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Néphrologie - Focus ECNi 2016

Le document présente une collection dédiée à la préparation des épreuves des ECNi, avec des dossiers et des questions conformes au nouveau format des examens. Il met en avant l'importance de l'entraînement par spécialité, en particulier en néphrologie et urologie, et souligne la menace du photocopillage sur la création littéraire. Des compléments numériques sont également disponibles pour enrichir l'apprentissage des étudiants.

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Néphrologie - Focus ECNi 2016

Le document présente une collection dédiée à la préparation des épreuves des ECNi, avec des dossiers et des questions conformes au nouveau format des examens. Il met en avant l'importance de l'entraînement par spécialité, en particulier en néphrologie et urologie, et souligne la menace du photocopillage sur la création littéraire. Des compléments numériques sont également disponibles pour enrichir l'apprentissage des étudiants.

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Collection Focus ECNi

sous la direction de Laurent Sabbah

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0&12%,",-.#
Apprendre et raisonner
pour les ECNi
N. Barry Delongchamps
Chirurgien urologue
Maître de conférences, praticien hospitalier
Service d’urologie, hôpital Cochin
Université Paris Descartes

Aurélie Hummel
Néphrologue
Praticien hospitalier
Service de néphrologie et transplantation rénale adulte, hôpital Necker
Ce logo a pour objet d'alerter le lecteur sur la menace que représente
DANGER pour l'avenir de l'écrit, tout particulièrement dans le domaine universi-
taire, le développement massif du « photocopillage ».
Cette pratique qui s'est généralisée, notamment dans les établissements
d'enseignement, provoque une baisse brutale des achats de livres, au
LE point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nou-
PHOTOCOPILLAGE velles et de les faire éditer correctement est aujourd'hui menacée.
TUE LE LIVRE Nous rappelons donc que la reproduction et la vente sans autorisation,
ainsi que le recel, sont passibles de poursuites.
Les demandes d'autorisation de photocopier doivent être adressées
à l'éditeur ou au Centre français d'exploitation du droit de copie : 20, rue
des Grands-Augustins, 75006 Paris. Tél. 01 44 07 47 70.

Tous droits de traduction, d'adaptation et de reproduction par tous procédés, réservés pour
tous pays.
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit,
des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans l'autorisation de l'éditeur est illicite et
constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d'une part, les reproductions strictement
réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d'autre
part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d'information de l'œuvre
dans laquelle elles sont incorporées (art. L. 122-4, L. 122-5 et L. 335-2 du Code de la propriété
intellectuelle).

© 2016, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés


ISBN : 978-2-294-75046-5
e-ISBN : 978-2-294-75149-3

Elsevier Masson SAS, 65, rue Camille-Desmoulins, 92442 Issy-les-Moulineaux cedex


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Avant-propos
Chers étudiants, chers collègues, chers amis,
Les premières ECNi se sont déroulées en juin 2016…
La réforme des ECN avait pour objectif principal de proposer des épreuves plus justes et plus
discriminantes : en effet, pour la première fois depuis des années, elles se sont déroulées avec
une correction automatique, assurant un traitement des copies le plus équitable possible.
L'objectif de cet ouvrage, comme celui de tous ceux de la collection, est de préparer aux
mieux ces épreuves en proposant :
- une série de dossiers progressifs (20 par spécialité) conformes au format des nouvelles ECNi
(15 questions par dossier, 5 items par question), couvrant l'ensemble du programme, et créés
par des auteurs DES en fin d'internat, chefs de clinique, praticiens hospitaliers ou professeurs
agrégés et chefs de service… Ces dossiers proposent un déroulé de réponses détaillé avec
code couleur offrant différents types d'information ;
- une batterie de questions isolées (200 par spécialité) ;
- une iconographie variée et « tombable ».
Tous les auteurs sont conférenciers d'internat chevronnés, auteurs de dossiers pour la base
SIDES, enseignants en faculté.
La particularité de cette collection est de proposer aux étudiants un entraînement par « pôles
de spécialités », en phase avec le terrain. Ainsi, le pôle rénal présente la néphrologie et
l'urologie.

AvAnt-propos V
Table des matières
Avant-propos. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . V
Table des compléments en ligne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . IX
Abréviations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . XI

ÉNONCÉS
Néphrologie
Questions isolées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Dossiers progressifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37

Urologie
Questions isolées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
Dossiers progressifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129

Dossier transversal
Dossier progressif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187

CORRIGÉS
Néphrologie
Questions isolées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193
Dossiers progressifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201

Urologie
Questions isolées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 307
Dossiers progressifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 315

Dossier transversal
Dossier progressif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 405

TABLE DES MATIÈRES VII


Table des compléments
en ligne
Des compléments numériques, vidéos, sont associés à cet ouvrage. Ils sont indiqués par un
flashcode dans le texte. Ces flashcodes donnent un accès rapide à chacun. Pour accéder à ces
compléments, connectez-vous sur :
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et suivez les instructions pour activer votre accès.

QI_204.
Urétrocystoscopie.

QI_233.
Intervention endoscopique.

QI_258.
Urétrocystoscopie.

DP 23_Q 14.
Urétrocystoscopie.

DP 30_Q 3.
TDM abdominale.

Table des complémenTs en ligne IX


Abréviations
ACE antigène carcino-embryonnaire
AC/FA arythmie cardiaque par fibrillation auriculaire
ADH antidiuretic hormone ou hormone antidiurétique
AFP alpha-fœtoprotéine
AINS anti-inflammatoire non stéroïdien
AMP adénosine monophosphate
AMPc adénosine monophosphate cyclique
ANCA antineutrophil cytoplasmatic antibody ou anticorps anti-cytoplasme
des polynucléaires neutrophiles
ACR American College of Rheumatology
ARA2 antagoniste du récepteur de l'angiotensine 2
ASLO antistreptolysine O
AVC accident vasculaire cérébral
AVK antivitamine K
AVP vasopressine
BCG bacille de Calmette et Guérin
BGSA biopsie de la glande salivaire accessoire
BK bacille de Koch
BNP brain natriuretic peptide
BU bandelette urinaire
CCAFU Comité de cancérologie de l'association française d'urologie
CECOS centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme
CMV cytomégalovirus
CPK créatine phosphokinase
CRP protéine C-réactive
DALA déficit androgénique lié à l'âge
DFG débit de filtration glomérulaire
DFGe débit de filtration glomérulaire estimé
EBV virus d'Espstein-Barr
ECBC examen cytobactériologique des crachats
ECBU examen cytobactériologique des urines
ECG électrocardiogramme
EPO érythropoïétine
EPP électrophorèse des protéines plasmatiques
FAN facteur antinucléaire
FEVG fraction d'éjection ventriculaire gauche
FSH follicle stimulating hormone ou hormone folliculo-stimulante
GR globule rouge
Hb hémoglobine
HBP hypertrophie bénigne de la prostate
HBPM héparine de bas poids moléculaire
HCG hormone chorionique gonadotrope
HTA hypertension artérielle
IEC inhibiteur de l'enzyme de conversion
IEPP immunoélectrophorèse des protéines plasmatiques
IEPU immunoélectrophorèse des protéines urinaires
Ig immunoglobuline
IPP inhibiteur de la pompe à protons
IPPS International Prostate Symptom Score
IRM imagerie par résonance magnétique

AbréviAtions XI
LDH lactate déshydrogénase
LGM lésion glomérulaire minime
MAPA mesure ambulatoire de la pression artérielle
MAT microangiopathie thrombotique
MDRD Modification of the Diet in Renal Disease
NFS numération-formule sanguine
NTIC néphropathie tubulo-interstitielle chronique
NT-proBNP N-terminal pro-brain natriuretic peptide
PAD pression artérielle diastolique
PAN périartérite noueuse
PAS pression artérielle systolique
PDF produit de dégradation de la fibrine
PNN polynucléaire neutrophile
PRES syndrome Posterior-reversible encephalopathy syndrome
PSA prostate specific antigen
PTH parathyroid hormone ou parathormone
PTHrp parathyroid hormone related protein
PTT purpura thrombotique thrombocytopénique
RAI recherche d'agglutinines irrégulières
RCP réunion de concertation pluridisciplinaire
RTUP résection transurétrale de la prostate
SAPL syndrome des antiphospholipides
SAR sténose de l'artère rénale
SIADH syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique
SRA système rénine-angiotensine
TA trou anionique
TCA temps de céphaline activée
TP taux de prothrombine
TPHA Treponema Pallidum Hemagglutinations Assay
UFC unité formant colonie
VDRL Venereal Disease Research Laboratory
VGM volume globulaire moyen
VHB virus de l'hépatite B
VHC virus de l'hépatite C
VIH virus de l'immunodéficience humaine

XII AbréviAtions
ÉNONCÉS
mes notes 

NÉPHROLOGIE
Questions isolées

QI 1
Les diurétique thiazidiques (une ou plusieurs propositions exactes) :
A sont hyperkaliémiants
B bloquent le co-transporteur NaCl
C favorisent la réabsorption du calcium
D permettent l'excrétion de 20–25 % du sodium filtré
E peuvent être associés aux diurétiques de l'anse

QI 2
Quelle(s) est(sont) la(les) complication(s) de la biopsie rénale ?
A hématome périrénal
B rétention d'urine
C fistule artérioveineuse
D pyélonéphrite
E biopsie d'organes de voisinage

QI 3
Quel(s) examen(s) demandez-vous en première intention devant une hypercalcémie pour
avancer dans le diagnostic étiologique ?
A PTH
B 1,25(OH)2D3
C enzyme de conversion de l'angiotensinogène
D PTHrp
E électrophorèse des protéines sériques

QI 4
À propos de l'amylose AA, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A ne se voit que dans le pourtour méditerranéen
B se traite par la colchicine
C peut-être secondaire à une polyarthrite rhumatoïde
D se manifeste par un syndrome néphrotique
E peut évoluer vers l'insuffisance rénale terminale

QI 5
Quel(s) est(sont) l'(les) argument(s) clinico-biologique(s) en faveur d'une néphrite interstitielle
aiguë par immunoallergique devant une insuffisance rénale aiguë ?
A rash cutané
B uvéite
C leucocyturie
D hyperéosinophilie
E cytolyse hépatique

Pôle rénal : Urologie/Néphrologie


ÉNONCÉS 3
© 2016, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 6
Quel(s) est(sont) le(s) signe(s) extrarénal(aux) de l'amylose AL ?
A accident vasculaire cérébral
B neuropathie périphérique
C macroglossie
D splénomégalie
E cardiopathie dilatée

QI 7
Quel(s) examen(s) demandez-vous devant une suspicion d'infarctus rénal ?
A dosage des LDH
B scanner rénal sans injection
C Doppler rénal
D ECG
E ECBU

QI 8
Quel(s) médicament(s) peu(ven)t être responsable(s) d'insuffisance rénale aiguë fonctionnelle ?
A inhibiteurs de l'enzyme de conversion
B inhibiteurs de la rénine
C diurétiques
D rifampicine
E tacrolimus

QI 9
À propos de la chirurgie de greffe rénale, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A l'artère rénale du greffon est anastomosée à l'aorte
B la veine du greffon est anastomosée à la veine iliaque externe
C le greffon est mis à la place d'un des 2 reins natifs
D l'uretère peut être anastomosé à la vessie ou à l'uretère du rein homolatéral
E l'ischémie chaude correspond au temps entre le clampage de l'artère rénale chez le
donneur et son déclampage chez le receveur

QI 10
Quelle(s) est(sont) l'(les) hormone(s) synthétisée(s) par les reins ?
A l'angiotensine 2
B la rénine
C la 25(OH)D3
D la 1,25(OH)2D3
E la PTH

QI 11
Quel(s) est(sont) l'(les) effet(s) secondaire(s) possible(s) des diurétiques ?
A insuffisance rénale fonctionnelle
B hyperuricémie
C hyponatrémie
D hyperkaliémie
E hypokaliémie

4 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 12
Devant un syndrome glomérulaire, dans quelle(s) situation(s) la biopsie rénale n'est pas
indiquée ?
A syndrome néphrotique chez un enfant âgé de 1 à 10 ans
B syndrome néphrotique chez un patient diabétique
C amylose documentée ailleurs
D reins atrophiques
E glomérulopathie héréditaire documentée dans la famille

QI 13
Quelle(s) est(sont) la(les) complication(s) chronique(s) du syndrome néphrotique ?
A l'hypercholestérolémie
B le diabète
C la malnutrition
D l'insuffisance rénale
E le sous-dosage des médicaments liés à l'albumine

QI 14
En dehors du rein, quelle(s) est(sont) l'(les) autre(s) localisation(s) de l'amylose AL ?
A le foie
B les glande salivaire
C les nerfs
D les poumons
E les surrénales

QI 15
Quel(s) est(sont) le(s) sujet(s) à risque de tubulopathie à l'iode ?
A patients diabétiques
B patients sous amlodipine
C insuffisants rénaux
D patients souffrant d'une HTA mal contrôlée
E insuffisants cardiaques

QI 16
Quel(s) est(sont) la(les) protéine(s) qui se dépose(nt) le plus souvent avec le composant
amyloïde dans l'amylose AL ?
A les IgG
B les IgA
C les IgM
D les chaînes légères lambda
E les chaînes légères kappa

QI 17
Quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) à propos de la périartérite noueuse ?
A elle complique parfois une infection par le VHB
B elle se manifeste au plan rénal par une glomérulonéphrite rapidement progressive
C elle peut donner une orchite
D elle contre-indique la biopsie rénale
E elle touche les artères de petit calibre

ÉNONCÉS 5
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 18
Quel(s) médicament(s) peu(ven)t donner des microangiopathies thrombotiques ?
A ciclosporine
B AINS
C clopidogrel
D gemcitabine
E foscavir

QI 19
Quel(s) médicament(s) protège(nt) de la survenue d'une pneumocystose chez le transplanté
rénal ?
A pentamidine (Pentacarinat®)
B atovaquone
C amoxicilline
D triméthoprime-sulfaméthoxazole
E ganciclovir

QI 20
Quel(s) est(sont) le(s) stimulus de la sécrétion de rénine ?
A l'hypervolémie
B la natrémie
C la concentration en chlorure de sodium au niveau de la macula densa
D le système nerveux sympathique
E le système nerveux parasympathique

QI 21
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) d'hypercalcémie ?
A l'hyperparathyroïdie secondaire
B l'hypervitaminose D
C la tuberculose
D les lymphomes
E les diurétiques de l'anse

QI 22
Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) à propos du syndrome néphrotique idiopathique ?
A il représente 90 % des causes de syndrome néphrotique chez l'enfant (< 8 ans)
B il représente 30 % des causes de syndrome néphrotique chez les adultes
C il touche plus souvent les personnes de sexe féminin
D il est de début brutal
E il se présente par un syndrome œdémateux

QI 23
Quel(s) examen(s) biologique(s) vous paraî(ssen)t utile(s) devant la découverte d'un syndrome
néphrotique pur chez une femme de 40 ans ?
A glycémie
B anticorps anti-MBG
C électrophorèse des protéines sériques
D C3, C4, CH50
E sérologie VIH

6 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 24
La maladie périodique (une ou plusieurs propositions exactes) :
A donne des accès récurrents de fièvre
B peut se compliquer d'amylose AA
C se traite par colchicine
D est une maladie autosomique dominante
E a une prévalence forte dans le nord de l'Europe

QI 25
Quel(s) examen(s) est(sont) utile(s) dans le diagnostic étiologique d'une insuffisance rénale
aiguë ?
A protéinurie
B numération-formule sanguine
C échographie rénale
D natriurèse
E ECBU

QI 26
Quelle(s) est(sont) la(les) localisation(s) possible(s) des dépôts amyloïdes ?
A extracellulaires
B glomérulaires
C vasculaires
D intracellulaire
E interstitiels

QI 27
La crise rénale sclérodermique (une ou plusieurs propositions exactes) :
A survient chez 50 % des patients atteints de sclérodermie
B se présente le plus souvent par une insuffisance rénale aiguë
C contre-indique la prescription d'IEC
D est une urgence thérapeutique
E peut s'associer à une thrombopénie

QI 28
Quel(s) médicament(s) peu(ven)t se compliquer d'une toxicité tubulaire directe ?
A cisplatine
B amphotéricine B
C ifosfamide
D amoxicilline
E aminoside

QI 29
Quel(s) cancer(s) a(ont) une incidence augmentée chez les patients transplantés par rapport
à la population générale ?
A mélanome
B cancer de la prostate
C cancer du côlon
D lymphome non hodgkinien
E Kaposi

ÉNONCÉS 7
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 30
Quel(s) est(sont) le(s) médicament(s) inhibant le système rénine-angiotensine ?
A la spironolactone
B les inhibiteurs de l'enzyme de conversion
C les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine 2
D les inhibiteurs de la rénine
E les inhibiteurs calciques

QI 31
Quelle est la première cause d'hypercalcémie ?
A la sarcoïdose
B les métastases osseuses
C le myélome
D l'hyperparathyroïdie primaire
E la prise excessive de calcium per os

QI 32
Quelle(s) est(sont) la(les) lésion(s) histologique(s) possible(s) du syndrome néphrotique
idiopathique ?
A microscopie optique normale
B prolifération mésangiale
C dépôts extramembraneux en immunofluorescence
D rétraction des pieds des podocytes
E lésions de hyalinose segmentaire et focale

QI 33
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) d'hypoalbuminémie ?
A infection chronique
B insuffisance rénale chronique
C dénutrition
D cardiopathie ischémique
E cirrhose hépatique

QI 34
Des lésions de hyalinose segmentaire et focale peuvent se voir (une ou plusieurs propositions
exactes) :
A au cours de l'infection par le VIH
B dans le syndrome néphrotique idiopathique
C en cas de nécrose tubulaire aiguë
D après traitement par forte dose de pamidronate
E en cas d'obésité

QI 35
À propos de l'insuffisance rénale terminale en France, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s)
exacte(s) ?
A elle est 2 à 3 fois plus fréquente chez les femmes
B l'âge de début de la dialyse est en médiane à 50 ans
C les néphropathies héréditaires représentent 25 % des insuffisances rénales terminales
D le diabète et les néphropathies vasculaires sont responsables de l'insuffisance rénale
terminale chez plus de 50 % des patients
E la polykystose rénale est la 1re cause génétique d'insuffisance rénale terminale

8 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 36
Qu'est-ce que le syndrome de Randall ?
A une sorte d'amylose rénale
B une maladie de dépôts d'immunoglobulines polyclonales
C une maladie de dépôts d'immunoglobulines monoclonales
D une maladie de bon pronostic rénal
E une maladie justifiant un traitement par chimiothérapie

QI 37
Quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) à propos de la néphroangiosclérose
bénigne ?
A elle est une des 2 premières causes d'insuffisance rénale terminale dans le monde
B elle ne touche que les hommes
C elle est associée à une leucocyturie
D elle correspond sur le plan anatomique à une endartérite fibreuse des petits
vaisseaux
E elle justifie un objectif tensionnel à 120/70 mmHg

QI 38
Quel(s) est(sont) le(s) germe(s) en cause dans les glomérulonéphrites post-infectieuses ?
A salmonelle
B E. coli
C streptocoque
D pneumocoque
E Campylobacter

QI 39
Quelle est la première cause de mortalité chez les patients transplantés rénaux ?
A les infections
B les cancers
C les maladies cardiovasculaires
D l'insuffisance rénale terminale
E les maladies thromboemboliques

QI 40
L'eau (une ou plusieurs propositions exactes) :
A représente 60 % du poids du corps
B représente 80 % du poids du corps
C se répartit pour 2/3 dans le secteur extracellulaire
D se répartit pour 2/3 dans le secteur intracellulaire
E se répartit pour 1/4 dans le secteur interstitiel

QI 41
Quel(s) est(sont) le(s) signe(s) clinique(s) de l'hypercalcémie aiguë ?
A crampes
B vomissements
C confusion
D hypotension artérielle
E anxiété

ÉNONCÉS 9
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 42
Quelle est la première cause de syndrome néphrotique de l'adulte ?
A la hyalinose segmentaire et focale
B la glomérulonéphrite extramembraneuse
C l'amylose
D la glomérulonéphrite membrano-proliférative
E la glomérulonéphrite à lésions glomérulaires minimes

QI 43
Quelle est la définition de l'hématurie ?
A présence de plus de 10 000 hématies/mm3
B présence de plus de 10 hématies/mm3
C présence de plus de 10 000 hématies/ml
D présence de plus de 1 000 hématies/ml
E présence de plus de 10 hématies/ml

QI 44
Parmi les propositions suivantes concernant l'évolution de la néphropathie du diabète de
type 2, laquelle(lesquelles) est(sont) exacte(s) ?
A au stade 1, on observe une hyperfiltration glomérulaire
B la microalbuminurie est définie par un dosage entre 30 et 300 mg/l
C l'association à une rétinopathie et une neuropathie est constante au stade de néphro-
pathie avérée
D il existe un syndrome néphrotique chez la majorité des patients
E la biopsie rénale montre souvent des lésions vasculaires associées

QI 45
Quel(s) est(sont) le(s) facteur(s) de risque de développer une insuffisance rénale chronique ?
A le diabète
B un antécédent de néphrectomie
C la grande prématurité
D l'obésité
E un antécédent de colique néphrétique

QI 46
Qui peut être atteint dans la famille d'une femme atteinte de polykystose rénale autosomique
dominante ?
A sa sœur
B sa mère
C son fils
D sa tante
E sa fille

QI 47
Quelle(s) est(sont) l'(les) indication(s) de revascularisation d'une sténose de l'artère rénale ?
A une sténose à 75 %
B l'origine athéromateuse
C l'origine fibrodysplasique
D l'HTA résistante
E les œdèmes pulmonaires flashs

10 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 48
Dans quel délai survient la glomérulonéphrite post-infectieuse après l'infection causale ?
A immédiatement
B dans les 48 heures
C dans la semaine
D après 2 à 3 semaines
E après 2 à 3 mois

QI 49
Quel(s) signe(s) peu(ven)t être secondaire(s) à une maladie à cytomégalovirus chez un patient
transplanté fébrile ?
A diarrhée
B hyperleucocytose
C arthralgie
D leucopénie
E cytolyse

QI 50
Quel(s) est(sont) le(s) signe(s) possible(s) d'une déshydratation extracellulaire ?
A hypotension orthostatique
B hémorragie pulmonaire
C perte de poids
D tachycardie
E soif

QI 51
Quel(s) traitement(s), parmi les suivants, peu(ven)t faire baisser la calcémie ?
A le phosphore
B la calcitonine
C l'hydrochlorothiazide
D la prednisone
E le chlorure de sodium

QI 52
Quel est le pourcentage de glomérulonéphrites extramembraneuses secondaires ?
A 90 %
B 75 %
C 50 %
D 25 %
E 15 %

QI 53
Quelle est la prise en charge thérapeutique initiale d'un syndrome néphrotique idiopathique ?
A corticothérapie orale
B ciclosporine
C restriction sodée
D supplémentation vitaminocalcique
E cyclophosphamide

ÉNONCÉS 11
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 54
Quel(s) médicament(s) vous attendez-vous à trouver sur l'ordonnance d'un patient atteint
d'une bronchopneumopathie chronique obstructive sévère, diabétique, coronarien, hypertendu
et atteint de néphropathie diabétique ?
A ARA2
B bêtabloquant
C inhibiteur calcique bradycardisant
D diurétique thiazidique
E antihypertenseur central

QI 55
Quel est le stade de la maladie rénale chronique chez un patient dont le débit de filtration
glomérulaire est estimé à 33 ml/min/1,73 m2 selon la formule MDRD ?
A stade 2
B stade 3A
C stade 3B
D stade 4
E stade 5

QI 56
Quelle est la prévalence de la polykystose autosomique dominante ?
A 1/100
B 1/1 000
C 1/10 000
D 1/100 000
E 1/1 000 000

QI 57
Quelle(s) est(sont) la(les) complication(s) possible(s) de la revascularisation d'une sténose de
l'artère rénale ?
A choc anaphylactique
B infarctus rénal
C insuffisance rénale aiguë
D maladie des emboles de cholestérol
E dissection de l'artère rénale

QI 58
Quelle(s) anomalie(s) biologique(s) peut-on voir en cas de néphropathie tubulo-interstitielle
chronique ?
A protéinurie 2 g/24 h
B leucocyturie
C augmentation de la β2microglobuline urinaire
D hématurie
E protéinurie < 1 g/24 h

QI 59
Quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) à propos du rejet humoral ?
A il se caractérise par un infiltrat cellulaire interstitiel et dans les tubules
B il se caractérise par des lésions de glomérulite
C il est associé à la détection d'anticorps anti-HLA
D il peut être associé à la présence de dépôt de C4D le long des capillaires péritubulaires
E il répond bien aux corticostéroïdes à fortes doses

12 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 60
Laquelle(lesquelles) des situations suivantes peu(ven)t entraîner une déshydratation extracel-
lulaire ?
A perfusion de mannitol
B fistules digestives
C hypocalcémie
D mucoviscidose
E prescription de spironolactone

QI 61
Les hématuries d'origine urologique (une ou plusieurs propositions exactes) :
A sont essentiellement macroscopiques
B peuvent contenir des caillots
C s'accompagnent de cylindres hématiques
D sont de causes tumorales
E sont douloureuses

QI 62
Quel(s) anticorps est(sont) responsable(s) de la glomérulonéphrite extramembraneuse dite
primitive ?
A anticorps anti-DNA natifs
B anticorps anti-podocine
C anticorps anti-PLA2R
D anticorps anti-histone
E anticorps anti-mésangium

QI 63
La glomérulonéphrite à dépôts d'IgA (une ou plusieurs propositions exactes) :
A est plus fréquente chez les personnes de sexe féminin
B est associée à la présence d'anticorps anti-nucléaires
C peut donner un syndrome d'hématurie macroscopique récidivante
D évolue vers l'insuffisance rénale terminale dans la grande majorité des cas
E est la glomérulonéphrite la plus fréquente

QI 64
Quel(s) est(sont) l'(les) objectif(s) de traitement chez un patient de 50 ans, diabétique de
type 2 ayant une fonction rénale normale et une macroprotéinurie ?
A PAS ≤ 130 mmHg
B protéinurie < 1 g/24 h
C HbA1C < 8 %
D PAD ≤ 100 mmHg
E natriurèse < 100 mmol/24 h

QI 65
Quelle(s) est(sont) l'(les) anomalie(s) biologique(s) du métabolisme phosphocalcique retrou-
vée(s) dans l'insuffisance rénale chronique ?
A 25(OH)D2 basse
B 1,25(OH)2D3, augmentée
C hypophosphatémie
D hypocalcémie
E hyperparathyroïdie primitive

ÉNONCÉS 13
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 66
Quel est l'âge moyen d'arrivée en insuffisance rénale terminale dans la polykystose liée à une
anomalie du gène PKD1 ?
A 15 ans
B 30 ans
C 40 ans
D 55 ans
E 70 ans

QI 67
Quel(s) est(sont) le(s) principe(s) du traitement médical d'une sténose athéromateuse de
l'artère rénale ?
A privilégier les antihypertenseurs vasodilatateurs
B arrêt du tabac
C bloqueurs du système rénine-angiotensine
D statine
E acide acétylsalicylique (Aspégic®)

QI 68
Quelle(s) anomalie(s) radiologique(s) peu(ven)t être observée(s) dans la néphropathie
tubulo-interstitielle chronique ?
A encoches corticales
B réduction de l'épaisseur corticale du pôle supérieur des reins
C reins de grande taille
D index de résistance intraparenchymateux augmentés
E reins bosselés

QI 69
À propos de la prescription des médicaments chez l'insuffisant rénal (une ou plusieurs
propositions exactes) :
A la posologie doit systématiquement être réduite de moitié
B la posologie est adaptée au débit de filtration glomérulaire estimé
C il est possible soit de réduire les doses soit d'espacer les prises
D l'absorption intestinale des médicaments est souvent diminuée
E chez les dialysés, tous les médicaments doivent être pris après la séance de dialyse

QI 70
Concernant l'état d'hydratation, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A en cas de déshydratation extracellulaire isolée, l'osmolalité plasmatique est normale
B en cas de déshydratation intracellulaire, la natrémie est abaissée
C en cas de déshydratation intracellulaire, le déficit en eau peut être estimé par la for-
mule suivante : déficit = 60 % × poids × (1 – 140/natrémie)
D une sécrétion inappropriée d'ADH peut entraîner une hyperhydratation intracellulaire
E une hyperhydratation extracellulaire traduit un bilan sodé positif

QI 71
Une coloration rouge des urines sans hématurie peut être secondaire à (une ou plusieurs
propositions exactes) :
A une porphyrie
B un traitement par AVK

14 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

C la consommation de betterave
D la prise d'isoniazide
E une hémolyse aiguë

QI 72
Quelle(s) pathologie(s) peu(ven)t être associée(s) à une glomérulonéphrite extramem-
braneuse ?
A l'hépatite B
B la grippe
C le myélome
D l'adénocarcinome prostatique
E la sarcoïdose

QI 73
Quel(s) est(sont) le(s) facteur(s) de mauvais pronostic d'une glomérulopathie à dépôts mésan-
giaux d'IgA ?
A la présence d'épisodes d'hématurie macroscopique
B le sexe masculin
C l'hypertension artérielle
D la présence de fibrose interstitielle à la biopsie
E les dépôts mésangiaux d'IgA

QI 74
Chez une patiente atteinte de lupus systémique, quelle(s) est(sont) l'(les) indication(s) de la
biopsie rénale ?
A une protéinurie à 0,8 g/g isolée
B une hématurie isolée
C une insuffisance rénale
D biopsie systématique quels que soient les paramètres néphrologiques
E une protéinurie à 0,8 g/g associée à une hématurie

QI 75
Un patient insuffisant rénal chronique non dialysé, a une calcémie à 2,22 mmol/l, une phos-
phatémie à 1,9 mmol/l, une 25(OH)D2 dans les normes et une PTH à 6 fois la borne supé-
rieure de la normale. Quelle est votre prise en charge ?
A apport de vitamine D active
B carbonate de calcium en dehors des repas
C chélateurs de phosphate non calciques
D restreindre les fruits et légumes
E restreindre les laitages

QI 76
Quel(s) élément(s) devez-vous avoir pour porter un diagnostic de polykystose rénale chez
l'enfant d'un patient atteint ?
A son sexe
B son âge
C une créatinine plasmatique
D une échographie rénale
E une mesure de pression artérielle

ÉNONCÉS 15
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 77
Quelles sont les 3 classes antihypertensives, parmi les suivantes, les plus utilisées dans l'HTA
essentielle ?
A les alphabloqueurs
B les inhibiteurs de l'enzyme de conversion
C les diurétiques thiazidiques
D les inhibiteurs calciques
E les antihypertenseurs centraux

QI 78
Parmi les maladies suivantes, laquelle(lesquelles) peu(ven)t se compliquer de néphropathie
tubulo-interstitielle chronique ?
A syndrome de Sjögren
B reflux vésico-urétéral
C lupus systémique
D anorexie mentale
E polyarthrite rhumatoïde

QI 79
Quelle(s) est(sont) la(les) contre-indication(s) à la prescription d'inhibiteurs de l'enzyme de
conversion ?
A un DFG estimé à 50 ml/min
B la prise d'AINS concomitante
C une sténose unilatérale d'une artère rénale
D hypovolémie
E néphroangiosclérose

QI 80
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) possible(s) de diabète insipide néphrogénique ?
A hyperkaliémie
B lithium
C cause génétique (mutation du récepteur de l'ADH)
D anti-inflammatoire non stéroïdien
E histiocytose

QI 81
Quelle(s) néphropathie(s) glomérulaire(s) peu(ven)t s'accompagner d'hématuries macro-
scopiques ?
A la glomérulonéphrite extramembraneuse
B la glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d'IgA
C la glomérulonéphrite aiguë post-infectieuse
D l'amylose
E le syndrome d'Alport

QI 82
Quelle est l'évolution attendue d'une glomérulonéphrite extramembraneuse ?
A 50 % de rémission spontanée
B 50 % d'évolution vers l'insuffisance rénale
C 25 % de rémission partielle avec persistance d'une protéinurie
D 50 % de rémission partielle avec persistance d'une protéinurie
E 25 % de rémission spontanée

16 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 83
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) secondaire(s) de néphropathie à dépôts d'IgA ?
A la cirrhose éthylique
B la mucoviscidose
C les entérocolopathies inflammatoires
D la polyarthrite rhumatoïde
E l'hépatite B chronique

QI 84
Quelle(s) lésion(s) histologique(s) peut-on voir dans la glomérulonéphrite lupique de classe IV
pure ?
A prolifération extracapillaire
B prolifération endocapillaire
C absence de dépôts d'immunoglobulines
D thrombi intracapillaires
E dépôts mésangiaux de C1q

QI 85
L'hyperuricémie au cours de la maladie rénale chronique (une ou plusieurs propositions
exactes) :
A est fréquente
B est rare
C peut être responsable de crises de goutte
D est systématiquement traitée
E peut être traitée par allopurinol

QI 86
Quelle(s) est(sont) la(les) complication(s) de la polykystose rénale ?
A infection de kyste
B hématurie macroscopique
C lithiase
D accident vasculaire cérébral ischémique
E diverticulose colique

QI 87
Parmi les situations suivantes, laquelle(lesquelles) est(sont) à risque de pré-éclampsie ?
A multiparité
B grossesse gémellaire
C néphropathie chronique
D diabète
E don de sperme

QI 88
La prise de lithium au long cours peut se compliquer (une ou plusieurs propositions
exactes) :
A d'une insuffisance rénale chronique
B de microkystes rénaux
C de lymphome de Hodgkin
D d'un syndrome polyuro-polydipsique
E d'une hyperparathyroïdie

ÉNONCÉS 17
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 89
Quel(s) médicament(s) est(sont) pourvoyeur(s) de néphropathie tubulo-interstitielle immuno-
allergique ?
A antivitamines K
B β-lactamines
C anti-inflammatoires non stéroïdiens
D allopurinol
E inhibiteurs de la pompe à protons

QI 90
Concernant le traitement de l'hyperhydratation intracellulaire, quelle(s) est(sont) la(les) pro-
position(s) exacte(s) ?
A la restriction hydrique est recommandée
B une correction trop rapide d'une hyponatrémie peut entraîner un œdème cérébral
C une correction trop rapide d'une hyponatrémie peut entraîner une myélinolyse
centropontine
D le furosémide peut positiver la clairance de l'eau libre
E en cas de déshydratation extracellulaire associée, un apport en NaCl est souvent suffisant

QI 91
Quel(s) examen(s) réalisez-vous chez un patient de 60 ans, fumeur, ayant présenté un épisode
d'hématurie macroscopique ?
A ECBU
B cystoscopie
C protéinurie des 24 h
D créatininémie
E biopsie rénale

QI 92
Que doit comporter le traitement initial d'un patient atteint d'une glomérulonéphrite extramem-
braneuse avec pour bilan : albuminémie à 16 g/l, créatininémie à 80 mol/l, protéinurie à 6 g/g ?
A un bloqueur du SRA
B des corticoïdes
C du rituximab
D des anticoagulants
E des diurétiques en cas d'œdèmes

QI 93
Quel(s) est(sont) le(s) signe(s) extrarénal(aux) possible(s) dans le purpura rhumatoïde ?
A douleurs abdominales
B purpura
C méléna
D myalgie
E arthralgie

QI 94
Quel(s) est(sont) le(s) critère(s) de mauvais pronostic dans la néphropathie lupique ?
A une créatinine initiale élevée
B un début pédiatrique
C un syndrome néphrotique initial
D la peau noire
E la classe III

18 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 95
Quelle(s) est(sont) la(les) caractéristique(s) de l'anémie rénale liée à la carence en érythropoïétine ?
A normochrome
B microcytaire
C régénérative
D arégénérative
E normocytaire

QI 96
Quelle(s) mesure(s) fait(font) partie de la prise en charge thérapeutique de la polykystose
rénale ?
A boissons abondantes
B photoprotection
C exérèse chirurgicale des kystes
D antihypertenseur pour une cible inférieure à 140/90 mmHg
E antibioprophylaxie continue

QI 97
Quel(s) est(sont) le(s) critère(s) entrant dans le diagnostic de pré-éclampsie ?
A protéinurie > 1 g/l
B albuminémie < 30 g/l
C hématurie
D hypertension artérielle
E survenue au 3e trimestre

QI 98
À propos de la glomérulonéphrite post-infectieuse, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s)
exacte(s) ?
A elle se présente le plus souvent par un syndrome néphrotique
B elle survient 15 jours environ après l'infection causale
C la biopsie rénale montre une prolifération endocapillaire diffuse et des dépôts de C3
D le traitement est basé sur une antibiothérapie adaptée à l'agent causal
E l'évolution se fait vers l'insuffisance rénale chronique dans 40 % des cas

QI 99
Quel(s) est(sont) l'(les) élément(s) pouvant entrer dans la prise en charge d'une maladie lithia-
sique faite d'oxalate de calcium par hypercalciurie ?
A hyperdiurèse > 2 litres par jour
B alcalinisation des urines par bicarbonate de sodium
C régime hypocalcique (500 mg/j)
D régime hyposodé (4 grammes par jour)
E diurétiques thiazidiques

QI 100
Quelle(s) situation(s) peu(ven)t entraîner un syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone
antidiurétique ?
A traumatisme crânien
B carcinomes bronchiques
C prise de lithium
D hypercalcémie
E prise d'antidépresseurs tricycliques

ÉNONCÉS 19
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 101
Quel(s) signe(s) oriente(nt) vers une hématurie glomérulaire ?
A la présence d'une hypertension artérielle
B la présence d'acanthocytes
C l'existence d'une protéinurie > 0,5 g/j
D le caractère total de l'hématurie
E une échographie rénale normale

QI 102
Une glomérulonéphrite lupique de classe V correspond à (une proposition exacte) :
A un rein terminal
B une glomérulonéphrite proliférative diffuse avec < 50 % glomérules atteints
C un rein normal
D une glomérulonéphrite extramembraneuse
E une glomérulonéphrite proliférative diffuse avec > 50 % glomérules atteints

QI 103
Quel(s) est(sont) l'(les) anticorps caractéristique(s) du syndrome de Goodpasture ?
A anticorps anti-myéloperoxydase
B ANCA
C anticorps anti-membrane basale glomérulaire
D anticorps anti-membrane basale tubulaire
E anticorps anti-nucléaires

QI 104
Quel(s) médicament(s) est(sont) habituellement utilisé(s) dans la prise en charge initiale d'une
néphropathie lupique de classe IV active ?
A azathioprine
B corticoïdes
C hydroxychloroquine
D mycophénolate mofétil
E cyclophosphamide

QI 105
Quel(s) examen(s) demandez-vous devant une anémie chez un patient ayant une maladie
rénale chronique stade IV ?
A électrophorèse des protéines sériques
B fibroscopie gastrique
C coefficient de saturation de la transferrine
D dosage de l'érythropoïétine
E CRP

QI 106
À propos des infections intrakystiques dans la polykystose rénale, quelle(s) est(sont) la(les)
proposition(s) exacte(s) ?
A l'ECBU peut être négatif
B l'amoxicilline est le traitement de choix
C la durée de l'antibiothérapie est de 8 à 10 jours
D la durée de l'antibiothérapie est de 3 à 4 semaines
E la fièvre est inconstante

20 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 107
Quelle(s) est(sont) la(les) classe(s) antihypertensive(s) autorisée(s) au cours de la grossesse ?
A labétolol
B irbésartan
C alpha-méthyldopa
D nicardipine
E ramipril

QI 108
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) toxique(s) de néphropathie tubulo-interstitielle chronique ?
A lithium
B plomb
C rifampicine
D anticalcineurine
E herbes chinoises

QI 109
Quel(s) élément(s) est(sont) évocateur(s) d'une lithiase urique ?
A calcul radiotransparent
B pH urinaire > 8
C pH urinaire < 5
D lithiase indolore
E traitement par allopurinol

QI 110
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) de fausse hyponatrémie ?
A hyperglycémie majeure
B intoxication par les digitaliques
C intoxication à l'éthanol
D hyperlipidémie
E hypothyroïdie

QI 111
Une hématurie microscopique isolée (une ou plusieurs propositions exactes) :
A peut être secondaire à une maladie des membranes basales
B doit faire rechercher une tumeur rénale ou urothéliale chez tous les patients
C peut entraîner une anémie en cas de chronicité
D justifie une biopsie rénale en l'absence de cause urologique décelable
E ne nécessite pas de prise en charge thérapeutique spécifique si le bilan étiologique est
négatif

QI 112
Quel(s) critère(s), parmi les suivants, fait(font) partie des critères proposés par l'American
College of Rheumatology pour le diagnostic de lupus systémique ?
A présence d'anti-SSA
B présence de FAN
C thrombopénie < 100 000/mm3
D photosensibilité
E fièvre

ÉNONCÉS 21
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 113
Quelle(s) anomalie(s) histologique(s) est(sont) compatible(s) avec le diagnostic de syndrome
de Goodpasture ?
A prolifération extracapillaire
B hémorragie glomérulaire
C dépôts mésangiaux d'IgG
D dépôts linéaires d'igG le long de la membrane basale glomérulaire
E dépôts granuleux d'IgG le long de la membrane basale glomérulaire

QI 114
Le syndrome des antiphospholipides (une ou plusieurs propositions exactes) :
A peut survenir en dehors du lupus systémique
B peut se compliquer d'éclampsie
C se traite par antiagrégant plaquettaire
D peut se compliquer d'accident vasculaire cérébral
E peut être associé à un allongement du TCA

QI 115
Quelle(s) est(sont) la(les) cible(s) visée(s) dans le traitement de l'anémie liée à l'insuffisance
rénale chronique ?
A hémoglobine normale > 12 g/dl chez les femmes et > 13 g/dl chez les hommes
B hémoglobine entre 10 et 12 g/dl
C coefficient de saturation de la transferrine < 20 %
D ferritine > 500 ng/ml
E hémoglobine entre 9 et 11 g/dl

QI 116
Quelle(s) est(sont) la(les) caractéristique(s) de l'anémie dans la microangiopathie thrombotique ?
A microcytaire
B arégénérative
C associée à une haptoglobine effondrée
D présence de schizocytes
E associée à une diminution des LDH

QI 117
À quelles anomalies biologiques correspond l'acronyme HELLP ?
A insuffisance rénale aiguë
B cytolyse hépatique
C hypertension artérielle
D protéinurie
E thrombopénie

QI 118
À propos de la transplantation rénale, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A c'est la première transplantation d'organe en nombre
B en France, on en réalise environ 6 000 par an
C un rein peut être transplanté en même temps qu'un foie ou un pancréas
D la proportion de donneurs vivants est de l'ordre de 50 %
E la survie à 1 an d'un greffon rénal est de l'ordre de 90 %

22 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 119
Quelle(s) est(sont) l'(les) indication(s) de traitement d'une infection urinaire asymptomatique ?
A l'homme
B l'enfant
C la femme enceinte
D le patient diabétique
E le patient immunodéprimé

QI 120
À propos du potassium, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A sa concentration intracellulaire est bien plus élevée que sa concentration extracellulaire
B l'hyperkaliémie est définie par une concentration plasmatique supérieure à 6 mmol/l
C les transferts extra-/intracellulaires sont modulés par l'état acidobasique
D les transferts extra-/intracellulaires sont modulés par la glycémie
E une thrombocytémie majeure peut être responsable d'une fausse hyperkaliémie

QI 121
Laquelle(lesquelles) des conditions suivantes peu(ven)t se compliquer d'une hématurie ?
A infarctus rénal
B polykystose rénale
C lithiase rénale
D exercice physique important
E traitement anticoagulant

QI 122
À propos de l'atteinte rénale au cours du lupus, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s)
exacte(s) ?
A elle touche 75 % des patients
B elle grève le pronostic vital
C elle est souvent associée à une atteinte neurologique
D elle évolue vers l'insuffisance rénale terminale dans 20 % des cas
E elle est plus sévère chez les sujets à peau noire

QI 123
À propos du syndrome de Goodpasture, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A il touche plus souvent les patients tabagiques
B il est souvent associé à la présence d'arthralgies et de purpura
C il est de bon pronostic rénal
D il est caractérisé par la présence d'anticorps anti-membrane basale glomérulaire
E les échanges plasmatiques font partie du traitement initial

QI 124
Quels paramètres entrent dans le calcul de la clairance de la créatinine selon Cockroft et
Gault ?
A la race
B la créatinine
C le poids
D le sexe
E l'âge

ÉNONCÉS 23
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 125
Quelle prise en charge préconisez-vous chez un patient ayant une maladie rénale chronique
stade IV ayant une kaliémie à 5,8 mmol/l ?
A arrêt des médicaments hyperkaliémiants
B régime limité en fruits et légumes
C résine échangeuse de potassium
D diurétique de l'anse
E correction d'une acidose métabolique

QI 126
Le syndrome hémolytique et urémique typique (une ou plusieurs propositions exactes) :
A est lié à l'envahissement rénal par des bactéries
B se présente sous forme d'une insuffisance rénale aiguë
C représente 50 % des syndromes hémolytiques et urémiques de l'enfant
D est le plus souvent secondaire à une infection à E. coli O157:H7
E est d'évolution défavorable sans antibiotique

QI 127
À propos de la lithiase urinaire, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A la lithiase touche 10 % des hommes des pays industrialisés
B le premier type chimique est la lithiase urique
C les formes sévères de lithiase urinaire sont responsables de 10 % des insuffisances
rénales terminales en France
D le risque de récidive après un premier épisode est de 20 % à 10 ans
E il existe des lithiases médicamenteuses

QI 128
Quels sont les grands principes éthiques encadrant le don d'organes ?
A l'anonymat
B le consentement écrit
C la gratuité
D l'interdiction de publicité
E le consentement de la famille

QI 129
Quels sont les 3 principaux agents pathogènes responsables d'infections urinaires en ville ?
A Escherichia coli
B entérocoque
C Klebsiella pneumoniae
D staphylocoque
E Proteus mirabilis

QI 130
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) médicamenteuse(s) d'hyperkaliémie ?
A les inhibiteurs de l'enzyme de conversion
B l'amoxicilline
C l'héparine
D le tacrolimus
E l'intoxication digitalique

24 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 131
Quelle(s) proposition(s), parmi les suivantes, répond(ent) à la définition de syndrome néphrotique ?
A albuminémie < 30 g/l
B albuminémie < 20 g/l
C protidémie < 60 g/l
D protéinurie > 3 g/l
E protéinurie > 3 g/24 h

QI 132
Quel(s) examen(s) biologique(s), parmi les suivants, est(sont) en faveur d'une déshydratation
extracellulaire ?
A natriurèse < 20 mmol/l
B U/P urée < 10
C Na/K urinaire < 1
D U/P créatinine > 30
E osmolalité urinaire > 500 mmosm/kg d'eau

QI 133
À propos de la granulomatose avec polyangéite, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A elle est associée à la présence de pANCA
B l'atteinte rénale est constante
C la présence d'une atteinte ORL est évocatrice
D elle peut se compliquer d'hémorragie digestive
E on retrouve des ANCA le long de la membrane basale glomérulaire

QI 134
Quels paramètres entrent dans le calcul de la clairance de la créatinine selon CKD-EPI ?
A la race
B la créatinine
C le poids
D le sexe
E l'âge

QI 135
Les crampes sont fréquentes chez les patients insuffisants rénaux stades V, quelle(s) en
est(sont) la(les) cause(s) possible(s) ?
A déshydratation
B hypocalcémie
C hypomagnésémie
D acidose métabolique
E hypokaliémie

QI 136
Parmi les situations cliniques ou pathologiques suivantes, laquelle(lesquelles) peu(ven)t se
compliquer de microangiopathies thrombotiques ?
A l'HTA maligne
B certains cancers
C les inhibiteurs de la calcineurine (ciclosporine, tacrolimus)
D les infections sévères
E les déficits en ADAMTS13

ÉNONCÉS 25
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 137
Devant une colique néphrétique, quel(s) élément(s) justifie(nt) une hospitalisation ?
A lithiase urique
B fièvre
C rein unique
D grossesse
E calcul de 5 mm de diamètre

QI 138
L'état de mort encéphalique (une ou plusieurs propositions exactes) :
A correspond à 10 % des décès en France
B se définit par une destruction définitive et irréversible de l'encéphale
C se manifeste par l'abolition des réflexes ostéotendineux
D repose sur 2 critères paracliniques : 2 EEG de 30 minutes nuls et aréactifs à 4 heures
d'intervalle et une angiographie objectivant l'arrêt de la circulation encéphalique
E repose sur 2 critères paracliniques : 2 EEG de 30 minutes nuls et aréactifs à 4 heures
d'intervalle ou une angiographie objectivant l'arrêt de la circulation encéphalique

QI 139
Quelle(s) est(sont) la(les) complication(s) fœtale(s) possible(s) d'une hypertension artérielle maternelle ?
A prématurité
B mort fœtale in utero
C malformation cardiaque
D insuffisance rénale
E retard de croissance intra-utérin

QI 140
Quel(s) est(sont) le(s) signe(s) électrique(s) d'hyperkaliémie ?
A sous-décalage de ST
B disparition de l'onde P
C élargissement du QRS
D ondes T amples et pointues
E arythmie cardiaque par fibrillation auriculaire

QI 141
Qu'est ce qui ne doit pas classiquement être associé au syndrome néphrotique pour qu'il
puisse être qualifié de pur ?
A une insuffisance rénale fonctionnelle
B une insuffisance rénale organique
C une hypertension artérielle
D une leucocyturie
E une hématurie

QI 142
À propos de la correction d'une déshydratation extracellulaire, quelle(s) est(sont) la(les) pro-
position(s) exacte(s) ?
A la voie orale est possible
B la quantité de NaCl à administrer correspond à 50 % de la perte de poids
C les apports sodés intraveineux doivent être hypertoniques

26 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

D on peut utiliser un soluté à 9 g/l de NaCl


E le déficit peut être estimé à 20 % × poids actuel × ([Hte/0,45] – 1)

QI 143
À propos des ANCA, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) juste(s) ?
A les cANCA sont dirigés contre la protéinase 3
B les cANCA sont dirigés contre la myéloperoxydase
C ils sont pathogènes
D ils sont dirigés contre le cytoplasme des polynucléaires neutrophiles
E ils sont constamment retrouvés dans les glomérulonéphrites rapidement progressives
pauci-immunes

QI 144
Quel(s) est(sont) le(s) critère(s) en faveur du caractère chronique d'une insuffisance rénale ?
A reins mesurant 9 cm
B reins mesurant 11 cm
C hémoglobine à 9 g/dl
D hypercalcémie
E 25(OH)D2 à 10 ng/ml

QI 145
Quel(s) facteur(s) favorise(nt) la précipitation de chaînes légères dans le myélome ?
A les chimiothérapies spécifiques
B les diurétiques
C les infections
D les corticoïdes
E les AINS

QI 146
Quel(s) signe(s) biologique(s) peu(ven)t être vu(s) dans l'HTA maligne ?
A insuffisance rénale aiguë
B hypokaliémie
C schizocytes
D hypo-uricémie
E protéinurie

QI 147
Quelle(s) est(sont) la(les) condition(s) pathologique(s) favorisant les lithiases ?
A sarcoïdose
B mucoviscidose
C hypertension artérielle
D chirurgie de l'obésité
E rein unique

QI 148
Qui peut donner un rein à une patiente insuffisante rénale terminale ?
A son père
B sa sœur

ÉNONCÉS 27
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

C son mari
D son cousin
E son amie

QI 149
Quel(s) antihypertenseur(s) peu(ven)t donner une hypotension orthostatique ?
A les bêtabloqueurs
B les diurétiques
C les antihypertenseurs centraux
D les inhibiteurs de l'enzyme de conversion
E les alphabloqueurs

QI 150
Parmi les traitements suivants, lequel(lesquels) est(sont) hypokaliémiant(s) ?
A l'insuline
B le bicarbonate de sodium
C les bêtabloqueurs
D les diurétiques thiazidiques
E les résines échangeuses d'ions

QI 151
Quelle(s) est(sont) la(les) complication(s) aiguë(s) possible(s) du syndrome néphrotique ?
A l'hypertension artérielle
B l'insuffisance rénale aiguë
C les thromboses veineuses
D les complications infectieuses
E l'hypotension artérielle

QI 152
Quelle(s) est(sont) la(les) caractéristique(s) des œdèmes liés à l'hyperhydratation extracellulaire ?
A mous
B indolores
C érythémateux
D limités aux jambes
E prennent le godet

QI 153
Quelle(s) manifestation(s) clinique(s) ou biologique(s) peut-on retrouver dans la polyangéite
microscopique ?
A syndrome néphrotique pur
B multinévrite
C hémorragie méningée
D arthralgies
E syndrome inflammatoire

QI 154
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) d'insuffisance rénale aiguë avec hypocalcémie ?
A nécrose tubulaire aiguë
B syndrome de Fanconi
C syndrome de lyse tumorale

28 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

D néphropathie à cylindres myélomateux


E rhabdomyolyse

QI 155
Quelle est la complication rénale la plus fréquente des gammapathies monoclonales ?
A amylose
B syndrome de Fanconi
C néphropathie à cylindres myélomateux
D syndrome de Randall
E nécrose tubulaire aiguë

QI 156
Quel(s) est(sont) l'(les) antihypertenseur(s) le plus souvent utilisé(s) à la phase aiguë d'une
néphroangiosclérose maligne ?
A nicardipine intraveineux
B inhibiteur de l'enzyme de conversion per os
C aténolol
D uradipil intraveineux
E furosémide intraveineux

QI 157
Quelle(s) lithiase(s) est(sont) radiotransparente(s) ?
A lithiase cystinique
B lithiase urique
C lithiase oxalocalcique
D lithiase phopho-ammoniacomagnésienne
E lithiase médicamenteuse

QI 158
Quel(s) est(sont) l'(les) effet(s) secondaire(s) possible(s) de la ciclosporine ?
A alopécie
B tremblements
C insuffisance rénale
D diabète
E HTA

QI 159
Quel(s) élément(s) est(sont) en faveur d'une hypertension artérielle secondaire à une coarcta-
tion de l'aorte ?
A pression artérielle plus élevée à droite qu'à gauche
B pression artérielle plus élevée à gauche qu'à droite
C asymétrie des pouls fémoraux
D souffle parasternal
E carotidodynie

QI 160
Quelle est la cause la plus fréquente d'hyperkaliémie ?
A l'insuffisance rénale aiguë
B l'insuffisance surrénalienne
C les causes médicamenteuses

ÉNONCÉS 29
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

D les syndromes de lyse


E les excès d'apport

QI 161
La bandelette urinaire peut détecter (une ou plusieurs propositions exactes) :
A l'albumine
B les protéines de bas poids moléculaire
C les chaînes légères d'immunoglobulines
D les hématies
E l'hémoglobine

QI 162
Parmi les situations suivantes, laquelle(lesquelles) peu(ven)t causer un diabète insipide
néphrogénique ?
A un traitement par lithium
B une méningite
C une hypercalcémie
D une histiocytose
E l'insuffisance rénale

QI 163
Quel(s) est(sont) le(s) médicament(s) prescrit(s) à la phase aiguë des vascularites pauci-
immunes (polyangéite microscopique et granulomatose avec polyangéite) ?
A corticoïdes
B ciclosporine
C triméthoprime-sulfaméthoxazole (Bactrim®)
D calcium
E metformine

QI 164
Quel(s) élément(s) biologique(s), parmi les suivants, est(sont) en faveur d'une nécrose tubulaire
aiguë devant une insuffisance rénale aiguë ?
A protéinurie à 3 g/g
B fraction d'excrétion du sodium à 1 %
C rapport Na/K urinaire > 1
D urée/créatinine plasmatique (μmol/l) < 50
E fraction d'excrétion de l'urée > 40 %

QI 165
Quel(s) anticorps fait(font) partie des critères diagnostiques du syndrome des antiphospholipides ?
A anti-ADN natifs
B anti-cardiolipides
C facteurs anti-nucléaires
D anti-endomysium
E anti-β2GP1

QI 166
Quel(s) est(sont) l'(les) objectif(s) de baisse tensionnelle dans les premières heures de la prise
en charge d'une urgence hypertensive avec retentissement cardiaque et rénal ?
A normalisation de la pression artérielle
B diminution de 25 mmHg de pression artérielle systolique

30 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

C diminution de 20–25 % de la pression artérielle


D stabilisation de la pression artérielle à 160/110 mmHg
E respect de l'hypertension pour préserver la vascularisation des organes cibles

QI 167
Quel(s) examen(s) demandez-vous en première intention devant une lithiase radio-opaque ?
A calcémie
B calciurie
C citraturie
D natriurèse
E calcémie ionisée

QI 168
Quel(s) est(sont) l'(les) effet(s) secondaire(s) possible(s) du mycophénolate mofétil ?
A troubles digestifs
B diabète
C neutropénie
D HTA
E tératogénicité

QI 169
Quels sont les signes de la triade évocatrice de phéochromocytome ?
A flush
B palpitations
C hypotension orthostatique
D céphalées
E sueurs

QI 170
Quel(s) signe(s) clinique(s) peu(ven)t être secondaire(s) à une hypokaliémie ?
A une bradycardie
B des crampes
C une hypothermie
D un syndrome polyuro-polydipsique
E une constipation

QI 171
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) d'œdèmes généralisés ?
A insuffisance cardiaque
B pré-éclampsie
C algodystrophie
D syndrome néphritique
E filariose

QI 172
Quels sont les paramètres utiles pour calculer le trou anionique plasmatique ?
A le sodium
B la créatinine
C le pH sanguin artériel
D le chlore
E les bicarbonates plasmatiques

ÉNONCÉS 31
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 173
Quelle(s) est(sont) la(les) caractéristique(s) du syndrome néphritique ?
A hématurie macroscopique
B début progressif
C hypotension artérielle
D syndrome œdémateux diffus
E protéinurie glomérulaire

QI 174
Quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) concernant les nécroses tubulaires
aiguës ?
A elles représentent 50 % des insuffisances rénales aiguës organiques
B les patients sont le plus souvent anuriques
C la natriurèse est effondrée
D la récupération est possible en 2 à 3 semaines
E l'échographie rénale montre des reins hyperéchogènes

QI 175
Quelle(s) manifestation(s) clinique(s) peu(ven)t se voir dans le syndrome des antiphospho-
lipides ?
A livedo
B embolie pulmonaire
C accident ischémique transitoire
D valvulopathie mitrale
E microangiopathie thrombotique

QI 176
Quel(s) est(sont) le(s) facteur(s) déclenchant(s) de la maladie des emboles de cholestérol ?
A chirurgie aortique
B scanner injecté
C traitement anticoagulant
D hypertension artérielle maligne
E dilatation d'une artère rénale

QI 177
Quelle(s) peu(ven)t être la(les) cause(s) d'une hyperoxalurie ?
A consommation importante d'oseille
B mucoviscidose
C hyperoxalurie génétique
D maladie de Crohn
E obésité

QI 178
Quel(s) paramètre(s) influence(nt) la durée d'attente sur liste de transplantation ?
A l'âge
B la durée de dialyse
C le groupe sanguin
D le groupe HLA
E la néphropathie initiale

32 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 179
Quelle est la consommation sodée d'un patient de 50 ans hypertendu dont les urines
contiennent 170 mmol/l de sodium, 7 mmol de créatinine ?
A égale à 10 grammes par jour
B égale à 30 grammes par jour
C excessive
D conforme aux objectifs
E non calculable

QI 180
Quel(s) est(sont) le(s) signe(s) électrique(s) d'hypokaliémie ?
A extrasystoles
B sous-décalage du segment ST
C onde U
D onde V
E allongement du PR

QI 181
Quel(s) traitement(s) symptomatique(s) peu(ven)t être proposé(s) en première intention pour
un syndrome néphrotique idiopathique ?
A régime sans sel 2 g/j
B diurétiques de l'anse
C perfusion d'albumine
D restriction hydrique à 500 ml par jour
E diurétiques thiazidiques

QI 182
Quelle est la valeur du trou anionique normal (en prenant en compte le potassium) ?
A 6±4
B 12 ± 4
C 16 ± 4
D 20 ± 4
E 24 ± 4

QI 183
Dans quelle(s) pathologie(s) susceptible(s) de donner des atteintes rénales peut-on voir des
anomalies du complément ?
A lupus systémique
B cryoglobulinémie
C purpura rhumatoïde
D glomérulonéphrite post-infectieuse
E syndrome hémolytique et urémique typique

QI 184
Quel(s) traitement(s)/circonstance(s) pathologique(s) peu(ven)t provoquer une nécrose tubu-
laire aiguë ?
A choc anaphylactique
B amoxicilline
C hypovolémie prolongée
D hémolyse
E pyélonéphrite aiguë

ÉNONCÉS 33
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 185
Quel(s) est(sont) le(s) signe(s) biologique(s) en faveur d'un syndrome de Fanconi ?
A hyperkaliémie
B acidose métabolique
C glycosurie normoglycémique
D hypophosphatémie
E hyperuricémie

QI 186
Quel(s) signe(s) clinique(s) est(sont) évocateur(s) de maladie des emboles de cholestérol après
dilatation d'une sténose de l'artère rénale ?
A livedo
B accident ischémique transitoire
C myalgies
D orteils pourpres
E diarrhée sanglante

QI 187
Quelle est la baisse physiologique du débit de filtration glomérulaire après 40 ans ?
A 1 ml/min/an
B 5 ml/min/an
C 1 ml/min/10 ans
D 5 ml/min/10 ans
E absence de diminution avant 70 ans

QI 188
Le test du cross-match (une ou plusieurs propositions exactes) :
A consiste à incuber les lymphocytes du donneur et le sérum du receveur
B consiste à incuber les lymphocytes du receveur et le sérum du donneur
C est systématique avant transplantation
D permet de mettre en évidence un risque majeur de rejet
E justifie un renforcement du traitement en cas de positivité

QI 189
Quelle est la proportion d'HTA curables dans la population des hypertendus ?
A 1%
B 5%
C 10 %
D 20 %
E 30 %

QI 190
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) d'hypokaliémie à kaliurèse inadaptée ?
A phéochromocytome
B HTA maligne
C syndrome de Liddle
D sténose de l'artère rénale
E maladie des laxatifs

34 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 191
Quelle(s) est(sont) la(les) contre-indication(s) à la réalisation d'une biopsie rénale (percutanée
ou transjugulaire) ?
A HTA mal contrôlée
B prise d'antiagrégants plaquettaires
C polyangéite microscopique
D périartérite noueuse
E kystes multiples

QI 192
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) d'acidose métabolique à trou anionique augmenté ?
A acidose tubulaire distale
B intoxication à l'éthylène glycol
C insuffisance rénale
D choc septique
E surdosage en biguanide

QI 193
Quelle(s) est(sont) la(les) caractéristique(s) des dépôts amyloïdes ?
A intracellulaires
B amorphes
C non organisés
D biréfringents en lumière polarisée
E prenant la coloration du rouge Congo

QI 194
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) de néphrites interstitielles aiguës ?
A prise d'AINS
B leptospirose
C myélome
D rejet aigu cellulaire
E syndrome de détresse respiratoire aiguë

QI 195
L'atteinte rénale de l'amylose AL se présente le plus souvent par (une ou plusieurs proposi-
tions exactes) :
A une hématurie microscopique
B un syndrome néphrotique
C un syndrome néphritique
D une hypertension artérielle
E une insuffisance rénale rapidement progressive

QI 196
Quel(s) signe(s) biologique(s) peu(ven)t se voir dans la maladie des emboles de cholestérol ?
A syndrome inflammatoire
B thrombopénie
C hyperéosinophilie
D augmentation de la créatinine plasmatique
E protéinurie

ÉNONCÉS 35
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 197
Quelle(s) est(sont) la(les) non-indication(s) à la prise en charge en dialyse ?
A infection par le VIH
B cancer
C démence évoluée
D refus du patient
E coronaropathie

QI 198
Quelle(s) néphropathie(s) initiale(s) peu(ven)t récidiver sur le greffon ?
A hyalinose segmentaire et focale primitive
B reflux vésico-urétéral
C syndrome d'Alport
D syndrome hémolytique et urémique atypique
E maladie à dépôts d'IgA

QI 199
Quels sont les 2 principaux types d'échanges utilisés lors de l'hémodialyse ?
A l'adsorption
B la diffusion
C l'ultrafiltration
D la convection
E la transmission

QI 200
Les diurétiques de l'anse (une ou plusieurs propositions exactes) :
A agissent au niveau du tube contourné proximal
B permettent l'excrétion de 60–65 % de sodium filtré
C inhibent le cotransporteur Na-K-2Cl
D entraînent une hypokaliémie
E favorisent la réabsorption du calcium

36 ÉNONCÉS
mes notes 

Dossiers progressifs

DP 1 (+)
Vous êtes contacté par un collègue cardiologue au sujet d'un patient de 65 ans hospitalisé
dans son service depuis 36 heures adressé des urgences pour décompensation cardiaque. Il
a pour principaux antécédents une hypertension artérielle, une coronaropathie avec mise en
place d'un stent actif sur l'artère interventriculaire antérieure proximale 18 mois auparavant
et une intoxication alcoolotabagique.

Question 1
Le patient présente des œdèmes des membres inférieurs apparus progressivement sur les
dernières semaines remontant jusqu'aux cuisses et se plaint d'une dyspnée. La pression arté-
rielle est à 108/67 mmHg. Le cardiologue vous assure que les œdèmes sont d'origine néphro-
logique alors que la créatininémie est à peine augmentée. Son échographie cardiaque est
normale.
Quel(s) signe(s) clinique(s) pourrai(en)t aller contre son affirmation ?
A un épanchement pleural
B des crépitants des bases
C un reflux hépato-jugulaire
D une ascite
E la normalité de la pression artérielle
Question 2
Le patient signale une modification de son traitement antihypertenseur il y a 2 mois.
Quelle(s) classe(s) d'antihypertenseurs peu(ven)t être responsable(s) d'œdème des membres
inférieurs ?
A les bêtabloqueurs
B les vasodilatateurs musculotropes (Minoxidil®)
C les inhibiteurs calciques dihydropyridiniques
D les antihypertenseurs centraux
E les inhibiteurs de la rénine
Question 3
Quel est l'examen qui emporte le plus votre conviction en faveur de l'origine néphrologique ?
A NT-proBNP normal
B albuminémie à 25 g/l
C taux de prothrombine à 100 %
D protéinurie > 3 g/l à la bandelette urinaire
E créatininémie à 145 μmol/l
Question 4
Voici les premiers éléments du bilan biologique prescrit à l'arrivée dans votre service :
• sodium : 129 mmol/l ; potassium : 3,8 mmol/l ;
• protides : 44 g/l ; albumine : 18 g/l ;
• créatininémie : 145 μmol/l ;
• glycémie : 7 mmol/l ;
• calcium : 1,80 mmol/l ; phosphore : 1,1 mmol/l ;
• CRP : 0,7 mg/l ;
• protéinurie : 6,5 g/24 h ;
• BU : protéinurie > 3 g/l ; GR : 200/μl.
Quel(s) est(sont) votre(vos) diagnostic(s) syndromique(s) ?
A syndrome néphritique
B glomérulonéphrite rapidement progressive
C syndrome néphrotique impur
D syndrome néphrotique pur
E syndrome cardiorénal
Pôle rénal : Urologie/Néphrologie
ÉNONCÉS 37
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mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Question 5
Quel(s) élément(s) fait(font) partie de la définition du syndrome néphrotique ?
A albuminémie < 20 g/l
B protéinurie > 3 g/l
C protidémie < 60 g/l
D protéinurie > 3 g/24 h
E gammaglobulines < 6 g/l
Question 6
Quel(s) est(sont) le(s) mécanisme(s) physiopathologique(s) des œdèmes chez ce patient ?
A diminution du débit cardiaque
B baisse de la pression oncotique
C augmentation de la perméabilité capillaire
D réaborption excessive d'eau et de sel
E inhibition du système rénine-angiotensine
Question 7
Quel(s) est(sont) l'(les) élément(s) de votre prise en charge thérapeutique initiale ?
A prescription de diurétiques
B restriction protidique
C prescription d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion
D supplémentation calcique
E perfusion d'albumine
Question 8
À propos de la prescription de diurétiques dans ce contexte, quelle(s) proposition(s) est(sont)
exacte(s) ?
A les diurétiques de l'anse sont utilisés en première intention
B la perte de poids visée est de 2 kg par jour
C elle est associée à une restriction sodée (6 g de NaCl/j)
D elle est associée à une restriction sodée (2 g de NaCl/j)
E le meilleur paramètre d'efficacité est la diurèse des 24 h
Question 9
Quelles sont les 2 causes les plus probables de dyspnée chez ce patient ?
A œdème pulmonaire
B épanchement pleural
C embolie pulmonaire
D pneumopathie infectieuse
E hémorragie intra-alvéolaire
Question 10
Votre interne a programmé une biopsie rénale par voie transjugulaire.
Pour quelle(s) raison(s) ?
A c'est la seule technique dans votre hôpital
B c'est la technique de première intention de la biopsie rénale
C le patient est sous antiagrégants
D le syndrome œdémateux contre-indique la biopsie transpariétale
E autre raison
Question 11
Quels sont les 3 diagnostics les plus probables ?
A glomérulonéphrite membrano-proliférative
B glomérulonéphrite à dépôts d'IgA
C glomérulonéphrite extramembraneuse
D lésions glomérulaires minimes
E amylose
Question 12
L'anatomopathologiste vous répond que la biopsie rénale comporte 12 glomérules dont 1 est
transformé en pain à cacheter. Les 11 autres glomérules apparaissent normaux si ce n'est une
membrane basale un peu épaissie. Absence de retentissement tubulo-interstitiel.

38 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

L'immunofluorescence montre une fixation d'IgG et de C3 sur le versant externe de la


membrane basale glomérulaire.

Quel(s) est(sont) alors votre(vos) diagnostic(s) ?


A glomérulonéphrite membrano-proliférative
B glomérulonéphrite à dépôts d'IgA
C glomérulonéphrite extramembraneuse
D lésions glomérulaires minimes
E amylose
Question 13
Quel(s) est(sont) l'(les) examen(s) le(s) plus pertinent(s) chez ce patient pour avancer dans le
diagnostic étiologique ?
A scanner thoracique
B C3, C4, CH50
C HbA1C
D anticorps anti-PLA2R
E ANCA
Question 14
À J2 de la biopsie rénale, le patient présente une douleur lombaire gauche et une hématurie
macroscopique.
Quel(s) diagnostic(s) évoquez-vous ?
A hématome post-biopsie
B pyélonéphrite
C colique néphrétique
D thrombose de la veine rénale
E dissection de l'artère rénale
Question 15
Quel(s) examen(s) proposez-vous de faire ?
A ECBU
B urographie intraveineuse
C angioscanner
D écho-Doppler rénale
E IRM rénale

DP 2 (+)
Un homme de 42 ans vous est adressé en consultation pour un épisode d'hématurie macro-
scopique totale indolore survenu il y a quelques jours. Il a pour antécédents une hypertension
artérielle bien contrôlée sous monothérapie (amlodipine 5 mg par jour) et un tabagisme actif
à 30 PA. Dans les antécédents familiaux, vous notez un cancer du sein chez sa mère et le
décès brutal de son père à 45 ans.
Question 1
Votre examen clinique est sans particularité en dehors d'une pression artérielle à 155/92 mmHg.
Quel(s) examen(s) paraclinique(s) recommandez-vous ?
A ECBU
B cystoscopie

ÉNONCÉS 39
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

C uroscanner
D protéinurie des 24 h
E autres
Question 2
Dans quelle(s) circonstance(s) clinique(s) peut-on voir une hématurie macroscopique totale ?
A tumeur de vessie
B maladie de Berger
C hémoglobinurie paroxystique nocturne
D infection urinaire
E atteinte rénale de l'amylose
Question 3
Le patient revient avec les examens demandés.

Quel(s) diagnostic(s) évoquez-vous ?


A cancer du rein
B pyélonéphrite chronique
C polykystose autosomique récessive
D maladie kystique de la médullaire
E autre
Question 4
Vous évoquez une polykystose hépatorénale, quelle(s) est(sont) alors la(les) proposition(s)
exacte(s) ?
A la transmission est autosomique dominante
B la transmission est autosomique récessive
C la prévalence est de 1/10 000
D on trouve des antécédents familiaux dans 70 % des cas
E le risque de transmission à la descendance est de 25 %
Question 5
Le médecin de famille au vu du diagnostic a fait faire une échographie rénale à quelques
membres de la famille du patient.
Voici les résultats :
• la mère du patient, âgée de 70 ans, a 1 kyste dans chaque rein ;
• le frère du patient, âgé de 45 ans, a 1 kyste dans le rein droit ;
• la sœur du patient, âgée de 34 ans, a 4 kystes dans chaque rein ;
• les enfants du patient (6 et 9 ans) n'ont pas eu d'échographie.
Qu'en pensez-vous ?
A le frère a la maladie
B la mère n'a pas la maladie
C la sœur a la maladie

40 ÉNONCÉS
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D il faut dépister les enfants


E il ne fallait dépister personne
Question 6
Le bilan biologique initial réalisé montre une créatininémie à 142 μmol/l, absence de protéi-
nurie ou d'hématurie microscopique.
Quel(s) est(sont) l'(les) élément(s) de la prise en charge initiale ?
A ponction des kystes les plus gros
B majorer le traitement antihypertenseur
C éviter le café
D boire beaucoup (d'eau)
E antibioprophylaxie
Question 7
Quel autre examen jugez-vous indispensable de prescrire ?
A coloscopie
B échographie cardiaque
C bilan hépatique complet
D angio-IRM cérébrale
E IRM hépatique
Question 8
Trois ans plus tard, le patient se présente aux urgences pour une douleur abdominale assez
intense prédominant à droite évoluant depuis quelques heures.
Quel(s) diagnostic(s) évoquez-vous ?
A cholécystite
B colique néphrétique
C pyélonéphrite
D hémorragie intrakystique
E infection de kyste
Question 9
Le patient a une température de 38 °C, une douleur à la palpation de la fosse lombaire
droite, pas de signe fonctionnel urinaire. L'auscultation cardiopulmonaire est normale. Le
bilan biologique prescrit montre une hyperleucocytose à PNN, l'ECBU est négatif au direct.
La créatinine est à 420 μmol/l. Le potassium est à 4,9 mmol/l. Le scanner abdomino-pelvien
est inchangé.
Quel diagnostic est le plus probable ?
A cholécystite
B colique néphrétique
C pyélonéphrite
D hémorragie intrakystique
E infection de kyste
Question 10
Quelle est votre prise en charge ?
A drainage en urgence
B cholécystectomie
C ofloxacine pendant 10 jours
D hémodialyse en urgence
E autres

Question 11
Après cette complication aiguë, le patient revient en consultation. Il est inquiet car son labo-
ratoire indique qu'il a une insuffisance rénale sévère (DFG estimé selon la formule MDRD à
18 ml/min/1,73 m2).
Quels paramètres entrent dans le calcul de la formule MDRD ?
A la créatininémie
B le poids
C la taille
D l'âge
E l'ethnie

ÉNONCÉS 41
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Question 12
Les autres éléments du bilan sont :
• sodium : 139 mmol/l ; potassium : 5,8 mmol/l ;
• réserves alcalines : 18 mmol/l ;
• calcium : 2,20 mmol/l ; phosphore : 1,83 mmol/l ;
• 25(OH)D3 : 22 ng/ml ; PTH : 170 ng/l (3 N) ;
• hémoglobine : 10,3 g/dl, VGM : 84 ;
• ferritine : 86 ng/ml ; coefficient de saturation de la transferrine : 8 %.
Quelle est votre prise en charge de l'hyperkaliémie ?
A limiter les protéines d'origine animale
B préférer les fruits crus aux fruits cuits
C prescrire une résine échangeuse de potassium
D arrêter le traitement par IEC du patient
E prescrire du bicarbonate de sodium

Question 13
Quelle est votre prise en charge des anomalies phosphocalciques ?
A limiter les protéines d'origine animale
B prescrire de la vitamine D3 (ex. : Uvedose®)
C prescrire de la vitamine D activée (ex. : Un-alpha®)
D prescrire du calcium pendant les repas
E prescrire du calcium en dehors des repas

Question 14
Que pensez-vous de l'anémie de ce patient ?
A carence martiale fonctionnelle
B carence martiale absolue
C il faut prescrire du fer per os
D il faut prescrire du fer intraveineux
E il faut prescrire de l'érythropoïétine

Question 15
Le patient, qui est actuellement asymptomatique, vous demande quel(s) signe(s) peu(ven)t
apparaître avec la progression de son insuffisance rénale.
Que lui répondez-vous ?
A prurit
B tachycardie
C asthénie
D crampes
E douleurs lombaires

DP 3 (+)
Une patiente de 57 ans est hospitalisée dans votre service de néphrologie pour une hématu-
rie macroscopique évoluant depuis 1 semaine associée à une augmentation de la créatinine
(178 μmol/l) sur un bilan de ville. Jusqu'à il y a 6 mois, elle se considérait en bonne santé,
ses antécédents se résument à 2 grossesses menées à terme sans problème particulier, une
hypertension artérielle bien contrôlée sous monothérapie (amlodipine 10 mg par jour) et
une allergie à la pénicilline. Depuis 6 mois, elle a perdu 5 kg et a fait 2 grosses bronchites.
La dernière il y a 1 mois et demi a motivé un bilan biologique (hyperleucocytose à poly-
nucléaires neutrophiles, CRP : 127 mg/l, créatinine : 110 μmol/l) et une radiographie de
thorax (infiltrats bilatéraux). On lui a prescrit de la lévofloxacine pendant 10 jours mais elle
continue à tousser.

Question 1
À l'examen clinique, la patiente est apyrétique. La pression artérielle est à 130/78 mmHg.
Elle se dit un peu dyspnéique mais l'auscultation cardiopulmonaire est normale. Absence
d'œdèmes des membres inférieurs. Absence d'hépatosplénomégalie. Le reste de l'examen est
sans particularité si ce n'est son œil gauche qui est rouge mais indolore.

42 ÉNONCÉS
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Devant ce tableau d'altération de l'état général et d'hématurie macroscopique, qu'évoquez-vous ?


A une glomérulonéphrite post-infectieuse
B un cancer du rein
C une maladie de Berger
D une tumeur des voies excrétrices
E une tuberculose urinaire
Question 2
Le bilan à l'entrée dans le service montre une créatinine à 246 μmol/l, pas d'anomalie ionique,
l'albumine est à 36 g/l, la protéinurie à 1,2 g/l sur échantillon.
Quel(s) tableau(x) néphrologique(s) présente cette patiente ?
A syndrome néphritique
B glomérulonéphrite rapidement progressive
C syndrome néphrotique
D hématuries macroscopiques récidivantes
E néphropathie glomérulaire chronique
Question 3
Quels sont les 2 examens les plus urgents à récupérer ?
A sérologies virales hépatites B et C
B les facteurs antinucléaires
C la NFS
D la cryoglobulinémie
E l'échographie rénale
Question 4
Quel(s) autre(s) examen(s) est(sont) important(s) pour avancer dans le diagnostic étiologique ?
A recherche d'anticorps anti-membrane basale glomérulaire
B dosage pondéral des IgA sériques
C recherche d'ANCA
D TPHA, VDRL
E recherche d'ASLO
Question 5
Une biopsie rénale est rapidement réalisée.

A B
Que voyez-vous sur les 2 images ci-dessus ?
A une lésion de hyalinose segmentaire et focale
B une prolifération extracapillaire
C des dépôts mésangiaux d'IgA
D des dépôts extracapillaires d'ANCA
E aucun dépôt
Question 6
Le laboratoire d'immunologie vous appelle pour vous signaler qu'ils ont mis en évidence des
cANCA en immunofluorescence.
À propos des cANCA, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A leur fluorescence est cytoplasmique
B il s'agit d'anticorps dirigés contre les cellules endothéliales des vaisseaux de petit calibre

ÉNONCÉS 43
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

C ils sont présents dans 80 % des polyangéites microscopiques


D ils sont spécifiques de la granulomatose avec polyangéite
E ils ont un rôle pathogène
Question 7
Quelle(s) est(sont) la(les) cible(s) préférentielle(s) des ANCA ?
A la fraction C3 du complément
B la protéinase 3
C les histones
D la microperoxydase
E la myéloperoxydase
Question 8
Vous diagnostiquez finalement une vascularite à ANCA de type granulomatose avec
polyangéite.
Quel(s) autre(s) signe(s) clinique(s) devez-vous rechercher ?
A un livedo
B des ulcérations nasales
C des arthralgies
D des douleurs abdominales
E une mononévrite du sciatique poplité externe
Question 9
Compte tenu du contexte, quel est votre diagnostic pour l'œil rouge et indolore ?
A kératite
B uvéite antérieure
C épisclérite
D uvéite postérieure
E thrombose de la veine centrale de la rétine
Question 10
Quelles sont les grandes lignes de votre prise en charge initiale ?
A échanges plasmatiques
B corticothérapie
C azathioprine
D cyclophosphamide
E triméthoprime + sulfaméthoxazole
Question 11
Le bilan réalisé à J3 montre une hémoglobine à 6,2 g/dl versus 10,5 g/dl à l'entrée dans le
service.
Quelle(s) est(sont) votre(vos) hypothèse(s) pour expliquer cette anémie aiguë ?
A hématome périrénal
B hémorragie digestive
C toxicité du traitement médicamenteux
D microangiopathie thrombotique
E hémorragie intra-alvéolaire
Question 12
Quel(s) élément(s) serai(en)t en faveur d'une hémorragie intra-alvéolaire ?
A opacités en verre dépoli non déclives au scanner thoracique
B opacités alvéolaires prédominant aux apex à la radio de thorax
C hémoptysie
D score de Golde à 20 %
E lavage alvéolaire hémorragique
Question 13
L'hémorragie intra-alvéolaire est confirmée.
Quelle est votre prise en charge ?
A oxygénothérapie
B transfusion de culots globulaires
C arrêt des traitements immunosupresseurs cytopéniants

44 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D aérosols de bronchodilatateurs
E perfusion de vitamine K quelle que soit la valeur du TP
Question 14
Quelle(s) est(sont) l'(les) autre(s) étiologie(s) des syndromes pneumorénaux ?
A cryoglobulinémie
B syndrome de Goodpasture
C syndrome hémolytique et urémique
D glomérulonéphrite aiguë post-infectieuse à pneumocoque
E lupus
Question 15
L'évolution est finalement favorable et la patiente quitte l'hôpital après 3 semaines.
Quel(s) est(sont) votre(vos) élément(s) de surveillance ?
A albuminémie
B ferritinémie
C NFS
D dosage des ANCA
E créatininémie

DP 4 (+)
Une femme de 65 ans est adressée par son médecin traitant en raison d'une élévation de sa créa-
tinine plasmatique. Elle a pour antécédents un trouble du comportement alimentaire depuis l'ado-
lescence, une dyslipidémie non traitée, une colique néphrétique récente et un tabagisme actif.
Elle a été hospitalisée en pneumologie il y a 3 mois pour une dyspnée et une toux sans cause
retrouvée et traitée par antibiotiques sans effet.
De retour de vacances aux Antilles, elle fait un bilan en raison d'une asthénie persistante.
Celui-ci montre alors une créatininémie à 229 μmol/l.
La patiente est hospitalisée pour prise en charge.

Question 1
Quel(s) est(sont) l'(les) argument(s) en faveur du caractère aigu d'une insuffisance rénale ?
A l'absence d'anémie
B l'absence d'hyperphosphatémie
C les reins de taille normale à l'échographie
D une créatinine antérieure normale
E l'absence d'hypocalcémie
Question 2
L'infirmière vous apporte le bilan prélevé à l'arrivée dans le service :
• sodium : 137 mmol/l ; potassium : hémolysé ;
• urée : 13 mmol/l ; créatininémie : 255 μmol/l ;
• calcémie : 3,2 mmol/l ; phosphatémie : 1,4 mmol/l ;
• protidémie : 66 g/l ; albuminémie : 35 g/l ;
• NFS : normale ;
• CRP : 3 mg/l.
Quel examen demandez-vous en urgence ?
A échographie rénale
B kaliémie
C protéinurie sur échantillon
D ionogramme urinaire
E électrocardiogramme
Question 3
Vous allez interroger et examiner la patiente.
Quel(s) signe(s) recherchez-vous pour évaluer le retentissement clinique de la principale ano-
malie biologique ?
A céphalées
B nausées, vomissements

ÉNONCÉS 45
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

C douleur thoracique
D syndrome polyuro-polydipsique
E somnolence

Question 4
Que recherchez-vous à l'électrocardiogramme ?
A aplatissement de l'onde T
B raccourcissement du QT
C allongement du QT
D allongement de l'espace PR
E bradycardie sinusale

Question 5
L'examen néphrologique est pauvre. Le poids est de 43 kg (– 2 kg), la pression artérielle à
138/87 mmHg, absence d'œdème, bandelette urinaire strictement négative.
Quel(s) examen(s) biologique(s) demandez-vous pour avancer dans le diagnostic étiolo-
gique ?
A uroscanner
B dosage de la PTH
C dosage de la 25(OH)D3
D calcémie ionisée
E électrophorèse des protéines sériques

Question 6
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) d'insuffisance rénale aiguë avec hypercalcémie ?
A hyperthyroïdie
B cancer du rein métastatique
C sarcoïdose
D myélome
E syndrome de lyse tumorale
Question 7
La patiente vous rappelle car elle avait oublié de vous signaler un épisode d'œil rouge et dou-
loureux il y a 1 mois pour lequel on lui a prescrit des corticoïdes locaux.
Quel diagnostic suspectez-vous ?
A hyperthyroïdie
B cancer du rein métastatique
C sarcoïdose
D myélome
E syndrome de lyse tumorale

Question 8
Quel(s) autre(s) signe(s) clinique(s) recherchez-vous en faveur de votre diagnostic ?
A neuropathie périphérique
B purpura
C arthralgies
D myalgies
E parotidomégalie

Question 9
Le bilan du métabolisme phosphocalcique revient. Il conforte votre suspicion diagnostique.
Quelle combinaison retenez-vous ?
A 25(OH)D3 normale, 1,25(OH)2D3 normale, PTH augmentée
B 25(OH)D3 normale, 1,25(OH)2D3 augmentée, PTH augmentée
C 25(OH)D3 normale, 1,25(OH)2D3 normale, PTH basse
D 25(OH)D3 normale, 1,25(OH)2D3 augmentée, PTH basse
E 25(OH)D3 augmentée, 1,25(OH)2D3 augmentée, PTH basse

46 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Question 10
La radiographie de thorax montre une atteinte interstitielle diffuse bilatérale ainsi que des
adénopathies médiastinales. La fibroscopie bronchique montre une alvéolite lymphocytaire
confortant le diagnostic de sarcoïdose.
Quel est le stade de l'atteinte pulmonaire ?
A stade 0
B stade 1
C stade 2
D stade 3
E stade 4

Question 11
Quel(s) est(sont) le(s) mécanisme(s) possible(s) de l'insuffisance rénale chez cette patiente ?
A glomérulonéphrite extramembraneuse
B insuffisance rénale obstructive
C insuffisance rénale fonctionnelle
D vascularite avec syndrome pneumorénal
E atteinte granulomateuse parenchymateuse rénale

Question 12
Quelles sont les grandes lignes de votre prise en charge ?
A perfusion de chlorure de sodium
B biphosphonate
C diurétique thiazidique
D corticothérapie
E hémodialyse

Question 13
Vous récupérez le bilan fait en pneumologie il y a 3 mois.
La calcémie était à 2,65 mmol/l. La calciurie à 8 mmol/24 h.
Quelles sont les normes de la calciurie ?
A calciurie < 8 mmol/24 h
B calciurie < 6 mmol/24 h
C calciurie < 0,01 mmol/kg/24 h
D calciurie/créatininurie < 0,36
E calciurie < 10 mmol/24 h

Question 14
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) d'hypercalciurie sans hypercalcémie ?
A hyperparathyroïdie primitive
B hyperparathyroïdie secondaire
C apport excessif en vitamine D
D insuffisance rénale chronique
E hypercalciurie idiopathique

Question 15
L'évolution de la patiente est initialement favorable. L'observance est médiocre et après
quelques mois de suivi, elle est perdue de vue. Peu après, elle est prise en charge par le
SAMU pour syncope sur la voie publique. L'électrocardiogramme montre un bloc auriculo-
ventriculaire complet.
Quelle(s) peu(ven)t en être la(les) cause(s) ?
A hyperkaliémie
B hypercalcémie
C hypokaliémie
D atteinte cardiaque spécifique de la sarcoïdose
E insuffisance rénale aiguë

ÉNONCÉS 47
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DP 5 (+)
Une femme de 72 ans est amenée aux urgences par son mari qui ne la trouve pas très bien. Il
explique qu'elle s'automédique pour ce qu'elle pense être une grippe (fièvre, frissons, douleurs
lombaires prédominant à droite) depuis 3 jours alternant paracétamol et anti-inflammatoire
non stéroïdien. Elle a vomi à 2 reprises depuis la veille au soir. Ses antécédents sont marqués
par un surpoids (IMC : 31 kg/m2), un diabète de type 2 traité par metformine et sitagliptine,
une hypertension sous lercanidipine et une dyslipidémie sous simvastatine.

Question 1
À l'examen clinique, la température est de 39,1 °C, la PA à 95/65 mmHg, l'auscultation cardiaque
retrouve une tachycardie régulière sans souffle, la patiente est polypnéique, sans de foyer de
crépitants à l'auscultation pulmonaire et une saturation en O2 à 100 %, l'abdomen est souple,
indolore, avec une sensibilité de la fosse lombaire droite. Absence de signe fonctionnel urinaire
ou digestif. La patiente est somnolente mais pas de signes méningés ni signe de localisation.
Absence d'anomalie cutanée en dehors de marbrures des genoux. La bandelette urinaire est
positive pour les leucocytes et les hématies mais négative pour les nitrites ainsi que pour le reste.
Quel(s) diagnostic(s) suspectez-vous ?
A cholécystite
B pyélonéphrite aiguë droite
C gastroentérite
D grippe maligne
E pneumopathie de la base droite

Question 2
Quel(s) examen(s) demandez-vous pour confirmer votre suspicion diagnostique ?
A échographie abdominale
B ECBU
C hémocultures
D coprocultures
E ECBC

Question 3
Le direct de l'ECBU vous conforte dans votre diagnostic.
Quel(s) germe(s) devez-vous suspecter en priorité compte tenu des résultats de la bandelette urinaire ?
A Escherichia coli
B Staphylococcus saprophyticus
C entérocoque
D tuberculose
E Proteus mirabilis
Question 4
Quel(s) germe(s) auriez-vous suspecté en priorité si la bandelette urinaire avait montré des nitrites ?
A Escherichia coli
B Staphylococcus saprophyticus
C entérocoque
D tuberculose
E Proteus mirabilis
Question 5
Vous décidez d'hospitaliser la patiente.
Pour quelle(s) raison(s) ?
A l'obésité
B l'âge
C le niveau de pression artérielle
D l'antécédent de diabète
E les vomissements
Question 6
Le bilan biologique prescrit est le suivant : sodium : 135 mmol/l ; potassium : 5,0 mmol/l ;
chlore : 102 mmol/l ; bicarbonate : 10 mmol/l ; créatinine : 320 μmol/l ; glycémie : 7 mmol/l ;
CRP : 176 mg/l. Gaz du sang : pH : 7,27 ; PaO2 : 115 mmHg ; PCO2 : 22 mmHg

48 ÉNONCÉS
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Quel est le trouble acidobasique présenté par cette patiente selon toute vraisemblance ?
A alcalose respiratoire
B alcalose métabolique
C acidose respiratoire
D acidose métabolique
E aucun

Question 7
Quelle est la valeur du trou anionique ici ?
A 16
B 23
C 30
D 36
E on ne peut pas la calculer

Question 8
Que pensez-vous du trou anionique ?
A il est normal
B il est élevé
C il est adapté à la perte digestive de bicarbonates
D il est bas
E il est lié à l'accumulation d'anions indosés
Question 9
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) possible(s) de l'acidose métabolique chez cette patiente ?
A acidocétose diabétique
B acidose liée à l'insuffisance rénale
C intoxication (méthanol)
D sepsis sévère
E prise d'antidiabétiques oraux
Question 10
Quelle est votre prise en charge ?
A hospitalisation en diabétologie
B intubation pour ventilation assistée mécanique
C arrêt des antidiabétiques oraux
D antibiothérapie probabiliste
E maintien du reste du traitement à l'identique
Question 11
Le mari de la patiente vous montre une prise de sang faite il y a 3 mois, la créatininémie était
à 50 μmol/l.
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) de l'insuffisance rénale aiguë de cette patiente ?
A acidose lactique
B hypotension
C prise d'antidiabétiques oraux
D prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens
E pyélonéphrite
Question 12
La patiente est hospitalisée, les troubles acidobasiques et le sepsis sont vite maîtrisés.
L'hémodynamique est corrigée. Néanmoins, la patiente devient oligoanurique et la créatinine
continue à augmenter pour atteindre 620 μmol/l à J5.
Quel(s) diagnostic(s) néphrologique(s) semble(nt) le(s) plus probable(s) ?
A glomérulonéphrite rapidement progressive
B insuffisance rénale fonctionnelle
C nécrose tubulaire aiguë
D néphrite immunoallergique
E abcès rénal

ÉNONCÉS 49
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Question 13
Quel(s) profil(s) urinaire(s) vous semble(nt) compatible(s) avec votre diagnostic ?
A natriurèse < 20 mmol/l
B fraction d'excrétion du sodium > 1 %
C protéinurie à 2 g/24 h
D leucocyturie
E Na/K urinaire > 1
Question 14
La patiente est finalement hémodialysée en raison d'une surcharge hydrosodée sympto-
matique et transférée en néphrologie pour la suite de sa prise en charge.
Le mari vous demande si sa femme va récupérer une fonction rénale et quand. Que lui répondez-vous ?
A elle va rester dépendante de la dialyse
B elle va récupérer une fonction rénale dans les 2 à 3 semaines
C elle va récupérer une fonction rénale dans les 2 à 3 mois
D une insuffisance rénale chronique séquellaire est quasi obligatoire
E la restitution ad integrum est possible
Question 15
À propos de médicaments antidiabétiques et néphrologie (une ou plusieurs propositions exactes) :
A la metformine a une toxicité tubulaire directe
B la metformine est contre-indiquée en cas de DFG < 30 ml/min
C il n'existe aucun médicament antidiabétique oral utilisable en cas d'insuffisance rénale sévère
D le risque d'hypoglycémie secondaire à la prise de gliclazide (sulfamide hypoglycémiant)
est majoré par l'insuffisance rénale
E dès qu'il existe une néphropathie diabétique, l'insuline devient le traitement de choix
du diabète

DP 6 (+)
Un homme de 88 ans est adressé en consultation de néphrologie pour une insuffisance rénale
définie par une créatininémie à 165 μmol/l.
Il a pour antécédent une hypertension artérielle traitée par ramipril 5 mg/j, une insuffisance
mitrale, une tachysystolie traitée par flécaïnide (Flécaine®) mais non anticoagulée et une
hypertrophie bénigne de prostate traitée par finastéride.

Question 1
Quelle(s) information(s) obtenable(s) de l'interrogatoire vous paraî(ssen)t manquer pour orien-
ter le diagnostic étiologique chez ce patient de 85 ans ?
A antécédents familiaux de néphropathie
B antécédents de décompensation cardiaque
C prise de nouveau traitement
D antécédents de crise de goutte
E antécédents de rétention d'urine
Question 2
Le patient répond négativement aux propositions pertinentes posées en question 1. À l'examen
clinique, l'état général est un peu altéré, l'auscultation retrouve un souffle systolique mitral, la
pression artérielle est à 155/65 mmHg. L'abdomen est distendu, indolore ; il a une symptomato-
logie liée à son hypertrophie de prostate : pollakiurie, urgenturie, quelques fuites urinaires peu
fréquentes. La bandelette urinaire est négative (leucocytes, nitrites, protéines, sang).
Quel(s) autre(s) signe(s) clinique(s) recherchez-vous pour orienter votre diagnostic étiologique
compte tenu des informations déjà obtenues ?
A un purpura
B un globe vésical
C des crépitants des bases
D des douleurs osseuses
E une somnolence
Question 3
Vous décidez de programmer un hôpital de jour pour faire le point.
Quel(s) examen(s) demandez-vous ?
50 ÉNONCÉS
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A échographie rénale
B échographie cardiaque
C ANCA
D protéinurie des 24 h
E radiographies des os longs

Question 4
Le patient vient en hôpital de jour.
Quelle(s) constatation(s) échocardiographique(s) vous paraî(ssen)t compatible(s) chez ce patient ?
A épanchement péricardique
B prolapsus de la valve mitrale
C oreillette gauche dilatée
D fraction d'éjection à 65 %
E hypertrophie ventriculaire gauche
Question 5
Le bilan biologique prélevé est le suivant :
• sodium : 140 mmol/l ; potassium : 6,3 mmol/l ;
• urée : 28 mmol/l ; créatininémie : 409 μmol/l ;
• calcémie : 1,9 mmol/l ; phosphatémie : 1,1 mmol/l ;
• réserves alcalines : 24 mmol/l ;
• protidémie : 62 g/l ; albuminémie : 32 g/l ;
• NFS : hémoglobine 9,8 g/dl ; leucocytes et formule : normaux ; plaquettes : 125 000/mm3 ;
• CRP : 8,3 mg/l.
Quel(s) paramètre(s) biologique(s) nécessite(nt) une prise en charge en urgence ?
A l'anémie
B la calcémie
C la kaliémie
D la CRP
E la créatininémie

Question 6
Vous demandez à l'externe de faire un électrocardiogramme.
Que recherchez-vous ?
A des troubles du rythme
B des ondes T amples et pointues
C un allongement de l'espace QT
D un bloc auriculo-ventriculaire
E une tachycardie ventriculaire

Question 7
L'électrocardiogramme est plutôt rassurant.
Quelle(s) est(sont) votre(vos) option(s) thérapeutique(s) ?
A arrêt du traitement antihypertenseur
B alcalinisation plasmatique par bicarbonate de sodium intraveineux
C salbutamol en nébulisation
D hémodialyse
E insulinothérapie

Question 8

Quel médicament auriez-vous prescrit en urgence devant de telles anomalies électriques ?


A bicarbonate de calcium
B bicarbonate de sodium
C gluconate de calcium
D gluconate de sodium
E sulfate de magnésium
ÉNONCÉS 51
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Question 9
À propos du médicament de la question 8 utilisé en cas d'hyperkaliémie menaçante, quelle(s)
est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A il fait baisser la kaliémie de 1 mmol/l
B il s'administre par voie intraveineuse
C il nécessite le maintien d'un débit de filtration glomérulaire suffisant
D sa posologie est de 10 ml en 2 à 3 minutes
E il est contre-indiqué en cas de traitement par amiodarone (Cordarone®)
Question 10
Le patient est stabilisé et part en radiologie faire une échographie rénale.
Voici l'image du rein gauche.

Qu'en pensez-vous ?
A présence de kystes parapyéliques
B présence d'un calcul à la jonction pyélo-urétérale
C dilatation pyélocalicielle
D polykystose rénale
E rein atrophique
Question 11
Le rein droit a le même aspect.
Voici la vessie.

Quel(s) est(sont) votre(vos) diagnostic(s) ?


A globe vésical
B insuffisance rénale fonctionnelle
C insuffisance rénale obstructive
D adénome prostatique
E lithiase uréthrale
Question 12
Quelle est votre prise en charge ?
A hospitalisation en réanimation
B pose de 2 sondes urétérales
C cathétérisme sus-pubien
D prescription d'un alphabloquant
E dérivation des urines

52 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Question 13
2,5 litres d'urines sont évacués des voies urinaires du patient.
Quelle(s) est(sont) la(les) complication(s) possible(s) de ce geste ?
A traumatisme de l'urètre
B infection urinaire
C polyurie
D hématurie macroscopique
E protéinurie
Question 14
À J2, le patient présente une fièvre à 38,2 °C sans point d'appel clinique.
Que faites-vous en première intention ?
A retrait de la sonde
B ECBU
C échographie rénale
D écho-Doppler des membres inférieurs
E radiographie de thorax
Question 15
Le tableau était ici évident.
À propos des insuffisances rénales obstructives, quelle(s) est(sont) (les) proposition(s)
exacte(s) ?
A l'absence de dilatation des cavités pyélocalicielles permet d'écarter le diagnostic
B elles sont souvent secondaires à un obstacle lithiasique
C la fibrose rétropéritonéale peut être responsable d'insuffisance rénale aiguë
obstructive
D chez le sujet âgé, les causes tumorales prédominent
E l'uroscanner reste un bon examen de débrouillage

DP 7 (+)
Un jeune garçon de 4 ans est emmené aux urgences par ses parents pour des douleurs abdo-
minales. Ceux-ci rapportent de plus l'apparition depuis 2 jours d'œdèmes des jambes. Il n'a
pas d'antécédent notable en dehors d'un terrain atopique.
À l'examen clinique, la pression artérielle est à 80/50 mmHg, le poids est de 25 kg (+ 6 par
rapport à d'habitude). Il existe de francs œdèmes des membres inférieurs. L'auscultation car-
diopulmonaire est sans particularité. L'abdomen est souple sans défense, absence d'ascite
évidente.

Question 1
Quelle(s) est(sont) la(les) localisation(s) préférentielle(s) des œdèmes d'origine rénale ?
A les chevilles
B les mains
C les paupières
D les lombes
E les zones déclives

Question 2
Quel(s) examen(s) demandez-vous en priorité aux urgences ?
A bandelette urinaire
B NT-proBNP
C créatininémie
D échographie abdominale
E électrocardiogramme
Question 3
La bandelette urinaire montre : protéines > 3 g/l ; GR : négatif, leucocytes : négatif, nitrites : négatif.
Quel diagnostic évoquez-vous en première intention ?
A glomérulonéphrite aiguë post-infectieuse
B pyélonéphrite

ÉNONCÉS 53
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

C appendicite
D syndrome néphrotique idiopathique
E glomérulonéphrite extramembraneuse

Question 4
Quel(s) est(sont) l'(les) élément(s) en faveur du diagnostic avancé ?
A l'âge du patient
B le terrain atopique
C l'hypertension artérielle
D l'absence d'hématurie
E le sexe

Question 5
Le patient est hospitalisé dans le service de pédiatrie. Le bilan montre :
• sodium : 137 mmol/l ; potassium : 3,8 mmol/l ;
• albumine : 9 g/l ;
• créatininémie : 90 μmol/l ;
• protéinurie : 12 g/l ;
• sodium urinaire : 20 mmol/l ;
• ECBU : leucocytes < 10 000/ml ; GR < 10 000/ml ; culture négative.
Quel(s) est(sont) le(s) diagnostic(s) syndromique(s) ?
A syndrome néphritique
B glomérulonéphrite rapidement progressive
C syndrome néphrotique impur
D syndrome néphrotique pur
E syndrome de glomérulonéphrite chronique

Question 6
Devant ce syndrome glomérulaire, allez-vous proposer un traitement sans faire de biopsie
rénale ?
A oui, parce que le patient a entre 1 et 10 ans
B oui, parce qu'il a des antécédents familiaux de néphropathie
C oui, parce que je n'ai que 1 % de risque de me tromper de diagnostic
D oui, parce qu'on ne biopsie pas les enfants
E non, la biopsie est indispensable

Question 7
Quel(s) est(sont) le(s) résultat(s) attendu(s) de la biopsie rénale ?
A prolifération endocapillaire en microscopie optique
B prolifération extracapillaire en microscopie optique
C dépôts endomembraneux d'IgG en immunofluorescence
D dépôts mésangiaux de C3 diffus en immunofluorescence
E rétractation des pieds des podocytes en microscopie électronique
Question 8
Quel traitement proposez-vous ?
A traitement symptomatique seul pendant au minimum 6 mois
B statines
C aspirine
D corticothérapie 60 mg/m2/j
E perfusion d'albumine

Question 9
Quelle(s) est(sont) la(les) mesure(s) associée(s) ?
A restriction sodée
B repos strict au lit
C régime pauvre en protides
D régime pauvre en sucres
E régime pauvre en potassium

54 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Question 10
Les parents du garçon vous demandent les chances de rémission avec votre traitement.
Que répondez-vous ?
A 25 %
B 50 %
C 75 %
D 90 %
E 100 %
Question 11
Ils vous demandent quel(s) est(sont) l'(les) effet(s) secondaire(s) possible(s) de la corticothérapie ?
A vergetures
B ostéopénie
C hyperkaliémie
D dyslipidémie
E retard de croissance
Question 12
Votre patient entre en rémission en 10 jours.
Quelle(s) est(sont) l'(les) étape(s) suivante(s) de sa prise en charge ?
A arrêt de la corticothérapie en 1 mois
B risque de rechute dans 50 % des cas
C risque de rechute dans 25 % des cas
D relais par ciclosporine
E diminution de la corticothérapie en 4 à 5 mois
Question 13
Le patient rechute à 2 reprises 1 semaine après le passage à 10 mg, 1 jour sur 2.
Quelle(s) attitude(s) thérapeutique(s) est(sont) envisageable(s) ?
A augmentation de la corticothérapie
B prescription de ciclosporine
C prescription de mycophénolate mofétil
D prescription d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion
E échanges plasmatiques
Question 14
À propos des formes corticorésistantes, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) vraie(s) ?
A elles doivent faire rechercher une cause génétique
B elles représentent 20 % des syndromes néphrotiques idiopathiques
C elles sont de mauvais pronostic
D elles justifient la réalisation d'une biopsie rénale
E les autres immunosuppresseurs ne doivent pas être prescrits
Question 15
Que pensez-vous de la natriurèse initiale ?
A elle est adaptée à la surcharge hydrosodée
B elle est faible
C elle est élevée
D elle est liée à une hypovolémie efficace
E elle est inadaptée à la surcharge hydrosodée

DP 8 (+)
Un homme caucasien de 67 ans est hospitalisé depuis 4 jours en cardiologie pour un 3e épisode
d'œdème aigu pulmonaire en 2 mois d'évolution favorable. Il a pour antécédent un tabagisme
actif à 52 PA, une hypertension artérielle ancienne moyennement contrôlée sous trithérapie
antihypertensive : bisoprolol 5 mg par jour, amlodipine 10 mg par jour et furosémide 40 mg par
jour, une notion d'intolérance aux inhibiteurs de l'enzyme de conversion, une dyslipidémie non
traitée (intolérance aux statines) ainsi qu'une bronchite chronique obstructive post-tabagique.

ÉNONCÉS 55
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Le cardiologue vous propose de l'hospitaliser en néphrologie pour faire le point sur une insuf-
fisance rénale chronique connue depuis 2 ans mais non explorée (créatininémie à 150 μmol/l).
L'échographie cardiaque retrouve une hypertrophie ventriculaire gauche avec une fraction
d'éjection ventriculaire gauche à 50 % sans trouble de la cinétique segmentaire.

Question 1
À l'examen clinique, le poids est à 76 kg pour 170 cm, l'auscultation cardiopulmonaire est
normale, sans œdème des membres inférieurs. Vous notez la présence d'un souffle fémoral
gauche et une abolition des pouls périphériques homolatéraux. L'abdomen est sans particu-
larité. Vous évoquez la possibilité d'une néphroangiosclérose.
Que vous attendez-vous à trouver à la bandelette urinaire ?
A une protéinurie
B une hématurie
C une leucocyturie
D rien
E une protéinurie et une hématurie
Question 2
La bandelette urinaire est telle que vous l'attendiez.
Quel(s) autre(s) argument(s) est(sont) en faveur d'une néphroangiosclérose chez ce patient ?
A le surpoids
B l'argument de fréquence
C le souffle fémoral
D l'hypertension artérielle ancienne
E l'ethnie
Question 3
L'échographie rénale que vous avez demandée montre un rein gauche de 11,5 cm, Le rein
droit mesure 9,5 cm. Il y a 3 kystes infracentimétriques dans le rein droit mais pas d'anomalie
morphologique par ailleurs.
Quel(s) diagnostic(s) devez-vous évoquer ?
A hypoplasie rénale congénitale
B néphroangiosclérose maligne
C sténose de l'artère rénale droite
D infarctus rénal
E dysplasie kystique rénale droite
Question 4
Quel(s) examen(s) demandez-vous en première intention pour confirmer votre suspicion clinique ?
A Holter ECG
B angio-IRM rénale
C Doppler des artères rénales
D angioscanner rénal
E artériographie rénale
Question 5
L'examen met en évidence une sténose athéromateuse évaluée à 80 % de l'artère rénale droite.
Quel(s) autre(s) élément(s) du dossier étai(en)t évocateur(s) de sténose des artères rénales ?
A la bronchopneumopathie chronique obstructive
B l'intolérance aux IEC
C le mauvais contrôle tensionnel
D l'obésité
E les œdèmes aigus du poumon récidivants
Question 6
On retrouve classiquement une hypokaliémie chez les patients ayant une sténose de l'artère
rénale, notamment fibrodysplasique.
Quel en est le mécanisme ?
A le traitement diurétique donné pour traiter l'hypertension artérielle
B un hyperaldostéronisme primaire

56 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C une augmentation de la sécrétion de rénine


D les troubles digestifs fréquemment associés
E une diminution de la sécrétion de rénine
Question 7
L'indication à une revascularisation par angioplastie transluminale percutanée est retenue
chez ce patient.
Sur quel(s) argument(s) ?
A le degré de sténose de l'artère rénale
B les épisodes d'œdème pulmonaire
C la dégradation de fonction rénale sous IEC
D le terrain
E l'insuffisance rénale chronique

Question 8
Quelle(s) précaution(s) prenez-vous avant la réalisation de ce geste ?
A arrêt du tabac
B anticoagulation efficace
C hydratation par sérum salé hypertonique
D arrêt des traitements antihypertenseurs
E hydratation par perfusion de bicarbonate de sodium

Question 9
Quel(s) est(sont) l'(les) intérêt(s) attendu(s) de ce geste invasif ?
A prévenir la dégradation de la fonction rénale
B pouvoir arrêter les traitements antihypertenseurs
C éviter les œdèmes aigus du poumon flashs
D normaliser la taille du rein droit
E améliorer le contrôle tensionnel

Question 10
Le patient sort à J1 en raison d'un impératif personnel. Vous avez prescrit un bilan que le
patient fait à J5 : sodium : 142 mmol/l ; potassium : 5,2 mmol/l ; chlore : 108 mmol/l ; urée :
15 mmol/l ; créatinine : 320 μmol/l.
Quelle(s) hypothèse(s) formulez-vous pour expliquer l'insuffisance rénale aiguë ?
A toxicité des produits de contraste iodés
B emboles de cholestérol
C néphrite tubulo-interstitielle immunoallergique
D dissection de l'artère rénale
E infarctus rénal

Question 11
Il est réhospitalisé en urgence. Le point de ponction fémoral est propre, absence d'hématome
ou de souffle. Le reste de l'examen clinique est inchangé si ce n'est la présence de 2 orteils
violacés à gauche et de douleurs musculaires des membres inférieurs.
Vers quel diagnostic vous oriente votre examen clinique ?
A toxicité des produits de contraste iodés
B emboles de cholestérol
C néphrite tubulo-interstitielle immunoallergique
D dissection de l'artère rénale
E infarctus rénal

Question 12
Quelle(s) autre(s) anomalie(s) pourrai(en)t renforcer votre suspicion clinique ?
A un syndrome confusionnel
B une CRP à 75 mg/l
C une hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles
D des emboles de cholestérol au fond œil
E un livedo

ÉNONCÉS 57
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Question 13
Un nouvel écho-Doppler réalisé montre que l'angioplastie est satisfaisante, il n'y a pas de
défaut de perfusion rénale.
Quel(s) examen(s) vous paraî(ssen)t utile(s) pour la prise en charge du patient ?
A fond d'œil
B biopsie rénale
C biopsie cutanée
D recherche d'éosinophiles dans les urines
E aucun
Question 14
L'évolution se fait vers une stabilisation de la créatininémie autour de 350 μmol/l et l'évolution
favorable des lésions cutanées sous traitement symptomatique.
Que pensez-vous trouver sur l'ordonnance de sortie du patient ?
A atorvastatine
B aspirine
C warfarine
D ramipril
E gélule de chlorure de potassium
Question 15
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) d'hypertension avec hypokaliémie ?
A syndrome de Cushing
B consommation excessive de réglisse
C consommation excessive d'alcool
D HTA maligne
E syndrome de Bartter

DP 9 (+)
Une jeune femme de 22 ans originaire du Mali est adressée en consultation de néphrologie
pour une protéinurie découverte lors d'un bilan motivé par une altération de l'état général
associée à des œdèmes des membres inférieurs. Elle n'a aucun antécédent personnel et prend
épisodiquement du kétoprofène pour des douleurs articulaires évoluant depuis quelques mois.

Question 1
Que recherchez-vous à l'interrogatoire et à l'examen clinique ?
A des antécédents familiaux de néphropathie
B des facteurs de risque d'infection sexuellement transmissible
C une photosensibilité
D une hypertension artérielle
E un purpura
Question 2
À l'examen clinique, l'état général est un peu altéré avec une perte de 2,5 kg sur un mois, la PA
est à 128/76 mmHg, l'auscultation cardiaque est normale, on retrouve une abolition du mur-
mure vésiculaire à la base droite. Il existe de petits œdèmes bilatéraux des membres inférieurs.
L'examen abdominal est sans anomalie. Il n'y a pas d'arthrite mais des douleurs diffuses des
articulations des mains, des coudes, des poignets et des genoux. On retrouve des adénopathies
diffuses centimétriques. La bandelette urinaire retrouve du sang et des protéines.
Quel diagnostic évoquez-vous en première intention ?
A syndrome néphrotique idiopathique
B vascularite à ANCA
C syndrome de Goodpasture
D cryoglobulinémie
E lupus systémique
Question 3
Sur quel(s) argument(s) ?
A le terrain
B les adénopathies

58 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C la présence d'une hématurie


D les arthralgies
E la normalité de la pression artérielle

Question 4
Quel(s) examen(s) demandez-vous en première intention pour préciser l'atteinte rénale ?
A protéinurie sur échantillon
B albuminémie
C cytologie urinaire
D créatininémie
E créatininurie
Question 5
Quel(s) examen(s) va(vont) conforter votre suspicion clinique ?
A l'immunoélectrophorèse des protéines sériques
B la recherche d'anti-DNA natifs
C les anticorps anti-membrane basale glomérulaire
D le dosage du C3, C4, CH50
E la CRP
Question 6
Le bilan biologique prélevé est le suivant :
• sodium : 138 mmol/l ; potassium : 5,1 mmol/l ;
• urée : 6 mmol/l ; créatininémie : 129 μmol/l ;
• albuminémie : 32 g/l ;
• protéinurie : 2 g/l ; créatininurie : 5 mmol/l.
Vous décidez de biopsier la patiente. Quel(s) examen(s) manque(nt)-il(s) ?
A groupe sanguin
B taux de prothrombine
C échographie rénale
D électrocardiogramme
E le taux d'hémoglobine
Question 7
L'anatomopathologiste vous appelle pour vous donner les résultats de votre biopsie rénale : il
s'agit d'une glomérulonéphrite proliférative diffuse avec une prolifération endocapillaire dans
tous les glomérules et une prolifération extracapillaire dans 30 % des glomérules. On note la
présence de thrombi capillaires. L'immunofluorescence montre des dépôts abondants d'IgG,
d'IgM, de C3 et de C1Q mésangiaux, sous-endothéliaux et intracapillaires.
Quel est alors votre diagnostic ?
A vascularite à ANCA
B syndrome de Randall
C néphropathie lupique classe III
D néphropathie lupique classe IV
E glomérulonéphrite post-infectieuse

Question 8
Parmi ces manifestations cliniques, laquelle(lesquelles) fait(font) partie des critères proposés
par l'American College of Rheumatology pour le diagnostic de lupus ?
A polyarthrite érosive
B lupus discoïde
C présence de facteurs antinucléaires
D purpura
E ulcérations nasopharyngées
Question 9
Le diagnostic de lupus est confirmé. Quel(s) traitement(s) spécifique(s) pouvez-vous proposer
en induction ?
A corticoïdes
B cyclophosphamide
C ciclosporine

ÉNONCÉS 59
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

D échanges plasmatiques
E mycophénolate mofétil
Question 10
Quel(s) est(sont) le(s) facteur(s) de mauvais pronostic chez cette patiente ?
A le sexe
B l'origine ethnique
C la créatinine
D la protéinurie
E l'hématurie
Question 11
La patiente reçoit le début du traitement en hospitalisation puis rentre à domicile. Elle revient
aux urgences 3 semaines plus tard pour une dyspnée s'étant rapidement aggravée sur les
dernières heures associée à un fébricule.
Quel(s) examen(s) demandez-vous ?
A gaz du sang
B électrocardiogramme
C scanner thoracique
D fibroscopie bronchique
E CRP
Question 12
Quels sont les 2 diagnostics à évoquer en priorité ?
A pneumonie lupique non infectieuse
B embolie pulmonaire
C myocardite
D pneumopathie infectieuse
E pleurésie lupique
Question 13
Quel(s) élément(s) aurai(en)t pu être en faveur du diagnostic d'embolie pulmonaire chez cette
patiente ?
A une albuminémie < 20 g/l
B un traitement par hydroxychloroquine
C la présence de dépôts extramembraneux à la biopsie rénale
D la présence d'un TCA allongé
E des antécédents de fausses couches
Question 14
Un traitement anticoagulant est finalement débuté et l'évolution rapidement favorable.
Quelle(s) est(sont) la(les) mesure(s) associée(s) au traitement immunosuppresseur ?
A contraception œstroprogestative
B hydroxychloroquine
C photoprotection
D thalidomide
E supplémentation vitaminocalcique
Question 15
À 12 mois du début de la prise en charge, la patiente reçoit comme traitement immunosup-
presseur 5 mg de prednisone et 2 grammes de mycophénolate mofétil. Elle est en rémission
partielle de sa néphropathie, les autres signes clinico-biologiques de son lupus ont disparu.
Elle émet le souhait d'une grossesse, que répondez-vous ?
A le risque de poussée de la maladie est augmenté par la grossesse
B la stabilisation de sa maladie lupique améliore la probabilité d'une grossesse sans
complication
C le risque de lupus néonatal est élevé
D le risque de pré-éclampsie est majoré
E la présence d'anticorps anti-SSB expose au risque de bloc auriculo-ventriculaire chez le
fœtus

60 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

DP 10 (+)
Une femme de 32 ans se présente aux urgences pour une violente douleur lombaire gauche
ayant débuté relativement brutalement il y a 2 heures. Elle a vomi son déjeuner mais n'a pas
d'autre symptôme. Elle n'a aucun antécédent et ne prend aucun traitement. Cliniquement,
elle est apyrétique, la douleur est majorée à la palpation de la fosse lombaire gauche et irradie
vers le pubis. Il n'y a pas de signes fonctionnels urinaires.

Question 1
Vous faites réaliser une bandelette urinaire.
Quel(s) paramètre(s) vous intéresse(nt) tout particulièrement ici ?
A cétonurie
B leucocyturie
C hématurie
D protéinurie
E densité urinaire
Question 2
La bandelette urinaire retrouve une hématurie microscopique et une cétonurie.
Quel est le diagnostic le plus probable ?
A infarctus rénal
B pancréatite aiguë
C colique néphrétique
D pyélonéphrite aiguë
E gastroentérite
Question 3
Vous demandez une échographie. L'externe vous apporte le bilan : hyperleucocytose à
12 300/mm3 prédominant sur les PNN ; CRP : 75 mg/l ; créatinine : 125 μmol/l ; bilan hépatique
normal ; LDH augmentées à 420 UI/l.
Quel autre diagnostic évoquez-vous ?
A infarctus rénal
B pancréatite aiguë
C colique néphrétique
D pyélonéphrite aiguë
E gastroentérite
Question 4
L'externe s'est trompé et vous a montré les analyses de quelqu'un d'autre. L'échographie de
votre patiente montre une dilatation des cavités pyélocalicielles en amont d'un calcul urétéral
de 5 mm de diamètre.
Quelle est votre prise en charge initiale ?
A montée de sonde double J en urgence
B cure de diurèse
C anti-inflammatoires non stéroïdiens
D antispasmodiques
E lithotripsie extracorporelle
Question 5
Quel(s) élément(s) vous aurai(en)t fait préconiser une hospitalisation ?
A une hypothermie
B un calcul de 10 mm de diamètre
C une hématurie macroscopique
D un rein unique
E une contre-indication médicale à la prescription d'AINS
Question 6
La patiente évacue spontanément son calcul 48 heures plus tard mais refait un nouvel épisode
de colique néphrétique. Son médecin traitant lui fait faire un abdomen sans préparation et
l'adresse en consultation de néphrologie pour prise en charge.

ÉNONCÉS 61
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Quelle(s) anomalie(s) voyez-vous ?


A aucune
B une maladie de Cacchi-Ricci
C une néphrocalcinose bilatérale
D des phlébolithes pelviens
E l'accumulation de produit de contraste dans les cavités pyélocalicielles
Question 7
Quelle(s) condition(s) pathologique(s) peu(ven)t favoriser la survenue de lithiase ?
A la présence d'un rein unique
B la maladie de Cacchi-Ricci
C l'insuffisance rénale chronique
D certaines chirurgies bariatriques (bypass)
E le syndrome de la jonction pyélo-urétérale
Question 8
Quel(s) examen(s) demandez-vous pour avancer dans le diagnostic étiologique de cette mala-
die lithiasique ?
A ionogramme sanguin
B réserve alcaline
C créatininémie
D calciurie
E cristallurie
Question 9
De quelle(s) nature(s) peu(ven)t être les lithiases radio-opaques ?
A cystine
B indinavir
C phosphate de calcium
D oxalate de calcium
E acide urique
Question 10
Quel(s) conseil(s) donnez-vous à la patiente avant d'avoir les résultats des analyses ?
A réduction des apports en calcium (< 500 mg/j)
B alcalinisation des urines
C maintenir une diurèse > 2 litres par jour
D prescription d'allopurinol
E régime normosodé (6–9 g NaCl/j)
Question 11
Vous revoyez la patiente avec les résultats des analyses : sodium : 140 mmol/l ; potas-
sium : 3,5 mmol/l ; chlore : 111 mmol/l ; bicarbonate : 17 mmol/l ; créatinine : 80 μmol/l ;
calcium : 2,32 mmol/l ; phosphate : 1,1 mmol/l ; 25(OH)D3 : 12 ng/ml ; PTH : 80 ng/l. Dans les

62 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

urines : pH : 6,5 ; sodium : 25 mmol/l ; potassium : 23 mmol/l ; chlore : 30 mmol/l ; calcium :


3,2 mmol/l ; créatinine : 4 mmol/l.
Quelle(s) anomalie(s) constatez-vous ?
A acidose métabolique à trou anionique élevé
B acidose hyperchlorémique
C hypercalciurie
D urines insuffisamment diluées
E hyperparathyroïdie primitive
Question 12
Quelle est la valeur du trou anionique urinaire ?
A 18
B 8
C 0
D –8
E – 18
Question 13
Quel(s) mécanisme(s) envisagez-vous pour cette acidose métabolique ?
A perte digestive de bicarbonates
B acidocétose diabétique
C insuffisance surrénale
D acidose tubulaire distale
E intoxication à l'aspirine
Question 14
En reprenant l'interrogatoire, la patiente signale un syndrome sec oculaire depuis
quelques années l'obligeant à mettre des gouttes artificielles et des arthralgies d'horaire
inflammatoire.
Quelle maladie, à l'origine des lithiases de cette patiente, suspectez-vous ?
A hyperoxalurie primitive
B syndrome de Sjögren
C lupus systémique
D polyarthrite rhumatoïde
E maladie de Crohn
Question 15
Quel(s) examen(s) permettra(ont) de le confirmer votre diagnostic ?
A anticorps anti-CCP
B cryoglobulinémie
C anticorps anti-SSA, anti-SSB
D biopsie des glandes salivaires accessoires
E test de Schirmer

DP 11 (+)
Un homme de 76 ans est adressé aux urgences par son médecin traitant pour une insuffi-
sance rénale aiguë (375 μmol/l contre 105 μmol/l il y a 2 mois). Le patient a pour antécédent
une maladie de l'oreillette appareillée, anticoagulée par coumadine, il prend par ailleurs du
bisoprolol 5 mg/j ainsi que du périndopril 10 mg et de l'indapamide 2,5 mg par jour pour
une hypertension artérielle et une dysfonction ventriculaire gauche modérée (FEVG à 45 %).
Dernièrement, il a eu un scanner rachidien pour une douleur dorsale aiguë suite à une chute
qui a révélé un tassement vertébral de D12, qu'il n'arrive pas à bien soulager car les compri-
més qu'on lui a prescrits lui donnent mal à l'estomac.

Question 1
Cliniquement, il a une altération de l'état général (– 2 kg sur le dernier mois), pas d'anomalie
cardiovasculaire, la pression artérielle est à 114/65 mmHg. Absence d'œdème des membres
inférieurs ou surcharge pulmonaire. L'examen abdominal est sans particularité, il n'y a pas de
globe vésical, le patient se plaint d'une dysurie un peu ancienne mais a finalement peu uriné
depuis 24 h. La bandelette urinaire est négative.

ÉNONCÉS 63
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Quelle(s) cause(s) d'insuffisance rénale aiguë évoquez-vous chez ce patient ?


A insuffisance rénale obstructive
B insuffisance rénale fonctionnelle
C glomérulonéphrite rapidement progressive
D toxicité médicamenteuse
E nécrose tubulaire aiguë
Question 2
Quel(s) élément(s) a(ont) pu favoriser une tubulopathie liée à l'injection d'iode ici ?
A le traitement antihypertenseur
B l'insuffisance rénale
C l'insuffisance cardiaque
D l'âge
E la prise d'AINS
Question 3
Quelle(s) mesure(s) aurai(en)t permis de limiter la survenue d'une toxicité des produits de
contraste iodés ?
A hydratation par eau de Vichy
B limiter la quantité de produit de contraste administrée
C arrêt de l'indapamide
D arrêt du bisoprolol
E arrêt des AINS
Question 4
Vous apprenez finalement que le scanner n'a pas été injecté. Vous vous inquiétez désormais
des antalgiques prescrits au patient.
Quel(s) est(sont) celui(ceux) pouvant donner une insuffisance rénale aiguë ?
A tramadol
B paracétamol
C kétoprofène
D codéine
E ibuprofène
Question 5
Le patient a effectivement pris du naproxène (2 ou 3 comprimés).
Selon quel(s) mécanisme(s), les AINS peuvent-ils entraîner une insuffisance rénale aiguë fonctionnelle ?
A vasoconstriction de l'artériole efférente
B absence de vasoconstriction de l'artériole efférente
C vasoconstriction de l'artériole afférente
D absence de vasoconstriction de l'artériole afférente
E nécrose des cellules épithéliales tubulaires
Question 6
Quelles sont les différentes atteintes rénales possibles liées aux AINS ?
A insuffisance rénale fonctionnelle par hypoperfusion rénale
B insuffisance rénale obstructive
C néphrite interstitielle aiguë
D fibrose rétropéritonéale
E syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes
Question 7
Quel(s) examen(s) demandez-vous pour confirmer votre diagnostic ?
A échographie rénale
B biopsie rénale
C ionogramme urinaire
D protéinurie, créatininurie
E électrophorèse des protéines sériques
Question 8
La relecture du scanner permet de découvrir outre le tassement vertébral de D12, des lésions
vertébrales de L2, L3 et S5 ainsi que de la crête iliaque gauche et du sacrum.

64 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Quelles sont les 2 principales hypothèses diagnostiques ?


A cancer du rein avec localisations osseuses
B cancer de la prostate avec localisations osseuses
C cancer du côlon avec localisations osseuses
D maladie de Paget
E myélome

Question 9
Les examens biologiques faits aux urgences montrent une hémoglobine à 12,2 g/dl, le reste
de la NFS est normal ; sodium : 139 mmol/l ; potassium : 5,7 mmol/l ; créatinine : 398 μmol/l ;
calcémie : 2,34 mmol/l ; Dans les urines : sodium : 40 mmol/l ; potassium : 22 mmol/l ; créati-
nine : 4,5 mmol/l ; protéines : 4 g/l.
Que pensez-vous des analyses d'urines ?
A il s'agit d'une protéinurie glomérulaire
B la protéinurie est liée à une tubulopathie proximale
C la bandelette urinaire est périmée
D il ne s'agit pas d'albumine
E profil d'insuffisance rénale fonctionnelle

Question 10
Quel diagnostic retenez-vous ?
A cancer du rein avec localisations osseuses
B cancer de la prostate avec localisations osseuses
C cancer du côlon avec localisations osseuses
D maladie de Paget
E myélome

Question 11
Quel(s) examen(s) prescrivez-vous pour le confirmer ?
A dosage des PSA
B électrophorèse des protéines sériques
C immunofixation urinaire
D myélogramme
E biopsie rénale
Question 12
L'électrophorèse montre un petit pic correspondant à une chaîne légère kappa, quantifié en
néphélémétrie à 4 350 mg/l (lambda 34 mg/l). Les autres examens confortent votre diagnostic.
Quel(s) paramètre(s) biologique(s) a(ont) une importance pronostique ?
A calcémie
B CRP
C LDH
D β2-microglobulinurie
E albuminémie
Question 13
Quelle est votre prise en charge thérapeutique ?
A résine échangeuse de potassium
B dialyse en urgence
C hydratation par bicarbonate 14 pour 1 000
D chimiothérapie en urgence
E arrêt du périndopril
Question 14
La fonction rénale continue à se dégrader malgré vos mesures thérapeutiques. Vous décidez
de faire une biopsie rénale.
Sachant que la protéinurie est uniquement faite de chaînes légères, quelle(s) anomalie(s) vous
attendez-vous à trouver ?
A glomérulosclérose nodulaire
B fibrose interstitielle
C cylindres hématiques dans les tubules proximaux

ÉNONCÉS 65
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

D cylindres polychromatophiles dans les tubules distaux


E altérations de l'épithélium tubulaire
Question 15
Quel(s) est(sont) le(s) facteur(s) favorisant la précipitation des chaînes légères au niveau rénal ?
A l'insuffisance cardiaque
B la prise de diurétique
C les infections
D l'injection de produits de contraste iodés
E l'hypercalcémie

DP 12 (+)
Une patiente de 50 ans vous est transférée du service d'oncologie où elle est prise en charge,
pour une insuffisance rénale aiguë. Elle a pour principal antécédent un carcinome hépatocel-
lulaire sur foie sain traité par hépatectomie partielle et thrombectomie cave il y a 3 ans. Une
lésion secondaire surrénalienne droite survenue il y a 1 an a nécessité une néphrectomie et
une surrénalectomie élargie. On notait la présence de cellules suspectes à la cytologie périto-
néale. Un traitement par gemcitabine, oxaliplatine et inhibiteur d'aurora kinase a été débuté
il y a 7 mois en raison de la présence de nodules dans la loge d'hépatectomie et d'adénopa-
thies cœliaques et rétropéritonéales (dernière cure il y a 1 mois) permettant une stabilisation
des lésions. Elle a présenté dans les suites des troubles digestifs à type de vomissements et
diarrhées. Son traitement actuel comporte oméprazole 20 mg par jour, dompéridone 3 cp par
jour, lopéramide si besoin et lévothyroxine 100 μg par jour (pour une maladie de Hashimoto).

Question 1
La surveillance de la fonction rénale montre que la créatinine est passée de 115 μmol/l (sa
base depuis la néphrectomie) à 146 à J1 de sa dernière cure, puis à 172 μmol/l 10 jours plus
tard, et enfin à 298 μmol/l il y a 2 jours (J21 de la cure).
Quelle(s) cause(s) d'insuffisance rénale aiguë est(sont) envisageable(s) ici ?
A insuffisance rénale fonctionnelle
B toxicité tubulaire médicamenteuse
C insuffisance rénale obstructive
D néphrite interstitielle aiguë
E localisation secondaire au niveau du rein gauche

Question 2
À l'examen clinique, la pression artérielle est à 169/104 mmHg, la fréquence cardiaque à
96/min, la saturation à 94 %. L'auscultation cardiopulmonaire est normale ; on note la pré-
sence d'œdèmes des membres inférieurs prenant le godet. La bandelette urinaire détecte la
présence de sang et de protéines.
Quelle(s) cause(s) d'insuffisance rénale aiguë, précédemment évoquée(s) reste(nt) possible(s) ?
A insuffisance rénale fonctionnelle
B toxicité tubulaire médicamenteuse
C insuffisance rénale obstructive
D néphrite interstitielle aiguë
E aucune
Question 3
Les premiers examens biologiques demandés montrent : sodium : 139 mmol/l ; potassium :
4,8 mmol/l ; bicarbonate : 22 mmol/l ; créatinine : 358 μmol/l ; calcium : 2,27 mmol/l ; albu-
mine : 27 g/l ; NFS : hémoglobine : 8,3 g/dl ; leucocytes : 4 200/mm3 ; plaquettes : 38 000/mm3.
Dans les urines : protéinurie : 8,8 g/l ; créatinine : 7,2 mmol/l.
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) possible(s) des anomalies de la numération chez cette
patiente ?
A toxicité médicamenteuse
B insuffisance rénale
C carence martiale
D coagulation intravasculaire disséminée
E hypertension portale

66 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Question 4
La suite des analyses montre des tests hépatiques normaux, de même que le TP, TCA et fibri-
nogène. Les LDH sont à 3 553 UI/l.
Comment expliquez-vous l'augmentation des LDH ?
A coagulation intravasculaire disséminée
B lyse tumorale
C hémolyse
D métastase hépatique
E embolie pulmonaire
Question 5
Quel(s) examen(s) demandez-vous pour confirmer votre suspicion diagnostique concernant
les anomalies de la numération ?
A échographie abdominale
B haptoglobine
C D-dimères
D réticulocytes
E PDF (produit de dégradation de la fibrine)
Question 6
Votre diagnostic est confirmé, il s'agit d'une anémie hémolytique ; sur le frottis sanguin, il y a
3 % de schizocytes
Dans quel(s) tableau(x) peut s'inscrire cette anémie hémolytique ?
A coagulation intravasculaire disséminée
B hémopathie maligne
C microangiopathie thrombotique
D cytopénie auto-immune
E hypertension portale
Question 7
Quelle(s) étiologie(s) est(sont) possible(s) chez cette patiente ?
A purpura thrombotique thrombocytopénique
B maladie des emboles de cholestérol
C syndrome hémolytique et urémique post-diarrhéique
D syndrome hémolytique et urémique atypique
E HTA maligne
Question 8
Quel(s) examen(s) demandez-vous pour avancer dans le diagnostic étiologique ?
A mesure de l'activité ADAMTS 13
B biopsie rénale
C recherche de shigatoxines dans les selles
D sérologie VIH
E fond d'œil
Question 9
Quelle(s) est(sont) la(les) lésion(s) histologique(s) caractéristique(s) de la microangiopathie
thrombotique ?
A obstruction de la lumière des vaisseaux par une prolifération myo-intimale
B occlusion des capillaires par des thrombi fibrineux
C occlusion des artérioles de petit calibre par des cristaux
D inflammation de la paroi des capillaires obstruant la lumière
E angéite nécrosante avec nécrose fibrinoïde de la média
Question 10
Vous êtes appelé par l'infirmière car la patiente vient de faire une crise convulsive généralisée.
Quelle(s) en est(sont) la(les) cause(s) possible(s) ?
A hémorragie intracérébrale
B PRES syndrome
C accident vasculaire cérébral ischémique
D localisation secondaire cérébrale
E encéphalopathie urémique

ÉNONCÉS 67
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Question 11
Vous mettez rapidement en route un traitement antihypertenseur pour contrôler la pression arté-
rielle. L'imagerie cérébrale est normale. Un contrôle de la numération-formule sanguine montre
une aggravation des anomalies avec une hémoglobine à 6,8 g/dl, des plaquettes à 24 000/mm3.
Quelle(s) mesure(s) thérapeutique(s) proposez-vous ?
A transfusion de plaquettes
B mise en route d'échanges plasmatiques
C transfusion de globules rouges
D instauration d'agents stimulant l'érythropoïèse
E supplémentation en acide folique
Question 12
Après quelques jours de traitement, la numération-formule sanguine se normalise mais la
créatinine continue à augmenter.
Parmi les paramètres suivants, lequel(lesquels) vous ferai(en)t organiser une épuration
extrarénale ?
A réserves alcalines à 15 mmol/l
B urée à 32 mmol/l
C créatinine à 589 μmol/l
D potassium à 6,8 mmol/l
E saturation en oxygène à 88 % sous 3 l/min
Question 13
Les examens demandé en question 8 sont négatifs. L'évolution de la patiente est finale-
ment favorable sans nécessité de dialyse avec une diminution de la créatinine. Les échanges
peuvent être espacés puis arrêtés.
Quelle étiologie retenez-vous finalement ?
A syndrome hémolytique et urémique typique
B microangiopathie thrombotique secondaire à la gemcitabine
C microangiopathie thrombotique secondaire au cancer
D purpura thrombotique thrombocytopénique
E microangiopathie thrombotique infectieuse
Question 14
En admettant que le bilan étiologique de la microangiopathie thrombotique soit disponible
immédiatement, pour laquelle(lesquelles) des causes suivantes, le traitement donné à cette
patiente (échanges plasmatiques + traitement symptomatique) aurait-il été différent ?
A syndrome hémolytique et urémique typique post-diarrhéique
B syndrome hémolytique et urémique atypique lié à un anticorps anti-facteur H
C purpura thrombotique thrombocytopénique
D HTA maligne
E microangiopathie thrombotique à la gemcitabine
Question 15
Quel est l'agent bactérien le plus souvent en cause dans les syndromes hémolytiques et uré-
miques post-infectieux ?
A pneumocoque
B Escherichia coli
C salmonelle
D Campylobacter jejuni
E shigelle

DP 13 (+)
Une jeune femme de 32 ans, aide-soignante, se présente aux urgences de l'hôpital dans
lequel elle travaille pour un malaise survenu sur son lieu de travail et une sensation de fai-
blesse diffuse. Elle n'a aucun antécédent connu en dehors d'une ballonisation de la valve
mitrale découverte lors de l'exploration d'un souffle cardiaque ; elle ne prend aucun traite-
ment. À l'examen clinique, la patiente est apyrétique, les bruits du cœur réguliers (90/min), la
pression artérielle est à 95/62 mmHg, elle n'a ni dyspnée ni douleur thoracique, la saturation
est à 100 %. L'examen neurologique est sans particularité.

68 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Question 1
Vous faites un électrocardiogramme.

Quelle(s) anomalie(s) voyez-vous ?


A sus-décalage du segment ST
B allongement du PR
C aucune
D onde T ample pointue
E onde U

Question 2
Quel est le trouble ionique le plus probable ?
A une hypercalcémie
B une hypocalcémie
C une hyperkaliémie
D une hypokaliémie
E une hypoglycémie

Question 3
Le bilan initial montre : créatinine : 85 μmol/l ; sodium : 138 mmol/l ; potassium : 2,5 mmol/l.
La numération-formule sanguine montre une anémie à 10,5 g/dl.
Quelle est votre prise en charge initiale ?
A hospitalisation
B transfusion
C supplémentation potassique orale
D gluconate de calcium intraveineux
E chlorure de potassium intraveineux

Question 4
Vous souhaitez avancer dans le diagnostic étiologique de cette hypokaliémie profonde.
Quel(s) examen(s) demandez-vous ?
A magnésémie
B aldostérone plasmatique
C rénine plasmatique
D réserve alcaline
E kaliurèse

Question 5
Si la pression artérielle avait été élevée chez cette jeune femme, qu'aurait-il fallu évoquer ?
A consommation excessive de réglisse
B syndrome de Cushing
C sténose de l'artère rénale
D hyperaldostéronisme primaire
E syndrome de Liddle

ÉNONCÉS 69
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Question 6
Le reste du bilan biologique arrive : réserves alcalines : 35 mmol/l ; bilan phosphocalcique
normal ; natriurèse : 50 mmol/l ; kaliurèse : 55 mmol/l.
Que pouvez-vous affirmer à ce stade ?
A elle doit prendre des laxatifs
B la perte de potassium est d'origine rénale
C l'hypokaliémie n'est pas liée à des troubles digestifs
D elle a une acidose tubulaire distale
E elle prend des diurétiques
Question 7
Quel(s) dosage(s) vous ferai(en)t suspecter des vomissements provoqués chez cette jeune
femme ?
A une hypomagnésémie
B une glycosurie
C une chlorurie élevée
D une chlorurie basse
E une aldostéronémie élevée
Question 8
Dans le cas des vomissements induits, quel(s) est(sont) le(s) mécanisme(s) responsable(s) de
l'hypokaliémie ?
A perte digestive de potassium
B transfert intracellulaire de potassium
C alcalose métabolique
D carence d'apport
E perte rénale de potassium
Question 9
Le bilan complété est compatible avec la prise de diurétiques mais la mère de la patiente,
infirmière, vous apporte un bilan fait lorsqu'elle avait 8 ans (préopératoire d'une appendicec-
tomie) montrant déjà une kaliémie à 3 mmol/l.
Qu'en déduisez-vous ?
A prise ancienne de diurétiques
B hypokaliémie factice
C il s'agit d'une tubulopathie héréditaire (Gitelman)
D la magnésémie permettra de trancher
E il faut faire un dépistage familial
Question 10
Vous posez finalement le diagnostic de syndrome de Giltelman, lié à une mutation double
hétérozygote du cotransporteur NaCl.
Quel(s) est(sont) le(s) diurétique(s) qui agi(ssen)t sur ce transporteur ?
A les diurétiques de l'anse
B les diurétiques thiazidiques
C l'amiloride
D la spironolactone
E les inhibiteurs de l'anhydrase carbonique
Question 11
Quelle(s) est(sont) votre(vos) principale(s) hypothèse(s) diagnostique(s) pour le malaise qui a
amené cette jeune femme aux urgences ?
A embolie pulmonaire
B tachycardie ventriculaire
C malaise vagal
D torsade de pointe
E hypoglycémie
Question 12
Les apports en magnésium, en potassium et en sodium permettent de remonter la kaliémie
de la patiente à 3 mmol/l. Elle sort d'hospitalisation avec une ordonnance et un rendez-vous

70 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

en néphrologie auquel elle ne se rend pas. La supplémentation n'est pas prise et la patiente
continue à ressentir régulièrement des symptômes en rapport avec son hypokaliémie
chronique.
Parmi les signes cliniques suivants, lequel(lesquels) peu(ven)t être en rapport avec une
hypokaliémie ?
A diarrhées
B crampes
C fasciculations
D syndrome polyuro-polydipsique
E polypnée
Question 13
Quelques mois plus tard, la patiente est ramenée aux urgences par le SAMU. Cela fait 3 jours
qu'elle n'est pas allée travailler en raison d'une altération de l'état général. Tout a commencé
par une simple gastroentérite. Elle s'est sentie très faible avec des myalgies diffuses et a
ressenti encore plus de palpitations qu'habituellement. Depuis hier soir, elle a une violente
douleur du membre inférieur gauche qu'elle n'arrive même pas à bouger. Celui-ci est effec-
tivement pâle et froid en dessous du genou et la pression du mollet est atrocement doulou-
reuse. Le membre controlatéral est sans anomalie. L'hémodynamique est conservée.
Quel(s) diagnostic(s) suspectez-vous ?
A phlébite surale gauche
B érysipèle de la jambe gauche
C grippe
D ischémie aiguë du membre inférieur gauche
E paralysie hypokaliémique
Question 14
Quel(s) examen(s) demandez-vous en urgence ?
A Doppler veineux des membres inférieurs
B groupe, RAI, NFS, TP, TCA
C D-dimères
D CPK
E électrocardiogramme
Question 15
Les examens montrent une créatininémie à 378 μmol/l, une kaliémie à 6 mmol/l, des CPK
à 45 000 UI/l. Aucun examen urinaire n'a pu être réalisé pour l'instant car la patiente est
oligurique.
Quelle(s) autre(s) anomalie(s) biologique(s) vous attendez-vous à trouver ?
A hypercalcémie
B hyperuricémie
C hyperphosphatémie
D BU positive pour le sang
E BU positive pour les protéines

DP 14 (+)
Une femme de 46 ans est adressée à la consultation de néphrologie pour la découverte
récente d'une hypertension artérielle sévère associée à un syndrome œdémateux. Elle a
pour antécédent un tabagisme actif, une co-infection VIH-VHC consécutive d'un passé de
toxicomanie intraveineuse, actuellement sevrée. L'infection VIH est contrôlée par une asso-
ciation fixe comprenant éfavirenz, emtricitabine et ténofovir. L'hépatite C n'est pas encore
traitée (génotype IV), et non compliquée de cirrhose. Un traitement par amlodipine 10 mg
par jour a été débuté et la patiente adressée en consultation. Vous la recevez quelques
semaines plus tard.

Question 1
À l'examen clinique, la patiente rapporte une prise de poids progressive (+ 8 kg sur les dernières
semaines). La pression artérielle est à 218/130 mmHg. L'auscultation cardiaque est rapide mais
régulière. La patiente est dyspnéique : crépitants jusqu'à mi-champ et épanchement pleural

ÉNONCÉS 71
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

prédominant à gauche. Il existe des œdèmes des membres inférieurs. L'examen abdominal
montre une hépatomégalie et une probable ascite. Enfin, vous notez des lésions purpuriques
des 2 membres inférieurs. Les urines sont hématuriques et la bandelette urinaire est positive
pour le sang et les protéines. Enfin, elle vous signale un flou visuel depuis quelques jours.
Il n'y a pas d'autre anomalie à l'examen neurologique.
Quelle(s) est(sont) votre(vos) première(s) hypothèse(s) concernant cette patiente ?
A elle a une cirrhose décompensée
B elle a une hypertension artérielle maligne
C elle a un syndrome néphrotique idiopathique
D elle a une néphropathie glomérulaire
E elle est en décompensation cardiaque
Question 2
Lequel(lesquels) des items suivants entre(nt) dans la définition de l'hypertension artérielle
maligne ?
A une PA systolique > 200 mmHg
B une PA diastolique > 110 mmHg
C une rétinopathie hypertensive de stade 3
D une hypertrophie ventriculaire gauche
E une insuffisance rénale rapidement progressive
Question 3
Quelle est votre prise en charge initiale ?
A hospitalisation
B surveillance en soins continus
C oxygénothérapie
D perfusion de sérum salé isotonique
E nicardipine intraveineux
Question 4
Le bilan initial montre : créatinine : 173 μmol/l ; ionogramme sanguin normal ; albuminémie :
21 g/l ; protéinurie : 8 g/g de créatininurie. ECBU : GR : 600 000/ml, le reste est négatif. La NFS
montre une hémoglobine à 8 g/dl ; les plaquettes sont normales ; le TP à 100 %.
Quel est le tableau néphrologique présenté par cette patiente ?
A glomérulonéphrite rapidement progressive
B syndrome néphrotique
C syndrome néphritique
D néphrite insterstitielle aiguë
E microangiopathie thrombotique
Question 5
Quelle(s) pathologie(s) peu(ven)t se présenter avec ce tableau néphrologique ?
A lupus systémique
B cryoglobulinémie
C vascularite à ANCA
D glomérulonéphrite aiguë post-infectieuse
E purpura rhumatoïde
Question 6
Quel(s) autre(s) signe(s) clinique(s) pourrai(en)t être présent(s) en cas de purpura rhumatoïde ?
A des douleurs articulaires
B un vespertilio
C un méléna
D des douleurs abdominales
E des myalgies
Question 7
Quel(s) examen(s) demandez-vous pour avancer dans le diagnostic étiologique ?
A C3, C4, CH50
B facteurs antinucléaires
C dosage des IgA sériques

72 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D recherche de cylindres hématiques


E ANCA
Question 8
Vous souhaitez faire une biopsie rénale mais la pression artérielle encore insuffisamment
contrôlée vous oblige à retarder le geste. Le laboratoire d'immunologie vous appelle pour
vous donner les résultats du complément (CH50 et C4 effondrés, C3 normal) et signaler la
présence d'une cryoglobulinémie de type 2 (IgM kappa).
Quelle en est l'étiologie la plus probable chez cette patiente ?
A lupus systémique
B infection par le VHC
C infection par le VIH
D lymphome
E myélome
Question 9
La biopsie faite secondairement montre une glomérulonéphrite membrano-proliférative nodulaire
typique avec thrombi capillaires d'IgM kappa confortant le fait que l'atteinte rénale est en rapport
avec la cryoglobulinémie. La patiente reçoit un traitement par corticoïdes intraveineux et rituximab
en plus du traitement symptomatique et l'évolution est finalement favorable en quelques mois
avec normalisation de l'ensemble des paramètres biologiques. Le suivi néphrologique est suspendu.
La patiente vous est ré-adressée en consultation 5 ans plus tard pour diagnostic et prise en
charge d'une hyponatrémie à 124 mmol/l. Elle a depuis été traitée de son hépatite C et est
prise en charge pour une dépression.
À propos des « fausses » hyponatrémies, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A l'osmolalité plasmatique est abaissée
B l'osmolalité plasmatique peut être normale
C elles peuvent se voir en cas d'intoxication par le méthanol
D elles peuvent se voir en cas d'hypoglycémie majeure
E elles peuvent se voir en cas d'hyperlipidémie
Question 10
Il s'agit a priori d'une vraie hyponatrémie.
Quel(s) signe(s) clinique(s) recherchez-vous chez la patiente ?
A des œdèmes des membres inférieurs
B des céphalées
C une diarrhée abondante
D des nausées, vomissements
E une potomanie
Question 11
Quelle(s) prise(s) médicamenteuse(s) ou toxique(s) recherchez-vous à l'interrogatoire favori-
sant particulièrement les hyponatrémies ?
A carmabazépine
B antidépresseurs
C diurétiques de l'anse
D diurétiques thiazidiques
E lithium
Question 12
Elle ne prend aucun médicament connu pour donner des hyponatrémies. L'examen clinique
est sans particularité. Elle ne semble pas avoir de retentissement clinique. La pression artérielle
est à 135/79 mmHg et le reste de l'examen cardiovasculaire est normal de même que l'auscul-
tation pulmonaire. L'examen neurologique est sans particularité. Vous retrouvez des examens
biologiques faits il y a 2 mois où la natrémie était déjà à 130 mmol/l.
Comment qualifiez-vous l'état d'hydratation de cette patiente ?
A hyperhydratation globale
B hyperhydratation intracellulaire
C déshydratation intracellulaire
D déshydratation extracellulaire
E déshydratation globale

ÉNONCÉS 73
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Question 13
Quel(s) examen(s) vous permettrai(en)t d'avancer dans le diagnostic étiologique ?
A osmolalité plasmatique
B osmolalité urinaire
C scanner thoracique
D natriurèse
E IRM cérébrale
Question 14
Le bilan réalisé permet de trouver une masse spiculée du culmen de 42 mm de grand axe.
Qu'en pensez-vous ?
A aucun rapport avec l'hyponatrémie
B probable sécrétion de PTHrp par la tumeur
C hyponatrémie de déplétion liée à l'altération de l'état général
D probable sécrétion d'ADH par la tumeur
E syndrome paranéoplasique
Question 15
Quelle est votre prise en charge ?
A diurétiques de l'anse
B perfusion de chlorure de sodium hypertonique
C restriction hydrique
D anticorps anti-ADH
E prise en charge de la tumeur

DP 15 (+)
Une jeune femme de 28 ans vient pour la première fois à votre consultation de néphrologie. Elle
vient de se marier et de déménager dans la région ; elle souhaite reprendre son suivi qu'elle a un
petit peu laissé tomber depuis quelques années. Elle a fait dans l'enfance de multiples pyéloné-
phrites qui ont amené à découvrir un reflux vésico-urétéral bilatéral de grade 3 qui a été opéré
quand elle avait 10 ans. Elle a par la suite fait encore 1 à 2 épisodes par an pendant une dizaine
d'années, le dernier remonte à plus de 5 ans. Elle n'a pas d'autres antécédents si ce n'est une
probable hépatite A dans l'enfance, ne va jamais chez le médecin. C'est sa gynécologue qui lui a
conseillé de refaire le point et lui a prescrit quelques examens de débrouillage. L'examen clinique
est normal en dehors d'un surpoids (IMC = 28 kg/m2) et d'une pression artérielle à 152/95 mmHg.

Question 1
La créatininémie est à 130 μmol/l, le ionogramme sanguin est normal, l'albuminémie à 38 g/l.
Quelle(s) anomalie(s) urinaire(s) pensez-vous pouvoir trouver ?
A une protéinurie > 1 g/l
B une hématurie microscopique
C une leucocyturie
D une protéinurie < 1 g/l
E une bactériurie
Question 2
La protéinurie est finalement quantifiée à 1,3 g/g de créatininurie.
Comment pouvez-vous l'expliquer ?
A protéinurie tubulaire abondante
B réduction néphronique
C obésité
D glomérulopathie surajoutée
E diurèse surestimée
Question 3
Vous demandez une échographie de l'appareil urinaire.
Quelle(s) anomalie(s) peu(ven)t être la conséquence des antécédents de la patiente ?
A atrophie rénale
B vessie de lutte

74 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C reins bosselés
D encoches corticales
E calcul caliciel
Question 4
Vous mettez en route un traitement par inhibiteur de l'enzyme de conversion à visée anti-
hypertensive et antiprotéinurique.
Quel(s) est(sont) votre(vos) objectif(s) ?
A réduction de 50 % de la protéinurie
B protéinurie < 0,5 g/l
C protéinurie < 1 g/24 h
D pression artérielle systolique < 130 mmHg
E pression artérielle systolique < 140 mmHg
Question 5
Quelle(s) est(sont) la(les) mesure(s) associée(s) ?
A régime sans sel (2 g/j)
B régime modérément désodé (6 g/j)
C régime pauvre en potassium
D restriction hydrique
E apports protidiques 1,2 g de protéines/kg/j
Question 6
Le traitement est bien toléré et la protéinurie de la patiente se stabilise à 0,25 g/g de créati-
ninurie. Après 1 an de prise en charge, elle vous dit désirer un enfant. Vous lui annoncez une
grossesse à risque nécessitant une surveillance rapprochée.
Quel(s) est(sont) le(s) risque(s) en pratique ?
A pré-éclampsie
B accouchement prématuré
C hypotrophie fœtale
D crises convulsives
E hématome rétroplacentaire
Question 7
Malgré ces risques modérés mais réels, le désir de grossesse persiste. La patiente revient en
consultation 6 mois plus tard, enceinte de 12 SA. Son médecin traitant a arrêté l'inhibiteur de
l'enzyme de conversion.
Quelle(s) modification(s) physiologique(s) est(sont) attendue(s) au cours d'une grossesse
normale ?
A baisse du débit cardiaque
B baisse de la pression artérielle
C rétention hydrosodée
D augmentation du DFG
E augmentation de l'uricémie
Question 8
Cliniquement la patiente est en bon état général, elle a pris 2 kg depuis le début de la gros-
sesse, la pression artérielle est à 135/82 mmHg. Elle ne se plaint de rien. La bandelette urinaire
montre : protéinurie : 1 g/l, GR : négatif, leucocytes ++, nitrites : négatif.
Que proposez-vous ?
A reprise de l'inhibiteur de conversion
B prescription d'un antihypertenseur
C surveillance
D ECBU et antibiothérapie adaptée
E hospitalisation
Question 9
La surveillance de la patiente se renforce. Les échographies fœtales sont satisfaisantes : pas de
retard de croissance, absence de notch sur les artères utérines ou l'artère ombilicale.
En revanche, à partir de 22 SA, la pression artérielle s'élève pour être régulièrement autour
de 160 mmHg de PAS et 100 mmHg de PAD, la protéinurie est stable autour de 1 g/g de
créatininurie.

ÉNONCÉS 75
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Vous décidez de débuter un traitement antihypertenseur. Quelle(s) est(sont) votre(vos) possi-


bilité(s) thérapeutique(s) ?
A nicardipine
B arrêt de travail
C irbésartan
D alpha-méthyldopa
E furosémide
Question 10
La pression artérielle de la patiente se stabilise autour de 140/90 mmHg sous bithérapie anti-
hypertensive. Vous alertez la patiente du risque de pré-éclampsie.
Quel(s) est(sont) le(s) symptôme(s) possible(s) de la pré-éclampsie ?
A acouphènes
B hématurie
C prise de poids rapide
D purpura
E douleurs abdominales en barre
Question 11
La patiente se présente aux urgences obstétricales à 34 SA pour céphalées importantes et
vomissements. La pression artérielle est à 180/115 mmHg. L'examen clinique montre des
œdèmes des membres inférieurs, la patiente est oligurique. Le bilan effectué en urgence
montre : créatinine : 180 μmol/l ; ionogramme sanguin normal ; , albumine : 22 g/l ; hémo-
globine : 8 g/dl ; leucocytes : 12 300/mm3 ; plaquettes : 45 000/mm3 ; TP : 89 % ; TCA : 1,03 ;
protéinurie en attente.
Quel(s) est(sont) le(s) diagnostic(s) possible(s) ?
A éclampsie
B coagulation intravasculaire disséminée
C HELLP syndrome
D syndrome hémolytique et urémique
E décompensation de la néphropathie du reflux
Question 12
Quel(s) autre(s) élément(s) biologique(s) pourrai(en)t conforter votre diagnostic principal ?
A hypofibrinogénémie
B cytolyse hépatique
C haptoglobine effondrée
D protéinurie 8,5 g/l
E hyperuricémie
Question 13
Quelle est votre prise en charge thérapeutique ?
A hospitalisation
B nicardipine intraveineux
C sulfate de magnésium intraveineux
D césarienne en urgence pour extraction fœtale
E bolus de solumédrol
Question 14
En dehors de la maladie rénale qui a certainement favorisé cette complication de la grossesse,
quel(s) est(sont) l'(les) autre(s) facteur(s) de risque ?
A exposition au sperme courte
B grossesse gémellaire
C anémie ferriprive
D anticoagulant circulant
E hépatite virale active
Question 15
Trois mois après l'accouchement, la patiente et son bébé vont bien même si celui-ci est tou-
jours hospitalisé. L'ensemble des anomalies biologiques de la mère sont rentrées dans l'ordre,
la créatininémie s'est restabilisée autour de 150 μmol/l. Le traitement antihypertenseur habi-
tuel a été repris.

76 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Que retenez-vous comme facteur(s) de risque cardiovasculaire chez cette patiente ?


A le poids
B l'insuffisance rénale
C l'hypertension artérielle
D l'antécédent de HELLP syndrome
E l'antécédent d'hépatite virale

DP 16 (+)
Un homme de 55 ans est adressé en consultation de néphrologie par son médecin traitant
qui a décelé sur un bilan récent une insuffisance rénale. Ce patient est célibataire, garçon de
café et ne fait pas très attention à sa santé. Ses principaux antécédents sont un diabète de
type 2 traité depuis une dizaine d'années par metformine et glicazide et une hypertension
artérielle ancienne sous amlodipine 10 mg et aténolol 50 mg par jour. C'est parce qu'il se sent
de plus en plus fatigué et essoufflé qu'il a demandé à faire un bilan montrant une créatinine
à 165 μmol/l (il n'a pas pensé à apporter le bilan mais c'est la valeur inscrite sur la lettre du
médecin). Il consomme 3 à 4 verres de vin par jour et fume 1/2 paquet de cigarettes.

Question 1
L'examen clinique montre un poids de 87 kg pour 168 cm, une pression artérielle à
173/98 mmHg, une auscultation cardiaque régulière, des crépitants des 2 bases, des œdèmes
des membres inférieurs, une hypoesthésie des 2 membres inférieurs en chaussette, un abdo-
men pléthorique avec hépatomégalie. La bandelette urinaire montre une protéinurie > 3 g/l
et une hématurie microscopique.
Quel(s) autre(s) symptôme(s) peu(ven)t se voir dans la neuropathie diabétique ?
A abolition des réflexes achilléens
B hypotension orthostatique
C dysesthésies
D vomissements postprandiaux
E impuissance
Question 2
Quelle(s) est(sont) la(les) maladie(s) ou circonstance(s) pathologique(s) pouvant associer
neuropathie périphérique et insuffisance rénale ?
A diabète
B alcoolisme
C chimiothérapie par cisplatine
D cryoglobulinémie
E hyperthyroïdie
Question 3
Vous décidez d'organiser un hôpital de jour pour faire le point sur l'insuffisance rénale.
Quel(s) médicament(s) vous paraî(ssen)t utile(s) de prescrire en attendant ?
A insuline
B inhibiteur de l'enzyme de conversion
C furosémide
D baclofène
E fénofibrate
Question 4
Quel(s) examen(s) biologique(s) demandez-vous ?
A électrophorèse de l'hémoglobine
B facteurs anti-nucléaires
C ECBU
D immunofixation urinaire
E hémoglobine glyquée
Question 5
Quel(s) autre(s) examen(s) vous paraî(ssen)t utile(s) ?
A fond d'œil
B électromyogramme

ÉNONCÉS 77
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

C électrocardiogramme
D échographie abdomino-pelvienne
E radiographie de thorax
Question 6
Le patient est convoqué une dizaine de jours plus tard. Il se sent déjà un peu mieux avec votre
intervention thérapeutique. Il a perdu 2,5 kg. La pression artérielle est à 155/89 mmHg. Il n'a
plus de crépitants mais les œdèmes persistent. Les premiers examens biologiques montrent :
sodium : 141 mmol/l ; potassium : 5,0 mmol/l ; réserves alcalines : 23 mmol/l ; créatinine :
192 μmol/l ; HbA1C : 10 % ; albumine : 36 g/l ; protéinurie : 350 mg/mmol. ECBU : leuco-
cytes : 104/ml ; hématies : 104/ml ; bactériologie : direct négatif.
Il vous a apporté une biologie faite il y a 2 ans, l'hémoglobine glyquée était à 9,3 %, la créa-
tinine à 108 μmol/l.
Quel est le tableau néphrologique présenté par ce patient ?
A syndrome néphrotique
B syndrome néphritique
C tableau de néphropathie vasculaire
D glomérulonéphrite rapidement progressive
E tableau de glomérulonéphrite chronique
Question 7
Quel(s) examen(s) vous semble(nt) indispensable(s) compte tenu de la présence de l'hématurie ?
A biopsie rénale
B uroscanner
C cytologie urinaire
D cystoscopie
E dosage des ASLO
Question 8
Les examens que vous avez demandés à la recherche d'une autre cause d'insuffisance rénale
que le diabète sont négatifs.
Quel(s) élément(s) vous fait(font) ou ferai(en)t discuter la réalisation d'une biopsie rénale ?
A l'absence de rétinopathie diabétique
B des antécédents familiaux de diabète
C diabète < 5 ans
D la présence de l'hypertension artérielle
E un pic IgG kappa sur l'électrophorèse des protéines sériques
Question 9
Vous ne retenez finalement pas l'indication de la biopsie rénale.
Quelle(s) lésion(s) histologique(s) rénale(s) peut-on voir dans la néphropathie diabétique ?
A prolifération endocapillaire
B expansion mésangiale
C hyalinose artériolaire
D nodules de kimmelstiel-Wilson
E dépôts mésangiaux d'IgG et de C3
Question 10
L'ensemble des examens, outre la néphropathie rapportée au diabète et à l'hypertension
artérielle, montre : une hypertrophie ventriculaire gauche et des ondes T négatives en D2, D3 et
aVF à l'électrocardiogramme, un athérome diffus non sténosant au niveau des carotides
et des artères des membres inférieurs, une sténose à 70 % de l'artère rénale gauche et une
rétinopathie non proliférante.
Quels sont les éléments de votre prise en charge thérapeutique ?
A arrêt du tabac
B antiagrégant plaquettaire
C prise en charge en diabétologie
D statine si LDL > 1 g/l
E dilatation de l'artère rénale gauche

78 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Question 11
Quel(s) conseil(s) diététique(s) donnez-vous au patient ?
A régime pauvre en sucres rapides
B régime limité en sel (≤ 6 g/j)
C régime pauvre en graisses
D régime limité en protéines (0,8 g/kg/j)
E restriction hydrique (< 1 litre par jour)
Question 12
Vous revoyez le patient 1 mois après l'hospitalisation de jour en consultation. Il n'a plus
d'œdème, mais la pression artérielle est toujours excessive à 150/85 mmHg sous un trai-
tement associant toujours amlodipine 10 mg par jour, aténolol 50 mg par jour, furosémide
40 mg. Le bilan biologique est stable.
Que proposez-vous ?
A arrêt de l'aténolol
B ramipril 10 mg par jour
C ramipril 2,5 mg par jour
D furosémide 80 mg par jour
E arrêt de l'amlodipine
Question 13
Trois mois plus tard, après plusieurs ajustements de traitement réalisés, la volémie semble
normale, la PA est à 128/75 mmHg. Les analyses d'urine montrent : protéinurie 120 mg/mmol,
natriurèse 220 mmol/24 h. Le traitement actuel comporte : aténolol 50 mg, furosémide
40 mg, ramipril 5 mg par jour.
Qu'en pensez-vous ?
A on ne modifie pas le traitement
B on ajoute de l'irbésartan
C on augmente la dose de ramipril
D on renforce la restriction protidique
E on renforce la restriction sodée
Question 14
Quinze jours après vos modifications thérapeutiques, un ionogramme sanguin et une créati-
nine sont faxés dans le service : kaliémie : 5,6 mmol/l ; créatininémie : 210 μmol/l.
Quel(s) est(sont) le(s) mécanisme(s) de l'hyperkaliémie chez ce patient ?
A l'insuffisance rénale
B une insuffisance surrénale
C un hypoaldostéronisme
D les médicaments bloqueurs du SRA
E la sténose de l'artère rénale
Question 15
Quelle est votre attitude thérapeutique ?
A hémodialyse en urgence
B arrêt du ramipril
C prescription de résine échangeuse d'ions
D hospitalisation
E conseils diététiques

DP 17 (+)
Un jeune homme de 25 ans est adressé en consultation de néphrologie en raison de la décou-
verte d'une insuffisance rénale (créatinine plasmatique à 160 μmol/l) sur un bilan fait il y a
4 mois. L'interrogatoire vous apprend qu'on lui a déjà signalé en médecine scolaire lorsqu'il
était étudiant que sa bandelette urinaire était positive pour le sang et les protéines. Il a eu un
épisode d'hématurie macroscopique il y a 1 mois ce qui l'a finalement motivé à prendre ce
rendez-vous.

ÉNONCÉS 79
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Question 1
L'examen clinique est normal en dehors de la pression artérielle qui est mesurée à
167/97 mmHg. La bandelette urinaire confirme la présence de sang (200 GR/μl) et de pro-
téines (> 3 g/l).
Quel est le diagnostic le plus probable ?
A une glomérulonéphrite post-infectieuse
B une glomérulonéphrite extramembraneuse
C une maladie de Berger ou néphropathie à dépôts d'IgA
D une glomérulonéphrite membrano-proliférative
E un syndrome d'Alport

Question 2
Sur quel(s) argument(s) ?
A l'âge
B l'argument de fréquence
C le sexe
D l'hématurie macroscopique
E l'absence d'œdèmes des membres inférieurs

Question 3
Vous complétez le bilan : créatinine : 185 μmol/l ; albumine : 36 g/l ; protéinurie : 0,8 g/24 h ;
créatinine urinaire : 5 mmol/24 h. La NFS, le ionogramme sanguin, le bilan hépatique sont
normaux. Le bilan immunovirologique est négatif.
Que pensez-vous des analyses d'urines ?
A il s'agit d'une protéinurie de débit tubulaire
B il s'agit d'une protéinurie de débit glomérulaire
C le recueil urinaire a l'air correct
D le recueil urinaire est excessif
E le recueil urinaire est incomplet

Question 4
L'hypertension artérielle est confirmée.
Quel(s) traitement(s) proposez-vous en première intention ?
A bêtabloquant
B diurétique
C inhibiteur de l'enzyme de conversion
D inhibiteur calcique
E antihypertenseur central

Question 5
Vous décidez de réaliser une biopsie rénale.
Quelle(s) lésion(s) histologique(s) est(sont) compatible(s) avec votre diagnostic ?
A mésangiolyse
B fibrose interstitielle
C prolifération endocapillaire
D dépôts extramembraneux d'IgA
E dépôts mésangiaux d'IgA

Question 6
Huit ans après cette biopsie et malgré le traitement antihypertenseur et néphroprotecteur,
l'insuffisance rénale du patient progresse vers le stade V. Vous évoquez les différents modes
de traitement de suppléance rénale et il est évidemment intéressé par la possibilité d'une
transplantation rénale.
Quel(s) élément(s), parmi les suivants, fait(font) partie du bilan pré-transplantation ?
A la sérologie EBV
B l'IRM cérébrale
C le scanner abdomino-pelvien
D le typage HLA de classe I et II
E la coronarographie

80 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Question 7
Quelle(s) est(sont) la(les) contre-indication(s) de la transplantation rénale ?
A une sérologie VIH positive
B un antécédent de cancer du côlon considéré comme guéri depuis 10 ans
C un cross-match positif le jour de la transplantation
D un âge supérieur à 70 ans
E un diabète multicompliqué
Question 8
Le patient est de groupe B, vous lui annoncez un temps d'attente assez long.
Quel(s) autre(s) paramètre(s) intervien(nen)t dans l'attribution d'un greffon rénal ?
A l'âge
B le groupe Rhésus
C la compatibilité HLA
D le temps d'attente en dialyse
E l'origine ethnique
Question 9
Le frère du patient a proposé de lui donner un rein et le bilan effectué ne retrouve pas
de contre-indication. Une transplantation préemptive est donc programmée. Le traitement
immunosuppresseur est débuté le jour de la transplantation.
Quel(s) est(sont) le(s) médicament(s) qui peu(ven)t être utilisé(s) pour prévenir le rejet de
greffe ?
A infliximab
B rapamycine
C stéroïdes
D tacrolimus
E cyclophosphamide
Question 10
L'intervention s'est très bien passée avec une durée d'ischémie froide de 90 minutes ; une bonne
recoloration du greffon et une reprise de diurèse sur table. Vous passez voir le patient qui est
en salle de réveil depuis 3 heures. La diurèse cumulée est de 2 litres. Le bilan sanguin montre :
sodium : 138 mmol/l ; potassium : 3,5 mmol/l ; créatinine : 420 μmol/l ; hémoglobine : 10,5 g/dl.
Le bilan urinaire montre : sodium : 34 mmol/l ; potassium : 13 mmol/l ; créatinine : 1,8 mmol/l.
Quelles sont les grandes lignes de votre prise en charge initiale ?
A perfusion de sérum physiologique 4 litres par 24 heures
B apport de 2 g/l de KCl
C compensation de diurèse horaire
D apport de 1 g/l de KCl
E apport de 2 g/l NaCl
Question 11
L'évolution initiale est satisfaisante avec un nadir de créatinine à 105 μmol/l et le patient sort
à J12 sous un traitement associant prednisone 2 mg/j, tacrolimus LP 7 mg/j et mycophénolate
mofétil 1 gramme × 2/j.
Sept ans après la transplantation, il est hospitalisé pour crachats hémoptoïques isolés sans
hypoxémie.
Quelle(s) est(sont) votre(vos) hypothèse(s) diagnostique(s) ?
A pneumocystose
B tuberculose pulmonaire
C pneumopathie à CMV
D adénocarcinome bronchique
E œdème pulmonaire cardiogénique
Question 12
Les BK crachats reviennent positifs. Un traitement par isoniazide, rifampicine, pyrazinamide
et éthambutol est débuté.
Le bilan fait à 1 mois alors que le patient va parfaitement bien montre une insuffisance rénale
aiguë avec une créatininémie à 362 μmol/l versus 130.

ÉNONCÉS 81
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Quel(s) examen(s) demandez-vous pour avancer dans le diagnostic étiologique de cette insuf-
fisance rénale ?
A échographie du greffon
B bilan hépatique
C T0 de tacrolimus
D ionogramme urinaire
E ECBU
Question 13
Une biopsie du transplant est finalement réalisée rapidement. L'analyse histologique montre
un infiltrat cellulaire dans l'insterstitium et des lésions de tubulite. Il n'y a ni glomérulite
ni capillarite péritubulaire.
Quel est votre diagnostic ?
A rejet chronique
B pyélonéphrite aiguë
C rejet aigu cellulaire
D rejet aigu humoral
E récidive de la maladie de Berger
Question 14
Quelle(s) est(sont) la(les) cause(s) probable(s) chez ce patient ?
A la tuberculose pulmonaire
B une sous-exposition au tacrolimus
C une interaction médicamenteuse
D le développement d'anticorps anti-HLA
E un défaut d'observance
Question 15
Quelle est votre prise en charge ?
A bolus de corticoïdes
B échanges plasmatiques
C éducation thérapeutique
D augmentation des doses de tacrolimus
E remplacer le tacrolimus par de la rapamycine

DP 18 (+)
Les pompiers amènent aux urgences un homme de 54 ans retrouvé hagard chez lui. C'est
la gardienne qui les a appelés car cela fait 2 jours que cet homme très « bavard voire un peu
envahissant » ne sort plus de chez lui ce qui n'est pas dans ses habitudes. La dernière fois qu'il
lui a parlé, il s'est plaint d'avoir du mal à s'alimenter en raison d'une gastroentérite.

Question 1
À l'examen clinique, la température est à 38 °C, il est somnolent mais réveillable sans signe
de localisation. Il se plaint d'être « complètement déshydraté ». Le poids est mesuré à 72 kg.
La pression artérielle est à 105/65 mmHg, la fréquence cardiaque à 102/min. Les premiers
examens biologiques demandés par l'interne vous sont communiqués par téléphone :
sodium : 157 mmol/l ; potassium : 3,5 mmol/l ; créatinine : 380 μmol/l ; urée : 46 mmol/l ;
glycémie : 4,5 mmol/l. Dans les urines : sodium < 20 mmol/l ; potassium : < 20 mmol/l ; créa-
tinine : 2 mmol/l.
Quel est l'état d'hydratation de ce patient ?
A hyperhydratation globale
B hyperhydratation intracellulaire isolée
C déshydratation intracellulaire
D déshydratation extracellulaire
E hyperhydratation extracellulaire
Question 2
Quelle est votre prise en charge immédiate ?
A hospitalisation
B perfusion de glucosé à 5 %

82 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C perfusion d'eau pure


D antiémétique
E perfusion de soluté salé isotonique à 9 g/l
Question 3
À combien environ évaluez-vous le déficit en eau du patient ?
A 1 litre
B 2 litres
C 3 litres
D 4 litres
E 5 litres
Question 4
À propos de la correction de l'hypernatrémie de ce patient, quelle(s) est(sont) la(les) proposi-
tion(s) exacte(s) ?
A elle ne doit pas dépasser 10 mmol/l dans les 24 premières heures
B la natrémie doit être rapidement normalisée si le patient est symptomatique
C l'eau peut être apportée per os
D une correction trop rapide expose au risque de myélinolyse centropontine
E une correction trop rapide expose au risque d'œdème cérébral
Question 5
Le patient est hospitalisé. Il est difficilement interrogeable mais dit n'avoir aucune maladie
et avoir arrêté les « cochonneries qu'on lui donne depuis des années pour le brider ». Les
troubles digestifs et neurologiques s'amendent. Le bilan biologique fait à J5 alors que le
patient n'est plus perfusé montre : sodium : 145 mmol/l ; potassium : 4,5 mmol/l ; urée :
10 mmol/l ; créatinine : 260 μmol/l. L'infirmière étonnée par la quantité de bouteilles d'eau
demandée par le patient a quantifié sa diurèse à 5 litres.
Quel(s) résultat(s) vous orienterai(en)t vers un diabète insipide néphrogénique ?
A osmolalité urinaire < 500 mOsm/kg H2O après 12 h de restriction hydrique
B augmentation de l'osmolalité urinaire après injection d'ADH
C absence d'augmentation de l'osmolalité urinaire après injection d'ADH
D osmolalité urinaire > 500 mOsm/kg H2O après 12 h de restriction hydrique
E diminution de la natrémie d'au moins 5 mmol/l après injection d'ADH
Question 6
Le diagnostic de diabète insipide néphrogénique est posé par vos examens.
Quelle(s) est(sont) l'(les) étiologie(s) des diabètes insipides néphrogéniques ?
A cause génétique
B causes médicamenteuses
C hypercalcémie
D insuffisance rénale chronique
E syndrome de levée d'obstacle
Question 7
L'ex-femme du patient lui rend visite à l'hôpital et vous apprenez qu'il est en rupture de
suivi pour une psychose maniacodépressive pour laquelle il a pris du lithium pendant près
de 20 ans. Elle vous rapporte une prise de sang datant d'il y a 2 ans où la créatinine était
à 200 μmol/l confortant le caractère chronique de l'insuffisance rénale. La créatinine s'est
stabilisée autour de 250 μmol/l, vous évoquez la possibilité d'une insuffisance rénale chro-
nique liée au lithium.
Quel(s) élément(s) conforte(nt) ou conforterai(en)t votre suspicion diagnostique ?
A la durée du traitement
B une protéinurie à 2 g/24 h
C le diabète insipide néphrogénique
D l'absence d'HTA
E la présence de microkystes à l'IRM rénale ou à la biopsie rénale
Question 8
Le patient est adressé en consultation de néphrologie et le néphrologue évoque une néphro-
pathie tubulo-interstitielle chronique (NTIC) à rapporter au lithium en l'absence d'autre
cause.

ÉNONCÉS 83
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Quelle(s) autre(s) cause(s) de néphropathie tubulo-interstitielle chronique connaissez-vous ?


A les AINS
B l'infection chronique par le VHC
C l'hypertrophie prostatique compliquée de vessie de lutte sans résidu
D les maladies lithiasiques sévères avec obstructions répétées
E les causes génétiques
Question 9
Un bilan phosphocalcique complet a été prescrit dont voilà les résultats : calcémie : 2,82 mmol/l
(N = 2,20–2,50) ; phosphatémie : 1,48 mmol/l (N) ; 25(OH)D3 : 19 ng/ml (N = 30–60) ; PTH :
256 ng/l (N = 10–50).
Qu'en pensez-vous ?
A la 25(OH)D3 est diminuée en raison de l'insuffisance rénale
B le dosage de la PTH est inadapté au taux de calcium
C il s'agit d'une hyperparathyroïdie secondaire
D l'hypercalcémie est vraisemblablement liée à l'insuffisance rénale
E l'hypercalcémie est vraisemblablement liée à l'hyperparathyroïdie
Question 10
Quel(s) examen(s) vous paraî(ssen)t utile(s) de réaliser ?
A ostéodensitomérie
B dosage de la 1,25(OH)2D3
C électrophorèse des protéines sériques
D échographie + scintigraphie parathyroïdienne
E électrocardiogramme
Question 11
Une autre anomalie attire votre attention : la réserve alcaline est abaissée à 19 mmol/l.
Parmi les propositions suivantes, laquelle(lesquelles) est(sont) exacte(s) ?
A l'acidose métabolique aggrave les lésions d'ostéodystrophie rénale
B cette diminution des bicarbonates est liée à l'insuffisance rénale
C l'acidose métabolique permet de limiter l'hyperkaliémie favorisée par l'insuffisance rénale
D absence de prise en charge en l'absence de retentissement
E prescription de bicarbonate de sodium avec un objectif de bicarbonate > 22 mmol/l
Question 12
En dehors des troubles phosphocalciques et acidobasiques discutés, le patient ne semble pas
avoir d'autres conséquences biologiques corrigeables de son insuffisance rénale chronique.
Quelle(s) autre(s) mesure(s) préconisez-vous chez ce patient ?
A mise à jour des vaccinations
B limiter les apports en sel et en eau
C adapter la posologie des médicaments au DFG estimé
D prise en charge à 100 %
E suivi auprès du médecin traitant
Question 13
Le patient est extrêmement angoissé par son insuffisance rénale chronique et se pose beau-
coup de questions sur la dialyse.
Que lui dites-vous sur les différentes techniques de dialyse ?
A l'hémodialyse peut se faire à domicile
B l'hémodialyse est la technique de dialyse la plus utilisée
C la dialyse péritonéale est moins utilisée car plus coûteuse
D l'hémodialyse nécessite obligatoirement la création préalable d'une fistule artérioveineuse
E la fréquence des séances d'hémodialyse la plus utilisée est de 4 séances de 3 heures
par semaine
Question 14
Il veut comprendre comment « marche » l'hémodialyse qui a sa préférence.
Vous lui dites que (une ou plusieurs propositions exactes) :
A l'épuration se fait sur un circuit extracorporel
B l'épuration des « déchets » se fait à travers une membrane entre le sang du patient et
un bain de dialyse

84 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C seule la diffusion selon le gradient de concentration entre sang et dialysat permet


d'épurer les déchets
D l'hémodialyse permet de pouvoir manger et boire tout ce que l'on veut
E l'espérance de vie en dialyse rejoint celle de la population générale

Question 15
Le patient ne veut pas entendre parler de transplantation que vous avez néanmoins évoquée
dans la liste des traitements de suppléance rénale.
Quel(s) est(sont) votre(vos) argument(s) pour le convaincre qu'il s'agit de la meilleure solution ?
A morbidité cardiovasculaire moindre
B moindre fréquence des cancers
C amélioration de la qualité de vie
D amélioration de l'espérance de vie
E moindre coût à long terme pour la société

DP 19 (+)
Une femme de 42 ans est adressée en consultation de néphrologie en raison de la décou-
verte d'une hypertension artérielle en médecine du travail (PA à 167/98 mmHg). Elle est
allée consulter son médecin généraliste qui a retrouvé une pression artérielle excessive à
162/97 mmHg.

Question 1
À propos de l'hypertension artérielle (HTA) quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A elle est définie par une PAS ≥ 140 mmHg ou une PAD ≥ 90 mmHg à domicile
B elle est définie par une PAS ≥ 140 mmHg et une PAD ≥ 90 mmHg au cabinet
C il faut 3 mesures matin et soir pendant 3 jours pour l'affirmer
D la mesure de la PA est obligatoirement faite en position couchée
E aucune de ces propositions n'est exacte
Question 2
Quelle est la prévalence de l'hypertension artérielle dans la population adulte française ?
A 10 %
B 20 %
C 30 %
D 40 %
E 50 %

Question 3
La patiente a pour antécédents : une maladie de Hashimoto supplémentée par lévothyroxine,
des migraines traitées au coup par coup et a eu 3 grossesses dont 2 menées à terme sans
problème et une fausse couche précoce. Sa mère est diabétique et hypertendue, son père est
décédé d'un infarctus du myocarde.
Parmi les médicaments/toxiques suivants, lequel(lesquels) peu(ven)t être responsable(s) d'une
hypertension artérielle ?
A les œstroprogestatifs
B la lévothyroxine
C la cocaïne
D les tryptans
E la pseudoéphédrine

Question 4
Elle ne prend aucun médicament susceptible de donner de l'hypertension artérielle.
Quel(s) élément(s) de votre examen clinique est(sont) particulièrement pertinent(s) chez cette
jeune femme ?
A poids
B palpation des fosses lombaires
C examen neurologique
D examen de la pilosité
E recherche des pouls fémoraux

ÉNONCÉS 85
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Question 5
La pression artérielle est de nouveau excessive à 165/100 mmHg lors de votre examen clinique.
Quel est le grade de cette HTA ?
A grade 1
B grade 2
C grade 3
D grade 4
E grade 5
Question 6
Votre examen clinique est normal en dehors de la pression artérielle et d'un surpoids (IMC : 28 kg/m2).
Quel(s) examen(s) demandez-vous en première intention ?
A créatinine plasmatique
B glycémie
C kaliémie
D ECBU
E électrocardiogramme
Question 7
Les examens demandés sont normaux en dehors de la kaliémie légèrement abaissée à
3,5 mmol/l. Vous souhaitez débuter un traitement et faire quelques examens complémen-
taires compte tenu de cette anomalie.
Parmi les traitements suivants, lequel(lesquels) n'interférera(ront) pas avec vos examens ?
A diurétiques thiazidiques
B inhibiteurs calciques
C bêtabloquants
D inhibiteurs de l'enzyme de conversion
E alphabloqueurs
Question 8
Quel(s) examen(s) demandez-vous ?
A scanner des surrénales
B Doppler des artères rénales
C rénine plasmatique
D biopsie rénale
E aldostéronurie des 24 heures
Question 9
Quel(s) signe(s) clinique(s) est(sont) compatible(s) avec le diagnostic de phéochromocytome ?
A hypotension orthostatique
B sueurs nocturnes
C accès de tachycardie
D diarrhées
E céphalées pulsatiles
Question 10
À propos des dosages de rénine et d'aldostérone, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s)
exacte(s) ?
A l'aldostérone est élevée en cas de tumeur à rénine
B la rénine est élevée en cas de sténose de l'artère rénale
C la rénine est abaissée en cas d'hyperaldostéronisme primaire
D la rénine est élevée en cas d'hyperaldostéronisme primaire
E la rénine et l'aldostérone sont abaissées en cas d'HTA maligne

Question 11
Finalement, tous les examens sont normaux et vous retenez le diagnostic d'hypertension
artérielle essentielle.
Quels sont les éléments de votre prise en charge thérapeutique ?
A limitation de la consommation d'alcool
B antiagrégant plaquettaire
C statines

86 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D régime sans sel (2 grammes par jour)


E traitement médicamenteux en l'absence d'efficacité des autres mesures
Question 12
Vous avez débuté un traitement par inhibiteur calcique (amlodipine 10 mg/j). La patiente vous
revoit au bout de 3 semaines, le traitement est globalement bien toléré en dehors de petits
œdèmes des membres inférieurs. La pression artérielle est à 151/94 mmHg.
Quelle est votre attitude thérapeutique ?
A changer pour un inhibiteur de l'enzyme de conversion ou un ARA2
B ajouter un diurétique thiazidique
C vérifier l'observance de la patiente
D renforcer les mesures hygiéno-diététiques
E patienter
Question 13
Cinq mois plus tard, la pression artérielle n'est toujours pas aux objectifs (145/88 mmHg au cabinet)
sous un traitement associant amlodipine 5 mg/j, valsartan 160 mg/j et indapamide 1,5 mg LP/j.
Quelle(s) explication(s) possible(s) évoquez-vous ?
A syndrome d'apnée du sommeil
B grossesse
C association non synergique
D brassard inadapté
E HTA blouse blanche
Question 14
La patiente est finalement perdue de vue et se présente aux urgences 2 ans plus tard pour
une asthénie et un amaigrissement associés à des céphalées et des acouphènes. Elle a arrêté
tous ses traitements. La pression artérielle est à 220/130 mmHg, l'auscultation cardiopulmo-
naire est normale (en dehors d'une tachycardie régulière à 105/min), il n'y a pas de signe de
localisation neurologique mais la patiente est ralentie.
Quelle(s) anomalie(s) biologique(s) peu(ven)t être vue(s) dans le cadre d'une HTA maligne ?
A CRP à 80 mg/l
B kaliémie à 3 mmol/l
C créatinine à 156 μmol/l
D plaquettes à 75 000/mm3
E protéinurie à 2 g/g de créatininurie
Question 15
Quelle est votre attitude thérapeutique dans les premières 24 heures ?
A normalisation de la PA par antihypertenseurs IV
B inhibiteur de l'enzyme de conversion
C perfusion de sérum salé isotonique
D restriction hydrosodée
E reprise du traitement antihypertenseur habituel

DP 20 (+)
Un patient de 76 ans est amené par les pompiers aux urgences après un malaise sans perte
de connaissance ni douleur thoracique survenu au restaurant alors qu'il se levait pour partir.
Il n'a pas d'antécédent si ce n'est une intervention pour canal carpien bilatéral il y a quelques
semaines. Il ne prend aucun traitement au long cours.

Question 1
À l'examen clinique, le patient est apyrétique, l'auscultation cardiaque est régulière ;
l'auscultation pulmonaire est normale. La pression artérielle est à 110/75 mmHg couché,
95/60 mmHg debout. Il existe des œdèmes des membres inférieurs. La palpation abdominale
est sans particularité. L'examen neurologique est normal hormis des troubles de la sensibilité
des 2 membres inférieurs.
Quel(s) critère(s) fait(font) partie de la définition de l'hypotension orthostatique ?
A baisse de la PAS de 20 mmHg à 1 min d'orthostatisme
B baisse de la PAD de 10 mmHg à 1 min d'orthostatisme

ÉNONCÉS 87
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

C baisse de la PAS de 20 mmHg à 3 min d'orthostatisme


D baisse de la PAS de 30 mmHg à 3 min d'orthostatisme
E baisse de la PAD de 15 mmHg à 3 min d'orthostatisme
Question 2
Parmi les situations cliniques suivantes, laquelle(lesquelles) peu(ven)t se compliquer
d'hypotension orthostatique ?
A une hypovolémie
B un traitement par alphabloquant
C un diabète
D une atrophie multisystématisée
E une maladie de Lyme
Question 3
Quelle(s) variation(s) de la fréquence cardiaque est(sont) en faveur d'une cause
dysautonomique ?
A augmentation de la fréquence cardiaque de 20/min
B diminution de la fréquence cardiaque de 20/min
C augmentation de la fréquence cardiaque de 30/min
D diminution de la fréquence cardiaque de 30/min
E absence d'augmentation de la fréquence cardiaque
Question 4
Vous retenez comme cause du malaise une hypotension orthostatique d'origine dysautono-
mique. L'externe vous fait remarquer qu'alors qu'il n'y a eu aucun traumatisme crânien, le
patient présente des hématomes périorbitaires.
Quel diagnostic suspectez-vous ?
A une dysautonomie familiale
B un diabète multicompliqué
C une amylose
D une maladie de Lyme
E un cancer du rein métastatique

Question 5
Quel(s) élément(s) clinique(s) recherchez-vous en faveur de votre diagnostic ?
A une protéinurie à la bandelette urinaire
B une macroglossie
C des céphalées
D une piqûre de tique
E une hématurie microscopique

Question 6
Le bilan biologique prescrit est le suivant : NFS : normale ; sodium : 133 mmol/l, potassium :
4,0 mmol/l ; créatinine : 120 μmol/l ; glycémie : 5 mmol/l ; calcémie : 1,9 mmol/l ; albuminé-
mie : 22 g/l ; bilan hépatique normal hormis PAL à 2 N ; protéinurie à 4,7 g/l. Vous décidez
d'hospitaliser le patient.
Que pensez-vous de l'état d'hydratation de ce patient ?
A déshydratation extracellulaire
B hyperhydratation intracellulaire
C déshydratation intracellulaire
D hyperhydratation extracellulaire
E volémie normale
Question 7
Quel(s) traitement(s) symptomatique(s) proposez-vous ?
A restriction sodée
B diurétiques de l'anse
C perfusion de sérum physiologique
D restriction hydrique
E perfusion de desmopressine (DDAVP®)

88 ÉNONCÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Question 8
L'électrophorèse des protéines sériques montre un pic à 3,5 g/l dans les gammaglobulines.
Quel(s) examen(s) complémentaire(s) demandez-vous ?
A sérologies virales hépatites B et C
B immunofixation des protéines sériques
C cryoglobulinémie
D immunofixation urinaire
E facteurs antinucléaires
Question 9
Le pic sérique est une IgG lambda, les protéines urinaires sont pour 80 % de l'albumine, pour
15 % une chaîne légère lambda et pour 5 % des protéines de bas poids moléculaires.
Avec quel(s) diagnostic(s) néphrologique(s) est-ce compatible ?
A syndrome de Randall
B syndrome de Fanconi
C tubulopathie myélomateuse
D amylose AL
E insuffisance rénale fonctionnelle
Question 10
Quel(s) autre(s) organe(s) que le rein pouvez-vous biopsier pour étayer votre diagnostic ici ?
A l'estomac
B une glande salivaire accessoire
C une biopsie neuromusculaire
D la langue
E la graisse sous-cutanée
Question 11
Le patient bénéficie finalement d'une biopsie rénale.
Quel(s) élément(s) est(sont) en faveur d'une amylose AL rénale ?
A dépôts amorphes extracellulaires
B aspect de glomérulosclérose nodulaire
C coloration par le rouge Congo
D dépôts de chaînes légères le long des vitrées tubulaires
E biréfringence jaune-vert en lumière polarisée
Question 12
Quel(s) élément(s) est(sont) en faveur d'une maladie de Randall ?
A dépôts amorphes extracellulaires
B aspect de glomérulosclérose nodulaire
C coloration par le rouge Congo
D dépôts de chaînes légères le long des vitrées tubulaires
E biréfringence jaune-vert en lumière polarisée
Question 13
La biopsie confirme le diagnostic d'amylose AL. Vous décidez de faire un myélogramme.
Celui-ci montre la présence de 4 % de plasmocytes sans autre anomalie.
Qu'en pensez-vous ?
A c'est un myélome
B c'était le résultat le plus probable
C il faut le refaire
D le traitement néphroprotecteur suffit
E le myélogramme est normal
Question 14
Quel(s) examen(s) cardiologique(s) a(ont) la meilleure valeur pronostique dans l'amylose AL
cardiaque ?
A Holter ECG
B échographie cardiaque
C troponine

ÉNONCÉS 89
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

D IRM cardiaque
E NT-proBNP
Question 15
Le patient n'a, a priori, pas d'atteinte cardiaque. Vous débutez un traitement par bortézomib
et dexaméthasone.
Si le traitement est efficace, quel(s) paramètre(s) biologique(s) va(vont) s'améliorer le plus
rapidement ?
A l'albuminémie
B la valeur du pic IgG lambda
C la protéinurie
D l'excrétion de chaînes légères urinaires
E la créatininémie

90 ÉNONCÉS
mes notes 

DOSSIER TRANSVERSAL
Dossier progressif

DP 41 (+++)
Mme U., 58 ans, vous est adressée par son médecin traitant pour des douleurs lombaires
gauches intermittentes évoluant depuis plusieurs années. À l'interrogatoire, elle vous
rapporte des épisodes de fièvre et de grande fatigue, associées aux douleurs, résolutifs
après quelques jours d'antibiotiques. Le dernier épisode a été particulièrement éprouvant,
raison pour laquelle elle se décide à venir. Cette patiente tabagique a pour principaux
antécédents une hypertension artérielle, une hypercholestérolémie, et un surpoids depuis
de nombreuses années. Elle vous dit avoir été opérée d'une sigmoïdectomie pour diver-
ticulose colique il y a 5 ans, ainsi que d'une cholécystectomie pour lithiase vésiculaire un
peu avant.

Question 1
Quelle(s) est(sont) votre(vos) principale(s) hypothèse(s) diagnostique(s) ?
A lithiase urinaire
B reflux vésico-rénal
C syndrome de la jonction pyélo-urétérale
D tumeur de vessie
E sténose urétérale iatrogène

Question 2
Vous l'interrogez sur les caractéristiques de sa douleur.
Quelle(s) question(s) devez-vous poser ?
A chronicité en rapport avec les mictions ?
B association à des brûlures mictionnelles ?
C douleur ascendante ?
D douleur descendante ?
E apparition brutale ?

Question 3
Mme U. vous explique que les douleurs surviennent brutalement, ne sont pas liées aux mic-
tions et n'ont pas d'irradiations particulières.
Quel(s) examen(s) proposez-vous ?
A bilan urodynamique
B échographie vésico-rénale
C uro-TDM
D ECBU
E fibroscopie vésicale

Question 4
La patiente revient vous voir avec ses examens. L'ECBU est stérile. Un scanner a été réalisé
sans injection de produit de contraste car le radiologue n'avait pas la créatininémie de la
patiente. Elle vous montre le cliché suivant.

Pôle rénal : Urologie/Néphrologie


ÉNONCÉS 187
© 2016, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés
mes notes  DOSSIER TRANSVERSAL  Dossier progressif

Qu'en pensez-vous ?
A calcul coralliforme du rein gauche
B abcès du rein gauche
C dilatation des cavités du rein gauche
D atrophie rénale gauche
E masse tissulaire du rein gauche
Question 5
Il existe en effet un calcul coralliforme gauche et le rein a un parenchyme atrophié. La patiente
a une créatininémie dosée à 137 μmol/l.
Que lui proposez-vous ?
A néphrolithotomie percutanée gauche
B néphrectomie gauche
C lithotritie extracorporelle rénale gauche
D scintigraphie rénale au DMSA
E abstention et surveillance
Question 6
La scintigraphie rénale montre une participation de 5 % du rein gauche. La patiente est opérée
et ne présente plus de symptômes par la suite. La créatinine se stabilise autour de 155 μmol/l
ce qui correspond à une clairance estimée selon la formule MDRD à 32 ml/min/1,73 m2.
Quel est le stade de la maladie rénale chronique de cette patiente ?
A stade 2
B stade 3a
C stade 3b
D stade 4
E stade 5
Question 7
La patiente ne poursuit pas le suivi malgré les conseils donnés. Elle est réadressée en consul-
tation par son médecin traitant 5 ans plus tard car la créatininémie a été dosée à 295 μmol/l
soit une clairance à 14 ml/min/m2. Vous n'avez aucune valeur intermédiaire.
Quel(s) examen(s) demandez-vous ?
A calciurie
B NFS
C échographie rénale
D PTH
E biopsie rénale

188 ÉNONCÉS
DOSSIER TRANSVERSAL  Dossier progressif mes notes 

Question 8
L'imagerie rénale montre un rein droit mesurant 78 mm de grand axe, avec des index de
résistance élevés.
Le bilan biologique montre une anémie normocytaire arégénérative à 9 g/dl, sans carence
martiale (ferritinémie : 80 ng/ml ; coefficient de saturation de la transferrine : 20 %) ; kalié-
mie : 4,8 mmol/l ; réserves alcalines : 21 mmol/l ; calcémie : 2,30 mmol/l ; phosphatémie :
2 mmol/l ; 25(OH)D3 : 12 ng/ml (N = 30–60) ; PTH : 270 ng/l (N = 15–70).
Quelle est votre prise en charge de l'anémie ?
A prescription de fer + EPO
B prescription de fer sans EPO
C prescription d'EPO sans fer
D supplémentation en folates et vitamine B12
E réalisation d'une électrophorèse de l'hémoglobine

Question 9
Comment corrigez-vous les anomalies du bilan phosphocalcique ?
A carbonate de calcium en dehors des repas
B chélateurs non calciques au milieu des repas
C supplémentation en vitamine D non active (Uvedose®)
D supplémentation en vitamine D active (Un-alpha®)
E chélateurs non calciques en dehors des repas

Question 10
Compte tenu du niveau de fonction rénale, vous évoquez avec la patiente les différents traite-
ments de suppléance rénale.
Quelle est votre prise en charge ?
A vaccination contre l'hépatite B
B confection d'une fistule artérioveineuse
C prise en charge sociale
D bilan pré-transplantation
E consultation cardiologique

Question 11
Mme U. est, bien sûr, angoissée à l'idée de la transplantation rénale. Elle se pose des ques-
tions sur l'intervention et le devenir de son rein droit.
Quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A une néphrectomie droite devra être réalisée
B le rein droit sera laissé en place et le greffon positionné en fosse lombaire gauche
C les urines du greffon seront drainées par une anastomose urétéro-vésicale
D le greffon est placé en intrapéritonéal
E la voie d'abord est cœlioscopique
Question 12
Un greffon est obtenu au bout de quelques mois. Il s'agit d'un rein gauche d'une femme
décédée d'un arrêt cardiaque.
À propos de ce greffon, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A le côté est important car la patiente n'a plus de rein gauche
B l'artère du greffon sera courte
C la veine du greffon sera courte
D un patch veineux est classiquement adressé avec le greffon
E le greffon a été prélevé avant l'arrêt cardiaque
Question 13
La transplantation débute par la préparation du greffon.
En quoi consiste cette étape ?
A vérification de la bonne coloration du greffon
B vérification de l'absence de brèche vasculaire
C réchauffement du greffon
D dégraissage du rein
E positionnement du greffon dans la patiente

ÉNONCÉS 189
mes notes  DOSSIER TRANSVERSAL  Dossier progressif

Question 14
La transplantation s'est bien passée et la patiente sort à J18 avec une créatininémie à
158 μmol/l.
Quel(s) est(sont) le(s) facteur(s) qui peu(ven)t influencer la survie du greffon ?
A les antécédents du donneur
B la durée d'ischémie froide
C le type d'immunosuppresseurs
D la compatibilité du couple donneur-receveur
E l'observance thérapeutique
Question 15
À 6 mois de la greffe, une dégradation de la fonction rénale motive une biopsie rénale.
Celle-ci montre la présence d'inclusions nucléaires dans les cellules tubulaires associées à un
petit infiltrat interstitiel.
Quel est votre diagnostic ?
A rejet aigu cellulaire
B nécrose tubulaire aiguë
C infection à BK virus
D pyélonéphrite aiguë
E rejet humoral

190 ÉNONCÉS
CORRIGÉS
mes notes 

NÉPHROLOGIE
Questions isolées

QI 1 QI 12
Réponse : B, C, E Réponse : A, C, D, E

QI 2 QI 13
Réponse : A, B, C, E Réponse : A, C, D

QI 3 QI 14
Réponse : A, E Réponse : A, B, C, D, E

QI 4 QI 15
Réponse : C, D, E Réponse : A, C, E

QI 5 QI 16
Réponse : A, C, D, E Réponse : D

QI 6 QI 17
Réponse : B, C, D Réponse : A, C, D

QI 7 QI 18
Réponse : A, C, D, E Réponse : A, C, D

QI 8 QI 19
Réponse : A, B, C, E Réponse : A, B, D

QI 9 QI 20
Réponse : B, D Réponse : C, D

QI 10 QI 21
Réponse : B, D Réponse : B, C, D

QI 11 QI 22
Réponse : A, B, C, D, E Réponse : A, D, E

Pôle rénal : Urologie/Néphrologie


Corrigés 193
© 2016, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 23 QI 36
Réponse : A, C, D, E Réponse : C, E

QI 24 QI 37
Réponse : A, B, C Réponse : A, D

QI 25 QI 38
Réponse : A, B, C, D, E Réponse : C, D

QI 26 QI 39
Réponse : A, B, C, E Réponse : C

QI 27 QI 40
Réponse : B, D, E Réponse : A, D, E

QI 28 QI 41
Réponse : A, B, C, E Réponse : B, C, E

QI 29 QI 42
Réponse : D, E Réponse : B

QI 30 QI 43
Réponse : B, C, D Réponse : B, C

QI 31 QI 44
Réponse : D Réponse : A, E

QI 32 QI 45
Réponse : A, D, E Réponse : A, B, C, D

QI 33 QI 46
Réponse : A, C, E Réponse : A, B, C, D, E

QI 34 QI 47
Réponse : A, B, D, E Réponse : C, D, E

QI 35 QI 48
Réponse : D, E Réponse : D

194 Corrigés
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 49 QI 62
Réponse : A, C, D, E Réponse : C

QI 50 QI 63
Réponse : A, C, D, E Réponse : C, E

QI 51 QI 64
Réponse : A, B, D, E Réponse : A, E

QI 52 QI 65
Réponse : E Réponse : D

QI 53 QI 66
Réponse : A, C, D Réponse : D

QI 54 QI 67
Réponse : A, C, D Réponse : B, C, D, E

QI 55 QI 68
Réponse : C Réponse : A, B, E

QI 56 QI 69
Réponse : B Réponse : B, C, D

QI 57 QI 70
Réponse : A, B, C, D, E Réponse : A, D, E

QI 58 QI 71
Réponse : B, C, E Réponse : A, C, E

QI 59 QI 72
Réponse : B, C, D Réponse : A, D, E

QI 60 QI 73
Réponse : A, B, D, E Réponse : B, C, D

QI 61 QI 74
Réponse : B Réponse : A, C, E

Corrigés 195
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 75 QI 88
Réponse : C, E Réponse : A, B, D, E

QI 76 QI 89
Réponse : B, D Réponse : A, B, C, D, E

QI 77 QI 90
Réponse : B, C, D Réponse : A, C, D, E

QI 78 QI 91
Réponse : A, B, D Réponse : A, B, C, D

QI 79 QI 92
Réponse : B, D Réponse : A, D, E

QI 80 QI 93
Réponse : B, C Réponse : A, B, C, D, E

QI 81 QI 94
Réponse : B, C, E Réponse : A, B, D

QI 82 QI 95
Réponse : D, E Réponse : A, D, E

QI 83 QI 96
Réponse : A, C Réponse : A, D

QI 84 QI 97
Réponse : A, B, D, E Réponse : D

QI 85 QI 98
Réponse : A, C, E Réponse : B, C

QI 86 QI 99
Réponse : A, B, C, E Réponse : A, E

QI 87 QI 100
Réponse : B, C, D, E Réponse : A, B, E

196 Corrigés
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 101 QI 114
Réponse : B, C Réponse : A, B, D, E

QI 102 QI 115
Réponse : D Réponse : B

QI 103 QI 116
Réponse : C Réponse : C, D

QI 104 QI 117
Réponse : B, C, D, E Réponse : B, E

QI 105 QI 118
Réponse : A, C, E Réponse : A, C, E

QI 106 QI 119
Réponse : A, D Réponse : C

QI 107 QI 120
Réponse : A, C, D Réponse : A, C, E

QI 108 QI 121
Réponse : A, B, D, E Réponse : A, B, C, D, E

QI 109 QI 122
Réponse : A, C Réponse : B, D, E

QI 110 QI 123
Réponse : A, C, D Réponse : A, D, E

QI 111 QI 124
Réponse : A, E Réponse : B, C, D, E

QI 112 QI 125
Réponse : B, C, D Réponse : B, C, E

QI 113 QI 126
Réponse : A, D Réponse : B, D

Corrigés 197
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 127 QI 140
Réponse : A, E Réponse : B, C, D

QI 128 QI 141
Réponse : A, C, D Réponse : B, C, E

QI 129 QI 142
Réponse : A, D, E Réponse : A, D, E

QI 130 QI 143
Réponse : A, C, D, E Réponse : A, C, D

QI 131 QI 144
Réponse : A, E Réponse : A, C

QI 132 QI 145
Réponse : A, C, D, E Réponse : B, C, E

QI 133 QI 146
Réponse : C, D Réponse : A, B, C, E

QI 134 QI 147
Réponse : A, B, D, E Réponse : A, B, D

QI 135 QI 148
Réponse : A, B, C, D, E Réponse : A, B, C, D, E

QI 136 QI 149
Réponse : A, B, C, D, E Réponse : B, C, E

QI 137 QI 150
Réponse : B, C, D Réponse : A, B, D, E

QI 138 QI 151
Réponse : B, E Réponse : B, C, D, E

QI 139 QI 152
Réponse : A, B, E Réponse : A, B, E

198 Corrigés
NÉPHROLOGIE  Questions isolées mes notes 

QI 153 QI 166
Réponse : B, D, E Réponse : C

QI 154 QI 167
Réponse : B, E Réponse : A, B, D

QI 155 QI 168
Réponse : C Réponse : A, C, E

QI 156 QI 169
Réponse : A, D Réponse : B, D, E

QI 157 QI 170
Réponse : B, E Réponse : B, D, E

QI 158 QI 171
Réponse : B, C, D, E Réponse : A, B, D

QI 159 QI 172
Réponse : A, D Réponse : A, D, E

QI 160 QI 173
Réponse : C Réponse : A, D, E

QI 161 QI 174
Réponse : A, D, E Réponse : D

QI 162 QI 175
Réponse : A, C, E Réponse : A, B, C, D, E

QI 163 QI 176
Réponse : A, C, D Réponse : A, C, E

QI 164 QI 177
Réponse : C, D, E Réponse : A, B, C, D

QI 165 QI 178
Réponse : B, E Réponse : A, B, C, D

Corrigés 199
mes notes  NÉPHROLOGIE  Questions isolées

QI 179 QI 192
Réponse : C, E Réponse : B, C, D, E

QI 180 QI 193
Réponse : A, B, C, E Réponse : B, D, E

QI 181 QI 194
Réponse : A, B, E Réponse : A, B, D

QI 182 QI 195
Réponse : C Réponse : B

QI 183 QI 196
Réponse : A, B, D Réponse : A, C, D

QI 184 QI 197
Réponse : A, C, D Réponse : C, D

QI 185 QI 198
Réponse : B, C, D Réponse : A, D, E

QI 186 QI 199
Réponse : A, C, D Réponse : B, D

QI 187 QI 200
Réponse : A Réponse : C, D

QI 188
Réponse : A, C, D

QI 189
Réponse : A

QI 190
Réponse : B, C, D

QI 191
Réponse : A, D, E

200 Corrigés
mes notes 

Légendes
Dossiers progressifs � Pourquoi la réponse est bonne ou pas
� Conseils, astuces…
� Points de stage
DP 1 � Rappel de cours
Des œdèmes des membres inférieurs

Réponse 1 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A un épanchement pleural � Les anasarques peuvent associer
outre les œdèmes des membres
inférieurs, des épanchements
pleuraux, une ascite et très rarement
un épanchement péricardique
B des crépitants des bases ✔ � Assez exceptionnels dans la
surcharge hydrosodée du syndrome
néphrotique, même lorsque celle-ci
est majeure
C un reflux hépato-jugulaire ✔ � Signe une dysfonction
ventriculaire droite
D une ascite � Idem réponse A
E la normalité de la PA X � La normalité de la pression
artérielle n'exclut en rien une
pathologie rénale
� Dans le contexte de syndrome œdémateux, la turgescence jugulaire et le reflux hépato-jugulaire, ainsi
que les signes évocateurs d'insuffisance cardiaque gauche sont en faveur d'une pathologie cardiaque.
L'ascite, les signes cliniques d'insuffisance hépatocellulaire et le contexte (infection virale chronique,
éthylisme) sont en faveur d'une pathologie hépatique

Réponse 2 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A les bêtabloqueurs � Non
B les vasodilatateurs musculotropes ✔ � Antihypertenseurs prescrits dans
(Minoxidil®) les HTA résistantes entraînant une
importante rétention hydrosodée et
devant être prescrits en association
avec des diurétiques
C les inhibiteurs calciques ✔ � Effet secondaire très classique
dihydropyridinique
D les antihypertenseurs centraux � Non
E les inhibiteurs de la rénine � Non
� Les œdèmes d'origine médicamenteuse sont essentiellement liés aux inhibiteurs calciques comme
l'amlodipine ou la nicardipine

Pôle rénal : Urologie/Néphrologie


CORRIGÉS 201
© 2016, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 3 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A NT-proNBP normal � Argument contre l'origine
cardiaque
B albuminémie à 25 g/l � Ne peut distinguer des œdèmes
d'origine hépatique ou néphrologique
C taux de prothrombine à 100 % � Argument contre une origine
hépatique
D protéinurie > 3 g/l à la bandelette ✔ X � C'est l'élément principal ici, plus
urinaire que l'insuffisance rénale qui peut
être secondaire à l'hypovolémie
efficace tant dans le syndrome
œdémateux d'origine cardiologique
qu'hépatique
E créatininémie à 145 μmol/l � L'insuffisance rénale chronique
peut se compliquer d'œdèmes des
membres inférieurs mais à un stade
plus avancé
� Les œdèmes d'origine rénale sont bilatéraux, symétriques, déclives (dans les lombes chez les patients
alités), blancs mous, indolores et prennent le godet. Les œdèmes d'origine cardiaque ou hépatique ont les
mêmes caractéristiques

Réponse 4 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A syndrome néphritique X � l manque l'hypertension
artérielle et l'hématurie
macroscopique pour un tableau de
syndrome néphritique
B glomérulonéphrite rapidement � Très rarement néphrotique.
progressive Absence de signe extrarénal.
Absence de notion d'évolutivité de
l'insuffisance rénale
C syndrome néphrotique impur ✔ X � Oui
D syndrome néphrotique pur X � Non, car hématurie et
insuffisance rénale
E syndrome cardiorénal � Absence d'insuffisance cardiaque
� Tableau typique de syndrome néphrotique avec une hypoalbuminémie < 30 g/l et une protéinurie
> 3 g/24 h, impur. On dit qu'un syndrome néphrotique est impur quand il est associé à une hématurie,
une insuffisance rénale ou une hypertension artérielle

Réponse 5 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A albuminémie < 20 g/l � Non, c'est < 30 g/l
B protéinurie > 3 g/l X � Mauvaise unité
C protidémie < 60 g/l � Non, car certaines causes de
syndrome néphrotique
s'accompagnent d'une protidémie
> 60 g/l

202 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D protéinurie > 3 g/24 h ✔ X � Oui


E gammaglobulinémie < 6 g/l � Le taux des immunoglobulines
est souvent diminué mais cela ne
fait pas partie de la définition
� Deux éléments uniquement font la définition du syndrome néphrotique : albuminémie < 30 g/l et
protéinurie > 3 g/24 heures. La protidémie est > 60 g/l dans les syndromes néphrotiques associés à une
hypergammaglobulinémie qu'elle soit polyclonale (infections chroniques, maladies auto-immunes) ou
monoclonale (gammapathie de signification rénale)

Réponse 6 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A diminution du débit cardiaque � Non, en cas de syndrome
néphrotique isolé
B baisse de la pression oncotique ✔ Oui, mais facteur non prédominant
C augmentation de la perméabilité ✔ � Conductivité hydraulique et
capillaire extravasation d'albumine accrues
D réabsorption excessive d'eau et de sel ✔ � Oui, notamment dans le canal
collecteur par activation du canal
ENaC (inhibé par l'amiloride)
E inhibition du système � C'est plutôt l'inverse lorsqu'il
rénine-angiotensine existe une hypovolémie efficace
� Les mécanismes qui sous-tendent les œdèmes dans le syndrome néphrotique sont incomplètement
compris mais secondaires à une rétention sodée d'une part et à un déséquilibre de répartition des
volumes entre secteurs plasmatique et interstitiel

Réponse 7 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A prescription de diurétiques ✔ � Base du traitement de la
rétention hydrosodée
B restriction protidique � Non, pas dans le syndrome
néphrotique
C prescription d'inhibiteurs de l'enzyme � Pas à la phase aiguë, notamment
de conversion en période de déplétion
D supplémentation calcique X � Piège = la calcémie corrigée est
normale compte tenu de
l'hypoalbuminémie
E perfusion d'albumine � Non indiquée
� Mise en place du traitement symptomatique à savoir la déplétion hydrosodée de façon parallèle à
l'enquête étiologique

Réponse 8 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A les diurétiques de l'anse sont utilisés en ✔ � Oui
première intention
B la perte de poids visée est de 2 kg par � On vise plutôt 0,5 à 1 kg par
jour jour, au-delà, cela majore les risques
de thrombose notamment u

CORRIGÉS 203
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


C elle est associée à une restriction sodée X � 6 g = régime normosodé
(6 g de NaCl/j)
D elle est associée à une restriction sodée ✔ � Restriction sodée systématique,
(2 g de NaCl/j) restriction hydrique à adapter à la
natrémie
E le meilleur paramètre d'efficacité est la � Non, c'est le poids
diurèse des 24 h
� Les diurétiques de l'anse sont utilisés en première intention. En l'absence d'efficacité suffisante, on
monte progressivement les doses puis on ajoute d'autres diurétiques : thiazidiques mais également
diurétiques épargneurs de potassium (amiloride par exemple)

Réponse 9 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A œdème pulmonaire � Assez rare même avec des prises
de poids > 10 kg
B épanchement pleural ✔ � Épanchements pleuraux et ascite
possibles
C embolie pulmonaire ✔ � C'est la cause la plus
préoccupante, favorisée par
l'hypercoagulabilité liée au
syndrome néphrotique
D pneumopathie infectieuse � Peu probable, pas de notion de
fièvre, CRP négative
E hémorragie intra-alvéolaire � Pas le contexte
� L'hypercoagulabilité du syndrome néphrotique est liée à la fuite urinaire de l'antithrombine III et à
l'augmentation de la synthèse hépatique de protéines de la coagulation. Elle est d'autant plus importante
que l'albuminémie est basse et justifie la prescription d'anticoagulant lorsque celle-ci est < 20 g/l (voire
< 25 g/l en cas de glomérulonéphrite extramembraneuse)

Réponse 10 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A c'est la seule technique dans votre � Peu probable, très peu
hôpital d'hôpitaux proposent cette
technique
B c'est la technique de première intention � Non, c'est la biopsie transpariétale
de la biopsie rénale qui ne requiert qu'un néphrologue
compétent dans cette technique
C le patient est sous antiagrégants ✔ � Oui, très probablement compte
tenu de la coronaropathie
D le syndrome œdémateux contre-indique � Pas du tout
la biopsie transpariétale
E autre raison ✔ � La profondeur du syndrome
néphrotique laisse préjuger de la
nécessité de mise rapide sous
anticoagulant
� La biopsie transpariétale reste la règle sauf en cas de troubles de la coagulation (thrombopénie,
antiagrégant ou anticoagulant) ou difficultés techniques (ex. : obésité)

204 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 11 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la glomérulonéphrite � Tableau compatible mais pas
membrano-proliférative dans les 3 premiers diagnostics à
évoquer
B glomérulonéphrite à dépôts d'IgA � Rarement néphrotique
C glomérulonéphrite extramembraneuse ✔ � Première hypothèse compte tenu
de l'âge du patient
D lésions glomérulaires minimes ✔ � Possible, tableau plus brutal
habituellement
E amylose ✔

Réponse 12 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A glomérulonéphrite � Microscopie optique différente,
membrano-proliférative dépôts de localisation différente en
immunofluorescence
B glomérulonéphrite à dépôts d'IgA � Non, pas de dépôts d'IgA
C glomérulonéphrite extramembraneuse ✔ X � Typique
D lésions glomérulaires minimes � Non, présence de dépôts
E amylose � Non, pas de dépôts amyloïdes
� La glomérulonéphrite extramembraneuse est la première cause de syndrome néphrotique chez l'adulte
après 50 ans

Réponse 13 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A scanner thoracique ✔ � Oui, pour rechercher une cause
secondaire de glomérulonéphrite
extramembraneuse chez ce patient
alcoolotabagique
B C3, C4, CH50 � Non adaptés
C HbA1C � Non adapté pour le diagnostic
étiologique
D anticorps anti-PLA2R ✔ X � Anticorps dirigés contre un
antigène podocytaire présents dans
70 % des glomérulonéphrites
extramembraneuses
E ANCA � Pas d'indication ici
� Dans environ 15 % des cas, on retrouve une cause, ce qui justifie un minimum de bilan étiologique.
Les causes des glomérulonéphrites extramembraneuses secondaires sont : les cancers (adénocarcinomes,
leucémie lymphoïde chronique), les maladies de système (lupus, sarcoïdose, Sjögren), les infections
(hépatite B, syphilis, filère) et les médicaments (AINS)

CORRIGÉS 205
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 14 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hématome post-biopsie � Non, car les biopsies rénales par
voie transjugulaire sont faites dans
le rein droit
B pyélonéphrite � N'est pas une complication de la
biopsie rénale
C colique néphrétique � Sans rapport
D thrombose de la veine rénale ✔ � Complication classique et
fréquente de la glomérulonéphrite
extramembraneuse
E dissection de l'artère rénale � Sans rapport
� Les thromboses veineuses ou artérielles sont des complications du syndrome néphrotique quelle qu'en
soit la cause. Les thromboses des veines rénales se voient essentiellement dans le cadre des
glomérulonéphrites extramembraneuses

Réponse 15 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A ECBU � Non
B urographie intraveineuse � Non adaptée
C angioscanner � En 2e intention (injection d'iode)
D écho-Doppler rénale ✔ � Suffit généralement à poser le
diagnostic
E IRM rénale � Peut poser le diagnostic mais
moins facile d'accès
� L'écho-Doppler est l'outil diagnostique le plus simple. La thrombose d'une ou plusieurs veines rénales
justifie une anticoagulation efficace prolongée qui sera maintenue au minimum 3 mois et tant que le
syndrome néphrotique persiste

Liste des items traités


Item 256 – UE 8 – Protéinurie et syndrome néphrotique chez l'adulte et chez l'enfant
Item 254 – UE 8 – Œdèmes des membres inférieurs localisés ou généralisés
Item 258 – UE 8 – Néphropathie glomérulaire
Item 264 – UE 8 – Prescription et surveillance des diurétiques (voir item 326)

DP 2
Une hématurie familiale

Réponse 1 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A ECBU ✔ � L'infection urinaire est une cause
fréquente d'hématurie
macroscopique
B cystoscopie ✔ � Systématique, compte tenu du
tabagisme

206 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C uroscanner ✔ � Systématique, compte tenu du


tabagisme
D protéinurie des 24 h ✔ � En faveur d'une glomérulopathie
E autres ✔ X � Créatininémie obligatoire avant
un uroscanner
� Compte tenu du tabagisme, la recherche d'une cause urologique d'hématurie (cystoscopie/TDM) est
recommandée. L'ECBU permet de rechercher une hématurie microscopique persistante, définie par la
présence de plus de 10 hématies/mm3

Réponse 2 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A tumeur de vessie ✔ � Hématurie pas forcément
terminale
B maladie de Berger ✔ � Classique
C hémoglobinurie paroxystique nocturne � Hémoglobinurie et non
hématurie
D infection urinaire ✔ � Cystite hématurique
E atteinte rénale de l'amylose � Non
� Les hématuries totales sont soit d'origine urologique soit parenchymateuse rénale. Attention aux
fausses hématuries : hémoglobinurie, myoglobinurie, porphyrie, prise médicamenteuse (rifampicine,
métronidazole), consommation de betteraves

Réponse 3 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A cancer du rein � Kystes ici sans atypie
B pyélonéphrite chronique � Non
C polykystose autosomique récessive � Pas le terrain, imagerie non
évocatrice
D maladie kystique de la médullaire � Kystes ici corticaux et
médullaires
E autre ✔ � Polykystose autosomique
dominante
� Imagerie typique de polykystose autosomique dominante avec des kystes de taille variable, corticaux
et médullaires et reins augmentés de taille. La présence de kystes hépatiques signe quasiment le
diagnostic

Réponse 4 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la transmission est autosomique ✔ � Oui
dominante
B la transmission est autosomique � Non
récessive
C la prévalence est de 1/10 000 � La prévalence est de 1/1 000
dans la population générale u

CORRIGÉS 207
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D on retrouve des antécédents familiaux � Non, on retrouve 5 à 10 % de
dans 70 % des cas cas sporadiques uniquement
E le risque de transmission à la � Il est de 50 % comme dans toute
descendance est de 25 % maladie autosomique dominante
� C'est la néphropathie héréditaire la plus fréquente. Elle touche toutes les populations

Réponse 5 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A le frère a la maladie � Non, < 2 kystes après 40 ans
B la mère n'a pas la maladie ✔
C la sœur a la maladie ✔ � Oui, ≥ 3 kystes entre 15 et
39 ans
D il faut dépister les enfants � Non, car pas de traitement
spécifique actuellement
E il ne fallait dépister personne � Il faut conseiller le dépistage
chez les apparentés adultes
� L'enquête familiale permet de dépister les patients atteints, de donner quelques conseils et de
rechercher et éventuellement traiter les complications associées

Réponse 6 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A ponction des kystes les plus gros � Non inutile
B majorer le traitement antihypertenseur ✔ � Oui, l'objectif est < 140/90 mmHg
C éviter le café ✔ � Oui, car la caféine stimule la
production d'AMPcyclique
D boire beaucoup (d'eau) ✔ � Oui, pour la prévention des
infections et des lithiases et pour
inhiber la sécrétion d'AVP
E antibioprophylaxie � Non recommandée
� Le tolvaptan, antagoniste des récepteurs V2 de la vasopressine, est le seul médicament à avoir montré qu'il
ralentissait la dégradation de la fonction rénale. Il doit être commercialisé en France dans cette indication

Réponse 7 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A coloscopie
B échographie cardiaque
C bilan hépatique complet
D angio-IRM cérébrale ✔ X � Indispensable compte tenu du
décès brutal du père du patient qui
était logiquement atteint (sœur
atteinte ≠ néomutation chez le
patient et mère non atteinte)
E IRM hépatique
� On dépiste systématiquement les anévrismes intracrâniens chez les patients atteints de polykystose rénale
qui ont un antécédent familial d'anévrisme. Ceci se fait au mieux au cours d'une consultation spécialisée

208 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A cholécystite ✔ � Possible
B colique néphrétique ✔ � Le plus souvent liée à une
lithiase urique
C pyélonéphrite ✔ � Possible
D hémorragie intrakystique ✔ � Symptomatologie proche de
l'infection de kyste
E infection de kyste ✔ � Possible
� Tous les diagnostics doivent être évoqués ici et pas seuls ceux en rapport avec la polykystose rénale.
Devant l'intensité de la douleur, une imagerie en coupe est recommandée

Réponse 9 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A cholécystite � Peu évocateur
B colique néphrétique � Non fébrile
C pyélonéphrite � ECBU positif habituellement
D hémorragie intrakystique � Kyste hyperdense au scanner, peut
parfois s'accompagner d'un fébricule
E infection de kyste ✔ � Diagnostic le plus probable
devant la négativité de l'ECBU
� Le PET-scan permet parfois d'aider au diagnostic car le scanner ne montre pas toujours de signes
spécifiques

Réponse 10 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A drainage en urgence � Non indiqué en première
intention et rarement nécessaire
B cholécystectomie � Non indiquée
C ofloxacine pendant 10 jours � La durée de l'antibiothérapie est
plus longue, 3 semaines en moyenne
D hémodialyse en urgence � Pas de critère de dialyse urgente :
pas de surcharge pulmonaire, pas
d'hyperkaliémie menaçante
E autres ✔ � Le traitement des infections de
kyste repose sur une antibiothérapie
avec bonne diffusion intrakystique
� L'infection de kyste est une complication classique de la polykystose rénale

Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la créatininémie ✔
B le poids � Le poids fait partie de la formule
de Cockcroft et Gault
C la taille � Non
u

CORRIGÉS 209
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D l'âge ✔
E l'ethnie ✔ � Ethnie afro-américaine ou autres
� La formule CKD-EPI est une évolution de la formule MDRD, plus juste pour les stades précoces de
l'insuffisance rénale chronique

Réponse 12 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A limiter les protéines d'origine animale � Pas d'effet sur le niveau de
potassium
B préférer les fruits crus aux fruits cuits � C'est l'inverse
C prescrire une résine échangeuse de ✔ X � Oui, compte tenu du niveau de
potassium la kaliémie
D arrêter le traitement par IEC du patient � Il n'y a pas d'indication à arrêter
les traitements bloqueurs du
système rénine-angiotensine
E prescrire du bicarbonate de sodium ✔ � La correction de l'acidose
métabolique permet de diminuer la
kaliémie
� L'hyperkaliémie est la complication la plus menaçante du patient insuffisant rénal chronique,
favorisée par les apports excessifs (fruits, surtout secs, légumes, chocolat, café en poudre, sels de régime),
les bloqueurs du système rénine-angiotensine, l'acidose métabolique

Réponse 13 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A limiter les protéines d'origine animale ✔ � Oui, de même que les autres
aliments riches en phosphore
comme les laitages
B prescrire de la vitamine D3 ✔ � Oui, car insuffisance en
(ex. : Uvedose®) vitamine D
C prescrire de la vitamine D activée � Non, il faut d'abord corriger
(ex : Un-alpha®) l'hyperphosphatémie, de plus la PTH
est dans la cible
D prescrire du calcium pendant les repas ✔ � Oui, le calcium est un chélateur
du phosphate lorsqu'il est donné au
cours du repas
E prescrire du calcium en dehors des repas � Pas d'indication ici
� Les objectifs du traitement sont une calcémie et une phosphatémie normales, une parathormone entre
2 et 9 fois la borne supérieure de la normale (au stade 5)

Réponse 14 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A carence martiale fonctionnelle ✔ � Oui, car ferritine normale et
coefficient de saturation de la
transferrine abaissé
B carence martiale absolue � Non, ferritine normale
C il faut prescrire du fer per os ✔ � Oui

210 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D il faut prescrire du fer intraveineux � Non indiqué en première


intention, uniquement en cas de
mauvaise tolérance du fer per os
E il faut prescrire de l'érythropoïétine � Non, car Hb > 10 g/dl et carence
martiale fonctionnelle à corriger
dans un premier temps
� La présence d'une anémie chez le patient insuffisant rénal chronique doit faire l'objet d'une enquête
étiologique et la carence en érythropoïétine (EPO) est un diagnostic d'élimination. La prescription d'EPO
est envisagée quand l'hémoglobine est inférieure à 10 g/dl

Réponse 15 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A prurit ✔ � Surtout en cas d'anomalie du
bilan phosphocalcique avec produit
phosphocalcique élevé
B tachycardie � Non
C asthénie ✔ � Oui
D crampes ✔ � Classique
E douleurs lombaires � Aucune raison
� Les symptômes du patient en insuffisance rénale chronique peuvent être secondaires soit à la
surcharge hydrosodée (œdèmes des membres inférieurs, surcharge pulmonaire, HTA), soit à l'installation
d'un syndrome urémique en cas d'insuffisance rénale chronique évoluée (essentiellement anorexie,
nausée, asthénie, inversion du cycle nycthéméral, crampes, prurit)

Liste des items traités


Item 257 – UE 8 – Hématurie
Item 263 – UE 8 – Polykystose rénale
Item 255 – UE 8 – Élévation de la créatininémie
Item 261 – UE 8 – Insuffisance rénale chronique chez l'adulte et l'enfant

DP 3
Une altération de l'état général

Réponse 1 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une glomérulonéphrite post-infectieuse � Ne donne pas d'altération de
l'état général pendant plusieurs
semaines ou mois
B un cancer du rein ✔ � À évoquer en priorité
C une maladie de Berger � Pas d'altération de l'état général
D une tumeur des voies excrétrices ✔ � À évoquer également
E une tuberculose urinaire ✔ � Possible mais bien plus rare que
les tumeurs des voies urinaires et
l'hématurie macroscopique est
possible mais rare également
� Altération de l'état général + hématurie macroscopique = cancer du rein ou des voies urinaires
à rechercher

CORRIGÉS 211
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 2 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A syndrome néphritique � Non, grosse surcharge hydrosodée
dans le syndrome néphritique
B glomérulonéphrite rapidement ✔ � Progression de l'insuffisance
progressive rénale typique
C syndrome néphrotique � Albumine > 30 g/l donc non
D hématuries macroscopiques récidivantes � Premier épisode d'hématurie
et insuffisance rénale progressive
E néphropathie glomérulaire chronique � Non, phénomène aigu
� Tableau typique de glomérulonéphrite rapidement progressive (GNRP) avec insuffisance rénale
s'aggravant sur plusieurs semaines, protéinurie glomérulaire non néphrotique et hématurie (qui est
finalement rarement macroscopique mais constante)

Réponse 3 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A sérologies virales hépatites B et C � À faire
B les facteurs antinucléaires � À faire
C la NFS ✔
D la cryoglobulinémie � À faire
E l'échographie rénale ✔
� L'urgence est de faire la biopsie rénale donc d'obtenir le bilan avant biopsie rénale : morphologie
rénale, bilan d'hémostase, groupe sanguin, RAI

Réponse 4 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A recherche d'anticorps anti-membrane ✔ � En urgence
basale glomérulaire
B dosage pondéral des IgA sériques
C recherche d'ANCA ✔ � À demander en urgence :
réponse de l'immunofluorescence
possible en quelques heures
D TPHA, VDRL � L'atteinte rénale associée à la
syphilis est plutôt une
glomérulonéphrite extramembraneuse
E recherche d'ASLO � Pas le contexte
� Les 3 examens urgents dans ce contexte sont : les ANCA, les anti-MBG et l'immunofluorescence
de la biopsie rénale qui peut aussi être rendue dans la journée

Réponse 5 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une lésion de hyalinose segmentaire � Non
et focale
B une prolifération extracapillaire ✔ � Croissant circonférentiel
C des dépôts mésangiaux d'IgA � Non

212 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D des dépôts extracapillaires d'ANCA � Il n'y a pas de dépôts dans les


vascularites à ANCA
E aucun dépôt ✔
� Il s'agit ici d'une glomérulonéphrite nécrosante avec prolifération extracellulaire, pauci-immune
évocatrice de vascularite à ANCA

Réponse 6 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A leur fluorescence est cytoplasmique ✔ � Oui, à distinguer des pANCA
où la fluorescence est périnucléaire
B il s'agit d'anticorps dirigés contre les cellules � Non, contre le cytoplasme
endothéliales des vaisseaux de petit calibre des polynucléaires
C ils sont présents dans 80 % des � Non, présence de pANCA dans
polyangéites microscopiques 80 % des polyangéites microscopiques
D ils sont spécifiques de la granulomatose � Non spécifiques
avec polyangéite
E ils ont un rôle pathogène ✔ � Oui
� Les cANCA correspondent le plus souvent à des anticorps anti-protéinase 3 et sont positifs dans plus
de 90 % des granulomatoses avec polyangéite

Réponse 7 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la fraction C3 du complément
B la protéinase 3 ✔ � = cANCA = granulomatose
avec polyangéite
C les histones
D la microperoxydase
E la myéloperoxydase ✔ � = pANCA = polyangéite
microscopique
� Les 2 cibles préférentielles sont la protéinase 3 et la myéloperoxydase. La recherche d'anticorps dirigés
contre ces 2 protéines est effectuée par ELISA. Il existe des ANCA dirigés contre d'autres protéines dont la
signification est moins claire

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A un livedo ✔ � Possible, mais l'atteinte cutanée
la plus fréquente est le purpura
B des ulcérations nasales ✔ � Rhinite croûteuse, ulcération
pharyngée, sinusite, etc. très évocateurs
de granulomatose avec polyangéite
C des arthralgies ✔ � Peu spécifiques
D des douleurs abdominales ✔ � Vascularite digestive, avec parfois
hémorragie digestive signe de gravité
E une mononévrite du sciatique poplité ✔ � Mono- ou multinévrite
externe
� Il faut également rechercher une atteinte pulmonaire : soit hémorragie intra-alvéolaire, soit infiltrats
ou nodules (alors évocateurs de granulomatose)

CORRIGÉS 213
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 9 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A kératite � Douloureux ++, origine
infectieuse ou traumatique
B uvéite antérieure � Plutôt évocateur de sarcoïdose
C épisclérite ✔ � Classique
D uvéite postérieure � Plutôt évocateur de sarcoïdose
E thrombose de la veine centrale de la
rétine

Réponse 10 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A échanges plasmatiques � Prescrits pour l'instant en cas
d'atteinte rénale sévère (créatinine
> 500 μmol/l)
B corticothérapie ✔ � Systématique
C azathioprine � Traitement d'entretien plutôt
D cyclophosphamide ✔ � Reste pour l'instant le traitement
de référence
E triméthoprime + sulfaméthoxazole ✔ � En prophylaxie anti-infectieuse,
mais a aussi montré qu'elle limitait
le risque de rechute dans les
granulomatoses avec atteintes ORL
et/ou pulmonaires
� Il a été montré au cours de 2 essais randomisés que le rituximab n'était pas inférieur au
cyclophosphamide dans le traitement d'induction des vascularites à ANCA. Certaines équipes l'utilisent
en première intention (mieux toléré, moins cytopéniant mais pas moins de complications infectieuses)

Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hématome périrénal ✔ � Envisageable mais
rarement asymptomatique
si perte de 4 points d'hémoglobine
B hémorragie digestive ✔ � Possible, soit par vascularite
digestive soit par ulcère de stress
favorisé par les corticoïdes à fortes
doses
C toxicité du traitement médicamenteux � Trop tôt
D microangiopathie thrombotique � Pas dans ce contexte
E hémorragie intra-alvéolaire ✔ � À évoquer ++
� Dans ce contexte de vascularite à ANCA, un scanner du thorax et des sinus est facilement réalisé

214 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 12 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A opacités en verre dépoli non déclives au ✔ � À un stade plus tardif, on
scanner thoracique retrouve des condensations
alvéolaires bilatérales
B opacités alvéolaires prédominant aux � Au contraire, épargne
apex à la radio de thorax généralement les apex
C hémoptysie ✔ � Assez évocatrice dans le contexte
mais présente que dans 40 à 80 %
des cas
D score de Golde à 20 % � Non, hémorragie alvéolaire pour
score de Golde à 100 %
E lavage alvéolaire hémorragique ✔ � On peut également retrouver des
sidérophages à partir du 3e jour
après le début de l'hémorragie
intra-alvéolaire, la présence de plus
de 20 % de sidérophage est
significative
� L'hémorragie intra-alvéolaire est un signe de gravité de la vascularite et peut mettre en jeu
le pronostic vital

Réponse 13 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A oxygénothérapie ✔ � En cas d'hypoxie
B transfusion de culots globulaires ✔ � Oui, hémoglobine relativement
basse et la transfusion permettra
d'améliorer l'hémostase
C arrêt des traitements � Au contraire, ce sont eux qui
immunosuppresseurs cytopéniants traitent la vascularite responsable
de l'hémorragie intra-alvéolaire
D aérosols de bronchodilatateurs � Non
E perfusion de vitamine K quelle que soit � Il est conseillé d'améliorer autant
la valeur du TP que faire se peut l'hémostase mais
la perfusion de vitamine K n'est utile
qu'en cas de baisse du taux de
prothrombine secondaire à un
déficit en facteurs vitamine K
dépendants

Réponse 14 : 7 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A cryoglobulinémie ✔ � Très rare
B syndrome de Goodpasture ✔ � Syndrome pneumorénal par
excellence, atteinte rénale rarement
isolée
C syndrome hémolytique et urémique � Non
u

CORRIGÉS 215
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D glomérulonéphrite post-infectieuse à � Non, elle existe mais est rare
pneumocoque et l'atteinte rénale est décalée par
rapport à la pneumopathie
E lupus ✔ � Oui, même si l'atteinte
pulmonaire est rare
� Le syndrome de Goodpasture est une maladie très rare (1 cas/million d'habitant/an) qui touche le plus
souvent des sujets masculins, 20 ans ou > 60 ans, fumeurs. Il se présente comme un syndrome
pneumorénal souvent assez brutal avec une insuffisance rénale sévère au diagnostic. L'histologie rénale
montre une glomérulonéphrite extracapillaire très agressive avec à l'immunofluorescence des dépôts
linéaires le long de la membrane basale glomérulaire (liés à des anticorps dirigés contre un antigène
d'une chaîne du collagène de type IV). Les anticorps anti-MBG sont retrouvés dans le sérum. Le
traitement spécifique comporte outre la corticothérapie et le cyclophosphamide (classiquement per os),
des échanges plasmatiques (épuration de l'auto-anticorps). La survie rénale est < 25 %

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A albuminémie � Normale ou peu altéré
B ferritinémie
C NFS ✔ � Pour surveiller l'absence de
récidive de l'hémorragie alvéolaire
ainsi que la tolérance des traitements
D dosage des ANCA ✔ � À faire de temps en temps, leur
taux n'est néanmoins pas toujours
corrélé à l'activité de la maladie
E créatininémie ✔ � Doit s'améliorer
� Les patients sont surveillés de près du fait du rythme des perfusions de cyclophosphamide : tous les
15 jours initialement puis toutes les 3 semaines. Le traitement des vascularites à ANCA comporte
2 phases : le traitement d'attaque qui dure 4 à 6 mois puis une fois la rémission obtenue, un traitement
d'entretien qui dure minimum 2 ans pour lequel le rituximab en perfusion tous les 6 mois semble avoir le
plus d'efficacité pour prévenir les rechutes

Liste des items traités


Item 257 – UE 8 – Hématurie
Item 258 – UE 8 – Néphropathie glomérulaire

DP 4
Une hypercalcémie

Réponse 1 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'absence d'anémie ✔ � Peut être absente même en cas
d'insuffisance rénale chronique
(ex. : polykystose rénale)
B l'absence d'hyperphosphatémie ✔ � Phosphatémie longtemps
compensée ; il existe des causes
d'insuffisance rénale aiguë avec
hyperphosphatémie (ex. : syndrome
de lyse tumorale)

216 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C les reins de taille normale à ✔ � Certaines causes d'insuffisance


l'échographie rénale chronique s'accompagnent
de reins de taille normale même en
insuffisance rénale chronique
avancée (ex. : diabète)
D une créatinine antérieure normale ✔ � Argument le plus fiable
E l'absence d'hypocalcémie ✔ � Apparaît également à un stade
tardif
� L'anémie, l'hypocalcémie et l'hyperphosphatémie peuvent être tardives au cours de l'insuffisance
rénale chronique. De même certaines causes d'insuffisance rénale aiguë peuvent s'accompagner d'anémie
(lupus, vascularite avec hémorragie intra-alvéolaire, choc hémorragique, syndrome hémolytique et
urémique, etc.) et même de troubles phosphocalciques (ex. : syndrome de lyse tumorale)

Réponse 2 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A échographie rénale � À faire secondairement
B kaliémie � À refaire, mais l'ECG écartera
une hyperkaliémie préoccupante
C protéinurie sur échantillon � Pas urgent
D ionogramme urinaire � Par urgent
E électrocardiogramme ✔ X � Idem réponse B
� L'importance de l'hypercalcémie justifie un électrocardiogramme urgent

Réponse 3 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A céphalées � Non
B nausées vomissements ✔ � Oui
C douleurs thoraciques � Non
D syndrome polyuro-polydipsique ✔ � Très classique
E somnolence ✔ � Oui
� L'hypercalcémie aiguë se manifeste par des troubles digestifs (nausées, vomissements, anorexie),
des troubles neuropsychiques (déficit cognitif, trouble de l'humeur, confusion, coma), des troubles
cardiovasculaires aigus (HTA, troubles du rythme) et un syndrome polyuro-polydipsique (diabète insipide
néphrogénique)

Réponse 4 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A aplatissement de l'onde T ✔

B raccourcissement du QT ✔

C allongement du QT
D allongement de l'espace PR ✔

E bradycardie sinusale
� Les signes électriques classiques sont l'allongement du PR et le raccourcissement du QT avec
possibilité de troubles du rythme ou de la conduction

CORRIGÉS 217
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 5 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A uroscanner � L'injection d'iode est inadaptée
compte tenu de l'insuffisance rénale
aiguë
B dosage de la PTH ✔ � Primordial
C dosage de la 25(OH)D3 ✔ � Pourrait diagnostiquer une
intoxication à la vitamine D,
néanmoins rare
D calcémie ionisée ✔ � Permet d'éliminer les fausses
hypercalcémies (augmentation forte
de l'albumine ou des
gammaglobulines)
E électrophorèse des protéines sériques ✔ � Systématique
� La première étape de débrouillage étiologique est de confirmer l'hypercalcémie et de déterminer si elle
dépend de la parathormone (cause la plus fréquente) ou non

Réponse 6 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hyperthyroïdie ✔ � Exceptionnellement
B cancer du rein métastatique � Hypercalcémie possible, mais
insuffisance rénale aiguë rare
C sarcoïdose ✔ � Oui
D myélome ✔ � Premier diagnostic à évoquer
E syndrome de lyse tumorale � Insuffisance rénale aiguë mais
hypocalcémie
� Les tumeurs solides le plus souvent responsables de métastases osseuses sont : le sein, le poumon, le
rein, la thyroïde et les testicules. Pour les hémopathies, c'est le myélome qui prédomine suivi de certains
lymphomes

Réponse 7 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hyperthyroïdie
B cancer du rein métastatique
C sarcoïdose ✔
D myélome
E syndrome de lyse tumorale
� L'œil rouge et douloureux évoque dans ce contexte une uvéite entrant dans le cadre d'une sarcoïdose

Réponse 8 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A neuropathie périphérique ✔ � Oui
B purpura � Non, les atteintes cutanées de la
sarcoïdose sont variées et comportent :
l'érythème noueux, des nodules de taille
variable, des lésions maculopapuleuses
de disposition annulaire

218 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C arthralgies ✔ � Oui, peu spécifiques


D myalgies ✔ � Rares mais évocatrices
E parotidomégalie ✔ � Oui, isolée ou dans le cadre
d'un syndrome de Heerfordt
(parotidite + uvéite + paralysie
faciale)
� L'atteinte rénale de la sarcoïdose est rare (< 1 %). Les autres atteintes les plus fréquentes sont les
poumons (95 %), la peau (16 %), les adénopathies (15 %), l'œil (12 %)

Réponse 9 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A 25(OH)D3 normale, 1,25(OH)2D3 � Hyperparathyroïdie primitive
normale, PTH augmentée
B 25(OH)D3 normale, 1,25(OH)2D3
augmentée, PTH augmentée
C 25(OH)D3 normale, 1,25(OH)2D3 � Hypercalcémie d'origine
normale, PTH basse carcinologique par exemple
D 25(OH)D3 normale, 1,25(OH)2D3 ✔
augmentée, PTH basse
E 25(OH)D3 augmentée, 1,25(OH)2D3 � Intoxication à la vitamine D
augmentée, PTH basse
� Le mécanisme de l'hypercalcémie dans la sarcoïdose (et dans les autres granulomatoses)
est lié à une activité 1αhydroxylase des macrophages des granulomes (qui transforme la 25(OH)D3
en 1,25(OH)2D3)

Réponse 10 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A stade 0 � Radiographie de thorax normale
B stade 1 � Adénopathies intrathoraciques
C stade 2 ✔ � Images infiltratives associées à
des adénopathies intrathoraciques
D stade 3 � Images infiltratives diffuses sans
fibrose
E stade 4 � Fibrose diffuse irréversible

Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A glomérulonéphrite extramembraneuse � Atteinte glomérulaire parfois
retrouvée en association avec la
sarcoïdose (pas de protéinurie ici)
B insuffisance rénale obstructive ✔ � Peu probable néanmoins.
Obstruction bilatérale par calculs
liés à l'hypercalciurie
C insuffisance rénale fonctionnelle ✔ � Oui, liée au syndrome polyuro-
polydipsique et à la perte de sel u

CORRIGÉS 219
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D vascularite avec syndrome pneumorénal � Pas de protéinurie ni hématurie
E atteinte granulomateuse ✔ � Les reins peuvent également être
parenchymateuse infiltrés

Réponse 12 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A perfusion de chlorure de sodium ✔ � Afin de rétablir la volémie
B biphosphonate � Non, sauf si retard au diagnostic
C diurétique thiazidique X � Non ! Risque de majorer
l'hypercalcémie
D corticothérapie ✔ X � C'est le traitement étiologique
qui sera très efficace sur
l'hypercalcémie
E hémodialyse � Pas besoin
� Les stratégies thérapeutiques dépendent du niveau d'hypercalcémie et de la tolérance d'organes.
Hydratation et arrêt des médicaments hypercalcémiants, furosémide pour augmenter l'élimination urinaire
de calcium, inhibition de la résorption osseuse (calcitonine ou biphosphonate), hémodialyse en cas
d'hypercalcémie sévère et traitement de la cause évidemment

Réponse 13 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A calciurie < 8 mmol/24 h
B calciurie < 6 mmol/24 h
C calciurie < 0,01 mmol/kg/24 h ✔
D calciurie/créatininurie < 0,36 ✔
E calciurie < 10 mmol/24 h
� Item 262 – Lithiase urinaire

Réponse 14 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hyperparathyroïdie primitive ✔ � Environ 15 % des
hyperparathyroïdies primitives
B hyperparathyroïdie secondaire � Au contraire, la PTH s'élève pour
maintenir la calcémie dans les
normes (ex. : carence en vitamine D)
C apport excessif en vitamine D ✔ � Possible
D insuffisance rénale chronique � Non, au contraire, baisse de la
calciurie
E hypercalciurie idiopathique ✔ � Relativement fréquente chez les
patients présentant des lithiases
calciques récidivantes
� Une hypercalciurie isolée peut être retrouvée dans la sarcoïdose. Dans ce cas clinique, le voyage
aux Antilles a certainement favorisé l'acutisation de l'hypercalcémie

220 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 15 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hyperkaliémie ✔ � Oui, si rechute et insuffisance
rénale aiguë sévère
B hypercalcémie ✔ � Oui, liée à une récidive à l'arrêt
du traitement
C hypokaliémie � Non
D atteinte cardiaque spécifique de la ✔ � Oui, par le biais de troubles de la
sarcoïdose conduction le plus souvent
E insuffisance rénale aiguë � Ne donne pas en soi de syncope

Liste des items traités


Item 266 – UE 8 – Hypercalcémie
Item 343 – UE 11 – Insuffisance rénale aiguë – Anurie

DP 5
Une infection urinaire compliquée

Réponse 1 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A cholécystite � Pas de douleur de l'hypochondre
droit
B pyélonéphrite aiguë droite ✔ � Le plus probable ici : douleur
lombaire droite, leucocytes positifs à
la bandelette urinaire
C gastroentérite � Pas de signe digestif
D grippe maligne � Non
E pneumopathie de la base droite � La douleur et la polypnée seraient
compatibles mais pas de foyer de
crépitants, saturation à 100 % alors que
le sepsis est sévère, présence de
leucocytes à la bandelette urinaire. La
réalisation d'une radio de thorax ou d'un
scanner est indispensable néanmoins
� La pyélonéphrite est le diagnostic le plus probable. L'absence de signe fonctionnel urinaire n'est pas
un contre-argument

Réponse 2 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A échographie abdominale ✔ � Permet de rechercher un abcès ou
une pyélonéphrite obstructive qui
nécessiterait une dérivation en urgence
B ECBU ✔ � Systématique
C hémocultures ✔ X � Systématique
D coprocultures � Pas en l'absence d'orientation
clinique u

CORRIGÉS 221
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


E ECBC � Pas en l'absence d'orientation
clinique
� Le diagnostic est déjà fait ici, la documentation bactérienne est indispensable pour adapter
l'antibiothérapie, l'échographie pour éliminer la nécessité d'un geste chirurgical

Réponse 3 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A Escherichia coli � Nitrites positifs habituellement
B Staphylococcus saprophyticus ✔ � Bactérie non productive de nitrites
C entérocoque ✔ � Bactérie non productive de nitrites
D tuberculose � Tableau peu évocateur mais
donne une leucocyturie sans germe
E Proteus mirabilis � Nitrites positifs habituellement
� Les germes ne produisant pas de nitrites sont principalement les streptocoques, entérocoques,
Acinetobacter, Staphylococcus saprophyticus

Réponse 4 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A Escherichia coli ✔ � 75 à 90 % des cas en ville
B Staphylococcus saprophyticus � 3 à 7 % des cas en ville
C entérocoque
D tuberculose � Population migrante
E Proteus mirabilis ✔ � 10 % des cas en ville
� L'E. coli reste le germe majoritaire des infections urinaires de ville avec un profil de résistance aux
antibiotiques se modifiant :
– 25 % de résistance au cotrimoxazole
– 50 % de résistance à l'amoxicilline
– 10–15 % de résistance aux fluoroquinolones
– 5 % de bactéries à bêtalactamases à spectre étendu (BLSE)

Réponse 5 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'obésité
B l'âge � L'âge < 18 mois est considéré
comme un signe de gravité
C le niveau de pression artérielle ✔ � Oui, qui associé aux marbrures
doit faire évoquer un sepsis grave
D l'antécédent de diabète ✔ � Oui
E les vomissements ✔ � Rendant le traitement par voie
per os impossible
� Les autres signes de gravité à rechercher devant une pyélonéphrite sont une immunodépression, une
uropathie ou un rein unique, une rétention d'urine ou un abcès rénal. L'hospitalisation est recommandée
lorsqu'il existe des signes de gravité ou en cas de doute diagnostique ou de circonstances faisant craindre
que le traitement soit mal administré (vomissements, doute sur l'observance, conditions socio-
économiques défavorables)

222 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 6 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A alcalose respiratoire � Non, pH acide
B alcalose métabolique � Non, pH acide
C acidose respiratoire � Bicarbonates non abaissés en
cas d'acidose respiratoire
D acidose métabolique ✔ � Acidose (pH < 7,38),
métabolique (bicarbonates
abaissés), isolée (PCO2
abaissée par compensation
ventilatoire)
E aucun
� Les gaz du sang et le dosage des bicarbonates permettent de faire facilement le diagnostic
des troubles acidobasiques simples
– Acidose décompensée (pH < 7,38)/alcalose décompensée (pH > 7,42)
– Anomalies respiratoires primitives : acidose (PCO2 élevée) ou alcalose (PCO2 abaissée)
– Anomalies métaboliques primitives : acidose (bicarbonates abaissés) ou alcalose (bicarbonates
élevés)
On observe selon le type de trouble acidobasique une réponse rénale (augmentation ou baisse des
bicarbonates) ou respiratoire (baisse ou augmentation de la PCO2)

Réponse 7 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A 16
B 23 ✔
C 30
D 36
E on ne peut pas le calculer
� Le trou anionique (TA) se calcule sur la formule suivante :
TA = Na – (Cl + HCO3–)
La norme est de 12 ± 4 mmol/l

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A il est normal � Non
B il est élevé ✔
C il est adapté à la perte digestive � Non
de bicarbonates
D il est bas
E il est lié à l'accumulation d'anions indosés ✔ � Ici, vraisemblablement le lactate
� Principales causes d'acidose métabolique à trou anionique augmenté :
– acidose lactique (choc, biguanides, insuffisance hépatocellulaire)
– acidocétose
– intoxication (éthylène glycol, méthanol, aspirine)
– insuffisance rénale

CORRIGÉS 223
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 9 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A acidocétose diabétique � Non, glycémie peu pathologique,
pas de cétonurie à la BU
B acidose liée à l'insuffisance rénale ✔ � En partie
C intoxication (méthanol) � Pas le contexte
D sepsis sévère ✔ � Acidose lactique
E prise d'antidiabétiques oraux ✔ � La prise des biguanides comme
le glucophage peut se compliquer
d'acidose lactique dans certaines
circonstances (sepsis, insuffisance
rénale aiguë, surdosage)
� L'acidose métabolique ici est donc multifactorielle : glucophage, sepsis sévère, insuffisance rénale
aiguë

Réponse 10 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hospitalisation en diabétologie X � Patiente relevant de la
réanimation médicale
B intubation pour ventilation assistée � Pas pour l'instant sauf si la
mécanique situation hémodynamique se
dégrade
C arrêt des antidiabétiques oraux ✔ � Arrêt, compte tenu de
l'insuffisance rénale aiguë et de
l'acidose métabolique possiblement
en partie liée au glucophage
D antibiothérapie probabiliste ✔ � Pour traiter la pyélonéphrite
E maintien du reste du traitement à � Non, arrêt de la lercanidipine
l'identique (Lercan®) en raison de
l'hypotension, et de la simvastatine
non indispensable
� L'administration de bicarbonate de sodium dans les acidoses métaboliques par excès d'acides
organiques est controversée

Réponse 11 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A acidose lactique � Non, pas en soi
B hypotension ✔ � Entraînant une hypoperfusion
rénale
C prise d'antidiabétiques oraux � Non néphrotoxique
D prise d'anti-inflammatoires non ✔ � Bien sûr
stéroïdiens
E pyélonéphrite � Non directement, en l'absence
d'insuffisance rénale préalable sauf
si rein unique fonctionnel
� L'hypotension artérielle entraîne une hypoperfusion rénale responsable initialement d'une insuffisance
rénale fonctionnelle. Lorsque la situation se prolonge, elle peut se compliquer de nécrose tubulaire aiguë

224 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 12 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A glomérulonéphrite rapidement � Non, pas de protéinurie ni
progressive d'hématurie
B insuffisance rénale fonctionnelle � Non, car la créatininémie
continue d'augmenter malgré la
correction de l'hémodynamique
C nécrose tubulaire aiguë ✔ � Oui, favorisée par les AINS et
peut-être par les vomissements
D néphrite immunoallergique � Peu probable mais pas
impossible (AINS, antibiotiques, IPP)
E abcès rénal � Pas responsable d'insuffisance
rénale aiguë oligoanurique (sauf
si choc septique)
� La nécrose tubulaire aiguë est la cause la plus fréquente d'insuffisance rénale aiguë parenchymateuse.
Les autres types d'insuffisance rénale aiguë extraparenchymateuse sont l'insuffisance rénale aiguë
prérénale ou fonctionnelle liée à une diminution du flux sanguin rénal (ex. : déshydratation)
et l'insuffisance rénale aiguë post-rénale ou obstructive liée à un obstacle sur les voies urinaires

Réponse 13 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A natriurèse < 20 mmol/l � Non, en faveur d'une
insuffisance rénale fonctionnelle
B fraction d'excrétion du sodium > 1 % ✔ � Natriurèse élevée liée au défaut
de réabsorption tubulaire de
sodium
C protéinurie à 2 g/24 h � Peu ou pas de protéinurie
D leucocyturie � Non, la leucocyturie
est essentiellement
un marqueur d'inflammation
vésicale (origine infectieuse
le plus souvent)
E Na/K urinaire > 1 ✔ � Oui
� Une ischémie rénale prolongée entraîne une nécrose des cellules épithéliales tubulaires ainsi que des
modifications hémodynamiques responsables d'une augmentation de la fraction d'excrétion du sodium
mais également de l'urée

Réponse 14 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A elle va rester dépendante de la dialyse � Peut arriver, mais habituellement
pas la règle
B elle va récupérer une fonction rénale ✔ � Le temps pour les cellules
dans les 2 à 3 semaines tubulaires rénales de récupérer si la
cause de l'agression (hémodynamique
ou toxique) est suspendue
C elle va récupérer une fonction rénale � Non
dans les 2 à 3 mois u

CORRIGÉS 225
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D une insuffisance rénale chronique
séquellaire est quasi obligatoire
E la restitution ad integrum est possible ✔ � Sur parenchyme sain, la
récupération est la règle sauf en cas
d'ischémie prolongée

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la metformine a une toxicité tubulaire � Non
directe
B la metformine est contre-indiquée en ✔ � Oui
cas de DFG < 30 ml/min
C il n'existe aucun médicament � Si, le répaglinide
antidiabétique oral utilisable en cas
d'insuffisance rénale sévère
D le risque d'hypoglycémie secondaire ✔ � D'où sa contre-indication en cas
à la prise de gliclazide (sulfamide d'insuffisance rénale avec DFG
hypoglycémiant) est majoré par < 60 ml/min
l'insuffisance rénale
E dès qu'il existe une néphropathie � Non, tant que le DFG est > 30 ml/
diabétique, l'insuline devient le min, la metformine reste le traitement
traitement de choix du diabète de première intention même en cas de
néphropathie diabétique avérée

Liste des items traités


Item 157 – UE 6 – Infections urinaires de l'enfant et de l'adulte
Item 343 – UE 11 – Insuffisance rénale aiguë – Anurie
Item 265 – UE 8 – Troubles de l'équilibre acidobasique et désordres hydroélectrolytiques
Item 245 – UE 8 – Diabète sucré de types 1 et 2 de l'enfant et de l'adulte. Complications

DP 6
Un octogénaire avec une insuffisance rénale aiguë

Réponse 1 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A antécédents familiaux de néphropathie � Peu pertinent à cet âge
B antécédents de décompensation ✔ � Oui, signe une atteinte cardiaque
cardiaque notable
C prise de nouveau traitement ✔ � Systématique, notamment AINS
D antécédents de crise de goutte � N'avancera pas le diagnostic
étiologique
E antécédents de rétention d'urine ✔ � Oui, là aussi donne idée de
l'importance de l'hypertrophie
bénigne de la prostate
� Devant une insuffisance rénale chronique ou aiguë à cet âge, on recherche en priorité une cause
vasculaire, obstructive ou médicamenteuse. La recherche d'une gammapathie monclonale est également
indispensable

226 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 2 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A un purpura � Non, la bandelette urinaire
négative n'oriente pas vers une
cause glomérulaire entrant dans le
cadre d'une maladie de système
B un globe vésical ✔ � Oui ++
C des crépitants des bases ✔ � Oui, évalue la fonction cardiaque
et l'éventuel retentissement de
l'insuffisance rénale
D des douleurs osseuses ✔ � Oui, pour orienter vers une
gammapathie monoclonale
E une somnolence � Pas de rapport

Réponse 3 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A échographie rénale ✔ X � Systématique
B échographie cardiaque ✔ � Oui, compte tenu des
antécédents, pour évaluation de la
fraction d'éjection du ventricule
gauche
C ANCA � Pas le tableau (cf. BU)
D protéinurie des 24 h ✔ � Oui, la négativité de la
bandelette urinaire n'exclut pas une
protéinurie faite uniquement de
chaînes légères
E radiographie des os longs � Pas en première intention,
uniquement si gammapathie
prouvée
� L'absence de protéinurie oriente clairement vers une cause vasculaire ou tubulo-interstitielle. Les
échographies cardiaques et rénales sont indispensables

Réponse 4 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A épanchement péricardique � Non
B prolapsus de la valve mitrale ✔ � Connu chez le patient
C oreillette gauche dilatée ✔ � Antécédent de tachyarythmie et
d'insuffisance mitrale
D fraction d'éjection à 65 % ✔ � Peut très bien avoir une fonction
ventriculaire gauche normale
E hypertrophie ventriculaire gauche ✔ � HTA ancienne
� Pour étayer le diagnostic de néphropathie vasculaire, possible à ce stade chez le patient, on
recherche d'autres signes de retentissement de l'HTA ou d'atteinte vasculaire d'autres organes
(hypertrophie ventriculaire gauche, infarctus du myocarde, antécédent d'AVC, athérome carotidien,
aortique ou fémoral, etc.)

CORRIGÉS 227
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 5 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'anémie � Non, pas majeure
B la calcémie � Est quasi normale en corrigée
C la kaliémie ✔ X � La tolérance d'une kaliémie
supérieure à 6 mmol/l dépend de sa
vitesse d'installation et on peut déjà
voir des troubles de la conduction
D la CRP � Faible
E la créatininémie � Son augmentation est
préoccupante mais secondaire par
rapport à l'hyperkaliémie
� Le paramètre qui peut tuer doit être traité en priorité

Réponse 6 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A des troubles du rythme
B des ondes T amples et pointues ✔ � Premier signe à apparaître
C un allongement de l'espace QT
D un bloc auriculo-ventriculaire ✔
E une tachycardie ventriculaire ✔ � Précède la fibrillation
ventriculaire et l'arrêt cardiaque
� L'ECG est évidemment primordial car il guide la prise en charge thérapeutique. L'hyperkaliémie
entraîne successivement : une augmentation de l'amplitude des ondes T pointues et symétriques ; des
anomalies de la conduction auriculaire (diminution puis disparition de l'onde P), auriculo-ventriculaire
(bloc auriculo-ventriculaire) puis intraventriculaire (élargissement des QRS) ; enfin, une tachycardie
ventriculaire précédant la fibrillation ventriculaire et l'arrêt cardiaque

Réponse 7 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A arrêt du traitement antihypertenseur ✔ X � Oui car IEC
B alcalinisation plasmatique par � Non, car peu de chances de
bicarbonate de sodium intraveineux marcher sans acidose
C salbutamol en nébulisation � Non, car dose nécessaire
importante et patient souffrant de
troubles du rythme
D hémodialyse � Pas dans l'immédiat car
hyperkaliémie non menaçante
E insulinothérapie ✔ � Oui, associée à la perfusion de
glucosé pour éviter les
hypoglycémies
� Le traitement de l'hyperkaliémie consiste à limiter les apports de potassium, arrêter les médicaments
hyperkaliémiants, favoriser le transfert intracellulaire de potassium (insuline, salbutamol, alcalinisation) et
l'élimination de la surcharge potassique (résines échangeuses d'ions, diurétiques de l'anse ou
hémodialyse)

228 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 8 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A bicarbonate de calcium
B bicarbonate de sodium
C gluconate de calcium ✔ X
D gluconate de sodium
E sulfate de magnésium
� À connaître absolument

Réponse 9 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A il fait baisser la kaliémie de 1 mmol/l X � Ne fait pas baisser la kaliémie
B il s'administre par voie intraveineuse ✔ � Oui
C il nécessite le maintien d'un débit de � Pas du tout
filtration glomérulaire suffisant
D sa posologie est de 10 ml en 2 à ✔
3 minutes
E il est contre-indiquée en cas � Non, en cas de traitement
de traitement par amiodarone digitalique il peut alors être
(Cordarone®) remplacé par du chlorure de
magnésium
� Le gluconate de calcium doit s'administrer en urgence en cas de troubles de la conduction
intraventriculaire. Il agit en 1 à 3 minutes. Il faut parallèlement mettre en place les traitements
hypokaliémiants

Réponse 10 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A présence de kystes parapyéliques
B présence d'un calcul à la jonction � Non
pyélo-urétérale
C dilatation pyélocalicielle ✔ � Franche dilatation
D polykystose rénale � Non
E rein atrophique � Non
� Franche dilatation des cavités pyélocalicielles sans que l'obstacle ne soit visible sur cette image

Réponse 11 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A globe vésical ✔ � Oui (vessie post-mictionnelle)
B insuffisance rénale fonctionnelle � Non, la cause est toute trouvée
C insuffisance rénale obstructive ✔
D adénome prostatique ✔
E lithiase uréthrale � Rarement asymptomatique
� Chez la personne âgée, l'insuffisance rénale obstructive doit systématiquement être évoquée
et recherchée. Les mictions par regorgement peuvent masquer le globe vésical

CORRIGÉS 229
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 12 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hospitalisation en réanimation � Non, aucune raison
B pose de 2 sondes urétérales � Non, l'obstacle est uréthral
C cathétérisme sus-pubien � Non, sauf si échec de la voie
uréthrale
D prescription d'un alphabloquant ✔ � Oui, car vraisemblable adénome
prostatique
E dérivation des urines ✔ � À faire rapidement compte tenu
du retentissement (kaliémie)
� Il faut dériver les urines rapidement, par pose d'une sonde vésicale au plus simple

Réponse 13 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A traumatisme de l'urètre ✔ � Oui
B infection urinaire ✔ � Oui
C polyurie ✔ � Oui
D hématurie macroscopique ✔ � Oui
E protéinurie � Non, la protéinurie est d'origine
rénale !
� Les 2 risques les plus importants chez ce patient sont : le syndrome de levée d'obstacle qui nécessite
des apports hydrosodés importants adaptés (compensation de diurèse) pour éviter de faire perdurer
l'insuffisance rénale (qui deviendrait fonctionnelle) et l'hémorragie a vacuo si le globe est évacué trop
rapidement

Réponse 14 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A retrait de la sonde � Non, un éventuel changement
de sonde si une infection urinaire
est documentée peut se discuter
B ECBU ✔ X
C échographie rénale � Non
D écho-Doppler des membres inférieurs � À faire en l'absence de cause
infectieuse retrouvée
E radiographie de thorax ✔

Réponse 15 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'absence de dilatation des cavités � Non, notamment dans les
pyélocalicielles permet d'écarter le fibroses rétropéritonéales ou si
diagnostic obstacle brutal ou patient
hypovolémique
B elles sont souvent secondaires à un � Possible, mais rare car cela
obstacle lithiasique suppose un obstacle bilatéral (rare)
ou sur rein unique

230 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C une fibrose rétropéritonéale peut être ✔ � Oui


responsable d'insuffisance rénale aiguë
obstructive
D chez le sujet âgé, les causes tumorales ✔ � Soit prostate, soit gynécologique
prédominent avec une compression urétérale par
envahissement métastatique
péritonéal
E l'uroscanner reste un bon examen de X � Non ! l'injection d'iode est à
débrouillage éviter
� Le premier examen à demander est une échographie rénale, simple et rentable. Le scanner abdomino-
pelvien peut également donner des informations. L'uro-IRM avec injection de gadolinium peut permettre
de visualiser les voies excrétrices

Liste des items traités


Item 343 – UE 11 – Insuffisance rénale aiguë – Anurie
Item 265 – UE 8 – Troubles de l'équilibre acidobasique et désordres hydroélectrolytiques

DP 7
Un garçon de 4 ans avec BU +

Réponse 1 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A les chevilles ✔ � Le plus classique, se majorant en
fin de journée après plusieurs
heures d'orthostatisme
B les mains � Rare
C les paupières ✔ � Le matin au réveil, surtout chez
les patients jeunes
D les lombes ✔ � Présent chez les patients alités
et parfois difficile à mettre en
évidence
E les zones déclives ✔ X � Pression hydrostatique capillaire
maximale
� Les œdèmes peuvent s'accompagner d'épanchement des séreuses ; épanchement pleural, ascite
essentiellement

Réponse 2 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A bandelette urinaire ✔ X � Doit être automatique devant
des œdèmes des membres inférieurs
B NT-proBNP � Pas le terrain, aucun signe
d'insuffisance cardiaque gauche
C créatininémie ✔ � Oui
D échographie abdominale � Pas dans un premier temps
E électrocardiogramme � Idem réponse B
� Par ordre de fréquence, les syndromes œdémateux de l'enfant sont en premier lieu d'origine rénale

CORRIGÉS 231
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 3 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A glomérulonéphrite aiguë � Non, pas de syndrome
post-infectieuse néphritique
B pyélonéphrite � Non, bandelette urinaire négative
pour les leucocytes et les nitrites
C appendicite � Ventre souple sans défense
D syndrome néphrotique idiopathique ✔ � Tableau très évocateur
E glomérulonéphrite extramembraneuse � Tableau compatible mais pas
évoqué en première intention
� L'absence d'hématurie à la bandelette urinaire vous permet d'écarter un certain nombre de
diagnostics (glomérulonéphrite aiguë, vascularites, etc.)

Réponse 4 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'âge du patient ✔ � Pic de fréquence entre 1 et 10 ans
B le terrain atopique ✔ � Fréquent
C l'hypertension artérielle � Va plutôt contre
D l'absence d'hématurie ✔ � Oui, tableau de syndrome
néphrotique pur le plus souvent
E le sexe ✔ � Prédominance masculine

Réponse 5 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A syndrome néphritique � Non, pas d'hématurie
B glomérulonéphrite rapidement � Non, pas d'hématurie
progressive
C syndrome néphrotique impur � Pas d'hématurie, pas
d'hypertension artérielle. Insuffisance
rénale a priori fonctionnelle
D syndrome néphrotique pur ✔ � Oui
E syndrome de glomérulonéphrite � Non, signes cliniques très récents
chronique
� Tableau typique de syndrome néphrotique idiopathique chez un enfant de 4 ans. Le caractère brutal de
l'apparition des symptômes est très évocateur

Réponse 6 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A oui, parce que le patient a entre 1 et 10 ans ✔ � Tranche d'âge habituelle
B oui, parce qu'il a des antécédents � Au contraire, c'est un argument
familiaux de néphropathie pour biopsier
C oui, parce que je n'ai que 1 % de risque � Plutôt 10 % de risque d'avoir un
de me tromper de diagnostic diagnostic autre que celui de
néphrose lipoïdique

232 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D oui, parce qu'on ne biopsie pas les � Si, on biopsie les enfants lorsque
enfants c'est nécessaire pour établir un
diagnostic ou guider la thérapeutique
E non, la biopsie est indispensable � Non recommandée
� 90 % des syndromes néphrotiques de l'enfant entre 1 et 10 ans sont liés à des lésions glomérulaires
minimes ce qui justifie l'absence de biopsie initiale sauf si antécédents familiaux, syndrome néphrotique
impur, âge < 1 an et > 10 ans, signes extrarénaux

Réponse 7 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A prolifération endocapillaire X
en microscopie optique
B prolifération extracapillaire X
en microscopie optique
C dépôts endomembraneux X
d'IgG en immunofluorescence
D dépôts mésangiaux de C3 diffus X
en immunofluorescence
E rétractation des pieds des podocytes ✔
en microscopie électronique
� La biopsie rénale des syndromes néphrotiques à lésions glomérulaires minimes montre l'absence de
lésion en microscopie optique et l'absence de dépôts en immunofluorescence. La microscopie électronique
non réalisée de façon systématique en France montre un effacement des pieds des podocytes. On retrouve
parfois sur la biopsie une ou plusieurs lésions de hyalinose segmentaire et focale

Réponse 8 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A traitement symptomatique seul pendant X � Non
au minimum 6 mois
B statines � Non adaptées, car même si le
patient a une hypercholestérolémie,
on espère une rémission rapide
C aspirine � Non
D corticothérapie 60 mg/m2/j ✔ � Traitement de référence
E perfusion d'albumine � Rarement utilisée
� Le traitement du syndrome néphrotique à lésions glomérulaires minimes est la corticothérapie per os à
forte dose chez l'enfant et chez l'adulte

Réponse 9 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A restriction sodée ✔ � Pour 2 raisons : la surcharge
hydrosodée et la corticothérapie
B repos strict au lit � Non indiqué
C régime pauvre en protides � Non indiqué
D régime pauvre en sucres ✔ � Oui, compte tenu de la
corticothérapie u

CORRIGÉS 233
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


E régime pauvre en potassium � Au contraire, la corticothérapie
entraîne une fuite rénale de
potassium
� Les mesures diététiques associées à la corticothérapie sont la restriction en sel, en sucres et en lipides.
La restriction hydrique n'est pas systématique et est fonction de la natrémie

Réponse 10 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A 25 %
B 50 %
C 75 %
D 90 % ✔
E 100 %
� 90 % des enfants souffrant de syndrome néphrotique idiopathique entrent en rémission. C'est un peu
plus que chez l'adulte (environ 80 % des cas)

Réponse 11 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A vergetures ✔ � Surtout en cas de bolus
B ostéopénie ✔ � C'est une des principales
conséquences à l'âge adulte des
patients suivis pour un syndrome
néphrotique idiopathique
C hyperkaliémie � Non, les corticoïdes entraînent
une rétention sodée et une fuite
rénale de potassium
D dyslipidémie ✔
E retard de croissance ✔ � C'est le souci principal chez ces
jeunes enfants. Les pédiatres passent
rapidement à une dose alternée de
corticoïdes (1 jour sur 2) qui aurait
moins de répercussion sur la croissance
� Les corticoïdes ont bien d'autres effets secondaires, notamment de majorer l'immunodépression déjà
présente chez ces patients (hypogammaglobulinémie)

Réponse 12 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A arrêt de la corticothérapie en 1 mois � Trop rapide, risque majeur de rechute
B risque de rechute dans 50 % des cas ✔ � Environ
C risque de rechute dans 25 % des cas � Non
D relais par ciclosporine � Il n'y a pas d'indication à proposer
un traitement de fond puisque 50 %
des patients ne rechuteront pas
E diminution de la corticothérapie en 4 ✔ � C'est à peu près la règle même
à 5 mois si chacun a ses habitudes

234 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 13 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A augmentation de la corticothérapie ✔ � Oui, pour obtenir une nouvelle
rémission en essayant de trouver la
dose minimale pour obtenir la
rémission pour chaque patient
B prescription de ciclosporine ✔ � Possibilité la plus classique
C prescription de mycophénolate mofétil ✔ � Également utilisé
D prescription d'inhibiteurs de l'enzyme � Non, pas dans ce contexte où les
de conversion enfants sont normalement plus
souvent en rémission qu'en rechute
E échanges plasmatiques � Pas d'indication ici
� Dans les syndromes néphrotiques idiopathiques corticosensibles et corticodépendants (rechute à la
diminution de la corticothérapie), on introduit volontiers un traitement de fond à visée d'épargne
corticoïde. Les traitements de fonds utilisés sont les inhibiteurs de la calcineurine (ciclosporine et
tacrolimus), le mycophénolate mofétil, le lévamisole, le cyclophosphamide per os (de moins en moins
utilisé) et le rituximab (de plus en plus utilisé)

Réponse 14 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A elles doivent faire rechercher une cause ✔ � Oui, notamment une mutation
génétique du gène codant la podocine
B elles représentent 20 % des syndromes � Plutôt 10 %
néphrotiques idiopathiques
C elles sont de mauvais pronostic ✔ � Oui, environ la moitié des
patients évoluent vers l'insuffisance
rénale terminale en 5 ans. De plus le
risque de récidive sur le greffon
rénal est important (environ 30 %)
D elles justifient la réalisation d'une ✔ � Oui, pour être sûr qu'il s'agit
biopsie rénale bien du diagnostic de syndrome
néphrotique idiopathique et non
d'une autre glomérulopathie
E les autres immunosuppresseurs ne � Si, certains syndromes
doivent pas être prescrits néphrotiques corticorésistants
peuvent répondre aux autres
immunosuppresseurs : ciclosporine
et mycofénolate mofétil
essentiellement (< 40 % réponse)
� Les formes corticorésistantes doivent être biopsiées (pour conforter le diagnostic) et être traitées car
l'obtention d'une rémission même partielle est de meilleur pronostic. Les causes génétiques représentent
un pourcentage non négligeable des formes corticorésistantes. Il s'agit de mutations dans des gènes
codant le plus souvent des protéines podocytaires : la podocine est la plus fréquemment en cause

Réponse 15 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A elle est adaptée à la surcharge � Non
hydrosodée
B elle est faible ✔ � Oui
u

CORRIGÉS 235
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


C elle est élevée � Non
D elle est liée à une hypovolémie efficace ✔
E elle est inadaptée à la surcharge hydrosodée ✔ � Oui
� Une natriurèse doit normalement s'interpréter sur 24 heures néanmoins 20 mmol/l est une valeur
faible, expliquée par l'hypovolémie efficace au même titre que l'hypotension modérée du patient. La
surcharge extracellulaire se situe essentiellement dans le secteur interstitiel et non plasmatique

Liste des items traités


Item 256 – UE 8 – Protéinurie et syndrome néphrotique chez l'adulte et chez l'enfant
Item 254 – UE 8 – Œdèmes des membres inférieurs localisés ou généralisés
Item 258 – UE 8 – Néphropathie glomérulaire

DP 8
Une histoire vasculaire

Réponse 1 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une protéinurie � Non, sauf en cas d'insuffisance
rénale avancée, la protéinurie est
alors liée à des lésions de hyalinose
de réduction néphronique
B une hématurie � Ne fait pas partie des signes de
néphropathie vasculaire. Elle doit faire
rechercher une tumeur urothéliale chez
ces patients souvent tabagiques
C une leucocyturie � Signe de néphropathie
tubulo-interstitielle
D rien ✔
E une protéinurie et une hématurie � Évoque une maladie glomérulaire
� La néphropathie vasculaire est évoquée devant une HTA ancienne avec répercussion présente sur
d'autres organes : hypertrophie ventriculaire gauche, rétinopathie hypertensive

Réponse 2 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A le surpoids � Pas directement
B l'argument de fréquence ✔ � La néphropathie vasculaire est la
2e cause d'insuffisance rénale
terminale en France
C le souffle fémoral ✔ � Témoigne du terrain vasculaire
D l'hypertension artérielle ancienne ✔ � Quasi systématique
E l'ethnie � Non, les patients à peau noire
sont plus à risque que les Caucasiens
� L'obésité est responsable d'une hyperfiltration glomérulaire avec initialement une augmentation du
débit de filtration glomérulaire, associée au plan histologique à une glomérulomégalie et des lésions de
hyalinose segmentaire et focale se compliquant de protéinurie

236 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 3 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hypoplasie rénale congénitale � Pas impossible, mais pas le
1er diagnostic à évoquer
B néphroangiosclérose maligne � Non
C sténose de l'artère rénale droite ✔ � À éliminer de façon systématique
compte tenu du terrain et de l'anamnèse
D infarctus rénal � Peut donner une zone d'atrophie
dans le territoire rénal concerné
E dysplasie kystique rénale droite � Pas 3 kystes
� L'échographie en cas de néphropathie vasculaire bénigne montre des reins de taille normale
ou réduite sans anomalie morphologique particulière. Les index de résistance peuvent être élevés

Réponse 4 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A Holter ECG � À demander en cas d'infarctus rénal
B angio-IRM rénale � Moins facile d'accès
C Doppler des artères rénales ✔ � Simple et rentable sauf chez les
patients en surpoids
D angioscanner rénal � Très bon examen mais nécessite
l'injection d'iode
E artériographie rénale � Plutôt thérapeutique que
diagnostique
� L'écho-Doppler a une bonne sensibilité et est facilement disponible. Il permet une évaluation du degré
de la sténose. Il est néanmoins fréquemment gêné en cas de surpoids ou par les interpositions digestives.
L'IRM peut surestimer les lésions.
L'infarctus rénal est lié à une occlusion d'une artère rénale ou d'une de ses branches. Il se manifeste
par une douleur lombaire ou abdominale parfois fébrile ± hématurie. Biologiquement, on peut noter un
syndrome inflammatoire, une hyperleucocytose et une élévation des LDH. Le diagnostic est souvent fait
avec retard par un scanner ou une IRM injectés. Les principales causes sont embolique (ex. : arythmie
cardiaque par fibrillation auriculaire), thrombophilique (ex. : syndrome des antiphospholipides)
ou mécanique (ex. : dissection)

Réponse 5 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la bronchopneumopathie chronique � Témoigne d'un tabagisme
obstructive important, lui-même facteur de
risque de sténose de l'artère rénale
mais pas évocateur
B l'intolérance aux IEC ✔ � Une baisse tensionnelle
importante ou une ascension de la
créatinine lors de la mise sous IEC
(liée à l'hyperactivation du système
rénine-angiotensine) est évocatrice
C le mauvais contrôle tensionnel ✔ � Une HTA résistante à
3 antihypertenseurs dont
1 diurétique doit amener à rechercher
une cause secondaire notamment
une sténose des artères rénales u

CORRIGÉS 237
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D l'obésité
E les œdèmes aigus du poumon ✔ � Très classique, œdème aigu du
récidivants poumon flash
� L'autre terrain évocateur d'une sténose de l'artère rénale est l'hypertension avec hypokaliémie de la
femme jeune, parfois sévère, sans facteur de risque cardiovasculaire, liée à une fibrodysplasie de la média
avec un aspect en collier de perles à l'artériographie

Réponse 6 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A le traitement diurétique donné pour � Non
traiter l'hypertension artérielle
B un hyperaldostéronisme primaire � L'hyperaldostéronisme est secondaire
C une augmentation de la sécrétion de rénine ✔ � Liée à l'ischémie rénale
D les troubles digestifs fréquemment associés � Pas de troubles digestifs
E une diminution de la sécrétion de rénine � Elle est au contraire augmentée
� L'hypokaliémie se voit essentiellement dans les sténoses fibrodysplasiques. Les sténoses
athéromateuses surviennent chez des patients vasculaires qui reçoivent souvent une multithérapie dont
certains médicaments peuvent jouer sur la kaliémie ou chez des patients diabétiques ayant une tendance
à l'hyperkaliémie

Réponse 7 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A le degré de sténose de l'artère rénale � Les sténoses ayant une
répercussion hémodynamique sont
souvent > 80 %. Au-delà, le degré
de sténose n'influence pas la
décision de revascularisation
B les épisodes d'œdème pulmonaire ✔
C la dégradation de fonction rénale sous ✔
IEC
D le terrain
E l'insuffisance rénale chronique
� Les indications de revascularisation d'une sténose athéromateuse sont posées avec parcimonie, le geste
thérapeutique étant lui-même à haut risque et réservé à des équipes spécialisées. Sont retenues comme
indications : les œdèmes aigus du poumon flashs, la dégradation de fonction rénale de plus de 20 % sous IEC ou
ARA2, l'HTA résistante. En revanche, les sténoses fibrodysplasiques symptomatiques sont le plus souvent dilatées

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A arrêt du tabac � Souhaitable, mais pas avant
le geste
B anticoagulation efficace � Pas avant
C hydratation par sérum salé X � Pas hypertonique !
hypertonique
D arrêt des traitements antihypertenseurs � Non pas tous, en revanche l'arrêt
des diurétiques (parallèlement à
l'hydratation) est souhaitable

238 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

E hydratation par perfusion de ✔ � Seule réponse possible ici


bicarbonate de sodium
� Avant un geste avec perfusion de produit de contraste iodé chez un patient insuffisant rénal chronique,
il faut bien hydrater le patient par voie intraveineuse (sérum salé isotonique ou bicarbonate) et arrêter les
diurétiques ± IEC ou ARA2 pour certains. Les facteurs de risque de toxicité de l'iode sont l'insuffisance
rénale chronique, l'insuffisance cardiaque, l'hypotension, le diabète et l'âge

Réponse 9 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A prévenir la dégradation de fonction ✔ � La sténose peut s'aggraver ou se
rénale compliquer d'une thrombose qui
peut amener à la perte du rein
B pouvoir arrêter les traitements � Peu de chance compte tenu de
antihypertenseurs l'ancienneté de l'HTA qui est
probablement de cause multifactorielle
C éviter les œdèmes aigus du poumon ✔ � Oui
flashs
D normaliser la taille du rein droit � Impossible
E améliorer le contrôle tensionnel ✔ � Peut permettre de diminuer le
nombre de traitement nécessaire ou
d'obtenir le contrôle tensionnel
� La faible rentabilité et les complications des revascularisations ont fait limiter les indications

Réponse 10 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A toxicité des produits de contraste iodés ✔
B emboles de cholestérol ✔
C néphrite tubulo-interstitielle � Peu probable
immunoallergique
D dissection de l'artère rénale ✔ � Complication per procédure
E infarctus rénal ✔ � Complication per procédure
� Il existe également des complications au point de ponction artérielle (hématome, fistule, dissection,
embolie distale)

Réponse 11 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A toxicité des produits de contraste iodés
B emboles de cholestérol ✔ � Grand classique, relativement
rare, mais probablement
sous-diagnostiqués
C néphrite tubulo-interstitielle
immunoallergique
D dissection de l'artère rénale
E infarctus rénal
� La toxicité des produits de contraste iodés est en général plus précoce (dans les 48 h) par rapport
à l'insuffisance rénale liée aux emboles de cholestérol qui survient quelques jours à quelques semaines
après un geste endovasculaire. Les autres facteurs déclenchants sont la chirurgie aortique, la mise sous
anticoagulant mais ils peuvent être spontanés

CORRIGÉS 239
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 12 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A un syndrome confusionnel � Non, dans ce cas, geste sur
l'aorte abdominale
B une CRP à 75 mg/l ✔ � Syndrome inflammatoire
fréquent
C une hyperleucocytose à polynucléaires � C'est l'hyperéosinophilie qui est
neutrophiles classique
D des emboles de cholestérol au fond d'œil � Non car dans ce cas, le geste est
sur l'aorte abdominale
E un livedo X
� Les signes cliniques des emboles de cholestérol sont pour les artères encéphaliques (confusion, AVC,
troubles de la vision), pour les artères abdominales (insuffisance rénale aiguë, douleurs abdominales,
ischémie mésentérique), pour les artères des membres (myalgies, livedo, gangrène distale, orteil pourpre)

Réponse 13 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A fond d'œil � Aucun intérêt
B biopsie rénale � Montrerait l'occlusion des
artérioles de petit calibre par des
cristaux de cholestérol avec une
réaction inflammatoire importante
au contact
C biopsie cutanée � Peut aider au diagnostic,
cicatrisation difficile
D recherche d'éosinophiles dans les urines � Non
E aucun ✔
� Le diagnostic est souvent basé sur l'association du terrain, du facteur déclenchant et des signes
cliniques ou biologiques évocateurs. Le traitement est symptomatique

Réponse 14 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A atorvastatine ✔ � Statine recommandée
B aspirine ✔ � Oui, compte tenu de la sténose
artère rénale droite et de la
probable de sténose de l'artère
fémorale superficielle gauche
C warfarine � Pas d'indication aux
anticoagulants
D ramipril � Les IEC à ce niveau de fonction
rénale seront probablement
délétères
E gélules de chlorure de potassium

240 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A syndrome de Cushing ✔ � Par hyperminéralocorticisme
B consommation excessive de réglisse ✔ � L'acide glycyrrhizique contenu
dans la réglisse inhibe la 11bHSD2
responsable d'un
hyperminéralocorticisme
C consommation excessive d'alcool � Pas d'hypokaliémie
D HTA maligne ✔ � Liée à l'hyperaldostéronisme
secondaire à l'activation du système
rénine-angiotensine
E syndrome de Bartter � Hypokaliémie sans hypertension
au contraire
� Les 2 diagnostics à évoquer en priorité devant une hypertension avec hypokaliémie sont la sténose de
l'artère rénale et l'hyperaldostéronisme primaire. Attention aux hypokaliémies secondaires aux diurétiques
de l'anse ou thiazidiques

Liste des items traités


Item 260 – UE 8 – Néphropathie vasculaire
Item 221 – UE 8 – Hypertension artérielle de l'adulte
Item 343 – UE 11 – Insuffisance rénale aiguë – Anurie
Item 265 – UE 8 – Troubles de l'équilibre acidobasique et désordres hydroélectrolytiques

DP 9
Une jeune femme aux antécédents de douleurs articulaires

Réponse 1 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A des antécédents familiaux de ✔ � Systématique chez les patients
néphropathie jeunes
B des facteurs de risque d'infection ✔ � Oui, en raison des
sexuellement transmissible glomérulopathies associées au virus
de l'hépatite B, au VIH et à la syphilis
C une photosensibilité ✔ � Oui
D une hypertension artérielle ✔ � Systématique
E un purpura ✔ � Oui
� Devant un tableau glomérulaire, outre les antécédents personnels et familiaux, la recherche de signes
extrarénaux pouvant orienter vers une maladie systémique est indispensable (photosensibilité, purpura ici)

Réponse 2 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A syndrome néphrotique idiopathique � Non, hématurie et signes
extrarénaux
B vascularite à ANCA � Le tableau évoque une maladie
systémique mais pas celle-là en priorité
C syndrome de Goodpasture � Pas d'atteinte pulmonaire évocatrice
u

CORRIGÉS 241
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D cryoglobulinémie � Pourrait donner des arthralgies
et une atteinte glomérulaire
E lupus systémique ✔ � Par argument de fréquence
compte tenu du terrain

Réponse 3 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A le terrain ✔ � Femme jeune, origine ethnique
B les adénopathies ✔ � 30–50 % des patients lupiques
C la présence d'une hématurie � Non, n'oriente pas le diagnostic
étiologique
D arthralgies ✔ � Oui
E la normalité de la pression artérielle � Non, pourrait être hypertendue
� Tableau typique : jeune femme d'origine africaine, arthralgies, pleurésie, altération de l'état général,
adénopathies, protéinurie. Il manque juste l'atteinte cutanée qui est très souvent présente dans ce type de
tableau multisystémique

Réponse 4 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A protéinurie sur échantillon ✔ � Oui
B albuminémie ✔ � Oui
C cytologie urinaire � Aucun rapport : cytologie
urinaire = examen
anatomopathologique des cellules
desquamantes dans les urines
D créatininémie ✔ X � Oui, en urgence
E créatininurie ✔ � Une protéinurie sur échantillon
sans créatininurie ne peut être
quantifiée
� Doser la créatininémie, l'albuminémie, la protéinurie et la créatininurie sur échantillon permet de
préciser l'atteinte rénale et surtout permet d'évaluer le timing de la prise en charge : l'existence d'une
insuffisance rénale, a fortiori progressive, justifie une biopsie rénale en urgence

Réponse 5 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'immunoélectrophorèse des protéines � Non, on ne recherche pas un
sériques composant monoclonal
B la recherche d'anti-DNA natifs ✔ � Spécifique du lupus mais moins
sensible que les facteurs antinucléaires
C les anticorps anti-membrane basale � Présents dans le syndrome de
glomérulaire Goodpasture

242 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D le dosage du C3, C4, CH50 ✔ � Les poussées lupiques sont très


souvent associées à une activation
de la voie classique du complément
E la CRP � Aucune valeur dans le diagnostic
étiologique
� La présence d'anticorps anti-DNA est très évocatrice de lupus. Ils se recherchent par le test radio-
immunologique de FARR, par immunofluorescence ou en ELISA. Chez certains patients mais pas tous, leur
titre est parallèle à l'activité de la maladie et constitue un élément utile dans le suivi. En pratique, on fait
souvent le diagnostic de néphropathie lupique sur le terrain, les signes cliniques et la biopsie rénale. Les
anticorps ne viennent souvent que confirmer le diagnostic de lupus dont la prise en charge est déjà débutée

Réponse 6 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A groupe sanguin ✔ X � Geste invasif dont la principale
complication est le saignement
B taux de prothrombine ✔ � Même remarque
C échographie rénale ✔ � Pour s'assurer de la présence des
2 reins et diagnostiquer
d'éventuelles particularités
anatomiques
D électrocardiogramme � Non
E taux d'hémoglobine ✔ � Également indispensable car une
anémie sévère justifiera une
transfusion préalable
� Le bilan avant biopsie rénale impose la réalisation d'un groupe sanguin avec recherche de RAI,
un bilan d'hémostase (interrogatoire, NFS, plaquettes, TP, TCA) et un bilan morphologique. La recherche
d'anomalies de l'hémostase primaire est essentiellement faite à l'interrogatoire, certaines équipes
pratiquent un temps d'occlusion plaquettaire ou un temps de saignement (test largement imparfait)

Réponse 7 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A vascularite à ANCA X � Non, il s'agit d'une vascularite
pauci immune or là il y a plein de
dépôts d'immunoglobulines
B syndrome de Randall � Pas de dépôts monotypiques
C néphropathie lupique classe III � Non, plus de 50 % des
glomérules sont atteints
D néphropathie lupique classe IV ✔
E glomérulonéphrite post-infectieuse � Les dépôts sont essentiellement
constitués de C3
� Les glomérulonéphrites lupiques ont fait l'objet d'une classification internationale en 2003. Cette
classification guide la prise en charge thérapeutique. On distingue les classe I : rein normal, les classes II :
glomérulonéphrite mésangiale (prolifération et dépôts), classe III : glomérulonéphrite proliférative
(endo- voire extracapillaire) touchant < 50 % des glomérules avec dépôts mésangiaux, capillaires
et sous-endothéliaux, classe IV : idem classe III avec > 50 % des glomérules touchés, classe V :
glomérulonéphrite extramembraneuse (peut se surajouter aux classes III et IV), classe VI : rein fibreux.
La plupart des patients lupiques biopsiés ont une classe III, IV ou V

CORRIGÉS 243
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 8 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A polyarthrite érosive � Non, typiquement pas de
destruction articulaire dans le lupus
B lupus discoïde ✔
C présence de facteurs antinucléaires ✔
D purpura � Non
E ulcérations nasopharyngées ✔ � Plus souvent buccales
� Critères de l'ARA à connaître : la présence de 4 critères permet de poser le diagnostic de lupus avec
une sensibilité et une spécificité de l'ordre de 95 %.
Critères : 1/ éruption malaire, 2/ éruption de lupus discoïde, 3/ photosensibilité, 4/ ulcération buccale ou
nasopharyngée, 5/ polyarthrite non érosive, 6/ pleurésie ou péricardite, 7/ atteinte rénale, 8/ atteinte neurologique
(convulsion, psychose), 9/ atteinte hématologique (anémie hémolytique, leucopénie, lymphopénie, thrombopénie),
10/ auto-anticorps (anti-DNA, anti-SM, antiphospholipides), 11/ présence de facteurs antinucléaires

Réponse 9 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A corticoïdes ✔ � Systématique dans les formes
prolifératives, en bolus initialement
B cyclophosphamide ✔
C ciclosporine � Pas recommandée en première
intention
D échanges plasmatiques � Pas d'intérêt dans la
néphropathie lupique proliférative
E mycophénolate mofétil ✔
� En pratique le traitement d'induction comporte aujourd'hui des corticoïdes en association avec soit du
cyclophosphamide, soit du mycophénolate mofétil

Réponse 10 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A le sexe � Non, c'est le sexe masculin qui
est plutôt de mauvais pronostic
B l'origine ethnique ✔ � Oui, sujet d'origine africaine
(comme dans toutes les néphropathies)
C la créatinine ✔ � L'insuffisance rénale initiale est
de mauvais pronostic
D la protéinurie � C'est la protéinurie à 6 mois qui
a une vraie valeur pronostique et
non l'initiale
E l'hématurie � Non
� Les autres facteurs de mauvais pronostic rénal sont le début à l'âge pédiatrique, la présence de lésions
chroniques, les classes IV, la non-réponse au traitement (cf. protéinurie à 6 mois)

Réponse 11 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A gaz du sang ✔ � Oui
B électrocardiogramme ✔ � Recherche de signes d'embolie
pulmonaire

244 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C scanner thoracique ✔ � Oui, non injecté dans un premier


temps sauf si forte suspicion
d'embolie pulmonaire et pas de
scintigraphie pulmonaire possible
D fibroscopie bronchique � Pas dans un premier temps
E CRP ✔ � En faveur d'une cause infectieuse
� La morbi-mortalité à la phase aiguë de la poussée lupique est liée autant à la maladie elle-même
qu'aux complications du traitement immunosuppresseur

Réponse 12 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A pneumonie lupique non infectieuse � Très rare
B embolie pulmonaire ✔ X � À évoquer systématiquement
C myocardite � Également rare
D pneumopathie infectieuse ✔ � Conséquence du traitement
immunosuppresseur
E pleurésie lupique � Peu dyspnéisante et peu probable
après 3 semaines de corticoïdes
� Les manifestations respiratoires du lupus comprennent également les hémorragies intra-alvéolaires
et l'HTA pulmonaire

Réponse 13 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une albuminémie < 20 g/l ✔ � Comme dans tout syndrome
néphrotique, le risque de thrombose est
inversement corrélé au taux d'albumine
B un traitement par hydroxychloroquine � Plutôt protecteur
C la présence de dépôts extramembraneux ✔ � Glomérulopathie la plus
à la biopsie rénale « thrombosante » à albuminémie égale
D la présence d'un TCA allongé ✔ � Oui, est en faveur de la présence
d'un anticoagulant circulant
E des antécédents de fausses couches ✔ � Évocateurs de syndrome des
antiphospholipides
� La survenue d'une thrombose dans un contexte de lupus est le plus souvent associée à la présence
d'antiphospholipides mais pas toujours. Le lupus est associé à des anticorps antiphospholipides dans
environ 30 % des cas mais à un véritable syndrome des antiphospholipides (SAPL) chez 10 à 15 %
des patients. Le SAPL peut également être isolé sans lupus (SAPL primaire). Il se définit par l'association
de thrombose veineuse ou artérielle et/ou d'événements obstétricaux (fausses couches à répétition, mort
fœtale, éclampsie) et la présence d'anticorps antiphospholipides (anticoagulant circulant, anticardiolipine
ou anti-B2GP1) retrouvés à au moins 2 reprises

Réponse 14 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A contraception œstroprogestative X � Les œstrogènes sont contre-
indiqués chez les patientes lupiques,
en revanche une contraception est
nécessaire (progestatif)
B hydroxychloroquine ✔ � Doit être systématique
u

CORRIGÉS 245
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


C photoprotection ✔ � Classique
D thalidomide � Exceptionnellement utilisé,
surtout dans certaines atteintes
cutanées chroniques
E supplémentation vitaminocalcique ✔ � Nécessaire compte tenu de la
nécessité de corticoïdes au long
cours
� Les autres mesures associées sont la prévention des complications du traitement : prophylaxie
anti-infectieuse (vaccinations, triméthoprime-sulfaméthoxazole), règles hygiéno-diététiques ; la prise
en charge des facteurs de risque cardiovasculaire ; l'éducation thérapeutique, le soutien psychologique,
la prise en charge à 100 %, etc.

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A le risque de poussée de la maladie est ✔ � Oui, il est d'environ 15 % si on
augmenté par la grossesse est à plus de 12 mois de la
rémission de la poussée rénale,
25 % avant
B la stabilisation de sa maladie lupique ✔ � Plus on s'éloigne d'une poussée
améliore la probabilité d'une grossesse lupique, plus la chance d'avoir une
sans complication grossesse sans complication est
importante
C le risque de lupus néonatal est élevé � Non, plutôt rare
D le risque de pré-éclampsie est majoré ✔ � Oui, d'autant qu'il persiste des
anomalies néphrologiques
(protéinurie, insuffisance rénale,
HTA)
E la presence d'anticorps anti-SSB expose � Non, ce sont les anti-SSA
au risque de bloc auriculo-ventriculaire
chez le fœtus
� Une grossesse chez une patiente lupique est un événement qui se programme dans la mesure des
possibilités. Certains médicaments sont incompatibles avec la grossesse (mycophénolate mofétil,
cyclophosphamide), mais d'autres autorisés (azathioprine, hydroxychloroquine, corticoïdes). Les risques de
poussée lupique, de fausse couche, de mort fœtale, d'accouchement prématuré et de pré-éclampsie sont
majorés

Liste des items traités


Item 190 – UE 7 – Lupus érythémateux disséminé. Syndrome des antiphospholipides
Item 258 – UE 8 – Néphropathie glomérulaire

DP 10
Une douleur lombaire révélatrice

Réponse 1 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A cétonurie � Aucun intérêt
B leucocyturie ✔ � Qui ferait suspecter une infection
urinaire

246 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C hématurie ✔ � Présente chez 90 % des patients


souffrant d'une colique néphrétique
D protéinurie � Plutôt non
E densité urinaire � Témoin de la concentration
urinaire, n'aide pas au diagnostic
� Le tableau est très évocateur de colique néphrétique (brutalité, violence, localisation et irradiation), la
présence d'une hématurie est en faveur, la présence de leucocytes et nitrites pourraient faire suspecter
une pyélonéphrite obstructive. Protéinurie, hématurie et douleurs lombaires dans le cadre d'un syndrome
néphrotique profond doivent faire évoquer une thrombose de veine rénale

Réponse 2 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A infarctus rénal � Diagnostic différentiel
B pancréatite aiguë � Douleur qui peut aussi être
brutale et violente, localisation
différente
C colique néphrétique ✔ � Typique
D pyélonéphrite aiguë � Pas brutale ni violente sauf si
obstructive
E gastroentérite � Peu de symptômes digestifs
(douleur postérieure)
� Par ordre de fréquence, c'est clairement la colique néphrétique qui est à évoquer : 10 % des hommes
et 5 % des femmes feront un jour une colique néphrétique

Réponse 3 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A infarctus rénal ✔
B pancréatite aiguë
C colique néphrétique
D pyélonéphrite aiguë
E gastroentérite
� L'infarctus rénal est de diagnostic difficile et il y a souvent un délai important entre le 1er symptôme et
le diagnostic. Clinique : douleur lombaire, ± hématurie, signes digestifs, hypertension. Biologie : élévation
des LDH, hyperleucocytose, syndrome inflammatoire, insuffisance rénale aiguë. Les principales causes sont
les troubles du rythme cardiaque, une hypercoagulabilité (SAPL par exemple), une anomalie vasculaire
(ex. : dissection, fibrodysplasie).

Réponse 4 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A montée de sonde double J en urgence � Non, la taille de lithiase laisse
penser qu'elle va être expulsée
spontanément
B cure de diurèse � Pas au moment même de la
colique néphrétique en raison du
risque de majorer les douleurs.
Recommandé à distance u

CORRIGÉS 247
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


C anti-inflammatoires non stéroïdiens ✔ � Traitement de 1re intention à
bannir en cas de suspicion
d'infection
D antispasmodiques ✔ � Classique, efficacité non prouvée
E lithotripsie extracorporelle � Idem réponse A
� Le traitement de la colique néphrétique consiste à soulager le patient : AINS, antalgiques
morphiniques, antispasmodiques. L'élimination du calcul est le plus souvent spontanée (80 %). Pour les
calculs dépassant 8 à 10 mm, un traitement urologique est nécessaire : lithotritie extracorporelle ou
urétéroscopie souple par voie rétrograde pour fragmentation. La chirurgie ouverte est parfois nécessaire
en cas de calcul coralliforme

Réponse 5 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une hypothermie ✔ � Fait suspecter une infection
B un calcul de 10 mm ✔ � Ne passera probablement pas
C une hématurie macroscopique � N'est pas un signe de gravité
D un rein unique ✔ � Oui, risque d'insuffisance rénale
aiguë
E une contre-indication médicale à la � On peut donner des
prescription d'AINS morphiniques
� Les principales urgences sont l'infection ou l'insuffisance rénale aiguë (rein unique, lithiase bilatérale,
greffon). Au-delà de 8 mm de diamètre, la probabilité d'une expulsion spontanée devient faible

Réponse 6 : 6 points

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A aucune
B une maladie de Cacchi-Ricci � On retrouve parfois de petites
lithiases à la jonction
corticomédullaire mais pas cet
aspect
C une néphrocalcinose bilatérale ✔
D des phlébolithes pelviens � Les phlébolithes pelviens sont
dans le pelvis (et non en projection
des reins) et ont souvent un centre
moins radio-opaque
E l'accumulation de produit de contraste � N'en a pas reçu
dans les cavités pyélocalicielles
Abdomen sans préparation typique de néphrocalcinose sévère

Réponse 7 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la présence d'un rein unique � Non, c'est juste plus grave,
risque d'insuffisance rénale
chronique, d'anurie
B la maladie de Cacchi-Ricci ✔

248 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C l'insuffisance rénale chronique � Au contraire, la calciurie baisse


en même temps que la fonction
rénale et limite le risque de calcul
D certaines chirurgies bariatriques ✔ � Oui, par le biais d'une
(bypass) hyperoxalurie entérique
E le syndrome de la jonction ✔ � Par stase
pyélo-urétérale
� La maladie de Cacchi-Ricci est l'anomalie anatomique la plus fréquemment retrouvée dans les
maladies lithiasiques : il s'agit d'une dilatation des canalicules précalicielles dans lesquelles se forment de
petites lithiases

Réponse 8 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A ionogramme sanguin � N'oriente pas le diagnostic
étiologique
B réserve alcaline ✔ � À la recherche d'une acidose
C créatininémie � Idem réponse A
D calciurie ✔ � Systématique
E cristallurie ✔ � Ne se fait pas en ville mais en
milieu spécialisé, permet d'examiner
les cristaux lorsqu'il y en a et ainsi
d'orienter sur la nature de la lithiase
� La plupart des adultes faisant une colique néphrétique ont un bilan étiologique négatif. L'anomalie
la plus souvent retrouvée est une hypercalciurie : idiopathique ou associée à une hypercalcémie
(hyperparathyroïdie ++). Les patients ayant débuté jeune leur maladie lithiasique ou présentant de
multiples calculs doivent avoir un bilan plus poussé : sur les urines de 24 h (qui permettent d'évaluer en
plus la dilution des urines) : sodium, créatinine, urée, calcium, acide urique, oxalate, citrate, cristallurie, pH

Réponse 9 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A cystine ✔ � Lithiases radio-opaques mais
moins que les calciques
B indinavir � D'une manière générale les
lithiases médicamenteuses sont
radiotransparentes (à ne pas
confondre avec les lithiases
métaboliques provoquées par des
médicaments : ex. : intoxication à la
vitamine D)
C phosphate de calcium ✔
D oxalate de calcium ✔
E acide urique � Non radio-opaque à l'abdomen
sans préparation et avec une
densité moindre au scanner
� Le caractère radio-opaque ou non des calculs est un élément de la démarche diagnostique et
thérapeutique : un calcul non radio-opaque = non visible à l'abdomen sans préparation et avec une faible
densité au scanner a de grandes chances d'être fait d'acide urique et donc de ne nécessiter qu'un
traitement médical (alcalinisation des urines ++)

CORRIGÉS 249
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 10 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A réduction des apports en calcium � On recommande un régime
(< 500 mg/j) normocalcique (≈ 1 000 mg/j), même
dans les lithiases calcium-
dépendantes. Une réduction trop
importante peut favoriser
l'absorption d'oxalate au niveau
du tube digestif
B alcalinisation des urines � Ne convient pas à tous les types
de lithiases. Uniquement préconisé
dans les lithiases uriques et
cystiniques
C maintenir une diurèse > 2 litres par jour ✔ � C'est la mesure n° 1 pour
prévenir la récidive : diurèse
abondante et bien répartie au cours
du nycthémère
D prescription d'allopurinol � Non, même pas pour les lithiases
uriques en 1re intention
E régime normosodé (6–9 g NaCl/j) ✔ � Régime un peu limité en sel
recommandé
� Le régime du lithiasique : pas trop de sel ni de protéines, un régime normal en calcium, beaucoup
de boisson.
En cas d'hyperoxalurie objectivée aux examens, on demande aux patients de limiter leurs apports (bettes,
betteraves, épinards rhubarbe, oseille, cacao, thé, bières, etc.)

Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A acidose métabolique à trou anionique � Le trou anionique = 12 donc
élevé normal
B acidose hyperchlorémique ✔ � Oui
C hypercalciurie ✔ � Oui, calciurie = 0,8 mmol/mmol
créatinine
D urines insuffisamment diluées � Dilution correcte, qu'on apprécie
sur la créatinine urinaire
E hyperparathyroïdie primitive � La PTH est augmentée mais la
calcémie est normale et il existe
une carence en vitamine D.
Il s'agit donc très
vraisemblablement d'une
hyperparathyroïdie secondaire à
la carence en vitamine D
� On se dirige vers une acidose tubulaire. Le trou anionique urinaire permettra d'avancer dans le
type d'acidose tubulaire. La mesure de la citraturie qui est abaissée dans les acidoses tubulaires est
également utile (diagnostic différentiel en cas d'hypocitraturie = hypokaliémie et infection urinaire,
à éliminer donc)

250 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 12 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A 18 ✔ � En faveur d'une acidose tubulaire distale
B 8
C 0
D –8
E – 18
� Le calcul du trou anionique urinaire (Na + K – Cl) permet de distinguer 2 mécanismes d'acidoses
hyperchlorémiques : négatif en faveur d'une perte digestive de bicarbonates (diarrhée) ou rénale
proximale (acidose tubulaire proximale) ; positif en faveur d'une acidose tubulaire distale

Réponse 13 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A perte digestive de bicarbonates � Trou anionique urinaire négatif
B acidocétose diabétique � Acidose métabolique à trou
anionique (TA) augmenté
C insuffisance surrénale � Pas d'argument clinico-
biologique pour, donne une acidose
tubulaire distale avec pH urinaire
adapté
D acidose tubulaire distale ✔ � Acidose hyperchlorémique à TAU
positif liée à un défaut d'excrétion
des ions H+ au niveau du collecteur
E intoxication à l'aspirine � Acidose métabolique à TA
augmenté
� Le pH urinaire à 6,5 est ici inadapté et en faveur du défaut d'excrétion des ions H+ et de l'acidose
tubulaire distale. On peut parfois réaliser une charge acide pour démasquer un défaut d'acidification
frustre

Réponse 14 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hyperoxalurie primitive � Ne donne pas d'acidose
tubulaire distale mais peut donner
une atteinte tubulaire plus globale
du fait de la précipitation des
cristaux d'oxalate de calcium
B syndrome de Sjögren ✔ � Grand classique
C maladie périodique
D polyarthrite rhumatoïde
E maladie de Crohn � Aucun rapport
� Le syndrome de Sjögren peut donner différents types d'atteinte rénale : les calculs et la
néphrocalcinose par acidose tubulaire distale, une insuffisance rénale aiguë par néphrite tubulo-
interstitielle aiguë et un tableau glomérulaire plus ou moins sévère avec protéinurie, hématurie,
insuffisance rénale et glomérulonéphrite membrano-proliférative à la biopsie en rapport avec une
cryoglobulinémie symptomatique (1re cause de cryoglobuline non infectieuse et non associée à une
hémopathie)

CORRIGÉS 251
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A anticorps anti-CCP � Présents dans la polyarthrite
rhumatoïde
B cryoglobulinémie � Pas le tableau ici

C anticorps anti-SSA, anti-SSB ✔ � Autoanticorps associés


au Sjögren
D biopsie des glandes salivaires ✔ � À la recherche d'une infiltration
accessoires lymphoplasmocytaire (classification
de Chisholm)
E test de Schirmer ✔ � Pour objectiver un syndrome sec
oculaire

Liste des items traités


Item 265 – UE 8 – Troubles de l'équilibre acidobasique et désordres hydroélectrolytiques
Item 262 – UE 8 – Lithiase urinaire

DP 11
Une douleur dorsale

Réponse 1 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A insuffisance rénale obstructive ✔ � À évoquer systématiquement en
cas d'insuffisance rénale aiguë chez
une personne âgée : homme (cancer
de prostate) ou femme (cancer
gynécologique)
B insuffisance rénale fonctionnelle ✔ � Petite tension, oligurique
C glomérulonéphrite rapidement � Non, bandelette urinaire négative
progressive
D toxicité médicamenteuse ✔ � Oui, scanner possiblement
injecté, probable prise d'AINS
E nécrose tubulaire aiguë ✔ � Oui, possiblement secondaire
aux médicaments ou à une
déshydratation prolongée
� Devant une insuffisance rénale aiguë, toutes les causes doivent être évoquées : prérénale
(AINS diurétiques, IEC), post-rénale (systématique) et parenchymateuse

Réponse 2 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A le traitement antihypertenseur ✔ � Oui, car contient des diurétiques
et un bloqueur du système
rénine-angiotensine

252 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

B l'insuffisance rénale ✔ � La survenue d'une insuffisance


rénale aiguë aux produits de
contraste iodés est rare en l'absence
d'insuffisance rénale
C l'insuffisance cardiaque ✔ � Oui, en compromettant la
perfusion rénale
D l'âge ✔ � Classique
E la prise d'AINS ✔ � Idem réponse C
� Les autres facteurs de risque sont le diabète, le myélome, toutes les situations de déshydratation,
les petites pressions artérielles

Réponse 3 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hydratation par eau de Vichy ✔ � Riche en bicarbonates
B limiter la quantité de produit de ✔ � Le risque de toxicité est
contraste administrée proportionnel à la quantité
de produit administrée
C arrêt de l'indapamide ✔ � L'arrêt ou la diminution des
diurétiques limitent le risque de
déshydratation
D arrêt du bisoprolol � Pas de raison
E arrêt des AINS ✔ � Oui
� La prévention de la néphropathie au produit de contraste iodé (néanmoins assez rare) consiste à
assurer la meilleure perfusion rénale possible (arrêt IEC, ARA2, AINS), des conditions d'hydratation
favorables (arrêt des diurétiques, perfusion de sérum physiologique ou bicarbonate de sodium)
et utiliser le moins de produit possible (iso-osmolaire)

Réponse 4 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A tramadol
B paracétamol
C kétoprofène ✔
D codéine
E ibuprofène ✔
� Seuls les AINS et apparentés (ibuprophène) peuvent donner une insuffisance rénale aiguë,
essentiellement en condition d'hypovolémie ou en association avec d'autres médicaments néphrotoxiques
ou antagonistes du système rénine-angiotensine. Les autres antalgiques sont autorisés en cas
d'insuffisance rénale, il faut en revanche adapter les doses à la fonction rénale pour éviter les surdosages

Réponse 5 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A vasoconstriction de l'artériole efférente
B absence de vasoconstriction de � Mécanisme de l'insuffisance
l'artériole efférente rénale aiguë aux bloqueurs du SRA
C vasoconstriction de l'artériole afférente ✔ � En inhibant la synthèse des
prostaglandines u

CORRIGÉS 253
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D absence de vasoconstriction de
l'artériole afférente
E nécrose des cellules épithéliales � Possible avec les AINS mais il
tubulaires s'agit alors d'une insuffisance rénale
aiguë parenchymateuse (nécrose
tubulaire aiguë)
� Grand classique, prise d'AINS à demander devant toute insuffisance rénale aiguë, d'autant qu'il s'agit
d'un patient avec multiples comorbidités (cœur, diabète) et qu'il existe une insuffisance rénale chronique
préexistante ou des circonstances favorisant la déshydratation

Réponse 6 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A insuffisance rénale fonctionnelle par ✔ � Mécanisme le plus fréquent
hypoperfusion rénale
B insuffisance rénale obstructive � Non
C néphrite interstitielle aiguë ✔ � Classique
D fibrose rétropéritonéale � Non, les agents qui donnent des
fibroses rétropéritonéales sont
l'ergotamine, la méthyldopa,
l'hydralazine, les bêtabloquants
E syndrome néphrotique à lésions ✔
glomérulaires minimes
� Les différents mécanismes des effets indésirables liés aux médicaments sont l'insuffisance rénale
fonctionnelle (ex. : diurétiques, AINS), la toxicité tubulaire directe (ex. : aminosides, iode), les néphrites
interstitielles aiguës (ex. : AINS, rifampicine, AVK, IPP), les rhabdomyolyses iatrogènes (ex. : statine),
les atteintes glomérulaires (ex. : sels d'or et glomérulonéphrite extramembraneuse, lithium et lésions
glomérulaires minimes), les microangiopathies thrombotiques (ex. : anti-VEGF, ciclosporine),
les lithiases médicamenteuses (ex. : indinavir), les fibroses rétropéritonéales, les toxicités chroniques
(ex. : anticalcineurines, lithium)

Réponse 7 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A échographie rénale ✔ � Systématique
B biopsie rénale � Pas avant un premier temps
de débrouillage
C ionogramme urinaire ✔ � Permet d'orienter entre
fonctionnel et organique
D protéinurie, créatininurie ✔ � À la recherche d'une cause
glomérulaire
E électrophorèse des protéines sériques ✔ � À demander devant une
insuffisance rénale aiguë chez une
personne âgée
� Devant une insuffisance rénale aiguë, il faut rester systématique : échographie rénale pour éliminer
une cause post-rénale, ionogramme, urée, créatinine dans le sang et les urines qui peuvent, en plus
du contexte, orienter vers une cause fonctionnelle, et tous les autres examens utiles pour le diagnostic
étiologique d'une insuffisance rénale parenchymateuse en fonction du contexte

254 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A cancer du rein avec localisations � Ne donne pas à lui seul
osseuses d'insuffisance rénale aiguë
B cancer de la prostate avec localisations ✔ � Classique
osseuses
C cancer du côlon avec localisations
osseuses
D maladie de Paget
E myélome ✔ � À évoquer devant insuffisance
rénale aiguë + localisations
osseuses
� Les cancers solides donnant le plus de localisations osseuses sont les cancers du sein, de la thyroïde,
de la prostate, du rein et des bronches

Réponse 9 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A il s'agit d'une protéinurie glomérulaire � La quantité de protéines dans les
urines ne prédit pas
systématiquement son origine
B la protéinurie est liée à une � La protéinurie n'atteint pas les
tubulopathie proximale 4 g/l
C la bandelette urinaire est périmée � Non, elle ne détecte que
l'albumine et non les chaînes
légères ni autres protéines de bas
poids moléculaire
D il ne s'agit pas d'albumine ✔
E profil d'insuffisance rénale fonctionnelle � Non, Na/K urine > 1
� Il s'agit ici d'un grand classique : protéinurie exclusivement faite de chaînes légères avec bandelette
urinaire négative

Réponse 10 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A cancer du rein avec localisations
osseuses
B cancer de la prostate avec localisations � Ne donne pas de protéinurie
osseuses
C cancer du côlon avec localisations
osseuses
D maladie de Paget
E myélome ✔
� Les myélomes donnant des atteintes tubulaires, responsables d'insuffisance rénale aiguë sont les
myélomes à forte masse tumorale et notamment les myélomes à chaînes légères. Il s'agit dans 2/3 des
cas de chaînes légères kappa

CORRIGÉS 255
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 11 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A dosage des PSA
B électrophorèse des protéines sériques ✔ � Retrouve un pic migrant dans les
gammaglobulines le plus souvent
mais parfois juste une
hypogammaglobulinémie
C immunofixation urinaire ✔ � Permet de déterminer la
composition des protéines urinaires
D myélogramme ✔ � Confirme le diagnostic si
plasmocytose > 10 %, avec étude
cytogénétique
E biopsie rénale � Pas systématique, en cas de forte
suspicion de néphropathie à
cylindres myélomateux
� Les examens de base après découverte d'une gammapathie monoclonale cherchent à confirmer ou
infirmer le diagnostic de myélome et à rechercher la présence de critères CRAB : calcémie (hypercalcémie),
créatininémie et protéinurie (insuffisance rénale ou protéinurie), hémoglobine (anémie), atteintes osseuses
(radio des os long, du crâne et du rachis ± IRM) qui indiqueront la prise en charge thérapeutique
(surveillance simple dans le myélome stade I)

Réponse 12 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A calcémie ✔
B CRP ✔ � En faveur d'un clone
plasmocytaire agressif
C LDH ✔ � Idem réponse B
D β2-microglobulinurie � β2-microglobulinémie, qui est
également augmentée en cas
d'insuffisance rénale
E albuminémie ✔ � Idem réponse B
� La présence d'anomalies cytogénétiques est également de mauvais pronostic (t(4 ; 14), del 17p)

Réponse 13 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A résine échangeuse de potassium ✔ � Potassium à 5,7 mmol/l
B dialyse en urgence � Pas de surcharge hydrosodée ni
hyperkaliémie menaçante justifiant
une dialyse en urgence
C perfusion de bicarbonate 14 pour 1000 ✔ � Le traitement et la prévention de
la néphropathie à cylindres
myélomateux sont basés sur
l'alcalinisation des urines (objectif
de pH urinaire > 7)
D chimiothérapie en urgence ✔ � Il faut diminuer au plus vite la
production de chaînes légères

256 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

E arrêt du périndopril ✔ � Justifié par l'insuffisance rénale


aiguë et l'hyperkaliémie
� L'alcalinisation des urines permet, outre de diluer les chaînes légères, d'augmenter la solubilité de la
protéine de Tamm-Horsfall qui se complexe aux chaînes légères dans les tubules distaux. La dialyse n'est
actuellement pas considérée comme une arme thérapeutique dans le myélome avec atteinte rénale,
néanmoins, certaines membranes ayant des propriétés absorptives importantes pourraient être utiles pour
diminuer rapidement les chaînes légères circulantes et favoriser la récupération rénale (essais en cours)

Réponse 14 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A glomérulosclérose nodulaire � Se voit dans le syndrome de
Randall
B fibrose interstitielle ✔ � Souvent présente
C cylindres hématiques dans les tubules � Signent une hématurie d'origine
proximaux glomérulaire, sans rapport avec le
myélome
D cylindres polychromatophiles dans les ✔
tubules distaux
E altérations de l'épithélium tubulaire ✔ � Liées à la réaction
macrophagique au contact des
cylindres myélomateux
� Il s'agit de cylindres faits de chaînes légères et de protéines de Tamm-Horsfall. Celles-ci étant
produites dans la branche ascendante large de l'anse de Henlé, les cylindres se situent dans les tubules
distaux

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'insuffisance cardiaque � Non, sauf si décompensée,
responsable d'une hypovolémie
efficace
B la prise de diurétiques ✔ � Comme toute cause
d'hypovolémie
C les infections ✔ � Classique
D l'injection de produits de contraste ✔ � Ou autres néphrotoxiques
iodés comme les AINS
E l'hypercalcémie ✔ � Favorise également
l'hypovolémie
� Les patients ayant des chaînes légères dans les urines doivent éviter ces situations et maintenir une
bonne hydratation et alcalinisation des urines

Liste des items traités


Item 318 – UE 10 – Principe du bon usage du médicament et des thérapeutiques non
médicamenteuses
Item 326 – UE 10 – Prescription et surveillance des classes de médicaments les plus courantes
chez l'adulte et chez l'enfant
Item 343 – UE 11 – Insuffisance rénale aiguë – Anurie
Item 119 – UE 5 – Vieillissement normal : aspects biologiques, fonctionnels et relationnels. Données
Item 126 – UE 5 – La personne âgée malade : particularités sémiologiques, psychologiques
et thérapeutiques
Item 317 – UE 9 – Myélome multiple des os

CORRIGÉS 257
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

DP 12
Effets secondaires

Réponse 1 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A insuffisance rénale fonctionnelle ✔ � Possible (troubles digestifs)
B toxicité tubulaire médicamenteuse ✔ � Les sels de platine (surtout le
cisplatine) ont une toxicité tubulaire
et peuvent entraîner une
insuffisance rénale
C insuffisance rénale obstructive ✔ � Compte tenu de la dissémination
du cancer, une masse comprimant
l'uretère pourrait entraîner une
insuffisance rénale aiguë dans ce
contexte de rein unique
D néphrite interstitielle aiguë ✔ � Possible, l'oméprazole en est
pourvoyeur
E localisation secondaire au niveau du � Ne donnerait pas une insuffisance
rein gauche rénale aiguë comme dans ce cas
� Les causes des insuffisances rénales aiguës chez les patients traités pour cancer sont souvent
multifactorielles

Réponse 2 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A insuffisance rénale fonctionnelle � Donne une insuffisance rénale
nue, l'hypertension va plutôt contre
B toxicité tubulaire médicamenteuse � Idem, tube ≠ protéinurie, hématurie
C insuffisance rénale obstructive � Idem, pas de protéinurie
D néphrite interstitielle aiguë � Pas de protéinurie
E aucune ✔ � Idem réponse B
� La protéinurie et l'hématurie orientent vers une pathologie glomérulaire de même que l'hypertension.
Dans les néphrites interstitielles aiguës, on peut voir une leucocyturie et parfois une hématurie

Réponse 3 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A toxicité médicamenteuse ✔ � Grand classique
B insuffisance rénale � Ne donne pas de thrombopénie
sévère
C carence martiale � Pas de thrombopénie
D coagulation intravasculaire disséminée ✔ � Possible dans le contexte de
cancer évolué
E hypertension portale ✔ � L'hypertension portale donne
une pancytopénie. Compte tenu de
l'antécédent d'hépatocarcinome et
d'intervention sur le foie, peut être
évoquée

258 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 4 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A coagulation vasculaire disséminée � Non, hémostase et fibrinogène
normaux
B lyse tumorale � Peu probable compte tenu de la
chronologie (début de la
chimiothérapie [7 mois]) et de la
stabilité des lésions
C hémolyse ✔ � Cause la plus probable vu la NFS
D métastase hépatique
E embolie pulmonaire � Donne rarement une
augmentation importante des LDH

Réponse 5 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A échographie abdominale � Pas d'indication pour explorer
l'hémolyse mais sera évidemment
faite
B haptoglobine ✔
C D-dimères � On ne s'oriente pas vers une
thrombose
D reticulocytes ✔
E PDF (produit de dégradation de la � Non, pas de coagulation
fibrine) intravasculaire disséminée
� L'anémie hémolytique est une anémie régénérative (taux élevé de réticulocytes), avec haptoglobine
effondrée, LDH et bilirubine augmentées. La présence de schizocytes (hématies fragmentées) en signe le
caractère mécanique (microangiopathie thrombotique, valves cardiaques, coagulation intravasculaire
disséminée, certaines hémoglobinopathies, etc.)

Réponse 6 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A coagulation intravasculaire disséminée
B hémopathie maligne
C microangiopathie thrombotique ✔ � Qui associe biologiquement une
anémie hémolytique mécanique et
une thrombopénie
D cytopénie auto-immune
E hypertension portale
� Seules la coagulation intravasculaire disséminée et la microangiopathie thrombotique peuvent être
associées à des schizocytes parmi les propositions (A à E) et la coagulation intravasculaire disséminée est
écartée par la normalité du bilan d'hémostase

Réponse 7 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A purpura thrombotique ✔ � Possible mais il manque les
thrombocytopénique signes neurologiques (confusion,
signes de localisation, coma) u

CORRIGÉS 259
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


B maladie des emboles de cholestérol � Ne donne pas d'hémolyse ou de
thrombopénie
C syndrome hémolytique et urémique ✔ � Envisageable compte tenu de la
post-diarrhéique notion de troubles digestifs
D syndrome hémolytique et urémique ✔ � Touche en général des enfants
atypique ou des adultes plus jeunes sauf en
cas d'anticorps anti-facteur H
E HTA maligne � Peu probable, pression artérielle
modérément élevée
� On distingue classiquement 2 grands tableaux de microangiopathie thrombotique :
– 1/ le purpura thrombotique thrombocytopénique (PTT) où les anomalies neurologiques sont souvent
au premier temps et les anomalies hématologiques (notamment la thrombopénie) sont souvent sévères
– 2/ le syndrome hémolytique et urémique (SHU) où c'est l'atteinte rénale qui est au 1er plan.
Néanmoins il peut y avoir une atteinte rénale dans le PTT et à l'inverse, des thromboses systémiques
(y compris cérébrales) dans le SHU

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A mesure de l'activité ADAMTS 13 ✔ � Une activité effondrée (< 10 %)
est en faveur d'un purpura
thrombotique thrombocytopénique
B biopsie rénale � Contre-indiquée compte tenu de
la thrombopénie
C recherche de shigatoxines dans les ✔ � Recherche par PCR
selles
D sérologie VIH ✔ � Systématique, fait partie des
causes de microangiopathies
thrombotiques infectieuses
E fond d'œil
� Le bilan à faire devant un tableau de microangiopathie thrombotique comporte : activité ADAMTS13 ±
recherche d'inhibiteur, analyses des selles pour culture de STEC (E. coli O157:H7 ++) et PCR shigatoxine,
anticorps anti-LPS dans le sérum (sérologie STEC), étude complète du complément (C3, C4, facteur H,
facteur I, facteur B, MCP, ± génotypage, recherche d'anticorps anti-facteur H), recherche de facteurs
antinucléaires, antiphospholipides, sérologie VIH

Réponse 9 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A obstruction de la lumière des vaisseaux � Correspond aux lésions de
par une prolifération myo-intimale néphroangiosclérose maligne
B occlusion des capillaires par des ✔
thrombi fibrineux
C occlusion des artérioles de petit calibre � Peut être vue dans la maladie
par des cristaux des emboles de cholestérol
D inflammation de la paroi des capillaires
obstruant la lumière

260 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

E angéite nécrosante avec nécrose � Se voit dans les vascularites,


fibrinoïde de la média notamment la périartérite noueuse
� Dans les syndromes hémolytiques et urémiques, il s'agit essentiellement de thrombi faits de fibrine
alors que dans le purpura thrombotique thrombocytopénique, le thrombus est en partie fait des
multimères de protéines de von Wilbrandt qui ne sont pas dégradés par la protéase ADAMTS13

Réponse 10 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hémorragie intracérébrale ✔ � Compte tenu de la thrombopénie
B PRES syndrome ✔ � Lié à l'hypertension, la
microangiopathie thrombotique et
l'insuffisance rénale
C accident vasculaire cérébral ischémique � La survenue d'AVC ischémique est
tout à fait possible dans le contexte
mais très faible probabilité qu'il se
révèle par une crise convulsive
D localisation secondaire cérébrale ✔ � Possible
E encéphalopathie urémique � Non !
� Dans ce contexte, les anomalies neurologiques font plus pencher vers un purpura thrombotique
thrombocytopénique mais peuvent se voir dans les autres causes de microangiopathie thrombotique

Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A transfusion de plaquettes X � À ne surtout pas faire car majore
le risque thrombotique (sauf
plaquettes < 10 000 et saignement
intracrânien)
B mise en route d'échanges plasmatiques ✔ � C'est le traitement de référence
en l'absence d'étiologie devant un
tableau de microangiopathie
thrombotique aigu et menaçant
C transfusion de globules rouges � Non
D instauration d'agents stimulants � La carence en EPO n'est pas en
l'érythropoïèse cause dans cette insuffisance rénale
aiguë
E supplémentation en acide folique ✔ � Systématique pour la
régénération des globules rouges
� En attendant les résultats des examens à visée étiologique (en dehors du tableau de syndrome
hémolytique et urémique typique de l'enfant), on débute un traitement par échange plasmatique ±
corticothérapie + traitement symptomatique

Réponse 12 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A réserves alcalines à 15 mmol/l � Non
B urée à 28 mmol/l � Le chiffre de l'urée en lui-même
ne pose pas l'indication de la dialyse u

CORRIGÉS 261
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


C créatinine à 589 μmol/l � Idem réponse B
D potassium à 6,8 mmol/l ✔ � Une hyperkaliémie menaçante
est une indication à la dialyse en
l'absence de perspective rapide
d'amélioration. Les mesures
habituelles (kayexalate, insuline/
glucose, bicarbonates) pourront
permettre de temporiser si besoin
E saturation en oxygène à 88 % sous 3 l/ ✔ � La surcharge hydrosodée
min pulmonaire est une indication à
l'ultrafiltration

Réponse 13 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A syndrome hémolytique et urémique � Touche en grande majorité les
typique enfants, surtout avant 5 ans mais
pas impossible chez l'adulte. On
retrouve le germe ou sa toxine dans
environ 2/3 des cas
B microangiopathie thrombotique ✔
secondaire à la gemcitabine
C microangiopathie thrombotique � Semble plutôt stabilisé d'après
secondaire au cancer l'imagerie et pas de récidive à l'arrêt
du traitement
D purpura thrombotique � Non, si l'activité ADAMTS13
thrombocytopénique est > 10 %
E microangiopathie thrombotique
infectieuse
� Effet secondaire connu de la gemcitabine, rare, estimé à < 1 %, le délai avant microangiopathie
thrombotique est de 7,6 mois en moyenne. Les autres médicaments responsables de microangiopathie
thrombotique sont les inhibiteurs de la calcineurine (ciclosporine et tacrolimus), la mitomycine C

Réponse 14 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A syndrome hémolytique et urémique ✔ � Pas d'échange plasmatique dans
typique post-diarrhéique le syndrome hémolytique et
urémique typique
B syndrome hémolytique et urémique � Les échanges sont indiqués pour
atypique lié à un anticorps extraire l'anticorps anti-facteur H et
anti-facteur H apporter du facteur H
C purpura thrombotique � Intérêt des échanges clairement
thrombocytopénique prouvé, même rationnel que pour le
B
D HTA maligne ✔ � La base du traitement repose sur
les antihypertenseurs, on ne fait pas
d'échanges plasmatiques

262 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

E microangiopathie thrombotique à la � Même si la base


gemcitabine physiopathologique n'est pas
connue, les échanges plasmatiques
sont souvent pratiqués avec une
amélioration hématologique
observée dans + de 50 % des cas
� L'éculizumab est un anticorps anti-C5 qui est efficace dans les syndromes hémolytiques et urémiques
atypiques liés à une mutation d'un gène codant une protéine de la voie alterne du complément ou en cas
d'anticorps anti-facteur H. Il n'est pour l'instant indiqué que dans ce contexte

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A pneumocoque � Peut également être responsable
de syndrome hémolytique et urémique
B Escherichia coli ✔ � Responsable de la majorité des
cas chez l'enfant, sérotype O157:H7
C salmonelle � Agent responsable de diarrhée
bactérienne
D Campylobacter jejuni � Agent responsable de diarrhée
bactérienne
E shigelle � Agent responsable de diarrhée
bactérienne
� Les syndromes hémolytiques et urémiques typiques de l'enfant restent une maladie rare : une centaine
de cas par an en France. La tranche d'âge la plus touchée se situe entre 0 et 2 ans. Il existe une nette
recrudescence estivale. Une diarrhée précède (de 6 jours en moyenne) le syndrome hémolytique et
urémique dans 85 % des cas, sanglante pour moitié. Moins de 20 % des enfants ne sont ni dialysés
ni transfusés. On retrouve un E. coli sécréteur de shigatoxines dans 3/4 des cas dont un peu moins
de la moitié de sérotype O157:H7

Liste des items traités


Item 343 – UE 11 – Insuffisance rénale aiguë – Anurie
Item 260 – UE 8 – Néphropathie vasculaire
Item 221 – UE 8 – Hypertension artérielle de l'adulte

DP 13
Une hypokaliémie chez une jeune femme

Réponse 1 : 6 points

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A sus-décalage du segment ST � Signe d'ischémie le plus souvent
B allongement du PR � Possible en cas d'hypokaliémie
C aucune
D ondes T amples et pointues � Signe d'hyperkaliémie
E onde U ✔
� ECG d'hypokaliémie sévère. L'onde U est physiologique et c'est son augmentation d'amplitude qui est
pathologique. Outre l'hypokaliémie on peut la voir dans l'hypertrophie ventriculaire gauche, l'ischémie
coronaire

CORRIGÉS 263
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 2 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une hypercalcémie
B une hypocalcémie
C une hyperkaliémie
D une hypokaliémie ✔
E une hypoglycémie
� Les autres signes électriques de l'hypokaliémie sont : l'allongement du segment PR, le sous-décalage
du segment ST, l'inversion de l'onde T puis l'apparition de troubles du rythme supraventriculaire
ou ventriculaire (ESV, TV, torsade de pointe puis fibrillation ventriculaire)

Réponse 3 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hospitalisation ✔ � Indispensable compte tenu des
signes cliniques et électriques
B transfusion � Non, hémoglobine peu abaissée,
sujet jeune
C supplémentation potassique orale ✔ � Ne suffira pas
D gluconate de calcium intraveineux � Donné en cas de signes
électriques menaçant
d'hyperkaliémie
E chlorure de potassium intraveineux ✔ � Indispensable compte tenu des
signes cliniques et électriques
� Plus que la valeur de la kaliémie, c'est le retentissement qui guide la prise en charge

Réponse 4 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A magnésémie ✔ � Permet d'orienter vers certaines
causes d'hypokaliémie
B aldostérone plasmatique � Absence d'HTA
C rénine plasmatique � Absence d'HTA
D réserve alcaline ✔ � Pour déterminer si contexte
d'acidose ou d'alcalose
E kaliurèse ✔ � Pour déterminer l'origine rénale
ou digestive de l'hypokaliémie
� Les éléments importants de la démarche diagnostique sont le niveau de pression artérielle, la
kaliurèse, la réserve alcaline et la chlorurie

Réponse 5 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A consommation excessive de réglisse ✔ � Contient de l'acide glycyrrhizique
(inhibe la 11bHSD2)
B syndrome de Cushing ✔ � Hyperminéralocorticisme
C sténose de l'artère rénale ✔ � Entraîne un hyperaldostéronisme
secondaire

264 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D hyperaldostéronisme primaire ✔ � Classique


E syndrome de Liddle ✔ � Mutation activatrice de ENaC
� HTA + hypokaliémie = HTA essentielle traitée par diurétique hypokaliémiant ++, hyperaldostéronisme
primaire et sténose de l'artère rénale majoritairement

Réponse 6 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A elle doit prendre des laxatifs � Fuite rénale car kaliurèse
inadaptée
B la perte de potassium est d'origine ✔ � Kaliurèse inadaptée
rénale
C l'hypokaliémie n'est pas liée à des � On ne peut pas éliminer une
troubles digestifs hypokaliémie liée à des
vomissements
D elle a une acidose tubulaire distale � Non, alcalose
E elle prend des diurétiques � On ne peut pas l'affirmer
� Lorsque la kaliurèse est < 20 mmol/l, la réponse rénale est adaptée, la perte de potassium est
d'origine digestive (basse ++).
Lorsque la kaliurèse est > 20 mmol/l, (réponse rénale inadaptée), la démarche diagnostique dépend
de la pression artérielle élevée ou normale/basse

Réponse 7 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une hypomagnésémie
B une glycosurie
C une chlorurie élevée
D une chlorurie basse ✔
E une aldostéronémie élevée
� Lorsque l'hypokaliémie est d'origine rénale, une chlorurie élevée est en faveur d'une perte rénale de
chlore associée (tubulopathie héréditaire ou toxique, diurétique hypokaliémiant), lorsqu'elle est basse, il
existe une perte digestive haute de chlore (vomissements, aspiration gastrique)

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A perte digestive de potassium ✔ � Phénomène minoritaire car
liquide gastrique pauvre en
potassium
B transfert intracellulaire de potassium ✔ � Du fait de l'alcalose
C alcalose métabolique ✔
D carence d'apport ✔ � Joue peu
E perte rénale de potassium ✔ � Associée à la bicarbonaturie
� En cas de vomissements, l'hypokaliémie est multifactorielle, liée à l'hyperaldostéronisme secondaire et
à l'alcalose métabolique. La chlorurie est un bon marqueur notamment dans les vomissements provoqués
cachés

CORRIGÉS 265
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 9 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A prise ancienne de diurétiques � Pas à 8 ans !
B hypokaliémie factice � N'existe pas
C il s'agit d'une tubulopathie héréditaire ✔ � Très vraisemblablement
(Gitelman)
D la magnésémie permettra de trancher � Non, abaissée également en cas
de prise de diurétique
E il faut faire un dépistage familial ✔ � Maladie autosomique récessive.
La fratrie de la patiente a 1 chance
sur 4 d'être également atteinte
� Le syndrome de Gitelman mime l'effet tubulaire d'un diurétique thiazidique

Réponse 10 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A les diurétiques de l'anse � Inhibe le cotransporteur
Na-K-2Cl
B les diurétiques thiazidiques ✔
C l'amiloride � Bloque le canal sodique (ENaC),
D la spironolactone � Inhibe l'action de l'aldostérone
E les inhibiteurs de l'anhydrase
carbonique
� Spironolactone et amiloride sont des diurétiques hyperkaliémiants

Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A embolie pulmonaire � Pas de facteur favorisant,
symptomatologie non évocatrice
B tachycardie ventriculaire ✔ � Compliquant l'hypokaliémie
C malaise vagal
D torsade de pointe ✔ � Compliquant l'hypokaliémie
E hypoglycémie � Malaise associé habituellement
à d'autres signes cliniques : sueurs,
tremblements, nervosité,
palpitations
� La torsade de pointe est une complication classique de l'hypokaliémie, favorisée par une cardiopathie
sous-jacente, une hypomagnésémie, une hypercalcémie, les traitements antiarythmiques

Réponse 12 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A diarrhée � Au contraire, constipation
B crampes ✔ � Et faiblesse musculaire
C fasciculations � Non

266 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D syndrome polyuro-polydipsique ✔ � Par atteinte du gradient


corticomédullaire
E polypnée � Non
� L'hypokaliémie entraîne des signes cardiaques, une atteinte musculaire (crampes, myalgies, faiblesse
voire paralysie), des signes digestifs (constipation) et des signes rénaux (syndrome polyuro-polydipsique)

Réponse 13 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A phlébite surale gauche � Pas pâle ni froid
B érysipèle de la jambe gauche � Pas pâle ni froid, plutôt chaud,
érythémateux
C grippe � Douleurs musculaires diffuses
fréquentes mais fièvre et pas
d'atteinte unilatérale
D ischémie aiguë du membre inférieur ✔ � À évoquer devant le membre
gauche froid et pâle
E paralysie hypokaliémique � Diffuse
� Ici, ischémie aiguë du membre inférieur gauche d'origine embolique par passage en arythmie
cardiaque par fibrillation auriculaire (AC/FA) sur cœur avec valvulopathie. Le passage en AC/FA a été
favorisé par l'aggravation de l'hypokaliémie à la faveur de pertes digestives de potassium surajoutées
(gastroentérite)

Réponse 14 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A Doppler veineux des membres inférieurs � Artériel et non veineux
B groupe, RAI, NFS, TP, TCA ✔ � Bilan préopératoire en urgence
C D-dimères � Pas de suspicion de phlébite
D CPK ✔ � Pour objectiver la rhabdomyolyse
suspectée du fait de la violente
douleur musculaire et du délai avant
la prise en charge de l'ischémie aiguë
E électrocardiogramme ✔ � À la recherche de l'éventuelle
arythmie, pour le bilan préopératoire
et à la recherche de signes de
dyskaliémie (hypo du fait de
l'antécédent de la patiente ou hyper
du fait de la probable
rhabdomyolyse)
� Les examens visent à confirmer le diagnostic d'ischémie aiguë de membre (Doppler artériel), à évaluer
le retentissement et préparer la patiente pour la désobstruction en urgence

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hypercalcémie � Hypocalcémie attendue
B hyperuricémie ✔ � Habituelle dans les lyses cellulaires
C hyperphosphatémie ✔ � Habituelle dans les lyses
cellulaires u

CORRIGÉS 267
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D BU positive pour le sang ✔ � Oui car les bandelettes urinaires
reconnaissent également la myoglobine
E BU positive pour les protéines
� L'insuffisance rénale aiguë par rhabdomyolyse est une insuffisance rénale aiguë organique par nécrose
tubulaire aiguë (secondaire à l'agression par la myoglobine des cellules tubulaires). Dans les formes
sévères, les patients sont souvent oligoanuriques. Il s'y associe une hyperkaliémie souvent sévère
nécessitant l'hémodialyse, une hypocalcémie et une hyperphosphatémie, une hyperuricémie

Liste des items traités


Item 265 – UE 8 – Troubles de l'équilibre acidobasique et désordres hydroélectrolytiques
Item 264 – UE 8 – Prescription et surveillance des diurétiques (voir item 326)
Item 343 – UE 11 – Insuffisance rénale aiguë – Anurie

DP 14
Virus et rein

Réponse 1 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A elle a une cirrhose décompensée � Non, on nous dit dans l'énoncé
qu'elle n'a pas de cirrhose et il y a
d'autres explications pour l'anasarque
B elle a une hypertension artérielle ✔ � 130 mmHg de diastolique +
maligne décompensation cardiaque
C elle a un syndrome néphrotique
idiopathique
D elle a une néphropathie glomérulaire ✔ � Oui, car hématurie macroscopique,
protéinurie à la bandelette urinaire,
syndrome œdémateux
E elle est en décompensation cardiaque ✔ � Crépitants bilatéraux, œdèmes
des membres inférieurs
� Ici tableau d'HTA maligne probablement secondaire à une maladie glomérulaire. Une protéinurie
isolée aurait pu être juste consécutive de l'hypertension sévère (sans qu'il y ait forcément de
glomérulopathie sous-jacente) avec correction de la protéinurie avec l'hypertension

Réponse 2 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une PA systolique > 200 mmHg
B une PA diastolique > 110 mmHg
C une rétinopathie hypertensive de ✔ � Oui, quelle que soit la
stade 3 classification
D une hypertrophie ventriculaire gauche � Témoigne du retentissement
chronique d'une HTA mal contrôlée
E une insuffisance rénale rapidement ✔
progressive
� La définition de l'HTA maligne est une HTA sévère (PAD souvent > 130 mmHg) avec un retentissement
organique : rétinopathie hypertensive, insuffisance cardiaque, encéphalopathie et/ou néphroangiosclérose
maligne

268 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 3 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hospitalisation ✔ � Évidente
B surveillance en soins continus ✔ � Aussi, nécessité de traitement
imposant les soins continus
C oxygénothérapie ✔ � Patiente dyspnéique
D perfusion de sérum salé isotonique � Non ! Anasarque
E nicardipine intraveineux ✔ � Pour faire baisser la pression
artérielle
� Dans 2/3 des cas, l'HTA maligne survient dans un contexte d'HTA essentielle. On retrouve souvent chez
ces patients un syndrome polyuro-polydipsique ainsi qu'un amaigrissement dans les semaines précédant
le diagnostic. Ils ont une déshydratation extracellulaire et la prise en charge consiste à contrôler l'HTA
(nicardipine ou urapidil IV surtout pas de diurétiques) et à optimiser la volémie en leur perfusant du NaCl
(pour réduire l'activation du système rénine-angiotensine)

Réponse 4 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A glomérulonéphrite rapidement � La profondeur du syndrome
progressive néphrotique et la surcharge ne
collent pas
B syndrome néphrotique � Elle est néphrotique mais ce
n'est pas le tableau du syndrome
néphrotique car hématurie
macroscopique et HTA sévère
C syndrome néphritique ✔
D néphrite interstitielle aiguë � Exceptionnellement hématurique
(leptospirose, Hantavirus) mais sans
HTA ni syndrome néphrotique
E microangiopathie thrombotique � Il manque le côté hématologique
(plaquettes normales)
� Typique : syndrome néphritique = HTA + surcharge hydrosodée + hématurie macroscopique
+ protéinurie souvent néphrotique. L'HTA n'est le plus souvent pas si sévère

Réponse 5 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A lupus systémique ✔
B cryoglobulinémie ✔
C vascularite à ANCA ✔
D glomérulonéphrite post-infectieuse ✔ � Syndrome néphritique mais pas
de purpura a priori
E purpura rhumatoïde ✔
� Le tableau typique de syndrome néphritique est celui de la glomérulonéphrite post-infectieuse (seule
étiologie donnée dans le livre des enseignants de néphrologie [CUEN]) néanmoins bon nombre de
glomérulopathies peuvent se présenter sous forme de syndrome néphritique

CORRIGÉS 269
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 6 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A des douleurs articulaires ✔ � Font partie de la triade
habituelle
B un vespertilio � Signe cutané de lupus
C un méléna ✔ � Par vascularite digestive
D des douleurs digestives ✔ � Par vascularite digestive
E des myalgies ✔
� La triade purpura vasculaire, douleurs abdominales et arthralgies est très évocatrice de purpura
rhumatoïde, surtout lorsqu'elle survient chez un enfant. Toutes les vascularites peuvent néanmoins donner
ces signes cliniques. L'atteinte digestive est rare dans les autres vascularites mais marqueur de gravité

Réponse 7 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A C3, C4, CH50 ✔ � Très utile pour plusieurs
glomérulopathies
B facteurs antinucléaires ✔ � Pour le lupus
C dosage des IgA sériques � Non
D recherche de cylindres hématiques � Non, pas fait en routine et signe
juste l'origine glomérulaire d'une
hématurie
E ANCA ✔
� Le dosage du complément est utile pour orienter le diagnostic dans plusieurs glomérulopathies :
le lupus, la cryoglobulinémie, certaines glomérulonéphrites membrano-prolifératives (liées à des déficits
de protéines de la voie alterne du complément), les glomérulonéphrites post-infectieuses

Réponse 8 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A lupus systémique
B infection par le VHC ✔ � Responsable de 90 % des cas de
cryoglobulinémie en France
C infection par le VIH
D lymphome
E myélome
� Toutes les propositions de cette question ECN peuvent se compliquer de cryoglobulinémie. Le VHC
est la cause n° 1 de loin. Les causes non infectieuses sont les hémopathies lymphoïdes (1/3 environ),
les connectivites (1/3, Sjögren +++) ou idiopathique (1/3).
La plupart des cryoglobulinémies sont asymptomatiques, la triade évocatrice comporte : purpura,
arthralgies, neuropathie périphérique

Réponse 9 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'osmolalité plasmatique est abaissée � Oui, dans le cas d'une vraie
hyponatrémie
B l'osmolalité plasmatique peut être ✔ � La natrémie est alors abaissée car
normale le volume plasmatique est augmenté
par des lipides ou des protides

270 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C elles peuvent se voir en cas ✔ � Liées à une hyperosmolalité


d'intoxication par le méthanol plasmatique responsable d'une
déshydratation intracellulaire par
transfert d'eau dans le secteur
extracellulaire (idem dans les
grandes hyperglycémies)
D elles peuvent se voir en cas � Non, dans les hyperglycémies
d'hypoglycémie majeure
E elles peuvent se voir en cas ✔ � Cf. réponse B
d'hyperlipidémie
� C'est en pratique assez rare d'avoir affaire à une fausse hyponatrémie

Réponse 10 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A des œdèmes des membres inférieurs ✔ � Pour évaluer la volémie
B des céphalées ✔ � Symptôme de l'hyponatrémie
C une diarrhée abondante ✔ � Pour rechercher des causes
d'hypovolémie
D des nausées, vomissements ✔ � Symptôme de l'hyponatrémie/
causes d'hypovolémie
E une potomanie ✔ � Potentielle cause
� Devant une hyponatrémie, il faut rechercher des signes de retentissement (essentiellement
neurologique : céphalées, obnubilation, convulsion ; nausées) et évaluer la volémie pour catégoriser
les patients en euvolémique, hypervolémique ou hypovolémique ce qui permet d'orienter le diagnostic
étiologique

Réponse 11 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A carbamazépine ✔
B antidépresseurs ✔ � Et autres psychotropes
C diurétiques de l'anse � Sont plutôt aquarétiques
D diurétiques thiazidiques ✔
E lithium � Donne plutôt un diabète insipide
et donc un risque d'hypernatrémie
� Dans les autres causes médicamenteuses classiques, les médicaments émétisants (chimiothérapie)

Réponse 12 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hyperhydratation globale � Pas de surcharge : pression
artérielle normale pas d'œdème des
membres inférieurs
B hyperhydratation intracellulaire ✔
C déshydratation intracellulaire � Se traduit par une hypernatrémie
u

CORRIGÉS 271
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D déshydratation extracellulaire � Non, pression artérielle normale,
pas de circonstance favorisant la
déshydratation
E déshydratation globale
� Il s'agit donc d'une hyperhydratation cellulaire isolée

Réponse 13 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A osmolalité plasmatique � Elle est basse, cela n'aide pas
B osmolalité urinaire ✔ � Une osmolalité inappropriée
oriente vers un syndrome de sécrétion
inappropriée d'ADH (SIADH)
C scanner thoracique ✔ � À la recherche d'une cause
D natriurèse � Aurait été intéressante en cas de
déshydratation extracellulaire
E IRM cérébrale ✔ � À la recherche d'une cause
� Une hyperhydratation cellulaire avec volémie normale oriente soit vers un SIADH soit vers une
potomanie mais qui survient dans des contextes psychiatriques particuliers

Réponse 14 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A aucun rapport avec l'hyponatrémie � Probable syndrome de sécrétion
inappropriée d'ADH (SIADH)
paranéoplasique
B probable sécrétion de PTHrp par la tumeur � Donne des hypercalcémies
C hyponatrémie de déplétion liée à � Pas de déshydratation
l'altération de l'état général extracellulaire
D probable sécrétion d'ADH par la tumeur ✔
E syndrome paranéoplasique ✔
� Dans les SIADH liés à des affections pulmonaires, on distingue les pathologies pulmonaires (infections,
insuffisance respiratoire, ventilation mécanique) où la sécrétion d'ADH est hypothalamique et les
carcinomes bronchiques où il peut y avoir une sécrétion d'ADH par la tumeur. Les autres causes de SIADH
sont les affections du système nerveux central, les médicaments, le postopératoire, certaines
endocrinopathies

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A diurétiques de l'anse � Auraient été utiles en cas
d'hypervolémie ou si restriction
hydrique insuffisante à corriger
l'hyponatrémie (aquarétique)
B perfusion de chlorure de sodium � Uniquement en cas
hypertonique d'hypovolémie sévère et
symptomatique
C restriction hydrique ✔ � Systématique en cas d'euvolémie
ou hypervolémie, environ 500 ml/j

272 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D anticorps anti-ADH � N'existent pas!


E prise en charge de la tumeur ✔ � Traitement étiologique
� Le traitement du SIADH est basé sur le traitement étiologique et la restriction hydrique. Il existe des
inhibiteurs de l'action de l'ADH : déméclocycline (inhibiteur pharmacologique de l'ADH) et tolvaptan
(antagoniste des récepteurs V2 de l'ADH)

Liste des items traités


Item 257 – UE 8 – Hématurie
Item 256 – UE 8 – Protéinurie et syndrome néphrotique chez l'adulte et chez l'enfant
Item 258 – UE 8 – Néphropathie glomérulaire
Item 260 – UE 8 – Néphropathie vasculaire
Item 265 – UE 8 – Troubles de l'équilibre acidobasique et désordres hydroélectrolytiques

DP 15
Une grossesse compliquée

Réponse 1 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une protéinurie > 1 g/l � Signe une atteinte glomérulaire
B une hématurie microscopique � Le plus souvent absente
C une leucocyturie ✔ � Classique, mais finalement assez
rare
D une protéinurie < 1 g/l ✔ � La protéinurie des atteintes
tubulo-interstitielles est
habituellement faite de protéines de
bas poids moléculaire et de faible
débit (< 1 g/24 h)
E une bactériurie
� Les protéines de bas poids moléculaire qui sont parfois recherchées sont : la β2-microglobuline, la
retinol binding protein, les acides aminés

Réponse 2 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A protéinurie tubulaire abondante � Non
B réduction néphronique ✔
C obésité ✔ � Donne une hyperfiltration
glomérulaire, une glomérulomégalie
et parfois des lésions de hyalinose
segmentaire et focale responsable
d'une albuminurie
D glomérulopathie surajoutée ✔ � Possible
E diurèse surestimée � Non, résultat en g/g
� La protéinurie dite de réduction néphronique est une protéinurie glomérulaire (donc de débit
pouvant dépasser 1 g/g) liée à des lésions de hyalinose segmentaire et focale secondaire à une
hyperfiltration dans les glomérules restant fonctionnels après destruction de plus de la moitié du
capital néphronique. Ces lésions peuvent survenir quelle que soit la néphropathie sous-jacente,
y compris tubulo-interstitielle

CORRIGÉS 273
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 3 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A atrophie rénale ✔ � Le plus souvent localisée aux
pôles supérieurs en cas de reflux
B vessie de lutte � Non, en faveur d'un obstacle
sous-vésical (exemple n° 1 :
hypertrophie prostatique)
C reins bosselés ✔ � Classique dans les néphrites
tubulo-interstitielles chroniques
D encoches corticales ✔ � Séquelles de pyélonéphrite
E calcul caliciel � Aucun rapport
� En cas d'insuffisance rénale chronique dans le cadre d'une néphropathie tubulo-interstitielle,
l'échographie retrouve souvent des reins diminués de taille et dédifférenciés

Réponse 4 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A réduction de 50 % de la protéinurie
B protéinurie < 0,5 g/l � Non, par 24 h
C protéinurie < 1 g/24 h � Non, 0,5
D pression artérielle systolique ✔ � Oui, car néphropathie
< 130 mmHg protéinurique
E pression artérielle systolique
< 140 mmHg
� Les objectifs d'un traitement néphroprotecteur par IEC ou ARA2 sont une pression artérielle
< 130/80 mmHg et une protéinurie < 0,5 g/g ou 24 h

Réponse 5 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A régime sans sel (2 g/j) � Non
B régime modérément désodé (6 g/j) ✔ � Oui, potentialise l'effet
antiprotéinurique des bloqueurs du
système rénine-angiotensine
C régime pauvre en potassium � Pas en l'absence d'hyperkaliémie
D restriction hydrique � Non
E apports protidiques 1,2 g de protéines/ � Un régime modérément restreint
kg/j en protéines est recommandé car il
pourrait ralentir la progression de
l'insuffisance rénale chronique
� Un régime très sodé peut limiter l'effet des bloqueurs du système rénine-angiotensine et la restriction
modérée est donc recommandée

Réponse 6 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A pré-éclampsie ✔ � La maladie rénale favorise le
risque de pré-éclampsie
B accouchement prématuré ✔

274 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C hypotrophie fœtale ✔ � Favorisée par la maladie rénale


et les traitements antihypertenseurs
D crises convulsives ✔ � Oui, dans le cadre d'une éclampsie
E hématome rétroplacentaire ✔
� La grossesse chez une patiente suivie pour maladie rénale chronique est à risque : côté mère, d'une
augmentation de la fréquence des complications vasculo-rénales de la grossesse : HTA, pré-éclampsie,
éclampsie, HELLP syndrome, hématome rétroplacentaire et d'un risque de dégradation de la maladie
rénale sous-jacente et côté bébé, d'hypotrophie, de prématurité, de mort fœtale. Ces risques sont d'autant
plus importants qu'il existe une hypertension artérielle, une protéinurie et que le DFG est abaissé

Réponse 7 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A baisse du débit cardiaque � Au contraire
B baisse de la pression artérielle ✔ � Par vasodilatation périphérique
C rétention hydrosodée ✔
D augmentation du DFG ✔ � En raison d'une augmentation
du débit sanguin rénal
E augmentation de l'uricémie � Baisse au contraire, liée à
l'augmentation du DFG
� La charge filtrée augmente considérablement du fait de l'augmentation du débit plasmatique rénal.
Les capacités de réabsorption tubulaire peuvent être dépassées et on peut voir apparaître une glycosurie
normoglycémique

Réponse 8 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A reprise de l'inhibiteur de conversion X � Contre-indiqué pendant la
grossesse
B prescription d'un antihypertenseur � Non adapté ici
C surveillance ✔ � Oui, car pression artérielle limite
à 12 SA
D ECBU et antibiothérapie adaptée ✔ � Cystite asymptomatique
probable, à traiter systématiquement
chez la femme enceinte
E hospitalisation � Non, pression artérielle normale,
et cystite a priori non compliquée
� Il n'est pas rare de devoir diminuer ou arrêter le traitement antihypertenseur chez les patientes
hypertendues chroniques du fait de l'abaissement physiologique de la pression artérielle au cours des
2 premiers trimestres

Réponse 9 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A nicardipine ✔ � Bonne tolérance fœtale
B arrêt de travail ✔ � Repos et décubitus latéral peuvent
améliorer le contrôle tensionnel
C irbésartan � Contre-indiqué
u

CORRIGÉS 275
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D alpha-méthyldopa ✔ � Donnée en 1re intention, car innocuité
fœtale, puissance assez moyenne
E furosémide � Plutôt contre-indiqué sauf en cas
d'insuffisance cardiaque
� Le labétolol est également classiquement utilisé (alpha– + bêtabloquant) ; il y a un risque de
bradycardie et d'hypoglycémie fœtales

Réponse 10 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A acouphènes ✔ � Symptôme d'HTA sévère
B hématurie
C prise de poids rapide ✔ � En faveur d'une rétention
hydrosodée rapide pouvant être liée
au syndrome néphrotique parfois
présent dans la pré-éclampsie
D purpura � Non, ce n'est pas une vascularite
E douleurs abdominales en barre ✔ � Classique
� La pré-éclampsie est définie par l'apparition après la 20e semaine d'aménorrhée d'une HTA et d'une
protéinurie > 300 mg/24 h

Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A éclampsie � Non, désigne la survenue de
crises convulsives généralisées
B coagulation intravasculaire disséminée � Non, hémostase normale
C HELLP syndrome ✔
D syndrome hémolytique et urémique ✔ � Possible, la grossesse est un des
facteurs déclenchants de syndrome
hémolytique et urémique atypique
E décompensation de la néphropathie � La néphropathie du reflux ne
du reflux « décompense » pas
� Dans le contexte, le HELLP syndrome est le plus vraisemblable

Réponse 12 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hypofibrinogénémie � Ne devrait pas être présent
B cytolyse hépatique ✔ � Élément du HELLP syndrome
C haptoglobine effondrée ✔ � En faveur de l'hémolyse
D protéinurie 8,5 g/l � Ne permet pas de distinguer
pré-éclampsie, HELLP syndrome,
syndrome hémolytique et urémique
E hyperuricémie � Idem réponse D
� Le HELLP syndrome associe hémolyse (hémolysis), cytolyse hépatique (elevated liver enzyme), et
thrombopénie (low platelet count)

276 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 13 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hospitalisation ✔ � Il s'agit d'une urgence
thérapeutique pouvant mettre en
jeu le pronostic vital de la patiente
B nicardipine intraveineux ✔ � Il faut abaisser la pression artérielle
pour éviter les complications
maternelles (éclampsie, AVC)
C sulfate de magnésium � Utilisé dans l'éclampsie comme
anticonvulsivant, controversé dans
le HELLP
D césarienne en urgence pour extraction ✔ � L'extraction fœtoplacentaire est
fœtale le seul traitement curatif à réaliser
dès que possible
E bolus de solumédrol � Pas d'indication ici
� Lors des pré-éclampsies peu sévères (pression artérielle contrôlée, syndrome œdémateux peu important,
absence d'insuffisance rénale, absence de signe de souffrance fœtale), les obstétriciens essayent parfois de
gagner quelques jours avant de procéder à l'accouchement qui est le seul traitement curatif

Réponse 14 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A exposition au sperme courte ✔ � De même que la nulliparité, ou
un nouveau père
B grossesse gémellaire ✔
C anémie ferriprive
D anticoagulant circulant ✔ � De même que les autres facteurs
de thrombophilie (anticardiolipine,
anti-B2GP1, déficit en protéines C,
S, antithrombine 3, facteur V
Leyden, mutation facteur 2,
hyperhomocystéinémie)
E hépatite virale active
� Les facteurs de risque maternels de pré-éclampsie sont les âges extrêmes (< 17 ans, > 40 ans), l'HTA
ou les néphropathies chroniques, le diabète, les causes de thrombophilie, les antécédents de
pré-éclampsie

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A le poids ✔ � Obésité
B l'insuffisance rénale ✔ � Gros facteur de risque
cardiovasculaire
C l'hypertension artérielle ✔ � Classique
D l'antécédent de HELLP syndrome ✔ � Constitue un facteur de risque
cardiovasculaire
E l'antécédent d'hépatite virale
� Les femmes ayant accouché avant la 34e semaine d'aménorrhée ou d'un enfant hypotrophe dans un
contexte de pré-éclampsie ont une augmentation de leur risque cardiovasculaire qui justifie un suivi au
long cours

CORRIGÉS 277
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Liste des items traités


Item 256 – UE 8 – Protéinurie et syndrome néphrotique chez l'adulte et chez l'enfant
Item 259 – UE 8 – Néphropathie interstitielle
Item 261 – UE 8 – Insuffisance rénale chronique chez l'adulte et l'enfant
Item 339 – UE 11 – Prise en charge d'une patiente atteinte de pré-éclampsie

DP 16
Diabète et rein

Réponse 1 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A abolition des réflexes achilléens ✔ � Neuropathie périphérique
B hypotension orthostatique ✔ � Signe de neuropathie végétative
C dysesthésies ✔ � Neuropathie périphérique
D vomissements postprandiaux ✔ � Liés à une gastroparésie
E impuissance ✔ � Souvent multifactorielle,
également liée à l'atteinte vasculaire
� L'atteinte neurologique du diabète peut se manifester par une neuropathie périphérique (troubles
de la sensibilité superficielle, profonde, abolition des réflexes), une neuropathie végétative (hypotension
orthostatique, troubles vasomoteurs, impuissance gastroparésie, diarrhée, troubles vésicaux) ou une
mononévrite (plus rare, nerfs oculomoteurs notamment)

Réponse 2 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A diabète ✔ � Grand classique du diabète
compliqué de microangiopathie
B alcoolisme � Pas d'atteinte rénale
C chimiothérapie par cisplatine ✔ � Toxicité aiguë mais pouvant
laisser des séquelles
D cryoglobulinémie ✔ � Signes cardinaux : nerf, peau et
articulations
E hyperthyroïdie
� Le diabète est probablement la première cause de neuropathie + insuffisance rénale. Autre cause
classique à évoquer : l'amylose, AL mais également certaines formes héréditaires

Réponse 3 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A insuline � Pas de contre-indication aux
traitements oraux pour l'instant,
clairance estimée > 30 ml/min/m2
B inhibiteur de l'enzyme de conversion � Pas sans connaître la kaliémie
C furosémide ✔ � Pour traiter la surcharge

278 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D baclofène � Pas indiqué au cours d'une


consultation de néphrologie, prise
en charge spécialisée
E fénofibrate � Aucune indication
� Ici, c'est la surcharge qui est l'urgence à traiter et qui permettra de diminuer la part d'hypertension
volodépendante

Réponse 4 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A électrophorèse de l'hémoglobine � Électrophorèse des protéines
plutôt
B facteur antinucléaire � Pas le terrain
C ECBU ✔ � Pour confirmer l'hématurie
D immunofixation urinaire ✔ � Oui, à la recherche de
l'élimination d'une chaîne légère
en faveur d'une glomérulopathie
associée à une gammapathie
monoclonale
E hémoglobine glyquée ✔ � Pour évaluer l'équilibre du
diabète
� Devant ce tableau de néphropathie glomérulaire, probablement liée au diabète (ancien, mal contrôlé),
le but est d'éliminer une autre cause de glomérulopathie. Les examens demandés dépendent du
contexte : EPP, IEPP, IEPU (atteinte glomérulaire des gammapathies monoclonales), sérologies virales
(VHB, VHC, VIH), C3, C4 CH50 et cryoglobulinémie (si orientation vers une cryoglobulinémie), facteur
antinucléaire, anti-DNA (plutôt chez une femme jeune et/ou association à des signes évocateurs de
lupus), anticorps anti-PLA2R (pour la glomérulonéphrite extramembraneuse auto-immune), ANCA
et anti-MBG (si tableau de glomérulonéphrite rapidement progressive)

Réponse 5 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A fond d'œil ✔ � Recherche d'autres signes
de microangiopathie
B électromyogramme � Pas systématique, sauf si tableau
atypique
C électrocardiogramme ✔ � Recherche de macroangiopathie
D échographie abdomino-pelvienne ✔ � Systématique devant la
découverte d'une insuffisance rénale
E radiographie de thorax ✔ � Oui, tabagisme, à compléter par
un scanner au moindre doute
� Il faut faire le tour des complications du diabète : micro- et macrovasculaire

Réponse 6 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A syndrome néphrotique � Non, albumine > 30 g/l
B syndrome néphritique � Beaucoup plus brutal avec une
hématurie macroscopique u

CORRIGÉS 279
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


C tableau de néphropathie vasculaire � Non, car présence d'une
protéinurie glomérulaire
D glomérulonéphrite rapidement progressive � Non, insuffisance rénale ancienne
E tableau de glomérulonéphrite chronique ✔
� C'est le mode de présentation des néphropathies diabétiques

Réponse 7 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A biopsie rénale � L'hématurie ne suffit pas à
justifier une biopsie rénale, mais
peut faire partie du faisceau
d'arguments qui motiveront le geste.
30 % environ des néphropathies
diabétiques sont hématuriques
B uroscanner ✔
C cytologie urinaire ✔
D cystoscopie ✔
E dosage des ASLO � Rarement demandé en pratique,
éventuellement chez l'enfant dans le
contexte de glomérulonéphrite aiguë
post-infectieuse
� Le plus important ici est d'éliminer une tumeur urothéliale compte tenu du terrain tabagique

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'absence de rétinopathie diabétique ✔ � Présence quasi constamment
parallèle dans le diabète de type 1, peut
être dissociée dans le diabète de type 2
B des antécédents familiaux de diabète
C diabète < 5 ans ✔ � Bien que l'ancienneté d'un
diabète de type 2 soit souvent
difficile à préciser
D la présence de l'hypertension artérielle � Fréquemment présente dans la
néphropathie diabétique
E un pic IgG kappa sur l'électrophorèse ✔ � Pour ne pas méconnaître une
des protéines sériques glomérulopathie associée qui
justifierait un traitement
hématologique
� On ne réalise pas souvent de biopsie rénale dans la néphropathie diabétique si le bilan étiologique ne
retrouve rien par ailleurs. La présence d'une hématurie, l'absence de rétinopathie, une évolution très
rapide, la présence de signes extrarénaux, une hypoalbuminémie très profonde peuvent la faire discuter

Réponse 9 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A prolifération endocapillaire � Pas de prolifération cellulaire dans
le diabète, ni endo- ni extracapillaire
B expansion mésangiale ✔

280 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C hyalinose artériolaire ✔ � Atteinte vasculaire souvent associée


D nodules de Kimmelstiel-Wilson ✔ � Lésion caractéristique
E dépôts mésangiaux d'IgG et de C3 � Pas de dépôts
d'immunoglobulines dans le diabète
� La présence de lésions nodulaires glomérulaires peut se voir dans le diabète, dans la cryoglobulinémie,
dans le syndrome de Randall. L'immunofluorescence permet de faire la différence entre ces diagnostics

Réponse 10 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A arrêt du tabac ✔ � Systématique
B antiagrégant plaquettaire ✔ � Oui, car athérome + lésions
électriques
C prise en charge en diabétologie ✔ � Oui, car équilibre médiocre et
nécessité prochaine de passage à
l'insuline
D statine si LDL > 1 g/l � Statines à mettre en
systématique (patient à très haut
risque cardiovasculaire), quel que
soit le chiffre de LDL
E dilatation de l'artère rénale gauche � Pas d'indication à une
revascularisation ici (sténose
< 80 %, pas d'œdème aigu du
poumon flash, HTA non résistante)
� Cette néphropathie diabétique évoluée nécessite un bon contrôle du diabète (HbA1C à 7 % chez ce
patient jeune), la prise en charge des complications micro- et macroangiopathiques autres, la correction
des facteurs de risque cardiovasculaire. La prise en charge néphrologique a pour but d'abaisser la
pression artérielle < 130/80 mmHg et la protéinurie < 0,5 g/24 h ou /g

Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A régime pauvre en sucres rapides ✔ � Oui, car diabète
B régime limité en sel (≤ 6 g/j) ✔ � Oui, car surcharge, HTA et
protéinurie
C régime pauvre en graisses ✔ � Oui, car surpoids
D régime limité en protéines (0,8 g/kg/j) ✔ � Recommandé pour limiter la
progression de la maladie rénale
E restriction hydrique (< 1 litre par jour) � Non, sauf si le patient se met en
hyponatrémie avec la restriction sodée
et/ou le traitement (ex. : thiazidique)
� On est parfois obligé, à mesure que l'insuffisance rénale progresse d'ajouter des restrictions pour les
aliments riches en potassium et ceux riches en phosphate : difficile de s'alimenter !

Réponse 12 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A arrêt de l'aténolol � Non, pression artérielle
insuffisamment contrôlée et
probable coronaropathie u

CORRIGÉS 281
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


B ramipril 10 mg par jour � On commence par de petites
doses
C ramipril 2,5 mg par jour ✔ � On commence par de petites
doses
D furosémide 80 mg/j � N'a plus de surcharge
E arrêt de l'amlodipine � Pour l'instant non (HTA)
� On débute un traitement bloqueur du SRA, à petites doses pour vérifier la tolérance tant sur la
créatinine que sur la kaliémie. Le but étant à ce stade d'abaisser la pression artérielle et la protéinurie

Réponse 13 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A on ne modifie pas le traitement � Si, protéinurie en dehors des cibles
B on ajoute de l'irbésartan � On va plutôt jusqu'à la pleine
dose de l'IEC.
C on augmente la dose du ramipril ✔
D on renforce la restriction protidique � Non, ne permettra pas
d'améliorer la protéinurie
E on renforce la restriction sodée ✔ � Oui ++, permet d'optimiser
l'effet antiprotéinurique des
bloqueurs du SRA. Ici, la natriurèse
de 220 mmol témoigne d'une
consommation sodée d'environ
13 grammes par jour
� La cible tensionnelle est atteinte, on essaye alors de privilégier les IEC ou ARA2 pour obtenir la cible
protéinurique, quitte à diminuer les autres traitements

Réponse 14 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'insuffisance rénale ✔ � Oui, par défaut d'élimination
B une insuffisance surrénale � Sans rapport
C un hypoaldostéronisme ✔ � Assez fréquent chez les
diabétiques
D les médicaments bloqueurs du SRA ✔ � Effet secondaire
E la sténose de l'artère rénale � Donne plutôt des hypokaliémies
par hyperaldostéronisme secondaire
� L'hyperkaliémie est fréquente chez les patients diabétiques. Le contrôle du potassium est systématique
après introduction ou modification des posologies des IEC ou ARA2

Réponse 15 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hémodialyse en urgence � Non, hyperkaliémie non
menaçante
B arrêt du ramipril � À poursuivre à visée
néphroprotectrice

282 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C prescription de résine échangeuse ✔ � Oui, pour pouvoir maintenir


d'ions le traitement par IEC
D hospitalisation � Non, hyperkaliémie non
menaçante
E conseils diététiques ✔ � Systématique
� Pour ces hyperkaliémies chroniques, peu importantes, les conseils diététiques sont utiles mais pas
toujours suffisants : il faut éviter les quantités excessives de fruits, de légumes notamment fruits secs, le
chocolat, le café soluble, les sels de régime. La seconde mesure est la prescription de résine échangeuse
d'ions (Kayexalate® ou Resikali®) : 1/2 à 1 cuillère-mesure par jour le plus souvent. La correction d'une
acidose métabolique liée à l'insuffisance rénale peut aider à corriger la kaliémie

Liste des items traités


Item 245 – UE 8 – Diabète sucré de types 1 et 2 de l'enfant et de l'adulte. Complications
Item 257 – UE 8 – Hématurie
Item 255 – UE 8 – Élévation de la créatininémie
Item 261 – UE 8 – Insuffisance rénale chronique chez l'adulte et l'enfant
Item 221 – UE 5 – Hypertension artérielle de l'adulte
Item 258 – UE 8 – Néphropathie glomérulaire

DP 17
Transplantation rénale

Réponse 1 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une glomérulonéphrite post-infectieuse � Non, pas chronique
B une glomérulonéphrite � Tableau non évocateur : pas
extramembraneuse d'œdème des membres inférieurs,
présence d'une hématurie
macroscopique
C une maladie de Berger ou néphropathie ✔ � Typique
à dépôts d'IgA
D une glomérulonéphrite � Possible mais pas le plus probable
membrano-proliférative
E un syndrome d'Alport � Possible mais pas le plus probable
� Devant un tableau de glomérulonéphrite chronique avec épisodes d'hématurie macroscopique chez un
homme jeune, 2 diagnostics sont à évoquer : la maladie de Berger +++ et le syndrome d'Alport. Le
syndrome d'Alport est une maladie génétique liée à l'X pour la forme la plus fréquente. Les patients de
sexe masculin présentent un tableau de néphropathie glomérulaire chronique débutant dans l'enfance
avec hématurie constante et évoluant vers l'insuffisance rénale terminale en moyenne à l'âge de 20 ans.
Il s'y associe des anomalies oculaires (lenticone) asymptomatiques et une surdité nécessitant un
appareillage le plus souvent

Réponse 2 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'âge ✔ � Touche essentiellement l'adulte
jeune
B l'argument de fréquence ✔ � Glomérulonéphrite la plus
fréquente dans le monde u

CORRIGÉS 283
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


C le sexe ✔ � Prédominance masculine
D l'hématurie macroscopique ✔ � Peut donner un tableau
d'hématurie macroscopique
récidivante
E l'absence d'œdème des membres � N'oriente vers rien du tout
inférieurs
� Premier diagnostic à évoquer ici sur tous les arguments précités

Réponse 3 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A il s'agit d'une protéinurie de débit � Non, > 1 g/24 h si on extrapole
tubulaire sur le recueil fourni
B il s'agit d'une protéinurie de débit ✔ � Oui, évaluée entre 1,6 et
glomérulaire 2,4 g/24 h
C le recueil urinaire a l'air correct � Non
D le recueil urinaire est excessif � Non
E le recueil urinaire est incomplet ✔ � Oui, car la créatinine urinaire des
24 h est très basse
� La mesure de la créatinine urinaire couplée à la protéinurie permet, sur un recueil de 24 h d'en évaluer
la qualité et sur un échantillon, de comparer les valeurs entre elles et ± d'extrapoler la protéinurie des
24 h. Une femme de constitution standard excrète entre 10 et 14 mmol/24 h, un homme entre 12 et
18 mmol/24 h. Le recueil ici est largement incomplet (5 mmol sur 24 h)

Réponse 4 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A bêtabloquant � Pas en 1re intention
B diurétique � Pas en 1re intention
C inhibiteur de l'enzyme de conversion ✔ � Qui est antihypertenseur
et antiprotéinurique
D inhibiteur calcique � Pas antiprotéinurique
E antihypertenseur central � Anti-HTA de 2e catégorie
� Les bloqueurs du SRA ralentissent la dégradation de fonction rénale dans les néphropathies
protéinuriques, ils sont utilisés en 1re intention, au moins jusqu'à 20 ml/min de DFG estimé, sous
surveillance de la créatininémie et de la kaliémie

Réponse 5 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A mésangiolyse � Ne fait pas partie des lésions
de la néphropathie à dépôts d'IgA
B fibrose interstitielle ✔ � Probable ici compte tenu de
l'insuffisance rénale
C prolifération endocapillaire ✔ � On peut voir de la prolifération
mésangiale, de la prolifération
endocapillaire et parfois
extracapillaire (gravité croissante)

284 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D dépôts extramembraneux d'IgA � Pas extramembraneux


E dépôts mésangiaux d'IgA ✔ � Indispensables au diagnostic
� L'autre lésion classique de la néphropathie à dépôts d'IgA est l'hypertrophie mésangiale.
L'histologie permet, outre de confirmer le diagnostic, d'évaluer le pronostic et parfois de guider
la thérapeutique

Réponse 6 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la sérologie EBV ✔ � Systématique, au même
titre que VHB, VHC, VIH, CMV,
toxoplasmose, HTLV1 et 2,
TPHA-VDRL
B l'IRM cérébrale � Pas systématique, fonction
des antécédents du patient
C le scanner abdomino-pelvien ✔ � Pour évaluation vasculaire
de l'axe aorto-iliaque
(recherche de calcifications)
D le typage HLA de classe I et II ✔ � Couplé à la recherche
d'anticorps anti-HLA
E la coronarographie � ECG et échographie
du cœur systématiques, en revanche
les tests non invasifs (scintigraphie,
écho-dobutamine) et invasifs
(coronarographie) dépendent
du patient
� Les examens prescrits sont propres à chaque équipe en dehors des sérologies virales, des groupes
sanguins et HLA et de la recherche d'anticorps anti-HLA qui vont aider à guider l'attribution des greffons.
Un bilan cardiovasculaire exhaustif est souvent réalisé. La recherche de néoplasie, le bilan urologique,
gynécologique, psychologique, la recherche de polymorphisme intervenant dans le métabolisme des
immunosuppresseurs sont ± faits selon les équipes

Réponse 7 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une sérologie VIH positive � Non, si le bilan
immunovirologique est bon et qu'il
n'y a pas de maladie infectieuse
opportuniste ou néoplasique
associée
B un antécédent de cancer du côlon � Un cancer évolutif
considéré comme guéri depuis 10 ans est une contre-indication
à la greffe. On fixe en général
à 5 ans la durée de rémission
durable après un cancer solide
avant transplantation (en dehors
de quelques exceptions)
C un cross-match positif le jour de la ✔ X � Contre-indication absolue à
transplantation l'heure actuelle
D un âge supérieur à 70 ans � Pas de limite d'âge théorique,
c'est l'âge physiologique qui
compte u

CORRIGÉS 285
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


E un diabète multicompliqué � Ce n'est pas une contre-
indication, au contraire, ce sont
les patients qui bénéficient le plus
du gain de survie apporté par la
transplantation rénale. Ils sont
néanmoins moins souvent inscrits
sur liste de transplantation
� Une maladie psychiatrique rendant impossible la prise d'un traitement immunosuppresseur ou un
antécédent d'échec de transplantation par défaut d'observance sont des contre-indications à la greffe.
Une double antiagrégation plaquettaire, dans les suites de la pose d'un stent actif par exemple,
contre-indique également la transplantation

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'âge ✔ � Les enfants sont prioritaires
B le groupe Rhésus � Non, aucune importance en
transplantation rénale
C la compatibilité HLA ✔ � On essaye de favoriser la
compatibilité HLA. Les patients
n'ayant aucune incompatibilité HLA
sont greffés en priorité nationale
D le temps d'attente en dialyse ✔ � Ainsi que le temps d'inscription
sur liste
E l'origine ethnique � Non
� L'équation qui permet d'attribuer le greffon d'un donneur en mort encéphalique à un receveur donné
est complexe et évolutive. Le groupe sanguin, la compatibilité HLA, la facilité à obtenir un greffon (en
fonction de la rareté du groupe HLA), le temps d'attente sur liste et en dialyse interviennent à des poids
variables
L'état de mort encéphalique est défini par la destruction définitive et irréversible de l'encéphale. Les
critères cliniques le définissant sont l'absence de conscience ou d'activité motrice spontanée, l'abolition
de tous les réflexes du tronc cérébral, l'abolition de ventilation spontanée. Les critères paracliniques sont
soit 2 EEG de 30 minutes, aréactifs obtenus à 4 heures d'intervalle ou une angiographie objectivant l'arrêt
de la circulation sanguine

Réponse 9 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A infliximab � Non, anti-TNF
B sirolimus ✔ � Parfois indiqué
C stéroïdes ✔ � Prescrits dans la plupart des
transplantations rénales
D tacrolimus ✔ � Inhibiteur de la calcineurine
E cyclophosphamide � Non utilisé
� Les immunosuppresseurs utilisés dépendent du risque de développer un rejet (fonction pour beaucoup
de la présence d'anticorps anti-HLA) et du terrain (receveur, qualité du greffon).
Après les 1ers jours de la greffe où l'immunosuppression est souvent plus lourde, le schéma de référence
actuel associe des corticoïdes à faibles doses, un antiprolifératif (type mycofénolate mofétil) et un
inhibiteur de la calcineurine (tacrolimus le plus souvent)

286 CORRIGÉS
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Réponse 10 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A perfusion de sérum physiologique � Largement insuffisante : diurèse
4 litres par 24 h estimée sur 24 h à 16 litres
B apport de 2 g/l de KCl � Probablement trop
C compensation de diurèse horaire ✔ � En cas de polyurie initiale (qui
peut dépasser le litre par heure), il
faut faire une compensation de
diurèse horaire (comme dans une
levée d'obstacle), tout du moins
juste après la transplantation. Le
risque étant l'hypovolémie,
elle-même favorisant la thrombose
de la veine ou de l'artère du greffon
synonyme de perte du greffon et la
survenue d'une nécrose tubulaire
aiguë retardant la reprise de
fonction du greffon
D apport de 1 g/l de KCl ✔ � Compte tenu de la perte urinaire
de potassium (13 mmol/l), l'apport
de 1 g/l de KCl semble adapté (1 g
KCl = 13 mmol)
E apport de 2 g/l de NaCl � Largement hypotonique ! Risque
de développer une hyponatrémie
sévère
� Au décours de la transplantation, il peut soit y avoir une reprise de diurèse et de fonction immédiate,
parfois associée à une polyurie dont la prise en charge nécessite une surveillance hydroélectrolytique
rapprochée, soit une reprise retardée de fonction pouvant nécessiter quelques séances de dialyse

Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A pneumocystose � Hypoxémiant
B tuberculose pulmonaire ✔ � À évoquer chez tout patient
immunodéprimé devant des
crachats hémoptoïques
C pneumopathie à CMV � Rare, et survenant dans un
contexte de maladie à CMV diffuse
D adénocarcinome bronchique ✔
E œdème pulmonaire bronchique � Hypoxémiant
� L'immunosuppression des patients transplantés rénaux les expose à un risque infectieux source de
morbi-mortalité importante : infections bactériennes classiques et infections opportunistes bactériennes
(ex. : légionellose, mycobactériose), virales (ex. : CMV, BK virus), parasitaires (ex : pneumocystose) et
fungiques. Les néoplasies sont également plus fréquentes, il s'agit essentiellement de tumeurs cutanées,
d'hémopathies lymphoïdes

Réponse 12 : 7 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A échographie du greffon ✔ � Systématique
B bilan hépatique u

CORRIGÉS 287
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


C T0 de tacrolimus ✔ � Systématique pour diagnostiquer
un surdosage pouvant être
responsable d'insuffisance rénale
aiguë
D ionogramme urinaire ✔ � Pour évaluer une éventuelle part
fonctionnelle
E ECBU � Ne permettra pas d'avancer dans
le diagnostic étiologique. La
présence d'une infection urinaire
basse (pas de fièvre ni signe
fonctionnel urinaire ici) ne peut
entraîner de dysfonction du greffon

Réponse 13 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A rejet chronique � Tableau clinico-biologique
différent, présence habituelle de
lésions de glomérulite
B pyélonéphrite aiguë � Tableau clinique ne collant pas
mais peut donner un infiltrat de
polynucléaires neutrophiles
C rejet aigu cellulaire ✔ � Typique
D rejet aigu humoral � Non, absence de lésion typique
de glomérulite ou de capillarité
péritubulaire
E récidive de la maladie de Berger � Pas d'atteinte glomérulaire en
faveur, et l'infiltrat interstitiel ne fait
pas partie des lésions de la
glomérulopathie à dépôts d'IgA
� On distingue plusieurs types de rejet en fonction des mécanismes sous-jacents. Le rejet aigu cellulaire
est lié à l'infiltration du greffon rénal par des lymphocytes cytotoxiques. Le rejet aigu humoral est lié à
l'agression de l'endothélium du greffon par des anticorps dirigés contre les antigènes HLA du donneur.
Ces 2 types de rejet sont parfois associés

Réponse 14 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la tuberculose pulmonaire � Pas de rapport
B une sous-exposition au tacrolimus ✔ � Les rejets cellulaires sont
souvent liés à un défaut
d'observance du traitement
immunosuppresseur
C une interaction médicamenteuse ✔ � Ici, probable interaction entre la
rifampicine et le tacrolimus.
L'induction enzymatique du
cytochrome P450 par la rifampicine
engendre une augmentation du
métabolisme du tacrolimus
D le développement d'anticorps anti-HLA � Non, rejet cellulaire

288 CORRIGÉS
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E un défaut d'observance � Possible mais ici, la chronologie


des événements plaide pour
l'interaction médicamenteuse
� Les inducteurs enzymatiques responsables d'une diminution des taux sériques des substrats du
cytochrome P450 3A (inhibiteurs de la calcineurine et de mTOR) sont : la rifampicine, la carbamazépine et
la phénytoïne, les barbituriques. Les inhibiteurs enzymatiques responsables d'une augmentation des taux
sériques des substrats du cytochrome P450 3A (inhibiteurs de la calcineurine et de mTOR) sont : les
macrolides, certains antifungiques (kétoconazole, fluconazole, voriconazole) quelques inhibiteurs calciques
(nicardipine, diltiazem, vérapamil), certains antirétroviraux

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A bolus de corticoïdes ✔ � Traitement classique du rejet
cellulaire pour nettoyer l'inflammation
B échanges plasmatiques � Traitement du rejet humoral
C éducation thérapeutique � Non, ici, il ne s'agit pas d'un
problème d'observance
D augmentation des doses de tacrolimus ✔ � Oui, pour parer l'effet de
l'inducteur enzymatique qui est
inévitable pour quelques mois
E remplacer le tacrolimus par de la � Non, pas de raison de changer
rapamycine l'immunosuppression
� Outre les complications infectieuses, immunologiques vues dans ce dossier, les patients transplantés
rénaux ont également un risque accru de complications néoplasiques, métaboliques (diabète, dyslipidémie),
cardiovasculaires, digestives, osseuses. La survie d'un greffon rénal est de 91 % à 1 an et 63 % à 10 ans

Liste des items traités


Item 257 – UE 8 – Hématurie
Item 258 – UE 8 – Néphropathie glomérulaire
Item 256 – UE 8 – Protéinurie et syndrome néphrotique chez l'adulte et chez l'enfant
Item 197 – UE 7 – Transplantation d'organes : aspects épidémiologiques et immunologiques ;
principes de traitement et surveillance ; complications et pronostic ; aspects éthiques et légaux

DP 18
Une hypernatrémie

Réponse 1 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hyperhydratation globale
B hyperhydratation intracellulaire isolée
C déshydratation intracellulaire ✔ � Hypernatrémie, soif, fébricule
D déshydratation extracellulaire ✔ � Contexte de troubles digestifs,
petite pression artérielle, tachycardie
et natriurèse effondrée
E hyperhydratation extracellulaire
� Il s'agit ici d'une déshydratation globale avec perte d'eau supérieure à la perte de sel. À ce stade on
ne sait pas pourquoi la perte en eau est supérieure

CORRIGÉS 289
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 2 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hospitalisation ✔ � Oui, car déshydratation
symptomatique et troubles
digestifs empêchant
la réhydratation per os
B perfusion de glucosé à 5 % ✔ � Corrigera la déshydratation
intracellulaire
C perfusion d'eau pure � Jamais
D antiémétique ✔ � Oui, pour améliorer les troubles
digestifs
E perfusion de soluté salé isotonique ✔ � Nécessité d'apporter du chlorure
à 9 g/l de sodium pour corriger la
déshydratation extracellulaire
� La déshydratation intracellulaire nécessite l'apport d'eau sous forme de glucosé à 5 %.
Comme elle est associée à une déshydratation extracellulaire, l'apport de chlorure de sodium est
nécessaire

Réponse 3 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A 1 litre
B 2 litres
C 3 litres
D 4 litres
E 5 litres ✔
� Le déficit en eau peut être estimé par la formule suivante :
déficit en eau = 60 % × poids × ([natrémie/140] – 1)

Réponse 4 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A elle ne doit pas dépasser 10 mmol/l ✔
dans les 24 premières heures
B la natrémie doit être rapidement � En cas de symptôme, on abaisse
normalisée si le patient est assez rapidement la natrémie mais
symptomatique jusqu'à 145 mmol/l (pas plus de
1 mmol/l/h néanmoins)
C l'eau peut être apportée per os � Difficile compte tenu
des vomissements
D une correction trop rapide expose au � Risque encouru en cas de
risque de myélinolyse centropontine correction trop rapide d'une
hyponatrémie
E une correction trop rapide expose au ✔
risque d'œdème cérébral
� La correction d'une hypo- ou d'une hypernatrémie doit être progressive et d'autant plus lente que
le trouble est ancien

290 CORRIGÉS
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Réponse 5 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A osmolalité urinaire < 500 mOsm/kg � Témoigne de l'incapacité à
H2O après 12 h de restriction hydrique concentrer les urines et donc un
déficit en action de l'ADH = signe le
diabète insipide, sans préjuger du
mécanisme
B augmentation de l'osmolalité urinaire � En faveur d'une réponse du rein
après injection d'ADH à l'action de l'ADH et donc d'un
diabète insipide central
C absence d'augmentation de l'osmolalité ✔ � En faveur du diabète insipide
urinaire après injection d'ADH néphrogénique car absence de
réponse rénale à l'ADH
D osmolalité urinaire > 500 mOsm/kg � Plutôt en faveur d'une
H2O après 12 h de restriction hydrique potomanie
E diminution de la natrémie d'au moins � Ne fait pas partie des critères
5 mmol/l après injection d'ADH

Réponse 6 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A cause génétique ✔ � Le plus souvent, déficit en
récepteur de l'ADH (lié à l'X)
B causes médicamenteuses ✔
C hypercalcémie ✔
D insuffisance rénale chronique ✔ � Par altération du gradient
corticopapillaire
E syndrome de levée d'obstacle ✔ � Par altération du gradient
corticopapillaire
� Les causes de diabète insipide néphrogénique sont : génétiques, métaboliques (hypercalcémie,
hypokaliémie), médicamenteux (lithium), syndrome de levée d'obstacle, insuffisance rénale, certaines
néphropathies interstitielles

Réponse 7 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la durée de traitement ✔ � Oui, toxicité notée souvent après
15 à 20 ans de traitement
B une protéinurie à 2 g/24 h � Non, en faveur d'une maladie
glomérulaire
C le diabète insipide néphrogénique ✔
D l'absence d'HTA ✔ � Va avec la néphropathie
tubulo-interstitielle
E la présence de microkystes à l'IRM ✔
rénale ou à la biopsie rénale
� Le traitement prolongé par lithium peut se compliquer d'une néphropathie tubulo-interstitielle
chronique : peu ou pas d'HTA, peu ou pas de protéinurie et pas d'hématurie. Elle se distingue par la
présence d'un syndrome polyuro-polydipsique, des microkystes (souvent visibles qu'à l'IRM), des
anomalies thyroïdiennes et parathyroïdiennes

CORRIGÉS 291
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A AINS ✔ � Comme d'autres toxiques :
lithium, anticalcineurines, certaines
chimiothérapies
B l'infection chronique par le VHC � L'infection du VHC peut se
compliquer de glomérulonéphrite
membrano-proliférative
C l'hypertrophie prostatique compliquée � Non, en l'absence de
de vessie de lutte sans résidu retentissement sur le haut appareil
urinaire
D les maladies lithiasiques sévères avec ✔ � Comme toute autre obstruction
obstructions répétées chronique
E les causes génétiques ✔ � Néphropathie tubulo-interstitielle
chronique parfois associée à des
kystes, et/ou de la goutte
� Les causes des néphropathies tubulo-interstitielles sont essentiellement urologiques (obstruction,
reflux, pyélonéphrites à répétition), toxiques, radiques, génétiques et métaboliques (néphrocalcinose)

Réponse 9 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A la 25(OH)D3 est diminuée en raison de � Non, par défaut de synthèse
l'insuffisance rénale cutanée. C'est l'hydroxylation en
1 alpha uniquement qui est
diminuée dans l'insuffisance rénale
B le dosage de la PTH est inadapté au ✔ � L'hypercalcémie d'origine
taux de calcium extraparathyroïdienne se traduit par
un effondrement de la parathormone
C il s'agit d'une hyperparathyroïdie � Non, car hypercalcémie
secondaire
D l'hypercalcémie est vraisemblablement � L'insuffisance rénale chronique
liée à l'insuffisance rénale entraîne plutôt une hypocalcémie
E l'hypercalcémie est vraisemblablement ✔ � Primaire ou tertiaire
liée à l'hyperparathyroïdie (autonomisée)
� Le traitement au long cours par lithium, outre la néphropathie tubulo-interstitielle chronique, peut se
compliquer de dysthyroïdie et d'hyperparathyroïdie

Réponse 10 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A ostéodensitométrie ✔ � Pour le retentissement
B dosage de la 1,25(OH)2D3 ✔ � Recherche d'une autre cause
d'hypercalcémie (granulomatose)
C électrophorèse des protéines sériques ✔ � Recherche d'une autre cause
d'hypercalcémie (myélome)
D échographie + scintigraphie ✔ � À la recherche d'un adénome
parathyroïdienne
E électrocardiogramme ✔ � Systématique

292 CORRIGÉS
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Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'acidose métabolique aggrave les ✔ � Oui
lésions d'ostéodystrophie rénale
B cette diminution des bicarbonates est ✔ � Accumulation de charge acide
liée à l'insuffisance rénale
C l'acidose métabolique permet de � Non, c'est l'inverse
limiter l'hyperkaliémie favorisée par
l'insuffisance rénale
D absence de prise en charge en l'absence � Si, le retentissement est difficile
de retentissement à évaluer
E prescription de bicarbonate de sodium ✔ � Soit sous forme d'eau riche en
avec un objectif de bicarbonate bicarbonates (Vichy, Salvetat) ou de
> 22 mmol/l gélules de bicarbonate de sodium

Réponse 12 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A mise à jour des vaccinations ✔ � Vaccination contre l'hépatite B
mais également mise à jour des
autres vaccinations
B limiter les apports en sel et en eau � Non adapté ici compte tenu du
syndrome polyuro-polydipsique
C adapter la posologie des médicaments ✔
au DFG estimé
D prise en charge à 100 % ✔ � Oui, et prise en charge sociale,
notamment au moment de la mise
en dialyse pour adapter l'activité
professionnelle aux impératifs de la
dialyse
E suivi auprès du médecin traitant � Le suivi spécialisé est
indispensable à ce stade de
l'insuffisance rénale chronique
� Insuffisance rénale et médicaments : peu de médicaments de prescription courante sont
néphrotoxiques (essentiellement les AINS), en revanche, une grande proportion de médicaments nécessite
une adaptation de dose en fonction de la clairance de créatinine pour éviter les surdosages

Réponse 13 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'hémodialyse peut se faire à domicile ✔ � C'est le cas d'une minorité de
patients mais c'est possible avec
l'aide d'un conjoint
B l'hémodialyse est la technique de ✔ � 90 % des patients
dialyse la plus utilisée
C la dialyse péritonéale est moins utilisée � Non, bien moins chère
car plus coûteuse
D l'hémodialyse nécessite obligatoirement � Non, près de la moitié des
la création préalable d'une fistule patients débute sur cathéter
artérioveineuse (central) u

CORRIGÉS 293
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


E la fréquence des séances d'hémodialyse � Non, 3 fois 4 heures
la plus utilisée est de 4 séances de
3 heures par semaine
� Il existe 2 principales techniques de dialyse : 1/ l'hémodialyse = 90 % des patients, principalement en
centre lourd (médecin constamment sur place), ou autodialyse et exceptionnellement à domicile et 2/ la
dialyse péritonéale (le péritoine sert de membrane entre le sang et un liquide de dialysat infusé dans la
cavité péritonéale à l'aide d'un cathéter permanent). Celle-ci peut être soit manuelle (4 échanges
quotidiens faits par le patient), soit automatisée (la nuit à l'aide d'une machine). Cette technique est plus
douce et permet de garder une certaine autonomie (visite à l'hôpital 1 fois par mois)

Réponse 14 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'épuration se fait sur un circuit ✔ � Circuit jetable changé à chaque
extracorporelle séance, d'où la nécessité d'un abord
vasculaire permettant un débit
suffisant (200 à 300 ml/min)
B l'épuration des « déchets » se fait à ✔ � Le sang à épurer passe dans un
travers une membrane entre le sang du circuit de dialyse et est mis au contact
patient et un bain de dialyse d'un liquide de dialyse (ou dialysat) à
travers une membrane (dialyseur)
C seule la diffusion selon le gradient de � On utilise 3 grands principes
concentration entre sang et dialysat pour dialyser les patients : la
permet d'épurer les déchets diffusion, la convection (liée à la
pression hydrostatique positive au
travers de la membrane) et
l'adsorption (uniquement vrai avec
certains dialyseurs)
D l'hémodialyse permet de pouvoir � Faux, il faut faire attention aux
manger et boire tout ce que l'on veut apports hydriques (= environ
diurèse + 500 ml), aux apports en
potassium et éventuellement en
phosphates
E l'espérance de vie en dialyse rejoint � Loin de là, en raison du risque
celle de la population générale cardiovasculaire majeur : survie
médiane en dialyse = 5 ans

Réponse 15 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A morbidité cardiovasculaire moindre ✔ � Les patients insuffisants rénaux
sont à très haut risque
cardiovasculaire
B moindre fréquence des cancers � Le traitement immunosuppresseur
augmente le risque de cancers,
essentiellement cutanés mais
également de lymphomes et certains
cancers solides
C amélioration de la qualité de vie ✔ � Permet un bien meilleur état
général, évite les 3 fois 4 h de
dialyse, les trajets, les complications
pendant et après la séance

294 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

D amélioration de l'espérance de vie ✔


E moindre coût à long terme pour la ✔ � La dialyse coûte 80 000 € par an
société et par patient
� La transplantation rénale est de loin le meilleur traitement de suppléance rénale permettant un gain
de quantité et de qualité de vie et doit être proposée à tous les patients en dehors des quelques
contre-indications reconnues

Liste des items traités


Item 261 – UE 8 – Insuffisance rénale chronique chez l'adulte et l'enfant
Item 265 – UE 8 – Troubles de l'équilibre acidobasique et désordres hydroélectrolytiques
Item 259 – UE 8 – Néphropathie interstitielle
Item 197 – UE 7 – Transplantation d'organes : aspects épidémiologiques et immuno-
logiques ; principes de traitement et surveillance ; complications et pronostic ; aspects
éthiques et légaux

DP 19
Hypertension artérielle

Réponse 1 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A elle est définie par une PAS � Pression artérielle systolique
≥ 140 mmHg ou une PAD ≥ 90 mmHg ≥ 135 mmHg ou une pression
à domicile artérielle diastolique ≥ 85 mmHg à
domicile
B elle est définie par une PAS � Pas « et » mais « ou »
≥ 140 mmHg et une PAD ≥ 90 mmHg
au cabinet
C il faut 3 mesures matin et soir pendant � Trois mesures anormales sur
3 jours pour l'affirmer 3 consultations sont nécessaires. Les
3 mesures matin et soir pendant
3 jours constituent les règles de
l'automesure à domicile
D la mesure de la PA est obligatoirement � Non, peut être faite assise
faite en position couchée
E aucune de ces propositions n'est exacte ✔
� L'HTA est définie par une pression artérielle systolique ≥ 140 et/ou une pression artérielle diastolique
≥ 90 mmHg, mesurées au cabinet et confirmées au minimum par 2 autres mesures au cours de 3
consultations médicales

Réponse 2 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A 10 %
B 20 %
C 30 % ✔
D 40 %
E 50 %
� On estime à 12 millions le nombre d'hypertendus en France. 30 % des adultes de plus de 35 ans

CORRIGÉS 295
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 3 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A les œstroprogestatifs ✔ � Classique, à vérifier et arrêter si
besoin
B la lévothyroxine � Non, sauf en cas de surdosage
C la cocaïne ✔ � De même que les amphétamines
D les tryptans ✔ � HTA transitoire
E la pseudoéphédrine ✔ � Vasoconstricteur nasal
� Les autres « toxiques » à rechercher à l'interrogatoire sont l'alcool et la prise de substances contenant
de la glycyrrhizine (réglisse, pastis sans alcool). Les autres médicaments susceptibles de donner une HTA
sont les corticoïdes et AINS, les inhibiteurs de la calcineurine, l'érythropoïétine, les médicaments anti-VEGF

Réponse 4 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A poids ✔ � Obésité ?
B palpation des fosses lombaires ✔ � Recherche de polykystose rénale
C examen neurologique � Sans rapport
D examen de la pilosité ✔ � Hyperpilosité en faveur d'un
Cushing de même que les
vergetures
E recherche de pouls fémoraux ✔ � Recherche de signes évocateurs
de coarctation aortique
� L'interrogatoire recherche la prise de médicaments ou toxiques pouvant se compliquer d'HTA,
des signes évocateurs de phéochromocytome. L'examen clinique recherche des arguments pour une
maladie rénale (hématurie macroscopique, œdèmes des membres inférieurs, polykystose), pour une
sténose de l'artère rénale (souffle lombaire ou para-ombilical) ou une coarctation de l'aorte
(asymétrie tensionnelle, abolition des pouls fémoraux), des signes d'hypercorticisme (vergetures,
hyperpilosité, obésité, etc.)

Réponse 5 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A grade 1 � 140–159/90–99
B grade 2 ✔ � 160–179/100–109
C grade 3 � > 180/> 110
D grade 4 � N'existe pas
E grade 5 � N'existe pas
� Le grade de l'HTA permet de déterminer le risque cardiovasculaire et la rapidité à laquelle un
traitement doit être mis en place

Réponse 6 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A créatinine plasmatique ✔
B glycémie ✔

296 CORRIGÉS
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C kaliémie ✔
D ECBU � Non, en revanche protéinurie/
créatininurie sur échantillon
E électrocardiogramme ✔
� Le bilan initial est codifié, il vise à rechercher une éventuelle cause d'HTA (kaliémie, créatininémie,
protéinurie sur échantillon), à rechercher d'autres facteurs de risque cardiovasculaire (glycémie, bilan
lipidique) et un éventuel retentissement (électrocardiogramme)

Réponse 7 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A diurétiques thiazidiques
B inhibiteurs calciques ✔
C bêtabloquants
D inhibiteurs de l'enzyme de conversion
E alphabloqueurs ✔
� L'hypokaliémie en l'absence de traitement doit faire rechercher un hyperaldostéronisme primaire
ou secondaire ou un hyperminéralocorticisme.
Les IEC et les sartans interfèrent avec le système rénine-angiotensine de même que les diurétiques
et les bêtabloquants qui doivent donc être arrêtés

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A scanner des surrénales � Pas avant d'avoir des arguments
en faveur d'un hyperaldostéronisme
primaire
B Doppler des artères rénales ✔ � Oui, à la recherche d'une
dysplasie chez cette jeune femme
C rénine plasmatique ✔ � Recherche d'un
hyperaldostéronisme primaire
ou secondaire
D biopsie rénale � Pas d'argument pour une
maladie rénale ici
E aldostéronurie des 24 heures ✔ � Recherche d'un
hyperaldostéronisme
� Devant une HTA avec hypokaliémie on recherche en 1re intention une sténose de l'artère rénale (par
Doppler ou angioscanner) et un hyperaldostéronisme primaire (rapport aldostérone sur rénine
plasmatique, aldostéronurie des 24 h)

Réponse 9 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A hypotension orthostatique ✔
B sueurs nocturnes � Pas nocturnes mais par accès au
moment des décharges
adrénergiques
C accès de tachycardie ✔ � Fait partie de la triade évocatrice
avec les sueurs et les céphalées u

CORRIGÉS 297
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


D diarrhées � Plutôt constipation
E céphalées pulsatiles ✔
� Tumeur le plus souvent surrénalienne, très rare mais dont il ne faut pas rater le diagnostic qui repose
sur le dosage des métanéphrines plasmatiques et/ou urinaires. Le traitement est chirurgical avec une prise
en charge anesthésique spécialisée

Réponse 10 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'aldostérone est élevée en cas de ✔ � Oui, hyperaldostéronisme
tumeur à rénine secondaire à la sécrétion de rénine
B la rénine est élevée en cas de sténose ✔ � Par ischémie rénale
de l'artère rénale
C la rénine est abaissée en cas ✔ � Oui, par rétrocontrôle négatif
d'hyperaldostéronisme primaire
D la rénine est élevée en cas
d'hyperaldostéronisme primaire
E la rénine et l'aldostérone sont abaissées � Non, le plus souvent augmentées
en cas d'HTA maligne liées à la déshydratation
extracellulaire (natriurèse de
pression)
� En cas de dosage de rénine-aldostérone en faveur d'un hyperaldostéronisme primaire, la
recherche d'un adénome repose sur un scanner ou une IRM. La chirurgie (surrénalectomie) n'est
envisagée que si le patient est jeune (< 50 ans) et l'HTA peu ancienne. Dans le cas contraire et en
l'absence d'adénome visualisé, un traitement par antialdostérone (spironolactone ou éplérénone)
est habituellement prescrit

Réponse 11 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A limitation de la consommation d'alcool ✔ � L'alcool favorise l'hypertension
et la résistance au traitement
B antiagrégant plaquettaire � Pas en prévention primaire
C statines � Pas systématique
D régime sans sel (2 grammes par jour) � Régime dit normosodé :
6 grammes par jour, soit moitié
moins que le régime occidental
« standard »
E traitement médicamenteux en l'absence � Non, les règles hygiéno-
d'efficacité des autres mesures diététiques ne permettent que
de réduire de 5 à 15 mmHg la
pression artérielle systolique
ce qui sera insuffisant chez cette
patiente
� Le traitement de l'HTA, une fois celle-ci affirmée, est basé sur : 1/ les règles hygiéno-diététiques (sel,
alcool), 2/ les traitements antihypertenseurs en privilégiant en 1re intention : IEC, ARA2, inhibiteur calcique
ou diurétique thiazidique

298 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 12 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A changer pour un inhibiteur de l'enzyme � Pas de raison, bonne tolérance
de conversion ou un ARA2
B ajouter un diurétique thiazidique � Trop tôt
C vérifier l'observance de la patiente � Elle doit être bonne, compte tenu
de la baisse déjà significative de la
pression artérielle
D renforcer les mesures
hygiéno-diététiques
E patienter ✔ � On attend en général 4 à
6 semaines avant d'évaluer
l'efficacité d'un traitement
antihypertenseur ou d'une
modification thérapeutique
� L'ajout d'une 2e classe thérapeutique est envisagé une fois que la dose maximale du
1er antihypertenseur prescrit pendant 1 mois minimum est considérée comme insuffisante. On préfère les
associations fixes pour favoriser l'adhérence des patients

Réponse 13 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A syndrome d'apnée du sommeil ✔ � Classique
B grossesse � Non, la pression artérielle baisse
au cours des 2 premiers trimestres
C association non synergique � Si, inhibiteurs calciques et
diurétiques peuvent s'associer avec
toutes les autres classes thérapeutiques
D brassard inadapté ✔ � Cause possible chez cette
patiente en surpoids
E HTA blouse blanche ✔ � Possible, facilement écarté par
des automesures tensionnelles ±
une MAPA
� En cas d'inefficacité du traitement prescrit, il faut également vérifier l'observance

Réponse 14 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A CRP à 80 mg/l � Pas de syndrome inflammatoire
B kaliémie à 3 mmol/l ✔ � Par hyperaldostéronisme
secondaire
C créatinine à 156 μmol/l ✔ � Retentissement néphrologique
de l'HTA maligne
(néphroangiosclérose maligne)
D plaquettes à 75 000/mm3 ✔ � L'HTA maligne peut se
compliquer de microangiopathie
thrombotique (obstruction des petits
vaisseaux rénaux par une
prolifération myo-intimale) donnant
une anémie hémolytique mécanique
et une thrombopénie u

CORRIGÉS 299
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

u N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


E protéinurie à 2 g/g de créatininurie ✔ � Protéinurie glomérulaire possible
liée à l'hyperpression, résolutive après
correction de l'HTA maligne (dans le
cas contraire, il faut envisager une
glomérulopathie à l'origine de l'HTA
maligne, notamment, néphropathie à
dépôts d'IgA)

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A normalisation de la PA par � Pas de normalisation mais
antihypertenseur IV réduction progressive sur les
premières 24 heures
B inhibiteur de l'enzyme de conversion � Pas dans les premières 24 heures
où il existe souvent une
déshydratation extracellulaire, car
risque de provoquer une
insuffisance rénale aiguë en dehors
de la situation particulière de la
crise rénale sclérodermique
C perfusion de sérum salé isotonique ✔ � Oui, déshydratation (ici,
amaigrissement en faveur)
D restriction hydrosodée
E reprise du traitement antihypertenseur � Nécessité de traitement
habituel antihypertenseur intraveineux
compte tenu de la répercussion
neurologique et néphrologique de
l'HTA à savoir nifédipine ou urapidil
� La crise rénale sclérodermique est la survenue brutale d'une HTA sévère compliquée de céphalées,
parfois de crise convulsive, défaillance rénale avec insuffisance rénale aiguë oligoanurique, défaillance
cardiaque et microangiopathie thrombotique chez un patient atteint de sclérodermie (sclérose cutanée,
Raynaud, télangiectasie, hypertension artérielle pulmonaire, fibrose pulmonaire, reflux gastro-
œsophagien). Le traitement de la crise rénale est basé sur les IEC, associés si besoin à d'autres
antihypertenseurs et au traitement symptomatique

Liste des items traités


Item 221 – UE 8 – Hypertension artérielle de l'adulte
Item 260 – UE 8 – Néphropathie vasculaire
Item 343 – UE 11 – Insuffisance rénale aiguë – Anurie

DP 20
Une hypotension orthostatique

Réponse 1 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A baisse de la PAS de 20 mmHg à 1 min ✔
d'orthostatisme
B baisse de la PAD de 10 mmHg à 1 min ✔
d'orthostatisme

300 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C baisse de la PAS de 20 mmHg à 3 min ✔


d'orthostatisme
D baisse de la PAS de 30 mmHg à 3 min
d'orthostatisme
E baisse de la PAD de 15 mmHg à 3 min
d'orthostatisme
� L'hypotension orthostatique est définie par la baisse d'au moins 20 mmHg de la pression artérielle
systolique et/ou d'au moins 10 mmHg de la pression artérielle diastolique dans les 3 minutes suivant le
passage en position debout

Réponse 2 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une hypovolémie ✔ � Probable 1re cause d'hypotension
orthostatique
B un traitement par alphabloquant ✔ � Comme les autres vasodilatateurs
C un diabète ✔ � Par le biais de la neuropathie
végétative
D une atrophie multisystématisée ✔
E une maladie de Lyme ✔ � Neurogène
� On distingue les formes dites secondaires (hypovolémie ou médicamenteuses) et les formes
neurogènes (parkinson, démence à corps de Lewy, atrophie multisystématisée, amyloses, dysautonomies,
insuffisance du baroréflexe, diabète, néoplasiques, inflammatoires, carence en vitamine B, traumatiques,
infectieuses)

Réponse 3 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A augmentation de la fréquence � En faveur d'une hypovolémie
cardiaque de 20/min
B diminution de la fréquence cardiaque
de 20/min
C augmentation de la fréquence � En faveur d'une hypovolémie
cardiaque de 30/min
D diminution de la fréquence cardiaque
de 30/min
E absence d'augmentation de la ✔
fréquence cardiaque
� Les causes neurogènes sont caractérisées par une absence d'augmentation de la fréquence cardiaque

Réponse 4 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une dysautonomie familiale
B un diabète multicompliqué
C une amylose ✔ � Très classique de l'amylose AL
D une maladie de Lyme
E un cancer du rein métastatique

CORRIGÉS 301
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 5 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une protéinurie à la bandelette urinaire ✔ � En faveur d'une atteinte rénale
B une macroglossie ✔ � Classique, mais rare
C des céphalées � Non
D une piqûre de tique
E une hématurie microscopique � Il n'y a classiquement pas
d'hématurie macro- ou
microscopique dans l'atteinte rénale
de l'amylose
� L'amylose est une maladie systémique qui peut toucher plusieurs organes : cœur, système nerveux
périphérique et autonome, tube digestif, foie, etc.

Réponse 6 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A déshydratation extracellulaire
B hyperhydratation intracellulaire ✔ � Transfert d'eau du milieu
intracellulaire vers le milieu
extracellulaire, responsable d'une
hyponatrémie
C déshydratation intracellulaire
D hyperhydratation extracellulaire ✔ � Œdèmes des membres inférieurs,
liés à la rétention sodée secondaire
au syndrome néphrotique
E volémie normale
� Il s'agit ici d'une hyperhydratation globale avec un excès d'eau supérieur à l'excès de sodium,
secondaire au syndrome néphrotique. Les autres situations d'hyperhydratation globale sont l'insuffisance
rénale, l'insuffisance cardiaque, la cirrhose

Réponse 7 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A restriction sodée ✔ � Peut suffire
B diurétiques de l'anse � Pas dans un premier temps,
surcharge peu importante,
hypovolémie efficace (hypotension)
C perfusion de sérum physiologique � Non, hyperhydratation globale
D restriction hydrique ✔ � Oui, compte tenu de
l'hyponatrémie
E perfusion de desmopressine (DDAVP®) � Au contraire
� La restriction hydrosodée peut être suffisante dans un premier temps ici. En cas de surcharge
importante, la prescription de diurétiques devient indispensable

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A sérologies virales hépatites B et C
B immunofixation des protéines sériques ✔ � Pour préciser le type de pic

302 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

C cryoglobulinémie ✔ � Les cryoglobulinémies de types 1


et 2 peuvent donner des tableaux
glomérulaires
D immunofixation urinaire ✔ � Pour évaluer l'implication du pic
dans l'atteinte rénale
E facteurs antinucléaires

Réponse 9 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A syndrome de Randall ✔ � Atteinte glomérulaire avec
albuminurie souvent néphrotique, il
s'agit plus souvent de chaînes
légères kappa
B syndrome de Fanconi � Atteinte tubulaire proximale,
protéinurie de faible débit faite de
protéines de bas poids moléculaire
(retinol binding protein,
β2-microglobuline)
C tubulopathie myélomateuse � Atteinte micro-obstructive
tubulaire distale par les bouchons
de chaînes légères et protéine de
Tamm-Horsfall. Absence
d'albuminurie, protéinurie faite
quasi exclusivement de chaînes
légères
D amylose AL ✔ � Protéinurie néphrotique, la
présence de chaînes légères dans
les urines n'est pas constante
E insuffisance rénale fonctionnelle � Pas de protéinurie
� Différentes atteintes peuvent s'associer comme le Randall et la tubulopathie à cylindres myélomateux

Réponse 10 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'estomac � Tube digestif très sensible en cas
de symptomes 60 à 90 % de
positivité
B une glande salivaire accessoire ✔ � Simple, peu invasif, n'écarte pas
le diagnostic en cas de négativité
C une biopsie neuromusculaire � Non, assez invasif avec séquelles
possibles
D la langue � Non
E la graisse sous-cutanée ✔ � Assez peu fait sauf dans
certaines équipes, rentabilité 50 %,
peu invasif
� Il faut biopsier un organe symptomatique, en commençant en cas de suspicion par des biopsies peu
invasives (BGSA, graisse sous-cutanée). Les biopsies d'organes amyloïdes ont la réputation d'être plus
hémorragiques (notion réfutée par des études récentes)

CORRIGÉS 303
mes notes  NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs

Réponse 11 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A dépôts amorphes extracellulaires ✔ � Les dépôts peuvent toucher tous
les compartiments : glomérules,
vaisseaux, tubes, etc.
B aspect de glomérulosclérose nodulaire
C coloration par le rouge Congo ✔ � Coloration la plus classique de
l'amylose
D dépôts de chaînes légères le long des
vitrées tubulaires
E biréfringence jaune-vert en lumière ✔ � Également une caractéristique
polarisée des dépôts amyloïdes
� Ces 3 caractéristiques ne présument pas de la nature des dépôts amyloïdes : chaînes légères
(le plus souvent lambda) dans l'amylose AL, SAA dans l'amylose AA, autres protéines (fibrinogène,
transthyrétine) dans les amyloses héréditaires. C'est l'immunofluorescence qui permet le diagnostic
étiologique

Réponse 12 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A dépôts amorphes extracellulaires
B aspect de glomérulosclérose nodulaire ✔ � Le diagnostic différentiel est la
néphropathie diabétique
C coloration par le rouge Congo
D dépôts de chaînes légères le long des ✔ � 100 % des cas
vitrées tubulaires
E biréfringence jaune-vert en lumière
polarisée
� Là encore, c'est l'immunofluorescence qui permet le diagnostic en montrant des dépôts
monotypiques de chaînes légères, mésangiaux ou sous-endothéliaux et le long des membranes
basales tubulaires

Réponse 13 : 4 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A c'est un myélome � Non, moins de 10 % de
plasmocytes et pas de dystrophie
cellulaire
B c'était le résultat le plus probable ✔
C il faut le refaire � Non
D le traitement néphroprotecteur suffit � L'amylose AL nécessite un
traitement, qu'elle soit ou non
associée à un myélome
E le myélogramme est normal ✔
� L'amylose AL est finalement assez rarement associée à un myélome (< 15 % des cas). Lorsque c'est le
cas, elle en aggrave le pronostic

304 CORRIGÉS
NÉPHROLOGIE  Dossiers progressifs mes notes 

Réponse 14 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A Holter ECG � Au cours de l'amylose on peut
voir des troubles de la conduction,
des troubles du rythme
paroxystiques, le Holter doit être fait
et peut faire poser l'indication de
pose d'un défibrillateur. On peut
également voir un microvoltage des
QRS et des pseudo-ondes Q
B échographie cardiaque � Montre classiquement une
hypertrophie ventriculaire gauche
concentrique et une hypertrophie
ventriculaire droite avec un aspect
granité et scintillant du myocarde
C troponine ✔
D IRM cardiaque � Les dépôts sont visualisés par un
rehaussement tardif après injection de
gadolinium en séquence T1 avec
annulation du signal du myocarde sain
E NT-proBNP ✔
� L'augmentation des 2 marqueurs biologiques (BNP et troponine) témoigne de l'infiltration
myocardique amyloïde et est directement corrélée à la survie des patients atteints d'amylose AL.
Un score de gravité permettant de guider la thérapeutique a été établi : stade 1 (aucun marqueur élevé),
stade 2 (1 marqueur élevé), stade 3 (2 marqueurs élevés). La survie à 2 ans passant de 90 % pour un
stade 1 à 25 % pour un stade 3

Réponse 15 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A l'albuminémie � L'amélioration des atteintes
d'organes ne peut survenir qu'en cas
de réponse hématologique. Même
lors des rémissions complètes, elle
n'est pas constante et extrêmement
lente (en plusieurs mois voire années)
B la valeur du pic IgG lamda ✔
C la protéinurie
D l'excrétion de chaînes légères urinaires ✔
E la créatininémie
� Les critères de réponse au traitement validé dans l'amylose AL sont basés sur la réduction des chaînes
légères (FLC) :
– réponse complète : FLC = 0 ;
– très bonne réponse partielle : FLC < 40 mg/l ;
– réponse partielle : diminution > 50 % des FLC ;
– absence de réponse : diminution < 50 % des FLC.
La réponse doit être évaluée rapidement après 2 cycles pour changer de traitement en cas d'efficacité insuffisante

Liste des items traités


Item 265 – UE 8 – Troubles de l'équilibre acidobasique et désordres hydroélectrolytiques
Item 256 – UE 8 – Protéinurie et syndrome néphrotique chez l'adulte et chez l'enfant
Item 317 – UE 9 – Myélome multiple des os
Item 217 – UE 7 – Amylose
Item 258 – UE 8 – Néphropathie glomérulaire

CORRIGÉS 305
mes notes 

DOSSIER TRANSVERSAL Légendes


� Pourquoi la réponse est bonne ou pas

Dossier progressif � Conseils, astuces…


� Points de stage
� Rappel de cours

DP 41
Douleurs lombaires intermittentes

Réponse 1 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A lithiase urinaire ✔ � Étiologie la plus fréquente
B reflux vésico-rénal ✔ � Étiologie possible devant des douleurs
lombaires et pyélonéphrites à répétition
C syndrome de la jonction ✔ � Même réponse que B
pyélo-urétérale
D tumeur de vessie � Non pertinente dans ce contexte
E sténose urétérale iatrogène ✔ � Antécédent de sigmoïdectomie, donc
diagnostic possible
� Orientations étiologiques devant des infections urinaires à répétition

Réponse 2 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A chronicité en rapport avec ✔ � Recherche d'un reflux vésico-rénal
les mictions ?
B association à des brûlures � N'oriente pas vers une étiologie particulière,
mictionnelles ? non pertinente
C douleur ascendante ? ✔ � Recherche d'un reflux vésico-rénal
D douleur descendante ? ✔ � Recherche de coliques néphrétiques
E apparition brutale ? ✔ � Recherche de coliques néphrétiques
� Orientations étiologiques devant des douleurs lombaires

Réponse 3 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A bilan urodynamique � Non pertinent, on s'oriente plutôt vers une
exploration du haut appareil
B échographie vésico-rénale � Moins pertinente qu'une uro-TDM, et on ne
fait pas les deux
C uro-TDM ✔ � Examen de référence
D ECBU ✔ � De principe, car notion de sepsis urinaires
récidivants
E fibroscopie vésicale � Même réponse que A
� Bilan de pyélonéphrites à répétition

Pôle rénal : Urologie/Néphrologie


405
© 2016, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés
mes notes  DOSSIER TRANSVERSAL  Dossier progressif

Réponse 4 : 10 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A calcul coralliforme du rein ✔ � Image de tonalité calcique médio-rénale
gauche gauche
B abcès du rein gauche � Absence d'argument
C dilatation des cavités du ✔ � Visible sur ce cliché
rein gauche
D atrophie rénale gauche ✔ � Parenchyme aminci
E masse tissulaire du rein � Non visible sur ce cliché
gauche
� Sémiologie radiologique

Réponse 5 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A néphrolithotomie � Inutile si le rein est non fonctionnel
percutanée gauche
B néphrectomie gauche � Non indiquée si le rein est fonctionnel
C lithotritie extracorporelle � Non indiquée pour les calculs coralliformes
rénale gauche
D scintigraphie rénale au ✔ � Seule réponse pertinente. Permet d'évaluer
DMSA la participation rénale gauche à la fonction
rénale
E abstention et surveillance � Un traitement est nécessaire car douleur et
antécédents de sepsis
� Question de bon sens clinique

Réponse 6 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A stade 2 � DFGe entre 60 et 90 ml/min
B stade 3a � DFGe entre 35 et 60 ml/min
C stade 3b ✔ � DFGe entre 30 et 45 ml/min
D stade 4 � DFGe entre 15 et 30 ml/min
E stade 5 � DFGe < 15 ml/min
� Définitions

Réponse 7 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A calciurie � Aucun intérêt, systématiquement abaissée
dans l'insuffisance rénale
B NFS ✔ � Pour évaluer le retentissement de
l'insuffisance rénale chronique (IRC)
C échographie rénale ✔ � Pour éliminer une IRA/IRC obstructive,
systématique
D PTH ✔ � Pour évaluer le retentissement de
l'insuffisance rénale chronique

406 CORRIGÉS
DOSSIER TRANSVERSAL  Dossier progressif mes notes 

E biopsie rénale � Non indiquée d'emblée, le rein droit était


déjà hypotrophique il y a 5 ans, probable
évolution naturelle de l'IRC. Se discuterait si
argument pour une insuffisance rénale aiguë
(IRA) récente sans cause obstructive ou
fonctionnelle
� Ici les examens visent à éliminer une cause aiguë et réversible de dégradation de la fonction rénale
et à évaluer le retentissement de l'insuffisance rénale chronique

Réponse 8 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A prescription de fer + EPO ✔
B prescription de fer sans
EPO
C prescription d'EPO sans fer
D supplémentation en folates � Que si carences objectivées
et vitamine B12
E réalisation d'une � Anémie normocytaire, hémoglobinopathie
électrophorèse de peu probable. C'est l'électrophorèse des
l'hémoglobine protéines sériques qui est justifiée ici
� Devant une anémie chez un insuffisant rénal : rechercher toute cause d'anémie extrarénale
avant de conclure à la carence en EPO : bilan martial, folates, vitamine B12, TSH, électrophorèse
des protéines sériques principalement. En l'absence d'autre cause, au-dessous de 10 g/dl, il est
licite de débuter un traitement par EPO, associé à une supplémentation martiale (objectif de
ferritine 200 ng/ml)

Réponse 9 : 6 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A carbonate de calcium � Non indiqué, calcémie normale
en dehors des repas
B chélateurs non calciques ✔ � Pour faire baisser la phosphatémie
au milieu des repas
C supplémentation ✔ � Oui car carence nette, celle-ci n'est pas liée
en vitamine D non active à l'insuffisance rénale mais participe à l'élévation
(Uvedose®) de la PTH
D supplémentation � Non indiquée pour l'instant car correction
en vitamine D active de la carence en vitamine D à faire en premier,
(Un-alpha®) hyperphosphatémie non corrigée et PTH peu
élevée
E chélateurs non calciques � Aucun intérêt
en dehors des repas
� Les désordres du métabolisme phosphocalcique de l'insuffisance rénale ne sont pas évidents
à comprendre ni à traiter. L'hypocalcémie lorsqu'elle existe doit être corrigée par apport de sels
de calcium en dehors des repas (pour favoriser leur absorption). L'hyperphosphatémie est traitée
par des chélateurs calciques (soit carbonates, soit acétates) ou non calciques (sevelamer ou
lanthane) donnés pendant les repas afin de se complexer aux phosphores alimentaires (laitages,
protéines animales) et d'être éliminés dans les selles. On choisit de préférence des chélateurs
calciques lorsque la calcémie est normale basse et des chélateurs non calciques (bien plus chers)
lorsque la calcémie est normale haute. La supplémentation en vitamine D active n'est souvent
nécessaire qu'au stade 5 de la maladie rénale chronique, elle est indiquée lorsque la
phosphatémie est normalisée (car elle augmente l'absorption de phosphates) et lorsque la PTH
est très élevée (> 9 fois la borne supérieure de la normale)

CORRIGÉS 407
mes notes  DOSSIER TRANSVERSAL  Dossier progressif

Réponse 10 : 8 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A vaccination contre l'hépatite B ✔
B confection d'une fistule � Non, il faut d'abord évaluer les
artérioveineuse possibilités de greffe préemptive (si donneur
vivant dans l'entourage) et en l'absence
de possibilité, lui donner une information
éclairée pour qu'elle puisse choisir entre
hémodialyse et dialyse péritonéale
C prise en charge sociale ✔ � Surtout si encore en activité
professionnelle
D bilan pré-transplantation ✔ � Solution de choix chez cette patiente
E consultation cardiologique ✔ � Indispensable dans le suivi
néphrologique notamment avant
inscription sur liste de transplantation
et avant mise en dialyse

Réponse 11 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A une néphrectomie droite devra � Le rein natif est laissé en place, sauf
être réalisée dans certains cas de polykystose avec gros
volume gênant la voie d'abord
B le rein droit sera laissé en place � Le greffon est habituellement
et le greffon positionné en fosse positionné en fosse iliaque
lombaire gauche
C les urines du greffon seront ✔ � Possible, de même qu'une
drainées par une anastomose anastomose pyélo-urétérale (entre
urétéro-vésicale le pyélon du greffon et l'uretère natif)
D le greffon est placé en � Non, en sous-péritonéal
intrapéritonéal
E la voie d'abord est cœlioscopique � Non, voie iliaque
� Question de cours

Réponse 12 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A le côté est important car la � Le côté n'a aucune importance pour
patiente n'a plus de rein gauche la patiente
B l'artère du greffon sera courte ✔ � L'artère rénale gauche est plus courte
qu'à droite
C la veine du greffon sera courte � La veine rénale gauche est plus
longue qu'à droite
D un patch veineux est � Un patch veineux est nécessaire pour
classiquement adressé avec le un greffon droit
greffon
E le greffon a été prélevé avant � Après, puisque c'est la cause
l'arrêt cardiaque du décès. Prélèvement sur cœur arrêté
� Question de cours

408 CORRIGÉS
DOSSIER TRANSVERSAL  Dossier progressif mes notes 

Réponse 13 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A vérification de la bonne � Impossible avant la reperfusion du greffon
coloration du greffon
B vérification de l'absence de ✔ � Systématique
brèche vasculaire
C réchauffement du greffon � Surtout pas
D dégraissage du rein ✔ � Permet de vérifier l'absence de lésion
exophytique
E positionnement du greffon � Cette étape a lieu avant l'incision
dans la patiente
� Question de cours

Réponse 14 : 7 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A les antécédents du donneur ✔ � De même que l'âge
B la durée d'ischémie froide ✔ � Oui
C le type ✔ � Les inhibiteurs de la calcineurine sont
d'immunosuppresseurs néphrotoxiques
D la compatibilité du couple ✔ � Elle peut favoriser les rejets qui grèvent
donneur-receveur le pronostic de la greffe
E l'observance thérapeutique ✔ � Mauvaise, peut favoriser les rejets qui
grèvent le pronostic de la greffe
� De nombreux facteurs influencent le devenir de la greffe : la qualité du greffon, l'ischémie froide,
les complications immunologiques, vasculaires, métaboliques, infectieuses

Réponse 15 : 5 points

N° Réponses Ok PCZ SCZ Commentaires


A rejet aigu cellulaire � Non petit infiltrat
B nécrose tubulaire aiguë � Dénudement des vitrées tubulaires
C infection à BK virus ✔
D pyélonéphrite aiguë � On peut voir un infiltrat de PNN
E rejet humoral � Pas de glomérulite ou capillarite
� L'infection à BK virus est asymptomatique et se dépiste par la recherche systématique du virus
dans les urines et le sang. Le diagnostic se fait par biopsie rénale et le traitement repose sur la baisse
de l'immunosuppression

Liste des items traités


Item 157 – UE 6 – Infections urinaires de l'enfant et de l'adulte
Item 261 – UE 8 – Insuffisance rénale chronique chez l'adulte et l'enfant
Item 197 – UE 7 – Transplantation d'organes : aspects épidémiologiques et immuno-
logiques ; principes de traitement et surveillance ; complications et pronostic ; aspects
éthiques et légaux

CORRIGÉS 409
475046 – (I) – (4.5) – Silk90

Elsevier Masson S.A.S


65, rue Camille Desmoulins
92442 Issy-les-Moulineaux Cedex
Dépôt légal : novembre 2016

Composition : SPI

Imprimé en Italie par Printer Trento

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