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Fiche - Séance 4

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REPUBLIQUE DU SENEGAL

……………………….
Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

…………………………………………………………

Université Assane SECK de Ziguinchor

Unité de Formation et de Recherche des Sciences économiques et sociales


Département de sciences juridiques

TRAVAUX DIRIGES DE DROIT CONSTITUTIONNEL


………………………………

Cours de Dr. Abdoulaye GUISSE

Année académique : 2024/2025

Licence 1/ Semestre 2
Cohorte A
Travaux dirigés de Droit constitutionnel

SEANCE N° 4

THÈME : La procédure législative

I. NOTE INTRODUCTIVE

Dans la nomenclature des sources du droit constitutionnel, la loi occupe une place
importante. Elle se définit comme l’acte voté par le parlement selon la procédure
législative normale et portant sur des matières législatives prévues par la constitution. Á
cet effet, la procédure législative met en relief un aspect essentiel de la fonction
parlementaire : voter des lois (article 59 alinéa 1, constitution du 22 janvier 2001,
modifiée). L'importance de celles-ci, en tant qu'expression de la volonté générale,
implique pour leur adoption la mise en place d'une procédure claire et précise.
La procédure législative est une procédure lente, solennelle et fortement
réglementée. Elle peut se décomposer en trois phases : d’abord l’initiative de la loi, ensuite
la discussion de la loi et enfin la promulgation de la loi.
Toutefois, l’élaboration de la loi au niveau de l’institution parlementaire comporte deux
phases : une phase préparatoire qui appartient aux commissions et une phase de
discussion et d’adoption qui se déroule exclusivement en séance plénière.
Au Sénégal, elle est réglementée, entre autres, par les articles 60 à 87, de la loi portant
Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
La présente séance a pour objectif d’amener les étudiants à exposer de manière
claire la procédure législative et d’apprécier les rôles respectifs du Parlement et du
Gouvernement dans le paysage politique actuel.

II. BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

- ARDANT (P.) et MATTHIEU (B.), Institutions politiques et Droit constitutionnel,


Paris, LGDJ, 24ème éd., 2012 ;
- AVRIL (P.) : « Le vote bloqué », R.D.P. 1965, p. 399 – 457 ;
- AVRIL (P.) et GICQUEL (J.), Droit parlementaire, Paris, Montchrestien, 1988 ;
- BOURDON (J.), « Les Assemblées parlementaires sous la Ve République », Notes et
Études documentaires, n° 44 - 63 - 64 1978 ;
- COTTERET (J. M.), « L'ordre du jour des Assemblées parlementaires », R.D.P. 1961,
pp. 813 – 827 ;
- DENIS (N.), « L'application des nouvelles règles de procédure parlementaire,
établies par la Constitution de 1958 », RFSP, 1960 ;
- DIARRA (E.), « La Procédure Législative au Sénégal », RIPAS, n° 11, oct.-déc. 1984 ;
- DIOP (M.), Le système politique sénégalais, Dakar, Clair Afrique, 2011 ;
- DUVERGER (M.), Institutions politiques et droit constitutionnel, 2 volumes, Paris,
PUF, 18 éd, 1990 ;

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Travaux dirigés de Droit constitutionnel

- DURAND (P.), « La décadence de la loi dans la Constitution de la Ve République »,


JCP, 1959, 1970 ;
- FAVOREU, (L.) et alii, Droit constitutionnel, 2019, 21e édition, Dalloz ;
- PACTET (P.) et MELIN-SOUCRAMANIEN (F.), Droit constitutionnel, 30ème éd, Paris,
A. Colin, 2012 ;
- Loi n° 2019-14 du 20 octobre 2019 modifiant et complétant la loi organique n°
2002-20 du 15 2002 modifiée, portant Règlement intérieur de l’Assemblée
nationale.

III. DOCUMENTS ANNEXES

Document nº 1 : ARDANT P. et MATTHIEU B. – Institutions politiques et Droit


constitutionnel, Paris, LGDJ, 23ème édition, 2011, pp. 592-593 (extraits).

Le domaine de la loi
Théoriquement, la Constitution apporterait une double limitation au pouvoir législatif du
Parlement : une première verticale (répartition des domaines entre interdits et ouverts
au législateur), complétée une autre horizontale (distinction dans les domaines ouverts
au Parlement entre ceux où il peut descendre dans les détails et poser des règles et ceux
où il doit rester dans les hauteurs et affirmer des principes).

a) Les domaines où le législateur fixerait les règles


Dans un certain nombre de matières lui appartenant, le législateur aurait un rôle
large, descendant loin dans les détails. Un « domaine noble » aurait été circonscrit,
composé des matières les plus importantes. Le droit d’y poser des règles est réservé à
l’organe paraissant présenter le plus de garanties, c’est-à-dire au Parlement. On y trouve
tout ce qui touche le statut des personnes, leurs libertés, leurs droits civiques et aussi les
décisions de principe de l’organisation économique et sociale, comme par exemple les
nationalisations, impôts, la création de catégories d’établissements publics … On peut
citer encore la détermination des crimes, des délits et des peines, ainsi que le statut des
magistrats, le régime électoral du Parlement et des collectivités locales, …
Sans être exclue ici, l’intervention du pouvoir réglementaire ne pourra qu’être
résiduelle et porter sur des détails non traités par le Parlement. Elle sera parfois inutile,
le texte pouvant s’appliquer directement.

b) Les domaines où le législateur déterminerait les principes fondamentaux


Dans d’autres domaines, l’intervention du législateur serait moins poussée et
minutieuse, elle resterait à un certain niveau de généralité. La collaboration avec le
Gouvernement est alors indispensable pour que la loi soit applicable. Les domaines visés
sont importants certes mais les principes et les intérêts en cause sont considérés comme
moins vitaux, plus techniques ou complexes. La délibération des représentants de la nation
est une garantie pour les citoyens, mais elle peut se contenter de poser des principes, le
Gouvernement aura ensuite à les mettre en œuvre.
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Travaux dirigés de Droit constitutionnel

Dans cette seconde catégorie on trouve :


- l’organisation de la défense nationale ;
- l’administration des collectivités locales ;
- l’enseignement et le régime de la propriété et des droits réels ;

- le droit du travail, le droit syndical et de la sécurité sociale ;


- la prévention des atteintes portées à l’environnement, l’accès aux informations relatives
à l’environnement détenues par les autorités publiques et la participation aux décisions
publiques ayant une influence sur l’environnement (loi constitutionnelle du 1er mars
2005).
c) Enfin, le domaine législatif n’est pas figé pour toujours
L’article 34 in fine prévoit la possibilité de l’élargir par une loi organique, c’est-à-dire
en réalité de compléter la Constitution par une loi organique (!). La frontière n’est pas
étanche, la Constitution laisse par-là ouverte la porte aux adaptations, mais le passage
n’est possible que dans un sens. Jusqu’à présent, cette faculté n’a pas joué. Elle est
devenue inutile pour les raisons qui vont être exposées.

Document N º 2 : Mamadou DIOP, Le système politique sénégalais, Dakar, Clair


Afrique, 2011, p. 109-110 (Extrait).

L’initiative appartient au Président de la République, au Premier ministre et aux


Parlementaires. Lorsque le texte émane du Président de la République ou du Premier
ministre, il est dénommé « Projet de loi » ; lorsqu’il est présenté par un parlementaire, il
est appelé « Proposition de loi ».
Les projets de loi sont, d’abord, examinés, pour avis, par la Cour suprême, puis
adoptés par le Conseil des ministres. Ils sont ensuite déposés sur le Bureau de l’Assemblée
nationale en vue de leur examen et adoption par le Parlement. Le Gouvernement a
toujours la latitude de les retirer avant leur adoption définitive.
Lorsque l’initiative provient des parlementaires, le texte est signé par un ou
plusieurs membres du Parlement. Les propositions de loi ne suivent pas la même
procédure que les projets de loi. Elles sont soumises à deux conditions particulières au
moment de leur dépôt. Elles sont d’abord transmises, après leur examen par le Bureau de
l’Assemblée ou du Sénat, au Président de la République qui doit faire connaître son avis
dans les dix jours, à compter de leur transmission. Passé le délai prescrit, la procédure
suit son cours normal. La Constitution dispose par ailleurs que « Les propositions et
amendements formulés par les députés et les sénateurs ne sont pas recevables lorsque
leur adoption aurait pour conséquence, soit une diminution des ressources publiques, soit
la création ou l'aggravation d'une charge publique, à moins que ces propositions ou
amendements ne soient assortis de propositions de recettes compensatrices ». Les
propositions de loi sont ensuite distribuées aux parlementaires lors de leur examen par
la commission technique compétente.

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Travaux dirigés de Droit constitutionnel

Document nº 3 : Pierre LIEVRE, Droit public, Paris, Vuibert, 2006, p. 31 et s


(extraits).

L’examen du texte de loi proposé, en application du principe du bicaméralisme


(deux chambres) de la Constitution de la Ve République, est mené successivement dans
les deux assemblées, en trois étapes :
- En premier lieu, un examen en commission (permanente ou spécialisée). Après
l’ouverture du débat, le gouvernement peut s’opposer à l’examen à l’examen de tout
amendement qui n’a pas été antérieurement soumis à la commission (article 44) ;
- En deuxième lieu, une inscription à l’ordre du jour de la séance d’examen plénière. Il faut
ici rappeler que le gouvernement dispose de la maîtrise de l’ordre du jour et peut donc
bloquer ou retarder l’examen d’une proposition de loi ;
- En troisième lieu, l’examen en séance publique qui se décomposé lui-même en deux
temps :
ü En début de séance, des exceptions d’irrecevabilité peuvent être soulevées pour retarder
ou bloquer ‘examen du texte ;
ü En discussion, le vote intervient article par article sur le texte proposé, les amendements
votés en commission étant examinés à l’occasion de l’article auquel ils se rapportent.

Document nº 4 : Article 60 de la loi n° 2019-14 du 20 octobre 2019 modifiant et


complétant la loi organique n° 2002-20 du 15 mai 2002 modifiée, portant
Règlement intérieur de l’Assemblée nationale (extraits).

CHAPITRE XVI – DÉPÔT DES PROJETS ET PROPOSITIONS DE LOI


Article 60
Les projets et propositions de loi sont soumis à l'Assemblée nationale. Ils doivent être
formulés par écrit et sont adressés au Président de l'Assemblée nationale. Celui-ci en
donne connaissance à l'Assemblée nationale qui en constate le dépôt. L'auteur ou les
auteurs en sont informés par écrit.
Les projets et propositions sont distribués aux députés au moins dix jours avant leur
examen par la Commission compétente, sauf en cas d'urgence motivée.
Ils sont inscrits et numérotés dans l'ordre de leur arrivée sur un rôle général portant
mention de la suite donnée. Ce rôle peut être consulté par tout député qui le désire.
Les propositions de loi sont, après examen par le Bureau aux fins de leur recevabilité,
communiquées au Président de la République qui doit faire connaître son avis au
Président de l'Assemblée nationale dans les dix jours, à compter de leur transmission. Le
Président de l'Assemblée nationale en informe l'auteur. Passé ce délai, la procédure suit
son cours.
Les propositions de loi doivent être examinées par l'Assemblée nationale lors de la
session au cours de laquelle elles ont été déposées ou, au plus tard, au cours de la session
ordinaire suivante ou d'une session extraordinaire convoquée à cet effet, sauf délégation

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Travaux dirigés de Droit constitutionnel

donnée à la Commission des Délégations pour en délibérer dans l'intervalle de deux


sessions.
Les propositions et amendements formulés par les députés ne sont pas recevables lorsque
leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit
la création ou l'aggravation d'une charge publique, à moins que ces propositions ou
amendements ne soient assortis de propositions de recettes compensatrices (article 82
de la Constitution).
S'il apparaît, au cours de la procédure législative, qu'une proposition de loi ou un
amendement n'est pas du domaine de la loi, le Premier Ministre et les autres membres du
Gouvernement peuvent opposer l'irrecevabilité.
En cas de désaccord, le Conseil constitutionnel, à la demande du Président de la
République, de l'Assemblée nationale ou du Premier Ministre, statue dans les huit jours
(article 83 de la Constitution).
Les propositions relatives au Règlement intérieur, sont, après leur adoption, transmises
au Président de la République aux fins de saisine du Conseil constitutionnel et de
promulgation.
La loi, après son adoption, est transmise sans délai par le Président de l'Assemblée
nationale au Président de la République, aux fins de promulgation.

Document nº 5 : Article 67 de la loi n°2001-03 du 22 janvier 2001, modifiée


(extrait).

TITRE VII : Des rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif


Article 67

La loi fixe les règles concernant :


Les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice
des libertés publiques, les sujétions imposées par la Défense nationale aux citoyens en
leur personne et en leurs biens, le statut de l’opposition, la nationalité, l’état et la capacité
des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités, la détermination
des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables, la procédure pénale,
l’amnistie, la création de nouveaux ordres de juridictions et le statut des magistrats,
l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures, le
régime d’émission de la monnaie, e régime électoral de l’Assemblée nationale et des
assemblées locales, les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et
militaires de l’État, les nationalisations d’entreprises et les transferts de propriété
d’entreprises du secteur public au secteur privé.
La loi détermine les principes fondamentaux :
De l’organisation générale de la Défense nationale, de la libre administration des
collectivités locales, de leurs compétences et de leurs ressources, de l’enseignement, du
régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales, du droit
du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale, du régime de rémunération des
agents de l’État.

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Travaux dirigés de Droit constitutionnel

Document nº 6 : Décision du conseil constitutionnel de 2001 in JORS n° 6021 du 10


décembre 2001, p. 738 et s (Extrait).

Sur l’irrecevabilité tirée de la violation des règles de la procédure législative.


17 - Considérant qu’en soulevant contre l’amendement devenu la loi n° 09 du 21
novembre 2001, le moyen tiré du détournement de procédure, les requérants envisagent
deux situations qui posent le problème des limites du droit d’amendement des députés et
de celui du respect des règles de la procédure législative fixée par le règlement intérieur
de l’Assemblée nationale :
18 – Considérant que le droit d’amendement qui leur est reconnu et qui n’est que le
corollaire de leur droit d’initiative, peut s’exercer sans limite dans les domaines législatif
défini par l’article 67 de la Constitution et dans le respect des restrictions imposées par
les articles 77, 82 et 83 de la Constitution.
19 – Considérant que ce droit défini par l’article 70 du règlement intérieur peut également
se manifester sous la forme d’un contreprojet et dont les conditions de recevabilité sous
gouvernés par l’article 72 du règlement intérieur qui dispose : « les contreprojets et
amendements sont déposés par écrit :
- S’ils interviennent avant la discussion en commission, ils sont communiqués à la
commission compétente et, si possible imprimés et distribués ;
- S’ils interviennent en séance plénière, ils sont déposés sur le bureau du Président qui en
donne communication. L’Assemblée décide alors s’ils sont discutés immédiatement ou
renvoyés en commission ;
- Les amendements ne sont recevables que s’ils appliquent effectivement aux textes en
discussion ou s’agissant de contre projets et d’articles s’ils sont proposés dans le cadre
dudit texte … ».
20 – Considérant que la seule condition de recevabilité posée par l’article 72 est que le
contrepoids doit avoir un lien de connexité avec le texte qu’il modifie ou remplace
(Décision 1/C 98 du 9 février 1998).
Qu’il ne soit pas contesté que ce lien direct existe.
21 - Considérant enfin que le conseil constitutionnel a déjà jugé par sa décision susvisée
que sa compétence d’attribution exclut de ce domaine le règlement intérieur de
l’Assemblée nationale : que dès lors, le moyen tiré de la violation dudit règlement doit être
écarté.
22 – Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que l’aménagement voté et adopté le
21 novembre 2001 par l’Assemblée nationale est recevable.
DECIDE
Article premier – L’amendement adopté est voté le 21 novembre 2001 par l’Assemblée
nationale est recevable et, par ce motif la disposition législative qui résulte de son
adoption est conforme à la Constitution.
Art. 2 – La présente décision sera publiée au Journal Officiel.
Délibérée par le Conseil Constitutionnel en sa séance du 11 décembre 2001.

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Travaux dirigés de Droit constitutionnel

IV. EXERCICE PROPOSÉ

Dissertation :

Sujet : La procédure législative au Sénégal

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