Le mur invisible, Marlen Haushofer
1. Comment les personnages expérimentent-ils la nature ? Comment la ressentent-ils ?
La narratrice est entourée par la nature, elle ne peut y échapper. Elle la ressent comme rude (survie, dangers
notamment à travers le climat), essentielle (ressources premières) mais aussi bienveillante et apaisante
(calme, cadre, ambiance)
2. La nature apparaît-elle protectrice et bienveillante ou dangereuse ?
Nature protectrice et bienveillante : les animaux qui accompagnent la femme et réduisent sa solitude (le
chien Lynx, Bella et Taureau ainsi que les chats), ressources premières
Nature dangereuse : climat, solitude.
3. Quelles actions les personnages exercent-ils sur la nature? Expériences que nous faisons sur la nature
La narratrice exploite la nature (chasse, cueillette, élevage, culture) pour survivre. Elle l’alimente également
en prenant soin des animaux qui l’entourent.
4. Quid de l'humain quand on est seul ? La question du langage, de la pensée, etc…
La narratrice baigne dans la solitude, au fur et à mesure en raison du manque d’interactions avec des êtres
humains, elle perd le besoin de parler (elle communique parfois avec ses animaux). Elle est toutefois
toujours pensante ainsi elle retranscrit ses émotions et pensées dans un journal.
5. Quels types de lien l'homme entretient-il avec l'animal ?
Lien très proche et attachement, presque vital : unique compagnon pour la femme.
6. Quelles images de la nature humaine nos œuvres donnent-elles ?
La nature humaine est ambivalente : capable d’empathie, d’adaptation, mais aussi de destruction. Le mur
invisible peut symboliser la coupure créée par l’homme entre lui et la nature.
7. L'homme : ange ou démon ? L'ambivalence de la nature humaine
Ange et démon à la fois : l’homme peut aimer, créer, protéger, mais aussi tuer, dominer, détruire.
8. Dialectique progrès / respect de la nature. Jusqu'où devons-nous agir et transformer la nature pour faire
survivre l'espèce humaine ?
Le roman montre qu’il faut un équilibre : l’action humaine est nécessaire pour survivre, mais elle doit rester
limitée et respectueuse. Trop transformer la nature mène à la perte du lien avec elle.
9. Quelles actions vous semblent contre-nature ?
La destruction inutile, l’exploitation excessive des ressources, ou encore l’oubli des animaux comme êtres
sensibles.
10. Qui domine ? L'homme ou la nature ?
C’est la nature qui domine. L’homme doit s’adapter à elle pour survivre. Elle impose ses lois, son rythme ce
qui rappelle sa puissance silencieuse.