Cours Algebre Generale
Cours Algebre Generale
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Algèbe Générale
3 Groupes 14
3.1 Vocabulaire et échauffements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.2 Groupes monogènes et cycliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.3 Théorème de Lagrange - HP mais... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.4 Groupes produits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1
6.4 Le théorème de Bezout . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
7 Algorithmique 38
7.1 Algorithme d’Euclide étendu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
7.2 Décomposition d’une permutation en produit de transpositions . . . . . . . 40
7.3 Exponentiation rapide et Codage RSA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
8 Résumons nous 43
8.1 Groupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
8.2 Anneaux et corps, généralités, notion d’idéal . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
8.3 Compléments d’arithmétique, les anneaux Z et K[X] . . . . . . . . . . . . . 46
8.4 L’anneau Z/nZ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
9 Quelques corrigés 49
2
1 Au commencement...
1.1 De brefs rappels
Exercice 1
1. Décrire un algorithme de division euclidienne en n’utilisant que la soustraction
comme opération arithmétique, produire par la même occasion la preuve du théorème
précédent ;
2. Écrire un programme récursif qui prend a et b en données et retourne le couple (q, r);
(7.1)
φ : (a, b) ∈ N × N∗ → (q, r) ∈ N2
3
1.2 Algorithme d’Euclide, identité de Bezout
Exercice 2 l’algorithme d’Euclide et sa programmation
1. Soient a et b deux entiers, (q, r) le résultat de la division euclidienne de a par b :
a = bq + r, 0 ≤ r < b.
pgcd(a, b) = au + bv;
(identité de Bezout)
Démonstration c’est l’exercice précédent ; on notera toutefois que l’on peut calculer
pratiquement les coefficients de Bezout de la façon suivante : si rn est le dernier reste non
nul, on a rn−2 − rn−1 qn−1 = rn , on remplace alors rn−1 et rn−2 en usant des relations
ri−1 − ri qi = ri+1 .
Démonstration
⇒ conséquence de l’algorithme d’Euclide étendu ;
⇐ on observe qu’un diviseur commun à a et b divise 1 ;
4
Exercice 3 théorème de Lamé (1845) ou pourquoi MAPLE est utilisable
On se propose ici d’évaluer le nombre d’opérations réalisées par l’algorithme d’Euclide
lors d’une exécution avec comme données a et b.
1. La suite de Fibonacci (Léonard de Pise 1 ) est définie de la façon suivante :
F0 = 0, F1 = 1 et Fn+2 = Fn+1 + Fn .
a ≥ Fn+1 , b ≥ Fn .
r0 = q1 r1 + r2 G? ≥ G ? + G?
r1 = q2 r2 + r3
r3 = q3 r3 + r4
.. ..
. .
ri−1 = qi ri + ri+1 G? ≥ G ? + G?
.. .. .. ..
. . . .
rn−2 = qn−1 rn−1 + rn G3 ≥ G2 + G1
rn−1 = qn rn + rn+1 G2 ≥ G1 + G0
Démonstration : on fera appel au théorème de Bezout pour écrire une relation au+bv =
1 puis axu + bxv = x...
1. Attention : Lamé (XIX˚ siècle) n’est pas disciple de Léonard (XII˚ siècle)
5
Théorème 5 théorème fondamental de l’arithmétique
Tout entier naturel n > 1 est d’une façon et d’une seule produit de facteurs premiers :
Y
n= p αp
p∈P
Démonstration
on procède par récurrence tant en ce qui concerne l’existence que l’unicité :
Exercice 5
Démontrer
Q qu’il existe une infinité de nombres premiers. Raisonner par l’absurde en posant
P = pk ...
Exercice 7 brèves
1. Montrer que si p est un nombre premier supérieur ou égal à 5, 24|p2 − 1 (Mines)
2. Partant de l’écriture de n en base 10, on enlève le dernier chiffre, qu’on retranche
deux fois au nombre ainsi découpé. On obtient m, qui est divisible par 7 ssi n l’est.
Formalisez et prouvez.
Exemple : 31976 → 3197 − 2 × 6 = 3185 → 318 − 2 × 5 = 308 → 30 − 2 × 8 = 14 qui
est divisible par 7.
6
1. Calculer les premiers termes de cette suite, conjecturer, déconjecturer.
2. Comparer le produit nk=0 Fk à Fn+1 . Conjecturer et démontrer.
Q
P 1 P 1
2. Déterminer le produit de Cauchy des séries géométriques p
et .
2 3p
1 1 1
3. Donner une expression judicieuse de sous forme de série.
1 1 1
1− 1− 1−
2 3 5
On note Tn la nième somme partielle de cette série. Développer T2 et montrer que
l’on a l’encadrement
H(6) ≤ T2 ≤ H(25)
1
dans lequel H(n) désigne la somme partielle de la série harmonique H(n) = nk=1 .
P
k
4. On note (pn )n la suite des nombres premiers (ainsi p1 = 2, p2 = 3, p3 = 5, p8 = 19
etc...). On définit une suite (Pn )n en posant
n
Y 1
Pn = .
1
k=1 1 −
pk
(a) Montrer que
∞
X X 1 1 1
Pn = θn,m où θn,m = α α
... αn .
2 31 2 pn
m=0 (α1 +...+αn )=m
PN
(b) On considère la somme partielle PnN = m=0 θn,m . Montrer que PnN ≤ H(pN
n ).
(c) Soit K un entier compris entre 1 et min(2N , pn ). On suppose que K se décompose
a
en K = 2a1 3a2 ...pj j .
Justifier que tout nombre premier pi figurant dans cette décomposition avec
ai > 0 est inférieur à pn et que a1 + a2 + ... + aj ≤ N.
(d) Démontrer que pour tout (n, N ) ∈ N2 , il existe un entier q, que vous déterminerez,
tel que H(q) ≤ PnN . En déduire que H(q) ≤ Pn puis que lim Pn = +∞.
P 1
5. Déterminer la nature de la série ln 1 − .
pk
P 1
6. Montrer que la série diverge.
pk
7
2 Congruences : l’anneau Z/nZ
2.1 Sous groupes de (Z, +), congruences
Démonstration :
⇐: facile et immédiat
⇒: division euclidienne ;
Proposition 7 classes
1. La relation de congruence modulo n a les propriétés suivantes (qui en font une
relation d’équivalence (voir rappel en annexe, pas de démonstration !)) :
– a ≡ a[n];
– a ≡ b[n] ⇒ b ≡ a[n];
– a ≡ b[n] et b ≡ c[n] ⇒ a ≡ c[n].
2. Un entier a est congru modulo n à un et un seul des entiers 0,1,...n-1, qui est le reste
dans la division de n par a.
3. La relation de congruence modulo n est compatible avec l’addition, à savoir :
8
– L’ensemble Z/nZ muni de cette addition est un groupe commutatif ;
– L’application a ∈ Z → ā ∈ Z/nZ est un morphisme de groupe surjectif dont le noyau
est Z/nZ. On l’appelle morphisme canonique de (Z, +) sur (Z/nZ, +).
Démonstration : facile.
ā + b̄ = a + b;
ā × b̄ = a × b;
– L’ensemble Z/nZ muni de l’addition et de la multiplication ainsi définie est un anneau
commutatif ;
9
2.2 Eléments générateurs du groupe (cyclique) (Z/nZ, +), inversibles de
l’anneau (Z/nZ, +, ×)
Définition 4
• Soit (G, ?) un groupe et F une partie de G. Le sous-groupe engendré par F est le
plus petit sous groupe contenant F (intersection des sous-groupes contenant F ). On note
< F > ce sous-groupe de partie génératrice F.
• (G, ?) est monogène s’il admet un singleton comme partie génératrice.
• (G, ?) est cyclique s’il est monogène et fini.
Exercice 12 exemples de groupes monogènes, cycliques, de générateurs
1. Soit a ∈ Z; quel est le sous-groupe engendré par a?
2. Montrer que (Z, +) est monogène, donner ses générateurs.
3. Montrer que (Z 2 , +) admet une partie génératrice composée de deux éléments.
4. Montrer que (Z2 , +) n’est pas monogène. On raisonnera par l’absurde en caractérisant
le sous-groupe engendré par un singleton {(u, v)}.
5. Donner une condition nécessaire et suffisante sur le couple ((a, b), (c, d)) pour que ce
soit une famille génératrice de Z2 .
6. Quels sont les sous-groupes cycliques des groupes (Z/8Z , +) et (Z/5Z , +)?
Démonstration
• (Z/nZ, +) est un groupe cyclique puisqu’il est fini et parce que {1̄}, par exemple, est
génératrice.
Recherchons les éléments générateurs.
• Observons tout d’abord que le sous-groupe F engendré par x̄ ∈ Z/nZ, est {px/p ∈ Z}.
⊂ On montre par récurrence que px ∈ F pour p ∈ N :
- 0̄ ∈ F qui contient l’élément neutre ;
- px ∈ F ⇒ px + x̄ = (p + 1)x ∈ F qui est stable par addition ;
- Pour p ∈ Z − , on observe que px = −|p|x ∈ F qui contient les opposés de ses éléments.
⊃ On vérifie sans peine que {px/p ∈ Z} est un sous-groupe de Z/nZ, comme il contient
x̄, il contient F.
• Supposons maintenant que x̄ soit générateur de Z/nZ; F contient alors 1̄ ce qui signifie :
- Il existe p ∈ Z tel que px = 1̄
- Il existe p ∈ Z tel que px ≡ 1[n]
- Il existe p ∈ Z, q ∈ Z tel que px − qn = 1 et ainsi (par le théorème de Bezout) x et n
sont premiers entre eux.
• La réciproque est évidente : si x et n sont premiers entre eux, 1̄ ∈ F et donc, comme 1̄
engendre Z/nZ, x̄ engendre Z/nZ.
10
Application fondamentale : deux amants se donnent rendez vous toutes les 5 heures.
Montrer qu’ils se seront rencontrés à toutes les heures du jour et de la nuit.
indication : ils vivent dans une société relativement permissive ou sont très habiles.
Exercice 13 voir feuille Maple page 11 pour les calculs dans Z/nZ
1. Que peut on dire du nombre de solutions de l’équation x2 = a dans un corps, dans
un anneau quelconque ?
Préciser pour R, C. Étudier z 2 = 0 dans Z/13Z dans Z/12Z ...
Pour les équations suivantes, regarder si vous pouvez les écrire sous la forme ca-
nonique avant tout.
2. Résoudre Z 2 − 10Z + 6 = 0 dans Z/12Z
3. Résoudre Z 2 − 5Z + 6 = 0 dans Z/12Z
4. Résoudre Z 2 − 5Z + 6 = 0 dans Z/13Z
11
Calculs modulo 12
> restart;
le calcul des congruences
> 12 mod 12;
39 mod 12;
0
3
> Z12Z:=[seq(k, k=0..11)];
Z12Z := [ 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 ]
les solutions de Z^2-5*Z+6 =0 dans Z/12Z.
> P:= Z -> Z^2-5*Z+6 mod 12:
map(P, Z12Z);
[ 6, 2, 0, 0, 2, 6, 0, 8, 6, 6, 8, 0 ]
les doubles et les carrés
[ 0, 2, 4, 6, 8, 10, 0, 2, 4, 6, 8, 10 ]
[ 0, 1, 4, 9, 4, 1, 0, 1, 4, 9, 4, 1 ]
Calculs modulo 13
> Z13Z:=[seq(k, k=0..12)];
Z13Z := [ 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 ]
les solutions de Z^2-5*Z+6 =0 dans Z/13Z.
[ 0, 2, 4, 6, 8, 10, 12, 1, 3, 5, 7, 9, 11 ]
[ 0, 1, 4, 9, 3, 12, 10, 10, 12, 3, 9, 4, 1 ]
>
12
2.3 Le groupe des inversibles de l’anneau Z/nZ
On observera sans peine que l’ensemble des éléments inversibles d’un anneau (A, +, ×)
forme un groupe multiplicatif (et qui se confond avec A\{0} ssi A est un corps !) ; par
exemple
– le groupe des éléments inversibles de Z est {−1, 1};
– le groupe des éléments inversibles de K[X] est K∗ (constantes non nulles) ;
Exercice 14
1. (a) Expliciter le groupe des inversibles de Z/8Z donner la table de ce groupe.
(b) Est il cyclique ? peut on en donner une partie génératrice ?
(c) Construire un isomorphisme de groupes entre (Z/2Z × Z/2Z , +) et (Z/8Z )× .
Est-ce le seul possible ?
2. Expliciter de même le groupe des inversibles de Z/12Z et en donner la table. Est il
cyclique ? En donner tous les sous-groupes.
Exercice 15 Mines
On note U le groupe des inversibles de Z/32Z .
1. Quel est l’ordre de 5 dans ce groupe ;
2. Donner un groupe additif isomorphe à U.
Exercice 16 On note Fp = Z/pZ lorsque p est premier.
1. Combien y a-t-il de carrés dans Fp ? Dessiner. Quelle est leur somme ?
2. Déterminer les carrés des éléments de F7 ;
Exercice 17 Soient a, b, c trois entiers. On suppose que a3 + b3 + c3 est divisible par 7.
Montrer qu’il en va de même pour a b c.
Exercice 18 Quels sont les entiers n pour lesquels 7|nn − 3?
Exercice 19 CCP 2012
1. Quel est l’ordre de 3 dans Z/11Z ? (formulé : Déterminer le plus petit entier p ≥ 1
tel que 3p ≡ 1[11])
2. Démontrer que pour tout entier naturel n, 3n+2102 − 9 × 52n est divisible par 11.
13
3 Groupes
3.1 Vocabulaire et échauffements
Définition 5 rappel du vocabulaire de base
groupe : Soit E un ensemble non vide et ? une loi interne sur E. On dit que (E, ?) est
un groupe ssi
– la loi ? est associative ;
– il existe e ∈ E tel que ∀x ∈ E, x ? e = e ? x = x (on dit que e est élément neutre
pour ?)
– pour tout x ∈ E il existe x0 ∈ E tel que x ? x0 = x0 ? x = e, (on dit que x0 est
inverse ou symétrique de x).
sous-groupe Soit (E, ?) un groupe d’élément neutre e, on dit qu’une partie H de E est
un sous groupe de (E, ?) ssi
– H est non vide ;
– pour tout couple (x, y) d’éléments de H, x ? y −1 ∈ H.
ordre d’un groupe on appelle ordre d’un groupe fini, le nombre de ses éléments ;
partie génératrice on dit qu’une partie F d’un groupe G, est une partie génératrice de
G0 , sous-groupe de G ssi G0 est le plus petit sous-groupe contenant F (ou, voir la
proposition ci-dessous, l’intersection des sous-groupes de E contenant F );
groupe monogène c’est un groupe engendré par un de ses éléments
groupe cyclique c’est un groupe monogène fini (voir le théorème 16) ;
générateur a est générateur d’un groupe (nécessairement monogène ou cyclique) si {a}
est une partie génératrice de ce groupe ; l’ordre d’un élément de G est l’ordre du
sous-groupe qu’il engendre ;
morphisme une application f : (G, ?) → (H, ∗) est un morphisme de groupe ssi pour
tous (a, b) ∈ G2 on a f (a ? b) = f (a) ∗ f (b);
noyau avec les mêmes notations, le noyau d’un morphisme f est le sous groupe de G
formé des antécédents de l’unité de H;
isomorphisme c’est un morphisme bijectif ;
14
1. Le noyau de φ est un sev de (G, ×).
2. Ker(φ) = {eG } ssi φ est injectif.
Démonstration
15
Théorème 17 racines de l’unité dans C
• L’ensemble Un des racines niemes de l’unité dans C, muni de la multiplication est un
groupe cyclique.
• Ses générateurs (appelés racines primitives de l’unité) sont les éléments e2ipπ/n où p est
premier avec n.
Exercice 21 Calculer
8
X (2k + 1))π
cos .
19
k=0
Démonstration
16
3.3 Théorème de Lagrange - HP mais...
Exercice 24
1. Expliciter la table du groupe produit U2 × U2 . S’agit il d’un groupe cyclique ? Quels
sont les sous-groupes cycliques de G?
2. Expliciter la table du groupe produit U3 × U2 . S’agit il d’un groupe cyclique ?
3. Explicitez le groupe des isométries du plan qui laissent globalement invariant un
triangle équilatéral. Peut on en donner des parties génératrices est il isomorphe au
précédent ?
17
Exercice 26 produit de groupes cycliques
1. Donner un condition nécessaire pour qu’un produit de 2 groupes cycliques d’ordre
n et m soit cyclique (étudier un élément x = (w1 , w2 ));
2. Montrer que si n et m sont premiers entre eux, le produit de deux groupes cycliques
d’ordres respectifs n et m est cyclique.
voir aussi le théorème chinois 27 et l’exercice 27 .
Exercice 27
1. Vérifier que (Z/3Z , +) × (Z/2Z , +) est un groupe cyclique.
2. Déterminer à un isomorphisme près les groupes commutatifs d’ordre 6.
3.5 Exercices
Exercice 28 questions brèves :
1. Soit G un groupe multiplicatif, a ∈ G.
φ : x ∈ G → a−1 xa ∈ G,
Vous expliciterez avec soin l’inverse d’un tel élément. Les choses se simplifient
elles lorsque E est commutatif ?
(b) Illustrations :
i. Quel est le sous-groupe de (R∗ , ×) engendré par 1/2 et 1/3?
ii. Quel est le sous-groupe du groupe des bijections de R∗ dans lui-même
engendré par x → 1/x et x → x + 1?
2. On suppose que chaque Gi possède une partie génératrice formée de 2 éléments.
Donner une partie génératrice de G1 × G2 ;
3. Pour le plaisir d’une analogie : si E et F sont deux K−espace vectoriels de dimensions
n et m, que dire de la dimension de E × F ? (vous définirez ce qui doit l’être)
18
Exercice 30 un groupe de matrices
On considère les endomorphismes de C4 associés aux matrices
0 0 0 1 0 0 0 i
0 0 1 0 0 0 −i 0
A= B=
0 1 0 0 0 i 0 0
1 0 0 0 −i 0 0 0
0 0 1 0 1 0 0 0
0 0 0 −1 0 1 0 0
C= D= .
1 0 0 0 0 0 −1 0
0 −1 0 0 0 0 0 −1
1. Ecrire le carré de la matrice E = xA + yB + zC + tD, en déduire des relations
remarquables vérifiées par A, B, C, D.
2. Soit G le sous-groupe de GL4 (C) engendré par {A, B, C, D}. Montrer que tous ses
éléments sont de la forme
±Aα1 B α2 C α3 Dα4
avec α = (αi ) ∈ {0, 1}4 .
Calculer en particulier l’inverse
Exercice 31 Quel est le plus petit entier n pour lequel il existe un groupe non com-
mutatif d’ordre n ?
19
Exercice 32 groupes d’isométries laissant une figure invariante
1. Soit A un ensemble non vide et B(A) l’ensemble des bijections de A sur lui-même.
Montrer que la loi de composition des applications notée ◦, est une loi interne sur
B(A) et que (B(A), ◦) est un groupe (groupe des bijections de A).
2. On rappelle qu’une application affine d’un espace euclidien dans lui-même est une
application de la forme f (x) = φ(x) + u où φ est linéaire. Une transformation
affine est une application affine bijective.
(a) Montrer qu’une application affine conserve le barycentre (après avoir défini cette
expression) ;
(b) Soit f une application affine. Montrer que les trois énoncés suivants sont équivalents :
– f est une transformation affine ;
– φ ∈ GL(E)
– il existe trois points non alignés dont les images par f ne sont pas alignées ;
– pour toute famille de trois points non alignés, les images par f ne sont pas
alignées.
(c) Montrer que f est une isométrie affine (ie : ||f (x) − f (y)|| = ||x − y||) ssi
φ ∈ O(E);
(d) Montrer que deux applications affines du plan qui coı̈ncident en trois points
non alignés sont égales.
3. Soient A, B, C trois points distincts du plan affine euclidien.
(a) Montrer que les transformations affines qui laissent T = {A, B, C} stable (ie :
Φ(T ) ⊂ T ) forment un groupe qui ne contient aucune translation de vecteur
non nul.
20
(b) Caractériser les éléments de ce groupe en dresser la table, faire apparaı̂tre les
sous-groupes ; donner une partie génératrice.
(c) Montrer que ce groupe est isomorphe au groupes des permutations de 3 éléments
a,b,c.
(d) Montrer que le groupe des isométries qui laissent T = {A, B, C} invariant (ie :
Φ(T ) ⊂ T ) est un sous-groupe du précédent. Lui est il égal ?
On notera : id, r1 , r2 , s(Ag) , s(Bg) , s(Cg) ... où g est le centre de gravité du triangle,
r1 = rot(g, 2π/3), r2 = r1 ◦ r1 , s(Bg) la symétrie orthogonale d’axe (Bg), etc...
4. Idem avec 4 points non coplanaires formant un tétraèdre régulier dans l’espace...
Exercice 33
Soit un entier naturel, n ≥ 2. On note A l’ensemble des matrices M ∈ Matn (Z) pour
lesquelles il existe p ≥ 1 tel que M p = In .
1 0 0 1
1. On donne, pour n=2, A = ,B = . S’agit il d’éléments de A? Le
0 −1 1 0
groupe multiplicatif qu’elles engendrent est il contenu dans A ?
2. (a) Montrer que l’ensemble des polynômes unitaires (ie : de coefficient dominant
égal à 1),de degré n, à racines de modules 1 et à coefficients entiers est fini.
(b) En déduire qu’il existe un entier P tel que pour toute matrice de A, M P = In .
3. On se propose de montrer que tout groupe multiplicatif formé d’éléments de A est
fini :
(a) Soit G un tel groupe. Soit (Ai )1≤i≤p une base de V ect(G) et T l’application de
G dans Cp définie par
Exercice 34
Soit G un groupe qui n’admet pour sous-groupes que les sous-groupes triviaux : {e} et G
lui-même.
21
– Montrer que G est monogène ;
– Montrer que G est cyclique (monogène et fini) ;
– Montrer que Card(G) est premier ou égal à 1.
Exercice 36
On considère un groupe G tel que pout tout x ∈ G, x2 = e.
1. Montrer que G est commutatif (considérer (xy)(xy)...)
2. Soit H un sous-groupe de G et x ∈
/ H. Montrer que le sous-groupe engendré par
H ∪ {x} est de cardinal 2CardH.
3. En déduire que Card G est une puissance de 2.
22
4 Anneaux et corps, généralités, notion d’idéal
Définition 7 anneaux commutatifs, corps et idéaux
1. Un ensemble A muni de deux LCI notées + et × est un anneau ssi
– (A, +) est un groupe commutatif ;
– la loi × est distributive par rapport à + :
– (a + b) × c = a × c + b × c, c × (a + b) = c × a + c × b;
– A possède un élément neutre pour ×;
On dit que A est un anneau d’intégrité si, de plus :
xy = 0 ⇒ x = 0 ou y = 0;
2. On dit que l’anneau (A, +, ×) est un corps ssi tout élément son nul de A est
inversible (pour ×) (c’est alors un anneau d’intégrité) ;
3. Une partie non vide de I ⊂ A, est un sous-anneau si c’est un sous-groupe de (A, +)
qui est aussi stable pour la loi × et contient l’élément neutre.
4. Soient (A, +, ×) et (B, +, ?) deux anneaux ; on dit qu’une application φ de A vers
B est un morphisme d’anneaux lorsque
– c’est un morphisme de groupes de (A, +) vers (B, +);
– on a la formule : φ(a × b) = φ(a) ? φ(b);
5. produit de deux anneaux (A, +, ×) et (B, +, ×), c’est l’anneau (A × B, +, ×)
dont les opérations sont définies par
Définition 8 idéal
Soit A un anneau de lois + et ×. Un idéal de A est une partie I, de A est un sous-groupe
de (A, +) tel que
∀x ∈ A, ∀j ∈ I, x × j ∈ I et j × x ∈ I.
Exercice 38 exemples
1. les polynômes de la forme P A + BQ, (A, B) donné et (P, Q) décrivant K[X]2 , dans
A = K[X].
2. les fonctions de E ensemble quelconque, dans R nulles sur une partie donnée de E,
dans A = F(E, R).
3. les multiples de a dans Z...
23
Exercice 39 exemples d’anneaux et d’idéaux, brèves
On sait que (Z, +, ×), (K[X], +, ×), (L(E), +, ◦), l’ensemble F(X, A) (des fonctions de
X vers l’anneau A) muni de l’addition et de la multiplication des fonctions, sont des
anneaux...
1. Quels sont les anneaux d’intégrité parmi eux ?
2. Vérifier que dans F(X, A) l’ensemble des fonctions nulles sur U ⊂ X est un idéal ;
√ √ √
3. Soit q un naturel non carré. On note Z[ q], Q[ q], les éléments de la forme a + b q,
avec a et b dans Z ou Q respectivement. Anneaux, corps ?
4. Donner des exemples de sous-anneaux qui ne sont pas des idéaux ;
5. Quels sont les idéaux d’un corps ?
6. Soit A un anneau et a1 , ..., an ∈ A, montrer que l’ensemble des éléments de la forme
a1 u1 + .... + an un ,
est, un idéal et que c’est l’intersection de tous les idéaux contenant les ai .
7. Ordonner les idéaux de Z que sont {0}, Z, 2Z, 3Z, 4Z, 5Z, 6Z, 8Z, 9Z, 12Z, 15Z...
8. Préciser 18Z ∩ 12Z, 14Z ∩ 21Z.
Démonstration immédiat ;
Définition 9
si U est une partie non vide de A, on appelle idéal engendré par U l’intersection des idéaux
de A contenant U ;
24
Démonstration seraient-ce immédiatetés ?
au + bv = 1.
Théorème 26
Soit (A, +, ×) un anneau intègre (ou un corps) dont l’élément neutre pour la multiplication
est noté 1A .
25
– Il existe un morphisme d’anneaux, non nul, et un seul φ : (Z, +, ×) → (A, +, ×);
– Le noyau de φ est un sous-groupe nZ de Z. Lorsque ce sous-groupe n’est pas réduit à
{0}, il existe un morphisme injectif ψ : Z/nZ → A et un seul tel que φ = ψ ◦m où m est
le morphisme canonique de Z sur Z/nZ, ce que l’on aime à résumer par le diagramme :
φ
Z → A
m& ↑ ψ
Z/nZ
– Lorsque A est un corps, l’entier n est premier ou nul, on dit que c’est la caractéristique
du corps A.
Démonstration
– Construction de φ :
Analyse on commence par prouver que si φ est un morphisme d’anneaux non nul,
φ(0) = 0A et φ(1) = 1A . On en déduit φ(n) = n1A pour n ∈ N (avec la convention
Ox = 0A , (n + 1)x = nx + x, pour n ∈ Nx ∈ A, puis nx = −|n|x pour n ∈ Z− ). Cela
prouve l’unicicité de φ.
Synthèse on vérifie sans peine que l’application définie par φ(n) = n1A , n ∈ Z, est un
morphisme d’anneaux (récurrences).
– Le noyau de φ est un sous-groupe de Z, de la forme nZ; si n 6= 0, on s’assure que
ψ(x̄) = φ(x).
Exemples
• le corps Z/pZ lorsque p est premier est de caractéristique p;
• Q, R, C sont de caractéristique nulle ;
• il existe des corps de caractéristique p (premier) autres que Z/pZ ; voir par exemple
l’exercice 48.
Exercice 42
26
1. Montrer que dans un corps commutatif de caractéristique p, (x + y)p = xp + y p ;
2. Montrer que si p est premier et a ∈ N, ap ≡ a[p]; comparer à la résolution précédente.
Théorème 27 Soient n1 , n2 , ..., np des entiers > 0, premiers entre eux deux à
deux, de produit égal à Q
n.
– Les anneaux Z/nZ et i Z/ni Z sont Q isomorphes.
– Les groupes commutatifs Z/nZ× et i (Z/ni Z )× sont isomorphes.
27
Définition 10 indicatrice d’Euler
On appelle indicatrice d’Euler l’application φ : N → N définie par
φ(n) = Card (Z/nZ)× .
Démonstrations
– pour n = p ou n = pα , c’est chose facile
– pour n quelconque on propose en exercice deux démonstrations ; la seconde ne faisant
pas appel au théorème chinois est plus conforme au programme :
avec le théorème chinois
1. Pour montrer que φ est multiplicative, repérer les inversibles de Z/nZ × Z/mZ
lorsque n et m sont premiers entres eux et comparer aux inversibles de Z/nmZ ;
2. en déduire la formule générale
sans le théorème chinois démonstration combinatoire
1. Vous savez compléter la formule de dénombrement Card(A ∪ B) = ... Donner
la formule correspondant à la réunion de s parties.
2. On considère n = di=1 pαi i . Combien y a-t-il d’entiers compris entre 1 et n − 1
Q
ayant pi1 × pi2 ... × pis comme facteur commun avec n?
3. Calculer φ(n);
4. Déduire de la formule explicite que φ est multiplicative.
28
5.4 Exercices
Exercice 46 théorème de Wilson
1. Soit p un nombre premier.
(a) Montrer que (p − 1)! ≡ −1 [p];
(b) Montrer que si p ≡ 1[4], (p − 1)! = −1 est un carré dans Z/pZ
(c) Qu’en est il si p ≡ 1[4]?
2. On suppose que n n’est pas premier, que vaut (n − 1)! [n]?
(a) Vérifier que muni de ces deux lois F5 × F5 est un corps de caractéristique 5 ;
(b) Montrer que F5 est isomorphe à un sous-corps de F5 × F5 .
Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?
29
Exercice 50 codage et Q décodage RSA
On rappelle que si n = pαi i , les entiers pi étant premiers et distincts, le nombre des
entiers premiers avec n compris entre 1 et n est
Y 1
φ(n) = n 1− .
pi
1. (a) Vérifier que pour tout élément inversible x̄, de l’anneau Z/12Z , on a x̄φ(n) = 1̄.
(b) Qu’en est il dans Z/13Z ?
2. On se propose de généraliser ce qui vient d’être observé. Pour cela considérons ā un
élément inversible de Z/nZ et l’application
30
6 A propos des polynômes
6.1 Division euclidienne des polynômes
Théorème 29
Soit K un corps. L’anneau des polynômes sur K est un anneau d’intégrité sur lequel est
définie une division euclidienne :
31
2. Soit A une matrice carrée d’ordre 4, à coefficients complexes, on définit une suite
(Xk )k en posant :
X0 = A
1
Xk+1 = A Xk − Tr(Xk )I4 .
k+1
Montrer que la suite est stationnaire (ie : constante à partir d’un certain rang) et
montrer que l’on peut exprimer le polynôme caractéristique de A en fonction des
premiers termes de la suite (Xk )k .
Que dire de σ4 ?
1 2 3 4
4 −1 1 0
3. On donne A = , calculer son polynôme caractéristique sans utiliser
2 −2 0 0
0 1 2 3
de formule directe de calcul de déterminant.
(b) Donner une matrice M dont P (X) est le polynôme caractéristique. Que peut
on dire de R(M )?
3. Soit P un polynôme de Zn [X] se factorisant sur C en
n
Y
P (X) = (X − αk ).
k=1
32
Exercice 53
Soient f et g deux polynômes de C[X], de degrés respectifs p ≥ 1 et q ≥ 1.
1. Montrer que f et g ont une racine commune si et seulement si :
il existe deux polynômes non nuls, A et B tels que
(i) deg(A) ≤ q − 1
(ii) deg(B) ≤ p − 1
(iii) A f + B g = 0
2. On considère l’application
correction
1. ⇒:
QOn suppose que f etQg ont une racine commune. On factorise dans C : f (X) =
a (X − αi ), g(X) = b (X − βj ).
On note αi0 = βj0 une racine commune. On pose
g −f
A= , B= .
X − βj0 X − αi0
⇐: on suppose qu’il existe A, B tels que (i),(ii) et A f + B g = 0.
2. φ est linéaire les espaces de départ et d’arrivée ont la même dimension : p + q. φ est
bijective ssi Ker(φ) = {0}...
3. On choisit comme bases :
et la base canonique.
a 0 0 a 0
1 a 0 a a
La matrice est alors, pour a 6= 0 : −1 1
a 0 a et son déterminant est :
0 −1 1 1 0
0 0 −1 0 1
a 4 a2 − 4 a − 1 , et a pour racines :
√ √
1/2 − 1/2 2, 0, 1/2 2 + 1/2.
33
Exercice 54 majoration des racines ou des coefficients
1. Montrer que l’ensemble des polynômes unitaires (ie : de coefficient dominant égal à
1),de degré n, à racines de modules 1 et à coefficients entiers est fini.
2. Soit F (X) = X n + an−1 X n−1 + ... + an−k X n−k + ... + a0 , un polynôme à coefficients
complexes.
(a) Montrer que si α est une racine de F, alors
1 |an−k |
|α| ≤ max
21/n −1 k (nk )1/k
divise F. Montrer que si les racines de F, vérifient |α| ≤ R, alors, les coefficients
de G vérifient :
|bj | ≤ sup(qk )Rk .
34
6.3 Idéaux de K[X]
Théorème 30
Dans K[X], tout idéal I est de la forme I = G(X) × K[X]. On dit que G est un générateur
de l’idéal I et on note I = (G(X)).
Le polynôme G(X) est unique à une constante multiplicative prés, ie :
Définition 11 – on appelle pgcd de deux polynômes non nuls A(X) et B(X) un générateur
de l’idéal (A(X)) + (B(X));
– on appelle ppcm de deux polynômes non nuls A(X) et B(X) un générateur de l’idéal
(A(X)) ∩ (B(X));
RN = pgdd(A, B) = uN A + vN B
Exercice 55 exemples
Montrer que deux polynômes scindés sont premiers entre eux ssi ils n’ont pas de racine
commune ;
35
3. il existe deux polynômes P et Q tels que
AP + BQ = 1.
Démonstration
– 1 ⇒ 2 : A et B premiers entre eux, nous supposerons.
L’idéal I = {AP + BQ; (P, Q) ∈ K[X]} est de la forme I = D × K[X]. D divise donc
A comme B qui sont éléments de I (remplacer P et Q comme il se doit...). D est donc
une constante non nulle, et {AP + BQ; (P, Q) ∈ K[X]2 } = K[X].
– 2 ⇒ 3 : comme 1 ∈ I, il existe des polynômes tels que AU + BV = 1;
– 3 ⇒ 1 : AP + BQ = 1, nous supposerons :
Si D divise à la fois A et B, AP + BQ = 1, il divisera, et donc scalaire il sera.
Démonstration
Exercice 56
Montrer que le polynômeP (X) = X 3 − 2 est irréductible sur Q[X].
Exercice 57 Centrale
Soit V une partie finie de C et I(V) l’ensemble des polynômes f de C[X] tels que f (x) = 0
pour tout x ∈ V.
1. Montrer que I(V) est un idéal de C[X]. Donner un générateur.
2. Soit
Yp
f (X) = a (X − αk )νk et V = {αi }.
k=1
f
Montrer que le polynôme , engendre I(V).
pgcd(f, f 0 )
3. Déterminer l’idéal I(V) lorsque V = f −1 ({0}) et f (X) est le polynôme
X 12 + X 11 + X 10 + 2 X 8 + 4 X 7 + 4 X 6 + 2 X 5 + X 4 + 3 X 3 + 4 X 2 + 3 X + 1
36
correction
p
X p
Y νk
νj −1
Df (X) = a (X − αk ) νj (X − αj )
j=1 k=1
k6=j
p
Y
pgcd(f, D(f )) = a (X − αk )νk −1
k=1
p
f Y
φ= = (X − αj ).
pgcd(f, D(f ))
j=1
3. F:=X^12+X^11+X^10+2*X^8+4*X^7+4*X^6+2*X^5+X^4+3*X^3+4*X^2+3*X+1;
DF:=diff(F,X);
phi:= quo(F,gcd(F,DF),X);
On obtient φ = X 5 + X + 1.
37
7 Algorithmique
7.1 Algorithme d’Euclide étendu
• L’algorithme pour les nombres est décrit dans l’exercice 2. Donnons un programme
récursif pour la division euclidienne et l’algorithme d’Euclide simple,
DivEucl:=proc(a,b)
#=================
local q,r;
if b=0 then Error(cat("dans ", procname, ", division par 0"));
elif a < b
then [0,a];
else DivEucl(a-b,b)+[1,0];
fi;
end:
Euclide:=proc(a,b)
#=================
if b=0 then a
else
DivEucl(a,b);
Euclide(b,%[2]);
fi;
end:
puis un un programme itératif avec une boucle while pour l’algorithme d’Euclide étendu
aux coefficients de Bezout, on utilise les matrices comme dans l’exercice 2, mais ce n’est
pas ce que vous feriez à la main, attention :
Bezout:=proc(a,b)
#===============
local r0,r1,q, r, M;
r0:=max(a,b);
r1:=min(a,b);
M:=diag(1,1);
while r1<0 do
DivEucl(r0,r1);
q:=%[1];
r:=%%[2]:
r0:=r1; r1:=r;
M:=evalm(matrix([[0,1],[1,-q]])&*M);
od;
r0,M[1,1],M[1,2]
end:
38
• Pour les polynômes nous écrirons
DivEuclPoly:=proc(A,B,X)
#=======================
local Q1, Q, R,p,q ;
option trace;
p:=degree(A);
q:=degree(B);
if p < q
then [0, A];
else
R:=A;
Q := 0;
while (degree(R) = q) do
p:= degree(R);
Q1:= coeff(R,X,p)/coeff(B,X,q)*X^(p-q);
Q := Q + Q1;
R:= (sort@expand)(R-Q1*B);
od;
fi;
[Q,R];
end:
39
7.2 Décomposition d’une permutation en produit de transpositions
Exercice 58 mise en œuvre de la méthode
Programmation : on se propose d’implémenter l’algorithme que sous-tend la démonstration
du théorème 48. On représentera pour cela les permutations par des listes.
1. Écrire une fonction MAPLE, Composer2(T,S) qui prend pour arguments deux
listes de n ≥ 2 entiers (de 1 à n) représentant deux permutations, et retourne la liste
représentant le produit de ces deux permutations ;
2. Écrire une fonction MAPLE, Composer(LL) qui prend pour argument une liste
de listes de n ≥ 2 éléments, LL = [L1 , ...Lp ], et retourne la permutation produit
L1 ◦ ... ◦ Lp .
3. Écrire une fonction MAPLE, Transp(i,j,n) qui prend pour arguments trois entiers
et retourne la liste de n éléments représentant la transposition (i, j)n ;
4. Écrire une fonction MAPLE, DecompTransp(L) qui prend pour argument une liste
L d’entiers, représentant une permutation et retourne une liste de (listes représentant
des ) transpositions dont le produit est égal à L.
On écrira une procédure récursive, suivant pas à pas l’algorithme donné par la
démonstration du théorème 48. On vérifiera chaque étape au fur et à mesure de
son écriture. 4
4. fichier : Permutations.mws
40
7.3 Exponentiation rapide et Codage RSA
Exercice 59 On se propose de mettre en œuvre la méthode de cryptage à clef publique
décrite dans l’exercice 50
On a vu, dans cet exercice que lorsque n = pq est un produit de deux facteurs premiers,
– si d est premier avec φ(n) = (p − 1)(q − 1),
¯ = 1̄ dans Z/wZ où w = φ(n),
– si dē
alors les applications
crypt : m̄ ∈ Z/nZ → m̄e ∈ Z/nZ,
decrypt : c̄ ∈ Z/nZ → c̄d ∈ Z/nZ,
sont réciproques l’une de l’autre. Cela fournit une méthode de cryptage à clef publique.
En effet, l’individu A se donne p, q, deux grands nombres premiers, il calcule n, d et e.
Il rend publique la fonction crypt, (donc n et e). Il garde secrets p, q et d.
On lui envoie des messages avec crypt, il est seul à pouvoir les décrypter tant qu’il reste
le seul à savoir factoriser n en un temps raisonnable.
1. Que sont les fonctions mod, isprime, is(a, odd), ifactor, igcd ? La fonction
isolve permet elle de résoudre une équation Diophantienne
ed + kw = 1?
2. Écrire une fonction MAPLE qui prend en argument un nombre entier positif a et
retourne le plus petit nombre premier p ≥ a. Donnez vous p et q premiers de quelques
chiffres, puis de plus de 20 chiffres (mesurer le temps de calcul) . Déterminer n et w.
3. La fonction ifactor est elle performante ? Utiliser un ordinateur auxiliaire pendant
que vous travaillez sur le votre.
4. Regarder ce que l’on peut faire avec la fonction rand(6).
Écrire une fonction MAPLE qui prend un entier u en argument, détermine un nombre
entre 1 et u au hasard, puis retourne le premier entier premier avec u dans [1, u − 1].
5. On se donne un nombre d; calculer e. On pourra utiliser l’algorithme d’Euclide
étendu donnant des coefficients de Bezout ou la fonction isolve de MAPLE.
6. Calculer me pour m assez grand. Quel problème rencontrez vous ?
Pour éviter ce problème utiliser une fonction exponentielle rapide modulo n :
ExpoRapide:=proc(a,b,n)
local r;
if b = 0 then 1;
elif b = 1 then a mod n
elif (b mod 2) = 0 then
r:=ExpoRapide(a,b/2,n);
r^2 mod n;
elif (b mod 2)= 1 then
r:=ExpoRapide(a,(b-1)/2,n);
(a*r mod n)*r mod n;
fi;
end:
41
> ExpoRapide(2,6,5);
4
42
8 Résumons nous
8.1 Groupes
Définition 13 rappel du vocabulaire de base
groupe : Soit E un ensemble non vide et ? une loi interne sur E. On dit que (E, ?) est
un groupe ssi
– la loi ? est associative ;
– il existe e ∈ E tel que ∀x ∈ E, x ? e = e ? x = x (on dit que e est élément neutre
pour ?)
– pour tout x ∈ E il existe x0 ∈ E tel que x ? x0 = x0 ? x = e, (on dit que x0 est
inverse ou symétrique de x).
sous-groupe Soit (E, ?) un groupe d’élément neutre e, on dit qu’une partie H de E est
un sous groupe de (E, ?) ssi
– H est non vide ;
– pour tout couple (x, y) d’éléments de H, x ? y −1 ∈ H.
ordre d’un groupe on appelle ordre d’un groupe fini, le nombre de ses éléments ;
partie génératrice on dit qu’une partie F d’un groupe G, est une partie génératrice de
G0 , sous-groupe de G ssi G0 est le plus petit sous-groupe contenant F ;
groupe monogène c’est un groupe engendré par un de ses éléments
groupe cyclique c’est un groupe monogène fini (voir le théorème 35) ;
générateur a est générateur d’un groupe (nécessairement monogène ou cyclique) si {a}
est une partie génératrice de ce groupe ; l’ordre d’un élément de G est l’ordre du
sous-groupe qu’il engendre ;
morphismes une application f : (G, ?) → (H, ∗) est un morphisms de groupe ssi pour
tous (a, b) ∈ G2 on a f (a ? b) = f (a) ∗ f (b);
noyau avec les mêmes notations, le noyau d’un morphisms f est le sous groupe de G
formé des antécédents de l’unité de H;
isomorphisme c’est un morphisms bijectif ;
43
3. Tout sous-groupe cyclique d’ordre n, (G, ?) est de la forme {ω 0 = e, ω 1 , ...ω n−1 } et
il est isomorphe à (Z/nZ, +) .
4. en notation additive, le groupe cyclique engendré par a est de la forme {0, a, 2a, 3a, ...(n−
1)a} avec na = 0;
5. en notation multiplicative, le groupe cyclique engendré par a est de la forme {a0 =
e, a1 , a2 , ..., an−1 e}, an = e;
Exemples :
– (Z, +) est monogène, engendré par ±1;
– (Z/nZ, +) est un groupe additif cyclique : ses éléments générateurs sont les classes des
entiers premiers avec n;
– pour n ∈ N, n > 1, le groupe des racines nièmes de l’unité dans C est un groupe pour
la multiplication, cyclique, ses générateurs sont les racines primitives e2ikπ/n où k est
premier avec n;
xy = 0 ⇒ x = 0 ou y = 0;
2. On dit que l’anneau (A, +, ×) est un corps ssi tout élément non nul de A est
inversible (pour ×) (c’est alors un anneau d’intégrité) ;
3. Une partie non vide de I ⊂ A, est un sous-anneau si c’est un sous-groupe de (A, +)
qui est aussi stable pour la loi × et contient l’élément neutre.
4. Soient (A, +, ×) et (B, +, ?) deux anneaux ; on dit qu’une application φ de A vers
B est un morphisme d’anneaux lorsque
– c’est un morphisme de groupes de (A, +) vers (B, +);
– on a la formule : φ(a × b) = φ(a) ? φ(b);
5. produit de deux anneaux (A, +, ×) et (B, +, ×), c’est l’anneau (A × B, +, ×)
dont les opérations sont définies par
44
On observera sans peine que l’ensemble des éléments inversibles d’un anneau
(A, +, ×) forme un groupe multiplicatif (et qui se confond avec A\{0} ssi A
est un corps !) ; par exemple
– le groupe des éléments inversibles de Z est {−1, 1};
– le groupe des éléments inversibles de K[X] est K∗ (constantes non nulles) ;
– Voir aussi le théorème 46, pour ce qui est des inversibles de Z/nZ.
Définition 15 idéal
Soit A un anneau de lois + et ×. Un idéal de A est une partie I, de A est un sous-groupe
de (A, +) tel que
∀x ∈ A, ∀j ∈ I, x × j ∈ I et j × x ∈ I.
45
8.3 Compléments d’arithmétique, les anneaux Z et K[X]
• Division euclidienne dans l’anneau • Division euclidienne dans l’anneau
Z K[X]
Théorème 37
Théorème 36 Soit K un corps. L’anneau des polynômes
Pour tout couple d’entiers naturels (a, b) tel sur K est un anneau d’intégrité, et pour
que b > 0, il existe un couple (q, r) et un tout couple (A(X), B(X)) ∈ K[X]×(K[X]/{0},
seul vérifiant : il existe un unique couple (Q(X), R(X)),
tel que
a = bq + r et 0 ≤ r < b.
A(X) = Q(X)B(X)+R(X) et degR(X) < deqB(X).
Théorème 38 Définition 16
Tout entier naturel n > 1 est d’une façon et P ∈ K[X] est irréductible dans K[X] ssi
d’une seule produit de facteurs premiers :
Y P = QR ⇒ P ∈ KouR ∈ K.
n= p αp
p∈P
Théorème 39 Théorème 40
1. Les idéaux de Z sont les parties aZ, a ∈ Dans K[X], tout idéal I est formé des mul-
Z. tiples d’un polynôme G(X). On dit que G
2. a|b ssi bZ ⊂ aZ; est un générateur de I. Il est unique à une
3. L’intersection des idéaux aZ et bZ est constante multiplicative prés, ie :
l’idéal mZ où m est le ppcm de a et de b; G(X) × K[X] = H(X) × K[X] ⇒ (∃α ∈
4.Soient a et b deux entiers non nuls, l’idéal K, G = αH).
engendré par a et b est l’ensemble {au +
bv; (u, v) ∈ Z2 } = dZ où d = pgcd(a, b) est
le plus grand diviseur commun de a et de
b.
46
Notion de polynôme minimal (d’un
endomorphisme)
Définition 17
Soit u un endomorphisme de E K−ev. L’en-
semble des polynômes annulateurs de u est
un idéal de K[X]. On appelle polynôme mi-
nimal de u le polynôme générateur de cet
idéal dont le coefficient de tête est égal à 1.
• Entiers premiers entre eux • Polynômes premiers entre eux
AP + BQ = 1.
47
8.4 L’anneau Z/nZ
Y
φ(n) = n (1 − 1/pi ).
i
48
9 Quelques corrigés
CO n˚ 9.1 corrigé de l’exercice 35.
Si E est fini (et non vide) pour un élément z ∈ E quelconque, la suite définie par
z0 = z et zn+1 = zn T zn
n
est aussi finie. L’associativité de T nous permet de noter zn = z 2 sans perte de sens.
p+q p
Il existe donc deux entiers p ∈ N et q ≥ 1 tels que z 2 = z 2 . On écrit alors
p+q p p p (2q −1) p+q p p p (2q −2) p (2q −1) p p (2q −2)
z2 = z 2 puis z 2 z 2 = z2 = z 2 et enfin z 2 z 2 z2 = z2 z2 .
p (2q −1)
L’élément w = z 2 vérifie donc wT w = w.
49
CO n˚ 9.2 corrigé de l’exercice 50. :codage et décodage RSA
Q 1
On rappelle que φ(n) = n 1− .
pi
1 1
1. (a) φ(12) = 12 1 − 1− = 4 et les éléments inversibles x̄, de l’anneau
2 3
Z/12Z , sont les classes de 1, 5, 7, 11.
Pour chacune de ces classes, on a x̄φ(n) = x̄4 = 1̄; on observe même x̄1 = 1̄1
(b) Qu’en est il dans Z/13Z ?
φ(13) = 12 (13 est premier) ; les classes de 1, 2, 3, ..., 12 sont toutes inversibles
(Z/13Z est un corps) et vérifient x̄φ(n) = x̄12 = 1̄.
2. Généralisation : Soit ā un élément inversible de Z/nZ et l’application
(a) h est injective : en effet supposons que h(x) = āx = h(y) = āy. Comme ā est
inversible, en multipliant par ā−1 , il vient x = y.
L’ensemble d’arrivée et l’ensemble de départ sont finis et ont le même cardinal,
h est donc aussi surjective.
Q
(b) Calculons x̄∈(Z/nZ)× h(x̄), en remplaçant h(x̄) par sa définition puis en obser-
vant que h(x̄) décrit bijectivement (Z/nZ)× lorsque x̄ décrit (Z/nZ)× :
Y Y
h(x̄) = āx̄
x̄∈(Z/nZ)× x̄∈(Z/nZ)×
Y
= āφ(n) x̄
x̄∈(Z/nZ)×
Y Y
h(x̄) = x̄
x̄∈(Z/nZ)× x̄∈(Z/nZ)×
1 1
3. p et q sont deux premiers positifs distincts n = pq et w = φ(n) = n 1 − 1− =
p q
(p − 1)(q − 1).
¯ = 1̄ dans Z/wZ c’est dire que d et w sont
(a) Dire qu’il existe e ∈ N tel que dē
premier entre eux.
50
Supposons avec l’énoncé que d et e sont inverses dans Z/wZ et considérons
k
(m̄e )d = m̄e d = m̄1+kw = m̄ × m̄φ(n) = m̄. (9.2)
(c) Si m̄ n’est pas inversible dans Z/nZ, m et n ne sont pas premiers entre eux et
il existe un entier naturel d 6= 1 tel que d|m et d|n = pq.
d 6= 1 ne peut diviser à la fois p et q qui sont premiers entre eux. Alors, deux
cas se présentent :
51
10 Autres exemples de groupes et de leurs sous-groupes
10.1 Groupe symétrique
10.1.1 Les permutations
Pour tout entier naturel, n ≥ 1, on note [1,n] l’ensemble des entiers compris entre 1 et n
tant qu’il n’y a pas de risque de confusion.
Définition 21 permutations : vocabulaire et notations
– Une permutation de [1, n] est une bijection de [1, n] dans lui-même ;
– L’ensemble des permutations de [1, n] est noté Sn ; muni de la composition des appli-
cations, c’est un groupe à n! éléments, que l’on appelle groupe symétrique ;
– Le support d’une permutation de [1, n] est l’ensemble des éléments i ∈ [1, n] qui
vérifient σ(i) 6= i;
– On adopte pour une permutation,
– tantôt une représentation à une ligne : σ = [σ1 , σ2 , ..., σn ], où le terme d’indice i de la
liste est σi = σ(i);
– tantôt une représentation à deux lignes :
1 2 3 ... n
σ= ,
σ1 σ2 σ3 . . . σn
dans laquelle un terme de la deuxième ligne est l’image du terme de la première ligne
situé dans la même colonne. Il est alors possible de ne faire figurer en première ligne
que les éléments du support, ainsi :
1 2 3 4 5
σ= ,
3 2 4 1 5
s’écrira aussi
1 3 4
.
3 4 1 5
– Une transposition est une permutation dont le support contient deux éléments ; on
note (i, j)n la permutation de [1, n] qui a pour support {i, j} (et donc qui échange i et
j) ;
– On appelle k-cycle une permutation dont le support contient k éléments exactement et
telle qu’il existe une numérotation des éléments du support pour laquelle
σ(ai ) = ai+1 pour 1 ≤ i ≤ k − 1, σ(ak ) = a1
Exercice 60 pour se faire la main :
1. Expliciter (2, 4)7 .
2. Expliciter les groupes S2, S3 et S4;
3. Expliciter les tables des groupes S2 et S3;
4. Vérifier que si τ = (i, j)n est une transposition, alors τ −1 = τ.
1 2 3 4 5 1 2 3 4 5
5. Soient σ = , et µ = .
3 2 4 1 5 4 3 1 5 2
Calculer σ −1 , µ−1 , σ ◦ µ, µ ◦ σ...
52
Théorème 48 théorème fondamental
Soit n un entier tel que n ≥ 2. Toute permutation de Sn est un produit de transpositions.
Démonstration : HP
Théorème 50
L’application ε : (Sn , ◦) → ({−1, 1}, ×) est un homomorphisme de groupes.
Démonstration : facile.
53
10.1.3 Exercices
Exercice 62 cycles
Soient i, j, n tels que 1 ≤ i < j ≤ n.
1. Exprimer plus simplement (1, i)n ◦ (1, j)n ◦ (1, i)n .
2. Exprimer plus simplement (1, n)n ◦ (1, n − 1)n ◦ ... ◦ (1, 3)n ◦ (1, 2)n .
3. Montrer que tout cycle (c1 → c2 → ... → ck → c1 )n se décompose en produit de
transpositions de la forme (1, j)n .
4. Soit c un k−cycle de Sn. Quelle est sa signature ?
54
10.2.2 Description de O2 (R) et de O3 (R)
Nous donnons ici de brefs rappels du cours de première année. On note dans les tableaux
qui suivent E1 = ker(u − idE ) = {x; u(x) = x} et E−1 = ker(u + idE ) = {x; u(x) = −x}.
• La matrice d’une rotation est inchangée par changement de BON directe le paramètre
θ change de signe avec un changement de BON indirecte.
• La matrice d’une réflexion change avec la BON, le paramètre θ est le demi-angle entre
e1 et l’axe de la réflexion ;
• O2+ (R) est commutatif (cela devient faux si n ≥ 3).
55
Index
Algorithme Lagrange
Euclide, polynômes, 34 théorème, 16, 42
canonique méthode
morphisme, 8 Souriau Faedev, 30
caractérisique matrice
d’un corps, 24 compagne, 31
classe de Dirac, 18
de congruence, 8 de permutation, 53
congruence, 8 unipotente, 20
Cryptage RSA, 29 Mersenne
cyclotomique nombres, 6
polynôme, 28 morphisme
canonique, 9, 47
division euclidienne de groupe, 13, 42
polynômes, 30, 45
noyau
équation, 28 d’un groupe, 13, 42
Euclide
Algorithme étendu, 4 permutation, 51
Euler pgcd
indicatrice, 27, 47 de deux polynômes, 34
polynôme
Fermat à coefficients entiers, 31
nombres, 6 cyclotomique, 28
Fibonacci ppcm
suite de, 5 de deux polynômes, 34
générateurs racine
de Z/nZ, 9 fonctions symétriques élémentaires, 30,
groupe, 13, 42 33
de matrices, 18, 20 majoration, 33
des racines de l’unité, 15 racines communes, résultant, 32
symétrique, 51 racines
de l’unité, 15
idéal, 22, 43, 44
dans Z, 23 signature
engendré, 23 d’une permutation, 52
générateur, 34 sous-groupes
inversibles de Z, 8
de Z/nZ, 12, 47 support
isométrie d’une permutation, 51
plane, 19
théorème
k-cycle, 51 de Lagrange, 16
56
chinois, 26
de Bezout, 24, 34, 46
de Gauss, 5, 24, 46
de Lamé, 5
transposition, 51
Wilson
théorème, 28
Z/nZ (groupe), 8
57