De Re Aedificatoria
De Re Aedificatoria
1
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
la nature; l'un nécessite un esprit raisonnant, pour l'autre se pose le problème de la recherche
et de la sélection”. Mais pour répondre à l’objectif, il faut “l’intervention de la main experte
de l'artisan qui soit capable de donner forme à la matière selon le dessin. "... étant variés
les finalités pratiques des bâtiments [...] nous avons divisé les bâtiments en différents genres. Et parce qu'ils
il a été constaté que la connexion des lignes dans leurs rapports réciproques a une grande importance, que
c'est le principal facteur de la beauté, nous nous sommes penchés sur ce en quoi la beauté consiste et
comment il doit se présenter dans chacun de ces genres. Puisqu'en outre dans chacun d'eux on retrouve
Il arrive parfois des erreurs, on a enquêté sur la façon dont celles-ci peuvent être corrigées par la restauration.
p. 10 ... comme suit : Livre I : le dessin ; II : les matériaux ; III : la construction ; IV : œuvres
de caractère universel ; V : œuvres de caractère particulier ; VI : l'ornement ; VII : l'ornement des
édifices sacrés; VIII: l'ornement des édifices publics profanes; IX: l'ornement des édifices pri-
vati; X: la restauration. Livres ajoutés : le navire ; le trésor ; l'arithmétique et la géométrie ; ce qui est utile
à l'architecte dans son travail.
Chapitre I
p. 11-12 L'architecture dans son ensemble se compose du dessin et de la construction
[...]. La fonction du dessin est [...] d'assigner aux bâtiments et aux parties qui les composent une
position appropriée, une proportion exacte, un agencement convenable et un classement
harmonieux, de sorte que toute la forme de la construction repose entièrement dans le dessin lui-même.
Cela dit, le dessin sera un tracé précis et uniforme, conçu dans l'esprit, exécuté
par le biais de lignes et d'angles, et réalisé par une personne dotée d'ingéniosité et de cul
tura
p. 12 ... en voulant rechercher ce qu'est en soi le bâtiment et la manière de construire dans son
Le complexe Alberti compose un modèle des origines de l'édifice, écrit un récit exemplaire.
Chapitre II
L'homme, au début, chercha un endroit pour se reposer dans une zone sans dangers. Trouvé
un domaine [...]. Cependant, il ne voulait pas que toutes les affaires domestiques et individuelles soient réglées dans le
même environnement, mais que le lieu pour dormir était différent de celui du foyer [...].
il commença alors à concevoir l'emplacement d'une couverture ...
p. 13-14 D'où il résultat que l'objet de l'architecture s'articule dans son ensemble en six
parti, c'est-à-dire : l'environnement, la zone, la subdivision, le mur, la couverture, l'ouverture [...]. Appeler-
mon environnement est l'extension et les caractéristiques globales du terrain qui entoure l'endroit de
construction; une partie de celui-ci sera la zone. On appellera zone une portion d'espace exactement délimitée
e circondata da muri per determinati scopi. [...]. Suddivisione è il criterio con cui si ripartisce en
sous-ensembles, la superficie totale de la construction : de sorte que l'ensemble du corps du bâtiment est composé de
édifices mineurs, presque des membres réunis pour former un ensemble unique.
On appelle mur toute structure qui s'élève du sol vers le haut pour supporter le poids de la couverture.
tura, o sorge all’interno dell’edificio a dividere i vani. Chiamiamo copertura non soltanto quella
partie du bâtiment située plus haut que toutes pour arrêter la pluie, mais en général n'importe quelle partie
si trouve étendue en largeur et en longueur à surplomber la tête de ceux qui passent en dessous : comme, par exemple,
pio, plafonds en bois, croisières, voûtes, et similaires. On parlera d'ouverture tout ce qui permet d'entrer ou
de sortir vers des hommes ou des objets dans n'importe quelle partie du bâtiment.
* * * Notes de lecture * * *
3
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 14 Alberti établit trois principes valables pour chaque partie qui résonnent (dit la
note du curateur) les catégories vitruviennes : firmitas, utilitas, venustas. "Ils exigent que chacun
di queste parti debba essere: bene adatta all’uso cui è destinata, e soprattutto perfettamente sana;
en ce qui concerne la robustesse et la durabilité, compacte et solide et indestructible; et en ce qui concerne la légèreté
de l'apparence, élégante, harmonieuse, ornée en chaque partie.
Chapitre III
p. 14 Les anciens faisaient tous leurs efforts pour disposer d'un environnement qui présente
tasse, dans la mesure du possible, tous les avantages et soit exempt de tout élément nocif. [...] si le na-
La culture du sol et des eaux présente quelques inconvénients, elle peut être modifiée avec des ajustements appropriés.
corgimenti; mais ni l'ingéniosité ni la puissance de l'homme ne peuvent changer le climat.” Par conséquent im-
portance de l'air.
p. 16 Il faudra donc choisir parmi tous un environnement qui soit libre de formations de
brume ou de tout épaississement de vapeurs.
p. 17 Il est donc bon de prendre en compte la quantité de soleil que reçoit l'environnement,
et comment et quand il le reçoit, afin d'éviter un excès à la fois de lumière et d'ombre.
Chapitre IV
p. 19 Dans le choix de l'environnement, il conviendra de faire attention à ce qu'il soit bien accepté par le
habitants sous chaque profil, tant pour la conformation naturelle que pour l'indole des hommes avec
cui doivent entrer en rapport.
p. 20 Dans tous les cas, aucun bâtiment, quel qu'il soit, ne sera mal situé, en rap-
porto à la commodité et au décor, de quand on le cache au fond de la vallée.
p. 21 Par conséquent, la configuration du lieu devra être décente et joyeuse ; jamais disproportionnée.
fondata en bas, mais en quelque sorte en position élevée par rapport à la zone environnante, et telle qu'elle soit continue-
mente allietata da buona aria. Vi sarà inoltre en abondance tout ce qui répond aux besoins
pratiques et voluptueuses à tout moment : eau, feu, nourriture.
p. 22 ... il sera bon de mener une enquête très précise pour déterminer quels genres de
il doit y avoir dans l'environnement que nous avons choisi de vivre.
L'eau aura le meilleur goût quand elle n'en aura pas du tout, et la couleur la plus convenable
quand elle en est complètement dépourvue.
p. 23 Les tarentulés...
Chapitre V
p. 24 Dans le choix d'un environnement, il ne suffit pas de tenir compte de ces caractères-
des points qui sautent immédiatement aux yeux. Il faut avoir bien présents tous les aspects du problème, non-
tando même les symptômes les moins évidents.
Chapitre VI
p. 27 Examinons donc les symptômes les plus cachés que la nature présente, il faut ensuite tenir
re en considération tout ce qui peut être utile.
p. 28 On dit aussi que c'est un signe de prudence et de sagesse d'enquêter sur le destin
de l'environnement par l'observation du ciel et du vol des oiseaux. Ces arts me semblent
pas du tout méprisables, à condition qu'ils s'entendent avec la religion. En effet, personne ne pourra
* * * Notes de lecture * * *
4
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
nier que dans les événements humains cette entité - quelle qu'en soit la nature - joue un rôle important
sia - ce qui est appelé 'chance'.
p. 28-29 En conclusion, il convient de maintenir fermement que c'est propre à l'homme sage de ne pas laisser
nul effort n'a été tenté pour que les travaux et les dépenses de construction n'aient pas été inutiles et pour que
l'opéra doit réussir à être durable et saine [...]. C'est en effet une entreprise de la plus haute valeur, tant pour nous
qui pour nos proches, celle qui est bénéfique pour la santé, qui sert à vivre dignement et
agréable, qui transmet la renommée de notre nom à la postérité.
Chapitre VII
p. 29 Dans le choix de l'aire, tout ce que nous avons observé à ce sujet est valable.
de l'environnement. Puisque, comme l'environnement est une partie déterminée, choisie par nous, d'un territoire
plus vaste, ainsi la zone est une portion exactement définie de l'environnement, qui est destinée
à l'immeuble à construire.
Il convient donc de garder à l'esprit quel type de construction nous allons entreprendre : si une œuvre
publique ou privée, sacrée ou profane, et ainsi de suite ; nous traiterons des genres individuels en détail à sa
lieu. En réalité, la qualité et la quantité de l'espace à consacrer à un foro, un théâtre, sont très différentes.
une salle de sport, ou un temple; donc chacune de ces œuvres, en fonction de sa nature et de sa fonction,
exige une forme et une position différentes pour sa zone.
p. 30 Puisqu'en effet nous devons parler de la manière de délimiter l'aire, il est bon de décrire
les outils avec lesquels l'opération est effectuée.
Suivent des notions de géométrie élémentaire.
Chapitre VIII
p. 31 Les zones peuvent être soit polygonales, soit circulaires.
Dans ce domaine, on doit noter ces qualités dont l'absence serait une source de grave reproche.
mo e la dont la présence confère légèreté et praticité à l'édifice dans chaque partie : je fais référence à
cette certaine variété avec laquelle doivent se disposer les angles, les lignes et les parties individuelles. Elle ne
doit être utilisée trop généralement et non pas trop souvent, mais disposée en fonction du
l'utilité et la légèreté de manière telle que des parties entières correspondent à des parties entières et égales
ad égaux.
p. 32 Les lignes constituant les côtés doivent chacune être égales à celles qui correspondent.
te située du côté opposé : ni ne doivent jamais se rejoindre en un seul trait, dans l'ensemble de l'œuvre,
des lignes très longues avec des lignes très courtes ; il doit y avoir une juste et convenable proportion
tra di esse, à se stabilir de temps à autre.
L'aire peut être située dans une place plane, ou sur une pente, ou au sommet d'un
relief. Si l'on met cela en plaine, il est nécessaire de surélever le terrain de manière à constituer une sorte de
socle : ce qui, en plus de conférer du décor à la construction, évitera de graves désagréments.
Énumérez les inconvénients qui consistent principalement en l'élévation du terrain pour
l'accumulation au fil du temps de débris.
p. 33 En tout cas, chaque zone doit être parfaitement solide par nature ou être
resa faite artificiellement.
Si l'aire est située au sommet d'une colline, elle devra être surélevée à certains endroits, ou
niveler le saillie du sommet de la montagne. Dans ces cas, il faut s'assurer que
* * * Notes de lecture * * *
5
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
d'entreprendre une œuvre telle que, sans négliger le décor, on puisse la réaliser en évitant l'excès
des dépenses et des efforts.
Capitolo IX
p. 36 Dans la subdivision se démontre toute l'acuité d'esprit et la préparation technique.
nica de l'architecte. La subdivision est en effet destinée à mesurer l'ensemble du bâtiment dans ses
parti, la configuration complète de ses parties en elle-même, et l'insertion de toutes les lignes et de toutes
les angles dans un ensemble unique, visant la fonctionnalité, le décor et la légèreté. Et si c'est
Vrai est le dit des philosophes, que la ville est comme une grande maison, et la maison à son tour une petite.
ville, on n'aura pas tort de soutenir que les membres d'une maison sont eux-mêmes de petits logements.
ni... “.
À cette fin, tous les enseignements exposés précédemment répondent adéquatement à
l'environnement et la zone : et comme dans l'organisme animal chaque membre se relie aux autres, ainsi
Dans le bâtiment, chaque partie doit s'accorder avec les autres. D'où le précepte : les bâtiments les plus grands doivent...
vono avoir les membres plus grands [...]. Donc chaque membre doit avoir le lieu et les proportions.
ce sera le plus approprié : il ne prendra plus de place que nécessaire, ni moins que ce qu'exige le
décor; il ne sera pas placé dans une position inappropriée et indigne, mais bien dans celle qui précise
mentir, cela lui appartient, de sorte qu'on ne puisse en trouver une autre plus avantageuse. [...] Il faut ensuite
tenir compte des saisons, et attribuer différentes caractéristiques aux environnements estivaux et à ceux d'hiver
nali.
p. 37 Il est nécessaire que chaque membre de l'édifice s'harmonise avec les autres pour contribuer
à la bonne réussite de l'ensemble de l'œuvre et à sa légèreté, de sorte qu'elle ne s'épuise pas dans une
seule partie tout l'impulsion à la beauté, négligeant complètement les autres parties, mais toutes ensemble se ac-
cordon entre eux de manière à apparaître comme un seul corps, entier et bien articulé, plutôt que des fragments
étrangers et disparates.
De plus, dans la conformité des membres, la simplicité de la nature est l'exemple à suivre. Dans que-
ce champ, comme dans tous les autres d'ailleurs, n'est pas moins louable que la sobriété, est réprouvé-
vole la smania smodata di construire. La membrature soit donc de proportions modérées, et non
esorbiti par les fonctions précises qui lui sont assignées. En effet, à bien observer, chaque forme d'arc-
la tectonique trouva son origine dans la nécessité, se développa en fonction de la praticité, fut embellie
de l'usage; enfin, on a tenu compte du plaisir; mais le plaisir lui-même échappe toujours à chaque ec-
cesso
Je ne voudrais cependant pas que toutes les parties soient dessinées avec une conduite et une définition identiques.
lignes, de sorte qu'elles ne se distinguaient en rien les unes des autres.
p. 38 «En effet, la variété donne une saveur agréable à toutes les choses, si elle repose sur l'unité et
sur la correspondance réciproque entre des éléments éloignés les uns des autres ; mais si de tels éléments font totalement défaut
de liens et ne trouvent pas un accord avantageux, ce genre de variété constitue un grave
stonatura”. [Suit une similitude avec la musique].
Alberti recommande ensuite de suivre la tradition, ce qui ne signifie pas se conformerstrictement à-
les schémas des anciens, mais les considérer comme un enseignement de départ auquel ajouter des solutions
nouvelles. Sujet qui sera traité partiellement à propos de la ville dans le Livre IV : « Œuvres de
caractère universel.
* * * Notes de lecture * * *
6
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre X
Nous allons maintenant traiter en gros de la façon de dessiner les murs. Éviter, suivant ainsi les anti-
des murs trop longs jamais interrompus par des saillies et des retraits, qui servent à les renforcer.
p. 39 Ce qui est le plus important, c'est la colonne. "... une rangée de colonnes n'est rien d'autre
che un mur traversé par des ouvertures”. La colonne “... est une partie solide et stable du mur érigé-
zata perpendiculairement du sol jusqu'au sommet du bâtiment pour soutenir la couverture.
Je crois qu'à l'origine, la colonne a été inventée pour soutenir la couverture. Par la suite, elle...
laissons-nous guider par le désir des hommes d'atteindre des objectifs toujours plus élevés, et de créer, ils
mortels, des œuvres qui puissent vaincre la mort. À cette fin, ils construisirent des colonnes, des lintels, même
solaires et toits en marbre. En faisant cela, les architectes imitèrent la nature des choses elles-mêmes, afin de ne pas
avoir l'apparence de s'éloigner des modes normaux de construction ; de plus, ils firent tout pour que
l'opéra réussit à être, en plus d'être convenable et robuste, aussi très agréable à la vue.
p. 40 Le mur doit être construit avec les mêmes proportions que les colonnes.
Chapitre XI
L'utilité de la couverture est supérieure à celle de toutes les autres parties. [...]. La couverture est ve-
ramente une arme avec laquelle le bâtiment se défend contre l'assaut du temps.
p. 41-42 Par conséquent, il est bon à mon avis que dans ce domaine, les no-
stri antenati, i quali vollero conferire alla copertura un posto tanto importante, da esaurire quasi,
dans sa décoration, toutes les techniques décoratives.
p. 42 Les couvertures sont de deux types : à ciel ouvert et non. Les premières d'entre elles ne servent pas.
pour marcher dessus, mais seulement pour arrêter la pluie. Les secondes sont des étagères intermédiaires à pal-
co o a volta, per modo di far risultare quasi deux bâtiments superposés.
Voici plusieurs conseils et principes pour les couvertures, surtout pour se protéger de la pluie.
Chapitre XII
p. 43 Nous pouvons maintenant parler des ouvertures. Il en existe deux types : les unes servent à illu-
minare et ventiler l'intérieur, les autres à faire entrer et sortir des personnes et des choses. À la première fonction
sont attribuées aux fenêtres ; à l'autre les portes, les escaliers et les intercolonnes. Il faut aussi les compter parmi
les ouvertures et les conduits pour le passage de l'eau et de la fumée : puits, égouts, cheminées, les bouches de-
les fours et les évents.
Voici les principes et conseils habituels.
Chapitre XIII
p. 48 La construction des escaliers est un travail difficile, à aborder seulement avec bon sens.
après une réflexion mûre. Cela parce qu'elles comprennent trois ouvertures différentes : la première est la porte
qui offre un accès aux escaliers eux-mêmes, la seconde est la fenêtre qui éclaire la rampe et rend visible
la profondeur de chaque marche, la troisième est l'ouverture dans le plafond qui donne au niveau supérieur.
Voici pourquoi on dit que les échelles rendent difficile le dessin des bâtiments. Mais qui ne veut pas que
le scale diano intralcio évitent de donner intralcio aux échelles.
Voici les principes et conseils habituels.
* * * Notes de lecture * * *
7
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre I
[Méthodologique, comme les deux suivants, avant de traiter le sujet proprement dit des mate-
riali .
p. 52 Je ne me lasserai donc jamais de recommander ce que faisaient les meilleurs
ri architectes : méditer et reméditer l'œuvre à entreprendre dans son ensemble et la mesure de
poursuivre des parties individuelles, en utilisant non seulement des dessins et des croquis, mais aussi des modèles.
Chapitre II
p. 54-55 Dans la réévaluation que tu feras de ton modèle, parmi les divers éléments à méditer, tu devras
avoir à l'esprit les suivants. Vous vous demanderez tout d'abord si ce que vous vous apprêtez à faire ne dépasse pas les
forces humaines; [...]. La nature en effet a en elle une telle force que [...] réussit toujours à triompher de
tout ce qui s'oppose à elle comme un obstacle.
p. 55 Il faut donc faire attention à ne rien entreprendre qui ne soit pas en accord
complètement avec l'ordre naturel.
Deuxièmement, on évitera de s'engager dans des entreprises que l'on n'aura ensuite pas la force de mener à bien.
termine.
De plus, il est important de considérer non seulement ce qui est possible, mais aussi ce qui est convenu.
ga”. Par exemple, pas un “tombeau royal” pour une prostituée même si elle peut se le permettre.
micamente permettre.
p. 56 En général, pour les monuments privés, on demande de la modestie et pour ceux publics
splendeur, néanmoins parfois ces derniers sont également loués pour être aussi modestes que
ceux-ci
p. 56-57 Enfin, il vaut mieux éviter de commencer une construction qui, bien qu'elle réponde
les exigences d'utilité, de décorum, de possibilité d'exécution, et s'il y a des opportunités et des moyens en
quel momento, pur tuttavia sia di tale natura que dans peu de temps, ou par négligence du succès-
sore ou parce que cela ne plaît pas à ceux qui y habitent, qu'il soit en ruine.
Chapitre III
p. 57 Après avoir vérifié ces points, il te reste à voir les autres : si chacun de
qu'il soit bien défini et qu'il ait reçu la place qui lui revient. [...] ... faire une telle œuvre que non
il se peut trouver une autre plus agréable à l'aspect et plus louable, à dépense et avantage égales
en veillant à ce que chaque détail s’accorde avec tous les autres pour le décor et l’harmonie
de l'ensemble : au point que tout changement, ajout ou déduction qui y est apporté, devra ap-
paraitre comme une détérioration.
Faire toujours appel au jugement réfléchi des experts.
* * * Notes de lecture * * *
8
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 58 Il sera peut-être utile de demander l'avis de tous : car parfois, même ceux qui ne
S'intéresse à cette matière, fait des observations qui semblent aux mêmes compétents tout autre
des négligeables.
Chapitre IV
p. 59 Les matériaux à préparer sont donc les suivants : chaux, sable, pierre, bois.
moi; en outre fer, cuivre, plomb, verre et similaires. Et surtout à mon avis, il faut choisir ope-
experts, sérieux, dignes de confiance, à qui confier l'exécution précise de travaux précisément définis, reco-
leur demandant d'être honnêtes et diligents pour les mener à terme.
Alberti déclare vouloir suivre dans son traitement les meilleurs auteurs anciens.
p. 60 Commençons la discussion avec le "... matériel qui a été utilisé en premier par les
hommes pour construire : c'est-à-dire, si je ne me trompe pas, le bois tiré des arbres de taillis des forêts.
... on dit qu'il faut abattre les arbres, et surtout le sapin, l'épicea et le pin, à peine
commencent à germer...
p. 61 Ils disent également que la phase lunaire est très importante en rapport avec la
quale se procede au coupe des arbres.
... celui qui se coupe les cheveux avec la lune décroissante devient rapidement chauve.
Mais tous les experts s'accordent à conseiller de couper le bois pendant la lune décroissante :
En effet, ils disent qu'à cette époque, cette sorte d'humeur dense qui a tendance à est presque épuisée.
impregner et faire pourrir rapidement le bois ; et il a été constaté que la coupe avec cette lune préserve
dai tarli
p. 62 Columelle pense que la meilleure période pour couper du bois est entre le quinzième
c'est le vingtième jour du cycle, en lune décroissante; Végèce préfère la période entre le donc-
cesimo et le vingt-deuxième jour après la nouvelle lune, d'où il pense que la coutume religieuse est née
de célébrer seulement ces jours-ci ces rites qui se réfèrent à l'éternité, justement parce que ce que
si coupe en ces jours dure pour toujours.
Chapitre V
p. 63 Une fois le bois coupé, il faut le ranger dans un endroit à l'abri de l'action violente du soleil.
et des vents.
Différentes remèdes étaient adoptés contre le vieillissement du bois et ses maladies éventuelles.
Il existe ensuite différents systèmes pour durcir certains types de bois et leur donner la force de résister.
toutes les intempéries
p. 64 De toute façon, qu'il soit enterré, qu'il soit oint, ou qu'on le mette au
sûr dans certains endroits, tous les experts s'accordent à dire qu'il ne faut pas le toucher avant trois
mesi
Chapitre VI
p. 64-65 Les arbres dont le bois est considéré comme le plus adapté à la construction sont les suivants : le cer-
le chêne, le chêne rouvre, l'escholtzia, le peuplier, le tilleul, le saule, l'aulne, le frêne, le pin, le ci-
presso, l'olivier sauvage, l'olivier domestique, le châtaignier, le mélèze, le buis, le cèdre ; ainsi aussi
l'ébène et la vigne. Mais leurs caractéristiques naturelles sont très variées, et donc adaptées à divers u-
si
* * * Notes de lecture * * *
9
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre VII
p. 70 Faisons le point sur ce qui a été dit. Tous les auteurs témoignent que les al-
Les plantes infertiles sont plus robustes que celles riches en fruits; de même, que celles sauvages et non entretenues.
les ti de l'homme sont plus résistants que les domestiques.
Chapitre VIII
p. 72 Il faut également se procurer la pierre nécessaire pour la maçonnerie. Cela peut...
sont de deux espèces : l'une est utilisée pour la préparation des mortiers, l'autre pour construire la structure
de l'immeuble. Nous commencerons par ce dernier.
Je ne m'arrêterai pas ici pour discuter des théories naturalistes sur l'origine des roches.
p. 73 Dice Catone : « j'extraire la pierre d'été ; je la tiendrai sous le ciel ouvert ; ne
Je l'adopterai avant deux ans.
En effet, il est certain qu'au sein de n'importe quelle espèce, on trouve entre pierre et pierre d'importantes diffe-
renze : certaines s durcissent au contact de l'air, d'autres avec le givre s'oxydent et s'effondrent.
tumano, et ainsi de suite.
Chapitre IX
p. 75 en effet, il n'est pas hors de propos d'avoir une idée de combien varient et surprennent les
qualité des pierres, afin de pouvoir les utiliser aux différents fins qui incombent à chacune dans
manière plus appropriée.
Chapitre X
p. 78 Il est cependant bien connu qu'à la place de la pierre, les anciens utilisaient souvent et...
lentement les briques. Je crois qu'ils se sont décidés la première fois à construire des bâtiments en briques pour
raisons de nécessité [...]; et quand ils s'aperçurent par conséquent que cette autre manière de co-
la construction était facile à réaliser, d'une grande praticité, beauté, durabilité, solidité, ils se mirent à construire
dans les briques chaque genre de logements, même les palais.
p. 80 ... dans de nombreux monuments de l'antiquité, et surtout dans ceux de la via Appia,
On trouve différents types de briques, de grandes et petites tailles, utilisées de manière variée : et
Je ne pense pas que de telles variations soient dues uniquement à des commodités pratiques, mais qu'elles reflètent la sollicitude.
dessein de l'architecte dans la réalisation de tout ce qui pouvait être conçu comme esthétiquement plaisant
le e armonieux
p. 81 Ainsi, nous concluons le traitement des pierres; nous parlerons maintenant des chaux.
Chapitre XI
p. 81 Catone le censeur déconseille les chaux constituées de pierres différentes ; il exclut
poi que cela puisse convenir pour quelque travail que ce soit, celle faite de silex.
p. 86 «Maintenant, puisque pour construire des bâtiments, il ne faut pas seulement de la chaux, mais aussi du sable, de»
cette dernière nous devons la traiter.
Capitolo XII
p. 86 Le sable peut être de trois types : de carrière, de rivière, de mer. Le meilleur est celui
de cava, qui à son tour peut être de plusieurs espèces : noire, blanche, rouge, charbonnière, graveleuse.
* * * Notes de lecture * * *
10
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 88 Voici donc comment les différents peuples doivent s'adapter à construire pour eux-mêmes divers al-
loggi en fonction des besoins et des circonstances.
Chapitre XIII
p. 88 Après la préparation des matériaux susmentionnés, à savoir le bois, la pierre, la chaux, le sable,
reste maintenant à traiter le méthode et la procédure à adopter pour construire le bâtiment. En effet, pour
se procurer du fer, du cuivre, du plomb, du verre et des matériaux similaires, il ne faut pas faire d'autre effort que de les acheter et
les rassembler à portée de main, afin de ne pas en manquer au cours de l'œuvre. Quoi qu'il en soit
nous parlerons en temps voulu de leur choix et de leur répartition, ...
p. 89 ... Frontino, l'architecte, avertissait d'exécuter la construction pendant la période
de l'année à ceci plus propice, qui va du premier avril au premier novembre, avec l'intervalle
de l'été.
Cependant, certains souhaitent que la construction commence de manière propice, étant de grande
importance de savoir à quel moment chaque chose est entrée dans le nombre des choses existantes.
p. 90 «En vérité, le temps, bien compris, a une grande influence sur toutes choses.»
De ma part, bien que je ne donne pas à ceux qui professent la doctrine d'observer les astres et les saisons un
crédit à tel point qu'ils puissent avec de telles arts établir avec certitude le destin de chaque chose,
cependant, ils ne semblent pas à blâmer lorsqu'ils soutiennent, sur la base des indices célestes, l'influence notable
vole que ces périodes fixes ont, que ce soit en bien ou en mal. Tout compte fait, peu importe comment ils sont
Il convient d'obéir à leurs conseils : s'ils sont vrais, ils nous seront d'un grand profit ; si
ils seront faux, ils ne nous nuiront pas du tout.
Vraiment, ceux qui exigeaient de commencer avec de bons vœux quoi que ce soit font rire.
aussi le dessin de la surface d'un bâtiment.
Ridicule est aussi le costume de prononcer des formules et des prières propitiatoires.
p. 91 Je crois que la meilleure chose est d'abandonner toutes les croyances superstitieuses.
ziose et contradictoires, et de commencer notre travail avec un état d'esprit pieux et re-
religieuse : « Au nom de Jupiter, commençons le chant ; tout est plein de Jupiter »[Virgilio,Ecl., III,
60]. Avec un esprit pur, donc, en adorant dévotement les offrandes à la divinité, il sera bon de donner avant
cipio à notre entreprise ; et nous prierons surtout les dieux de nous donner leur aide dans notre travail,
favorisant dès le début, afin qu'il soit ensuite conduit à son terme de la manière la plus favorable
et satisfaisante, et que le constructeur, ses proches et ses invités profitent longtemps d'une bonne santé
lutte, de prospérité économique, de sérénité d'esprit, de chance croissante, de travail fructueux, et de
gloire toujours croissante ; et que ses biens durent et se transmettent à ses descendants. Tant peut ba-
regard.
Chapitre I
p. 92 La manière d'exécuter une construction consiste entièrement à tirer parti de différents matériaux.
riali, disposés dans un certain ordre et reliés avec art (pierres taillées, mortiers, liants, etc.), une
structure compacte et - dans la mesure du possible - intégrée et unitaire. On dira intègre et unitaire ce que
complexe qui ne contient pas de parties dissociées ou séparées des autres ou hors de leur place, mais bien en toute
que l'extension de ses lignes démontre cohérence et nécessité.
* * * Notes de lecture * * *
11
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Il faut donc rechercher, dans la structure, quelles sont les parties fondamentales, quelle est leur or-
dinamento, quelles sont les lignes qui la composent.
Les fondations se font d'une manière, les ligaments et les cadres d'une autre, les angles et les marges-
ni des ouvertures dans un autre, la surface des murs dans un autre, et dans un autre encore le remplissage
de l'intérieur du perroquet. Il sera de notre devoir d'indiquer ce qu'est précisément chaque partie.
En faisant cela, nous commencerons par les fondations.
p. 92-93 ... le fondement [...] n'est pas une partie de la construction [...]. En effet, s'il se trouve
une place absolument solide et inébranlable [...] il ne sera pas nécessaire de jeter aucun fondement
à
Par conséquent, la 'fondation', c'est-à-dire aller en profondeur, et le travail de creusement, seront nécessaires.
quand il faudra rechercher un terrain solide et stable par le biais de l'aménagement d'une fosse ; le
ce qui se passe presque toujours et partout.
Pour tracer les angles, il faut utiliser un équerre [...]. L'équerre était fabriquée par les anciens.
avec trois règles - unies pour former un triangle -, l'une mesurant trois coudées, la seconde quatre, la troisième
cinq Il était déjà connu des Égyptiens et est appelé triangle sacré. Vitruve (IX, prol.,
6)].
p. 93-94 Les incompétents ne sont pas capables de tracer les angles s'ils n'ont pas au préalable
qu'ils soient enlevés tous les objets qui encombrent la zone de construction et le terrain n'ait pas été
libéré et complètement nivelé. Ainsi, ils se comportent pire que s'ils se trouvaient dans les champs du ne-
mico : donnée de prise pour les marteaux, ils envoient sur place des équipes de manœuvres démolisseurs pour démolir et
faire disparaître tout. C'est une erreur à corriger. En effet, l'adversité du sort et des
les délais ou la nécessité de certaines situations peuvent souvent nous inciter à abandonner l'entreprise commence-
et il n'est pas bien en même temps de n'avoir aucun égard pour l'œuvre des anciens, ni ne
ils peuvent négliger les commodités que les citoyens tirent des maisons traditionnelles de leurs ancêtres.
À démolir, à aplanir, à détruire toute structure dans n'importe quel endroit, il y a toujours le temps à
disposition. Il est donc préférable de laisser intactes les anciennes constructions tant que les nouvelles
peuvent être élevées sans être démolies.
Chapitre II
p. 94-95 Comment tracer les fondations : la géométrie, les abscisses et les ordonnées. Conforme-
Gestion du sous-sol, géologie.
p. 96 ... bien moins facile est de remédier à des fondations erronées, une faute que
n'admet pas d'excuses.
Nous croyons qu'il est nécessaire de demander conseil à tous les habitants de la localité.
sti de connaissances en la matière et aux architectes des environs, qui, se basant sur l'exemple de-
les anciens bâtiments et sur l'expérience quotidienne de la construction de nouveaux, auront facilement ap-
prendre en compte les bonnes qualités et les possibilités dans la zone où nous voulons construire.
Chapitre III
p. 97 Le méthode pour creuser les fondations variera donc en fonction des variations de
lieu et de ses caractéristiques.
Chapitre IV
p. 99 Il reste à commencer la construction. Mais puisque l'art du constructeur et la méthode
de l'opéra dépendent en partie de la qualité, de la conformation et des propriétés des pierres, en partie de la ca-
* * * Notes de lecture * * *
12
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
la capacité adhésive de la chaux et du matériau de remplissage, nous en traiterons très brièvement pour
combien cela peut servir aux objectifs présents.
Chapitre V
p. 101 Je ne trouve chez les anciens aucune indication concernant la manière de construire les murs,
c'est-à-dire le couronnement des fondations au niveau du sol, sauf le conseil d'employer dans les
fondamenta quelles pierres qui, après avoir été laissées exposées à l'extérieur pendant deux ans (comme on l'a
dites), ont révélé des défauts.
p. 102 “Ma osservando altre grandi opere di espertissimi architetti antichi ho notato in
c'est une grande variété en ce qui concerne la manière de jeter les fondations.
Chapitre VI
p. 103 «Posez les fondations, les murs viennent.»
p. 104 Entre le muret et le mur, il y a une différence, que l'un, aidé par les côtés de la fos-
cela peut consister uniquement en matériau de remplissage, l'autre se compose de différentes parties, comme maintenant
j'expliquerai. Les parties principales du mur sont : la partie basse, qui se lève immédiatement au-dessus du
matériau qui remplit les fondations, et que nous nous permettrons d'appeler socle ou podium ; la par-
la médiane, qui entoure l'ensemble du mur, et s'appelle ligament ; la partie haute, qui ceinture la zo-
na supérieure du mur, et est appelée cadre.
p. 105 Les types de maçonnerie sont les suivants : ordinaire en treillis, incertain.
Voici leur utilisation.
Chapitre VII
p. 106 Il est cependant très important de savoir dans quelle connexion, dans quel lien
les pierres doivent être disposées.
p. 107 Il ne faut donc pas installer une veine droite dans le flanc du mur, car les
l'intemperie la scrosterait, mais disposée horizontalement, de sorte que la pression de tout ce
le sta dessus l'empêche de se défendre.
p. 108 Dans tout le bâtiment, en outre, les angles, devant être rendus aussi possibles que
stenti, ils devront être renforcés par une structure très solide.
Chapitre VIII
p. 108 Les parties du tamponnement sont celles communes [...] à toute la paroi : enveloppes et
remplissages. Les enveloppes se trouvent situées à l'extérieur et à l'intérieur. Il sera bon de fabriquer
l'enveloppe extérieure en pierre plus dure, pour que tout le bâtiment ait une longue durée.
Chapitre IX
p. 111 Parmi les liants, il convient de mentionner certains recours, faits de pierres plus grandes, qui
ils maintiennent des enveloppes externes enroulées autour d'enveloppes internes, et des structures autour de structures : comme c'est le cas des
ricorsi à insérer, avons-nous dit, tous les cinq pieds de hauteur à l'intérieur du mur.
p. 112 ... quand une nouvelle pierre est posée sur les précédentes, pour mieux l'adapter
et pour la faire correspondre avec celles déjà placées, on la met à reposer avec son point central correspondant
dent à l'articulation entre les deux poteaux ci-dessous, de manière à ce que son extension se distribue avec précision
tezza en égale mesure d'un côté et de l'autre.
* * * Notes de lecture * * *
13
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre X
p. 113 Puisqu'en pratique, au bon constructeur, il importe plus de choisir les matériaux les plus
adapter, tirer le meilleur parti de ceux qui sont à disposition, dans ce sens-
nous continuerons notre discours.
p. 115 “I competenti dicono che non è conveniente innalzare ulteriormente la muratura
jusqu'à ce que la partie déjà construite soit complètement durcie.
Il est également recommandé, pendant la construction, d'insérer dans le corps du mur un arc dans chaque
point où de nouvelles ouvertures peuvent être utiles ou agréables pour le bâtiment, afin de fournir avec
l'arc à la mur, lorsque par la suite il sera perforé, une structure de soutien sûre et non aventureuse
zia.
Chapitre XI
p. 116 Nous avons parlé jusqu'à présent de la bonne façon de construire : avec quels types de pierres
On érigera un mur et on le renforce avec de la chaux. Cependant, il existe d'autres moyens de lier les pierres.
de construction : parfois, par exemple, on n'applique pas de chaux, mais de l'argile ; d'autres fois, les pierres sont rapprochées.
non les unes aux autres sans aucun mélange pour les soutenir ; pour laisser de côté d'autres méthodes de construction, comme
ce qui consiste uniquement dans le remplissage, ou ce qui se limite aux enveloppes.
Un mur construit avec des briques crues est bénéfique pour la santé des habitants de l'immeuble.
résiste très bien aux incendies et ne subit pas de dommages excessifs des tremblements de terre ; mais ne tient pas bien
ne gl’impalcati, sauf s'ils n'ont pas une épaisseur adéquate. Voilà pourquoi Caton disait d'ériger
pilastres en pierre, afin de soutenir les poutres.
Chapitre XII
p. 119 Parmi les couvertures, donc, certaines sont à ciel ouvert, d'autres ne le sont pas; de même certaines
sont constituées de lignes droites, d'autres courbes, d'autres encore de celles-ci et celles-là ensemble. On ajoute que
la couverture est faite de bois ou de pierre.
Éléments communs : "... il faut penser qu'il y ait dans toute couverture, comme dans le mur, des os-
ture, nerfs, remplissages, enveloppes et croûtes.
Chapitre XIII
p. 123 Passons aux couvertures curvilignes. [...]. Une fois constituée d'arcs ; et que
l'arc ne soit rien d'autre qu'une poutre courbée, nous avons déjà démontré.
Sur les arcs.
Chapitre XIV
p. 127 Il existe différents types de voûtes, et il faudra discuter comment celles-ci se distinguent.
guano entre eux et de quelles lignes ils sont constitués.
Les genres sont parfois : en berceau, en croix, sphériques ; et d'autres qui sont constituées d'une partie
de celles-ci.
* * * Notes de lecture * * *
14
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions le Polifilo, Milan 1989
Chapitre XV
p. 132 Revenons à parler de l'enveloppe du toit. En vérité, si l'on examine attentivement...
te la cosa, dans tout l'immeuble, il n'y a pas de partie plus ancienne que celle qui permet d'échapper aux chaleurs
solaires et aux intempéries
p. 133 Enfin, essayez les solutions possibles, l'ingéniosité et la diligence humaines rien non plus
ra ont trouvé que c'est plus avantageux que la tuile en terre cuite.
Il existe deux types de tuiles : une plate, longue d'un coudée et large d'un pied, avec des bords surélevés.
d'un côté et de l'autre qui mesurent un neuvième de la largeur ; l'autre courbe, semblable aux
schinieri qui protègent les jambes. L'un et l'autre ont la partie destinée à acco-
libérer le flux de l'eau, plus étroite celle qui doit l'évacuer.
Chapitre XVI
p. 135 Nous venons maintenant à traiter des sols, étant donné qu'ils participent des caractéristiques.
caractéristiques des couvertures. Elles peuvent être à ciel ouvert, à poutres, non à poutres.
p. 139 Terminée maintenant la discussion des caractéristiques générales communes à toute la ma-
tertiaire, nous passerons à considérer ce qui reste à traiter en particulier : tout d'abord les différents types de
bâtiments, et ce qui leur revient à chacun ; puis leurs ornements ; enfin les méthodes pour les mettre en place
moyen ai défauts dus à des erreurs du constructeur ou aux dommages du temps.
Chapitre I
p. 140 Qu'il est manifeste que les bâtiments ont été érigés pour répondre aux besoins des hommes.
À l'origine, si nous voyons juste, ils commencèrent à construire pour se préparer à eux-mêmes et à leurs co-
comme une défense contre les intempéries. Par la suite, non seulement ils s'assurèrent de mettre en œuvre ce qui était nécessaire
s'occupèrent de leur santé, mais ne voulurent négliger rien de ce qui pourrait être bénéfique pour la consé-
agir et commodité. Plus tard, attirés et poussés par l'apparition de nouvelles possibilités, ils arrivèrent à
concevoir, et de se procurer avec le temps, les outils pour satisfaire leurs plaisirs.
Ainsi, en disant que le bâtiment peut être construit soit par nécessité vitale, soit par commodité pratique
oui, pour des satisfactions temporaires, on frapperait probablement dans le mille.
En observant combien et combien d'édifices différents peuvent être trouvés, il est facilement compréhensible que
leur exécution n'est pas tant destinée aux fins susmentionnées, ni à certaines d'entre elles plutôt qu'à d'autres ; la
La raison fondamentale de cette infinie variété réside bien dans les différenciations présentes dans la na-
tura umana
p. 142 « Vouloir diviser l'humanité en parties, la première chose qui apparaît manifestement
c'est ça : la façon de classer n'est pas la même, quand tous les habitants d'un lieu sont considérés
rati un blocco, et quand ils se distinguent en groupes différents et séparés. En second lieu, ayant
l'œil sur leur nature même, il sera évident de prendre note des caractéristiques
fondamentaux pour lesquels ils se différencient les uns des autres, afin de pouvoir sur cette base formuler la di-
vision
Les hommes se distinguent des animaux par « la raison et la connaissance des arts libéraux ; à
à laquelle on peut également ajouter la prospérité de la chance. Ceux qui excellent dans toutes ces qualités
contemporainement, ils sont très rares dans toute l'humanité. [...] on choisira quelques individus dans-
la communauté entière, certains se distinguent par leur culture, leur sagesse, leur ingéniosité, d'autres par leur expérience
* * * Appunti di lettura * * *
15
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions le Polifilo, Milan 1989
pratique des choses, d'autres enfin pour richesse et abondance dans les biens de fortune. À ceux-ci
indubbiement les charges les plus importantes de l'État doivent être réservées
p. 143 Tous les autres citoyens devront collaborer avec les précédents et leur obéir.
selon ce que l'opportunité exige.
Si tout cela correspond à la vérité, il en résulte également que d'autres types de bâtiments doivent être réservés.
all’intera comunità, altri ai maggiorenti, altri al popolo; e tra quelli per i maggiorenti, ve ne sa-
Certains seront réservés à ceux qui sont chargés des conseils publics, d'autres à ceux qui s'occupent.
l’exécution des décisions, d'autres encore à celui qui a pour tâche d'accumuler des richesses.
E [...] il est permis [...] d'attribuer une place convenable également au plaisir de l'âme. [...]. Parler-
Donc, des bâtiments destinés à tous les citoyens, de ceux destinés aux citoyens éminents, et de
ceux destinés aux classes inférieures.
Chapitre II
p. 144 Tout le monde a besoin de la ville et de tous les services publics qui en font partie.
Et, sur la base de l'avis des philosophes, nous déciderons que la raison et le but de l'existence de la ville.
ils vivent en paix, de la manière la plus confortable possible et
sans dérangements, il est indéniable qu'il faut méditer encore et encore sur l'endroit où cela doit être construit
re, dans quelle position, avec quel périmètre.
«Écrivait César que les Germains considéraient comme une grande fierté le fait d'être entouré..."
données des territoires constitués de déserts vastes ; et cela parce qu'ils considéraient cette condition comme une mez-
si important pour empêcher d'éventuelles invasions surprises réalisées par les ennemis.
p. 145 Ces considérations inciteraient à prendre en compte, pour fonder
villes, régions de ce type, c'est-à-dire sauvages et peu accueillantes. Mais il y en a qui ont un avis différent,
préférant profiter de tous les avantages et les dons naturels, afin de ne renoncer à aucune satisfaction
usage volontaire, tout comme on s'occupe des nécessités. Puisqu'ils soutiennent - un juste usage
de nos ressources, on peut obtenir en faisant respecter les lois et les coutumes ancestrales; mais les commodités
De la vie, il est certain qu'il est plus agréable de les apprécier chez soi que d'être contraint de les chercher ailleurs.
p. 146 «C'est pourquoi les meilleurs auteurs de l'antiquité qui ont écrit sur ces sujets [...] se sont
bilirono que une ville doit être située de manière à avoir tout ce qu'il faut dans son propre ter-
ritorio [...] senza bisogno di ricorrere altrove per alcunché; inoltre i suoi confini dovranno avere
une configuration telle que l'ennemi rencontre des difficultés à faire irruption et d'autre part soit
sibile envoyer des armées dans les pays voisins même avec l'opposition de l'ennemi.
p. 147 Non différemment de Platon, nous décrirons, comme modèle exemplaire, une
une telle ville doit être jugée convenable en tous points par les hommes les plus savants ; dans un autre domaine
nous nous adapterons aux besoins de la situation concrète.
Nous établirons donc qu'une ville doit être entièrement exempte de tous les inconvénients.
nés dans le premier livre ; il doit également être pourvu de tous ces critères qui exigent les besoins
prime de la vie.
«Il convient de fonder la ville au centre de son territoire, ... »
Mais la chose la plus importante est de décider s'il vaut mieux la construire en plaine, en montagne ou...
pour une plage : puisque chacune de ces solutions a des côtés positifs et négatifs.
... beaucoup fondèrent des villes sur les montagnes parce que, probablement, ils se rendaient compte que
Cette position était plus sûre. Cependant, elle ne fournit pas suffisamment d'eau ; tandis que dans la plaine, elle ...
ils trouvent des rivières et d'autres moyens pour se procurer commodément de l'eau. Ici, d'autre part, il a été op-
pressés par la lourdeur de l'atmosphère : en été on brûle, en hiver on gèle au-delà de la mesure ; en plus de
* * * Avis de lecture * * *
16
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
on reste plus exposé aux attaques extérieures. Les plages, à leur tour, se prêtent bien à cela.
affluer le merci; ils disent cependant que chaque ville maritime n'est jamais sûre, mais continuellement à-
traite des perspectives de renversement et toujours aux mains du pouvoir écrasant des marchands, et en outre c'est
exposée à de nombreux dangers, notamment en raison des incursions des flottes étrangères.
À mon avis, le meilleur emplacement pour fonder une ville devrait être une zone plate.
géante située en montagne ou un relief en plaine. Et si ce désir, compte tenu des particularités ca-
Les caractéristiques des lieux, ne peut se réaliser, pour faire face à nos besoins, nous utiliserons
l’avvertenza, dans la construction en zone littorale, que la ville ne soit pas trop proche de la plage,
si ce terrain est plat, ni trop éloigné si ce terrain est montagneux ; car le littoral avec le tem-
je attends po muta.
p. 149 Par ailleurs, la position d'une ville sur la crête éminente d'une hauteur (comme
si utilise dire) réussit de grand avantage à son décor, à sa plaisance, et surtout à sa
salubrité et sécurité. Puisque là où se dressent des montagnes à proximité de la mer, cette dernière ne
elle peut ne pas être profonde; de plus, l'élévation empêche les vapeurs denses qui montent de la mer de
parvenir jusqu'aux maisons. Si ensuite une escouade ennemie tentait une attaque surprise, on
pourrait vous protéger à temps et mieux la repousser.
Dovendo enfin fonder une ville au milieu des montagnes, il faut tout d'abord faire at-
attention à ce qu'il n'y ait pas d'incident souvent présent dans des lieux de ce genre, surtout s'ils sont clôturés
d'entour d'autres cimes plus hautes : le rassemblement et le maintien d'un épais manteau de brume, qui ou-
la lumière du jour s'assombrit et rend le ciel toujours sombre et inhospitalier. Il faut aussi vérifier que dans
lieu où les vents ne sévissent pas de manière excessive et gênante, ...
p. 151 En construisant plutôt en plaine, dans le cas normal où la ville est située au bord
à un cours d'eau qui traverse les murs, il faut faire très attention à ce qu'il ne provienne pas
de sud, né vi se dirige; puisque dans le premier cas l'humidité dans le second le froid, accrus par
Les brumes fluviales arriveront sur place de plus en plus violentes et nuisibles. Si le cours d'eau passe
en dehors de la muraille, il faut examiner la zone environnante et élever les murs en ceux-ci
directions où les vents ont un accès plus facile, tandis que la rivière doit être gardée derrière
p. 152 Terminons ici le traitement de l'environnement et de la position où fonder une
ville
Chapitre III
p. 152 Il est facile de comprendre que le périmètre d'une ville et la répartition de ses
le parti variera en fonction des lieux : [...] si l'on construit dans les montagnes, on n'aura pas la
possibilité de donner au circuit des murs une forme de cercle.
Il n'existe donc pas de méthode unique pour entourer les villes de murs dans tous les endroits.
p. 152-153 De plus, les anciens affirmaient que la ville est comme un navire, qui doit avoir de telles
dimensions à ne pas osciller, si vide, ni être insuffisante, si pleine. Autres ...
p. 153 Cependant, je me conformerai à l'ancienne maxime : dans chaque chose, il faut éviter l'excès ; ou si
si je devais choisir entre les deux erreurs opposées, je préférerais suivre le chemin qui me donnerait même
Actuellement, le moyen d'accueillir confortablement en ville un plus grand nombre d'habitants, plutôt-
je suis sûr que cela me ferait donner un asile indécent aux citoyens déjà présents. Il faut ensuite
tenir compte que une ville n'est pas destinée uniquement à l'usage d'habitation ; elle doit plutôt être telle que
dans ce lieu, des espaces très agréables et des ambiances sont réservés tant pour les fonctions civiques que pour les heures de
divertissement sur la place, en calèche, dans les jardins, en promenade, à la piscine, etc.
Narrano Varrone, Plutarco et d'autres auteurs anciens que les notables des villes, en traçant le
le périmètre des murs suivait une cérémonie religieuse : [...]. Pour cette raison, il était considéré comme sacré
* * * Notes de lecture * * *
17
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
l'ensemble du circuit des murailles et les murs eux-mêmes, à l'exception des portes qu'il était permis de ne pas considérer
tali rares.
p. 154-155 Suivent plusieurs citations de rituels et de présages sur les fondations de villes.
p. 155 De toute façon, je suis d'accord avec Platon : chaque ville, par nature et intrinsèquement
sa inclinaison, à tout moment de son histoire, est en danger de tomber en captivité, car
- cela dérive-t-il de causes naturelles ou de coutumes humaines - personne n'est capable de placer un li-
mite ragionevole à ses biens et à ses aspirations de puissance, tant dans le domaine public que
privé. Et c'est là l'origine fondamentale de toutes les agressions armées.
Nous avons déjà clarifié précédemment que sera plus capable que toutes les autres cette ville qui aura un plan.
circulaire; la meilleure défense est celle dont les murs présentent des contours sinueux, comme cela fut pour Jérusalem.
Cependant, il faut également tenir compte de ce qui est avantageux par rapport aux parties.
colore nature de la ville elle-même.
Chapitre IV
p. 157 Vous savez comment construire les murs.
Chapitre V
p. 159 Le critère à utiliser pour situer les portes doit tenir compte du nombre de rues
militaire.
p. 161 « Il doit donc s'agir d'une route militaire hors de la ville : facile, droite, sûre »
au maximum degré.
Lorsque l'on arrive en ville, si celle-ci est célèbre et puissante, elle exigera des routes droites et très larges,
compatibles avec son décor et sa dignité. Si c'est plutôt une colonie ou une simple forteresse,
les voies d'entrée les plus sûres ne sont pas celles qui mènent directement à la porte, mais celles qui
svoltano à droite ou à gauche le long des murs [...] et à l'intérieur de la ville, ils ne devront pas passer dans li-
nea retta, mais courber avec de larges courbes [...]. Cela parce que, en premier lieu, apparaissant plus longue la
route, on aura l'impression que la ville est plus grande : de plus, parce que le fait est de grande joie-
qu'il s'agisse de la beauté, de la praticité, ou des besoins de certains moments.
Il est en effet important que ceux qui y marchent découvrent peu à peu, presque comme
chaque pas, de nouvelles perspectives de bâtiments ; que l'entrée et la façade de chaque habitation soient re-
golate in base all’ampiezza media della strada: qua l’eccessiva ampiezza riesce sgradevole e
même malsaine, là la même immensité peut être appropriée.
Chapitre VI
p. 162 Une partie très importante de la route est le pont.
Capitolo VII
p. 170 «Les égouts sont classés parmi les travaux routiers, ...».
Sienne, en Toscane, manquant d'égouts, manque de propreté ; c'est pourquoi il arrive que pour l'ensemble
durée de la nuit, heures pendant lesquelles on peut vider les récipients à ordures par les fenêtres, tout
la ville est une seule puanteur, et même pendant la journée, elle est très sale et pestilentielle dans l'air.
* * * Notes de lecture * * *
18
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre VIII
p. 171 S'il y a un quartier de la ville qui convient à l'argument de la présente traite-
cette est sans aucun doute le port.
p. 174 Ainsi, nous avons terminé le traitement des œuvres publiques.
de caractère universel. Ajoutons simplement que de grandes places doivent être réparties dans la ville : dans
Le temps de paix servira aux marchés ou aux exercices physiques des jeunes ; en temps de guerre, il viendra.
ils accumuleront les réserves de bois et de fourrage, ainsi que d'autres matériaux utiles pour soutenir les sièges.
En ce qui concerne les temples, les sanctuaires, les basiliques, les lieux de spectacles, etc., puisqu'ils sont bien-
oui œuvres destinées à tous, mais appartenant proprement à des cercles restreints, prêtres ou magistrats, si
Il en parlera dans un cadre séparé.
Chapitre I
p. 175 Nous avons clarifié dans le livre précédent comment il faut adapter les différents types de bâtiments.
ci aux différentes catégories des citoyens et des habitants, tant en ville qu'à la campagne; nous avons an-
J'ai dit que certains bâtiments sont destinés à l'ensemble de la collectivité, d'autres sont réservés aux plus grands...
renti, d'autres encore à la plèbe.
Maintenant, après avoir terminé le traitement de ceux communs à tous, nous parlerons dans ce cinquième li-
bro dit ce qui répond aux besoins ou à l'intérêt de groupes particuliers.
Nous commencerons par le haut. La plus haute autorité appartient à ceux à qui l'on confie le pouvoir politique.
co : peuvent être plusieurs personnes, c'est-à-dire une seule. L'individu doté de la plus haute autorité sait-
Il faut donc considérer ce que l'on
débba faire pour costui. Anzitutto il est important de déterminer quel genre d'homme il est ; si c'est-à-dire ras-
ressemble davantage à celui qui gouverne de manière juste et sainte, sans écraser la volonté d'autrui,
poussé par le désir de profiter aux citoyens et non par son propre intérêt personnel, c'est-à-dire à
qui régule les rapports avec ses propres sujets de sorte qu'ils doivent lui obéir même contre
désir. Selon que le pouvoir est aux mains d'un tyran (comme il est désigné) ou de
celui qui l'acquiert et le conserve comme une magistrature qui lui est accordée par d'autres, varient presque tous les
bâtiments et mêmes villes. Ce sera propre à un roi une fortifiée surtout là où il faut repousser le
ennemi extérieur ; alors qu'un tyran, étant les concitoyens ses ennemis de la même manière que les
étrangers, doit renforcer sa ville à la fois contre les uns et contre les autres, et de manière à pouvoir
re perfino, all'occasion, servir des étrangers comme alliés contre ses concitoyens, et peut-être
d'une partie de la citoyenneté contre l'autre.
p. 176 «Comment il fortifier une ville contre l'ennemi extérieur, cela a été dit dans le livre»
précédente ; reste à voir ce qu'il convient de préparer contre les habitants eux-mêmes.
p. 177 Dans l'ensemble, une ville de ce type doit être construite de manière à ce que ceux qui ont le
qu'il ait seul tous les postes surélevés, et que ses fidèles aient libre accès à
errer dans toute la ville sans que personne ne puisse l'en empêcher. En ce sens,
Donc, la ville du tyran se différencie de celle du roi.
Peut-être qu'il y a une autre différence : que pour une population libre, la plaine est plus avantageuse,
tandis que le tyran jouit d'une plus grande sécurité en montagne.
p. 178 ... dans les maisons, tout comme dans les villes, il y a des parties fréquentées par tous, d'autres réservées...
à quelques-uns, d'autres enfin aux personnes individuelles.
* * * Notes de lecture * * *
19
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions le Polifilo, Milan 1989
Chapitre II
p. 178 « Portique et vestibule [...] ne sont pas destinés uniquement à la servitude [...], mais à tous les
citoyens
Le portique et le vestibule doivent tirer leur décoration de l'entrée. Celle-ci, à son tour, tire son décor
sia de la rue sur laquelle elle donne soit de l'importance de sa construction. À l'intérieur, les pièces
au déjeuner, les placards et le reste seront distribués aux points qui leur incombent, de sorte que
combien il peut être conservé de la meilleure manière : ils doivent être en bonne position
concernant l'atmosphère, le soleil et les vents, et organisés de manière à répondre aux objectifs requis;
ils seront également tenus séparés, pour éviter que la présence continue d'étrangers et de fréquentations
les habitants habituels ôtent aux uns dignité, commodité et plaisir, et donnent aux autres insolence.
p. 179 Dans la maison, l'entrée, le salon et les pièces similaires doivent être faits de la même manière.
mode que dans une ville, le forum et les grandes avenues : non pas, c'est-à-dire, en position marginale, cachée et
angusta, mais dans un endroit bien visible et pouvant être atteint de la manière la plus directe par les autres parties
de l'immeuble. Les escaliers et les halls ainsi que les étrangers doivent y diriger.
rendre hommage et remercier.
La maison ne doit pas avoir plusieurs entrées, mais une seule, par laquelle personne ne puisse entrer ou
sortir quelque chose sans que le gardien ne le sache. Il faut éviter que les portes et les fenêtres soient des accès-
bili aux voleurs, et aussi au regard des voisins, qui pourraient être dérangés en observant et en venant à
connaissance de ce qui se dit ou se fait à l'intérieur. Cependant, il y a aussi des sorties secrètes secondaires.
p. 179-180 «Les éléments à peine clarifiés sont communs aux habitations des princes et des particuliers»
citoyens. La différence fondamentale entre les deux types de maisons consiste en ce que chacun est caractérisé
rizzato par une propre nature intrinsèque : les palais princiers, qui doivent servir à un grand
le nombre de personnes se distinguera par le nombre de chambres et l’amplitude des espaces;
tandis que dans les maisons habitées par peu de personnes ou par des individus, la qualité de la fabrication devra compter davantage
che la grandeur. Une autre différence : dans les habitations princières, destinées à beaucoup de monde, aussi
les parties réservées à des personnes seules doivent dégager une atmosphère de royauté, car toujours dans les maisons
dans le royaume, il y a une grande foule ; dans les maisons privées, même les parties fréquentées par beaucoup, il sera bon qu'elles soient co-
ils construisent de manière à montrer que, grâce à elles, le chef de famille n'a fait que pourvoir
à leurs propres besoins”. Dans les habitations royales, des appartements séparés pour la femme et pour le mari
à.
La salle de réunion des princes et les triclinios seront situés dans un lieu privilégié. Ce prix-
nenza sera déterminée par la position élevée et telle qu'elle permette la vue d'un vaste panorama
ma tout autour, sur la mer ou sur les collines.
Chapitre III
p. 181 À mon avis, il doit y avoir un loggia couvert non seulement réservé aux
personnes, oui aussi comme abri pour les bêtes de somme, ...
Voici d'autres indications concernant les espaces nécessaires aux maisons princières, leur position-
dans la ville, les différences avec celles du tyran, les palais annexés aux forteresses et la défense militaire.
Chapitre IV
p. 183 Voici des indications sur les roches.
Chapitre V
p. 186 Encore sur les roches.
* * * Notes de lecture * * *
20
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 187 Avec cela, nous avons terminé la discussion des travaux à réaliser pour le chef.
de la communauté, que ce soit des rois ou des tyrans.
Chapitre VI
p. 187-188 « Reste à parler de ce qui appartient à ceux qui détiennent ensemble, non pas donc
individuellement, le pouvoir. Le gouvernement est confié à tous ceux-ci ensemble, comme un seul magistrat.
Tura, ou bien divisé en parties. La vie publique se compose d'une partie sacrée, d'où l'on honore le divin.
unité, qui est supervisée par le clergé, et d'une profane, tournée vers le bien de la société, qui leur est confiée en
temps de paix sénateurs et juges, en guerre généraux, amiraux, etc. À ces hommes conviennent
deux genres de domicile : l'un est équipé pour la charge exercée, l'autre est fait pour y habiter
sième avec les membres de la famille.
L'habitaiton de la famille devra être conforme au mode de vie que le maître entend
condurre : en roi, en tyran, ou en privé. Il y a en particulier certaines caractéristiques propres à
zitutto de cette dernière catégorie. [...] les habitations des notables par respect envers eux mêmes -
simi et envers leurs familles devaient se tenir bien à l'écart du peuple ignoble et du confus
brusio des artisans; ...
p. 189 Les lieux où les notables exercent les fonctions qui leur incombent sont connus :
le sénateur travaille dans la curie, le juge dans la basilique ou dans la cour de justice, le chef militaire
dans le camp ou dans la flotte, et ainsi de suite. En ce qui concerne le religieux, ils lui appartiennent non seulement
aux temples, mais aussi ces lieux qui sont pour lui comme des camps de guerre, puisque tant le
le pontife ainsi que ceux qui sous lui administrent les offices religieux effectuent également un travail dur
le service militaire fatiguant, c'est-à-dire - comme nous l'avons écrit dans l'œuvre intitulée le pontife -
la lutte de la vertu contre le mal.
Les principaux temples seront probablement situés à l'emplacement le plus pratique au centre.
de la ville ; mais une position en dehors des zones les plus fréquentées est plus noble ; plus décente si elle est
sur une hauteur ; plus à l'abri des secousses telluriques si elle est en plaine. En somme, il est préférable de construire le
temple dans un lieu qui puisse lui conférer la plus grande vénérabilité et majesté.
p. 190 En général, le bâtiment dédié au culte devra être exécuté dans toutes ses parties.
de manière à ce que ceux qui ne l'ont pas encore vu soient attirés à le visiter et que les présents soient agréablement
presi et envoûtés par la merveille de la rareté de l'œuvre.
Chapitre VII
p. 190 La roccaforte du religieux est le monastère. [...] Dans certains de ces monastères lavo-
rano gli studiosi che si dedicano all’approfondimento delle dottrine umane e divine. [...] com-
le rôle du clergé est de guider la communauté des fidèles à mener une existence parfaite sous chaque...
Je considère [...] que le meilleur moyen d'atteindre cet objectif est la philosophie.
Deux en effet sont les moyens qui permettent à la nature humaine de poursuivre ce but : la vertu et la
vérité : l'une apaise ou fait disparaître les troubles de l'âme, l'autre découvre et fait connaître les phénomènes
et les lois naturelles ; ainsi l'ingéniosité humaine se libère de l'ignorance, et l'âme de l'impureté de la
matière. De cette manière, par le biais de la philosophie, nous menons une existence pleinement heureuse, presque
agguagliandoci aux célestes.
p. 191 De plus, il est du devoir des hommes vertueux, tels que les ecclésiastiques [...] d'apporter du soulagement et
aide aux malades, aux faibles, aux démunis, en leur offrant des services, des bénéfices, des oeuvres de miséricorde.
Commençons par les monastères. Il existe des monastères de clôture, [...] ils se divisent également en mona-
stérilisations masculines et féminines.
* * * Appunti di lettura * * *
21
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Comment défendre la clôture du monastère, la chasteté des vierges qui y sont enfermées, etc.
p. 192 “Quanto a quei monaci la cui missione religiosa si accompagna allo studio delle
discipline libérales, pour leur permettre de s'occuper plus facilement des problèmes humains, comme c'est
leur tâche, leurs sièges ne devront pas se trouver au milieu du bruit et de la confusion des membres-
giani, mais ne pas être entièrement isolés du consortium des citoyens. [...] De tels monastères à-
ils iront au siège adapté près de lieux publics, comme des théâtres, des cirques, des places, où les gens se
reca souvent et volontairement à se distraire : ...
Chapitre VIII
p. 193 Dans l'Antiquité, et surtout en Grèce, il était d'usage de construire au centre de la ville
certains bâtiments, appelés gymnases, où l'on se divertissait à discuter de philosophie. Ils étaient dotés de vastes
fenêtres qui ouvraient des vues tout autour, de sièges disposés en rangées plaisantes et décoratives à voir, de
des portiques qui entouraient des espaces verdoyants et ornés de fleurs. De tels environnements s'adaptent très bien
non à quel genre de religieux auquel on vient de faire allusion.
«Si l'on souhaite établir des auditoriums publics et des écoles, où il est possible de se rencontrer avec
les luminaires et les professeurs, il faut les situer dans des zones qui ne sont pas importunes pour ceux qui les fréquentent :
elles devront être loin du fracas des artisans, des exhalaisons et des puanteurs; elles ne devront pas être
re troublés par des gens oisifs ; et respirent l'air de solitude, qui est congenial à ceux qui sont occupés
de graves pensées sur des questions importantes et difficiles ; elles ont finalement un aspect majestueux.
tosto que plaisant.
Pour l'assistance aux miséreux et aux abandonnés, le clergé doit disposer de bâtiments articulés en différentes
parti, à préparer avec le plus grand soin”. Lieux différents pour les abandonnés et les malades.
p. 194 En Toscane, terre de traditions religieuses très anciennes, se trouvent des splen-
d'une case de soins, aménagée avec des dépenses énormes, où tout citoyen ou étranger trouve
quelle que soit la chose qui puisse servir à la santé. Mais puisqu'il y a des malades incurables, comme les lépreux,
les pestiférés, etc., qui peuvent infecter et contaminer les personnes saines, et les malades guérissables, il est nécessaire-
sario qu'ils soient maintenus dans des services séparés.
captilo ix
p. 195 «Nous avons dit que la vie de l'État se présente sous deux aspects, le sacré et le
profane. Du premier sujet, nous avons épuisé le traitement, et abordé dans une certaine mesure an-
que le second, précisément au moment où il a été question du sénat et du lieu où le prince administre
stra la justice. Il reste maintenant à faire quelques brèves additions, avant de passer aux campements
militaires et à la flotte, et enfin aux bâtiments privés.
Dans l'Antiquité, il était d'abord d'usage de réunir le sénat dans un temple; par la suite
inverse l'usage de le réunir hors de la ville ; finalement, on préféra construire des bâtiments réservés exclusivement à
cette fonction. [...] À cet effet, la curie sénatoriale était située au centre de la ville, et dans ses a-
on pensa à bien placer la cour judiciaire et le temple.
p. 196 Dans ces lieux de réunions publiques, il faut préparer tout ce qui est nécessaire.
sario afin qu'une foule de citoyens soit facilement introduite, dignement installée, et faite
sortir de la manière la plus adaptée.
Je crois qu'il vaut la peine de rappeler que dans les bâtiments réservés à l'écoute de récits, de chants ou de ...
spute le volte ne sont pas pratiques, car elles font résonner la voix ; par contre, elles servent bien les
plafonds à poutres, qui leur confèrent des sonorités.
* * * Notes de lecture * * *
22
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre X
p. 196 Pour bien disposer un campement, il est nécessaire de rappeler et de méditer sur ce que
il a été dit dans les livres précédents au sujet des méthodes à utiliser pour construire les villes. Puisqu'un
Le campement est comme un embryon de ville ; et il est possible de constater que plusieurs villes se sont détournées
luppate là dove des experts généraux avaient placé le champ.
Chapitre XI
Continuer sur les campements de terre.
Chapitre XII
p. 204 Que la flotte soit considérée comme un camp maritime, il est probable qu'elle ne
vorrà ammettere da taluni ...”.
La fonction fondamentale du navire est le transport d'hommes et de matériaux ; elle est ensuite immédiatement
après celui de fournir de l'aide en guerre sans danger.
p. 205 “Per la fabbricazione delle navi gli architetti antichi si ispirarono nel disegno al-
la forme des poissons : le dos de ceux-ci correspond à la quille, la tête à la proue, la queue au gouvernail,
branchies et nageoires aux rames
Chapitre XIII
p. 207 À ce stade, puisque pour mettre en œuvre de tels et tant de projets, il est nécessaire d'un
équipement adéquat, et se le procurer coûte, on parlera des magistrats dont la tâche est ap-
point celui de pourvoir à ces besoins.
p. 208 Il est suffisamment connu que les greniers, les caisses publiques, les arsenaux, vont si-
situés au milieu de la ville, dans la zone la plus fréquentée, afin qu'ils soient plus sûrs et à la disposition de
tous; alors que les chantiers navals doivent être situés en dehors des agglomérations urbaines en raison du danger
représenté par les incendies.
p. 209 À ce stade, il me semble avoir suffisamment traité les œuvres d'intérêt public.
blico. J'ajouterai seulement qu'il est important pour les magistrats mentionnés ci-dessus de disposer de lieux
ve imprisonner ces citoyens qui ont été jugés coupables de résistance à l'autorité publique
autorité, fraude ou malhonnêteté.
«La prison se configurera comme nous le dirons maintenant. ...»
Chapitre XIV
p. 210 Passons maintenant aux bâtiments privés. Nous avons déjà dit ailleurs que la maison est une
cité en miniature.
p. 210-211 «Il est bien connu que la maison doit être construite pour la famille, afin qu'elle puisse y...
siede avec tout le confort. [...] Il y a un grand nombre de personnes et d'objets appartenant à la
famille, qui ne peuvent être assignés avec une liberté équivalente à la ville et à la campagne. Dans le co-
construire une maison en ville, en effet, un mur voisin, un drain, un terrain public, un
strada, et beaucoup d'autres choses comme ça, entravent la réalisation complète de notre projet. Cela
cela ne se produit pas à la campagne. Ici, tous les espaces sont libres, là-bas ils sont occupés. Voilà donc
une des raisons valables de motiver la distinction des bâtiments privés en urbains et rustiques; de plus
dans les deux genres, il existe deux types différents de bâtiments selon que les habitants soient pauvres ou riches
chi.
* * * Notes de lecture * * *
23
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 211 Les maisons de campagne sont celles qui rencontrent le moins de difficultés ; de plus, les
les riches ont une plus grande tendance à investir de l'argent dans des bâtiments rustiques.
La villa, à mon avis, doit être située dans cette partie de la campagne, qui mieux se con-
face à la position de l'habitation urbaine du même propriétaire.
Chapitre XV
p. 212 Diverses sont les maisons de campagne habitées par des hommes libres et celles habitées
des agriculteurs. Celles-ci sont essentiellement construites pour des raisons d'intérêt, celles-là plutôt
pour simple plaisir. Nous allons maintenant parler de celles destinées au travail des champs. Les maisons des paysans
elles ne doivent pas se trouver loin de la villa du maître, afin que ce dernier puisse contrôler à tout moment
Maintenant, voir ce que ceux-là sont en train de faire et constater quels travaux doivent être réalisés. Fonction typique de
Ce type de bâtiments est destiné à contenir, disposer et conserver les produits récoltés dans les champs.
«Il se préparera donc une cuisine spacieuse, bien éclairée, à l'abri des incendies, équipée de
four, foyer, eau, canaux de drainage. À proximité de la cuisine se trouve la pièce où dor-
mono et massari, et où sont rangés le panier de pain, la viande salée, le lard, pour un usage quotidien
non. Tous les autres seront répartis de manière à avoir à portée de main ce à quoi ils supervisent.
dono : le facteur sera près de la porte principale, afin qu'aucun ne s'approche de sa insa-
pute et soustraire quelque chose ; les gardiens du bétail resteront près des écuries, pour intervenir avec
promptitude quand le cas l'exige.
Récupérations pour les outils et pour le bétail de travail.
Chapitre XVI
Les étables, autres abris et nurseries pour les animaux de "consommation", et les entrepôts pour les produits.
p. 218 Qui nous terminons le traitement des maisons des travailleurs ruraux.
Chapitre XVII
p. 218 Concernant les maisons seigneuriales, certains établissent la distinction entre les villas d'été et
hivernales [...]. Nous sommes cependant d'avis que les conditions varient considérablement d'une zone à l'autre,
il faut donc s'adapter à chaque fois afin d'équilibrer le froid et la chaleur,
l’umidità e la siccità.
Je conseillerais de situer l'habitation des messieurs dans un point de la campagne non particulier.
esprit fertile, mais remarquable pour d'autres aspects : ventilation, exposition au soleil, panorama ; comme-
communications aisées, une entrée décorée; "il bénéficiera d'une vue sur une ville, des forteresses, la mer, ou
d'une vaste plaine; ou il permettra de tourner le regard vers les cimes notables des collines et des montagnes,
sur ses jardins splendides, sur ses agréables scènes de pêche et de chasse.
Pour les dépendances de tous « ... on suivra les critères qui inspirent les habitations des princes ».
p. 219 La partie la plus importante du bâtiment est celle qui, bien que l'on puisse penser que
l'appeler cour ou atrium, nous appellerons 'cœur de la maison' [...]. Le dit 'cœur de la maison'
ce sera donc la partie fondamentale, autour de laquelle graviteront toutes les parties mineures, comme vers
une place publique à l'intérieur du bâtiment, et sur laquelle donneront sur, en plus des aménagements appropriés
entrées, des ouvertures pratiques pour la lumière.
Continue avec les indications sur les autres lieux.
* * * Notes de lecture * * *
24
Leon Battista Alberti,L’architettura, introduzione e note di Paolo Portoghesi, traduzione di Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre XVIII
p. 227 «L'habitation de campagne et celle de la ville diffèrent en ce que l'une coûte
fournit à ceux-ci un lieu de séjour estival, l'autre est plus avantageusement affectée pour les
saisons froides. Il en découle que dans le premier cas on profite de toutes les agréabilités - lumière, air,
espace, panorama - que la campagne offre. Il sera donc difficile pour les habitations urbaines de
disposer de ce qui est nécessaire à la vie civile, c'est-à-dire vivre de manière décente et avec du bien-être
salut ; et, cependant, dans les limites accordées par le manque d'espace et d'éclairage, il serait bon de doter
les maisons de la ville de toutes les délices des villas de campagne.
Elles seront donc dotées d'un vaste atrium, de portiques, d'espaces pour se promener et de voitures
ze, di bei giardini, et ainsi de suite. Si tout cela manquait d'espace, construisant plusieurs étages au-dessus d'un
Un terrain bien nivelé permettra d'obtenir des surfaces adaptées aux différentes parties. Où ensuite la formation de
si le terrain le permet, des caves seront creusées ...
p. 228 Les logements des personnes les moins aisées seront inspirés, dans les limites de la diversité
situation économique, à l'élégance des demeures des classes aisées; cette habitation sera pe-
raltro tempérée par l'avertissement de ne pas sacrifier l'utilité au plaisir. Donc dans la construction
de la maison de campagne s'occupera des besoins des bovins et des ovins pas moins que
à quelle de sa propre femme ...
Continua indicazioni sulla casa di città.
Chapitre I
p. 231 On a parlé dans les cinq premiers livres de la conception du bâtiment, des matériaux à...
instruction, de l'utilisation de la main-d'œuvre, de tout ce qui nous a semblé important aux fins du co-
instruction des œuvres publiques et privées, sacrées et profanes, de manière à les rendre résistantes aux in-
températures et adaptées aux diverses fonctions que la diversité des lieux, des temps, des personnes et des choses exige.
Voici une réflexion sur les difficultés rencontrées pour mener à bien l'œuvre. Vois combien
écrit Choay (p. 123-124).
p. 233 Des trois critères fondamentaux qui informent la technique de construction dans chaque domaine
- que les bâtiments soient adaptés à leurs fonctions, qu'ils aient la plus grande solidité et durabilité, et que
non élégants et agréables dans la forme - nous avons terminé de traiter les deux premiers. Il reste donc le
troisième, qui est le plus noble de tous, en plus d'être indispensable.
Chapitre II
p. 233 Il est d'avis répandu que l'impression de légèreté et de plaisir provient exclusivement
surtout de la beauté et de l'ornement.
La beauté est donc un facteur de la plus haute importance et doit être recherchée
avec un grand engagement surtout de ceux qui souhaitent rendre agréables leurs propres affaires. Le lieu récompense
N'en tenant compte que cela attribuait nos ancêtres, étant des hommes sages qu'ils étaient, il ressort entre autres
de l'incroyable soin qu'ils mirent à orner richement les manifestations des plus va-
ri champs de la vie publique : droit, vie militaire, religion, etc. ; laissant entendre, probablement
mente, que ces activités, sans lesquelles la société civile cesse essentiellement d'exister, une
la volte privée de la magnificence de l'ornement se réduit à des opérations vides et insensées.
En regardant le ciel et ses merveilles, nous restons enchantés devant l'œuvre des dieux, plus pour
la beauté que nous voyons en vous pour l'utilité que nous pouvons percevoir. D'ailleurs, il est inutile de s'étendre.
* * * Notes de lecture * * *
25
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
sur ce point. Partout, il est possible de constater comment jour après jour la nature ne
cessi mai dallo sbizzarrirsi in una fantasmagoria di bellezze : parmi les nombreux exemples, il suffit de rappeler les
teinture des fleurs.
p. 234 Se dunque v’è cosa alcuna che esige queste qualità, l’edificio è certo tale da non
poterne en aucune façon faire sans, si ce n'est en heurtant la sensibilité des experts comme des profanes. [...]
Quand une œuvre pêche par son élégance, le fait qu'elle réponde à la nécessité est une chose de très peu d'importance.
alors, et ce qui satisfait le confort ne suffit pas à apaiser.
De plus, la beauté est une qualité qui contribue de manière substantielle au confort et même
durant la durée de l'immeuble. Car personne ne pourra nier se sentir plus à l'aise en habitant entre pa-
réseaux ornés qui entre des murs dénudés; ni l'art humain ne peut trouver de moyen plus sûr pour protéger les
ses produits des offenses de l’homme lui-même, au contraire, la beauté fait en sorte que la colère destructrice du ne-
mico si acquieti e l'œuvre d'art soit respectée. J'oserais dire en somme que aucune qualité, m-
glio du décor et de la agréable formelle, il est capable de préserver intact un bâtiment
dall’umano malvolere.
p. 235 En quoi consistent précisément la beauté et l'ornement, et en quoi diffèrent-ils
parmi eux, il sera probablement plus facile de se comprendre dans l'âme que de s'exprimer par des mots.
Quoi qu'il en soit, sans s'étendre, nous définirons la beauté comme l'harmonie entre toutes les mémoires.
bien, dans l'unité dont ils font partie, fondée sur une loi précise, de sorte qu'on ne puisse agir-
giungere ou enlever ou changer rien sinon en pire. Résultat de grande valeur et presque
divin, pour obtenir lequel il est nécessaire d'engager tout l'ingéniosité et toute l'habileté technique dont
si l'on est bien pourvu ; et il n'arrive pas souvent que quelqu'un - pas même la nature - parvienne à créer
un’opera perfetta e impeccabile in ogni sua parte. [...] Ora, se non mi sbaglio, facendo uso di or-
namenti, c'est-à-dire en utilisant des teintures, en cachant les parties qui heurtaient la vue, et lissant et po-
en mettant en valeur les plus belles parties, on aurait obtenu l'effet de rendre en couleurs moins voyantes
Diose le une e più piacevoli le altre. Si cela est vrai, l’ornement peut se définir comme une sorte de
beauté auxiliaire ou de complément. D'après ce qui précède, il me semble en résulter que, tandis que la beauté-
lezza vera e propria è una qualità intrinseca e quasi naturale che investe l’intera struttura
de l'organisme que nous disons 'beau', l'ornement a l'aspect d'un attribut accessoire, ajoutant-
tivo, plutôt que naturel.
p. 236 La beauté, selon Alberti, repose sur une méthode exacte et constante, contre-
réellement à ce que d'autres affirment.
... les arts seraient nés du hasard et de l'observation, ils auraient eu comme aliment le pra-
et l'expérience, et elles se seraient développées par la connaissance et le raisonnement.
Chapitre III
Récit d'origine sur l'architecture et sa beauté, ["metamitico", comme le]
appelle Choay .
p. 237 L'architecture "a eu sa jeunesse luxuriant en Asie; ensuite elle s'est affirmée
en Grèce ; enfin, il trouva en Italie sa splendide maturité. [...] les rois asiatiques, très riches
com’il y avait et avec beaucoup de temps à disposition” ils convinrent “de l’opportunité d’avoir une habitation-
ni plus larges et dignes [...]. Les résultats furent, en plus d'être imposants, agréables.
Par la suite, pensant que l'objet des louanges était l'immensité des bâtiments [...] ils prirent goût aux
constructions colossales, [...] allant jusqu'à l'idée folle d'ériger des pyramides. C'est mon avis -
ni que la pratique elle-même de la construction ait fourni la clé pour découvrir quelles différences nous avons
je suis dans l'exécution d'un bâtiment avec une certaine proportion, ordonnancement, position, apparence extérieure,
plutôt qu'avec d'autres ; de même, ils auront appris à apprécier les œuvres les plus agréables et à diminuer
tare celles privées d'harmonie.
* * * Notes de lecture * * *
26
Leon Battista Alberti,L’architettura, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 238 De cette manière, les Grecs décidèrent que dans de telles entreprises, il était vraiment de leur devoir d'essayer.
de surpasser ces peuples [asiatiques, égyptiens, etc.], non pas dans les dons de la fortune, ce qui n'était pas possible, mais
dans la puissance de l'esprit, autant qu'il leur était possible. Ils commencèrent donc à déduire les fonda-
menti de l'architecture, comme de toutes les autres arts, du sein même de la nature, et à examiner,
méditez, pesez chaque élément avec la plus grande diligence et prudence.
En mélangeant des éléments de proportions égales, des lignes droites avec des lignes courbes, des lumières avec des ombres, cherche
rono di ricavare, come da una congiunzione tra elementi maschili e femminili, qualcosa di novu-
vo che rispondesse aux fins pour lesquelles ils s'étaient déplacés. [...]. Il devint ainsi manifeste que plusieurs do-
devaient être les critères à utiliser dans les constructions durables, destinées à résister au fil des ans, et
dans quelle réalisations surtout pour l'amour de la beauté.
p. 238-239 "En Italie, au début, le sens inné de l'économie a suggéré aux habitants de strukt-
tuer le bâtiment de la même manière qu'un organisme animal.
p. 239 ... comme par exemple dans le cheval [...] la plaisance des formes ne va jamais de-
sgiunta dalla pratica che l’uso richiede. Ma, conquistato l’impero mondiale, arsero quanto i Gre-
ici vient le désir d'embellir le pays et sa capitale.
Tout le pays pullula d'innombrables esprits qui se consacrèrent à notre discipline.
À un certain moment, on préféra concilier la parcimonie traditionnelle avec la magnificence des
règnes les plus puissants, veillant à ce que la frugalité n'enlève rien à la praticité, ni
elle avait trop de considérations pour les richesses, mais ajoutant aussi à ces deux qualités tout
ce qui pourrait être trouvé de manière à conférer d'une certaine façon somptuosité et plaisir aux ope-
re
L’arte architettonica en effet avait trouvé en Italie un refuge depuis les temps les plus reculés.
toi, notamment chez les Étrusques, auxquels sont dues, en plus des constructions merveilleuses qui relèvent
giamo attuées par leurs souverains, comme le labyrinthe, et les monuments sépulcraux, ces très anciens et
insigni préceptes, qui nous ont été transmis par écrit, concernant la manière de construire les temples qui étaient utilisés en
Etrurie
p. 240-241 "Eh bien, de l'exemple des anciens, des conseils des experts, et d'une pratique
continuer, elle a acquis une connaissance exacte des façons dont ces œuvres merveilleuses étaient
conduites, et de cette connaissance ont été déduites des règles très importantes. [...] Ces règles se
ils se réfèrent en partie à la beauté et à la décoration de chaque bâtiment dans son ensemble, en partie
toutes les membranes individuelles de celui-ci. Certaines sont tirées des doctrines philosophiques, et sont destinées à
oser à cet art une adresse et des limites précises ; les autres dérivent de cette connaissance dont
s'est dit tout à l'heure et, corrigé selon la philosophie - disons ainsi -, tient les fils de l'art. Illustre-
remo dapprima celles de nature plus technique, réservant à la conclusion celles plus générales.
Capitolo IV
p. 241 Les caractéristiques que l'on apprécie dans les objets les plus beaux et les mieux ornés, ou
sont le fruit de découvertes et de calculs de l'ingéniosité ou du travail de l'artisan, ou ont été confectionnées
directement de la nature à ces objets. L'esprit sera chargé du choix, de la distribution des
parti, la disposition et similaires, dans le but de donner du décor à l'œuvre. Au travail de l'artisan reviendra
accumuler le matériau, coller, décoller, découper, poncer et similaires, afin que l'œuvre réussisse
agréable. Les qualités déduites de la nature seront la lourdeur ou la légèreté, la densité,
pureté, la longue durée des matériaux, et similaires, qui rendent l'œuvre admirable. Ces trois fun-
Des actions doivent être appliquées aux différentes parties du bâtiment, selon l'utilisation et le but de chacun.
scuna
* * * Notes de lecture * * *
27
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Alberti répète et suit dans l'exposition concernant la beauté la classification des parties
de l'édifice déjà fait dans le premier Livre, commençant donc par l'environnement (ou "région" comme le
Choay).
p. 242 «Quel contribution peut apporter l'ingéniosité et le travail humain à conférer pia-»
la cevolezza et le décor à l'environnement, on ne le voit pas avec certitude ; sauf si cela peut s'avérer utile de suivre
l’exemple de ceux qui (on raconte) conçurent des projets d'œuvres fabuleuses, et qui ne sont certainement pas
biaisés par des personnes de bon sens, si ce qu'ils s'apprêtaient à faire devait avoir une utilité, mais
ils ne reçoivent même pas de louanges si ce n'était pas nécessaire. Et bien à juste titre. En effet, personne n'aurait le co-
rayon de louer celui [...] qui déclara qu'il aurait extrait une statue du mont Athos
Alessandro, dans la main duquel il aurait placé une ville entière d'une capacité de dix mille habitants.
En revanche, la reine Nicotri ne sera pas à reconsidérer, car elle a forcé par des fouilles grandioses
l'Euphrate s'est incurvé trois fois avec de vastes méandres en direction du même village as-
siro, rendant ainsi la zone à la fois parfaitement défendue, compte tenu de la profondeur du canal, et
très fertile grâce à l'abondante irrigation. Mais des entreprises de ce genre peuvent se le permettre
seulement des souverains très puissants; et ils pourront unifier mer avec mer en éliminant les terres-
mo frapposto, aplanir des montagnes au niveau des vallées, créer de nouvelles îles et les rattacher ensuite
à terra ferme, de manière à ne laisser aucune possibilité à d'autres de les imiter, et ainsi de transmettre la
propria fama aux générations futures. Dans tous les cas, plus leurs œuvres seront dignes d'éloges, plus
à l'essentiel s'ajoutera la praticité.
p. 242-243 Les anciens avaient l'habitude d'honorer avec le culte non seulement les lieux individuels, par exemple des
des forêts, mais aussi des zones entières. Ainsi, nous savons que la Sicile était entièrement consacrée à Cérès. Mais sur
ces choses n'importent pas à s'attarder. Ce qui importera en revanche, c'est que l'environnement ait certaines propriétés
remarquable et rare, qu'il soit doté de vertus bénéfiques et excellentes dans leur genre, [...] ou la production de choses
uniques au monde et très recherchées pour leur utilité [...], ou la présence de quelque puissance so-
prannaturelle
p. 243 Larea, étant une partie déterminée de l'environnement, sera embellie par toutes les
qualités qui ornent ce dernier; cependant, la région dispose par nature de commodités en
plus grand nombre [...]. Il existe en effet des sites qui se proposent de différentes manières à l'admiration, comme les
promontoires, les sommets, les élévations du terrain, les affaissements, les grottes, les sources, et ainsi de suite : tous
des lieux où, mieux qu'ailleurs, on construira pour susciter l'émerveillement. Il y a ensuite des vestiges
dell’antichità, nei quali il ricordo del tempo che fu o di fatti e uomini memorabili riempie di stu-
pour l'âme de celui qui regarde. Je ne vais pas rappeler des lieux célèbres, comme celui où se tenait
Troy, ou les champs de batailles sanglantes, comme ceux de Leuctres, du Trasimène et d'infinités.
altri.
Il n'est pas facile d'illustrer adéquatement à quel point l'inventivité et l'œuvre de l'homme peuvent contribuer.
battre à atteindre cet objectif. Nous ne nous attarderons pas sur ceux qui sont les plus évidents, comme le transport pour
mare de platanes jusqu'à l'île de Diomède pour orner le terrain, ...
p. 244 Plus que toute autre chose, il sera bénéfique de noblifier un site par quelque invention qui de-
dimontrez sagacité et bon goût : comme le fait que les anciens interdisaient aux mâles par la loi de rendre aveugle
dere au temple de la Bonne Déesse, ..."
p. 245 Si donc on devait décider de suivre les exemples susmentionnés, il conviendra de prouver
bannir les femmes des églises dédiées aux martyrs, et les hommes de celles dédiées aux
santé vierge. Un élément de noblesse au plus haut degré sera d'obtenir avec des découvertes ingénieuses
résultats stupéfiants, à tel point qu'on ne voudrait pas y croire en les lisant dans le passé, s'ils n'étaient pas trouvés
aussi aujourd'hui de similaires dans divers endroits. ...
* * * Notes de lecture * * *
28
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
De nombreux autres exemples de ce genre peuvent être lus, et il serait trop long de les mentionner.
tous. De plus, il n'est pas facile de dire si de tels phénomènes se produisent par l'œuvre de l'homme ou naturellement
...”
p. 246 « En ce qui concerne d'autres moyens d'offrir en général un décor à la zone, tels que le délimitement -
tégation du périmètre, l'élévation du podium, [...] etc.; je n'ai rien d'autre à ajouter à ce que
déjà dit dans le premier et le troisième livre de cette œuvre ...
... il est bon de garder à l'esprit ce que conseillait Platon : être supérieur à la renommée et à la dignité de
un lieu où l'on lui impose un nom important.
Chapitre V
p. 147 Nous allons ici aborder très brièvement la division, bien que cela ait été
déjà fait en grande partie dans le premier livre. Dans tout ce qui concerne l'ornement fondamental, il se trouve
dans l'être monde de chaque laideur. Ce sera donc élégante cette division qui soit dépourvue de
vide, pas confuse ou désordonnée ou disarticulée, ni contestation d'éléments qui ne s'accordent pas entre
de leurs; qui se compose de membres en nombre non excessif, ni trop serrés ni trop amples, ni
trop disharmoniques ou irrégulières, ni dispersées de manière à sembler étrangères à l'ensemble.
Tout en elle devra être disposé exactement par ordre, nombre, amplitude, disposition,
forme, ayant un œil sur la nature, sur la commodité pratique, sur les fonctions spécifiques
de l'immeuble ; de sorte que chaque partie de celui-ci nous soit indispensable, pleinement fonctionnelle.
le en belle harmonie avec toutes les autres. En effet, si la répartition répond exactement à toutes
ces exigences, dans le bâtiment, le plaisir et l'élégance de l'ornementation trouveront leur
juste place et seront situés dans la meilleure lumière ; si cela ne devait pas être le cas, la construction
perderait certes tout son décorum. L'ensemble du complexe des membres doit donc être confi-
géré et défini de manière à concilier nécessité et confort, de sorte qu'on n'approuve pas tant que
ste o quelle partie, mais plutôt chaque partie soit distribuée de la meilleure manière au point exact où
se trouve et dans l'ordre, lieu, connexion, position, configuration qui lui reviennent.
p. 248 Les éléments de l'ornementation doivent tous être proportionnés de sorte que
à parties égales correspondent des parties égales, à celles de droite celles de gauche, à celles en haut
quelle en bas; et il faut faire attention à ce qu'aucun élément étranger ne soit introduit en contradiction
avec la qualité du matériau ou avec sa distribution. Tout doit être défini avec des déterminés
angles et lignes proportionnées.
Il s'agit ensuite de la façon de décorer les murs.
Chapitre VI
p. 249-253 Sul trasporto delle grandi pietre. Si diffonde in considerazioni sui “gravi” e le lo-
propriétés physiques en relation avec les techniques de déplacement et de mise en œuvre.
Chapitre VII
p. 253-258 Continue à traiter des roues.
Chapitre VIII
p. 258-264 Suivent la poulie et le levier, ainsi que d'autres outils et machines pour soulever et...
porter les lourds.
captilo ix
* * * Notes de lecture * * *
29
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 264 Pour tout type de revêtement, il faut appliquer trois couches d'enduit.
co”.
Techniques et matériaux pour les plâtres, les reliefs et les peintures sur ceux-ci.
Chapitre X
p. 268 Quant aux revêtements en plaques, ...
p. 269 Les revêtements à marqueterie et ceux en mosaïque...
p. 270 De tout ce qui a été dit jusqu'à présent à propos des revêtements, tout ou presque tout peut être
riferire altrettanto bene al lavoro di pavimentazione [...] solo che in quest’ultimo non si appli-
cano revêtements ornés de peintures et de reliefs.
Chapitre XI
p. 271 «L'exécution de la couverture, tant dans les poutres que dans les voûtes, que dans les
revêtements à ciel ouvert, a ses éléments décoratifs et d'embellissement.
Chapitre XII
p. 272 Les ornements des couvertures ont une grande importance pour l'indécision et le
décor de l'ensemble du bâtiment. Ils présentent cependant des inconvénients graves et nombreux, auxquels le constructeur
peut faire face seulement avec un grand effort et des dépenses non négligeables.
p. 273 L'ouverture par définition offre un passage à travers le mur ; mais parfois, on...
ajoute un mur à un autre, comme une fourrure glissée sous une robe, et se façonne un type par-
ticolare d'ouverture, qui n'a pas de fonction de passage, car elle est barricadée, par l'interposition d'un pa-
rete, où il ne serait pas inapproprié de l'appeler fausse ouverture. Un ornement de ce genre,
comme la plupart des autres, a été introduit à l'origine par les charpentiers, afin de ren-
forcer leurs œuvres et économiser sur les dépenses ; l'usage fut ensuite imité par les tailleurs de pierre, qui en rica-
varono résultats de grande élégance.
p. 276 Jusqu'ici, il a été question des ornements qui s'appliquent aux parties communes de chaque gé...
nègres d’immeubles ; ces éléments qui ne sont pas communs constitueront l'objet du livre suivant,
car c'est déjà assez long.
Chapitre XIII
p. 278 Dans toute l'architecture, l'ornement fondamental est sans aucun doute constitué par les
colonne. D'un côté en effet, elles ornent, réunies ensemble en un certain nombre, des portiques et des murs et
tous les types d'ouvertures ; d'autre part, ils ont également un effet agréable même isolés, décorant les carrefours,
théâtres, places, soutenant des trophées et des monuments commémoratifs. La colonne confère une vague et
décoro ; et il n'est pas facile de donner une idée des richesses que les anciens y consacraient pour
lui faire la plus grande élégance
Il est nécessaire que les colonnes soient bien lisses et tournées.
Chapitre I
p. 282 On a dit que l'architecture se divise en plusieurs parties, dont certaines sont comme
ni et à tout type de bâtiment - comme c'est le cas pour la zone, la couverture et similaires - , d'autres
ils se distinguent d'une construction à l'autre. Jusqu'à présent, il a été question du premier des deux groupes sud-
detti [...]; reste maintenant à parler à ceux qui s'appliquent à ce second groupe.
À ce stade - avec la permission du lecteur - nous commencerons le nouveau sujet en préambule
une nouvelle introduction. Elle divisera et décrira avec la plus grande exactitude les diverses
parties qui composent l'ensemble de notre matière [...]. Maintenant, préfacez le traitement actuel d'un
partition destinée à répondre, bien plus qu'aux exigences de praticité et de solidité, à celles de élé-
ganza et décor dans les bâtiments. Et cependant, les bonnes qualités correspondent sous tous les aspects; sic-
Car si une construction laisse à désirer dans un sens, elle se révélera insuffisante dans tous les autres.
p. 282-283 Les bâtiments, donc, peuvent être publics ou privés; à leur tour, tant les publics
les privés peuvent être sacrés ou profanes. Nous traiterons d'abord de ceux qui sont publics.
p. 283 Les murs des villes étaient, chez les anciens, érigés avec une religiosité.
solennité, et dédiées à une divinité tutélaire. Ils croyaient fermement que ni la raison humaine
Né les efforts de quiconque ne pouvaient éviter sur cette terre que parmi les hommes serpentent
l'outrage et la perfidie ; de sorte que, tant à cause de l'insouciance des citoyens qu'à cause de la haine des voisins, ils
ils considéraient le sort de leur ville lié à l'imprévu et toujours en proie à des dangers, comme
un navire à la merci des vagues. Voici pourquoi - je suppose - ils rêvaient de Saturne, lequel un
tempo, pour aider l'humanité, aurait placé à la tête des diverses citoyennetés des héros et des demi-dieux qui les
ils protègeraient avec leur sagesse ; les hommes en effet ont besoin, pour leur propre défense, non seulement
tant des murs, mais aussi et beaucoup de l'aide divine [...]. Les murs étaient donc consacrés
à toutes les divinités.
Lorsque ensuite une armée était sur le point de s'emparer d'une ville après un siège, pour ne pas
semblerait manquer de respect à la religion locale, ils récitaient une invocation particulière en
vers les dieux tutélaires de la ville, afin qu'ils acceptent de bon gré de migrer.
p. 283-284 Que le temple mérite vénération, c'est évident; car, parmi de nombreuses autres raisons, plutôt-
à esso se rend ce pie tribut de reconnaissance et d'adoration aux dieux bienfaiteurs
de l'humanité, qui est le principal fondement de la justice. Et que la justice elle-même soit dans-
sa essence un don divin, on ne peut en douter [...] poursuivre l'objectif de donner la paix et
tranquillité aux hommes en attribuant à chacun ce qu'il mérite. C'est pourquoi à la basilique, où
la justice doit être administrée, elle sera dotée d'un caractère sacré.
p. 284 Quant aux monuments commémoratifs, ayant la fonction de transmettre aux po-
stériles faits que l'on souhaite rendre éternels, eux aussi, si je ne me trompe, procèdent des principes de la juste-
zia et de la religion. Nous parlerons donc des murs, des temples, de la basilique, des monuments;
D'abord, nous ne pouvons pas nous passer de toucher rapidement à certains points qui concernent les
caractéristiques de la ville.
L'environnement et la zone de la ville recevront un grand décor si de nombreux bâtiments sont situés et de-
répartis dans les positions les plus appropriées. Selon Platon, la campagne et la zone urbaine devaient être
divisé en douze zones, parmi lesquelles se seraient équitablement répartis temples et chapelles. D'une part no-
nous ajouterons aux autels les carrefours, les sièges pour les juges subalternes, les postes de défense, les
pistes pour les courses et les zones réservées aux activités ludiques, et enfin toute autre œuvre ayant
Des fonctions de ce type, tant que l'espace environnant abrite un grand nombre de logements.
* * * Notes de lecture * * *
31
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Il existe des grandes villes et des petites villes, comme des forteresses et des citadelles. Chez les auteurs de l'antiquité, on retrouve...
contreviennent à l'opinion selon laquelle les villes situées en plaine doivent être tenues en moindre estime,
car elles seraient les moins anciennes ; selon eux, en effet, elles ont été fondées longtemps après le
diluvio. De toute façon, il est clair que la position la plus attrayante et agréable est, pour une ville,
la plaine ouverte, et pour une forteresse, un lieu difficile et escarpé. Cela dit, il est conseillé
toutefois une rencontre entre les caractéristiques opposées : à savoir, que dans la plaine on choisisse une zo-
légèrement surélevé, pour des raisons d'hygiène, et dans les montagnes un espace plat et nivelé,
pour faciliter la construction de routes et de bâtiments.
p. 285 Il me paraît juste de rappeler ici qu'une qualité hautement positive pour une ville est
d'avoir un grand nombre d'habitants.
Mais le principal ornement d'une ville est constitué des rues, du forum, de chaque bâtiment et
de sa position, de sa construction, de sa forme, de son emplacement : tous ces éléments devront être...
déplacez et distribuez de manière à répondre le mieux possible à la fonction de chaque œuvre et
aux exigences de praticité et de décor. Car là où l'ordre fait défaut, même le confort, le plaisir-
la volonté et la dignité disparaissent.
p. 286 En conclusion, toutes les personnes ayant de l'expérience s'accordent à dire que...
demander de faire la plus grande attention à ce que la citoyenneté ne soit pas contaminée par l'accès des élections
mente étrangère. D'autre part, il ne me semble pas sensé d'imiter ceux qui souhaitent interdire tout contact
avec n'importe quel genre d'étrangers.
Par conséquent, nous diviserons la zone de la ville de manière à ce que non seulement les étrangers aient des habitations
ni séparé, fait exprès pour eux, et tel qu'il ne crée pas de disturbe aux citoyens, mais aussi ces derniers...
timi puissent habiter dans leurs propres quartiers avec tous les avantages que les fonctions et la classe de chacun si
gono.
p. 286-287 “Rendra-t-il également un insigne ornement pour la ville en distribuant les différentes boutiques
des artisans dans différentes zones et quartiers appropriés : à proximité du forum, les banquiers, les décorateurs,
les bijoutiers ; plus loin les épiceries, les tailleurs et en général les établissements jugés plus respectables ; dans zo-
les périphériques appartiendront enfin à ceux qui sont sales ou malodorants, surtout les plus fétides
concerie, à se reléguer dans la zone tourné vers le nord, parce que de ce côté le vent souffle rarement vers le
ville, et quand il le fait, il est si robuste qu'il balaie les mauvaises odeurs au lieu de les apporter à l'intérieur. Proba-
quelqu'un voudrait que les environs des maisons des notables soient complètement exempts
du contact impur de la plèbe. D'autres préféreraient que tous les quartiers de la ville soient pourvus
visites sans exceptions de tout ce qui peut être utile à quiconque ; par conséquent, ne méprisez pas
rebbe que dans les maisons des optimales se mêlassent des revendeurs et d'autres boutiques. Mais cela suffit de
Cela. D'autres sont les sujets qui reposent sur la commodité pratique, d'autres ceux qui concernent
non le décor. Reprenons maintenant notre discours.
Chapitre II
p. 287 Pour la construction des murs, les anciens - et plus que d'autres, les habitants
dell'Etrurie - préférèrent un type de pierre carrée et de grande taille [...] on trouve d'autres-
oui, anciennes forteresses construites avec de très grandes pierres, de formes irrégulières, rustiques; c'est cela un
génère de maçonnerie qui me semble très recommandable, car elle offre à la vue un certain sens
toure d'une archaïque et sévère dureté qui confère beauté à la ville.
Le mur acquerra en majesté d'aspect en creusant autour de nous un fossé très large.
fonds, des rives à pic [...]. Contribue également à la majesté la hauteur et l'épaisseur du mur.
p. 288 Je conseillerais également de délimiter à l'intérieur du périmètre et devant les murs, à
scopo de culte, une large route, à consacrer à la liberté de l'État ; en elle, personne ne pourra im-
ni creuser des fossés, ni ériger des murs, ni planter des clôtures ni même des arbres.
* * * Notes de lecture * * *
32
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 289 Le temple sur le Capitole à Rome "même pendant la période de plus grand éclat
de la ville, il a toujours eu un toit de paille et de roseaux, car de cette manière les Romains entendaient
onorare l’antica frugalità che aveva reso celebri i loro antenati. Quando invece la ricchezza di
les monarques et les citoyens les incitèrent à s'embellir eux-mêmes et leur ville par la construction de grands
des bâtiments, il sembla honteux que les habitations des dieux puissent d'une manière ou d'une autre être
surpassée en beauté par celles des hommes.
Chapitre III
p. 290 Il n'existe pas d'œuvre architecturale qui requière davantage d'engagement, de sollicitude,
solerzia, précision, de ce qui est nécessaire pour construire et orner le temple. Inutile de rappeler
qu'un temple bien entretenu et orné représente sans aucun doute la fierté la plus grande et la plus noble que
puisse avoir une ville. Puisqu'il est bien certain que le temple est l'habitation des dieux ; et si nous nous inquiétons-
parlons de rendre belles, accueillantes et somptueuses les maisons destinées aux rois et aux invités illustres, qui
que ne devrions-nous pas faire pour les dieux ? pour ceux dont nous invoquons la présence dans les sacrifices et qui
veulent-ils prêter une oreille bienveillante à nos prières ? Ils, même s'ils ne prêteront pas attention
Certains de ces biens passagers tant estimés par l'homme, néanmoins, se laisseront persuader.
de la pureté d'âme et de la vénération des fidèles. Il ne fait aucun doute, d'autre part, que pour le
Le culte religieux est d'une grande importance d'avoir à disposition de tels temples pour divertir les fidèles.
élever l'âme et la remplir de joyeuse émerveillement. Et disaient les anciens : quand les temples
des dieux se remplissent de foule, alors vraiment on cultive la piété.
Pour ces raisons, nous recommanderons que le temple soit d'une telle beauté que rien ne soit possible.
l'imaginaire qu'il ait un aspect plus orné ; soit disposé dans chaque détail de manière telle que
les visiteurs qui entrent soient frappés d'émerveillement et d'étonnement à la vue de choses si dignes, et
un désir incontenable d'exclamer : ce que nous voyons est vraiment un lieu digne de
Dio !
p. 291 ... il nous semble juste de louer ces temples qui, en fonction des proportions
de la ville où elles surgissent, on ne pourrait désirer plus grandes.
Mais une qualité avant toutes, à mon avis, doit avoir le temple. Tout ce qui y est visible
il devra apparaître tel qu'il rend difficile le jugement de savoir s'il faut davantage louer l'ingéniosité ou l'œuvre
des artisans ou la sollicitude des citoyens à accueillir et à exposer ici les plus précieux et
merveilleuses raretés, et si ses caractéristiques sont plus aptes à lui conférer légèreté et éclat ou à
le faire durer éternellement. Cette qualité, qui doit être recherchée dans tous les bâtiments publics et privés,
doit être cultivée de manière spéciale dans la construction des temples, autant que possible. Œuvres
qui ont coûté tant de dépenses méritent d'être défendues au maximum contre d'éventuelles catastrophes;
puisque à notre avis, l'autorité qui est donnée au temple par son ancienneté, n'est pas inférieure au déque
ro conferitogli par l'ornement.
p. 291-292 En se fondant sur les préceptes de la discipline étrusque, les anciens pensaient que non
tous les lieux étaient adaptés à élever des temples à n'importe quel dieu.
La discipline étrusque "C'est l'aruspice, l'art d'interpréter la volonté des dieux, introduite à
Roma dagl’indovini etruschi” [nota 7].
p. 293 Enfin, le lieu où le temple sera édifié devra être fréquenté, bien sûr.
à, e - comment dire - proéminent; de plus, soit complètement exempt de contacts avec les profanes. C'est pourquoi de-
devant sa façade, il y aura une place digne en ampleur du temple ; tout autour, il y aura
des rues pavées spacieuses ou mieux encore de majestueuses places; de manière que la construction soit bien en
vue de chaque côté.
* * * Notes de lecture * * *
33
Leon Battista Alberti,L’architettura, introduzione e note di Paolo Portoghesi, traduzione di Giovanni
Orlandi, Éditions le Polifilo, Milan 1989
Chapitre IV
p. 294 Le temple se compose de deux parties : le portique et, à l'intérieur, la cella [...]. Que dans la nature
prévale la forme circulaire, il est manifeste de tout ce qui dans l'univers dure, se génère et se tra-
sforma [...]. Mais voyons également comment elle se complaît dans des formes hexagonales ...
«Ces plantes [non rectangulaires] doivent toutes être inscrites dans des cercles...».
p. 295 Au temple, on adjointe des absides, en nombre plus ou moins grand selon les cas.
si”.
p. 295-298 Continue avec diverses règles de géométrie et de proportions des différentes parties d'un thème.
pio selon sa forme.
Chapitre V
p. 298 Nous avons ainsi épuisé la discussion des espaces inhérents. Quant au portique
...”.
p. 299 «A -------- si saliva au temple de ------ par un escalier de cent marches. Une ancienne
la loi des Hébreux disait : « Qu'il y ait pour vous une seule ville principale et sacrée, à un endroit convenable et
confortable; vous y construirez un unique temple et un unique autel, au moyen de pierres déjà non
lavorée à la main plutôt que dans l'état où elles sont ramassées, et elles seront blanchissantes et très brillantes.
moi; on ne devra pas accéder au temple par des gradins; en effet, un peuple tout uni et avec
corde dans sa religion, sera protégé et sauvé par le seul Dieu”. De notre part, nous désapprouvons
e ceux-ci et ceux-là. Dans le premier cas, en effet, on va à l'encontre de la commodité pratique et du confort, sa-
surtout pour de nombreux fidèles qui fréquentent le temple, comme les personnes âgées et les invalides. Mais aussi la
la deuxième solution doit être rejetée, car gravement nuisible à la majesté du lieu sacré.
À notre avis, l'espace occupé par le portique et par tout le temple doit être en position
élévation surélevée, et proéminente sur le sol du reste de la ville, ce qui confère à l'immeuble une grande
importanza.
p. 300 Ainsi, nous apprenons que presque tous les meilleurs architectes de l'Antiquité établissaient
l'hauteur du podium sur lequel édifier le temple en fonction de la largeur qu'ils comptaient lui donner à
c'est le dernier”. C'est-à-dire le sixième de la largeur.
p. 300 Le loggia.
Chapitre VI
p. 302-304 Colonnes et chapiteaux.
Chapitre VII
p. 304 À ce stade, nous reprendrons ce que nous avons déjà observé dans le livre précédent cir-
c'est le dessin des colonnes, mais sous un autre point de vue et avec un autre but ...
Chapitre VIII
p. 309 Revenons maintenant à parler du chapiteau ...
p. 316 «Nous terminerons le traité des chapiteaux ...»
* * * Notes de lecture * * *
34
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre IX
p. 316 Une fois les chapiteaux en place, on y place l'architrave dessus.
cet dernier, ensuite, on place les poutres, les planches et les autres matériaux constituant la couverture.
Chapitre X
p. 328 Certains recommandent de faire le sol du temple et les espaces intérieurs en
une position élevée de quelques marches, et surtout que le point où l'autel doit surgir
pour les sacrifices soit en lieu préminent.
p. 329 Erra qui croit que, pour obtenir un effet de solennité, les murs du temple doivent
Il faut que les corps soient très minces. En effet, tout le monde désapprouve un corps avec des membres trop gros.
De plus, plus l'épaisseur des parois de l'enceinte est grande, moins cela s'avère approprié.
l’illuminazione
L'épaisseur du mur doit être déterminée selon le même critère que les colonnes.
p. 330 En ce qui concerne la façon d'orner les murs des bâtiments de culte, les opinions sont divergentes.
se
p. 331 Quant à moi, il me semble que les dieux suprêmes apprécient beaucoup la pureté et la simplicité.
cité de la couleur de la même manière que celle de la vie. Il n'est pas non plus convenable que l'on trouve dans les temples
objets susceptibles de distraire l'esprit des fidèles des pensées religieuses avec les séductions et les flatteries
des sens. Je suis d'avis, d'autre part, que, comme dans les bâtiments publics, également dans les lieux sa-
cri, à condition de ne jamais s'écarter de la sévérité, a raison de dire que le toit, les murs et le
le pavé du temple doit être exécuté de manière artistique et élégante, et surtout -
pour autant que cela soit possible - réussir à durer.
Je tiens également à recommander que, tant dans les murs que dans le sol du temple, tout inspire
sagesse philosophique
... l'Alberti pense surtout à des inscriptions murales ou sur des pavements avec des sentences philosophiques
[note 11].
Chapitre XI
p. 333 “Per raggiungere la maestà delle forme e la lunga durata, a mio parere la coper-
la tournure du temple doit être voûtée. Je ne sais selon quel décret du destin, on ne peut presque pas le trouver.
un seul temple célèbre qui n'ait pas subi de graves incendies.
Chapitre XII
p. 335 Les fenêtres des temples doivent être de dimensions modestes et bien positionnées.
élevée, de sorte qu'à travers elles on ne puisse apercevoir autre chose que le ciel, ni les célébrants ni les o-
rappellez-vous qu'ils ne doivent en aucun cas être détournés de la pensée de la divinité. Le sentiment de crainte suscité
de l'obscurité contribue par sa propre nature à disposer l'esprit à la vénération, de cette manière
à l'endroit où la majesté se joint dans une large mesure à la sévérité. Il convient également de noter que les
flammes allumées dans les temples - qui représentent le mobilier de culte le plus divin qui existe - exposé-
trop de lumière les fait pâlir.
La porte. Suit, comme pour les colonnes et leurs différentes parties les ordres : dorique, corinthien, etc.
* * * Notes de lecture * * *
35
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre XIII
p. 342 À ce stade, il est temps de considérer, dans la construction du temple, la collo-
cération de l'autel pour les sacrifices. Il devra se trouver dans une position de la plus grande dignité, donc
évidemment devant l'abside.
... “Il y avait alors un seul autel autour duquel les fidèles se rassemblaient, et célébraient un seul
sacrifice par jour.
Ils ont suivi nos temps, que toute personne sérieuse devrait blâmer. [...] ils ont ensuite afflué
toutes les églises d'autels, au point que parfois... Mais il est inutile de continuer.
p. 343-344 Les meubles pour décorer le temple.
Chapitre XIV
p. 344 Il s'avère que la basilique était, à l'origine, un lieu couvert où les notables se
Ils se réunissaient pour exercer le pouvoir judiciaire [...]. La basilique est donc composée de la nef et
des loggias.
p. 346 En raison de son analogie naturelle avec le temple, la basilique exige dans une large mesure les
ornements caractéristiques de celui-ci; il les exige cependant de manière à montrer plutôt qu'à imiter le
temple qui ne peut être égalé. Il sera donc construit sur un podium, comme le temple; mais tel
le podio sera plus bas qu'un huitième [...]. De plus, entre la basilique et le temple, il y a cette différence : que
celle-ci, en raison de l'afflux et de l'agitation des parties en litige, et en raison de la nécessité de lire et de soumettre
pour rédiger les documents, il doit y avoir des passages extrêmement faciles et des ouvertures très lumineuses ; et
sera à louer si sa disposition fait en sorte que ceux qui y entrent pour chercher leurs propres av...
vocati ou leurs clients voient où ils se trouvent d'un coup d'œil. C'est pourquoi on demande
colonnes assez éloignées les unes des autres; celles couvertes en arc sont préférables, sans pour autant être rejetées
même pas ces linteaux.
Chapitre XV
p. 351 «Pour les colonnades en arc, des colonnes à plan carré sont requises.»
p. 352-354 Poursuit en traitant les différentes parties de la basilique.
Chapitre XVI
p. 354 Passons maintenant aux monuments commémoratifs. Et ici, pour mon plaisir, je veux offrir...
me arrêter sur des sujets un peu plus agréables que ceux traités précédemment, lorsque tout
Le discours portait sur des chiffres et des mesures.
p. 354-355 «À l'époque où nos ancêtres s'attelaient à étendre les frontières de leur empire»
Avec la force des armes, après avoir mis en déroute les ennemis, ils établissaient des signaux de frontière, avec la
fonction d'indiquer une étape du chemin victorieux et de distinguer de celles qui sont adjacentes un ter-
reno conquis en bataille. C'est l'origine de ces cibles, colonnes et similaires, dont le but est
de commémorer des exploits. Par la suite, on a commencé à remercier les dieux en leur offrant une
partie du butin par des sacrifices, et d'exprimer la joie de la victoire par des cierges
monie. Où sorsero des autels, des petits temples, etc., érigés précisément à cette fin. On pensa aussi à traman-
osei ai posteri i nomi dei vincitori, le loro fattezze, la memoria del loro valore, presso tutti gli
hommes : ainsi furent inventées des dépouilles ennemies, des statues, des inscriptions commémoratives, des trophées, à céle-
brazione de leur gloire. La même chose fut faite par la suite pour eux non seulement ceux qui pour
Quelles que soient les entreprises, elles avaient bien mérité de la patrie, mais aussi des détenteurs de richesses.
pour autant qu'il leur était permis de le prouver avec les substances dont ils disposaient.
* * * Notes de lecture * * *
36
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 356 Le désir de s'exalter par des œuvres de ce genre est allé si loin
qui se fondèrent, pour transmettre à la postérité leur nom et celui de leurs acolytes, des villes
intere. Alessandro (ometterò molti altri casi) fece construire non seulement diverses villes avec son propre nom-
moi, mais aussi une, Bucéphale, en mémoire de son cheval.
Continue avec divers exemples de différents types de monuments commémoratifs.
Chapitre XVII
p. 359 Selon certains, il ne faut pas placer de statues dans les temples.
p. 360 D'autres pensent différemment.
Quoi qu'il en soit, ce qui importe le plus ici, c'est de savoir - surtout en ce qui concerne les temples -
quel genre de statues doivent y être placées, à quels endroits elles se distribuent généralement, et de quoi
le matériel doit être fabriqué. Je ne crois pas, par exemple, qu'il faille le façonner de manière ridicule de-
les épouvantails que l'on voit dans les potagers, et pas non plus du type de ceux qui sont placés dans les
portiques, et qui représentent des figures de guerriers et similaires ; ni ils ne devront être situés dans un endroit exigu et
mesquin
p. 362 Sur les matériaux, pour les statues des dieux, selon Alberti : « On donnera donc préférence à
cuivre ; et j'aime beaucoup aussi le marbre pur et blanc. Mais le cuivre a des qualités telles
de le préférer à tous les autres en ce qui concerne la durée.
Chapitre I
p. 364 On a déjà dit à plusieurs reprises combien les ornements sont importants pour l'architecture.
menti qui s'appliquent aux bâtiments ; que les différents types de construction ne doivent pas être dus aux me-
des ornements, c'est bien connu. En ce qui concerne les bâtiments sacrés, en effet, surtout dans les publics oc-
il faut employer des compétences et de l'empressement pour les orner autant que possible : car ils sont
faits pour la divinité, tandis que ceux profanes sont destinés uniquement aux hommes. Il est donc juste
que les seconds, dont le rang est inférieur, soient moins soignés que les premiers, de rang supérieur, bien que
étant également pourvus de leurs propres parties ornementales.
La chose que je juge le plus publique est la rue ; car elle se prête à l'usage tant des
citoyens que des étrangers. Mais puisque les voyages se font de deux manières, par voie terrestre ou par voie
d'eau, il faudra traiter à la fois l'une et l'autre. Rappelons-nous à ce stade ce qui a été dit
une fois de plus : une route peut être militaire ou non militaire ; une autre distinction doit être établie entre une
une rue qui traverse une ville et une qui traverse les champs.
Une route militaire de campagne trouve un important ornement dans la campagne elle-même dans
quelle cette course, si elle est bien entretenue et cultivée, avec de fréquentes villas et auberges, abondante de
produits et de beautés ; et s'il apparaît maintenant la mer, maintenant les montagnes, maintenant un lac, maintenant une rivière ou
une source, maintenant une falaise ou une plaine sans végétation, maintenant un bois ou une vallée. Ce sera
pur étant un effet ornemental, ce n'est pas la route en forte descente ou en montée, ni sale, mais telle
à se présenter (si l'on peut le dire ainsi) agréable, uniforme et bien ample.
p. 365 Un autre ornement d'une importance notable se présentera si la route offrira aux voyageurs
ri fréquentes occasions de discuter de ceci ou de cela, de préférence si c'est un sujet élevé.
conseille de suivre l'exemple des anciens qui construisaient des sépultures merveilleuses à la campagne, fi-
nanco vietant les sépultures dans la ville.
* * * Notes de lecture * * *
37
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 366 Et voici, parmi tant de reliques de choses mémorables, se présenter d'innombrables occasions pour
rappeler les exploits d'hommes exceptionnels, allégeant ainsi la fatigue du voyage avec
la conversation et honorer la grandeur de la ville.
p. 367 Voici pourquoi les anciens avaient raison. D'autre part, ils ne me semblent même pas
répréhensibles les modernes, qui enterrent les morts dans les lieux les plus sacrés de la ville ; à condition cependant que
qu'ils ne les déposent pas à l'intérieur du temple où se rassemblent les notables et les magistrats pour prier.
devant l'autel. Car dans ce cas, il peut arriver que la pureté du sacrifice soit contaminée.
nata dalle esalazioni pestilenziali della putrefazione. Molto più conveniente l’usanza di cremare
les cadavres
Memento sur les cimetières et les sépultures : vois ce que dit Romano ; mais aussi Assunto, qui cite la
Jacobs : « Ed en base à cette conception quantitative de la morale, nous pouvons nous rendre compte de la
diffusion, de plus en plus rapide et de plus en plus pressante, qui dans les villes modernes a eu dans le ul-
timi décennies un costume dont la Jacobs je crois a été la première à s'occuper dans son étude urbaine
nistico consacré aux “Great American Cities”; le devoir social et civique de dissimuler la mort,
considérée comme quelque chose d'indécent dont il ne faut pas parler, comme il ne faut pas en porter les
signes ; puisque se souvenir de la mort, et de la condition mortelle de chacun de nous, serait inconvenant
ton obsession pour les autres, dont le bonheur il est de bon ton de s'employer
fione et la ville de Prométhée, Milan, 1984 ; p. 204-205). (Jane Jacobs, Vie et mort des grandes
ville, Turin, 1969 ; p. 216.
Chapitre II
p. 367 Qui revient à propos dire quelque chose qui nous semble important sur les critères concernant
nenti les sépultures. Celles-ci en effet ne sont pas loin de devoir être considérées comme des œuvres publiques, car elles sont
liés à la religion. Une loi dit : « là où l’on enterre le corps d’un homme mort, l’endroit soit
sacro”. De même, nous affirmons que la réglementation des sépultures est une chose qui concerne la reli-
gione. Puisque donc la religion est au-dessus de tout, il me semble opportun de parler des se-
polcri - mais en ce qui concerne le droit des individus - avant de passer à traiter des bâtiments pub-
blici profani.
Quasi aucun peuple n'y était, si sauvage fût-il, qui ne ressentît le besoin de faire
uso des sépulcres ...
p. 368 Ils consacrèrent les sépultures au culte religieux ayant - si je ne me trompe - ce but :
que la mémoire du défunt ne soit pas seulement confiée à la solidité de la construction du terrain,
mais aussi défense de la peur des dieux et de la religion, de sorte que le tombeau soit également en-
toccable par la main de l'homme.
En somme, tous les peuples civilisés avaient du respect pour les sépultures.
p. 369 Tous, ou presque, ceux qui se sont donné à bien ordonner leur état avec justes
ils s'inquiétaient d'éviter que les funérailles et les sépultures ne se fassent avec un excès de faste.
Une sorte de récit historique sur les sépultures depuis leurs origines.
Chapitre III
p. 372 “Ora, dal momento che si approvano i sepolcri dell’antichità, dirò che in alcuni
On y remarque des chapelles, dans d'autres des pyramides, dans d'autres des colonnes, et dans d'autres encore des masses.
etc.; de ces parties, on parlera donc maintenant ...
* * * Notes de lecture * * *
38
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre IV
p. 380 Et passons aux inscriptions, dont l'utilisation dans l'antiquité avait des aspects multiples.
et variés. Puisqu'il n'y en avait pas seulement dans les sépulcres, mais aussi dans les édifices sacrés et dans les habitations
zioni privées.
p. 381 Les épitaphes peuvent être écrites - et dans ce cas, on les appelle épigraphes - ou rapides.
présenté par des reliefs ou des figures
p. 383 «Des voies de terre, nous en avons déjà parlé. Les voies d'eau auront les mêmes ornements»
menti de celles de terre ; et puisqu'elles doivent toutes deux être dotées de tours de guet,
de ces heures, il sera question.
Il a déjà parlé des voies terrestres dans le sens où il s'est étendu sur les sépulcres.
Chapitre V
p. 383 Les tours de guet constituent un ornement de première importance où que ce soit.
ne disloquez pas aux points appropriés et construisez dans la forme appropriée. Et même s'ils ne seront pas très iso-
Tardive entre elles, elles offriront certainement de loin un spectacle imposant. Il ne me semble cependant pas que...
regarder la manie, répandue il y a environ deux cents ans, de construire des tours partout même dans les pic-
coli centres [...]. Certains, à ce propos, sont d'avis que les cerveaux humains évoluent pour
l'influence des astres. Il y a trois ou quatre cents ans, par exemple, il y eut un fervor religieux qui
il semblait que les hommes n'avaient d'autre choix que de construire des édifices de culte [...]. D'ailleurs, n
Constatons peut-être qu'à travers toute l'Italie, presque une course au renouvellement est en cours ? Grandes villes, qui depuis
Les enfants que nous avons connus étaient entièrement construits en bois, maintenant ils sont devenus en marbre.
Chapitre VI
p. 389 Il nous reste maintenant à entrer dans la ville. Mais comme certaines routes sont bien plus importantes-
ti, sia dedans que dehors de la ville, de ce que leur nature implique - comme c'est le cas de celles qui avec-
ma conduisent aux temples, aux basilique, aux lieux de spectacle -, nous en parlerons donc toujours en
premier lieu
p. 389-340 "Que les routes soient hors de la ville ou qu'elles soient à l'intérieur, l'extrémité, je dirais même le"
Le point d'arrivée, pour celles de terre, est constitué par la porte et pour celles de mer par le port, sinon
et allons-nous erronés.
p. 340 Les portes auront les mêmes ornements que les arcs triomphaux ...
En ce qui concerne les rues de la ville, nous les ornerons de manière optimale, en plus d'un bon revêtement.
et une parfaite propreté, deux rangées de portiques de même dessin, et des maisons toutes de même hauteur.
Les parties de la route qui nécessitent particulièrement des ornements sont : le pont, le carrefour, le fo-
ro, le lieu des spectacles.
p. 395 Le meilleur endroit pour construire un arc est le point où la route débouche
dans une place ou dans un forum; surtout si c'est la voie 'royale', comme j'appelle la voie la plus importante
parmi ces villes.
Chapitre VII
p. 399 Et passons aux lieux de spectacle.
p. 400-402 Se répand sur l'origine et le sens des spectacles et sur les différents genres.
* * * Notes de lecture * * *
39
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 403-413 Comment on construit les théâtres, selon l'ordre habituel des six parties constitutives
de l'immeuble.
Chapitre VIII
p. 414 Avec cela, nous terminons le traitement des théâtres ; il est temps de parler de
cirque et amphithéâtre. Tous dérivés du théâtre.
p. 416 Parmi les œuvres publiques figurent également des lieux de promenade, où les jeunes
ils s'exercent aux lancers, au saut et à l'utilisation des armes, et les anciens se revitalisent en se promenant, ou
et allant en voiture s'ils sont malades.
... afin qu'ils puissent également s'exercer facilement à l'abri, on y ajoutait des bûches-
giati qui enfermaient la zone tout autour.
p. 418 Les bâtiments traités jusqu'à présent sont ceux qui me semblent 'publics' à plus de
rito, puisqu'ils avaient libre accès sans discrimination à la fois pour les plébéiens et les patriciens.
Mais il existe également certaines œuvres publiques qui ne sont ouvertes qu'aux citoyens les plus remarquables.
devoli et à ceux qui ont des fonctions publiques : comme c'est le cas pour le siège des comices et la curie
ou le siège du Sénat. De ces bâtiments, nous allons parler maintenant.
Chapitre IX
p. 418-425 Traite le sujet introduit à la fin du chapitre précédent.
p. 425 Il me semble désormais avoir terminé presque tout ce qui se rapportait
à l'ornement des œuvres publiques. On a traité des œuvres sacrées, des œuvres profanes, des temples, les
basilique, les monuments, les rues, les ports, les carrefours, les forums, les ponts, les arcs, les théâtres, les pistes pour les
corse, le curie, les locaux de réunion, les lieux pour se promener et bien plus encore ; de sorte qu'il n'y a rien d'autre qui nous re-
ce sur quoi nous concentrer, à l'exception des thermes.
Chapitre X
p. 425 Je ne suis pas encore tout à fait sûr si les thermes sont plutôt une œuvre privée ou
publique ; et, certes, autant qu'il est donné de constater, il s'agit d'un genre mixte à la fois de l'un et
de l'autre. Puisqu'il y a en eux de nombreux éléments issus des bâtiments privés, et beaucoup d'autres de
ceux publics.
Chapitre I
p. 431 On se souviendra que les bâtiments privés peuvent être de la ville ou de la campagne, et
Parmi ces derniers, plusieurs sont ceux dont se servent les moins aisés et ceux appartenant
les riches.
Nous apprenons que les hommes les plus sages et réfléchis de l'antiquité recommandaient vivement
toi, tout comme en général dans la vie publique et privée, même dans la pratique architecturale, la mode-
rationnement et l'économie ; et ils pensaient que toute forme de luxe devait être éliminée ou gardée à l'écart.
freno des citoyens.
p. 432 «Une histoire de modération, ces bonnes générations ont influencé leur conduite, que ce soit
publique que privée, tant que cela était possible par le maintien des bonnes coutumes. En suite-
à, en s'agrandissant l'empire ...
* * * Notes de lecture * * *
40
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions le Polifilo, Milan 1989
p. 432-433 "J'ai fait ces exemples dans le but de clarifier, par rapport à eux, ce qui est déjà en
la priorité a été dite : tout ce qui est proportionné à sa propre importance est bon. En fait, si l'on ...
s'ils veulent accepter un conseil, je dirai qu'il est préférable pour les riches qu'il manque quelques éléments.
namentale dans leurs maisons privées, plutôt que d'être accusés d'une certaine manière de gaspillage par les
personnes plus frugales et sages. D'autre part, puisque nous sommes tous d'accord pour dire qu'il est bon de transmettre
ai posteri une renommée de sagesse et aussi de puissance - et à cet effet, comme le disait Thucydide, fasse-
nous construisons de grandes structures pour apparaître grands aux générations futures -; et puisque nous avons l'habitude d'orner les
nostre maisons, tant pour honorer la patrie et la famille, que par amour de la magnificence - , la chose me
Il sera indubbiamente préférable de veiller à ce qu'elles soient autant que possible décentes.
les parties de l'immeuble qui sont le plus en contact avec le public ou qui doivent être appréciées par les invités : co-
c'est le cas de la façade du vestibule etc. Ainsi, je déclare blâmables ceux qui passent-
non le marque, je pense toutefois qu'il faut réessayer plus ceux qui, en déployant beaucoup de ressources, et
ficano de manière à ne pas pouvoir orner leurs œuvres, que ceux qui décident de dépenser
quelque chose de plus pour les ornements.
Soyons clairs à ce sujet, de toute façon : ceux qui veulent savoir exactement en quoi consiste re-
L'ornement des bâtiments, il doit comprendre qu'il se tire et dépend non pas des grands
dépenses, mais surtout de la force de l'ingéniosité. Personne qui soit sage - je crois - n'aura même le
desiderio di discostarsi dall’uso generale nell’apprestare la propria casa privata; si guarderà anzi
de susciter l'envie avec l'ostentation du luxe. Mais celui qui a du bon sens désirera, en revanche, ne pas...
sera surpassé en rien par quiconque en ce qui concerne la précision de la construction, à la
sagesse et perspicacité; des facteurs qui illustrent merveilleusement la subdivision et
l'harmonie du dessin, c'est-à-dire le genre le plus important et essentiel d'ornement.
La note 15 dit : “La convention des lignes est essentiellement l'organisme et l'unicité du dessin.
gno, la connexion nécessaire des lignes et des angles qui établissent la structure formelle
de l'œuvre
Sur le sujet traité pendant cette longue période par Alberti, c'est-à-dire l'esthétique et la beauté des ca-
se privée comme conscience et morale commune des citoyens et en relation avec le rang de chacun, voir
Romano.
p. 434 «La reggia, et la maison de celui qui exerce une charge sénatoriale dans une ville libre - qu'il soit »
Le prétoire ou le tribunal, doit être le premier parmi ceux auxquels on souhaite conférer le maximum de décorum.
Il a déjà été précisé comment doivent être ornées les parties qui, dans ces bâtiments, sont ouvertes au public.
Nous commencerons à traiter les ornements de ceux qui sont réservés uniquement à des usages privés.
... il a été observé que, parmi les bâtiments publics, ceux profanes doivent être inférieurs dans le juste
mesurer à ceux sacrés en matière de décor, de même dans notre cas les constructions privées doivent
s'adapter de bon gré à se faire surpasser par le public dans tout ce qui concerne l'élégance et la
richesse des ornements.
p. 434-435 "Cependant, il ne faut pas fuir de toute façon tout ornement insignifiant; il sera nécessaire
mais vous faire de la place avec une grande parcimonie, dans les lieux les plus dignes, comme des gemmes d'une couronne.
En résumé : « les bâtiments sacrés doivent être aménagés de manière à ce qu'il n'y manque rien en eux »
combien cela contribue à la majesté, à l'admiration, à la beauté ; les bâtiments privés doivent en revanche
être faits de manière à ne rien pouvoir enlever, car tout est lié à tout avec insigne
décor. Pour tout le reste, comme par exemple dans les constructions publiques profanes, je pense que oc-
corra se maintenir dans une position intermédiaire entre les deux susmentionnées.
Chapitre II
p. 436 «Maintenant, puisque les habitations privées peuvent être des habitations urbaines ou non urbaines, il y a... »
minerà quel genre d'ornements conviendrait à chaque type. Entre les habitations urbaines et la villa, il y a,
* * * Notes de lecture * * *
41
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
outre ce que nous avons mis en lumière dans les livres précédents, cette différence : dans les ornements de-
les maisons de ville doivent inspirer un air de sévérité beaucoup plus grand que dans les villas ; tandis que dans celles-ci
sont admises toutes les séductions de la légèreté et du plaisir. Autre différence : dans la maison de ville
il est nécessaire de réguler de nombreux détails en tenant compte de la configuration des bâtiments voisins, tandis que
dans la villa, on se comporte avec plus de liberté.
p. 438 « Il existe un type de bâtiment privé qui nécessite à la fois la décoration de
maison de ville et le plaisir de la villa. Nous l'avons omis dans le traitement des livres pré-
cedenti pour le réserver à ce stade. Il s'agit des jardins suburbains, qui à mon avis ne sont pas
pas du tout à négliger.
«Les médecins disent qu'il faut profiter d'un air aussi pur que possible ; et cela - il faut re-
connaître - peut être fourni par une villa située en position élevée et isolée. D'autre part le
Le règlement des affaires et les devoirs civiques imposent que le père de famille soit présent au forum,
dans la curie, dans les temples. Pour faire face facilement à de tels engagements, il faut une maison en ville ; si-
non seulement cela est inadapté aux occupations, cela à la santé [...]. Compte tenu de tout cela, de-
remo que parmi toutes les constructions de pratique utilité, le premier et le plus sain est un jardin tel que au
le même temps ne doit pas entraver les activités liées à la ville et doit être immunisé contre les impuretés atmosphériques
che.
p. 439 Il est indéniablement agréable d'être à proximité de la ville, et une position retirée
facile d'accès, où l'on peut faire tout ce que l'on veut à sa guise. Une ville où
la Chine, une route battue et une plaine riant sont des facteurs qui contribuent à rendre un lieu
fréquenté. Là, la construction sera agréable si, en sortant de la ville, elle se présentera
interamente allo sguardo nella sua bellezza, quasi ispirando in coloro che si dirigono alla sua
volta diletto et attraction. Par conséquent, je conseillerais une position légèrement surélevée; de plus, la
la route menant sur place devrait s'élever progressivement avec une pente minimale, de sorte que les
Les passants ne s'en rendent pas compte, jusqu'à ce qu'ils réalisent qu'ils ont monté une pente juste parce que cela
se trouver dans un endroit surélevé qui domine les campagnes environnantes. Il ne pourra pas manquer
Tout autour, pour des raisons de plaisir et d'utilité, des étendues de prairies fleuries, des campagnes bien ensoleillées
des forêts ombragées et fraîches, des sources et des ruisseaux limpides, des miroirs d'eau où se baigner, et
d'autres choses encore, mentionnées précédemment à propos des villas.
Chapitre III
p. 440 «Maintenant, puisque les parties des bâtiments diffèrent considérablement les unes des autres tant pour na-»
Tant donné qu'il est temps d'examiner toutes ces différences, dont la description
ailleurs, nous l'avons négligé en la réservant à ce point.
Chapitre IV
p. 445 De plus, certains ornements ne peuvent pas être omis et peuvent être utilisés.
dans les logements privés.
p. 447 Dans les milieux où l'on s'unit avec l'épouse, ils recommandent de peindre et-
exclusivement des formes humaines très nobles et très belles : cela - disent-ils - a une grande importance pour le
la bonté de la conception et de la beauté de la future progéniture
Capitolo V
p. 449 Nous pouvons maintenant traiter de ce que nous avions promis : les éléments dont il est composé
non tous les genres de beauté et d'ornement, ou, mieux encore, les éléments qui découlent de
tous les types de beauté.
* * * Notes de lecture * * *
42
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 450 «Les meilleurs auteurs de l'antiquité nous enseignent, et nous l'avons dit ailleurs, que
L bâtiment est comme un organisme animal, et pour le définir, il faut imiter la nature.
p. 451 La beauté n'est pas seulement supervisée par l'opinion individuelle.
mais une faculté cognitive innée de l'esprit [...]. Dans la configuration et l'aspect des
un bâtiment se trouve certainement une excellence ou une perfection de la nature qui stimule l'esprit et est
tout de suite avertie. À mon avis, c'est là que résident la forme, le décor, la légèreté, etc. : en enlevant
o diminuendo celles-ci, bientôt elles empirent et disparaissent. Une fois convaincus de cela, ne
ils devront dépenser trop de mots pour examiner ce qui peut être enlevé, ajouté, changé,
principalement dans les formes et les figures.
p. 452 D'après ce qui précède, on peut déduire - sans s'attarder trop longtemps sur d'autres considérations -
Des actions de ce genre - qui sont les trois lois fondamentales sur lesquelles repose entièrement la méthode.
que nous sommes en train d'examiner : le nombre
[numerus: “nel senso di suddivisione e misura, e più pro-
précisément, comme il sera clarifié par la suite, dans le sens du choix du nombre approprié pour les différents
membrature” (note 12)], ce que nous appellerons délimitation l'Alberti traduit le
terminefinitio, utilisé dans la rédaction latine du De Statua, avec le ‘poser des termes’ [...] Étendue
à l'architecture, ces catégories devraient indiquer les caractéristiques géométriques et celles optiques
che de l'opéra. L'Alberti considère l'affinité comme synonyme de 'proportion', mais pas comme rapport
de dimensions abstraites, de quantités pures, mais comme rapport de lignes, d'éléments architecturaux de-
finiti” (nota 13)] , et la localisation [collocatio : « Cf. la définition » collocatio ad situm et se-
dem partium pertinet”(IX, 7). L’Alberti considère la collocation comme une catégorie avec-
trollable uniquement empiriquement, étroitement liée à l'affinité et destinée à réguler les rapports de
position des éléments architecturaux et la relation du bâtiment avec l'environnement" (note 14)] . Ma
il y a également une qualité résultant de la connexion et de l'union de tous ces éléments : en elle
brille merveilleusement toute la forme de la beauté ; et nous l'appellerons concinnitas et nous dirons
qu'elle est vraiment nourrie de toutes les grâces et splendeurs. C'est le devoir et la disposition de la cuisine-
nitasl'ordinare selon des lois précises les parties qui autrement par leur propre nature seraient bien de-
stinte entre elles, de manière à ce que leur apparence présente une concordance mutuelle.
p. 452-453 Voilà pourquoi, quoi que nous percevions par voie visuelle ou auditive ou autrement
génère, nous percevons immédiatement ce qui répond à la concinnitas. Par instinct naturel, en effet, nous aspirons
Nous nous rapprochons du mieux, et nous nous approchons du mieux avec plaisir..." Laconcinnitas "... je l'appelle
compagne de l'âme et de la raison -; elle a d'immenses espaces dans lesquels s'appliquer et s'affirmer.
Elle embrasse toute la vie de l'homme et ses lois ; elle préside à toute la nature [...]. Mais un but
oui fait ne serait jamais atteint sans la symétrie, car dans ce cas, on perdrait cela
accord supérieur entre les parties qui est nécessaire àL'Alberti
cela semble influencé par le concept
greco della[kalogathìa]e dà allaconcinnitasil significato di armonia cosmica” (nota 16)] [...].
Une fois que ces notions seront suffisamment acquises, nous pourrons établir ce qui suit.
La beauté est accord et harmonie des parties en relation avec un tout auquel elles sont liées.
condo un certain nombre, délimitation, placement, comme exige la laconcinnitas, c'est-à-dire
la loi fondamentale et plus exacte de la nature. La concinnitas est suivie autant que possible
la bile de l'architecture ; c'est le moyen par lequel cette dernière obtient honneur, mérite, autorité, valeur.
Tout ce qui a été dit jusqu'à présent, nos ancêtres l'avaient appris par l'observation de la na-
tura medesima [...]. Et en observant ce qui se passe dans la nature concernant la structuration
de l'organisme dans son ensemble et dans ses parties individuelles, ils se rendirent compte que, depuis ses origines, les
les proportions selon lesquelles les corps étaient constitués n'étaient pas toujours les mêmes, d'où le fait que certains...
fins fins, d'autres plus trapus, d'autres moyens ; et en notant que les bâtiments diffèrent les uns des autres par leurs fins
e fonctions - comme il a été dit dans les livres précédents -, comprirent qu'il fallait construire par
différenciations Puisque dans la nature la beauté est aussi multiplicité, l'architecture, qui imite les
des structures naturelles en essayant d'en saisir et de reproduire la concinnitas, elle repose également sur la mol-
* * * Notes de lecture * * *
43
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
multiplicité ; mais cette multiplicité admet une enquête analytique et est ordonnable selon des classes ou -
mogenee” (nota 17)].
p. 453-454 En suivant donc la nature, ils découvrirent trois styles adaptés à orner la maison, et ils donnèrent le
ro dei nomi [...]. Un était plus robuste, plus adapté aux efforts et plus durable ; et il fut appelé dorique.
Un autre, subtil et ô combien gracieux ; et il a été dit corinthien. Celui intermédiaire ensuite, qui réunissait
quasi les deux susmentionnés, eut un nom ionique.
p. 454 Les principes qui régissent l'application des trois éléments fondamentaux : « À propos de
numéro, tout d'abord ils constatèrent qu'il y a des nombres pairs et des nombres impairs. Ils se servirent des
uni et des autres, mais à des occasions différentes. À imitation de la nature, en effet, ils ne firent jamais en
numéro impair les ossatures de l’immeuble, c’est-à-dire colonnes, angles, etc.; puisqu’il n’existe pas d’animal
qu'il se régale ou se meuble sur un nombre de pieds impair ...
p. 454-456 Continue sur le numérus, en citant toujours les anciens et les corrélations traditionnelles entre
numéros et nature du monde au cosmos.
p. 456 Nous appellerons délimitation la correspondance réciproque entre les lignes qui définissent
les dimensions. Ces lignes sont : la longueur, la largeur, la hauteur. Les lois de la délimitation
tation se tirent de la manière la plus avantageuse de l'observation de ces objets dans lesquels il est ma-
manifestement, je note que la nature se montre à nous digne de considération et d'admiration [...] est
absolument sûr que la nature ne se contredit jamais.
Maintenant, ces nombres qui ont le pouvoir de donner aux sons la laconcinnitas, qui réussit tant
agréable à l'oreille, ce sont les mêmes qui peuvent remplir de joie nos yeux et notre âme.
p. 457 Tous ces nombres [ceux de la musique] sont utilisés de manière appropriée par les ar-
chitetti
Chapitre VI
p. 458 «De tout cela, nous allons maintenant traiter. Tout d'abord, nous traiterons des zones, qui ont
deux dimensions. Elles peuvent être courtes, longues, moyennes. La plus courte de toutes est la zone carrée,
dont tous les côtés sont égaux en longueur, et dont tous les angles sont également droits. À que-
Ça suit immédiatement la zone délimitée ('une et demie'); et après cela - toujours entre
les aires courtes - on compte celle-ci ‘une et un tiers’. Ces trois types de proportion,
Ce que nous appelons 'simples', s'applique donc aux zones courtes. De même, trois s'adaptent aux zones.
médiane. La meilleure d'entre elles est celle double ; elle est suivie d'une zone qui est obtenue par
en doublant le quadrilatère, et on le construit de la manière suivante ...
p. 459 En résumé, nous avons parlé : des zones courtes, où les mesures sont égales entre
loro, ou ils sont entre eux comme deux est à trois, ou comme trois est à quatre ; des zones moyennes, dans lesquelles
les proportions sont de un à deux, ou de quatre à neuf, ou de neuf à seize; enfin des aires lun-
ghe, dans lesquels je suis de un à trois, de un à quatre, ou de trois à huit.
Les dimensions complètes d'un corps - si je peux dire ainsi - se connectent par trois en fonction de de-
terminé les rapports numériques, de sorte qu'ils soient naturellement 'harmoniques' ou conçus selon cri-
des éléments exacts et précis d'origines diverses ...
p. 460 «Di questi numeri, su cui ci siamo soffermati, fanno uso gli architetti; non però»
en les combinant au hasard, mais dans des proportions harmoniques réciproques. Ainsi, ceux qui veulent à e-
exemple de construire des murs dans une zone dont la longueur est le double de la largeur, dans ce cas il devra
far usage de proportions telles qu'elles composent une superficie de dimensions l'une double
de l'autre, pas de proportions triplées. De la même manière, on se réglera pour une aire triple ...
* * * Notes de lecture * * *
44
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Pour la détermination de telles dimensions, il existe également des proportions naturelles particulières, les
quelles ne peuvent pas être définies par des nombres, mais doivent être dérivées par des racines et des puissances ...
p. 460-463 Continua.
Chapitre VII
p. 463 À ce stade, il sera approprié de clarifier la forme et la mesure adoptées par les anti-
qui dans la construction des colonnes ...
Capitolo VIII
p. 466 "Ils vont maintenant rassembler brièvement quelques avertissements fondamentaux, auxquels il faut prêter attention."
se tenir comme à des lois tant dans l'ornementation que dans l'embellissement de tout bâtiment, que dans l'ensemble de la pratique ar-
chitettonica [...]. Puisqu'il a d'abord été dit qu'il faut éviter avec le plus grand soin tous les défauts consi-
stenti dans la déformation, à cette fin nous mettrons en lumière les pires d'entre eux. Certains défauts dérivent
de l'intellect et du bon sens, comme dans l'acte de juger ou de choisir ; d'autres de la main, comme
dans les travaux matériels.
Il sera tout d'abord imputé à faute de choisir une zone malsaine pour la construction, non
tranquille, stérile, malheureuse, désagréable, endeuillée et tourmentée par des maux à la fois manifestes et cachés
...”.
p. 467 Il est donc déconseillé de construire de manière à ce que, bien que le bâtiment ne soit pas
mal conduit quant aux fondations, cependant on ne ressent pas seulement dans cela le manque des orna-
menti, mais il n'y a même pas la moindre possibilité de l'enrichir avec de tels ornements et de le rendre plus
élégante
p. 469 Un défaut en effet grave est celui dans lequel tombent certains incompétents. Ceux-ci,
à l'opéra à peine commencé, ils la couvrent tous de peintures et de reliefs ornementaux; il en résulte que que-
Ces éléments de courte durée se détériorent avant même que l'œuvre ne soit achevée.
à
p. 470 Ripete la raccomandazione di fare sempre modelli prima di intraprendere
l'œuvre de les étudier attentivement et de les soumettre à l'examen des experts.
Chapitre IX
p. 470 Ainsi donc, l'homme prudent s'organise : il entreprendra le travail avec préparation
tion et diligence ; il s'informera sur les caractéristiques et la solidité du terrain dans lequel il souhaite
construire la maison; déduira à la fois des anciens bâtiments et des usages et coutumes locaux, quels matériaux
pierres, sable, chaux, bois - disponibles sur place ou importés d'autres régions, ont leurs propres -
nécessaires pour résister aux intempéries caractéristiques du climat dans lequel on prévoit de construire; stabi-
il lira l'amplitude, la hauteur et l'agencement initial des fondations et de la base. ...
* * * Appunti di lettura * * *
45
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
p. 471 Tous ces ajustements, bien que leur but principal soit la solidité et la pra-
ticité, cependant ils sont d'une telle importance que, lorsqu'ils sont négligés, cela entraîne des conséquences
guenza gravi défauts de forme.
Ceux qui concernent surtout l'élégance de l'ornement sont les suivants...
L'ordonnancement global sera organisé de manière à ce que les parties individuelles non seulement contribuent
ils cherchent à embellir tout le bâtiment, mais ils ne peuvent même pas rester chacun pour compte.
priorité détachée des autres, sans perdre pour autant sa propre valeur Laconcinnitasalbertiana
ce n'est pas l'union de parties autosuffisantes mais la connexion nécessaire de membres qui seulement dans la
nouvelle unité acquiert pleine valeur” (note 3)]”.
p. 472 Chaque commande aura ses propres pièces attribuées, de sorte qu'il n'y ait pas de désordre.
de manière discontinue ou confuse, mais doit être disposé dans les lieux qui lui sont propres et congeniaux
[...]. Leur apparence devra être telle que le regard s'écoule, comme fluant avec un plaisir libre,
longues encadrements et retraits, s'étendant sur tout l'aspect de l'œuvre, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur,
à chaque impression agréable en ajoutant d'autres de choses égales ou différentes ; et le spectateur,
pour après avoir regardé encore et encore tout cela avec admiration, on ne se considérera toujours pas satisfait
sfatto di quello che ha visto senza aver dato un’ultima occhiata nell’allontanarsi; e per quanto
recherches, dans l'ensemble de l'œuvre, vous ne trouverez aucun détail qui ne soit identique ou correspondant à
d'autres, et dans toutes ses proportions correspondant à la légèreté.
Chapitre X
p. 473 Cependant, afin que l'architecte puisse s'ajuster de manière correcte et appropriée
dans la préparation, dans l'aménagement et dans l'exécution de son œuvre, il ne peut négliger les se-
Quels points. Il doit examiner la nature de la mission qu'il assume, quelles obligations il prend, quelle
réputation envie d'avoir, quelle soit la quantité de travail qui l'attend, combien de gloire, de gains,
reconnaissance, quelle renommée dans le futur s'acquerra si elle exécute son œuvre de la manière due; et,
à l'opposé, dans le cas où il s'y engage de manière maladroite, imprudente ou téméraire, à combien de ri-
épreuves, à quelle aversion il rencontre, offrant à tous les hommes un témoignage
Quelle pourrait être plus éloquente, évidente, manifeste et durable que sa propre sottise.
L'architecture est une grande entreprise, que tout le monde ne peut pas affronter, il faut être pourvu de
grand esprit, de zèle persévérant, de culture excellente et d'une longue pratique, et surtout de
beaucoup de réflexion et un jugement acéré, pour pouvoir se lancer dans la profession d'architecte. Giac-
ché en architecture la plus grande gloire de toutes réside dans l'évaluation avec un juste jugement de ce qui est de-
gno. Construire, en fait, est une nécessité ; construire de manière appropriée répond à la nécessité
che à l'utilité ; mais construire de manière à obtenir l'approbation des hommes de mœurs splen-
didi, sans pour autant être réprimandé par les hommes frugaux, ne peut provenir que de l'habileté d'un ar-
tista docte, sage et judicieux.
p. 474 Il faudra donc que l'œuvre à commencer soit conçue avec ingéniosité, et
saminata avec l'expérience, choisie avec le jugement, ordonnée avec le bon sens, rendue parfaite par l'art.
De plus, il est souhaitable que l'architecte se régule de la même manière que ceux qui se consacrent aux études littéraires.
ri. Étant donné que personne, dans ce domaine, ne pensera avoir suffisamment travaillé tant qu'il n'aura pas
lu et approfondi les auteurs [...]. De même, l'architecte, où qu'il se trouve, des œuvres universelles-
Mentions estimées et admirées, toutes seront examinées avec le plus grand soin, en faisant le dessin, en prenant les mesures.
rà les proportions ...
p. 477 Parmi les disciplines, celles qui sont utiles à l'architecte, en fait strictement nécessaires
rire, je suis la peinture et les mathématiques ; quant aux autres, peu importe s'il est savant ou
non
* * * Notes de lecture * * *
46
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre XI
p. 478 Je ne veux pas négliger ici un conseil important pour un architecte : tu ne dois pas
promettre de votre initiative votre œuvre à tous ceux qui veulent construire, comme ils le font en compétition les
superficiels et ceux qui se soumettent à un désir immodéré de gloire.
p. 479 C'est donc une conduite sage de préserver sa dignité; à ceux qui en font la demande
Il suffit de donner des conseils sincères et de bons dessins.
p. 480 Les constructions aux proportions les plus grandes, en raison de la brièveté de la vie u-
Mana est pour la vastité même des œuvres, presque jamais elles ne pourront être achevées par ceux qui
le conçoit. Mais celui qui lui succède, en raison de l'ambition, désire absolument les innover en
quelques parties, et en faire ainsi un mérite; d'où il arrive qu'ils soient gâchés et envoyés à la ruine
bâtiments que d'autres avaient bien commencé. Je crois qu'il est nécessaire de rester fidèle aux intentions de-
les auteurs, qui ont certainement été le fruit d'une mûre réflexion.
Chapitre I
p. 482 Puisque dans les pages suivantes il sera question de comment remédier aux défauts des bâtiments,
Il est nécessaire de clarifier lesquels sont, et de quel type, ces défauts que la main de l'homme peut corriger.
Les défauts des bâtiments, qu'ils soient publics ou privés, peuvent être presque congénitaux et connés.
rati, et proviennent de l'architecte, c'est-à-dire dériver de causes externes. Certains, de plus, avec
L'ingéniosité et le métier peuvent être corrigés ; d'autres sont totalement irreparables.
p. 482-483 «Les défauts d'origine externe peuvent - à mon avis - être examinés»
avec difficulté, tel est le nombre et leur variété [...] tout est vaincu par le temps [...]. On le sent bien
quel pouvoir ont le soleil brûlant, l'ombre glacée, les gelées, les vents. Sous leur action, nous
nous voyons s'effriter et se désagréger même les plus dures pierres [...]. Il y a ensuite les dommages causés par les
hommes... Parbleu ! Parfois, je ne peux m'empêcher de me rebeller en voyant comment, à cause de la négligence
- pour ne pas utiliser une appréciation plus crue : j'aurais pu dire avidité - de certains, qu'ils aillent en ro-
vina monuments qui par leur excellence et leur éclat ont été épargnés même par l'ennemi
barbare et effréné ; ou tels que même le temps, destructeur tenace, les aurait facilement laissés
durare en éternité. S'ajoutent les malheurs imprévus : incendies, éclairs, tremblements de terre, violentes i-
nondations, et les nombreux accidents extraordinaires, imprévisibles, impensables, provoqués par la force
prodigieuse de la nature, et capable de gâcher et de bouleverser du jour au lendemain n'importe quel bien
conception architecturale ordonnée.
p. 484 Nous allons plutôt traiter de ces bâtiments qui peuvent réellement être améliorés.
re con restauri; et nous commencerons par ceux publics. Dans ce domaine, le problème le plus important est
plus vaste se compose de la ville, ou plutôt - si l’idée est juste - de l’environnement dans lequel s’inscrit la
ville. Si l'architecte a fondé la ville dans un lieu quelconque sans la prudence nécessaire, il peut
darsi que cette présente des défauts à éliminer. Défense contre l'ennemi, contre le climat défavorable,
de la rareté des produits de première nécessité.
Capitolo II
p. 488 Il faut ensuite remédier à l'éventuelle absence d'éléments d'utilité.
spensabile ...
Surtout l'eau.
* * * Notes de lecture * * *
47
Leon Battista Alberti, L’architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions le Polifilo, Milan 1989
Chapitre III
p. 492 « En ce qui concerne l'eau ... ».
p. 494 D'après cela, on peut déduire que la connaissance de la nature est une chose vraiment difficile.
est extrêmement incertaine.
Chapitre IV
p. 494 Revenons à notre sujet. Les eaux cachées pourront être identifiées m-
diante indizi. ...
Chapitre V
p. 498 L'excavation peut être de deux types : en profondeur (puits) ou en longueur (galerie).
...”.
Chapitre VI
p. 500 L'eau une fois découverte, il n'est pas bon qu'elle soit laissée indifféremment au
consommation de la population ; ...
Chapitre VII
p. 508 «Une fois donc que l'eau a été découverte et jugée bonne ... ».
Chapitre VIII
p. 517 «Et passons aux citernes. ...»
Chapitre IX
p. 520 Passons maintenant à d'autres sujets. Il a été dit que les agriculteurs ont besoin de ci-
bo e di abiti, ...
Il n'incombe pas à moi de parler de telles précautions en ce lieu ; cependant, l'architecture peut, dans certains
presque fournir une contribution utile au travail de l'agriculteur ...
p. 522 On a donc parlé des cas où les eaux sont en excès, et aussi, en partie,
des cas où elles sont nuisibles par leur mouvement. Si quelque chose a été omis à cet égard
gomento, nous en parlerons sous peu, en traitant de la rivière et de la mer.
Chapitre X
p. 522 Il est maintenant temps de parler des moyens par lesquels, de la manière la plus appropriée possible, nous
procure d'autres zones ces produits qu'un environnement ne peut pas offrir par lui-même à ses hommes. À que-
les voies de communication, comme les routes, ...". De terre, d'eau.
Chapitre XI
p. 526 Passons aux canaux. ...
Chapitre XII
p. 529 «Même la plage de la mer peut être fortifiée par des digues ...». Le port.
* * * Notes de lecture * * *
48
Leon Battista Alberti, L'architecture, introduction et notes de Paolo Portoghesi, traduction de Giovanni
Orlandi, Éditions il Polifilo, Milan 1989
Chapitre XIII
p. 536 Passons maintenant à traiter, avec la plus grande concision possible, des autres défauts de
entités mineures qui peuvent être réparées. Dans certains endroits, l'immission de l'eau a rendu la zone
plus chaud ; ...
Chapitre XIV
p. 540 “Se poi si deve costruire in un luogo eccessivamente freddo, si ricorrerà al fuo-
co”. Camini.
Chapitre XV
p. 541 «Et puisque nous sommes entrés dans ce sujet...». Divers, même sur les punaises.
Chapitre XVI
p. Revenons à notre sujet. Il est surprenant que, si l'on habille les murs
de l'atrium de tissus de laine, l'environnement sera tiède; si en revanche ceux-ci sont en lin, il sera
plutôt frais...”. Et ainsi..., d'autres inconvénients, même structurels, et leurs remèdes jusqu'à la fin du
chapitre à p. 551 et ainsi du volume.