Cours Labo - Copie
Cours Labo - Copie
● Types de prélèvement
● Sang : veineux ou artériel
● Urines
● Selles
● Autres : liquide céphalo-rachidien, liquide
amniotique …
Examens biologiques
● Types d’analyses biologiques
● Hématologie
● Biochimie
● Bactériologie
● Virologie
● Parasitologie
● Hormonologie
● Immunologie
Hématologie
- Du sang :
● Ionogramme sanguin : sodium ,potassium
,chlore, bicarbonates…
● Urée , créatinine
● Glycémie
● Cholestérolémie , triglycéridémie
● Bilan hépatique : transaminase, phosphatases
alcaline, gamma-glutamyl transférase
● Protéine c réactive
Biochimie
● Hémoculture
● Examen cytobactériologique des
urines
● Coprocultures
Virologie
● Hormone thyréostimuline
● Thyroxine
● Tri-iodo-thyronine
Immunologie
● Anticorps anti-nucléaire
Hématologie
Hématocrite (%) 36 - 45 37 - 46 40 - 52
VGM (µ3) 74 - 91 80 - 95 80 - 95
TCMH (pg) 24 - 30 28 - 32 28 - 32
CCMH (%) 28 - 33 30 - 35 30 - 35
● formule leucocytaire
Valeur Valeur
Adulte % absolue/mm Enfant % absolue/mm
3 3
Polynucléaires
50 - 80 2000 - 8000 40 - 60 2000 - 6000
Neutrophiles
Polynucléaires
1-4 40 - 400 1-4 100 - 500
Eosinophiles
Polynucléaires
0-1 0 - 100 0-1 0 - 150
Basophiles
Lymphocytes 20 - 40 1000 - 4000 35 - 60 1500 - 7000
Monocytes 2 - 10 80 - 1000 2 - 10 100 - 1500
1 Numération formule sanguine
(N.F.S)
● Variations pathologiques
● Anémies
Diminution du taux d'hémoglobine,
accompagné d'une diminution du nombre des
globules rouges.
● Anémie d'origine centrale (moëlle osseuse)
insuffisance médullaire, cancer, leucémie
● Anémie d'origine périphérique
hémolyse, hémorragie, carence en fer, anémie
inflammatoire
Numération formule sanguine
(N.F.S)
● Polyglobulies
Augmentation du nombre de globules rouges,
● Hypoleucocytoses (diminution du nombre de
globules blancs)
● Définition :
● Le temps de Quick est le temps nécessaire à la
coagulation du plasma traité dans certaines
conditions. Cela permet d'explorer les facteurs de la
coagulation dits vitamine K dépendants. Il est
possible de convertir ce temps en taux de
prothrombine par rapport à un plasma témoin
définit à 100 % (ou pourcentage d'activité
prothrombinique globale). Le résultat peut
également être exprimé en INR en rapportant le
temps du patient sur celui du témoin (dans des
conditions bien définies). Ce dosage est
fréquemment utilisé pour la surveillance
thérapeutique des patients traités par
Taux de prothrombine - Temps de Quick
et INR (International Normalised Ratio)
● Conditions de prélèvement
● -Prélèvement de sang veineux (en général
au pli du coude) sur un tube contenant un
anticoagulant ( Citrate de sodium). Le
prélèvement doit être réalisé en évitant la
pose d'un garrot trop prolongée.
Taux de prothrombine - Temps de Quick
et INR (International Normalised Ratio)
● Valeurs normales
● - Taux de prothrombine : 70 - 100 % INR = 1
Taux de prothrombine - Temps de Quick
et INR (International Normalised Ratio)
Variations pathologiques
Allongement du temps de Quick = Baisse du taux
de prothrombine = augmentation de l'INR :
● Maladie hémorragique du nouveau-né
● Insuffisance hépatique : hépatites, cirrhoses,
ictères
● Déficit en vitamine K par malabsorption
● Coagulation intra-vasculaire disséminée
● Fibrinolyse.
● Déficit isolé, congénital, en l'un des facteurs du
complexe prothrombinique.
Bilans de coagulation (hémostase)
Temps de céphaline activée =
TCA
● Définition :
● Le TCA est le temps de coagulation d'un plasma
traité dans des conditions particulières. Il
permet d'explorer globalement l'ensemble des
facteurs de la coagulation dits de la voie
intrinsèque. Un allongement du TCA peut
révéler un déficit en un facteur de la
coagulation (en particulier les facteurs
anti-hémophiliques A et B, respectivement les
facteurs VIII et IX), potentiellement
Temps de céphaline activée = TCA
● Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli
du coude) sur un tube contenant un
anticoagulant (citrate de sodium) . Le
prélèvement doit être réalisé en évitant la pose
d'un garrot trop prolongée.
Temps de céphaline activée = TCA
● Valeurs normales
● Résultats exprimés en secondes par rapport au
témoin. Les valeurs sont très variables selon la
technique utilisée (de l'ordre de 27 à 35
secondes).
● Temps du patient < ou = temps du témoin + 6
secondes
Temps de céphaline activée = TCA
● Variations pathologiques
● Allongement du TCA > temps du témoin + 6
secondes :
● Traitement par l'héparine (peu d'allongement avec
les héparines de bas poids moléculaire)
● Traitement par les Antivitamines K
● Hémophilie A
● Hémophilie B
● Déficit constitutionnel en un autre facteur de la
coagulation
● Insuffisance hépatique
● Coagulation intra-vasculaire disséminée
Hématologie
● 1-Ionogramme sanguin
● Définition
● L'ionogramme est un examen de laboratoire de
biologie médicale qui analyse la concentration
en électrolytes d’un liquide organique (sang,
urines, liquide céphalo-rachidien). Ces
électrolytes sont des sels, acides, bases,
capables de se dissocier en solution pour
former des ions. Ces ions sont de deux types :
1-Ionogramme sanguin
● les cations (ions positifs) tels que :
● le sodium Na+,
● le potassium K+,
● le calcium Ca2+,
● le magnésium Mg2+.
● les anions (ions négatifs) tels que :
● le chlorure Cl-,
● les bicarbonates HCO3-,
● les phosphates HPO4- -,
● les sulfates SO4- -,
● les acides organiques
● les protéines.
1-Ionogramme sanguin
● Conditions de prélèvement
● Le prélèvement sanguin se fait à jeun (pour
certains paramètres uniquement) sur sang
veineux ou artériel (si gazométrie) dans un tube
sec ou avec anticoagulant (héparine de lithium
pour conservation du plasma)
1-Ionogramme sanguin
1-Ionogramme sanguin
● NB : La détermination du ionogramme
urinaire se fait sur les urines de 24 heures.
1-Ionogramme sanguin
● Pourquoi prescrire un ionogramme ?
le ionogramme est un examen biologique très courant, qui sert
à:
● Dépister un déséquilibre hydro-électrolytique qui peut avoir
des conséquences sur le métabolisme.
● La surveillance des apports hydriques par perfusion.
● dépister les troubles ioniques qui surviennent dans les maladies
rénales
● les troubles gastro-intestinaux (diarrhée, vomissements
● les malnutritions
● surveillance d'un malade sous traitement (diurétiques par
exemple).
1-Ionogramme sanguin : Valeurs normales
ion mEq/l ou mg/l mmol/l
● Valeurs normales
● SGPT ( ALAT): 10 - 45 UI /l à 37 °C
● SGOT (ASAT) : 10 - 40 UI /l à 37 °C
Les valeurs normales sont légèrement plus
basses si le dosage est effectué à 30°C.
2-1 les transaminases
Variations physiologiques et pathologiques
● Diminution :
Grossesse
Déficit en vitamine B6
● Augmentation :
- Surcharge pondérale, obésité
- Hépatites virales et infectieuses aiguës
- Hépatites médicamenteuses et toxiques
- Ischémie hépatique
- Atteinte hépatique secondaire à une maladie
auto-immune (lupus, - polyarthrite rhumatoïde,
sclérodermie, vascularite.)
- Tumeurs hépatiques
- Alcoolisme (avec cirrhose, hépatite, stéatose)
2-Le bilan hépatique
2-2 Bilirubine
● Définition : Pigment jaune brun provenant de
la dégradation de l’hémoglobine et de quelques
autres pigment respiratoires et constituant le
principal colorant de la bile . Lorsque la bile
s'accumule (problème d'élimination), cela
provoque un ictère.
2-2 Bilirubine
Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude), avec le garrot laissé le moins longtemps
possible.
Le tube de prélèvement peut contenir un anticoagulant.
Il doit être conservé à l'abri de la lumière avant que le
dosage ne soit effectué.
Il n'est pas indispensable d'être à jeun.
Indiquer d'éventuels traitements en cours car certains
médicaments peuvent modifier les résultats.
2-2 Bilirubine
Naissance 14 - 45 µmol /l 8 - 25 mg /l
Age ( µmol / l ) ( mg / l )
Age ( µmol / l ) ( mg / l )
Adulte 2 - 5 µmol /l 1 - 3 mg /l
2-2 Bilirubine
Variations physiologiques et pathologiques
● Valeurs plus élevées chez l'homme et chez le
nouveau-né (voir valeurs normales)
Grossesse : diminution lors des deux premiers
trimestres.
2-Le bilan hépatique
Augmentation de la bilirubine libre (=indirecte)
● Anémies hémolytiques (hémolyse toxique,
médicamenteuse, infectieuse ou parasitaire,
● hémoglobinopathies,, accident de transfusion.)
● Incompatibilité foeto-maternelle
● ictère du nouveau-né.
2-Le bilan hépatique
Augmentation de la bilirubine conjuguée (=
directe) :
● Cholestases intrahépatique: hépatites virales,
atteintes hépatiques,
● Cholestase extrahépatique : obstructions
biliaires (calculs biliaires, pancréatite, tumeur
du pancréas, inflammation des canaux
biliaires, kyste du cholédoque,
2-3 Phosphatases alcalines
● définition
● Les phosphatases alcalines sont des enzymes
présentes partout dans l'organisme mais
surtout dans le foie, l'os, l'intestin, les reins et
les globules blancs. Son dosage présente un
intérêt dans les atteintes du foie, des os et
certains cancers.
2-3 Phosphatases alcalines
● Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli
du coude), avec le garrot laissé le moins
longtemps possible.
Le tube de prélèvement peut éventuellement
contenir un anticoagulant.
Il n'est pas indispensable d'être à jeun.
Signaler d'éventuels traitements en cours.
2-3 Phosphatases alcalines
● Valeurs normales
Enfant 90 - 450 UI /l
Adulte 40 - 100 UI /l
➢ Augmentation :
- Chez l'enfant et jusqu'à l'adolescence
- Grossesse (2ième et 3ième trimestre)
- Cholestases, métastases hépatiques (surtout
-dans cancers colo-rectaux), cirrhoses, lithiases et
tumeurs biliaires, cancer du pancréas
, tumeurs et métastases osseuses, rachitisme
(carence en vitamine D), hyperparathyroïdie
Cancer du sein, de l'ovaire, de l'utérus, des
testicules, de la prostate
3-Bilan rénal
DÉFINITION
● Le bilan rénal représente l’ensemble des
examens qui explorent la fonction d’épuration
des reins.
● Les mesures se font dans les urines, pour les
quantités évacuées. Elles se font aussi dans le
sang, où l’on voit le résultat sur l’équilibre de
l’organisme, donc l’efficacité.
3-Bilan rénal
● Les examens Les plus courants :
● La natrémie (sodium) et la kaliémie (potassium) :
ils illustrent les répercussion du fonctionnement
rénal sur l’équilibre hydrique de l’organisme.
● L’urémie : si elle est élevée, cela peut être par
déshydratation globale ou par insuffisance rénale
● La créatinine sanguine permet de différencier la
déshydratation, où elle est normale, et
l’insuffisance rénale, où elle est élevée aussi.
3-Bilan rénal
3-1 Urée
définition
● Substance azotée provenant de la destruction des
protéines d’origine alimentaire ou constitutives des
tissus humains. Le taux d’urée dans le sang est un reflet
de la fonction rénale mais moins fiable que celui de la
créatinine.
● Le taux d'urée dépend de la fonction rénale, des apports
alimentaires en protéines, de l'état
d'hydratation. L'augmentation de son taux dans le sang
est généralement liée à une altération rénale
3-1 Urée
Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (au pli du coude
en général). Le tube de prélèvement peut
éventuellement contenir un anticoagulant.
Pas de conditions particulières..
3-1 Urée
Valeurs normales
● Homme : 3 à 7.5 mmol/l soit
0.18 à 0.45 g/l
Femme : 2.5 à 7 mmol/l soit
0.15 à 0.42 g/l
3-1 Urée
Variations physiologiques et pathologiques
Diminutions :
Nourrissons, enfants
Grossesse
Jeûne prolongé
Malnutrition
Insuffisance hépatique : hépatite, alcoolisme
3-1 Urée
● Augmentations :
Sujet âgé
Effort prolongé
Régime hyperprotidique
Insuffisance rénale aiguë / chronique
Atteinte cardiaque
Déshydratation
Post-opératoire
3-Bilan rénal
3-2 Créatinine
Définition
● Substance azotée provenant de la dégradation
de la créatine ,constituant du tissu musculaire.
● La concentration de la créatinine dans le sang
dépend de la capacité d'élimination du rein et
de la masse musculaire. Son évaluation permet
d'apprécier un dysfonctionnement de la
filtration rénale
3-2 Créatinine
Conditions de prélèvement
● Prise de sang veineux (au pli du coude en
général). Le tube de prélèvement peut
éventuellement contenir un anticoagulant.
De préférence, être à jeun.
Eviter un effort important avant le recueil.
3-2 Créatinine
Valeurs normales
● Homme : 65 à 120 µmol/l soit 7 à 13 mg/l
Femme : 50 à 100 µmol/l soit 6 à 11 mg/l
3-2 Créatinine
Variations physiologiques et pathologiques
➢ Diminutions :
Valeurs plus faibles chez l'enfant Myopathie
avec atrophie musculaire importante
3-2 Créatinine
➢ Augmentations :
- Sujet âgé
- Effort
- Alimentation riche en protéines
- Jeûne prolongé
- Insuffisance rénale
- Relation avec une pathologie : leucémie,
goutte, pré-éclampsie, hyperthyroïdie,
acromégalie, hypertension artérielle et
insuffisance cardiaque.
4- Bilan lipidique
définition
● Le bilan lipidique permet d'évaluer les différents
composants lipidiques présents dans le sang afin
d'évaluer les risques athérogènes (dépôt lipidique
sur la surface interne de la paroi des artères ) d'un
patient pour prendre des mesures préventives
(habitudes alimentaires, hygiène de vie) ou
thérapeutiques adaptées. Selon les cas, seuls
quelques paramètres ou l'ensemble pourront être
effectués.
4- Bilan lipidique
Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude) avec garrot enlevé rapidement. Le tube de
prélèvement peut éventuellement contenir un
anticoagulant.
● Etre à jeun depuis au moins 12 heures.
Pas de changement dans les habitudes alimentaires
dans les 3 semaines précédant le prélèvement. Eviter
l'alcool pendant les72 heures avant le prélèvement.
Indiquer d'éventuels traitements en cours.
●
4- Bilan lipidique
4-1 Cholestérol
4-1-1 Cholestérol total
Définition :
● Le cholestérol est une substance lipidique,
essentiellement synthétisée par le foie
● aussi d'origine alimentaire mais en faible part,. Son
dosage permet de dépister une
hypercholestérolémie isolée ou associée à une
hypertriglycéridémie.
●
4-1 Cholestérol
● Valeurs normales
Age Homme Femme
4-1-3Cholestérol – LDL
● Fraction du cholestérol sanguin transportée par des
lipoprotéines (molécules associant des lipides et
des protéines ) du type LDL (low density
lipoprotéins = protéines de basse densité ) le taux
de LDL colestérol , communément appelé mauvais
cholestérol est un indicateur du risque de maladies
coronariènnes plus précis que le taux de
cholestérol total.
4-1-3Cholestérol – LDL
Valeurs normales
● Homme : 2.84 - 4.13 mmol/l
soit 1.10 - 1.60 g/l
● Femme : 2.58 - 3.87 mmol/l
soit
1.00 - 1.50 g/l
4-1-3Cholestérol – LDL
Variations pathologiques
● Augmentation dans les maladies
athéromateuses et les hyperlipoprotéinémies
de type IIa, IIb et III.
4- Bilan lipidique
4-2Les triglycérides
définition
● Les triglycérides sont des molécules lipidiques formées
dans l'intestin grêle à partir de graisses que nous
consommons. Elles sont également produites dans le
foie à partir de l'excès de sucre dans notre alimentation.
● Les triglycérides font partie comme le cholestérol des
composés lipidiques ou graisses de l'organisme. Ils font
partie des principales réserves d'énergie et sont
bénéfiques pour rester en forme, à condition que les
taux dans le sang restent dans la normale.
4-2Les triglycérides
Définitions
● Glycémie : La glycémie est la concentration plasmatique
du glucose. Au cours de la journée, sa valeur varie en
fonction des apports et des besoins énergétiques de
l'individu. La glycémie est ajustée par l'action
d'hormones secrétées par des cellules du pancréas. Ce
système de régulation permet de maintenir le même
taux alors même que les cellules des organes ont des
besoins différents en fonction de leur activité.
5-La glycémie
● Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude). Le tube de prélèvement peut contenir un
anticoagulant (héparine ou Fluorure de sodium )
Il est impératif d'être à jeun.
5-La glycémie
Valeurs normales :
● La valeur maximale à jeun, admissible pour ne
pas être considérée diabétique, qui était
autrefois de 1,4 g⋅ℓ-1 a été ramenée
à 1,26 g⋅ℓ-1 dans les années 1990 . C'est un
seuil basé sur des analyses statistiques au-delà
duquel le risque de rétinopathie liée à la
glucotoxicité augmente.
5-La glycémie
Définition (suite )
● Elle apparaît dans les six heures suivant
l'inflammation aiguë. Son taux augmente et est
maximal après deux jours. Il peut baisser en
moins de 6 heures lorsque la source de
l'inflammation a été éradiquée.
7-1 CRP = C-Réactive- Protéine
Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli
du coude). Le tube de prélèvement peut
contenir un anticoagulant.
Il est préférable d'être à jeun.
Valeurs normales
● < 6 mg /litre
7-1 CRP = C-Réactive- Protéine
Variations pathologiques
● Augmentation :
- Infections bactériennes (n'augmente pas si
infection virale)
- Infarctus du myocarde (n'augmente pas dans
l'angine de poitrine)
- Certains cancers
- Traumatismes, brûlures
- Maladies inflammatoires (arthrites, rhumatisme
articulaire aigu)
7-2 L’hémoglobine glycosylée
Définition :
● Hémoglobine sur laquelle s’est fixée une
molécule de [Link] : hémoglobine glyquée.
● Le dosage de l'hémoglobine glyquée permet la
surveillance de l'équilibre glycémique chez les
diabétiques ; elle permet d'évaluer l'efficacité
des traitements anti-diabétiques des 2 mois
précédant le dosage.
7-2 L’hémoglobine glycosylée
Conditions de prélèvement :
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli
du coude) avec garrot enlevé le plus rapidement
possible.
Le tube de prélèvement contient un
anticoagulant.
Préciser le traitement anti-diabétique en cours
.
7-2 L’hémoglobine glycosylée
Valeurs normales :
●2 à 6 % de l'hémoglobine
totale
7-2 L’hémoglobine glycosylée
Variations pathologiques
● Augmentation :
L'hémoglobine glyquée sera d'autant plus élevée que les
périodes d'hyperglycémie auront été fréquentes dans les
120 jours précédant le dosage.
En cas d'insuffisance rénale, le taux est souvent
surestimé.
● Diminution :
Hypoglycémies nocturnes prolongées et passées
inaperçues
Hémorragie ou hémolyse.
Chapitre III : Microbiologie,parasitologie
Conditions de prélèvement :
● Recueillir les urines de la première miction du
matin après toilette et désinfection locale avec
une solution antiseptique (type Dakin). Les
premières gouttes d'urine seront éliminées et
les 20 à 50 ml suivants seront recueillis dans un
pot stérile.
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )
● NB :
● Si possible, le prélèvement sera fait avant la
mise en route d'un traitement antibiotique ;
dans le cas contraire signaler le traitement en
cours.
● Noter le nom et le prénom sur le flacon et le
garder au frais avant de l'amener au
laboratoire.
● Respecter rigoureusement les règles d'asepsie
et de recueil.
● Si impossibilité d'acheminer immédiatement le
recueil au laboratoire d'analyse, conserver le
recueil au réfrigérateur à + 4° pour éviter la
prolifération des germes.
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )
Réalisation du soin
● Vérifier la prescription médicale.
● Vérifier la date de péremption du matériel.
● Demander au patient de se laver les mains.
● Lui demander de réaliser une toilette génito-urinaire à
l'eau et au savon et de bien rincer.
● Lui demander de réaliser une toilette génito-urinaire
antiseptique avec les compresses stériles imbibées
d'antiseptique, en lui expliquant comment faire :
● Demander d'aller du pubis vers l'anus.
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )
Réalisation du soin
● Pour les femmes : aller des petites lèvres aux grandes lèvres en
s'écartant du méat urinaire.
● Pour les hommes : décalotter le gland (si non circoncis).
● Demander de recueillir le milieu du jet dans le flacon stérile sans
mettre les doigts à l'intérieur de celui-ci et faire attention à ne pas
mettre en contact le flacon avec la région génitale.
● Lui demander de se laver les mains.
● Vérifier la concordance des étiquettes et de l'identité du patient puis
étiqueter le flacon, remplir les bons d'analyse et acheminer le
flacon au laboratoire d'analyse.
● Noter sur les bons d'analyse la température du patient, son
traitement antibiotique, autres informations importantes.
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )
Résultat normal
● Examen cytologique( hématies et G.B ) : < 2000
éléments / mm3
● Examen bactériologique : culture stérile (< 103
germes /ml)
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )
Résultats pathologiques
● Examen cytologique : Présence de leucocytes
parfois très nombreux, altérés
● Examen bactériologique : identification d'1 ou
plusieurs germes ; quantité > 105/ml
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )
Résultats pathologiques
● Cystite ou infection urinaire basse à Escherichia
coli, Proteus, Staphylococcus saprophyticus…
● Pyélonéphrite aiguë avec le même type de
germe que dans la cystite
● Chez l'homme : Cystite souvent + prostatite
aiguë /chronique ; épididymite aiguë
(Gonocoque, Chlamydia)
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )
Définition :
● La coproculture à visée bactériologique permet
de rechercher et d'identifier des germes
pathologiques qui sont normalement absents :
salmonelles, Shigelles, Campylobacter, certains
Escherichia coli, Vibrion cholerae…Ces germes
peuvent être responsables de diarrhées et
d'infections digestives.
3-2 La coproculture des selles
Conditions de prélèvement :
● Prélèvement de selles réalisé dans un récipient
stérile ; 1 échantillon est suffisant.
● Transporter le prélèvement rapidement au
laboratoire (ou le garder au frais en attendant).
● NB : Signaler l'existence d'un traitement
antibiotique éventuel.
3-2 La coproculture des selles
Résultat normal
● Présence d'une flore saprophyte normale.
Résultats pathologiques
● Infections digestives et diarrhées aiguës mettant en
cause les germes ou des virus (Rotavirus) ou encore
des parasites (voir "Examen parasitologique des
selles"). Ils peuvent provenir d'une infection
alimentaire, d'un problème d'hygiène en
particulier après séjour en pays tropical.
3-3 Examen parasitologique des
selles
Définition : L'examen
parasitologique des selles
permet de diagnostiquer des
parasitoses intestinales.
Celles-ci sont responsables de
diarrhées accompagnées
d'autres symptômes qui
varient selon les parasites en
3-3 Examen parasitologique des
selles
Conditions de prélèvement :
● La totalité des selles émise en une
fois sera recueillie dans un pot
stérile rapidement amené au
laboratoire (ou conservé au frais).
Dans certains cas, il pourra
s'avérer nécessaire de renouveler
le prélèvement.
3-3 Examen parasitologique des
selles
Résultats :
● Recherche négative : il peut être opportun de
répéter cette recherche si l'on suspecte vraiment
une parasitose car certains parasites ne sont émis
dans les selles que par intermittence.
● Mise en évidence de kystes d'amibes : certains ne
sont pas pathogènes (kystes d'Entamoeba coli ) ;
leur présence est simplement signalée.
● Kystes d'amibes pathogènes indiquant une
amibiase colique ; des examens complémentaires
pourront alors être nécessaires.
3-3 Examen parasitologique des
selles
● Oxyurose : parasitose fréquente surtout chez
l'enfant. Le diagnostic peut être posé à partir d'un
prélèvement de selles mais également par un
"scotch test" : un ruban de scotch doit être
appliqué le matin avant la toilette sur la marge
anale puis collé sur une lame de verre adressée au
laboratoire.
● Oeufs d'ascaris mis en évidence à l'examen des
selles
● Oeufs de trichocéphale