CHAPITRE 3: LES MECANISMES FONDAMENTAUX DE LA REPRODUCTION SEXUEE CHEZ LES
MAMMIFERES ET SPERMAPHYTES
On distingue deux types de reproductions dans le monde vivant: reproduction sexuée et reproduction
asexuée
LEÇON 1: STRUCTURES ET ROLES DES GONADES CHEZ LES MAMMIFERES
Evaluation diagnostique :
Citer les gonades chez les mammifères ; Ou sont localiser les gonades ; Donner le rôle des gonades
Situation de vie : Votre petite sœur vient d’atteindre l’âge de la puberté. Hier soir, elle constate que le sang
coule de sont vagin. Elle est très étonnée et effrayée. Aide la à comprendre l’appareil du corps à l’origine de
cet écoulement sanguin
Objectif :
Localiser les gonades, décrire leurs structures et donner leurs rôles
Activité 1 :
- A partir des schémas des appareils reproducteurs (A et B) annoter les parties
(A) (B1) Vu de coté (B2) Vu de face
- Remplir le tableau ci-dessous
1
- Emettre une hypothèse pour expliquer pourquoi les organes reproducteurs sont situées dans a l’extérieur
dans le scrotum
Activité 2 : Vous ferez l’observation microscopique de la coupe transversale d’un testicule et d’un ovaire et
identification des structures et cellules présentes. Puis vous réaliserez un schéma d’interprétation.
Nommez l’hormone produite par les testicules et les cellules qui en produisent. Pareille pour les ovaires.
Travaux pratique pratique:
Réaliser la dissection d’un Mammifère avec mise en évidence et identification des organes reproducteurs.
Réaliser et annoter les schémas des appareils et des organes reproducteurs observés.
Notions construites
Les gonades males
L’appareille reproducteur chez les mammifères males (Ex. l’homme) est constitué de deux
testicules. Ce sont les gonades males ou les organes reproducteurs males. Ils sont suspendues
ou logés dans les bourses (scrotum) à l’extérieur du corps, car la température du corps est
inappropriée pour la fabrication des spermatozoïdes. La non descente des testicules dans les
bourses est appelés cryptorchidie. Les testicules sont des glandes mixtes, car ils ont une
fonction exocrine (sécrétion du sperme á travers le canal déférent vers l’urètre) et une fonction
endocrine (sécrétion de l’hormone Testostérone directement dans le sang). Chez l’homme
l’urètre est urogénital, c’est à dire, il assure a la fois le passage du sperme et l’urine vers l’extérieur.
Par contre, chez la femme l’orifice urinaire (ou l’urètre) et l’orifice vaginale (ou vagin) sont
complètement séparés.
Une coupe transversale d’un testicule montre que les tubes séminifères sont constitués de deux
principaux types de cellules :
1) Les cellules germinales ou cellules souches
Elles subissent la spermatogenèse pour donner une lignée de cellules à différentes stades de
développement : spermatogonies (2n), spermatocytes I (2n), spermatocytes II (2n), spermatides (n)
et spermatozoïdes (n).
2) Les cellules de Sertoli (cellules nourricières)
2
Elles assurent le soutien et la nutrition des spermatozoïdes. Elles assurent aussi la production des
récepteurs sur lesquels vont se fixés la testostérone. La testostérone est secrétée par les cellules
interstitielles ou cellules de Leydig dispersée dans l’espace entre les tubes séminifères.
Coupe transversale d’un testicule et des tubes séminifères (Voir support)
Les gonades femelles
Les gonades femelles sont deux ovaires ovoïdes logés dans la cavité abdominale. Comme les
testicules, ils sont aussi des glandes mixtes : sécrétion ou libération des ovocytes (gamètes
femelles) et sécrétion des hormones (Œstrogènes et progestérones dans le sang). Chez la
femme, l’appareil urinaire et l’appareil génital sont complètement séparés. Chez les jeunes filles,
l’orifice vaginal est partiellement fermé par une membrane appelée hymen.
Une coupe d’ovaire montre de nombreux follicules. Un follicule est un corps formé d’un ovocyte I
(issus des cellules souches/germinales dans la paroi des ovaires) entouré de cellules folliculaires.
Il y a deux types de follicules : les follicules primordiaux et les follicules en croissance (follicules
primaires, follicules secondaires, follicules cavitaires et follicules mûrs ou follicule de De Graaf).
Les follicules sont formés dès le stade embryonnaire, et un bébé fille naisse déjà avec nombre
définitif de follicule primaires (ou d’ovocytes). La croissance et la maturation des ovocytes sont
sous le contrôle d’une hormone hypophysaire appelée FSH.
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Electronographie d’un ovaire (Voir aussi le support de cours)
Jeux bilingues
En anglais :
Testicules ? Ovaire ?
Devoirs 1 : Rechercher le rôle des glandes annexe suivantes :
Chez l’homme : 1) la prostate ; 2) les vésicules séminales ; 3) glandes de Cooper (glandes bulbo-
urétrales)
Chez la femme : 2) glandes cervicales 2) glandes de Bartholin
Devoir 2 : Rechercher le rôle des voies génitales suivantes :
Chez l’homme : 1) l’épididyme 2) canal déférent (spermiducte) ;
Chez la femme : oviducte ; 3) utérus ; 4) col de l’utérus
Devoir 3 : Où se déroule précisément la spermatogenèse et l’ovogenèse ?
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LEÇON 2: STRUCTURES ET ROLES DES GONADES CHEZ LES SPERMAPHYTES
Evaluation diagnostique :
Qu’est ce qu’un spermaphyte ?
Nommer les deux types de spermaphytes et leurs gonades ou organes reproducteurs, respectivement.
Situation de vie : Les angiospermes sont des plantes qui produisent des graines enfermées dans un fruit.
Ta camarade de classe, absente au cours à ce sujet, veut comprendre l’origine des graines et du fruit. Aide-
la
Objectif : Décrire l’appareil reproducteur des spermaphytes et identifier les organes reproducteurs
Activités : Réaliser la dissection d’une fleur de Spermaphyte avec mise en évidence et observation des
organes reproducteurs. Réaliser et annoter le schéma d’une fleur, des appareilles et organes reproducteurs
observés.
Notions construites
Les spermaphytes ou phanérogames sont des plantes à graines. On distingue deux types de
spermaphytes :
Les angiospermes : plantes qui produisent des graines enfermés dans un fruit (ou ovule caché
dans ovaire). L’appareille reproducteur est la fleur. Ex. Hibiscus, manguiers, goyaviers, maïs,
haricots, etc.
Les gymnospermes : plantes qui produisent des graines nues (ou ovules nus). L’appareille
reproducteur est appelé cône. Ex. sapin, pin
NB : Les cryptogames sont des plantes sans graines
Appareil et organes reproducteurs des spermaphytes
Schéma d’une fleur complète (Ex. Hibiscus) (Devoir)
La fleur assure la reproduction sexuée chez les angiospermes. Elle est constituée de deux types
de pièces florales : pièces fertiles et pièces stériles.
1. Les pièces fertiles
a) l’étamine. C’est l’appareille reproducteur male. L’ensemble des étamines constituent l’androcée.
Une étamine est constituée d’un filet et des anthères contenant des grains de pollen. L’anthère est
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l’organe reproducteur male.
b) le pistil ou carpelle. C’est l’appareille reproducteur femelle, situé dans la partie la plus interne de
la fleur. L’ensemble des pistils constitue le gynécée. Un carpelle est formé de bas en haut : d’une
partie renflée, l’ovaire contenant les ovules; d’un axe, le style, qui se termine par une structure
papilleuse qui réceptionne le pollen, le stigma. L’ovaire est l’organe reproducteur femelle.
2. pièces stériles (périanthe)
a) Les sépales. Protection du bouton floral. L’ensemble de sépales constitue le calice
b) Les pétales. Partie la plus voyante et attirant pour les insectes pollinisateurs. Protection
également des pièces internes. L’ensemble des pétales constitue la corolle.
Le calice et la corolle constitué le périanthe. Les fleurs monopérianthe possèdent seulement le
calice ou la corolle, et les fleurs apérianthe ne possèdent pas d’organes protecteurs
c) les bractées. Jouent aussi un rôle protecteur avant l’éclosion de la fleur
d) Le pédoncule floral. Assure le soutien de la fleur.
On distingue les fleures bisexuées (ou hermaphrodites) et les fleurs unisexuées. Fleures
bisexuées ont à la fois les étamines (appareils males) et le pistil (appareil femelle) (Ex. l’Hibiscus).
Les fleurs unisexuées ont soit les étamines soit les pistils. Lorsque chaque pied d’une plante
comme (l’Hibiscus) possède des fleurs ayant à la fois des organes males et les organes femelles
ont dit quelle est une plante monoïque. Par contre une plante dioïque a certains pieds ayant les
fleurs males (étaminées) tandis que d’autres pieds possèdent des fleurs femelles (pistillées).
Jeux bilingues
En anglais : (1) Une fleur :…………….. (2) Pièces florales :……………………
LECON 3 : PHENOMENE DE MEIOSE (Le passage de la diploïdie à l’ haploïdie)
Evaluation diagnostique :
-Nommer le phénomène permettant de produire des gamètes chez les mammifères et chez les
spermaphytes
- Définir une cellule haploïde et une cellule diploïde
- Citer en ordre les étapes de la méiose
- A quelle étape de la méiose ce déroule le brassage intra-chromosomique (ou le phénomène de crossing-
over ?
Situation de vie :
La belle sœur de Talla vient d’accoucher d’une fille. Talla arrive a l’hôpital et constate que le bébé
ressemble beaucoup a son grand frère, l’époux. Il se demande par quel mécanisme les caractères de son
frère ont était transmis au nouveau-né. Il remarque aussi que le nouveau-né a aussi des caractères uniques
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qu’on ne retrouve pas chez ses parents. Talla est encore plus confus. Aide-le comprendre les phénomènes
à l’ origine de ces similitudes et ces différences. (L’élève s’appuiera sur la méiose et le brassage intra-
chromosomique)
Objectif : Décrire le comportement des chromosomes au cours des différentes étapes de la méiose ;
Schématiser la courbe d’évolution de la quantité d’ADN au cours de la méiose; et dégager l’importance de la
méiose
Activités : Les élèves observent et reconnaissent les étapes de la méiose sur des électronographies
Notions construites
C’est une succession de deux divisions cellulaires qui abouti à quatre cellules filles chacune
contenant la moitié du nombre de chromosome de la cellule-mère. Autrement dit, la cellule-mère
diploïde (2n chromosomes) passe à des cellules filles haploïdes (n chromosomes). La première
division est réductionnelle tandis que la deuxième est équationnelle. Une cellule diploïde est une
cellule dans laquelle chaque chromosome à deux copies (les chromosomes sont en paires
homologues). Une cellule haploïde est une cellule dans laquelle chaque chromosome a une seule
copie(les chromosomes ne sont pas en paires).
1. Les étapes de la méiose
1.1. La première division de méiose : la division réductionnelle.
Elle se déroule en quatre étapes, précédée par l’interphase (Une étape traduit par la réplication de
l’ADN) : prophase I, Métaphase I, Anaphase I et Télophase I.
a) Prophase I,
C’est la phase la plus longue de la méiose. Elle est caractérisée par :
- condensation et individualisation des chromosomes à deux chromatides ;
- appariement des chromosomes homologues formant des bivalents ou tétrades ;
- formation des points de contact appelés chiasmas entre les chromatides non jumelles de
chaque bivalent. Ceci entraine le phénomène de crossing-over (enjambement) qui se
traduit par des échanges de segments de chromosome entre les chromatides non-jumelles
(mais homologues). C’est ce qui va permettre d’augmenter la diversité des individus au sein
d’une espèce.
- formation des asters (à partir du centrosome) et fuseau achromatique (fuseau de
division) ;
- disparition de l’enveloppe nucléaire et du nucléole;
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b) Métaphase I
Les tétrades ou bivalents s’aligne de manière aléatoire sur le plan équatorial pour former la plaque
équatoriale.
c) Anaphase I
Séparation des chromosomes homologues de chaque paire (au niveau du centromère) sans
clivage des chromatides et migration aléatoire dans les pôles opposés (brassage inter-
chromosomique). Cette phase reduit le nombre de chromosome donnant dans chaque pole la
moitié du nombre de chromosome initial.
d) Télophase I.
Chaque pole contient un lot de n chromosome, qui s’entoure d’une membrane nucléaire pour
reconstituer un noyau. La cytodiérèse (division du cytoplasme) peut suivre et on obtient deux
cellules filles. Dans certaines espèces, on passe directement à la prophase II de la deuxième
méiose sans cytodiérèse. La première méiose et la deuxième méiose peuvent être séparées par
une courte interphase appelée intercinèse, car sans réplication de l’ADN.
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Question : Justifier le nom de méiose réductionnelle attribué a la première méiose.
1.2. La deuxième division de méiose : division équationnelle.
La deuxième méiose est très semblable à la mitose ordinaire. On a aussi quatre étapes :
Prophase II, Métaphase II, Anaphase II et Télophase II.
a) Prophase II
Elle débute immédiatement après la télophase de la première division méiotique. Un nouveau
fuseau de division se met en place dans chacune des deux cellules filles, perpendiculairement à
celle de la prophase I..
b) Métaphase II
Les chromosomes migrent et forment la plaque équatoriale qui est perpendiculaire à celle de la
métaphase I
c) Anaphase II
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Les centromères se fissurent et les chromatides jumelles se sépare et gagnent les pôles opposés
de la cellule.
d) Télophase II
Reconstitution de noyau dans chaque pole par l’apparition de la membrane nucléaire et du
nucléole. Les chromosomes se déroulent et deviennent des chromatines moins visibles au
microscope optique.
La cytodiérèse, par étranglement du cytoplasme, donnent quatre cellules filles haploïdes (n). Chez
les males, les quatre cellules se différencient en spermatozoïdes. Par contre chez les femelles,
une seule deviennent l’ovule/l’ovocyte. Les trois autres deviennent des globules polaires qui vont
se désintègre.
Question : Justifier le nom de mitose équationnelle attribué à la deuxième division
1.3. Importance ou conséquences de la méiose
- Assure le brassage chromosomique à l’ origine de la diversité au sein d’une espèce
- Assure la formation des gamètes haploïdes.
1.4. Evolution de la quantité d’ADN au cours de la méiose (Voir planche page 5)
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LECON 4 : GAMETOGENESE CHEZ LES MAMMIFERES
Evaluation diagnostique :
- Nommer les cellules à partir desquelles se forme les spermatozoïdes et les ovules
Citer quelques caractères distinctifs entre la spermatogenèse et l’ovogenèse, et entre un
spermatozoïde et un ovocyte
Objective : décrire et distinguer la spermatogenèse et l’ovogenèse
1. La spermatogenèse.
C’est la formation des gamètes males
Schéma illustrant la spermatogenèse (Voire planche page 5)
On distingue 4 étapes de la spermatogenèse :
a) La phase de multiplication.
Les spermatogonies souches se divisent plusieurs fois par mitose simple pour donner d’autres
spermatogonies (2n)
b) Phase d’accroissement.
Les spermatogonies augmentent en taille par l’accumulation des réserves pour donner les
spermatocytes I (2n). L’accroissement est moins marqué comparable à l’ovogenèse.
c) Phase de maturation.
Cette phase correspond à la méiose qui comprend deux divisions successives. C’est l’étape la
plus importants parce qu’elle permet le brassage génétique et le passage d’une cellule diploïde
(2n) a une cellule (n). Chaque spermatocyte I subit une première division (réductionnelle) pour
donner deux spermatocytes II (2n) de même taille. Par la suite, chaque spermatocyte II subit une
deuxième division (équationnelle) pour donner deux spermatides (n).
d) Phase de différenciation ou spermiogenèse
On observe la différenciation uniquement dans la spermatogenèse. Elle consiste à transformer les
spermatides en spermatozoïdes (n). Ces transformations consistent en :
- une polarisation des organites cellulaires ;
- une perte de la grande partie du cytoplasme sous forme de gouttelettes ;
- une formation de l’acrosome (par fusion des vésicules du corps de Golgi ou dictyosomes),
servant d’organe de pénétration dans l’ovocyte II ;
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- une formation d’un flagelle (organe de locomotion) à l’un des pôles à partir du centriole
distal
La libération du jeune spermatozoïde dans la lumière du tube séminifère s’appelle spermiation.
Les spermatozoïdes sont entraînés vers l’épididyme où ils achèveront leur maturation.
Schéma structure d’un spermatozoïde (voir planche)
2. L’ovogenèse
Schéma illustrant l’ovogenèse (Voire planche page 5)
Contrairement à la spermatogenèse, l‘ovogenèse commence avant la naissance et prend fin à la
ménopause. L’ovogenèse est aussi discontinue et comporte trois étapes :
a) La phase de multiplication.
Elle se déroule très précocement (très tôt) pendant la vie embryonnaire et s’achève avant le 6e
mois de grossesse. Les ovogonies souches se divisent plusieurs fois par mitose simple pour
donner d’autres ovogonies (2n). La multiplication est moins intense comparée a la
spermatogenèse.
b) Phase d’accroissement.
Elle se déroule toujours pendant la vie intra-utérine du fœtus. Les ovogonies augmentent en taille
par l’accumulation de beaucoup de réserves pour donner les ovocytes I (2n). L’accroissement est
plus marqué que celui des spermatogonies dans la spermatogenèse.
c) Phase de maturation.
Les ovocytes I subissent une première division (réductionnelle) pour donner chacune deux cellules
de taille inégale: l’ovocyte II (gamète femelle) de grande taille, ayant conservé la grande partie du
cytoplasme et de réserve ; le 1er globule polaire tres reduit, qui se dégénère par la suite.
La première méiose début avant la naissance du bébé fille, mais elle est bloquée en prophase I qui
va durée de la naissance a la puberté. C’est le premier blocage (repos). C’est à partir de la puberté
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que le blocage est levé à chaque ponte ovulaire. Mais, il y a un deuxième bocage en métaphase II.
Si l’ovocyte II est fécondé après l’ovulation, c’est à ce moment que l’ovocyte achève la deuxième
e
méiose et donne un gros ovotide et un petit 2 globule polaire. L’ovotide devient ensuite l’ovule
tandis que le globule polaire se dégénère.
Schéma structure d’un ovocyte (voir planche)
* Comparaison entre la spermatogenèse et l’ovogenèse
Spermatogenèse Ovogenèse
Situation ► de la puberté à la mort de ► Elle se fait par étapes discontinues :
dans la vie l’individu. - étape fœtale : multiplication des
de ovogonies et croissance des ovocytes I ;
l’individu blocage de la méiose en Prophase I ;
- puberté : levée du blocage à chaque
cycle et ponte d’un ovocyte II ; nouveau
blocage en métaphase II ;
- fécondation : levée du second blocage.
Durée ► L’évolution d’une ► L’âge de la femme au moment de la
spermatogonie en ponte « ovulaire » détermine l’âge de
spermatozoïde se fait en 74 l’ovocyte II émis et donc la durée de
jours de manière continue. l’ovogenèse.
Importance ► Phase de croissance peu ► Phase de croissance très importante
des importante ; qui correspond à l’accumulation des
différentes ► Phase de différenciation réserves cytoplasmiques.
phases. longue et importante : on ► Phase de différenciation inexistante
obtient des cellules très chez les Mammifères car c’est l’ovocyte
différentes des spermatides. II qui est fécondé.
Méiose ► Méiose continue. ► Méiose discontinue.
►Divisions cytoplasmiques ► Divisions cytoplasmiques inégales. On
égales. obtient une grosse cellule : l’ovocyte II et
une petite cellule : le premier globule
polaire. Ceci permet de préserver les
réserves dans le gamète.
Nombre de ► Une spermatogonie entrant ► Une ovogonie entrant en phase de
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gamètes en phase de croissance croissance engendre théoriquement un
obtenus engendre 4 spermatozoïdes. ovocyte II.
► De nombreux ► Des dégénérescences massives
spermatozoïdes sont mal diminuent considérablement le stock
formés. d’ovocytes I dès la fin de la phase de
multiplication (6 millions d’ovogonies
dans les ovaires du fœtus ; seuls 500
ovocytes I arrivent à maturité à la
► Chez l’homme, en moyenne naissance !).
108 spermatozoïdes par ml ► Chez la femme un peu plus de 300
de sperme. ovocytes sont émis au cours de la vie.
LECON 5 : GAMETOGENESE CHEZ LES SPERMAPHYTES
Evaluation diagnostique :
- Nommer les organes ou sont produit les gamètes males et femelles des spermaphytes
- donner le nom du gamète femelle des spermaphytes
- Nommer le gamétophyte male et le gamétophyte femelle des spermatophytes
- Objective : -Décrire la pollinogenèse et la macrosporogenèse, et reconnaitre les gamétophytes et
les gamètes chez les spermaphytes ; schématiser l’évolution de la quantité d’ADN au cours de la
pollinogenèse
- Activité 1 : Observes les documents et décrivent les processus à l’ origine de la formation des
gamètes males et du gamète femelle chez les spermaphytes.
- Activité 2 : Observe le document et décrire l’évolution de la quantité d’ADN au cours de la
pollinogenèse
Notions construites
1. La pollinogenèse ou microsporogenèse: Formation du grain de pollen
La pollinogenèse est la formation des grains de pollen dans l’anthère. L’observation d’une coupe
transversale d’une anthère montre qu’il contient quatre massifs cellulaires à noyaux volumineux et
diploïdes : ce sont des cellules mères de grains de pollen
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Cellule mère
Figure : Coupe transversale d'une anthère.
Chaque cellule mère subit la méiose I et produit deux microspores haploïdes qui subissent à leur
tour la méiose II pour donner quatre tétraspores haploïdes. Chaque tétraspore subit ensuite une
endomitose pour donner un jeune grain de pollen à deux noyaux haploïdes : un noyau
reproducteur et un noyau végétatif. (NB : une endomitose est une division du noyau non suivie
d’une division du cytoplasme). Enfin, chaque grain de pollen se déshydrate, dédouble sa paroi en
une membrane interne appelée intine et une membrane externe appelée exine.
Schéma étapes de formation du grain de pollen
Schéma grain de pollen
Courbe variation de la quantité d’ADN au cours de la pollinogenèse
2. Macrosporogenèse: Formation du sac embryonnaire.
Dans le jeune ovule se trouve la cellule mère diploïde du sac embryonnaire (cellule volumineuse à
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noyau diploïde). Celle-ci subit la méiose et donne quatre cellules haploïdes. Par la suite trois de
ces quatre cellules dégénèrent et l’unique restante grossit et prend le nom de mégaspore ou
macrospore : c’est la macrosporogénèse. Le noyau de la macrospore subit trois endomitoses
successives et on obtient huit noyaux haploïdes qui s’organisent en sept cellules de la manière
suivante :
- Au pôle mycropylaire, une oosphère (le gamète femelle) entourée de deux cellules synergides;
- au pôle opposé au micropyle (pôle chalazien), se trouve trois cellules antipodes ;
- au centre, une cellule principale renfermant deux noyaux haploïdes appelés noyaux secondaires
du sac. L’ensemble de ces sept cellules constitue le sac embryonnaire.
Schéma formation du sac embryonnaire
LEÇON 6 : LA FECONDATION : le passage de l’état haploïde à l’état diploïde.
1. Chez les mammifères
Evaluation diagnostique :
Situation de vie : La fécondation est l’union entre une gamète male (haploïde) et une gamète
femelle (haploïde) pour former une cellule-œuf ou zygote (diploïde). Dans le passé, Les
fécondations in vitro se soldaient par des échecs et les scientifiques n’y comprenaient pas la
raison de ces échecs. Avec l’évolution de la science, donner une explication a ce constat.
- Objective : Décrire les étapes de fécondation chez les mammifères
- Activité : Observe le document et explique chaque étape de fécondation
Notions construites
Il existe deux types de reproduction: la reproduction sexuée et la reproduction asexuée. La
reproduction sexuée peut être interne (observé chez les mammifères, les oiseaux et les reptiles)
ou externe (les poissons, les amphibiens, etc.).
1.1 Rapprochement des gamètes
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Pour que la fécondation ait lieu, il faut que les gamètes mâles et femelles se rencontrent.
Chez les Mammifères, cette rencontre est facilitée par :
- La parade nuptiale est un comportement qui permet de rapprocher le male et la femelle.
- L’accouplement ou coït permet d’introduire le sperme pourvu de spermatozoïdes dans le vagin
de la femelle.
- la mobilité des spermatozoïdes. Les spermatozoïdes s’engagent dans les voies génitales
femelles vers la partie supérieure de l’oviducte ou a lieu la fécondation.
- Les contractions de la paroi et la vibration des cils tapissant la paroi des voies génitales
féminines favorisent le déplacement des spermatozoïdes et de l’ovocyte II. L’ovocyte II n’est pas
mobile par lui-même.
- La capacitation
Aux cours du déplacement des spermatozoïdes dans les voies génitales féminines, il se produit le
phénomène de capacitation qui consiste à conférer le pouvoir fécondant aux spermatozoïdes. En
effet les spermatozoïdes perdent l’enveloppe protéique grâce aux secrétions des voies génitales
féminines et ceci les empêchent d’être attaquer par les globules blanc de la femelle comme des
corps étrangers (ou antigène). On peut donc comprendre pourquoi les fécondations in vitro
échouées avant : manque de capacitation des spermatozoïdes
1.2. Pénétration d’un spermatozoïde dans l’ovocyte II, activation d’un gamète femelle et
caryogamie
Chronologie des Description
évènements
► L’ovocyte II est bloqué en métaphase II.
► Plusieurs spermatozoïdes s’infiltrent entre les
cellules folliculaires et viennent au contact de la zone
pellucide.
► Certaines protéines de la zone pellucide fixent
sélectivement les protéines complémentaires de la
membrane de la tête du spermatozoïde.
Cette liaison déstabilise la membrane et l’acrosome
des spermatozoïdes libère une enzyme qui dissous la
zone pellucide, facilitant ainsi leur progression vers la
membrane du gamète femelle.
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► Arrivé au contact de la membrane de l’ovocyte, un
spermatozoïde va être phagocyté par l’ovocyte.
L’entrée d’un spermatozoïde déclenche deux
phénomènes :
- l’activation de l’ovocyte II (reprise des synthèses,
respiration, méiose) qui était jusque-là dans un repos
physiologique.
- En même temps, un blocage précoce dû à la
modification de charge électrique de la membrane
ovocytaire, et une réaction corticale provoque un
durcissement de la zone pellucide et la formation
d’une membrane de fécondation (blocage tardive).
Ces deux phénomènes empêchent la polysperme: la
fécondation de l’ovocyte par plusieurs
spermatozoïdes.
► L’activation de l’ovocyte II achève la 2e méiose avec
libération d’u 2e globule polaire.
► Les deux noyaux male et femelle dédoublent leur
ADN, gonfle et deviennent des pronucléi (sing.
pronucléus) mâle.
► Migration des deux pronucléi l’un vers l’autre.
► Fusion des pronucléi en prophase : c’est la
caryogamie.
► Formation de l’œuf ou zygote à 2n chromosomes.
► Anaphase de la première mitose de l’œuf.
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*Importance ou conséquences de la fécondation
- Activation de l’ovocyte II
- Passage de l’haploïdie a la diploïdie
Jeux bilingue. En anglais : Fécondation, cellule-œuf.
Devoir : Expliquer l’apparition des vrais et des faux jumeaux
2. Chez les spermaphytes (Ex. Angiosperme)
Evaluation diagnostique : Que signifie pollinisation? Expliquer les deux types de pollinisation.
Nommer le type de fécondation unique chez les angiospermes
Situation de vie : Un élève de Terminale D est absent aux cours sur la reproduction sexuée chez
les Angiospermes. Il revient et recopie le cours perdu, mais découvre un terme nouveau qui ne
comprend pas: ‘double fécondation’. Aidez-le.
- Objective : Décrire le mécanisme de rapprochement des gamètes male et femelle et expliquer le
phénomène de double fécondation chez les Spermaphytes.
- Activité : Observe le document et décrire la fécondation chez les Angiosperme ; reconnaitre qu’il
y a double fécondation
Notions construites
La fécondation est assurée par la pollinisation, la germination et la fusion des gamètes.
a) La pollinisation.
C’est le transport des grains de pollen de l’anthère au stigmate du pistil d’une fleur. On
distingue deux types de pollinisation:
i) la pollinisation indirecte ou croisée ou hétérogame. C’est le transport du grain de pollen de
l’anthère d’une fleur sur le stigmate d’une fleur d’une autre plante, mais de la même espèce : cas
des plantes dioïques
ii) La pollinisation directe ou autopollinisation ou pollinisation autogame. C’est le transport du
gain de pollen de l’anthère d’une fleur sur le stigmate de la même fleur ou d’une autre fleur de la
même plante: cas des espèces monoïques. Cependant, la pollinisation croisée peut aussi se
dérouler chez les espèces monoïques qui ne peuvent pas être fécondé par leurs propres grains de
pollen. Cela peut arriver lorsque les deux organes sexués arrivent à maturité à des moments
différents. Si le gynécée est mature avant l’androcée, on parle de protogynie, et si c’est l’androcée
qui est mature avant le gynécée, on parlera de protandrie.
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Les agents de la pollinisation sont nombreux : le vent (pollinisation anémophile) ; les insectes
(pollinisation entomophile) ; l’Homme (pollinisation anthropophile ou artificielle) ; les oiseaux
(pollinisation ornithophile ; l’eau (pollinisation hydrophile : cas des plantes aquatiques) ; la
pesanteur (le pollen tombe en vertu de son poids).
b) La germination du grain de pollen.
C’est l’émission d’un tube pollinique qui conduit les spermatozoïdes jusqu’à l’oosphère. Dés le
début de la germination, le noyau végétatif s’engage dans le tube pollinique suivi du noyau
reproducteur. Au cours de la traversée du style, le noyau reproducteur se divise en deux
spermatozoïdes. La migration du tube pollinique vers le sac embryonnaire se fait par
chimiotropisme (croissance attirée par des substances chimiques)
c) La double fécondation.
Deux anthérozoïdes pénètrent dans le sac embryonnaire. L’un des spermatozoïdes (riche en
plaste) fusionne avec le noyau de l’oosphère haploïde pour donner l’œuf principal ou œuf
embryon diploïde qui sera à l’ origine de la plantule alors que l’autre spermatozoïde (riche en
mitochondries) va fusionner avec la cellule centrale diploïde pour donner l’œuf albumen ou œuf
accessoire triploïde à l’origine du tissu de réserve consommé par l’embryon au cours de la
germination. Les synergides et antipodes dégénèrent. L’ovule va donner la graine tandis que
l’ovaire se transformera en fruit.
Schéma (voir planche)
Conclusion.
La méiose et la fécondation sont deux phénomènes compensateurs. La méiose diminue la
quantité d’ADN. Tandis que la fécondation restore la quantité d’ADN.
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