Introduction et leçon 1 du droit commercial
Notes du Droit commercial [Link]
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Explique simplement et clairment juasqà la lecon 1 a partir de l'intro, pas u résumé, il y faut
tout le contenu.
Voici une explication simple et complète de l'Introduction et de la Leçon 1 : Les actes de
commerce, tirée de vos notes de droit commercial.
Introduction
Qu’est-ce que le « commerce » en droit ?
Dans le langage courant, le « commerce » désigne souvent la vente de biens ou de
services (exemple : un magasin).
En droit, le terme a un sens plus large : il inclut aussi certaines activités de production
(industrie) et de services. Exemple : une usine qui produit et vend des voitures relève
du droit commercial.
En revanche, certaines activités (comme l’artisanat, l’agriculture, les professions
libérales) ne sont pas considérées comme commerciales au sens juridique.
Pourquoi un droit commercial ?
Le droit commercial est une branche du droit privé. Il complète le droit civil, qui est
trop général pour régir les activités commerciales.
Deux raisons justifient son existence :
1. Conception objective : ce sont les actes de commerce qui sont spécifiques
(rapidité, sécurité, etc.).
2. Conception subjective : les commerçants ont un statut particulier
(obligations, règles spécifiques).
Historiquement, la France a privilégié la conception objective (c’est l’acte qui compte,
pas la personne).
Droit commercial vs. Droit des affaires
En théorie :
o Le droit commercial ne s’applique qu’aux commerçants et aux actes de
commerce.
o Le droit des affaires est plus large : il inclut toutes les activités économiques (y
compris civiles).
En pratique, aujourd’hui, la distinction s’estompe : de nombreuses règles (exemple :
concurrence, faillite) s’appliquent à tous les professionnels, pas seulement aux
commerçants.
Conclusion : dans ce cours, on étudie à la fois le droit commercial et le droit des
affaires.
Leçon 1 : Les actes de commerce
Chapitre 1 : Identifier un acte de commerce
Section 1 : Définition générale
Le Code de commerce ne donne pas de définition précise. Il se contente de lister des
exemples.
La doctrine a proposé plusieurs définitions, mais aucune n’est parfaite :
o Spéculation : but lucratif → mais certaines activités libérales sont aussi
lucratives.
o Entreprise : organisation de moyens → mais le terme « entreprise » est trop
vague.
o Circulation/entremise : mise en relation → mais ne couvre pas tous les cas.
Conclusion : la liste du Code de commerce comporte une part d’arbitraire.
Section 2 : Inventaire des actes de commerce
Paragraphe I : Les actes de commerce par nature (90% des cas)
Ce sont des actes considérés comme commerciaux par leur objet même. On les classe en 4
catégories :
1. Négoce (achat-revente) :
o Achat de meubles ou d’immeubles pour les revendre (avec ou
transformation).
o Exceptions : si l’acquéreur construit un bâtiment pour le revendre → ce n’est
pas du commerce.
2. Industrie :
o Activités de fabrication, extraction (exemple : mines).
3. Services :
o Entreprises de fourniture (énergie, eau).
o Intermédiaires (courtiers, agents immobiliers).
o Location de meubles.
o Transports.
o Spectacles publics.
o Activités financières (banque, assurance).
o Agents et bureaux d’affaires (publicité, voyages).
4. Domaine maritime :
o Construction navale, expéditions maritimes, assurances maritimes, etc.
o La pêche maritime est commerciale sauf si exercée de manière artisanale
(petits bateaux, sorties courtes).
Paragraphe II : Les actes de commerce par accessoire
Un acte civil par nature devient commercial s’il est accompli :
o Par un commerçant pour les besoins de son commerce (exemple : un
pharmacien qui achète une alarme pour sa pharmacie).
o Dans un but commercial (exemple : un particulier qui achète un fonds de
commerce pour devenir commerçant).
Paragraphe III : Les actes de commerce par la forme
Certains actes sont commerciaux quelle que soit leur nature ou la personne qui les
accomplit :
o Les effets de commerce (exemple : une lettre de change).
o Les sociétés commerciales par leur forme (exemple : SARL, SAS) → même si
leur activité est civile.
Définition et obligations des commerçants
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Explique simplement et clairement la leçon 2 a partir de l'intro, pas u résumé, il y faut tout le
contenu
Leçon 2 : Les personnes commerçantes
Introduction
Le droit commercial ne s’applique pas seulement aux commerçants, mais aussi à tous les
professionnels. Cependant, la notion de commerçant reste centrale. Un commerçant est
défini par la loi comme celui qui exerce des actes de commerce de
manière habituelle, indépendante et personnelle. Cette leçon explore les critères qui
définissent un commerçant, ses obligations et les modes d’exercice de son activité.
Chapitre 1 : La qualité de commerçant
Section 1 : La notion de commerçant
Un commerçant est une personne qui exerce des actes de commerce de
façon professionnelle, indépendante et personnelle.
Paragraphe I. Les critères positifs
1. Exercice à titre habituel :
Il faut une répétition d’actes de commerce, pas un acte isolé. On examine la
fréquence, l’intention de réaliser un profit et l’existence d’une organisation.
2. Exercice à titre indépendant :
Le commerçant agit pour son propre compte, sans lien de subordination. Des
situations intermédiaires existent (franchisés, livreurs Uber, etc.), pouvant mener à
une requalification en contrat de travail.
3. Exercice à titre personnel :
Seule la personne qui accomplit les actes en son nom est commerçante. Le conjoint
qui aide n’est pas automatiquement commerçant. Trois statuts sont possibles pour le
conjoint : collaborateur, salarié ou associé.
Paragraphe II. Les critères négatifs
1. L’artisan :
o Activité manuelle, indépendante, avec moins de 10 salariés (au départ).
o Relève des chambres des métiers, pas du droit commercial pur.
o Aujourd’hui, de nombreuses règles commerciales s’appliquent aussi aux
artisans.
2. L’agriculteur :
o Maîtrise d’un cycle biologique (végétal ou animal).
o Activité civile, relevant du Code rural.
o Si transformation des produits devient prépondérante, peut basculer vers le
commercial.
3. Le professionnel libéral :
o Prestations intellectuelles, indépendance, déontologie stricte.
o Activité civile, mais de plus en plus soumis à des règles commerciales (ex. :
concurrence).
o Possible depuis 2000 de céder sa clientèle sous conditions.
Section 2 : Les obligations du commerçant
Paragraphe I. Les obligations de publicité
Immatriculation au RCS (Registre du Commerce et des Sociétés) :
o Protège les tiers, sert de preuve, contrôle l’activité.
o Depuis 2023, fusionné dans le RNE (Registre National des Entreprises).
o Doit être mis à jour en cas de changement.
Numéros d’identification :
o SIREN (9 chiffres), SIRET (14 chiffres), code APE/NAF (activité principale),
numéro intracommunautaire (TVA).
Paragraphe II. Les obligations liées à la facturation et à la comptabilité
1. Facturation :
o Entre professionnels : obligatoire, sous peine d’amende.
o Envers les consommateurs : note exigée pour les prestations > 25 € ou ventes
à distance.
2. Comptabilité :
o Tenue d’un livre journal, grand livre, inventaire annuel, comptes annuels
(bilan, compte de résultat, annexe).
o Allégée pour les micro-entreprises (livre de recettes, pas de compte bancaire
dédié si CA < 10 000 €).
Paragraphe III. Le paiement de taxes et d’impôts
Impôt sur le bénéfice :
o IR (BIC/BNC/BA) ou IS selon la forme juridique.
o Micro-entreprise : abattement forfaitaire (50% pour le négoce, 34% pour les
services).
TVA :
o Seuils de franchise : 85 800 € (vente) / 34 400 € (services).
o Régime simplifié ou normal selon le CA.
Chapitre 2 : Les modes d’exercice de l’activité commerciale
Section 1 : L’exercice par une personne physique
C’est l’entreprise individuelle (EI). Le patrimoine professionnel et personnel ne font qu’un →
risque de saisie sur les biens personnels.
Paragraphe I. Le principe : absence de protection
Principe d’unicité du patrimoine (Aubry et Rau).
Tous les biens (même personnels) peuvent être saisis pour des dettes
professionnelles, et inversement.
Paragraphe II. Les exceptions : protection du patrimoine privé
1. Avant la loi de 2022 :
o Déclaration d’insaisissabilité : pour protéger la résidence principale et
d’autres biens immobiliers.
o EIRL (Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée) : permet d’affecter
un patrimoine professionnel séparé. Peu utilisé.
2. Après la loi de 2022 :
o Protection automatique : les créanciers professionnels ne peuvent saisir que
les biens utiles à l’activité.
o Le commerçant doit prouver l’utilité professionnelle d’un bien en cas de litige.
o Possibilité de renonciation (pour les banques, avec délai de réflexion).
o Transmission Universelle de Patrimoine (TUP) possible.
Section 2 : L’exercice par une personne morale
C’est la société. Sources du droit des sociétés : Code civil, Code de commerce, Code
monétaire et financier.
Paragraphe I. La naissance de la société
1. Pourquoi choisir une société ?
o Organiser un partenariat, structurer l’entreprise, protéger le patrimoine,
faciliter la transmission, optimiser la fiscalité.
2. Quelle société choisir ?
o Plusieurs classifications :
Civile / Commerciale
De personnes / De capitaux
À risque limité / illimité
Unipersonnelle / Pluripersonnelle
Etc.
3. Création de la société :
o Contrat de société : nécessite des associés, des apports (numéraire, nature,
industrie), une volonté de s’associer (affectio societatis), et une participation
aux résultats.
o Personnalité morale : acquise par l’immatriculation.
o Sociétés sans personnalité morale : société en participation, créée de fait, ou
en formation.
Paragraphe II. La vie de la société
1. Les dirigeants :
o Statut (désignation, révocation, rémunération).
o Pouvoirs (étendus, mais limités par l’intérêt social, la loi, les statuts).
o Responsabilités (civile et pénale).
2. Les associés :
o Droits patrimoniaux, financiers (dividendes), et politiques (vote, information).
o Abus de majorité ou de minorité possibles.
Paragraphe III. La fin de la société
Causes de dissolution : terme, réalisation de l’objet, annulation, décision des associés,
dissolution judiciaire, etc.
Effets : liquidation et partage, sauf exceptions (fusion, etc.).
Conclusion
La qualité de commerçant repose sur l’exercice professionnel d’actes de commerce. Elle
engendre des obligations strictes (publicité, comptabilité, fiscalité). Le commerçant peut
exercer seul (entreprise individuelle) ou à travers une société, avec des implications
importantes sur la protection de son patrimoine et sa responsabilité.
Si tu veux que je détaille un point particulier (comme les sociétés, les obligations, ou la
protection du patrimoine), dis-le-moi !