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I Importance Environnementale: Mohssine Znig Aya Talai 21/04/2025

Les forêts tropicales sont cruciales pour la biodiversité, abritant 70 % des espèces animales et végétales du monde, tout en jouant un rôle clé dans la régulation du climat et la gestion des ressources en eau. Environ 500 millions de personnes dépendent économiquement des forêts, qui fournissent des produits essentiels, notamment du bois et des ressources médicinales. Cependant, la déforestation a considérablement réduit leur superficie, avec des conséquences graves sur l'environnement et les communautés locales.

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I Importance Environnementale: Mohssine Znig Aya Talai 21/04/2025

Les forêts tropicales sont cruciales pour la biodiversité, abritant 70 % des espèces animales et végétales du monde, tout en jouant un rôle clé dans la régulation du climat et la gestion des ressources en eau. Environ 500 millions de personnes dépendent économiquement des forêts, qui fournissent des produits essentiels, notamment du bois et des ressources médicinales. Cependant, la déforestation a considérablement réduit leur superficie, avec des conséquences graves sur l'environnement et les communautés locales.

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MOHSSINE ZNIG AYA TALAI 21/04/2025

IMPORTANCE DES FORÊTS TROPICALES

Importance environnementale
Les forêts tropicales jouent un rôle spécial dans la
conservation de la biodiversité. Elles abritent
70 p. 100 des plantes et des animaux du monde – plus
de treize millions d'espèces distinctes. On trouve
dans les forêts tropicales 70 p. 100 des plantes
vasculaires du monde, 30 p. 100 de toutes les espèces
d'oiseaux et 90 p. 100 des invertébrés. Parmi les
mammifères qui y habitent, nombreux sont ceux qui
occupent une place symbolique dans l'histoire
naturelle – notamment les grands félins, les primates
et les ongulés que l'on trouve dans les régions
boisées de l'Afrique orientale. Rien que sur le plan
des essences forestières, les forêts tropicales
humides présentent une extrême diversité puisqu'on y
trouve souvent plus de 200 espèces par hectare. En
revanche, les forêts boréales sont biologiquement
beaucoup plus simples et souvent, on peut y retrouver
des peuplements ne contenant qu'une seule espèce par
hectare, par exemple en Amérique du Nord, dans les
peuplements de pin de Murray régénérés par le feu.
Les forêts influencent le climat local et
probablement, le climat mondial. Elles modèrent les
variations diurnes de la température de l'air et
maintiennent les niveaux d'humidité dans l'atmosphère.
Les forêts absorbent le carbone et réapprovisionnent
en oxygène l'air que nous respirons. La conservation
des ressources forestières dans les bassins
hydrographiques qui fournissent de l'eau pour
l'irrigation, l'assainissement et la consommation
humaine est un important élément des stratégies
d'approvisionnement en eau. Lorsque l'utilisation des
terres est équilibrée dans les bassins hydrographiques
tropicaux, les forêts absorbent l'excès des eaux de
pluie qui est graduellement libéré plus tard. Les
forêts règlent le débit des cours d'eau en
interceptant les eaux de pluie, en absorbant l'eau
dans les sols sous-jacents et en la libérant
graduellement dans les cours d'eau et les rivières qui
constituent leurs bassins hydrographiques. Cela
minimise à la fois les possibilités d'inondation en
aval et la sécheresse. Le couvert arboré conserve
l'humidité dans le sol en donnant de l'ombre, ce qui
réduit l'évaporation due à l'échange d'énergie
rayonnante avec l'atmosphère. Les racines des arbres
rendent le sol plus poreux, réduisent la compaction et
facilitent l'infiltration. Jouant le rôle de coupe-
vent, les arbres réduisent la force des vents qui
dessèchent et érodent le sol.

Importance socioéconomique
Près de 500 millions de personnes vivent au sein ou à
l'orée des forêts tropicales. Il s'agit des groupes
les moins privilégiés de notre société mondiale. Ils
dépendent des forêts pour se procurer nombre
d'importants produits et de services environnementaux.
Parmi cette population dépendante des forêts, on
trouve les 150 millions d'autochtones ou d'indigènes
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Chapitre : 9
du monde dont le style de vie est intimement lié à
l'existence des forêts, qui non seulement leur
permettent de satisfaire leurs besoins économiques en
leur assurant un gîte et de la nourriture, mais sont
également partie intégrante de leur culture et de
leurs traditions spirituelles.
Les forêts nous fournissent tout un éventail de
produits industriels du bois que nous utilisons dans
la vie quotidienne - du bois d'oeuvre, des panneaux,
des poteaux, des piquets, de la pâte et du papier. Les
produits industriels du bois totalisent une valeur de
400 milliards de dollars US, ce qui représente environ
2 p. 100 du produit national brut mondial
(CMFDD, 1998). La contribution des forêts tropicales
représente à peu près 25 p. 100 de cette production.
On estime à plus de 100 milliards $ US la valeur des
échanges internationaux de produits du bois, ce qui
équivaut à 3 p. 100 du total des échanges commerciaux.
On rapporte qu'en 1994 (FAO, 1997), le total de la
production mondiale de bois utilisé à toutes fins a
été de 3 358 millions de mètres cubes, dont 1
318 million de mètres cubes produits dans les pays en
développement. La production mondiale se divise
presque également entre le bois utilisé à des fins
industrielles et le bois de chauffage.
Alors que les pays industrialisés produisent la
plus grande partie des produits industriels du bois,
c'est dans les pays en développement que l'on consomme
le plus de bois de chauffage. Le bois de chauffage et
le charbon de bois représentent 56 p. 100 de la
production mondiale de bois, une production qui
provient à près de 90 p. 100 des pays en
développement. Le bois est de loin la plus importante
source d'énergie pour les pays en développement, et la
seule pour la plupart des habitants des régions
rurales du monde.
En plus des produits du bois, les forêts
tropicales fournissent toute une gamme de produits
forestiers non ligneux, qui même s'ils sont souvent
appelés produits « mineurs », sont dans bien des cas
des produits forestiers « majeurs » pour les habitants
du lieu. Cela comprend des fibres, des résines, des
latex, des fruits et des produits médicinaux
traditionnels. Les forêts sont souvent d'importantes
sources de produits alimentaires, notamment pendant
les périodes de sécheresse et de famine quand les
récoltes de produits agricoles font défaut. Par
exemple, dans l'État de Madhya Pradesh, en Inde, les
populations tribales comptent sur leurs forêts pour
satisfaire jusqu'à 25 p. 100 de leurs besoins
alimentaires fondamentaux. La plupart de ces produits
forestiers non ligneux ou « mineurs » sont produits,
commercialisés et consommés en dehors de l'économie
monétaire et ne sont donc pas inclus dans les
statistiques économiques nationales.
Les forêts tropicales sont également très
importantes économiquement, sur le plan de
l'amélioration génétique des plantes. Par exemple, on
a trouvé dans les régions boisées mexicaines une
espèce de maïs sauvage qui résiste à cinq des sept
principaux virus du maïs du monde; c'est maintenant
une importante ressource génétique utilisée dans les
programmes d'amélioration du maïs. Les forêts jouent
MOHSSINE ZNIG AYA TALAI 21/04/2025
également un grand rôle comme source de nouveaux
produits pharmaceutiques utilisés pour lutter contre
le cancer, le SIDA et d'autres maladies graves. La
pervenche des forêts de Madagascar fournit un
médicament qui a eu de très bons résultats dans le
traitement de la leucémie lymphocytaire. L'écorce du
Prunus africanum est maintenant une denrée importante
sur les marchés internationaux comme produit
pharmaceutique utilisé pour traiter les troubles de la
prostate (Leakey 1998). À l'heure actuelle, notre
connaissance des plantes des forêts tropicales est
limitée, mais les recherches qui se poursuivent
permettent de l'améliorer. L'importance de la grande
variété des produits forestiers est manifeste, quel
que soit l'étalon économique que l'on utilise.

Historique
Il y a huit mille ans, à l´époque où l´agriculture est
devenue sédentaire, les forêts recouvraient environ
40 p. 100 des terres du monde, soit à peu près 6 000
millions d´hectares. Au cours des 7 500 années qui ont
suivi, les terres utilisées pour l´agriculture et l
´élevage ont graduellement empiété sur les forêts,
recouvrant les sols les plus fertiles et les plus
accessibles. Les régions les plus affectées ont été le
Moyen-Orient, le Bassin méditerranéen, l´Asie du Sud
et l´Extrême-Orient. La disparition des forêts en
Mésopotamie et dans le Bassin méditerranéen était déjà
bien avancée avant l´ère chrétienne. Les forêts qui
demeurent sont, dans bien des cas, très dégradées. Par
exemple, en Turquie, on a récolté de façon sélective
pendant des siècles, dans les forêts de Pinus brutia,
uniquement les arbres les plus hauts et les plus
droits. À l´heure actuelle, les arbres sont
génétiquement inférieurs par la forme et la stature,
parce que l´on a récolté uniquement les meilleurs d
´entre eux. Il y a des siècles, on trouvait dans des
pays comme la Chine et l´Inde beaucoup plus de forêts
qu´il n´en existe aujourd´hui. Elles ont été décimées
pour fournir à des populations de plus en plus
nombreuses, des matériaux de construction et du bois
pour faire cuire leurs aliments et chauffer leurs
maisons et pour leur donner de nouvelles terres à
cultiver.
Après l´arrivée des premiers Européens dans le
Nouveau Monde, il y a plus de 500 ans, les forêts de l
´hémisphère occidental commencèrent également à
disparaître. Les plus accessibles de la région côtière
du Brésil et celles des Caraïbes furent converties en
plantations de canne à sucre. En Amérique du Nord, des
colons arrivèrent d´Europe et des esclaves furent
amenés d´Afrique pour convertir ce qui avait été
jusque-là, un vaste territoire forestier en
exploitations agricoles et en fermes d´élevage
extensif. Des forêts furent défrichées pour répondre
aux besoins croissants des colons avides de nouvelles
terres où faire pousser leurs cultures de subsistance.
Les sols des régions tempérées étant favorables, il
fut possible d´établir une agriculture durable qui,
étant une alternative viable à la foresterie,
représentait la meilleure façon d´utiliser la terre.
Des forêts furent aussi défrichées pour fournir le
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Chapitre : 9
bois nécessaire à la cuisine et au chauffage ainsi qu
´à la construction de maisons et de meubles. Pendant
ce temps, les forêts qui restaient en Europe étaient
mises à rude épreuve par l´arrivée de la Révolution
industrielle, car il fallait fournir du combustible
pour alimenter les usines de fusion et les fonderies
des nouvelles industries. Avant la fin du XIXe siècle,
la plupart des anciennes forêts d´Europe avaient
disparu depuis longtemps.

Entre 1850 et 1980, 15 p. 100 des forêts du monde


ont été défrichées (Rowe et. al, 1992). Le territoire
couvert par les forêts à travers le monde est
maintenant réduit à 3 500 millions d´hectares après
avoir été exploité par l´homme, principalement pendant
la dernière moitié du XXe siècle (FAO, 1997).

Époque contemporaine
Même si cela fait des siècles que les territoires
couverts par les forêts à travers le monde se
réduisent peu à peu, c´est pendant la dernière moitié
du XXe siècle que le processus s´est accéléré dans des
proportions alarmantes. Depuis les années 60, le
rythme auquel les forêts tropicales sont défrichées a
changé radicalement. En revanche, le territoire occupé
par les forêts dans les régions tempérées des pays
industrialisés a augmenté de 0,1 p. 100 dans les
années 80 (Anon. 1996). Par exemple, au Canada, on a
pu constater une augmentation nette du territoire
occupé par des forêts, qui est passé de 416,2 millions
d´hectares à la fin des années 80 à 417,6 millions d
´hectares en 1997 soit une augmentation de
1,4 millions d´hectares (Lowe et. al, 1994; Service
canadien des forêts, 1998).
Dans quelle proportion la déforestation réduit-
elle les forêts ? L’Organisation des Nations Unies
pour l´alimentation et l´agriculture (FAO, 1997) a
estimé que dans les pays en développement, le rythme
annuel de la déforestation se chiffre à 15,5 millions
d´hectares pour la période allant de 1980 à 1990 et à
13,7 millions d´hectares pour la période 1990-1995. Au
total, au cours de cette période de 15 années, c´est
environ 200 millions d´hectares de forêt qui ont
disparu. Pour mettre ce chiffre en perspective,
200 millions d´hectares, c´est un territoire plus
étendu que celui qu´occupe le Mexique ou l´Indonésie.
La FAO (Drigo, 1997) rapporte que l´évolution du
territoire couvert par les forêts entre 1980 et 1990,
en Afrique, est largement due au fait qu´elles sont
défrichées pour laisser place à de petites
exploitations agricoles ainsi qu´à des cultures et à
des pâturages permanents, à quoi s´ajoute le ramassage
du bois de chauffage, cause d´une dégradation lente et
progressive. On estime que ce sont les pressions
exercées par la population rurale qui sont le
principal facteur de ces changements. Par contre, en
Amérique latine, c´est plutôt une orientation vers l
´agriculture et l´élevage extensif permanent que l´on
a pu constater, souvent en relation avec des projets
de peuplement et de construction d´infrastructures. En
Asie, la situation est plus complexe et elle est liée
à de grands programmes de colonisation, à une récolte
MOHSSINE ZNIG AYA TALAI 21/04/2025
intensive de bois d´oeuvre, à l´expansion de l
´agriculture commerciale et à l´empiétement continu de
terres boisées par l'agriculture itinérante. En Asie,
on a lancé des projets à grande échelle pour convertir
les forêts en plantations, forestières ou agricoles
(p. ex., caoutchouc, huile de palme).
Ce qui est tragique, c´est que la plupart de ces
terres déboisées ne conviennent pas, à long terme, à l
´établissement de cultures ni de pâturage et qu´elles
se dégradent rapidement une fois que les arbres ont
été coupés et brûlés. De fait, à travers les
tropiques, très peu des terres boisées qui demeurent
ont quelque potentiel que ce soit pour une agriculture
durable.
La désertification, particulièrement en Afrique
et en Asie, a contribué à la déforestation également
par la dégradation des terres dans les climats plus
secs. Elle touche de 3 000 à 4 000 millions
d'hectares, soit environ un quart de la surface
émergée du globe, par suite de culture à outrance non
viable, de surpâturage, de coupe abusive des arbres et
des arbustes, ainsi que de la mauvaise gestion des
eaux sur les terres irriguées.
La majeure partie de la déforestation a lieu dans
un nombre restreint de pays. Le palmarès de la
déforestation est détenu par cinq pays, qui sont
responsables de la perte annuelle de 5,46 millions d
´hectares, soit environ 40 p. 100 des dommages que
subissent les forêts.

(Source: FAO, 1997)

3. AGENTS DE LA DÉFORESTATION
Il est important de faire la distinction entre les
agents de la déforestation et ses causes. Les
« agents » sont les particuliers, les entreprises, les
organismes gouvernementaux ou les responsables de
projets de développement qui défrichent les forêts,
par opposition aux forces qui les motivent. Dans bien
des documents portant sur la déforestation, on ne fait
pas cette distinction. Parfois, à cause de ce manque
de rigueur, on en vient à blâmer erronément des
groupes qui agissent uniquement d’une manière
rationnelle sur le plan économique, étant donné le
cadre socio-économique et politique dans lequel ils se
trouvent.
Qui sont les agents de la déforestation? La
question est très débattue, tout comme les raisons qui
sont à l'origine de leurs actes. Les petits
exploitants agricoles? Les agriculteurs commerciaux?
Les exploitants forestiers? Les grands éleveurs? On
peut répondre que tous sont responsables et qu'il y en
a d'autres. Dans toutes les régions géographiques, les
agriculteurs qui pratiquent la culture sur brûlis se
placent en haut de la liste des plus importants agents
de la déforestation. Ils occupent les terrains
forestiers et coupent les arbres pour planter des
cultures de subsistance. Parmi les autres principaux
agents de la déforestation dans le secteur agricole,
on trouve les grands éleveurs, qui éliminent la forêt
afin d'établir des pâturages où ils feront paître leur
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bétail, et les agriculteurs commerciaux, qui créent de
grandes plantations pour produire, par exemple, du
caoutchouc et de l'huile de palme. Parmi les agents
secondaires de la déforestation, on trouve les
exploitants forestiers, les planteurs d'arbres à
l'échelle commerciale, les collecteurs de bois de
chauffage, les entreprises minières et pétrolières et
les entrepreneurs de travaux d'infrastructure.

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