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Cours

Le document traite des techniques de transmission analogiques et numériques, en se concentrant sur la modulation d'amplitude (AM) comme méthode de codage de l'information pour la transmission. Il explique les principes de la modulation AM, y compris son fonctionnement, ses applications, ainsi que les méthodes de démodulation associées. La modulation AM-P est également abordée, soulignant l'importance de la bande passante et de la puissance dans la transmission de signaux.

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Le document traite des techniques de transmission analogiques et numériques, en se concentrant sur la modulation d'amplitude (AM) comme méthode de codage de l'information pour la transmission. Il explique les principes de la modulation AM, y compris son fonctionnement, ses applications, ainsi que les méthodes de démodulation associées. La modulation AM-P est également abordée, soulignant l'importance de la bande passante et de la puissance dans la transmission de signaux.

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Techniques de transmission analogiques et

numériques
Généralités
Lorsqu’il s’agit de transmettre des informations, plusieurs cas peuvent se présenter :
D’une part, il faut soit effectuer une liaison point à point entre un émetteur et un récepteur
(téléphonie), soit diffuser l’information à partir d’un émetteur vers plusieurs récepteurs
(radio/télé diffusion). En fonction du type de liaison (point à point ou diffusion), des
contraintes économiques et matérielles, s’effectue le choix du media de transmission (câble
coaxial ou paires torsadées, fibres optiques, vide ou air pour les communications Hertziennes,
etc). Le media de transmission, au quel s’ajoutent les perturbations et déformations (bruits,
diaphonie, distorsions) de l’information, est appelé canal.

Il est fréquent de devoir transmettre plusieurs informations simultanément au travers d’un


même canal. Pour ce faire, il est nécessaire de recourir au multiplexage.
M ODULATIONS ANALOGIQUES
GENERALITES
Au cours du développement des dispositifs de télécommunication, il est rapidement apparu
indispensable de coder l'information à transmettre, soit pour adapter l'information au canal de
transmission (fibre optique, câble coaxial, faisceaux hertziens ), soit pour transmettre
simultanément plusieurs signaux informatifs sur un seul et même canal. De ce fait, le codage
de l'information s'est révélé être un point-clef qui fait aujourd'hui encore l'objet de recherches
et de normalisation.
L'une des formes de codage de l'information parmi les plus simples et les plus anciennes
consiste à effectuer une translation en fréquence du signal informatif. Ce type de codage est
appelé modulation. Il est d'usage de distinguer trois types de modulations analogiques :
9 Modulation d'amplitude AM (Amplitude Modulation)
9 Modulation de phase PM (Phase Modulation)
9 Modulation de fréquence FM (Frequency Modulation)
Ces deux modulations sont des modulations angulaires
Le fonctionnement de ces trois modulations repose sur la modification d'une des
caractéristiques (fréquence, phase ou amplitude) d'un signal sinusoïdal haute fréquence qui est
transmis tel quel en l'absence de signal informatif. Ce signal prend la dénomination de
porteuse (carrier en anglais) et sa fréquence est appelée fréquence porteuse. Elle sera notée fp
(la pulsation porteuse wp=2•p•fp).
Par ailleurs, dans tous les cas, nous considérerons que le signal à transmettre (u(t) signal
informatif ou signal utile) est à spectre fini. A titre d'exemple, sont présentées ci-dessous
quelques signaux courants, le type de modulation utilisé et la bande passante du signal
informatif
1. M ODULATION D ' AMPLITUDE
Généralités
Des techniques de modulations analogiques, la modulation d'amplitude fut la première
employée. Comme nous le verrons par la suite, elle se caractérise par une grande simplicité de
mise en oeuvre. On la trouve fréquemment pour les transmissions hertziennes (stations
radiophoniques grandes ondes par exemple).
Description du signal AM. Cas d'un signal sinusoïdal
Signal AM dans le domaine temporel Comme son nom l'indique, un signal s(t) (courant ou
tension) modulé en amplitude est un signal constitué par une porteuse sinusoïdale de
fréquence fp dont l'amplitude Ap est modifiée suivant une loi linéaire par le signal informatif
u(t). Si nous prenons le cas d'un signal modulant sinusoïdal, l'expression de s(t) est donc :

où k est le facteur de proportionnalité du modulateur. k est parfois appelé sensibilité du


modulateur. La grandeur de k dépend des grandeurs de Am et Ap.
soit :

Dans le cas général l'expression d'un signal modulé en amplitude est :

où m est un paramètre essentiel appelé indice de modulation. Il est d'usage d'exprimer m en %.


La représentation temporelle de s(t) est illustrée par la figure 1.

signal sinusoïdal modulé en amplitude. La porteuse est à f p=162 kHz, l'amplitude Ap=1 (U.A.) et le taux de
modulation est m=50%. Le signal modulant u(t) est à une fréquence de 4 kHz.

signal sinusoïdal modulé en amplitude. La porteuse est à fp=162 kHz, l'amp litude Ap=1 (U.A.) et le taux de
modulation est m=120%. Le signal modulant u(t) est à une fréquence de 4 kHz.

La courbe en pointillés est appelée l'enveloppe de s(t). Dans le cas où m est inférieur à 1
(m<100%), l'enveloppe de s(t) est identique à u(t).
m est défini par le rapport entre l'excursion en amplitude et l'amplitude en l'absence de signal
informatif (u(t)=0) :
Signal AM dans le domaine fréquentiel :
Le signal modulé s(t) prend la forme :

Supposons que le signal utile soit de la forme u(t)=cos( wp×t). En développant l'équation
précédente nous avons successivement :

Le spectre du signal est donc composé de 3 raies. L'une d'amplitude A p à la fréquence


fp, les 2 autres sont d'amplitude aux fréquences f p-fm (appelée bande latérale inférieure
ou, dans la littérature anglo-saxonne Lower Side Band : LSB) et f p+fm (appelée bande latérale
inférieure ou Upper Side Band : USB). La bande passante requise pour transmettre le signal
u(t) en préservant son intégrité est appelée bande de fréquence B et vaut donc :
BpAM=Df=2 fm.
La représentation spectrale de  S(w) , module de la transformée de Fourier de s(t), appelée
spectre de s(t), est donnée par la figure ci-dessous :

cas réel
Puissance
La puissance nécessaire à la transmission du signal est obtenue en élevant le signal au carré.
S'il s'agit d'une tension (d'un courant), il suffit de diviser (multiplier) par la résistance de
charge, souvent constituée par l'antenne de l'émetteur. A un facteur constant près, la
modulation AM en courant ou en tension est donc identique.
Calculons la puissance moyenne du signal s(t). Nous nommerons Pp la puissance en l'absence
de signal modulant (u(t)=0).
Pour cela nous prendrons le cas d'un signal modulant u(t) sinusoïdal. Le signal s(t) est
périodique de période T. On a alors :

où  est une impédance si s(t) est un courant et une admittance si s(t) est une tension.


en développant, on obtient :


Les termes en peuvent être mis sous la forme puis en développant
l'équation précédente et en remarquant que les termes en cos(2x) de l'intégrale sont nuls, on
obtient :

Î 

Le terme en représente la puissance en l'absence de signal modulant. C'est la


puissance qui est constamment nécessaire pour transmettre au moins la porteuse.

Le terme en

est la puissance effectivement utilisée pour le signal informatif u(t). Notons que le signal u(t)
est "présent" deux fois : dans la bande latérale inférieure d'une part mais également dans la
bande inférieure.
On peut donc écrire :

Si l'on considère maintenant le courant envoyé, par exemple à une antenne d'impédance R, il
est possible d’établir une relation entre puissances et courants, donc :

Modulateurs
La génération d'un signal AM sort du domaine de ce cours mais il suffit de savoir qu'il existe
un grand nombre de multiplicateurs électroniques. En effet les diodes et les transistors
bipolaires ont des caractéristiques courant/tension exponentielles. Une multiplication revient
alors à une conversion exponentielle puis l'addition des deux signaux (c-à-d., la somme de
deux courants), suivie de la conversion logarithmique. Les modulateurs les plus fréquemment
rencontrés sont :
les modulateurs en anneaux constitués de 4 diodes et de transformateurs (ces multiplieurs
sont principalement employés en HF),
multiplieurs à découpage,.
multiplieurs de Gilbert, 2 ou 4 quadrants, employant des transistors bipolaires.
Démodulation
La démodulation est l'opération qui consiste à retrouver le signal u(t) à partir du signal s(t).
Dans le cas de la modulation d'amplitude, 2 techniques peuvent être utilisées.
Démodulation par détection d'enveloppe

Lorsque le taux de modulation m est inférieure à 1, l'enveloppe de s(t) est identique au signal
modulant u(t). Le procédé le plus simple consiste à extraire l'enveloppe de s(t). Pour cela, il
suffit de remarquer que l'enveloppe est constituée tous les Tp=1/f p par le maximum du signal
s(t). La réalisation électronique d'un tel dispositif est simple puisqu'il s'agit d'un détecteur
crête dont le schéma de principe est donné ci-dessous.

Le principe en est simple : lorsque la diode est passante, le condensateur est chargé à la
tension du signal d'entrée. Dès que le signal d'entrée décroît la diode se bloque, car la tension
aux bornes du condensateur devient supérieure à la tension du signal d'entrée, le condensateur
ne pouvant se décharger que "lentement" dans la résistance. Tant que la diode est bloquée, la
diode se décharge lentement dans la résistance. Ce type de démodulation ne peut-être
appliquée quand le taux de modulation m reste supérieur à 1.
Démodulation cohérente ou par détection synchrone.
Pour aborder l'autre technique de démodulation consiste à remarquer que le spectre du signal
modulé s(t) comprend le spectre du signal u(t) transposé en fréquence. La démodulation va
donc consister à effectuer un changement de fréquence sur le signal s(t) de façon à faire
réapparaître le signal modulant u(t) aux basses fréquences tandis que le signal de la porteuse
sera rejeté en haute fréquence. Pour cela s(t) est multiplié par un signal de même fréquence et
de même phase que la porteuse. Le résultat de la multiplication est au signal intermédiaire i(t).
De ce fait :

En développant le terme en cos 2(x), on obtient :


En filtrant le signal i(t) à l'aide d'un filtre passe-bas, le terme en cos(2 pt) est supprimé et il ne
reste plus que le terme en u(t) auquel s'ajoute un terme continu. Le signal multipliant s(t) étant
rigoureusement en phase avec la porteuse, on parle alors de détection synchrone Voyons
maintenant le cas où le signal modulé n'est pas rigoureusement en phase avec la
porteuse du signal modulé :
où  : déphasage entre la porteuse et le terme en cos( pt).

En développant le produit cos(pt) cos(pt+), on obtient :

Après le filtrage, le déphasage  entre la porteuse et le terme en cos( pt) se traduit par le fait
que le terme en u(t) est multiplié par un terme en cos( ). Si la phase est constante mais
aléatoire, le terme démodulé peut être nul ou proche de zéro (phase  voisine de p/2+k×p). Si
la phase varie dans le temps, le signal u(t) se trouve modulé par un signal parasite. Cette
technique de démodulation impose donc de disposer d'un signal rigoureusement en phase avec
la porteuse. Or, en pratique, il n'existe pas d'oscillateur suffisamment stable en fréquence pour
rester constamment synchrone avec la porteuse du signal émis. Pour réaliser une
démodulation synchrone, la technique employée consiste à générer un signal en phase avec la
porteuse à partir du signal modulé. Cette technique fait appel à un dispositif appelé PLL
(Phase Lock Loop ou Boucle à Verrouillage de Phase) qui permet de synthétiser un signal en
phase avec la porteuse. Le schéma de démodulation revient à celui présenté ci-dessous :

Principe de la PLL :
Comme son nom l'indique, la PLL est un système asservi en phase. En d'autre terme, il s'agit
d'un dispositif qui compare la phase du signal d'entrée à celle du signal produit par son
oscillateur commandé en tension (VCO, Voltage Controlled Oscillator). Si l'écart de phase
entre les signaux d'entrée et sortie n'est pas nulle, la tension d'entrée du VCO varie ce qui
entraîne une variation de fréquence du signal présent en sortie du VCO. La fréquence du VCO
ayant changée, la phase du signal de sortie peut "rattraper" celle du signal d'entrée.

Un des avantages d'un tel système est de ne pas être tributaire de la forme des signaux. De
plus, la théorie des systèmes asservis indique qu'un tel dispositif se comporte comme un filtre
passe-bas. Le système à PLL va donc mettre un certain temps à réagir une variation de la
phase du signal d'entrée. De ce fait, si le signal d'entrée subit de fortes perturbations rapides,
le signal de sortie restera constant. A la limite le filtrage passe-bas joue comme un effet
mémoire : si e disparaît un court instant, s conservera une valeur constante pendant quelque
temps et le signal démodulé sera peu affecté.
Modulation d'amplitude sans porteuse
Principe
Nous avons vu que la modulation d'amplitude se traduit par la transmission d'une raie à
fréquence de la porteuse. Cette raie contenant la porteuse ne contient aucune information
utile, la puissance utilisée pour la transmettre n'est apparemment pas indispensable. La
modulation sans porteuse, appelée AM-P (ou DSB-SC : Double Side Band Suppressed
Carrier), consiste à ne transmettre que les bandes latérales. Lors de la démodulation, il faudra
pouvoir
reconstituer la porteuse pour restituer le signal modulant u(t).
En modulation AM nous avions :

La suppression de la porteuse, dans le spectre uniquement, revient à supprimer le terme. La


génération d'un signal AM-P revient donc à produire un signal s(t) de la forme :

Représentation temporelle d'un signal AM-P


La représentation temporelle de s(t) est simple à tracer à partir du signal modulant u(t)
puisque les valeurs de s(t) sont toutes comprises entre u(t) et -u(t). Dans le cas où u(t) est un
signal sinusoïdal, nous avons :

L'enveloppe de s(t) est constituée par la valeur absolue de u(t). A chaque changement de signe
de u(t), la porteuse change de signe. Une autre façon de voir les choses est de dire qu'à chaque
changement de signe de u(t), la phase de la porteuse varie de .
Spectre d'un signal AM-P
En suivant un raisonnement analogue à celui qui nous avait permis de déterminer le spectre du
signal AM, c'est-à-dire en prenant un signal u(t) = cos( wmt) nous déduisons le spectre du
signal AM-P :

Le spectre du signal est donc composé de 2 raies. Toutes les 2 sont d'amplitude
aux fréquences f p–fm (appelée Lower Side Band LSB) et f p+fm (appelée Upper Side Band
USB). La bande passante requise pour transmettre le signal u(t) en préservant son intégrité est
donc :
BpAM=f=2fm.
Dans le cas général, le spectre d'un signal modulé AM-P est le suivant :
Puissance
L'amélioration du rendement en puissance est sensible puisque toute la puissance émise
est consacrée au signal. Toutefois, il faut noter que le signal utile est transmis deux fois :
une dans la LSB et l'autre dans la USB, chaque bande contenant :
Démodulation d'un signal AM-P
L'enveloppe de s(t) n'étant pas une fonction bijective du signal modulant, la démodulation du
signal AM-P ne peut se faire que par démodulation synchrone. Du fait de la complexité de
produire un signal rigoureusement en phase avec la porteuse et ses conséquences sur la qualité
signal démodulé, la modulation AMP-P n'est pas utilisée pour la transmission de signaux
audio.
Modulation à Bande Latérale Unique
Il a été vu précédemment que, pour les modulations AM et AM-P, les deux bandes latérales
sont porteuses de la même information, u(t). Il est donc envisageable de n'en transmettre
qu'une des deux, ce qui permet d'une part de réduire la bande de fréquence allouée pour
transmettre le signal, et d'autre part, de réduire la puissance à émettre pour transporter la
même quantité d'information. Ce type de modulation est appelé Modulation à Bande Latérale
Unique ou BLU (SSB : Single Side Band).
Principe de la modulation en Bande Latérale Unique La technique la plus simple et la plus
communément employée pour obtenir un signal en modulation SSB consiste à réaliser une
AM-P puis à filtrer l'une ou l'autre des deux bandes.
Pour conserver l'USB (respectivement la LSB), il serait théoriquement possible de n'utiliser
qu'un filtre passe-haut (respectivement passe-bas). Néanmoins, en pratique des filtres passe-
bande sont employés afin de réduire la puissance de bruit. Le schéma de principe d'un
modulateur SSB est donné ci-dessous :

Prenons un signal u(t) = cos( wmt) dont nous déduirons le spectre du signal SSB. Nous
appellerons i(t) le signal intermédiaire modulé AM-P :
soit
Pour obtenir une SSB-USB, on introduit un filtre passe-bas chargé de supprimer toutes les
composantes fréquentielles de i(t) supérieures à f p. Après filtrage il ne reste que :

Le spectre du signal est donc composé d'une seule raie. En fait, on constate que dans le cas de
la SSB-USB, le spectre du signal s(t) est simplement formé du spectre du signal u(t) décalé en
fréquence de f p (Attention, ce n'est pas le cas pour la SSB-LSB puisque les composantes
hautes fréquences de u(t) deviennent les composantes basses pour s(t)).
La bande passante requise pour transmettre le signal u(t) en préservant son intégrité est donc :
BpAM=f=fm.
Dans le cas général, le spectre d'un signal modulé SSB est le suivant :

Notons que l'introduction du filtre passe-bande entraîne des contraintes sur la forme de u(t).
En effet, il ne sera pas possible de réaliser des filtres dont les pentes soient infiniment raides.
De ce fait, comme le filtre passe-bande ne doit laisser passer que des signaux dans la bande
fp<B<fp+fmMax, il est nécessaire que u(t) ne contiennent pas de composantes très basses
fréquences.

Démodulation d'un signal SSB

Nous avons vu que la modulation d'amplitude SSB revient à effectuer un changement de


fréquence. Le procédé de démodulation sera donc, comme pour la modulation AM-P, une
démodulation synchrone. Nous raisonnerons en nous appuyant sur le cas d'un signal u(t)
sinusoïdal. Nous avons donc :
déphasage entre la porteuse et le terme en cos(wpt).

En développant le produit cos(( p-m)t) cos( pt+), on obtient :

Après filtrage passe-bas de i(t), on retrouve bien le signal u(t) à une erreur de phase près. Or,
il se trouve que l'oreille humaine est insensible aux déphasages. Le fait de renoncer à une
erreur de phase nulle permet de simplifier la réalisation des démodulateurs. La SSB est donc
utilisée en téléphonie où ses avantages (bande minimum, pas de signaux aux très basses
fréquences, puissance utile optimisée) ne sont pas contre balancés par son unique défaut à
savoir l'erreur de phase.
Conclusion ; En résumé :

2. M ODULATION DE FREQUENCE (F.M.)


Nous avons vu que le principe de la modulation AM repose sur la modification de l'amplitude
de la porteuse sans modification de la fréquence. Une autre forme de modulation consiste à
garder l'amplitude de la porteuse constante mais à faire varier sa fréquence.
Notion de fréquence et de phase instantanée
Considérons les signaux sinusoïdaux :

Supposons que  et  soient constantes dans le temps. Le déphasage de s(t) par rapport à r(t)
est constant et les deux signaux sont caractérisés par une fréquence identique. Si  est
variable avec le temps, le déphasage entre s(t) et r(t) varie dans le temps. Ce changement de
phase se traduit également par un changement de fréquence du signal s(t) car pour passer
d'une phase  à +d en un temps dt, il est nécessaire que la pulsation du signal varie. On
appelle alors pulsation instantanée la grandeur :

dans le cas où  est constante, alors :

Principe de la modulation de fréquence


Généralités
La modulation de fréquence ou F.M. (Frequency Modulation), très souvent employé en VHF
(Very Hight Frequencies) ou en UHF (Ultra Hight Frequencies) pour la transmission des
signaux audio, consiste à utiliser une porteuse dont la fréquence varie en fonction du signal
modulant. Il est alors possible d'écrire :
fs = fp + f(t) où f(t) est une fréquence variant linéairement avec le signal modulant u(t).
c'est-à-dire :
avec v facteur de proportionnalité du modulateur (en Hz/A m) qui prend parfois
la dénomination de sensibilité du modulateur.
La fréquence de la porteuse étant constante, la phase instantanée de s(t) est donnée par :

L'expression du signal s(t) modulé en fréquence est alors :

Les techniques de modulations de fréquence sortent du domaine de ce cours. Ces techniques


font appel à des opérateurs électroniques nommés VCO (Voltage Controlled Oscillator ou
Oscillateur Contrôlé en Tension). Néanmoins, pour mémoire, nous pouvons citer deux
techniques très répandues. La première, utilisée en BF (jusqu'à plusieurs dizaines de
MégaHertz dans les circuits intégrés), est fondée sur l'emploi d'oscillateur à relaxation et
consiste à charger un condensateur jusqu'à une tension de référence à l'aide d'une source de
courant commandée en tension (VCCS). Lorsque la tension du condensateur atteint la tension
de référence, le condensateur est déchargé et l'opération recommence. La seconde technique,
employée en HF (typiquement VHF et UHF), repose sur un oscillateur LC quasi sinusoïdal.
Le condensateur employé est en fait une diode spéciale, appelée VARICAP ou varactor, qui
polarisée en inverse, présente une capacité variable en fonction de la tension inverse de diode.
La fréquence de résonance de l'oscillateur est modifiée en fonction de la tension inverse
appliquée à la diode VARICAP.
Représentation temporelle du signal FM.
Prenons le cas d'un signal modulant sinusoïdal :
L'expression du signal s(t) est alors :

En reprenant l'expression de la pulsation (ou de la fréquence) instantanée, il est possible


d'en déduire la fréquence instantanée f s du signal FM s(t) :

L'excursion en fréquence fs de s(t) est donc :

L'expression de la phase instantanée est immédiate :

L'excursion en phase  s de s(t) est donc :

On en déduit alors la relation qui lie l'excursion de phase à l'excursion de fréquence :

Il est d'usage d'appelé indice de modulation le terme Il est alors possible de


réécrire le signal modulé FM s(t) sous la forme :

Il est essentiel de remarquer que l'indice de modulation d, contrairement au taux de


modulation AM m, dépend à la fois de la fréquence et de l'amplitude du signal modulant u(t).
L'allure d'un signal FM, typiquement un signal de bande intermédiaire (FI-FM) audio est
donné ci-dessous :

Les fonctions de Bessel


Les fonctions de Bessel sont les solutions particulières de l'équation différentielle :

dont les solutions sont de la forme :

Les fonctions de Bessel vérifient plusieurs propriétés intéressantes notamment :

Il est simple de vérifier que :

La représentation des cinq premières fonctions de Bessel est donnée ci-dessous :


Puisque le spectre est composé d'une infinité de raies d'amplitude aux fréquences :
f = fp ± n×fm, en toute rigueur, pour transmettre un signal FM, il est nécessaire de disposer
d'une bande infinie.
Etant donné que les raies à fp+n×fm ont la même amplitude que les raies
à f p–n×fm. Toutefois, pour les termes impairs, les composantes f p - (2n+1) ×fm sont en
opposition de phase avec les composantes fp + (2n+1)×fm.
La figure ci-dessous représente le spectre d'un signal FM s(t) dont le signal modulant u(t) est
sinusoïdal.

Spectre d'un signal modulé en fréquence par un signal sinusoïdal, d=10, fm=150 kHz, fp=10,7 MHz.

Puissance
Nous avons vu précédemment que :

De ce fait, la puissance du signal FM s(t) se répartit dans l'ensemble des raies et est égale à la
puissance de la porteuse en l'absence du signal modulant u(t). Cela revient à :

L'interprétation physique de ce résultat est simple : seule la fréquence du signal varie, et non
son amplitude. Etant donné que l'amplitude de la raie à la fréquence de la porteuse est donnée
par J 0(), certains indices de modulation  conduisent à une absence de raie à la fréquence de
la porteuse.
Théoriquement, le signal FM nécessite une bande infinie. En pratique, seules les N raies de
part et d'autre de f p (soit au total 2N+1 raies) qui contribuent à 99% de la puissance sont prises
en compte lors de la détermination de la bande de fréquence de s(t). Pour cela, il est d'usage
de considérer trois cas :
1)  <<1, La bande de fréquence est alors B = 2×fm.
Le spectre du signal FM s(t) est voisin de celui d'un signal AM et l'on parle de modulation à
bande étroite (Narrow Band Modulation).
2) 0,3    20, La bande de fréquence est alors B = 2×N×fm où N représente les N
raies dont l'amplitude est supérieure à 0,01 de A p.
3) >20, l'approximation B = 2×[f+2fm] est alors utilisée.
Très souvent, on a recours à une règle empirique dite règle de Carson :
B = 2×[+1]×fm.
Cas de plusieurs signaux modulants
Il est important de noter que le principe de superposition ne s'applique pas aux signaux
modulés FM. En effet, le terme correspondant au signal modulant est sous le cosinus, fonction
non-linéaire ! Dans le cas d'une modulation par plusieurs signaux modulant u 1(t), u 2(t), etc.,
d'indice de modulation respectivement 1, 2, etc., le signal modulé s(t) est de la forme :

Cas d'un signal modulant quelconque


Dans le cas d'une modulation FM à bande étroite (Narrow Band), le spectre du signal
FM est très voisin de celui d'un signal AM :

En dehors du cas d'une modulation FM à bande étroite, le spectre du signal FM ne peut se


déduire simplement à partir de celui du signal modulant.
Technique de démodulation de signaux FM
Démodulation par dérivation et détection d'enveloppe
Pour démoduler un signal modulé FM, il est nécessaire de recourir à dispositif dont la tension
(ou le courant) de sortie, varie linéairement avec la fréquence. L'opérateur mathématique qui
permet cette opération est évidemment la dérivation. En récupérant l'enveloppe du signal
dérivé on obtient le signal modulant. L'un moyen les plus simples revient alors au synoptique
suivant :

Afin d'avoir des signaux qui varient proportionnellement à la fréquence, il est nécessaire
d'employer un dérivateur. L'écrêteur permet d'avoir des signaux d'amplitude constante avant
le dérivateur et donc de s'affranchir des éventuelles variations d'amplitude du signal modulé.
Il ne reste plus ensuite qu'à effectuer une détection crête.
Démodulation par utilisation d'une Boucle à verrouillage de phase
Nous avons vu, lors de l'étude des démodulateurs AM, que la PLL est un dispositif
maintenant constant l'écart de phase entre le signal qu'elle délivre et le signal d'entée.

Nous avions vu qu'après filtrage, le signal e-s sert d'entrée au VCO (VCO qui revient à un
modulateur FM de pulsation porteuse p). Or : ce qui implique :
La fréquence instantanée du signal d'entrée est donc identique à la fréquence instantanée du
signal produit par le VCO. Etant donné que la fréquence instantanée du signal d'entrée de la
PLL est une fonction linéaire du signal modulant u(t), le signal de commande du modulateur
FM de la PLL suit exactement le signal u(t).
Le schéma du démodulateur FM à PLL est donc le suivant :

Application de la modulation de fréquence


Comme nous l'avons vu les principaux avantages de la modulation FM réside dans le fait que
la puissance est constante quel que soit le signal modulant, le signal démodulé dépend très
peu du niveau du signal modulé présent à l'entrée du démodulateur. Lorsque les indices de
modulations sont élevés, un signal FM est également plus robuste vis-à-vis des perturbations
qu'un signal AM. En revanche la bande de fréquence est toujours supérieure à celle d'un
signal
AM.
De ce fait, la modulation FM est utilisée lorsque le signal reçu est caractérisé par un
affaiblissement variable (radiocommunications mobiles en milieu urbain), que la largeur de
bande est élevée et qu'une bonne qualité de signal démodulé est nécessaire.
On rencontre donc les signaux FM à des hautes fréquences (VHF, UHF) dans les liaisons par
satellites, dans la radio diffusion FM (stéréo) ou dans les téléphones mobiles.
Cas particulier : Modulation AM-FM Application à la transmission radiophonique FM
stéréophonique.
L'émission d'un signal audio stéréophonique doit produire un signal compatible avec des
récepteurs non stéréo. La solution retenue consiste à émettre simultanément un signal G+D
contenant le message de la voies droite plus celui de gauche et un signal G-D contenant le
message de la voie droite moins celui de gauche. Le signal G+D est à basse fréquence alors
que le signal G–D est modulé AM–P par une porteuse à 38 kHz. Une fréquence pilote à 19
kHz est transmise simultanément. Le spectre du signal modulant est alors le suivant :

La restitution du signal de la voie droite (ou gauche), implique :


un filtrage passe–bas qui permet de ne conserver que le signal G+D.
un filtrage passe–bande suivi d'un doubleur de fréquence pour restituer la porteuse à 38 kHz.
un démodulateur AM précédé d'un filtre passe–bande (démodulation synchrone) pour
restituer le signal G–D.
enfin, un sommateur et un soustracteur pour obtenir G ou D.
Technique de fréquence intermédiaire
Très souvent, le signal modulant est un signal basses-fréquences alors que la bande de
fréquences allouée pour la transmission du signal est à très haute fréquence. Techniquement,
il s'avère difficile de moduler ou de démoduler des signaux par des porteuses à très haute
fréquence. Il est fréquent d'utiliser un premier mélangeur à "moyenne fréquence" (IF) avant le
second mélangeur dont la fréquence porteuse est à très haute fréquence. Cette technique est
employée notamment pour les récepteurs radio AM/FM. Les fréquences intermédiaires sont
alors normalisées :
FI–AM : 455 kHz,
FI–FM : 10,7 MHz.
Le schéma de principe d’un modulateur et d’un démodulateur est alors le suivant :

3. M ODULATION DE PHASE (M)


Principe
Dans le cas de la modulation de phase, c'est la phase instantanée qui varie linéairement en
fonction du signal modulant. Donc, par rapport à un signal FM, l'expression du signal s(t)
modulé M est :
où q est le coefficient de
proportionnalité du modulateur (en rd/V ou rd/A). L'excursion en phase est :

La fréquence instantanée est donc :

L'excursion en fréquence est donc :


Par analogie avec la modulation de fréquence, l'indice de modulation est donc :
Notons, que contrairement à ce qui se produit pour un signal modulé FM, l'indice de
modulation en M est indépendant de la fréquence du signal modulant.
En faisant apparaître l'indice de modulation, l'expression du signal s(t) peut se mettre sous la
forme :
Le spectre d'un signal modulé M est donc identique à celui d'un signal modulé FM.
Relation entre FM et FM

Dans le cas particulier d'un signal modulant sinusoïdal, la différence entre FM et M ne se


traduit que par une variation de phase de /2 du signal modulant. En général, à un terme de
fréquence près, le signal M est un signal FM dont le signal modulant a été dérivé. Il est donc
possible de faire un lien direct en modulation FM et modulation M.

Démodulation FM

La technique de démodulation d'un signal M revient à démoduler un signal FM puis à faire


suivre le démodulateur par un intégrateur. Cependant, pour pouvoir démoduler sans ambiguïté
un signal M, il est nécessaire que l'excursion de phase ne dépasse pas . Donc la modulation
M n'est employée qu'avec de faibles indices de modulation (  <). De ce fait, la modulation
M est une modulation à bande étroite.

RESUME DES MODULATIONS ANGULAIRES


Voici un tableau récapitulatif des principales caractéristiques de signaux s(t), modulés FM ou
M par un signal u(t)=A mcos(mt) sinusoïdal :

COMPARAISON DES DIFFERENTES MODULATIONS ANALOGIQUES


Pouvoir quantifier la qualité du signal après sa transmission et sa démodulation est l'un des
points essentiels des techniques de communication. Il est relativement intuitif de comprendre
que le signal reçu après une transmission à longue distance va être considérablement atténué
et comme par ailleurs, à ce signal vont se superposer des parasites, le signal arrivant au
démodulateur. Enfin, le signal subit différent traitement (modulation, amplification,
démodulation) qui vont entraîner des déformations.
Il est d'usage de caractériser le bruit par sa puissance. De ce fait, l'influence du bruit sur un
signal est donné par le rapport signal bruit qui est le rapport de la puissance du signal non
bruité sur la puissance de bruit (SNR : Signal to Noise Ratio).
1 1
0 11 010 0
0 0 10 1
4. Transmission numérique
I] Introduction

Quelles sont les différentes techniques de transmission ?

Nous avons déjà vu que l'information peut être soit analogique (ex. voix) soit numérique (ex.
bits). Dans l'ordinateur, le signal est numérique et utilise deux tensions pour représenter le bit.
Le signal correspondant à la séquence binaire et circulant sur le support de transmission est
soit un signal analogique soit un signal numérique. Le choix est fait selon les caractéristiques
du support et ceux du signal à transmettre.

La technique de transmission numérique est appelée Transmission en Bande de Base tandis


que la transmission analogique est appelée Transmission par Transposition de Fréquence
(modulation).

Historiquement, la transmission analogique a dominé l'industrie des télécommunications. En


analogique, les signaux sont transmis sous forme de tensions électriques d'amplitude variable.
Aujourd'hui, les ordinateurs sont présents dans la plupart des réseaux de télécommunications,
ce qui conduit à de profond changement des techniques de transmission, qui évoluent vers la
transmission numérique.
La transmission numérique présente deux avantages important en comparaison à une
transmission analogique, soit :

· Faible taux d'erreur sur la ligne numérique par rapport aux signaux analogiques
· Facilité de multiplexage

Par ailleurs, comme le coût des composants numériques et des circuits intégrés diminuent au
fil des progrès technologiques, on en arrive au point où des systèmes de transmission
numérique deviennent bien moins chers que ceux utilisant des composants analogiques.

Schéma d’un système de transmission :

Emetteur Milieu de transmission Récepteur

Signaux parasites

Les perturbations apportées par un canal de transmission :

Le signal capté par un récepteur n’est en général pas identique au signal émis :celui ci a pu
subir des déformations ; ces déformations peuvent être une disparition des composantes aux
fréquences élevées (les variation rapides), des échos suite à la réflexion du signal sur un
obstacle, des atténuations sélectives de certaines fréquences, etc…le récepteur capte aussi des
signaux parasites qui seront en générales des bruits additif.

Affaiblissement du signal et largeur de bande

Un signal de fréquence f s'écrit, en notant A son amplitude et  sa phase :

S(t) = A sin(2pft +  )

La transmission a pour effet de diminuer l'amplitude du signal dans une proportion qui dépend
souvent de la fréquence du signal : celle-ci sera donc multiplié par un facteur K(f) < 1 : S(t) =
K(f).A sin(2pft +  )

On appelle "affaiblissement" et on mesure en décibels (dB) la quantité

A(f) = - 20 log10K(f)

NB : La puissance du signal est égale au carré de son amplitude. L'affaiblissement peut donc
aussi s'écrire, en notant P(f) le rapport des puissances : A(f) = - 10 log 10 P(f)

La transmission a également pour effet de modifier la phase du signal, ce qui perturbe la


transmission lorsque le codage utilise la phase (c’est le cas de certains codages en
transmission de données).

Comme l’affaiblissement varie selon la fréquence, le signal se déforme avec la distance. On


appelle "largeur de bande" du canal de transmission l'intervalle de la bande de fréquence à
l'intérieur duquel l'affaiblissement varie de moins de 3 dB. A l'intérieur de cet intervalle, les
rapports d'amplitude correspondant aux diverses fréquences sont donc respectés dans la
proportion d'au moins 71 %.
Amplification du signal

Pour lutter contre l'affaiblissement du signal, on introduit à distance régulière des


amplificateurs qui ont pour but de régénérer le signal en lui restituant la puissance perdue. Ces
amplificateurs doivent aussi redresser le signal en corrigeant à l'aide de filtres les distorsions
d'amplitude et de phase.

Signal et bruit

Outre les distorsions provoquées par l’affaiblissement, le signal transporté par un réseau de
qualité téléphonique est soumis à d’autres modifications : d'une part le réseau peut recevoir
des perturbations provenant de l'environnement électromagnétique (cas typique : passage d'un
train électrique au voisinage d'une ligne téléphonique), et surtout le signal est perturbé par le
bruit de fond provoqué par le mouvement brownien des électrons. Ce bruit de fond est un
" bruit blanc " qu’il est impossible d’extraire du signal en raison de son caractère aléatoire.

Ainsi le signal transporté par le réseau est après une certaine distance la somme du signal
émis, des phénomènes d'affaiblissement et de distorsion qu'il a subis, et du bruit provoqué par
les diverses perturbations. L’affaiblissement et la distorsion peuvent être compensés dans une
certaine mesure, mais le bruit de fond est inévitablement amplifié avec le signal utile par les
amplificateurs, d'où le caractère inéluctable de la dégradation du rapport signal /bruit.

signal d'origine

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
signal bruité
2.5

1.5

0.5
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90

* Rapport signal sur bruit du canal de transmission :

où PS et PB sont respectivement la puissance du signal utile et la puissance du bruit. Pour une


ligne téléphonique ce rapport est d'environ 30dB.
* Capacité d'un canal de transmission C : c'est le débit binaire maximal. Le débit binaire est
limité par le rapport signal sur bruit. On montre que :

Pour une ligne téléphonique analogique on trouve C =31 000 bits/s.


Echantillonnage et codage d’un signal analogique
I Introduction et définitions

 L'Echantillonnage: Le signal analogique est un signal continu qui par définition


contient un nombre infini d'éléments. L'échantillonnage consiste à prélever un nombre
déterminé d'éléments (échantillons) qui seront suffisants pour reconstituer à l'arrivée
un signal analogique de qualité. Les différentes études ont montré qu'il suffit
d'échantillonner à deux fois la fréquence supérieure contenu dans le signal. Ainsi, pour
un signal de la parole où l'information est contenue dans une bande de 4000 Hz (0-
4000), un échantillonnage à 8000 Hz suffit (c'est à dire toutes les 125 µs).
Echantillonner à une fréquence plus faible conduit à un signal restitué de mauvaise
qualité, et un échantillonnage plus élevé augmente le volume de données à transmettre
sans une augmentation significative de la qualité.
 La Quantification: Elle consiste à donner à chaque échantillon une valeur prise dans
une échelle de valeurs. L'erreur effectuée dans l'approximation est appelée bruit de
numérisation. Ce bruit ayant une répercussion importante pour les faibles niveaux,
l'échelle n'est pas une échelle linéaire. exemple Pour le signal téléphonique, 256
niveaux ont été retenus.
 Le Codage: Chaque échantillon sera codé sur un ensemble de bits. Pour permettre le
codage des différentes valeurs, 8 bits sont nécessaires.

Ainsi, pour le signal téléphonique (4000 Hz), nous avons 8000 échantillons/s (8000 Hz) codés
sur 8 bits/échantillon. Cela donne 64 000 bits/s. Un canal à 64 kbps est nécessaire pour
transmettre un signal téléphonique de base.

II Théorie de l’échantillonnage
II.1 Acquisition des Signaux
Pour transformer un signal analogique en un signal numérique, il faut le discrétiser. On va
donc prélever régulièrement des échantillons du signal analogique pour le rendre discret et
permettre ainsi sa numérisation :

Figure 1 : Allure d’un signal échantillonné

On prend ainsi des valeurs de e(t) à des intervalles de temps régulier (tous les Te, période
d’échantillonnage) à une fréquence Fe dite fréquence d’échantillonnage, que l’on déterminera
par la suite. Suite à cet échantillonnage, on quantifie chaque échantillon par une valeur binaire
pour la stocker sur un support numérique.
II.2 Modélisation de l’échantillonnage
L’opération mathématique associée à cette discrétisation revient à multiplier le signale(t) par
un peigne de Dirac δ Te (t) :

On peut ainsi calculer la transformée de Fourier du signal échantillonné en utilisant les


propriétés liant une multiplication temporelle qui dans l’espace fréquentiel devient un produit
de convolution :

Echantillonner le signal e(t) dans le domaine temporel, revient donc à recopier dans le
domaine fréquentiel son spectre E(f) tous les Fe.

fig.2 propriétés temporelles et fréquentielles du signal d’entrée

fig.3 : propriétés temporelles et fréquentielles d’un signal échantillonné


On remarquera que si le spectre du signal d'origine à une largeur supérieur à 2Fe on a
ce qu'on appelle un repliement de spectre.

fig.4 échantillonnage provoquant le repliement de spectre

S’il y a repliement de spectre, il n’est plus possible de retrouver le spectre du signal d’origine.
Dans ce cas, l’opération d’échantillonnage modifie les caractéristiques du signal d’entrée.
Ainsi, si l’on ne veut pas perdre d’informations par rapport au signal que l’on échantillonne,
on devra toujours respecter la condition : (Fe 2Fmax). Condition plus connue par le théorème
de Shannon.
II.4 Théorème de Shannon
On ne peut échantillonner un signal sans pertes d’informations que si : Fe > 2F max
* Note : Rôle du filtre d’entrée
Dans le cas d'un spectre de largeur infinie (la réalité), il y a donc toujours repliement de
spectre. Il est donc nécessaire de filtrer le signal d'origine afin de limiter cet effet de
repliement.
Par exemple, dans le cadre de l’audio, on ne va garder que les fréquences que l’oreille est
capable d’entendre. Les caractéristiques internes de l'oreille induisent une sensibilité
fréquentielle pouvant aller de 20hz à 20khz. C'est pour cette raison que l'on a pris comme
fréquence d'échantillonnage fe=44,1 khz dans le cas du CD.
Ainsi, avant d'échantillonner le signal, on place en amont un filtre qui a pour but d'éliminer
toutes les fréquences supérieures à 20khz. C'est un filtre passe bas.

Figure 5 : Utilisation du filtre en amont de l’échantillonneur

II.5 L’échantillonnage blocage


Une fois le signal filtré et échantillonné, il reste à le quantifier. Pour pouvoir réaliser cette
fonction, on doit maintenir constant la valeur à quantifier afin de permettre au CAN de traiter
l'échantillon et de le numériser. On appelle cette opération, le blocage. Ce blocage doit
être d’une durée supérieure au temps de conversion :

si le bloqueur est d’ordre zéro alors f(t+1)=f(t)

Fig7. Signal continu bloqué par un bloqueur d’ordre zéro

II.6 Nécessité du filtre d’anti-repliement


II.6.1 Caractéristiques idéales
Avant de réaliser l'échantillonnage du signal, nous avons vu la nécessité de filtrer ce dernier
afin d'éviter ce que l'on appelle le repliement de spectre, plus connu sous la forme du
théorème de Shannon.
Idéalisé, il doit avoir un gain de 1 sur une bande de fréquence Fe, centrée en zéro. Son rôle va
être de limiter le contenu spectral du signal à la partie utile. Il va participer aussi à limiter
l’influence du bruit éventuellement présent sur le signal à numériser.

fig.8 gabarit idéal d’un filtre anti- repliement

Modulation analogique des données numériques


I] Modulations analogiques par impulsions (Modulation en amplitude par un signal
modulant numérique)
Les impulsions sont cadencées à la fréquence d'échantillonnage Fe , qui est ici la fréquence
porteuse.
Rappel : Fe doit être supérieure ou égale au double de la fréquence maximale du signal
analogique (th de Shannon).
Nous distinguons trois types :
- Modulation d'impulsions en amplitude (MIA) : Pulse Amplitude Modulation (PAM). Un
signal MIA n'est autre qu'un signal échantillonné, quantifié et codé
- Modulation d'impulsions en durée (MID) : Pulse Width Modulation (PWM)
ou Modulation de largeur d'impulsions (MLI).Un signal MID n'est autre qu'un signal
rectangulaire à rapport cyclique variable, celui-ci étant proportionnel à l'amplitude du signal
modulant.
- Modulation d'impulsions en position (MIP) : Pulse Position Modulation (PPM).

1) modulation d’impulsions en amplitude PAM


1-1 génération d’un signal PAM :

générateur d'onde
monostable échantiollonneur
carrées

1-2 démodulation

filtre passe
signal PAM bas signal analogique
reconstitué
2)modulation d’impulsions en durée PDM
cette technique de modulation consiste à varier la durée des impulsions en fonction de
l’amplitude du signal analogique
1-1 génération d’un signal PWM
le signal analogique est continuellement comparé à une rampe et le signal PWM est récupéré
à la sortie du comparateur.
signal analogique

+
signal PWM
générateur
-
de rampe

générateur d'onde
carrées

1-2 démodulation

on peut récupéré le signal analogique par l’association d’un intégrateur suivie de filtre passe
bas
signal PWM filtre passe
integrateur
bas signal analogique
reconstitué
3) modulation d’impulsion en position (PPM)
la modulation en impulsions en position consiste à varier les intervalles de temps entre des
impulsion identique en fonction de l’amplitude de l’information analogique .
.

3-1) génération d’un signal PPM :


On peut facilement générer un signal modulé en position à partir d’un signal PDM à l’aide
d’un monostable

signal analogique

modulateur PWM monostable signal PPM

3-2) démodulation :

on peut récupérer le signal analogique par la conversion du signal PPM en signal PDM, puis
on utilise un démodulateur PDM

PPM PDM
bascule RS démodulateur PWM
horloge
signal analogique

Modulations à verrouillage(Modulation en amplitude d'un signal analogique)

Cette technique est utilisée lorsque la Bande Passante du support ne permet pas de transmettre
directement le signal d'origine. Elle est aussi utilisée pour des supports Large Bande dans le
cas de partage de la Bande Passante.
Nous distinguons trois type :
- Modulation à déplacement d'amplitude (MDA) : Amplitude Shift Keying (ASK)
- Modulation à déplacement de fréquence (MDF) :Frequency Shift Keying (FSK)
- Modulation à déplacement de phase (MDP) : Phase Shift Keying (PSK)
- Modulation à déplacement d'amplitude et de phase (MDAP) Amplitude and Phase Shift
Keying (APSK) ou Modulation d'amplitude en quadrature (MAQ) Quadrature Amplitude
Mod. (QAM)

4. INTRODUCTION AUX TELECOMMUNICATIONS OPTIQUES.


COMMENT TRANSMETTRE DES SIGNAUX AVEC DE LA LUMIERE ?

Cette question n’est pas récente. Au moyen âge par exemple, le long de l’axe Rhin Rhône des
signaux d’alerte étaient transmis de tours en tours sur des dizaines de kilomètres.
Le principe était le suivant ; lorsqu’un danger était détecté à proximité d’un château fort, des
signaux étaient envoyés au château fort voisin par l’intermédiaire d’un miroir réfléchissant les
rayons du soleil ou bien par agitation d’un drapeau. Pour permettre l’observation visuelle
directe des signaux, le château émetteur des signaux et le château récepteur devaient ne pas
être trop distants l’un de l’autre (quelques kilomètres). Par transmission successive de château
en château les signaux d’alerte pouvaient être communiquer à la ville voisine à une vitesse
supérieure à la vitesse d’un cheval au galop et prévenir une invasion. Ce système
apparemment simpliste, car soumis aux conditions climatiques qui pouvaient empêcher son
fonctionnement (pluie, brouillard, contre-jour), a pourtant inspiré les premiers essais
modernes de télécommunication optiques. En effet dans les années 70, des essais en
atmosphères libres visaient à transmettre des signaux optiques modulés provenant de lasers
puissants sur des distances de quelques centaines de mètres. Par temps de brouillard les
signaux n’atteignaient par leur but, le spot laser à la réception pouvait avoir un diamètre de
quelques mètres et sa position pouvait fluctuer sur quelques mètres également. Il apparaît
donc que transmettre des signaux avec de la lumière nécessite une certaine technologie. Pour
identifier les différents aspects et problèmes que peut rencontrer l’établissement d’une telle
liaison, reprenons le schéma de principe du moyen âge et analysons-le. Volontairement nous
partirons d'un schéma simpliste à partir duquel nous tenterons de reconstruire le monde des
télécoms et d'inventer celui de demain.

La tour A (Alice) peut être considéré comme l’émetteur, la tour B (Bob) comme le récepteur
(Dans le cas de retransmission vers la tour C, Bob peut être considéré comme un répéteur).
Entre les deux, un milieu, qui permet plus ou moins bien la transmission du signal. Quelques
problèmes apparaissent déjà : comment s’assurer que le signal est bien orienté vers le bon
destinataire ? (Est-ce que A a bien orienté ces reflets du soleil vers B et non pas dans une
mauvaise direction ? Est-ce que le récepteur est en mesure de comprendre les signaux, (quel
type de codage ?), (Est-ce que A et B se sont mis d’accord sur la signification des signes
qu’ils font) Comment faire pour avoir une source lumineuse fiable (qui soit indépendante des
aléas climatiques), et un récepteur capable de détecter même dans de mauvaises conditions
(est ce que Bob a de suffisamment bons yeux ?).
Ceci nous conduit au schéma synthétique suivant :
Nous distinguons donc des éléments distincts :
 La source lumineuse (au niveau de l’émetteur )
 Le détecteur sensible à la lumière (au niveau du récepteur)
 Le milieu de transmission
 La modulation de l’information dans la porteuse lumineuse (ce que nous avons appelé
‘codage’ au sens large )
 Le système d’orientation de l’information. Et nous identifions au moins trois systèmes
complets
 Les émetteurs
 Les récepteurs
 Les répéteurs
Tous ces points vont être repris pour définir les chapitres de ce cours. Précisons-les davantage
en traduisant le schéma synthétique figure 2, en un autre schéma plus détaillé et explicite
incluant les différents équipements télécom modernes :

L ES FIBRES OPTIQUES
HISTORIQUE
Les principes de guidage de la lumière sont connus depuis l’antiquité. Les romains lors de
leur banquet exhibaient des jeux d’eau et de lumière : Les fontaines lumineuses : Ces
fontaines consistaient en une lampe placée dans un compartiment étanche et transparent
(verre) au milieu de leur réservoir. Sur les cotes du réservoir des trous d’où s’échappaient des
jets d’eau, guidaient la lumière.
PRINCIPES
Mais comment est guidée la lumière ? Quel est le principe ? Essayons d’expliquer ce
phénomène simple, qui nous permettra de redécouvrir et de comprendre plus aisément les
objets modernes guidant la lumière. Une fois que ce principe sera compris, il pourra être
réappliqué afin de concevoir d’autres objets guidant la lumière.
Considérons tout d’abord un « tuyau » d’eau dans lequel se trouve de la lumière. L’eau a un
indice n1, entourée d’air d’indice n2.
Que se passe t- il lorsqu’un rayon lumineux n’est pas aligné avec la direction du tuyau, par
exemple lorsqu'il fait un angle 1 avec la normale à la surface du tuyau ? Ce rayon lumineux
sort-il ? S'il sort comment la lumière peut-elle être guidée ?
Pour répondre à la question appliquons la loi de Descartes pour déterminer le trajet suivi par
les rayons lumineux dans le tuyau :n 1sin1=n2sin2

Si n1 >n2 (n1/n2>1)(la vitesse de la lumière dans l'eau est plus faible que dans l'air) alors sin
2=n1/[Link] 1est plus grand que sin 1, c'est à dire que l'angle 2 est plus grand que l'angle
1. Il peut exister une situation particulière ou 2 est égal a /2. Pour cette valeur de 2, la
lumière est totalement réfléchie et reste dans le matériaux, sans pour autant que 1 soit
parallèle a la direction du tuyau. En fait, on peut définir un angle limite 1limite =Arcsin (n2/n1)
au-delà duquel le rayon reste dans le matériau. Ce résultat est particulièrement intéressant
parce qu'il signifie qu'on peut garder (guider) de la lumière dans le tuyau même si la direction
de propagation de la lumière n'est pas exactement dans l'axe du tuyau. En fait tous les rayons
lumineux "mal orientés", mais dont l'angle reste compris entre 1limite sont guides dans le
tuyau, tandis que les autres sont perdus.
Maintenant que nous avons compris ce principe nous pouvons imaginer remplacer l'eau par
un plastique ou par du verre et réaliser ainsi de long barreau ou fil conduisant la lumière.
En utilisant du verre nous pouvons réinventer la fibre optique. Pour cela il suffit de fabriquer
un long tuyau de verre entouré d'un matériau d'indice plus faible.
LES FIBRES OPTIQUES MULTIMODES A SAUT D’INDICE
1. Fibre multimodes
Une fibre optique multimodes est une fibre en verre de section circulaire dont le cœur c'est-à-
dire la partie centrale où se propage la lumière a un diamètre grand devant la longueur d'onde.
On peut donc les étudier de façon simplifiée mais correcte par l'optique géométrique.
2. Gaine et Coeur
Le type le plus simple est la fibre optique à saut d’indice ou le coeur (la partie centrale de la
fibre) d’indice de réfraction n1 est entouré d'une gaine optique d'indice n2 légèrement
inférieur(Fig.3). Le diamètre du coeur est 2a=100 m, pour un diamètre total (gaine) de
2b=150m. L'ensemble est entouré d'un revêtement de protection généralement en matière
plastique.
3. Ouverture numérique
Les indices optiques du coeur et de la gaine sont très voisins et de l'ordre de 1,45 pour les
fibres en silice. La différence d’indice entre n1 et n2 est de l'ordre de n=0.02 à n=0.01.

4. Dispersion modale
Comparons deux impulsions présente à t o à l'extrémité d'une fibre de longueur L, et
d'ouverture numérique ON. L'une des impulsions se propage suivant l'axe de symétrie de
révolution de la fibre (angle nul), tandis que la deuxième arrive avec un angle égale à l'angle
limite.
Ces deux impulsions vont donc avoir des trajets différents. Celle qui se propage suivant l'axe
aura le trajet le plus court (longueur L, vitesse c/n 1). En revanche, l'impulsion caractérisée par
un angle 1limite

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