Calcul des Ponts
REALISE PAR : Dr. Omar DADAH
Plan du cours :
I. Généralités et classification des ponts
II. Les différentes phases dans la démarche du concepteur.
[Link] réglementaires
[Link] de la répartition transversale des charges sur les ponts à poutres par la
méthode de GUYON-MASSONNET
V. Calcul de l’hourdis de pont- Partie 1 : flexion globale
[Link] de l’hourdis de pont- partie 2: flexion locale Utilisation des abaques du
SETRA
[Link] de l’hourdis de pont- partie 3: flexion locale Méthode élastique linéaire
[Link] culées et fondations.
Généralités et classification des ponts
1. Introduction
2. Principes et éléments fondamentaux dans l’étude des ponts
3. Classification des ponts
Généralités et classification des ponts
Introduction
Les ponts sont l'une des structures les plus attrayantes dans le domaine du génie civil,
suscitant des jugements esthétiques de la part de la société et méritant, dans de nombreux
cas, l'appellation latine en langue française d'« Ouvrages d'Art ».
Des ponts ont été construits au-dessus de la mer ces dernières années, notamment des liaisons
fixes sur de grandes étendues d'eau. Par exemple, citons le pont de l'Öresund, long de 7,8 km,
reliant la Suède et le Danemark, ainsi que le pont Vasco da Gama, qui s'étend sur 12 km dans
l'estuaire du Tage à Lisbonne, comme illustré à la figure.
Généralités et classification des ponts
Introduction
Un Pont est un Ouvrage permettant à une voie de circulation de franchir
un obstacle. On distingue deux types d’obstacle :
Obstacle Naturel : cours d’eau ou dépression du sol. Obstacle artificiel : routes, autoroutes, voies ferrés,
agglomération, carrefour.
Généralités et classification des ponts
Introduction
La Voie portée peut être soit :
- Une Route (pont route),
- Une voie ferrée (pont rail),
- Une voie piétonne (passerelle),
- Une voie d’eau (pont canal).
Généralités et classification des ponts
Introduction
De part la taille du pont, on distingue :
Le ponceau : pont de petite dimension buse ou dalot, dans la gamme
de très petites portées (5 à 6 m), on envisage des ponceaux voutés
massifs en béton, le passage inferieur en voute mincie et la buse
métallique.
Le viaduc : pont à grandes hauteur et longueur,
La passerelle, pour les piétons
Généralités et classification des ponts
Introduction
N.B : La conception d'un pont ne peut se réaliser sans une connaissance appropriée des
concepts généraux qui dépassent largement le domaine de l'analyse et de la conception
structurelle. Le concepteur d'un pont doit également posséder une compréhension
générale d'autres aspects tels que les concepts environnementaux et esthétiques,
l'urbanisme, l'intégration paysagère, l'ingénierie hydraulique et géotechnique.
Généralités et classification des ponts
Introduction
Eléments d’un pont :
Le Tablier : C’est la Plateforme horizontale supportant la voie portée.
L’Intrados : c’est la Face inférieure du tablier.
L’Extrados : c’est la Face supérieure du tablier.
Les Appuis : Eléments de liaison supportant le tablier par l’intermédiaire d’appareils d’appuis et
transmettant les efforts vers la fondation.
Les Fondations : Eléments de liaison et de transmission des efforts des appuis vers le sol. Elles
peuvent être superficielles ou profondes.
Généralités et classification des ponts
Introduction
Un pont se compose de deux parties principales :
• La superstructure : la partie qui traverse l'obstacle.
• La sous-structure : la partie qui soutient la superstructure et transfère ses charges au sol par le
biais des fondations.
Généralités et classification des ponts
Introduction
Longueur, Portée et Ouverture
• Longueur : distance entre les joints de chaussée extrêmes s’ils existent, sinon
c’est l’ouverture totale + 1m.
• Travée : Partie comprise entre 2 appuis successifs.
• Portée : Distance entre deux lignes d’appui successives, ou entre les centres de
gravité de deux sections d’encastrement successives.
• Ouverture : Distance libre entre les parements de deux appuis successifs.
• Les culées sont les appuis d’extrémités d’un tablier de pont, d’une voûte ou d’un arc.
• Les piles sont des appuis intermédiaires du tablier d’un pont
Généralités et classification des ponts
Introduction
Généralités et classification des ponts
Introduction
Le système structurel du pont, qui peut être distingué selon deux catégories :
• Le système structurel longitudinal.
• Le système structurel transversal.
Le premier, le système structurel longitudinal, engendre différents types de ponts tels que les ponts à poutres, les
ponts-cadres, les ponts en arc, et les ponts soutenus par des câbles, notamment les ponts à haubans et les ponts
suspendus.
Le second, le système structurel transversal, est caractérisé par le type adopté pour la section transversale de la
superstructure, à savoir les ponts à dalles, les ponts à poutres ou les ponts à caissons.
Généralités et classification des ponts
Introduction
Expansion joint
Internal hinge
Généralités et classification des ponts
Introduction
Le pont Arrabida à Porto, Portugal, 1963
H H
Un pont à cadre avec des pieds inclinés : Pont
Reis Magos et modèle structurel longitudinal.
Ponts en arc : pont en arc classique à deux charnières
paraboliques ; (b) modèle structurel longitudinal.
Généralités et classification des ponts
Introduction
Pont en arc : élévation et modèle structurel longitudinal
Généralités et classification des ponts
Introduction
Dispositifs de haubanage pour les ponts à haubans : (a) système
en éventail, (b) système en semi-éventail et (c) système en harpe
Ponts à haubans : équilibre statique au niveau du tablier
avec des forces axiales induites par les haubans.
Généralités et classification des ponts
Principes et éléments fondamentaux dans l’étude des ponts
Pour la conception et l’étude des ouvrages courants de génie civil, les
centres de décision sont : maîtres d’œuvre, maîtres d’ouvrages et
bureaux d’études.
L’ingénieur concepteur se contente généralement de « sécuriser » et «
optimiser » l’ouvrage en question. Pour les ponts, il est à la fois :
▪ Le maître d’œuvre,
▪ Le maître d’ouvrage,
▪ L’ingénieur concepteur calculateur.
Généralités et classification des ponts
Principes et éléments fondamentaux dans l’étude des ponts
Pour réaliser un bon projet de pont, l’ingénieur doit comparer, manier et
pondérer six principes :
L’Objectivité :
Elle se manifeste par un raisonnement indépendant et une analyse rationnelle
des situations en dehors de toute influence (Opportunité de l’ouvrage,
compromis entre tracé et pont) pour répondre aux points suivants :
• Le besoin du pont ;
• L’emplacement du pont ;
• Le choix des matériaux ;
• La conception constructive ;
• Le système structural.
• Longueur totale, partielle.
Généralités et classification des ponts
Principes et éléments fondamentaux dans l’étude des ponts
La Fonctionnalité
Le pont est un organe qui assure le franchissement d’un obstacle, il est
nécessaire que le pont réunisse toutes les conditions de la circulation qui se
manifeste avant et après le pont (sécurité, confort, navigation, passage
piéton, piste cyclable …).
La Stabilité
A l’état limite ultime et à l’état limite de service il faut tenir compte de la :
- Stabilité de la construction ;
- Stabilité de la fonctionnalité ;
- Stabilité de l’esthétique.
Généralités et classification des ponts
Principes et éléments fondamentaux dans l’étude des ponts
La Rationalité
Le coût d’un pont n’est celui de sa construction initiale, mais il englobe
ce dernier ainsi que les frais d’exploitation, d’entretien et on ne doit pas
oublier d’inclure sa durée de vie (min 50 ans ; max 100 ans).
L’Originalité
Ce principe est très lié à l’innovation et la création au niveau de la
structure, des matériaux et des modes de construction.
Généralités et classification des ponts
Principes et éléments fondamentaux dans l’étude des ponts
L’Esthétique
La conception d’un pont doit s’inspirer du cadre naturel qui l’entoure. C’est
une règle d’or à laquelle les grandes constructions de pont de tous les temps ont
été fidèles.
Le pont doit non seulement avoir sa beauté propre, par ses lignes générales
que par l’aspect des surfaces vues mais aussi s’insérer harmonieusement
dans le paysage.
Généralités et classification des ponts
Classification des ponts
Suivant la nature de la voie portée :
• Pont- rails : Sur lequel passent les chemins de fer,
• Pont -routes : sur lequel passent les routes et autoroutes,
• Pont- canaux : sur lequel passent des voies de navigation intérieure,
• Passerelle à piétons. : sur lequel passent les piétons.
• Pont-aqueducs : sur lequel passent les canalisations d’eau,
• Pont pour avions dans les aéroports.
Généralités et classification des ponts
Classification des ponts
Suivant le matériau principal
Ce classement tient compte des matériaux utilisés pour les éléments
porteurs principaux. Cette classification nous permet de comprendre
l’évolution historique des modes de construction.
Généralités et classification des ponts
Classification des ponts
Ponts en bois : premiers ponts, ponts provisoires : petites portées et entretien
important.
Ponts en maçonnerie : 180 ans de moyenne d’âge, majorité du parc d’ouvrages
d’art, généralement ponts voûtes. Ils peuvent être plus pérennes s’ils sont bien
conçus et bien protégés des infiltrations des eaux
Généralités et classification des ponts
Classification des ponts
Ponts métalliques : en fonte, en fer et puis en acier : grandes portées,
structures légères mais entretien important.
La construction des ponts en fonte a démarré avec le début de l’industrie
sidérurgique vers la fin du 18 ème siècle.
Le fer a remplacé la fonte vers le milieu du 19 ème siècle avant d’utiliser
l’acier vers la fin du 19 ème siècle.
Généralités et classification des ponts
Classification des ponts
Pont en béton armé : Vers la fin du 19 ème siècle, en 1849, Lambot construit la
première barque en béton armé. En 1875 le Premier pont en béton armé fut
construit par Monier (Passerelle sur les douves en France). Et en 1892 :
Hennebique dépose un brevet pour type de poutre en T et construit les premiers
ponts de ce genre entre 1892 et 1900 (Perpignan et Châtellerault).
Généralités et classification des ponts
Classification des ponts
Pont en béton précontraint : depuis 1928 et l’invention de freyssinet.
Pont mixte : en béton et en acier.
Généralités et classification des ponts
Le fonctionnement mécanique
Les ponts à poutres : réaction d’appui verticale, éléments porteurs du tablier en
flexion, travées indépendantes ou continues, bowstring, haubans.
Les ponts à poutres peuvent être à travées indépendantes, continues ou
cantilevers, à hauteur variable ou constante.
Généralités et classification des ponts
Le fonctionnement mécanique
Un pont à poutre Cantilevers est un pont à poutre en porte à faux, il est
constitué de consoles prolongeant une travée ou encastrée sur pile et de travées
indépendantes s’appuyant sur ces consoles.
Généralités et classification des ponts
Le fonctionnement mécanique
Un pont bowstring est une catégorie de pont munie d’un tablier (tirant) et des
poutres latérales (en arc au dessus du tablier) qui sont encastrées l’une dans
l’autre aux extrémités. En travée le tablier est tenu par des suspentes souvent à
la verticale.
Pour les ponts bowstring, la poussée de l’arc est équilibrée par un tirant au
niveau du platelage. Le tirant reprend tous les efforts horizontaux transmis par
l’arc, ce qui induit que dans ce type de pont ne sont transmis aux culées que les
efforts verticaux
Généralités et classification des ponts
Le fonctionnement mécanique
Pour les ponts à haubans, le tablier est suspendu par des câbles issus de
pylônes, ils tiennent grâce à de nombreux câbles obliques partant d’un pylône
supportant le tablier qui supporte le poids du pont. Les haubans peuvent être
parallèles en harpe ou convergents en éventail.
Le tablier est l’élément porteur appuyé sur des appuis fixes (les pylônes) et des
appuis élastiques (les haubans).
Généralités et classification des ponts
Le fonctionnement mécanique
Un pont en arc est un pont en forme de voûte avec de chaque côté du pont
une butée. Ces butées sont importantes car elles supportent tout le poids du
pont. Les réactions d’appuis sont inclinées, la composante horizontale
s’appelle poussée. La structure travaille essentiellement en compression.
Généralités et classification des ponts
Le fonctionnement mécanique
On distingue :
- Pont en arc à trois articulations pour les mauvais sols ;
- Ponts en arc à 2 articulations pour les ponts métalliques ;
- Pont en arc encastré en béton pour un bon sol.
Généralités et classification des ponts
Le fonctionnement mécanique
Les ponts à béquilles droites ou inclinées et portiques. Ils fonctionnent comme
un arc à éléments rectilignes.
Généralités et classification des ponts
Le fonctionnement mécanique
Les ponts suspendus sont des ouvrages métalliques dont le tablier est
attaché par l’intermédiaire de tige de suspensions verticales à un certain
nombre de câbles flexibles dont les extrémités sont reliées aux culées sur
les berges. Les éléments porteurs (câbles) travaillent en traction, Les
ponts suspendus exercent une traction horizontale sur leurs points
d’appuis.
La structure est légère. Les câbles peuvent être ancrés dans un massif
ou dans la poutre de rigidité.
Généralités et classification des ponts
Le fonctionnement mécanique
Les ponts mobiles : pour les besoins de la navigation
• Ponts levants : Tablier mobile en hauteur
• Ponts tournants : Tablier peut tourner horizontalement.
Généralités et classification des ponts
Le fonctionnement mécanique
• Ponts basculants : Tablier se relève par rotation.
Généralités et classification des ponts
Le mode de construction
Sur cintre fixe : coffrage réalisé sur tours d’étaiement, il ya possibilité de
dégager un gabarit routier au centre de l’étaiement. Un étaiement est un
dispositif provisoire destiné à supporter une structure tant qu’elle n’est ni
stable ni autoportante.
Généralités et classification des ponts
Le mode de construction
Le phasage de construction peut se faire selon 3 modes :
Les limites de ce mode de constructions résident dans la hauteur de l’intrados
qui est limitée, et le sol qui doit accepter la pose d’étaiement (ne peut être
appliqué en cours d’eau).
Généralités et classification des ponts
Le mode de construction
Sur cintre mobile (par pose de poutre préfabriquée)
C’est une construction à l’avancement, travée par travée. La préfabrication des
poutres se fait sur chantier. La pose se fait par levage traditionnel (grue) soit
par poutre de lancement ou entre les poutres.
Généralités et classification des ponts
Le mode de construction
Les poutres sont en béton précontraint ou en acier (pont mixtes). Le tablier
est coulé en place.
Exemple de
phasage du
lancement
Généralités et classification des ponts
Le mode de construction
Ponts construits par cintre autolanceur.
Le coffrage de toute la travée est porté par une poutre prenant appui sur les
piles et sur le tablier déjà construit.
Le déplacement du cintre se fait une fois le mûrissement du béton suffisant. Un
avant bec assure l’arrivée du cintre sur la pile suivante
Généralités et classification des ponts
Le mode de construction
Si le pont ne peut être poussé (tablier de hauteur variable, pont
courbe…), si les travées ont de trop grandes portées pour des poutres, si
la brèche est trop importante pour un étaiement, on peut construire le
tablier du pont en encorbellement, c’est-à-dire construire un fléau à
partir d’un appui (pile) constitué de 2 demi travées de part et d’autre de
celui-ci.
Généralités et classification des ponts
Le mode de construction
Le pont est réalisé par tranches successives appelées voussoirs. Les voussoirs
sont :
- Soit bétonnés en place dans un équipage mobile ;
- Soit préfabriqués, mis en place puis solidarisés.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Introduction
Il faut toujours comprendre et traiter un pont comme une partie du
problème du tracé routier ou ferroviaire, sans oublier qu’il va s’insérer et
doit s’adapter intimement à son site.
La conception d’un pont est une démarche itérative dont l’objectif est
l’optimisation technique et économique de l’ouvrage projeté vis-à-vis de
l’ensemble des contraintes.
Elle est menée par une équipe multidisciplinaire regroupant :
hydrologue, hydraulicien, géotechnicien, géologue, ingénieur structures,
architecte, etc…
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Introduction
La démarche du concepteur se décompose en général en trois phases :
1. Reconnaissance du site et recueil de toutes les données du projet ;
2. Choix de la solution répondant le mieux aux impératifs et
contraintes esthétiques et économiques parmi les solutions ou
variantes envisageables pour le franchissement étudié;
3. Etude détaillée de la solution choisie.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
La conception d’un pont est conditionnée par un certain nombre de
données et de contraintes. Elles sont de deux types :
1. Contraintes ou données naturelles qu’il est nécessaire de respecter et qu’il
n’est pas possible de modifier.
2. Contraintes ou données fonctionnelles fixées par le maître d’ouvrage qui
sont en fonction de la voie portée et de l’obstacle franchi.
Ces contraintes et données doivent être recueillies au démarrage du projet.
Un oubli ou une négligence de l’une d’entre elles pourrait conduire à la
modification complète du projet.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
Données naturelles ou d’origine naturelle
C’est l’ensemble des données naturelles intervenant dans la conception d’un ouvrage
d’art, elles sont relatives au sol de fondation, à l’écoulement des eaux des oueds
franchis et au climat.
Elles sont de plusieurs types : climatiques, géologiques, topographiques,
géotechniques, hydrologiques et hydrauliques.
▪ Données climatiques, en particulier, les relevés pluviométriques, si elles existent,
leurs interprétations statistiques ;
▪ Données hydrométriques ou relevés des stations de jaugeages.
▪ Données hydrauliques directement exploitables ou extrapolables au site de
l’ouvrage (cas de très grands cours d’eau).
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
Leur recueil suit, en général, la démarche suivante :
a. Visite du site et enquête locale
Il s’agit de recueillir toutes les informations indispensables pour engager
l’étude :
➢ Noter toutes les caractéristiques du site, sa topographie :
▪ Implantation correcte de l’ouvrage ;
▪ Estimation des mouvements des terres ;
▪ Choix adéquat de l’installation du chantier ;
▪ Les accès aux différentes parties de l’ouvrage ;
▪ Définir les aires de préfabrication.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
➢ Sa géologie superficielle (affleurement de rocher),
➢ S’informer sur les modifications du site en fonction du temps (déplacement du cours
d’eau, érosion, etc…),
➢ Repérer et examiner les ouvrages avoisinants et recueillir la documentation les
concernant,
➢ S’assurer des possibilités d’accès au site,
➢ Repérer les emplacements d’installation et de stockage des matériaux et des aires de
préfabrication éventuelles.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
➢ S’il s’agit d’un ouvrage de franchissement d’un cours d’eau :
• s’informer auprès des riverains et des services communaux :
✓ Des limites d’inondation,
✓ Des niveaux des plus hautes eaux atteintes par des crues exceptionnelles,
✓ De la stabilité du cours d’eau et de son régime d’écoulement,
✓ De projets éventuels de rectification ou d’approfondissement du lit,
✓ De projets de construction de barrages, de canaux, etc…
• relever des stations pluviométriques ou hydrométriques proches du site de
l’ouvrage ou dans la même région, le Qmax et les laisses de crue.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
b. Etablissement des plans côtés
L’emplacement du pont étant connu, il faut :
➢ Se procurer les cartes topographiques de la région concernée par l’ouvrage
(cartes topographiques au 1/100000 ou 1/50000),
➢ Etablir les plans côtés (1/200 ou 1/500) selon les cas,
➢ Etablir un profil en long du terrain naturel dans l’axe de l’ouvrage, éviter les
points bas dans l’ouvrage ; pente minimale 0.5% à 1% ; épaisseurs minimales
de structures à prévoir au dessus des gabarits.
➢ Etablir plusieurs profils en travers à l’amont et à l’aval de l’axe de l’ouvrage.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
c. Données hydrologiques et hydrauliques
Lorsque le pont franchit un cours d’eau ou un canal, un certain nombre de
renseignements sont nécessaires. Il convient de connaitre les niveaux d’eau et
leur évolution dans le temps résultant de l’érosion naturelle ou d’un projet de
rectification ou d’approfondissement qui influent sur la conception générale du
franchissement et son implantation dans l’espace, et permet d’apprécier
l’opportunité de certaines méthodes d’exécution.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
Dans le cas où l’ouvrage franchit un cours d’eau, on a besoin de déterminer :
➢ le débit de projet ;
➢ les plus hautes eaux connues : PHEC ;
➢ les plus hautes eaux et plus basses eaux navigables : PHEN ;
➢ les plus hautes eaux et plus basses eaux ou étiage : PBE.
Les PHE serrent au calage du profil en long de l’ouvrage. En effet il est d’usage
de dessiner un pont en plaçant ses appareils d’appuis au-dessus de cette côte
pour éviter leur détérioration à la suite d’immersions trop fréquentes.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
Calcul hydrologique
Démarche
➢ Il faut chercher les cartes géographiques (des bassins versants) ;
➢ Consulter les services de la météo pour recueillir les données pluviométriques
des stations de la région, dans ce cas on détermine le débit de crue par les
méthodes de l’hydrologie fluviale ;
➢ Consulter les services de la direction hydraulique (DH) pour voir si le débit
de crue sur le cours d’eau a été déjà déterminer ;
➢ En absence de données pluviométriques se baser sur les formules empiriques
pour la détermination du débit de crue.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
Le débit de crue Q est celui qui a une période de retour T :
➢ Pour un pont T=100ans
➢ Pour un radier semi submersible T=10ans
Connaissant le débit de crue et moyennant les formules de Basin ou de Manning strikler, on
peut déterminer le PHE.
Pour les ponts franchissant des rivières, l’étude du pont au niveau d’avant projet sommaire
(APS) ou d’avant projet détaillé (APD) commence par rassembler les données concernant :
➢ Le régime de la rivière ;
➢ La pluviométrie de la région ;
➢ Les débits maximaux et minimaux de la rivière en crue et en étiage ;
➢ La vitesse maximale de l’eau ;
➢ Le débouché superficiel ;
➢ Le débouché linéaire.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
Formule rationnelle : Valable pour les petits bassins versants
Q= 0.277 * C * I * A
C : coefficient de ruissellement
A : superficie du BV
I : intensité de pluie
Débit – Débit : si l’on dispose des données hydrométriques des stations de
l’administration de l’hydraulique.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
La seconde Formule de Fuller
Avec :
a coefficient variant de 0.8 à 1.2 pour la partie Nord du Maroc et de 3 à 3.5 pour les
oueds Sahariens.
N : Second coefficient empirique
= 80 en plaine
= 85 en région accidentée
=100 en montagne
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
Formule américaine transposée par Goutagne
Q1000=A 𝑺𝟎.𝟓
Avec A=175 pour l’Afrique du nord. Pour le Maroc l’expérience a montré qu’il
faut un
A beaucoup trop petit.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
Estimation de l’effet de l’ouvrage sur l’écoulement (remous)
Débouché linéaire (DL) = C’est la somme des longueurs entre nus d’appuis du plan d’eau.
Débouché superficiel (DS)= C’est la somme des surfaces offertes à l’écoulement de l’eau
Pour des raisons d’économie, on ne donne pas au débouché linéaire des ponts, la largeur
du cours d’eau. Généralement, on introduit une contraction de la section d’écoulement, il
s’en suit une surélévation du plan d’eau à l’amont de l’ouvrage et un accroissement de la
vitesse d’écoulement sous le pont.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
Exploitation des résultats du calcul hydraulique
La détermination des PHE et du remous permet de :
▪ Fixer la côte minimale de l’intrados du tablier en respectant un tirant d’air
d’au moins 1m par rapport à la côte des PHE.
▪ Connaître le débouché linéaire, fixer la longueur du pont.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
On distingue les cas suivants :
➢ vallée insubmersible (pas de débordement) : On peut concevoir un ouvrage pour
franchir le lit mineur avec des remblais d’accès dans le lit majeur avec éventuellement
des ouvrages de décharges dans les remblais d’accès.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
RECUEIL DES DONNEES PREALABLES AU CHOIX DU TYPE D’OUVRAGE
Vallée submersible (cas des oueds sahariens) : On prévoit un pont sur toute la largeur de la
vallée. Des raisons d’ordre financier peuvent empêcher de franchir la totalité du lit majeur. Il
faut, alors, prendre des dispositions spéciales. Les culées et les remblais d’accès doivent être
fortement protégés. Il est possible, également, de prévoir des aménagements dans le lit de
l’oued à l’amont et à l’aval du pont pour réduire les effets d’affouillement et d’érosion dus au
rétrécissement. Pour de plus larges vallées, on peut s’orienter vers la solution de radier
submersibles ou semi-submersibles et admettre des coupures de la circulation
Section transversale d’un pont à poutres préfabriquées
précontraintes par post-tension
de type VIPP
Viaduc de la Gruyère en Suisse à très larges encorbellements et dalle nervurée
Bi-poutre à entretoises
Bi-poutre à pièces de pont
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Optimisation technique et économique de l’ouvrage de franchissement
projeté :
- Vis-à-vis des contraintes Naturelles et Fonctionnelles;
- en tenant compte de certains nombre d’exigences architecturales ou
Paysagers
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Le Concepteur :
Ingénieur expérimenté et imaginatif;
Bonne connaissance des divers types d’ouvrages;
Leur prédimensionnement;
Leur sujétions d’exécution;
Capable de choir la solution optimale surtout en présence de problèmes
de complexités inhabituelles;
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
La conception d’un pont résulte, le plus souvent, d’une démarche itérative
dont l’objectif est l’optimisation technique et économique.
Cette démarche du concepteur comprend, de façon générale, trois étapes :
✓Le recueil des données relatives à l’ouvrage et à l’obstacle franchi;
✓Le choix d’une structure répondant aux exigences techniques, esthétiques
et économiques;
✓L’étude de détail de la solution retenue.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Choix du type d’ouvrage :
Problématique du choix : faire un choix optimal
✓Respect des contraintes imposes : site, naturelles et fonctionnelles,
✓Maitrise de l’éventail des solutions possibles : leurs sujétions, leur
limites et leurs couts..,
✓Evaluer les contraintes avec la plus grande précision possible afin de
limiter les aléas pendant l’exécution,
Généralement la solution n’est pas unique!
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Choix du type d’ouvrage
• La portée d’un ouvrage à
une seule ouverture, ou la
portée déterminante (c’est-
à-dire la plus longue) d’un
ouvrage à plusieurs
ouvertures, est un facteur
déterminant du type
d’ouvrage.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Choix du type d’ouvrage
• Ouvrages de portée modeste
(jusqu’à 30 m de portée
principale) :
✓Cadres et portiques,
✓Ponts-dalles,
✓Pont à poutres,
✓Ponts à béquilles.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Choix du type d’ouvrage
• Grands ouvrages en béton précontraint (au-delà de 30 à 40 m de portée
déterminante);
• Les ponts à poutres précontraintes par post-tension, permettant de
construire des viaducs à travées indépendantes de portées comprises
entre 30 et 60 m;
• Les ponts-caissons construits en encorbellement , permettant
d’atteindre couramment des grandes portées de l’ordre de 140 m;
• Les ponts-caissons mis en place par poussage.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Choix du type d’ouvrage
Domaine des très grandes portées
(au- delà de 300 m).
Les ponts à haubans sont
actuellement susceptibles de couvrir
les portées allant de 150 à 1 000 m
environ. Pour les portées supérieures
à 1 000 m, le pont suspendu reste
encore le seul type envisageable.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
• Les données naturelles rassemblent l'ensemble des éléments
techniques de l'environnement influant directement sur le pont
ou/et influencés directement par le pont.
1. données relatives au terrain naturel (topographie),
2. données relatives au sol (données géologiques et géotechniques),
3. données ou caractéristiques hydrauliques,
4. données climatiques,
5. données sismiques
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
L'analyse de la topographie du site permet au projeteur
d'implanter correctement l'ouvrage en tenant compte :
•des courbes de niveau,
•des accès possibles pour les différentes parties de l'ouvrage,
•des mouvements de terre nécessaires,
•des possibilités d'implantation des installations de chantier ou d'aires
de préfabrication.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Une bonne connaissance des caractéristiques des terrains est
indispensable. Non seulement les données géotechniques conditionnent
le choix des fondations des appuis, mais elles constituent l'un des
éléments du choix de la solution pour le franchissement.
Comme pour le projet lui même, la reconnaissance géotechnique doit
normalement être menée en plusieurs étapes. L'essentiel est d'avoir un
niveau d'investigations adapté à l'avancement des études
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
L'objectif de la reconnaissance géotechnique est la meilleure
connaissance possible, qualitative et quantitative, des terrains
concernés par le projet, y compris de tous phénomènes liés à la
présence éventuelle d'eau dans ces terrains. Les caractéristiques
généralement nécessaires sont les suivantes :
- la position, l'épaisseur et l'homogénéité de toutes les couches de sols
susceptibles d'être intéressées par les fondations ; en particulier, la
présence éventuelle d'accidents géologiques, comme des karsts, vides de
dissolution de gypses, etc.,
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
-les paramètres de résistance (paramètres mécaniques) des sols, qui
permettront d'étudier la capacité portante des fondations, ou encore les
conditions et méthodes d'exécution (possibilité de battre des
palplanches, par exemple, en fonction de la dureté ou de la compacité
des terrains, de la présence de blocs dans un terrain alluvionnaire),
-les paramètres rhéologiques des sols, nécessaires pour évaluer les
déplacements et déformations sous les fondations : tassements,
déplacements latéraux,
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Les principaux moyens disponibles pour une reconnaissance géotechnique
sont décrits dans le dossier-pilote FOND 72.
De manière synthétique, il s'agit :
A - de sondages et essais in-situ, parmi lesquels :
•sondages géophysiques,
•sondages destructifs, à la tarière ou par forages, sondages carottés,
•essais au pénétromètre (dynamique, statique), au scissomètre,
•essais pressiométriques,
•essais hydrauliques : piézomètre, essais de pompage
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B - d'essais en laboratoire sur des échantillons de sols: prélevés en
place, remaniés ou non, selon le mode de prélèvement, parmi lesquels :
•essais d'identification : granulométrie, densités, teneur en eau, indice
des vides, indice de plasticité, etc.
•essais de cisaillement : à la boite, au triaxial,
•essais de compressibilité (oedomètre).
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Topographie du lit du cours d'eau
On distingue le lit majeur et le lit
mineur du cours d'eau, selon qu'il est
occupé par le cours d'eau en période de
hautes eaux ou de basses eaux. Il est
important de connaître les possibilités
d'évolution des lits.
Niveau des plus hautes eaux PHE.
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Actions dues à l'eau
Les actions dues à l'eau sur les structures immergées se traduisent par :
- une poussée hydrostatique,
- une poussée hydrodynamique,
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Actions dues à l'eau
Actions dues à l'eau / poussée hydrostatique,
II peut s'agir, lorsque le niveau de l'eau est uniforme, de l'application
du principe d'Archimède, qui conduit à déjauger les parties d'ouvrage
et les remblais éventuels immergés.
Exercice 1
Lignes d’influence des poutres continues
Actions dues à l'eau / poussée hydrodynamique,
vwa vitesse moyenne en m/s
wa densité de l ’eau en kg/m3
b largeur de l ’obstacle en m
h hauteur d’eau (hors profondeur
d’affouillement local)
k coefficient de forme
F =1/ 2k wa h b v2
k = 0,70 pile de section circulaire en plan
k = 1,44 pile de section carrée ou rectangulaire en
plan
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Risques d'affouillement :
On distingue :
•l'affouillement général, intéressant la totalité du lit du cours d’eau.
•l'affouillement local au voisinage des obstacles situés dans le cours d'eau.
Ces deux types d'affouillements se combinent entre eux et peuvent mettre en
péril la stabilité de l'ouvrage par déchaussement de ses fondations.
L'importance du phénomène peut être accentuée par une réduction du
débouché hydraulique du cours d'eau du fait d'une implantation trop étriquée
des remblais d'accès à l'ouvrage.
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Exemple d’un bassin versant avec illustration du cycle global de l’eau
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Crue de projet
C’est la crue correspondant au débit de dimensionnement du projet.
Dans le cas des autoroutes et des routes nationales on adopte le débit
centennal.
Dans les autres cas, se référer au consignes du Maître d’ouvrage.
On parle alors de Q100 (débit de fréquence centennale), Q50, …
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Le niveau de plus hautes eaux PHE
C’est le niveau d’eau correspondant à la crue de projet au niveau du
franchissement objet de l’étude.
On parle alors de PHE100 pour un niveau PHE correspondant à Q100,
PHE50, …
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Tirant d’air
C’est la hauteur libre à laisser entre l’intrados et le niveau des
PHE afin de se prémunir contre les corps flottants qui peuvent
être charriés par l’oued au moment de la crue (tronc d’arbres
par exemple).
En général, on adopte un tirant d’air de 1m sauf spécifications
contraire du Maître d’ouvrage.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Surélévation d’eau
Important
Dans le cas d’un étranglement de section, le tirant d’air est calculé comme
étant la hauteur entre le PHE augmenté de la hauteur de surélévation
d’eau et l’intrados de l’ouvrage.
Plusieurs méthodes de calcul de la surélévation existe dans la littérature
ainsi que plusieurs logiciels comme HEC-RAS de l’US Army Corps of
Engineers.
Voir l’Hydraulique routière du bureau BCEOM pour cette partie relative
au calcul de la surélévation des eaux.
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Estimation du débit
Estimation du débit selon la formule Mallet Gauthier
Qp(T): débit de fréquence de retour T en m3/s
Pan : pluviométrie moyenne annuelle en m
T : périodicité de la crue (années)
A : surface du bassin versant en Km2
L : longueur de l'oued dans le bassin versant en km
K : coefficient variant de 0,5 à 6. K est pris égal à 2
a : coefficient pris égal à 20
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LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Estimation du débit selon la formule Hazen Lazarevic
Q 1000 = k1.Ak2
Avec :
Q : débit de fréquence de retour millinnale (m3/Sec)
A : surface du bassin versant (km2)
K1,k2 : coefficients variables suivant la région considérée et
sa pluviométrie
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
Estimation du débit selon la formule Hazen Lazarevic
Les valeurs proposées pour les coefficients K1 et K2 sont :
Zone Pluviométrie (mm) K1 K2
Rif 1000 - 1300 15,53 0,776
800 - 1000 9,78 0,793
600 - 800 7,58 0,808
MoyenAtlas 700 - 900 14,94 0,636
500 - 700 13,51 0,619
400 - 500 13,47
Haut Atlas Saharien 200 - 400 9,38 0,742
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Estimation du débit selon la formule de Fuller 1
La formule de Fuller 1 permet le passage d'un débit de temps de retour
T1 à un débit de temps de retour T2 comme suit :
a est un coefficient prenant les valeurs suivantes:
a = 0,7 à 0,8 pour les grands B.V. et pour les régions bien arrosées.
a = 0,8 à 2,0 pour les régions arides.
a = 3,0 à 3,5 pour les régions sahariennes.
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Estimation du débit selon la formule de Fuller 2
La formule de Fuller 2 s’écrit comme suit :
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
QUELQUES DEFINITIONS DE L’HYDRAULIQUE FLUVIALE
•Le tirant d’eau Y = la distance de la
surface libre de l’écoulement au point
le plus bas de la section du cours
d’eau.
•La largeur du miroir L = la largeur
de la section mouillée au droit de la
surface libre.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
•La section mouillée S = l’aire de la
partie de la section droite du cours
d’eau limitée par les parois et la
surface libre.
•Le périmètre mouillé P = le
périmètre de la section mouillée en
contact avec les parois.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
-Le rayon hydraulique Rh = défini par rapport
S
Rh =
P
-Le débit Q = le volume de l’eau qui traverse la section pendant l’unité de
temps. En supposant que V est la vitesse moyenne.
Q = S.V
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
-La relation de Manning - Strickler
en supposant un modèle d’écoulement uniforme c-à-d que les paramètres
Y, S, V et Q sont indépendants du temps
Avec I la pente du cours d’eau et K est le coefficient de Strickler et est exprimé
par la formule par la formule :
d90 est la dimension exprimée en mètre du tamis laissant passer 90%.
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LES AFFOUILLEMENTS
-L’affouillement général = correspond à l’affouillement qui se produit dans
le lit de l’oued dans la configuration d’absence de toute intervention
humaine pour changer les conditions d’écoulement initiales.
Cet affouillement peut être estimé à partir des formules dites de régime
existantes dans la littérature et s’écrivant :
Modèle K1 K2 K3
LEVI 0.234 5/6 -1/4
-Hm = représente la profondeur à long terme du cours
CONDOLIOS 0.177 7/8 -3/16 relativement au débit de projet.
-q = représente le débit de projet par unité de largeur.
EDF 0.217 6/7 -2/7 -K1, K2, K3 : sont des coefficients dépendant du modèle
LPEE 0.730 2/3 -1/6 utilisé.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
-L’affouillement de réduction de section = est l’affouillement qui se produit
suite à la réduction de la largeur offerte à l’écoulement d’un oued par la mise
en place des remblais d’accès à l’ouvrage dans le lit de celui-ci.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
L’affouillement localisé = est l’affouillement qui se produit au droit d’une
pile de pont suite à la formation de vortex à leur base.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
L’affouillement localisé
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
L’affouillement total = affouillement général + affouillement local + affouillement
de réduction de section de l’oued.
LES PROTECTIONS CONTRE LES AFFOUILLEMENTS
Les mesures préventives pour atténuer les effets des affouillements:
•Caler le pont correctement par rapport au lits majeures et mineures
•Donner des formes aérodynamiques aux piles
•Caler les semelles au minimum sous le niveau de l’affouillement généralisé
•Prévoir une protection des berges et des piles par des enrochements libres.
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Enrochements - Cas des piles
•Les tapis d’enrochement sont des dispositifs de protection contre les
érosions.
•Pour éviter tout affouillement autour d’une pile circulaire, les
dimensions du tapis à envisager sont, en plan, de l’ordre de trois fois le
diamètre de la pile.
•En épaisseur, il est suggéré de prendre la plus grande des deux valeurs
suivantes : la
dimension de la pile ou le double du diamètre des enrochements.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
• Exemple de dispositions des enrochements autour d’une pile
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
L’abaque ci-après permet de déterminer
directement le poids de l’enrochement
capable de prévenir toute érosion.
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
LES DIFFERENTES PHASES DANS LA DEMARCHE DU CONCEPTEUR
•Enrochements - Cas des culées
•Des murs guide-eaux peuvent
placées en amont des culées dont
le but est d’obliger l’écoulement à
utiliser toute la section disponible
en évitant les décollements.
EXERCICES
Contrôle du stress : Vérifier l'absence de fissures
Une dalle de pont en béton armé de 350 mm d'épaisseur, avec un béton
de qualité M50, est soumise à un moment d'inertie transversal de 144
kNm sous la combinaison d'actions à SLS (État limite de service). Ce
moment comprend 22,5 % de poids propre et de charge morte
superposée et 77,5 % de charge vive due au trafic. La conception ultime
(ULS - État limite ultime) exige une surface de renforcement de 2513
mm2 (barres de 20 mm de diamètre à 125 mm) à une profondeur
effective de 290 mm. Effectuer les vérifications de l'état limite de
service
EXERCICES
Vérifier l'absence de fissures
TABLEAU 6.5 Caractéristiques de contrainte et de déformation du béton normal
EXERCICES
Vérifier l'absence de fissures
Les valeurs données dans le tableau 6.9 peuvent être considérées comme le coefficient de fluage final
pour le calcul du béton de poids normal, à condition que la contrainte de compression ne dépasse pas
0,36fcm à l'âge de la mise en charge. Si la contrainte de compression dépasse 0,36fcm à l'âge de la mise en
charge, le fluage non linéaire doit être pris en compte, le fluage non linéaire doit être pris en compte.
Tableau 6.9 Coefficient de fluage final [φ (70 ans)] du béton à l'âge t = 70 ans ou plus