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Cours Labo - Copie

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Les examens du laboratoire

● Principaux éxamns complémentaires


● Examens d’imagerie
● Examens endoscopiques
● Exploration fonctionnelle
● Examens anatomo-pathologique
● Examens biologiques
Examens biologiques

● Types de prélèvement
● Sang : veineux ou artériel
● Urines
● Selles
● Autres : liquide céphalo-rachidien, liquide
amniotique …
Examens biologiques
● Types d’analyses biologiques
● Hématologie
● Biochimie
● Bactériologie
● Virologie
● Parasitologie
● Hormonologie
● Immunologie
Hématologie

● Numération formule sanguine (N.F.S)


● Numération des globules rouges.
● Numération des globules blancs (leucocytes)
● Numération plaquettaire (thrombocytes)
● Taux d’hémoglobine
Hématologie

● Bilans de coagulation (hémostase)


- Temps de céphaline activée
- Taux de prothrombine
- Fibrinogène
● Vitesse de sédimentation
Biochimie

- Du sang :
● Ionogramme sanguin : sodium ,potassium
,chlore, bicarbonates…
● Urée , créatinine
● Glycémie
● Cholestérolémie , triglycéridémie
● Bilan hépatique : transaminase, phosphatases
alcaline, gamma-glutamyl transférase
● Protéine c réactive
Biochimie

- Urines : ionogramme urinaire, protéinurie


bectériologie

● Hémoculture
● Examen cytobactériologique des
urines
● Coprocultures
Virologie

● Sérologie du virus de l’immunodéficience


humaine
● Sérologie du virus de l’hépatite B ou C
● Virus herpès
Parasitologie

● Examen parasitologique des selles


Hormonologie

● Hormone thyréostimuline
● Thyroxine
● Tri-iodo-thyronine
Immunologie

● Anticorps anti-nucléaire
Hématologie

● 1 Numération formule sanguine (N.F.S)


● La numération sanguine consiste à compter
(grâce à des automates le plus souvent) les
différents éléments cellulaires du sang à savoir
: globules blancs (ou leucocytes), globules
rouges (ou hématies) et plaquettes sanguines.
● La NFS est l’un des examens biologiques les
plus prescrits elle st indispensable dans l’
évaluation des maladies inflammatoires ou
infectieuses et fait partie de tout bilan
biologique pré opératoire.
Hématologie

● Conditions de prélèvement : flacon mauve


avec anticoagulant EDTA (Ethylène Diamine
Tétra-Acétique)
Valeurs normales
3 à 10 ans Femme Homme

Hématies (millions/mm3) 3.5-5.0 4.0 - 5.3 4.2 - 5.7

Hémoglobine (g/100 ml) 12.0 - 14.5 12.5 - 15.5 14.0 - 17.0

Hématocrite (%) 36 - 45 37 - 46 40 - 52

VGM (µ3) 74 - 91 80 - 95 80 - 95

TCMH (pg) 24 - 30 28 - 32 28 - 32

CCMH (%) 28 - 33 30 - 35 30 - 35

Leucocytes (/mm3x1000) 4500 - 13000 4000 - 10000 4000 - 10000

Plaquettes (/mm3x1000) 150 - 400 150 - 400 150 - 400


1 Numération formule sanguine (N.F.S)

● hématies: cellules sanguine transportant l’oxygène


des poumons vers les tissus=érythrocytes=
globules [Link] globule rouge a la forme d’un
disque déprimé en son centre.
● Numération des globules blancs (leucocytes) :
cellules nucléées du sang qui jouent un rôle dans la
défense contre les agents étrangers à l’organisme.
On distingue :
● Les polynucléaires neutrophiles, basophiles et
éosinophiles.
● Les cellules dites mononuclées : monocytes,
lymphocytes
1 Numération formule sanguine
(N.F.S)
● Numération plaquettaire (thrombocytes) :
cellule sanguine sans noyau qui joue un rôle
important dans l’initiation de la coagulation et
de la thrombose. Elle comporte une membrane
sur laquelle sont situés des récepteurs des
facteurs de coagulation .
● Taux d’hémoglobine :protéine contenue dans
les globules rouges auxquels elle donne leur
couleur, et qui véhicule l’oxygène dans le sang.
1 Numération formule sanguine
(N.F.S)

● formule leucocytaire
Valeur Valeur
Adulte % absolue/mm Enfant % absolue/mm
3 3
Polynucléaires
50 - 80 2000 - 8000 40 - 60 2000 - 6000
Neutrophiles
Polynucléaires
1-4 40 - 400 1-4 100 - 500
Eosinophiles
Polynucléaires
0-1 0 - 100 0-1 0 - 150
Basophiles
Lymphocytes 20 - 40 1000 - 4000 35 - 60 1500 - 7000
Monocytes 2 - 10 80 - 1000 2 - 10 100 - 1500
1 Numération formule sanguine
(N.F.S)
● Variations pathologiques
● Anémies
Diminution du taux d'hémoglobine,
accompagné d'une diminution du nombre des
globules rouges.
● Anémie d'origine centrale (moëlle osseuse)
insuffisance médullaire, cancer, leucémie
● Anémie d'origine périphérique
hémolyse, hémorragie, carence en fer, anémie
inflammatoire
Numération formule sanguine
(N.F.S)
● Polyglobulies
Augmentation du nombre de globules rouges,
● Hypoleucocytoses (diminution du nombre de
globules blancs)

● Hyperleucocytoses (augmentation du nombre de


globules blancs)

● Thrombopénie (diminution du nombre des


plaquettes)

● Thrombocytose (augmentation du nombre des


plaquettes)
Bilans de coagulation
(hémostase)
* Définitions
● Coagulation : transformation du sang liquide en gel
semi solide, par la transformation d’un caillot.
● La coagulation permet que le saignement
consécutif à une blessure soit endigué.
● Elle permet de transformer une protéine soluble: le
fibrinogène en une protéine insoluble : le fibrine,
qui forme l’armature du caillot
Définitions

Déroulement de la coagulation (3 phases )


● La thromboplastinoformation ,aboutit à la
formation d’une enzyme : le facteur X activé.
● La thrombinoformation : abouti à la
transformation d’une autre enzyme : la
thrombine.
● La fibrinoformation : correspond à la
transformation du fibrinogène en fibrine grace
à la thrombine
définitions
● Facteurs de coagulation
Ensemble de substances intervenant dans le
processus de solidification du sang
(coagulation )il existe 13 facteurs de
coagulation numérotés de I à XIII :
fibrinogène,prothrombine,thromboplastine
,calcium,proaccélérine,accélérine,proconve
rtine,facteurs antihémophiliques A et B ,
facteurs stuart,PTA,haegeman et facteur de
stabilisation de la fibrine.
définitions

● Fibrinogène : protéine plasmatique synthétisée


dans le foie et intervenant dans la coagulation.
Le fibrinogène est le précurseur soluble de la
fibrine.
● fibrine : protéine insoluble , constituant
principal du caillot sanguin.
définitions
● Thrombine : enzyme dont l’action
principale est de transformer le
fibrinogène en fibrine, étape
finale de la coagulation
[Link] trombine dérive de
l’activation de l’un des facteurs de
coagulation synthétisé dans le
foie : la prothrombine
définitions
● Hémophilie : maladie héréditaire liée au
chromosome X ,caractérisée par un trouble
de la coagulation du sang et des
saignements souvent prolongés.
Elle est transmise de la mère à ses enfants
de sexe masculin.
Il existe 2 type d’hémophilie: l’hémophilie
A liée à un déficit du facteur XIII ,
l’hémophilie B due à un déficit du facteur IX.
Bilans de coagulation
(hémostase)

● Taux de prothrombine - Temps


de Quick
et INR (International
Normalised Ratio)
Taux de prothrombine - Temps de Quick
et INR (International Normalised Ratio)

● Définition :
● Le temps de Quick est le temps nécessaire à la
coagulation du plasma traité dans certaines
conditions. Cela permet d'explorer les facteurs de la
coagulation dits vitamine K dépendants. Il est
possible de convertir ce temps en taux de
prothrombine par rapport à un plasma témoin
définit à 100 % (ou pourcentage d'activité
prothrombinique globale). Le résultat peut
également être exprimé en INR en rapportant le
temps du patient sur celui du témoin (dans des
conditions bien définies). Ce dosage est
fréquemment utilisé pour la surveillance
thérapeutique des patients traités par
Taux de prothrombine - Temps de Quick
et INR (International Normalised Ratio)
● Conditions de prélèvement
● -Prélèvement de sang veineux (en général
au pli du coude) sur un tube contenant un
anticoagulant ( Citrate de sodium). Le
prélèvement doit être réalisé en évitant la
pose d'un garrot trop prolongée.
Taux de prothrombine - Temps de Quick
et INR (International Normalised Ratio)

● -Indiquer s'il y a une prise de médicaments


anticoagulants (type anti-vitamine K = AVK) et
si oui, la dose et l'heure de la prise (par rapport
à l'heure du prélèvement).
Taux de prothrombine - Temps de Quick
et INR (International Normalised Ratio)

● Valeurs normales
● - Taux de prothrombine : 70 - 100 % INR = 1
Taux de prothrombine - Temps de Quick
et INR (International Normalised Ratio)

Variations pathologiques
Allongement du temps de Quick = Baisse du taux
de prothrombine = augmentation de l'INR :
● Maladie hémorragique du nouveau-né
● Insuffisance hépatique : hépatites, cirrhoses,
ictères
● Déficit en vitamine K par malabsorption
● Coagulation intra-vasculaire disséminée
● Fibrinolyse.
● Déficit isolé, congénital, en l'un des facteurs du
complexe prothrombinique.
Bilans de coagulation (hémostase)
Temps de céphaline activée =
TCA
● Définition :
● Le TCA est le temps de coagulation d'un plasma
traité dans des conditions particulières. Il
permet d'explorer globalement l'ensemble des
facteurs de la coagulation dits de la voie
intrinsèque. Un allongement du TCA peut
révéler un déficit en un facteur de la
coagulation (en particulier les facteurs
anti-hémophiliques A et B, respectivement les
facteurs VIII et IX), potentiellement
Temps de céphaline activée = TCA

● Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli
du coude) sur un tube contenant un
anticoagulant (citrate de sodium) . Le
prélèvement doit être réalisé en évitant la pose
d'un garrot trop prolongée.
Temps de céphaline activée = TCA

● Indiquer s'il y a une prise de


médicaments anticoagulants :
héparine (indiquer le type et la
dose) ou anti-vitamine K = AVK
(indiquer la dose et l'heure de la
prise par rapport à l'heure du
prélèvement).
Temps de céphaline activée = TCA

● Valeurs normales
● Résultats exprimés en secondes par rapport au
témoin. Les valeurs sont très variables selon la
technique utilisée (de l'ordre de 27 à 35
secondes).
● Temps du patient < ou = temps du témoin + 6
secondes
Temps de céphaline activée = TCA

● Variations pathologiques
● Allongement du TCA > temps du témoin + 6
secondes :
● Traitement par l'héparine (peu d'allongement avec
les héparines de bas poids moléculaire)
● Traitement par les Antivitamines K
● Hémophilie A
● Hémophilie B
● Déficit constitutionnel en un autre facteur de la
coagulation
● Insuffisance hépatique
● Coagulation intra-vasculaire disséminée
Hématologie

● Vitesse de sédimentation (VS)


● définition
● La vitesse de sédimentation est le temps
nécessaire aux éléments cellulaires sanguins
(globules blancs, globules rouges et plaquettes)
pour sédimenter, c'est-à-dire tomber
librement au bas d'une colonne de sang
incapable de coaguler (grâce à l'anticoagulant
utilisé pour le prélèvement). Elle est exprimée
en hauteur de cellules sédimentées mesurée au
bout d'1 heure et de 2 heures (des techniques
plus rapides existent actuellement). C'est un
élément d'orientation diagnostique, non
spécifique mais simple à réaliser.
Vitesse de sédimentation (VS)
● Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au
pli du coude) ; le tube de prélèvement
contient un anticoagulant. (Citrate de
sodium)
Le prélèvement est réalisé de préférence à
jeun.
Vitesse de sédimentation (VS)
● Valeurs normales
● VS 1ière heure < 7 mm
● VS 2ième heure < 20 mm
Vitesse de sédimentation (VS)
● Variations physiologiques et pathologiques
Augmentation :
● Age
● Grossesse
● Infections bactériennes, certaines parasitoses
● Inflammation : rhumatisme articulaire aigu,
polyarthrite rhumatoïde
● Péricardites, endocardites, artérites, thromboses
vasculaires
● Lupus,
● sclérodermie
● Polyglobulies
Vitesse de sédimentation (VS)
Variations physiologiques et pathologiques
● Fortes hyperleucocytoses (leucémies aiguës)
● Certaines anémies hémolytiques et
hémoglobinopathies
● Cirrhoses et affections hépatiques
● Coagulation intra-vasculaire disséminée
● Maladie de Crohn, entéropathies
● Certains cancers
● Obésité et hypercholestérolémie
Chapitre II Les examens
biochimiques

● 1-Ionogramme sanguin
● Définition
● L'ionogramme est un examen de laboratoire de
biologie médicale qui analyse la concentration
en électrolytes d’un liquide organique (sang,
urines, liquide céphalo-rachidien). Ces
électrolytes sont des sels, acides, bases,
capables de se dissocier en solution pour
former des ions. Ces ions sont de deux types :
1-Ionogramme sanguin
● les cations (ions positifs) tels que :
● le sodium Na+,
● le potassium K+,
● le calcium Ca2+,
● le magnésium Mg2+.
● les anions (ions négatifs) tels que :
● le chlorure Cl-,
● les bicarbonates HCO3-,
● les phosphates HPO4- -,
● les sulfates SO4- -,
● les acides organiques
● les protéines.
1-Ionogramme sanguin
● Conditions de prélèvement
● Le prélèvement sanguin se fait à jeun (pour
certains paramètres uniquement) sur sang
veineux ou artériel (si gazométrie) dans un tube
sec ou avec anticoagulant (héparine de lithium
pour conservation du plasma)
1-Ionogramme sanguin
1-Ionogramme sanguin

● NB : La détermination du ionogramme
urinaire se fait sur les urines de 24 heures.
1-Ionogramme sanguin
● Pourquoi prescrire un ionogramme ?
le ionogramme est un examen biologique très courant, qui sert
à:
● Dépister un déséquilibre hydro-électrolytique qui peut avoir
des conséquences sur le métabolisme.
● La surveillance des apports hydriques par perfusion.
● dépister les troubles ioniques qui surviennent dans les maladies
rénales
● les troubles gastro-intestinaux (diarrhée, vomissements
● les malnutritions
● surveillance d'un malade sous traitement (diurétiques par
exemple).
1-Ionogramme sanguin : Valeurs normales
ion mEq/l ou mg/l mmol/l

Sodium 135 à 145 mEq/l 135 à 145 mmol/l

Potassium 3,5 à 5 mEq/l 3,5 à 5 mmol

Chlore 95 à 105 mEq/l 95 à 105 mmol/l

Bicarbonates 22 à 30 mEq/l 22 à 30 mmol

Calcium 90 à 100 mg/l 2,25 à 2,5 mmol


1-Ionogramme sanguin
● Quelques variations pathologiques
Sodium, la natrémie :
● Hyponatrémie
Le taux de sodium peut connaitre une
diminution dans les cas suivants :
● Conséquence d'un déficit d'apport de sodium :
pertes digestives, rénales.
● Conséquence d'une augmentation de la
quantité d'eau (hyperhydratation) :
insuffisance cardiaque, rénale, hépatique,
oedème.
● Hyponatrémie
Les signes cliniques :
nausées, vomissements, dégoût de
l'eau, asthénie, céphalées, confusion.
Ils sont d'autant plus présents si
l'hyponatrémie est profonde ou si elle survient
de manière aiguë
1-Ionogramme sanguin
Sodium, la natrémie :
Hypernatrémie :
L'augmentation du taux de sodium peut être la
conséquence :
● d'une diminution de la quantité d'eau
(déshydratation) : pertes digestives,
diminution d'apport hydrique, perte d'eau
importante, sudation.
● d'une surcharge de sodium.
1-Ionogramme sanguin
● Hypernatrémie
● Les premiers symptômes de l'hypernatrémie
devraient être la soif et la faiblesse musculaire.
● Les signes cliniques sont principalement des
troubles neuropsychiques : augmentation du tonus
musculaire, des réflexes
ostéotendineux, céphalées, confusion, agitation,
voire troubles de la conscience et convulsions
1-Ionogramme sanguin
● Calcium, la calcémie :
Hypocalcémie
Un faible taux de calcium dans le sang peut être
dû à :
● Un défaut d'absorption de l'intestin,
● Une carence en vitamine D,
● Une insuffisance rénale chronique,
● De l'hypoparathyroïdie,
● Un cancer médullaire de la tyroïde.
1-Ionogramme sanguin
● Les signes de l’Hypocalcémie
● Les signes dépendent du niveau de calcium
dans le sang mais aussi de la rapidité de la
diminution de ce dernier : une hypocalcémie
profonde mais d'installation très progressive
peut s'installer sans aucun signe.
● L'hypocalcémie se manifeste par des
tremblements, des crampes musculaires, une
tétanie.
1-Ionogramme sanguin
● Calcium, la calcémie
● Hypercalcémie
Un taux trop élevé de calcium dans le sang peut
être dû à :
● De l'ostéoporose,
● De l'hyperparathyroïdie,
● La ménopause,
● Acromégalie,
● Intoxication par la vitamine D
● Immobilisation prolongée
1-Ionogramme sanguin
● Signes de l’hypercalcémie
● L'hypercalcémie se manifeste par une asthénie,
une anorexie, nausée voire des vomissements,
des céphalés ainsi qu'une confusion (chez
certaines personnes). Les manifestations
musculaires comportent des fasciculations, une
faiblesse musculaire, des manifestations
osseuses peuvent apparaître. Il peut exister
une constipation, une déshydratation
1-Ionogramme sanguin
Potassium, la kaliémie :
● Hypokaliémie
Une diminution du taux de potassium peut se
rencontrer chez les personnes :
● souffrant de vomissements ou de diarrhées,
● prenant des médicaments diurétiques
● Hyperkaliémie
Une augmentation du taux de potassium peut se
rencontrer chez les personnes :
● prenant des suppléments en potassium,
● prenant des médicaments du type
antihypertenseurs, anti-inflammatoires, etc.
1-Ionogramme sanguin
● les signes cliniques d'hypokaliémie ne sont pas
spécifiques. Cependant, on doit être alerté en priorité par
● des troubles du rythme cardiaque
Ensuite, on retrouve :
● des picotements du bout des doigts et des extrémités ainsi que
du pourtour de la bouche et des narines (paresthésies) ;
● une soif intense ;
● des nausées ;
● des troubles digestifs pouvant aller jusqu'à une constipation
● une irritabilité ;
● des crampes musculaires, myalgies, asthénies
● une polyurie (hypotonique) : sécrétion d'urine en quantité
abondante, entraînant un volume urinaire supérieur à 2500
ml par jour.
1-Ionogramme sanguin
● Signes de l’hyperkaliémie
● La plupart du temps, l'hyperkaliémie est
découverte lors d'un examen systématique, le
patient ne se plaignant de rien. Les signes
cliniques sont donc très inconstants et
dépendent de la sévérité et de la rapidité
d'installation de l'hyperkaliémie : des
tremblements et paresthésies des membres,
une faiblesse musculaire des membres
inférieurs, une bradycardie (ralentissement du
rythme cardiaque), des palpitations cardiaques,
des nausées ou des vomissements peuvent se
voir
1-Ionogramme sanguin
● Chlore, la chlorémie :
● Hypochlorémie
Le taux de chlore peut connaitre une
diminution dans les cas suivants :
● Conséquences d'un déficit d'apport en sodium:
pertes digestives (diarrhées) et rénales
● Augmentation de la quantité d'eau
● Transpiration excessive.
1-Ionogramme sanguin
Hyperchlorémie
● Le taux de chlore peut connaitre une
augmentation dans les cas suivants :
● Déshydratation excessive par sudation, pertes
digestives ou
● Surchage en sodium
● Hypoparathyroïdie.
● Cancer médullaire de la thyroïde
1-Ionogramme sanguin
● Magnésium :
● Le magnésium joue un rôle dans les réactions
enzymatiques de l'organisme avec un effet
anti-tétanisant mais aussi dans la formation du
clou plaquettaire
1-Ionogramme sanguin
Magnésium
● Causes de la diminution
● Le niveau de magnésium peut diminuer
dans les cas suivants :
● Sportifs qui s'alimentent mal,
● Personnes âgées,
● Personnes consommant trop d'alcool,
● Celles souffrant de problèmes digestifs,
● Celles prenant des médicaments diurétiques.
1-Ionogramme sanguin
Magnésium
● Causes de l'augmentation
Le niveau de magnésium peut augmenter chez
certaines personnes :
● Souffrant d'insuffisance rénale,
● Celles prenant des compléments à base de
magnésium.
2-Le bilan hépatique

● Définition : Le bilan hépatique biologique


comprend des examens de laboratoire qui
permettent d'apprécier les différentes
pathologies atteignant le foie et souvent de
pouvoir porter un pronostic en fonction des
résultats obtenus.
2-Le bilan hépatique

● Le bilan habituel comprend le dosage:


- des transaminases SGPT = ALAT et , SGOT=
ASAT qui révèle la cytolyse, c'est-à-dire la
destruction des cellules hépatiques,
-la bilirubine (toale,conjuguée,libre )
- des phosphatases alcalines et de la gamma GT
qui explorent la fonction biliaire.
2-Le bilan hépatique
● 2-1 les transaminases
● définition
● Les transaminases sont des enzymes ayant une
activité métabolique importante à l'intérieur
des cellules. Leur augmentation reflète une
lésion cellulaire, en particulier au niveau
hépatique, cardiaque, rénal ou musculaire.
2-1 les transaminases
● Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli
du coude), avec le garrot laissé le moins
longtemps possible.

● Le tube de prélèvement peut éventuellement


contenir un anticoagulant (héparine). Il est
préférable d'être à jeun.
Signaler d'éventuels traitements en cours.
2-1 les transaminases

● Valeurs normales
● SGPT ( ALAT): 10 - 45 UI /l à 37 °C
● SGOT (ASAT) : 10 - 40 UI /l à 37 °C
Les valeurs normales sont légèrement plus
basses si le dosage est effectué à 30°C.
2-1 les transaminases
Variations physiologiques et pathologiques
● Diminution :
Grossesse
Déficit en vitamine B6
● Augmentation :
- Surcharge pondérale, obésité
- Hépatites virales et infectieuses aiguës
- Hépatites médicamenteuses et toxiques
- Ischémie hépatique
- Atteinte hépatique secondaire à une maladie
auto-immune (lupus, - polyarthrite rhumatoïde,
sclérodermie, vascularite.)
- Tumeurs hépatiques
- Alcoolisme (avec cirrhose, hépatite, stéatose)
2-Le bilan hépatique
2-2 Bilirubine
● Définition : Pigment jaune brun provenant de
la dégradation de l’hémoglobine et de quelques
autres pigment respiratoires et constituant le
principal colorant de la bile . Lorsque la bile
s'accumule (problème d'élimination), cela
provoque un ictère.
2-2 Bilirubine

● On distingue la bilirubine dite libre ou


indirecte, toxique pour le cerveau. Elle risque
de s'accumuler chez le nouveau-né quand le
foie n'est pas encore tout à fait mature : c'est
l'ictère physiologique du nouveau-né. La
bilirubine dite conjuguée ou directe augmente
dans les cholestases. L'ensemble : bilirubine
libre + bilirubine conjuguée constitue la
bilirubine totale.
2-2 Bilirubine

Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude), avec le garrot laissé le moins longtemps
possible.
Le tube de prélèvement peut contenir un anticoagulant.
Il doit être conservé à l'abri de la lumière avant que le
dosage ne soit effectué.
Il n'est pas indispensable d'être à jeun.
Indiquer d'éventuels traitements en cours car certains
médicaments peuvent modifier les résultats.
2-2 Bilirubine

● Valeurs normales (bilirubine totale )


Age ( µmol / l ) ( mg / l )

Naissance 14 - 45 µmol /l 8 - 25 mg /l

1ière semaine 45 - 210 µmol /l td> 25 - 120 mg /l

2ième semaine 17 - 190 µmol /l 10 -110 mg /l

3ième semaine 10 - 50 µmol /l 6 - 30 mg /l /td>

4ième semaine 5 - 25 µmol /l 3 - 15 mg /l

>1 mois et adulte 5 - 17 µmol /l 3 -10 mg /l


2-2 Bilirubine

● Bilirubine libre = indirecte


Bilirubine libre = indirecte

Age ( µmol / l ) ( mg / l )

Adulte 3-12 µmol /l 2 - 7 mg /l


2-2 Bilirubine

Bilirubine conjuguée = directe


Bilirubine conjuguée = directe

Age ( µmol / l ) ( mg / l )

Adulte 2 - 5 µmol /l 1 - 3 mg /l
2-2 Bilirubine
Variations physiologiques et pathologiques
● Valeurs plus élevées chez l'homme et chez le
nouveau-né (voir valeurs normales)
Grossesse : diminution lors des deux premiers
trimestres.
2-Le bilan hépatique
Augmentation de la bilirubine libre (=indirecte)
● Anémies hémolytiques (hémolyse toxique,
médicamenteuse, infectieuse ou parasitaire,
● hémoglobinopathies,, accident de transfusion.)
● Incompatibilité foeto-maternelle
● ictère du nouveau-né.
2-Le bilan hépatique
Augmentation de la bilirubine conjuguée (=
directe) :
● Cholestases intrahépatique: hépatites virales,
atteintes hépatiques,
● Cholestase extrahépatique : obstructions
biliaires (calculs biliaires, pancréatite, tumeur
du pancréas, inflammation des canaux
biliaires, kyste du cholédoque,
2-3 Phosphatases alcalines

● définition
● Les phosphatases alcalines sont des enzymes
présentes partout dans l'organisme mais
surtout dans le foie, l'os, l'intestin, les reins et
les globules blancs. Son dosage présente un
intérêt dans les atteintes du foie, des os et
certains cancers.
2-3 Phosphatases alcalines

● Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli
du coude), avec le garrot laissé le moins
longtemps possible.
Le tube de prélèvement peut éventuellement
contenir un anticoagulant.
Il n'est pas indispensable d'être à jeun.
Signaler d'éventuels traitements en cours.
2-3 Phosphatases alcalines

● Valeurs normales
Enfant 90 - 450 UI /l

Adulte 40 - 100 UI /l

> 60 ans : 50 - 130 UI /l


2-3 Phosphatases alcalines

Variations physiologiques et pathologiques


➢ Diminution :
- Insuffisance hépato-cellulaire sévère
- Hypophosphatasémie héréditaire (rare )
2-3 Phosphatases alcalines

➢ Augmentation :
- Chez l'enfant et jusqu'à l'adolescence
- Grossesse (2ième et 3ième trimestre)
- Cholestases, métastases hépatiques (surtout
-dans cancers colo-rectaux), cirrhoses, lithiases et
tumeurs biliaires, cancer du pancréas
, tumeurs et métastases osseuses, rachitisme
(carence en vitamine D), hyperparathyroïdie
Cancer du sein, de l'ovaire, de l'utérus, des
testicules, de la prostate
3-Bilan rénal

DÉFINITION
● Le bilan rénal représente l’ensemble des
examens qui explorent la fonction d’épuration
des reins.
● Les mesures se font dans les urines, pour les
quantités évacuées. Elles se font aussi dans le
sang, où l’on voit le résultat sur l’équilibre de
l’organisme, donc l’efficacité.
3-Bilan rénal
● Les examens Les plus courants :
● La natrémie (sodium) et la kaliémie (potassium) :
ils illustrent les répercussion du fonctionnement
rénal sur l’équilibre hydrique de l’organisme.
● L’urémie : si elle est élevée, cela peut être par
déshydratation globale ou par insuffisance rénale
● La créatinine sanguine permet de différencier la
déshydratation, où elle est normale, et
l’insuffisance rénale, où elle est élevée aussi.
3-Bilan rénal
3-1 Urée
définition
● Substance azotée provenant de la destruction des
protéines d’origine alimentaire ou constitutives des
tissus humains. Le taux d’urée dans le sang est un reflet
de la fonction rénale mais moins fiable que celui de la
créatinine.
● Le taux d'urée dépend de la fonction rénale, des apports
alimentaires en protéines, de l'état
d'hydratation. L'augmentation de son taux dans le sang
est généralement liée à une altération rénale
3-1 Urée
Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (au pli du coude
en général). Le tube de prélèvement peut
éventuellement contenir un anticoagulant.
Pas de conditions particulières..
3-1 Urée
Valeurs normales
● Homme : 3 à 7.5 mmol/l soit
0.18 à 0.45 g/l
Femme : 2.5 à 7 mmol/l soit
0.15 à 0.42 g/l
3-1 Urée
Variations physiologiques et pathologiques
Diminutions :
Nourrissons, enfants
Grossesse
Jeûne prolongé
Malnutrition
Insuffisance hépatique : hépatite, alcoolisme
3-1 Urée
● Augmentations :
Sujet âgé
Effort prolongé
Régime hyperprotidique
Insuffisance rénale aiguë / chronique
Atteinte cardiaque
Déshydratation
Post-opératoire
3-Bilan rénal
3-2 Créatinine
Définition
● Substance azotée provenant de la dégradation
de la créatine ,constituant du tissu musculaire.
● La concentration de la créatinine dans le sang
dépend de la capacité d'élimination du rein et
de la masse musculaire. Son évaluation permet
d'apprécier un dysfonctionnement de la
filtration rénale
3-2 Créatinine
Conditions de prélèvement
● Prise de sang veineux (au pli du coude en
général). Le tube de prélèvement peut
éventuellement contenir un anticoagulant.
De préférence, être à jeun.
Eviter un effort important avant le recueil.
3-2 Créatinine
Valeurs normales
● Homme : 65 à 120 µmol/l soit 7 à 13 mg/l
Femme : 50 à 100 µmol/l soit 6 à 11 mg/l
3-2 Créatinine
Variations physiologiques et pathologiques
➢ Diminutions :
Valeurs plus faibles chez l'enfant Myopathie
avec atrophie musculaire importante
3-2 Créatinine
➢ Augmentations :
- Sujet âgé
- Effort
- Alimentation riche en protéines
- Jeûne prolongé
- Insuffisance rénale
- Relation avec une pathologie : leucémie,
goutte, pré-éclampsie, hyperthyroïdie,
acromégalie, hypertension artérielle et
insuffisance cardiaque.
4- Bilan lipidique

définition
● Le bilan lipidique permet d'évaluer les différents
composants lipidiques présents dans le sang afin
d'évaluer les risques athérogènes (dépôt lipidique
sur la surface interne de la paroi des artères ) d'un
patient pour prendre des mesures préventives
(habitudes alimentaires, hygiène de vie) ou
thérapeutiques adaptées. Selon les cas, seuls
quelques paramètres ou l'ensemble pourront être
effectués.
4- Bilan lipidique

Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude) avec garrot enlevé rapidement. Le tube de
prélèvement peut éventuellement contenir un
anticoagulant.
● Etre à jeun depuis au moins 12 heures.
Pas de changement dans les habitudes alimentaires
dans les 3 semaines précédant le prélèvement. Eviter
l'alcool pendant les72 heures avant le prélèvement.
Indiquer d'éventuels traitements en cours.

4- Bilan lipidique
4-1 Cholestérol
4-1-1 Cholestérol total
Définition :
● Le cholestérol est une substance lipidique,
essentiellement synthétisée par le foie
● aussi d'origine alimentaire mais en faible part,. Son
dosage permet de dépister une
hypercholestérolémie isolée ou associée à une
hypertriglycéridémie.

4-1 Cholestérol

● Le métabolisme du cholestérol est également


précurseur de nombreuses molécules :
● les hormones stéroïdes : cortisol, cortisone,
et aldostérone,
● les hormones stéroïdes sexuelles : progestéron
e, œstrogènes, et testostérone,
● le cholécalciférol (vitamine D3),…
4-1 Cholestérol
● Valeurs normales
Les valeurs varient en fonction de l'âge et du sexe
Age Homme Femme

mmol/l g/l mmol/l g/l

0-14 ans 4.13-5.81 1.60-2.25 4.13-5.68 1.60-2.20

15-19 ans 3.87-5.55 1.50-2.15 3.87-5.42 1.50-2.10

20-44 ans 3.35-5.95 1.30-2.30 4.00-6.20 1.55-2.40

45-59 ans 3.48-6.45 1.35-2.50 4.00-6.58 1.55-2.55

>60 ans 3.61-6.86 1.40-2.65 3.61-6.86 1.40-2.65


4-1 Cholestérol
Variations physiologiques et pathologiques
➢ Hypocholestérolémie :
➢ Pathologies infectieuses (tuberculose grave),
cancéreuses
➢ Insuffisances hépatiques
➢ Malnutrition
➢ Hyperthyroïdie .
4-1 Cholestérol
➢ Hypercholestérolémie :
➢ Hypercholestérolémie primitive, associée ou
non à une hypertriglycéridémie
➢ Hypercholestérolémie secondaire à une atteinte
hépatique (cholestase), thyroïdienne
(mixoedème), un diabète, un syndrome
néphrotique, une pancréatite ou un myélome.
➢ Augmente au cours de la grossesse
4-1 Cholestérol
4-1-2 Cholestérol - HDL
définition
● Fraction du cholestérol contenue dans les lipoprotéines
(substance associant des lipides et des protéines) de
type HDL (High density lipoproteines ). Il est admis que
celui-ci constitue la fraction "protectrice" du
cholestérol car il existe une relation inverse entre la
concentration en HDL-cholestérol et la fréquence des
complications cardiovasculaires. Les lipoprotéines de
type HDL interviennent dans l'épuration du cholestérol.
● Le HDL est communément appelé bon cholestérol
4-1-2 Cholestérol - HDL

● Valeurs normales
Age Homme Femme

mmol/l g/l mmol/l g/l

0-19 ans 0.80-1.22 0.31-0.47 1.06-1.80 0.41-0.70

20-49 ans 0.96-1.68 0.37-0.65 1.29-2.12 0.50-0.82

50-59 ans 1.09-1.68 0.42-0.65 1.50-2.40 0.58-0.92

>60 ans 1.03-1.76 0.40-0.68 1.55-2.45 0.60-0.94


4-1-2 Cholestérol - HDL
Variations physiologiques et
pathologiques
● Augmentation :
Age, sexe féminin, activité physique, alcool
Médicaments hypolipémiants (surtout les fibrates),
vitamine C, anti-épileptiques, insuline,
oestro-progestatifs
● Diminution :
Tabac
Progestatifs
Diabète
4-1 Cholestérol

4-1-3Cholestérol – LDL
● Fraction du cholestérol sanguin transportée par des
lipoprotéines (molécules associant des lipides et
des protéines ) du type LDL (low density
lipoprotéins = protéines de basse densité ) le taux
de LDL colestérol , communément appelé mauvais
cholestérol est un indicateur du risque de maladies
coronariènnes plus précis que le taux de
cholestérol total.
4-1-3Cholestérol – LDL

Valeurs normales
● Homme : 2.84 - 4.13 mmol/l
soit 1.10 - 1.60 g/l
● Femme : 2.58 - 3.87 mmol/l
soit
1.00 - 1.50 g/l
4-1-3Cholestérol – LDL

Variations pathologiques
● Augmentation dans les maladies
athéromateuses et les hyperlipoprotéinémies
de type IIa, IIb et III.
4- Bilan lipidique

4-2Les triglycérides
définition
● Les triglycérides sont des molécules lipidiques formées
dans l'intestin grêle à partir de graisses que nous
consommons. Elles sont également produites dans le
foie à partir de l'excès de sucre dans notre alimentation.
● Les triglycérides font partie comme le cholestérol des
composés lipidiques ou graisses de l'organisme. Ils font
partie des principales réserves d'énergie et sont
bénéfiques pour rester en forme, à condition que les
taux dans le sang restent dans la normale.
4-2Les triglycérides

Intérêt du dosage sanguin des triglycérides


● Votre médecin jugera si vous êtes candidat à un
dosage des triglycérides dans le sang, qui se fait
dans le cadre d'un dosage ou bilan lipidique
(incluant les autres lipides sanguins dont le
cholestérol).
4-2Les triglycérides
● Le dosage de la triglycéridémie
Taux g/l Taux mmol/l Interprétation

< 1,50 < 1,69 Taux normal, risque le moins


élevé

1,50-1,99 1,70-2,25 Élevé limite ("Borderline")

2,00-4,99 2,25-5,63 Élevé

> 5,00 > 5,65 Très élevé, risque accru


4-2Les triglycérides
Les causes d'hypertriglycéridémie
➢ hypertriglycéridémies primaires ou génétiques à
caractère familial (rare )
➢ secondaire à plusieurs situations ou pathologies :
➢ Une consommation excessive d'alcool et/ou de sucres
rapides.
➢ L'obésité, et donc l'excès de graisses saturées d'origine
animale.
➢ Un diabète de type 1 ou 2, surtout lorsqu'il est
déséquilibré.
➢ Une maladie rénale, notamment l'insuffisance rénale
chronique.
➢ Des maladies endocriniennes comme l'hypothyroïdie.
➢ Certains médicaments (contraceptifs contenant des
estrogènes, bêtabloquants, corticoïdes,diurétiques, psyc
hotropes, vitamine A).
4-2Les triglycérides
Les complications de l'hypertriglycéridémie
➢ pancréatite aiguë
➢ risque de maladie cardiovasculaire
5-La glycémie

Définitions
● Glycémie : La glycémie est la concentration plasmatique
du glucose. Au cours de la journée, sa valeur varie en
fonction des apports et des besoins énergétiques de
l'individu. La glycémie est ajustée par l'action
d'hormones secrétées par des cellules du pancréas. Ce
système de régulation permet de maintenir le même
taux alors même que les cellules des organes ont des
besoins différents en fonction de leur activité.
5-La glycémie

Glucide : substance composée de carbone


d’hydrogène et d’oxygène, d’origine
essentiellement végé[Link] : hydrate de carbone,
sucre. On distingue :
● Les glucides simples : appelés aussi sucre rapides
parce qu’ils sont rapidement absorbés par la
muqueuse digestive,ils ont un goût sucré.
● Les glucides complexes :ou sucres lents constitués
par l’assemblage de très nombreuses molécules de
glucides, ils n’ont en général pas de saveur sucrée
5-La glycémie

● Glucose : c’est un glucide simple ,et qui est la


principale source d’énergie de l’organisme.
● Glycogène : glucide constitué de très longue
chaines ramifiées de molécules de [Link]
synthèse du glycogène à lieu dans le foie et
dans les muscles à partir surtout du glucose
mai aussi d’autres glucides.
5-La glycémie

● Glucagon : hormone sécrétée par le pancréas


(cellules alpha )et qui augmente la concentration
sanguine du glucose (glycémie).
● Insuline : hormone sécrétée par le pancréas
(cellules beta) et dont l’insuffisance provoque le
diabète. c’est la seule hormone de l’organisme à
action hypoglycémiante, elle fait entrer le glucose
du sang à l’intérieur des cellules, qui s’en servent
pour produire de l’énergie. Cependant lorsqu’elle se
fixe dans le foie l’insuline favorise la mise en
réserve du glucose sous forme de glycogène
5-La glycémie

● Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli du
coude). Le tube de prélèvement peut contenir un
anticoagulant (héparine ou Fluorure de sodium )
Il est impératif d'être à jeun.
5-La glycémie

Valeurs normales :
● La valeur maximale à jeun, admissible pour ne
pas être considérée diabétique, qui était
autrefois de 1,4 g⋅ℓ-1 a été ramenée
à 1,26 g⋅ℓ-1 dans les années 1990 . C'est un
seuil basé sur des analyses statistiques au-delà
duquel le risque de rétinopathie liée à la
glucotoxicité augmente.
5-La glycémie

Variations phisiologiques et pathologiques :


● Une hyperglycémie est une concentration en sucre dans le
sang (glycémie) anormalement trop élevée. Pour un être
humain, ceci correspond a une glycémie supérieure à 1,26
g/L à jeun, et à 2,00 g/L le reste du temps. Celle-ci est un des
symptômes révélateurs d'un diabète.
Symptômes :
● Fatigue et somnolence
● Irritabilité
● Envie d'uriner (Polyurie)
● Soif intense (Polydipsie)
5-La glycémie

● L'hypoglycémie est une concentration en sucre


dans le sang (glycémie) anormalement basse,
associée à des symptômes témoignant du
fonctionnement anormal du cerveau, la
neuroglucopénie.
L'hypoglycémie
Causes
En résumé :
● prise d'alcool : cause la plus fréquente ;
● d'anorexie, dénutrition sévère (cachexie) ;
● la prise de médicament : notamment le cas des
médicaments antidiabétiques, comme l'insuline et les
antidiabétiques oraux chez les sujets diabétiques.
● D'autres médicaments peuvent être en
cause : Aspirine (essentiellement chez le nourrisson et le
petit enfant, à très forte dose), anti-inflammatoires non
stéroïdiens, quinidine
Plus rarement, l'hypoglycémie peut être révélatrice :
● d'une pathologie endocrinienne : hypersécrétion
d'insuline dans le cadre par exemple
d'un insulinome, .
● d'antécédents de gastrectomie (ablation de
l'estomac), le plus souvent après cancer gastrique ;
● de métastases hépatiques ;
● d'une insuffisance surrénalienne et hypophysaire.
L'hypoglycémie
Symptômes
● sensation de faim
● tremblements
● sueurs
● fourmillements dans les extrémités (paresthésie),
engourdissement des membres
● troubles de la vision
● vertiges
● fatigue (asthénie)
● nausées, vomissements
● palpitations cardiaques
● pâleur, cyanose
● maux de tête (céphalées)
● troubles comportementaux : confusion, parole difficile, excitation,
énervement...
● troubles de la vigilance : somnolence, convulsions, voire coma
6- L’acide urique
Définition :
● Acide issu de la dégradation des acides
nucléiques ( ADN et ARN) de l’organisme,
mai il peut aussi être produit par la
digestion d’aliments riches en acides
nucléiques : foie ,rognons et à moindre
degré, poissons et volaille.
● Il est normalement présent dans le sang à
des concentrations très faibles de l'ordre
de 20 à 70 mg/l
6- L’acide urique
● La bière est une des boissons augmentant le
plus le taux d'acide urique.
● L’Augmentation de l'acide urique dans le sang :
Hyperuricémie
● Une augmentation de l'acide urique peut
provoquer une goutte
6- L’acide urique
7- Les protéines

7-1 CRP = C-Réactive- Protéine


définition
● La CRP est une protéine synthétisée principalement
par le foie mais aussi par le tissu adipeux. Elle joue
un rôle important dans les réactions
inflammatoires, et sert de marqueur biologique à
celles-ci.
● La CRP est un marqueur précoce, sensible et
spécifique de la réaction inflammatoire
augmentant proportionnellement à son intensité.
7-1 CRP = C-Réactive- Protéine

Définition (suite )
● Elle apparaît dans les six heures suivant
l'inflammation aiguë. Son taux augmente et est
maximal après deux jours. Il peut baisser en
moins de 6 heures lorsque la source de
l'inflammation a été éradiquée.
7-1 CRP = C-Réactive- Protéine
Conditions de prélèvement
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli
du coude). Le tube de prélèvement peut
contenir un anticoagulant.
Il est préférable d'être à jeun.
Valeurs normales
● < 6 mg /litre
7-1 CRP = C-Réactive- Protéine
Variations pathologiques
● Augmentation :
- Infections bactériennes (n'augmente pas si
infection virale)
- Infarctus du myocarde (n'augmente pas dans
l'angine de poitrine)
- Certains cancers
- Traumatismes, brûlures
- Maladies inflammatoires (arthrites, rhumatisme
articulaire aigu)
7-2 L’hémoglobine glycosylée
Définition :
● Hémoglobine sur laquelle s’est fixée une
molécule de [Link] : hémoglobine glyquée.
● Le dosage de l'hémoglobine glyquée permet la
surveillance de l'équilibre glycémique chez les
diabétiques ; elle permet d'évaluer l'efficacité
des traitements anti-diabétiques des 2 mois
précédant le dosage.
7-2 L’hémoglobine glycosylée

Conditions de prélèvement :
● Prélèvement de sang veineux (en général au pli
du coude) avec garrot enlevé le plus rapidement
possible.
Le tube de prélèvement contient un
anticoagulant.
Préciser le traitement anti-diabétique en cours
.
7-2 L’hémoglobine glycosylée

Valeurs normales :
●2 à 6 % de l'hémoglobine
totale
7-2 L’hémoglobine glycosylée

Variations pathologiques
● Augmentation :
L'hémoglobine glyquée sera d'autant plus élevée que les
périodes d'hyperglycémie auront été fréquentes dans les
120 jours précédant le dosage.
En cas d'insuffisance rénale, le taux est souvent
surestimé.
● Diminution :
Hypoglycémies nocturnes prolongées et passées
inaperçues
Hémorragie ou hémolyse.
Chapitre III : Microbiologie,parasitologie

E.C.B.U ( examen cytobactériologique des urines )


Définition :
● Cette analyse comporte un examen direct de l'urine
au microscope et une mise en culture afin de
rechercher et d'identifier la présence de germes.
L'ECBU permet de rechercher une infection urinaire
(cystite, pyélonéphrite) et d'identifier le(s)
germe(s) en cause. Si un germe est trouvé, un
antibiogramme peut alors être réalisé pour guider
le médecin dans sa prescription d'antibiotique
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

Conditions de prélèvement :
● Recueillir les urines de la première miction du
matin après toilette et désinfection locale avec
une solution antiseptique (type Dakin). Les
premières gouttes d'urine seront éliminées et
les 20 à 50 ml suivants seront recueillis dans un
pot stérile.
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

● Pour réaliser un prélèvement chez le


nourrisson, un collecteur stérile pourra être
mis en place (poche stérile autocollante) ; ne
pas le laisser plus d'une demi-heure.
● Chez les sujets ayant une sonde urinaire, le
prélèvement peut être fait directement par
ponction de la sonde.
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

● NB :
● Si possible, le prélèvement sera fait avant la
mise en route d'un traitement antibiotique ;
dans le cas contraire signaler le traitement en
cours.
● Noter le nom et le prénom sur le flacon et le
garder au frais avant de l'amener au
laboratoire.
● Respecter rigoureusement les règles d'asepsie
et de recueil.
● Si impossibilité d'acheminer immédiatement le
recueil au laboratoire d'analyse, conserver le
recueil au réfrigérateur à + 4° pour éviter la
prolifération des germes.
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

Matériel (chez un patient contient)


● Matériel pour la toilette génito-urinaire :
● Savon doux.
● Gant de toilette.
● Serviette de toilette.
● Matériel pour la toilette génito-urinaire antiseptique :
● Antiseptique non moussant : polyvidone iodée
gynécologique ou chlorexidine aqueuse.
● Compresses stériles.
● Matériel pour le recueil :
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

Matériel (chez un patient contient)


● Flacon d'analyse stérile.
● Etiquettes laboratoire d'identification patient.
● Bons d'analyses laboratoire, avec pochette de
transport.
● Matériel divers :
● Sac à élimination des déchets papier et matériel
non contaminé.
● Nécessaire à l'hygiène des mains.
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

Réalisation du soin
● Vérifier la prescription médicale.
● Vérifier la date de péremption du matériel.
● Demander au patient de se laver les mains.
● Lui demander de réaliser une toilette génito-urinaire à
l'eau et au savon et de bien rincer.
● Lui demander de réaliser une toilette génito-urinaire
antiseptique avec les compresses stériles imbibées
d'antiseptique, en lui expliquant comment faire :
● Demander d'aller du pubis vers l'anus.
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

Réalisation du soin
● Pour les femmes : aller des petites lèvres aux grandes lèvres en
s'écartant du méat urinaire.
● Pour les hommes : décalotter le gland (si non circoncis).
● Demander de recueillir le milieu du jet dans le flacon stérile sans
mettre les doigts à l'intérieur de celui-ci et faire attention à ne pas
mettre en contact le flacon avec la région génitale.
● Lui demander de se laver les mains.
● Vérifier la concordance des étiquettes et de l'identité du patient puis
étiqueter le flacon, remplir les bons d'analyse et acheminer le
flacon au laboratoire d'analyse.
● Noter sur les bons d'analyse la température du patient, son
traitement antibiotique, autres informations importantes.
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

Résultat normal
● Examen cytologique( hématies et G.B ) : < 2000
éléments / mm3
● Examen bactériologique : culture stérile (< 103
germes /ml)
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

Résultats pathologiques
● Examen cytologique : Présence de leucocytes
parfois très nombreux, altérés
● Examen bactériologique : identification d'1 ou
plusieurs germes ; quantité > 105/ml
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

Résultats pathologiques
● Cystite ou infection urinaire basse à Escherichia
coli, Proteus, Staphylococcus saprophyticus…
● Pyélonéphrite aiguë avec le même type de
germe que dans la cystite
● Chez l'homme : Cystite souvent + prostatite
aiguë /chronique ; épididymite aiguë
(Gonocoque, Chlamydia)
E.C.B.U
( examen cytobactériologique des urines )

Germes les plus fréquemment


retrouvés
● Escherichia coli, proteus ,
klebsiella , enterbacter…
3-2 La coproculture des selles

Définition :
● La coproculture à visée bactériologique permet
de rechercher et d'identifier des germes
pathologiques qui sont normalement absents :
salmonelles, Shigelles, Campylobacter, certains
Escherichia coli, Vibrion cholerae…Ces germes
peuvent être responsables de diarrhées et
d'infections digestives.
3-2 La coproculture des selles
Conditions de prélèvement :
● Prélèvement de selles réalisé dans un récipient
stérile ; 1 échantillon est suffisant.
● Transporter le prélèvement rapidement au
laboratoire (ou le garder au frais en attendant).
● NB : Signaler l'existence d'un traitement
antibiotique éventuel.
3-2 La coproculture des selles
Résultat normal
● Présence d'une flore saprophyte normale.
Résultats pathologiques
● Infections digestives et diarrhées aiguës mettant en
cause les germes ou des virus (Rotavirus) ou encore
des parasites (voir "Examen parasitologique des
selles"). Ils peuvent provenir d'une infection
alimentaire, d'un problème d'hygiène en
particulier après séjour en pays tropical.
3-3 Examen parasitologique des
selles
Définition : L'examen
parasitologique des selles
permet de diagnostiquer des
parasitoses intestinales.
Celles-ci sont responsables de
diarrhées accompagnées
d'autres symptômes qui
varient selon les parasites en
3-3 Examen parasitologique des
selles
Conditions de prélèvement :
● La totalité des selles émise en une
fois sera recueillie dans un pot
stérile rapidement amené au
laboratoire (ou conservé au frais).
Dans certains cas, il pourra
s'avérer nécessaire de renouveler
le prélèvement.
3-3 Examen parasitologique des
selles
Résultats :
● Recherche négative : il peut être opportun de
répéter cette recherche si l'on suspecte vraiment
une parasitose car certains parasites ne sont émis
dans les selles que par intermittence.
● Mise en évidence de kystes d'amibes : certains ne
sont pas pathogènes (kystes d'Entamoeba coli ) ;
leur présence est simplement signalée.
● Kystes d'amibes pathogènes indiquant une
amibiase colique ; des examens complémentaires
pourront alors être nécessaires.
3-3 Examen parasitologique des
selles
● Oxyurose : parasitose fréquente surtout chez
l'enfant. Le diagnostic peut être posé à partir d'un
prélèvement de selles mais également par un
"scotch test" : un ruban de scotch doit être
appliqué le matin avant la toilette sur la marge
anale puis collé sur une lame de verre adressée au
laboratoire.
● Oeufs d'ascaris mis en évidence à l'examen des
selles
● Oeufs de trichocéphale

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