DES ORIGINES A LA FIN DU VIé SIECLE
L1 : INTRODUCTION A L’ETUDE DE L’HISTOIRE :
Définition, source, méthode, chronologie, intérêt de l’histoire
INTRODUCTION
L’histoire est une science qui étudie le passé des hommes. Elle est le récit des civilisations et des
événements passés. Pour cela, elle utilise plusieurs méthodes et sources. Elle est généralement divisée en
plusieurs périodes.
I) Les sources de l’histoire
L’histoire utilise plusieurs sources parmi lesquelles on peut noter :
Les documents muets : ossements, outils, dessin sur les roches, bâtiments….
Les documents écrits : journaux, manuscrits, textes, livres, etc.
La tradition orale : récits oraux des griots. C’est une source qui doit être étudiée avec beaucoup
de précaution.
Comparaison entre les langues (linguistique), les traditions, les arts : elle permet de retrouver
des origines communes ou des traces d’anciens contacts entre des peuples.
II) La chronologie historique
La chronologie de l’histoire est la manière de fixer les dates et de compter le temps. Il faut un point de
départ : Hégire pour les musulmans, Naissance de Jésus Christ pour les chrétiens.
Pour évaluer le temps qui passe, on le découpe en heures, jours, semaines, mois, siècles, millénaires.
Une décennie correspond à 10 ans, un siècle à 100 ans, un millénaire à 1000 ans.
III) Les périodes de l’histoire
L’histoire est divisée en deux grandes périodes.
A) La préhistoire
Elle commence avec l’apparition de l’homme sur la terre il y a environ trois millions d’années et se
termine avec l’invention de l’écriture il y a 3000 ans avant Jésus Christ. La préhistoire comprend deux
étapes : le paléolithique et le néolithique.
B) L’histoire
Elle débute avec l’invention de l’écriture et se poursuit jusqu’ à nos jours. Elle comprend quatre étapes :
L’antiquité de 3000 avant JC jusqu’à 476 après JC (fin de l’empire romain).
Le Moyen-Âge de 476 à 1492 (découverte de l’Amérique)
Les temps modernes de 1492 à 1789 (révolution française).
L’époque contemporaine de 1789 à nos jours
CONCLUSION
L’histoire est la science qui étudie le passé des hommes. Elle est très utile car elle nous permet de
comprendre le présent pour mieux préparer le futur.
1ére partie : LES CIVILISATIONS PREHISTORIQUES
L2 : LA PREHISTOIRE
INTRODUCTION
La préhistoire est la période immense et peu connue qui a précédé l’histoire. Elle est connue grâce aux
vestiges très anciens enfouis dans le sol. Elle comprend deux étapes : le paléolithique et le néolithique.
I) Le Paléolithique
On l’appelle âge de la pierre taillée. Les hommes vivaient de chasse, de pêche et de cueillette. Ils
étaient nomades et vivaient en petits groupes appelés hordes. Ils logeaient dans des abris sous roches
dans des cavernes, des grottes (ils étaient troglodytes), des huttes.
Pour chasser ou pêcher, ils utilisaient des outils rudimentaires (galets aménagés, bifaces).
Vers la fin du paléolithique, les techniques de fabrication se perfectionnent et ils taillent les outils
(grattoirs, lamelles, hameçons, harpons en os, perçoirs) , et utilisent des sagaies.
Ils maîtrisent le feu et enterrent leurs morts dans des tombes avec beaucoup de soin. Ils ont un goût pour
la beauté et l’art car ils connaissent la peinture et la sculpture.
II) Le Néolithique
C’est l’âge de la pierre polie marqué par un bouleversement radical. La pierre est polie pour fabriquer
des outils plus perfectionnés (haches, araires, faucilles, meules….)
Les hommes se sédentarisent et constituent des villages. Il s pratiquent l’agriculture et domestiquent les
animaux. Les croyances religieuses se développent avec de gigantesques monuments comme les
mégalithes.
Les hommes tondent les moutons et en filent la laine. Pour conserver les grains, ils inventent la
céramique.
Vers la fin du néolithique, les métaux et l’écriture apparaissent et mettent un terme à l’âge de la pierre
polie.
CONCLUSION
La préhistoire est une longue période et sa fin marque l’évolution technique de l’homme.
L3 : LA PREHISTOIRE AFRICAINE : LE PALEOLITHIQUE
INTRODUCTION
La préhistoire est la période qui débute avec l’apparition de l’homme sur la terre il y a environ trois
millions d’années et se termine avec l’invention de l’écriture. Le paléolithique est la première étape de la
préhistoire. Il est généralement divisé en cinq parties : le paléolithique archaïque, inférieur, moyen,
supérieur et l’épipaléolithique.
I) Le Paléolithique archaïque
(De 3 millions d’années à 600000 ans avant JC)
Les hommes qui y ont évolué sont les Australopithèques. Le squelette le plus ancien est « Lucy » qui
daterait de 3 millions d’années découvert en Afrique. Ces hommes vivaient de chasse, de pêche, de
cueillette et étaient nomades.
Ils avaient pour principaux outils et armes les galets aménagés. On retrouve leurs traces en Afrique de
l’Est (Ethiopie, Kenya) et en Afrique du Sud.
II) Le Paléolithique inférieur
(De 600000 ans à 150000 ans avant JC)
Les hommes qui ont évolué pendant cette période sont les Pithécanthropes ou Homme Singe ou Homo
Erectus (homme debout). Ils vivaient de chasse, de pêche, de cueillette et étaient nomades.
Leurs principaux outils et armes étaient les bifaces et les hachereaux. On retrouve leurs traces en
Afrique Orientale (Ethiopie, Kenya, Tanzanie) et en Afrique du Sud.
III) Le Paléolithique moyen
(De 150000 ans à 40000 ans avant JC)
Les hommes qui vont évoluer durant cette période sont les Hommes de Neandertal ou Homo Sapiens
(homme intelligent). Ils avaient pour armes et outils des objets taillés sur éclats. Ils utilisaient le feu
pour cuire leurs aliments, s’éclairer et se protéger contre les animaux. Leurs traces sont retrouvées en
Afrique du Nord, en Afrique de l’Est et en Afrique du Sud.
IV) Le Paléolithique supérieur
(De 40000 ans à 10000 ans avant JC)
L’homme qui va évoluer durant cette période est l’Homo Sapiens Sapiens ou homme moderne.
Cet homme va perfectionner la technique pour tailler les outils en pierre, en os et même sur bois. Il va
conserver le même mode de vie (le nomadisme). Il était religieux et on retrouve sa trace partout en
Afrique.
V) L’Epipaléolithique ou Mésolithique
(De 10000 ans à 7500 ans avant JC)
C’est une très courte période intermédiaire entre le Paléolithique et le Néolithique. Pendant cette
période, c’est l’Homo Sapiens Sapiens qui va continuer d’évoluer. Il était nomade, vivait de chasse,
pêche et de cueillette. Il utilisait le feu et avait des pratiques religieuses.
CONCLUSION
C’est pendant le Paléolithique que sont apparus les premiers hommes, les Australopithèques. On a
retrouvé leurs traces en Afrique, et c’est la raison pour laquelle on dit que l’Afrique est le « berceau de
l’humanité ». L’évolution de l’homme va se poursuivre au Néolithique.
L4 : LE NEOLITHIQUE
INTRODUCTION
Le Néolithique ou l’âge de la pierre polie est la seconde période de la préhistoire. C’est une période
courte mais importante de l’histoire de l’humanité car marquée par beaucoup de découvertes.
I) L’importance du Néolithique
Le Néolithique est une période très importante car c’est au cours de cette période que les hommes vont
faire des découvertes qui vont transformer complètement leur vie, notamment l’agriculture, l’élevage, la
poterie.
A) La découverte de l’agriculture
C’est au cours du Néolithique que les hommes vont découvrir par hasard l’agriculture. Cette
découverte va avoir plusieurs conséquences :
La sédentarisation : les hommes se fixent pour cultiver et surveiller leurs champs.
La création des premiers villages.
L’invention et la fabrication de nouveaux outils. En effet pour cultiver les hommes vont inventer
la houe et le bâton à fouir.
Pour récolter, les hommes inventent la faucille en mettant de petits éclats de pierre sur un
morceau de bois.
Pour broyer (écraser) les graines et faire de la farine, les hommes inventent la meule.
B) La découverte de l’élevage
Pendant le Néolithique, les hommes vont découvrir l’élevage. Cette découverte va leur permettre de
domestiquer les animaux pour avoir du lait, de la viande, des peaux.
C) L’invention de la poterie
C’est au cours du Néolithique que les hommes vont inventer la poterie qui va leur permettre de cuire et
de stocker les aliments notamment les graines.
II) Le Sahara au Néolithique
Pendant le Néolithique, le Sahara n’était pas un désert. Il y avait beaucoup de végétaux (de grands
arbres), beaucoup d’animaux sauvages (lions panthères, éléphants autruches, crocodiles…), des lacs et
beaucoup de populations. Nous connaissons tout cela grâce aux fouilles archéologiques qui ont permis
d’y découvrir des objets qui prouvent que le Sahara était florissant pendant le Néolithique. De plus, on a
découvert des peintures rupestres au Sahara qui racontent des scènes de la vie quotidienne au Sahara
durant le Néolithique. On peut dire que les habitants du Sahara au Néolithique étaient des agriculteurs,
des éleveurs, des pêcheurs, des chasseurs.
Vers 3000 ans avant JC, le climat a changé, le Sahara s’est asséché et le désert s’est installé petit à
petit.
Le Sahara est arrivé au terme de son assèchement vers le VIé siècle après JC.
CONCLUSION
Le Néolithique est une étape très importante dans l’histoire de l’humanité car c’est au cours de cette
période que les hommes vont découvrir l’agriculture, l’élevage, la poterie et créer les premiers villages.
L5 : PREHISTOIRE ET PROTOHISTOIRE AU
SENEGAL
INTRODUCTION
Des recherches effectuées ont permis de découvrir des objets qui prouvent que notre pays est très riche
en vestiges préhistoriques et protohistoriques.
I) La préhistoire au Sénégal
A) Le paléolithique
Des recherches ont montré que le premier homme aurait existé durant le paléolithique inférieur de
600000 à 150000 ans environ. Il s’agit du Pithécanthrope ou Homo Erectus.
Grâce aux fouilles archéologiques des chercheurs de l’IFAN (Institut Fondamental d’Afrique Noire),
mais aussi accidentellement, on a découvert des objets qui datent du paléolithique :
Les bifaces à la pointe de Fann (Dakar).
Les hachereaux à Djita dans le sud-est du Sénégal.
Les pièces taillées à Bafoulabé et au cœur du parc de Niokolo-Koba.
Les silex (racloirs, grattoirs, têtes de lances, flèches) à Bargny (Cap-Vert) et à Thiemassas
(entre Mbour et Joal).
B) Le néolithique
Le néolithique est l’époque la mieux représentée, mais l’activité des chercheurs n’a cependant pas
permis d’exhumer tous les gisements. Mais à partir des données recueillies on peut distinguer :
Des haches polies et des meules au Cap Manuel
Des poteries et des mortiers dans la presqu’île du Cap-Vert, à Thiès et à Saint-Louis.
Des microlithes (objets de petite taille) dans l’ouest du Sénégal (Cap Manuel, Bel Air, Patte
d’Oie, marigot de Khant à 25km au Nord de Saint-Louis).
Les hématites (roche rouge difficile à tailler) au Sénégal Oriental.
Il faut noter que les sites préhistoriques sont mal répartis à travers le Sénégal. Ceci s’explique par
plusieurs raisons :
le pays n’est pas entièrement fouillé.
il existe très peu de préhistoriens au Sénégal
les moyens pour financer les campagnes de fouilles archéologiques manquent cruellement.
II) La protohistoire au Sénégal
La protohistoire désigne la période intermédiaire entre la fin de la préhistoire et le début de l’histoire.
Elle est aussi appelée âge des métaux.
La carte de la protohistoire montre plusieurs sites au Sénégal.
1°) La zone des amas coquilliers : elle s’étend sur le littoral atlantique du fleuve Sénégal au nord à la
Casamance au sud. Elle comprend des buttes petites ou grandes avec des espèces comme l’arche
(« pagne » en wolof) ou la patelle.
2°) La zone des tumuli : elle est localisée le long d’une ligne allant du sud de Saint-Louis (Rao,
Nguigalakh) au lac de Guiers et au Saloum. Ce sont des monticules de sable appelés « mbanaar » par
les wolof et « poydom » par les Sereres, et qui servaient de tombeaux.
3°) La zone de forge : elle se localise dans la moyenne vallée du fleuve Sénégal à Matam surtout
(Mboumba, Thioubalel, Sinthiou Bara). Elle atteste de l’existence d’une métallurgie très ancienne.
4°) La zone des mégalithes : elle est localisée au centre du Sénégal dans le Sine Saloum notamment à
Ngayene, Thieckene, Boussoura. Ce sont des édifices funéraires au centre desquels ont été effectuées
des inhumations.
CONCLUSION
Les fouilles montrent que le Sénégal a un peuplement très ancien et qu’il est riche en vestiges
préhistoriques et protohistoriques. Les principaux objets découverts sont conservés à l’IFAN. Il reste
cependant beaucoup de sites à découvrir encore.
2éme partie: LES CIVILISATIONS ANTIQUES
AFRICAINES
L6 : L’EGYPTE PHARAONIQUE : le pays, les hommes et
Les grandes périodes de l’histoire.
INTRODUCTION
L’Egypte est située au nord-est de l’Afrique dans la partie la plus aride, au cœur des déserts. Traversée
par le Nil, elle a une histoire plusieurs fois millénaire connue grâce à l’écriture, à l’archéologie et aux
fresques.
I) Importance et sources de l’histoire égyptienne.
L’Egypte appartient au continent africain dont elle occupe la partie nord-est. Les Egyptiens sont donc
des Africains véritables. Cela veut dire que l’une des premières civilisations parmi les plus brillantes a
vu le jour en terre africaine.
L’histoire de l’Egypte est restée cependant longtemps méconnue. L’Egypte a pourtant été l’un des
premiers pays à adopter une écriture dès le 4éme millénaire avant JC, mais nul n’était parvenu à la
déchiffrer. C’est en 1822 seulement que Jean-François Champollion (1790-1832) parvint à déchiffrer
les hiéroglyphes. Les travaux du professeur Cheikh Anta Diop ont également enrichi notre
connaissance de l’histoire égyptienne.
II) Le pays et les hommes
A) Le pays
L’Egypte est un pays dont la partie la plus importante est occupée par le désert. Ce désert est cependant
parcouru du sud au nord par le Nil. Chaque année pendant six mois, le Nil connaît des crues. Ainsi en
Egypte, la vie humaine et les activités agricoles se concentrent le long du Nil, formant une sorte d’oasis
le long du fleuve. C’est pourquoi Hérodote (484-420) affirmait que l’Egypte était « un don du Nil ».
B) Un peuplement ancien
Le déchiffrement des hiéroglyphes et les fouilles archéologiques montrent que l’Egypte a un peuplement
très ancien et qui date du paléolithique. Elle fut d’abord peuplée par les Noirs issus des Grands Lacs,
ceux du Sahara, les Sémites, peuple nomade d’Arabie, les peuples de la Méditerranée.
III) Les divisions de l’histoire de l’Egypte
Les sources de l’histoire égyptienne montrent que l’Egypte fut un pays d’abord divisé, puis unifié. Son
histoire se décompose en trois parties.
A) L’Ancien Empire (2700 à 2190)
Au cours de cette période l’Egypte fut unifiée par le Pharaon Menés (Narmer) qui fonda sa capitale en
Basse Egypte à Memphis. C’est sous l’ancien empire que les trois grandes pyramides furent construites
à Gizeh : Cheops, Chephren, Mykerinos. L’ancien empire se termine par des troubles intérieurs et des
invasions étrangères.
B) Le Moyen Empire (2060 à 1785)
Au cours de cette période, la capitale fut transférée à Thèbes en Haute Egypte. Le Moyen Empire se
termine lorsque l’Egypte est envahie par un peuple étranger, les Hyksos : envahisseurs sémites (du
Proche Orient) qui fondèrent les XVé et XVIé dynasties (de 1730 à 1580).
C) Le Nouvel Empire (1580 à 1085)
L’Egypte, d’abord dominée, finit par chasser les envahisseurs, et Thèbes reste la capitale.
L’Egypte connaît sa plus grande période d’expansion, de prospérité et de puissance sous les règnes de
Thoutmès I, Thoutmès III, Sethi I et de Ramsès I. C’est pendant le Nouvel Empire qu’a régné la
première reine connue Hatshepsout, et Toutankhamon fils d’Akhenaton ou Aménophis IV.
Les temples de Louxor, Karnak et Abu Simbel furent édifiés durant cette période.
Le Nouvel Empire prend fin à cause des crises internes et des invasions étrangères.
La décadence de l’Egypte commence. Pendant une longue période, le royaume nubien de Koush établit
son autorité sur l’Egypte. Au VIIé siècle avant JC, les Assyriens imposent une nouvelle dynastie qui
sera renversée par la dynastie Saïte. Finalement, le pays sera conquis par les Perses, puis par les Grecs,
et enfin par les Romains en 30 avant JC.
CONCLUSION
L’Egypte, fortement dépendante du Nil, a une longue histoire marquée par le règne d’une trentaine de
dynasties. Elle va laisser une très brillante civilisation.
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Assyrie : empire mésopotamien qui du XXé au VIIé siècle avant JC domina épisodiquement l’Orient
ancien. Du IXé au VIIé siècle : second empire assyrien avec l’apogée sous le règne de Assourbanipal (-
669 à -627 environ).
Saïs (Saïte) : ville ancienne de la Basse Egypte, sur le delta du Nil, dont les princes fondèrent la XXVIé
dynastie (-664 à -525).
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FRISE CHRONOLOGIQUE DE L’HISTOIRE DE L’EGYPTE
-3150 -2700 -2190 -2060 -1785 -1580 -1085 -30
1ére 2éme période
Ancien période Moyen Empire intermédiaire Nouvel Empire Invasions
Empire intermé Thèbes Invasion des Thèbes Assyriens (-
Memphis diaire Hyksos Temples de 660)
Pyramides Louxor,Karnak. Perses (-525)
de Gizeh Ramsès II, Grecs (-332)
Thoutmès I, Romains (-
Toutankhamon 30)
…
L7 : LA CIVILISATION EGYPTIENNE
INTRODUCTION
L’une des premières civilisations parmi les plus brillantes est née en Egypte. Sous l’autorité du Pharaon,
les Egyptiens ont développé un état organisé marqué par une religion élaborée et originale, et un art
riche et varié.
I) La société égyptienne
A) Le pharaon et son administration
A la tête de la société nous avons le Pharaon. Il est non seulement un roi, mais il était en plus vénéré
comme un dieu avec un pouvoir absolu. Il est le propriétaire de toutes les terres et était l’intermédiaire
entre les autres dieux et les hommes.
Pour exercer son autorité, il se faisait aider par des agents instruits, les scribes, qui géraient
l’administration, percevaient les impôts et effectuaient les travaux.
B) Les Prêtres
Après le Pharaon, les Prêtres étaient les personnages les plus vénérés. C’étaient des sortes de chefs
religieux, très nombreux. Ils géraient les temples réservés aux différents dieux.
C) Le Peuple
Il comprenait tout le reste de la population. Mais il faut distinguer :
les marchands et les artisans, citadins pour la plupart et dont certains étaient très riches.
les ouvriers qui étaient payés en vivres.
les paysans généralement pauvres et qui dépendent le plus souvent du Pharaon, des prêtres ou
d’un riche propriétaire terrien.
II) La religion égyptienne
Les Egyptiens étaient polythéistes et adoraient plusieurs dieux dont le plus important est Amon Râ. Il y
avait aussi Isis (dieu de la lune), Osiris (dieu du Nil et des végétaux), Anubis, Seth, Horus, etc.
Les Egyptiens croyaient en la survie de l’âme après la mort, et pour cela ils pratiquaient le culte des
morts. En ce sens, ils pratiquent l’embaumement ou momification : le mort était transformé en momie
pour l’empêcher de pourrir ; ainsi il était conservé.
La momie était placée dans un sarcophage et portée au tombeau (pyramide, mastaba, hypogée).
Le culte est rendu par le Pharaon et les prêtres dans les temples où l’on dépose des offrandes.
III) L’art égyptien
L’art égyptien est un art profondément religieux et reposait d’abord sur l’architecture. Les Egyptiens
étaient également maîtres en sculpture et en peinture. Les tombeaux étaient décorés par des fresques et
des bas-reliefs représentant des scènes de la vie quotidienne.
Enfin, peuple d’artisans, le peuple égyptien était passé maître dans l’orfèvrerie et la joaillerie.
CONCLUSION
La civilisation égyptienne est très brillante avec une solide organisation sociale et le polythéisme. Elle
va servir de modèle à beaucoup de peuples antiques.
L8 : LA NUBIE ANTIQUE
INTRODUCTION
La Nubie, appelée Pays de Koush par les Egyptiens, est située au sud de l’Egypte. Sa situation
géographique lui permet d’être en rapport avec les pays voisin notamment l’Egypte et Axoum auxquels
son histoire et sa civilisation sont fortement liées.
I) Présentation et histoire de la Nubie
La Nubie est un pays nilotique très fertile malgré l’aridité du climat. Elle a une situation privilégiée de
carrefour entre plusieurs régions : l’Afrique tropicale, l’actuel Tchad, l’Asie Occidentale, la Mer Rouge
et Axoum. Elle est habitée par des populations semi-nomades.
Sous le Moyen Empire égyptien (-2060 à -1785), elle est conquise par l’Egypte qui la fait administrer
par un vice-roi koushite qui vit à Napata la capitale.
Pendant la décadence égyptienne, elle devient autonome, puis reprend son indépendance. Dans la
nouvelle capitale, Méroé, la paix et la prospérité règnent. La Nubie atteint son apogée sous la direction
de Naharta le Grand. Elle décline vers 350 à cause des attaques axoumites.
II) La civilisation koushite
Les koushites sont des polythéistes. Ils bâtissent des temples comme ceux des égyptiens dédiés aux
dieux comme Amon Râ. Il y a également des dieux locaux.
Les koushites ont créé une écriture méroïtique après avoir utilisé pendant longtemps les hiéroglyphes.
L’art égyptien s’est inspiré de l’art égyptien (architecture, sculpture) avant que les koushites ne
développent leur propre style.
L’économie est très diversifiée et repose sur l’élevage, l’agriculture, les mines (or, fer, pierres
précieuses), l’artisanat, la poterie, le tissage, l’orfèvrerie, le commerce.
Méroé est le plus ancien et le plus important centre africain de travail du fer, et aussi une grande place
de commerce de produits africains, méditerranéens, indiens et chinois.
CONCLUSION
Koush est devenue un royaume très prospère à cause de sa position de carrefour. Sa civilisation reste
sous une grande influence de l’Egypte. Sa décadence donne naissance au royaume d’Axoum.
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Nubie : partie septentrionale du Soudan et extrémité sud de l’Egypte, commençant au sud de la 1ére
cataracte. Au VIé siècle avant JC, les Nubiens fondent le royaume de Méroé. Au VIIIé siècle avant JC,
une dynastie koushite règne en Egypte.
Méroé : capitale du royaume de Koush au nord de la Nubie
Napata : ville de Nubie d’où est issue la XXVé dynastie qui domina l’Egypte vers -750 à -656.
Nécropole royale- Vestiges de temples pharaoniques.
L9 : L’ETHIOPIE ANTIQUE : AXOUM
INTRODUCTION
L’Ethiopie antique ou AXOUM appelée « POUNT » par les anciens égyptiens est située en Afrique
Orientale entre le royaume de Koush et la Mer Rouge. Elle a eu une civilisation produit de nombreuses
influences.
I) Le royaume d’Axoum
Le royaume d’Axoum est constitué de montagnes et de hauts plateaux. Il est traversé par le Nil bleu et
s’ouvre sur la Mer Rouge avec un grand port Adoulis. Des populations noires y vivent avec des
Sémites d’Asie.
Axoum est fondée depuis le premier millénaire avant Jésus-Christ par Ménélik fils de Salomon roi des
hébreux et de la reine de Saba. Ce nouveau royaume dont le roi porte le titre de Négus doit sa
puissance et sa prospérité au commerce maritime et caravanier avec les Perses, l’Egypte, l’Arabie,
l’Inde et la Malaisie. Et sous le règne de son plus grand souverain Ezana, il atteint son apogée (4e
siècle)
Axoum mène des guerres de conquête pour se protéger et pour étendre son territoire et sa domination.
II) La civilisation axoumite
La civilisation axoumite est fortement influencée par ses contacts avec les peuples africain, arabe, grec
et romain. Le commerce favorise les contacts culturels. Les sémites apprennent aux Axoumites les
cultures sur terrasses, bâtissent des palais, des temples, labourent avec des charrues, construisent des
aqueducs.
Axoum devient le grand centre d’échanges entre l’Afrique noire, l’Asie et la méditerranée. L’influence
arabe se perçoit avec la langue sabéenne et l’écriture arabe.
Avec la conversion d’Ezana, le christianisme devient la religion principale. De jolies églises et de
grands temples sont construits. Les livres saints sont traduits en écriture Guèze. Des stèles gigantesques
taillées dans un seul bloc de pierre sont laissées par les Axoumites.
Avant l’arrivée du christianisme, les Axoumites adoraient de nombreux dieux.
CONCLUSION
Axoum, un pays de relief élevé, a une longue histoire. Sa brillante civilisation fait de lui l’un des
premiers foyers d’existence du christianisme. Sa puissance prend fin au Xé siècle à cause des Arabes.
L10 : LES RELATIONS ENTRE L’AFRIQUE DU
NORD-EST ET L’AFRIQUE INTERIEURE :
Migrations, influences culturelles, diffusion des
techniques, échanges.
INTRODUCTION
L’Afrique du nord-est est un carrefour de divers peuples, qui a tissé de nombreuses relations avec
l’Afrique intérieure, relations qui auront des conséquences très importantes.
I) Les migrations
Les migrations sont facilitées par l’absence de barrières naturelles entre l’Afrique du nord-est et
l’Afrique intérieure (montagnes, vallées, forêts). Au contraire, le Nil et le lac Tchad constituent de
véritables axes de communication qui relient les deux espaces géographiques.
Ces migrations sont causées par les guerres, les fréquentes invasions, la croissance de la population,
l’assèchement du Sahara, la recherche de mines de fer, celle de pâturage.
La migration la plus importante est celle des Bantous qui a joué un rôle très important dans la
connaissance de la métallurgie (travail des métaux notamment du fer). Toutes ces migrations
entraînent de nombreux échanges.
II) La diffusion des techniques et les influences culturelles
De multiples techniques voyagent en même temps que les mouvements migratoires. Exemple : les
cultures fruitières.
La technique qui va bouleverser les Noirs et les Africains est le travail du fer. La découverte du fer va
permettre aux sociétés africaines de faire de grands progrès, de développer leur économie, d’assurer leur
puissance militaire pour dominer et assimiler d’autres peuples.
Les sociétés sont hiérarchisées, les inégalités sociales proviennent des contacts entre l’Afrique du nord-
est et l’Afrique intérieure. Ces sociétés parlent des langues apparentées.
Partout les forgerons deviennent puissants et forment des castes. Le fer a fortement influencé la
civilisation NOK du Nigeria (1er millénaire avant JC) qui fut la première à réaliser la fonte du fer au
sud du Sahara.
CONCLUSION
Le nord-est et l’intérieur de l’Afrique ont entretenu d’anciennes relations qui ont largement influencé les
civilisations de l’Afrique pendant l’antiquité.
3é partie : LES CIVILISATIONS ANTIQUES DE L’ASIE
L11 : LA MESOPOTAMIE
INTRODUCTION
En Asie, sur les bords des fleuves Tigre et Euphrate, va se développer une très brillante civilisation, la
civilisation mésopotamienne. Celle-ci sera cependant marquée par une existence très fragile (guerres et
troubles).
I) Le pays et les hommes
A) Le pays
Le mot « Mésopotamie » signifie « le pays entre deux fleuves » (le Tigre et l’Euphrate). C’est un pays
qui est limité au nord par les montagnes d’Arménie, au sud par les déserts de Syrie et d’Arabie, à
l’ouest par la Méditerranée, et à l’est par la Perse (actuel Iran). Il correspond donc à la majeure partie
de l’actuel Irak. Le Tigre et l’Euphrate arrosent la Mésopotamie et permettent à ses habitants de
pratiquer l’agriculture irriguée, mais aussi l’élevage.
Il faut noter que les rives de ces deux fleuves sont très fertiles : c’est la raison pour laquelle on appelle
cette zone où se situe la Mésopotamie le croissant fertile.
On divise généralement la Mésopotamie en trois grandes régions :
le pays de Sumer
le pays d’Akkad (où se trouve la Babylonie ou Chaldée)
le pays d’Assour ou Assyrie
B) Les hommes
La Mésopotamie est située dans une zone carrefour qui a très tôt attiré beaucoup de populations.
Exemple : les Sémites, les Sumériens, les Assyriens, les Araméens. Ces populations étaient de race
blanche.
II) L’histoire de la Mésopotamie
On divise généralement l’histoire de la Mésopotamie en quatre grandes périodes.
A) La période sumérienne (5000 à 2000 avant JC)
Sumer est une région qui se trouve au sud de la Mésopotamie. L’origine des Sumériens est très mal
connue. Mais ils fondèrent les premières cités-états au IVé millénaire avant JC (Lagash, Ourouk, Our,
etc.), où s’épanouit la première architecture religieuse et où fut utilisée l’écriture dès la fin du IVé
millénaire.
L’installation des Sémites Akkadiens élimina les Sumériens de la scène politique.
B) La période akkadienne (2000 à 1500 avant JC)
Cette période est marquée par le règne du roi Hammourabi (1700 à 1630 avant JC). Hammourabi est
l’inventeur de la célèbre loi du Talion « œil pour œil, dent pour dent ». Il va faire de Babylone un
puissant état : c’est le premier empire de Babylone.
C) La période assyrienne (900 à 700 avant JC)
Les Assyriens étaient de redoutables guerriers très cruels. Ils vont agrandir la Mésopotamie jusqu’en
Egypte sous la direction de leur roi Assourbanipal, qui porta l’empire à son apogée. Cependant leur
empire était basé sur la terreur, et sera détruit par le roi de Babylone Nabopolassar après une révolte des
populations.
D) Le Nouvel Empire de Babylone (612 à 539 avant JC)
Après le déclin de l’empire assyrien en 612 avant JC, le nouvel empire de Babylone le remplace. Le plus
grand roi de cet empire fut Nabuchodonosor (605 à 562 avant JC). Il prit Jérusalem dont il déporta les
habitants, domina la Syrie et la Palestine, et embellit Babylone.
Vers 539 avant JC, les Perses envahirent puis conquièrent le nouvel empire de Babylone.
III) La civilisation mésopotamienne
A) La religion
Les Mésopotamiens étaient des polythéistes car ils adoraient plusieurs dieux (Shamash ou dieu de la
justice, Mardouk ou dieu de Babylone), les forces de la nature ou les astres (le soleil, la lune et les
étoiles). Les Mésopotamiens construisirent de très beaux temples pour leurs dieux : les ziggourats.
B) L’écriture mésopotamienne
Les Mésopotamiens avaient créé leur propre écriture : l’écriture cunéiforme (écriture dont les éléments
ont la forme de clous). Nous connaissons l’histoire de la Mésopotamie grâce à cette écriture cunéiforme
découverte sur des tablettes pendant des fouilles archéologiques.
C) La société mésopotamienne
Elle était hiérarchisée et divisée en trois grandes classes sociales :
les hommes libres
les hommes libres dégradés et les esclaves affranchis
les esclaves
D) Les inventions et les découvertes
Les Mésopotamiens ont fait des découvertes fondamentales dans beaucoup de domaines : les techniques
d’irrigation, les mathématiques, l’astronomie, la médecine, le système des poids, des mesures et des
chiffres.
Sur le plan social, ils ont créé le premier code des lois (le code d’Hammourabi) ancêtre du droit
actuel, et qui réglait les relations entre les hommes.
CONCLUSION
L’histoire de la Mésopotamie est longue et mouvementée. Elle a été un brillant foyer de civilisation qui
sera cependant détruit par les Perses.