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Gestion Financière-1

Le fonds de roulement normatif est la différence entre les ressources et les emplois stables d'une entreprise, essentiel pour couvrir le cycle d'exploitation. Il est calculé en fonction des stocks, des créances et des dettes, et varie selon les délais de paiement et de règlement. La méthode normative permet d'évaluer les besoins de financement en fonction de l'activité prévue, en utilisant des normes de gestion et des coefficients de pondération.

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Le fonds de roulement normatif est la différence entre les ressources et les emplois stables d'une entreprise, essentiel pour couvrir le cycle d'exploitation. Il est calculé en fonction des stocks, des créances et des dettes, et varie selon les délais de paiement et de règlement. La méthode normative permet d'évaluer les besoins de financement en fonction de l'activité prévue, en utilisant des normes de gestion et des coefficients de pondération.

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Gestion Financière

Asmaa EL MESSAOUDI
Chapitre 1

Le Fonds de roulement normatif


Introduction générale

Le fonds de roulement est la différence entre les ressources


stables et les emplois stables d’une entreprise. Il représente la
partie des capitaux permanents qui restent continuellement
dans l’entreprise pour assurer sans heurt la couverture du
cycle d’exploitation de l’entreprise (c’est la couverture du
besoin en fonds de roulement).

Ce besoin en fonds de roulement varie en fonction des


échéances de règlement et de paiement des tiers.
Le fonds de roulement normatif représente le besoin approché
de financement engendré par le cycle d’exploitation.

Le cycle d’exploitation génère un besoin de financement que le


gestionnaire doit maîtriser. Il importe donc de savoir recenser
et évaluer les éléments à l’origine de ce besoin de
financement.
Notion de fonds de roulement normatif
On désigne par cycle d’exploitation l’ensemble des opérations
successives qui vont de l’acquisition des éléments de départ
(matières premières, marchandises, ..) jusqu’à l’encaissement
du prix de vente des produits vendus.

Le besoin de financement lié au cycle d’exploitation varie


selon la date considérée, en fonction du niveau des stocks, de
celui des créances d’exploitation et des dettes d’exploitation
dont le montant varie constamment au cours de l’exercice.

Comme il est impossible de calculer toutes les valeurs


possibles du BFR d’exploitation, on évalue le niveau moyen du
besoin de financement relatif aux opérations d’exploitation
pour un chiffre d’affaires annuel donné. On qualifie ce niveau
moyen de : fonds de roulement normatif.
Evaluation du fonds de roulement normatif

Le besoin de financement du cycle d’exploitation dépend :

• De la longueur du cycle d’exploitation qui dépend lui-même


de la durée d’écoulement des stocks, de la durée du
processus de production, de la durée du crédit accordée
aux clients.

• De la durée de crédit obtenue des fournisseurs.

• De l’évolution d’autres éléments relatifs à l’exploitation


(TVA, salaires, charges sociales, …)
Pendant cette durée, l’entreprise engage pour les besoins de
son activité d’exploitation des dépenses dont-elle ne récupère
pas tout de suite le montant; ces dépenses sont en partie
compensées par divers crédits obtenus (fournisseurs,…). Il
subsiste toutefois un besoin de financement résiduel : le
besoin en fonds de roulement d’exploitation.
La méthode normative

Le fonds de roulement normatif se calcule via trois manières


différentes :

• En montant,
• En pourcentage de CAHT annuel,
• En jours ou en mois de CAHT
L’intérêt de la méthode normative

La méthode du besoin en fonds de roulement normatif


consiste à évaluer les besoins nécessaires à l’exploitation en
fonction du niveau probable d’activité prévu par l’entreprise.

Elle repose sur l’établissement de normes retenues comme


des objectifs de gestion.

Il s’agit d’un outil de prévision consistant à décomposer les


postes du BFRE en temps (durées) d’écoulement et coefficient
de pondération.
Le temps d’écoulement et le coefficient de
pondération

L’estimation des temps d’écoulement se fait à partir d’une


observation précise de l’activité et une comparaison avec le
secteur. Les coefficients de pondération représentent la
structure souhaitable du CPC. Ils permettent de repérer les
postes les plus importants dans la détermination du BFRE et en
conséquence d’envisager des moyens d’action afin de les
réduire.
Les principaux postes du fonds de roulement
normatif

1- stocks
D’une manière générale, le temps d’écoulement est la durée
pendant laquelle un article reste en magasin en moyenne avant
d’être utilisé ou vendu.

La valeur d’un stock moyen est évaluée, de manière


approximative à partir :

Stock moyen = stock initial + stock final / 2


Stock de marchandises

TE = (stock moyen des marchandises/ coût d’achat des


marchandises vendues) *360j

CS = Coût d’achat des marchandises vendues / CAHT


Stock de matières premières

TE = (stock moyen de MP/ coût d’achat des MP


consommées) * 360j

CS = coût d’achat des MP consommées / CAHT


Stock d’en-cours

TE = (stock moyen d’en-cours / coût de production des


en-cours) * 360j

CS = coût de production des en-cours / CAHT


Stock de Produits finis

TE = (stock moyen de PF / coût de production des


produits vendus) * 360j

CS = coût de production des produits vendus / CAHT


2 – Clients et comptes rattachés

Le temps d’écoulement dépend des informations dont on dispose :

Durée de crédit = n jours : dans ce cas le TE est égal à n/2 c’est-à-


dire que tous les clients ont le même crédit qui est le crédit moyen.

Durée de crédit = n jours fin de mois : dans ce cas, tous les clients ne
bénéficient pas de la même durée de crédit, il faut donc calculer la
durée moyenne du crédit accordé.
Exemple : la durée du crédit client est de 30 jours fin de mois
suivant.

La durée moyenne du crédit client ou le TE est de :


(30j/2) + 30j = 45 jours

Si le client achète en fin de mois, la durée du crédit est la suivante :


(0+30j) / 2 = 15 jours
Lorsque la durée du crédit client n’est pas donnée, il faut la calculer

TE = (Clients et CR / CATTC) * 360j

CS = CATTC / CA HT
3 – fournisseurs et CR
Le temps d’écoulement du poste fournisseurs et CR représente la
durée moyenne du crédit accordé par les FRS.

CS = achats TTC / CAHT


4 – La taxe sur la valeur ajoutée

Pour la TVA récupérable


• Le TE est trouvé comme suit :
(0+30j)/2 durée moyenne = 15 jours
30 jours le mois de décalage (n’existe plus)
30 jours le mois suivant
Donc TE = 75 jours (-30)

CS = TVA récupérable de l’exercice / CAHT


Pour la TVA facturée

 TE = 15j+30j = 45 jours

 CS = TVA facturée sur les ventes / CAHT


Pour la TVA due
Une fois calculée, la TVA due reste dans le compte correspondant
jusqu’à la date de règlement (si la date du règlement est par
exemple le 20) :

TE = 20 jours
CS = TVA due de l’année / CAHT
5- Personnel (salaires)

Si le règlement des salaires a eu lieu le dernier jour du mois, la dette


moyenne de l’entreprise : (0+30)/2 = 15 jours
• TE = 15 jours
• CS = salaires annuels / CAHT

Si par exemple les salaires seront payés le 5 du mois suivant, le TE


sera : (0+30)/2 + 5 = 20 jours
6 – charges sociales

Si on considère que les charges sociales sont réglées le 10 du mois


suivant :

TE = (30/2) + 10 = 25 jours
• CS = charges sociales annuelles / CAHT
Application 1
La société industrielle du « Sud Ouest » désire connaître le montant de son
fonds de roulement normatif et vous communique les informations
suivantes pour l’année N.
• CAHT de l’exercice : 24.000.000 DH
• Crédit accordé aux clients : 30 jours fin de mois
• Stocks :
Stock initial Stock final
Matières premières 900.000 500.000
Produits finis 2.200.000 1.900.000

• Achat du mois (HT) : 9.600.000 DH


• Crédit obtenu des FRS : 30 jours fin de mois, le 10 du mois suivant;
• Charges de personnel : 8.640.000 DH;
• Charges sociales salariales : 15% des salaires bruts;
• Charges sociales patronales : 30% des salaires bruts;
• Les salariés sont rémunérés en fin de mois, les charges sociales le 10 du
mois suivant;
• Coût de production des PF fabriqués : 15.000.000 DH
• Taux de TVA sur les achats de MP et sur les ventes est de 20% payable
le 30 du mois suivant;
• La TVA due est réglée le 22 de chaque mois.
• Salaires nets annuels : 5649230,769

Travail à faire : Calculer le fonds de roulement normatif de cette société en


jours CAHT, en DH et en % du CAHT
Application 2
La société Y a commencé une activité de négoce d’appareils ménagers le
01/01/2020. Le directeur général espère réaliser un CA annuel HT de 11860
K DH pour ce premier exercice dont un tiers à Casablanca (clients réglant à
45j) et 2/3 en province (les clients règlent à 60j).

Le directeur des ventes estime qu’il est nécessaire de disposer d’un stock
équivalent à 30j de consommation.

Le responsable des achats signale que les accords passés avec les FRS des
marchandises stipulent des délais de règlement de l’ordre de 50j, pour des
achats annuels moyens estimés à 8302 K DH HT.

Une discussion avec le chef comptable vous a permis de réunir les


informations suivantes :
• Les salaires de la main d’œuvre s’élèvent à 15% du CA HT, ils sont réglés
en fin de mois;
• Les charges sociales, qui s’élèvent à 118,6 K DH sont payés le 15 du mois
suivant;
• Diverses charges, dont en particulier les autres charges externes pour un
total annuel moyen de 511,6 K DH sont payés à 30j.
• La société doit pouvoir dans un premier temps, disposer d’une encaisse
permanente de 237,2 K DH. Celle-ci pouvant être considérée comme
nécessaire au bon déroulement de cycle d’exploitation;
• TVA facturée procure 45j de financement
• La TVA récupérable représente un emploi d’une durée moyenne de 45j.

Travail à faire : Calculer le fonds de roulement normatif en jours du CAHT


Exercice 3
• La société « SALAM TECH » a pour activité le commerce de matériels
informatiques. Pour déterminer le FR normatif, le directeur financier de
la société vous communique les informations suivantes :
• Chiffre d’affaires annuel 14.750 KDH (HT). La société commercialise le
matériel informatique dans deux zones : Casablanca et Rabat
Zones Quotas Délai règlement clients
Zone Casablanca 70 % 30 J
Zone Rabat 30 % 50 J
 Le stock de matériels informatiques : d’après les budgets de vente, il est
nécessaire de disposer d’un stock équivalent à 40 J de vente.
 Les achats de matériels informatiques : les achats annuels moyens
estimés de 10.300 KDH HT. Le délai moyen de règlement fournisseur
est de l’ordre de 60 J
 Charges sociales 225 KDH. Les charges sociales sont réglées le 10 du
mois suivant
 Autres charges, dont en particulier les charges externes pour un total
annuel moyen de 300 KDH sont payées à 35 J
 La TVA facturée procure 45 J de financement
 La TVA récupérable représente un emploi d’une durée moyenne de 45 J
 La TVA récupérable sur les charges autres que les achats de matériels
informatiques, peuvent être estimée négligeable.
• Travail à faire Calculer le FDR normatif
Chapitre 2
Le choix d’investissement
Pour demeurer compétitive, une entreprise est amenée à
investir de façon régulière. Le problème lié au choix
d’investissement est de ce fait placé au centre de toute gestion
de société.

La décision d’investissement est une décision très importante


qui présente un caractère stratégique car elle va engager le
devenir de l’entreprise sur le long terme (une erreur dans le
choix des investissements peut entraîner un retard par rapport
aux sociétés concurrentes difficile à combler).
Investissement : Définition
On appelle un investissement, l’engagement d’un capital dans
une opération de laquelle, on attend des gains futurs, étalés
dans le temps.

L’investissement est une immobilisation de capital qui produit


des revenus sur une longue période et qui doit être donc
financé par des capitaux permanents.

Tous les investissements susceptibles d’être réalisés par une


entreprise ne peuvent faire l’objet d’une évaluation
quantitative.
Les calculs de rentabilité financière ne concernent que les
investissements financiers et techniques pour lesquels il est
possible d’estimer les gains attendus.

Les autres investissements (sociaux, humains,…) sont décidés


sur la base d’autres considération telles que la satisfaction du
personnel.
Types d’investissements

Il existe plusieurs types d’investissements dont les principaux


sont :

Les investissements de remplacement et de modernisation


(remplacement d’un matériel ancien, amorti, usé ou démodé
par un autre).

Les investissements d’expansion ou de capacité ont pour but


d’accroître la capacité de production ou de commercialisation
des produits existants et de vendre des produits nouveaux
(l’installation d’une capacité de production nouvelle ou
additionnelle).
Les investissements sociaux et humains tels que les dépenses de
formation, décisions de recrutement d’employés, dépenses de
l’amélioration des conditions de travail… Les prévisions de rentabilité
de tels investissements ne sont pas quantitatives.

Financièrement, un investissement est acceptable dans la mesure ou


les gains attendus sont supérieurs au capital investi. Evaluer un projet
d’investissement consiste à comparer ces deux éléments : gains
futurs et capital investi.
Les caractéristiques d’un projet d’investissement
Un projet d’investissement se caractérise par une dépense initiale en
capital, des rentrées nettes de trésorerie ou cash flows et une valeur
résiduelle à la fin de sa durée de vie.
La dépense initiale : Capital investi
La dépense initiale en capital est celle que doit supporter l’entreprise
pour réaliser le projet; elle comprend :

• Le prix d’achat (ou le coût de production); il s’agit par exemple,


d’acquisition d’un terrain, de machines, de bâtiments, les frais
d’études,…
• Les frais accessoires et les dépenses secondaires liées : frais de
transport, d’installation, augmentation des capacités de stockage
et des moyens de distribution liés à la nouvelle capacité de
production, formation de personnel spécialisé…
• Le besoin supplémentaire en fonds de roulement : l’augmentation
de BFR fait partie de la dépense initiale puisque, tout projet
d’investissement accroît généralement l’activité de l’entreprise,
ce qui a pour conséquence d’augmenter le BFR d’exploitation
(une telle augmentation représente un besoin nouveau qui
nécessite un financement nouveau).
Les flux nets de trésorerie ou cashs flows
Un aspect fondamental de l’étude d’un projet d’investissement est
l’estimation des liquidités nettes ou cash flow engendrés chaque
année par l’exploitation du projet.

On appelle « flux de trésorerie » ou encore « cash flow » la différence


entre les recettes et les dépenses engendrées par le projet
d’investissement.

Le cash flow annuel est le plus souvent calculé par la différence entre
les recettes d’exploitation annuelles (résultat de la vente des produits
fabriqués grâce à l’investissement) et les dépenses d’exploitation
(entraînées par la fabrication et la commercialisation de ces produits).
La valeur résiduelle

A la fin de leur utilisation, certaines immobilisations conservent une


valeur vénale résultant soit de leur revente, soit d’une réutilisation
partielle qu’il convient d’évaluer par rapport aux dépenses
entraînées par l’acquisition d’un bien du même type ou rendant des
services analogues, soit de la récupération du BFR.

A la valeur des cash flows, il faut ajouter la récupération de la valeur


résiduelle des équipements.

En effet, à la fin de sa durée d’utilisation, le bien, objet de


l’investissement, peut être cédé. Comme il est alors totalement
amorti, le produit de la cession constitue une plus value.
La durée de vie (n)
La durée de vie est la période durant laquelle le projet génère des flux
de trésorerie.

• Durée de vie technique : est fonction des conditions probables


d’utilisation des immobilisations

• Durée de vie économique : est fonction du contexte économique


au sein duquel évolue l’entreprise. « un matériel peut par exemple
devenir sans utilité économique si le bien qu’il serve à produire n’est
plus demandé »

• Durée de vie fiscale : correspond à la durée de vie pendant laquelle


le bien est amorti « Elle procède d’une évaluation administrative
arbitraire et souvent éloignée de la réalité technique »
La rentabilité d’un projet d’investissement doit être, évaluée sur sa
durée de vie économique, c’est-à-dire sur l’ensemble de la période
pendant laquelle l’investissement est effectivement utilisé par
l’entreprise et engendre des cash flow
La synthèse des flux
La synthèse des emplois (dépense d’investissement et la variation du
BFR) et des flux prévisionnels d’un projet d’investissement se fait dans
un tableau de ce type:
Rubriques Année Année 1 2 … n
0
Investissement (I) (1)
BFR (2)
Total (3) = (1) + (2)
Résultat avant amort (4)
Dotations aux amort (5)
Résultat avant impôt (6) = 4-5
IS (7) = 6*taux
Résultat ,et après impôt : 8 = 6-7
Cash flow 9 = 8+5
Valeur résiduelle des
équipements nette d’impôt (10)
Récupération du BFR (11)
Total (12) = 9+10+11

Cash flow nets (13) = 12-3 -I0 CF 1 CF 2 …. CFn


Les critères de choix d’investissements en avenir certain

Il n’est pas normal en principe de parler de choix d’investissement en


avenir certain puisque l’avenir est par définition aléatoire et incertain.

Pour les critères d’évaluation de projet, on distingue les méthodes


non actuarielles (ou sans actualisation) et les méthodes actuarielles
(ou avec actualisation).
Les méthodes sans actualisation

On peut citer dans cette catégorie le taux de rendement comptable et


le délai de récupération.

Le taux de rendement comptable


• Le taux de rendement comptable est le rapport entre le bénéfice
annuel moyen procuré par l’investissement et la dépense initiale, il
se calcule de la façon suivant :

Taux = Bénéfice moyen / capital investi


Exemple : Soient deux projets A et B
Projet A
• Dépense initiale : 150,000
• Recettes annuelles : 20,000 ; 50,000; 80,000; 100,000; 90,000
• La durée des deux projets : 5 ans

Projet B
• Dépense initiale : 120,000
• Recettes annuelles : 20,000; 40,000; 60,000; 30,000; 25,000
Projet A
Bénéfice moyen = (20000+50000+80000+100000+90000)/5 = 68,000
Taux de rendement comptable = 68,000/150000 = 45%

Projet B
Bénéfice moyen = (20000+40000+60000+30000+25000)/5 = 35,000
Taux de rendement comptable = 35,000/120000 = 29%
Conclusion
• Projet A car il présente le taux de rendement comptable le plus
élevé.
• Ce critère présente l’avantage d’être simple, mais ne tient pas
compte de l’incidence du temps
Le délai de récupération

Cette méthode consiste à déterminer le délai (ou la durée) nécessaire


au bout duquel les flux nets de trésorerie permettent de récupérer le
capital investi. Le projet d’investissement choisi sera celui dont le
délai est le plus court.
Exemple : soient deux projets d’investissement A et B dont les
caractéristiques sont les suivantes:
Projet A
• Dépense initiale : 150,000
• Recettes annuelles (cash flow) sont de 50,000 par an durant les 5
années
• Délai de récupération de l’investissement = 3 ans, c’est-à-dire la
DI(150,000) sera récupérée au bout de 3 ans

Projet B
• Dépense d’investissement : 120,000
• Cash flows : 30,000 (durant les 5 années)
• Le délai de récupération de la DI (120,000) est de 4 ans
Conclusion : Le projet A sera retenu car il présente le délai de
récupération le plus court (3 ans)

Cette méthode présente certains inconvénients malgré sa simplicité:


• Les investissements à comparer doivent avoir la même durée de
vie
• Les cash flow postérieurs au délai de récupération sont ignorés,
d’où une pénalisation des projets dont l’essentiel des cash flow se
concentre enfin de durée de vie.

Les deux méthodes (taux de rendement comptable et le délai de


récupération) présentent l’avantage de la simplicité mais n’intègrent
pas le facteur temps d’où le recours à des méthodes d’évaluation
basées sur l’actualisation.
Les méthodes avec actualisation
Il s’agit de la valeur actuelle nette (VAN), l’indice de profitabilité (IP)
et le taux interne de rentabilité (TIR)

La technique d’actualisation
L’actualisation est l’opération par laquelle on détermine en fonction
du taux d’actualisation la valeur actuelle d’une somme à partir de sa
valeur future
Le taux d’actualisation se détermine en fonction du temps.
La valeur actuelle et la valeur future
• La valeur actuelle correspond à ce que vaut à l’instant une
somme déjà versée ou à verser plus tard.
• La valeur future correspond à ce que vaudra une somme dans un
instant futur. D’une façon générale, la valeur actuelle (Vac) et la
valeur future (Vfu) d’une somme sont reliées par la relation
suivante.

Vac = Vfu / (1+i)ⁿ ou Vac = Vfu (1+i)⁻ⁿ

Avec i le taux d’actualisation


Valeur actuelle d’une somme S

Exemple : calculons la valeur actuelle d’une somme de 800 DH


disponible dans 5 ans, taux d’actualisation est 10%
Vac = Vfu / (1+i)ⁿ ou Vac = Vfu (1+i)‾ⁿ
Vac = 800 (1+0,1)‾⁵ = 496,74

Valeur acquise d’une somme S


Par opposition à l’actualisation, on parle de la capitalisation, c’est-à-
dire la valeur future d’une somme à un instant futur.

Exemple : Calculons la valeur acquise d’une somme de 600 DH, placé


pendant 5 ans, au taux de 10%

Vfu = Vac (1+i)ⁿ = 600 (1+i)⁵ = 966,3


La valeur actuelle nette (VAN)
• Le critère de la VAN consiste à faire la différence entre la somme
des cash flow actualisés procurés par le projet et la dépense
d’investissement.

• La VAN d’un projet d’investissement se définit comme la


différence à la date de réalisation du projet entre les cash flow
actualisés (à la date 0) et le montant du capital engagé (la dépense
d’investissement).

• Il s’agit, en appliquant un taux d’actualisation, de ramener


l’ensemble des flux de trésorerie dégagés à la date 0 (la date de
mise en route du projet)pour les comparer au capital investi.
La formule de la VAN

VAN = ∑ CF (1 + i)‾ⁿ - Di

Di = dépense d’investissement
Le taux d’actualisation i utilisé dans le calcul de la VAN est le taux de
rentabilité minimum exigé par l’entreprise. Théoriquement, ce taux
représente le coût des capitaux utilisés par l’entreprise.
Exemple :
• Soit le projet d’investissement suivant :

-10,000 3000 4000 5000 2000

Di = 10,000 ; n = 4 ; taux (coût du capital = 10%)


Interprétation
• La réalisation de cet investissement (10,000) revient à décaisser
10,000 et recevoir 11,156 en contrepartie, l’opération est donc
avantageuse et la VAN mesure cet avantage.

• D’une manière générale pour qu’un projet d’investissement soit


acceptable, sa VAN doit être positive. Un projet est d’autant plus
intéressant que sa VAN est plus grande.
L’indice de profitabilité (Ip)
• L’indice de profitabilité Ip est le quotient de la somme des cash
flow actualisés par le montant du capital investi.

Ip = 1 + (VAN / Di)
Exemple
• Considérons le même projet de l’exemple précédent.

Ip = 1 + (1156 / 10,000) = 1,1156

Interprétation
La réalisation de l’investissement considéré consiste à recevoir
1,1156 DH par 1 décaissé, l’opération est donc avantageuse .
D’une façon générale, pour qu’un projet d’investissement soit
acceptable, il faut que son indice de profitabilité soit supérieur à 1.
Un projet d’investissement est d’autant plus intéressant que son
indice de profitabilité est plus grand.
Application
La société TAFY envisage de réaliser un investissement et hésite
entre deux projets mutuellement exclusifs dont les flux de trésorerie
sont comme suit :
0 1 2 3
Projet A -15000 1000 8000 13000
Projet B -15000 12000 5000 2000

Le coût du capital de l’entreprise est de 10%

Travail à faire :
Déterminer pour chacun des projets : la VAN
Exercice 1
Un projet dont la Di = 500 DH génère les flux nets de trésorerie
suivants : 150 en (N), 150 en (N+1), 200 en (N+2), 150 en (N+3) et 200
en (N+4). Le taux d’actualisation = 10%.

Travail à faire
Chercher le délai de récupération simple de ce projet
Chercher le délai de récupération actualisé de ce projet
Chercher la VAN et l’indice de profitabilité
Exercice 2
Un projet dont la Di = 1500 DH génère les flux nets de trésorerie
suivants : 400 en (N), 400 en (N+1), 700 en (N+2), 600 en (N+3) et
500 en (N+4). Le taux d’actualisation = 10%.

Travail à faire
[Link] le délai de récupération simple de ce projet
[Link] le délai de récupération actualisé de ce projet
[Link] la VAN et l’indice de profitabilité
Exercice 3
De l’analyse d’un projet d’investissement, on retient les informations
suivantes :
Capital investi qui comprend :
• 150000 de matériels amortissables linéairement en 5 ans,
• 15000 d’augmentation du BFR.
La durée de vie est de 5 ans.
La valeur résiduelle nette d’impôt des matériels, au terme des 5 ans,
est estimée à 1500.
Les prévisions d’exploitation sont données ci-dessous :
Années 1 2 3 4 5
Chiffres d’affaires 120000 180000 270000 225000 195000
Charges variables 45000 79500 105000 84000 76500
Charges fixes hors 45000 45000 60000 60000 75000
amortissements
Travail à faire : Calculer la VAN associé à ce projet, sachant que le
taux de rentabilité minimum exigé par l’entreprise étant de 10%

N.B : le taux de l’IS est de 35%.


Exercice 4
La société « KATEX sa » projette réaliser un projet d’investissement
mais hésite entre deux types de machines dont les caractéristiques
sont les suivantes :
Eléments Machine TALAY Machine XAV
Dépense d’investissement 4.000.000 5.000.000
Chiffre d’affaires par an 7.000.000 8.000.000
Charges annuelles 4.000.000 4.500.000
Valeur résiduelle à la fin de la 70.000 80.000
durée vie
Durée de vie 5 ans 5 ans

Mode d’amortissement : linéaire / Taux d’actualisation : 10% / Taux


IS : 30%

Travail à faire : Calculer la VAN dégagée par les deux machines


Chapitre 3

Les sources et choix de financement


Une fois le choix du projet d’investissement effectué, il reste bien
souvent pour l’entreprise à déterminer le meilleur mode de
financement pour mener à bien le projet d’investissement.

Pour l’entreprise, la connaissance des caractéristiques des différentes


possibilité de financement est essentielle pour optimiser le couple
rentabilité risque. Le choix définitif doit ainsi retenir le financement le
moins coûteux (en intégrant la fiscalité dans l’évaluation), mais aussi
celui susceptible d’assurer la solvabilité de l’entreprise, tout en
respectant certaines contraintes légales (capital social minimum dans
certaines sociétés)
Les principales sources de financement

L’autofinancement
• L’autofinancement est la première ressource de financement dont
dispose l’entreprise. Le niveau de cette ressource est fonction de
la capacité d’autofinancement de l’entreprise et de sa politique de
dividendes.

• Il est défini comme la ressource générée par l’activité courante de


l’entreprise, déduction faite des dividendes versées.
On distingue deux composantes au sein de l’autofinancement :

• L’autofinancement de maintien qui doit permettre de renouveler


le potentiel de production et de faire face aux risques de
dépréciation d’actifs, de pertes ou de charges.

• L’autofinancement de croissance : le solde dégagé


(autofinancement total – autofinancement de maintien) constitue
l’autofinancement de croissance qui doit permettre de couvrir les
besoins liés à l’expansion de l’entreprise (c’est le rôle du bénéfice
mis en réserve)
• L’autofinancement assure une certaine indépendance à
l’entreprise, qui, ainsi n’a pas à solliciter des financements
externes.

• Il faut signaler que, contrairement à certaines idées reçues,


l’autofinancement n’est pas gratuit : le coût des capitaux
réinvestis dans l’entreprise peut être mesuré par la rémunération
que l’on aurait pu percevoir en les plaçant ailleurs que dans
l’entreprise.

• Enfin, sous peine de laisser échapper des opportunités, il ne faut


pas subordonner la réalisation d’un investissement à l’existence
d’un autofinancement; mais à l’inverse, il ne faut pas réaliser des
investissements trop peu rentables dans le seul but de trouver
un emploi aux profits conservés.
Les capitaux propres
• Ils sont constitués par les apports des actionnaires auxquels on
peut ajouter l’autofinancement. Le financement par capitaux
propres se fait par augmentation de capital. Cette dernière peut
prendre plusieurs formes : incorporation de réserves, conversion
d’obligations, apports en nature ou en espèces.

• Seuls les apports en espèces mettent des ressources nouvelles à la


disposition de l’entreprise et peuvent donc servir au financement
des investissements nouveaux.

• Les apports en nature peuvent être aussi utilisés pour financer des
investissements si les équipements à acquérir constituent l’objet
de l’apport en nature.
Endettement à terme
• Les crédits à long et moyen terme sont très variés quant à leur
nature et leur objet. Le financement par endettement constitue le
complément du financement par capitaux propres.

• Le financement par l’endettement peut se faire par un emprunt


classique ou un emprunt obligataire.
L’emprunt classique
Peut être à long ou moyen terme et se fait au près des
établissements de crédit.
Quel que soit le type d’emprunt réalisé auprès d’un établissement de
crédit, un financement à long terme nécessitera d’étudier les points
suivants:
• Le montant du prêt : il dépasse rarement 70% du montant de
l’investissement;
• La durée du prêt et les modalités de remboursement : le plan de
financement est alors un moyen de vérifier la cohérence entre le
montant du prêt, sa durée et son remboursement;
• Le taux d’intérêt : il peut être fixe ou variable;
• Les garanties : hypothèque par exemple
• Les conditions d’un remboursement anticipé : pénalités,
indemnités auxquelles il peut donner lieu.
L’emprunt obligataire
Il prend la forme d’un appel à l’épargne publique. Réaliser un
emprunt obligataire, c’est contracter une dette auprès d’une
multitude de prêteurs, qualifiés d’obligataires.

L’obligataire a droit au remboursement de son prêt, augmenté d’un


intérêt; il détient ainsi un droit de créance sur l’entreprise,
représenté par un titre que l’on appelle une obligation. Par
comparaison, l’actionnaire détient un droit de propriété et dispose
d’un droit de vote.
Crédit bail
Le contrat de crédit bail est un contrat de location, portant sur un
bien meuble ou immeuble, assorti d’une option d’achat à un prix fixé
d’avance.
On distingue en général

Crédit bail mobilier : il porte sur des matériels (machines) ou sur des
véhicules (camions, voitures,…). Son principe est le suivant:

• L’entreprise définit précisément le bien qu’elle souhaite (marque,


type,..). Eventuellement, elle peut choisir le fournisseur;

• Elle s’adresse à une société de crédit-bail (il s’agit d’une société


financière, en général, filiale de banque), laquelle achète le
matériel au fournisseur et le loue à l’entreprise
Crédit bail immobilier
Il porte sur des immeubles à usage professionnel (magasins,
entrepôts, usines). Les sociétés de crédit bail qui interviennent dans ce
domaine sont dans la plupart des cas des sociétés immobilières qui
construisent ou achètent l’immeuble en concertant le locataire.
Avantages du crédit bail
• Le crédit bail permet un financement à 100% des biens considérés.
Il est facilement et rapidement obtenu. On n’en trouve pas trace
au bilan et donc, il n’affecte pas la capacité d’endettement de
l’entreprise.

• Le crédit bail constitue une sorte d’assurance contre le risque


technique. Si des matériels plus performants apparaissent dans le
marché, l’entreprise peut procéder à un échange très rapidement.
Il n’en serait pas de même si elle en était propriétaire (difficulté de
vendre un matériel obsolète).
Inconvénients du crédit bail
• Si l’entreprise n’est pas en mesure de bénéficier des économies
d’impôt, c’est un moyen coûteux

• Par sa facilité d’obtention, il peut, entraîner l’entreprise dans des


opérations peu rentables…

• En somme, le financement par crédit bail permet à une entreprise


d’utiliser un bien pendant une durée donnée, contre versement
d’un loyer périodique, avec une option de rachat du bien à la fin
de la durée de location pour un prix tenant compte des loyers
versés. C’est un financement qui présente l’avantage de la
flexibilité et dont le délai d’obtention est plus court qu’un
emprunt classique. L’inconvénient est qu’il est plus onéreux
Application 1 : le tableau d’emprunt

On vous demande d’élaborer le tableau d’emprunt concernant un


emprunt bancaire dont le montant est égal à 1,500,000, à un taux
d’intérêt de 10% remboursable sur 5 ans.

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