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Annexe 1: Termes de Références de La Mission I. Contexte de La Prestation (I) A1. Cadre Général

Le document présente les termes de référence pour une mission visant à développer des parcs agro-industriels dans le District du Zanzan en Côte d'Ivoire, afin de renforcer le potentiel agricole et améliorer les conditions de vie des petits exploitants. Il souligne les défis actuels, notamment la dégradation des infrastructures et l'insuffisance des ressources, tout en proposant des études de faisabilité pour la mise en place de centres d'agrégation et de services agricoles. La mission inclut également une analyse des aspects économiques et juridiques pour encourager l'investissement privé dans le secteur agro-industriel.

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Annexe 1: Termes de Références de La Mission I. Contexte de La Prestation (I) A1. Cadre Général

Le document présente les termes de référence pour une mission visant à développer des parcs agro-industriels dans le District du Zanzan en Côte d'Ivoire, afin de renforcer le potentiel agricole et améliorer les conditions de vie des petits exploitants. Il souligne les défis actuels, notamment la dégradation des infrastructures et l'insuffisance des ressources, tout en proposant des études de faisabilité pour la mise en place de centres d'agrégation et de services agricoles. La mission inclut également une analyse des aspects économiques et juridiques pour encourager l'investissement privé dans le secteur agro-industriel.

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Annexe 1 : Termes de références de la mission

I. CONTEXTE DE LA PRESTATION

(i) A1. Cadre général

Le secteur agricole représente un maillon essentiel de l’économie ivoirienne. En 2010,


le gouvernement ivoirien s’était doté du Programme National d’Investissement
Agricole (PNIA) renforcé en 2015 par l’adoption d’une loi d’orientation agricole. Ces
initiatives ont renforcé le cadre institutionnel nécessaire pour la définition des
politiques sectorielles et la structuration des filières agricole. Entre 2012 et 2015, le
secteur agricole a contribué à la croissance du PIB à en moyenne 1.7%. Cependant, la
part de l’agriculture dans le PIB a baissé entre 2010 et 2015 notamment au profit de
l’industrie et ceci grâce aux efforts de développement de l’agro-industrie.

Pour renforcer le potentiel agro-industriel du pays, le gouvernement a adopté, en


novembre 2017, la deuxième génération du PNIA qui couvre la période 2018-2025. A
travers le PNIA, le Gouvernement ivoirien a reparti les régions de la Côte d’Ivoire en 9
agropoles sur la base de critères agroécologique, administratif, socioéconomique d’une
part et les réseaux d’infrastructures d’autre part. La vision des agropoles consiste en
des investissements agro-sylvo-pastoraux et halieutiques respectueux de
l’environnement, fondés sur le potentiel agronomique des territoires, les chaînes de
valeurs agricoles porteuses (à haut potentiel économique) et les besoins des
populations, et bénéficiant à l’ensemble des acteurs.

Cette approche telle que définie plus haut est en phase étroite avec la stratégie du
Groupe de la Banque Africaine de Développement envers le secteur agricole africain.
Ainsi, après l’implémentation du Projet de pôle agro-industriel de la région du Bélier
depuis 2017, et du Projet de Pôle agro-industriel dans le Nord depuis 2022, il convient
d’étendre l’approche à d’autres zones de la Côte d’Ivoire. La programmation cible la
zone de l’Est, constituée des régions du Gontougo et du Bounkani.

(ii) A2. Situation et problématique de développement de la zone


d’intervention

La zone d’intervention ciblée, à savoir le District du Zanzan (régions du Gontougo et du


Bounkani), dispose d’un potentiel de développement agricole (végétal et animal) peu
valorisé. Cependant, les infrastructures agricoles, d’élevages et pastorales ont été
fortement dégradées suite à la situation de crise militaro-politique. Le District du
Zanzan est une zone dans laquelle l’activité principale de la population est l’agriculture
(ressources végétales et animales), avec des exploitations de type familial en majorité.
Cette agriculture fait face à plusieurs contraintes dont l’insuffisance des ressources en
eau, accentuée par les effets des changements climatiques, la dégradation des
infrastructures de base pour la production telles que les aménagements hydro-
agricoles, pastoraux et halieutiques, le faible niveau de transformation des matières
premières agricoles, l’inaccessibilité aux zones de commercialisation, les changements
climatiques et la dégradation de l’environnement. Cette situation crée ainsi un
environnement défavorable au développement des activités et des capacités
d’innovation des petits exploitants, notamment les jeunes et les femmes dans la zone
du Projet.

Il se caractérise également par : (i) un taux de pauvreté élevé en milieu rural (37,17%
pour la région du Gontougo et 50,2% pour la région du Bounkani contre un taux
national de pauvreté en milieu rural de 54,5%) ; (ii) une prévalence modérée à
l’insécurité alimentaire de l’ordre de 10,8% ; (iii) un taux de malnutrition aigüe global
compris entre 5,1 dans le Bounkani et 8,7% dans le Gontougo. Par ailleurs, la région du
Gontougo fait partie des cinq régions de la Côte d’Ivoire habitées par les quintiles les

1
plus faibles (les ménages pauvres). En outre, les relations entre les populations et les
services bancaires ou institutions de crédits sont quasi-inexistantes.

Le 2PAI Est dans sa mise en œuvre, entend améliorer les moyens de subsistance, la
situation de sécurité alimentaire et nutritionnelle des petits exploitants agricoles
notamment les jeunes et les femmes, et asseoir le socle de transformation pour le
développement du potentiel économique de la zone. Il envisage aussi stimuler la
production intensive et durable des cultures phares du District du Zanzan, ainsi que
l’élevage résilient des petits ruminants et de la volaille traditionnelle améliorée. Le
projet ambitionne enfin, de faciliter la professionnalisation des acteurs (agriculteurs,
éleveurs, etc.), de susciter la création d’entreprises et de services techniques
diversifiés, et de susciter le développement des plateformes multi-acteurs, ainsi que
l’accès à des services financiers innovants tout au long des chaînes de valeur ciblées.

De ce fait, des infrastructures industrielles et de commercialisation sont nécessaires


pour stimuler l’implémentation d’unités de transformation et de conditionnement de
produits agricoles. La gestion efficiente de cet environnement industriel requiert un
dispositif particulier et autonome. Ainsi, il s’agit de développer : (i) une plateforme
agro-industrielle avec des installations partagées, aménagées de manière à permettre
aux transformateurs, agrégateurs et aux distributeurs de mener leurs activités dans la
même zone afin de réduire leurs coûts de transaction, et d’accroître leur
compétitivité ; et (ii) des Centres d’agrégation et de services agricoles (CAS) à l’usage
des acteurs des filières pour faciliter la gestion des approvisionnements des parcs,
ainsi que l’accès aux intrants et services agricoles (mécanisation, technologies,
financements, ICT, etc.)

Pour ce faire, le choix d’une expertise est nécessaire en vue de la réalisation des
études préalables à l’implémentation d’un tel dispositif de plateforme agroindustrielle.
L’assistance technique consistera à la réalisation de (i) l’étude de faisabilité pour la
mise en place de parcs agro-industriels dédié aux produits agricoles, y compris
l’analyse économique et financière; (ii) les études techniques et économiques pour la
mise en place des centres d’agrégation et de services agricoles (au moins une par
région), et (iii) les études d’impact environnemental et social afférentes aux différentes
réalisations potentielles.

L’expertise devrait conduire à mettre en place un hub de transformation agricole relié


aux centres d’agrégation et de services agricoles, avec des composantes axées sur les
potentiels agricoles de chaque région de la zone d’intervention du projet. La mission
de l’assistance technique devrait être corrélée avec celle de l’équipe en charge de
l’Etude des aménagements hydroagricoles et des pistes de desserte agricole sous la
coordination de l’équipe de préparation du projet.

II. DESCRIPTION DE LA PRESTATION

Le consultant devra déterminer la faisabilité, envisager les conditions de


développement et définir le nombre probable de Parcs agro-industriels tenant compte
d’une rentabilité économique et financière par l´analyse des solutions techniques
alternatives, prenant en compte à la fois les normes et pratiques économiques et
financières, la situation institutionnelle et organisationnelle, les contraintes
environnementales et socioculturelles, ainsi que les aspects réglementaires et
opérationnels. Globalement, la zone de transformation agro-industrielle doit jouer un
rôle de catalyseur de la promotion des investissements privés. Ainsi, l’étude devra
permettre d´informer de manière détaillée les parties prenantes du projet
(investisseurs, entrepreneurs, techniciens, etc.) sur les défis attendus et permettre au
gouvernement de mettre en place un dispositif d’appui aux initiatives privées pour le
développement des chaines de valeurs dont la transformation des produits agricoles.
Le Consultant se penchera sur les mesures juridiques ou fiscales susceptibles d’inciter
à l’implémentation des acteurs du privé dans la zone du projet. De ce fait, l’étude
2
devra prendre en compte les besoins d’infrastructures (de transformation, de
conditionnement ou stockage, etc.) selon les filières porteuses et à forte valeur
ajoutée, les plateformes d’échanges ou de services (mécanisation, vulgarisation,
marchands, etc.), des centres de contrôle sanitaire et d’analyse de qualité, centre de
formation ou de transfert de technologie, de logistique de transport intermodal, centre
d’innovation technologique et de prospective. Toutes les options de valorisation
(notamment énergétique) des rebus doivent être prises en compte.

La définition d’un cadre juridique d’opérationnalisation et de fonctionnement, voire la


création de société de promotion et gestion des parcs agro-industriels sera nécessaire
pour assurer une gestion efficace et efficiente de l’ensemble du dispositif de parcs
agro-industriels. Une analyse du code d’investissement devra permettre de dégager
des mesures exceptionnelles fiscales ou autres pouvant inciter les acteurs privés à
s’implémenter.

Ce dispositif doit être corrélé avec un mécanisme de facilitation de l’accès au


financement des besoins des initiatives privées (y compris des exploitants agricoles)
bien ancré dans le cadre actuel d’intervention du système financier ivoirien (banque,
microfinance, assurance, interface financier, bourse, etc.). Il devrait permettre à créer
un environnement favorable à l’émergence d’un secteur privé contribuant au
développement local.

Par ailleurs, ces parcs agro-industriels centraux qui seront aménagés devront polariser
les centres d’agrégation et/ou de développement de service de transformation agricole
(relais vers les zones de production agricole) par région selon l’importance des
spéculations phares ou à haut potentiel.
C’est pourquoi la réalisation de cette étude doit être en toute synergie avec l’étude
ET11 sur la formulation du projet et les études techniques des aménagements
hydroagricoles et des pistes rurales afin de faciliter les transferts des produits agricoles
vers les unités de transformation ou les plateformes marchandes.

Les réalisations physiques (Voiries et Réseaux Divers, Bâtiments Administratifs,


Approvisionnement en Eau Potable, Complexe socio-culturel (zone d’hébergement,
zone résidentielle, centre polyvalent de conférence et de manifestations), Laboratoires,
etc.) doivent faire l’objet d’un avant-projet sommaire et détaillé (APS, APD) et d’un
Dossier d’Appel d’Offre (DAO). L’implémentation du dispositif central et des centres
d’agrégation ou de développement de service /de transformation doit être assujettie à
une étude environnementale et sociale. Un Plan de gestion environnementale et
sociale doit être élaboré et validé selon les procédures requises.

III. OBJECTIFS DE LA PRESTATION

La présente mission se décline en deux (02) phases à savoir :

(iii) C1. Phase I

Les études de faisabilité nécessaires au développement de parcs agro-industriels et


des CAS dans le 2PAI Est s’appuieront sur la documentation de la phase préparatoire,
des documentations disponibles dans la zone du projet et des études complémentaires
sur terrain pour :

i. Faire un diagnostic approfondi de l’existant basé sur les


potentialités des chaines de valeur et de l’environnement
d’opportunités

1 Réalisation des études APS, APD, EIES et élaboration des DAO pour les
travaux de réhabilitation des aménagements hydroagricoles et pastoraux et
des pistes de desserte agricole"
3
La mission devra réaliser un diagnostic approfondi de l’existant (disponibilité foncière,
investisseurs actuels et potentiels, services existants, et autres infrastructures socio-
économiques), comme base pour les scénarios de développement de l’investissement
privé dans l’agro-industrie à partir de l’analyse du potentiel de marché au niveau
national et international (filières prioritaires, infrastructures nécessaires, services
connexes).

Cette étude portera sur la réalisation d’un état des lieux des chaînes de valeur et
l’organisation des filières rizicoles, horticoles, et plus largement les filières végétales
porteuses (noix et pomme d’acajou, igname, maïs …) et les filières animales et
halieutiques. A partir des données tirées des documents (notamment de l’ET1) et de
celles recueillies in situ, elle déterminera les options les plus indiquées pour
l’implication du secteur privé et le développement de l’Agribusiness et de l’Agro-
industrie. Elle examinera particulièrement l’environnement juridique, physique et
économique des affaires au niveau national en général et au niveau de la zone du
projet en particulier (dispositions légales, code d’investissement, sécurisation foncière,
etc.), la cartographie des opérateurs privés. Cette étude devra confirmer les filières
porteuses adaptées à la région, évaluer leur niveau de production actuelle et
potentielle et, proposer éventuellement les actions à mettre en œuvre pour renforcer
la production afin de garantir un approvisionnement régulier et adéquat de l’Agroparc
et des centres d’agrégation et de services en matières premières agricoles. Aussi,
devra-t-elle intégrer la faisabilité de la construction d’un site d’expérimentation du
CNRA dans la zone, précisément à Ondéfidouo, dans le département de Bouna sur
l’axe Bouna-Bondoukou. En effet, la zone ne dispose pas de station de base de
recherche agronomique mais d’un Point Etude Système (PES) à Ondéfidouo, couvert
par la station du CNRA de Bouaké et bénéficiant de quelques actions spécifiques de la
station du CNRA de Korhogo en raison des similarités agro-pédo-climatiques et des
cultures qui y sont pratiquées par les populations. La présence d’une station
d’expérimentation dans le District sera une opportunité en vue de faciliter la mise au
point d’innovations agricoles dans le contexte agro-climatique du nord-est.

Le consultant devra également faire une analyse critique et une cartographie des
opérateurs des filières retenues, intervenant dans l’approvisionnement en intrants, le
financement, le conditionnement, stockage, la transformation et la commercialisation.
Leurs capacités opérationnelles et leurs modes opératoires devront être examinés.

Cette étude identifiera également les contraintes majeures en matière d’agrégation


des productions, de conditionnement, de transformation et de commercialisation, et
les besoins d’investissement prioritaires ; identification des acteurs du secteur agro-
industriel : (i) Services d’appui et conseils ; (ii) agro-industriels (OP, Coopératives,
privés, services techniques, etc.) ; (iii) Projets et programmes en cours (publics et
privés); (iv) Services financiers ; (iii) Services de mécanisation agricole ; (iv) Accès aux
intrants (engrais, pesticides, semences, etc.) ; identifier les facteurs déterminants
permettant la promotion de la compétitivité des produits transformés ; identifier les
mesures appropriées pour améliorer le climat des affaires et accélérer les projets des
opérateurs privés dans le domaine de la transformation et de la commercialisation.
Cette étude devra aboutir à un cadre d’appui technique, financier et organisationnel
pour accélérer l’implication du secteur privé (PME, partenariat avec des industriels).
Les besoins des agro-industriels en termes d’infrastructures structurantes seront
particulièrement recensés (voie d’accès, TIC, énergies, eau, assainissement). Elle
devra particulièrement faire le recensement des ilots industriels dans la zone cible,
identifier les contraintes majeures auxquelles elles sont confrontées et par la suite
identifier des actions d’accompagnement que le secteur public devra apporter pour
créer des véritables hub (ou parcs agro-industriels à même ‘asseoir un socle
d’industrialisation dans la zone.

4
Enfin, le consultant analysera la proximité des infrastructures principales de transport
et/ou d’expédition (routes, chemins de fer, ports, aéroports, etc.) pour le
développement des grandes entreprises et PMEs dans les secteurs industriels et des
services.

ii. Réaliser une analyse des aspects économiques, environnement


juridique et incitation fiscale, marché et stratégie de marketing

Analyser les avantages ainsi que les inconvénients des emplacements des sites
proposés pour les parcs agro-industriels et les CAS, en termes de caractéristiques
naturelles et topographiques, des investissements nécessaires et des normes
environnementales et sociales à respecter, afin de déterminer leur viabilité par rapport
aux activités économiques envisagées (chaque site fera l’objet d’une fiche
documentée) ;

Evaluer les infrastructures externes nécessaires au succès de l’Agroparc notamment


en termes de capacités de frêt, connectivité des sites et disponibilité d’infrastructures
indispensables pour la compétitivité (routes, pistes, électricité, eau, TIC, ports,
aéroports, etc.) ;

Mettre à la disposition des parties prenantes publiques, privées et de ses partenaires


des outils de décision permettant de mesurer les résultats attendus au plan
économique et social, notamment à travers la création d’emplois et de valeur ajoutées
des filières agricoles, l’augmentation des exportations et/ou la diminution des
importations alimentaires, la rentrée de devises et de ressources fiscales indirectes,
etc ;
Mettre en valeur différentes analyses économiques portant sur les dispositions
incitatives, le code d’investissement, la comparaison coût/avantage sur l’économie et
les finances publiques des mesures d’incitations fiscales, douanières, financières et
sociales avec des modèles économiques reflétant les retombées à court et moyen
terme des mesures d’incitations ;

Procéder à une revue rapide des textes applicables (sur les investissements, les
régimes spécifiques, le foncier, les secteurs prioritaires, le PPP, etc.) ainsi que les
études/rapports réalisé(e)s sur les filières ciblées et rencontrer et discuter avec les
parties prenantes clés, tant publiques que privées ;

Dégager les investissements à initier pour l’implémentation des infrastructures lourdes


ou autres en articulation avec les besoins des privés dans le cadre de PPP ou
d’investissements propres.

iii. Etude technique (1ière Etape) et cadre socio-économique

Cette partie de l’étude se focalisera sur la détermination des détails techniques de


réalisation et des embranchements socio-environnementaux et économiques.
Aspect technique : Il consiste avec l’ET1 du 2PAI Est à :

Faire l’inventaire et le dimensionnement (sous forme de variantes) des infrastructures


et services (électricité, eau, traitement des déchets, routes et drainage, éclairage
extérieur, communication, incendie, mesures de sécurité, permis et
autorisations/agréments, contrôle de la qualité, etc.) publiques à prévoir pour viabiliser
les parcs agro-industriels et les centres d’agrégation et de services agricoles y compris
le site d’expérimentation du CNRA. Il s’agira également de faire une proposition basée
sur les coûts, le design et l’approche de fonctionnalité.

Faire un dimensionnement intégral prenant en compte les filières retenues sur la base
de critères pertinents qui auront été définis par le consultant et validé par l’équipe de
préparation du projet. Il s’agit du dispositif de conditionnement, du séchage, du
stockage sur une période optimale à définir, de transformation avec des chambres

5
froides ou espace de transition, un centre d'affaires et de conférences, structures
d’accueil et d’hébergement, services hôteliers, structures médicales, activités
récréatives, etc ;

La définition des choix technologiques des itinéraires techniques et procédés de


transformation des parcs agro-industriels (Agro-Park principal et les CAS). Il sera
question de définir le dimensionnement des infrastructures et de confirmer le
processus technologique en réponse aux besoins réels du marché en tenant compte
des contraintes relevées dans les différentes études des potentialités existantes. Sur la
base du choix technologique adopté et des itinéraires techniques optimaux, l’étude
définira les spécifications techniques des intrants et des équipements (procédés de
transformation, dimensionnement des capacités) ainsi que les coûts estimatifs pour
chaque plateforme à développer ;

Prendre en compte dans le dimensionnement des centres d’agrégation et de services


agricoles : i) les besoins des agro-industriels des parcs industriels ; ii) les besoins des
exploitants agricoles et prestataires de services ; et iii) les préoccupations des
populations riveraines.

De façon spécifique, cette partie de l’étude définira les Plans d’aménagement des
sites. Elle aura pour objectif de proposer un plan de l’installation, un plan
d’aménagement et d’implantation des infrastructures liées au parc agro-industriel et
aux Centres d’agrégation et de services agricoles (CAS). La mission devra fournir des
informations complètes et détaillées sur la structure du sol sur laquelle l’infrastructure
sera établie ainsi que sur celle des ouvrages y afférent. Le consultant effectuera des
reconnaissances géotechniques nécessaires des sols en place compte tenu des
travaux à prévoir et des équipements à installer.

Le consultant procédera aussi aux levées topographiques des sites, à l’établissement


de la carte topographique et de la carte des pentes et contraintes en vue de
documenter l’aménagement du site.
L’étude d’impact environnemental et social permettra de proposer les plans
architecturaux d’implantation et d’agencement des différents compartiments des sites.

L´étude permettra de produire le Master Plan, le plan de l'ossature de la voirie et des


réseaux divers (VRD), les plans particuliers d'aménagements en 2D et en 3D, les vues
en plan avec légendes (les vues en plan cotées, les assolements, les vues en plan
d'électricité, drainage et de plomberie), les façades et les coupes, les perspectives des
structures, les détails des poteaux et poutres, ainsi qu’une maquette des bâtiments en
3D. Une maquette et des plans animés des infrastructures et ses constituants
organiques seront également produits dans le cadre de la promotion de la plateforme
agro-industrielle et des Centres d’agrégation et de services agricoles (CAS).

De façon synergique, au cours de sa mission, le Consultant devra travailler sur les


questions liées à l’électrification avec Côte d’Ivoire Energie et pour celles liées à
l’approvisionnement en eau potable avec l’Office National de l’Eau Potable (ONEP).

Embranchements socio-environnementaux et économiques


L’étude d’impact environnemental et social : le Consultant devra réaliser cette étude
de manière à :
i. examiner les interactions entre les émetteurs de nuisance des parcs
agroindustriels, des CAS et de leurs infrastructures connexes (VRD)
et les récepteurs de l’environnement subissant les immixtions
correspondantes tout en excluant les aspects qui ont peu ou pas de
pertinence par rapport aux impacts environnementaux de l’action
proposée ;

6
ii. identifier les éléments de l’environnement biophysique et social qui
peuvent être affectés par le projet et pour lesquels une
préoccupation publique et/ou professionnelle se manifeste ;
iii. identifier tous les impacts potentiels du projet sur l’environnement et
les évaluer à l’aide d’une méthode appropriée qui permettra de les
classer par ordre d’importance. Seuls les impacts significatifs feront
l’objet d’un examen approfondi. La mission proposera alors pour ces
derniers des mesures d’atténuation ou de bonification et un
programme de surveillance réalistes et faisables. Notamment la
question de gestion des effluents liquides, solides et gazeux pouvant
être générés avec l’activité des parcs agro-industriels et des CAS et
les impacts potentiels sur les activités connexes devront être étudiés
en détail ;
iv. proposer un plan de gestion des installations des parcs agro-
industriels et des CAS et des sites d’emprunt et de carrières ;
v. proposer également un plan de gestion des déchets (y inclus la
gestion des effluents liquides, solides et gazeux) produits par les
activités des parcs agroindustriels, des CAS et des ouvrages
connexes ;
vi. proposer également un plan de réinstallation des personnes dont
l’activité serait affecté par l’implantation des parcs agro-industriels,
des CAS et des ouvrages connexes au site ciblé.

A la fin de cette phase, le consultant devra préparer un rapport présentant entre


autres, les options proposées en termes du choix du nombre et des sites des agro-
parcs et des centres d’agrégation, les spéculations retenues, etc. la validation de ce
rapport conditionnera le passage à la deuxième phase.

(iv) C2. Phase II

i. Modèle de mise en œuvre et de gestion des Parcs Agro-industriels et des


CAS
- Proposer un schéma de structuration du financement du parc agro-
industriel et des CAS tenant compte des besoins estimés et du rôle des
acteurs, de manière à préciser les sous projets (SP) à financer (i) entièrement
par le secteur privé (unités industrielles, logistique, etc.); (ii) partiellement par
le secteur privé –PPP (énergie, ICT, etc.) et (iii) entièrement par le secteur
public (VRD, centres de formation, salle de conférence, guichet unique, site
d’expérimentation du CNRA, etc.); les deux derniers types de SP seront
couverts par les prestations prévues en phase II (APD/DCE, DAO, etc.). Ce
schéma de structuration constituera la base de travail du Gouvernement pour
l’organisation d’un Forum de l’investissement dans l’agro-industrie en faveur
de la zone de projet ;

- Elaborer un Dossier d’Appel d’Offre (DAO) complet pour les


infrastructures (Voiries et Réseaux Divers, Bâtiments Administratifs,
Approvisionnement en Eau Potable, Complexe socio-culturel (zone
d’hébergement, zone résidentielle, centre polyvalent de conférence et de
manifestations), Laboratoires, etc.), objet du présent appel d’offre, au format
prévu par le Code des Marchés Publics ivoirien. Le DAO doit comprendre
toutes les informations utiles qui permettront de lancer un appel d’offre pour
la réalisation des ouvrages. Les services prévus consisteront donc à présenter
une maquette de ce projet dans la forme la plus élaborée possible, afin
d’amener les études de faisabilité et les plans d’opérations à des niveaux
d’intérêt acceptables pour des investisseurs privés potentiels. Le consultant
devra produire un cahier de charges et un bordereau confidentiel des prix des
travaux à réaliser ;

7
- Dresser le profil des investisseurs souhaitant s’établir dans le Parc
Industriel ciblé dans les secteurs sus indiqués, y compris l’horizon temporel
des investissements à réaliser et le profil des installations souhaitées compte
tenu des normes admises en matière de sites de production et
d’infrastructures en identifiant clairement les industriels des pays
pourvoyeurs de sous-traitance et ceux menacés sur certains produits par la
hausse des coûts de production/des facteurs ou l’éloignement des marchés
importateurs, ainsi que le potentiel de création d’emplois dans les différents
secteurs ciblés ;

- Cadre légal et règlementaire : proposer le cadre légal et règlementaire


devant régir le fonctionnement des parcs agro-industriels et des CAS,
intégrant des mesures incitatives à prendre pour attirer le secteur privé.
Elaborer éventuellement des projets de textes y relevant.

- Proposer un modèle de gestion approprié : L’étude vise à proposer


différents scénarii des statuts juridiques des parcs agro-industriels et des CAS,
définir les cadres organiques idoines avec organigramme cohérent sous fond
de la prise en compte des aspects de la rentabilité financière, dans le respect
de la législation ivoirienne. L’étude identifiera la possibilité de structurer un
Partenariat Public Privé (PPP) composé de l’Etat et du secteur privé,
notamment pour ce qui concerne les parcs agro-industriels. Les compétences
y seront développées suivant la spécificité de chaque acteur au projet.
Proposer des modèles de gouvernance pour les parcs agro-industriels
et les CAS ;

- Proposer un schéma foncier : L’objectif est de parvenir à identifier, à


sécuriser et à mettre à la disposition des parcs agro-industriels et des CAS
l’assiette foncière nécessaire à leur mise en œuvre. L’étude définira le mode
d’acquisition et sa libération de toute occupation (y inclus les indemnisations).
En outre, l’étude élaborera un schéma foncier dont la mise en œuvre
permettra d’arriver à la mise à disposition des terres au profit des promoteurs
à installer. Enfin un plan d’action permettant d’exécuter toutes les opérations
foncières sera élaboré ;

- Déterminer la rentabilité financière des investissements : L’objectif est


d’estimer le coût des investissements des aménagements, des infrastructures
et équipements (y compris la technologie retenue) et son incidence sur le prix
de revient des produits primaires transformés en produits finis. L’étude
permettra de calculer les taux de rentabilité interne et économique sur le
court, moyen terme et long-terme, suivi de l'impact social (par effet
d'entrainement positif et négatif), proposer des solutions adéquates
économiques et écologiques, le seuil de rentabilité pour les parcs agro-
industriels, afin de s’assurer de la viabilité du projet. Il sera proposé un plan
chiffré d’entretien des ouvrages à réaliser afin de décrire les mesures à
prendre pour assurer la durabilité desdits ouvrages. L’étude déterminera
également les besoins en ressources humaines, les compétences techniques
requises ainsi que les fiches de postes des profils clés. Un plan
d’investissement (business plan) sera également élaboré, y compris une
analyse des risques et de la sensibilité.

IV. PROCEDURES A METTRE EN PLACE PAR LE CONSULTANT

Les principales procédures à mettre en place sont les suivantes


 Procédures budgétaires : Le consultant proposera les procédures de
préparation du budget annuel du projet en partant du programme d’activités,

8
l’exécution, le suivi, l’analyse et les révisions périodiques de ce même budget
lorsque nécessaire.
 Procédures de passation des marchés et de sélection des projets
cibles : Le consultant proposera les procédures d’élaboration du Plan de
Passation des Marchés (PPM) en référence au nouveau code des marchés
publics et des canevas de la BAD. Par suite, le consultant proposera les modèles
de demandes de manifestations d’intérêt pour les services et le suivi de leur
publication dans la presse nationale ou internationale si nécessaire, de même
que les modèles de dossiers de demande de proposition technique et financière.
En ce qui concerne la passation des marchés de fournitures, de biens et
d’équipements, le Consultant indiquera les modalités de montage des dossiers
d’appel d’offres sur la base des spécifications techniques, de réception des
offres, d’ouverture des plis et d’évaluation des offres, et de publication des
résultats.
 Procédures de trésorerie : Les procédures de trésorerie doivent notamment
faire ressortir le stock de dette à traiter, la programmation budgétaire, les
mécanismes de justification et de contrôle des dépenses exécutées. Il pourrait
être utile de rédiger des procédures spécifiques au financement des séminaires
et ateliers, incluant la préparation du budget du séminaire ou de l’atelier, la
prise en charge des dépenses par nature et la justification de ces dépenses.
 Procédures opérationnelles : Elles devront être à la fois détaillées et
spécifiques aux activités et à l’organisation du projet en faisant ressortir le
diagramme de circulation des documents, le traitement à effectuer et les
fonctions des personnes chargées de les exécuter, les supports utilisés, la
périodicité des traitements, les principaux contrôles réalisés, les modalités
d’enregistrement, de classement et d’archivage. Il est important de faire
ressortir à chaque étape de chacune des procédures opérationnelles, les
mécanismes de contrôle interne (vérification, visa d’approbation, etc.) à mettre
en œuvre pour assurer la fiabilité des données et éviter ou détecter les
anomalies.

V. PROFIL ET PERSONNEL CONSULTANT

Pour la réalisation des prestations dans les conditions de qualité et de délai prescrites,
le bureau d’études mettra en œuvre un dispositif en personnel fondé sur son
expérience dans le domaine de développement des agro-industries. La composition de
ce personnel sera définie et proposée par le bureau d’études dans son offre technique.

Le cabinet devra avoir le profil ci-dessous :


- être un Bureau d’études ayant une expérience générale d’au moins huit (08)
ans dans le domaine des stratégies de développement de l’agro-industrie,
et/ou la préparation d’étude de faisabilité de projets agroindustriels ;

- disposer d’une expérience avérée de plus de cinq (05) ans dans la conduite
d’études de faisabilités de projets similaires, avec preuves des prestations
antérieures jugées satisfaisantes par le bénéficiaire ;

- faire preuve d’une bonne connaissance des questions agricoles et/ou


agroindustrielles impliquant le secteur privé ;
- disposer d’une équipe d’experts multidisciplinaires capables de travailler dans
un environnement sectoriel et disposant d’une expérience à internationale.

Le personnel comprendra au moins :


- Un (01) Chef de mission : Expert en développement dans l’agro-
industrie spécialiste du secteur privé : Il aura en charge l'étude des
filières d'activités économiques, de chaînes de valeur agricoles. Il devra
également apporter un soutien par le biais d'initiatives visant à identifier

9
les mesures qui seront nécessaires afin d’améliorer le cadre réglementaire
et promouvoir le commerce et les investissements et des orientations pour
faciliter et renforcer la compétitivité du secteur privé. Il proposera les actions
et mesures visant à favoriser le développement efficace des partenariats
public-privé.
o Qualification :
 Avoir un diplôme d’étude supérieure ou universitaire en
gestion/administration d’entreprise, économie, droit commercial
ou tout diplôme équivalent de niveau BAC+5 au moins.

o Expérience professionnelle générale :


 Avoir au moins huit (08) ans d’expérience professionnelle dans le
domaine des stratégies de développement du secteur privé
notamment dans les secteurs agricoles et de l’agro-industrie

o Expérience spécifique :
 Avoir au moins cinq (05) ans d’expérience avérée dans la
préparation et la mise en œuvre de programmes/projets de
développement agro-industriels impliquant le secteur privé ;
 Avoir au moins cinq (05) années d'expérience professionnelle
dans la formulation et l’appui à la mise en œuvre de politiques et
stratégies de développement du secteur de l’agro-industrie ;
 Avoir réalisé au moins cinq (05) missions similaires ayant trait au
développement de projets d’appui à l’investissement privé dans
le secteur agricole et préférentiellement dans les pays en voie de
développement ;

 Avoir réalisé au moins cinq (03) projets d’études des procédés


industriels de transformation agro-alimentaire et d’utilisation de
technologies de traitement des produits agricoles ;
 Avoir de l’expérience dans l'étude de filières d'activités
économiques, de chaines de valeur agricole et de développement
économique territorial serait un atout.

 Avoir cinq (05) ans d’expérience en matière d’analyse de


montages contractuels dans le domaine du Partenariat Public
Privé en Agriculture avec au moins une expérience de montage
de contrat type PPP dans le secteur agricole ;

 Avoir au moins cinq (05) développement des outils de suivi, de


contrôle et d’évaluation des projets de PPP dans le domaine
agricole ;

 Avoir une expertise dans l’évaluation des opportunités


d’investissement dans les parcs industriels, l’élaboration, la mise
en œuvre et le suivi de projets et programmes agricoles dans le
cadre des PPP.
Temps d’intervention : quatre (04) hommes/mois
- Un (01) ingénieur, Expert agro-industriel ou en technologie agro-
industriel qui sera en charge de la formulation et la préparation du projet. Il
aura le profil suivant :

o Qualification :

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 Avoir un diplôme d’ingénieur ou d’étude supérieure ou
universitaire en sciences agronomiques, agroalimentaires, agro-
industrie ou tout diplôme équivalent de niveau BAC+5 au moins.

o Expérience professionnelle générale :


 Au moins huit (08) ans d’expérience professionnelle dans le
domaine de l’agro-industrie.

o Expérience spécifique :
 Avoir au moins cinq (05) ans d’expérience avérée dans la
conduite des études similaires ;

 Avoir réalisé au moins cinq (05) projets d’études des procédés


industriels de transformation alimentaire et technologies de
traitement des produits agricoles, de conditionnement et de
logistique.
Temps d’intervention : trois (03) hommes/mois

- Un (01) expert en analyse économique et financière spécialiste en


inclusion financière : il sera responsable de l’étude de faisabilité
économique et financière des parcs agro-industriels et des Centres
d’agrégation et de services agricoles. Il sera également en charge de la
réalisation de l’étude de marché, de l’amont à l’aval avec l’assistance d’une
équipe d’enquêteurs. De plus il sera en charge de l’identification et de la
définition des stratégies de financement des très petites, petites et moyennes
entreprises des filières à développer y compris les mécanismes de partage de
risque, le financement des chaînes d’approvisionnement, le financement
agricole et le rôle des institutions de financement. Il mettra également en
place des mécanismes de paiement électronique en collaboration avec
l’expert TIC de l’étude ET1.
o Qualification :
 Avoir un diplôme d’étude supérieure ou universitaire en
agroéconomie, en économie, en gestion financière, ou autre
diplôme équivalent de niveau BAC+5 au moins ;
o Expérience professionnelle générale :
 Avoir au moins sept (07) années d’expérience professionnelle
générale dans le domaine des études économiques et financières ;

Expérience spécifique :
o
 Avoir au moins cinq (05) années d’expérience en tant que
spécialiste chargé des études de faisabilité économique et
financière de projets de développement ;
 Avoir au moins cinq (05) années d’expérience en étude de marché,
élaboration de Business Plan, conseil et en stratégie marketing ;
 Avoir réalisé au moins trois (03) ans d’expérience dans la
structuration de gammes de produits tel que les instruments
d’atténuation des risques liés aux prêts notamment pour le
secteur agricole et les produits de garantie ;
 Avoir réalisé au moins trois (03) projets dans des fonctions
similaires (expert en inclusion financière) ;
 Avoir réalisé au moins deux (02) prestations similaires,
notamment des modèles financiers de projets agro-
industriels.
Temps d’intervention : un (01) homme/mois

11
- Un (01) expert en logistique et chaîne de valeur ou
d’approvisionnement /distribution : Il sera responsable du
dimensionnement et de la mise en relation des Centres d’agrégation et de
services agricoles et les parcs agro-industriels.

oQualification :
 Avoir un diplôme d’étude supérieure ou universitaire en
logistique ou autre diplôme équivalent de niveau BAC+5 au
moins ;
o Expérience professionnelle générale ;
 Avoir au moins huit (08) années d’expérience professionnelle
générale dans les études et réalisations des projets
comprenant des plateformes logistiques.
o Expérience spécifique :
 Avoir au moins cinq (05) années d’expérience en localisation
et dimensionnement des unités de production, hubs,
entrepôts et dépôts ;
 Avoir au moins cinq (05) années d’expérience en analyse de
chaîne logistique pour la grande distribution ;
 Avoir réalisé au moins deux (02) études d’optimisation de
réseau de d’approvisionnement et de distribution ;
 Avoir réalisé au moins deux (02) prestations similaires.
Temps d’intervention : un (01) homme/mois

-Un (01) expert sociologue : Il sera en charge des aspects socio-


économiques du projet. Spécialiste en mesure de sauvegardes sociales et plan
de réinstallation des populations impactées, il sera également responsable de
l’élaboration d’un schéma foncier, et co-responsable de l’Evaluation
environnementale et sociale Stratégique (EESS), de l’étude d’impact
environnemental et social (EIES), du plan de gestion environnementale et
sociale (PGES) et du Plan d’actions pour la Réinstallation-PAR
(éventuellement).
o Qualification :
 Avoir un diplôme d’étude supérieure ou universitaire en socio-
économie, en science sociologique ou équivalent de niveau
BAC+5 au moins.
o Expérience professionnelle générale :
 Avoir au moins dix (10) ans d’expérience professionnelle dans le
foncier rural et l’atténuation des impacts sociaux dans le
domaine agricole ou agro-industriel.
o Expérience spécifique :
 Avoir au moins cinq (05) ans d’expérience en matière d’études de
faisabilité de projets agricoles ou agro-industriels ;
 Avoir réalisé au moins deux (02) projets similaires ;
 Avoir de bonnes connaissances des enjeux du système foncier et
de la gestion des impacts sociaux des projets de développement en
Afrique de l’Ouest.
Temps d’intervention : Deux (02) homme/mois

- Un (01) expert architecte concepteur : Il sera en charge de conception


architecturale et des calculs liminaires de structure des parcs agro-industriels
et des centres d’agrégation et de services agricoles :
o Qualification :
 Avoir un diplôme d’étude supérieure ou universitaire en
architecture ou tout autre diplôme équivalent de niveau BAC+5
au moins ;
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oExpérience professionnelle générale :
 Au moins cinq (5) ans d’expérience professionnelle dans le
domaine de la conception architecturale et des calculs.
o Expérience spécifique :
 Avoir au moins trois (03) ans d’expérience dans le cadre de l’étude
et de la réalisation de plans d’aménagement, d’architecture et de
maquettes ;
 Avoir au moins trois (03) en conception et planification de projets
architecturaux et urbanistiques ;
 Avoir réalisé au moins deux (02) projets similaires ;
 Maîtriser au moins deux (02) logiciels de conception architecturale
et de calculs de structures.
Temps d’intervention : deux (02) hommes/mois

- Un (01) ingénieur Civil : Il sera en charge des études d’ingénierie liées à la


réalisation des installations prévues dans les parcs agro-industrielles et les
centres d’agrégation et de services ainsi que les voiries et réseaux divers
(routes, assainissement, énergie, etc.), les bâtiments et ouvrages connexes et
rendre disponible les APD et Dossiers d’Appel d’Offre.
o Qualification :
 Etre Ingénieur du Génie Rural, des Travaux Publics, Ingénieur Génie Civil
ou équivalent de niveau BAC+5 au moins ;

oExpérience professionnelle générale :


 Avoir au moins cinq (05) ans d’expérience dans le domaine de
la maîtrise d’œuvre (Etudes et Contrôle) des travaux de
réalisation des voiries et réseaux divers (routes,
assainissement, énergie, TIC, etc.)
o Expérience spécifique :
 Avoir au moins trois (03) ans d’expérience en tant
qu’Ingénieur d’Etudes ;
 Avoir réalisé au moins deux (02) projets similaires.
Temps d’intervention : trois (03) hommes/mois

-Un (01) expert énergétique : Il aura en charge les études et réalisations


des réseaux électriques, le calcul des puissances nécessaires aux machines,
dimensionner les alimentations électriques et autres études similaires. Il devra
disposer de compétence en énergie renouvelable.
o Qualification :
 Etre un Ingénieur électromécanicien, énergéticien, ou
équivalent avec un niveau BAC+5 au moins ;

o Expérience professionnelle générale :
 Avoir au moins cinq (05) années d’expérience professionnelle
générale dans les études et réalisations d’équipements et réseaux
électriques ;
o Expérience spécifique :
 Avoir au moins trois (03) d’expériences en tant que chargé
d’études, chef de projet, dans une structure technique
exerçant dans le domaine de l’électricité ;
 Avoir au moins trois (03) années d’expérience dans les
études similaires d’alimentation en électricité des zones
industrielles et production d’énergie (y compris verte) ;
 Avoir réalisé au moins trois (03) projets similaires.
Temps d’intervention : deux (02) homme/mois

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-Un (01) expert environnementaliste : il sera responsable de l’évaluation
environnementale et sociale stratégique (EESS). Il devra contribuer à
l’élaboration des Etudes d’Impact Environnementale et Sociale (EIES), du Plan
de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), et éventuellement du Plan
d’Action pour la réinstallation (PAR), pour la gestion des impacts
environnementaux et sociaux. Il devra disposer de compétence en gestion des
effluents et valorisation des déchets.
o Qualification :
 Avoir un diplôme d’étude supérieure ou universitaire en
environnement, agronomie, ou autre diplôme équivalent avec
un BAC+5 au moins.
o Expérience professionnelle générale :
 Avoir au moins dix (10) années d’expérience professionnelle
générale dans le domaine des études d’impact
environnemental et des questions de développement durable.
o Expérience spécifique :
 Avoir au moins cinq (05) années d’expérience avérée dans le
domaine de l’évaluation environnementale et sociale des
projets des grandes envergures et dans la préparation de
documents d’évaluation d’impact environnemental et social ;
 Avoir réalisé au moins trois (03) projets similaires.
Temps d’intervention : un (01) homme/mois

- Un (01) expert juriste-fiscaliste : Il est chargé de monter le cadre juridique


et institutionnel nécessaire pour le bon fonctionnement des parcs agro-
industriels et le mode de gestion du système dans le cadre d’un partenariat
public privé. Il sera également de la préparation des projets de textes
juridiques pour la mise en place de cadres réglementaires et institutionnels
pour la promotion et la gestion des parcs agro-industriels et des CAS. Il sera
aussi chargé du droit fiscal et de faire de proposition de reformes spécifiques
de finances publiques pour captiver le secteur privé de façon stratégique.
o Qualification :
Avoir un diplôme d’étude supérieure ou universitaire en Droit fiscal, expertise et
comptable ou équivalent, de niveau BAC+5 au moins :
o Expérience professionnelle :
 Avoir au moins cinq (05) années d’expériences générales dans
les questions juridiques et institutionnelles nécessaires au
montage des projets publics-privés.
o Expérience spécifique :
 Avoir au moins cinq (05) années en tant juristes/ avocat
d’affaire dans des projets similaires du secteur agro-
industriel ;
 Avoir au moins réalisé trois (03) projets similaires.
 Avoir une bonne connaissance des expériences de
développement de projets PPP en Afrique
Temps d’intervention : deux (02) homme/mois

- Un (01) ingénieur réseaux télécoms : Il est chargé de concevoir les


réseaux et autres équipements nécessaires à la viabilisation des parcs agro-
industriels et des CAS et à leur connexion aux réseaux existants (fibres
optiques, etc.).
o Qualification :

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 Avoir un diplôme d’étude supérieure ou universitaire en
sciences et Technologies, en réseau et télécom ou autre
diplôme équivalent de niveau BAC+5 au moins :
o Expérience professionnelle :
 Avoir au moins huit (08) années d’expérience en
développement des compétences en infrastructures de
réseaux d'opérateurs de réseaux téléphonique et certaines
technologies associées.
o Expérience spécifique :
 Avoir au moins cinq (05) ans d’expériences générales dans la
production, l’exploitation et le support en IT dans le domaine
des plateformes réseaux TCP (Transmission Control Protocol)
et IP (Internet Protocol) ;
 Avoir au moins deux (02) ans d’expérience en administration
de réseaux informatiques et l’interconnexion de réseaux ;
 Avoir au moins réalisé trois (03) projets similaires.
Temps d’intervention : un (01) homme/mois

VI. OBLIGATIONS DU CLIENT ET DU CONSULTANT

1- Obligations du Commanditaire

Le Client fournira au Consultant toutes les informations ainsi que toutes autres
données dont il dispose et qui sont jugées nécessaires par ce dernier pour
l’accomplissement de sa mission.

Le Client répondra en temps réel aux sollicitations du Consultant pendant toute la


durée de la mission, notamment pour tout ce qui concerne les problèmes nécessitant
l’intervention des autorités administratives locales.

2- Obligations du Consultant

Pendant toute la durée de sa mission, le Consultant collaborera étroitement avec le


Client et ses représentants. Tout en restant le seul responsable des études.

Le Consultant pourvoira à tous les moyens humains, financiers et matériels


nécessaires à l’accomplissement de sa mission dans les meilleures conditions
possibles.

Le Consultant mettra en place et à sa charge le personnel ayant les qualifications et


l’expérience requises pour la réalisation complète et correcte de ses tâches qui lui sont
confiées conformément aux présents termes de référence.

Le Consultant fera un usage confidentiel des informations reçues par le Client. Il


tiendra un inventaire des documents reçu qu’il se fera fort de restituer à la fin de sa
mission.

Le Consultant reste seul responsable des dispositions qu’il propose, l’approbation du


Client étant la seule à pouvoir constater définitivement la bonne exécution de sa
mission.

X- DELAI D’EXECUTION

La prestation du Consultant est d’une durée totale de quatre (04) mois répartis en
deux (02) étapes qui sont :

1- Première Phase : d’une durée de deux (02) mois

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2- Deuxième Phase : d’une durée de deux (02) mois

Annexe 2 : Chronogramme de travail de la mission

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