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Module Francais NSI

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AVANT-PROPOS

Ce Polycopié de Français est conforme aux instructions officielles. Il


s’adresse aux apprenants, apprenantes inscrits(es) dans
l’expérimentation du Nouveau Secondaire I. Il est conçu dans le souci
de les outiller et de mettre entre leurs mains un outil de travail unique.
En ce sens, il permettra de réduire la trop grande disparité et les
inégalités entre eux pour favoriser l’égalité des chances dans les
apprentissages. Il est conçu de manière à faire de l’apprenant le pivot
du processus enseignement-apprentissage. Il constitue donc un outil
pédagogique et didactique. Cet instrument d’apprentissage vise la
consolidation des acquis au fondamental et le développement de
nouvelles compétences en français.

L’ensemble des activités proposées sont susceptibles d’inciter les


apprenants à la construction de savoir-faire communicatifs et
linguistiques. Elles permettent aussi l’apprentissage de compétences
transversales dans une perspective interdisciplinaire comme
« distinguer », évaluer », « transformer », etc. Il mobilise des
compétences stratégiques, cognitives (repérer, analyser, évaluer, etc.)
et métacognitives (gestion, autoévaluation, etc.) assurant ainsi
progressivement l’autonomie de l’apprenant dans la réalisation des
tâches.

Ce polycopié est éminemment flexible et utilisable dans la salle de


classe comme à la maison. L’apprenant ou l’apprenante doit réaliser
les activités directement dans le polycopié qui joue aussi le rôle de
cahier d’exercices.

Ce polycopié de français s’articule sous forme de chapitres qui


comprend chacun une compétence terminale subdivisée en
compétences spécifiques. Tous les chapitres ont un ou deux textes de
base et les exercices proposés assurent le développement des
compétences.

Ce document tient compte de la première partie du programme de


français intitulée « Maîtrise de la langue ». Il est axé sur quatre
thèmes distincts : parler-écouter-lire-écrire correspondant aux quatre
domaines langagiers « compréhension orale (écoute), écrite (lire) et
production orale (parler) et écrite (écrire).

MAÎTRISE DE LA LANGUE:
1.1.- Parler – Ecouter
1.2.- Lire
1.3.- Ecrire
SOMMAIRE

THEME :Production Orale (PARLER- ECOUTER)


Chapitre
I……………………………………………………………………………………………………
…………………………………………….
1. Actes de langage
Chapitre
II……………………………………………………………………………………………
………………………………………
2. Communication efficace
Chapitre
III…………………………………………………………………………………………
…………………………………….
3. Registre de langue
Chapitre
IV…………………………………………………………………………………………
…………………………………………
4. Argumentation (Formulation d’une opinion)

THEME :Lecture (LIRE)


Chapitre
I……………………………………………………………………………………………
……………………………………….
[Link] actes du langage :implicite et explicite
Chapitre II
[Link] de communication : Enonciation et Enonce
Chapitre
III…………………………………………………………………………………………
………………………………………
3. Type de texte : Narration
Chapitre IV tonalites ou registres d’un texte

THEME : Production écrite (ECRIRE)


Chapitre
I……………………………………………………………………………………………
………………………………………
Les registres de langue
ChapitreII
Sujet de reflexion (Theme/ These)
Chapitre III Production ecrite
Chapitre IV La Comedie
Thème : Parler –Ecouter
Thème : Parler –Ecouter
 

Chapitre I, II, III,IV,V

Chapitre I : Actes de langage


Chapitre II : Communication efficace
Chapitre III : Situations de communication.
Chapitre IV : Registres de langue

Compétence terminale

S’exprimer en fonction de la situation de communication.

Compétences spécifiques

1. Adapter son attitude, sa gestuelle, sa voix à la situation


d’énonciation en tenant compte de l’espace des destinataires,
des règles régissant les tours de parole.
2. Exploiter efficacement ses ressources corporelles.
3. Faire appel a des procédés propres à assurer la clarté du
message produit.
4- Distinguer les registres de langue.
5- Repérer le thème et la thèse.

Thème : Parler –Ecouter


Thème : Parler –Ecouter
 
Chapitre I :
Actes de langage (exploitation des ressources corporelles)
Compétence terminale : exploiter efficacement ses ressources
corporelles

Compétences spécifiques :
1- Adapter son attitude, sa gestuelle, sa voix à la situation
d’énonciation en tenant compte de l’espace, des destinataires,
des règles régissant les tours de parole.
2- Exploiter efficacement ses ressources corporelles.

Activites d’apprentissage
a) Tu Formes un groupe de trois et tu utilises des gestes et des
mimes pour expliquer à tes camarades ce que tu as fait avant
de venir à l’école.
b) Un élève de ton groupe se présente sans parler, les autres
essayent d’obtenir des informations intéressantes dans ses
gestes, comme par exemple :
 Son âge – son nombre de sœurs et frères – le lieu où il
habite – ce qu’il aime (musique, sport, plat…)
c) Les élèves observateurs du groupe posent leurs questions sans
parler.

2- Coordonne et Synchronise tes mouvements :


- Ecoute le professeur lire le texte ci-dessous.
- Forme un groupe de cinq ou six, tous ensemble mimeront ce que l’on
peut faire avec les objets cités par le professeur dans la lecture du
texte.

N. B : - La lecture s’effectue en même temps que les mimes.

- Avec tes camarades essaie de bien coordonner et synchroniser tes


mouvements pendant la lecture. Tes gestes et ceux de ton groupe
doivent se produire de façon simultanée.

Texte : La maman de Paul a rapporté du marché…

Un moulin à café
Un fer à repasser
Une chaise à bascule
Une machine à coudre…
 Avec l’aide de tes camarades ou ton professeur, imagine d’autres
objets que la maman de Paul pourrait rapporter du marché et
mimez ce que l’on pourrait en faire.

Des mots et des gestes


Tu as ci-dessous des textes courts, tu te mets par groupe de deux, l’un
d’entre vous lit les textes et l’autre les mime.

Textes :
1- C’est le premier jour de classe, Pierre se lève très tôt. Après des
exercices d’étirement, il va droit sous la douche pour prendre son bain.
Au retour dans sa chambre après avoir mis ses sous vêtements, il
enfile son pantalon et passe sa chemise, se peigne et met ses
chaussettes et chaussures. Puis, il va à la table pour prendre son
goûter ensuite il prend son sac pour aller à l’école.

2- Attiré par l’odeur et par les gigotements du ver de terre, le poisson


l’avala. Aussitôt, l’hameçon lui entra dans la lèvre et il se sentit tiré
hors de l’eau.

3- Les fêtes de fin d’année s’approchent, jacques se prépare à se rendre


au Cap pour y voir ses parents, arrivé à la station des autobus, il se
rend compte qu’il a perdu son portefeuille, argent et ticket de voyage.
Il se rend auprès du chauffeur pour lui expliquer son problème, celui-ci
refuse de l’écouter. Pour savoir quoi faire il s’en va téléphoner à ses
parents.
Réflexions et apprentissage
Dans une situation de communication réelle, ce qui importe le plus c’est
de faire passer le message que l’on veut émettre. Dans cette situation, il
peut arriver que l’on ne trouve pas toujours le mot ou l’expression qui
convient. Ce n’est surtout pas une raison pour rester muet (te). Il existe
des « trucs » permettant de remédier à l’absence de vocabulaire comme
le recours à l’utilisation des gestes.

Il faut noter que les gestes ne permettent pas seulement de pallier le


problème de vocabulaire, ils peuvent contribuer aussi au maintien du contact
en tenant le locuteur en haleine.
Les gestes contribuent aussi à la clarté du message lorsqu’ils sont bien
coordonnés et synchronisés dans l’association à la parole. Cependant le
recours abusif et désordonné à des gestes dans le cadre de la communication
devient ennuyeux et rebutant.
Un présentateur (trice) d’émission télévisée ne pourra pas capter l’attention
des téléspectateurs s’il (elle) ne fait pas de gestes. Cependant quand il (elle)
en abuse, il (elle) devient rapidement ridicule.
Thème : Parler –Ecouter
Thème : Parler –Ecouter
 
Chapitre II : Communication efficace (clarté du langage)

Competence terminale
S’exprimer clairement en fonction de la situation de
communication (moyen verbaux ou nom verbaux)

Competence(s) specifique(s)
Faire appel à des procédés propres à assurer la clarté d’un message
produit.

Activités

Tu lis les phrases, textes ou chansons ci-dessous en faisant très attention à


l’articulation et à la prononciation.
Tu lis de plus en plus vite en veillant toujours à ta prononciation et à ton
articulation.
Tu fais plusieurs lectures silencieuses et tu repères les oppositions.
Tu repères les liaisons nécessaires et tu les marques si tu le souhaites.
Lorsqu’il y a de la ponctuation, tu la respectes.
Tu ne tiens pas compte de la vitesse.

1. /st/ et /sp/
Spéléo, spéléo
C’est spécial la spéléo
Dans les grottes,
Les stalactites
Dans les grottes
Les Stalagmites
Spéléo, Spéléo
C’est spécial, la spéléo
Vaut mieux être sportif
Faut pas être claustro
Pour faire de la spéléo
2. les nasales /ã/ et /έ/
J’ai de l’argent plein les poches
J’ai du blé dans le grenier
Et de l’oseille en réserve et des ronds bien cachés
Ah ! Que je suis riche, que je suis riche !
Ah ! Que je suis riche, que je suis riche
J’ai du fric, du flouze, des billets
Je rends jamais la monnaie !
Je suis banquier !

3. /gr/ et /Kr/

Ces crocs-là sont gringalets


Pour vous croquer, mon graphisme !
Croquez-m’en d’autres vite fait !

4. Opposition entre /u/ /i/ et /ou/


Lu/Lit / Loup

 Nous vivons sur une île. Dans une rue sans issue.
 Ton pull est sous la couverture.
 Je suis ouvrier à Mulhouse.
 Nous louerons un studio en août.

 L’air est pur dans la nature.
 Avant, je buvais souvent du café.
 Une usine a brûlé à Toulon.
 Donnez-lui à minuit huit fruits cuits et si ces huit fruits cuits lui nuisent,
donnez-lui huit fruits crus.

5. Opposition /gr/ et /tr/

Trois très gros, gras, grands rats gris grattent

Grand doreur quand redoreras-tu sûrement et d'un goût rare mes trente-trois ou
trente-quatre grandes cuillers d'or trop argentées ? Je redorerai sûrement et d'un
goût rare les trente-trois ou trente-quatre grandes cuillers d'or trop argentées,
quand j'aurai redoré sûrement et d'un goût rare les trente-trois ou trente-quatre
autres grandes cuillers d'or trop argentées.

Travaille les oppositions suivantes i / u / en mettant un crayon entre les dents et sur
la langue.

Tu y publies Tu doutes J'étudie


Tu y souscris Tu pousses Tu étudies
Tu y réfléchis Tu tousses Il étudie
Tu y participes Tu bouches Elle étudie
Tu y joues Tu bouges Ils étudient
Tu y séjournes Tu souffres Elles étudient
Tu y contribues Tu coupes On étudie
Tu y réussis Tu boudes On n'étudie plus

N.B. Alphabet Phonétique International (en annexe)

Activites d’apprentissage

L’étonnement et la surprise

Lis les phrases suivantes en exprimant l’expression de l’étonnement et de la


surprise.
1. Tu veux partir tout de suite vraiment ! 2. Tu voudrais vivre différemment !
3. Il a eu un accident. Lui qui conduit si prudemment !

Le questionnement
1. Es-tu satisfait de ton exposé ? 2. Tu aimerais habiter où ? 3. Est-ce que tu penses
déménager maintenant ? 4. Quand déménageras-tu ?

La sincérité ou l’ironie
Lis ces phrases en exprimant la sincérité puis change l’intonation en ironie.
1. Elle est très belle, ta coiffure ! 2. Elle est chouette, ta robe ! 3. Ce chapeau te va à
merveille, c’est ton style !

16
Distinction de l’ordre, du conseil, de l’incitation et de la mise en
garde
Lis les phrases suivantes et dis s’il s’agit d’un ordre, d’une mise en garde, d’une
incitation ou d’un conseil.
1. Ecoute ta sœur, elle a raison ! 2. Regarde bien où tu mets les pieds !

Reflexions et

Pour les deux voyelles arrondies U et OU, les lèvres sont avances dans la même
position mais elle s'opposent ainsi :
u = voyelle antérieure ← ou = voyelle postérieure

Reflexions et
Il est possible de détecter l'intention à travers l'intonation.

Tu viens d’observer que la chanson et la poésie reflètent la plupart du temps les


intentions de leurs auteurs et c'est à travers les interprétations qu'on découvre l'état
d'esprit du destinateur.
On utilise différents moyens pour faire passer les émotions et les sentiments :
L'articulation et l'inflexion de la voix. On met en évidence certaines syllabes alors
que d'autres ne sont pas accentuées.
*Les pauses. Le rythme est donné grâce à la ponctuation
*Le rythme. Il est le mouvement général imprimé à la phrase. Il peut être lent,
rapide, saccadé...
Le ton. Selon l'intensité, le timbre ou la hauteur de la voix, le texte prend des teintes
différentes
La mélodie. Les mots et les phrases s'enchaînent de telle façon qu'ils forment une
musique de mots. Dans la chanson, le support est l'accompagnement musical.
L'allitération. Certaines consonnes ou groupe de consonnes produisent une
harmonie imitative
L'assonance. Un même son est reproduit par des voyelles.
Attention de l'auditeur aux indices phoniques

Reflexions et

Apprendre à articuler et à choisir l'intonation adéquate

Pour bien se faire comprendre et pour dire les choses avec élégance, il est
indispensable d'articuler et de choisir l'intonation qui convient en fonction de la
situation de communication.

Pour que la communication orale soit efficace, il faut qu’il y ait une écoute active.
L’écoute permet de saisir le contenu et la forme du message.

17
Les indices favorisant la compréhension du message sont les suivants : Corporel,
linguistique verbal, linguistique para verbal.

Indices linguistiques Indices linguistiques


Indices corporels
verbaux para verbaux
 débit
 attitudes  choix des mots  volume sonore
 gestes  structure des phrases  accent d'insistance
 pauses
 habillement...  argumentation...
 intonation...

Reflexions et

Pour communiquer efficacement, tu dois faire attention à :


 lexique : identifier le canal de communication privilégié : visuel - auditif -
kinesthésique.
 débit de paroles (quantité de paroles prononcées dans un laps de temps
donné) : identifier le débit fondamental: rapide - moyen - lent ; repérer les
variations de débit: accélération - ralentissement.
 volume sonore: repérer les variations: fort- moyen - faible.
 accent d'insistance : repérer la localisation des accents d'insistance :
volontaire occasionnel / involontaire systématique 'tic".
 Les pauses : repérer la localisation des pauses vides (silence) - pleines
(allongement de la dernière syllabe, "heu"); longues - courtes. Les pauses
sont indispensables dans le discours (respiration) mais chacun de nous peut
en contrôler le placement.
 L'intonation : identifier l'intonation fondamentale variée, monotone,
répétitive; repérer les variations d'intonation montante descendante plane.
 Ressources corporelles et prononciation

18
Thème :Production orale (Parler –Ecouter)
Thème :Production orale (Parler –Ecouter)

  Chapitre III :

Registre de langue
Compétence terminale

s’exprimer clairement en fonction de la situation de communication

Compétence(s) spécifique(s) :

distinguer les registres de langue.

Eh ! Oh ! Salut ! T’as fait Bonjour, mon fils. Alors, Eh bien, Richard que vous
Ton exo d’informatique > est-ce que tu as bien arrive-t-il donc ?
-Bah qu’est-ce que c’était travaillé ? -Je vous prie de
costaud ! Le Prof y va fort, -Oh...le prof m’excuser, monsieur :
ça Alors ! J’ai bossé d’informatique nous a je n’ai pas pu achever
Jusqu’à minuit et encore, donné un exercice l’exercice pour aujourd’hui
j’ai pas fini ! vraiment dur...J’ai travaillé car il m’a paru très ardu.
jusqu'à minuit et je n’ai
pas pu le finir !

Activités
d’apprentissages
1- Tu vas identifier a qui Richard s’adresse- t-il dans chacun de ces textes.
2-D’apres les niveaux de langue utilises : tu compares la manière dont Richard
s’exprime dans les trois situations.
3- Pendant la récréation, un enfant de la 4 èmeAF t’a bousculé et ton goûter est tombé.
Rapporte ce fait : au surveillant, à un(e) Parent(e), à un(e) ami(e) en te faisant aider
par tes camarades qui joueront le rôle de chacun des personnages susmentionnés.

Réflexions et apprentissage
1-  Tu viens d’utiliser les trois registres de la langue française :
-avec ton ami(e), le registre familier.
-avec le (la) parent (e), le registre courent ou standard.
- avec le (la) surveillant(e), le registre soutenu.

19
2- Pour transmettre une information, écrite ou orale, l’émetteur dispose de trois
registres de langue qui se distinguent par le vocabulaire, la syntaxe et la
prononciation. Le choix d’un registre de langue peut révéler une intention
particulière.

20
 Le LE REGISTRE COURANT
registre courant recherche la
cependant
expressions
de nombreuses
imagées qui
clarté et la simplicité pour que témoignent d’une certaine façon de
l’information l’explication soit vivre, de penser spécifique à un
comprise par le plus grand nombre. milieu socio-culturel.
Les phrases sont simples et
construites correctement,
recherche d’effet particulier. Les
sans   LE REGISTRE SOUTENU
Le registre soutenu apporte un soin
mots appartiennent au vocabulaire particulier à la construction de la
de tous les jours. phrase ainsi qu’au choix des mots.
Les phrases sont complexes. On

 LE REGISTRE FAMILIER
Le registre familier opère de
embellit la réalité quotidienne,
recherche la beauté du style, use
nombreuse simplification d’ironie par effet de contraste en
grammaticale et traduit ainsi une décrivant, par exemple, une réalité
certaine décontraction qui convient crue dans un langage apprêté.
aux conversations quotidiennes
entre proches (camarades d’école,
Selon l’interlocuteur,
amis, famille). on
Il ne parle pas de la même manière. :
comporte
Le niveau de langue dépend de la situation dans laquelle on
se trouve. Ainsi:
La construction de la La situation de
Les mots utilisés Les formes verbales
phrase communication
Registre
courant

Temps simples de Phase simple et Emission.


Vocabulaire usuel
l’indicatif : présent, correcte. Ponctuation Articles de
Compris par tous
imparfait, passé simple régulière. journaux.

Entorses à la syntaxe :
Vocabulaire réduit,
Registre
familier

Temps restreints de ruptures et répétitions Conversation en


Répétitif. Expressions
l’indicatif : présent, fréquentes, famille, entre
contractées, mots
futur, passé composé. suppression de la camarades.
incomplets.
négation « ne »
Phrase complexe,
Utilisation de tous les construction
Registre
soutenu

Vocabulaire riche, Littérature


temps et de tous les recherchée,
Précis et nuancé. classique, article
modes. Emploi des nombreuses
Mots composés. littéraire.
temps composés. propositions
subordonnées.

-Quand on parle à ses parents, on se sent aussi à l’aise, mais ils sont plus
âgés ; on doit traduire dans son langage le respect qu’on leur porte : on
n’abrège pas les mots, on évite d’employer des mots d’argot, on fait
attention à la construction des phrases...
- Quand on parle à un professeur, on soigne son langage : il est socialement
supérieur : on utilise des mots précis, on emploie des constructions un peu
recherchées, on évite des répétions ou les mots d’argot...

1
Thème : Parler –Ecouter
Thème : Parler –Ecouter
 
Chapitre IV Argumentation : Formulation d’une opinion

Compétence terminale
Produire des arguments

Competences specifiques

1-Exprimer son opinion sur un theme de


2-Developper une these
3-Exprimer des arguments à l’oral
4-Illustrer les arguments par des exemples
5-Critiquer des arguments.

Activites

1- Voici une liste d’affirmation. Tu choisis


(3) trois d’entre elles et, pour chacune,
tu diras si tu es d’accord ou pas et tu
justifieras ton point de vue.
1.- La vie en ville est plus agréable que la vie à la campagne.
2.- La lecture ne sert à rien, elle est plutôt une perte de temps.
3.- Il est préférable que les femmes soient en chômage au lieu que des hommes.
4.- La richesse est la seule chose qui soit importante dans la vie.
5.- Les sciences naturelles sont plus importantes que les langues vivantes
6.- Les espèces animales dangereuses doivent disparaître.
7.- Nos grands parents avaient une vie moins agréable que la nôtre.
8.- On peut déposer des déchets dans les rues.
9.- En ville, on ne peut pas vivre sans voiture
10.- Pour apprendre, la télévision est plus importante que l’école.

N.B : L’enseignant pourrait stimuler les apprenants d’un groupe à critiquer le point de vue et
les arguments d’un autre groupe.

2- Tu trouves le thème traité et la thèse qui se dégage dans chacune des


affirmations susmentionnées.

3- Tu imagines un père, une mère et leur enfant de 16 ans. Il est 8h30 PM et il faut faire un
choix pour le programme télé de la soirée. Bien sûr, personne n’est d’accord et chacun
veut regarder ce qui l’intéresse. Avec tes camarades, tu formes un groupe de trois dans
lequel chaque personne incarnera le rôle d’un des personnages des programmes de télé
ci-dessous. Chaque personnage exprimera des arguments en faveur de son choix.
4-
Télé Caraïbe Télé Ginen Télévision Nationale

 Caraïbe Culture;  Dans les vestiaires des  Grande Finale du concours


présentateur: Jean Vanel stades; présentateur : de beauté Miss antillaise
Caséus Capitaine Bill 2007
« Les beaux Jours des Dans cette émission le Présentateur/trice Caleb
différents groupes musicaux présentateur annonce un Désrameaux et beaudelaine
haïtiens » est le thème qui spécial « Ronaldinho » Pierre
s’annonce pour ce soir
Heure de diffusion 8h45 - Heure de diffusion 8h40 - Heure de diffusion 8h55 -X
90h45 90h40
N.B : L’enseignant peut toujours concevoir un autre tableau pour le programme Télé pour
mieux adapter au vécu l’activité des apprenants.

4- Tu écoutes une émission radiophonique et tu as entendu la lecture de la lettre qui suit :


Cap-haïtien, le 20 octobre 2007
Salut,
Je te félicite pour les aides que tu apportes à tous ceux qui font face à des difficultés de
la vie à travers ton émission. Je voudrais profiter de cet espace pour t’exposer mon problème
dans l’espoir que tu vas me répondre en direct.
Je suis en 1ère année du secondaire, mes camarades viennent tous à l’école en voiture et
je trouve du travail, pour m’en acheter une. Par contre je dois cesser mes études pour deux
ans. Je suis d’accord mais mes parents ne veu lent pas. Ils estiment que les études sont plus
importantes et que je pourrai toujours me procurer d’une voiture après avoir terminé mes
études.
Qu’est-ce que je peux faire dans une telle situation ?
Richard.

En tant qu’élève de secondaire I comme Richard donne-lui ton avis et des conseils
Réflexion et

Tu Dans les activités ci-dessus, tu viens de communiquer à l’oral dans un but bien déterminé.
as pris la parole pour exprimer ton point de vue (accord ou désaccord) pour exprimer et
défendre ton choix et pour prodiguer des conseils. Donc, tu viens de produire des arguments.

 langagière
A partir de cette réflexion, on peut déduire qu’une argumentation est une production
réalisée toujours dans l’objectif de faire accepter ou rejeter une opinion ou un
point de vue.

Thème: Ce dont on parle, l’on peut le résumer en un mot ou groupe


De mots. Il peut être concret (l’automobile, les
vacances, le mariage, etc.) ou abstrait (l’amour, la liberté, etc.)
pour parler d’un thème, on pose la question : « De quoi je vais
parler ? ». sujet à partir duquel on élabore une thèse. En
d’autres termes le sujet renvoie à ce dont on va parler.
Ex : La femme, Dieu, la Justice, l’euthanasie, la liberté

Thèse : C’est l’opinion, la position que l’on adopte par rapport au


thème. C’est ce qu’on dit du thème. On peut la résumer en la
reformulant en une phrase. Elle peut être défendue ou rejetée
par le locuteur. La thèse peut s’opposer à une autre thèse.
Ex : Le beau ne sert à rien et que ne peut être beau que ce qui
ne sert à rien

Argument(s) : Pour étayer sa thèse, ou en réfuter une autre, le locuteur


emploie des arguments. En d’autres termes, ce sont les
différentes idées qui viennent confirmer ou consolider la thèse.
Il y a des arguments « Pour » et des arguments « Contre », ces
arguments peuvent s’accumuler sous forme d’énumération,
comme autant d’idées complémentaires, ou alors sous forme de
raisonnement à l’aide d’enchaînements logiques (relations de
cause à conséquence, d’opposition, de comparaison, de
concession, de but, d’hypothèse ; arguments explicatifs,
justificatifs, conclusifs).
Ex : Ce sont les cas concrets, les références culturelles, les
comparaisons ou les métaphores, les données réelles ;
économiques, statistiques ou historiques qui servent
d’illustrations aux arguments ou à la thèse proposés.
Thème : Lecture (lire)
Thème : Lecture (lire)



THEME : Lecture (LIRE)

Chapitre I, II, III et IV

Chapitre I : Implicite et explicite

Chapitre II : Situation de communication

Chapitre III :Types de texte : la narration

Chapitre IV : Enonce/Enonciation
Chapitre I : Implicite et Explicite

Compétence terminale

Chapitre I
Les actes du langage : implicite et explicite

Compétences terminales : repère les indices


d’organisation du texte

Compétences spécifiques : Relever les réseaux


appartenant au lexique

Relever dans un récit certains procédés de mise en


texte
Formuler des hypothèses à partir du paratexte
(titre, chapeau)

Thème :Lecture : Lire


Thème :Lecture : Lire


Activites d’apprentissage 1

Tu es sorti avec ton ami Pierre sans l’autorisation de ses parents. Il s’est cassé le bras dans une
course et tu veux informer ses parents sans les choquer. Tu imagines comment tu vas leur
parler.

Activités d’apprentissage 2

Pour répondre aux exigences de la modernisation, les entreprises publiques haïtiennes ont
décidé de concevoir un plan social pour les employés peu performants. Dans cette catégorie on
retrouve les malentendants. Les non-voyants et les sans- papiers.
Ces derniers deviennent automatiquement des chercheurs d’emploi. Ce plan Social confère un
style de vie nouveau à ces employés mal chanceux. Plus de cinéma, de restaurant et de fête de
salon. Ils deviennent plus rationnels dans leurs dépenses.

En t’appuyant sur le sens global du texte tu trouves le sens qui convient à chacun des termes en
gras.
Tu lis la dernière phrase du texte, tu dis à quoi font penser les expressions soulignées à propos
de ces employés mal chanceux.

Tu reproduis le texte en remplaçant les mots et expressions soulignés et en gras par des termes
qui traduisent plus clairement de quoi parle-t-on dans le texte initial.
Tu expliques pourquoi l’auteur a évité d’être aussi explicite que toi dans son texte.

Reflexion et apprentissage 1

Dans certaines situations de communication le lecteur doit éviter l’emploi des termes qui
peuvent choquer ou déplaire. Cette exigence peut répondre au respect de certains codes
culturels ou idéologiques ou au désir de ne pas heurter la sensibilité des allocutaires.
Par exemple, dans le texte initial tu as vu que l’auteur a employé l’expression << plan
Social>> pour parler de <<licenciement>> de << malvoyant>> pour aveugles>> de
<< (mal-entandants >> pour<< sourds >>. Cette stratégie faussement positiviste
illustre ce qu’on appelle le politiquement correct.
Pour comprendre le sens précis de ces expressions, il serait important de repérer dans le
discours des traces d’éléments discursifs antérieurs ou postérieurs. Donc il faut mobiliser
des compétences linguistiques pour cela on appelle ces termes des <<Présupposées
>>
D’un autre côté les expressions : << Plus de restaurant<< << Plus de cinéma >> <<
Plus de fête de salon >>……………….. Vous font mobiliser, en plus des compétences
linguistiques, d’autres compétences telles : la compétence encyclopédique et
pragmatique et le contexte de l’énonciation pour interpréter leur signification. Donc on
Reflexion
peut dire qu’il
et apprentissage
s’agit des sous-entendus.
Lors des échanges verbaux les contenus du discours peuvent être encodés de deux
façons : Explicite2 ou implicite.
Dans certaines situations de communication et pour obéir à des exigences culturelles ou
pour ne pas choquer tout simplement le locuteur choisit, cache derrière son énoncé
immédiatement identifiable, un ou plusieurs autres énoncés. Il crée souvent une
stratégie pour porter le destinataire à être sensible à ces autres énoncés cachés c’est ce
qu’on appelle implicite.
-Il existe deux formes d’implicite : Les présupposés ou implicite sémantiques dont les
sens sont inférés à partir du contenu de l’énoncé. C’est- à – dire à partir de sa structure
linguistique.
Les sous-entendus ou implicite pragmatiques qui mettent en cause le fait de
l’énonciation c’est –à – dire ils sont inférés à partir de la situation d’énonciation.
Thème: Lire CHAPITRE 2

Situation de Communication
Orienter sa lecture en
fonction de la situation
de communication.
Compétence
terminale
Observation / Découverte

Texte I : Enseignante, Jolie, drôle, désir, Texte II : Lundi 7h30 P.M. le Président
relation sérieuse, homme grand entre 35 de la République sain et sauf, en sa
à 40 ans, Universitaire. résidence à Péguy-Ville lance un
message par Radio pour inviter la
Population à garder son calme.

Activité I : Observation
1- Vous lisez un journal ou un magasine et vous sautez sur ces deux textes dans la
Rubrique «les infos en bref». N’ayant aucun repère comment allez-vous interpréter
ces deux textes.
2- Imaginez des circonstances (au moins deux) dans lesquelles chacun de ces textes
peut-être rédigé et précisez leur sens dans chacun de ces cas.
N.B : Pour donner un sens à ces textes vous venez de les mettre en relation avec
d’autres informations et d’autres données qui ne sont pas précisées dans les textes.
Donc leur interprétation dépend en grande partie de ces éléments.

Activité II : Découverte
Réécrivez ces deux textes en leur donnant un titre, avec une ou deux phrases qui
précisent la circonstance dans laquelle on les produit et à la fin imaginez un auteur à
chacun de ces textes et une source (ouvrage, journal, magasine…).

Découverte : Lumière
Cette activité que vous venez de réaliser sur ces deux textes vous a permis de vous
rendre compte que la compréhension d’un texte ne dépend pas seulement des indices
textuels (temps verbaux, ponctuation, liens logiques…) mais aussi par d’autres
catégories d’indices se trouvent se trouvant tout autour du texte tels que le titre, le
chapeau, le nom de l’auteur, la source dans laquelle ce texte est extrait, la date de
parution etc. L’ensemble de ces indices forment ce qu’on appelle le "para texte" ou
"contexte".

Compréhension 18

Tristan
Tristan est le fils de Blanchefleur et du Roi Rivalen, souverain des terres
de Loonois. Orphelin (son père a été tué par trahison et sa mère est
morte de chagrin), il est recueilli par le fidèle Rohalt qui le fait passer pour son propre enfant. Ainsi est-il
élevé jusqu’à l’âge de sept ans par les femmes qui habitent le château.

1. Gentilhomme au
service d’un chevalier. Après sept ans accomplis, lorsque le temps fut venu de le
2. Seigneurs.
3. Boucliers.
reprendre aux femmes, Rohalt confia Tristan à un sage maître, le
4. Entraînement bon écuyer Governal. Governal lui enseigna en peu d’années les
arts qui conviennent aux barons. Il lui apprit à manier la lance,
sportif qui consiste à
lancer des disques de
l’épée, l’écu et l’arc, à lancer des disques de pierre, à franchir
pierre aussi loin que
possible. d’un bond les plus larges fossés ; il lui apprit à détester tout
5. Mauvaise action,
mensonge et toute félonie, à secourir les faibles, à tenir la foi
indigne d’un seigneur.
6. Tenir ses donnée ; il lui apprit diverses manières de chant, le jeu de la
promesses.
harpe et l’art du veneur ; et quand l’enfant chevauchait parmi les
7. Instrument à corde
8. Qui s’occupe desjeunes écuyers, on eut dit que son cheval, ses armes et lui ne
chasses à courre.
9. Mince. formaient qu’un seul corps et N’eussent jamais été séparés. A le
10. Courageux, voir si noble et si fier, large des épaules, grêle des flancs, fort,
vaillant
Questions :fidèle et preux, tous louaient Rohalt parce qu’il avait un tel fils.
11. Complimentaient.
12. Respectait Mais du
1- Lisez le chapeau Rohalt,
textesongeant à Rivalen
et précisez et à Blanchefleur,
les informations de qui
qu’il vous apporte sur le
revivaient la jeunesse et la grâce, chérissait Tristan comme
sens du texte (personnage principal, son rapport avec d’autres personnages, un ses
fils,
conditions de vie).et secrètement le reverrait comme un seigneur.
2- A partir de ces informations construisez une hypothèse de sens au texte (un sens
avant la lecture du texte)
3- Que vous renseignez les informations qui se trouvent à la fin du texte.
4- Apres avoir lu le texte remplacez mot souligné dans le texte par son équivalent et
en vous aidant d’un dictionnaire précisez à quelle époque ce texte a-t-il été
rédiger.
5- Résumez le message véhiculé du texte faites une comparaison entre le sens du
texte et celui que vous avez construit à partir des informations tirées du chapeau.

Réflexion et Apprentissage
19
Activité I
Questions :
1- Cette page de Journal est comprise de trois
articles, à l’aide des informations «Double
nationalité une boite à surprise» et
«Montegrande, le même visage». Précisez ce
que ces deux articles peuvent-ils contenir en
termes d’informations
2- En vous aidant qui annoncent le troisième
article essayez de le rédiger vous-mêmes.
3- Dans cette page il y a deux catégories
d’informations qui entourent les articles : celles
proposées par les auteurs de ces articles, vous
précisez celui ou celle qui a proposé l’autre
catégorie.
4- Quels sont les renseignements que vous apporte cette dernière catégorie.
Participent-ils tous à la construction d’une lecture des différents articles.

Activité II
A l’aide d’un livre chaque élève essaie de repérer les informations entourant le texte.
N’oubliez pas de distinguer celles proposées par l’auteur de celles proposées par
l’éditeur. Précisez le rôle de chaque catégorie d’informations soit par rapport au livre
texte ou par rapport à la présentation du livre.

Apprentissage

Activité I : Notions à Retenir


Pour rendre un texte ou un livre présent au monde et pour assurer sa
réception et sa consommation, on doit l’accompagner d’un certain
nombre de productions, verbale ou non. Ces productions variables qui
entourent le texte s’appellent le paratexte. Le paratexte peut se définir
comme l’ensemble des éléments entourant le texte ou le livre qui nous permettent de
trouver des éléments de réponse à des questions telles (où ? quand ? comment ?).
Pourquoi faire ? De qui ? à qui ? Les réponses à ces interrogations sur le texte ou le livre
nous permettent de définir de composantes du Paratexte : le péritexte (toutes les
informations qui se trouvent autour du texte et l’épitexte (toutes les informations qui
entourent la fabrication du livre.

Soit la formule Paratexte = Péritexte


+ épitexte 20
Ces informations permettent de placer le texte dans son contexte. Elles peuvent éveiller
la curiosité du lecteur et même susciter la réflexion chez ce dernier. Ces éléments du
paratexte peuvent être fournis par l’auteur (péritexte auctorial) ou par l’éditeur ou
l’organe de publication (épitexte ou péritexte éditorial)

Soit les tableaux suivants

Tableau I : Le paratexte auctorial


Péritexte Epitexte Tableau II : Le paratexte éditorial
Public Privé Péritexte Epitexte
Nom Médiation Corresponda Editorial Editorial
d’auteur s nces Couvertures (1ère, Publicité
Titres, Interview Confidences 2ème, 4ème)
intertitre s Jaquettes / Catalogues
s bandeaux
Dédicace Entretiens Journaux Prière d’insérer Presse d’édition
s intimes
Epigraph Colloques Avant-textes N.B : Les termes des différentes
es rubriques des deux tableaux doivent être
Préfaces recherchés par les élèves dans un
Notes dictionnaire.
Activité II : Pour vous entraîner

Distingue
LA TRAGEDIE DU ROI CHRISTOPHE
L’auteur : Aimé CESAIRE, est né à la Martinique en 1913, C’est à la fois un homme politique influent, maire de
Fort- de - France et un écrivain de talent. Il est considéré comme l’un des maîtres à penser de la Négritude,
néologisme qu’il a employé pour la première fois, en 1939, dans son « Cahier d’un retour au pays natal » et
dont il a donné la définition suivante : « La négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et
l’acceptation de ce fait, de notre destin de noir, de notre histoire et de notre culture. »
L’œuvre. C’est avec « La Tragédie du Roi Christophe » qu’Aimé Césaire s’est lancé dans le théâtre en 1963 .Le
Roi Christophe, cet ancien esclave, soldat de Toussaint Louverture, premier roi nègre du Nouveau Monde, est le
symbole même de l’effort surhumain qu’il faut pour « tout rebâtir et refaire l’homme » antillais .Dans cette
pièce, Aimé Césaire montre comment Christophe, devenu roi d’Haïti en 1811, a voulu galvaniser son peuple en
le lançant dans une réalisation colossale : la construction d’une formidable Citadelle qu’il a fait effectivement
22
bâtir.

La Citadelle
Madame Christophe qui ce peuple au travail près que je dirais plutôt un tout un peuple. Bâtie par 21le
Un roi, soit ! Christophe, mette, quelque chose qui patrimoine d’énergie et peuple tout entier, hommes
sais- tu comment, dans ma éduque non qui édifie ce d’orgueil. D’orgueil, et femmes, enfants et
petite tête crépue, je peuple ? pourquoi pas ? Regardez vieillards, bâtie pour le
comprends un roi ? Bon ! Christophe cette poitrine gonflée de la peuple tout entier ! Voyez,
C’est au milieu de la savane Le piège est prêt, le crime terre, la terre qui se sa tête est dans les nuages,
ravagée d’une rancune de de nos persécuteurs nous concentre et s’étire, se ses pieds creusent l’abîme,
soleil, le feuillage dru et cerne les talons, et mon déprenant de son sommeil, ses bouches crachent la
rond du gros mombin sous peuple danse ! le premier pas hors chaos, la mitraille jusqu’au large des
lequel se réfugie le bétail première marche du ciel ! mers, jusqu’au fond des
Christophe
assoiffé d’ombre. Mais toi ? Martial Besse vallées, c’est une ville, une
A propos prézeau, envoyez-
Mais toi ? Parfois je me Majesté, A bâtir, ce sont forteresse, un lourd cuirassé
moi Martial Besse. Et vous,
demande si tu n’es pas d’effroyables pentes ! de pierre… Inexpugnable,
bande de paresseux et de
plutôt à force de tout Besse, inexpugnable ! Mais
goinfres, qu’est-ce que vous Christophe
entreprendre, de tout régler. oui, ingénieur, à chaque
attendez pour aller danser Précisément, ce peuple doit
Le gros figuier qui prend peuple ses monuments ! A
vous aussi ? Allez foutez le procurer, vouloir réussir
toute la végétation alentour ce peuple qu’on voulut à
camp ! J’ai dit foutez le quelque chose
et l’étouffe! genoux, il fallait un
camp ! Ni femme, ni prêtres, d’impossible ! Contre le sort,
Christophe monument qui le mit
ni courtisans. Vous contre l’Histoire, contre la
Cet arbre s’appelle un debout. Le voici ! Surgie !
n’entendez pas ? Foutez le Nature, ah ! Ah ! L’insolite
« figuier maudit ». Pensez-y, Vigie !
camp, nom de Dieu ! Moi, le attentat de nos mains nues !
ma femme ! Ah ! Je roi je veillerai seul. Porté par nos mains (Halluciné)
demande trop aux nègres ? blessées, le défi insensé ! Regardez … Mais regardez
Martial Besse
Tenez ! Ecoutez ! Quelque Sur cette montagne, la rare donc ! Il vit. Il corne dans le
Me voici. Majesté.
part dans la nuit, le tam- pierre d’angle, le fondement brouillard. Il s’allume dans la
tam bat quelque part dans la Christophe nuit. Annulation du négrier !
ferme, le bloc éprouvé !
nuit, mon peuple danse. Et Quoi, Martial, rien ? Pas une La formidable chevauchée !
Assaut du ciel ou reposoir du
c’est tous les jours comme idée ? Pas une proposition ? Mes amis, l’acre sel bu et le
soleil, je ne sais, la première
ça… Tous les soirs… L’ocelot Martial Besse charge au matin de la vin noir du sable moi, nous,
est dans le buisson, le Majesté, constituer à un relève ! Regardez, Besse. les culbutés de la grosse
rôdeur à Nos portes, le peuple un patrimoine, son Imaginez sur cette peu houle, j’ai vu l’énigmatique
chasseur patrimoine à lui de beauté, commune plate-forme, étrave, écume et sang aux
d’hommes à l’affût, avec de force, d’assurance, je ne tournée vers le nord naseaux, défoncer la vague
fusil, son filet, sa muselière ; vois pas d’œuvre plus digne magnétique, cent trente de la honte ! Que mon
(Suppliant) d’un « paraclet », celui qui pieds de haut vingt peuple, mon peuple noir,
Mais qui, qui donc, donc, le hélant appelle un peuple d’épaisseur les murs, chaux salue l’odeur de marée de
m’offrira plus qu’une litanie à sa limite, le réveillant à et cendre de bagasse, chaux l’avenir.
de prêtre, plus qu’un éloge force occulte ! et sang de taureau, une (Vision de la Citadelle, se
versifie, plus qu’un Christophe citadelle ! Pas un palais. Pas détachant, éclairée dans la nuit
boniment de parasite, plus Merci, Martial Besse… un château fort pour sur une double rangée de
Merci… Je retiens votre montagnes.
que les prudences d’une protéger mon bien-tenant. Je
femme, je dis quelque chose idée : un patrimoine a ceci dis Citadelle, la liberté de
Aimé Césaire,
La Tragédie du Roi Christophe,
Edition présence africaine, 1963.

I- Précisez si le paratexte contient un épitexte et un péritexte


II- Analysez les éléments du paratexte (chapeau références et vocabulaire) et précisez
leur importance à la compréhension du texte.
III- Utilisez un journal (Nouvelliste, le Matin ou Haïti Progrès pour préciser dans un
tableau les éléments du paratexte auctorial et ceux du paratexte éditorial. Et dites en
quoi ils participent au sens du message véhiculé.
LA DERNIERE BATAILLE
C’est le dix-huit novembre, et il faut en finir 22
Les noirs saint- dominguois furent très efficaces
Les parias étaient fatigués de souffrir Contre ces entêtes créateurs de leurs maux.
L’ennemi harassé tentait la résistance,
Il espérait encore contre toute espérance La dernière bataille eut lieu à Vertières,
Au milieu des combats, de luttes meurtrières,
Talonné sans pitié, il combattait toujours Non loin du Cap-Français, choisi comme bastion
En croyant l’emporter malgré toute justice, Pour faire échec aux noirs et à leurs ambitions.
Malgré la volonté du seul vrai Dieu d’amour Mais il arrive une heure où la force est faiblesse,
Qui punit l’insolence et confond la malice. Où le méchant traqué mène la lutte en vain,
Dessalines alors, donna l’ultime assaut Où le droit triomphant devient une allégresse :
Pour en venir à bout des colons trop tenaces ; Cette heure avait sonné au cadran du Destin,
Brantine (10 nov.1985)
Le Nouvelliste
(Du samedi 16 au lundi18 novembre 1985)

Vocabulaire

Les parias : mot d’origine portugaise, venant


du tamoul. En Inde, on donne le nom de parias à Confondre : - mêler plusieurs choses jusqu’à ne
tous ceux qui ne font partie d’aucune caste .On plus les distinguer.
les appelle encore les « intouchables » parce - réduire au silence, mettre hors
qu’ils sont exclus de la société. Par extension, on d’état de se justifier, stupéfier.
donne cette épithète à tous ceux qui sont rejetés, Entêté : obstiné, têtu.
méprisés par les hommes
Un bastion : construction militaire représentant
Harassé : fatigué à l’extrême, extenué. une défense solide.
Talonné : pourchassé, poursuivi de près.
Traqué : serré de près, poursuivi, harcelé.
Activité I
1. Préciser si le paratexte contient une épitexte et un péritexe
2. Analyser les éléments du paratexte (chapeau et vocabulaire) et préciser leur
importance à la compréhension du texte

Activité II
1. Après avoir lu le texte « la dernière bataille » rédiger un paratexte sous forme de
chapeau à celui-ci
2. Utilisez un journal (Nouvelliste, le matin ou Haïti progrès) pour préciser dans un
tableau, les éléments du paratexte auctorial et ceux du paratexte éditorial. Dites
en quoi ces éléments participent à la construction du sens du message.

Vocabulaire

Une rancune de soleil : un soleil province, considéré comme un héritage


implacable, écrasant. transmis par les ancêtres, bien précieux qui
Un ocelot : mammifère carnivore doit être conservé.
d’Amérique du Sud, à robe fauve tachetée Un paraclet : mot d’origine grecque qui
de brun. signifie consolateur, protecteur.
Une muselière : appareil que l’on place Occulte : se dit de ce qui agit d’une
sur le museau d’un chien pour l’empêcher manière cachée.
d’ouvrir la gueule pour mordre. Insolite : qui surprend par son caractère
Un patrimoine : ensemble des biens de inhabituel.
famille reçus en héritage; bien commun Une étrave : partie avant de la quille d’un
d’une collectivité, d’une nation ou d’une navire.
Chapitre III

1. Type de texte : La narration

Activités

1- Tu observes les images conçues par l’enseignant (des arbres déracinés


par une tempête, une rivière en crue qui envahit une plaine, des maisons
inondées, des habitants en danger faisant des signes de détresse pour
appeler au secours) et tu imagines l’histoire qu’elles pourraient illustrer.
En t’inspirant des images et de l’histoire que tu as pu imaginer, tu
expliques le rôle de chacun des acteurs de l’histoire et tu précises les
actes posés par ces derniers.

Lecture :

Une nuit la colère du fleuve éclata sur la vallée de l’Artibonite. Ce fut par une
plainte comme le plain-chant monumental des grands orgues des cathédrales que
commença le sinistre. Un figurant << adagio>> de trompettes archangéliques
d’une douceur infinie, se balançant sur le miel de la nuit fait du bruissement des
insectes, de la sérénité des chants d’oiseaux et de la respiration de la terre et des
hommes dormant.

Le sommeil fut secoué en sursaut dans les cases. Interdits, glacés, les gens
s’accoudèrent sur les paillasses, les yeux englués. La marmaille vint se coller contre
les genoux et le ventre maternel.

Puis dans le lointain, se fit entendre une vaste et sourde clameur, répercutée,
qui allait se rapprochant sur le chuchotement énorme. L’immense déprécation des
habitants de la terre, l’immense détresse de tous les malheureux unis dans une
supplication au fleuve, comme la forêt hurlait sous le vent. Une puissante fugue,
Simple et pathétique, implorant le monstre, déchaîné.
Jacques Stephen Alexis
Compère Général Soleil p. 171
Ed Gallimard 1995

2- Tu résumes l’histoire racontée dans ce texte.

Tu Compares cette histoire à celle que tu as inventée en mettant l’accent sur


des aspects tels : les personnages, les actions, les éléments Spatio-temporels
et le thème abordé dans les deux textes.
En t’appuyant sur des indices tels que des personnes grammaticales des
vocabulaires et des modalisateurs tu précises si le narrateur est interne ou
externe.

3- Tu inscris dans la première colonne du tableau ci-dessous, les actions qui


se produisent dans le texte et les auteurs de ces actions dans la
deuxième colonne.

Je vais encourir bien des reproches. Mais qu’y puis-je ? Est- ce ma faute si j’eus
douze ans quelques mois avant la déclaration de la guerre ? Sans doute, les
troubles qui me vinrent de cette période extraordinaire furent d’une sorte qu’on
n’éprouve jamais à cet âge ; mais comme il existe rien d’assez fort pour nous
vieillir malgré les apparences, c’est en enfant que je devrais me conduire dans
une aventure où déjà un homme eut éprouvé de l’embarras. Je ne suis pas le
seul. Et mes camarades garderont de cette époque un souvenir qui n’est pas
celui de leurs aînés.

Questions :- Dans le texte ci-dessus tu indiques qui est le narrateur ?


- Tu précises à quels indices on peut l’identifier ?
- Le narrateur tient-il compte du lecteur ? comment ? Pourquoi ?
 Le texte que tu as inventé et celui que nous avons lu sont deux
textes narratifs.
Refexions et apprentissage
 Dans tout texte narratif, il y a toujours une histoire qui est
racontée.
 Le personnage qui prend cette histoire en charge c’est le
narrateur.

 Dans les textes narratifs, il y a toujours des actions qui se


22
succèdent. Les acteurs qui réalisent ces actions sont les
personnages. Elles se réalisent dans un espace précis et à un
moment bien déterminé du passé, c’est le cadre Spatio-
La narration implique tout un travail d’écriture visant à rapporter une histoire réelle ou
imaginée avec la volonté de faire participer le destinateur dans le processus, de lui donner
l’envie de continuer d’où la narration est égale à récit (le texte) + Histoire (les faits
apportés par le récit).

Structure de la narration
La fiction c’est l’histoire qu’on raconte. Elle prend corps autour d’une intrigue qui est
constituée de l’ensemble des événements qui s’enchaînent ou qui se succèdent. La fiction
se construit dans l’ordre chronologique des événements importants selon cette succession :

Situation initiale premier événement déclencheur (ED) de l’histoire, série d’événement


(E1, E2,…….) et péripéties ou revirements d’événements (P) situation finale.

Situation ED E1 E2 P1 E3 E4 P2 Etc. Situation finale


initiale

Situation Initial
Comme on l’avait précisé la narration, c’est le récit de l’histoire. Ce récit obéit à des lois :
a) Créer un suspens. Pour inciter le lecteur à continuer, il faut l’informer, mais aussi
l’intéresser, lui faire désirer les événements.
b) Eviter la sécherese4 : une narration qui retiendrait que la suite des événements et des
actions serait aussi sèche qu’un synopsis de film. Il faut donc enrichir le premier
schéma par des descriptions (D) de portraits P) des conservations (C), des réflexions
(R).

Pour créer un rythme :


Le temps de la fiction (durée réelle de l’intrigue rapportée ou imaginée) ne coïncide pas
forcement avec celui de la narration (temps nécessaire du récit). De leur confrontation
naissent des effets de rythme.

23
 En t’appuyant sur les indicateurs de temps qui caractérisent le texte, classe
les actions que tu viens de repérer selon l’ordre chronologique.

 Utilise les personnages que tu as relevés dans le texte pour inventer une
autre petite histoire qui inspire la joie.

 Trouve le sens des mots soulignés à l’aide d’un dictionnaire et imagine une
petite histoire avec chacun de ces mots.

Temps de la fiction = temps de la Coïncidence dans le dialogue


narration
Temps de la fiction > temps de la Effets d’accélération (ellipses,
narration omissions). Les événements ne sont
pas racontés dans les détails.

Comment construire une narration ?

Récit linéaire L’ordre de la fiction et celui de la narration


sont les mêmes.
Récit linéaire à ellipse On omet certains événements secondaires,
on raccourcit, on contracte
Récit linéaire à expressions On ajoute descriptions, réflexions,
allusions……
Récit parallèle On fait un premier récit puis un second et on
montre que les histoires ont eu lieu en
même temps.
Récit non linéaire ou à rebours On effectue des retours en arrière, on
commence par la fin.

Les indices temporels

1- les temps verbaux : Ce sont essentiellement les temps du récit : l’imparfait


(pour rapporter des actions qui durent) le passé simple (pour rapporter les actions
ponctuelles) et le présent dit présent de narration pour faire participer le lecteur au
récit rapporté comme s’il se déroulait sous ses yeux. Et enfin le présent de vérité
générale qui est utilisé quand le narrateur intervient dans le récit pour énoncer une
réflexion ou un commentaire contemporain du temps de l’écriture et non du temps
de l’histoire.

2- Autres indices temporels : Ce sont des adverbes (alors, cependant, plus tard,
après, tardivement ….) les propositions et les conjonctions temporelles, les groupes
nominaux (un mois après, dans l’heure….).

Narrateur et Auteur :
Il ne faut pas confondre l’auteur du texte narratif, qui a une identité réelle, et le
narrateur qui raconte l’histoire et n’est qu’un être de papier créé par l’auteur, à
l’image des personnages de l’histoire racontée. Ainsi, dans une histoire vraie,

24
l’auteur est le narrateur unique de l’histoire (Autobiographies, témoignages,
mémoires, essais), dans les fictions le narrateur peut avoir des identités variées,
selon le type d’énonciation choisi par l’auteur.

Point de vue dans la narration

On emploie le terme focalisation pour définir le point de vue ou la perspective


selon laquelle les éléments qui composent l’histoire sont perçus et rapportés. Trois
types de focalisation peuvent être envisagés : focalisation zéro, focalisation
interne, focalisation externe.

1- Focalisation zéro : Elle prédomine dans les récits à la troisième personne, le


narrateur, extérieur à l’histoire y est omniscient, c’est- à - dire qu’il connaît
les personnages du dehors (à travers leurs gestes et leurs actions) et du
dedans (à travers leurs pensées et leurs désirs).

2- Focalisation interne : On parle de focalisation interne lorsque le point de


vue narratif est celui d’un personnage du récit. Il nous livre une perception
subjective et limitée de la réalité. La focalisation interne s’impose soit lorsque
le narrateur et le personnage se confondent - soit lorsque le narrateur
extérieur à la fiction nous livre le point de vue de l’un des personnages, lors
d’un portrait ou d’une description.

3- focalisation externe : Dans ce type de récit, le narrateur, Extérieur à


l’histoire, ne connaît les personnages que de l’extérieur. Leurs pensées et
motivations profondes lui demeurent inconnues la narration est caractérisée
par son objectivité et sa neutralité. La conscience des personnages est
impénétrable.

25
Chapitre IV
Enonciation / Enonce

Competence terminale

Identifier la situation concrete dans laquelle l’enonce est produit

Competences specifiques

1- relever les personnages qui communiquent dans un textes (le


locuteur et le destinataire)
2- relever le moment precis de l’enonciation
3- Identifier le lieu precis de l’enonciation

Thème : Lire
Thème : Lire
Chapitre II

Activité d’apprentissge 1 I

26
Un orateur se tenant sur un podium s’adresse à un public

 Un orateur se tenant sur un podium s’adresse à un public


 Un maire s’adressant à une foule de marchands leur expliquant pourquoi
elles ne doivent pas exposer leurs marchandises sur le trottoir.

 Tu observes les [Link] te mets à la place de celui qui parle et tu imagines le


discours prononcé par ce dernier.

Tu imagines ce qui pourrait arriver dans le cas où le maire aurait prononcé ce
même discours lors d’un entretien avec des banquiers ou à l’occasion d’une visite
à l’école.

Activites d’apprentissages 2
Un point de presse, comme l’autre, l’autre jour ? Officiellement oui, c’est ce qui a été
annoncé. Mais comme l’autre avait choisi ainsi d’éviter tout débat contradictoire en
n’acceptant pas de questions dont certaines pouvaient être embarrassantes ou
dommageables, pour bien marquer la différence, j’accepterai de modifier le format
du genre pour répondre à vos interrogations en vue de mieux satisfaire la curiosité
de l’audience que je remercie d’être venue si nombreuse à ma résidence de << la
closerie des palmiers>>. (…) De quoi s’agit-il en ce moment ? De respecter la
légalité en suivant la règle du jeu démocratique et constitutionnel pour l’élection du
président de la république haïtienne ou d’accomplir de sang-froid une forfaiture en
proclamant par un tour de passe –passe qui serait une magouille, un candidat sans
majorité dûment constatée sur la base des résultats compilés et publiés par le CEP.

 Tu te mets à la place de celui qui a prononcé ce discours et tu résumes l’énoncé


en quatre lignes.

 Tu dis si on peut prononcer un tel énoncé à l’occasion des funérailles d’une


personnalité éminente de la société. Tu expliques ta réponse en précisant dans
quelle situation concrète peut-on produire un tel énoncé et qui peut le
prononcer ? Dans cette situation à qui s’adresse-t-il?

 Tu lis le texte et tu détermines le moment précis de l’énonciation en te référant


aux indicateurs de temps qui caractérisent l’énoncé.

 En t’appuyant sur les indices textuels caractérisant le locuteur, tu présentes


brièvement son portrait psychologique.

 Tu te mets à la place du locuteur, tu rédiges et tu prononces un discours pour


remercier tes destinataires.

27
Activites d’apprentissage 4
1. Communication et énonciation

8 mai- Quelle journée admirable ! J’ai passé toute la matinée étendu sur l’herbe,
devant ma maison, sous l’énorme platane qui la couvre, l’abrite et l’ombrage tout
entière. J’aime ce pays, et j’aime y vivre parce que j’y ai mes racines, ces profondes
et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses
aïeux, qui l’attachent à ce qu’on pense et à ce qu’on mange, aux usages comme aux
nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol,
des villages et de l’air lui-même. J’aime ma maison où j’ai grandi. De mes fenêtres,
je vois la seine qui coule le long de mon jardin, derrière la route, presque chez moi,
la grande et large seine qui va de Rouen au Havre, couverte de bateaux qui passent.
Guy de Maupassant, le Horla, 1887.

1- Dans le texte sus-mentionne, tu vas relever les elements de la situation de


communication.
2- Tu releves et tu determines le type d’enonce (discours ou recits)
3- Tu definis l’attitude du locuteur vis-à-vis de son pays en te fondant sur les
marques du jugement.

Activites d’apprentissage 5
Ici commence le court bonheur de ma vie ; ici viennent les paisibles, mais rapides
moments qui m’ont donné le droit de dire que j’ai vécu. Moments précieux et si
regretté ! Ah ! Recommencé pour moi votre aimable cours, coulez plus lentement
dans mon souvenir, s’il est possible, que vous ne fîtes réellement dans votre fugitive
succession. Comment ferai-je pour prolonger a mon gré ce récit si touchant et si
simple, pour redire toujours les mêmes choses, et n’ennuyer pas plus mes lecteurs
en les répétant que je ne m’ennuyais moi-même en les recommençant sans cesse ?
[…]

Je donnerai de ces souvenirs en un seul exemple qui pourra faire juger de


leur force et de leur vérité. Le premier jour où nous allâmes coucher Maman était
en chaise à porteur et je la suivais à pied. Le chemin montre elle était assez
pesante et trop fatiguée de ces porteurs, elle voulait descendre à peu près à
moitié chemin pour faire le reste à pied. En marchant, elle vit quelque chose de
bleu dans la haie, et me dit : « voilà de la pervenche encore en fleur. » je n’avais
jamais vu de la pervenche, je ne me baissai pas pour l’examiner, et j’eus la vue
trop courte pour distinguer à terre les plantes de ma hauteur. Je jetai seulement
en passant un coup d’œil sur celle-là, et près de trente ans se sont passés sans
que j’aie revu de la pervenche ou que j’y aie fait attention.
Jean Jacques Rousseau, Confessions, Livre VI 1781- 1788

1- Tu releves les temps employes et tu precises les effets qu’ils produisent.


2- De l’emploi des temps que conclues-tu sur le mélange des types d’énoncés
(récit et discours) dans ce texte ? Tu délimites avec précision le mouvement
d’alternance d’un type d’énoncé à l’autre et tu précises de quoi il est le reflet.

Activites d’apprentissages 6
Gervaise, un peu oppressée parlais à demi voix, faisait placer le monde mais
brusquement elle s’aperçue que Madame Goujet n’étant pas venue une place
allait rester vide, la place à coté de madame Lorilleux « nous sommes treize ! »
dit-elle, très émue, voyant la une nouvelle épreuve de malheur dont elle se
sentait menacée depuis quelque temps. Les dames, déjà assises, se levèrent

28
d’un air inquiet et fâcher. Mme Putois offrit de se retirer parce que, selon elle, il
ne fallait pas jouer avec ça [...] « Attendez reprit Gervaise. Ça va s’arranger. » Et,
sortant sur le trottoir, elle appela le père Brut qui traversait justement la
chaussée le vieil ouvrier entra, courbé, roidi, la face muette. « Asseyez-vous là,
mon brave homme dit la blanchisseuse vous voulez bien manger avec nous,
n’est pas ?» Il hocha simplement la tête. Il voulait bien ça lui était égal « Hein !
Continua-t-elle, descend la voix il ne mange pas souvent à sa faim. Au moins, il
se régalera encore une fois ... Nous n’aurons pas de remords à nous emplir,
maintenant. Goujet avait les yeux humides, tant il était touché les autres
s’apitoyèrent, trouvèrent ça très bien.

1- Tu relèves les marques de personnes et les indicateurs de temps que tu as


identifié dans la première partie du texte jusqu’à « un vieil ouvrier entra »
2- A partir des indices temporels relevés tu donnes ton point de vue sur la
combinaison des types d’énoncé dans la seconde partie de l’extrait
(connaissance des personnages, mouvement du texte, réalisme, etc.)

Réflexion et

Tu viens de découvrir que l’énoncé produit par le maître quand il s’adresse aux
marchandes ne convient pas quand il s’adresse aux écoliers à l’occasion de la fête
de l’école. Il ne convient pas non plus lors de son entretien avec les banquiers. Il est
de même pour l’énoncé produit par le candidat à la présidence lors des élections.
Donc, tu peux déduire que tout énoncé n’a de valeur que s’il est situé dans un
contexte qui lui est propre.

Le contexte nous permet de préciser.

a) A qui parle ? (Le locuteur)


b) A qui parle-t-il ? Le destinataire)
c) Dans quelle circonstance parle-t-il (le moment Précis de l’énonciation)
d) Quel endroit parle- t-il (le lieu précis de l’énonciation).

29
Reflexion et
1.- L’acte d’énonciation

L’énoncé : Quand on utilise une langue pour s’exprimer et communiquer,


oralement ou par écrit, on produit des messages qu’on appelle « énoncé ». »
Certains énoncés semblent indépendants de l’émetteur et du récepteur
et être valables en tout temps et en tout lieu, hors situation, tels les proverbes
(qui dort dîne) ou les données scientifiques (le son se propage à 332 mètres par
seconde)
En réalité, la plupart des énoncés sont produits par un énonciateur (émetteur qui
produit un énoncé) qui impose sa subjectivité, soit ouvertement soit
discrètement, dans un contexte spatio-temporel précis.

L’énonciation ou acte d’énonciation


On appelle énonciation ou acte d’énonciation le fait de produire un énoncé par
lequel l’émetteur révèle sa présence et sa pensée au destinataire. Dans le texte
1 du document 2, l’énoncé est produit par le vieux Sorel, à destination de son fils
Julien. Il lui exprime directement son mécontentement.

L’acte d’énonciation est un acte de communication : toutefois, il ne se limite pas


au simple transfert d’information, mais instaure une relation particulière entre
celui qui produit l’énoncé et celui qui le reçoit : le destinateur de l’information y
manifeste un certain comportement vis-à-vis du destinataire et structure
l’énoncé par sa personnalité, ses intentions, le moment et le lieu où il produit
l’énoncé. Ainsi, dans bien des cas, la compréhension complète de l’énoncé
nécessite-t-elle d’examiner ce qu’on appelle la situation d’énonciation.

Réflexion et apprentissage 3

Tout acte d’énonciation s’accomplit dans une situation particulière, appelée


situation d’énonciation : Qui parle ? A qui ? Où ? Quand ? Comment ? Répondre à
ces questions, c’est définir la situation d’énonciation. Cette situation est
caractérisée par les éléments suivants :
Les participants : Qui parle ? Le destinateur, encore appelé énonciateur ou
locuteur : A qui ? Le destinataire ou énonciataire, qui peut être réel ou fictif et
qui est pris en compte par l’énonciateur :

Julien, le destinataire, est désigné par les pronoms personnels de deuxième personne :
tu et te et par les déterminants possessifs : tes et ton ; le père est désigné par les
pronoms personnels de première personne : je et moi. Dans son énoncé, le père
transmet deux ordres à Julien : « cesser une lecture qui nuit à son occupation de
garde » et « venir s’entretenir avec lui ».
Le lieu et le temps concernent le moment de l’énonciation : Ils répondent aux
questions : où ? Quand ?
L’attitude que l’énonciateur adopte par rapport au contenu de l’énoncé : elle trouve sa
réponse à la question : comment ?
Dans la pratique, à la lecture d’un texte, on identifie plus ou moins nettement des
indices ou repères, par lesquels l’énonciateur manifeste sa présence et sa
subjectivité dans son énoncé. Ces marques d’énonciation sont de trois ordres :
les marques de personne, les indices30 spatio-temporels et les marques de
jugements.
31
Thème : Lire
Thème : Lire

Thème :Production Ecrite: (Ecrire)
Thème :Production Ecrite: (Ecrire)



Chapitre I
Les registres de langue
Compétence terminale
Communiquer à l’écrit les critères socio-culturels.

Compétences spécifiques
1-S’exprimer à l’écrit pour manifester sa courtoisie
2-S’adresser à l’écrit a un interlocuteur qu’on ne reconnait pas intimement
3-S’exprimer à l’écrit avec ses proches (registre familier)

Thème : Ecrire
Thème : Ecrire 2. Les registres de langue 

Activites d’apprentissage 1

32
Mon cher cousin, salut ! Ça Ma chère mère j’espère Monsieur je vous prie de
fait longtemps que je ne t’ai que grand-père va mieux pardonner la liberté que je
pas écrit, mais j’ai beaucoup et que tu reviendras prends de vous écrire, mais
de travail. Tiens ! Encore bientôt. J’ai beaucoup de je voudrais m’excuser de ne
hier Le prof de math nous a travail : hier, le professeur pouvoir vous rendre mon
donné un de ces exo... de math nous a donné un devoir demain. Je me
Je ne te dis que ça, je exercice très dur. J’espère permets de vous remercier
te parlerai un peu avoir une bonne note Je d’avance pour votre
Plus longuement t’embrasse.
Bientôt. compréhension.
 1. Tu lis les textes ci-dessus. En t’appuyant sur cet exemple, tu
écris quelques mots à un(e) ami(e), à un(e) parent(e) ou au directeur de ton école.

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Activites d’apprentissage 2

1- Tu regroupes les noms synonymes dans la liste suivante selon leur niveau de
langue, puis tu construis une phrase pour chaque niveau de langue avec les
noms regroupes.

Exemple : Demeure, maison, baraque


Ils logent dans une demeure de belle apparence (phrase de langue soutenue)…

33
Ils habitent une maison confortable (phrase de langue courante).

a) Visage, figure, tête, bouille.


b) Potion, tapage, raffut, bruit, tumulte.
c) Agitation, remue-ménage, effervescence.
d) Discours, allocution, speech.
e) Ami, copain.
f) Peur, angoisse, épouvante, trouille,
g) Voiture, bagnole, automobile
h) Navire, bateau.

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Courant…………… Familier…………… Soutenu……………
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1).
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2).
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3).
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3- Tu construis six phrases négatives en variant les constructions, dont tu


préciseras le niveau de langue.
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Activites d’apprentissage 3
Tu rencontres un/e ami/e d’enfance que tu n’as pas vu/e depuis plus de cinq
ans, quel registre de langue tu vas utiliser ? Et tu rédiges la conversation.
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Tes parents confrontent des difficultés financières, à un mois de la rentrée
des classes. Tu décides de solliciter l’aide d’un voisin, qui assure le poste
d’inspecteur à la direction départementale de l’Education de ton département
afin d’obtenir une place dans le lycée le plus proche. Tu rédiges une lettre
pour lui adresser ta requête.

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Reflexion et apprentissage
1

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 Pour Communiquer avec ces gens tu as utilisé des mots et des tournures
différents.

 Les registres de langue


Des termes différents peuvent exprimer la même réalité sans être utilisés dans
les mêmes situations :
Exemple : bouffer, manger, prendre un repas appartiennent à des registres (ou
niveau) de langue différents.

Le registre familier

Le vocabulaire est très concret, voire argotique, grossier : connerie.
Parfois la fin d’un mot est coupée (apocope) ou modifiée : ciné ou cinoche pour
cinéma.
En syntaxe, les phrases, souvent brèves, ne respectent pas les règles
grammaticales ; les irrégularités peuvent porter sur :
- La cohérence des pronoms : nous on avançait
- Les structures internes des propositions, par absence d’un terme : Faut pas
croire
- Les interrogations : c’est tout ?

 Le registre soutenu
Le vocabulaire utilise des termes rares et des images élégantes.
La syntaxe privilégie les phrases complexes, utilise l’imparfait du subjonctif et
pratique les inversions.

Le registre courant

Il peut définir par élimination : c’est celui qui n’est ni familier soutenu.
Le vocabulaire est usuel : on pose par exemple maison (courant) à baroque
(familier), et à demeure (soutenu).
La syntaxe est grammaticalement correcte, sans recherche. Ainsi on peut
comparer :
Est-ce que je peux venir ? à
Je peux venir ? (Familier) et
Puis-je venir ? (soutenu).

Reflexion
Reflexionet
etapprentissge
apprentissge22

Selon le lecteur, on n’écrit pas de la même manière : le niveau de


langue dépend de la situation dans laquelle on se trouve.
Si on fait une lettre a un camarade, on ne se sens pas obligé
de soigner les constructions ou le vocabulaire ; on peut utiliser des mots
d’orgot, des abréviations

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