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Fiche de Lecon Tle D 4

La leçon aborde les conditions de la liberté en société, en mettant l'accent sur la nature sociale de l'homme et le rôle de l'État. Elle explore les relations entre l'État et la Nation, ainsi que l'omniprésence de la violence dans les interactions sociales. Enfin, elle souligne que la liberté individuelle est liée au respect des institutions établies par la société.

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Fiche de Lecon Tle D 4

La leçon aborde les conditions de la liberté en société, en mettant l'accent sur la nature sociale de l'homme et le rôle de l'État. Elle explore les relations entre l'État et la Nation, ainsi que l'omniprésence de la violence dans les interactions sociales. Enfin, elle souligne que la liberté individuelle est liée au respect des institutions établies par la société.

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FICHE DE LECON Tle D

PROFESSEUR : M. SAKO DAOUDA DRAMANE


ÉTABLISSEMENT : COLLÈGE LA MAISON DE BAMBI
CLASSE : TERMINALE D
COMPÉTENCE : TRAITER UNE SITUATION RELATIVE AUX CONDITIONS DE
L’HOMME DANS LA SOCIÉTÉ
THÈME : LES CONDITIONS DE LA LIBERTÉ
LECON II : LA VIE EN SOCIÉTÉ
DURÉE : 9 HEURES
Tableau des habiletés/contenus

Habiletés Contenus
Connaître La nature sociale de l’homme
Le droit comme fondement de l’Etat

Distinguer L’Etat de la Nation


La justice comme finalité de l’Etat et de la Nation

Montrer L’omniprésence de la violence dans l’espace social


Le rôle d’autrui dans la manifestation de la liberté

Apprécier Les conditions de la liberté en société

Situation d’apprentissage :
Dans le cadre de ses activités socio-culturelles, le club de philosophie Lycée Classique de
Bouaké organise une conférence sur la vie en société à laquelle participent les élèves de la
Terminale D. Pour mieux comprendre les arguments du conférencier sur la complexité de la vie
en société, les élèves de retour en classe, cherchent à connaître la nature sociale de l’homme, les
fondements de la société, expliquer l’omniprésence de la violence dans la société et apprécier le
rôle des autres dans la manifestation de la liberté.

Matériel/Support Bibliographie

Programme classe de Terminale -La Philosophie Terminales L, S


-Cahier d’activités classe de T e r m i n a l e -Les chemins de la pensée
-Internet -Abrégé de Philosophie
-Les Méthodes du BAC
DEROULEMENT DE LA LEÇON
Activités
Moments Stratégies
de
Didactiques / Pédagogiqu Activités de l’élève Trace écrite
l’enseigna
Durée es
nt

COMPETENCE II
Leçon 2 : La vie en société
LA PHASE
DE INTRODUCTION
Enoncé de la
PRESENTA situation Parmi tous les êtres vivants, l’homme est le seul à vivre
TION en société, c’est-à-dire au contact de ses semblables.
d’apprentissage
Cependant, cette existence collective est-elle réellement
avantageuse pour lui ? Lui permet-elle de demeurer libre?

I-L’HOMME, UN ÊTRE SOCIAL.


A- L’origine sociale de l’homme.
La société est une communauté d’individus ayant
LA PHASE
des rapports organisés et des échanges de services.
DE
Sur son origine, deux thèses s’opposent : la thèse
DEVELOPP
naturaliste et la thèse culturaliste.
EMENT
Selon la thèse naturaliste défendue par Aristote, la
société découle de la nature même de l’homme, qui est,
par essence, un être social. Dans La Politique, il affirme
d’ailleurs que « l’homme est par nature un animal
politique ». ».
À l’inverse, les penseurs culturalistes dont les
philosophes du contrat tels que Thomas Hobbes, John
Locke ou Jean-Jacques Rousseau considèrent que la
société résulte d’un contrat, c’est-à-dire d’un accord
conclu entre les hommes. Hobbes écrit ainsi : « Si l’on
examine de près les raisons pour lesquelles les hommes
s’assemblent et trouvent plaisir à vivre en société, on
verra que cela ne se produit que par accident et non par
une nécessité naturelle. » (Du citoyen).
Qu’elle soit donc d’origine naturelle ou issue d’un
accord, la sociabilité reste une condition essentielle :
l’homme vit toujours, inévitablement, avec et parmi les
autres.
B -La relation nécessaire à autrui
La présence de l’autre est non seulement nécessaire
mais aussi une condition de notre humanisation.
Cette évidence à amener certains philosophes
rationalistes et existentialiste comme GEORG
WILHELM FRIEDRICH HEGEL et JEAN
PAUL SARTRE à rejeter l’existence solitaire au
détriment de la vie communautaire.
En effet, la connaissance de notre conscience nous
est révélée par autrui c’est-à-dire notre alter-ego (un
autre moi). Dans L’existentialisme est un
humanisme, Sartre affirme : « Pour obtenir une
vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par
l’autre ». La présence d’autrui contribue à ma prise
de conscience qui devient source et synonyme de
liberté et d’épanouissement. Ma liberté, mon
épanouissement et mon humanisation dépendent
donc essentiellement du respect et de la
considération que les autres m’accordent. A ce
propos Lucien Malson dans Les enfants sauvages
écrit : « Avant la rencontre d’autrui et du groupe,
l’homme n’est rien d’autre que des virtualités aussi
légères qu’une transparente vapeur ». Ainsi, nous
reconnaissons en l’autre un être indispensable. Ce
qui veut dire que dans les moments les plus durs de
notre existence mais aussi dans les moments de joie
l’autre nous est indispensable. C’est lui qui nous
console, nous soutient, nous réconforte, nous assiste
devant les cas de malheur, de maladies…Dès lors,
on peut partager ce point de vue de SEYDOU
BADIAN qui dans Sous l’orage fait
observer : « l’homme n’est rien sans les autres ».
Si la société se révèle comme le lieu de
l’intersubjectivité, pour harmoniser les relations
entre les individus, une autorité politique s’impose.
II-L’ETAT ET LA NATION, FORMES
D’ORGANISATION SOCIALE

A- La nécessité de l’Etat
L’État est une organisation politique, administrative et
juridique qui détient l’autorité sur un territoire
déterminé. Il a pour mission d’établir les lois qui
forment le droit positif. A travers le respect des lois, il
garantit la liberté et la sécurité des individus et de
leurs biens. C’est d’ailleurs ce que souligne
SPINOZA dans Traité Théologico- politique : « La
fin de l’Etat est donc en réalité la liberté ». La
vocation de l’Etat est donc de défendre et de
protéger les individus contre les injustices, les
inégalités, les violations des libertés.
En outre, l’Etat vise l’unité sociale à travers
l’édification de la Nation.
B- L’Etat, moyen d’édification de la nation
La Nation se distingue de l’Etat. En effet, l’idée de
Nation implique l’idée d’une unité spontanée,
tandis que celle d’Etat relève d’une organisation
artificielle.
En effet, d’une part, la nation est une unité
organique dont les liens sont multiples : ils sont à la
fois géographiques, ethniques, linguistiques,
politiques et même religieux. D’autre part, la
Nation doit aussi son existence à la formation et au
développement d’une conscience collective. Pour
ERNEST RENAN (1823-1892), une Nation est
avant tout : « Une âme, un principe spirituel ».
Cette âme renvoie à deux choses : l’une est dans le
passé, c’est « la possession en commun d’un riche
legs de souvenirs » heureux ou malheureux. L’autre
est dans l’avenir : « C’est le consentement actuel, le
désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à
faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis ».
Qu’est-ce qu’une Nation ?
Ainsi, la nation est en perpétuelle édification, tâche
qui incombe à l’Etat. Retenons que l’Etat et la
Nation sont étroitement liés. Mais sur quel
fondement reposent-ils ?
 Le droit renvoie au droit positif qui évoque
l’ensemble des dispositions réglementaires
qui sont instaurées au sein d’une société par
une autorité souveraine afin d’organiser de
façon efficace, harmonieuse et équilibrée la
vie communautaire.
 Dans la vie en société, la justice est une
institution chargée d’appliquer le droit, de
faire respecter la loi et de réparer les torts
subis par les victimes de l’injustice. C’est
aussi une vertu qui nous demande de
prendre notre dû et d’attribuer à chacun ce
qui lui revient.

III-L’OMNIPRESENCE DE LA VIOLENCE
DANS L’ESPACE SOCIAL
A- Les relations conflictuelles
la vie en société est fréquemment le théâtre de
confrontations, de tensions interpersonnelles et de
violences. La violence se définit comme un usage
excessif ou illégitime de la force. Elle se manifeste
chaque fois qu’un individu ou un groupe cherche, par
divers moyens, à dominer, faire souffrir, aliéner ou
détruire un autre individu ou groupe. Pour Hegel et
Jean-Paul Sartre, la présence d’autrui se révèle à
travers une expérience de conflit originel.
Chez Hegel, ce conflit conduit à une reconnaissance
réciproque, illustrée par la célèbre dialectique du
maître et de l’esclave exposée dans La
Phénoménologie de l’esprit. C’est dans cette opposition
que chaque conscience acquiert une identité propre, celle
du maître ou celle de l’esclave. Quant à Sartre, il voit
en autrui un être fondamentalement différent : « il est un
autre moi, c’est le moi qui n’est pas moi ». Ce rapport
conflictuel se manifeste aussi à l’intérieur de soi,
notamment à travers des expériences comme la honte.
Dans L’Être et le Néant, Sartre écrit : « La honte est
toujours honte devant quelqu’un (…) J’ai honte de moi
tel que j’apparais à autrui. Et par l’apparition même
d’autrui, je suis en mesure de porter un jugement sur
moi-même comme sur un objet ». Autrui est donc
celui qui me chosifie, qui m’aliène et me prive de
ma liberté. C’est en ce sens que la force de l’Etat se
révèle nécessaire à l’harmonie sociale.

B- La violence nécessaire de l’Etat

Sur le plan social, la violence peut apparaître comme


une réponse aux injustices socio-économiques et à
la misère. Selon Nicolas Machiavel (philosophe et
homme politique italien, 1469-1527), la violence
constitue un mal nécessaire, car les hommes sont
fondamentalement imparfaits. Dans Le Prince, il
affirme : « Qui veut faire entièrement profession
d’homme de bien ne peut éviter sa perte parmi tant
d’autres qui ne sont pas bons (…) La fin justifie les
moyens ». Autrement dit, un dirigeant qui refuserait
tout usage de la violence risquerait de causer sa
propre chute ainsi que celle de son État. Dans les
sociétés modernes, l’État détient le monopole de la
violence légitime et légale, qu’il exerce à travers trois
pouvoirs essentiels : le législatif, l’exécutif et le
judiciaire. Ces instances, qu’elles soient séparées ou
non, assurent son autorité et garantissent son
fonctionnement.
Selon Louis Althusser (philosophe français
contemporain), ces structures se divisent en deux
grands ensembles :

 Les Appareils idéologiques d’État (A.I.E.) :


médias, école, religion, travail, sport,
culture… par lesquels l’État diffuse sa vision
du monde et façonne les consciences ;
 Les Appareils répressifs d’État (A.R.E.) :
police, armée, justice, administration… par
lesquels il impose sa domination par la
contrainte.

Ainsi, cette analyse montre que la violence,


lorsqu’elle est encadrée par l’État, semble
indispensable au maintien de l’ordre et de la justice.
Cependant, l’usage de la violence ne risque-t-il pas,
malgré tout, de nuire au citoyen?

C- Les limites de l’Etat

Appelée force publique, la violence fait souvent de


l’Etat une machine d’oppression et de domination.
En effet, l’Etat confisque les libertés individuelles et
collectives en abusant de son pouvoir. C’est ce que
laisse transparaitre les analyses de Marx et des
anarchistes des individualistes tels que Bakounine,
Proudhon et Stirner. Pour Marx l’Etat est un système
d’exploitation au service de la classe dominante
c’est-à-dire la bourgeoisie. Max Stirner insiste sur le
caractère liberticide de l’Etat « L’Etat ne
poursuit jamais qu’un seul but : limiter, enchainer,
et assujettir l’individu… » écrit-il dans L’unique et
sa Propriété. L’Etat, c’est donc le mal radical,
soutiennent les anarchistes. La liberté de l’individu
impose sa disparition.
CONCLUSION

La vie en société expose l’homme à de nombreux défis,


dont celui, fondamental, de la liberté. Mais à quel prix
cette liberté peut-elle être conquise et préservée ?
L’étude des notions de société, d’État, de nation, de
droit, de justice et d’autrui révèle que l’homme demeure
le principal acteur de sa propre liberté. Celle-ci repose
sur le respect des institutions qu’il a lui-même établies,
mais qu’il lui appartient également de réformer ou de
contester lorsque ces institutions ne répondent plus à ses
aspirations.

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