40

i
35
<—
-1
*~~
/ *~
s* x s i k
/ \ / 3
1
\\
•^. -. /
) \ ^ _^ / H°
.
\ ^_ ^ /
!
l
!
'
1
i r
70 1.50

Échelle: 0.01 (1/100) V

286 2.86

ECHELLE:1/50
COUPE TRANSVERSALE
DE L'OUVRAGE

Échelle: 0.02 (1/50)

Garde-corps type S7

variable 5cm minimum 5

La présente pièce représente le dessin d'[Link]., déjà complété au stade projet par diverses
cotes (ex: dimensions des appareils d'appui).
La coupe transversale est facultative au stade A.P.D., lorsqu'aucune particularité
notable ( e x : encorbellements importants) n'est à figurer.
Des coupes des différents appuis dans le sens de leur longueur, restent à ajouter
au stade projet. Diverses précisions pour lesquelles le C.P.S. renverra aux plans, en
application du C.P.S. type ( e x : limites des coffrages de différentes natures) seront
également à ajouter au stade projet.
SETRA
SERVICE D'ETUDES
TECHNIQUES
DES ROUTES
ET AUTOROUTES

DOA

appuis des tabliers

PP73

3.1.3
Piles vues: plans de ferraillage
COUPE LONGITUDINALE

12 ) 10 HA 8 APPUI 2

2 HA 20 ( 4 ) ( 3 ) 2 HA 20

APPUI 3

2 HA 20 ( 4 3 ) 2 HA 20

0 8

E C H E L L F • 1 / 1e;

COUPE TRANSVERSALE

2 x IU HA U

13
s

2 x 10 HA 10

3 HA 32 ( 1

22 HA 12 ( S

1 1 ) 34 HA 10

2 x 6 HA 16 2 x 6 HA 16

5
22 HA 12 22 HA 12 COUPE BB **-^*'

34 HA 16

ECHELLE:1/20

13
^—'
2 x 10 HA 8
LONGUEUR POIDS
REPÈRE DIAMÈTRE NOMBRE ESPACEMENT LONGUEUR POIDS
TOTALE TOTAL
(cm) (m) (m) (kg) (kg)

HA 32 3 30 7,50 22,5 142


©
HA 20 g 30 8,35 75,15 185,3
©
HA 20 2 60 7,90 15,84 39
©
HA20 2 20 8,35 16,64 4 1
©
HA 16 34 25 2,85 96,9 153
©

HA16 24 20 3,15 75,6 119,3


©
HAÏ/. 48 25.33,5 6,10.6,17 294,5 355,7
©
HA 12 22 25 3,75 82,5 93,3
©
HA 12 22 25 1,35 29,7 26,4
©
HA 10 8 30 8.35 66,8 412
®

(TT) HA 10 34 25 3,45 117.3 72,4

d?) HA 8 10 20 7,80-8,10 79,5 31,4

(5) HA 8 20 40 6,30-7,65 130 51,3

1351.3
SETRA
SERVICE D'ETUDES
TECHNIQUES
DES ROUTES
ET AUTOROUTES

DOA

appuis des tabliers

PP73

3.1.4
Piles-culées : plans de ferraillage

1981
COUPE LONGITUDINALE COUPE TRANSVERSALE FRETTAGE DES APPUIS

3 ) 2 x 4 HA 20
3 ) 2 x/, HA 20 9 ) 2 HA 10

30
u
H *
2 HA 10

^
2 x 4 0 HA 10
70
2 x 40 HA 10

12 HA 25 ( 1 12 HA 25 ( 1 12 HA 25 ( 1 3 x 12 HA 25 1

10HA12 ( 6 3 x 10 HA12 ( 6

ECHELLE: \l 10

B
i B
i
2 ) 4 HA 25

8 HA 8 (10 8 ) 2 x 3 1 HA 10 4 HA 25 ( 2
8 ) 2 x 31 HA 10

8 HA 16 ( 5 11 11 ) 34 HA 8
v—
HA 8 8 HA 8
i \

34 HA 16 ( 4
A ) 34 HA 16 5 ) 8 HA 16

2 ) 4 HA 25 10 ) 8 HA 8
COUPE BB

,A 8 ) 2x 31 HA 10

34 HA 16

_6 y) 10 HA 12 (
\^x)
E C H E L L E : 1/20
LONGUEUR POIDS
REPÈRE DIAMÈTRE NOMBRE ESPACEMENT LONGUEUR POIDS
TOTALE TOTAL
(cm ) (m) (m) (kg) (kg)

0 HA 25 36 — 4,75 171 659

© HA 2 5 4 20 7,55 30,2 116,4

HA 20 8 20 7,95 63,6 157


©

© HA 16 34 25 1,95 66,3 104,6

CD HA 16 8 20 8,35 66,8 105, 4

© HA12 30 30 2,15 64,5 57,3

© HA 10 80 20 2,10 168 103,6

© HA 10 62 25 3,25 201 5 124

© HA 10 2 — 7,95 15,9 9,8

® HA 8 8 20 8,35 66,8 26,4

(7T) HA 8 34 25 2,55 85,7 34.2

1496
3.2.1

NOTE DE CALCUL MANUEL

1 - GENERALITES ET DONNEES 1
1.1 - Généralités 1
1.2 - Notations et données du problème • 1
1.2.1 - Notations 1
1.2.2 - Calcul des données relatives au tablier 1
2 - CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES - PREDIMENSIONNEMENT 3
2.1 - Définition des différents éléments de la pile culée 3
2.1.1 - Chevêtre • 3
2.1.2 -- Poteaux et voiles frontaux - Semelle 3
2.1.3 - Murs en retour 3
2.2 - Prédimensionnement •• 4
2.2.1 - Largeur de la semelle 4
2.2.2 - Dimensions des coteaux 4
3 - PRISE EN COMPTE PAR LE PROGRAMME DE CALCUL AUTOMATIQUE 5
3.1 - Evaluation des efforts effectivement appliqués
3 la base de la semelle 5
3.2 - Valeurs fictives utilisées pour les données POUST et SPEC ••• 6
4 - VOILES FRONTAUX ET CHEVETRE -• • 7
4.1 - Fonction soutènement 7
4.2 - Fonction porteuse 7
4.2.1 - Flexion longitudinale • 7
4.2.2 -- Torsion • 7
4.3 - Fonction raidisseur g
4.3.1. Ferraillage longitudinal 9
4.3.2 - Vérification vis-à-vis de-l'effort tranchant 9
4.4 - Influence des murs en retour 9
4.5 - Schéma de ferraillage de l'ensemble voile-chevitre •••• 9
4.6 - Aciers de frettage 10
5 - MURS EN RETOUR •• 11
5.1 - Actions et sollicitations 11
5.2 - Ferraillage 12
6 - POTEAUX 13
6.1 - Principe de calcul • • 13
6.2 - Estimation de Mo, No, Fo ,. 14
6.3 - Calcul de Ma et des différents couples (M, N) : ferraillage • 16
6.4 - Vérification du poteau à l'effort tranchant 17
6.5 - Vérification du poteau à la torsion 17
1. GENERALITES ET DONNEES

1.1. GENERALITES

La pile culée apparente étudiée est du même type que l'exemple


n° 10 de la pièce 1.2.3. Le calcul automatique PP73 n'est applicable que
dans le cas de piles culées enterrées. Néanmoins, le programme peut être
utilisé pour le dimensionnement et le ferraillage des semelles superficielles
en apportant certaines modifications au bordereau des données pour entrer
dans le cadre de la pile culée apparente.

Le cheminement de l'étude sera le suivant :

- Définition des différents éléments de la pile culée et prëdimension-


nement des semelles et des poteaux.

- Prise en compte par le programme de calcul automatique et données


particulières à introduire.

- Calcul des différents éléments propres à une pile culëe apparente


(les calculs complémentaires relatifs aux semelles superficielles
ne seront pas traités : ils font l'objet de 1? rsiêce 3.1.1. du
présent dossier).

1.2. NOTATIONS ET DONNEES DU PROBLEME

Afin de simplifier le choix des données relatives au tablier,


l'ouvrage retenu est encore le PS modèle d'application du dossier PSIDA 68
immatriculé PS 3680/IV selon la nomenclature, on se reportera donc à la
pièce 3.1.1. du dossier pilote PP 73 traitant déjà ce modèle d'application.
En ce qui concerne la géométrie des piles, les caractéristiques de ce même
modèle d'application sont conservées, mais, afin de mieux rentrer dans le
cadre de la pile culée apparente, les hauteurs des fûts de piles seront
majorées.

1.2.1. Notations

Soit : -R la réaction totale en tête de la pile culëe.


-rmax la réaction maximale transmise à un poteau.
-rmin la réaction minimale transmise à un poteau.
- ra la réaction maximale transmise au niveau d'un appareil d'appui.
- F la force horizontale résultante en tête de l'appui (freinage,
retrait, température).

1.2.2. Calcul des données relatives au tablier

a) Réaction_totale §2_tête_de_la_pile_culëe
1,2 X PAMAX
R = QCP2 + Max 1,2 x PBCMAX R = 128,10 t
PCMMAX
- 2 -

Pour trouver ces différentes valeurs, on se reportera au


bordereau des données à introduire pour le calcul automatique, décrit
à la page 17 de la pièce 3.1.1.

b) R§§£tions_maximales_et_minimales_transmises_à_un_goteau

Pour déterminer ces réactions, il est nécessaire, dans un premier


temps de répartir les charges entre les appareils d'appui. Ensuite, il
suffit de résoudre le problème hyperstatique en admettant que le chevêtre
repose sur les poteaux par l'intermédiaire d'appuis simples.

Nous obtenons : Pmax : 65,77 t Pmin = 5,01 t

c) R§§ction_maximale_transmise_au_niveau_d^un_a£pareil
1,2 x P A M A X x MAJA
r« = QCP2 x MAJCP+ MAX 1,2x PBCMAX x MAJBC r a = 57,97 t
PCM MAX x MAJCM

On se reportera aux sorties du calcul automatique :


effet d'une force unitaire horizontale appliquée au tablier" (voir page 18
Pour prendre en compte le freinage, il faut multiplier la valeur unitaire
de la force engendrée en tête d'appui en phase 4.5. par 30.
Soit : F = 30 X 0,158 X \2 F = 5,69 t
- 3-

2. CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES - PREDIMENSIONNEMENT

2.1. DEFINITION DES DIFFERENTS ELEMENTS DE LA PILE CULEE

On se reportera aux pièces 3.1.2. et 3.2.2. (caractéristiques


transversales du tablier et plan de coffrage de la pile culée apparente).

2.1.1. Chevêtre

Pour permettre la retombée du tablier en arrière du chevêtre, il


faut que la largeur libre entre les murs en retour soit supérieure à la
largeur du tablier divisée par sin*P. En prenant une épaisseur de 30 cm pour
les murs en retour, la longueur du chevêtre doit être supérieure à :
Lmin = 2 xO.30 «• ( 028 «• 7,60 * 0.28 ) / sin f
avec ^ - 80 grades.

Nous retiendrons pour le chevêtre une longueur L c = 9,26 m


Ses dimensions transversales seront : Hauteur H = 0,50 m
Profondeur D = 0,80 m
Les 3 appareils d'appui seront espacés de 2,86 m.

2.1.2. Poteaux et voiles frontaux - Semelle

Les poteaux ont une hauteur de 6,00 m à compter de la base du


chevêtre à la face supérieure de la semelle. Leur section est carrée et de
80 cm de côté (valeur justifiée dans le paragraphe prédimensionnement).
Compte tenu de la longueur du chevêtre, ces poteaux sont au nombre de k et
espacés d'axe en axe de 2,82 u. Ils sont reliés en tête par des voiles fron-
taux sur une hauteur de 2 mètres. Ces voiles ont une épaisseur de 20 cm (c'est
un minimum).
La semelle a une longueur de 10,50 m, une largeur de 3,00 m (va-
leur justifiée dans le paragraphe prédimensionnement) et une hauteur de
0,60 m.

2.1.3. Murs en retour

D'après le schéma ci-contre, on a


toujours :
R =; ho * ht +$ _c
P'
En prenant pour p'une pente de 2/3, pour 6
un espacement de 15 cm (bossages et appa-
reils d'appui), pour ht une épaisseur de
tablier de 60 cm et pour ho une hauteur
vue de 2,00 m (en considérant que 50 cm du
voile sont enterrés),il vient R = 3,30 m
ce qui fixe la longueur du mur en retour.
- 4-

La longueur théorique * sera donc de 3,30 m + 0,50 m = 3,80 m. En appliquant


la formule de la pièce 1.3.2. page 54, l'épaisseur du mur est de e= '*.?- : 029 m.
L'épaisseur de 30 cm fixée auparavant convient. 20

2.2. PREDIMENSIONNEMENT

2.2.1. Largeur de la semelle

On se reporte au paragraphe 3.2.1. de la pièce 1.3.2.

Nous nous plaçons dans le cas ou la


semelle de fondation reste entièrement
comprimée, même a vide. Nous obtenons
alors pour la largeur de la semelle :
Hf
H B =N 2 h i + JlL)

soit avec h, = 0,50 + 2 , 0 0 = 2 , 5 0 m

B = 3,03 m.
La contrainte sur le sol aux 3/4 de la
largeur comprimée est alors égale à
<^(3/4B)=±. 3H-1,5h,*-|- = 21.58 t / m 2
Cette valeur est nettement inférieure à la pression admissible sur
le sol O~jj = 30 t/m2 entrée au bordereau des données.
Nous retiendrons donc : B = 3,00 m.

2.2.2. Dimensions des poteaux

D'après le paragraphe 3.2.2. de la pièce 1.3.2., la dimension mini-


male d'un poteau de section carrée vérifie :
a 3 =0,002 e.h, ( h,* 3 ) ( H , - h , )
soit avec e = 2 , 8 2 m, h , = 2 , 5 0 m et H f = 6,50 m.

a = 0,74m

Des poteaux carrés 0,80 x 0,80 conviennent donc.


- 5-

3. PRISE EN COMPTE PAR LE PROGRAMME DE [Link]

Nous avons vu que dans le cadre des piles culées apparentes, le


programme PP 73 peut dimensionner les semelles et déterminer leur ferrail-
lage en apportant quelques modifications aux données à introduire (Cf.
pièce 1.3.2. pages 33 et suivantes).

3.1. EVALUATION DES EFFORTS EFFECTIVEMENT APPLIQUES A LA BASE DE LA SEMELLE

* Poussée_des_terres

La pile culée ne présentant pas de mur garde-grève, la poussée


s'écrie :
Q = h, ( 1 * h , ) Le = 2,5 ( 1 + J£_)x 926 = 42,441
3 3
Le point d'application de cette poussée est distant de la base de la semelle
de :
d p : H - 0,6 h i = 7,10 - 0,6 x 2,5 = 5,60 m
* Murs_en_retour

On assimile le mur en retour à un triangle de longueur 3,80 m.

On a alors :

r 3.80
253
3 8 x 2 53 x
P = 2 x '° »

Soit P = 7,22 t
2
°>3 x 2 >

De plus, le bras de levier vaut :

dM = 0 , 4 + - - = 1,67 m
L
* Diminution du poids des terres

La pile culée étant apparente, une partie du poids des terres


en avant du voile frontal doit être déduite :

P, = - h A . B-a |_s
2
M = - H A B-a B*a Ls

II vient :
Pt = - 57,75t
Mt = - 54,86t
- 6-

. E f f o r t Normal : N , = P + Pt : - 50,53 t

. Moment : M, = Q X d p - Pxd M + Mt = 170,75t. m

3.2. VALEURS FICTIVES UTILISEES POUR LES DONNEES POUST ET SPEC

En utilisant les formules indiquées au paragraphe [Link]. de


la pièce 1.3.2., il vient :

POUST = 2,5 M, = 2,5 x ~ - POUST = 60 ,12 t


H,
SPEC = 2 + _Nj_ avec
V
v
= 3,00 x 6,50 x 10,50 - 4 x 0,8 x 0,8 x 6,50 - 3 x 2 , 0 2 x 0,8 x 6

V = 159,02 m3 d'où SPEC = 1,68 t/m3


4. VOILES FRONTAUX ET CHEVETRE

Le cheminement du calcul est calqué sur la méthode décrite dans


la pièce 1.3.2. au chapitre 3.3. "Voile frontal".

4.1. FONCTION SOUTENEMENT

niM
125

y/////////,
2.02
h i 2.00

020
La partie supérieure du voile est à une profondeur Z = 1,25 m
par rapport à la plate-forme. Nous avons donc, en comparaison de l'exemple
traité à la pièce 1 .3.2. , Z < 1,50 m, soit p < 2,25 + h .

On lit alors sur l'abaque que m, moment résistant minimal est


inférieur à 0,8 tm/m. On ferraille donc au pourcentage minimal. On prend
donc un ferraillage constitué de 4 HA 10 par mètre dans chaque direction
et sur chaque face.

4.2. FONCTION PORTEUSE

4.2.1. Flexion longitudinale

On se contente de disposer en face supérieure du chevêtre et à


la base du voile un chaînage.

Comme la pile culée comporte 4 poteaux et comme Ô\ = 28000 t/m2,


compte tenu de la formule du § [Link]. de la pièce 1.3.2., il vient :
A= 0,0223 R(avec R en tonnes et A en cm2).

Nous avons R = 128,10t : il vient A =2,86 cm2.

Ce ferraillage est considéré comme ferraillage minimal compte tenu


de la fonction raidisseur et ne sera pas cumulé au ferraillage que l'on cal-
culera à ce deuxième titre.

4.2.2. Torsion

L'excentrement de la charge R par rapport au plan médian du voile


frontal crée dans l'ensemble voile chevêtre encastré à ses deux extrémités une
sollicitation de torsion (on néglige le poids propre du chevêtre).
R

La rigidité à la flexion longitudinale du chevêtre pouvant être


négligée devant celle de l'ensemble voile chevitre et la rigidité à la
flexion transversale du voile devant la rigidité à la torsion du chevêtre,
il en résulte que seul le chevêtre est soumis à une sollicitation de torsion.
Les couples de torsion a ses extrémités sont alors :

CA = Re 'B CB = Re IA

La pile culée présente 3 voiles frontaux :

- un voile central au-dessus duquel se trouve un appareil d'appui situé


sur l'axe de symétrie de la pile culée,

- deux voiles latéraux qui subissent chacun une réaction transmise


depuis le tablier dont le point d'application n'est pas équidistant
des sections d'encastrement. C'est donc ce cas qui est le plus dé-
favorable et qui crée les couples de torsion maximaux.

n Nous avons alors R = Pa = 57,97 t et 2 = 0,30 m. Compte tenu de


KA= 0,97 m et £B= 1,05 m il vient :

C = 9,04 t/m.

En prenant ôf, = 28000 t/m2 et d'après les formules du chapitre


[Link]. de la pièce 1.3.2. avec a = 0,5 m et b = 0,8 m il vient :

- pour les armatures longitudinales : u)i = 12,25 cm2


- pour les armatures transversales : (Ot = £-L = 5,41 cm2/m.

Les efforts de torsion sont cumulables avec les autres efforts.

4.3. FONCTION RAIDISSEUR

La méthode de calcul est celle du chapitre 3.3.3. de la pièce 1.3.2.


Lorsque l'on imagine une zone de portance réduite du sol, l'ensemble des
efforts transmis au poteau de rive vaut : P = 4,2 B.H = 89,46 t.

Etant donné que l'appareil d'appui de rive est à la distance d de l'ex-


trémité de la semelle (sens longitudinal) avec d =-1M. - 2,86 = 2,39 m, il
n'est pas situé au-dessus de cette zone de portance réduite. La réaction qui
lui est transmise n'est donc pas à prendre en compte. Les efforts dans la
section d'encastrement valent alors :
- 9-

M = 21,65 t.m
T = 8,95 t.
(Le coefficient CIR est pris égal à 1,1).

4.3.1. Ferraillage longitudinal

Les formules utilisées sont celles du paragraphe [Link]. de la


pièce 1.3.2. avec h = 2,50 m et e = 2,82 m.

- armatures supérieures :Q|= 4,92 cm2

- armatures inférieures : Q 2 = 1 >86 m2.

En outre, on doit vérifier que Q ) > A et ^2 ^ A (Aa été calculé


au pragraphe 4.2.1. du présent chapitre : A = 2,86 cm2).
Nous retenons donc : Si] = 4,92 cm2 et £2 = 2,86 cm2.

4.3.2. Vérification vis-à-vis de l'effort tranchant

On applique la formule du paragraphe [Link]. de la pièce 1.3.2.


Il faut e > ev avec ev = _! = 0,023 m.
160h
Nous avons 2= 0,20 m. La condition est donc vérifiée.

4.4. INFLUENCE DES MURS EN RETOUR

La poussée des terres sur les murs en retour crée une flexion d'axe
vertical sur le chevitre. Cette flexion nécessite une section d'acier ftr
située en arrière du chevêtre (voir schéma page 10). Le calcul de firse
trouve dans le chapitre "Murs en retour".

4.5. SCHEMA DE FERRAILLAGE DE L'ENSEMBLE VOILE CHEVETRE

. Le voile est ferraillé à l'aide "!e 4 HA 10 par mètre dans chaque


direction et sur chaque face.

.(•)(+ Q, = 17,17 cm2 soit 9 HA 16.

. Ut = 5,41 cm2/m soit 4 HA 10 par mètre.

. S2 = 2 »86 cm2 soit 2 HA 14.

. îîr= 7,06 cm2 soit 4 HA 16 (voir paragraphe 5.2.).

Conformément au paragraphe [Link]. de la pièce 1.3.2., on vérifie


que les armatures longitudinales du chevêtre ont une section au moins égale
à 0,005 fois l'aire de béton = 0,005 x 0,5 x 0,8 = 20 cm2

( Uj + Q,+ Q r = 26,14 cm2).


- 10 -

Ferraillagc minimum
= Apn

4.6. ACIERS DE FRETTAGE

D'après la méthode de calcul de la pièce 1.3.2. §. [Link].,


nous obtenons comme section d'acier de frettage :

A d = 0,04 r a /cf a soit avec ra = 57,97 t et <ra = 14667 t / m 2

A ( j = 1,58 c m 2 soit 6 0 6 dans l e s deux directions.


5. MURS EN RETOUR

Le cheminement du calcul est calqué sur la méthode décrite dans


la pièce 1.3.2. au chapitre "3.4. - Murs en retour". Les dimensions ont
été définies au chapitre 2. Un mur en retour a donc l'allure suivante (l'é-
paisseur est de 30 cm).
3.80

75

179

5 . 1 . ACTIONS ET SOLLICITATIONS

1-3-2. § [Link].)

T - 25tUn .e «• 0.3 l + 4
2
M = 2,5 j?h c + 0,3 _L2 t 4 (î - 1)
2
6

II vient alors : T = 8,76 t et M v = 1 7 , 9 5 t. m

-
pièce 1 . 3 . 2 . §. 3 . 4 . 1 . 2 . )

H = ( _LL + 05 ) Ul * 2
3 ' 2
Nous avons
MH = ( J L + Q 5 ) - +2
3 6

II vient alors : H = 8,50 t et M H = 13,83 t/m.


- 12 -

5.2. FERRAILLAGE

M H = 13,83 t/m nécessite une section d'acier fî H = 18,82 cm2.


Soit 7 HA 20 répartis tels que 3 HA 20 sur h_ et 4 HA 20 sur 3_h (Cf. p. 54
pièce 1.3.2.). 4 4

terres_sur es_murs_en retour

MH= 13,83 t/m. La largeur du chevêtre étant 0,80 m, il faut une section
d'acier Œr = 7,06 cm2 soit 4 HA 16 placés en arrière du chevêtre.

M v = 17,95 t/m. La section la plus défavorable se situe à l'attache du mur


en retour.
Il vient : fiv = 3,13 cm2 soit 2 HA 16.

On prendra 3 HA 10 par mètre dans les deux directions et sur les


deux faces. En outre, le moment d'axe vertical MH crée une torsion dans le
poteau de rive. Ce calcul est effectué dans le chapitre "poteaux"'.
- 13 -

6. POTEAUX

On considère les calculs pour l'ensemble des poteaux.

6 . 1 . PRINCIPE DU CALCUL 11 N

de' de terre enlevé


pour le sche'ma de
calcul

e f f o r t s ( M 0 , N 0 , F Q0I
1m

partie réagissant
3m élastiquement

efforts ( M a j N a )

Les fûts sont soumis à 2 sortes de terrains : une partie


supérieure, où ils subissent, en plus des efforts en tête, la poussée
des terres, un dé de terre ayant été enlevé forfaitairement sur une
hauteur de 1,00 m pour le schéma de calcul, et une seconde partie, où
le sol réagit élastiquement face aux efforts horizontaux.

Donc dans un premier temps, on calcule les efforts ( MQ ,NQ ,Fg


dans la section séparant ces deux parties et dans un deuxième temps,
les efforts ( M a , N a ), à la base du fût.

Ma et N a sont tous deux fonctions de (Mo ,Nrj ,Frj )


- 14 -

On a Na = No + Q Q : poids propre du poteau entre les 2 sections.

Ma s'écrit en fonction de (Mo, Fo). On fait le calcul par poteau.


Le sol réagissant élastiquement, si p est la
force linéique et v le déplacement , on a à
^v
MO l'abscisse x :
plx) = -k-v(x)

Or et
dx dx 2 El

- > M a II vient v = 0
dx El
o 4/~k~~
En posant p = WT-^T , la solution est de la forme :

v = ch P x (A cos POC + B sin 3 »: ) * sh 3ac ( C cos 3 x + D sin 3» )


Les conditions aux limites imposent :
, . fj. Q. .. ch 3l sin 3l + sh 3l cos 3l
2 c h 3l cos Pi MO * ---— ----— F0 I
MA - ———— -^————^
2 2 ——————— -^^—^^—^—^^——
cos 3l + c h 3l
1 : hauteur de la partie réagissant élastiquement.
E : module de déformation différé du béton.
k : coefficient de raideur du sol.

La prise en compte pour E du module de déformation différé du béton


implique la nécessité de diviser les efforts instantanés par 3 (rapport entre
les modules de déformation instantanés et différés) .

6.2. ESTIMATION DE Mo, No, Fo

. Murs en retour :

On ne tient compte aue des charges permanentes. (En effet


prendre en compte les charges d'exploitation reviendrait à ajouter
un moment de signe contraire à celui créé par la poussée des terres.
Ce ne serait donc pas dans le sens de la sécurité) .
N = 2,5 e + 0,31 = / i , 7 6 t (pièce 1.3.2. pages 52 et 53)

M = 2,5 (T t. m

par rapport à l'axe du fût.

Il y a 2 murs en retour. Nous obtenons donc :


M M = - 2 M = - 16,62t. m
NM = 2N = 9,52 t
- 15 -

• Voile frontal :
Soient:p la densité du voile frontal, v son volume et d sa
distance à l'axe :
Mv = 3-p.v.d = 1.82 t . m
Nv = 6.06 t
• Poussée des terres :

Poids des terres 2 t/m3-


Charge uniforme sur le remblai : 1 t/m2.
Coefficient de poussée : 0,33-

q 0 = 0,33 ( 1 x 2 + 1 ) = 1 t / m 2

q, = 0,33 {3,5 x2 + 1) = 2,64 t / m 2

On décompose l'effort en F] , F2 , F1 créé par le rectangle et F2 par


le triangle.
F, = 1 x 2,5 x 9,26 = 23, 15 t
< x
y'M 2,5 x 9,26 = 18,98 t
Or, on a :
M p = F, (l + 2 (' * "T^) ( MM pp = 86
86 ,88
,88 t.
t.m

F p = Fi + F 2 ! F p = 42,13 t

. Tablier :

D'après les valeurs prise pour données, nous obtenons :

Ft = 5,69t donne M t = 4 25 x 569 = 24,18 t. m


N t max = 128.1 t

P£°Pre :

P = N M * N v * P c h e v * 4 P p o t = 63,24 t
En conclusion, il vient :

Mo = MM+ M v * M p * M t

Fo = Fp+ FJ.

Soit Mo = 80,14 tm
Fo = 48,46 t
- 16 -

6.3. CALCUL DE Ma ET DES DIFFERENTS COUPLES (M, N) ; FERRAILLAGE

On prend 1 = 3 m (hauteur de sol élastique;.

Pour déterminer le coefficient de raideur du sol, on se ramène


au dossier FOND 72.
Le sol situé de part et d'autre des poteaux est du remblai, dont
la difficulté de mise en oeuvre nous conduit à prendre des valeurs
très moyennes :
On prendra Ep = 10 bars, et d'après le dossier FOND (sous dossier
5.2. p. 1?) (1 = 1/2
Alors d'après le dossier FOND (sous dossier 5.3- p. **0) il vient
en tenant compte de 0 = 8Q:K]00 = 3 bar/cm.
Alors K = Ep x Kw o 0 , , .,~
—-—fl )0 = n0,3 bar/cm =Qrvn
300 t/m3'
Cette valeur est un coefficient de raideur du sol pour 1 m2. Si
on veut se ramener à un mètre de poteau, il faut multiplier par la
largeur de celui-ci soit : k = 0,8 K = 240 t/m2.

Soit : Ma = 0,943 Mo + 0,958 Foi

II vient Ma = 2U,85 tm soit 53,71 tm par poteau.

On a r max = 65;77 t et r min = 5,01 t par poteau.

D'où les 2 couples (M, N) : avec N = r ; P (P - 15,8 t par poteau)

JM, = 53,71 tm J M 2 53,71tm


|N, = 81,57 -, |N2 = 20,81 t

Nous obtenons donc un ferrai liage; longitudinal de U HA 25


Nous sommes en dessous du ferrai liage minimum fixé pour les piles
culées enterrées, mais la pile culée étant apparente, les poteaux ont
une section plus importante et le pourcentage minimum peut être
réduit. La section d'aciers obtenue est satisfaisante.
- 17 -

6.4. VERIFICATION DU POTEAU A L'EFFORT TRANCHANT

Nous conservons le même schéma de calcul que précédemment. L'effort


tranchant sera maximum dans la section séparant les deux parties de sol. Il
aura pour valeur Fo pour l'ensemble des poteaux soit Fo/4 par poteau.

F
T = P * F* = 11,96 t
U

La contrainte tangente r b vaut alors :

Tb = —L. = 21,36 t/m2 ^ 3,5 <7=b = 273 t/m2


bz
II est alors nécessaire d'avoir la section d'armatures suivante :

t > = 6,29 cm2/m soit 4 cadres HA 10 par mètre.


z ( 1 - T b )cre
9(Tb

6.5. VERIFICATION DU POTEAU A LA TORSION

Le Moment M H créé par la poussée des terres sur les murs en


retour crée un couple de torsion dans les poteaux de rive :

C = M±L = 6,92 t/m

La contrainte tangente Tfac vaut alors (Cf. pièce 1.3.2. page 23) :

= 58,39 t/m2.
T"
On vérifie que les contraintes tangentes issues de la torsion
cumulées à celles issues de l'effort tranchant restent inférieures à
3,5 Ôï, = 273 t/m2.

Il vient alors :

- Armatures longitudinales
2
uE = 'i_C = 7,41 cm2 soit 2 HA 25 supplémentaires.
a O~a

- Armatures transversales

U, = _AJL = °-6 C _ = 2,78 cm2/m.


t ax Sa x q-j
Ces sections sont à cumuler avec les sections d'acier précédentes.
Au niveau des armatures transversales des poteaux de rive, le cumul nous
conduit à disposer 4 cadres HA 12 par mètre.
MlNISHRfc DES TRANSPOHTST

INFORMATIQUE
C A S U N I T A I R E S

FFFFT D'UNE F O R C E UNITAIRE HORIZONTALE APPLIQUEE AU TABLIER

1. DEPLACEMENT OU T A B L I E R (* 1000.)

EN PHASE 3 î 0.709
EN PHASE 4-5 î 0.275

?. DEPLACEMENT DE LA TETE DE PILF (=» 1000.)

EN PHASE 3 : 0.168 0.551 0.709 0.551 0.168


FN PHASE 4-5 : 0.047 0.193 0.275 0.193 0.047

3. [Link] ENGENDREE EN TETE D-APPUI


EN PHASE 3 : 0.1B7 0.1B9 0.248 0.189 0.187
EN PHASE 4-5 : 0.153 I 0.198 0.289 0.198 0.1«>8

EFFET D'UNE POUSSEE U N I T A I R E DES TERRES SUR LA PILE-CULEE 1

1. DEPLACEMENT DU TABLIER (* 1000.)


oo
EN PHASE 3 : 0.16B

2. DEPLACEMENT Of LA TETF Dr PILF { * 1000.) 1 2 3 4 5

FN PHASE 3 : 0.723 0.130 0.168 0.130 0.040

3. porcE rt'CENnprE EN TETE D'APPUI


EN PHASE 3 : 0.808 0.045 0.059 0.045 0.044

EFFET d'UNF POUSSEE UNITAIRE DES TERRES SUR LÀ PILE-CULEE 2

1. DEPLACEMENT DU TABLIER (* 1000.)

EN PHASE 3 : 0.168

2. DEPLACEMENT DE LA TETF DE PILE (* 1000.) 1 2 3 4 5

FN PHASE 3 : 0.040 0.130 0.168 0,130 0.723

3. rnrcE ENGENDREE EN TETE D'APPUI


EN P H A S F 3 « 0.044 0.045 0.059 0.045 O.H08
COUPE A A
ELEVATION
SETRA
SERVICE D'ÉTUDES
TECHNIQUES
DES ROUTES
ET AUTOROUTES

DOA

appuis des tabliers

PP73

3.2.3
Plans de ferraillage

1981
2 HA 10
COUPE A A ELEVATION
36 HA 10
ELEVATION DE COTE ELEVATION
13 HA 16
ARRIERE
B

I HA 10 FRETTAGE
11 HA 10

35

13 HA 16
36 HA 10

1
0 6 30
27 HA 10

14 HA 10

14 HA 10

ECHELLE : 1/10 6 HA 10

2 HA 14 2 HA 14

16 HA 25 16 HA 25 14 HA 25 14 HA 25 16 HA 25

18 HA 12 18 HA 12

COUPE B B COUPE CC COUPE DD VUE DE DESSUS

LONGUEUR POIDS
REPERE DIAMETRE NOMBRE ESPACEMENT LONGUEUR POIDS
TOTALE M TOTAL Kr
CM M KO KO

1 HA 25 16 x 2 23. 14 7.05 225 ,6 86 9,3


2 HA 10

kJ
et
2 HA 25 14x 2 23. 17 7.05 197 4 760,7

i~>
£ 3 HA 16 13 13 .16. 20 921.9.96 122.7 1937
g VUE DE DESSUS
6 HA 10
S
Q 4 HA 14 2 12 9,21 18,4 22 .2

>S ki
O

5 1
-j
5 HA 12 18x2 25 3.18 114,5 1 0 1 ,7

C;^
o
°-
en
=>
Q
6 HA 10 36 25 239 86,0 5 3

i>
13 HA 16
£

Lu
K.
ki 7 HA 10 14 25 921 129,0 7 9,5 14 HA 25

S
<*
—J
—1
8 HA 10 9x3 25 526 1 4 20 076
6 HA 10

!
k. 9 HA 10 18x2 25 3,14 11 30 69,7

3 HA 20
HA 10 1 - 921 921 57
IA

2243,1

HA 20 4x2 30 100.236 13,5 333


10
S
o 36 HA 10
5: 16 HA 25 '-I
HA 20 3x2 15 4 t30 moy 25,8 636
11
§
* ^
° 1
LO ^
12 HA 16 2x2 25 9,54 38,2 603

ki ki
Q Q:
kj >
13 HA 10 2x2 30 5,84. 6,56 24,8 1 5 ,3

O kj L.

^i
j-j
•^
U HA 10 11x2 30 150. 5.04 72 4 4 ,4

et
et 18 HA 12 9 HA 10 18 HA 10 9 HA 10 18 HA 10 3 HA 10 18 HA 12
kj
k. 15 HA 10 6x2 30 192 . 4,17 365 2 2,5

2394 2482 :5
_ MINISTERE DE l. E Q U I P E M E N T ET Du LOGEMENT

SERVICE D ÉTUDES TECHNIQUES DES ROUTES ET AUTOROUTES

OUVRAGES T Y P E S

APPUIS DES T A B L I E R S

PILES ET PALÉES

P. P. 73

ABAQUE DE FLEXION COMPOSÉE

D'UN CYLINDRE

\
(.. * d'Ji (l«-f.--\ PS! prr,pn,»t ;-, : ;
' Ah: (•<

Or «»t ••«> iANt' th > !)i R i i ;


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,.», T P F [Link] H. M A T H I E U „„,,.
nigu«s it*« Rtxjlos «t Autorou

t«» ou d« «xi ««présentant [Link]

SEPTEMBRE 74
La de t_enn i n.-i (~ i (v,i iiu' f e r r a i i la--;e raLionnel d'une section circulaire en in'1 ton
armé t r a v a i l l a n t en f l e x i o n composée constitue un t r a v a i l fort long dont le projeteur
se dispense souvent partiellement en ne vérifiant les contraintes que pour un fer-
rai liage arbitrairement ciioisi. En permettant d'effectuer très rapidement cette
vérification, les abaques ci-après donnent la possibilité de comparer plusieurs cas,
donc de se rapprocher de la meilleure solution.

Chaque abaque comprend 2 réseaux de courbes, les unités utilisées sont


\!

le mètre et la tonne. En fonction du rapport — des efforts extérieurs, le premier


0~a t/m^
réseau donne les c o n t r a i n t e s r é d u i t e s de t r a c t i o n ( en ) dans l ' a c i e r
M t ,m , 2
et le second donne les contraintes réduites de compression v *— (en ) dans
v ,. M tm
, , , w , . . tonnes ,
le béton. Le rapport — porté en a b s c i s s e e s t donne en r . X effort
M tonnes x mètres
n o r m a l , est p r i s p o s i t i f pour une compression, n é g a t i f pour une t r a c t i o n . M, moment
f l é c h i s s a n t est t o u j o u r s p o s i t i f . Quand la section est e n t i è r e m e n t tendue ou compri-
mée, les courbes r e p r é s e n t a t i v e s des contraintes r é d u i t e s d e v i e n n e n t des d r o i t e s .
C e t t e t r a n s i t i o n est repérée sur c h a q u e courbe par un p e t i t : cercle'.

Chaque abaque est: désigné par un cartouche contenant le d i a m è t r e de la


colonne (ex : D = 0,50 m ) , le d i a m è t r e des armatures l o n g i t u d i n a l e s p e r p e n d i c u -
laires à la s e c t i o n (ex : a c i e r s l o n g i t u d i n a u x 0 : = 1 6 ) , et le d i a m è t r e des aciers
t r a n s v e r s a u x situés d a n s les p l a n s parallèles à la s e c t i o n (ex : a c i e r s transver-
saux 0 = 10). Les a c i e r 0 , t r a n s v e r s a u x pour l e s q u e l s une c o u v e r t u r e m i n i m a l e de 2 cm
a é f é c o n s e r v é e , n ' i n t e r v i e n n e n t dans la r é s i s t a n c e de la s e c t i o n que par l e posi-
tionnement des armatures longitudinales.

Chaque courSe est repérée par l ' i n d i c a t i o n du nombre d ' a r m a t u r e s longi-


t u d i n a l e s c o n s i d é r é e s (ex : 3 0) . Dans le c a l c u l . ces> a r m a t u r e s sont supposées
u n i f o r m é m e n t r é p a r t i e . ' , sur la c i r c o n f é r e n c e et s o n t p r i s e s en compté même dans les
:ones c o m p r i m é e s .

Le c o e f f i c i e n t d ' é q u i v a l e n c e n a été pris égal à 15.

Les v a r i a b l e s d i a m è t r e s des colonnes et des a r m a t u r e s longitudinales et


transversales couvrent un large éventail, et l'ensemble des abaques doit permettre
de t r a i t e r la q u a s i - t o t a l i t é des cas.

Le mode d ' e m p l o i est p a r t i c u l i è r e m e n t simple et pour l ' i l l u s t r e r nous


nous bornerons à t r a i t e r l'exemple suivant :

Soit une colonne de 0,50 m de d i a m è t r e , armée de 10 0 20 longitudinaux


et d ' a r m a t u r e s t r a n s v e r s a l e s 0 10, soumise à un e f f e t normal de compression de 2O t
et à un moment f l é c h i s s a n t de 5 tm. (Dans le cas d ' u n e palée on aura v e i l l é à ne
pas oublier de d i v i s e r les e f f o r t s totaux par le nombre de colonnesj.

N/M = 2 0 / 5 = 4

Une v e r t i c a l e menée par l'abscisse 4 coupe chacune des courbes O~a/M


(10 0) et <J"b /M (10 0) en un point q u ' i l s u f f i t de p r o j e t e r sur les échelles
correspondantes. On o b t i e n t a i n s i :
T '

Ç a / M = 1 , 2 5 x 10 et O~b /M = 98

d'où**4es contraintes

O~a = 12 SO x 5 = 6 250 T/m 2 et G~b = 98 x 5 = 490 T/m 2


INTERPOLATIONS

Avec une précision souvent supérieure ta 3 "L, donc suffisante en pratique,


les interpolations paraboliques suivantes sont possibles :
N
- pour un diamètre D et un rapport — donnés, interpolation sur le nombre
d'armatures longitudinales ou sur la quantité d'acier;

- pour un rapport — et une quantité d'acier donnés, interpolation sur le


diamètre de la colonne.

On peut également, avec sensiblement la même précision, trouver les con-


traintes réduites dans un cylindre de diamètre Dl armé de ni 0 et pour lequel le
N
rapport — est ml, à partir d'un cylindre de diamètre D2 en opérant comme suit :
M
On cherche la contrainte réduite 0~"2 (béton ou acier) dans le cylindre D2
avec m2 = ml x -rr- , n2 = ni (TTT) (ou avec une section d ''acier
a c i e r équivalente) et
u£ DL ~ „
= CT2

CONTRAINTES ADMISSIBLES

Elles seront déterminées conformément au titre VI du fascicule 61 du


C.P.C. (§ 9.4) dont nous conservons les notations :

a) la valeur de e 1 entrant dans le calcul de o vaut -r— (ce qui résulte


de la géométrie de la section), soit O = 0,30 (1 + •=— ) tant que cette valeur est
inférieure h 0,60.

b) étant donné la forme de la section, 6 est toujours égal à l.

SCHÉMA TYPE D 1 UNE SECTION

armature transversale

_Q,0_2_rn minirnum
-minimum_^L
1 du.
diamètre de (armature
longidutinale

Armature longitudinale

Echelle: 1/5

\!OTA Daas le calcul, l'enrobage d'une armature longitudinale est égal à


(0 transversal •>• 0,02 in), ou au diamètre 0 longitudinal s'il est supérieur
à cette valeur.
D=0,50 Aciers longitudinaux 0=16 Aciers transversaux # = 10
D=0,50 Aciers longitudinaux 0 = 20 Aciers transversaux 0=10
D=0,50 Aciers longitudinaux 0=20 Aciers transversaux &-\2
D = 0,55 Aciers' longitudinaux 0=16 Aciers transversaux 0 = 10
D =0,55 Aciers longitudinaux 0 r 2 0 Aciers transversaux 0=10
D=0,55 Aciers longitudinaux 0 .. ?0 Aciers transversaux 01^
Aciers longitudinaux <2 ^> Aciers transversaux 0 = 10
0 = 0,60 Aciers longitudinaux 0=20 Aciers transversaux 0 = 10
D=0,60 Aciers longitudinaux 0-20 Aciers transversaux & =12
0=0,60 Aciers longitudinaux 0-25 Aciers transversaux 0=12
D = 0,65 Aciers longitudinaux 0-16 Aciers transversaux 0=10
D = 0,65 Aciers longitudinaux oJr20 Aciers transversaux 0 = 10
-f
-29.
D-0,65 Aciers longitudinaux (2 = 20 Aciers transversaux

.20 -19 -18 -17 -16 _U -13 -12 -11 -10 -9 -8 -7. -6 -b - i. 13 U 15 16 17 16 19 20
T

3l.

D=0,65 Aciers longitudinaux 0-25 Aciers transversaux 0-12

-20 -19 -18 -17 -16 -15 -K -13 -12 -11 -10 -9 -fc -7 -6 -5 -A -3 -2 1 0 1
N en t
M tm
33

= 0,70 Aciers longitudinaux 0=20 Aciers transversaux 0=12

N en _t_
M tm
D=0,70 Aciers longitudinaux 0 = 2 5 Aciers transversaux 0=12

c
Oi

fi
! b
-37.
D =0,80 Aciers longitudinaux 0=20 Aciers transversaux 0=12

10 11
N en _^
M tm

_l
.39.
D=0,80 Aciers longitudinaux 0 = 25 Aciers transversaux 0 = 12

10 11

M tm

J
D=0,80 Aciers longitudinaux ef-32 Aciers transversaux çf=]B
.43
D=1,00 Aciers longitudinaux 0=20 Aciers transversaux 0 = 12

... 4.
h ,
-t

-8 -7

t m
-f

.44.
D=1,00 Aciers longitudinaux ef=25 Aciers transversaux jzf=12

-8 -7
N en t
M tT
= 1fOO Aciers longitucfinaux 0=32 Aciers transversaux #=16

- 4- ...^ 4 4.._._

Courbes
M
-i i

Courbes
M
4
i

f.

8 -6 -2 -1 10
M «n i
14 tm
D=120 Aciers longitudinaux 0=25 Aciers transversaux 0=U

o
n
N en t
M tm

î
T

50. .51.
D=1,20 Aciers longitudinaux 0=32 Aciers transversaux «f=16

11
N en 1
M tm
= 1/»0 Aciers longitudinaux 0 = 25 Aciers transversaux *f=12
•c
0)

o
b

I 1 -1 4 1

T- *•-- -T- - -4---,

-3 -2 -1
N en _}_
M tm
D=1/»0 Aciers longitudinaux 0=32 Aciers transversaux 0=16

c
û;

o
b
x
m
'o
in
£ .4 4 4- - -4 - —(• f- - - I
0,4

t/Xj
Ci".

es

cf -
J8,

H--'—,
,- -i -3 -2 -1
.57

Aciers longitudinaux 0=40 Aciers transversaux 0=20


',8 -59
= 1,60 Aciers longitudinaux 0 = 25 Aciers transversaux 0 = 12
4-

.68.
= 2,00 Aciers longitudinaux oJ=32 Aciers transversaux
.56.
t

D = 1,80 Aciers longitudinaux 0 = 40 Aciers transversaux 0 = 20

M tm
-66..

.64-
D=1,80 Aciers longitudinaux 0=32 Aciers transversaux
c
Q;

ia
f b

-2 - 1
N en i
M tm
.62.
= 1,60 Aciers longitudinaux 0=40 Aciers transversaux 0 = 20

-3

JL
M tm
60
= 1,60 Aciers longitudinaux 0 = 3 2 Aciers transversaux 0 = 16

N en J_
M tm
f

71.

D-2,00 Aciers longitudinaux 0=40 Aciers transversaux 0r20


J

t:
a.

. 4

N ru !
M ! rr-.
.72.
R E P E R T O I R E

)
Diamètre Diamètre
0 longi- 0 trans- 0 longi- 0 trans-
du PAGES du PAGES
tudinaux versaux tudinaux versaux
cylindre cylindre

16 10 4 20 12 36
0,50 20 10 6 0,80 25 ïfr 38
20 12 8 32 16 40

16 10 ' 10 20 12 42
C.55 20 10 12 1,00 25 12 44
20 12 14 32 16 46

16 10 16 25 12 48
1,20
20 10 18 32 16 50
C.60
20 12 20
25 12 22 25 12 52
1,40 32 16 54
16 10 24 40 16 ou 20 56
20 lu 26
0.6S
20 L2 28 25 12 58
25 12 3G 1,60 32 16 60
40 16 ou 20 62
20 12 32
C.A.-
P5 12 34 32 16 64
1,80 40 16 ou 20 66

32 16 68
2,00
40 16 ou 20 70
E Q U I P E M E N T ET DU LOGEMENT

SERVICE D ETUDES TECHNIQUES DES ROUTES ET AUTOROUTES

OUVRAGES TYPES

APPUIS DES TABLIERS

PILES ET PALEES

P. P. 73

A B A Q U E DE F L E X I O N COMPOSEE

D'UN VOILE PLEIN

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M. HUIT
M GRASSET

H MATHIEU
*'

QI j R / \

c *• SEPTEMBRE 74
La vérification des contraintes dans une section rectangulaire en
béton armé et notamment dans les sections de voiles pleins porteurs qui travail-
lent en flexion composée nécessite généralement la résolution d'une équation
du 3 ètne degré. Les abaques ci-après, établis pour un mètre de largeur, dispensent
de ce calcul en donnant immédiatement les contraintes et permettent même, en rai-
son de cette rapidité d'exploitation, de déterminer le ferraillage optimal d'une
section.

Chaque abaque comprend 2 réseaux de courbes. Les unités u t i l i s é e s sont


N
le mètre et la tonne. En fonction du rapport — des efforts extérieurs, le pre-
/2
mier réseau donne les contraintes réduites de traction ^"a/M (en ) dans
tm / 2
l'acier et le second donne les contraintes réduites de compression CT b / (-——)
,, N , , . , tonnes
dans le béton. Le rapport
rr — porte en abscisse est donne en rr •
M tonnes x mètres
N, effort normal, est pris positif pour une compre3sion3 négatif pour une trac-
tion . M, moment fléchissant est toujours positif. Quand la section est entière-
ment tendue ou comprimée, les courbes représentatives des contraintes réduites
deviennent des droites. Cette transition est repérée sur chaque courbe par un
petit cercle.

Chaque abaque est désigné par un cartouche contenant l'épaisseur du


voile (ex : E = 0,50 m), le diamètre des armatures longitudinales perpendiculaire!
à la section (ex : aciers longitudinaux 0 = lôj, et le diamètre des aciers trans-
versaux situés dans des plans parallèles à la section (ex : aciers transversaux
0 = 10). Les aciers transversaux pour lesquels une couverture minimale de 2. cm a
été conservée, n'interviennent dans la résistance de la section que par le posi-
tionnement des armatures longitudinales.

Chaque courbe est repérée par l'indication du nombre d'armatures longi-


tudinales considérées (ex : 8 0 ). Dans le calcul ces armatures sont supposées
équidistantes et sont prises en compte même dans les zones comprimées.

La section est supposée armée symétriquement.

Le coefficient d'équivalence n a été pris égal à 15

Les variables, épaisseur des voiles, diamètre des armatures longitudi-


nales et transversales, nombre d'armatures longitudinales couvrent un large évan-
tail et l'ensemble des abaques doit permettre de traiter la quasi-totalité des
cas.

Le mode d'emploi est particulièrement simple et pour l'illustrer nous


nous bornerons à traiter l'exemple suivant :

Soit un voile de 0,50 m d'épaisseur, de 1,00 m de longueur,armé de


8 0 16 longitudinaux et d'armatures transversales 0 10, soumis à un effort
normal de compression de 75 tonnes et à un moment fléchissant de 15 tm.
N/M = 75/15 = 5.

Une verticale menée par l'abscisse 5 coupe chacune des courbes


(8 0) et 0~b /M (8 0) en un point qu'il suffit de projeter sur les échelles
correspondantes. On obtient ainsi

Ta/M = 0,31 x 103 et <Tb' /M = 3 3 , 7

d'où les contraintes :

<Ta = 310 x 15 = 4 650T/m2 <rj = 33,7 x 15 = 505 T/tn


INTERPOLATIONS

Avec une précision souvent supérieure à 3 '.;., donc suffisante en pra-


tique, les interpolations paraboliques suivantes sont possibles :

- pour une épaisseur E et un rapport — donnés, interpolation sur le


nombre d'armatures longitudinales ou sur la quantité d'acier;

- pour un rapport — et une quantité d'acier donnés, intr,polation sur


l'épaisseur du voile.

On peut également, avec sensiblement la même préd'si• u, trouver les


contraintes réduites dans un voile long de 1 m, d'épaisseut E , armé de ni 0
et pour lequel le rapport ^ est m 1, à partir d'un voile [Link] long de Ira,
d'épaisseur E 2 , en opérant comme suit :

On cherche la contrainte réduite 0"2 (béton ou icier) dans le voile E2


El E2
avec m Z =» ml ~ , n2- = ni . -^r (ou avec une sectioi d'acier équivalente), d'où CT2,
E2 li 1
et
. c?f>2
i~i J.

CONTRAINTES ADMISSIBLES

Elles seront déterminés conformément au titre VI du fascicule 61 du


C.P.C. (§9.4) dont nous conserverons les notations :
f p
n) La valeur de e 1 entrant dans le c a l c u l de o vaut — (ce qui résulte de la
< 2M
géométrie de la section), d'où O - o, (0 (1 -f —^) tant que cette valeur est
inférieure à 0,60.

b) étant donné la forme de la section, 6 est toujours égal à 1.

SCHEMA TYPE D'UNE SECTION


rrimimyiri''î-iu diamètre
Armature longitudinale j d e l'armature longitudinale

LU

a_cjers^ transversal^ LûQ2_rjn minirnun

l 1m

NOTA : Dans le calcul, l'enrobage d'une armature longitudinale est égal ':• .
(0 transversal I 0,02 m) ou au diamètre 0 longitudinal s'il est supérieur
à cette valeur.
E = 0,40 Aciers longitudinaux 0 = 16 Aciers transversaux <£» = 10

c

15|= c

'ëN, o
o

o
CP

rsi

-16 -15 -14 -13 -12 -11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -A -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24

M t m
E = 0,40 Aciers longitudinaux <t> = 20 Aciers transversaux 4> = 10

Courbes de ÇQ?
! -~~". '7 T M

-17 -16 -15 -13 -12 -11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23


N en J_
M tm
Er 0,40 Aciers longitudinaux 0= 20 Aciers transversaux 0=12

--)•-- T - - • • - - -r- --»•


O r

-17 -16 -15 -14 -13 -12 -11 -10 -9 -8 -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 2 3 A 16 17 18 19 20 21 22 23


N en J_
M tm
.10-

ErO,50 Aciers longitudinaux $=16 Aciers transversaux <t>= 10

r- !

-7 12

J_
1? E = 0,50 Aciers longitudinaux $-20 Aciers transversaux $> = 10

M
E = 0,50 Aciers longitudinaux $ - 20 Aciers transversaux 0- 12
Ë É

o
oo

o
CN

-7 11 12 13
16.
E - 0,50 Aciers longitudinaux 0=25 Aciers transversaux

IS

Courbes de °~b

10 11 12 13
T

.18.

E =0,60 Aciers longitudinaux 0 = 16 Aciers transversaux 0=10

E |

c
X 6)
m
I
O
tel*

p
in

Courbes CTb

o i
PO
Î64>

o
CM

Courbes de
4-

13
O t

11
-7 -6 -5 -t, -3 -2 -1 3
N en J^
M tm
10 12
,!
U7
«I
.22.
E = 0,60 Aciers longitudinaux 06- 20 Aciers transversaux 0= 12

c
OJ

\ \

CSJ

Courbes de j?
M

-7 -6 -5 -3 -2 -1 3 10 11 12
N en 1
M tm
r

24. 25.
E = 0,60 Aciers longitudinaux 0= 25 Aciers transversaux 0= 12

-7 -6 -5
.26.
E = 0,70 Aciers longitudinaux 0= 16 Aciers transversaux ç&- 10

o
11 12 13
~1
.29.
.28.
E = 0,70 Aciers longitudinaux 0= 20 Aciers transversaux 0=10

E E

Courbes de EJ?
^ M

o
-7 11 12 13
~1

.30. .31.

E =0,70 Aciers longitudinaux oJ = 20 Aciers transversaux 0=12

-7 -6 -5
-32.
E = 0,70 Aciers longitudinaux 0 = 25 Aciers transversaux 0-12

Courbes de ÏJ?

-7 10 11 12 .13

L_
t. 080 A c i e r s lof f - f . tr;ir»'>ver r ^ux 0 10

c
CJ

X
*>

o
I T

C t
(*,

-{ O

10 12 13
N
M tm
E -0,80 Aciers longitudinaux 0 20 Aciers transversaux 0r12

8 9 10 11 12 13
.40
E =0,80 Aciers longitudinaux 0 = 2 5 Aciers transversaux 0=12

LO

r 1 r,
- T * ; ' , ' ! / '

-7 7 î$ 9 10 11 12 13
N en i
M tm
-r

E =0,80 Aciers longitudinaux 0 = 3 2 Aciers transversaux

c

X
m
O

I O

-7 -6 -5 -3 -2 -1 . 2 J 10 11 12 13
N f n _!_
M (m
T

E =0,80 Aciers longitudinaux 0 = 3 2 Aciers transversaux


'EE

11 12 13
r

= 1,00 Aciers longitudinaux 0=20 Aciers transversaux #= 12

^[fl-
|b|-
X
<o

O
- 1 i C°v
4- s

Courbes de CTb'

Courbes
" de"
. M
cr î

o ,._T_ —t-
-3 -2 -1
N en 1
M tm
T
T

/.fi.

E - 1,00 Aciers longitudinaux Aciers transversaux 0-12

Courbes de ^ b
M

O ~f
.50.

E = 1,00 Aciers longitudinaux 0 = 32 Aciers transversaux 0 = 1 2

-- o
T

.52.

E - 1,00 Aciers longitudinaux 0-32 Aciers transversaux 0-16

c
«I

4-.0

N en J_
M tm
T

E= 1,20 Aciers longitudinaux $=20 Aciers transversaux 0=12


r

E= 1,20 Aciers longitudinaux <t> = 25 Aciers transversaux 0=12


r
.58.

E = 1,20 Aciers longitudinaux <t> = 32 Aciers transversaux <t> = 12


r
60. 61
E=1,20 Aciers longitudinaux d> = 32 Aciers transversaux <t>=16
.62.

E = 1,20 Aciers longitudinaux 0 = 4 0 Aciers transversaux 0=16 ou 20


r

E = 1,40 Aciers longitudinaux 0 = 20 Aciers transversaux 0=12

N en J_
M tm
r
E = 1,40 Aciers longitudinaux 0= 25 Aciers transversaux çt-W.

t- • - -•! - <• -f j -- - f

N en 1
M tm
E = 1,40 Aciers longitudinaux 0 = 32 Aciers transversaux 0=12

«J
c
0)

in
i...

Courbes de CTb'

in
CM

Courbes de (Ta

I-
-3 -2 1
N en J_
M tm
r 1

E - 1,40 Aciers longitudinaux 0=32 Aciers transversaux 0-16


r

E = 1,40 Aciers longitudinaux ç6 - 40 Aciers transversaux j* = 20


7A_

E = 1,60 Aciers longitudinaux 0 = 2 0 Aciers transversaux

E!£E

-o
E = 1,60 Aciers longitudinaux 0 = 25 Aciers transversaux 0 = 1 2

-3
t = 1,60 Aciers longitudinaux 0 '}/" Aciers transversaux

Courbes de SIS

-3
t _ 1,60 Aciers longitudinaux 0^ 32 Aciers transversaux 0-]6

o'

Courbes de

:
/ M

/.
;/:.-•
N \
M tm
T

E = 1,60 Aciers longitudinaux 0=40 Aciers transversaux 0=20

\ft
r
.85.

E = 1,80 Aciers longitudinaux 0= 20 Aciers transversaux

1
c
X Ci
f>

—4—- i f f 1 4— f— -f— : ._ ... 4

If) in

Courbes de
r .--r—-T- M

Courbes de
.87
96
E = 1,80 . Aciers longitudinaux 0=25 Aciers transversaux 0=12
E= 1,80 Aciers longitudinaux 0=32 Aciers transversaux 0-12
c
Cy

" -t
-2

N en 1
M tm
r
.90. 91.

E=1,80 Aciers longitudinaux 0=32 Aciers transversaux

N en t
M tm
T
.93
E= 1,80 Aciers longitudinaux 0=40 Aciers transversaux 0-20

c
O

1
O

-2 -1
en
N 1
M tm
.95.
E =2,00 Aciers longitudinaux 0= 20 Aciers transversaux 0- 12

c
es

c
Ci
i io
-t" -4-- —I !--

in in
r-.»
o"

in

Courbes de CTb'
/-• ' - "• •- y M

in <A_
CNJ
o"

CTa
Courbes de
M

-3 -2 -1 1
N en i
M tm
t

97
E = 2,00 Aciers longitudinaux 0 - 25 Aciers transversaux 0 = 12
T

98.
E = 2,00 Aciers longitudinaux 0=32 Aciers transversaux jzf=12

E E

Courbes de £.£
- - —M

N en i
M tm
T

100.
E = 2,00 Aciers longitudinaux 0= 32 Aciers transversaux #-16

-
6
X
r*>
Q

-2 -1 1
N tn i
M tm
.102.

E = 2,00 Aciers longitudinaux 0=40 Aciers transversaux &- 20


E E

t- -4-.- -+ 4 4

M tm
h E P F h T 0 I H E

i
Epaisseur Diamètre
0 longi- 0 trans- 0 longi- 0 trans-
du PAGES du PAIES
tudinaux versaux tudinaux versaux
voile cylindre

16 10 4 20 12 54
0,40 20 1C 6 25 12 56
20 12 8 1,20 32 12 58
32 16 6(3
16 10 10 40 16 ou 20 62
20 10 12
0,50 20 12 14 20 12 64
25 12 16 25 12 66
1,40 32 12 A -- i
1
16 10 18 32 16 70
-r- . 1
20 10 20 40 16 ou ?C
0,60
20 12 22
25 12 24 20 "'4

12 »^r.
25
16 10 26 1,60' 32 12 "H
20 10 28 32 16 - '-• i
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