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Dév Théorème de Burnside

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Développement : Théorème de Burnside

RM

2022-2023

Référence
1. Oraux X-ENS tome 2 algèbre p 185
Énoncé :

Théorème de Burnside : Soit G un sous groupe de GLn (C) d'exposant ni ( c'est-à-dire qu'il
existe un entier N tel que A = I pour toute matrice A du groupe ). Alors G est ni.
N

Énoncé du livre/Plan :
1. Démonstration du déterminant de Vandermonde.
2. Démonstration du lemme
3. On pose (Mi )1≤i≤m ∈ Gm une base de V ect(G) et f : G 7→ Cm l'application qui à A ∈ G associe
(T r(Ami ))1≤i≤m . On montre que si f (A) = f (B) alors AB −1 − I est nilpotente.

4. On montre que f est injective si toutes les matrices de G sont diagonalisables.


5. Conclusion du théorème
Résolution :

Lemme ( Déterminant de Vandermonde) 1 : Pour n ≥ 2 et pour tous a1 , ..., an ∈ K, on


note
1 a1 a21 · · · a1n−1
1 a2 a22 · · · a2n−1
V (a1 , ..., an ) = .. ..
. .
1 an a2n · · · ann−1
Alors on a Y
V (a1 , ..., an ) = (aj − ai ).
1≤i<j≤n

Démonstration : Par récurrence sur n. Pour n = 2, la formule est vraie.


Supposons le résultat vrai pour n éléments et soient (a1 , ..., an+1 ) ∈ Kn . On dénit la fonction P (X)
par
1 a1 · · · an1
.
. . . . .. . . .
P (X) = V (a1 , ..., an , X) = . .
1 an · · · ann
1 X · · · Xn
On remarque grâce à un développement par rapport à la dernière ligne que le polynôme P est un
polynôme en C de degré au plus n. Par propriété du déterminant, on a que P (ai ) = 0 pour tout

1
i ∈ [[1 ; n]] car deux lignesQ
identiques. On a donc n racines pour un polynôme de degré au plus n, on
en déduit que P (X) = a ni=1 (X − ai ) ou a ∈ K.
Or d'après le développement par Q rapport à la dernière ligne, le coecient devant X est V (a1 , ..., an ).
n

On a donc a = V (a1 , ..., an ) = 1≤i<j≤n (aj − ai ) par hypothèse de récurrence. On obtient nalement
n
Y Y
P (an+1 ) = V (a1 , ..., an+1 ) = V (a1 , ..., an ) = (aj − ai )
i=1 1≤i<j≤n+1

Lemme 2 : Soit A ∈ Mn (C) telle que T r(Ak ) = 0 pour tout k ∈ N∗ . Montrer que A est nilpotente.

Démonstration : Le polynôme caractéristique de A est scindé sur C. Raisonnons par l'absurde et


supposons A non nilpotente.
Alors A possède des valeurs propres (complexes) non nulles. On les note λ1 , ..., λr avec r ≥ 1 et
n1 , ..., nr leur multiplicités respectives. Dans C, nous savons que A est semblable à une matrice
triangulaire car le polynôme caractéristique est toujours scindé sur C.
La diagonale de cette matrice triangulaire contiennent les valeurs propres autant de fois que leur
multiplicité. En élevant à la puissance k, on obtient une matrice triangulaire semblable à Ak avec
donc pour k ≥ 1
T r(Ak ) = n1 λk1 + ... + nr λkr
On peut écrire la relation matricielle de cette égalité pour k variant de 1 à r, on obtient que (n1 , ..., nr )
est solution du système linéaire
  
λ1 λ2 · · · λr x1
λ2 λ2 · · · λ2  x2 
 1 2 r  
 .. .
.  .  = 0
. .   .. 
λr1 λr2 · · · λrr xr
En calculant le déterminant de cette matrice, on remarque que l'on va pouvoir factoriser chaque ligne
par λi et que il va nous rester le déterminant d'une matrice de vandermonde. Cela donne
λ1 λ2 · · · λr
λ21 λ22 · · · λ2r Y
.. .. = λ1 ...λr (λj − λi ) ̸= 0
. . 1≤i<j≤r
λr1 λr2 · · · λrr
Car on a supposé les λi diérent.
On a alors un système de cramer car le déterminant est non nulle. Il y a alors une unique solution
et comme n1 = ... = nr = 0 est solution, c'est la seule.
Absurde d'après l'hypothèse de départ.
On a donc bien que toutes les valeurs propres de A sont nuls et donc A est nilpotente.

2. Utilisons la linéarité de la trace. Soit M ∈ V ect(G).


Alors il existe α1 , ..., αm dans C telle que M = α1 M1 + ... + αm Mm .Donc
T r(AM ) = T r(α1 AM1 + ... + αm AMm )
= α1 T r(AM1 ) + ... + αr T r(Amr )
= α1 T r(BM1 ) + ... + αr T r(ABmr ) par hypothèse
= T r(α1 BM1 + ... + αm BMm )
= T r(BM )
Ceci est donc en particulier vrai pour M ∈ G.
Posons D = AB −1 . Cette matrice est dans G car G un groupe et donc pour tout k ∈ N∗
T r(Dk ) = T r(AB −1 Dk−1 ) = T r(BB −1 Dk−1 ) = T r(Dk−1 )

2
On en déduit que pour tout k ∈ N, on a T r(Dk ) = T r(In ) = n.
Ainsi, pour k ≥ 1, comme D commute avec In
k   k   k  
k
X k i k−i
X k i k−i
X k
T r(D−In ) = T r( (−1) D ) = (−1) T r(D ) = n (−1)i = n(1−1)k = 0
i=0
i i=0
i i=0
i

On en déduit du lemme introduit initialement que D − In = AB −1 − In est nilpotente.


3. Si les matrices de G sont diagonalisables alors D est diagonalisable et la matrice D − I
posée précédemment l'est aussi. Or le seul endomorphisme nilpotent et diagonalisable est
l'endomorphisme nulle.
Donc D = I et A = B . On a donc bien que f est injective.
4. Prenons G un sous groupe de Gln (C) d'exposant N .
Donc le polynôme X N − 1 est annulateur pour toutes les matrices de G, et ce polynômes est
en plus scindé à racines simples( les racines N-ième de l'unité ). On en déduit que toutes les
matrices de G sont diagonalisables. On en déduit que l'application f dénie avant est bien
injective.
On pose X = {T r(A), A ∈ G}. Alors on a que l'image de f est incluse dans X m car ∀i ∈ [[1 ; r]]
et A ∈ G, AMi ∈ G et f est injective. On a même |G| ≤ |X|m .
Or comme les valeurs propres des éléments de G appartiennent à l'ensemble nie des racines
N-ième de l'unité, on en déduit que T r(A) est une somme de m racines N-ième de l'unité et
donc |X| ≤ N m . Donc X est ni et donc G aussi

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