Memoire Pacifique PDF
Memoire Pacifique PDF
0. INTRODUCTION GENERALE
C’est ainsi que, nous avons à ce sujet jugé utile de nous atteler sur la question dans le
souci justement de chercher à savoir quel type de communication applique l’entreprise bralima.
Aucune étude scientifique ne peut se faire sans intérêt, bien pourquoi l’intérêt de ce sujet
est l’une des étapes primordiales de notre recherche scientifique et qui répond à un certain
nombre de questions. Il y a lieu, dans ce cas, de situer l’intérêt de ce sujet à trois niveaux :
personnel, scientifique ainsi que social.
[2]
A. Intérêt personnel
Ce sujet combien plus important dans notre domaine de formation, nous donne une
opportunité de mettre en relation la théorie acquise et la pratique pendant une période bien
détaillée.
En outre, il occasionne de notre part une reconnaissance de l’influence de la
communication évènementielle sur l’image de l’entreprise pendant cette période où les
entreprises commerciales sont dans une concurrence de notoriété sur le marché.
B. Intérêt scientifique
Ce travail de haute portée scientifique constitue un référentiel pour les futurs
aventuriers scientifiques qui se relanceraient dans ce domaine et qui pourront comprendre
l’impact de la communication évènementielle sur l’image d’une entreprise.
C. Intérêt social
La communication évènementielle est devenue indispensable à l’image de
l’entreprise. D’où, grâce à cette étude, les experts en communication des organisations et les
chargés de marketing des entreprises commerciales pourront, en consultant le présent travail,
être à même de multiplier les stratégies selon l’intérêt que les publics externes surtout accordent
aux évènements organisés par le entreprises commerciales.
1
BEDIGUELLE, H., L’impact de la communication évènementielle sur le comportement des clients
(consommateurs) Etude de cas entreprise CEVITAL, UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA, 2018-2019,
inédit
[3]
Eu égard à ce qui précède, nous disons que notre travail se démarque de nos trois
prédécesseurs par le fait d’étudier la communication évènementielle et l’image d’entreprise, cas
de la Bralima.
1.4. PROBLEMATIQUE
La problématique est toujours, dans une recherche scientifique, prise comme une
approche caractérisée par différentes questions sur les faits sociaux en rapport avec le sujet
choisi. La problématique est l’expression de la préoccupation majeure qui circonscrit de façon
précise et détermine avec une clarté absolue les dimensions essentielles de l’objet d’étude que
le chercheur se fixe de poursuivre.4 Pour avoir plus de clarté et de précision à ce sujet, il est
impérieux d’établir un questionnement dont les réponses seront pertinentes pour le meilleur
approfondissement du présent travail.
La Bralima étant une société commerciale avec ses activités basées sur la production
de boissons alcooliques et sucrées, c’est bien elle qui constitue notre champs de recherche sur
le plan de la communication qui impacte son image. Nous allons dans ce cas faire une étude sur
cette entreprise.
Dans le cas sous-examen, il nous est recommandé de nous mettre devant un
questionnement pour nous permettre d’entrer en profondeur de notre recherche.
1. Quel est l’apport de la communication évènementielle à l’image de la Bralima ?
2. Quels sont les canaux de communication par lesquels passent les évènements ?
3. Qui véhicule l’image de la Bralima à travers la communication évènementielle ?
2
BEDHOUCHE, R., Rôle de la Communication événementielle dans l’amélioration de l’image de marque de
l’entreprise cas de l’entreprise IBRAHIM IFRI, UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA, 2017-2018, inédit
3
SAOUSSANY, A., l’Impact de la Communication par l’Evènement sur l’Image de Marque de l’Entreprise cas du
salon Halieutis, remac, 2019
4
TSHIKALI SAKAUMBA Jean Déogracias, « cours d’initiation à la recherche scientifique », inédit, UNIKOL, G3 SIC,
2018-2019
[4]
0.5. HYPOTHESES
De prime abord, nous estimons que la communication évènementielle pourrait
influencer positivement l’image d’une entreprise si celle-ci (l’entreprise) veut la redorer devant
son public ou si elle veut mettre en valeur ses produits et services dans un monde concurrentiel.
Et pour reconquérir sa notoriété dans un monde ou marché de concurrence, l’entreprise se verra
dans l’obligation de recourir à la technique de marketing stratégique dans la communication
commerciale avec un accent particulier sur la communication évènementielle en étudiant les
besoins de sa clientèle et en procédant à la segmentation du marché, c’est-à-dire définir son acd
(avantage concurrentiel défendable).
Si l’image de l’entreprise n’est pas bien perçue par son public externe et donc les
produits et services que livre cette entreprise n’auront pas une crédibilité certaine sur le marché.
D’où il est impérieux qu’une entreprise recourt à la communication évènementielle pour assoir
sa crédibilité devant son public.
Cette communication événementielle passe par l’organisation des rencontres des
renommées dans le but de promouvoir un produit non ou peu connu du grand public bien avant
cela l’entreprise devra procéder à la sélection des canaux de communication en prélude de ces
rencontres.
L’annonce de ces rencontres est véhiculée par les spots publicitaires dans des
medias, par les affiches sur les endroits publics et les réseaux sociaux.
De ce fait nous ne pouvons pas hésiter un seul instant de dire que la communication
événementielle devient une force motrice pour booster le capital sympathie d’une entreprise
face à ses clients.
5
Ibidem
[5]
Dans l’espace, nous portons notre étude sur l’entreprise Bralima Kolwezi.
6
PINTO, R., et GRAWITZ, M, « méthode de recherche en science sociales », 4 ème , éd Dalloz, PVF, 1971, p.15
[6]
Ce chapitre nous permettra de définir les mots clés composant notre sujet de recherche
et de préciser les théories y relative.
A. Communication :
Etymologiquement « communication » vient du latin communicare, comuare. La
communication est un concept complexe défini différemment selon les auteurs.
PUNGU MULENDA Saidi définit la communication comme le fait de communier,
partager. Ce partage est social et de ce fait il prend en charge toutes les productions individuelles
et collectives.7
Selon le Robert Micro le terme communication est polysémique. Premièrement
communication est définie comme le fait d’établir une relation avec quelqu’un ou quelque
chose, toute relation dynamique qui intervient dans un fonctionnement. Deuxièmement comme
une action de communiquer quelque chose à quelqu’un ; le résultat de cette action et enfin
communication comme moyen technique par lequel des personnes communiquent, message
qu’elles se transmettent dans l’espace ; passage d’un lieu à un autre.8
Wiktionnaire définit la communication au sens marketing comme une discipline ou un
ensemble des activités qui consistent à produire et à encadrer un message dans le but de protéger
son image et d’influencer l’interprétation d’une situation ou d’un évènement.9
7
PUNGU MULENDA S., Information et Communication, 2ème éd, PUL, 2011.
8
LE ROBERT MICRO, Dictionnaire de la langue francaise, p.250.
9
Wiktionnaire.org/wiki
[7]
B. Evènement
C’est un fait qui marque le monde et qui attire de l’attention des individus. Selon le
dictionnaire Robert Micro, un évènement est un nom masculin qui se définit comme ce qui
arrive et a de l’importance.10
Ce concept aussi bien complexe mérite pour une appréhension certaine un recadrage. Et
dans ce cadre il est situé dans le domaine de la communication. Bien pourquoi nous allons nous
y atteler tout en nous inspirant du dictionnaire encyclopédique des sciences de l’information et
de la communication pour le définir comme que tel…
10
Idem
[8]
Quelques heures qui pourront toutefois créer une différence marquante, positive ou
négative, sur l’image de l’organisation. Aussi, est-il essentiel, avant toute chose, de bien définir
les paramètres de l’événement qu’on souhaite mettre sur pied. « Organiser un événement
consiste en effet, à planifier et à exécuter de nombreuses tâches, à
effectuer des centaines d’appels et de courriels, à négocier avec plusieurs fournisseurs et à tenir
compte de multiples détails. Que ce soit le premier ou le 200ème projet que vous coordonniez, il
existe des étapes, des règles et des principes de base à suivre. Pour tout projet événementiel que
vous aurez à réaliser, vous devez passer par les six étapes suivantes :
Kotler cité par SAOUSSANY, révèle que dans une approche marketing, toute
entreprise est agent de communication. En effet, une entreprise qui veut aller au-delà d’un
courant de vente spontané doit concevoir et transmettre des informations à ses clients actuels et
potentiels, à ses détaillants, à ses fournisseurs, à ses actionnaires ainsi qu’aux différentes parties
prenantes composant son environnement (médias, administrations, opinion publique, etc.).
L’évènement tel que souligné par Jean Deogracias TSHIKALI est un acte de
communication intense qui privilégie la communication de proximité avec un public défini,
11
EL MZEM, A., LECLERC, S., LEROUX, P., LITALIEN, G., « Vocabulaire des Relations Publics », Université de
Montréal, 2ème Ed. 2014. p. 55.
12
SAOUSSANY, A., op. cit. p.
[9]
quelle que soit son importance, dans un lieu et à un instant déterminé. C’est une action de
communication ponctuelle, destinée à marquer les esprits dans un but précis. Les événements
sont de nature diverses et s’efforcent de répondre à des objectifs très variés.13
C. Image
Selon le dictionnaire le Robert Micro le concept image est un nom féminin avec
plusieurs définitions en son sein dont voici quelques-unes : le nom image est une reproduction
visuelle d’un objet réel, c’est aussi une reproduction d’un objet par l’intermédiaire d’un système
optique. L’image est aussi définie comme une reproduction mentale d’une perception ou
impression antérieure en l’absence de l’objet extérieur et pour finir avec la source dictionnaire,
l’image est expliquée comme une représentation collective d’un produit d’une firme ou d’une
personne.14
L’image perçue, souvent portée par un jugement de valeur dont les critères peuvent être
objectifs ou subjectifs, s’exprime avec les termes habituelstels que « mauvaise image » ou «
bonne image ». La seconde perspective implique que l’image peut être fabriquée, voire
contrôlée. Cette perspective fait depuis toujours l’objet de critique assez sévère envers les
relations publiques et même de ses praticiens qui se font parfois accuser de « faiseurs d’image
». Ce type d’affirmation implique que l’image rendue (et perçue) est artificielle, fausse,
mensongère et même parfois frauduleuse. Concevoir, maintenir ou défendre « l’image » d’une
organisation ou d’une personne n’est pas du tout un geste répréhensible.
13
TSHIKALI SAKAUMBA, J., D. « Pratique de la Communication des Organisation, notes de cours », inédites, SIC,
UNIKOL, 2018-2019.
14
Ibidem.
[10]
Le but principal de tout praticien engagé dans l’élaboration ou le maintien d’une image
consiste à s’assurer de la corrélation entre l’image induite et la réalité sous-jacente qu’elle
représente. « L’image d’une entreprise résulte de la conjugaison de trois éléments: sa
personnalité, l’image qu’elle veut donner d’elle-même et l’image perçue par le public. » «
L’image de marque est comparative, analogique, réductrice, simplificatrice et subjective.
L’image de marque est l’addition de l’image des produits de l’entreprise, de son image
institutionnelle, de son image professionnelle et enfin de son image relationnelle et affective.
« Ensemble des représentations d’une réalité extérieure qu’un individu se forge à travers ses
perceptions. C’est un ensemble de savoirs, de croyances, d’opinions et de sentiments à propos
d’un objet, d’une marque ou d’une organisation; on parle alors d’une image de produit, d’une
image de marque ou d’image d’entreprise » 15
D. Entreprise
C’est un mot féminin avec une complexité ou diversité de définition. Dans le cas présent
de la communication, une entreprise se définit comme une organisation de production des biens
ou des services à caractère commercial.
E. Communication évènementielle
C’est une combinaison de deux concepts et l’ensemble de ceux-ci donne une définition
tel que soulignée par FADLI Loubna dans son travail intitulé la communication évènementielle
et responsabilité sociétale d’un établissement de santé. Il définit la communication
évènementielle comme une communication qui se sert de la création du montage et de la
valorisation d’évènements pour atteindre un objectif de communication. Elle a pour mission de
créer des évènements pour le public interne mais aussi externe.
15
Idem
16
LAMIZET, B., et SILEM, A., « Dictionnaire encyclopédique des sciences de l’information et de la communication
», France, novembre 1997, P 285
17
FADLI, L., Communication évènementielle et responsabilité sociétale d’un établissement de santé, Mémoire,
FAC, Sciences Humaines, Université ABDERRAHMANE MIRA Béjaia, 2017-2018.
[11]
Une première étape qui émerge à la fin du XIXe siècle avec des grandes expositions
universelles. Si l’on exclut que les jeux du cirque dans l’antiquité romaine puissent être un des
premiers exemples d’organisation d’événement, on peut poser que la croisière noire (octobre
1924 – juin 1925) puis la croisière jaune (avril 1931 – février 1932) organisées par André
Citroën furent parmi les premières à être autant réfléchies dans une perspective de
communication, de notoriété et d’image de marque.
Une deuxième étape à partir des années 70-80 avec l’intégration d’une démarche
publicitaire dans l’organisation, à laquelle se greffe une forte professionnalisation venant des
nouveaux métiers du spectacle et de la production audiovisuelle. Une troisième étape qui
émerge au début des années 2000 avec la croissance de l’Internet permettant de nouvelles
formes d’événements à l’exemple des flash-mob et surtout une préparation (teasing) et
médiatisation sous forme virale.
18
BROCHAND, L., « le nouveau Publicitor, Publicité, Médias, Hors-médias , Internet »,5ème
éd, Dalloz, Paris, 2001, p.86.
[12]
étranger. Les réglementations locales, les heures de repas et les habitudes culinaires, le
professionnalisme des prestataires locaux sont à étudier précisément.
L’entreprise pourra choisir une agence de communication globale qui dispose d’un
département événementiel, une agence spécialisée en communication événementielle ou alors
piloter elle-même l’événement en faisant appel à des prestataires spécialisés pour leur confier
des lots spécifiques, à l’exemple de la restauration. La communication événementielle est une
école de rigueur. Elle doit conjuguer une vision stratégique « un événement, c’est d’abord une
idée » et en même temps prendre un soin extrême d’éléments infimes.
1. LA CHECK-LIST
C’est le document qui liste l’ensemble des opérations à effectuer pour la bonne réussite
de l’opération (cf. tableau 3.5). La check-list permet de vérifier que rien n’a été oublié dans
l’organisation. Elle comprend le nom de l’opération à effectuer, son pilote, son échéance et il
est conseillé d’y inclure une partie observation. Pour chaque opération, il conviendra de
détailler si le cahier des charges a été rédigé, s’il a été adressé, si des devis ont été reçus, si le
choix a été effectué, si le bon de commande a été envoyé, si l’accord a bien été constaté et si
un contact a été clairement désigné.
2. LE RETRO PLANNING
Il se réalise sous la forme d’un calendrier inversé. Cela signifie que l’on part du
jour où doit se tenir l’événement et l’on organise temporellement toutes les actions qui doivent
être effectuées pour une parfaite réussite de l’événement. En somme, cela revient à reprendre
notre check-list mais en l’organisant selon les délais nécessaires à l’opération. Cela permet un
pilotage précis en hiérarchisant les éléments préparatoires en fonction de leur degré d’urgence.
Par exemple, le choix du lieu devra s’effectuer plusieurs semaines à l’avance, alors que
celui de la décoration florale pourra se faire dans les jours qui précèdent.19
Selon le dictionnaire encyclopédique, la communication évènementielle: « c’est
l’utilisation de tous ces moyens de manière cohérente et concertée, tant en communication
interne (dans l’entreprise) qu’externe (pour un public non membre de l’entreprise), en
communication institutionnelle que commerciale, qui constitue, selon certains, la
communication globale. »20
Cet auteur qui a cité BROCHAND Lendrevie dans son travail, il dit que, la
communication évènementielle regroupe les actions de relations publiques, de stimulation, de
motivation qui donnent lieu à des manifestations regroupant souvent des publics internes mais
19
LIBAERT, T., « Communicator, toute la communication d’entreprise », Ed 6ème, DUNOD, Paris, 2012, p.169,171
et 172
20
LAMIZET, B. et SILEM, A., op.,cit, p.121
[14]
aussi des publics externes ou mixtes. Elle peut être de deux types ; communication par le biais
d’évènements spécialement conçus pour les entreprises ou une participation de la marque à des
événements organisés par d’autres. Dans ce cas on parle alors plus volontaires de sponsoring
ou de parrainage d’événements.21
F. Image d’entreprise
Selon Thierry LIBAERT dans son ouvrage intitulé Communicator, l’image d’entreprise
est définie comme la somme de ses différentes images. Chaque image correspond à une cible
homogène et à une réalité fonctionnelle de l’entreprise. Les différentes images interagissent les
unes sur les autres. Indissociables, aucune d’elles n’est pourtant assez forte pour tirer seule
l’image institutionnelle. La confiance globale dans une entreprise dépendra de l’équilibre de
chacune de ses composantes. Mais sachez qu’en la matière, rien n’est acquis.
Une image, bonne ou mauvaise, n’est pas définitive : elle évolue au fil du temps. Elle
n’est pas non plus universelle : elle varie en fonction du public considéré. Elle doit également
évoluer lorsque le groupe change de nom. On distingue généralement deux objectifs d’image :
un objectif de notoriété qui tend à renforcer la connaissance de l’entreprise, de ses
activités, produits et services et un objectif de nature plus institutionnelle. Il existe un grand
nombre de définitions de l’image et certains différencient l’image de la réputation. Ainsi, selon
Jean-Pierre Piotet qui dirige l’Observatoire de la réputation, l’image concernerait
davantage le court terme et répondrait à un objectif de « faire aimer », alors que la réputation
serait plus dans du long terme et répondrait à un objectif d’établissement ou de renforcement
de la confiance.
L’image n’est pas un phénomène abstrait, plaqué, mais bien la représentation d’un état
de fait. Aucune politique de communication ne peut passer outre la réalité. Pour mesurer l’état
21
BEDHOUCHE Radia, op. cit. p.27
[15]
3. L’aspect subjectif qui est une partie non quantifiable, qui se traduit essentiellement par un
climat, des impressions, des sentiments dont voici les principaux éléments du jugement.
Ci-dessous le tableau retraçant les composantes d’une image d’entreprise tel que répertorié
par Thierry LIBAERT.
Nature de
Cible Fondement
l’image
Interne Personnel Son degré d’adhésion
Communauté économique et Son appréciation de la valeur de
Financière
financière l’entreprise
Milieu professionnel
Son estimation du savoir-faire
Technologique (fournisseurs, distributeurs,
et des perspectives de la firme
sous-traitants)
22
LIBAERT, T., Op. Cit. p.5
23
Lewis, G., Desprez, P. L., « la marque », 4ème édition, vuibert, paris, 2013, p. 138.
[16]
Par définition une théorie est un ensemble organisé d’idées, de concepts abstraits
prenant pour objet un domaine particulier qu’il décrit et explique. Système formé d’hypothèses,
de connaissances vérifiées et de règles logiques qui correspond à un domaine de la science.24
Selon François DEPELTEAU, les théories sont des ensembles d’énoncés généraux
décrivant les phénomènes réels. En termes plus métaphoriques, les théories sont comme le disait
si joliment Karl Popper, « des filets destinés à capturer » ce que nous appelons « le monde », à
le rendre rationnel, l’expliquer et le maitriser.25
Eu égard à ces brèves explications sur la théorie dans cette recherche et selon le cadre,
nous avons recouru à quelques unes dont la théorie systémique et celle sémio-contextuelle en
vue de rendre rationnel cette étude.
24
Dictionnaire le Robert Micro, 2006, p.1322
25
DEPELTEAU, F., La démarche d’une recherche en sciences humaines. De la question de départ à la
communication des résultats, De Boeck, Bruxelles, 2003, p. 131.
[17]
En effet la théorie systémique est née dans les années 1960/1970 à Palo Alto en
Californie, la théorie systémique de communication doit beaucoup à l’anthropologue Gregory
Bateson. Celui-ci fut le chef de file d’une sorte de collège informel de chercheurs en science
humaines, chercheurs souvent en marge de l’enseignement académique, issu des disciplines
scientifiques les plus diverses mais fédérés par l’adhésion commune à l’approche systémique,
nouveau paradigme alors en voie de formation au sein de la communauté scientifique. C’est
dans le cadre conceptuel de la systémique que fut élaborée, puis formalisée par les successeurs
de Bateson, la nouvelle théorie. Parmi ceux-ci, nous faisons principalement référence à Paul
WATZALAWICK, psychiatre d’origine autrichienne, connu pour ses travaux sur les thérapies
familiales et les pathologies des organisations sociales.
Dans ce modèle, l’accent n’est pas mis d’abord sur les acteurs de la communication
(destinateur et destinataire car ils se trouvent en perpétuel interaction et ne peuvent être isolés), ni sur
le message communiqué (car il est largement insaisissable tant dans sa forme que dans son contenu),
mais sur l’ensemble du système compris comme un réseau indéniable de relation (principe de
globalité). Tout homme en provenance au monde se trouve ainsi pris dans ce réseau de relation tissé
par la socio-culture. Sa situation est semblable à celle du nouveau musicien qui reçoit un instrument
et à qui on demande de se joindre à l’improvisation.
26
BATESON, G., et allié, « La nouvelle communication », Paris, Seuil, 1984, p. 7.
[18]
Pour lui, ne pas émettre de son, c’est encore jouer en produisant un silence. Silence qui sera
aussitôt interprété et repris par les autres musiciens. Il n’existe pas de non comportement, même le
silence, la posture du schizo recroquevillé au stade de la catatonie sont un message.
L’espace humain est sémiotique et saturé d’affects ; notre espace ne nait pas dans les
choses mais toujours dans des signes. C’est pourquoi, « on ne peut pas ne pas communiquer »
comme le dit Paul Watzlawick dans l’ouvrage Principe de la nouvelle approche qui n’a pas
fini de bouleverser les sciences humaines.27
Cette théorie affirme que dans un système ou groupe complexe des relations humaines,
la communication joue un rôle, elle rapproche les uns et en éloigne les autres, selon que les
interactions sont fortes, faibles, bonnes ou mauvaises.28
27
BOUGNOUX, D., « La communication contre l’information », Paris, Etude, 1992, p.307.
28
MUCCHIELLI, A. et Alii, Op. Cit. p. 10.
[19]
29
D. BOUGNOUX, « La communication », Paris, Etude, 1992, pp.307-317.
30
ARMAND ET MATTELART M., « Histoire des théories de la communication », Paris, 3eme Ed., la Découverte,
2004, p.33.
[20]
Cette théorie tel que souligné par Jean Deo gracias TSHIKALI dans le cours des théories
de la communication ; a été mise sur pied par le théoricien Alex MUCCHIELLI. La théorie
sémio-contextuelle est basée sur différentes recherches en sciences humaines est stipule que
toute situation de communication est décomposable en sept contextes en interrelation et
interdépendants. Ces contextes sont les dimensions de référence de toute situation de
communication. Il s’agit des contextes que voici :
Dans cette logique l’auteur poursuit en disant que dans chaque contexte, il peut exister
un ou plusieurs éléments pertinents forts dits « éléments significatifs ».31
Le contexte de positionnement.
Les acteurs sociaux impliqués dans une situation ne peuvent pas ne pas avoir
entre eux des positions réciproques dans cette situation. Le positionnement peut
découler des statuts, des rôles historiques ou actuels comme de la place donnée ou
prise par tel ou tel autre acteur. Proposition de définition des places de parties, donc
toute communication dit Mucchielli contribue à positionner des acteurs échangeant
les uns avec les autres. Toute entreprise cherche à avoir un bon positionnement et
se faire remarquer auprès de ses partenaires et autres entreprises afin qu’ils sachent
ce qu’elle mène comme activité. Toute communication est porteuse d’une proposition
de définition de places des interlocuteurs, aussi bien à travers la manière dont elle est faite.
31
TSHIKALI, J.M., « Cours des théories de la communication », inédit, UNIKOL, G3 SIC, 2018-2019.
[22]
Le contexte temporel
Toutes nos communications s’inscrivent dans le contexte de ce que nous
avons déjà communiqué : c’est en faisant référence à ce qui s’est passé ou à ce qui
se passera que les acteurs mettent en place un contexte temporel qui influence le
sens des communications. Le contexte de tout phénomène de communications est
aussi un contexte historique. C’est avec le contexte temporel qu’il faut situer les
communications-processus d’une entreprise. En effet, toutes les communications des
entreprises qui se veulent modernes ou évoluées ce jour, donnent un sens et un
positionnement à ces dernières dans le secteur d’activité, il en est de même pour les
entreprises étatiques.
Le contexte spatial
La communication prend un sens par rapport à la disposition du lieu et à ses
contraintes. L’impact de ce contexte sur le sens des communications a été mis en
évidence par les travaux de la proxemie. Ils ont montré l’importance de la dimension
espace dans l’influence sur les communications et leurs significations. Ainsi en
modifiant la variable de l’espace dans une situation, il est possible de changer
certains éléments contextuels d’une communication modifiant son sens. Il s’agit pour
les sciences de la communication d’étudier comment dans une situation de
communication, les acteurs à travers leurs communications processus modifient le contexte
spatial et interviennent ainsi sur le sens des communications faites dans ce contexte. Si l’on
considère les affiches, la télévision, la radio, l’internet, l’événementiel
comme les espaces où se précisent ces communications processus, c’est le lieu où s’expriment
les entreprises.
[23]
CONCLUSION PARTIELLE
Ce premier chapitre a été consacré à la définition des concepts clés qui sont la
communication, l’événement, l’image et l’entreprise. A cela s’est ajouté la combinaison de tous
ces concepts entre autre la communication événementielle et l’image d’entreprise qui
constituent les composants de notre sujet ainsi que les théories systémique et sémio-
contextuelle, lesquelles théories permettent la démarche scientifique pour un résultat exact et
accepté.
[25]
Quelques sièges de la Bralima verront jour après la deuxième guerre mondiale, soit en
1950 dont :
Dès le départ la BRALIMA était sous contrôle de l’industrie Belge, mais de nos jours
elle est devenue actionnaire majoritaire depuis 1982.
Son siège social est établi à Kinshasa ; elle a 5 autres sièges à l’intérieur du Pays
notamment à BUKAVU, KISANGANI, BOMA, MBANDAKA et LUBUMBASHI. Ces sièges
sont contrôlés chacun par un Directeur de siège.
[26]
II.1.2. Dénomination
Sous un numéro d’enregistrement au registre commercial n° 1230 et de l’identification
nationale A04965x, la société est nommée : Brasserie Limonaderie et Malterie, BRALIMA en
sigle est une société par action à responsabilité limitée (SARL).
Elle assure à ses employés une bonne sécurité au lieu de travail (uniforme, gans,
casques,…) y compris aussi un centre médical en cas de maladie ou d’accident en plein travail.
Objectifs spécifiques
La Bralima est née le 13 Octobre 1923 sous l’impulsion d’un certain Monsieur DU
MOULIN de la nationalité Belge comme premier Administrateur Délégué. Des industries
belges entreprennent d’installer, avec l’aide de la banque de Bruxelles, une brasserie à
Léopoldville afin de combattre l’alcool local (LUTUKU) distillée et fermentée dans les
conditions d’hygiène douteuses après la guerre mondiale de 1914 à 1918.
La Bralima de Léopoldville est secouée par la crise mondiale de 1929qui fait baisser les
prix dans le monde entier, sa bière concurrencée par les bières d’importation est peu
consommée par les autochtones à cause de son prix afin d’autoriser la vente de la bière à toute
la population. Avant la création de la brasserie de Léopoldville, le marché de la bière était aux
mains des Allemands et Hollandais qui importaient 35000 à 40000 hectolitres de bière de bonne
qualité par an et à un prix plus raisonnable que celui de la bière « Primus » qui était de 5,75
FRS.
[28]
Alors qu’un manœuvre congolais devait dépenser son salaire de trois jours pour payer
une bouteille et le gouvernement congolais n’autorisait pas la vente de la bière indigène. C’est
avec l’arrivée de Monsieur VISEZ, deuxième Directeur qu’on a vu avec lui la Bralima se lever
lentement de ses maux.
2. OBJECTIFS
Atteindre sans intermédiaire le plus grand nombre de consommateurs ;
Produire la meilleure bière sur le marché congolais de la bière ;
Fabriquer et commercialiser des blocs glacés.
En effet, pendant la période de l’indépendance des années 1960, la Bralima reste une
société implantée au Congo Ex-belge au Congo-Brazzaville au Rwanda et au Burundi. Avec
l’évolution politique, les brasseries implantées en dehors de Congo-Kinshasa deviendront
autonomes. On verra ainsi la création de BRALIMA Congo à Brazzaville (BRASCO),
BRALIMA Rwanda (BRALIRWA), BRALIMA BURUNDI (BRARUNDI).
Le Malt, les céréales, le riz, le sucre, le houblon et eau. La transformation de ces matières
premières en bière consommables se fait en 4 stades : le brassage, la fermentation et la garde,
la filtration et le conditionnement.
1° Le brassage : c’est une opération au cours de laquelle les matières premières : le malt et
grain crus sont concassés, macérés, filtrés. Il conduit à l’obtention d’un jus sucré, légèrement
amer, stérile et stable appelé « mout ».
Il est toujours nécessaire, voire impérieux de noter que la Bralima produit plusieurs
gammes de boissons alcooliques et gazeuses que voici :
A. Boissons alcooliques
Mutzig
Mutzig Class
N’tay
N’tay teke teke
Primus
Turbo King
Heineken
B. Boissons gazeuses
Sprite
Coca cola
Fanta orange
Fanta maracuja
Vitalo
Schweppes tonic
Schweppes soda
1. Un dépôt usine qui donne accès d’achat à tout le monde selon le pouvoir d’achat ;
2. Service rendu à domicile de client «SRD » qui se fait par la sortie des camions chargés
de la livraison et de la vente au comptant en s’appuyant sur les trajectoires tracées par
le chef des routes ;
[30]
3. Le service rendu aux grossistes qui se range comme le précédent, mais alors en faisant
passer les clients au bureau qui s’occupe de la livraison et de la récupération des
emballages ;
4. Les dépôts en dehors des grandes agglomérations Lubumbashi, Likasi, Kolwezi et
Kipushi servent aussi la population de ces parties du grand Katanga des produits de
l’usine d’exploitation de Lubumbashi.
A l’entreprise Bralima il existe deux catégories de bières : la bière blonde et la bière brune,
La bière blonde : est une bière fabriquée à base du maltage prononcée et à une
température de 10°C.
La bière brune : est celle qui est fabriquée à base de maltage prononcé et à une
température de 70°C.
Ce degré de maltage influence leur caractère et des fois leur goût. Toutefois, à teneur
identique d’alcool, ces différences disparaissent.
DIRECTION DU SIEGE
SECRETAIRE DE
DIRECTION
Département
Département Département Département Département Département de Département
Financier
commercial Technique de RSS de production contrôle qualité Médical
Humaine
Comptabilité
Atelier méc.
Traitement eau
Atelier elec.
Bureau soc.
Contrôle qualité
Adm pers.
Marketing
Mat. première
Siroperie
Trésor
Vente
Fêtes et
Comm.
Garage
Bureau
Entretien civil
Promotions
Sécurité
Magasin Magasin
plein vide
machine
Salle de
Vente
ADM
Impôt
Magasin Emballage
pièces de
rechange
Entretien
[32]
5.3. FONCTIONNEMENT
a. La Direction des sièges
b. La promotion de ventes
Les fabricants mettent souvent en place des actions promotionnelles auprès de leurs
représentants ou leurs agents afin de stimuler un effort de vente particulier, les primes de fin
d’année, concours et voyage sont les trois techniques les plus couramment utilisées. En outre,
le service de promotion de ventes de la Bralima recourt à une multitude de techniques telles que
la réduction de prix, la remise des cadeaux, l’échantillonnage, les jeux concours, la loterie, …
Dans les terrasses, la Bralima exploite avec succès une pratique appelée « action »
laquelle consiste à gratifier l’acheteur d’une bouteille de bière. Devenue « GROUPE
HEINEKEN » cette brasserie est implantée aujourd’hui dans plus de 145 Pays. Au Congo-
Kinshasa, le groupe HEINEKEN a acheté la CIBI COCA-COLA en 1992 et l’a fusionné avec
la Bralima ; en 1998, il a facilité à la Bralima l’acquisition de BONAL/PEPSI ; en outre, il est
propriétaire de la BOUKIN, la bouteille de Kinshasa.
C’est une direction qui travaille beaucoup plus pour les clients polluent le marché en
général. Parmi les taches qui lui incombent, l’on compte l’adaptation des goûts à la direction
de production, des études des marchés, la conquête et la fidélisation de la clientèle, etc… en
outre, elle a pour rôle de faire découvrir aux consommateurs, au moyen de la publicité et de la
promotion.
[33]
d. La distribution
Ce service a pour rôle d’organiser les relations entre la Bralima et le marché de vue et
réaliser le plus de vente possible. Il recourt de ce fait à plusieurs procédés :
Exploitation des points de vente connus pour faciliter la transaction de ses produits
(dépôts relais).
Elargissement de la gamme de ses produits pour satisfaire toutes catégories des clients
pour ce qui est de service rendu à domicile, la Bralima s’organise pour livrer les commandes
des clients à domicile en un temps record.
En 1985 la Bralima cesse fortement les effets des actions de la concurrence. Elle se bat
pour le leadership, du marché brassicole. De 1983 à 1992 la part de marché Bralima baisse
d’une année à l’autre, ce qui permet à la concurrence de progresser dans un marché globalement
en baisse. Mais la Bralima se ressaisit, ses responsables cherchent les voies et moyens pour
sortir de l’impasse et récupérer la place privilégiée perdue.
e. Communication
Afin de servir tous les congolais et les étrangers habitants hors du Pays, la Bralima va
de plus en plus vers ses consommateurs en installant ses propres dépôts à l’intérieur des
provinces.
f. Le leadership
Le souci de produire des boissons de qualité et d’étendre ses opérations est permanent
dans le groupe HEINEKEN au Congo-Kinshasa grâce à sa politique générale et plus
particulièrement à son département Marketing produits qui développe une bonne
communication, la Bralima occupe la première place sur le marché Brassicole depuis 1993.
Dans ses limonaderies, la Bralima produit toute gamme de boissons gazeuses : coca
cola, Sprite, Schweppes, Fanta et Krest sont des productions sous licence. Vitalo eau de table,
Vital o, Everie et Maltina sont ses marques propres. En plus, la Bralima fabrique des blocs de
glace respectivement à Kinshasa et à Kisangani. A cela, il faut ajouter la bière Miltring
international par la Bralima RDC. Cette entreprise a une capacité de production de 32500
bouteilles de Primus par mois. Les productions gazeuses sont de 21000 hectolitres par an.
[36]
CONCLUSION PARTIELLE
Ce deuxième chapitre nous a permis de circonscrire notre cadre de recherche qui est
l’entreprise Bralima basée dans la production et la commercialisation des boissons gazeuses et
alcooliques ainsi que ses ramifications et son fonctionnement tant sur le plan administratif que
marketing.
[37]
Il est de notre devoir en tant que communicologue de formation, avant d'entrer dans le
vif de ce troisième chapitre, de relever en quelques lignes toutes ces branches de la
communication avec un accent particulier sur la communication commerciale ou marketing
dans laquelle se trouve la communication événementielle qui constitue une variable
indépendante du sujet, qui apporte une influence à l'image de l'entreprise Bralima.
institutionnelle s'appuie sur les valeurs de l'entreprise et non pas sur les spécificités du produit
ou de la marque même si, dans de nombreux cas, la marque et le nom de l'entreprise ne font
qu'un. De ce fait, la communication institutionnelle intervient autant en interne qu'en externe.
Elle constitue donc de l'essentiel de la communication d'entreprise.
Dans cette perspective, les relations publiques représentent une composante d’un mix
de communication regroupant l’ensemble des disciplines de communication : publicité, design,
relations publiques, promotion, marketing relationnel, communications internes, etc.
Il s’agit donc d’une école de pensée issue du marketing qui considère que l’ensemble des actions
32
LIBAERT, T., op. cit. p.34
[39]
Dans une telle vision, les relations publiques sont exécutées à un niveau tactique. La
communication-marketing intégrée est un concept de planification qui représente la valeur
ajoutée d’un plan global où les contributions stratégiques d’une variété de disciplines de
communications publicité, marketing direct, promotion et relations publiques sont évaluées et
combinées dans le but de fournir un maximum de clarté, de cohérence et d’impact des
communications.
L’AXE INSTRUMENTAL
Dans sa communication, l’entreprise privilégie les outils de la communication possédant
un effet direct sur la cible. La communication est fragmentée, segmentée, personnalisée
au travers d’outils comme les numéros verts, le phoning, le mailing et les nouvelles
techniques comme le géo-marketing et la géolocalisation, le street-marketing ou le
buzz-marketing.
L’AXE GÉOGRAPHIQUE
La communication se décentralise. Les sièges sociaux redéployent leurs effectifs dans
les délégations régionales, dans les usines ou diverses implantations. La direction de la
communication conserve la vision stratégique et l’essentiel des actions de relations
[40]
publiques sont conduites et mises en œuvre au niveau local, au plus près des clients et autres
cibles de communication.
Ce terme est issu de la terminologie publicitaire et peut être utilisé en relations publiques
marketing. Si l’axe de communication oriente la stratégie de communication marketing, on peut
dire que le concept en est l’incarnation au plan créatif. En termes simples, le concept est l’idée
générale, le fil d’Ariane qui crée un lien synergique entre les messages, moyens ou outils utilisés
dans une campagne ou un programme de communication pour en maximiser l’efficacité. Cela
peut être un élément visuel ou sonore, un élément de contenu ou de forme, ou encore une
combinaison d’un ou l’autre de ces éléments.
Exemple : Une campagne portant sur les efforts de développement durable d’une
entreprise pourrait recourir au thème « Agir aujourd’hui, préparer demain » et le décliner sur
tous ses outils de communication : titre de communiqué, section du site web et de l’intranet,
kiosque d’information, etc. Une campagne de sensibilisation à propos de la sécurité sur les
[41]
pistes cyclables pourrait s’appuyer sur un concept mettant en scène des personnages en forme
de pictogrammes comme ceux qu’on retrouve sur les panneaux de signalisation. Ces
personnages se retrouveraient sur tous les outils de communication utilisés pour ainsi créer un
lien visuel entre les outils, ce qui facilitera l’identification et la compréhension des messages.
Ici il est question de nous atteler sur la communication événementielle qui est une partie
intégrante de notre sujet.
La communication événementielle puisque c'est d'elle qu'il s'agit est une technique de
l'entreprise qui consiste à créer ou à subir un évènement et l'exploiter pour des raisons
commerciales ou institutionnelles par ici il y'a lieu de signaler qu'il existe deux sortes des
événements: les événements voulus et les événements subis.
Les événements voulus c'est-à-dire ceux crées par l'entreprise et dépendent de la volonté
de l'entreprise qui, à certains moments, éprouvera le besoin de faire parler d'elle, de ses
hommes et d'attirer l'attention sur eux. Les événements de ce genre peuvent également
être liés à l'actualité, à la conjoncture ou à une opportunité, qui offrira à l'entreprise la
possibilité d'exploiter à son profit une certaine situation ou d'apporter à un moment
important et judicieux de sa vie le soutien d'un événement crée de toutes pièces.
Les événements subis, c'est-à-dire les événements auxquels l'entreprise est invitée à
prendre part. Ces genres rassemblent tous les événements internes ou externes auxquels
l'entreprise est obligée de participer ou ceux qu'elle est tenue d'initier par rapport à la
politique générale, notamment sous l'angle commercial. Les salons professionnels et les
lancements de produits par exemple sont des événements subis. En effet, un lancement
de produit par exemple, n'arrive pas à l'improviste. Il est programmé longtemps à
l'avance dans la stratégie commerciale, et constitue en lui-même l'événement qui sera
matérialisé de telle ou telle façon, avec plus ou moins d'éclat, selon les publics visés ou
tout simplement les moyens financiers disponibles.33
A ce titre, il faudrait signaler que ce qui fait la force d'un événement c'est l'objectif lui
assigné. Dans ce cas, le responsable de l'événement doit savoir gérer les trois moments
importants d'un événement que voici:
Avant événement
Pendant événement
Et après événement.
Et selon le Larousse français en ligne, une enquête se définit comme l'étude d'une
question faite en réunissant des témoignages et des expériences, aussi comme un ensemble de
recherches ordonnées par une autorité administrative ou judiciaire et destinées à faire la lumière
sur quelque chose.35
A ce sujet, une autre source en ligne wiktionnaire renchérit en disant qu'une enquête est
une opération qui a pour but la découverte des faits, l'amélioration des connaissances
d'informations, avec le but de l'exhaustivité dans la découverte, des informations inconnues au
début de l'enquête et parfois la volonté de publication des informations collectées.36
b. Objectif :
L'objectif de l'enquête menée auprès des publics bien définis c'est-à-dire l'entreprise
Bralima et les consommateurs de ses produits, est de savoir si la communication événementielle
influence l'image de l'entreprise Bralima.
Dans cet ordre d'idées, le dictionnaire Larousse français interprète l'échantillon comme
la petite quantité d'une marchandise qui donne une idée de l'ensemble, qui permet d'en faire
apprécier la qualité, aussi comme une fraction représentative d'un ensemble statistique ou d'une
population. 38
Nous avons mené notre enquête à cet effet sur la Bralima Kolwezi, dans le but d'avoir
une idée claire sur l'organisation des évènements et les outils de communication ainsi que sur
les consommateurs des produits Bralima.
A ce niveau, pour des raisons d'honnêteté scientifique, nous sommes dans l'obligation
de signaler que nous ne disposons pas encore de statistiques fiables pour notre champs
d'enquête, bien pourquoi nous avons recouru au principe probabiliste de 5 terrasses des
tenanciers des produits Bralima à Kolwezi, terrasses où nous avons pu sélectionné 10
consommateurs toutes tendances confondues mais dont l’âge varie entre 18 et 50 ans par
terrasse, ce qui constitue 100% de notre enquête.
La constitution de notre univers d'enquête est d'une part représentée par le numéro 1 de
la Bralima et de l'autre part des consommateurs des produits Bralima.
Le Micro Robert nous renseigne qu’un questionnaire est une liste de questions
méthodiquement posées en vue d'une enquête ou un jeu. 39
Nous avons disposé deux questionnaires pour arriver à bon port de notre enquête dont
l'un est soumis à la Bralima et l'autre aux consommateurs. Dans le cadre de cette recherche
méthodique nous avons utilisé deux types de questions à savoir les questions ouvertes qui ont
donné accès à nos enquêtés d'être ouverts et s'exprimer en détail et les questions fermées.
BRALIMA
1. Connaissez-vous l'entreprise Bralima ? Si oui elle œuvre dans quel secteur
a. Fabrication des boissons
b. Maison de presse
c. Minier
d. Fabrication de la farine de maïs
3. Si oui lequel ?
a. Un concert karaoké
b. Une tombola
c. Un concours turbo
[45]
4. A quelle occasion ?
a. De passage
b. Invité
c. Co-organisateur
d. Membre
e. Pas de réponse
BRALIMA
1. Depuis l’année 2021 combien d’évènements ont été organisés par la Bralima ?
R/ Chaque mois un ou deux évènements sont organisés, ce, dans le but de faire la
promotion de nos produits.
R/ Nous avons plusieurs moyens d’information sur tel ou tel autre évènement dont
l’utilisation des chaines partenaires, les affiches calicots, les réseaux sociaux et la
méthode de bouche à oreille.
INTERPRETATION :
A cette première question adressée à nos enquêtés, ces derniers à l’unanimité
connaissent l’entreprise Bralima et son domaine d’activité.
INTERPRETATION :
A cette préoccupation, 35 sur 50 de nos enquêtés, soit 70% disent avoir déjà eu à prendre
part chacun à un des évènements organisés à la Bralima et 15 autres soit 30% n y’ont jamais
pris part.
3. Si oui lequel ?
Tableau 3
Réponses Effectif Pourcentage
A 20 40
B 7 14
C 3 6
D 5 10
E 15 30
TOTAL 50 100
INTERPRETATION :
Ici comme à la précédente préoccupation les réponses sont diverses dont 20 sujets, soit
40% ont déjà pris part à un concert karaoké de la Bralima ; 7 sujets soit 14%, à une tombola ;
3 sujets, soit 6%, au concours de la marque turbo et 15 sujets sur 50, soit 30%, n’ont jamais pris
part ne serait-ce qu’à un seul évènement de la Bralima.
4. A quelle occasion ?
Tableau 4
E 15 30
TOTAL 50 100
INTERPRETATION :
De ce tableau, il résulte qu’aucun sujet parmi tous les enquêtés n’a relevé que c’était de
passage, mais 14 sujets, soit 28% étaient invité ; un sujet qui constitue 2% était co-organisateur,
20 sujets soit 40% étaient membres de l’organisation et 15 sujets soit 30% ne connaissent aucun
évènement.
Tableau 5
INTERPRETATION :
De ce tableau il revient de noter que 35 sujets sur 50 ont été marqués positivement par
un des évènements auquel ils ont déjà eu à prendre part et 15 sujets soit 30% n’étaient pas
marqués positivement.
Tableau 6
D 10
TOTAL 50 100
INTERPRETATION :
A cette question, il s’est dégagé que 20 sujets enquêtés sur 50 soit 40% était marqués
par la qualité de l’organisation, 10 sujets 20% ont trouvé que l’évènement était attrayant, 10
autres sujets soit 20% ont révélé pour leur part que c’était pour se divertir et enfin les autres qui
constituent les 20% ont signalé que l’évènement était ennuyant.
Tableau 7
INTERPRETATION :
Tableau 8
TOTAL 50 100
INTERPRETATION :
L’appréciation des évènements organisés par la Bralima révèle que 32 sujets, soit 64%
apprécient les évènements de la Bralima et 18 sujets sur les 50 enquêtés, soit 36% n’apprécient
pas ces évènements.
Tableau 9
INTERPRETATION :
A ce sujet chacun de nos sujets enquêtés a donné sa note par rapport aux évènements
organisés par la bralima dont 17 sujets sur 50 soit 34%, ont jugé l’organisation digne ; 10 sujets,
soit 20%, ont donné une note en dessous de la moyenne, 23 sujets ; soit 46% ont jugé
l’organisation assez bonne et 0% n’a dit que l’organisation était très mauvaise.
Tableau 10
C 6 12
D 12 24
TOTAL 50 100
INTERPRETATION :
Tableau 11
INTERPRETATION :
A cette dernière question qui consiste à connaitre le point d’attraction de l’attention des
consommateurs des produits de la Bralima lors des évènements, 19 sujets, soit une
représentation de 38% sont attirés par les produits de cette entreprise et les stars utilisées par la
Bralima, 16 sujets sur 50, soit 32% sont attirés par les concerts karaoké ; 5 sujets, soit 10%
sont attirés par les concours et 10 sujets, soit 20% attirés par la tombola.
INTERPRETATION GLOBALE
Septante pourcent (70%) soit trente-cinq (35) des sujets ont été marqué par les
évènements et dont trente pourcent (30%) soit quinze (15) sujets n’ont jamais été marqués par
les évènements, chacun selon sa perception.
Il faudra aussi noter que soixante-quatre pourcent (64%) des consommateurs des
produits de la Bralima soit trente-deux (32) sujets apprécient les évènements de la Bralima et
dix-huit (18) sujets pour des raisons inavouées soit trente-six pourcent (36%) n’apprécient pas
les évènements.
A cela s’ajoute l’image considérée comme le capital sympathie que ces consommateurs
gardent de la Bralima ; quatre-vingt-quatre pourcent (84%) de l’effectif global soit quarante-
deux (42) consommateurs, évaluent au-dessus de la barre l’image c’est-à-dire bonne ou assez
bonne l’image de l’entreprise Bralima et seize pourcent (16%) soit huit (8) consommateurs
jugent en dessous de la moyenne l’image de la Bralima.
Et après notre entretien avec le Chef de Division de la Bralima Kolwezi, il ressort que
chaque mois il y’a un ou deux évènements qui sont organisés avec pour objectif la promotion
de ses produits. Et l’organisation de ces événements est possible grâce à l’élaboration d’un plan
d’exécution, lequel plan comprend également la sélection des canaux de communication partant
du partenariat qu’a la Bralima avec certaines chaines locales et par des affiches, l’internet et
les réseaux sociaux, consciente qu’elle fait face à un concurrent de taille qui a du renom sur la
ville de Kolwezi, la Bralima s’est retrouvée dans une obligation d’organiser régulièrement des
événements avec tous les canaux de communication susmentionnés.
la budgétisation dépend d’un événement à un autre. D’où la part de la communication n’est pas
précise, elle nage entre 10 et 15% du coût global d’un événement.
Ainsi donc, nous pouvons partant de ces enquêtes affirmer que la communication
évènementielle contribue efficacement non seulement à l’image de la Bralima mais aussi à la
croissance de sa production et la commercialisation de ses produits. Qu’à cela ne tienne, la
Bralima est sommée de multiplier les stratégies marketing pour gagner à un niveau très élevé
le capital sympathie.
[56]
CONCLUSION PARTIELLE
Ce troisième chapitre essentiellement pratique, a permis de confirmer nos hypothèses
sur la question de vouloir redorer l’image d’une entreprise à travers la communication
évènementielle en mettant en valeur ses produits et services dans un monde concurrentiel
puisque le public, non seulement peut être séduit par le produit, mais aussi l’image de
l’entreprise joue également sur la confiance à gagner du public.
[57]
CRITIQUES ET SUGGESTIONS
1. CRITIQUES
L’image de l’entreprise est un édifice qui exige à ce que plusieurs efforts soient conjugués pour
se construire mais très facile à démolir à moindre geste
Le budget alloué à la communication est très moindre et surtout que le budget varie
d’un évènement à un autre. Par conséquent cela joue directement sur l’image de
l’entreprise Bralima.
Les évènements populaires ne sont pas organisés, bien pourquoi les petits
évènements mensuels ne sont du tout pas connus.
L’organisation des évènements n’est pas appréciée à l’unanimité par tous les
consommateurs des produits Bralima.
2. SUGGESTIONS
Une entreprise pour faire connaitre ses produits et services est appelée à communiquer de
plusieurs façons jugées utiles. Voilà pourquoi nous suggérons à l’entreprise Bralima ce qui suit :
CONCLUSION GENERALE
Nous voici enfin arrivés au terme de notre recherche qui a porté sur la communication
évènementielle et image d’entreprise, cas de l’entreprise Bralima.
Pour mieux appréhender ce sujet vaste qu’il est, outre l’introduction et la conclusion,
nous avons subdivisé ce travail en trois grands chapitres que voici :
Après les enquêtes menées les résultats confirment nos hypothèses en soulignant que la
communication événementielle est une force implicite à l’accroissement de la production d’une
entreprise et au capital sympathie que peuvent éprouver les consommateurs des produits et
services de l’entreprise Bralima qui constitue le champ d’investigation de ce sujet.
[59]
BIBLIOGRAPHIE
1.1 OUVRAGES
LIBAERT, T., « Communicator, toute la communication d’entreprise », Ed 6ème,
DUNOD, Paris, 2012
BOUGNOUX, D., « La communication », Paris, Etude, 1992
ARMAND ET MATTELART M., Histoire des théories de la communication, Paris,
3eme Ed., la Découverte,
ELMZEM, A., LECLERC, S., LEROUX, P., LITALIEN, G., « Vocabulaire des
Relations Publics », Université de Montréal, 2ème Ed. 2014
PINTO, R., et GRAWITZ, M, « méthode de recherche en science sociales », 4ème, éd
Dalloz, PVF, 1971,
BROCHAND, L., « le Nouveau Publicitor, Publicité, Médias, Hors-médias, Internet »,
5ème éd, Dalloz, Paris, 2001
BATESON, G., et allié, La nouvelle communication, Paris, Seuil, 1984,
LAMIZET, B., et SILEM, A., « Dictionnaire encyclopédique des sciences de
l’information et de la communication », France, novembre 1997
DEPELTEAU, F., La démarche d’une recherche en sciences humaines. De la question
de départ à la communication des résultats, De Boeck, Bruxelles, 2003,
Lewis, G., Desprez, P. L., « la marque », 4ème édition, Vuibert, paris, 2013 ;
Wiktionnaire.org/wiki
Dictionnaire le petit Larousse 2010
Dictionnaire le Robert MICRO 2006
Https://www.Google scholar.fr
problématique de l’influence des acteurs politiques sur les médias cas de la RTM@ et la
Radiotélévision le PALMIER »UNIKOL, MEMOIRES, SIC,2012-2013, inédit
FADLI, L., communication évènementielle et responsabilité sociétale d’un
établissement de santé, Mémoire, FAC, Sciences Humaines, Université ABDERRAHMANE
MIRA Béjaia, 2017-2018 ;