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Oui On Peut Être Méchant Et Heureux

Recherche sur le sujet peut-on être heureux et méchant

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I) Oui on peut être méchant et heureux

La méchanceté est intimement liée à la morale et donc au Bien, absolu, tandis que le caractère
heureux d’un individu est quant à lui associé au bonheur, qui est subjectif. La connaissance de la
méchanceté est compliquée pour l’Homme qui peut donc être méchant pour accéder à son bonheur.

A) Le Bien n’est pas lié au bonheur

--> Kant : Fondements de la métaphysique des mœurs, 1785

Kant distingue le Bien du bonheur. La morale commande selon des lois universelles et a priori, càd
de manière pure, avant de prendre en compte les circonstances particulières de l’action. Le Bien et
par conséquent la méchanceté appartient donc au domaine de l’universel. A l’inverse, il caractérise
le bonheur, qui rend l’Homme heureux, comme un concept flou qui regroupent tous les désirs et qui
peut donc être contradictoires du fait de la subjectivité des désirs qui sont changeants et parfois
opposés.

B) On peut être heureux sans avoir la connaissance de sa méchanceté

Ensuite, l’Homme peut être heureux sans avoir conscience de sa méchanceté. En effet, la
méchanceté est absolue et dépasse donc l’Homme tandis que la conception que l’on a du bonheur
dépend de soi, ce qui implique que l’on en a connaissance. A plusieurs occasions dans l’œuvre de
Platon, dans le Gorgias ou encore dans le Protagoras, apparaît la citation de Socrate “nul n’est
méchant volontairement”. Par cela, le philosophe nous fait comprendre que la morale est une
question de savoir et de cette manière, la méchanceté n’est pas volonté de faire le Mal, opposé à
l’absolu du Bien, mais elle l’est à cause d’un manque de connaissance de l’individu. Celui-ci est donc
méchant sans en avoir réellement conscience. De plus, dans le Gorgias, Calliclès, qui dialogue avec
Socrate, définit le Bonheur comme le fait de désirer toujours davantage et de remplir sa vie de
plaisirs, qui sont associés à une satisfaction éphémère, souvent liés à la réalisation d’un désir. Or ces
derniers dépendent de l’individu qui ne se soucie pas forcément de l’autre et de ses désirs et qui
peut donc être méchant et nuire au bonheur des autres sans en avoir conscience dans le but d’être
heureux. Nous pouvons prendre l’exemple de la pièce de théâtre Dom Juan de Molière. Le
personnage éponyme est un libertin à la recherche des plaisirs, notamment charnels, et donc du
Bonheur. Cependant, dans sa quête, il ne pense à aucun moment au bonheur de sa femme Done
Elvire, qu’il a pourtant fait enlever à un couvant. Concentré dans son objectif personnel, il n’a pas
conscience de tout le mal qu’il provoque autour de lui.

--> Dom Juan de Molière

L’homme fonde sa morale sur lui-même et ne pense pas toujours à l’autre, il est dans
l’égocentrisme. Dans Dom Juan, le personnage éponyme est un libertin à la recherche de plaisir et
donc de bonheur. Cependant, dans cette quête, il ne pense à aucun moment au bonheur de sa
femme Done Elvire qu’il a pourtant fait enlever d’un couvant, il est concentré dans son objectif et
n’a pas conscience du mal qu’il fait autour de lui.

--> Platon, La République, livre II


Phrase et thèse apparaît à plusieurs occasions dans l’œuvre (le Gorgias, Les Lois, le Protagoras, …)
de Platon “Nul n’est méchant volontairement” citation de Socrate --> la morale est une question de
savoir, donc la méchanceté n’est pas volontairement mauvaise, elle l’est à cause d’un manque de
connaissance de l’individu

Ainsi, l’Homme est dans la capacité d’être et méchant et heureux puisque la méchanceté dépend
d’un absolu, le Mal, opposé au Bien, alors que le Bonheur est un concept flou, qui correspond à
l’ensemble des désirs, parfois contradictoires et peut donc s’opposer à l’absolu de la morale qu’est le
Bien. Néanmoins, ce bonheur qui implique le Mal pose la question de la légitimité du méchant à
accéder au Bonheur. En effet, la méchanceté n’est pas un acte moral car elle nuit au bonheur des
autres et par conséquent elle n’est pas légitime.

Bonheur = idéal de l’imagination pour Kant

Société plus libérale à son époque où il revient à l’individu de choisir sa propre conception du
bonheur

Selon Kant personne ne peut déterminer exactement ce qu’il veut --> ex : quelqu’un qui pense que
bonheur = richesse ne peut pas être assuré qu’il ne trouvera aucun malheur --> certains sont plus
malheureux après avoir gagné une somme d’argent importante qu’avant

Autre ex : quelqu’un pense bonheur = connaissance --> rien ne l’assure que cette connaissance ne lui
apportera pas la lucidité, regard plus pénétrant sur le cours des choses qui le rendra malheureux

--> Bonheur = idéal de l’imagination, on ne peut pas le déterminer précisément, rationnellement

Bien absolu pour Kant = morale, impératif catégorique et pas Bonheur

Calliclès dans le Gorgias : Bonheur = désirer tjrs davantage et remplir sa vie de plaisirs.

“Bonheur est un idéal, non de la raison, mais de l’imagination” FFM --> pas de méthode logique pour
atteindre le bonheur

Pour commencer, il n’y a pas vraiment de lien entre le Bien, absolu de la morale et dont dépend la
méchanceté, qui va à son encontre et dont l’Absolu est le Mal, et le bonheur, qui est a posteriori, càd
qu’il dépend des circonstances particulières de l’action. Etant donné que le Bien et le Bonheur sont
différents l’un de l’autre, la méchanceté et le Bonheur ne sont donc pas incompatibles. En 1785,
dans les Fondements de la métaphysique des mœurs, Kant distingue le Bien du Bonheur. Selon lui, la
morale commande selon des lois universelles et a priori, c’est à dire de manière pure, avant de
prendre en compte les circonstances particulières de l’action. Le Bien et par conséquent la
méchanceté appartient donc au domaine de l’universel. Selon Kant, le Bien absolu est la morale en
tant qu’impératif catégorique et non pas le Bonheur. A l’inverse, il caractérise ce dernier, qui rend
l’Homme heureux, comme un concept flou qui regroupent tous les désirs. Il peut donc être
contradictoire du fait de la subjectivité des désirs qui sont changeants et parfois même opposés.
Dans la société du 18ème siècle qui est plus libérale, il revient à l’individu de choisir sa propre
conception du bonheur. Kant écrit “Le Bonheur est un idéal, non de la raison, mais de l’imagination”.
Cela signifie qu’il ny a pas de méthode logique pour l’attendre étant donné qu’on ne peut pas le
déterminer précisément, rationnellement. Ainsi, l’Homme a la possibilité d’être heureux alors qu’il
va à l’opposé de la morale et est méchant. La difficulté est maintenant de savoir s’il a conscience
d’être méchant pour atteindre son bonheur personnel.

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