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Densité de Schnirelmann

Le document traite de la densité de Schnirelmann des ensembles de nombres naturels, définissant σ(A) comme l'infimum de Sn(A)/n. Il explore diverses propriétés de cette densité, notamment les implications de l'inclusion d'ensembles, ainsi que des cas spécifiques pour des ensembles particuliers. Des résultats sont démontrés, tels que σ(A) = 0 pour les ensembles finis et σ(A) = 1 pour A égal à N ou N*.

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Densité de Schnirelmann

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Problème: Densité de Schnirelmann

Les nombres reels


Mohibi Maths ( HAJ
 “AK QË@ úæ.m×)

◦ Exercice n°1:

Soit A une partie de N.


Pour tout n ∈ N∗ , on pose :
Sn (A) = card (A ∩ [[1; n]])
Et on appelle densité de Schnirelmann de A le réel
  
Sn (A) ∗
σ(A) = inf n∈N .
n

1. Justifier la définition de σ(A) et que 0 ≤ σ(A) ≤ 1.

2. Montrer que si 1 ∈
/ A alors σ(A) = 0.

3. Montrer que σ(A) = 1 ⇔ A = N ou A = N∗ .

4. Si A ⊆ B, comparer σ(A) et σ(B).

5. Calculer σ(A) dans les cas suivants:

(a) A est une partie finie de N.


(b) A = 2m m ∈ N∗ .
 

(c) A est l’ensemble des entiers impairs.

6. Soient A et B deux parties de N contenant 0 et soit n ∈ N∗ .


On note :
b ∈ [[0; n]] ∩ B} et C ′ = [[0; n]] ∩ A.

C = {n − b

(a) Calculer card(C) et card(C ′ ) en fonction de Sn (A) et de Sn (B).


(b) Montrer que
card(C ∩ C ′ ) ≥ Sn (A) + Sn (B) + 1 − n.
(c) En déduire que si Sn (A)+ Sn (B) ≥ n alors n ∈ A + B.
(Où A + B = a + b a ∈ A et b ∈ B )
(d) Montrer que si σ(A) + σ(B) ≥ 1 alors A + B = N.
1
7. On suppose que σ(A) ≥ .
2
Montrer que tout entier positif s’écrit comme la somme de deux éléments de A.

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HAJ
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1 Justifions la définition de σ(A) et que 0 ≤ σ(A) ≤ 1
On a, A ⊆ N, donc pour tout n ∈ N∗ , A ∩ [[1; n]] ⊆ [[1; n]].
Sn (A)
Ainsi pour tout n ∈ N∗ , Sn (A) ≤ n, donc pour tout n ∈ N∗ , 0 ≤ ≤ 1.
   n
Sn (A)
Donc l’ensemble n ∈ N∗ est une partie non vide et bornée de R.
n
Donc cet ensemble
 admet
 une borne
 inférieure.
Sn (A)
Et comme n ∈ N∗ ⊆ [0; 1]
 n  
Sn (A)
Alors : inf ∗
n ∈ N ∈ [0; 1]
n
D’où : 0 ≤ σ(A) ≤ 1.

2 Montrons que si 1 ∈
/ A alors σ(A) = 0
On suppose que 1 ∈ / A, alors A ∩ [[1; n]] ⊆ [[2; n]] pour tout n ≥ 1.
En particulier, A ∩ {1} = ∅, donc S1 (A) = 0.
Ainsi :   
Sn (A) ∗ S1 (A) 0
σ(A) = inf n∈N ≤ = = 0.
n 1 1
Puisque σ(A) ≥ 0 (question 1), on conclut σ(A) = 0.

3 Montrons que : σ(A) = 1 ⇔ A = N ou A = N∗


Nous prouvons les deux implications.
(⇒) Montrons que si σ(A) = 1 alors A = N ou A = N∗ :
Supposons σ(A) =  1.  
Sn (A)
Cela signifie que inf ∗
n ∈ N = 1.
n
Sn (A)
Pour tout ϵ > 0, il existe nε tel que ε > 1 − ϵ.

1 Sn (A) 1 n
En particulier, pour ϵ = , il existe n tel que > , d’où Sn (A) > .
2 n 2 2
Sn (A)
Plus généralement, puisque l’infimum est 1, pour tout n, on a arbitrairement proche de 1. En fait, si σ(A) = 1, alors pour
n
Sn (A)
tout n suffisamment grand et pour tout ϵ > 0, on a > 1 − ϵ.
n
Montrons que {1, 2, . . . , n} ⊆ A pour tout n suffisamment grand.
Supposons le contraire. Il existe alors un k ≥ 1 tel que k ∈ / A. Soit k le plus petit tel entier. Alors pour tout n ≥ k, on a
Sn (A) = card(A ∩ {1, 2, . . . , n}) ≤ n − 1 (car au moins k n’appartient pas à A).
Sn (A) n−1 1
Donc ≤ =1− .
n n n
Sn (A) 1 1
Ainsi σ(A) = inf n≥1 ≤ 1 − pour tout n ≥ k, ce qui implique σ(A) ≤ 1 − < 1, contradiction.
n n k
Par conséquent, pour tout k ≥ 1, on a k ∈ A, donc N∗ ⊆ A.
Puisque A ⊆ N, on a soit A = N∗ (si 0 ∈ / A), soit A = N (si 0 ∈ A).
(⇐) Si A = N ou A = N alors σ(A) = 1 :

Sn (A)
Si A = N, alors pour tout n, Sn (A) = n, donc = 1 pour tout n. Ainsi σ(A) = inf n≥1 1 = 1.
n

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Si A = N∗ , alors pour tout n ≥ 1, Sn (A) = n (car {1, 2, . . . , n} ⊆ N∗ ), donc
Sn (A)
= 1 pour tout n. Ainsi σ(A) = inf n≥1 1 = 1.
n

Question 4: Si A ⊆ B alors comparer σ(A) et σ(B)


Résultat : Si A ⊆ B, alors σ(A) ≤ σ(B).
Preuve : Si A ⊆ B, alors pour tout n, on a A ∩ {1, 2, . . . , n} ⊆ B ∩ {1, 2, . . . , n}.
Par monotonie du cardinal, Sn (A) ≤ Sn (B) pour tout n.
Sn (A) Sn (B)
Donc ≤ pour tout n.
n n
Sn (A) Sn (B)
Par conséquent, σ(A) = inf n≥1 ≤ inf n≥1 = σ(B).
n n
Conclusion : La densité de Schnirelmann est monotone croissante par rapport à l’inclusion.

Question 5: Calculer σ(A) dans les cas suivants

(a) A est une partie finie de N


Soit A = {a1 , a2 , . . . , ak } avec a1 < a2 < · · · < ak et k ≥ 1.
Soit M = max(A) = ak . Pour tout n ≥ M , on a A ∩ {1, 2, . . . , n} = A, donc
Sn (A) = k.
Sn (A) k
Ainsi, pour n ≥ M , = .
n n
k
Quand n → ∞, → 0.
n
Sn (A) Sn (A)
Par conséquent, σ(A) = inf n≥1 = limn→∞ = 0.
n n
Résultat : σ(A) = 0 pour toute partie finie de N.

(b) A = {2m : m ∈ N∗ } = {2, 4, 8, 16, . . .}


On a A = {2, 4, 8, 16, 32, . . .} = {2m : m ≥ 1}.
Pour calculer Sn (A), on compte les puissances de 2 dans {1, 2, . . . , n}.
Si 2k ≤ n < 2k+1 , alors les puissances de 2 dans {1, 2, . . . , n} sont {2, 4, 8, . . . , 2k },
donc Sn (A) = k.
Ainsi, si n ∈ [2k , 2k+1 ), alors Sn (A) = k = ⌊log2 n⌋.
Sn (A) ⌊log2 n⌋
On a = .
n n
log n
Quand n → ∞, → 0 (croissance du logarithme plus lente que linéaire).
n
Sn (A)
Par conséquent, σ(A) = inf n≥1 = 0.
n
Résultat : σ(A) = 0 .
Explication intuitive : Bien que A soit infini, les puissances de 2 deviennent de plus en
plus espacées, ce qui dilue leur densité.

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(c) A est l’ensemble des entiers impairs
On a A = {1, 3, 5, 7, 9, . . .} l’ensemble des entiers impairs.
Pour n donné, les entiers impairs dans {1, 2, . . . , n} sont {1, 3, 5, . . .} jusqu’à n ou
n − 1 selon la parité de n.
Cas 1 : Si n = 2m, alors les impairs dans {1, 2, . . . , 2m} sont {1, 3, 5, . . . , 2m − 1},
n
donc Sn (A) = m = .
2
Cas 2 : Si n = 2m+1, alors les impairs dans {1, 2, . . . , 2m+1} sont {1, 3, 5, . . . , 2m+
n+1
1}, donc Sn (A) = m + 1 = .
2
Sn (A) 1 Sn (A) 1 1
Dans les deux cas, on a ≥ et ≤ + .
n 2 n 2 2n
Sn (A) m 1 1
En particulier, inf n≥1 = inf m≥1 = inf m≥1 = (atteint pour les n
n 2m 2 2
pairs).
1
Résultat : σ(A) = .
2

Question 6: Étude des sommes de deux ensembles


Soient A et B deux parties de N contenant 0, et soit n ∈ N∗ . On note :

C = {n − b : b ∈ {0, 1, . . . , n} ∩ B}

et
C ′ = {0, 1, . . . , n} ∩ A.

(a) Calculer card(C) et card(C ′ ) en fonction de Sn (A) et Sn (B)


Pour C ′ :
C ′ = {0, 1, . . . , n} ∩ A est l’ensemble des éléments de A dans {0, 1, . . . , n}.
Par définition de Sn (A), on a Sn (A) = card(A ∩ {1, 2, . . . , n}).
Puisque 0 ∈ A (par hypothèse), on a :

card(C ′ ) = card({0, 1, . . . , n} ∩ A) = 1 + Sn (A).

Pour C :
L’application ϕ : B ∩ {0, 1, . . . , n} → C définie par ϕ(b) = n − b est une bijection
(car n − b ∈ {0, 1, . . . , n} et la fonction b 7→ n − b est bijective).
Donc :
card(C) = card(B ∩ {0, 1, . . . , n}) = 1 + Sn (B).
(Le ”+1” provient du fait que 0 ∈ B par hypothèse.)
Résultat : card(C) = 1 + Sn (B) et card(C ′ ) = 1 + Sn (A) .

(b) Montrer que card(C ∩ C ′ ) ≥ Sn (A) + Sn (B) + 1 − n


Principe d’inclusion-exclusion :
On a |C ∪ C ′ | = |C| + |C ′ | − |C ∩ C ′ |.

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Puisque C ⊆ {0, 1, . . . , n} et C ′ ⊆ {0, 1, . . . , n}, on a C ∪ C ′ ⊆ {0, 1, . . . , n},
donc |C ∪ C ′ | ≤ n + 1.
Par conséquent :
|C| + |C ′ | − |C ∩ C ′ | ≤ n + 1
|C ∩ C ′ | ≥ |C| + |C ′ | − (n + 1).
En substituant les résultats de la question précédente :

|C ∩ C ′ | ≥ (1 + Sn (B)) + (1 + Sn (A)) − (n + 1)

|C ∩ C ′ | ≥ Sn (A) + Sn (B) + 1 − n.
Résultat établi.

(c) En déduire que si Sn (A) + Sn (B) ≥ n alors n ∈ A + B


Supposons Sn (A) + Sn (B) ≥ n.
Par la question (b), on a :

|C ∩ C ′ | ≥ Sn (A) + Sn (B) + 1 − n ≥ n + 1 − n = 1.

Donc |C ∩ C ′ | ≥ 1, ce qui signifie que C ∩ C ′ ̸= ∅.


Il existe donc un élément c ∈ C ∩ C ′ .
Par définition de C ′ , on a c ∈ A et 0 ≤ c ≤ n.
Par définition de C, il existe b ∈ B ∩ {0, 1, . . . , n} tel que c = n − b.
Donc n = b + c avec b ∈ B et c ∈ A.
Par conséquent, n ∈ A + B.
Résultat établi.

(d) Montrer que si σ(A) + σ(B) ≥ 1 alors A + B = N


Supposons σ(A) + σ(B) ≥ 1.
Soit n ∈ N quelconque. Nous montrons que n ∈ A + B.
Sm (A) Sm (B)
Par définition, σ(A) = inf m≥1 et σ(B) = inf m≥1 .
m m
Il s’agit de montrer que pour tout n, on peut trouver a ∈ A et b ∈ B tels que a + b = n.
Approche alternative et directe :
Sm (A) Sm (B)
Pour tout m ≥ 1, on a ≥ σ(A) et ≥ σ(B).
m m
Sm (A) Sm (B)
Donc + ≥ σ(A) + σ(B) ≥ 1.
m m
Par conséquent, Sm (A) + Sm (B) ≥ m pour tout m ≥ 1.
Appliquons la question (c) : pour tout m, on a m ∈ A + B.
Donc A + B ⊇ N∗ .
Puisque 0 ∈ A et 0 ∈ B (par hypothèse de la question 6), on a 0 = 0 + 0 ∈ A + B.
Donc A + B ⊇ N.
Inversement, A + B ⊆ N par définition.
Par conséquent, A + B = N.
Résultat établi.

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1
Question 7: Si σ(A) ≥ alors tout entier positif s’écrit comme
2
somme de deux éléments de A
Soit A une partie de N contenant 0 (ou contenant au moins des éléments qu’on peut utiliser)
1
avec σ(A) ≥ .
2
Supposons en outre que 0 ∈ A (condition nécessaire pour que la somme de deux éléments
puisse donner tout entier).
On applique le résultat de la question 6(d) avec B = A :
1
σ(A) + σ(B) = σ(A) + σ(A) = 2σ(A) ≥ 2 · = 1.
2
Par la question 6(d), on a A + A = N.
Autrement dit, tout entier n ∈ N peut s’écrire comme n = a + a′ avec a, a′ ∈ A.
Résultat : Tout entier positif s’écrit comme la somme de deux éléments de A.
Note importante : Pour cette conclusion, il est crucial que 0 ∈ A. Si on veut uniquement
les entiers strictement positifs, on peut procéder légèrement différemment, mais l’idée reste la
1
même : avec σ(A) ≥ , la construction du sumset est suffisamment dense.
2

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