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La preuve de l'acte juridique doit être rapportée par écrit, conformément à l'article 1359 du Code civil, afin d'assurer la sécurité des relations juridiques. Historiquement, la preuve écrite a remplacé d'autres modes de preuve, et le Code civil reconnaît également la valeur des écrits électroniques. Cependant, des exceptions à cette règle existent, permettant l'admission de preuves équivalentes ou substituées à l'écrit.

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La preuve de l'acte juridique doit être rapportée par écrit, conformément à l'article 1359 du Code civil, afin d'assurer la sécurité des relations juridiques. Historiquement, la preuve écrite a remplacé d'autres modes de preuve, et le Code civil reconnaît également la valeur des écrits électroniques. Cependant, des exceptions à cette règle existent, permettant l'admission de preuves équivalentes ou substituées à l'écrit.

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Sujet : « La preuve de l’acte juridique »

Introduction

La preuve de l’acte juridique ne peut pas être rapportée librement. L’article 1341 du Code civil
(devenu aujourd’hui l’article 1359) pose le principe selon lequel la preuve d’un acte juridique ne peut
être rapportée que par écrit. Cette exigence se justifie par la nature même de l’acte juridique : il crée
une situation juridique fondée sur la volonté des parties, et il est donc légitime d’exiger que cette
volonté soit formalisée par écrit. L’écrit assure en effet la sécurité des relations juridiques et permet
de préconstituer la preuve des droits subjectifs qui en découlent. Puisque les parties peuvent
matériellement se ménager une preuve avant tout litige, le législateur les y contraint en exigeant un
écrit original, rédigé et signé par celui qui s’engage.

Historiquement, les modes de preuve ont profondément évolué. Sous l’Ancien droit, la preuve
reposait sur des procédés empreints de superstition, tels que les ordalies ou les jugements de Dieu.
Le témoignage était alors considéré comme la preuve la plus fiable, les témoins redoutant le parjure.
Mais le déclin de l’esprit religieux, conjugué au développement de l’alphabétisation et des contrats
conclus sans témoins, a progressivement conduit à privilégier la preuve écrite. Contrairement au droit
anglais, où la preuve testimoniale demeure la règle, la France, avec l’ordonnance de Moulins de 1566,
a consacré le principe de la preuve par écrit pour les actes juridiques.

Ce principe, codifié à l’article 1341 du Code civil, comporte deux aspects : d’une part, tout acte
juridique doit être constaté par écrit pour en assurer la preuve ; d’autre part, la preuve contraire à un
écrit ne peut être apportée que par un autre écrit. L’écrit, entendu au sens large, désigne tout
document rédigé, qu’il s’agisse de registres, factures, ou documents bancaires. Au sens strict, il s’agit
d’un acte juridique signé, qu’il émane des parties ou d’un officier public. Depuis la loi du 13 mars
2000, le Code civil reconnaît également la valeur probante de l’écrit électronique, défini comme « une
suite de lettres, caractères, chiffres ou signes dotés d’une signification intelligible, quel que soit leur
support ».

Toutefois, dans la pratique, il n’est pas toujours possible de disposer d’un écrit, en raison des
circonstances ou de la bonne foi des parties. C’est pourquoi la règle de la preuve écrite a toujours été
assortie d’exceptions, assouplies notamment par la loi du 12 juillet 1980. Ainsi, tout en affirmant le
principe de la preuve par écrit des actes juridiques (I), le législateur a introduit des aménagements
permettant d’en tempérer la rigueur (II).

Le plan retenu est ainsi le suivant :

I. Le principe de la preuve par écrit de l’acte juridique

A) Le contenu du principe

B) Les écrits admis comme preuve de l’acte juridique

II. Les tempéraments au principe de la preuve écrite

A) L’admission de preuves équivalentes à l’écrit

B) L’admission de preuves substituées à l’écrit

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