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Salage 2

Le salage routier consiste à répandre du sel sur les routes pour faire fondre la glace et la neige, avec des traitements préventifs et curatifs selon les conditions. Bien que le salage soit essentiel pour la sécurité routière, il entraîne des coûts élevés et des impacts environnementaux significatifs, notamment la pollution des eaux. L'utilisation de différents types de fondants, comme le chlorure de calcium, est courante, bien que cela puisse également causer des problèmes techniques et environnementaux.

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Salage 2

Le salage routier consiste à répandre du sel sur les routes pour faire fondre la glace et la neige, avec des traitements préventifs et curatifs selon les conditions. Bien que le salage soit essentiel pour la sécurité routière, il entraîne des coûts élevés et des impacts environnementaux significatifs, notamment la pollution des eaux. L'utilisation de différents types de fondants, comme le chlorure de calcium, est courante, bien que cela puisse également causer des problèmes techniques et environnementaux.

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Salage (route) - Wikipédia [Link]

org/wiki/Salage_(route)

Salage (route)
Dans le domaine routier, le salage est l’action de répandre un fondant routier, du sel en l’occurrence, sur la chaussée afin de faire fondre la pellicule de glace ou
de neige compactée.

Le sel peut être épandu :

avant la formation de la pellicule de glace pour empêcher sa formation (traitement préventif) ;


après l’apparition de la glace ou de la neige durcie (traitement curatif).

Le sel est répandu avec une épandeuse, plus communément appelée « saleuse ».

Le salage est devenu l'un des premiers débouchés économiques du sel.

Sommaire
Salage avec une épandeuse.
1 Aspects quantitatifs
2 Coûts
3 Histoire
4 Les types de fondants
5 Traitement préventif
6 Traitements curatifs du verglas
6.1 Traitements par types de verglas
7 Traitement curatif de la neige
7.1 Action selon le type de neige
7.2 Remarques fondamentales
7.3 Recommandations pratiques
8 Inconvénients Stockage de sel en prévision de l'hiver.
8.1 Impacts environnementaux Le chlorure de calcium doit être
8.2 Impacts sanitaires préservé de l'eau de pluie, car il
9 Prospective
produit une réaction exothermique
10 Voir aussi
avec l'eau.
10.1 Articles connexes
10.2 Bibliographie
10.3 Liens externes
10.4 Notes et références

Aspects quantitatifs
Camion de sel pour épandage manuel
Il a régulièrement augmenté durant la seconde moitié du XXème siècle pour atteindre plusieurs dizaines de millions de (Milwaukee)
2
tonnes par an dans les années 2000, essentiellement dans l'hémisphère nord . Rien qu'au canada, au début des années
1990, c'étaient environ 4,9 millions de tonnes de sels de voirie qui étaient annuellement rejetés et perdus dans
2
l'environnement , source d'environ 3 millions de t/an de chlorures qui contaminent les eaux superficielles et souterraines
2, 3
(Environnement Canada, 2001) . Les États-Unis quant à eux en utilisaient de 10 à 20 millions de tonnes/an (2003
2
Newsletter Envirocast) . Les pratiques et quantités diffèrent fortement selon les collectivité, mais il est fréquent que
pour couvrir leur responsabilité en cas d'accident, les responsables du salage en utilisent bien plus que le strict
2
nécessaire . En Amérique du Nord, la salinisation des eaux de surface et des nappes tend à augmenter, et « les
conséquences environnementales du transport routier de salage ne sont pas encore bien comprises par le public et les
2
décideurs » . Ce sel est source de contamination des eaux de surface et souterraines, cause des dommages aux arbres et
4, 5
aux infrastructures, et dégrade les écosystèmes locaux .
En France métropolitaine dans les années 2000-2010, environ 750.000 t de sel sont été consommées essentiellement en
une dizaine de jours et en montagne surtout). Durant les hiver froid (ex : 2004) jusqu'à 1 voire 1,5 million de t sont
épandus en France. Le record aurait été battu avant la fin de l'hiver 2009-2010 avec 1,9 million de tonnes de sel
6
déversées sur les routes françaises . Plus du double d'une année moyenne.
7, 8
En Suisse, 106.000 t ont été épandues rien qu'en février 2005 .

Le salage est source de pollution saline


Coûts des eaux de surface, mais aussi de
nappes. Ce graphique montre
En France, à raison de 80 €/T en 2010, le coût annuel du salage en France dépasse les 100 millions d’euros (matériel et l'augmentation régulière de la teneur
9
personnel compris) . des eaux de puits de la région de
Greenbrook (Banlieue de Toronto). À
ce rythme l'eau ne sera plus potable,
Histoire d'ici 20 ans
1

Le sel était autrefois une denrée trop rare et trop coûteuse dans les pays froids pour l'utiliser pour le déneigement. Quand
au XXème siècle, sa production industrielle l'a rendu très disponible, alors que le réseau routier s'étendait dans le monde entier, il a été de plus en plus utilisé
pour débarrasser les routes de la neige et du verglas. On utilise aussi dans certains pays ses propriétés hygroscopiques pour lutter contre les envols de poussière
en été.

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Salage (route) - Wikipédia [Link]

Environ 51% de la production mondiale de sel est aujourd'hui consacrée par les pays froids à l'entretien des routes.

On a constaté que le chlorure de calcium était plus efficace que le chlorure de sodium (il produit une réaction
exothermique avec l'eau, au contraire du NaCl qui quand il fond dans l'eau la refroidit), mais il présente aussi quelques
inconvénients (voir plus bas).

Dans le monde, les régions qui épandent le plus de sel en hiver sont l'Est du Canada, les pays du Nord de la Baltique, le
nord-est des états-Unis et la Russie et le nord de l'Europe de l'Ouest et centrale.

Boite a sel où le sel est remplacé par


Les types de fondants du gravier (qui peut être ensuite
récupéré et réutilisé)
Le fondant usuel est le sel de type chlorure de sodium, différent du sel de table par sa granulométrie et son hygroscopie.
On utilise également du chlorure de calcium et du chlorure de magnésium individuellement ou en mélange avec du
chlorure de sodium. Pour être plus efficace plus rapidement le sel peut être prédilué dans de l'eau, ce qui donne de la saumure. Cette saumure peut également
être à nouveau mélangée lors de l'épandage avec du sel solide, ce qui donne de la bouillie de sel.

Traitement préventif
L’objectif du traitement préventif est la recherche à la fois de la plus grande sécurité et de la plus grande efficacité.

Pour ce faire, le salage préventif ne doit pas se pratiquer trop longtemps avant le risque d’apparition du verglas, d’où la nécessité de surveiller l’évolution des
conditions météorologiques. Les dosages à employer sont les suivants :

Sel solide Saumure Bouille de sel

2 12,5 à 25 cm3/m2 8 à 10 g/m2 de sel +


10 à 15 g/m 2
soit 4 à 8 g/m de sel 15 à 25% de saumure

Dans tous les cas, il convient de :

ne saler qu’après la pointe du soir (obtention d’un dosage homogène et sel restant suffisamment longtemps sur la chaussée pour former une solution saline),
limiter autant que possible le dosage à 10 g/m² pour le sel solide,
traiter une largeur de voie diminuée d’un mètre par côté de chaussée.

Le traitement préventif ne dispense pas de la surveillance du réseau. En effet le sel est un matériau hygroscopique, c’est-à-dire qui a la capacité d’absorber l’eau
sous forme de vapeur présente dans l’air qui passe ainsi à l’état liquide en se déposant à la surface de la chaussée. La teneur en sel de la solution saline présente
sur la chaussée a donc tendance à baisser d’autant plus vite que l’air est plus humide. Elle peut ainsi devenir insuffisante pour empêcher la formation de glace
sur la chaussée.

Traitements curatifs du verglas


Lors de la formation de givre ou de verglas (fréquemment au lever du jour) ou en cas de brouillard ou présence d’eau sur la chaussée avec refroidissement très
net de la température, l’intervention curative devient nécessaire.

Dans ce cas, le dosage recommandé est de 15 à 20 g/m² suivant l’importance de la couche de verglas formé. Il faut se rappeler que deux traitements à 15 g/m²
sont préférables à un traitement de 30 g/m² sur verglas épais. En effet, l’eau de fusion qui apparaît au bout d’une vingtaine de minutes neutralise la solution
saline en moins d’une heure si la couche formée est très épaisse.

Le traitement curatif s’effectue en pleine largeur de chaussée.

Traitements par types de verglas

Mélange NaCl,
Phénomène à traiter Saumure (NaCl ou CaCl2) Bouillie (sel + saumure) Sel solide
CaCl2
Efficace avec un
Efficace immédiatement, risque de Efficace presque Efficace avec un léger retard (15
Dépôt de givre léger retard (5 à 15
dilution si le dépôt se poursuit immédiatement (qq min) à 30 min)
min)
Efficace avec un
Verglas par congélation Efficace immédiatement, risque de Efficace presque Efficace avec un retard important
léger retard (10 à 20
d’eau recongélation si températures froides immédiatement (5 min) (> 30 min)
min)
Efficace en début de phénomène,
Verglas par pluie sur sol Efficace, bonne résistance à
Inefficace car dilution très rapide inefficace si le verglas est déjà efficace
gelé la dilution
formé
Verglas météorologique Efficace en traitement d’attaque Efficace, bon compromis au Inefficace en raison du temps de
Très peu efficace
par pluie en surfusion uniquement traitement d’attaque dilution trop long

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Traitement curatif de la neige

Action selon le type de neige

Il existe trois types de neige :

la neige froide (impossible d’en faire une boule). Elle ne colle pas à la chaussée. Elle s’envole sous les roues des véhicules. Il est en principe inutile de la saler,
la neige humide (on peut en faire une boule). Le salage est utile,
la neige mouillée (on peut en faire une boule qui devient dure). Elle est évacuée sans traitement par le simple effet mécanique du trafic et il n’est pas
nécessaire en principe de la traiter par des fondants.

Remarques fondamentales

en déneigement, le traitement essentiel est le raclage,


on ne traite pas la neige pour la faire fondre mais pour éviter que le trafic ne la compacte et ne la rende glissante,
l’action du trafic est nécessaire pour brasser le sel sur la masse neigeuse.

La conséquence immédiate est qu’on ne doit pas saler une route enneigée où il n’y a pas de trafic. Il est donc important d’épandre du sel (lorsque la nature de la
neige et les conditions météorologiques le rendent nécessaire) dès le début de la chute pour que la pellicule neigeuse puisse aisément se décoller sous l’action du
raclage.

Le dosage recommandé pour cette intervention est de 15 à 20 g/m².

Recommandations pratiques

En cas de traitement sur une couche neigeuse, il convient de racler la neige après que le salage a fait son effet,
On ne traite pas la neige en moyenne ou forte épaisseur par salage, mais par raclage,
Il n'y a pas lieu de faire un traitement curatif de la neige par salage lorsqu’il fait très froid : le chlorure de sodium est totalement inefficace au-dessous de -10°
et risque de provoquer la formation de verglas par suite du refroidissement dû à la fusion de la neige (chaleur latente de fusion Lf = 334 kJ/kg).

Inconvénients
Outre les impacts sur l'environnement (Faune, flore, fonge, écosystème) (voir plus bas), le salage présente quelques inconvénients techniques :

le sel accélère la corrosion de nombreux métaux ; le chlorure de calcium plus encore que le chlorure de sodium ;
le salage peut également avoir une incidence négative à la traversée des passages à niveaux lorsque ceux-ci fonctionnent à l'aide de circuits de voie. En effet,
la solution saline présente sur le platelage suite à l'action de déneigement étant très conductrice, les deux rails se trouvent alors en contact électrique, ce que
l'automatisme interprète comme la présence d'un train, déclenchant ainsi le processus de fermeture. Cette fermeture intempestive est source d'embarras
routiers, de risques d'accident, les automobilistes étant tentés de « passer en chicane » sans savoir si un train arrive effectivement ou non, et de retards
ferroviaires, les trains étant ralentis par sécurité dès que l'incident est connu et jusqu'à ce qu'il soit clos.
le chlorure de calcium, de plus en plus utilisé, est réactif avec l'eau (et demande donc plus de précaution de stockage que le NaCl).

Impacts environnementaux

Dans la nature, au-delà d'une certaine dose (qui varie selon les organismes et parfois selon l'âge des individus), le sel devient un polluant, toxique pour les
10 11 1
organismes aquatiques et terrestres . On a aussi dans les années 2000 commencé à étudier in vitro et à modéliser les impacts de ce salage

Les apports massifs et/ou chroniques de sels (NaCl notamment, mais pas uniquement) dégradent la qualité des eaux de ruissellement et d'infiltration. Les
paramètres affectés sont :

la salinité ;
la composition ionique ;
la conductivité électrique ;
la dureté ;
le caractère corrosif pour les métaux (hors inox ou métaux anodisés) qui sont en contact avec cette eau.

Ces impacts varient selon plusieurs facteurs :

le contexte météorologique local,


12
le type de sel utilisé
13
le contexte hydrogéologique .
14
Le suivi de traçeurs radioactifs laisse penser que le sel diffusera a priori très vite dans un aquifère sableux ).

Ces impacts se manifestent principalement localement et en aval hydraulique des zones d'épandage ou stockage de ce sel. Par suite le réseau des eaux de
10
surface (Trame bleue) et les eaux souterraines peuvent aussi être affectées .

Dans les années 1970, une pollution des eaux de surface par le sel routier était bien établie en Amérique du Nord. Environ 15 ans plus tard, des chercheurs
15
canadiens alertaient sur une contamination de subsurface . D'autres études ont ensuite montré que les eaux de nappes étaient également concernées quand
elles sont situées sous ou en aval de routes ou de surfaces souvent salées.
16
Une étude a par exemple porté sur les changements de composition ionique et sur les flux de soluté de l'eau du bassin (9103 km2) de la rivière Mohawk) de
l'État de New York, de 1952 à 1998. Les taux de Na+ et Cl- ont respectivement augmenté de 130% et 243% respectivement, alors que d'autres constituants
diminuaient ou restaient constants. Le déglaçage des routes de ce bassin versant, estimé à 39 kg.km2 et par jour semble être le seul facteur explicatif possible de
cette augmentation qui correspond à un apport moyen vers les nappe et cours d'eau de 16 à 46 kg de NaCl/km2/jour pour la période d'étude (47 ans). En outre,

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malgré la baisse de la population du nord de ce bassin-versant, son état rural, une gestion plus environnementale, et le Clean Water Act, les concentrations de
10
Na+ et Cl- dans les eaux ont encore augmenté au cours des années 1990 . Dans le même temps l'imperméabilisation et l'artificialisation croissante des sols, les
puits, forages et pompages (actifs ou abandonnés), les fosses septiques, les aménagements urbains, périurbains et souterrains ont modifié le cycle de l'eau et
16
parfois la vitesse d'infiltration vers les nappes .

La métropole de Toronto utilisait au début des années 1990 plus de 100.000 t/an de NaCl pour le déglaçage des zones de circulation imperméabilisées. On
4
savait que le ruissellement entraine une grande partie de ce sel vers les cours d'eau (où des taux de plus de 1000 mg/L de sels étaient fréquents en hiver ),
mais on ignorait combien de sel pouvait pénétrer le sous-sol et éventuellement contaminer les nappes ou certaines alimentations de cours d'eau (Paine a
17
suggéré dès 1979 que l'accumulation de sel dans le sous-sol pourrait un jour devenir une source de contamination des nappes, ruisseaux et rivières).
16
Au début des années 2000, dans ce bassin urbain, où les ouvrages souterrains ont pu modifier les systèmes et vitesse d'infiltration de l'eau , le taux annuel de
rétention de sels de déglaçage a été calculé via le bilan de masse des chlorures entrant et sortant du bassin (urbain) de la rivière Highland (104 km2, considéré
comme bassin versant urbain typique de l'est de la métropole de Toronto). La contribution de ce bassin à la recharge des eaux souterraines a été estimé à 162
mm d'eau par an. Les registres municipaux indiquent le rejet dans l'environnement de ce bassin versant d'environ 10 000t/an de sel (NaCl essentiellement),
soit un dixième environ des apports de toute l'agglomération). Les chercheurs ont suivi le débit et la conductivité électrique de la rivière toutes les 15 mn
durant deux ans. Le calcul du solde a montré que seuls 45% du sel épandu sur le bassin versant a été lessivé par les pluies. Le reste a pénétré le sol. Si le
salage est maintenu avec de telles quantités de sel, les taux moyens de chlorure vont encore augmenter pour atteindre « peut-être dans un délai de 20 ans » un
seuil inacceptable pour l'environnement et la potabilité de l'eau, avec 426 ± 50 mg par litre. La valeur de 426 mg/L est presque le double du seuil acceptable
4
pour la qualité de l'eau au Canada (250 mg/L) . Ce sel est un des contaminants routiers apportés aux grands lacs, dont le proche lac
Ontario<refLacTorontoPollution2000>Ken W. F. Howard, Stephen Livingstone ; Transport of urban contaminants into Lake Ontario via sub-surface flow ;
Urban Water, Volume 2, Issue 3, Sept. 2000, Pages 183 à 195 (résumé ([Link]
_user=10&_coverDate=09%2F30%2F2000&_rdoc=1&_fmt=high&_orig=article&_origin=article&_zone=related_art_hover&_cdi=6222&_sort=v&
_docanchor=&view=c&_acct=C000050221&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=5623ec1947a1d9d9e9012af40cd80684&searchtype=a)
)</ref>.
Dans la région torontaise toujours, les nombreuses données hydrogéologiques disponibles suggèrent que les chlorures d'origine naturelle comptent pour une
faible part dans l'enrichissement des nappes (Le fond géochimique se situe entre 15 et 20 mg/L). Or, ces niveaux sont dépassés dans plus de 50% des puits
autour de Toronto. Les sources potentielles de sel sont principalement les sels de voirie, certains lixiviats de décharge, certains engrais agricoles et les eaux
salines du substratum rocheux. La plupart de ces sources libèrent du sel chimiquement purs avec 2 ou 3 ions majeurs. Une tracabilité précise des origines est
difficile, bien que les iodures et fluorures permettent de remonter à certaines sources. L'iodure permet notamment de différencier la plupart des sels de voirie
18
de ceux provenant d'eaux salines naturellement formées dans le substratum rocheux .
La contamination des nappes est aggravée par le fait que aux latitudes où le salage de route est courant, c'est justement en hiver - quand on utilise le plus de
19, 20
sel, et alors que l'évapotranspiration est minimale - que se fait le maximum de la recharge des nappes (par exemple, dans le sud du Massachusetts, 75 %
21
de la recharge annuelle de la nappe s'effectue en Décembre, Janvier, Février et Mars .
22, 23
En Finlande, on a cherché dans les années 1990 à modéliser la percolation du sel routier des eaux de ruissellement en surface aux aquifères .

Impacts sanitaires

Ils sont encore mal cernés. Ils seraient d'abord dus à l'augmentation de la teneur de l'eau du robinet en sodium, calcium et chlore provenant du sel routier, via la
24
contamination des nappes .

Sous Boston (Massachusetts) et alentours, la contamination moyenne de la nappe périurbaine par le sel routier a été estimée vers 1970 à 160 milligrammes de
chlorure de sodium par litre d'eau (100 mg de chlorures par litre), à comparer aux 50 à 100 mg/L habituellement trouvés à l'époque dans les puits urbains de l'est
du Massachusetts.
Ces taux de sel peuvent poser problème pour les personnes devant suivre un régime pauvre en sodium et pour ceux qui puisent de l'eau à proximité de grands
25 26, 27
axes routiers où la salinité de l'eau de nappe peut être plusieurs fois plus élevé que la moyenne ou encore en Europe du nord (en Finlande par exemple .

En 2001, Stantec alertait sur le fait que si les apports en sel de voirie continuaient, la contamination des eaux souterraines par ce sel pourra avoir un impact
28
grave dans les zones qui sont dépendantes des eaux souterraines pour leur approvisionnement en eau potable .
29
Il semble que dans certaines conditions le salage puisse aussi favoriser le transfert de certains métaux vers la nappe, surtout si le pH de l'eau est acide (la pluie
est souvent plus acide dans les régions industrielles et urbanisées ou là où la circulation est dense, dont sur les routes qui sont les plus souvent salées)

Prospective
Des questions prospectives se posent quant aux impacts écologiques pour les lacs, mais aussi pour certains estuaires à faible courants, les baies relativement
30 31
fermées . Localement, le sel (sous forme d'ion ou chlorure plus précisément) fait partie des substances prioritaires à suivre
32
Des études montrent que les changements de pratique de salages se traduisent par des changements environnementaux , mais on a aussi montré dans les
années 1990, des études ont suggéré que la percolation du sel dans les nappes était très hétérogène ; Les taux sont souvent plus élevés dans les nappes que dans
18
les puits (généralement situés en zone protégée ou faisant l'objet d'un périmètre de protection). Comme pour les nitrates, mais sans équivalent possible du
phénomène de dénitrification, il faut un certain temps (de l'ordre d'une ou plusieurs décennies) pour que le sel de déneigement qui a contaminé une nappe
18
souterraine en soit évacué, même si entre temps le salage des routes a été abandonné .
33 34 35
Des techniques visant à limiter les impacts sont recherchées et des sels alternatifs sont étudiés , ainsi que leurs impacts , ou différentes formulations de
36 37
saumures avec adjonctions d'autres produits (Ex : 2% de sucre, soit 20 kg de sucre pour une tonne de sel ), par exemple en Suisse , après d'autres
36
expérimentations d'usage d'additif sucré aux États-Unis, en Suède ou Norvège ).

Voir aussi

Articles connexes

Sel Neige Verglas

Bibliographie

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Salage (route) - Wikipédia [Link]

Jones, P.H., B.A. Jeffrey, P.K. Watler, and H. Hutchon. 1986. Environmental impact of road salting—State of the art. Downsview, Ontario, Canada: Ministry
of Transportation and Communications.

Liens externes

Site métier de la viabilité hivernale - CETE de l’Est (France) ([Link]


Sixth international symposium on snow removal and ice control technology (2004) (676 p) ([Link]

Notes et références
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2. M.L. Bester, E.O. Frind, J.W. Molson et D.L. Rudolph ; Numerical Investigation of Road Salt Impact on an Urban Wellfield (Étude quantitative des impacts des sels de voirie sur un
champ captant urbain); Vol. 44, No. 2— Revue "Ground Water" ; Mars–Avril 2006 (pages 165 à 175) ; Télécharger l'étude (PDF, 11 pages, en anglais) ([Link]
/[Link])
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Number 1 (1993) ; Volume 20, Number 1 (1993) (Télécharger l'article complet (PDF, 8 pages, en anglais) ([Link] )
5. Jones et al. 1986
6. Anthony Lucas, AFP ; Le salage des routes: bon pour le déneigement, moins pour la nature ([Link]
/ALeqM5gchmusBOGdQacNWKYlL54i_uV7QQ?docId=CNG.30f6b2bf9c694e0e81738a93efbc10e9.171)
7. Marcel Robert, Article Le scandale du salage des routes ([Link] ; 7 mars 2005
8. Épisode neigeux en France : une note un peu trop salée pour l’environnement ([Link]
environnement_mrm52993.html) , 2011/01/07
9. Marine Courtade, Article du Journal La croix (03/01/2011) ; Le salage des routes, une technique utilisée faute de mieux ([Link]
utilisee-faute-de-mieux/article/2451132/4076) reprenant chiffres de la DIRIF (Direction des routes d'ïle de France) ([Link]
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_coverDate=07%2F31%2F2003&_rdoc=1&_fmt=high&_orig=search&_origin=search&_sort=d&_docanchor=&view=c&_searchStrId=1564317230&_rerunOrigin=[Link]&
_acct=C000050221&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=87ddb2af6a540d3e2eb5d2deeb371437&searchtype=a) )
11. Hellste´n, P., and T. Nyste´n. 2003. Migration of alternative deicers in the unsaturated zone of aquifers—In vitro study. Water Science and Technology 48, no. 9: 45–50.
12. Water, Air, & Soil Pollution Volume 166, Numbers 1-4, 49-63, DOI: 10.1007/s11270-005-8265-9 Environmental Impact of Chemical Deicers ; – A Review Devikarani M. Ramakrishna
and Thiruvenkatachari Viraraghavan ; Earth and Environmental Science (résumé ([Link] ) ou chargement (payant) de l'étude
([Link] en anglais, PDF (135.2 KB)
13. Nyste´n, T. 1998. Transport processes of road salt in quaternary formations. Proceedings: International Symposium on De-icing and Dustbinding—Risk to Aquifers, Helsinki, Finland.
October 14–16, 31–40. Nyste´n, T. and Suokko, T. Eds. Nordic Hydrological Programme, NHP Report No. 43, Helsinki, Finland, p 31–40
14. Engesgaard, P., K.H. Jensen, J.W. Molson, and E.O. Frind. 1996. Large scale dispersion in a sandy aquifer: Simulation of subsurface transport of environmental tritium. Water
Resources Research 32, no. 11: 3253–3266
15. Pilon, P., and K. Howard. 1987. Contamination of subsurface waters by road de-icing chemicals. Water Pollution 22, 157–171.
16. Douglas Burns, Tomas Vitvar, Jeffrey McDonnell, James Hassett, Jonathan Duncan, Carol Kendall, Effects of suburban development on runoff generation in the Croton River basin, New
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Snow and Ice Control Working Group, Working Paper SIC-3, 23 p
18. Ken W.F Howard and Paul J Beck ; Hydrogeochemical implications of groundwater contamination by road de-icing chemicals ; Journal of Contaminant Hydrology Volume 12, Issue 3,
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