Generic 50800868
Generic 50800868
Biodiversity and its components are highly complex at local, national and regional scales, and
their assessment requires different techniques of studies and monitoring from scientific dis-
ciplines. In the frame of the BIOTA research project, methods have been harmonized for each
taxonomic group studies conducted in different sites by different research teams. This chapter is
designed to present such methods and techniques used in the field to assess and monitor bio-
diversity at different scales of ecological organization (species, population, ecosystem and land-
scape level). Particular emphasize is given to plants, ants and termites, fishes, amphibians, and
bats.
Fig. 10.0: La méthode d’échantillonnage par boîtes est le meilleur moyen d’évaluer de façon quantitative les
communautés de tétards résidant dans les étangs et les flaques d’eaux. | The box sampling method is the
best way to quatitativelöy assess tadpole communities in ponds and puddles. MMO
10: Methodes | Methods
10.1
d’échantillonnage variables.
Collecte des données sur les
plantes Il existe principalement trois types d’échantillonnage :
L’échantillonnage aléatoire qui est basé sur un choix au hasard
des sites d’observation;
Adjima Thiombiano La végétation est l’une des caractéristiques majeures de la biogéo- L’échantillonnage systématiquek qui consiste à quadriller la
Karen Hahn-Hadjali graphiek et se définit comme étant l’ensemble des communautés zone d’étude puis à sélectionner les sites sur la base d’un pas éta-
Annick Koulibaly végétales renfermant la florek qui consiste en une liste de toutes les bli (ou distance fixe entre les sites);
Brice Sinsin espèces végétales d’une région donnée. Recueillir des informations L’échantillonnage stratifié qui consiste à classifier d’abord en dif-
sur la végétation contribue à résoudre les problèmes écologiques férents types de formations puis à choisir à l’intérieur de chaque
liés par exemple à la conservation biologique ou même à prendre type un échantillon pris au hasard ou de manière systématique.
des mesures d’aménagement de certains milieux. Cela peut égale-
ment servir de base pour prédire les changements futurs. Dans le cadre de BIOTAk, nous avons surtout privilégié l’échan-
Dans le but d’obtenir une information juste de la végétation d’une tillonnage stratifié qui permet à toutes les communautés d’être pri-
région, il est nécessaire de mener à la fois des travaux de terrain et ses en compte et de rendre les observations plus fiables. Les obser-
des observations en laboratoire. vations effectuées dans chaque site peuvent porter sur :
Des relevésk floristiques (simples listes, Fig 10.1)
Dans l’impossibilité matérielle de parcourir entièrement les zones à Des relevés phytosociologiquesk (avec des coefficients affectés
étudier (au regard de leur superficie, de leur accessibilité, de la diver- à chaque espèce pour exprimer leur poids et leur fréquence res-
sité des facteurs à mesurer), il est souvent prélevé des échantillons pectifs, Fig. 10.2)
642
Des mesures dendrométriques (mesures des diamètres et hau-
teurs, Fig.10.3)
le tout sur la base de fiches conçues au préalable. En outre, une
récolte d’échantillons a toujours accompagné ces observations
en vue de préciser la détermination, d’enrichir les différents her-
biersk et de constituer une base de données pour les travaux ul-
térieurs (Fig.10.4). Tout échantillon collecté doit être le plus
complet possible (fleurs, fruits, tiges, feuilles et racines pour les
10.1
monocotylédonesk).
Dans le cadre du programme BIOTA nous avons mené les observa-
tions de terrain à travers 2 dispositifs :
1. Des observatoires permanents installés le long de gradients
climatiques dans lesquels nous menions des inventaires de fa-
çon périodique (chaque 3 ans) en considérant un gradient
d’utilisation de l’Homme (aires protégées et zones d’activités
humaines) ;
2. Des sites distribués dans les différentes zones écologiques de
chaque pays en rapport avec les travaux de thèse des étudiants.
Une méthode standard a été utilisée par tous les acteurs du pro-
10.2
643
10: Methodes | Methods
gramme, ce qui est indispensable à une synthèse future et une com- Fournir des données fiables pour la validation des différents
paraison entre les sites. modèles développés çà et là sur la végétation, et sur les change-
Les objectifs poursuivis à travers cette méthode standard et les ob- ments climatiquesk
servatoires sont : Impliquer les différents acteurs et promouvoir l’harmonisa-
Collecter des données scientifiques fiables au profit des tion des méthodes à l’échelle de chaque pays et en Afrique de
chercheurs, étudiants, gestionnaires des parcs et décideurs l’Ouest.
politiques
Dispositif d’ensemble des observatoires
L’étude de la flore et de la végétation reposait sur une série de 3
placeaux imbriqués dont les superficies sont : 100 m², 1 000 m² et
10 000 m² (Fig. 10.5).
644
Afrique de l’Ouest | West Africa
1. L’inventaire floristique simple (10 000 m²) a été appliquée par tous les étudiants doctorants. Dans chaque pla-
Il s’agit d’un inventaire floristique itinérant qui consiste à parcourir ceau (homogène et représentatif) toutes les espèces ligneuses sont
une aire donnée et d’en recenser les différentes espèces sur la base recensées puis un coefficient d’abondance-dominance (fréquence
de leur présence (Fig. 10.2). C’est la méthode qui a été appliquée à et poids de l’espèce) est affecté à chacune d’elles. Ces coefficients
l’échelle d’un hectare (100 m x 100 m). Méthode rapide et simple, qui prennent en compte le nombre d’individus ainsi que leur recou-
elle est souvent sollicitée dans plusieurs cas notamment lorsque la vrement, sont estimés visuellement et exprimés en pourcentage.
superficie à inventorier est relativement importante, ou lorsqu’on Pour ce faire, l’échelle à 6 coefficients de Braun-Blanquet a été utili-
veut disposer de la liste des espèces sur une aire donnée. Cette mé- sée (Tab. 10.1).
thode présente l’avantage d’être rapide mais ne considère pas la fré- Dans le cas des observatoires de BIOTA nous avons effectué un
quence et le poids de chacune des espèces ; toutefois, elle permet inventaire des espèces ligneuses et à chacune d’elles un coefficient
une bonne comparaison de la phytodiversiték entre les biomes. d’abondance-dominance a été appliqué en utilisant l’échelle de
Londo (Tab. 10.2) et en fonction des strates.
2. Les relevés des ligneux (1 000 m²)
Les relevés k phytosociologiques Mesures dendrométriques
Cette méthode a surtout été utilisée par les étudiants doctorants sur En plus des travaux phytosociologiques des mesures ont été ef-
leurs sites d’étude. Ce sont des relevés qui permettent de décrire, de fectuées par les doctorants dans des placeaux de 1 000 m² (ou de
caractériser, de classifier et de suivre la dynamique des associations 30 × 30 m) en vue d’apprécier l’état des structures de populations
végétales. de différentes communautés végétales ou de certaines espèces choi-
Dans le cadre de BIOTA une approche phytosociologique basée sies sur la base de certains critères (importance socio-économique,
sur des relevés effectués dans des placeaux de 1 000 m² (rectangles écologique, etc.). Pour ce faire, tous les individus ligneuxk de dia-
de 50 m de long sur 20 m de large) ou dans des carrés de 30 × 30 m mètre à hauteur de poitrine (DHP) ≥ 5 cm et de hauteur ≥ 1,30 m
often applied when the area to be inventoried is relatively large the number of individuals as well as their coverage and are es-
or when one wants to have a species list for a given area. This timated visually and expressed in percentages. To do this, the
method has the advantage of being rapid, however it does not scale of six Braun-Blanquet coefficients was used (Tab. 10.1).
consider the frequency and the weight of each of the species; In the case of BIOTA observatories, we did a ligneous species in-
nonetheless, it permits a good comparison of phytodiversityk ventory and additionally, an abundance-dominance coefficient
between different biomes. was applied by using the Londo scale (Tab. 10.2) and according
to the function of strata.
2. Ligneous inventories (1 000 m²)
Phytosociological relevésk Dendrometric Measures
This method was used mostly by PhD students on their study In addition to the phytosociological work, measurements were
sites. These are reports that enable the description, character- taken by PhD students in 1 000 m² (or 30 x 30 m) plots with the
ization, classification of plant associations and allow following aim of assessing population structures of different plant com-
their dynamics. munities or some selected species, their selection based on cer-
tain criteria (socio-economic, ecological importance, etc.). To
In the framework of BIOTA, a phytosociological approach based do this, all ligneous individuals with a diameter at breast height
on relevés done in 1 000 m² plots (rectangles 50 m long by (DBH) ≥ 5 cm and height ≥1.30 m were measured by using a
20 m wide) or in 30 x 30 m squares were applied by all the PhD timber callipers (Fig. 10.3) or a Pi-Tape Linear Measure (for the
students. In all plots (homogenous and representative) all the diameter) and a graded pole or a clinometer (e.g. Suunto, for
ligneousk species were inventoried then an abundance-dom- height). Furthermore, additional notes were taken on the form
inance coefficient (frequency and weight of the species) was of the individuals, their state of health, as well as their phenol-
allocated to each of them. These coefficients take into account ogy. All plant individuals that did not fulfil the measurement
645
10: Methodes | Methods
sont mesurés en utilisant un compas forestier (Fig. 10.3) ou un ru- de Braun-Blanquet sont utilisées sur la base d’une appréciation du
ban pi (pour le diamètre) et une perche graduée ou un inclinomè- nombre d’individus et de leur recouvrement.
tre (p.e. Suunto, pour la hauteur). En outre, des observations com- Dans le cadre d’études spécifiques, la méthode des points quadrats
plémentaires ont souvent porté sur la forme des individus, leur état a quelquefois été utilisée sur des lignes de 25 à 50 points de lecture
sanitaire ainsi que leur phénologie. Tous les individus végétaux ne en vue d’apprécier la diversité floristique, la fréquence spécifique et
remplissant pas les conditions de mesure sont pris en compte dans la contribution spécifique.
la régénération. Les résultats de ces mesures permettent de dégager Enfin, dans le cadre de l’estimation de la capacité de charge, des
la tendance progressive ou régressive des différentes populations mesures de biomasse ont été effectuées sur des placettes de 1 m²
d’espèces et des communautés végétales dans leur ensemble. dans lesquelles on procède à une fauche intégrale des herbacées, à
la mesure du poids frais et puis sec (après séchage jusqu’au poids
3. Les relevés de la strate herbacée (100 m²) constant à l’étuve à 60 °C voire 105 °C au laboratoire).
Les relevés de la strate herbacéek sont effectués sur des placeaux de
superficie plus réduite en raison de leur plus grande sensibilité aux 4. Appréciation de la régénération (25 m²)
variations des facteurs stationnels. Installés au sein des placeaux des Dans le souci de mieux apprécier la dynamique des communautés
ligneux (Fig. 10.5), leur nombre dépend fortement de l’hétérogé- et des espèces, des placettes de 25 m² ont quelquefois été installées
néiték du site. Chaque facièsk ou unité de végétation devra être pris dans les placeaux des ligneux. A l’intérieur de ces placettes le nom-
en compte. Dans chacun des placeaux les différentes espèces sont bre d’individus par espèce est compté et la hauteur de chacun d’eux
recensées (espèces herbacées comme ligneuses) et chacune affectée est mesurée puis rangée plus tard dans les différentes classes de hau-
d’un coefficient d’abondance-dominance exprimant sa fréquence et teur : 0-0,5 m ; 0,5-1 m ; 1-2 m ; 2-4 m ; 4-8 m ; ≥ 8 m.
son poids. Tout comme pour les ligneux, les échelles de Londo ou
Tab. 10.1: Echelle de Londo. | Londo-Scale. criteria were taken into account in describing regeneration ca-
Londo Echelle recouvrement | Range of cover (%) pacity. The results of these measurements enabled obtaining
1 0 - <1 the progressive or regressive tendency of the different species
2 1 - <3 populations and plant communities all together.
4 3 - <5
10 5 - <15 3. Herbaceous stratum inventories (100 m²)
20 15 - <25 The records of the grassy stratum were done on plots with a
… ... smaller area since the sensitivity of grass species to the varia-
tions of site factors is higher. Located within the ligneous plots
90 85 - <95
(Fig.10.5), their number of plots depends greatly on the hetero-
100 95 - 100
geneityk of the site. Each plant formation or vegetation unit
Tab. 10.2: Braun-Blanquet: (Echelle d’abondance-dominance). should be taken into account. In each of the plots, all species
Braun-Blanquet: (cover-abundance scale). was inventoried (grassy species and ligneous) and each esti-
B.-B. Recouvrement (%) Range of cover (%) mated by an abundance-dominance coefficient that expressed
+ < 5 %, peu d’individus < 5 %, few individuals their frequency and weight. Just as for the ligneous, the Londo
1 <5 %, indiv. nombreux <5 %, numerous indivi. or Braun-Blanquet scales were used assessing the number of in-
2 5-25 % 5-25 % dividuals and their coverage.
3 25-50 % 25-50 % Within the specific studies, the point-quadrat-method was
4 50-75 % 50-75 % sometimes used with lines of 25 to 50 reading points aimed at
evaluating the floristic diversity, specific frequency and specific
5 75-100 % 75-100 %
contribution.
646
Afrique de l’Ouest | West Africa
Conclusion
Les méthodes d’étude de la végétation et de la flore sont variables et
dépendent fortement des objectifs et des moyens disponibles. Dans
un souci de mise en commun des observations de terrain pour une
meilleure comparaison des travaux et un meilleur suivi de la phy-
todiversité aux échelles nationale et régionale, une harmonisation
des méthodes s’impose. C’est dans l’esprit de réduire les disparités
entre les données d’observations que le programme BIOTA a mis
au point ce dispositif qui permet non seulement de caractériser en
un instant précis la flore et la végétation mais aussi de suivre leur
dynamique spatio-temporelle. L’un des grands acquis de cette stan-
dardisation des méthodes réside incontestablement dans la mise en
commun des données pour leur valorisation scientifique (publica-
tions, base de données, etc.).
Finally, for the estimation of the carrying capacity, biomass between the observational data, the BIOTA program has devel-
measurements were done on plots of 1 m² in which we did a oped this approach. It can not only characterize the flora and
complete cutting of grasses. We measured the fresh and then vegetation at a specific point in time but it can also be used to
the dry weight (after drying upto a constant weight, the cham- monitor their dynamics in space and time. One great benefit of
ber at 60 ° or 105 °C in the laboratory). this standardizition of methods without doubt lies in the pos-
sibility of pooling of data for scientific usage (publications, data-
4. Evaluation of regeneration (25 m²) bases, etc.).
To better quantify the community and species dynamic, 25 m²
plots were sometimes installed within the ligneous plots. In
these plots, the number of individuals per species was counted
and the height of each of them was measured an categorized
in different height classes: 0-0.5 m; 0.5-1 m; 1-2 m; 2-4 m; 4-8 m;
≥ 8 m.
Conclusion
The vegetation and flora study methods are variable and de-
pend very much on the goals of the study and available re-
sources. For the sake of sharing field observations for a bet-
ter comparison of reaserch and for better monitoring of plant
diversity at the national and regional scale a harmonization of
methodologies is required. In the spirit of reducing disparities
647
10: Methodes | Methods
10.2
nage des deux taxons peut apporter plus d’informations. Un proto-
Évaluation des communautés cole standardisé d’évaluation combinée des termites et des fourmis
de termites et de fourmis est donc crucial pour permettre des comparaisons entre des cas
d’étude, l’échange d’informations et de données et constituer une
bonne opportunité pour le suivi de la biodiversiték tropicale.
Dorkas Kaiser Protocole standardisé pour l’évaluation
Souleymane Konaté combinée des communautés de termites Dispositif d’echantillonnage
[Link] Linsenmair et de fourmis Les communautés de termites et de fourmis peuvent êtres évaluées
simultanément. Pour ce faire, un schéma d’échantillonnage stan-
En Afrique de l’Ouest, les termites et les fourmis constituent des dardisé essentiellement adapté aux termites en savane, à savoir le
éléments clés de la faunek du sol. Les termites font partie des orga- protocole d’évaluation rapide ou RAP (Rapid Assessment Proto-
nismes du sol les mieux adaptés aux conditions arides et semi-ari- col) inspiré de Jones & Eggleton [2] pour les termites en forêts, a
des et ont un rôle central dans la dynamique et le fonctionnement été mise au point. Ce protocole standard termite-fourmis combiné
des écosystèmesk [1]. Le haut niveau de spécialisation écologique est conçu autour de trois transectsk sur une distance de dix mètres,
des termites et des fourmis, combiné à un modeste degré de diver- chacun mesurant 50 mètres de long. Un transect est utilisé pour les
sité, en font des taxonsk candidats comme indicateurs biologiques termites et deux pour les fourmis. Le transect est une ligne imagi-
des perturbations anthropogéniquesk. L’échantillonnage conjoint naire de 50 m de long, 2 m de large qui est subdivisé en 10 sections
des deux taxons revêt un intérêt spécial en raison de leur forte in- contiguës de 10 m² (5 m x 2 m) chacune. En cas d’inclinaison dans
teraction et à cause de leur connexion étroite (et à facettes) avec de l’habitatk, le transect doit être placé horizontalement. Dans chaque
nombreux autres groupes d’organismes. Par ailleurs, du fait de leurs site, plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour la collecte des
ant communities mation and data, and may be a good tool for the monitoring of
tropical biodiversity.
648
Afrique de l’Ouest | West Africa
1. Section:
Microhabitats : Chaque section de 10 m² est fouillée jusqu’à 2 m
au-dessus du sol. Tous les micro-habitats susceptibles d’abriter des
termites sont concernés ; par exemple, dans les horizons superfi- 1: Section: microhabitats &
ciel de sol, sous les bois morts, sous les écorces, dans les sols riches décapages de sol. |
en humus, dans les accumulations de litière au pied des troncs d’ar- Section: microhabitats &
50 m
bres, sous et à l’intérieur des branches mortes (Fig. 10.7A), dans soilscrapes; 2 x 5 m
les branches mortes rattachés aux arbres vivants, dans les struc- 2: Stations Winkler | Winkler
tures biogéniques (termitières épigées, plaquages de sol et ban- sites; 1 m2
12m
des de végétation). Il en va de même pour les fourmis. Les plaqua- 3: Pièges à fosse | Pitfall traps
ges de sol sont construits par les termites sur la source alimentaire
afin d’en éviter le dessèchement et aussi pour se protéger contre les 10 m
prédateursk.
Décapages de sol : (Fig. 10.7B) 12 mottes de terre (12 cm x 12 cm
5m
x 10 cm) sont prélevés aléatoirement dans chaque section à l’aide de
649
10: Methodes | Methods
machettes. Le sol récupéré est trié sur place pour en extraire les ter- 3. Pièges à fosse:
mites et les fourmis qui sont conservés dans de l’alcool 90 %. Il est Huit pièges fossesk remplis d’alcool 45 % sont enterrés dans le sol
conseillé de fixer le temps mis par section pour la fouille des micro- à 1m de chaque station Winkler et laissés ouverts pendant 48 heu-
habitats épigés et des mottes de terre ; par exemple 60 minutes. En res. Il s’agit en réalité de Fobelets en plastique contenant un demi-
outre, il est recommandé de réaliser tout l’échantillonnage pendant litre d’alcool qui sert de solvant. Les pièges sont placés assez pro-
les premières heures de la journée (soit entre 6 heures et 11heures), fondément de telle sorte que le bord supérieur soit au même niveau
étant donné que l’activité des termites en savane baisse considéra- que la surface du sol et les fourmis en fourragement y tombent tout
blement aux heures chaudes. Des pauses peuvent être observées si simplement. Les pièges doivent être protégés contre la pluie et les
aucun micro-habitat n’a été identifié comme c’est le cas par exem- chutes de feuilles mortes à l’aide d’un toit transparent (Fig. 10.7D).
ple dans les habitats dégradés ou destinés à l’utilisation des sols ;
ce qui entraîne donc un échantillonnage plus rapide de la section Methodes d’echantillonnage
considérée. supplementaires
Tout effort supplémentaire d’échantillonnage réduit considérable-
2. Stations Winkler : ment les marges d’erreurs au cas où des listes de vérification des es-
La méthode Winkler (Fig. 10.7C) a été décrite initialement pour pèces locales ont été compilées à partir de transects à répétition [2].
les habitats forestiers où la litière couvre la surface du sol [3]. En Plusieurs méthodes supplémentaires s’appliquent afin de compléter
cas d’absence totale de litière, on procède à une modification de la les listes des espèces :
méthode d’échantillonnage. Ainsi, la végétation est fouillée tous les
12 m à la recherche de fourmis, les parcellesk de 1 m2 (ou stations Fouilles opportunistes: Des observations directes et non-standar-
Winkler) sont ensuite retirées et les fourmis en fourragement sont disées s’effectuent autour des transects sur une distance de 50 m.
récoltées pendant 15 minutes.
Tab. 10.3: Récapitulatif des étapes majeures pendant l’échantillonnage des fourmis et des termites selon un protocole mixte. | Main steps of ant and termite community
assessments.
Termites Fourmis
Méthode | Method Zone | Area Nombre | Number
Termites Ants
8 par section
Mottes de terre | Soil scrapes 12 cm x 12 cm x 10 cm x x
8 per site
650
A
651
Appâts : Il est possible d’attirer activement les fourmis et les termi-
tes avec différents appâts disposés partout dans l’habitat selon un
modèle standardisé. En tenant compte de la taille du site exploré, 10
répliquats par type d’appât sont disposées à une distance de 5 m à
10 m l’un de l’autre. Trois types d’appâts sont décrits ci-dessous:
Des rouleaux de papier hygiénique et des blocs de bois mous
(Fig. 10.8A & B)sont déposés de manière alternée au sol à une
distance de 5 m à 10 m l’un de l’autre. L’appât doit être vérifié ré-
gulièrement pendant 10 jours.
Des «sceaux à tamis» sont utilisés pour les fourmis légionnai-
res souterraines. On mélange un peu d’huile de palme avec un
échantillon de sol dans une bouteille d’eau remplie de moi-
tié et perforée à l’aide d’un fer à souder. Ces sceaux à tamis [4]
peuvent être enterrés de sorte à ce que le bord supérieur soit au
A
même niveau que la surface du sol. Ils doivent être vérifiés régu-
lièrement pendant 14 jours.
B
Des biscuits, du thon (Fig. 10.8C)et de l’eau sucrée sont aussi
utilisés. Ils sont disposés, par exemple, dans des sacs en plasti-
que et distribués de manière alternée à travers l’habitat pour at-
tirer les fourmis. Les appâts sont vérifiés au bout de deux heures
3. Pitfall traps:
Eight alcohol (45 % alcohol) filled “pitfall trapsk” are dug into
C
the soil in a distance of one meter of each Winkler site and left
open for 48 hrs. As a trap, the lower halves of 1 ½ litre plastic
water bottles can be used. The traps have to be placed deep
enough into the soil so that their upper rim is level with the soil
surface. Ants walking on the ground, simply fall into these traps.
The traps have to be protected against rain and litter fall with a
transparent roof (Fig. 10.7D).
652
Afrique de l’Ouest | West Africa
Hand collections: Direct observations and non-standardized Cookies, tuna (Fig. 10.8C) and sugar water: Crumbs of cook-
hand-collections can be conducted in the area around the ies, tuna and sugar water can be placed e.g. on plastic bags
transects up to a distance of about 50 m. and alternately distributed across the habitat to attract ants.
After two hours, all baits have to be checked for ants. If pos-
Baits: Ants and termites can also be actively attracted to differ- sible, all baits should be checked a second time four hours
ent baits which are placed in a standardized pattern all over the after placement.
habitats. 10 replicates per bait type should be placed at a dis-
tance of about 5 m to 10 m, depending on the size of the study Identification of termite and ant samples
site. Three types of baiting are described here: All collected termites and ants are placed in vials filled with
Toilet paper rolls and soft wood blocks (Fig. 10.8A & B) alter- 90 % ethanol and stored for later identification. The samples
nately placed on the soil surface in a distance of about 5 m have to be identified taxonomicallyk to the level of species or
to 10 m to each other to attract termites. The bait has to be morpho-species using appropriate literature. Reference collec-
checked regularly for up to 10 days. tions of termites and ants (e.g. Station of Ecological research
Sieve buckets: For subterranean army ants palm oil can be of Lamto (Cote d’Ivoire), University of Ouagadougou (Burkina
mixed with soil and filled in the lower halves of 1 ½ litre Faso), Royal Museum for Central Africa (Belgium) and Natural
plastic water bottles which are perforated before by the History Museum of London) are also used to confirm prelimi-
means of a soldering iron. These so-called “sieve buckets” [4] nary identifications. An own reference collection should be
can then be burrowed below the soil surface so that its up- made and kept to e.g. confirm new localities of species or allow
per border is on a level with the soil surface. They have to be corrections of identifications later on.
checked regularly for the duration of 14 days.
653
10: Methodes | Methods
10.3
Recherches ichtyologiques l’habitatk des poissons, il doit les capturer à un moment précis pour
confirmer leur présence/apparition dans un micro habitat spécial
dans les eaux douces d’Afrique de la zone d’étude.
de l’Ouest
Aire echantillon POUR L’ETUDE des
Timo Moritz Les poissons vivent dans les milieux aquatiques et cela parait trivial poissons
mais c’est le point critique des études sur les poissons. Très souvent, Avant de capturer un poisson, l’objectif de recherche doit être pris
on ne peut pas rester pendant longtemps dans leurs environne- en compte et ensuite une méthode de pêche appropriée doit être
ments pour les étudier. Pour les eaux douces d’Afrique de l’Ouest, choisie. Les questions de recherche peuvent venir de l’un des quatre
une surveillance directe serait nécessaire, étant donné que la plupart aspects suivants :
des plans d’eau sont peu transparents, les observations visuelles sur
les poissons ne sont pas by l’observation visuelle des poissons n’est 1. L’inventaire des espèces
généralement possible. Ainsi, la collecte des données doit se faire Une liste détaillée des espèces apparaissant dans une zone d’étude
de manière indirecte. La visite d’un marché de poissons peut nous conduit à plusieurs autres questions, concernant par exemple le po-
donner une première impression de l’abondance des différentes tentiel des ressources halieutiques, la comparaison avec les autres
espèces locales. Mais l’utilisation de telles données n’est que d’une organismes aquatiques ou le changement de communautés dû à
valeur limitée : Il n’y a généralement pas d’information sur le lieu et l’action humaine. Excepté une simple liste de noms, les inventaires
le moment exact de la capture des poissons, les méthodes utilisées, des espèces peuvent contenir des données supplémentaires telles
ou les espèces supplémentaires que le vendeur aurait ajouté à celles que l’apparition relative, les changements temporaires itératifs ou
d’une même prise. Pour avoir des données détaillées et valides sur les préférences pour les habitats spéciaux. Pendant l’inventaire des
654
Afrique de l’Ouest | West Africa
poissons, il faut prendre en compte le fait que les différentes com- me le rapport de masculinité ou le rapport des mâles sexuellement
munautés de poissons peuvent varier à un endroit particulier au actifs.
cours de l’année et aussi d’une année à l’autre. 3. Les habitudes alimentaires
En plus de la reproduction, l’alimentation est un élément important
2. La reproduction pour la compréhension de la biologie d’une espèce et son rôle dans
Certains poissons sont capables de se reproduire au cours de l’an- le système écologique. Pour étudier les habitudes alimentaires des
née ou pendant une longue période de l’année, d’autres seulement poissons, on les dissèque et on analyse le contenu du tube digestif.
une fois par an ou même une seule fois dans leur vie. Les comporte- Il existe plusieurs différentes approches d’évaluation et d’analyse
ments reproducteurs sont très souvent induits par des changements des données respectives, mais il n’y a véritablement pas d’approche
saisonniers. De telles informations sont essentielles par exemple standard. Lorsque vous vous lancez dans une telle étude, vous devez
pour définir les plans de gestion des pêches. Pour collecter les don- savoir tout ceci et être capable de choisir la méthode appropriée.
nées nécessaires, les gonades des espèces de poissons respectives Les indices unissant différentes valeurs sont très utilisés, bien que
doivent être évaluées à différentes périodes au cours de l’année. La très rares ([8], [9], [10]).
condition doit partir de “l’immaturité” à différents degrés de « dé-
veloppement » à la « maturité » ([5], [6]). La fécondité devrait 4. Les habitudes migratoires
également être déterminée à travers le nombre d’oeufs par kg par De nombreuses espèces de poissons des eaux douces d’Afrique de
femelle ou à partir du rapport poids des ovaires sur poids total du l’Ouest effectuent plusieurs mouvements dans les bassins fluviaux.
corps [7]. Le dimorphismek sexuel existe chez plusieurs espèces de On peut distinguer deux types de mouvements:
poissons des eaux douces d’Afrique de l’Ouest. Ainsi, certaines don- Les migrations longitudinales, c’est-à-dire dans la rivière de
nées peuvent être recueillies uniquement par examen externe, com- l’amont vers l’aval;
2. Reproduction There are many different approaches how to assess and analyze
Some fish are able to produce offspring throughout the year or the respective data, but there is no general approach. When un-
during a longer period of the year, others spawn only once per dertaking such a study one has to be aware of this and choose
year or even in their life. Reproductive behaviour is usually trig- a suited method. Indices uniting different values are widely
gered by seasonal changes. Such information is essential, e.g. used, but usually not well-founded [8], [9], [10].
for fishery management plans. To collect the necessary data
the gonads of a respective fish species have to be evaluated 4. Migration patterns
at several points during a year. The condition has to be deter- Several of the West African freshwater fish species perform
mined from ‘immature’ over different degrees of ‘developing’ to major movements within river basins. Two types can be
‘mature’ [5], [6]. Also fecundity should be determined in terms distinguished:
of egg number per kg female, or the weight relation of ovaries Longitudinal migrations, i.e. within the river like from up-
to total body weight [7]. Sexual dimorphismk exists in several stream to downstream;
fish species of West African freshwaters, thus some data can be Lateral migrations, i.e. from the main river channel to the
achieved only by external examination, like sex ratio or ratio of floodplain or temporary habitats and back.
sexually active males.
Such migrations are usually related to spawning and/or open-
3. Feeding habits ing of new feeding areas. Hints to such migrations may come
Besides reproduction, feeding is the major key issue for the un- from data assessing the frequency of different species over
derstanding of the biology of a species and its role in the eco- time. Assured proofs are more difficult to obtain and may come
logical system. To study feeding habits of fish stomach analyses from direct observations, tagging experiments or telemetry
are used most commonly. techniques allowing the tracing single specimensk.
655
10: Methodes | Methods
Les migrations latérales, c’est-à-dire de la rivière principale aux Avantage : de nombreux poissons peuvent être capturés avec les dif-
plaines d’inondation ou aux habitats temporaires et dans le sens férentes tailles qui sont représentées (selon le maillage) ;
contraire. Inconvénient : de nombreux spécimens non désirés sont pêchés et
De telles migrations sont très souvent liées à la recherche de frayè- meurent, sans compter les espèces aquatiques autres que les pois-
res et/ou à la recherche nouvelles zones d‘alimentation. Les indica- sons telles que les serpents, les mammifèresk aquatiques ; les spé-
tions de telles migrations peuvent être obtenues à partir des don- cimens capturés sont souvent blessés; les filets sont fréquemment
nées évaluant la fréquence des différentes espèces dans le temps. endommagés par les bois flottants ou les crocodiles ; on a besoin
Les preuves concrètes sont plus difficiles à obtenir et peuvent venir d’une pirogue pour les installer. Cette méthode n’est pas appropriée
d’observations directes, d’expérimentations après marquage ou de pour les zones protégées.
techniques de télémesure permettant le suivi des espèces en voie de
disparition. Les filets éperviers (Fig. 10.9) sont souvent utilisés dans plusieurs
régions d’Afrique. Ces filets ronds sont lancés dans l’eau à partir du
LA peche rivage ou d’une embarcation. Leur diamètre peut varier entre 1,5 et
Les filets maillants sont des « filets de pêche » typiques. A l’aide 5m; les filets les plus larges ont généralement un maillage réduit.
de flotteurs et de plombs, les filets sont positionnés dans les colon- Avantage : les poissons seront attrapés en vie avec moins de domma-
nes d’eau, très souvent on se sert de pirogues pour les poser. De tels ges ; les données exactes sur leurs parcours aller-retour peuvent être
filets font généralement entre 25 et 250 m de long et 1 à 3 m de hau- obtenues.
teur. La taille des spécimensk capturés est déterminée par le mailla- Inconvénients : pas appropriés pour les surface très couvertes par la
ge. Très souvent, pour des raisons scientifiques, les combinaisons végétation, de bois flottants ou d’un substrat très agité ; il faut être
de filets avec différents maillages sont utilisées. habile aux techniques de lancement du filet ; prises très souvent pe-
tites en fonction du temps de travail.
Catching fish Disadvantage: many not needed specimen are caught and die,
Gill nets – are the typical “fishing nets”. By means of floaters and as well as non-fish species like turtles, snakes and aquatic mam-
sinkers the nets are positioned in the water column usually us- malsk; caught specimen are usually damaged; nets often get
ing a boat. Such nets are often between 25 and 250 m long and damaged, e.g. by driftwood or crocodiles; a boat is needed for
Fig. 10.9: Un pêcheur mon- 1 to 3 m in height. The size of the caught specimen is deter- installation. This method is not suited for protected areas.
trant la manière de jeter le filet mined by the mesh size. For scientific purpose combinations of
épervier. | A fisherman show- nets with different mesh sizes are often used. Cast nets – (Fig. 10.9) are commonly used in many areas of Afri-
ing how to throw a cast net. Advantage: many fish can be caught; different size classes are ca. These round nets are thrown by different techniques on the
TMO represented (depending on mesh size); water surface. Their diameter can vary from 1.5 to 5 m; larger
656
Afrique de l’Ouest | West Africa
Pièges – Ils sont faits de différents matériaux où les poissons peu- avec un petit maillage sont très pratiques.
vent entrer sans pouvoir en sortir. Dans plusieurs régions d’Afrique Avantage : les larges sennes peuvent permettre de larges prises, les
de l’Ouest, les pièges à poissons sont entièrement faits avec du bois petites sennes attraperont tous les poissons vivants directement
ou avec du filet fixé sur un cadre en bois. (Fig. 10.10) Les pièges dans leurs (micro) habitats.
peuvent être appâtés (exemple: morceaux de poissons, différents Inconvénients : les larges sennes requièrent une grande main d’œuvre
ingrédients de plantes) ou non et peuvent être équipés de structu- pour la lancée alors que les petites sennes sont rarement applicables
res supplémentaires pour augmenter la zone à partir de laquelle les aux larges des eaux.
poissons sont conduits vers le piège.
Avantage : peuvent être installés dans presque tous les habitats Poisons - Ils sont soit des extraits de plantes, des ichtyocides mo-
aquatiques. dernes soit des pesticidesk non spécifiques issues de l’agriculture.
Inconvénients : certains pièges sont difficiles à installer. Pour éviter Dans plusieurs régions d’Afrique de l’Ouest, ces derniers sont com-
l’asphyxie des poissons ou des animaux autres que les poissons, la munément utilisés de manière croissante avec évidemment des
dernière chambre des grands pièges doit être ouverte afin de facili- conséquences dramatiques sur les écosystèmesk et les consomma-
ter la respiration. teurs. La Roténone est un poison spécifique aux poissons qui est
généralement utilisé dans l’élevage des crevettes et également pour
Les sennes – (Fig. 10.11) sont communément utilisées pour la pê- faire des collections scientifiques.
che en haute mer ou en aquaculturek mais de plus en plus, on les Avantages : permet les ramassages dans des habitats difficiles d’ac-
utilise pour la pêche en eau douce. Dans les eaux douces d’Afrique cès, tels que les rapides.
de l’Ouest, ces filets mesurent généralement entre 25 et 80 m de Inconvénients : mauvaise application dans les eaux stagnantes, élimi-
long et sont tirés suivant l’étendue de la rivière ou du lac. Pour des ne tous les poissons de la masse d’eau.
raisons scientifiques, les petits filets de 2m de long et 1,5 de hauteur
nets usually have a larger mesh size. Traps – also fykes or bow nets are constructions of different
Advantage: fish is caught alive with little damage; exact data on material where fishes can enter but not escape. In many areas
their whereabouts can be obtained. of West Africa traps are constructed completely of wood, or
Disadvantage: not suited for areas with much vegetation, drift- with net material on a wooden frame (Fig. 10.10). Traps can be
wood, or very bumpy substrate; one has to be proficient in the baited (e.g. pieces of fish or mush from various plant ingredi-
throwing techniques of the nets; often small catch considering ents) or not, and can be equipped with additional structures to
the working time. increase the area from which fishes are led to the trap.
Advantage: can be installed in almost all aquatic habitats.
Disadvantage: some trap constructions are difficult to install. To
657
10: Methodes | Methods
avoid drowning of air-breathing fish or non-fish animals, the last Disadvantage: wrong application, e.g. in standing water, will
chamber of larger trap constructions should allow air-breathing. clear the water body completely of fish.
Seines – (Fig. 10.11) are commonly used in marine fisheries Electric fishing equipment – (Fig.10.12) uses the nature of fish
or in aquaculturek ponds, but increasingly also in freshwater to be attracted from electric fields. They are then stunned in an
fisheries. In West African freshwaters these nets are usually be- area close to the anode scoop.
tween 25 and 80 m in length and are dragged to a stretch of Advantage: fish will be stunned and usually not damaged; fish
river or a lake. For scientific purpose small nets of 2 m length will come out from their hiding places, even from deep be-
and 1.5 m height with small mesh size are very useful. tween stones.
Advantage: large seines may produce large catches; small seines Disadvantage: due to the low conductivity in West African fresh-
will catch all fish alive directly in their (micro-) habitat. waters the method can be used only in few shallow areas with
Disadvantage: large seines require many people for handling; rocky substrate; improper use can be life threatening.
small seines are poorly applicable in open waters.
Hooks – can be used single on a fishing rod or in groups in
Poisons – may be traditional plant extracts, modern ichthy- long lines. This method is commonly used by West African fish-
cides or not-specific pesticidesk from agriculture. In many areas ermen. Long lines can be baited or not. It is, however, not a use-
of West Africa the latter is getting increasingly more common ful method for scientific purposes.
with dramatic consequences for ecosystemsk, and also con-
sumers. Rotenone is a fish-specific poison commonly applied in Depleting water bodies – by scooping can be used to collect
shrimp farming, which is also used for scientific collections. all fish present in the respective biotopek. Especially in the dry
Advantage: allows collections in difficult habitats, like rapids.
658
reproduction, l’analyse des contenus stomacaux ou encore le fait
d’établir des spécimens de référence, ne sont pas possibles sur ce
terrain. Dans ce cas, les spécimens requis doivent être préservés. Le
poisson doit être anesthésié, par exemple: à l’aide du MS-222, de Fig. 10.10: Pièges souvent utilisés et
la Benzocaïne ou de l’essence de girofle, avant de le passer dans du conçu à partir d´un filet fixé sur un piquet
formol tamponné à 4 %. Le formol non tamponné pourrait avoir de bois. | Commonly used trap made of
de grandes proportions d’acide formique qui endommageraient les net on a wood frame. TMO
échantillons. Pour l’extraction de l’ADN, le tissu enrobé de formol Fig. 10.11: Pêche avec la senne sur un af-
ne peut généralement plus être utilisé. Ainsi, pour de telles études, fluent du fleuve Mou-Houn. | Fishing with
un petit échantillon de tissu doit être mis de coté avant tout contact a seine on a branch of the river Mou-
avec le formol et conservé dans de l’éthanol de 90 à 99 %. Pour une Houn. TMO
longue conservation, le poisson doit être plongé dans du formol à Fig. 10.12: Utilisation d´équipements de
l’éthanol 70 % et les échantillons d’ADN devraient être conservés pêche électrique en eau peu profonde.
dans un congélateur. Using electric fishing equipment in shal-
10.10
La connexion entre les données et les spécimens doit être assurée, low water. KCO
généralement en étiquetant ces derniers. La documentation utilisée
pour l’identification des espèces doit toujours être citée. Une iden-
tification incorrecte rendra les résultats inexploitables et dévaluera
complètement l’étude. Pour les spécimens rares ou non définis, il
convient de remettre leurs références à divers musées où la commu-
nauté internationale de chercheurs pourra les consulter.
season this method may result in the loss of a refuge habitat for
smaller species.
659
10: Methodes | Methods
Les paramètres biotiques et abiotiques pendant l’échantillonnage inhabituelles, l’exemple des œufs des cyprinodontidés qui peu-
doivent être décrits suivant les objectifs de recherche. Les paramè- vent résister sur des terres arides en attendant la saison des pluies.
tres biotiques peuvent comporter la berge et la végétation aquati- D’autres espèces ont des organes de sens exceptionnels, tels que
que, les prédateursk ou les interactions avec les autres animaux. Les les mormyres électriques qui peuvent communiquer et s’orien-
paramètres abiotiques les plus importants sont la position géogra- ter à l’aide de faibles décharges électriques. En plus des nombreux
phique et les caractéristiques de l’eau telles que la température, la champs de recherche fondamentale, les études ichtyologiques me-
conductivité, le pH, la transparence et la vitesse de l’eau. La concen- nées dans les eaux douces d’Afrique de l’Ouest donnent une base
tration de l’oxygène et le niveau de l’eau peuvent également être des pour des plans de gestion durable des ressources halieutiques et
aspects importants mais sont souvent difficiles à évaluer lors des peuvent servir à déterminer les espèces appropriées pour l’élevage
travaux de terrain. aquacole.
Perspectives
Quelques aspects principaux de l’ichtyologiek et les possibilités
d’études sur les poissons d’eau douce d’Afrique de l’Ouest ont été
mentionnés ici mais il y a beaucoup d’autres questions qui restent
en suspens pour les explorations à venir. Par exemple de nombreu-
ses espèces de poissons des savanes présentent des adaptations
morphologiques et physiologiques spéciales, telles que les orga-
nes respiratoires accessoires, pour s’adapter aux températures éle-
vées, une faible teneur en oxygène des eaux et une faible disponi-
bilité des eaux. Certains poissons ont des formes de reproduction
After measurement, live specimen can often be returned to rare or questionable specimens it may be appropriate to depos-
the water. Other investigations, like morphological measure- it vouchers in lager museum collections where they are acces-
ments for species determination or taxonomic questions, stud- sible to the international research community.
ies on reproductive state, analyzing stomach contents, or pro- Biotic and abiotic parameters of the sampling location should
viding voucher specimens, are not possible to perform in the be sampled according to the research question. Biotic parame-
field. In that case the needed specimens have to be preserved. ters may include shore and aquatic vegetation, common pred-
Fish should be anaesthetized, e.g. using MS-222, benzocaine atorsk or interactions with other animals. The most important
or clove oil, before transferring them into 4 % buffered forma- abiotic parameters are geographic position, and water char-
lin. Older, non-buffered formalin may have high proportions of acteristics as temperature, conductivity, pH, transparency, and
formic acid which may damage samples. For DNA extraction current. Also oxygen concentration and water level may be im-
formalin fixed tissue generally cannot be used anymore. Thus portant aspects, but are sometimes difficult to assess during
for such studies small tissue samples have to be taken separate- field work.
ly before contact with formalin and kept in 90 to 99 % ethanol.
For longer storage fish should be transferred from the formalin Outlook
solution to 70 % ethanol and DNA samples should be stored in A few main aspects of fish biology and possible studies on West
a freezer. African Freshwater fishes have been mentioned here, but there
are numerous other issues waiting for further exploration. For
The connection of data and specimen has to be assured, usu- example many fish species of the savanna region show special
ally by labelling the specimens. Literature used for species iden- morphological and physiological adaptations, like accessory
tification should always be cited. Without correct identification, breathing organs, to cope with high temperatures, low oxygen
results are irreproducible and devaluate the complete study. For contents of water and low water availability. Some fish have
660
Afrique de l’Ouest | West Africa
661
10: Methodes | Methods
10.4
même soin d’échantillonnage, en tenant compte du temps et de
Méthodes : Echantillonnage l’intensité du travail. Pour les amphibiens, il est particulièrement
des amphibiens important d’agir de façon constante quelque soit la durée (quo-
tidienne ou saisonnière) (Fig. 10.13) puisque les espèces présen-
tent un taux d’activités différent en fonction de la quantité de pluie,
Mark-Oliver Rödel Sites d’étude et effort de la température, de l’heure ou de la saison. Des contrôles répétés
d’échantillonnage sur des transects ou parcelles identiques faits les mêmes jours ou
Les amphibiens des forêts peuvent être mieux suivis en établissant pendant des jours consécutifs doivent être évités afin d’assurer l’in-
des transectsk standardisés (lignes droites de longueur définie, voir dépendance des données. Généralement, mener une étude sur les
Rödel & Ernst [11] ou des parcellesk (surfaces aux dimensions amphibiens nécessite peu de moyens. Bien que des matériaux plus
connues). La longueur du transect et la dimension de la parcelle coûteux soient cités plus bas, tout le monde peut se permettre de
doivent être les mêmes au cours de l’étude et dépendent de la ques- mener une étude significative et importante sur les amphibiens sans
tion spécifique de recherche posée. La marche le long du transect avoir besoin de trop de moyens financiers autres que les frais de
prenant trop de temps, il est conseillé de l’exécuter d’abord de fa- transport. Ainsi, le manque d’argent ne peut être une excuse valable
çon aléatoire indépendamment des conditions atmosphériques. pour ne pas mener de la recherche sur les amphibiens.
Ainsi les données devraient être rassemblées pendant une saison au
cours de la première année afin d’obtenir une connaissance précise
de la faunek locale. Pendant des saisons consécutives de travail de
terrain, la fréquence d’échantillonnage peut être réduite lorsque les
données phénologiques des espèces sont connues [12].
662
Afrique de l’Ouest | West Africa
Inventaire des especes exploité pour un suivi acoustique. Un tel suivi est particulièrement
applicable aux espèces de rainettes et de grenouilles arboricoles, de
1. Suivi visuel et acoustique litière et enfouies qui ne sont généralement détectées par un suivi
Un milieu ou habitatk est recherché systématiquementk pour les visuel. Le recensement des différents coassements peut être utilisé
individus à un temps bien défini. pour estimer l’abondance relative des mâles, la composition des
espèces, le lieu de reproduction et la phénologie de la reproduc-
Visuel : toutes les grenouilles rencontrées sont inventoriées tion des espèces. Comme il est difficile d’avoir un nombre exact de
jusqu’au niveau spécifique. Cette méthode est applicable à tous les mâles qui coassent, cette méthode donne simplement des données
types d’habitats. Toutefois en savane, les régions situées autour des qualitatives ou semi-quantitatives. La largeur du transect pour le
mares et des ruisseaux seront probablement les seuls endroits où suivi acoustique dépend de l’aptitude à détecter le coassement de
les grenouilles peuvent être enregistrées visuellement avec certitu- chaque espèce (app. 10-15 m de chaque côté du transect).
de [11]. Les grenouilles attrapées peuvent être marquées d’un pin-
çon [13] afin d’en recueillir des données pour une estimation de la Combinaison: une combinaison des techniques, visuelle et acous-
population via les méthodes de capture/ ré-capture [14]. Pour une tique peut être appliquée. Cette méthode est fréquemment utilisée
simple enquête de courte durée, les méthodes déjà décrites sont pour des évaluations rapides ou sur de larges surfaces. Les données
suffisantes mais doivent probablement être accompagnées de piè- collectées sont exprimées en nombre d’individus par espèce ren-
ges adaptés. contrée dans une surface par unité de temps, ex: 8 spécimensk de
l’espèce A par heure/personne. L’échantillonnage visuel et acous-
Acoustique : dans la majorité des cas, les grenouilles mâles coas- tique normalisé sur un transect (parcelle), selon notre expérien-
sent de façon spécifique pour signaler leurs positions vis à vis des ce, donne de meilleures données quantitatives sur les amphibiens
partenaires potentiels et des rivaux. Ce comportement peut être de forêt dans l’espace et dans le temps. Ces données peuvent être
probably the only areas where frogs can be recorded reliably by Combination: A combination of visual and acoustic techniques
vision [11]. Captured frogs can be marked by toe clipping [13] can be applied. This method is frequently used for rapid assess-
to use the data for population estimates via capture / re-cap- ments and the evaluation of larger areas. The resulting data are
ture methods [14]. For simple short-term surveys the encoun- expressed in numbers of individuals of a certain species found
ter methods are sufficient but should possibly accompanied by in an area per unit time, e.g. eight specimensk of species A per
opportunistic trapping. 1 man-hour. Standardized visual and acoustic transect (plot)
sampling, according to our experience, provides the best quan-
Acoustic: Since in the majority of frog species males use spe- titative data on forest amphibians with regard to space and
cies-specific calls to advertise their position to potential mates time. These data can be used for comparisons between habi-
and rivals, this behaviour can be exploited for acoustic moni- tats, seasons and years [15] and standardized transect surveys
toring. Especially tree-frogs and frogs that hide in leaf-litter or are especially useful for long-term studies.
call from underground will usually not be detected by visual
searches and thus acoustic monitoring is a must for frog assess- 2. Passive sampling
ments. Counts can be used to estimate relative abundance of Species that rarely call or live underground or migrating aquatic
calling males, species composition, as well as breeding habi- frogs can be sampled by passive sampling techniques, i.e. pitfall
tat use and breeding phenology of species. As it is difficult to and funnel traps along drift fences. These usually consist of du-
get accurate numbers of calling males, this method gives only rable plastic gauze, app. 0.5 m high and stapled vertically onto
qualitative or semi-quantitative data. The width of the acoustic wooden stakes. Close to the fence plastic buckets are buried in
transect depends on the ability to detect each species’ adver- the soil in a way that the opening of the bucket is level with the
tisement call (approx. 10-15 m to either side of the transect). surrounding surface. Duct tape can be used to reduce the di-
ameter of the buckets and to construct funnel-like openings in
663
10: Methodes | Methods
utilisées pour comparer les habitats, les saisons et les années [15]. 3. Echantillonnage des têtards:
Les investigations sur un transect normalisé sont particulièrement Les têtards peuvent fournir des informations supplémentaires dans
utiles pour des études à long terme. un suivi ou une évaluation des espèces. Les têtards se capturent fa-
cilement avec des filets à armature (Fig. 10.15) et peuvent ensuite
2. Echantillonnage passif: être identifiés. Si les essais du filet à armature sont normalisés en
Les espèces coassant rarement ou vivant dans le sol ou encore les termes de nombre, vitesse et longueur, les prises peuvent également
grenouilles aquatiques migratrices peuvent être échantillonnées par être utilisées dans des analyses semi-quantitatives. Pour des don-
des techniques d’échantillonnage passives, (réalisation de trous ou nées quantitatives réelles, la méthode par boîte peut être employée.
utilisation d’entonnoirs à nasse le long de barrières). Les barrières Une boîte métallique est choisie (meilleure utilisation 50 x 50 x 50
sont généralement composées de toiles en plastique écologiques, cm), ouverte par le haut et par le bas et déposée verticalement dans
app. 0,5 m de haut dressé verticalement sur des supports en bois. Le la mare (Fig. 10.16). Le liquide contenu à l’intérieur de la boîte est
godet en plastique est enterré dans le sol, près de la clôture de telle ensuite examiné avec un tamis en plastique et tous les individus
sorte que l’ouverture du godet soit au même niveau que la surface sont capturés et comptés. Au fur et à mesure que le contenu de la
qui l’entoure. Un ruban adhésif en toile peut être utilisé pour ré- boîte est connu, la méthode permet une évaluation réelle des as-
duire le diamètre des godets et des ouvertures en forme d’entonnoir semblages des têtards. Le choix des micros habitats par les différen-
construites en vue d’empêcher qu’elles s’échappent de l’enclos. Tou- tes espèces peut être déterminé en enregistrant les caractéristiques
tefois, la plupart des anoures sont de bons sauteurs, donc il est diffi- de l’habitat pour la mare et dans la boîte, telles que la densité de la
cile de les retenir avec ces barres. Les enclos sont vérifiés au moins végétation, le type de sol, la profondeur de l’eau, etc. Pour collecter
une fois par jour. des échantillons dans une mare de façon représentative, les diffé-
rentes caractéristiques de la mare en question (l’eau en surface et en
profondeur, eau couverte ou non de végétation aussi bien au bord
order to impede escaping from traps. However, most anurans vegetation, at the bank and in the middle of the pond etc.)
are strong jumpers and thus difficult to trap with these arrays. have to be sampled in accordance to their surface proportion
Traps have to be checked at least on a daily basis. of the whole pond.
664
et à l’intérieur de la mare, etc.) doivent être enregistrées suivant
leurs proportions par rapport à la surface de la mare entière.
Conditions du site
Pour évaluer la préférence des habitats par des espèces précises et
pour déterminer les corrélations entre les assemblages des espèces
avec les variables environnementales, tous les sites doivent être ca-
ractérisés par des variables importantes pour les amphibiens. Les
caractéristiques de chaque site doivent être collectées de façon re-
présentative. On doit donc au moins collecter tous les paramètres
dans tous les coins et au centre de la parcelle c’est-à-dire obtenir les
10.13 10.14
caractéristiques de cinq points pour un habitat.
10.15
Fig. 10.13: La plupart des espèces de grenouilles sortent la nuit
donc le meilleur moyen de les attraper est d’utiliser les lampes tor-
10.16
ches. | Most frog species are nocturnal and thus best searched
with the aid of flashlights at night. KHA
Fig. 10.14: Les photos prises avec un appareil numérique avec
« fish eye » donnent la possibilité de mesurer la couverture de la vé-
gétation dans les habitats forestiers. | Photos with a fish-eye-lense
on a digital camera provide an easy an standardized possibility
to measure vegetation cover in forest habitats. LSA
Fig. 10.15: Echantillonnage des têtards. | Tadpole sampling.
MOR
Fig. 10.16: La méthode d’échantillonnage par boîtes est le meilleur
moyen d’évaluer de façon quantitative les communautés de tétards
résidant dans les étangs et les flaques d’eaux. | The box sampling
method is the best way to quantitatively assess tadpole com-
munities in ponds and puddles. MMO
665
10: Methodes | Methods
666
Afrique de l’Ouest | West Africa
667
10: Methodes | Methods
10.5
souris, l’échantillonnage requiert une expertise particulière, qui
Échantillonnage de chauve- idéalement doit être acquise avant de se lancer dans un projet. Cel-
souris le-ci inclut :
1. La sélection de méthode(s) d’échantillonnage adéquate(s)
2. Une expérience de la manipulation des chauves-souris
Elisabeth K.V. Kalko Les chauves-souris sont des bioindicateursk très importants du fait 3. Les connaissances nécessaires à l’identification des espèces et
Jakob Fahr de leur richesse spécifique, de leur diversité écologique et de leur la collecte de spécimensk de référence
présence en grand nombre [16]. La diversité des espèces, c’est-à- 4. L’application d’un plan d’étude statistiquement solide et adap-
dire, leur présence, absence tout comme leur abondance apportent té aux questions de recherche posées.
des informations cruciales sur le statut des écosystèmesk et leur
fonctionnalité. Les changements dans la diversité et la dynamique 1. METHODES D’ECHANTILLONNAGE
des populations de chauves-souris peuvent être également être sur- Les résultats de l’échantillonnage dépendront largement de la mé-
veillés au cours du temps, en réaction à l’influence anthropogéni- thode appliquée, chaque méthode n’étant optimale que pour un
quek et au changement global [17, 18]. De manière générale, les sous-ensemble des espèces de la communauté d’une zone détermi-
chauves-souris sont très peu étudiées sur le continent africain [19]. née. L’installation de filets japonais (filets à maille fine en polyes-
Souvent, il manque même des données élémentaires sur la diversité ter ou en nylon ; tailles préférées : 6 ou 12 m de long, 2,6 m à 3 m
des espèces locales [20]. Par conséquent, il est urgent de mener des de haut, avec 4 à 5 poches, sur des perches de 3 ou 4 m) est la mé-
études spécifiques et sur leurs communautés pour combler ce man- thode la plus répandue pour capturer les chauves-souris. La qualité
que d’information. de l’évaluation de la diversité et la composition spécifiques avec les
filets japonais dépend du nombre, de la configuration, du type et de
This includes:
1. Selection of adequate sampling method(s)
2. Experience on how to handle bats
Sampling bats 3. Knowledge in species identification and collection of
voucher specimenk
4. Application of statistically sound study design that is tai-
Bats are very important bioindicatorsk as they are species-rich, lored according to the respective research questions.
ecologically diverse, and frequently occur in larger numbers
[16]. Species diversity, i.e., presence and absence of species as 1. Sampling methods
well as their abundance, give crucial information about the Results of bat sampling depend to a large degree on the meth-
status of ecosystemsk and their functionality. Bats also permit od applied because each method is best suited only for a sub-
monitoring of change in diversity and population dynamics set of bats occurring in an area.
over time as a reaction to anthropogenick influence and global Setting mist nets (fine-meshed polyester or nylon nets; pre-
change [17, 18]. Overall, bats are largely understudied in most ferred size: 6 or 12 m long, 2.6-3.0 m high with 4-5 shelves) on
parts of Africa [19]. Often, even basic data on local species rich- tall poles (≈ 3-4 m) is the most widely used method for the
ness are lacking [20]. Therefore, comprehensive community and capture of bats. Assessing species richness and composition of
case studies are urgently needed to fill this gap. bats with mist-netting is affected by the number, configuration,
To make studies on bats particularly rewarding and successful, type and size of mist nets, whether they are set on the ground
bat sampling requires some expertise that, ideally, should be (understory nets, Fig. 10.18), in the canopyk (canopy nets, Fig.
acquired before starting with a project. 10.17) or as “net-walls” with several nets stacked on top of each
other starting from the ground up into the (sub)canopy level
668
la taille des filets japonais, de leur installation au sol (filets de sous-
bois, Fig.10.18), en canopéek (filets de canopée, Fig. 10.17) ou sous
forme de «murs de filets » avec plusieurs filets empilés les uns sur
les autres, du sol jusqu’au niveau de la canopée [21]. Ces derniers
sont très efficaces [19], mais leur installation et leur surveillance de-
mandent beaucoup de temps [21]. Les filets japonais sont disponi-
bles chez les commerçants et fournisseurs spécialisés (se référer aux
listes de [22]). Afin de les préserver en bon état, ces filets ont besoin
d’être réparés régulièrement, suite aux dommages causés par les
chauves-souris.
Un autre moyen de capture répandu est le piège-harpe (Fig. 10.19)
10.17
[23] : Plusieurs couches de fins fils de nylon sont installées dans un
cadre au pied duquel est attaché un grand sac de capture. Les piè-
ges-harpes peuvent être suspendus en l’air avec des cordes ou bien
être installés sur le sol en position verticale. Quand une chauve-sou-
ris vole jusqu’aux fils tendus, elle glisse vers le bas et tombe dans le
sac de capture. Ces pièges sont bien adaptés à la capture des petites
chauves-souris insectivoresk, notamment dans les habitatsk fores-
tiers. Un meilleur succès de capture peut être atteint quand les piè-
ges sont installés devant des grottes, le long des voies de passage des
chauves-souris, en lisière de forêt ou dans des clairières. La réussite
[21]. Net-walls are very efficient [19], but their set-up and opera-
tion is time-consuming [21]. Mist nets are available at special-
ized shops and dealers (see lists in [22]). They need to be main-
tained in good shape by regularly mending them as they are
damaged by the bats.
10.18
Another frequently used capture device is harp traps (Fig.
10.19) [23]. Fine nylon strings are set in one or more layers
(banks) in a frame that has a large capture bag attached to the
bottom. Harp traps can be hung in the air with strings or set
on the ground in a vertical position. When a bat flies against
the taught strings, it slides down and drops into the capture
bag. Harp traps are well suited to capture small insectivorousk
bats, especially in forest habitatsk. High capture success can be
reached when they are set in front of caves, in flyways of bats
along trails, at forest edges, and in forest gaps. Capture success
of harp traps depends to a large degree on the selection and
type of study locality, their usefulness should be tested in the Fig. 10.17: Filets japonais de canopée. | Canopy mist net.
chosen area before a decision is made on long-term use. Harp JFA
traps can be bought commercially or they can also be con- Fig. 10.18: Filets japonais de sous-bois. | Understory mist
structed locally (for details see [21]). net. NWE
10.19
Fig. 10.19: Piège-harpe. | Harp trap. JFA
669
10: Methodes | Methods
de capture avec les pièges-harpes dépend grandement de la sélec- d’Afrique, les analyses se limitent souvent à l’étude des modes d’ac-
tion et du type de site d’étude. Leur efficacité doit être testée dans la tivité [27]. La meilleure stratégie pour l’inventaire acoustique est de
zone choisie avant de prendre une décision quant à leur utilisation à contacter les experts pour avoir leurs conseils et une formation sur
long terme. On peut acheter les pièges-harpes dans le commerce ou la meilleure façon de s’y prendre. Le type de détecteur de chauves-
les fabriquer localement (pour plus de détails, voir [21]). souris et son micro déterminent la qualité et le rayon d’enregistre-
Une autre méthode, qui consiste à enregistrer et identifier les chau- ment des cris d’écholocation.
ves-souris insectivores aériennes par leurs cris d’écholocation, est D’autres méthodes d’échantillonnage des chauves-souris compren-
une option de plus en plus répandue pour évaluer la richesse spé- nent les recherches de perchoirs (gîtes; Fig. 10.21) et la capture
cifique et l’activité des chauves-souris : inventaire acoustique. avec des filets à main (voir [21]). L’idéal est d’appliquer un mélan-
Cette méthode est particulièrement utile pour les chauves-souris ge de plusieurs méthodes d’échantillonnage pour obtenir un inven-
insectivores volant à haute altitude et qui sont soit très rarement taire (quasi) exhaustif des espèces [28].
échantillonnées soit complètement ignorées [24], [25]. L’inven-
taire acoustique apporte alors des données qui ne peuvent s’obtenir 2. MANIPULATION DES CHAUVES-SOURIS
par aucun autre moyen. Malheureusement, cette méthode d’échan- Si les filets japonais et/ou les pièges-harpes sont les principaux
tillonnage est assez coûteuse. Elle requiert des équipements de qua- moyens de capture, il est conseillé (en cas de besoin) de deman-
lité et, en plus des enregistrements des chauves-souris sur le terrain, der conseil et de suivre une formation adéquate sur la façon de dé-
l’acquisition ou l’établissement de bibliothèques de cris locaux [26]. gager les chauves-souris des filets et de les manipuler. Etant donné
Il est également nécessaire d’acquérir une connaissance préala- que les chauves-souris peuvent être porteuses de maladies [29], le
ble de l’analyse des cris à l’aide des programmes d’analyse de sons risque d’infection peut être minimisé en prenant des précautions
adaptés. Étant donné qu’il n’existe pas de bibliothèques de cris ni de pour éviter leurs morsures et en se vaccinant contre la rage. Dans les
programmes de mesure automatiques dans la plupart des régions études impliquant la capture puis le relâcher de chauves-souris, il
As another method, recordings and identification of aerial in- [21]). Ideally, a mix of several sampling methods should be ap-
sectivorous bats by their echolocation calls is increasingly be- plied to achieve a (near-) comprehensive inventory of species
coming an option to assess species and activity of bats: acous- [28].
tic monitoring. This method is especially useful for high-flying
insectivorous bats, which have been frequently undersampled 2. Bat handling
before or went completely undetected [24], [25]. Acoustic mon- If mist nets and/or harp traps are the main capture devices in
itoring delivers data that cannot be obtained with any other a study, it is recommended, if needed, to seek advice and to
method. Unfortunately, this sampling method is rather expen- receive proper training how to extract bats from the nets and
sive. It requires quality equipment and requires, in addition to how to handle them. As bats are known to host various diseas-
the actual recording of the bats in the field, establishment of lo- es [29], infection risk can be kept at a minimum with precau-
cal call libraries [26]. As a prerequisite, one needs to be knowl- tions to avoid in getting bitten by bats, and rabies vaccination
edgeable in call analysis with sound analysis programs. As there is essential. Any study that involves capture and subsequent re-
are no extensive call libraries or automated measurement pro- lease of bats requires that animals are handled in a stress-min-
grams available yet for most parts of Africa, analysis is frequent- imizing way by freeing them quickly from the net and keeping
ly limited to study activity patterns [27]. The best strategy for them temporarily in soft cloth bags before they are processed
acoustic monitoring is to get into contact with experts for ad- and released again at the capture site. Measurements of the
vice and training how to do it most efficiently. The type of bat bats (e.g. size, body mass, age, gender, reproductive conditions)
detector and its microphone determine the quality and the should to be taken in a standardized way that follows inter-
range at which echolocation calls can be recorded. national recommendations. Detailed instructions are given in
Other sampling methods for bats include roost searches Kunz & Parsons [22].
(Fig.10.21) and captures with handnets (for more details see
670
Afrique de l’Ouest | West Africa
est recommandé de limiter la manipulation des animaux afin de ré- et des échantillons de tissu pour analyses ADN ultérieures repré-
duire le stress associé. Il faut donc les dégager rapidement du filet et sentent des données très utiles. Si les espèces ne peuvent être étu-
les garder temporairement dans un sac en toile avant des les traiter diées sur place, il est recommandé de collecter des spécimens de
et de les relâcher sur le site de capture. Les informations prises sur référence qui sont envoyés plus tard aux experts pour être identi-
les chauves- souris (par exemple la taille, la masse corporelle, l’âge, fiés (voir [32]). Au préalable, il convient de prendre contact avec les
le sexe, l’état reproducteur) doivent suivre une procédure standardi- experts des musées, universités ou centres de recherche ayant une
sée, conformément aux recommandations internationales. Des ins- connaissance des faunesk de chauve-souris concernées.
tructions détaillées sont fournies par Kunz & Parsons [22].
4. PLAN D’ETUDE
3. IDENTIFICATION DES ESPECES ET SPECIMENS L’étude des chauves-souris est vraiment nécessaire pour appro-
DE REFERENCE fondir nos connaissances sur ces animaux sur le continent afri-
La qualité d’une étude sur les chauves-souris dépend d’une iden- cain. Étant donné que ces études prennent du temps, nécessitent
tification correcte des espèces. La taxonomiek des chauves-sou- beaucoup de matériels ainsi qu’une préparation et une expertise
ris en Afrique est en constante évolution et il n’est pas surprenant conséquentes, il est primordial, pour en assurer la réussite, de dé-
de découvrir de nouvelles espèces. La première étape, qui consiste finir clairement leurs objectifs avant de commencer. Ces objectifs
à rassembler l’information nécessaire à l’identification à partir de déterminent les procédures d’analyse (les statistiques), la taille de
sources diverses (publications, livres, experts auprès de musées et l’échantillon requis pour obtenir des résultats significatifs et le nom-
autres institutions académiques), doit être suivie d’une formation, bre de répétitions nécessaires. Dans certaines études, le marqua-
idéalement dispensée par des experts dans le domaine, sur la maniè- ge des chauves-souris est important pour obtenir des données de
re d’utiliser les clés d’identification. [30] et [31] proposent des clés «capture / recapture» [33] tandis que dans d’autres, la description
quelque peu dépassées mais toujours utiles. Des photos détaillées détaillée des micro-habitats représente l’élément crucial. L’étude
3. Species identification and voucher specimen intensive and require substantial preparations, materials and
The quality of any study on bats depends on correct species expertise, it is essential for the success of the project to clearly
identification. The taxonomyk of the bat faunak of Africa is in define the goal of the study at the outset. The goal of the study
a state of flux, and it is not surprising to find new species. As a determines the analytical approach (statistics), the sample size
first step, materials for species identification need to be gath- needed to obtain meaningful results, and how many replica-
ered from various sources (publications, books, experts at mu- tions are required. For some studies, marking bats might be im-
seums and other academic institutions) followed by training, portant for capture-recapture data (see [33]), in others detailed
ideally through experts in this field, on how to use identification descriptions of microhabitats might be critical elements. In
key(s). Outdated but still useful keys are included in [30] and community studies, the quality of the data should be controlled
[31]. Detailed photographs and tissue samples for later DNA for by species richness estimators as a way to find out how well
analysis are helpful for documentation. In cases where species sampled the study sites are. In preparation for any kind of study,
cannot be identified in the field, collection of voucher speci- detailed protocols should be established, including spread
mensk is recommended, which can be subsequently sent to sheets that permit fast and reliable data entry and subsequent
experts for identification (for details see [32]). It is recommend- analysis. The locations of capture devices as well as roost and
ed to pro-actively search for contacts with experts in museums, feeding sites should be documented with GPS receiversk.
at universities or research institutions who have a background
in the respective bat fauna. Assessing assemblage structure and species
richness of bats
4. Study design Studies on bats usually follow one of two ways. They either fo-
Studies on bats are very much needed to improve our cus on composition and structure of bat assemblages or the
knowledge of African bats. As those studies are rather time- studies are designed to maximize documentation of species
671
10: Methodes | Methods
des communautés et la qualité des données doivent être évaluées l’optimisation de la documentation de la diversité des espèces. Cet-
au moyen d’estimateurs de la diversité spécifique qui permettent te dernière thématique est importante pour l’évaluation rapide de la
de juger de l’efficacité de l’échantillonnage. Avant toute étude, il est richesse spécifique dans des zones n’ayant pas encore été invento-
recommandé d’établir des protocoles détaillés comprenant des riées, où l’échantillonnage est quasiment inexistant ou bien étant
feuilles d’analyse permettant une saisie de données rapide, efficace, sous l’imminence d’une menace, par exemple du fait de change-
et adaptées aux analyses à suivre. Les emplacements des dispositifs ments dans les modes d’utilisation des terres ou du fait d’une ex-
de capture, les perchoirs et les lieux d’alimentation doivent être en- ploitation minière intensive.
registrés grâce à des récepteurs GPSk. L’évaluation de la structure des communautés et de leurs change-
ments dans le temps exige l’utilisation d’un protocole de capture
evaluation de la structure des COMMU- standardisé. Ceci garantit la comparaison entre les données et l’ap-
NAUTES et de la diversité des especes des plication de méthodes statistiques. Par exemple, pendant chaque
chauves-souris période d’échantillonnage, on installera le même nombre de filets
Les études relatives aux chauves-souris s’orientent générale- japonais selon la même configuration. La figure 10.20 illustre un
ment vers une de ces deux directions : elles se concentrent soit exemple de configuration standardisée de filets japonais utilisée
sur la composition et la structure des communautés, soit sur dans le cadre du projet BIOTAk [19]. L’échantillonnage standardisé
à des intervalles prédéfinis sur une longue durée (plusieurs années)
permet d’obtenir des informations précieuses sur la dynamique de
la diversité et le renouvellement des espèces [18, 19]. Il est possi-
ble d’obtenir des résultats similaires en utilisant d’autres moyens de
capture ou grâce à l’inventaire acoustique, sous réserve que ces pro-
tocoles aient été standardisés.
672
Si l’objectif de l’étude est de maximiser le nombre d’espèces pré-
sentes dans une zone, l’échantillonnage opportuniste est alors plus
efficace. Dans ce cas, les filets japonais et/ou les pièges-harpes sont
intentionnellement placés dans des endroits où les chances de cap-
ture sont élevées et où on espère récolter le plus grand nombre d’es-
pèces possible. C’est le cas notamment quand les chauves-souris
sont piégées ou enregistrées près des grottes, sur des voies de pas-
sage, près d’un plan d’eau ou en bordure de forêt. L’échantillonnage
opportuniste s’applique à une grande variété d’habitats, à l’aide de
différentes méthodes (filets de sous-bois, filets de canopée, pièges-
harpes) mises en œuvre sur de nombreux sites.
Ces deux approches ont été menées lors du projet BIOTA : la struc-
ture des communautés d’espèces et la diversité des chauves-souris
ont été évaluées à l’aide de méthodes standardisées sur de longues
durées, alors que les régions inexplorées étaient échantillonnées de
façon opportuniste au cours de périodes courtes.
673
10: Methodes | Methods
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