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Induction: I. Freinage D'une Luge Par Induction

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PCSI 1 - Stanislas DS de PHYSIQUE N◦ 10 - 13/06/20 - CORRIGÉ A. MARTIN PCSI 1 - Stanislas DS de PHYSIQUE N◦ 10 - 13/06/20 - CORRIGÉ A.

MARTIN

INDUCTION e) L’équation différentielle en v = ẋ s’écrit :

B 2 `2 mRc
v̇ + v=0 on pose τ = = 0, 4 s .
mRc B 2 `2
I. Freinage d’une luge par induction (d’après ATS 2013) f) On résout l’équation différentielle en utilisant la condition initiale v(t = 0) = va :

1. a) On choisit une orientation pour le courant induit. Il en résulte un flux traversant la surface du cadre v(t) = va e−t/τ


plongée dans le champ magnétique B : φ = B`x.
On intègre l’expression de v = ẋ avec la condition initiale x(0) = 0 :
 
x(t) = τ va 1 − e−t/τ

g)  Le cadre entre dans la zone de champ en t = 0 et en ressort en T tel que x(T ) = L :

L T τ va L
       
L = τ va 1 − e−T /τ ⇒ ln 1 − =− ⇒ T = τ ln = −τ ln 1 − = 35 ms
τ va τ τ va − L τ va

 On détermine alors v(T ) :


L L
 
La loi de Faraday donne : v(T ) = va 1 − = va −
τ va τ

e=− = −B`ẋ On en déduit la perte de vitesse par freinage par induction lorsque la luge pénètre dans la zone
dt de champ :
L
b) SCHEMA D’après la loi d’Ohm, on obtient : ∆v = v(0) − v(T ) = = 2, 5 m.s−1
τ

e B`ẋ 2.  Une fois que le cadre est entièrement dans la zone soumise au champ magnétique, il n’y a plus de
i= =− variation de flux magnétique et donc plus de force de Laplace induite. La luge continue alors en
Rc Rc
L
mouvement rectiligne uniforme. Sa vitesse est : v = va − = 27, 5 m.s−1 .
c) Seule la partie de cadre à l’abscisse x contribue à la force de Laplace induite exercée sur le cadre. En τ
effet, sur les autres parties du cadre, soit il n’y a pas de champ magnétique, soit les forces se Laplace  Il est inutile de générer une zone de champ de longueur LB > L car il n’y a plus aucune ralentissement
se compensent (cas des deux parties du cadre le long de l’axe (Ox). Ainsi, il reste : de la luge une fois le cadre totalement rentré dans la zone de champ. On choisit donc au maximum
LB = L .

→ →⇒ −
− → (B`)2 −→
FL = i`B ux FL = − ẋux
Rc
Rmq : Pour ce qui est du critère de «longueur idéale», celui-ci est vague et non précisé dans l’énoncé.

→ On pourrait envisager de prendre une zone de champ de longueur un peu inférieure à L puisque la
Rmq : La force de Laplace est de la forme FL = − (B`)
2


Rc v , c’est-à-dire qu’elle s’oppose bien au mou- décélération de la luge est de moins en moins efficace au cours du temps (v̇ = −τ va e−t/τ ), la force
vement, linéairement en vitesse, de la même manière que le ferait un frottement fluide. de freinage de Laplace étant directement proportionnelle à la vitesse (plus la vitesse est faible, plus
la force de freinage est faible aussi). Tout dépend de la vitesse finale que l’on souhaite atteindre.
d) On applique le Théorème de la Résultante Cinétique (TRC) au système {luge} dans le référentiel R


galiléen : 3. Lorsque le cadre conducteur sort de la zone de champ, le flux de B à travers le cadre varie, et les phéno-
d→
−v −→ − → mènes inductifs entraînent à nouveau un freinage de la luge par application de la loi de Lenz : par leurs
m = m→ −
g + RN + FL
dt R effets, les phénomènes d’induction s’opposent à leur cause.
−→ En effet, le flux magnétique (positif dans notre convention) va se réduire donc une fem et un courant
où RN désigne la réaction normale du sol (pas de frottements). Par projection sur les axes cartésiens induit dans le sens contraire vont apparaître. Mais comme c’est maintenant la côté gauche qui est dans la
de la base directe −
→, −
u → − →
x uy , uz ), il vient, puisque la luge ne décolle pas : zone de champ, la force de Laplace sera toujours vers la gauche.
(B`)2

mẍ = − Rc ẋ 4.  Ainsi, en sortant de la zone de champ la force de Laplace a exactement la même expression que


ÿ = 0 précédemment en fonction de ẋ. Finalement l’équation différentielle est la même en sortant qu’en
entrant dans la zone. À chaque zone de champ parcourue dans sa totalité, la perte de vitesse est donc

0 = −mg + R
N
de 2 Lτ . Ainsi, à la sortie de la n-ième zone de champ, la vitesse de la luge est :
Ainsi, ẏ = constante = 0 et y = constante = 0 compte tenu des conditions initiales. Le mouvement
de la luge reste donc rectiligne, selon l’axe (Ox) (intersection des plans x = 0 et z = 0). L
vn = va − 2n
τ

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On veut le nombre n de zones de champ pour atteindre la vitesse vp , d’où : II. Motorisation d’un AutoFocus à courant continu (d’après Centrale PSI 2015)

τ II.1. Principe d’une machine à courant continu à charge constante


n= (va − vp ) = 5
2L
1.
 Pour n zones de champ de longueur L, il faut ajouter n zones sans champ de même longueur que
doit également parcourir la luge. Ainsi, la longueur totale de la zone de freinage doit être :
a) Considérons la spire (M N P Q) représentée ci-
Ltot = 2nL = 10 m contre, centrée sur l’origine O du repère. Le champ
~
B(θ) est selon ~er et de même sens dans tout le plan
Rmq : La décélération semble importante et est probablement plus faible en pratique car le champ de la spire. Les résultantes F~1 et F~2 respectivement
magnétique proposé est difficilement réalisable. sur les segments M N et P Q sont

F~1 = ibB0 cos θ ~eθ et F~2 = −ibB0 cos θ ~eθ

En considérant i > 0 sur le schéma, on obtient les


directions de forces indiquées en vert.
Par ailleurs, compte-tenu de la géométrie du champ
magnétique, la force de Laplace est nulle le long de
N P et QM .

b) En suivant l’énoncé, on suppose la force appliquée au milieu de chaque segment, comme sur le schéma
ci-dessus 1 . Le bras de levier étant a2 , le moment par rapport à l’axe Oz sur chaque côté est
a
MzM N = MzP Q = .ibB0 cos θ
2
Les contributions étant nulles sur les côtés N P et QM ,
on peut les additionner pour obtenir le moment résul-
tant du couple (résultante nulle) sur la spire d’angle
θ ∈ [− π2 ; π2 ] (où θ représente la position du point M de
la spire) :
Γspire = iabB0 cos θ .

Dans le cas où θ ∈ [ π2 ; π] ou [−π; − π2 ], il faut considérer


l’effet du collecteur, qui inverse le sens du courant, ce
qui permet d’avoir un moment de même signe (cf spire
rouge ci-contre). Finalement on peut écrire en général :

Γspire = iabB0 | cos θ| .


c) On remplace un calcul discret impossible ici par un calcul continu avec une intégrale. En supposant
les spires uniformément réparties, le moment résultant sur le rotor complet est la valeur moyenne sur
θ du moment trouvé précédemment pour une spire multipliée par le nombre de spire N :
ˆ π ˆ π
N 4N 2 2
Γem = iabB0 | cos θ| dθ = iabB0 cos θ dθ d’où Γem = K0 i avec K0 = N abB0 .
2π −π 2π 0 π
K0 a la dimension d’un flux magnétique (unité Wb), à savoir :
[Γem ]
[K0 ] = d’où [K0 ] = M.L2 .T −2 .I −1 .
[i]
1. C’est un bon exercice de le redémontrer, en repartant de la définition du moment résultant sur chaque segment :
ˆ ˆ b
~ L MN = −−
→ −−
→ ~ 2 a
M OP ∧ (idOP ∧ B) = ( ~er + z~ez ) ∧ (idz~ez ∧ B(θ)~eθ ) = . . .
MN z=− b 2
2

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2. En appliquant l’égalité de conversion électro-mécanique de puissance, on obtient la puissance cédée par la La vitesse angulaire varie continûment car sinon l’énergie cinétique 12 JΩ2 serait discontinue ce qui impli-
force électromotrice e pour un solide en rotation autour d’un axe fixe : querait une puissance reçue infinie. A fortiori θ(t) est donc continue 2 . Donc on peut imposer les conditions
de continuité
Pce ind = ei = −PL = −Γem .Ω = −K0 iΩ t0 t0
Ω(t0 ) = Ωlim (1 − e− τ ) et θ(t0 ) = Ωlim t0 + τ Ωlim (e− τ − 1)
d’où l’on déduit par identification (car cela est valable en toute circonstance) : e = −KΩ . et la solution s’écrit alors

Remarque : en fait ce raisonnement est faux car le couple moyen s’appliquant sur une seule spire est Γr Γr
Ω(t) = Ω(t0 ) − (t − t0 ) et θ(t) = θ(t0 ) + Ω(t0 ) (t − t0 ) − (t − t0 )2 .
Γem /N = K/N.i. Ceci conduit à e = − K J 2J
N Ω, ce qui implique que les résultats qui suivent devraient dépendre
explicitement de N . L’énoncé original de Centrale est donc faux car N ne figure pas dans les expressions
données de τ et Ωlim , et la valeur de N n’est pas donnée. Ce n’est ni la première ni la dernière fois... On 6. On impose l’arrêt à la date tmp :
poursuit donc avec ces expressions !
3. JΩ(t0 ) t0
Ω(tmp ) = 0 ⇔ tmp = t0 + avec Ω(t0 ) = Ωlim (1 − e− τ ) .
Γr

JΩ(t0 )
Le circuit électrique équivalent à une seule spire est représenté Comme on a t − t0 = Γr ceci conduit après simplification à
ci-contre. La loi des mailles s’écrit
JΩ(t0 )2
θ(tmp ) = θmp = θ(t0 ) + ,
U = Re i − e = Re i + KΩ 2Γr

avec Γ0em = Ki, ce qui conduit à où θ(t0 ) est donné dans la question précédente.

U Re II.2. Application au moteur à courant continu DN12M de la marque Canon®


Ω= − 2 Γ0em .
K K
Γ0em
7. La droite donnant i a pour équation i = K . On mesure l’inverse de sa pente :

1, 1 × 10−3
K= = 2, 8 × 10−3 Wb .
4. On applique le Théorème Scalaire du Moment Cinétique (TSMC) au rotor selon l’axe Oz : 0, 40

J Ω̇ = Γ0em − Γr avec Γ0em = Ki . La droite donnant Ω est d’équation Ω = U


K − Re
K2
Γ0em . On mesure graphiquement sa pente p = − K
Re
2 ce
qui donne
L’équation électrique précédente permet d’éliminer i au profit de Ω par 12 × 103 × 2π
Re = K 2 |p| = (2, 75 × 10−3 )2 . 60
= 7, 3 Ω .
1, 3 × 10−3
U K
i= − Ω 8. Le couple de démarrage correspond à Ω = 0 donc au point d’intersection avec l’axe des abscisses :
Re Re
ce qui conduit à ΓD = 1, 3 × 10−3 N.m .

1 1 JRe U Γr Re Son expression théorique vérifie


Ω̇ + Ω = Ωlim avec τ= et Ωlim = − .
τ τ K2 K K2
U Re KU Re ΓD
La solution de cette équation linéaire d’ordre 1 à coefficients constants est donc la somme d’une solution Ω=0= − 2 ΓD ⇔ ΓD = ⇔ U= = 3, 5 V
t
K K Re K
particulière constante Ω = Ωlim et de la solution générale Ω = λe− τ . Dans les conditions initiales Ω(t =
0) = 0 donc U
On peut aussi déterminer U via l’ordonnée à l’origine Ω0 = K de cette même caractéristique :
− τt
Ω(t) = Ωlim (1 − e ) . 2π
U = KΩ0 = 2, 75 × 10−3 × 12 × 103 × = 3, 5 V .
Comme Ω = θ̇, on en déduit par intégration avec θ(t = 0) = 0 que 60

t JRe
θ(t) = Ωlim t + τ Ωlim (e− τ − 1) . 9. On obtient τ = = 23 ms.
K2

5. L’équation différentielle précédente est modifiée car Γ0em = Ki = 0 pour t ≥ t0 , donc 2. en tant que primitive d’une fonction continue

Γr
Ω̇ = − .
J

5 6
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10. Le point de fonctionnement en régime stationnaire est donné par la caractéristique Ω = f (Γ0em ) et la
condition imposée par la charge via le TSMC à savoir Γ0em = Γr .
Il faut donc connaître la charge Γr pour pouvoir répondre... information donnée dans la question d’après...
On suppose la charge connue : Γr = 0, 5ΓD = 6, 5 × 10−4 N.m. On en déduit la vitesse

U Re
Ωlim = − 2 Γr = 6, 3 × 102 rad.s−1 .
K K

On en déduit la puissance
Pem = Γ0em .Ωlim = Γr .Ωlim = 0, 41 W .

11. En rassemblant les valeurs numériques trouvées précédemment, on obtient d’après la question 5. :

θ(t0 ) = 48, 5 rad ≈ 7, 7 tr .

et d’après la question 6. :
θmp = 52, 0 rad ≈ 8, 3 tr .

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