PLAN :
Introduction
Définition
Rappel anatomique et physiologique
Indication contre-indications
Technique
Résultats normaux
Concusion
Introduction :
L’infertilité masculine représente aujourd’hui un problème de santé publique en
constante augmentation. Elle concerne environ la moitié des cas d’infertilité au sein
des couples.
Les causes peuvent être multiples : anomalies hormonales, troubles de la
spermatogenèse, ou encore obstructions des voies spermatiques.
Dans ce contexte, les examens d’exploration des voies génitales masculines jouent
un rôle fondamental pour identifier l’origine du trouble et orienter la prise en charge.
Parmi ces examens, la déférentographie occupe une place particulière puisqu’elle
permet d’étudier la perméabilité des voies excrétrices du sperme, notamment les
canaux déférents et les vésicules séminales.
Elle intervient souvent à un stade avancé du bilan, lorsque les investigations de
première intention n’ont pas permis d’expliquer l’azoospermie ou la baisse
importante de la concentration spermatique.
Définition :
La déférentographie (ou « vasographie des voies spermatiques ») est définie comme
« examen radiologique du canal déférent et des voies spermatiques, après injection
d’un produit de contraste vers l’amont du canal (épididymo-déférentographie) ou vers
l’aval (vésiculo-déférentographie) ».
Plus précisément : « Exploration radiologique consistant à opacifier la totalité du
canal déférent, l’ampoule déférentielle, la vésicule séminale, le canal éjaculateur
homolatéral, et à apprécier le passage ou non du produit de contraste dans l’urètre
postérieur et la vessie. »
Rappel anatomique et physiologique :
Anatomie :
• Le canal déférent (également appelé déférent) est la portion terminale du trajet
des spermatozoïdes après l’épididyme. Il commence à la queue de l’épididyme et se
termine en s’unissant à la vésicule séminale ou en se jetant dans le canal
éjaculateur.
• L’ampoule du déférent est une dilatation terminale du canal déférent, située juste
avant la jonction avec la vésicule séminale.
• Les vésicules séminales sont deux glandes situées en arrière et au-dessus de la
prostate, entre vessie et rectum. Elles produisent une partie du liquide séminal. Le
canal éjaculateur reçoit le canal de la vésicule et celui du déférent.
• Le trajet complet des spermatozoïdes commence dans les tubules séminifères
du testicule, où ils sont produits. Ils passent ensuite dans l’épididyme, un long canal
enroulé où ils acquièrent leur mobilité et leur capacité à féconder. De là, ils
empruntent le canal déférent qui les transporte lors de l’éjaculation. À son extrémité,
le canal se dilate pour former l’ampoule déférentielle, qui se joint à la vésicule
séminale glande sécrétant un liquide nourrissant riche en fructose pour former le
canal éjaculateur. Ce dernier traverse la prostate et s’ouvre dans l’urètre postérieur,
avant que le sperme ne soit expulsé à travers l’urètre prostatique puis pénien vers
l’extérieur lors de l’émission
Physiologie
• Le rôle principal des voies spermatiques est d’assurer le transport et l’émission
des spermatozoïdes matures.
• Le canal déférent propulse les spermatozoïdes à l’aide de sa paroi musculeuse
lors de l’éjaculation.
• L’ampoule et la vésicule séminale contribuent à la mise en réserve (légère) du
sperme ou à sa maturation finale avant émission.
• Une perméabilité normale de ces voies est essentielle pour qu’il y ait éjaculat
contenant des spermatozoïdes et potentiellement féconds. Toute obstruction
entraîne une forme d’azoospermie excrétoire ou une oligo-spermie de transport.
Indications et contre-indications
Indications :
• En cas d’azoospermie (absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat) où l’on
suspecte une cause obstructive des voies spermatiques.
• Lorsqu’un bilan initial (spermogramme, examen clinique, dosages hormonaux)
oriente vers une obstruction des canaux déférents ou des canaux éjaculateurs.
• Pour évaluer la possibilité d’une chirurgie reconstructrice de la voie sperm-
excrétoire (par exemple une anastomose épididymo-déférentielle ou
vasovasostomie) afin de recanaliser la voie.
Contre-indications :
• Présence d’une infection active des voies génitales, testicules ou prostate (risque
d’aggravation).
• Patient non apte à subir un examen radiologique avec injection de produit de
contraste ou présentant une allergie connue à ce produit.
• Situation où une chirurgie de réparation n’est pas envisagée ou ne serait pas
bénéfique (par exemple azoospermie d’origine sécrétoire sans obstruction).
Technique de déférentographie