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La leucémie aiguë lymphoïde (LAL) est un cancer des globules blancs, caractérisé par une prolifération incontrôlée de lymphoblastes immatures dans la moelle osseuse, entraînant des symptômes tels que fatigue, infections fréquentes et saignements. Elle est la forme de leucémie la plus courante chez les enfants, mais peut survenir à tout âge, et son diagnostic repose sur des examens cliniques et biologiques. Les facteurs de risque incluent des antécédents de traitement anticancéreux, des troubles génétiques et des facteurs environnementaux.

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La leucémie aiguë lymphoïde (LAL) est un cancer des globules blancs, caractérisé par une prolifération incontrôlée de lymphoblastes immatures dans la moelle osseuse, entraînant des symptômes tels que fatigue, infections fréquentes et saignements. Elle est la forme de leucémie la plus courante chez les enfants, mais peut survenir à tout âge, et son diagnostic repose sur des examens cliniques et biologiques. Les facteurs de risque incluent des antécédents de traitement anticancéreux, des troubles génétiques et des facteurs environnementaux.

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LEUCÉMIE AIGUË LYMPHOÏDE

LEUCEMIE AIGUË LYMPHOÏDE


DÉFINITION
Une leucémie est un cancer des globules blancs. Les globules blancs ont de nombreux rôles,
notamment ils aident le système immunitaire de l’organisme à combattre les infections. Les
globules blancs sont produits dans la moelle osseuse, le tissu spongieux qui se trouve à
l’intérieur des os.
Une personne atteinte de leucémie a un nombre très élevé de globules blancs. Mais, les
globules blancs cancéreux ne fonctionnent pas correctement, et la personne risque de
contracter des infections. Ces infections peuvent menacer le pronostic vital.
Par ailleurs, les globules blancs cancéreux s’accumulent dans la moelle osseuse, et de ce fait
elle ne peut plus produire de cellules sanguines normales telles que :
 Les globules rouges (ce qui entraîne une anémie) ;
 Les globules blancs normaux (ce qui augmente le risque d’infection)
Les plaquettes (ce qui augmente le risque de saignement) Il existe de nombreux types de
globules blancs, mais seulement 2 principaux types de leucémie :

 La leucémie lymphoïde : cancer des lymphocytes (un type de globules blancs) ;


 La leucémie myélogène : cancer qui atteint tous les autres types de globules blancs.

Les leucémies lymphoïdes et myélogènes peuvent être aiguës ou chroniques :

 Forme aiguë : cancer touchant de jeunes cellules qui se propage rapidement et peut
entraîner la mort en 3 à 6 mois sans traitement.
 Forme chronique : cancer de cellules matures qui se propage plus lentement.

La leucémie aiguë lymphoïde (LAL), également appelée leucémie lymphoblastique aiguë,


touche des cellules très immatures (lymphoblastes immatures) qui devraient devenir des
lymphocytes, mais qui au lieu de cela deviennent cancéreuses. La LAL est potentiellement
mortelle.
• La LLA est le type de cancer le plus fréquent chez les enfants, elle peut toutefois
survenir à tout âge.
• La LLA apparaît dans la moelle osseuse, mais elle peut se propager dans tout
l’organisme et endommager les organes.

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LEUCÉMIE AIGUË LYMPHOÏDE

PHYSIOPATHOLOGIE
Elle débute lorsque l'ADN d'une seule cellule de moelle osseuse subit une mutation qui
ordonne à la cellule de croître et de se multiplier de manière incontrôlable au lieu de croître et
de mourir normalement à un rythme et à un moment déterminé. Cette prolifération résulte
d’altérations génétiques qui perturbent la maturation et la régulation des cellules lymphoïdes.
De plus, les globules blancs produits sont immatures et ne sont pas en mesure de remplir
correctement leur fonction. Ces globules blancs immatures sont appelés lymphoblastes.
La physiopathologie de la LAL se décompose en plusieurs étapes et mécanismes clés :
À mesure que ces globules blancs anormaux (lymphoblastes) s’accumulent, ils envahissent et
empêchent vos cellules sanguines saines de transporter l’oxygène, de combattre les infections
et de coaguler votre sang.
 Transformation maligne : Une cellule souche hématopoïétique ou un progéniteur
lymphoïde subit des modifications génétiques, transformant une cellule normale en
lymphoblaste cancéreux. Ici on a la translocation chromosomique du chromosome
Philadelphie (Ph) : il y aura translocation entre les chromosomes 9 et 22, abrégée en
t (9 ;22). Elle crée le gène de fusion (BCR-ABL1). Le gène code une protéine de
fusion qui est une tyrosine kinase hyperactive, favorisant une prolifération cellulaire
incontrôlée.
 Blocage de la différenciation : Les altérations génétiques bloquent la maturation des
lymphoblastes, les empêchant de se transformer en lymphocytes B ou T fonctionnels.
 Prolifération incontrôlée : Les gènes altérés encouragent une division cellulaire
excessive et incontrôlée des lymphoblastes immatures.
 Inhibition de l’apoptose : Les cellules leucémiques acquièrent la capacité d’éviter la
mort cellulaire programmée (apoptose), prolongeant ainsi leur durée de vie.

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LEUCÉMIE AIGUË LYMPHOÏDE

 Expansion clonale : La cellule cancéreuse d’origine se multiplie, formant un clone de


cellules malignes qui remplace progressivement la moelle osseuse saine.
 Insuffisance médullaire : L’accumulation de lymphoblastes cancéreux dans la moelle
osseuse inhibe la production normale des autres cellules sanguines (globules rouges,
plaquettes, granulocytes), entraînant des symptômes tels que l’anémie, la neutropénie
et la thrombocytopénie.
 Migration et infiltration d’autres organes : Les lymphoblastes peuvent quitter la
moelle osseuse et migrer vers d’autres organes via la circulation sanguine. Ils peuvent
infiltrer le foie, la rate, les testicules et les ganglions lymphatiques, entraînant leur
gonflement. Une atteinte du système nerveux central (SNC) est également possible et
peut se manifester par des symptômes neurologiques.
Cela peut entrainer des déficiences des cellules sanguines saines telle que :
Anémie : La production insuffisante de globules rouges entraîne une anémie, responsable de
fatigue et de pâleur.
Neutropénie : La diminution des globules blancs matures (neutrophiles) affaiblit le système
immunitaire, rendant le patient vulnérable aux infections.
Thrombopénie : Le faible nombre de plaquettes cause des troubles de la coagulation, comme
des saignements et des ecchymoses (bleus) faciles.

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LEUCÉMIE AIGUË LYMPHOÏDE

SIGNES ET SYMPTÔMES

Les causes des mutations de l’ADN dans la leucémie lymphoïde aiguë sont inconnues, mais
les facteurs de risque de la LAL comprennent :

 Traitement anticancéreux antérieur avec chimiothérapie ou radiothérapie.


 L'exposition aux radiations, comme un survivant d’un accident de réacteur
nucléaire.
 Les troubles génétiques, comme le syndrome de Down.
 Âge. Les enfants, les adolescents ou les adultes de plus de 70 ans présentent un risque
plus élevé.
 Le genre. Les hommes sont plus susceptibles de développer la LAL que les femmes.
 Race / origine ethnique. La LAL est plus fréquente chez les Hispaniques et les
Blancs.
 Antécédents familiaux : Avoir un jumeau identique avec la LAL est un facteur de
risque.

De nombreux symptômes et signes de la LAL ressemblent à ceux de la grippe, mais ne


s'améliorent pas. En général, les signes de la leucémie lymphoïde aiguë comprennent :

Les symptômes précoces :

 Fièvre et transpiration importante la nuit (dues aux infections ou à la leucémie)


 Sensation de faiblesse et de fatigue (due à l’anémie)
 Rythme cardiaque rapide ou douleur thoracique
 Tendance aux ecchymoses et aux hémorragies, au niveau du nez ou des gencives, par
exemple
 Gonflement des ganglions lymphatiques (des organes de la taille d’un petit-pois
répartis dans tout le corps qui aident à combattre les infections)

Les symptômes plus tardifs :

 Douleurs osseuses ou articulaires


 Céphalées, vomissements, troubles de la vue, de l’audition et de l’équilibre, et
difficultés à utiliser les muscles du visage
 Douleur ou sensation de ballonnement dans la partie supérieure du ventre (en raison de
l’hypertrophie du foie, des ganglions lymphatiques et de la rate)
 Infections fréquentes
 La perte inexpliquée de poids ou d'appétit

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DIAGNOSTIC
1) Clinique
Le diagnostic clinique de la leucémie aiguë lymphoïde (LAL) repose sur un ensemble de
signes et symptômes souvent non spécifiques, résultant de l'envahissement de la moelle
osseuse par des blastes (cellules immatures) et de leur diffusion dans l'organisme. Ces
manifestations, qui apparaissent soudainement et évoluent rapidement, se manifestent de trois
manières principales.

A. Syndrome d'insuffisance médullaire


Ce syndrome est dû à la production insuffisante de cellules sanguines saines (globules rouges,
globules blancs et plaquettes) dans la moelle osseuse, et se traduit par :

 Anémie : causée par le manque de globules rouges. Elle se manifeste par une fatigue
persistante, une pâleur, un essoufflement et des vertiges.
 Thrombopénie : causée par le manque de plaquettes. Elle peut provoquer des
saignements anormaux, tels que des ecchymoses (bleus) inexpliquées, des hémorragies
des gencives ou du nez, ainsi que des pétéchies (petites taches rouges sous la peau).
 Neutropénie : causée par le manque de globules blancs matures (neutrophiles). Cela
entraîne une baisse des défenses immunitaires et un risque accru d'infections
fréquentes et sévères, souvent accompagnées de fièvre.

B. Syndrome tumoral
Ce syndrome résulte de l'infiltration des organes par les cellules leucémiques, ce qui provoque
leur augmentation de volume. Il peut inclure :

 Adénopathies : ganglions lymphatiques enflés, durs et indolores, particulièrement au


niveau du cou, des aisselles et de l'aine.
 Splénomégalie et/ou hépatomégalie : hypertrophie de la rate et/ou du foie, qui peut
causer une sensation de plénitude abdominale et de l'inconfort.
 Hypertrophie des amygdales : peut entraîner des difficultés à avaler ou à respirer.
 Douleurs osseuses et articulaires : liées à la prolifération des blastes dans la moelle
osseuse et les os.

C. Signes neurologiques
Dans certains cas, l'infiltration des méninges (les membranes qui recouvrent le cerveau et la
moelle épinière) par les cellules leucémiques peut provoquer des symptômes neurologiques :

 Maux de tête
 Vomissements
 Vertiges
 Troubles de la vision

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LEUCÉMIE AIGUË LYMPHOÏDE

2) Biologique

Numération formule sanguine (NFS) : C'est le premier examen effectué pour compter les différents
types de cellules sanguines (globules rouges, globules blancs, plaquettes).

a. En cas de LAL, on observe souvent une augmentation du nombre de globules blancs, qui sont
en fait des lymphoblastes immatures.
b. Il y a généralement une diminution du nombre de globules rouges (anémie) et de plaquettes
(thrombopénie).

3) Différentiel

Biologie moléculaire (qPCR) : Elle recherche les anomalies génétiques spécifiques a la LAL, comme
les réarrangements des gènes d’immunoglobulines (ig) et de récepteurs de cellules T(TCR) ou les
gènes de fusion.

Cytochimie : C’est une technique de laboratoire consistant à mettre en évidence des substances
chimiques ou enzymatiques présentes à l’intérieur des cellules à l’aide de réactifs colorants
spécifiques. Elle compléter le diagnostic morphologique du myélogramme. Elle permet de déterminer
la lignée cellulaire (lymphoïde, myéloïde, monocytaire, érythroïde).

La cytochimie repose sur des réactions chimiques spécifiques des enzymes ou substances présentes
dans la cellule par coloration de lame :

Myélopéroxydase (MPO) : enzyme myéloïde → réaction de peroxydation → coloration brune/noire


(LAL négatif, LAM positif)

Sudan Black B (SBB) : lipides membranaires des granules myéloïdes → noir bleuâtre (LAL négatif,
LAM positif)

PAS (Periodic Acid Schiff) : glycogène → coloration rose-violet par oxydation et réaction avec
Schiff (LAL positif, LAM négatif)

Estérases spécifiques/non spécifiques : enzymes des monocytes → coloration rouge ou brun clair
(LAL négatif, LAM positif)

Immunophénotypage : Isoler les cellules mononuclées (lymphocytes, blastes) à partir du sang


périphérique ou de la moelle osseuse. Les rendre disponibles pour l’incubation avec des
anticorps monoclonaux fluorochromes. Permettre ensuite leur analyse par cyrtométrie en flux
pour identifier les marqueurs CD et confirmer la nature lymphoïde des blastes.

Le Myélogramme :

a. Définition : Le myélogramme est un examen cytologique de la moelle osseuse, consistant à


prélever et étudier les cellules hématopoïétiques au microscope afin d’évaluer : Leur
morphologie, Leur proportion, et leur degré de maturation.

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LEUCÉMIE AIGUË LYMPHOÏDE

b. Buts du myélogramme
Diagnostiquer : Les leucémies aiguës (lymphoïdes, myéloïdes), Les syndromes
myélodysplasiques, Les aplasies médullaires.
Évaluer : La cellularité (riche, normale ou pauvre), Le taux de blastes, la répartition des
lignées (érythroïde, myéloïde, lymphoïde, mégacaryocytaire).
Surveiller : L’efficacité du traitement (après chimiothérapie), La rechute d’une leucémie.
c. Principe
 L’aspiration de la moelle osseuse (souvent sternale ou iliaque),
 L’étalement de l’échantillon sur lame,
 Puis la coloration cytologique (May-Grünwald-Giemsa),
 Enfin l’observation microscopique et le comptage cellulaire : Ce comptage permet de
déterminer le taux de blastes (cellules immatures) et le rapport myéloïde/érythroïde
(M/E), Et la répartition de chaque lignée.
d. Mode opératoire détaillé
a) Matériel nécessaire : Aiguille de Mallarmé (adulte) ou Jamshidi (enfant), Seringue
sèche, Lames de verre propres, Colorants May-Grünwald et Giemsa, Microscope
optique, Gants stériles, désinfectant.
b) Site de ponction
 Sternum (adulte),
 Crête iliaque antérieure ou postérieure (enfant),
 Tibia proximal (nourrisson).
c) Étapes de la procédure
 Préparation du patient : Information et consentement, asepsie locale.
 Anesthésie locale : lidocaïne.
 Ponction médullaire : Introduction de l’aiguille dans la cavité médullaire,
Aspiration rapide de 0,2 à 0,5 ml de moelle (le sang dilue l’échantillon).
 Étalement sur lame immédiatement : Déposer une goutte de moelle, Réaliser
plusieurs frottis fins et homogènes.
 Séchage à l’air libre
 Coloration MGG :
 Recouvrir le frottis de May-Grünwald pur (non dilué) pendant 3 min.
 Ajouter même volume d’eau tamponnée (pH 6,8) (ou eau distillée) → 3
min supplémentaires.
 Verser le Giemsa dilué (1/10 à 1/20) dans de l’eau tamponnée pH 6,8.
 Laisser agir 10 à 15 min.
 Rinçage à l’eau tamponnée douce ou eau distillée, sans frotter.
 Séchage à l’air libre, lame inclinée.
d) Résultat attendu :
Noyau : violet à bleu foncé,

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LEUCÉMIE AIGUË LYMPHOÏDE

Cytoplasme basophile : bleu clair,


Granulations azurophiles : rouge-violet,
Globules rouges : rose orangé,
Blastes lymphoïdes (dans LAL) : Cytoplasme bleu clair, Noyau volumineux, chromatine
fine, 1-3 nucléoles visibles, Pas de granulations.
e. Observation microscopique :
a) Comptage différentiel
On compte au moins 500 cellules au microscope (objectifs ×100) et on note : Le nombre de
blastes, le nombre de précurseurs myéloïdes, le nombre d’érythroblastes, les lymphocytes,
plasmocytes, etc.
b) Formule du taux de blastes :
Taux de blastes (%) = (Nombre de blastes comptés/Nombre total de cellules nucléées
observées) * 100
Si > 25 % de blastes, le diagnostic de leucémie aiguë est posé selon l’OMS.
c) Rapport myéloïde / érythroïde (M/E) :
Rapport M/E = Cellules myéloïdes totales/Cellules érythroïdes totales
Valeur normale : 2 à 4.
Dans la LAL : M/E souvent élevé car la lignée normale est écrasée par les blastes.

PRÉVENTION
Il n'existe actuellement aucun moyen connu de
prévenir la plupart des cas de leucémie aiguë lymphoïde

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LEUCÉMIE AIGUË LYMPHOÏDE

(LAL), car ses causes exactes ne sont pas entièrement comprises. La plupart des personnes
qui développent la LAL n'ont aucun facteur de risque modifiable connu.
Cependant, il est possible de réduire le risque d'exposition à certains facteurs qui sont associés
au développement de la leucémie en général :

 Éviter l'exposition aux produits chimiques nocifs : Minimiser le contact avec le


benzène, un solvant industriel, et certains pesticides peut être bénéfique.
 Arrêter de fumer : Le tabagisme est un facteur de risque pour certains types de
leucémie chez l'adulte.
 Prudence avec les traitements passés : Des traitements de chimiothérapie et de
radiothérapie pour d'autres types de cancers peuvent augmenter le risque de leucémie
secondaire, des années plus tard.
 Précautions pendant la grossesse : Certaines études suggèrent que les femmes
enceintes devraient prendre de l'acide folique, éviter le tabac, l'alcool, et limiter les
radiographies si elles ne sont pas absolument nécessaires.
 Maintenir un mode de vie sain : Adopter un mode de vie sain, avec une alimentation
équilibrée et de l'exercice régulier, est bénéfique pour la santé en général et peut aider
à réduire le risque de cancer.

TRAITEMENT

Le traitement de la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) est complexe et dépend de l'âge du


patient, du sous-type de la maladie et d'autres facteurs. L'objectif est de détruire les cellules
cancéreuses pour permettre à la moelle osseuse de produire à nouveau des cellules saines.
Principales options de traitement
Plusieurs approches peuvent être combinées pour traiter la LAL :

 Chimiothérapie : C'est le traitement principal de la LAL. Il utilise des médicaments


cytotoxiques (toxiques pour les cellules) pour tuer les cellules leucémiques. Le
traitement se déroule en plusieurs phases, notamment :
o Phase d'induction : Une combinaison de médicaments puissants est
administrée pour éliminer la majorité des cellules leucémiques et induire la
rémission.
o Phase de consolidation/intensification : Après la rémission, une
chimiothérapie supplémentaire est donnée pour éliminer les cellules
cancéreuses restantes et prévenir la rechute.
o Phase d'entretien : Une chimiothérapie à faible dose est administrée pendant
une longue période (jusqu'à 3 ans) pour maintenir la rémission.
 Thérapie ciblée : Elle utilise des médicaments qui attaquent des anomalies
spécifiques dans les cellules cancéreuses. Ce traitement peut être utilisé seul ou en
association avec la chimiothérapie et est précédé de tests pour déterminer s'il est
pertinent pour le patient.

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LEUCÉMIE AIGUË LYMPHOÏDE

 Immunothérapie : Elle stimule le système immunitaire du patient pour l'aider à


reconnaître et à détruire les cellules cancéreuses.
o Thérapie par cellules CAR T (chimériques) : Il s'agit d'une immunothérapie
où les lymphocytes T du patient sont modifiés en laboratoire pour attaquer
spécifiquement les cellules cancéreuses. Elle peut être utilisée en cas de
rechute après d'autres traitements.
 Greffe de cellules souches : Aussi appelée greffe de moelle osseuse, elle remplace la
moelle osseuse malade par des cellules souches saines d'un donneur compatible
(allogreffe). Elle est souvent utilisée pour les formes de LAL à risque élevé ou en cas
de rechute.
 Radiothérapie : Elle utilise des rayonnements pour tuer les cellules cancéreuses et
peut être administrée sur des zones spécifiques où les cellules leucémiques se sont
accumulées, comme le système nerveux central.

Différences entre le traitement chez l'enfant et chez l'adulte, le protocole de traitement de la


LAL varie en fonction de l'âge du patient :

 Enfants et jeunes adultes : Les jeunes patients reçoivent souvent des protocoles de
chimiothérapie plus intensifs. Le taux de guérison est élevé chez les enfants.
 Adultes et personnes âgées : Le traitement chez les adultes peut être différent. Pour
les plus de 70 ans, une approche moins intensive avec une chimiothérapie à faible dose
ou des thérapies ciblées peut être préférée.

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