CM : institutions nationales et
européennes
Introduction :
Section 1 : La notion d’institution européennes
Une institution est un ensemble de mécanique et de structure juridiques,
le mot structure renvoie à un rassemblement, un regroupement et le mot
juridique évoque aux notions de normes.
On peut en distinguer plusieurs types :
I/ Les institutions sur la scène international
A) L’institution comme sujet de droit international
L’institution comme sujet de droit international, un sujet de droit est une
personne juridique titulaire de droit et d’obligations. Sujet de droit
international : c’est un sujet titulaire de droit et d’obligation en vertu du
droit international. Ces sujets sont : les Etats (leur territoire, leur
population et leur gouvernement), les organisations internationales (des
associations d’Etat qui sont établies par un accord et qui sont dotés
d’organes chargés de poursuivre et de réaliser des buts commun (par ex :
l’ONU)).
B) L’institution comme organe des sujets aux droit international
Gérard Cornu : « rouage d’une organisation, élément assurant le
fonctionnement d’une institution ». Ces organes n’agissent pas en leur
nom propre et ne sont pas directement des sujets de droit international,
par exemple : la cour internationale de justice n’est pas un sujet mais un
organe de l’ONU. Ça nous permet de la distinguer de la cour pénale
internationale qui elle est autonome c’est une personne juridique de droit
international.
C) L’institutions comme acteurs du droit international
La notion d’acteur vise à designer certaines entité qui agissent sur la
scène internationale mais qui ne sont ni des sujets de droit international
(ils n’ont pas de personnalité international) ni des organes qui serait
complétement inféodé à des droits internationaux. Ce sont :
-Les ONG, organisation non gouvernementale, ce sont des groupements
non étatiques qui réunisse des personnes physique ou moral de nationalité
différentes destiné à la réalisation de but non lucratif (croix rouge, green
peace…)
-Les entreprise trans national ou multi national, entreprise implanter sur
plusieurs pays, ils déploient leurs activités dans plusieurs pays et sont
donc des acteurs internationaux
-Les individus, nous agissons sur la scène internationale mais ne sommes
pas des sujets.
D) Les institutions européennes
Les institutions européennes sont des institutions comme les autres, elles
sont internationales mais leur seule particularité est que leur porté
géographique est limité au continent européen.
Section 2 : Les grands enjeux de l’étude des
institutions internationales et européennes
Du point de vue du droit international l’objectif de toute ces institutions
sont la paix et la coopération dans le monde. Ce n’est pas si simple car il y
a une multitude d’acteurs internationaux qui ont des intérêts divergent.
C’est le cas des Etats car ils peuvent aussi bien coopérer que suivre leurs
intérêts économique ou militaire et rentre en contradiction avec les
objectifs de coopération et de paix. L’objectif des institutions est
d’instaurer cette paix et la coopération malgré les divergences. A partir de
1945 la multiplication des Etats à cause de la décolonisation, qui
commence en Asie avec en 1946 les Philippines, 1947 l’Inde… puis en
Afrique avec le Congo Belge en 1960. Le nombres d’Etats à triplé et l’autre
cause est la chute de l’URSS en 1990 qui conduit à la création de plein de
nouveaux états à l’est de l’Europe. Le deuxième gros problème contre la
paix et la coopération est la souveraineté des Etats, comme les institutions
ne peuvent rien imposer aux états car ils souverain alors tout devient plus
compliqué. La souveraineté des Etats signifie en droit international que
aucun Etat ne peuvent être inféodé à un autre. La souveraineté en droit
international implique que les Etats ne peuvent s’engager que librement et
en aucun cas qu’ils ne peuvent pas comme on peut l’entendre. Cependant
on ne peut forcer L’Etat à rien et ne contracte à rien qui pourrait leur
infliger des sanctions.
Partie 1 : Les institutions internationales
Une notion est ensemble de condition posée par le droit tandis que le
régime désigne en ensemble des fait juridiques qui sont attachés par ces
conditions. Le but c’est de prendre une notion et de la comparer à une
réalité et si elle correspond on y applique le régime. C’est le syllogisme
judiciaire (comme en intro droit) avec la majeure et la mineure.
Titre 1 : L’Etat
L’enjeu est de savoir ce qu’est en droit un état, de savoir quelles sont les
conditions juridiques de l’existence d’un état
Chapitre 1 : La notion juridique d’Etat
Le juriste lorsqu’il parle d’Etat il ne fait pas référence à une réalité
historique sociale géographique ou politique mais à une notion juridique
càd à un ensemble de conditions posé par le droit qui lorsqu’elle sont
réunis permettent de parler en droit d’un Etat.
Section 1 : Les conditions juridiques de l’existence de l’Etat
L’existence d’un Etat ne peut pas résulter d’une simple déclaration
d’indépendance, au contraire l’existence de l’Etat repose sur un certain
nombre de conditions objectives càd qu’elles résident dans un ensemble
de fait constatable par tous. Ces conditions sont aux nombres de trois : Il
faut un territoire, une population et un gouvernement.
§1 Le territoire
Le territoire se définit comme l’assiette spatiale stable de l’Etat c’est
autrement dit l’étendue géographique sur laquelle va s’exercer la
souveraineté de l’Etat. Il est délimité par des frontières, ce sont des lignes
qui sépare les compétences des Etats.
A) Les règles générales relatives à la consistance du territoire
1) Le territoire terrestre
Elle contient le sol, le sous-sol et les eaux intérieurs (dans le territoire
terrestre : rivières, lacs), la consistance du territoire terrestre ne
correspond à aucune règle (il peut être de toute taille et être fractionner
(Lesotho))
2) Le territoire maritime
Les espaces maritimes sont principalement régis par la convention de
Montégo Bay qui a été signée en 1982 et rentrée en vigueur en 1994.
Parmi les espaces maritimes, certaines eaux rentrent dans le territoire des
Etats. L’article 3 de la convention de MB prévoit que la mère territoriale
s’étend à 12 miles (1 miles c’est 1852 mètres) marin à partir des lignes de
base, une ligne de base c’est le point atteint par rapport à la plus grande
marée basse. L’Etat peut donc exploiter ses ressources tant qu’il reste
dans la mer territoriale. Il y d’autres espaces maritimes mais qui ne font
pas partie du territoire de l’Etat, il y en a 2 catégories, une ou il peut y
exercer des droits mais où il n’est pas souverain et l’autre ou il ne peut
rien faire.
Dans la deuxième catégorie il y a 3 espaces marin ou l’Etat à des droits
sans être souverain :
-La zone continue, qui s’étend jusqu’à 24 miles marin à partir des lignes
de base (Article 33 de MB), il n’est pas souverain mais peut réprimer
certaines infractions commis sur son territoire.
-La zone économique exclusive (ZEE) : (Article 57 de la convention de MB)
elle s’étend jusqu’à 200 miles marin à partir des lignes de base. Dans
cette ZEE l’Etat possède des droits économiques important en matière
d’exploitation et de ressources.
-Le plateau continental : (Article 76 de MB), l’Etat a un plateau
continental : c’est la limite des fonds marins qui s’étende jusqu’à la limite
du territoire. Là encore l’Etat a des droits d’exploitation de ressources
naturelles
Troisième Catégorie ou les Etats ne sont pas souverain et n’ont pas de
droit :
-La haute mère : aucun Etat n’exerce de droit, il peut y effectuer des
recherches et pécher mais sous les droits internationaux. Les fonds marins
de la haute mère c’est le patrimoine mondial de l’humanité (aucune
activité économique ou politique) ils sont placés sous la gestion de
l’autorité internationales des fonds marins (organisations internationales)
3) Le territoire aérien
Le territoire aérien fait partie du territoire de l’Etat, c’est l’espace
atmosphérique qui se trouve au-dessus du territoire terrestre et maritime
càd de la mer territoriale. Article 1er de la convention de Paris de 1919
mais aussi par la convention de Chicago relative à l’aviation civil
international signé le 7 décembre 1944 et rentré en vigueur le 4 avril
1946. Sur ce territoire l’Etat est libre de réglementer et même libre
d’interdire le survol d’aéronef étranger et tout aéronef qui survole sans
autorisation commet une violation de souveraineté. Tout ce qui excède
l’espace atmosphérique s’appelle l’espace aérien international. Le principe
de cet espace aérien est la liberté mais il y a des limites puisque l’aviation
civil international établie des normes de sécurité pour utiliser cet espace
et en hauteur il y a l’espace extra atmosphérique (en hauteur).
Il ne suffit pas de connaitre ces règles générales qui détermine le territoire
étatique, en pratique la délimitation du territoire d’un Etat se fait
concrètement et en particulier les frontières des Etats peuvent être
sujettes à des controverses.
B) Les modalités concrète de délimitation des frontières
1) L’acte de délimitation des frontières
La délimitation se définit comme l’acte juridique de détermination de
l’emplacement de la frontière. La démarcation elle se définit comme
l’opération matérielle de concrétisation de la frontière sur le sol. La
délimitation peut se faire de trois manières :
-Unilatéral : se définit par un état seul, elle concerne seulement la
définition d’un territoire national avec un espace international (pour les
espaces maritimes).
-Conventionnelle : résulte d’un accord entre deux Etats limitrophes (leurs
frontières se touchent) pour séparer leurs territoires respectifs (terrestre
ou marin).
-Délimitation judiciaire : lorsqu’un accord n’a pas pu être trouver il y a un
litige et ce différent peut être soumis à une juridiction internationale.
S’agissant des frontières maritimes, la convention de MB a instauré le
tribunal international du droit de la mère. Pour les frontières terrestres, les
Etats en cas de désaccord peuvent s’en remettre à la cour internationale
de justice (appartient à l’ONU)
2) Les éléments pris en compte pour la délimitation des frontières. Pour
les espaces maritimes c’est assez simple grâce à la convention de
MB. Le territoire terrestre quant à lui pose plus de problème car il n’y
a pas de convention internationale par conséquent les autorités
chargés de délimiter les frontières terrestres doivent prendre en
compte d’autres éléments. Premièrement en prenant en compte des
données géographique ou naturel, lorsqu’il y a une montagne la
frontière peut suivre ce qu’on appelle la ligne de crète (les points
formés par les pics les plus haut des montagnes), lorsqu’il y a un
fleuve la frontière peut suivre le milieu du cours d’eau, la rive ou le
chemin du taloueg (les points profonds du chemin de navigation).
Sinon on peut suivre le principe du Uti , ce principe à principalement
été invoqués dans le contexte de la décolonisation, il conduit à
cristalliser la délimitation antérieure à l’indépendance, dans le
contexte de la décolonisation on suit la ligne antérieur des
administrations qui colonisaient.
2§ La population
A) Une notion juridique
En droit la population correspond à une nationalité. La cour internationale
de justice définit la nationalité comme un lien juridique ayant à sa base un
fait sociale de rattachement ayant sa base jsp elle va trop vite frr.
6 avril 1955 La nationalité est attribuée par l’Etat et c’est lui qui décide
comment l’avoir. En générale les Etats reconnaissent le droit du sang
(parent qui avaient eux-mêmes la nationalité) et le droit du sol (naître sur
le territoire). La nationalité créer à la fois des droits (droit de vote) et des
devoirs à une population (service militaire). La géographique importe
assez peu car la population compte les expatriés (ils ne sont pas sur le
territoire de l’Etat mais ont la nationalité) et à l’inverse les étrangers qui
vivent sur le territoire peuvent ne pas avoir la nationalité cependant
même s’il ne font pas partie de la population et que l’Etat peut la réguler il
existe deux catégories d’étranger qui bénéficie d’une protection de l’Etat :
les personnes apatride (rattaché à aucun Etat), la convention relative au
statue des apatrides du 18 septembre 1954 pose un certain nombre de
droit en leur faveur et il y aussi la convention sur la réduction des cas
d’apatridie du 30 aout 1961 ou les Etats qui ont signés cette convention
s’engage à ne pas priver un individus de sa nationalité si ça le ferai
devenir apatrides. La deuxième catégorie est celle des réfugiés grâce à la
convention de Genève en 1951 et prévoit qu’une personne qui craint avec
raison d’être persécuter du fait de sa race ; de sa religion, de sa
nationalité, de son appartenance à un certain groupe sociale ou de ses
opinions politiques. Toute personne qui fait la demande de se statue avant
même qu’il est une réponse le demandeur d’asile bénéficie du principe de
non-refoulement.
3 ème raison, un Etat principalement constitué d’une population nomade à
quand même une population
A) Une notion ancrée dans un fait social
La nationalité rassemble des individus liés entre eux bien au-delà du droit.
Autrement dit le lien juridique de nationalité doit reposer sur du lien social,
ce lien est généralement appelé nation ou peuple. Le problème c’est qu’il
est souvent difficile de reconnaitre l’existence de ce lien, Il y a d’abord une
conception objective la nation est constitué d’une population qui partage
une même langue, histoire ou culture. Thèse défendue par Ernest Renan :
« La nation c’est un plébiscite de tous les jours », la nation requiert surtout
un sentiment d’appartenance, une volonté de vivre ensemble. La minorité
se définit sur le système international en trois critères : le sentiment
d’appartenance à un groupe unis par un élément culturelle comme la
langue, l’attachement à un territoire donné et l’intégration à une
population plus nombreuse qui ne possède pas les mêmes références
culturelles. Il y a notamment le pacte international du droit civil et
politique de 1966 son article 27 prévoit que les états sont obligés de
reconnaitre certains droits à des minorités présente sur leur territoire.
§3 : Le gouvernement
Il se définit comme une organisation politique effective, il existe des
organes au sein de l’Etat qui exercent réellement l’ensemble des fonctions
étatique. Un état peut continuer à exister même s’il n’arrive plus trop à
exercer son autorité mais si ça dure trop on doute de l’existence du
gouvernement. Cette condition de gouvernement n’a rien à voir avec la
nature du régime, en droit international pour l’existence d’un état il n’y a
aucune spécificité sur la nature du régime (c’est une ? de droit
constitutionnel ça). Ca a été établie par la cour nationale de justice dans
l’avis du 16 octobre 1975 dans l’affaire du Sahara occidental. Article 1 er du
PIPCP (un truc comme ça)
Section 2 : La réalité historique des Etats
I/ Les processus de formation et de transformation de l’Etat
A) La formation de l’Etat
Dans notre monde il n’y a plus de territoire vierge (sans maître), dans se
cas la création de nouveaux Etat ne peut découler que de la
décolonisation soit de l’éclatement d’Etat qui était souverain.
1) La décolonisation
La décolonisation est l’accession à l’indépendance de territoire colonisé ce
qui aboutie à la création de nouveaux Etats désormais indépendant des
Etats colonisateurs. Le droit à l’autodétermination d’un peuple
n’appartient qu’aux pays décolonisés. Ce droit apparaît à l’article 1 er de la
Charte des nations unis, également été consacré à la résolution 2625 du
24 octobre 1970 de l’assemblé général des nations unis mais également
dans un avis du 30 juin 1995, l’affaire du Timor oriental. Pour être éligible
à ce droit il faut une soumission du peuple à une subjugation, domination
ou exploitation étrangère, le deuxième critère est qu’il doit servir de
collectivité géographiquement séparée et ethniquement ou culturellement
distincte du pays.
2) L’éclatement et la recomposition d’Etat souverain
Il faut distinguer plusieurs hypothèses :
-La sécession peut être définis comme la séparation d’une partie d’un Etat
existant sans pour autant la disparition de l’Etat de base, Un bout de l’Etat
se sépare donc l’Etat de base survit mais il y l’émergence d’un nouvel
Etat. La sécession n’est pas interdite mais personne ne va les aider et si
elles arrivent à réunir les conditions nécessaires. Kosovo se sépare de la
Serbie par une déclaration d’indépendance en 2008 et un avis du 22 juillet
2010 la cour nationale de justice déclare que l’adoption de la déclaration
d’indépendance n’avait violer aucune règle internationale. La sécession ne
peut pas aboutir à la reconnaissance d’un Etat si elle à eu recours aux
l’utilisations illicite à la force ou sur des violations graves du droit
internationales.
-la scission ou la dissolution : la dissolution renvoie à l’éclatement d’un
Etat en plusieurs Etat nouveaux, l’Etat préexistant disparaît entièrement
pour laisser place à plusieurs Etat nouveaux. Elle n’obéit à aucune règle
internationale. Par conséquent pour les autres Etats de la communauté
internationale il s’agit pour eux de reconnaitre un fait accompli. Ex : La
Tchécoslovaquie remplacé par la république Tchèque et par la Slovaquie ;
La Yougoslavie au moment de sa chute en 1991 la Croatie, la Bosnie, la
Serbie et le Monténégro. URSS donne lieu à la Russie (qui à la particularité
d’être la continuatrice juridiquement de l’URSS, càd qu’elle prend la place
de l’ex URSS dans tout ses engagements internationaux dans les accords
du21 décembre 1991, d’Alma Atta).
-L’unification ou la fusion : se définit comme le regroupement d’au moins
deux Etats dans un nouvel Etat, les anciens Etats disparaissent aux profits
de la création d’un nouvel Etat qui s’institue sur le territoire qu’ils
occupaient. Ex : Etats-Unis fusion de treize Etat indépendant en 1796 ; la
république du Yémen fusion la république arabe du Yémen et de la
république démocratique du Yémen. (Réunification allemande n’est pas
vraiment une fusion car en vertu du traité du 31 aout 1990 la RDA et la
RFA n’ont pas vraiment fusionner mais plutôt la RDA à adhérer à la RFA qui
l’a absorbé.
B) Les transformations de l’Etat
Au cours de son existence l’Etat peut subir des mutations soit au niveau
de son territoire de sa population ou de son gouvernement, en principe
l’Etat demeure malgré ces évolutions. Cependant parfois elles nous
amènent à nous questionner sur son existence. Dans un premier cas avec
une extension du territoire ou à l’inverse l’Etat peut subir une telle perte
de territoire ou de control par son gouvernement que l’on se pose la
question de sa disparition
1) L’extension de l’Etat
L’extension du territoire étatique peut se faire de deux manière,
l’acquisition de territoire non étatique ou l’acquisition d’un territoire
étatique
a) Les territoires non étatiques
Les territoires non étatiques sont les états qui ne sont pas déjà approprié
mais qui pourrait l’être, on parle de terrain sans maître. Lorsqu’un état qui
existe déjà s’approprie une terre sans maître il constitut un titre initial sur
cette terre. Historiquement une terre ne pouvait pas être considéré
comme sans maître des lorsqu’ne population l’habitait. Cependant au
19ème siècle de nombreuse terre ont été considéré comme sans mettre
alors que des populations autochtones s’y trouvaient. Leur critère pour
considérer qu’une terre était sans maître c’était quand les populations
n’étaient pas civilisées. Quoi qu’il en soit les états s’aqcuière un tir=tre de
propriété par deux méthodes
-émission d’un titre juridique (rare) : Le pape Alexandre 6 en 1493 avait
fait une bulle, dans celle-ci il a divisé tous les territoires américains entre
le Portugal et l’Espagne.
-Occupation effective : Selon la cour internationale de justice l’occupation
est un moyen originaire d’acquérir pacifiquement la souveraineté sur un
territoire, pourvu qu’il s’agisse d’un territoire sans maître (dans un avis du
16 octobre 1975 Sahara occidental). Il doit par contre y être souverain et
manifesté sa présence avec des réguliers actes d’administration.
Aujourd’hui les terres sans maître n’existent plus car soit tout à déjà été
approprié ou alors ce n’est pas appropriable (haute mer, eaux
internationales).
b) L’acquisition d’un territoire étatique
Les deux états existent déjà et l’un des deux (l’Etat a) étend son territoire
sur une portion de territoire qui jusque-là appartenait à l’Etat b. Cette
acquisition d’un état étatique se fait de deux manières :
-consentie : par celui qui va perdre du territoire. Lorsque l’acquisition
d’une portion du territoire de b par a est consentie cela peut prendre
plusieurs formes. Soit à titre gratuit soit à titre onéreux. Titre gratuit (la
France a eu Nice et la Savoie en vertu du traité de Turin en 1860, la
contrepartie était politique, elle avait promis d’aider l’Italie à avoir une
nation unie). Titre onéreux : l’Etat a paye une certaine somme d’argent à
l’Etat B pour obtenir une certaine portion de son territoire, par exemple
l’Alaska a été vendu aux Etats-Unis par le Tsar de Russie en 1867. Elle peut
aussi être express ou tacite. LE principe que la cession de territoire à lieu
de manière express, il y a un accord écrit qui va formaliser les
consentements (c’est le principe en tant normal), par exception elle peut
aussi avoir lieu de manière tacite (il n’y a pas d’accord ou de traité), donc
comment identifier le consentement ? La cour internationale de justice
que le consentement doit se manifester clairement et dépourvue
d’ambiguïté au travers de son comportement et des faits pertinent (Arrêt
du 23 mai 2008).
-forcé (illégal) : l’annexion (son vrai nom). L’Etat qui dispose
originellement d’un titre de souveraineté d’un titre de souveraineté sur le
territoire convoité n’a pas consentie à le céder. L’annexion c’est la
prétention unilatérale d’un Etat d’un titre de propriété sur un espace qui la
progressivement occupé de fait (autre mot pour la conquête quoi). Il faut
distinguer l’annexion et l’occupation : l’annexion c’est une prétention
d’avoir un titre de souveraineté alors que l’occupation c’est une situation
de fait destiné à être temporaire et n’exprime pas de volonté territoriale.
Le recours à la force est illégal en droit international (force militaire) ce
principe est posé par l’article 2 paragraphe 4 de la charte des nations unis.
L’annexion est basée sur la force et donc si le recours à la force est interdit
alors l’annexion l’est aussi en droit international moderne et la
conséquence c’est que les autres Etats de la communauté internationale
ne doivent pas reconnaitre un titre de souveraineté acquis par l’annexion,
ils ne doivent pas admettre que l’Etat conquérant a acquis un titre de
souveraineté, l’ONU considère que la Russie fait de l’annexion à l’Ukraine.
En 2022 l’ONU demande à tous les Etats de s’abstenir de tout acte ou
contact susceptible d’être interprété comme valant reconnaissance d’une
tell modification de statut. Toutefois, deux grandes difficultés peuvent faire
obstacle à l’effectivité de ce principe. 1ère difficulté, identifié ou reconnaitre
une annexion, ça peut être difficile car à défaut d’un acte d’annexion la
situation ressemble à une occupation. 2ème difficulté, stoppé l’annexion car
si la situation devient écrasante, que faire.
2) La disparition de l’Etat
Normalement il y a un principe de continuité, les Etats sont réputés
demeurés malgré les changements qui affecte leurs éléments constitutifs.
Lorsque ces mutations atteignent des niveaux élevés ont peut en venir à
douter de ces éléments constitutifs et donc de l’Etat lui-même. Ça se pose
surtout pour le territoire ou le gouvernement pas trop la population.
L’enjeu c’est la perte du territoire ou le contrôle du gouvernement, La
perte du contrôle sur tout une partie du territoire s’explique en générale
par des prétentions expansionniste des autres Etats ou indépendantiste en
interne. Hypothèse de la disparition : 1 Il peut y avoir une annexion totale ;
2 Il peut y avoir une occupation qui consiste au déploiement d’une force
militaire contre le consentement d’un Etat occupé qui n’a plus la capacité
d’effectuer lui-même les fonctions étatiques. Au début l’Etat occupé reste
toujours un Etat (principe de continuité), on se dit qu’il n’a plus de contrôle
de son territoire mais de manière temporaire. Pour autant si ça dure trop
longtemps ou qu’il perd beaucoup trop le contrôle notamment si
l’occupation cache une volonté d’annexion. L’occupation peut être légal si
l’ONU déclare que l’Etat est défaillant mais c’est très rare donc la plupart
du temps c’est illégal.
3) La succession d’Etat
Toutes les mutations qu’on vient de voir qu’il y ait disparition ou pas mène
à une succession d’Etat. Donc l’Etat successeur puisqu’il détient le titre
territorial sur cet espace il est désormais souverain et cela signifie qu’il
peut poser de nouvelle règle applicable sur ce territoire et ne pas
appliquer celle de l’Etat prédécesseur. La sécurité juridique c’est le fait de
savoir au moment ou on adopte un comportement quelle règles nous sont
applicables. Pour limiter l’insécurité juridique le droit international vient
encadrer ce processus. C’est l’objet de la convention de Viennes de1978
qui reprend la coutume internationale. Cette convention prévoit qu’en
matière de traité le principe est que les engagements souscrits par le
prédécesseur ne s’imposent pas par son successeur. Le successeur choisi
s’il se maintient ou non dans les relations internationales de son
successeur. Par exception, pour les traités territoriaux les engagements
concluent par l’Etat prédécesseur sont opposables par l’Etats successeur.
Pour les biens il y a eu une autre convention de Viennes conclu en 1983
mais pas encore rentrée en vigueur donc on applique encore les règles
coutumières, selon ces règles la succession de la propriété des biens
doivent se faire par accord entre prédécesseur et successeur, par défaut
d’accord on applique un principe de territorialité selon lequel les biens
immeubles situé sur le territoire passe à la propriété su successeur. Ce
principe est ponctuellement corrigé (atténuer) par un autre principe qui
est celui de la répartition équitable et qui a pour objet de garantir que
l’Etat prédécesseur s’il n’a pas disparu conserve les biens nécessaires à la
viabilité de sa population même s’il se trouve sur le territoire en
succession.
C) Les conséquences juridiques de ces formations et transformations
II/ La reconnaissance de l’Etat
En principe les trois conditions étudiées en section 1 suffise à caractériser
l’existence juridique de l’Etat. En se sens ces conditions sont objectives.
Cela veut dire que si une collectivité présente ces caractéristiques elle est
un Etat, peut importe ce qu’en pense les autres acteurs de la communauté
international, par conséquent il ne devrait pas exister e reconnaissance
(de manifestation de volonté des autres Etats pour certifier que ces
conditions sont réunis à propos d’une certaine collectivité). Cependant on
voit bien que la question de reconnaissance ne peut pas être écarter si
facilement, en effet il faut bien que à un moment ou à un autre une
autorité vienne dire si ces conditions juridiques sont réunies, il le faut
d’autant plus au regard de la complexité de certaines situations or il
n’existe aucune organisation internationale habilitée à certifié l’existence
d’un Etat par une décision qui s’imposeraient à tous. Par conséquent ce
sont les Etats qui individuellement ou collectivement qui déclare se
reconnaitre mutuellement. En ce sens la reconnaissance est subjective ce
qui signifie qu’elle est formulée par un Etat à l’égard d’un autre et qu’elle
n’est valable que dans le rapport mutuel sans engager le reste de la
communauté international qui n’aurait pas procéder à une telle
reconnaissance.
A) Les conditions de la reconnaissance
Dans son avis du 4 juillet 1992 la commission d’arbitrage de la conférence
européenne pour la paix en Yougoslavie a défini la reconnaissance. Elle a
défini la reconnaissance comme un acte discrétionnaire que les autres
Etats peuvent effectuer au moment de leur choix sous la forme qu’ils
décident et librement.
1) Les conditions de fonds
Sur le fond la reconnaissance est un acte entièrement libre (ou
discrétionnaire), une limite existe cependant à cette règle, il s’agit de
l’obligation de ne pas reconnaitre des situations acquises par la force
a) Un Acte discrétionnaire
La reconnaissance n’est encadrée par aucune condition de fond pour la
raison qu’il n’y a pas d’obligation de traité avec leur semblable. Cela
signifie que lorsque toute les conditions objectives de l’Etat sont réunies il
n’y a pas d’obligation de reconnaissance. Un Etat peut persister à ne pas
reconnaitre un autre même s’il remplit toutes les conditions.
Deuxièmement (à l(inverse) lorsqu’il y a des doutes sérieux sur la réunion
des conditions objectives de l’Etat il n’y a pas non plus d’interdiction de
reconnaissance de l’Etat. Cette absence de condition de fond montre que
la reconnaissance est un acte totalement politique. Il est donc possible
que la reconnaissance approuve une situation déjà reconnue depuis
longtemps, qu’elle l’aide à l’imposé ou cherche à la combattre. Cela
implique qu’il peut y avoir des reconnaissances très tardives ou même des
absences de reconnaissance, le cas de Taiwan qui n’est reconnue que par
12 Etats. Cela explique à l’inverse que ça peut être prématuré, des
reconnaissances alors mêmes qu’il y a de sérieux doutes quant à la
réunion des conditions objectives.
b) La limite à cette liberté : l’obligation de non-reconnaissance de
situation acquise par la force
Le principe de liberté connait des limites. Cette règle était d’abord
coutumière mais a été codifié dans la charte des nations unis à l’article 2
paragraphe 4. Résolution des sécurités des nations unis qui demandait aux
états de ne pas reconnaitre l’annexion du Koweït par l’Iraq.
2) Les conditions de formes
En principe la reconnaissance prend la forme d’un acte express et solennel
cependant une reconnaissance tacite est aussi possible, on déduit la
reconnaissance de l’établissement de relation diplomatique en particulier
de la conclusion de traité bilatéraux. A l’inverse le fait qu’en tant qu’Etat
on participe à une organisation multi national auquel participe aussi l’Etat
à reconnaitre, ça ne vaut pas reconnaissance. La reconnaissance est
accomplie par un Etat à titre individuel cependant un ensemble d’Etat
peut collectivement reconnaitre des Etats (ex Etats issue de l’URSS
reconnu par les 12 états de la commission européenne).
B) Les effets
Si les conditions juridiques sont réunies un Etat existe et il n’y a pas besoin
de reconnaissance c’est pour ça qu’on dit que la reconnaissance est
déclarative et non pas constitutive, la conséquence de cela est qu’un Etat
à droit au respect de son statut alors même qu’il n’est pas reconnu aux
yeux des Etats de la communauté. La reconnaissance n’est pas pour
autant sans effets. Ces effets sont principalement politiques : 1ère effet,
rendre l’existence juridique de l’Etat reconnu comme incontestable à
l’égard de celui qui le reconnait ; 2ème effet, intégrer l’Etat reconnu dans
l’ordre juridique international en lui permettant de lier des relations. 3 ème
effet, par la reconnaissance il s’agit parfois de faire advenir des réalités
encore en germes ou de les empêcher.
Chapitre 2 : L’attribut de l’Etat
Le principal attribut de l’Etat en droit international est la souveraineté,
c’est un concept qui se situe entre le droit et la philosophie politique qui
est très important.
Section 1 La définition de la souveraineté
Selo Raymond Carré de Malberg la souveraineté est un pouvoir suprême
qui ne connait rien au-dessus de lui, Jean Bodin quant à lui parle d’un
pouvoir absolu. Jellinek précise ça en disant que la souveraineté c’est avoir
la compétence de sa compétence, s’il est souverain il a le pouvoir de
déterminer son propre pouvoir de décisions qu’il ne tient de personne
d’autre. La souveraineté se décline selon deux aspects. Interne et
international. D’un point de vue interne la souveraineté c’est le pouvoir de
commandement supérieur (le souverain ne reconnait aucun pouvoir u
dessus de lui ou concurrent), c’est le pouvoir normatif suprême (le pouvoir
de poser la constitution que devront ensuite respecter toutes les autres
normes. C’est aussi le droit de police, Max Weber « L’Etat à le monopole
de la violence légitime ». Du point de vue externe (relations qu’entretient
l’Etat avec d’autres Etat sur la scène international), la souveraineté est
synonyme d’indépendance c’est-à-dire de la capacité de ne recevoir aucun
ordre provenant d’autres Etat, l’Etat en droit international n’est assujetti à
aucun autre Etat. En droit international la souveraineté implique l’égalité
souveraine des Etats, tous les Etats sont placés sur un pied d’égalité, ce
qui ne signifie qu’aucun d’eux ne peut donner d’ordre à un autre ni en
recevoir (d’un point de vue factuel il y a des différences de puissance
économique, militaires… donc certain Etats n’ont pas le choix de se placer
sous la protection d’autres Etats mais ces inégalités sont politiques et
juridique donc tous les Etats sont égaux). La souveraineté internationale
se manifeste dans la capacité de l’Etat à s’engager et conclure des traités.
Quant un Etat conclue des traités il ne limite pas sa souveraineté mais
l’exerce. Arrêt du 17 aout 1923 de Wimbledon par la cour permanente de
justice internationale (organe judiciaire de la société des nations (SDN
ancêtre de l’ONU), elle dit « la cour se refuse à voir dans la conclusion d’un
traité quelconque par lequel un Etat s’engage à faire ou a ne pas faire
quelque chose un abandon de sa souveraineté, la faculté de contracté des
engagements internationaux est précisément un attribut de la
souveraineté de l’Etat. En revanche la souveraineté internationale
implique qu’il ne saurait exister de présomption de règle de droit
international. Cela veut dire que seul les règles auxquels ont
expressément consentis les Etats par des traités peuvent limiter leurs
actions. 7 septembre 1927 affaire du lotus « un bateau français était
rentré en collision avec un navire Turc, ce qui a endommagé le navire Turc,
l’incident s’est déroulé en autre mer. Les deux navires rentrent en Turquie,
les autorités Turc arrête le capitaine français et prononcent contre lui des
sanctions pénales. La France dit que la Turquie ne peut pas prononcer de
tels sanctions parce qu’elle droit être habilité par le droit international. Au
contraire la Turquie estime que dans la sphère international le principe est
l’exercice de sa souveraineté sauf s’il y a une règle contraire auquel l’Etat
a consenti. Le cour permanente donne raison à la Turquie car on ne
présume pas les règles internationales et à défaut de traité les Etats
exercent leurs compétences souveraines de manière totales. Si l’Etat a
une souveraineté internationale (capacité à s’engager en concluant des
traités) alors cela veut dire que cette souveraineté a pour conséquences
l’existence d’une personnalité internationale. L’Etat est un sujet originaire
du droit international alors que les organisations internationales sont des
sujets dérivés. L’existence de l’Etat comme personne juridique
international car son existence comme personne juridique internationale
ne découle pas par l’habilitation d’un autre sujet. Les organisations sont
des sujets dérives car leur personnalité leur a été attribuer par les Etats,
les Etats en sont à l’origine.
Section 2 : Les conséquences de la souveraineté
La reconnaissance de la souveraineté de l’Etat emporte à son bénéfice un
certain nombre de conséquences juridiques concrète. Cette souveraineté
s’exerce à travers des compétences et elle est protégé grâce à des
privilèges
I/ L’exercice de la souveraineté : les compétences
Les compétences détenues par l’Etat au titre de sa souveraineté sont en
deux ordres, d’une part il bénéficie d’une compétence territoriale et d’une
autre, personnel. Cela crée des divergences de compétence.
A) La compétence territoriale
C’est la compétence qui s’exerce à raison du territoire, c’est l’aptitude de
l’Etat à exécrer son autorité sur tout ce qui se trouve sur son territoire,
cette compétence territoriale à plusieurs caractéristiques. Premièrement
elle est exclusive, cela signifie que aucune autre autorité ne peut l’exercer
à la place de l’Etat ou en concurrence avec lui. Il est seul à décider sur son
territoire, principe d’intégrité territoriale. Cette compétence est générale,
c’est une compétence qui concerne l’ensemble des fonctions étatique
(l’édiction des normes et la capacité à les faires exécutés par la
contrainte). Troisième caractéristique, cette compétence est
discrétionnaire, l’Etat est maître de ces décisions dans les limites du droit
international et du droit national.
B) La compétence personnelle
Il ne faut pas croire que la compétence personnelle c’est la compétence
qui s’exerce sur les personnes car au titre de la compétence territoriale
l’Etat exerce sa compétence sur les personnes, c’est plutôt celle qui est
exercé en raison d’un lien avec une personne (physique ou moral) ou avec
un bien (navire, aéronef ou un engin spatiale), la caractéristique de ce lien
personnel c’est qu’il existe indépendamment de toute considération
accordé à l’espace ou se trouve la personne ou le bien en question.
Lorsqu’un navire navigue en haute mer aucun Etat n’a de compétence
territoriale sur lui, en revanche même lorsqu’un navire est en haute mer
un Etat peut exercer des compétences sur ce navire, l’Etat qui l’a
immatriculé. Comment établir le lien personnel, lorsqu’il s’agit d’une
personne le lien est interne car c’est l’Etat qui détermine les critères de la
nationalité. Pour les personnes morales (société, entreprise) ça peut être
l’Etat ou il y a le siège sociale, l’Etat ou elle s’est fait enregistrer ou l’Etat
de nationalité des dirigeants. S’agissant des biens, ce lien n’est plus défini
par le droit interne mais par les conventions internationales. Pour les
navires c’est l’article 91 de la convention de MB qui prévoit que les Etats
peuvent fixer les conditions d’immatriculation mais que ce lien doit être
réel (nationalité du capitaine…), pour les aéronefs la convention de
Chicago prévoit que la nationalité de ces aéronefs est celle ou il a été
immatriculé. Cela crée des concurrences de compétences entres Etats.
C) La concurrence des compétences
Elle apparait principalement dans un cas de figure, c’est lorsqu’une
personne ou un bien sont rattaché à un Etat par le critère de la nationalité
mais qu’il se trouve sur le territoire d’un autre Etat qui prétend exercer sur
eux sa compétence territoriale. LE principe de préposition a été pose dans
l’arrêt lotus, la règle c’est qu’un Etat (a) peut donner à ces normes
juridiques une portée extraterritoriale, il peut décider que ses règles de
droit vont se déroulés sur le territoire d’un autre MAIS l’Etat (a) ne peut
pas déployer de contrainte matérielle sur le territoire d’un autre. L’état a
peut décider que ses normes juridiques vont êtres obligatoires en dehors
de l’Etat en raison de sa compétence personnelle mais ne pourra pas
employer la force (police, huissier…) pour exercer ses compétences. Les
sanctions internationales prises par Donald Trump aujourd’hui sur des
entreprises non américaines reçoivent des sanctions économiques pour
ceux qui entretiennent des relations avec l’Iran, donc il n’a pas le droit et
viole les principes cités précédemment.
II/ La protection de la souveraineté : les privilèges
SI chaque Etat exerce principalement ses activités sur son propre territoire
il peut néanmoins être amené aussi à les réaliser sur le territoire d’autre
Etats c’est le cas notamment quand il possède des biens à l’étranger ou
qu’il envoie des agents diplomatiques ou consulaires. L’Etat du for, c’est-à-
dire celui qui accueil les activités de l’Etat étranger peut appliquer son
droit sur ces activités. Logiquement oui car tout ce qui se produit sur son
territoire relève de sa compétence pour autant cette compétence
territoriale de l’Etat du for se heurtent à la souveraineté de l’Etat étranger,
en effet cette souveraineté s’oppose à ce qu’on lui impose des règles
comme à une personne privée. On doit prendre en compte deux
souveraineté (Etat du for et l’Etat étranger). On trouve un compromit, les
privilèges à l’Etat étranger reconnue par le droit international sur l’Etat du
for, cela à vocation à protéger la souveraineté de l’Etat lorsqu’il exerce des
activités à l’étranger. Ces privilèges se divisent en deux catégories
-Les exemptions : les règles de fond dont l’application serait incompatible
avec l’exercice des fonctions étatiques, ça veut dire que l’Etat étranger
n’est pas exempter de toute les règles de l’Etat du for mais seulement
dans des domaines ou sa souveraineté est en jeu, ça concerne les lois
fiscales ou les lois relatives à l’expropriation.
-Les immunités sont des privilèges qui concerne la procédure, grâce aux
immunités l’Etat étranger ne peut pas être assigner en justice dans l’Etat
du for et est également exclue qu’on lui applique les lois d’exécutions :
l’ensembles des mécanismes de contrainte pour imposer de régler une
obligation. Deux types d’immunité : Celles qui concerne l’Etat lui-même et
les immunités qui concernent les agents et les représentants de l’Etat.
Pour l’Etat les immunités sont valables pour tout les comportements ou
situation qui se rapporte à l’exercice de la souveraineté (ne concerne pas
les activités commerciales ou industriels), pour celles qui concernent les
agents et représentants de l’Etat, on se limite à une hypothèse ou on se
limite à leur personnalité propre, les immunités protègent seulement
certain agent et leur famille proche, seulement ce qui représente
particulièrement l’Etat (chef d’Etat et gouvernement et ministre des
Affaires étrangères).
Titre 2 : Les organisations internationales
Les organisations internationales sont aujourd’hui des acteurs
fondamentaux et caractérisent un nouveau modèle de relations
internationales qui s’(est progressivement développer à partir de 1945,
ces relations ne sont plus seulement inters étatiques mais regroupent
aussi les nouveaux acteurs que sont les organisations internationales
lesquelles ont vocation à être des tiers ainsi qu’a promouvoir la paix
malgré les intérêts divergent. En en compte plus de 350 et malgré leurs
diversités il ya des éléments communs et au-delà de ces points communs
il faudra distinguer deux grandes catégories : les organisations
internationales à vocations universel (chapitre 2) et d’autre part les
organisations internationales à vocation régionales, càd qu’elles ont
vocation à agir seulement sur n continent ou une région géographique
déterminer (chapitre 3)
Chapitre 1 : les éléments communs aux organisations internationales
Malgré leurs grandes diversités elles partagent des points communs
essentielles. Des caractéristique commune, une même histoire d’un
développement très récent et enfin ces organisations connaissent
aujourd’hui les mêmes problèmes car ils sont liés indépendamment de
leur diversité
Section 1 : Les caractéristiques des organisations internationales
I/ La définition des organisations internationales
Il est possible de définir des éléments de définition (2)
-C’est une association d’Etat
-Elles sont dotés de la personnalité juridique
A) Une association d’Etat
Une organisation est internationale cela signifie qu’elle est le produit de la
volonté d’Etat de coopérer et de coordonner leurs actions. Elle est tournée
vers l’organisation d’un but car si les Etats décident de s’associés c’est
parce qu’ils poursuivent certain but déterminé. Deux types de buts :
- Les raisons profondes qui d’une manière très générale poussent les Etats
à coopérer. Généralement (historiquement) c’est pour éviter la guerre et
favoriser le développement des communications. S’agissant de la guerre
les Etats se sont rapidement rendu compte que les alliances ponctuelles
par des traités n’évitaient pas la guerre et qu’il faut favoriser des alliances
plus durables. Pour les communications (rail, fleuve…) les innovations
technologiques à partir du 19ème siècle ont rendu nécessaire cette
coopération pour organiser la gestion de ces nouveaux moyens.
-Les raisons plus précisent, càd la mission de telle ou telle organisation
internationale. Les Etats s’associe pour lui faire réaliser certaines tâches.
Par exemple l’autorité nationale des fonds marins, cette autorité à une
mission très précise et limité et c’est la gestion des ressources minérales
des fonds marin. A l’inverse L’ONU a été créé pour des buts plus vastes,
article premier charte des nations unis (voir sur google) stipule (car
contrat, sinon une norme ça dispose (quand c’est unilatéral comme un
Etat souverain quoi) « Maintenir la paix et la sécurité internationale »,
« développer entre les nations des fondations amicales fondées sur… ».
Elle est instituée par un traité. Le traité d’une manière générale est
l’instrument classique des déroulements des relations internationales.
Lorsque ce traité est utilisé pour créer une organisation internationale il
devient un peu différent d’un traité ordinaire car l’ordinaire lie juste les
Etats entre eux alors que lui crée une institution nouvelle différentes et
autonome des Etats. C’est un acte mixte car c’est à la fois un traité normal
car il règle les droits et organisations entres les Etats partie mais à la fois il
crée une identité autonome qui a des compétences propres. Elle crée
même des normes aux Etats qu’ils l’ont créé. Ex : la charte des nations
unis est le traité qui crée l’ONU, l’article 108 de cette charte stipule que
les révisions entrent en vigueur pour tous les Etats membres des nations
unis lorsqu’elles sont adoptés par l’assemblée générale à la majorité des
deux tiers. Ce qui est impossible avec un traité classique car la majorité du
traité ne peut avoir lieu qu’à l’unanimité.
L’organisation internationale est dotée de compétence et d’organe, car
pour réaliser les missions confiées l’organisation a besoin de compétence
précise et d’organe spécifique.
B) La personnalité juridique
L’organisation internationale est une personne juridique (un sujet de droit
donc titulaire de droit et d’obligation). En ce sens elle est destinataire des
règles de droits et n’est pas seulement leur objet. Plus précisément elle
est un sujet de droit internationale donc elle dispose de la personnalité
juridique internationale et est donc titulaire de droit et d’obligation en
vertu du droit international. Une personnalité juridique d’un Etat n’est pas
forcément internationale (comme nous quoi). On dit qu’elle est un sujet
dérivé du droit international car son existence est due à la volonté des
Etats qui lui préexiste. Au contraire les Etats ne doivent leurs existences
qu’à eux-mêmes ce qui s’explique par leur souveraineté. C’est pourquoi
les Etats sont des sujets originaires du droit internationales. En raison de
ce caractère dérives les OI ont une personnalité juridique limitée. La Cour
international de justice a du répondre à la question de savoir si l’ONU avait
la personnalité juridique et dans ce cadre le 11 avril 1949 elle a rendu un
avis, réparation des dommages subit aux services des nations unis (c’est
le nom), dans cette avis la Cour dit que la personnalité juridique
internationale des organisations internationales a un champ moins large
que l’organisation des Etats car elle est limitée à la réalisation des
missions d’organisations. Les compétences de l’organisations
internationales sont limitées à ce qui est utile à la réalisation de leur but
donc leur personnalité est elle aussi limitée à la réalisation de ces
compétences spéciales. Ex : dans un autre avis du 8 juillet 1996 licéité de
l’utilisation des armes nucléaires par un Etat dans un conflit armé. Dans
cet avis la Cour internationales de justice a jugé que l’OMS ne pouvait pas
se saisir d’une question relative à l’emploi de l’arme nucléaire car c’est
une question bien trop éloignée de sa mission.
La personnalité juridique de l’organisation internationales n’a pas besoin
d’être expressément prévu par le traité. Le traité de Lisbonne consacre la
personnalité juridique de l’UE, le Statue de Rome de 1998 consacre la
personnalité internationale de la Cour Pénal internationale. En cas de
silence du traité l’existence d’une personnalité écoule de la situation
objective de l’organisation càd des droits et des obligations qui lui sont
accordés par le traité on regarde comment les Etats ont envisagés l’entité
qu’ils ont créé, repéré à la lecture du traité si les Etats fondateurs traite
leur association pourvue d’une personnalité propre vis-à-vis d’eux (quels
droits et obligations). Selon la Cour international de justice c’est le cas
lorsque l’organisation est douée d’une condition telle qu’elle a vis-à-vis de
ses membres dont elle a qualité pour leur en demander le respect. Les
organisations internationales sont aussi des personnes juridiques de droit
interne. Elles sont titulaires de droit et d’obligation dans le pays ou elles
ont leurs sièges et aussi dans tout leurs Etats membres.
II/ Le fonctionnement des organisations internationales.
Les éléments communs à toute les OI (pour leurs fonctionnements) se
trouve dans les règles relatives à leurs membres, dans leurs organes, dans
leurs compétences et enfin dans leurs privilèges illimités.
A) Les membres
Il y a plusieurs règles au statut de membre :
1) L’acquisition
Les Etats originaires, càd ceux qui ont négociés le traité constitutif de
l’organisations ne sont pas soumis à une procédure d’admission car ils
sont membres de droits de l’OI. On les distingue des Etats admis
postérieurement, eux ils doivent se soumettre à une procédure
d’admission prévues par les traités, en générale cette procédure comporte
des conditions de fonds et de formes. Par exemple s’agissant de l’ONU
c’est l’article 4 de la charte qui règle cette procédure et il stipule que
peuvent devenir membre tous les Etats pacifiques qui acceptent les
obligations de la charte et qui sont jugés apte à les remplir. L’admission se
fait par décisions de l’assemblée générales sur recommandation du
conseil de sécurité.
2) La suspension
La suspension est par définition provisoire et elle peut concerner
seulement certains droits de l’Etat comme le droit de vote ou être plus
générale et concernée toute sa participation de l’Etat dans l’organisation.
Elle peut être volontaire. Ex : en 1966 la France du général de Gaule se
retire du commandement intégrer de l’OTAN, mais elle peut aussi être
subit (une sanction), lorsque l’Etat membre ne respecte pas certaines
règles ; ex : pendant un temps l’Afrique du Sud avait été suspendue de
son droit à prendre part au débat de l’ONU en raison de sa politique
d’apartheid. Dans l’EU l’article 7 du traité sur l’UE (TUE) prévoit la
possibilité de suspendre certains droits des Etats membres en cas de
violation grave et persistante des valeurs européennes. Ces valeurs sont à
l’article 2 du TUE et il s’agit de la liberté, de la démocratie, respect des
droits de l’homme et Etat de droit. Procédure encore jamais mis en place
car elle est compliquée à mettre en place.
3) La perte
La perte de la qualité de membre, à l’inverse la suspension la perte de la
qualité de membre est définitive, comme pour la suspension elle peut être
volontaire ou subit. Lorsqu’elle est volontaire on parle de retrait et ce
retrait est régit par une convention internationale très générale et c’est la
convention de Vienne sur le droit des traités. L’article 54 de cette
convention prévoit que le retrait doit avoir lieu conformément aux
dispositions du traités et en cas de silence il à lieu à tout moment avec le
consentement de toutes les parties. Article 56 pose l’interdiction du retrait
unilatéral sauf si ce retrait est fondé sur une autorisation implicite du traité
ou sur sa nature, dans le sens ou on considère que les traités qui instituent
des OI prévoit en générale des conditions de retrait. En gros la convention
de Vienne sert si l’organisation n’a pas prévue de retrait. Ex : les Etats-
Unis à l’Unesco (pas la première fois), mais la dernière fois c’est le 22
juillet 2025. Cette perte peut aussi être subit, on parle alors d’exclusion.
C’est une sanction de l’Etat par l’organisation car il n’a pas respecté ces
obligations liées à sa qualité de membre. Ex : la Russie a été exclue du
conseil de l’Europe par une décisions du conseil des ministres le 16 mars
2022 à cause de l’annexion de l’Europe.
B) Les organes
Les organes sont les structures par lesquelles les organisations
internationales expriment leur volonté et agissent. Ils sont en complète
dépendance des organisations (sens numéro 2 de l’introduction). Les
structures institutionnelles des organes sont définies par les traités Par
conséquent chaque organisation internationales peut créer le type et le
nombre d’organe qu’elle souhaite. Cependant il est possible de distinguer
deux grands types d’organes : Les organes inter-Etatiques, ils expriment
les intérêts des Etats membres et sont composé de leur représentants.
Parmi ces organes certains sont des organes plénié ce qui veut dire qu’ils
rassemblent les représentants de tous les Etats membres, c’est le cas de
l’assemblée générale des nations unis (ONU) ou du conseil de l’union
européenne pour l’UE. Les organes restreint ne rassemblent que les
représentants de certains Etats membres, c’est le cas du conseil de
sécurité des nations unis. Ont à aussi des organes indépendants des Etats
membres, ils expriment les intérêts de l’organisation internationales et
sont composé d’agents internationaux et pas de représentants des Etats.
Ont a par exemple les organes administratifs tels que le secrétariat de
l’ONU, on a aussi des organes juridictionnelles (tribunaux), exemple la cour
internationales de justice pour l’ONU ou encore la cour européenne des
droits de l’homme pour le conseil de l’Europe ou la cour de justice de l’UE
pour l’UE.
C) Les compétences des organisations internationales
Elles sont évidemment principalement définies par les traités et parce
qu’elles sont définies par les traités ont appelle cela des compétences
d’attribution car originellement ce sont des compétences des Etats qu’ils
acceptent de les transférés. Ce sont aussi des compétences fonctionnelles
car elles sont limitées à ce qui est nécessaire pour la réalisation des buts
de l’organisation. La Cour de justice la très clairement rappelé dans l’avis
du 9 juillet 1996(on l’a vu juste au-dessus), les organisations ne jouissent
pas à l’instar des Etats de compétence générale mais que à l’inverse elles
sont régies par un principe de spécialité. Cependant, les organes
juridictionnels de certaines OI peuvent parfois élaborer la théorie des
compétences implicites, ces organes sont indépendants des Etats mais ont
pour projet de représenter les buts des OI et cette indépendance leur
donne une liberté suffisante pour dégager à partir des traités des
obligations ou des compétences qui ne figurent pas littéralement dans le
traité. Ces organes juridictionnels peuvent parfois dégager des
compétences du traité internationales qui ne sont pas écrite littéralement
dans le traité mais qui d’après les organes juridictionnels des OI en
interprétant le traité peuvent en dégager l’esprit du texte.
Les compétences peuvent être de trois sortes :
-Les compétences normatives, elles consistent dans la production de
normes (de droit) dans le champ des compétences qui ont été reconnue à
l’organisation. On parle de droit dérivé (norme adoptée par les organes)
par opposition ou droit primaire (droit (revoir sur gg) (ça ne vaut que pour
le droit européen)
-Des compétences de contrôle et de sanction, elles peuvent être exercé
par l’organe juridictionnelle s’il y en a un. Dans le cadre européen la Cour
de justice européenne s’assure que tous les Etats membre respecte le
droit de l’union. Certains organes appliquent aussi ces compétences. Ex :
le 16 décembre 2020 le conseil de l’EU et le parlement européen ont
adopté un règlement qui conditionne le bénéfice du financement européen
au respect des valeurs européennes, la Hongrie n’a pas eu sa subvention.
-Les compétences opérationnelles : actions matérielles plus que juridiques
(elles sont concrètes). Par exemple ; proposer des aides économique ou
humanitaire.
D) privilège et uminité
Ils concernent à la fois l’organisations internationales mais aussi ces
agents. Dans les deux cas la justification de ces privilèges c’est de rendre
possible l’action Ce qui suppose qu’ils ne soient pas trop entravés par
l’Etat. La source de ces privilèges peut résider dans le traité qui institue
l’organisation internationales, c’est le cas pour les Etats Unis et l’article
105 de la charte internationale précise pour l’ONU ses privilèges et
immunité. Lorsque ces privilèges ne sont pas mentionnés par les traités ils
le sont par des accords de siège. S’agissant des privilèges des
organisations elles-mêmes c’est en générale l’inviolabilité des locaux (les
autorités de l’Etat ou elle a ses locaux ne peut pas y entrer), un ensemble
de facilité pour obtenir des visas et des conditions de séjours et parfois
une immunité de juridiction. Pour les agents des organisations qui sont des
fonctionnaires internationaux, ils bénéficient d’une immunité de juridiction
pour les actes accomplies dans le cadre de leur fonction et un privilège
fiscal (ils ne payent pas d’impôt.
Section 2 : l’histoire des organisations internationales
A l’époque moderne les Etats ont toujours existé comme sujet du droit
international ce qui n’est pas le cas des OI dont le développement est
beaucoup plus récent car on en a des prémices vers la fin du 19 ème début
20ème mais surtout une explosion à partir de 1945. Les OI ont pour
vocations d’imposer aux Etats la paix le respect du droit internationales et
la coopération. Il faut de telles institutions pour que ces objectifs soient
véritablement contraignant pour les Etats. Pour résumer les OI sont des
instances tierces et du coup elles peuvent imposées le droit international
avec des sanctions. La doctrine dit souvent que le droit international ce
n’est pas du droit et la raison est que le droit international n’est pas
contraignant car les Etats pourraient ne pas les respecter sans risque
d’être sanctionner donc dans ce raisonnement le critère du droit c’est la
sanction or pour qu’une telle sanction existe il faut un tier à la relation car
sinon les participants ne connaissent aucune contrainte. Les premières OI
apparaissent au 19ème siècle et bcp d’entres elles avaient pour objet de
gérer les nouveaux moyens de communication ex : 1856 commission
centrale de navigation sur le Danube et 1815 sur le Rhin et 1890 unions
des chemins de fer. Ensuite la première guerre mondiale contribue à faire
grandir cette volonté de pays et cela abouti à la SDN (première orga à
vocation universelle (tous les Etats du monde) société des nations créé par
un pacte concluent le 28 avril 1819 dans la conférence de la paix de
Versailles qui s’est déroulé sur plusieurs mois, sera aussi signé le traité de
Versailles le 28 juin 1819, il crée l’organisation internationale du travail
(L’OIT). Le but principale de la SDN était de maintenir la paix politique et
c’est pour ça qu’elle créa un système de sécurité collective fondée sur la
prohibition du recours à la force et l’assistance en cas d’agression ,
néanmoins la SDN sera un échec acté par l’éclatement de la 2 nd guerre
mondiales car elle n’était pas assez effective car l’assistance était très
imprécise et il y avait un principe d’unanimité sur toutes les décisions
donc ça bloquaient quasi tout et l’autre grande faiblesse était que les Etats
Unis ne l’ont pas rejoint et enfin plusieurs Etats s’étaient progressivement
de le SDN, L’Allemagne et le Japon en 1933 et l’Italie en 1937 et l’URSS
exclue en 1939.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’établissement d’OI qui
garantissent la paix et les droits humains apparait plus que jamais
nécessaire. Aussi on ne veut plus seulement la paix mais aussi les droits
fondamentaux (anciennement droit de l’homme, droits fondamentaux
apparaissent après la seconde guerre).
Ces organisations internationales sont créées à un niveau universel pour
certaine, comme l’ONU et d’autres seront créé à des niveaux régionaux
(ouverte à des Etats se situant sur une même zone géographique).
Section 3 : Les difficultés des organisations internationales
Leur objectif est de rendre contraignant le droit internationales l’égard des
Etats. Néanmoins ce n’est pas tjrs le cas car l’effectivité de leur action est
un problème. Elles rencontrent des difficultés à imposer des droits
internationaux car ils sont dépendant aux Etats. En effet les OI sont créés
par les Etats et ceux-ci ne leur accorde pas toutes leurs compétences ni
des pouvoirs de sanction à leur égard. Finalement la principale source
d’effectivité des OI demeure la pression politique. C’est parce que les
décisions des OI exercent une influence politique considérable que les
Etats finissent par les suivre. Exemples actuels de ces difficultés :
-La question de l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de
l’homme. Cet organe juridictionnel du conseil de l’Europe qui est une OI.
Elle rend des décisions dans lesquelles elle peut constater que des Etats
membres ont violé la Convention européenne des droits de l’homme face
à un de leur ressortissant qui a fait un recours à la CEDH. L’organe
compétent pour contrôler l’exécution des arrêts de la cour est le comité
des ministres, il demande à l’Etat condamné des informations sur les
mesures qu’il aurait pu prendre et met une pression à l’Etat en lui
redemandant sans cesse des infos. Quand l’Etat persiste à ne pas
s’exécuter le comité des ministres peut saisir le CEDH pour faire constater
le manquement et celle-ci peut recondamner l’Etat (qui peut encore ne
rien faire (donc en gros il n’a rien quoi). Pour autant la plupart des arrêts
sont exécutés car sinon ça fait mauvais genre de ne pas les exécutés alors
la plupart du temps les Etats exécutent les arrêts à part la Russie et la
Turquie généralement.
Chapitre 2 : les organisations internationales à vocation universelle.
Les OIVU sont celles qui sont ouvertes à tous les Etats du globe par
opposition aux organisations régionale. L’ONU est la principale
organisation internationale à vocation universelle. Elle trouve son origine
dans la volonté politique de Franklin Roosevelt (PR USA) et Winston
Churchill (PM anglais), elle à été organisé avant même la fin de la WW2,
elle à d’abord été dans la charte de l’Atlantique de 1941 et elle prévoit le
principe de non-recours à la force pour les conflits internationaux. L’étape
d’après en 1942, 26 pays qui luttent contre les puissances de l’AXE
signent la déclaration des Nations Unis le 1 er janvier 1942 et s’engagent à
ne pas conclure de paix séparer et détailles les principes de la charte.
Déclaration de Moscou du 30 octobre 1943 signé par les USA, le royaume
unis, la Chine et l’URSS et réaffirme la nécessité du OIVU en février 1945,
la conférence de Yalta qui permet aux Etats de s’accorder sur le rôle futur
du conseil de sécurité de l’ONU et puis la charte des nations Unis est
adopté par la conférence de San Francisco le 26 juin 1945. Elle entre en
vigueur le 24 octobre 1945. Depuis cette date le système de l’Onu s’est
beaucoup développer tant par la création d’organe que par le
développement de compétences et d’actions nouvelles.
I/ Le statut juridique de l’ONU
A) La qualité de membre
L’article 3 de la charte évoque d’abord les membres originaires (ceux qui
n’auront pas besoin de respecter une procédure d’admission), d’après
celui-ci son membre originaire ceux qui ont participé la conférence de San
Francisco ou ceux qui avaient signé la déclaration du 1 er janvier 1942 et
qui signe la charte des nations unis. 50 Etats dont la France, le Mexique, la
Belgique, les USA sont membres originaires. L’article 4 la charte est relatif
aux membres qui peuvent être admis par la suite (déjà cité tout à l’heure
ou sinon voir sur gg). D’un point de vue historique jusqu’en 1955 il n’y a
pas eu bcp d’admission, 20 demandes et 9 retenues et ce blocage
s’explique par le Véto de l’URSS au conseil de sécurité. Résolution du 8
décembre 1955 l’assemblée générale à consacrée officiellement d’inclure
d’un coup plusieurs Etats. Depuis 2011 l’ONU c’est 193 membres.
L’article 5 règle la suspension, il prévoit qu’un Etat membre peut être
suspendu du l’assemblée générale par recommandation du conseil de
sécurité de ces droits et privilèges inhérent de ses qualités de membres.
La perte définitive de la qualité de membre figure dans l’article 6 de la
charte. Lorsqu’un membre enfreint de manière persistante les articles de
la charte il peut être exclue de l’assemblé générale par recommandation
du conseil de sécurité.
Ce statut d’observateur permanent n’est pas prévu par la charte et relève
de la pratique. Il remonte à 1946 car l’ONU a accepté la suisse en tant
qu’observateur permanent mais à finis par devenir membre (comme
l’Autriche et la Finlande). Aujourd’hui les seuls observateur permanent
sont le Vatican et la Palestine. De plus des organismes internationaux
peuvent aussi être des observateurs comme l’Eu, la ligue des Etats arabe
et la Cour pénale internationales. Ce rôle permet de consulter les
documents et d’assister aux réunions mais pas de droit de vote.
B) La révision de la charte des nations unis
Elle peut avoir lieu de deux manières
La Révision : régit par l’article 108 qui est adopté à la majorité des deux
tiers de l’assemblée générales et doit aussi être ratifier par 2 tiers des
Etats membres dont tous les membres permanents du conseil de sécurité.
Révision d’ensemble prévue par l’article 109 de la charte et doit d’abord
passer par la réunion d’une conférence qui prépare des modifications.
Cette conférence doit proposer des modifications à la majorité des deux
tiers de ces membres. Ensuite cette proposition doit être ratifiés par deux
tiers dont tous les Etats membres du conseil de sécurité. Elle est très
favorable au membre du conseil autorité car ils ont tous un droit de véto.
Au-delà de ces deux procédures de révisions il faut relever l’existence de
pratique ou de coutume qui modifient le statut de l’ONU. C’est le cas de
certaines propositions tombées en désuétude (on ne les applique plus
alors qu’elles existent.
II/ Son action
A) Les buts
Les buts de l’ONU sont inscrits dans la charte ainsi que dans son
préambule. Dans son préambule elle se donne les buts suivants :
« préservé les générations futures contre le fléau de la guerre », « créé les
conditions nécessaires au maintien de la justice », « favoriser le progrès
sociale et instauré de meilleur condition de vie dans une liberté plus
grande », … Dans l’article 1er de la charte il y a « Maintenir la paix et la
sécurité national », « développé entre les nations des relations amicales
fondées sur le respect du principe de légalité du droit du peuple et de leur
droit à disposer d’eux-mêmes ».
B) Les principes fondamentaux
L’article 2 de la charte évoque les principes fondamentaux de l’ONU. Il
pose tout d’abord le principe de l’égalité souveraine de tous les
membres, il pose aussi le principe de règlement pacifique des
différends ce qui signifie que les états doivent employer des moyens
pacifiques (médiation, arbitrage etc… (disponible dans l’article 33 de la
charte) lorsqu’un conflit éclate entre deux pays. Prohibition de la
menace ou de l’usage de la force, ce qui avait déjà été proclamé dans
la SDN (société des nations). Le principe de non-ingérence, ni l’ONU ni
les autres Etats membres ne peuvent intervenir dans les affaires
interne.
C) Les compétences
On a tout d’abord les compétences normatives puis les compétences
opérationnelles :
Les compétences normatives consistent à créer du droit
international. Un grand nombre de conventions internationales sont
adoptés sous l’égide de l’ONU. Dans ce cas l’ONU n’est pas partie au
traité mais à encadrer son adoption. Cet encadrement peut être
porté par certains organes principaux de l’ONU tel que l’assemblée
générale qui avait organisé la conférence de Rome. Le secrétaire
général suit les traités et veille qu’ils soient bien exécutés par les
parties
Les compétences opérationnelles consistent à réalisées des actions
matérielles sur le terrain qui mobilisent des moyens humains et
financier. Elles peuvent être réalisées par des organes spécialisées
comme l’UNICEF qui appui financièrement les Etats pour développer
des actions en faveur de l’enfance. Elles peuvent aussi être réalisées
par des organes principaux en particulier le conseil de sécurité et le
conseil général. Les actions complètent que déploient les organes
principaux relève en général du système de sécurité sélective, il
comprend deux choses (prévue par le chapitre 6 de la charte :
l’organisation du règlement pacifique des différends, et l’adoption de
mesures coercitives en cas de menaces contre la paix, de rupture de
la paix ou d’actes d’agressions prévue par le chapitre 7 de la
charte).
III/ Sa structure institutionnelles
La charte des nations unis distingue les organes principaux des organes
subsidiaires. L’article 7 de la charte liste les organes principaux et prévoit
que des organes subsidiaires peuvent ensuite être créé par des organes
principaux.
A) Les organes principaux
L’article 7 énumère 6 organes principaux : un conseil de sécurité, un
assemblé général, un conseil économique et social, un conseil de tutelle,
une cour internationale de justice, un secrétariat. Parmi ces organes
certains sont inter-étatiques alors que d’autres sont intégrés. Les organes
interétatiques ont pour caractéristique d’être composé des représentants
des états pour faire valoir l’intérêt des états tandis que les organes
intégrés sont composés de membres indépendants des états membres
afin de faire prévaloir les intérêts de l’organisation internationales elle-
même.
Le conseil de sécurité est un organe restreint et hiérarchisé parce que sa
vocation est d’être puissant et efficace.
1) Le fonctionnement : la composition du conseil de sécurité est fixée
par l’article 23 de la charte. Il distingue deux types de membres. Les
membres permanents qui sont les vainqueurs de la seconde guerre
mondiales (Les USA, Le Royaume-Unis, la Russie, La Chine et la
France). Les membres non permanents sont élus par l’assemblé
générale pour une durée de deux ans en raison de leur contribution
aux finalités de leur contribution au sein de la paix et de la sécurité
collective et aussi au regard d’une volonté et d’une répartition
géographique équitable. Cette dualité de membre marque sont
caractère élitiste en faveur des vainqueurs de la seconde guerre
mondiale, cela étant certains membres non permanents ont un poids
politiques important souvent parce qu’ils sont plusieurs fois réélus et
parce qu’ils constituent des puissances régionales (Allemagne et
Italie), d’autre puissance non européenne arrive à se faire élire
comme l’Arabie Saoudite élu en 2013 et qui avait directement
démissionner pour protester contre l’impuissance de l’ONU. Les
modalités reposent sur l’article 27 de la charte et il stipule que
chaque membre du conseil dispose d’une loi, que les questions de
procédure sont décidées par 9 de ses membres et que toutes les
autres questions font l’objet de décisions qui doivent être adopté par
un vote affirmatif de 9 membres parmi lesquelles sont comprises les
voix des 5 membres permanent. L’absence ou l’abstention d’en
membre permanent n’empêche pas l’adoption d’une résolution, la
cour internationale de justice l’a dit dans un avis du 21 juin 1971.
DIls la guerre froide l’action du conseil de sécurité était souvent
entravée par le véto des USA ou de la Russie après 1990 le véto
s’est fait bcp plus rare car les situations étaient apaisées et les
projets de décisions étaient très bien préparé en amont (ils avaient
déjà effectué un travail de négociation avec les états avant de les
proposés au vote). Aujourd’hui le droit de véto est un peu plus utilisé
par la Russie, la Chine et les USA. Article 28 de la charte qui pose
certaine règle d’organisation : chaque membre du conseil doit avoir
en tout un représentant, le conseil tient des réunions périodiques.
2) Les compétences : L’article 24 (renvoie à d’autres chapitres pour
énumérés les actions)lui attribue la responsabilité principal le
maintien de la paix et la sécurité international, il dit aussi que le
CdeS à des pouvoirs spécifiques au Chapitre 6 : le règlement
pacifique des différends, il prévoit l’arbitrage, la médiation… et
l’article 33 nous dit que le conseil de sécurité invite les parties à un
conflits à régler leurs différends par un moyen pacifique, l’article 37
prévoit aussi que la sollicitation peut venir des parties elles-mêmes,
càd si les parties elles-mêmes n’arrivent pas à résoudre leur conflit
demande de l’aide au CdeS et l’article 24 prévoit qu’il peut enquêter
sur les différends et l’article 36 prévoit qu’il peut recommander des
procédures ou des méthodes approprié. Chapitre 7 de la charte
autorise le CdeS de prendre des mesures coercitives contre les états
dans certaines hypothèses. La première étape c’est la qualification,
selon l’article 39 de la charte le CdeS doit d’abord constater soit une
menace ou une rupture de la paix ou une agression. Deuxième
étapes (facultatives) l’article 40 prévoit que pour empêcher les
situations de s’aggraver le CdeS peut prendre des mesures
provisoires (arrêt de combat, cristallisations des forces sur le
terrain), si les parties refusent l’article prévoit que « Le CdeS tient
dûment compte de la défaillance ». Deuxième vraie étape : la prise
de mesures coercitives non militaire. Selon l’article 41 le CdeS peut
décider de mesures qui n’impliquent pas l’emploi de la force armé et
implique aussi les autres états membres à prendre ces mesures (les
votes, l’interruption complète ou partielle des relations économiques
ou des communications ferroviaires ou maritime et coupe des
relations diplomatique. Troisième mesure, les mesures coercitives
militaires. L’article 42 prévoit que si les mesures 41 se sont révélés
inutiles le CdeS peut entreprendre au moyen de force aérienne
navale ou terrestre toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou
au rétablissement de la paix ou de la sécurité internationale. Comme
l’ONU n’a pas d’armé la charte prévoit que les pays membres
doivent mettre à disposition des forces armées et un semble de
facilités (comme des droits de passage). Selon l’article 47 les forces
armées agissent sous le commandement d’un état-major de l’ONU
mais cet article n’est pas appliqué car les états qui mettre à
disposition leur force armées ne veulent pas abandonner leur
contrôle. Lorsqu’une mesure militaire est décidée par le CdeS ça va
consister dans un mandat réellement mis en œuvre par les états
membres.
L’assemblée générale est un organe plénier de représentation des intérêts
de tous les états membres, contrairement au CdeS qui en principe repose
sur une logique d’action et d’efficacité elle repose sur une logique de
représentation et de discussion.
1) Le fonctionnement : l’assemblée générale est composée de tous les
Etats membres, chacun a le droit d’avoir au maximum 5
représentants mais dans tous les cas chaque état n’a qu’une voix.
Elle tient une session ordinaire chaque année qui dure plusieurs
mois à partir de septembre et peut aussi tenir une session
extraordinaire lorsque les circonstances l’exigent (CdeS ou la
majorité des nations unis (à leur demande) et des sessions
extraordinaires d’urgence dans les 24h en cas d’inaction du conseil
de sécurité pour faire face à une menace contre la paix. L’assemblée
est composée d’un bureau et d’un président et elle peut se réaliser
soit en séance plénière ou en commission (prépare les textes puis
les soumets à l’assemblés en séance plénière pour être adopté), il y
a 6 commission répartie par thème. En commission les votes sont
acquis à la majorité simple et en séance plénière ça dépend.
Premièrement les votes sont acquis à la majorité des deux tiers pour
les question importantes (l’article 18 paragraphe 2 énumère ces
questions importantes, élection membre non permanent du CdeS) et
sinon c’est la majorité simple, la détermination des questions
importante n’est pas une question importante.
2) Les compétences : l’article 10 de la charte énonce une compétence
de générale de l’assemblée. Cette compétence lui permet de
discuter de toutes les questions qui entrent dans le champ de la
charte et de formuler sur ces questions des recommandations aux
membres de l’organisation ou au CdeS, parmi ces questions on
trouve le maintien de la paix et la sécurité internationale. Cette
primauté du conseil de sécurité pour le maintient de la paix pour la
sécurité peut poser des problèmes si le conseil de sécurité est
inactif. Le conseil général a adopté une résolution le 3 novembre
1950 par laquelle l’assemblée générale considère que dans certaine
circonstance il est possible de déroger au CdeS si c’est pour
conserver la paix et la sécurité politique, cette résolution à surtout
été adopté pour contre le véto de l’URSS. L’article 14 prevoit qu’elle
peut provoquer des études des rapports ou des recommandations.
Le conseil économique et sociale est un organe particulier car ces
compétences peuvent parfois être en concurrence avec le conseil des
droits de l’homme ou des autres organes spécialisés, aussi il est au
carrefour de plusieurs logique.
1) Le fonctionnement : selon l’article 61 de la charte se conseil se
compose de 54 membres élue par l’assemblé national et ils sont
renouvelés par tranches de 18 membres tous les trois ans. Chaque
membre aux conseils à un représentants et chaque membre dispose
d’une voix et les décisions sont prises à la majorité simple.
2) Les compétences : Il a une compétence consultative dans le
domaine économique et sociale et en matière de droit de l’homme.
Le conseil peut provoquer des études ou des rapports, faire des
recommandations à l’assemblé générale, aux états membres ou aux
institutions spécialisées concerné. Il peut aussi préparer des projets
de conventions internationales soumis à l’assemblé, fournir des
informations au conseil de sécurité sur sa demande, consulter des
ONG.
Le conseil de tutelle a vocation à assurer la surveillance des territoires
placés sous la tutelle de certains états membres, son rôle a été très
important lors de la décolonisation et il devait encadrer l’action des états
membres dans les territoires qui n’avait pas encore eu leur indépendance
et devait veiller à ce que tout était fait pour qu’ils aient leur indépendance.
Il a suspendu son fonctionnement le premier décembre 1994 lorsque le
dernier territoire sous tutelle (les Palaos ont acquis leur indépendance des
USA). Cela étant en cas de circonstance exceptionnelle son règlements
intérieur prévoit une remise en marche.
1) Son fonctionnement, selon l’article 86 de la charte ce conseil de
tutelle est composé de plusieurs catégories de membres, les
membres qui mettent des territoires sous tutelle, les membres
permanent du CdeS et ensuite d’autre membres élus par l’assemblé
générale pour trois ans et le nombre est celui qu’il faut pour qu’il y
ait autant d’état administrateur de tutelle que des membres non-
administrateur de tutelle.
2) Les compétences, elles sont fixées par l’article 87 et 88 de la charte,
ils prévoient que le conseil peut examiner les rapports de l’autorité
de tutelle, faire des visites périodiques dans les territoires sous
tutelles et consulter la population dans son sentiment à l’accès à
l’indépendance.
La Cour international de justice, selon l’article 92 de la charte la CIJ est
l’organe judiciaire principale des nations unis, le fait qu’une OI dispose
d’un organe judiciaire n’est pas nouveau (cour permanente de justice
international à la SDN), Deux documents sont fondamentaux pour
comprendre la CIJ les dispositions de la charte et le statut.
1) Le fonctionnement, selon l’article 3 du statut elle est composée du
15 membre et pas de même nationalité, ils sont élus pour 9 ans et
sont rééligibles. L’article 2 du statut dispose que ce sont des
personnes jouissant de la plus haute considération morale et que
dans leur pays réunissent les conditions nécessaires pour réaliser les
plus haute fonction judiciaire ou alors qu’ils soient des jurisconsultes
qui possèdent des compétences notoires en droit international. Les
juges ne peuvent pas avoir d’autre fonction politique ou
administrative ni de siéger dans les affaires dans lesquelles ils ont
eu un rôle. Les juges sont élus par l’assemblé générale et par une
liste ?? du conseil de sécurité, ils votent séparément et son élu à la
cour ce qui ont une majorité absolue de voix dans les deux organes.
La cour dispose d’un président et d’un vice-président et sont
rééligible le siège est à La Haye, la cour peut décider à tout moment
de constituer une ou plusieurs chambres composées d’au moins
trois juges pour juger de certaines catégories d’affaires et doit tous
les ans constituer une chambre de cinq juges pour juger certaine
affaires urgente si jamais les parties le demande.
2) Les compétences : La CIJ à deux compétences. Premièrement une
compétence contentieuse, elle consiste à trancher des litiges et la
deuxièmement est une compétence consultative consiste à donner
des avis sur des question de droit en l’absence de tout litiges. La
compétence contentieuse est la seule juridiction au monde est la
seule à avoir une compétence universelle et générale (elle peut
potentiellement juger de toute question de droit international,
l’article 36 du statut prévoit en effet que la compétence de la Cour
s’étend à toute les affaires qui lui seront soumises, cela à pour
conséquence que la cour à une juridiction de droit commun). La CIJ a
pour rôle d’interpréter et d’appliquer le droit international et l’article
38 du statut détaille ce que comprend ce droit international qu’elle
applique ça fait référence à la coutume, aux conventions
internationales, les principes généraux du droit et la doctrine. La
compétence consultatives, selon l’article 96 de la charte l’assemblé
générale et le conseil de sécurité sont les seules en mesures de
demander des avis à la cours, les autres organes peuvent en
demander mais il faut qu’ils en soient autorisé par l’assemblé, la
demande d’avis doit être formulé par écrit et doit contenir tous les
documents utiles à la cour (contrairement aux arrêts en matières
contentieuse les avis ne sont pas obligatoires et vise simplement à
éclairer l’organe qui a posé la question) depuis son fonctionnement
la CIJ à rendu une 30aine d’avis consultatifs et certains sont très
importants, le 23 juillet dernier elle à rendu un avis sur les états et
leur implication climatique.
Le secrétariat
1) Le fonctionnement, selon l’article 97 de la charte le secrétariat
comprend un secrétaire générale et des fonctionnaires, le secrétaire
générale est nommé par l’assemblé par l’assemblé générale par
recommandation du conseil de sécurité, il est élu pour 5 ans et il n’y
a pas de limite explicite au nombre de mandat même si personne
n’a fait plus de deux mandats, l’article 100 prévoit que le secrétaire
générale et les autres fonctionnaires sont indépendants (ils ne
doivent recevoir aucune instruction des états membres et ils doivent
s’abstenir de tout actes ou fonctions qui serait incompatible avec
leur responsabilité).
2) La compétence, le secrétaire général va organiser le travaille de
l’organisation et en particulier celui dans les réunions des organes
principaux, il présente un rapport annuel et enfin comme l’assemblé
il peut attirer l’attention du conseil de sécurité sur toutes situations
qui mettraient selon lui la paix et la sécurité international.
B) Les organes subsidiaires
L’article 7 mentionne les organes principaux mais aussi les organes
subsidiaires, seul deux organes principaux peuvent créer des organes
subsidiaires (l’assemblé général et le CdeS), chaque organe subsidiaire est
placé sous la tutelle de l’organe qui l’a créé, exemple d’organe subsidiaire
de l’assemblée générale, le hait commissariat pour les réfugiés, l’UNICEF
(fond des nations unis pour l’enfance). Les organes subsidiaires du conseil
de sécurité : tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie et le tribunal pénal pour
le Rwanda.
C) Les instituions spécialisés
Contrairement à la création de l’ONU les états à partir de 1945 ont
instaurés d’autres OIVU (OI à vocation universelle) elles sont donc
indépendante de l’ONU et se sont des OI autonomes constitué selon des
traités propres et qui dispose la nationalité juridique, pour autant elles
sont tout de même liée à l’ONU par des conventions, se sont des
conventions spéciales et elle est prévue par l’article 57 de la charte, selon
ce même article il doit s’agir d’OI qui ont des attributions étendue dans les
domaines économiques, sociales, culturelle d’éducation et de santé. C’est
le conseil éco et sos qui va piloter la conclusion de ces conventions avec
ces autres OI et ces accords vont être soumis à l’approbation de
l’assemblé générale. On a par exemple le FMI (fond monétaire
international), la banque mondiale (aussi mise en place lors de
Bretenwood comme la FMI), l’UNESCO, l’OMS.
D) Les institutions autonomes
Elles se distingues des institutions spécialisées car elles ne sont as integré
dans les articles 57 et 63 de la charte pour autant ce sont des OI réunis à
l’ONU par des conventions (comme les spés quoi). Il y a L’OMC
(organisation mondiale du commerce, l’agence international de l’énergie
atomique et la Cour pénal international.
Chapitre 3 : Les organisations internationales à vocations régionales
Ces organisations répondent de la définition générale de toute
organisation internationale : regroupement d’Etat dotées de la
personnalité juridique et qui sont destinées à réaliser un certain
nombre de but
Leur particularité est d’avoir une vocation régionale, càd d’accueillir
des Etats qui partagent une appartenance géographique commune
et de réaliser leurs actions sur cette zone du globe
I/ L’organisation du traité atlantique nord : l’OTAN
L’otan résulte de deux traités :
-Le traité de Washington le 4 avril 1949, il prévoit un pacte de
défense commun aux états de l’aùerique du nord et de l’europe
-Convention d’Ottawa du 20 septembre 1951 par laquelle les Etats
signataires du traité de Washington ont créé une véritable OI.
C’est une organisation régionale car elle organise la défense de
l’europe et de l’amérique du nord.
A) Sa composition
En 1949 le traité avait été signé par 12 Etats, France, UK, Canada,
USA puis il y a eu plusieurs autres adhésions, en 1952 la Grèce et la
Turquie l’ont rejoint étape par étape. Mais après la chute de l’URSS il
y a eu une grande vague d’adhésion. Il fallait donc organiser leur
adhésion et celle-ci ne devait qu’être progressive. EN 1994 l’OTAN a
proposé un partenariat pour la paix et en le signant les sociétés
devait moderniser leurs armements et ils devaient aussi s’adapter
aux principes démocratiques et libéraux. En échange ils pouvaient
participer à des exercices militaires et assister à des réunions. Par la
suite ils ont rejoint l’OTAN 1999, Pologne Hongrie Tchéquie, 2004
Estonie Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Roumanie, en 2023 la Finlande
l’a rejoint aussi. La France était sortie de l’OTAN à l’initiative du
Général de gaule en 1966 dans le but de ne pas faire dépendre notre
sécurité des USA, en réalité cette sortie n’a pas empêcher le
maintien de relation étroite entre la France et l’OTAN et il y a eu en
2009 l’officialisation du retour de la France.
B) Les Objectif et les actions de l’OTAN
C’est d’assurer la protection militaire des européens par les Etats-Unis,
dans le contexte de la guerre froide les européens cherchaient une
protection. En réponse de la création de l’OTAN le 14 mai 1965 le pacte
(militaire) de Varsovie est signée entre l’URSS et plusieurs pays de
l’Europe de l’Est. Plusieurs moyens sont prévus par le traité de
l’Atlantique, Art3 du traité prévoit que les parties devront accroitre leur
capacité militaire de résistance à une attaque armée. Art 4 : les parties
doivent se consulter à chaque fois que l’une d’elle pense que l’intégrité
territoriale, l’indépendance politique ou la sécurité de l’une d’elle est
menacé. Et l’article 5 c’est l’idée d’une assistance mutuelle entre les Etats
partie lorsque l’un deux sont attaqué militairement, il prévoit un devoir
d’assistance avec une liberté des Etats parties dans les moyens de cette
assistance (pas une obligation d’assistance armée), et prévoit aussi que
toute attaque d’un Etat partie et toute riposte doive être porté au conseil
de sécurité de l’ONU. La chute du bloc soviétique à changé les objectifs de
l’OTAN et donc plutôt qu’une mission dissuasive l’OTAN va gérer des
missions ponctuelles pour gérer des crises y compris parfois à l’extérieur
des Etats parties et en générale avec l’ONU (par exemple au Kosovo ou en
Afghanistan). Cependant la mission de défense de dissuasion pour assurer
la sécurité des européens semble de nouveaux d’actualité dans le
contexte de monté des tensions avec la Russie, ainsi en 2022 l’OTAN a
affirmé que la Russie est la menace la plus importante pour la sécurité des
Etats parties de l’OTAN mais aussi que la Chine affirme des ambitions
malveillantes. L’Otan ne dispose par d’armé permanente et ce sont les
Etats parties qui mettent leurs forces à disposition
C) Les organes de l’OTAN
L’Otan siège à Bruxelles depuis 1967, les organes sont divisés en deux
branches :
-Une structure civile : son principal organe est le conseil de l’Atlantique
nord qui est la plus haute autorité (car dans un Etat libérale et dans les OI
les autorités militaires ne sont pas les plus autoritaires), il se réunit chaque
semaine avec des représentants permanent, deux fois par ans avec les
ministres des affaires étrangères et exceptionnellement avec les chefs
d’Etat ou de gouvernement, c’est ça qui dirige les grandes décisions
politiques
-Une structure militaire : composé de plusieurs organes dont le comité
militaire composé des chefs d’Etat major des armées des pays membres et
se réunit deux fois par ans, est soumis sous l’autorité du conseil de
l’Atlantique nord.
II/ L’organisation pour la sécurité et la coopération en Europe : L’OSCE
Sa dénomination pourrait laisser croire que c’est une OI strictement
européenne mais malgré son nom elle regroupe 57 Etats d’Europe,
d’Amérique du Nord et d’Asie notamment les Etats-Unis et la Russie. Son
objectif est de promouvoir la sécurité de la population des Etats parties et
sa particularité est que la sécurité est entendue de manière très complète
puisqu’elle comporte trois dimensions (militaires, économique et
environnementale et humain (droits de l’homme). Elle est l’héritière de ce
qu’on appelait la CSCE (la conférence sur la sécurité et la coopération en
Europe), cette CSCE avait été créé par l’acte d’Helsinki du 1 er Aout 1975 et
en 1990 lors d’un sommet international réunit à Paris est adopté la charte
de paris pour une nouvelle Europe qui dote la CSCE d’institutions
(d’organes) et à Budapest en 1994 elle est renommée OSCE. L’OSCE
dispose de plusieurs organes, on compte d’abord les sommets de chefs
d’Etat ou gouvernement qui détermine puis le conseil permanent qui se
réunit chaque semaine et est composé des ambassadeurs des Etats
parties et est le principal organe décisionnel. Le troisième organe est le
conseil ministériel composé des ministres des affaires étrangères et qui se
réunit seulement lorsque les sommets de Chefs d’Etats n’ont pas lieu.
L’OSCE est également doté d’un assemblé parlementaire qui réunit plus
de 300 parlementaires des Etats parties, son but est d’assurer le dialogue
entre les Etats parties et de veiller au déroulement d’élections libres dans
ces Etats parties. Il y a aussi la présidence de l’OSCE et elle tourne au sein
de Etats membres (La Finlande actuellement), un secrétaire général. Le
bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme qui veille
à la régularité des processus électoraux en Europe, depuis 1992 elle
comprend un haut-commissaire pour les minorités internationales et en
1997 elle s’est dotée d’un représentant pour la liberté des médias (il
observe la situation des médias dans les Etats participants).
III/ Les organisations du proche et du moyen Orient
Le proche ou moyenne orient désigne l’espace géographique qui se trouve
au carrefour de l’Europe de l’Afrique et de l’Asie. Exemple : Egypte, Arabie
Saoudite, Liban, l’Irak ou la Syrie s’y trouve.
A) La ligue des Etats arabe
Elle a été constituée le 22 mai 1945 au Caire et a été initialement
composé de 7 Etats tel que l’Egypte ou l’Arabie Saoudite mais en
comporte désormais 22 et l’Egypte à été exclue en 1979 pour avoir signé
un rapport de paix avec Israël. Elle a des compétences assez vastes car
elle a pour objectif d’assurer la sécurité militaire, économique ou militaire
des pays membres. Elle soutient l’ONU sur la situation palestinienne et à
été contre le gouvernement de Bachar El-Assad en Syrie et l’a suspendue
en 2011.
A) L’organisation de la coopération Islamique
Elle a été créée en 1969 et comporte aujourd’hui 57 Etats membres alors
qu’elle n’a pas d’objectifs différent de la ligue des Etats arabe, simplement
la ligue des Etats Arabe à eu le temps de montrer ses faiblesses d’action
et donc les Etats se sont tourné vers celle-ci.
B) Le conseil de coopération des Etats arabes du golf
Il a été créé le 4 février 1981 par 6 Etat (Koweït, Qatar, Arabie Saoudite…),
cette organisation regroupe les Etats pétrolier du golf et c’est ce qui
explique que ses objectifs sont strictement économiques, leur but était de
créé un marché commun (suppression des barrières douanières et libre
circulation des travailleurs), il est effectif depuis le premier janvier 2008
par contre il n’implique pas de monnaie commune.
C) Union du Maghreb arabe : UMA
Il a été créé par une convention du 17 février 1989 par les 7 états du
Maghreb (L’Algérie, Maroc, Lybie, Mauritanie…), pas de marché commun
mais encourage une favorisation économique.
IV/ Les organisations américaines
La principale organisation américaine c’est L’OEA, crée par la charte de
Bogota le 30 avril 1948 elle est ouverte à tous les Etats du continent
américain et compte désormais 35 membres. En 1962 les Etats-Unis avait
fait pression pour obtenir l’exclusion de Cuba en raison de sa politique
communiste. L’organisation a voulu le réintégrer en 2009 mais il refuse.
L’article 2 de cette charte fixe des objectifs assez large (politique, militaire,
économique, culturelle et sociaux) Pour parvenir à ses buts elle est dotée
de plusieurs organes : une assemblé générale (tous les Etats membres qui
gère le budget et les orientations), un conseil permanent, une réunion des
ministres des affaires étrangères, un secrétariat et une Cour
interaméricaine des droits de l’homme, cette Cour de justice a été créé par
une convention de 1978 et siège à San José au Costa-Rica et ce qui est
important c’est que en matières de droit de l’homme les Cours régionales
jouent un rôle important et dialogue entre elles. L’OEA est fréquemment
critiqué en raison du poids des Etats-Unis c’est la raison pour laquelle en
2010 à été créé la communauté des Etats latino-américains et caribéens.
V) Les organisations africaines
L’OUA organisation de l’unité africaine à été créé par la charte de D’addis
Abeba du 28 mai 1963, elle comptait pour membre l’ensemble des Etats
africain hormis l’Afrique du Sud en raison de sa politique d’Apartheid. Le
but général était d’instauré l’indépendance politique des Etats africains et
elles luttaient contre le colonialisme et prévalait la politique du non-
alignement (l’idée que les Etats du Sud et du Nord n’ont pas les mêmes
intérêts et peuvent les faires valoir). Elle a connu bcp de crise car il était
difficile de maintenir une unité en raison de difficulté économique et
sociales et de conflits entre certaines Etats. Ces crises ont abouti à la fin
de L’OUA. En 2002 émerge l’UA, dans les rapports entre les états parties
contrairement à ce qui se passait dans l’OUA un droit d’ingérence est
reconnu. Elle a plusieurs organes comme un parlement, un conseil de paix
et de sécurité et surtout une Cour de justice.
Titre 3 : Les acteurs des relations internationales
Les OI peuvent désigner des personnes juridiques internationales et leurs
organes. Il y a aussi un troisième sens des OI : les acteurs. Ce sont des
entités ou des groupements qui exercent une influence sur la scène
internationale mais dont la personnalité internationale juridique n’a pas
été reconnu et donc ce ne sont pas des sujets de droits internationales. Il y
a deux types d’acteurs : Les ONG et les entreprises trans-nationales
Chapitre 1 : Les ONG
Les ONG peuvent être définis comme des groupements non-étatiques qui
réunissent des personnes physique ou moral de nationalité différente afin
de réaliser des buts non lucratifs. A partir de cette def on dégage trois
critères de définition des ONG : une dimension internationale (membres de
nationalité différente), avoir une constitution privée (physique ou moral
mais pas d’Etat), des buts non lucratifs : humanitaire (croix rouges…),
politique (campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires),
sportif (FIFA…), écologique (Green Peace ou WWF). Leur personnalité
politique international n’a pas été constaté par un statu uniforme pourtant
il y a une convention européenne sur la reconnaissance de la personnalité
juridique des ONG signée en 1986 mais elle a des ambitions très modeste
et ratifié par seulement 12 Etats. Elles ont des prérogatives importante sur
la scène internationales notamment dans le cadre de la relations avec des
OI et certaines OI ont d’ailleurs organiser leur relation avec les ONG tel
que l’ONU ou l’article 71 de la charte prévoit que le conseil économique et
social peut consulter les ONG et surtout par une résolution du 25 juillet
1996 l’ONU a créé ce qu’on appelle le statu consultatif des ONG, pout y
être admissible les ONG doivent remplir plusieurs conditions comme être
reconnue par un gouvernement depuis aux moins deux ans, avoir un siège
établit, avoir le pouvoir de représenter ses membres et globalement avoir
une structure démocratique. Ce statut consultatif a trois sous statut : le
statu générale (bénéficie de pouvoirs les ONG les plus importantes), le
statu spéciale (un peu moins) et le statu de liste (les moins importantes).
Toutes les organisations au statu consultatifs Elles ont accès à l’agenda du
conseil économique et sociale mais seules les organisations du statu
générale et spéciale peuvent désigner des représentant pour toutes les
réunions et peuvent faire formuler des notations écrites et seules les
générales peuvent ajouter des points à l’ordre du jour. Les ONG peuvent
participer à la formation de convention international. Convention de RIO
en 1992 en matière climatique à clairement bénéficié de l’appuis des ONG
spécialisé dans le climat. Elles peuvent participer à des interventions
humanitaires rôle qu’elle ont été reconnue dans la résolution du 8
décembre 1998 qui a affirmé le principe du libre accès des ONG aux
victimes dans des situations de crimes.
Chapitre 2 : les entreprises trans nationales
Elles peuvent être reconnu comme des entité économique (but lucratif) et
qui exerce son activité sur le territoire de plusieurs Etats ce qui leur
permet de réduire leur cout de production et de se jouer de certaine
contrainte fiscale, de droit ou international. Exemple les GAFAM. Ces
entreprise ou une personnalité juridique en droit interne (dans un Etat)
pour autant de la même manière que les ONG elles ont une influence et
une action notable et la principale difficulté à propos d’elle est de leur
imposé des règles car elles sont sur plusieurs territoires avec des droits
différents. Il faut regarder certaine tentative de régulation mais toutes
limités telle que des déclarations dans les anneée 1970 de l’ordre du
travail, résolution de la conférence des Nations-Unis pour le commerce et
le développement le CNUSED en 1981 et la résolution du pacte mondiale
organisé par l’ONU, il est facultatif mais 1200 entreprises le suivent et font
des rapports pour leurs progrès environnementales et sociale. Mais tout ça
c’est du droit souple (avis, conseil…).
Partie 2 : Les institutions européennes
Ce sont des organisations internationales à vocation européenne, des
institutions
Titre 1 : l’Union Européenne
C’est un sujet de droit international et l’article 47 du traité sur l’union
européenne dispose que l’UE a la personnalité juridique internationale.
Chapitre préliminaire : la construction européenne
L’étude la construction européenne est fondamentale car elle est permet
de comprendre la nature profonde de ce qu’est aujourd’hui l’UE, à savoir
une OI intégré ce qui signifie que des Etats ont déléguées des
compétences souveraines à l’UE ce qui lui donne bien plus de pouvoir et
de compétence que toutes les autres OI du monde. Cette conctruction est
d’abord juridique grâce à l’adoption de traité (section 1) et politique grâce
à l’adhesion de nouveaux états membres (section 2)
Section 1 :
L’actuel union européenne est régis par le traité de Lisbonne (1 er
décembre 2009 entré en vigueur), depuis ce traité l’UE est régie par le
TUE et le TFUE cependant l’UE à une histoire bien plus longue qui
commence même avant les premiers traités. En effet il y avait déjà une
idée européenne (l’idéal politique d’une union des Etats du continent),
idée très ancienne qui gagne en intensité et en précision sous la plume de
certain auteur. QQ mois avant le congrès de Vienne le philosophe Saint
Simon rédige un opuscule qui s’appelle « de la réorganisation de la
souveraineté européenne ». En 1849 dans un discours au congrès de la
paix Victor Hugo exprime cet idéal en disant « un jour viendra ou il n’y
aura plus d’autre champs de bataille que les marchés s’ouvrant au
commerce et les esprits s’ouvrants aux idées. Un premier congrès Pan-
européen se réunit à Vienne en 1926 et conduit à la création de la
première union des Etats européens. Toutefois exactement comme au
niveau international il faut attendre la fin de la seconde guerre mondiale
pour que l’union des Etats européens apparaisse comme une nécessité
vitale. Cependant des le début la question des modalités de cette union
des Etats européens est controversé en particulier s’affronte alors deux
visions : celle des fédéralistes et celle des unionistes. Les défenseurs du
fédéralisme européens veulent aller très loin pour former une fédération
européenne dans laquelle les Etats concèderait des parts importantes de
leur souveraineté de leur constitution commune. Les unionistes conçoivent
une union sur le mode de la coopération d’Etat qui reste entièrement
souverain. Pour dépasser ce clivage Robert Schuman (ministre des Affaires
étrangères en France) va inaugurer la méthode des petits pas, idées selon
laquelle la construction d’une union européenne sera progressive, se
réalisera par des étapes successives en renforçant la coopération sur des
points particuliers qui ensemble contribueront à faire l’union générale
(discours de l’horloge du 9 mai 1950). Cette méthode ne règle pas tous les
conflits, en particulier il y a un autre grand débat qui est celui de savoir si
la future union doit être fondée seulement sur l’économie ou s’il doit être
aussi politique. Un consensus existe sur le fait que la paix va passer par
l’économie. Mais d’autre veulent direct une union politique, culturelle…
Cette construction débute avec le traité de Paris le 18 avril 1951, il crée
une organisation internationale nommé la CECA communauté européenne
du Charbon et de l’Acier. Elle consiste à mettre en commun leur production
de charbon et d’acier et de mettre une libre circulation des marchandises.
Très vite l’idée d’une coopération politique en particulier en défense
émerge. Le 27 mai 1952 est signé un traité entre l’Allemagne, la France, la
Belgique et le Luxembourg pour créer une communauté européenne de la
défense qui instituerai une armée placé sous le commandement d’un
ministre européen de la défense. Il ne va jamais aboutir car l’assemblée
national française s’est opposé à la ratification. En 2005 quand il y aura un
projet de constitution pour l’Europe c’est à nouveau la France qui refuse
par referendum.
Deuxième étape : le traité de Rome le 25 mars 1957 qui créé la
communauté économique européenne la CEE et la communauté
européenne e l’énergie atomique m’EURATUM. Mise en commun de certain
moyen de production et libre circulation des marchandises. La CECA, la
CEE et l’EURATUM coexistaient. Pendant ce temp le projet politique est mis
en sommeil car le général de Gaule avait été rappelé au pouvoir en 1958
(5ème république) et en tant que président de la République il s’oppose à un
développement d’un fédéralisme. Il s’oppose aussi à l’intégration du
Royaume Unis dans les communautés européenne et sa mort en 1969
rouvre un peu ces perspectives. George Pompidou accepte l’adhésion du
Royaume-Unis et en 1970 les Etats membres mettre en place des
mécanismes de coopération politique. Adoption en 1976 avec l’Acte
portant élection du parlement européen au suffrage universel direct. En
1979 première élection et Simone Veille est élue. Adoption de l’acte
unique en 1986. Cet acte va renforcer la dimensions politique des
communautés européennes en renforçant les pouvoirs des institutions en
étendant le champ de leur compétences (des communautés) au-delà de
l’économie.
Traité de Maastricht signé le 7 février 1992 et entre en vigueur le 1 er
janvier 1993 il est fondamental car il met fin aux communautés et crée
l’Union Européenne. Il opère une réorganisation des compétences de l’UE
et établit une structure en 3 piliers qui sont trois domaines de
compétences.
-1er pilier réunis les compétences communautarisées, càd les domaines
dans lesquelles les Etats ont délégués des compétences souveraines aux
institutions européennes (c’est là qu’est créé l’UE).
-Les deux autres piliers ne sont pas communautaires mais
intergouvernementaux, càd que dans ces domaines les Etats ne délègue
pas de compétence souveraine mais coopère sur le mode des relations
internationales. Le deuxième créé la PESC tandis que le troisième
concerne la justice et les affaires intérieures.
Deuxième apport du traité de Maastricht c’est l’instauration de l’Union
monétaire (l’Euro), le royaume unis et le Danemark le refuse.
Troisième apport c’est la création de la citoyenneté européenne, les
citoyens des Etats membres sont en plus des citoyens européens ce qui
leur donne des droits. Comme la libre circulation dans l’union et le droit de
vote et l’éligibilité aux élections du parlement européens ainsi qu’aux
élections municipales dans l’Etat membre dans lequel vous résidez même
si on n’en a pas la nationalité. LE traité à été modifié à plusieurs reprises
avec premièrement le traité d’Amsterdam en 1997, il proclame les droits
fondamentaux et communautarise partiellement le troisième pilier.
Ensuite, traité de Nice du 26 février 2001qui opère des modifications
institutionnelles en particulier de la Cour de justice de l’UE. Très vite la CJE
(Cour de justice Européenne) sous la pression à été obligé de consacrer
certains droits fondamentaux alors même que les traités n’en parlaient
pas et elle a donc créé les principes généraux des droits communautaires.
Cette charte des droits fondamentaux est proclamée lors du conseil
européen de Nice le 7 décembre 2000 mais elle n’avait pas encore de
valeur punitive.
Cette construction se poursuit avec la perspective de l’adoption d’une
constitution européenne, et elle semblait possible grâce à la proclamation
de la charte des droits fondamentaux. En 2001 et 2003 il y a des projets et
il y a un projet définitif d’établissement d’une constitution pour l’Europe
mais il va être rejeté par les Français par referendum le 29 mai 2005 ainsi
que les Hollandais par referendum eux-aussi. A la place de cette
constitution européenne est adopté le traité de Lisbonne le 13 décembre
2007 et rentre en vigueur le 1 décembre 2009, il a repris en grande partie
les éléments qui établissaient une constitution pour l’Europe. Depuis ce
traité de Lisbonne On a le TUE (question institutionnelle) et le TFUE
(domaine d’intervention de l’union européenne). Il met fin à la structure en
3 piliers, toutes les compétences sont communautarisé sauf qq petits
domaines d’intervention dans la PESC (politique étrangère de sécurité
commune) et aussi la charte des droits fondamentaux a une valeur
contraignante et peut être utilisé en Cour de justice avec l’article 6 du TUE
qui dispose que la charte a la même valeurs juridiques que les traités.
Section 2 : l’élargissement politique de l’UE
A l’origine en 1951 les communautés européennes ont été créé par 6 états
membres : L’Allemagne, la France, l’Italie et le Bénélux (Belgique,
Luxembourg et pays bas). Grâce à l’adhésion de nouveaux états membres
elle va s’agrandir : 1973 RU Danemark et Irlande, Grèce en 198, 2004
Hongrie et Pologne, 2007 Bulgarie et Roumanie et la Croatie en 2013. Ajd
l’Ue compte 27 Etats membres, avant le retrait du Royaume-Unis le 31
janvier 2020 on était 28. Il y a également des pays qui ont le statut de
candidat comme la Turquie depuis 1999, de l’Ukraine, l’Albanie ou la
Moldavie. D’un coté on peut dire que ces élargissements rendent plus
difficile l’accomplissement de l’intégration. L’intégration suppose une
harmonisation des valeurs des Etats membres alors plus il y a d’Etat plus il
y a de différence alors plus c’est dur. Mais d’un autre coté ces
élargissements successifs renforce l’identité de l’Union notamment au
travers des conditions d’adhésion car si observe les vagues d’adhésion
successive on se rend compte que l’Union est rejointe par des Etats qui
accepte les principes du libéralisme économique et politique. Et l’Union
européenne a consacré juridiquement les conditions d’adhésion dans les
traités. Il y a les conditions de fonds et les conditions de procédure. L’état
qui veut intégrer l’Union doit respecter selon l’article 49 TUE les valeurs de
l’union préciser à l’article 2 du Tue (la démocratie, les droits de l’homme et
l’Etat de droit), aussi il faut respecter les critères de Copenhague, ce sont
des critères d’adhésion établit en 1993 par le conseil européen à
Copenhague, ils sont au nombres de trois : l’Etat doit disposer d’institution
stable qui garantisse l’Etat de droit, la démocratie et le droits de l’homme ;
il faut que l’Etat est une économie de marché viable et la capacité de faire
face à la pression concurrentiel dans l’union ; dernier critère, il faut que
l’Etat candidat soit en capacité d’assumer les obligations de l’Union en
matière politique économique et monétaire. Un quatrième critère à été
ajouté en 2006 à Bruxelles et c’est la capacité d’intégration du point de
vue de l’UE (à telle la capacité d’intégrer un nouvel Etat membre sans que
son fonctionnement n’en pâtisse.
La procédure est régie par l’article 49 TUE qui prévoit que l’Etat adresse sa
demande au conseil qui se prononce à l’unanimité après avoir consulté la
commission et après l’approbation du parlement qui lui s’est prononcé à la
majorité. Elle fait aussi l’objet d’un accord entre tous les Etats membres
(ratifiés par chacun) et les candidats à l’adhésion. En plus de cette
procédure il y a une pratique constitutionnelle importante. Avant le
déclenchement de l’article 49 l’Etat doit avoir obtenu le statut de candidat
qui lui est octroyé par le conseil européen par avis de la commission et
cette commission certifie que l’Etat candidat va être en mesure de remplir
les conditions de fonds.
Chapitre 1 : Les caractéristiques fondamentales de l’Union Européenne
Section 1 : Les principes d’organisation de l’union
Le principe d’intégration est fondamental, il signifie que l’UE constitue un
ordre juridique à part entière càd un système de règle distincte de celui
des états membres et des simples accords qu’ils peuvent passer entre
eux. Les états membres vont opérer des délégations de compétences
souveraines à l’union. L’UE peut prendre des actes/normes qui
s’imposeront aux états membres alors même qu’ils n’y auraient pas
consenti au cas par cas. Ce modèle de l’intégration est original et se
distingue du schéma classique de la coopération qui est enfaite celui que
nous avions étudiés jusqu’à présent qui prévaux pour toutes les OI, dans
ce modèle il n’y a pas de délégations des compétences souveraines.
Aucun état en dehors de l’union européenne n’a cédé sa compétence de
produire de la monnaie. Ce principe d’intégration a été dégagé par le CJUE
15 juillet 1964 arrêt du costa ou avis du 18 décembre 2014 « adhésion de
l’union à la convention européenne des droits de l’homme ».
A partir de ce principe on peut identifier plusieurs principes d’intégration :
l’idée d’une hiérarchie des normes européennes contrôlées par un juge,
I/ La hiérarchie des normes et son contrôle
A) La hiérarchie des normes européennes
Au sein des normes européennes il faut distinguer ce qu’on appelle le droit
primaire et le droit dérivé, le droit primaire désigne l’ensemble des normes
constitutives de l’union européennes qui sont principalement établit dans
les traités fondateurs et qui nt une valeur juridique supérieur dans la
hiérarchie des normes européennes. Le droit dérivé désigne l’ensemble
des normes édictés par les institutions de l’UE dans l’exercice de leurs
compétences. Les lois primaires sont supérieures.
1) Le droit primaire
Le traité de Lisbonne a modifié bcp de chose, depuis l’entrée en vigueur
du traité de Lisbonne les traités fondateurs de l’union sont le TUE et le
TFUE, une grosse partie du droit primaire. Aussi depuis ce traité le droit
primaire comprend aussi la charte des droits fondamentaux (adoptés en
2000), les Etats ne voulaient pas la considérer comme du droit primaire
pour ne pas en être contraint en matière économique et sociale
notamment. Dans cette perspective la cour de justice considérait que la
charte était un instrument juridique non contraignant, elle l’a dit dans un
arrêt du 27 juin 2006 parlement européen contre conseil. Mais depuis
l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne la charte fait partie du droit
primaire, article 6 paragraphe 1 du TUE qui reconnait que la charte des
droits fondamentaux a la même valeur que les traités.
Les principes généraux du droit de l’union ont été créé par la
jurisprudence de la cour de justice à partir des années 70, leur contenue
sont des droits et libertés. Ils ont été reconnus sous la pression de certaine
cour constitutionnelle national de certain états membres, en particulier
l’allemande et l’italienne, elles disaient qu’il était problématique que le
droit de l’UE à l’époque ne reconnaisse pas de droit fondamental et
menace la cour et dise qu’elles vont arrêter de faire primer le droit de
l’union sur leur droit national si la cour de justice ne fait pas respecter un
certain nombre de droit fondamentaux sur l’UE. Dans un arrêt du 17
décembre 1970 « internationale Handelsgesellschaft » la cour de justice
reconnait les principes généraux des droits de l’union à l’aune desquelles
elle contrôle toutes les normes européennes.
Depuis le traité de Maastricht les principes généraux du droit de l’union
ont aussi valeur de droit primaire (même si mtn il y a la charte), TUE,
TFUE, principes généraux du droit de l’union et chartes des droits
fondamentaux sont le droit primaire.
2) Le droit dérivé
L’ensemble des actes adoptés par les institutions de l’UE, sa valeur
juridique est inférieure à celle du droit primaire et il y a plusieurs normes
au sein du droit dérivés. Article 288 TFUE en distingue plusieurs : les
règlements, les directives, les décisions et les avis et recommandations.
a) Les règlements
Selon l’article 288 du TFUE le règlement a une portée générale, il est
obligatoire dans tous ces éléments et directement applicable dans tous les
Etats membres. Il s’agit d’une règle générale et impersonnel et s’adresse à
des catégories de personne ou de groupe (comme en intro droit). C’est
une norme obligatoire, il doit être respecté par les institutions de l’union,
par les états membres mais aussi par les citoyens. Il est directement
applicable, cela signifie qu’il s’intègre automatiquement dans le droit
interne des états sans qu’il y ai besoin que l’Etat adopte des mesures
d’application et ce caractère explique que le règlement soit obligatoire
pour les citoyens.
b) La directive
L’article 288 indique qu’elle lie tout état membres destinataires quant au
résultat à atteindre tout en laissant aux instance nationales la compétence
quant à la forme et aux moyens. 4 grande caractéristique : 1 la directive
est une norme générale et impersonnelle c’est un acte de législation. 2
elle est d’obligatoire quant au résultat mais pas dans les moyens, cela
signifie que l’Etat a pour seul obligation de parvenir a réaliser l’objectif ou
le résultat imposé par la directive mais que pour ce faire il est libre des
moyens à adoptés. 3 La directive doit être transposé donc l’état doit
adopter des mesures de droit national pour réaliser les mesures de la
directive. 4 La directive est adressé seulement aux états.
c) La décision
La décision est obligatoire dans tous ces éléments lorsqu’elle désigne des
destinataires elle n’est obligatoire que pour ceux-ci, il apparait que les
décisions peuvent être individuelle mais parfois plus général (groupe de
personne). Des fois elle désigne le fonctionnement institutionnel de
l’union, par exemple l’acte par lequel il est décidé d’augmenter le nombre
d’avocats à la cour.
d) Les avis et les recommandations
Ils ont pour point commun de ne pas être contraignant, ils n’imposent pas
d’obligation aux états membres dont le non-respect pourrait être
sanctionner par un juge. Les avis expriment une opinion ou diffuse une
information, ils peuvent être pris par l’ensemble des institutions dans leurs
domaines de compétences. Elles en prennent lorsqu’elles n’ont pas le
pouvoir de prendre des actes contraignants ou alors car elles estiment que
c’est nécessaire. Les recommandations sont des invitations à adopter un
comportement.
B) Principe de primauté du droit de l’union européenne
Ce principe de primauté a été posé par la cour de justice dans son arrêt
costa contrenel de 1964. Premièrement elle constate la spécificité du droit
de l’union européenne, elle dit que les états ont instaurés une
communauté pour une durée illimité, qu’ils l’ont doté d’institutions propres
à laquelle ils ont délégués certaines compétences souveraines. Elle nous
dit que le droit de l’UE en raison de sa nature spécifique ne peut pas se
voir opposer le droit national sans perdre son caractère intégré, les états
ont consenti « à une limitation définitive de leur droit souverain ce qui
rend impossible de faire prévaloir un acte national sur le droit de l’union.
Pour la cour de justice le principe de primauté s’impose à toutes les
normes nationales. Sur le principe de primauté la France tient une position
un peu hostile au principe d’intégrité de la loi. En vertu de l’article 88-1 de
la constitution qui pose que la France participe à l’union on en déduit que
ça prime directement sur la loi.
La cour de justice considère que le principe de primauté vaut aussi pour
Dans un arrêt du conseil d’état l’arrêt Sarran de 1998. Normalement la
constitution prime sur le droit international puisque c’est elle qui lui en
donne la force. (Reprendre cette partie du cours). Quand il y a conflit de
norme comme ça on prend des mesures d’évitement lorsqu’elles peuvent
caractériser une équivalence des contenues entre les deux normes.
C) Les voix de contrôle juridictionnel de cette hiérarchie des normes
Ce contrôle est assuré à la fois par les juges nationales et par la cour de
justice de l’union européenne.
1) Le contrôle par le juge national
On parle ici de l’ensemble des juges nationaux. Le juge national est le juge
de droit commun du respect du droit de l’union, cela veut dire que c’est
d’abord au juge national d’assurer l’effectivité du principe de primauté du
droit de l’union. C’est-à-dire de vérifier que les normes nationales
respectent les normes européennes. Cependant le juge national ne peut
pas contrôler le respect du droit primaire par le droit dérivé et ne peut que
contrôler le respect par le droit national du droit de l’union en général.
Pour mener ce contrôle il faut que les normes européennes (primaire et
dérivé) bénéficient de ce qu’on appelle l’effet direct. C’est la possibilité
d’invoquer la norme devant un juge national lors d’un litige. A priori les
normes internationales ne bénéficient pas souvent de l’effet direct mais
c’est possible si ont rempli plusieurs conditions. Ces conditions dépendent
des catégories de normes européennes en cause. Le droit primaire peut
être invoquer par un justiciable devant un juge national lorsqu’il est
suffisamment précis et inconditionnel de sorte qu’il ne nécessite pas de
mesures d’applications. Le règlement est toujours d’effet direct. Les
directives s’adressent aux états en leur imposant des résultats donc elle
est vague, par conséquent le juge français a longtemps considéré qu’une
directive n’avait pas d’effet directe et qu’il était seulement possible pour
un justiciable d’invoquer la mesure nationale qui transpose la directive.
Arrêt de 1978 ministre de l’intérieur Daniel Cohn-Bendit Dans cet arrêt le
conseil d’Etat nous dit qu’il y a bcp de directive qui ne sont pas transposé
par les états. Dans ce cas rien n’est imposable par les justiciables. Le
conseil dans un arrêt de 2009 à changer de jurisprudence avec l’arrêt de
madame Perreux, depuis cet arrêt une directive non transposé peut être
invoqué par le juge national si elle est suffisamment précise et
inconditionnel. Si le juge national sur l’interprétation du droit de l’union il
peut saisir la cour de justice de ce qu’on appel une question préjudicielle
(article 267 du TFUE qui prévoit cette procédure).
2) Le contrôle par la cour de justice
La Cour de justice a plusieurs compétences pour vérifier
a) Le contrôle des états membres
Le contrôle du respect du droit de l’union des états membres qui est prévu
par les articles 256 à 260 du TFUE, La cour de justice est saisie en général
par la commission qui lui demande de constater qu’un etat membre à
violer une obligation de l’union
b)
II/ Principe de coopération loyale entre l’union et les états membres
III/ Le principe de conscience mutuelle entre les états membres
IV/ Le principe de la citoyenneté européenne qui régit les rapports entre
ressortissant de l’union et l’union.
Reprendre le cour de l’aprem du 06/11/2025
Section 2 : Les compétences de l’union
Section 3 : La nature juridique de l’UE