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Droit de L'union Afriacaine

Le document présente un cours de Master sur le droit de l'Union Africaine, dispensé par le Pr. Jean Louis Atangana Amougou à l'Université de Yaoundé II. Il aborde l'historique, les principes fondamentaux et les structures institutionnelles de l'Union Africaine, ainsi que les défis liés à la souveraineté des États membres et le droit d'intervention. Le texte souligne l'importance de la solidarité et de l'unité en Afrique tout en examinant les paradoxes de son développement et de ses ressources.

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Droit de L'union Afriacaine

Le document présente un cours de Master sur le droit de l'Union Africaine, dispensé par le Pr. Jean Louis Atangana Amougou à l'Université de Yaoundé II. Il aborde l'historique, les principes fondamentaux et les structures institutionnelles de l'Union Africaine, ainsi que les défis liés à la souveraineté des États membres et le droit d'intervention. Le texte souligne l'importance de la solidarité et de l'unité en Afrique tout en examinant les paradoxes de son développement et de ses ressources.

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RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
****** *******
MINISTERE DE MINISTRY OF HIGHER EDUCATION
L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ******
****** THE UNIVERSITY OF YAOUNDE II
UNIVERSITE DE YAOUNDE II ******
****** FACULTY OF LAWS AND
FACULTE DES SCIENCES POLITICAL
JURIDIQUES ET POLITIQUES SCIENCE
****** ******
DEPARTEMENT DE DROIT DERPARTMENT OF PUBLIC LAW
PUBLIC

COUR DE DROIT DE L’UNION AFRICAINE

Cours De Master 2- Recherche Droit Public Options droit


international et communautaire

Dispensé par :

PR. JEAN LOUIS ATANGANA AMOUGOU

Agrégé Des Facultés De Droit, Professeur Titulaire Des Universités.

Le cours n’étant qu’indicatif, il est prescrit aux étudiants-chercheurs de l’approfondir à travers la


lecture des documents scientifiques.

NOTA BENE : les idées émises dans cette polycopie sont la propriété intellectuelle exclusive du
PROFESSEUR!

ANNEE : 2023/ 2024

0
INTRODUCTION GÉNÉRAL

Si l’on traite de droit de l’Union Africaine, on traite l’Afrique. On ne définit pas une institution
(conseil de sécurité) on définit un concept. Il faut présenter ce que c’est que l’Afrique avec tous
ses constats et paradoxe.

On peut présenter l’Afrique d’une manière géographique, sur le plan économique, d’un point de
vue politique. Au 20 ème siècle, il y’avait encore des Etats qui n’était pas indépendant. Le dernier
Etats à avoir été indépendant c’est le Zimbaoué. Le dernier né c’est le soudan de du sud en 1981
(qui est né de la sécession).

Paradoxe : l’Afrique est le continent le plus anciens et le plus anciens mais aussi le plus jeûne. La
première âme humaine a vécu en Afrique pas très loin du Cameroun précisément au TCHAD du
nom Toumaï.

L’Afrique est jeune par sa population1, c’est aussi le continent le plus riche par ses ressources
naturelles et le plus pauvre par son niveau de développement. Par contre l’Europe est la population
la plus vieille au monde. L’Afrique est le continent qui a fait de la solidarité son mot d’ordre mais
aussi le continent sur lequel les Etats sont le plus souvent cramponner sur leur souveraineté.

L’article 3 al 1 de l’acte constitutif de l’Union Africaine, mentionnés en même temps l’unité et


la solidarité. Dans l’UE, la souveraineté n’est pas mentionnée, elle évoque plutôt l’indépendance.

L’INTRODUCTION DE LA NOTION DE PEUPLE

Retrouver dans la charte des droits de l’homme et des peuples en 1981, la notion du peuple est
encore reprise dans l’acte de l’Union Africaine, d’où une notion complexe ; puis qu’elle peut
donner lieu à des multiples interprétations. L’autre audace est le droit d’intervention dans un Etats
membre confère l’Union Africaine.

En Afrique, le droit d’intervention peut causer un certain nombre de problèmes, ce qui peut
soulever des différences du moment où cette organisation s’accommode sur la souveraineté et
l’indépendance des Etats membres. Or, cette intervention devrait être envisager dans un cadre

1
Le rapport de PNUD.

1
restreint (l’infraction principal) c’est qui n’est pas le cas de crime de guerre, crime contre
l’humanité, et de génocides dans lequel l’Union Africaine peut intervenir dans les Etats.

L’Union Africaine a régi les textes à la condamnation ferme des changements anticonstitutionnel
de gouvernement. L’un des problèmes, c’est la définition de changement anticonstitutionnel
communément fait référence au coup d’Etat militaires. Mais on s’interroge si le changement
anticonstitutionnel est uniquement effectif par un coup d’Etat ? Est-ce que l’introduction dans
l’acte de principe contribue à l’évolution ?

L’UA est la plus importante de l’organisation du continent, elle compte 55 Etats et l’Union
Européenne compte 25 États et l’organisation des Etats Américain compte 35 Etats.

Le processus qui a permis d'aboutir à la mise en place de l’UA, il est un processus lent et complexe
à cause des multiples retards connu. Il a connu des accélérations et de déclaration, mais elle est
passée d’une organisation à une union dont l’OUA a l’UA.

Quelle est la différence entre l’Union et l’organisation ?

la responsabilité des OI de 2011 en son article 2-A qui dispose : « l’organisation internationale
s’entend de toute organisation instituée par un traité ou un autre instrument juridique régi par le
droit internationale et dotée d’une personnalité juridique internationale propre ».

CONSTRUCTION HISTORIQUE DE L’UNION AFRICAINE

Il y’a eu plusieurs tentatives de regroupement sous régionaux, notamment le conseil latin en


Afrique de l’ouest mis en place le 29 mai 1959 et qui comporte à l’époque cinq Etat : côte d’Ivoire,
Dahomey, haute volta, Niger et Togo. Il s’agissait d’un organe de coopération inter- étatique.

Après cela, on a eu UMOA institué le 12 mai 1962 avec pratiquement les mêmes Etats sauf que
s’y est ajouté Mauritanie et Sénégal, dont les 7 pays.

Il y’a aussi l’Union des Etats d’Afrique Centrale qui comporte la RCA, CONGO KINSHASA et
le TCHAD mis en place le 02 avril 1968.

2
Et puis nous avons finalement Union Douanière des Etats d’Afrique Centrale (UDEAC) crée en
1964 elle a pour but de promouvoir un seul territoire douanier (elle a pour objectif d’établir un seul
douanier des Etats membres). Ces regroupements a eu lieu lors de la conférence de Brazzaville qui
va rassembler les 4 Etats de l’Afrique équatorial, Cameroun, Madagascar et le Sénégal et
Mauritanie.

Dans le même temps, il y’a un regroupement de groupe de Casablanca né le 07 janvier1961 :


constituait le Ghana, Guinée, Mali et le Maroc ; il avait les principales lignes de conduite à savoir
le non alignement, le refus des bases militaire étrangères sur leurs territoires et aussi le critère des
nombreux organes communs.

Le principe de non alignement par le passé était un mouvement de provenance du sud qui avait
pour mots d’ordres de dire que nous ne sommes pas obligés de nous aligner soit en faveur du bloc
de l’Est (l’URSS), soit en faveur du bloc de l’ouest (mouvement capitalisme dirigé par les États-
Unis). Des États peuvent décider de voter pour le bloc de l’Est ou celui de l’ouest suivant à côté de
ses groupes.

Il y’avait aussi le groupe de Monrovia à côté de Casablanca créé le 12 MAI 1961. Il apparait
souvent comme le 1ere groupe très consensuel avec pour mots d’ordre le rassemblement le groupe
de Casablanca et celui de Brazzaville, dont il a encore pour ambition d’ajouter les Etats anglophone
et les Etats arabes. Ces groupes sont considéré comme ancêtre du vrai regroupement africain. Il
avait été convoqué à l’initiative de l’ancien première ministre Nigérian.

Ce groupe va axer son objectif sur un certain nombre de principes dont 04 fondamentaux : l’égalité
absolue entre les Etats ; la non gérance dans les affirmations internationales ; non-ingérence
dans les affaires internes d’un autre Etat, le respect de la souveraineté ; la nécessité de
coopérer entrer ces Etats.

Le groupe de Monrovia va préconiser de ne pas rompre les relations avec les anciennes métropoles,
c’est à propos de l’usage du français et anglais comme langue de travail à côté de langue nationale.
LES ETAPES FONDANMENTALES VERS LA CREATION D’UNE UNION

Certaines étapes sont considérées comme l’étape fondamental vers la création de l’Union
Africaine ; en 1991 fut créer la communauté économique de l’Afrique mise en place par le traité

3
d’ABUJA qui entre en vigueur le 12 juin 1994 ; l’objectif de la CEA est la promotion de
l’intégration et de la recherche croissance économique et l’objectif final est la mise en place d’une
zone de libre-échange.

Il y’a eu l’étape de la déclaration syrte (ville de Libye) le 09 septembre 1999. Elle est importante
dans la mesure où, elle souligne la nécessité impérieuse des peuples Africaine vers une plus grande
unité, solidarité au sein d’une communauté plus large des peuples.

QUELQUE PRINCIPE DE BASE DE L’UNION AFRICAINE

La charte des Nations Unies parle de l’égalité de souveraineté des États.

 L’égalité
 Souveraineté
 L’interdépendance (les pays ne peuvent pas vivre pas vivre de manière caris, ils doivent
coopérer entre eux)
 Le respect des frontières hérité de la colonisation (ces deux principes tenais à cœur l’organe
de l’Union Africaine)
 La non-ingérence dans les affaires intérieures des autres Etats.
 L’interdiction de l’Usage de la force.

LES PRINCIPES FONDANMENTAUX DE L’UNION AFRICAINE

 Le droit de l’Union t’intervenir dans un Etat membres sur décision de la conférence des
organes exécutif ;
 La condamnation des changements anticonstitutionnels de pouvoir.

Acte constitutifs de 11 juillet 2000.

LES MENBRES DE L’UNION AFRICAINE EN TANT QUE ORGANISATION

On peut accéder au statut de l’Union étant un membre originaire et par l’adhésion. L’UA n’a fixé
qu’un seul critère qui finalement n’est pas un ; En 2000, il y’a plus d’Etat sous domination
européenne en Afrique. Le deuxième critère, c’est la volonté d’adhérer.

4
Dans l’UE, il y’a ce qu’on appelle les critères de convergence (économique, sociaux et politiques).
La TURQUIE, l’UKRAINE veulent intégrer l’UE, mais n’y arrive pas car, ils ne remplissent pas
les critères politique en matière de démocratie (les évolutions et les respects des droits de l’homme).

Le veto peut être un obstacle mais pas un critère. L’UKRAINE n’arrive pas à remplis les autres
convergences notamment ceux politiques et sociaux pour accéder statut de membres de l’Union
européenne.

L’HYPOTHÈSE DE RETRAIT DE L’UNION

Un Etats n’est pas obligé de devenir membres de l’Union ou d’une organisation. Le principe c’est la
liberté d’adhésion tout comme la liberté de retrait. Tout Etat est libre de se retirer d’une
organisation quand il veut. Bien sûr que ce retrait s’accompagne avec de conditions de procédure.
En intégrant une organisation, l’Etat a des droits et mais aussi des devoirs. En sortant les droits
s’arrêtent mais les obligations en cours, vous devez la tenir. Exemple du Maroc avait quitté l’OUA
en 1984 pour protester et est revenu ensuite.

LA QUESTION DU RAPPORT ENTRE LES SUJETS NON ETATIQUES ET L’UNION


AFRICAINE.

Comme la plupart des organisations internationales, la question des sujets non étatique a toujours
été une question délicate. Ce statut dépend de la volonté des Etats membres. Exemple ; quel est
le statut des Etats fédéré devant une organisation internationale ? seuls les Etats fédéré dispose d’un
statut devant une organisation internationale. Généralement ils n’en ont pas. Les Etats membres
peuvent décider d’admettre ou non ces entités fédérées.

L’UA a décidé de prendre en compte les droits des peuples. [Affaire, association du peuple
CATANGUAIS de ZAÏRE (cour Africain des droits de l’homme et de peuples)].

Quel est l’statut du peuple devant l’UA ?

 Les individus : ils ont été pris en compte dans l’Union Africain à travers le principe de libre
circulation des personnes et des biens.
 Les Organisations non gouvernemental : elles n’ont pas un statut. Le seul statut qui peut
leur être reconnu est celui des observateurs.
5
LA QUESTION DE LA PERSONNALITE JURIDIQUE DE L’UNION AFRICAIN

C’est une question classique, ce sont les Etats membres originaires qui décident d’octroyer la
personnalité juridique à l’organisation (une existence internationale dotée de droit et d’obligation).
Les textes de l’Union Africaine ne confèrent pas à celle-ci une personnalité explicite.
Cependant la jurisprudence de la cour internationale de justice indique que les objectifs d’une
organisation peuvent induire à conclure qu’elle dispose d’une personnalité juridique (avis de la
CIJ, 1949, réparation des dommages subis au service des Nations Unies).

LA CONSISTANCE DE DROIT DE L’UA ET SA PLACE AU SEIN DES ETATS

Consistance du droit de l’UA constitue les MEMBRES (Institution = ordre juridique =


contentieux) : droit institutionnel.

Première partie : LE SYSTÈME INSTITUTIONNEL DE L’UNION AFRICAINE

Le passage de l’organisation de l’Unite Africaine à l’Union Africaine laissait penser a de


changement important et substantiel notamment avec l’introduction du droit d’interventionnismes
plus de 20 ans après le système institutionnel de l’UA devient trop classique car nous y retrouve
une organisation politique, administrative et diplomatique pyramidale. Au sommet nous avons la
conférence de chef d’Etat et gouvernement. Cette structure pyramidale tient compte de deux
éléments : on a toujours affaire aux mêmes objectif fixés par les pères fondateurs de l’OUA en
1963. Il y’a une véritable influence des principes, traditions et valeurs africaine au niveau des
procédures et valeurs africaine au niveau des procédures et compétences des organes.

CHAPITRE I : LE SYSTÈME CENTRAL DE L’UNION AFRICAINE

Dans la théorie des organisations internationales, la tradition veut que l’on distingue les organes
pléniers des Organes d’exécution. Mais la pratique de OI a fait qu’à côté de celle summa divisio,
on constate que certains organes arrivent à développer une marge de manœuvre de fait de
l’autonomie de leurs objets. Pour ce qui est de l’UA, c’est le cas d’Agence de Développement de
l’UA ou encore de la commission Africaine pour le droit international.

6
SECTION 1 : LES ORGANES PLÉNIÈRE ET DELIBERANTS

Les organes délibérants sont ceux qui disposent d’un pouvoir de décision. On en a trois au sein de
l’UA. La conférence des chefs d’Etats et de gouvernement, le conseil exécutif et le comité de
représentation permanent. Les domaines de décision seront fixés par l’acte constitutifs et seront
ensuite détaillés et précises dans les règlements intérieurs respectifs.

P1 : CONFERENCE DES CHEFS D’ETATS ET DE GOUVERNEMENTS

Elle est définie par l’acte constitutifs comme l’organe suprême de l’Union. Généralement c’est
l’organe qui a le principe de l’égalité de souveraineté des Etats par ce qu’ils y sont représentante
de façon légale. (Un Etat, une voie), On est ainsi dans la traduction juridique. Cet organe se réunit
au moins une fois par an et ensuite à la demande d’un Etat membres à la condition que deux Etats
tiers le suivent. Dans la pratique, ils fonts deux fois par an. La présidence de la conférence des
chefs d’ETAT et de gouvernement est assuré pour un chef d’Etat de gouvernement, il est choisi
par an par ses pères.

La conférence des chefs d’Etats et de gouvernement disposent de nombreux pouvoir qui vont de
l’orientation, de la décision et du contrôle.

POUVOIRS ET ATTRIBUTION DE LA CONFÉRENCE DES CHEFS D’ETATS ET DE


GOUVERNEMENT

Ils sont nombreux pouvoir qui sont de l’orientation au contrôle en passant par ses décisions.

 Le pouvoir d’orientation, article 4 du règlement institutionnel de l’UA : c’est la


conférence des chefs de gouvernement qui définit, les politiques communes de l’Union en
fixe les priorités et adopte son programme annuel, c’est aussi elle qui examine les demandes
d’adhésion à l’union et statuts à ces sujets enfin, elle adopte le budget de l’union.
 Le pouvoir de contrôle : c’est la Conférence qui contrôle et donne les directives sur les
questions financières de l’union, il y’a toujours un règlement financier qui est adopté, c’est
aussi elle qui contrôle la mise en œuvre de politique et de décision de l’Union et veille à
l’application de ces décisions par tous les Etats membres.

7
 Le pouvoir de décision : la conférence a été doté d’un pouvoir d’intervention en cas de
crise grave c’est l’une des innovations du traité instituant l’Union Africaine (les Etats
membres peuvent intervenir dans les affaires intérieures des autres Etats membres). On sait
à quel point les Etats sont attachés à leurs souverainetés, mais que l’UA un droit
d’intervention devient une nécessité. À cet effet, la conférence peut donner des directives
au conseil exécutif, au conseil de paix et de sécurité à la commission sur la gestion des
conflits sur toute situation qui peut être considéré comme une crise grave méritant une
intervention. La conférence est seule à décider d’une intervention dans un Etat membres
sous réserve de trois conditions : crime de guerre, génocide, crime contre l’humanité.
C’est aussi elle qui dispose de l’autorité de sanctionner les Etats défaillants. D’ailleurs
même en cas de non contribution pour un Etat, c’est la conférence qui va décider de la
sanction. Elle a la possibilité de créer toute commission ad hoc et tout organe qu’elle juge
nécessaire.

C’est elle qui nomme le président ainsi que le vice-président, les juges de la cour et c’est encore
elle qui peut mettre fin à leurs fonctions. C’est elle qui reçoit en dernier lieu les rapports et autres
recommandations des autres organes de l’union. Elle élit son propre président et autres membres
du bureau. Elle décide du lieu de session, elle dispose du pouvoir d’amendement de l’acte
constitutif. Avant l’arrivée de la CADHP, c’était elle qui interprétait

L’AUTONOMIE FINANCIERE DE L’UA.

C’est une question présente depuis la mise en place de l’OUA. Membres associés, observateurs,
invites chaque membre payent les contributions en fonction de statut.

 Contribution statutaires : un Etat membres doit en fonction de son statut ;


 Les contributions volontaires : un membre de l’Union peut décider de s’accorder une aide
volontairement. C’est un supplément.
 Contribution spécial : ça peut-être un don d’un Etat pour contribuer à la place d’un autre
Etats exemple des donateurs Étrangers (l’aide UE est de 713 millions d’euros).

8
Généralement, ces pays Africain même a proposition de leurs revenus ne veulent pas payer leurs
cotisations, puis qu’il paie en fonction de leurs PIB. Par conséquent ce n’est pas un manque de
moyens mais un manque de volonté. Certains Etats ont plusieurs années d’arriérés.

Il est prévu des sanctions contre les membres qui ne versent pas leurs droits annuels comme la
privation du droit de vote, et l’interdiction de faire recruter leurs nationaux dans l’organisation en
dehors des honneurs que cela peut causer.

P2 : LE CONSEIL EXÉCUTIF

C’est l’organe qui a remplacé le conseil des ministres de l’OUA. Composé des ministres des
affaires étrangères des pays membres. Il a pour fonction de préparer les travaux de la conférence
des chefs d’Etats et de gouvernement

Le conseil exécutif se réunit deux fois par an en session ordinaire et il y’a une possibilité de réunion
à la demande d’un Etat tiers à condition que 2/3 des membres l’approuvent.

LES ATTRIBUTIONS DE CONSEILS EXECUTIF

L’article 13 de l’acte constitutifs : le conseil exécutif joue le rôle d’un organe d’impulsion et organe
de décision.

Les attributions impulsion : il doit assurer le suivi des politiques et décisions, il assure également
la coopération avec les autres communautés régionales. Il revient au conseil exécutif d’examiner
tous les rapports fait par tous les autres organes de l’union. Le conseil exécutif fait de
recommandation sur les différents rapports de tous les autres organes de l’union. C’est lui qui
examine les définitions du statut, règlement du personnel y compris celui financier de la
commission, il approuve les accords de siège (accord entre un Etat et une organisation pour pouvoir
accueillir la représentation seulement sur le siège de l’union mais aussi sur le siège de l’État sur la
question).

Les attributions de décision : c’est lui qui élit les commissaires, membres de la commission
africaine des DH et des peuples et ensuite de soumettre ces approbations à la conférence des chefs
d’Etat et de gouvernement. Le conseil exécutif prend aussi toutes les décisions sur les questions

9
qui lui sont soumisses par les conférences des chefs d’Etat et gouvernement. C’est le conseil
exécutif qui décide de la date et du lieu de session.

Il a compétences pour créer des comités ad hoc et des groupes de travail. C’est le conseil exécutif
qui détermine les conditions de service dans l’organisation. Il a compétence pour donner des
instructions au COREP (comité des représentants permanents).

COMITE DES REPRESENTANTS PERMANENTS (COREP)

C’est un organe central au sein de l’Union Afrique, il est souvent redouté au moins pour 3 trois
raisons. D’abord, il est composé d’ambassadeur plénipotentiaire2 en poste. Ensuite, c’est
l’instance permanente de décision et d’échange entre les Etats membres de l’organisation.
Les chefs diplomatiques doivent être présent, influents dans la prise des décisions. Le pouvoir de
préparation est- il séparé du pouvoir de décision ?

En fin, les décisions du COREP constituent la base de travail du conseil exécutif, c’est aussi le
COREP qui prépare la session de conseil exécutif y compris son ordre du jour, les projets de
décision, il fait des recommandations aux Etats membres, c’est lui qui examine le projets
programme et le projet de budget de l’union.

Le COREP fait le lien entre l’organisation et les capitales des États membres (ils sont là de manière
permanente et doivent faire remonter les notes) et il examine les programmes et les projets et budget
de l’Union. C’est ce qu’il peut s’assurer que les programmes adoptés prennent en compte les
intérêts de son Etat.

Section 2 : LES ORGANES RESTREINTS ET EXECUTIFS

C’est une expression qui renvoie aux personnalités exécutives de l’organisation. Pour l’UA, il
s’agit de son président, vice-président de la commission et commissaires. Pour des raisons
didactiques, on pourrait ajouter la cour africaine, la commission africaine pour droit inter Agence
de développement de l’UA ainsi que la commission de l’UA.

2
C’est une personnalité qui a reçu plein pouvoir pour représenter un Etat, ça peut être dans conférence. L’idée étant
que, quand il prenne les décisions, personne ne peut les remettre en cause. Les plénipotentiaires en poste dispose
une certaine expérience.

10
P1 : LE PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L’UA

Est l’équivalent et remplace l’anciens secrétaire général de l’OUA. Selon l’article 20 de l’acte
constitutif, «la commission assure le secrétariat de l’union. Elle est composée du président, du vice-
président et des commissaires ».

Comment est élit le président de la commission de l’UA ?

L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DE L’UA

Il faut se référer à l’art 42 du règlement intérieur de la conférence de l’Union adopte à DURBAN


en Afrique du sud en 2002 pour avoir la base juridique de l’élection.

L’élection commence par celle du président, suivie de celle du vice ou de ses vices présidents. La
conférence nomme en suite les commission élus par conseil exécutif.

Pour les commissaires, le vote se poursuit jusqu’à l’obtention de la majorité des 2/3 tel que poser
par le principe de règlement intérieur au sein de l’UA. Le poste le plus discuté à cause de ses
attributions.

LES ATTRIBUTIONS DU PRESIDENT DE LA COMMISSION

L’acte constitutif de L’UA ne précise pas les attributions du président de la commission. Il se


contente simplement d’une formule lapidaire qui en fait le secrétaire de l’union. C’est l’article 8
qui donne un peu plus de substances aux attributs de la commission.

Lorsqu’on analyse les attributions du président de la commission on peut en faire une qualification
doctrinale en distinguant d’une part les compétences explicites et d’autre part les compétences
implicites.

CES COMPETENCES EXPLICITES

Il en vient de distinguer les compétences qui sont relatives à l’organisation, elle-même et à son
fonctionnement de celle qui sont relatives à la représentation de cette organisation.

11
D’abord en tant que chef du secrétariat de l’organisation. Le président de la commission nomme le
personnel de la commission (article 18 du statut de la commission).

Il prépare avec le COREP le statut du personnel soumet pour une approbation au conseil exécutif.

Il assume la responsabilité générale de l’administration et les finances de la commission.

Il prépare le rapport annuel sur les activités de l’union et de ses organes.

Il conduit toutes les réunions et tous les travaux de commission.

Il doit assurer de la promotion et la vulgarisation des objectifs et le principe de l’union

Il participe aux réunions des trois instances.

Il prépare le budget et programmation de l’union.

Il communique l’ordre du jour provisoire aux Etats membres.

Il est le dépositaire de tous les traités signés relatif à l’union.

Il reçoit les demandes écrites d’amendement ou la révision de l’acte constitutifs.

Il évalue avec le COREP la nécessité de mettre en place des antennes et des représentants.

Explication : « il est obligé de participer aux trois instances (réunion de travail); le COREP, le
conseil exécutif, la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement se tient il doit être
là » ; « l’ordre du jour n’est pas adopté avant et est adopté par ces concernés. Le projet d’ordre du
jour doit toujours être envoyé avant afin qu’ils aient la possibilité examiner pour soit, supprimer.

LES COMPETENCES IMPLICITES

L’article 8, 1 de l’acte constitutif « Le président exécutif, les démarches diplomatiques de l’union,


Des lors que le conseils exécutif ou conférence lui demande de faire quelque chose, il le fait »

SECTION 3 :LA PRÉSIDENCE EN EXERCICE DE L’UNION : UN ORGANE SUI


GENERIS.

12
C’est un organe difficilement catégorisable qui n’entre pas dans une catégorie particulière ; c’est
organe sui generis d’abord par ce que c’est un organe qui occupe une place un peu particulière.

Sur ce plan protocolaire, il s’agit de la plus haute autorité de l’Union ; c’est ce qui lui doit assurer
le lien avec les autres chefs d’Etat de l’Union. L’article 06 al 4, la présidence est assurée pendant
un an par un chefs d’Etats ou de gouvernement élit, après consultation entre les Etats membres, élit
par ses pairs après consultation de ses paires.

ATTRIBUTIONS DU PRESIDENT EN EXERCICE DE L’UNION AFRICAINE

Article 16 du règlement intérieur de l’Union Africaine .Théoriquement, c’est lui qui convoque les
sessions du conseil des chefs d’Etat, c’est lui qui prononce le discours d’ouverture et de clôture des
sessions.

C’est lui qui présente pour approbation les procès-verbaux des sessions. Il dirige les travaux, il
soumet les questions à vote aux débats, il assure la police des travaux (le bon déroulement des
débats : donner la parole, retirer la parole, il partage la mission de représentation de l’Union avec
le président). Au moment où on l’élit, le président de la commission, on élit aussi le vice-président
même si on l’affiche pas. Il exerce une sorte de magistrature d’influence en fonction de sa
personnalité. Mais dans la pratique chaque président impose son influence pour qu’on se souvient
de lui après son mandat.

THEME D’EXPOSÉ PRÉSENTÉ PAR LES ÉTUDIANTS

Thème 1 : LES DÉCISIONS DE L’UNION AFRICAINE

Face aux multiples défis qui menacent la paix, la sécurité et le développement de l’Afrique,
l’Union Africaine (UA) se doit d’agir avec efficacité et cohérence. C’est une organisation qui vise
à promouvoir l’union, la solidarité et le développement. Pour atteindre ces objectifs, l’UA adopte
des décisions qui engagent ses États membres et ses organes sur des questions politiques,
économiques, sociales, culturelles, sécuritaires, etc. La décision est un concept complexe qui
s’appréhende de diverses manières. On peut la définir selon le dictionnaire Robert comme un
jugement qui apporte une solution ; c’est un acte par lequel une personne juridique exprime dans

13
quel sens elle entend agir ou dans quel sens doivent agir les personnes sur lesquelles elle a autorité3.
En droit international, c’est l’acte par lequel un organe d’une organisation internationale exprime
sa volonté sur une question qui lui est soumise4. La décision se distingue de la recommandation,
qui n’a pas de force obligatoire, et de la résolution, qui peut avoir un caractère général ou
déclaratoire. La décision peut être adoptée à l’unanimité, à la majorité ou au consensus, selon les
règles de procédure de chaque organisation. La décision peut avoir des effets juridiques sur les
États membres, les organes de l’organisation, les individus ou les autres sujets de droit
international, selon sa nature et son contenu. Selon le dictionnaire du droit international, les
décisions de l’UA portent sur des domaines variés, tels que la paix et la sécurité, l’intégration
régionale, le commerce, le climat, la santé, l’éducation, la culture, les droits de l’homme, etc. Ces
décisions sont des actes normatifs qui reflètent la vision et les aspirations de l’Afrique pour son
avenir, ainsi que les défis et les opportunités auxquels elle fait face. Les décisions de
l’UA prennent diverses formes, telles que la déclaration, la résolution, la recommandation, l’avis
et l’arrêté consultatif. Dès lors, il sied de poser la question : les décisions de l’Union Africaine
ont-elles une autoritées? La pertinence juridique de ce sujet n’est plus à démontrer, dans la mesure
où il vise à évaluer si les décisions de l’Union africaine sont adaptées aux besoins et aux attentes
des populations africaines, ainsi qu’aux enjeux du développement durable sur le continent.
L’autorité des décisions de l’UA est à la fois édulcorée par la forte expression de la volonté
commune des États africains sur des questions d’intérêt continental et contournée par les États
membres, qui privilégient leurs intérêts nationaux. La réponse à cette question centrale permet
d’avancer l’idée de l’ambivalence d’affirmation de l’autorité de la décision et l’atténuation de
l’autorité des décisions.

 Placer dans ces sujets des typologies des décisions


 Les formes des décisions de l’Union.
 Répondre à cette question en établissant une cohérence dans les idées.

Thème 2 : LE CONTROLE DE L’APPLICATION DES DECISIONS DE L’UNION


AFRICAINE

3
Gérard Cornu, dictionnaire de Vocabulaire juridique.
4
J. SALMON (dictionnaire de droit international), éd Bruylant, p. 282, 1200 pp.

14
L’effectivité des décisions de l’UA rencontre des défis dans le processus de son application.
Parler du contrôle de l’application des décisions revient pour nous à revenir dans l’histoire
lorsqu’on sait que l’ancêtre de l’UA qui est l’OUA dans sa charte ne proposait pas des sanctions
lorsque les décisions n’étaient pas respectées, elles faisaient juste office d’autorité morale et n’avait
pas d’organes propres ou spécifiques pour assurer ledit contrôle. Toute chose qui est le contraire
de l’UA qui dispose d’organes propres au sein de l’organisation avec notamment l’institution dans
l’acte constitutif en son article 5 des organes avec la présence d’une cour de justice de l’union
5
comme dans le modèle européen sur le plan pratique , on se rend compte que depuis l’avènement
de l’UA, avec son organe qui est la cour de justice, les décisions ne font plus office d’autorité
morale uniquement mais l’organe veille au respect de l’application des décisions de justice et
celles-ci sont assorties de sanctions en cas de non-respect. De ce fait, la jurisprudence ne peut
exercer sans compréhensiondu litige. D’après le vocabulaire juridique de Gérard CORNU, le
Contrôle est défini comme la vérification de la conformité a une norme d’une décision, d’une
situation, d’un comportement etc. ; c’est également une opération consistant à vérifier si un organe
public, un particulier ou un acte respectent ou ont respecté les exigences de leur fonction ou des
règles qui s’imposent à eux6. Le Professeur JEAN SALMON va appréhender le contrôle comme
une vérification de la conformité d’un acte, d’une situation ou d’un comportement aux normes qui
le régissent. Ce dernier poursuit et définit le contrôle étatique comme tous les activités menés dans
la limite de leurs juridictions ou sous leurs contrôle ne nuisent pas a l’environnement d’autre Etats
ou située dans la limite de leurs juridiction national7. S’agissant de la notion de Décision, le même
vocabulaire juridique définit celle-ci comme une action de décider (pour une autorité ou pour un
particulier), de prendre un parti (en général après une délibération). La notion de décision est aussi
définie par le droit international pour désigner les actes unilatéraux obligatoires pris par les
organisations internationales. L’organisation donne compétence a un organe de l’union pour
pouvoir assurer le contrôle du respect des décisions prises, les décisions comme par le passé ne
font plus qu’autorité morale mais celle-ci ont un caractère coercitif si elles ne sont pas respectées,
si leurs applications ne sont pas respectées mais ce mécanisme d’application se heurte à la
souveraineté de l’Etat. Cependant, les décisions de l’union sont-elles effectives ? ou Quelle est
la nature du contrôle de l’application des décisions de l’union africaine ? la juridique de ce

5
Protocole de la cour de justice de l’union africaine ,11 février 2009.
6
Gérard CORNU, Vocabulaire Juridique, paris, PUF,13ed,2020, P590.
7
J. SALOMON, dictionnaire du droit international, éd brulant (2001),261p.

15
sujet nous amène à analyser le caractère de la décision prise par l’UA dans la mise en œuvre de sa
politique. (Comme réponse a la seconde problématique) Les politiques décisionnels sont une réalité mais confronté
à des différents défis. Pour mieux saisir les tenants et les aboutissants de notre sujet, sera judicieux
pour nous de présenter dans un premier temps le contrôle politique de l’application des décisions
de l’union africaine (I) et dans un second temps de mettre en exergue le contrôle juridictionnel de
l’application des décisions de l’union africaine (II). (Comme réponse a la première problématique) l’effectivité
de la décision de l’UA est mise en œuvre par un mécanisme, mais ce dernier est confronté à
des difficultés.

Thème 3 : LES SANCTIONS A LA NON OBESERVATION DU DROIT DE


L’UNION AFRICAINE

INTRODUCTION

L’Union Africaine (UA) est une organisation panafricaine qui vise à promouvoir
l’intégration, la coopération et la solidarité entre les Etats membres, ainsi qu’à défendre les
principes de la démocratie, des droits humains, de la paix et de la sécurité sur le continent. Pour
atteindre ces objectifs, l’UA dispose d’un ensemble des normes et de mécanismes juridiques qui
régissent les relations entre les Etats membres et entre ceux-ci et l’organisations8. Parmi ces
mécanismes, le pouvoir de sanction de l’UA est un instrument de coercition qui permet à
l’organisation de faire respecter ses normes et ses principes, et de réagir aux situations de crise ou
de violation du droit de l’UA. (il faut chercher à définir le mot sanction)Ce pouvoir de sanction est
fondé sur plusieurs textes juridiques, notamment l’acte constitutif de l’UA, le protocole relatif à la
création du conseil de paix et de sécurité, la charte Africaine de la démocratie, des élections et de
la gouvernance, et la convention de l’UA sur la prévention et la lutte contre les terrorismes, ces
textes prévoient les différents types de sanctions, qui peuvent être de nature politique, économique,
militaire ou juridique, selon les gravités de la violation et les circonstances du cas9.

8
Consulté en ligne le 20/01/2024, [Link]
lunion-africane.
9
Id [Link]
paiement-des.

16
L’objectif de ce travail est d’analyser le régime de sanctionne de l’UA, en examinant ses
fondements juridiques, ses modalités d’application, ses effets et ses limites. Nous nous
intéresserons notamment au question suivante : Peut-on affirmer que les sanctions des
manquements au droit de l’Union Africaine sont effectives ?

Pour rependre à cette question, nous adopterons une approche juridique et politique, en nous
appuyant sur les sources doctrinales, les textes normatifs, les décisions et les rapports de l’UA,
ainsi que sur les exemples concrets de sanctions appliquées par l’UA dans des divers contextes10.

Nous structurerons notre travail en deux parties, la première partie présentera l’effectivité
tenant à la diversité des sanctions de l’UA (I) ; la seconde partie analysera les relativités tenant à
leur difficile application (II).

I- L’effectivité tenant à la diversité des sanctions

La diversité des sanctions se réfère ici à l’ensemble des mécanismes juridiques qui sont
institués par l’Union Africaine, afin non seulement de prévenir tout comportement qui s’inscrira
en marge du droit de l’organisme, mais également pour le sanctionner. La sanction s’entend comme
une mesure répressive infligée par une autorité pour l’inexécution d’un ordre, l’inobservation d’un
règlement, d’une loi11. La création de l’union Africaine remonte à juillet 2002 à DURBAN
(Afrique du Sud), celle-ci avait pour but de pallier aux failles de l’organisation de l’union Africaine
mais aussi de promouvoir la paix et la sécurité sur le continent12. A ce fait, elle procèdera par
l’institutionnalisation des sanctions à portée générales (A) et spécifiques en cas d’accession
anticonstitutionnelle au pouvoir (B).

A- Les sanctions générales

Lorsqu'on parle de sanction l'on fait référence à des mesures coercitives appliquées contre
des États, des entités non étatiques ou des individus qui constituent une menace pour la paix et la
sécurité internationale. Ces sanctions sont fixées par l'article 23 de l'acte constitutif de l'union
Africaine. En mai 2022, l'union Africaine(UA) a décidé de mettre en service le comité des sanctions

10
Id [Link]
1111
[Link]
12
Acte constitutif de l’Union Africaine

17
du conseil de paix et sécurité (CPS). Bien que créé en 2009, ce comité reste inactif. Ainsi ce recours
au sanctions avait pour objectif d'endiguer les coups d'Etats et les changements anticonstitutionnels
de gouvernements susceptibles de prolonger les mandats des dirigeants. Selon les dispositions des
instruments juridique de l'UA il existe trois situations pouvant conduire aux sanctions, il s'agit en
autre du défaut de paiement des contributions d'un état membre, un changement anticonstitutionnel
de gouvernement et le non-respect des décisions et politique de l'UA. De ce fait deux de ces types
de sanctions vont retenir notre attention d'une part les sanctions tenant au défaut de paiement des
cotisations (1) et d'autre part les sanctions pour non-respect des décisions (2).

1- Les sanctions tenant au défaut de paiements de cotisations

Le régime d’imposition des sanctions tenant au défaut de paiement des cotisations des Etats
membres de Union Africaine sont prévu par le dispositif de L’Acte constitutif de l’Union Africaine
de 2000 en sont Art 23(1) qui prévoit que « la conférence déterminent comme suit les sanctions
appropriées à imposer à l’encontre de tout Etat membre qui serait en défaut de paiement de ses
contributions au budget de l’union : privation du droit de prendre la parole aux réunions, droit de
vote, droit pour les ressortissant de l’Etat membre concerné d’occuper un poste ou une fonction au
sein des organes de l’Union, de bénéficier de toute activité ou de l’exécution de tout engagement
dans le cadre de l’Union ». Selon Le Rapport de situation et d’avancement sur le financement de
l’union du 28 décembre 2018, avant cette date le régime des sanctions ne s’appliquait qu’en défaut
de paiement que s’il était en retard de défaut de paiement depuis 2 années complète. Il en résultait
que 33% des contributions statutaire des Etats membre était retenue, d’où l’adoption de la décision
qui vise à renforcer ce régime, à travers des mesures a long et à court terme pour défaut de paiement
de tout ou partie de leurs contributions dans la période de 6mois ou 2 ans. Les catégories de
sanctions sont ; les sanctions de cautionnement, intermédiaire, et compréhensif qui varie en
fonction des impayés.13

Les sanctions de cautionnement seront appliquées au membre qui n’ont pas payé 50% de
leurs contributions en 6mois ; ils seront dépourvus du droit de vote ou de participer aux débats. En
ce qui concerne les sanctions intermédiaires ; elles seront appliquées aux Etats qui ont des arriérés

13
Acte constitutif de l’Union Africaine fait à Lomé(Togo) le 11juillet 2000
PROJET DE RAPPORT DE SITUATION deuxième version du 28 décembre 2018

18
depuis 1ans, de ce fait leurs membres seront suspendu d’être membre du bureau des organes de
l’union et leurs nationaux ne participeront pas à la mission d’observation électorale. Les sanctions
compréhensives seront appliquées aux Etats qui n’ont pas payés depuis 2ans leurs cotisations ; ces
Etats sont soumis au régime de cautionnement, intermédiaire et son suspendu des réunions.
L’Assemblée générale a décidé que les sanctions imposées aux Cap Vert, La République
démocratique du Congo, Sao Tomé et Seychelles jusqu’à ce qu’ils paient intégralement leurs
cotisations annuelles.

2- les sanctions pour non-respect des décisions de l’UA

Les sanctions à la non-respect des décisions de l’Union Africaine (UA) sont prévues par
l’article 23 de l’acte constitutif de l’UA, selon cet article, les Etats membres qui ne respectent pas
les principes et les objectifs de l’UA peuvent être sanctionnés par la conférence de l’union, qui est
l’organe suprême de décision, les sanctions peuvent consister en :

 Un avertissement

 Une réprimande

 Une suspension du droit de participer aux activités de l’Union

 Une exclusion de l’Union

Les sanctions sont décidées par un vote à la majorité des deux tiers des Etats membres, elles
sont levées lorsque les causes qui les ont modifiées ont disparu.

L’UA a déjà appliqué des sanctions à certains Etats membres qui ont connu des coup d’Etat,
des violations des droits de l’hommes ou des conflits armés. Par exemple, l’UA a suspendu le Mali,
la Guinée, le Niger, la Cote d’Ivoire, Madagascar, la Mauritanie, la Guinée-Bissau, l’Egypte, le
Burkina Faso, le Soudan, et le Tchad suite à des changements anticonstitutionnels de
gouvernement14. L’UA a également imposé des sanctions ciblées, comme des gels d’avoir ou des
interdictions de voyager, à des individus ou des groupes impliqués dans des violences ou des

14
Id [Link]
restrictive-measures-to-the-list-of-eu-crime/.

19
entraves au processus de paix.15 des mesures prises par l’organisation panafricaine pour faire
respecter ses décisions qui vise à promouvoir l’intégration, la coopération et la solidarité entre les
Etats membres, ainsi qu’à défendre les principes de la démocratie, des droits humains, de la paix
et de la sécurité sur le continent. Pour atteindre ces objectifs, l’UA dispose d’un ensemble des
normes et de mécanismes juridiques qui régissent les relations entre les Etats membres et entre
ceux-ci et l’organisations16. Parmi ces mécanismes, le pouvoir de sanction de l’UA est un
instrument de coercition qui permet à l’organisation de faire respecter ses normes et ses principes,
et de réagir aux situations de crise ou de violation du droit de l’UA, ce pouvoir de sanction est
fondé sur plusieurs textes juridiques, notamment l’acte constitutif de l’UA, le protocole relatif à la
création du conseil de paix et de sécurité, la charte Africaine de la démocratie, des élections et de
la gouvernance, et la convention de l’UA sur la prévention et la lutte contre les terrorismes, ces
textes prévoient les différents types de sanctions, qui peuvent être de nature politique, économique,
militaire ou juridique, selon les gravités de la violation et les circonstances du cas17.

B- Les sanctions spécifiques en cas d’accession anticonstitutionnelle au pouvoir

En cas d’accession anticonstitutionnelle au pouvoir, les sanctions spécifiques peuvent varier


en fonction des lois et des règlementations propres à chaque pays. Cependant, il en existe plusieurs
dépendants de la situation ou des conditions du pays. Ainsi ces sanctions sont généralement
appliquées dans des cas tels que l’invalidation de l’accession en pouvoir. L’accession
anticonstitutionnelle au pouvoir peut être déclarée nulle et non avenue, ce qui signifie que toutes
les décisions et action prises par le dirigeant illégitime peuvent être annulées, dans le cadre des
procédures judiciaire, ces poursuites judiciaires peuvent être engagées contre les individus
impliqués dans l’accession anticonstitutionnelle au pouvoir. Ils peuvent faire face à des accusations
de trahison, de violation de la constitution ou d’autres infractions connexes et aussi des sanctions
pénales dans lesquelles les personnes reconnues coupables d’accession anticonstitutionnelle au
pouvoir peuvent être condamnées à des peines de prison, des amendes ou d’autres sanctions pénales
en fonctions dit internationales, ici la communauté internationale peut également imposer des

15
id
16
Consulté en ligne le 20/01/2024, [Link]
lunion-africane.
17
Id [Link]
paiement-des.

20
sanctions diplomatiques, économiques ou autre à l’encontre du régime illégitime afin d’exercer
une pression et de promouvoir le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Cependant on résumera
cette étude d’une part en sanctions coercitives non militaires (1) et d’autre part en sanctions
coercitives militaires (2).

1- Les sanctions coercitives non militaire

La refondation institutionnelle de l’organisation continentale africaine au début des années


2000 s’est accompagnée, sur le plan normatif, de l’affirmation de dispositions sanctionnant le non-
respect de son droit. Or, l’existence de telles normes dans le cadre africain était loin d’être acquise.
Au début de la construction continentale en 1963 avec la création de l’Organisation de l’Unité́
africaine (OUA), la sanction n’avait pas été́ véritablement conceptualisée par les textes fondateurs,
ni même envisagée. La raison principale de cette lacune était qu’aussitôt libérés du système
colonial, les États africains n’étaient pas disposés à se voir dépossédés de leur toute nouvelle
souveraineté́ si chèrement acquise avec l’indépendances18.

En effet, comme toutes autres organisations internationales quelle que soit leur
dénomination, l’UA dispose des principes et des valeurs qui permettent son fonctionnement, ce qui
a même été prévu par l’acte constitutif de l’UA en son article 4(m) qui stipule le respect des
principes démocratiques, des droits de l’homme, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance19.
Cet article prévoit tout simplement le respect de la liberté et légitimité et aussi le respect des valeurs
humaines.

En cas d'accession anticonstitutionnelle au pouvoir, l'union Africaine prend des mesures


contre ces auteurs ; ces mesures peuvent être militaires ou non ; c’est ce qui a été constaté au Niger,
Burkina et le Mali.

- l’union Africaine à travers son code20 organise les sanctions des membres qui n’observent
ou ne respectent pas les textes en vigueur; ces sanctions peuvent être militaires ou non militaires.
La sanction non militaire est une sanction qui ne fait pas intervenir les forces de l’ordre de l’union

18
Indépendance de 1960
19
Acte constitutif de l’Union Africaine
20
Acte constitutif de l’Union Africaine

21
Africaine. Elle est composée de sanctions diplomatiques, sanctions économiques et la sanction
politique…

- les sanctions diplomatiques, comprennent des mesures telles que l'interruption des
relations diplomatiques avec le pays ciblé ou le rappel concerté des représentants diplomatiques du
pays mis en cause.

- les sanctions économiques quant à elles consistent en des mesures restrictives de nature
commerciale, monétaire ou financière, imposées par un ou plusieurs États à l'encontre d'un de l’Etat
fautif.

- Les Sanctions politiques sont des mesures coercitives prises par l’union Africaine en cas
de violation de ses droits en vigueur, afin d’influencer le comportement d'un État membre. Ces
sanctions peuvent prendre différentes formes, des interdictions de voyage, ou d'autres mesures
visant à exercer une pression politique en réponse à des actions considérées comme contraires aux
normes internationales, aux droits de l'homme ou aux intérêts géopolitiques.

L’union Africaine peut énoncer d’autres sanctions non militaires après une décision de
l’organe en charge.

En effet, ces sanctions visent généralement à influencer le comportement d’un État ou


d’entités politiques sans recourir à la force. L’Union africaine fait recours à la force militaire dans
certaines mesures.

2- Les sanctions coercitives militaires

On entend par sanctions coercitives des mesures prises par l’union africaine (UA) pour faire
respecter le droit au sein des Etats membres de ladite organisation. En effet, comme toutes autres
organisations internationales quelle que soit leur dénomination, l’UA dispose des principes et des
valeurs qui permettent son fonctionnement, ce qui a même été prévu par l’acte constitutif de l’UA
en son article 4(m) qui stipule le respect des principes démocratiques, des droits de l’homme, de

22
l’Etat de droit et de la bonne gouvernance21. Cet article prévoit tout simplement le respect de la
liberté et légitimité et aussi le respect des valeurs humaines.

Ceci étant, lorsqu’un Etat membre viole ces principes et/ou valeurs notamment en ne pas
respectant les décisions et résolutions de l’organisation, des sanctions militaires peuvent lui être
imposées.
En effet, ces sanctions sont souvent de différentes formes, elles peuvent se traduire par une
imposition de l’embargo sur les armes, soit par un déploiement des forces armées d’attentes (FAA),
l’objectif de ces mesures est de dissuader les Etats membres de violer le droit de l’union africaine
et de promouvoir la paix et la sécurité au sein du continent africain. Par ailleurs, l’imposition d’un
embargo sur les armes est l’une des sanctions coercitives militaires les plus utilisées par l’UA de
manière directe ou indirecte cela signifie qu’aucun Etat membre n’a droit à fournir des matériaux
de guerre ou munition à l’Etat sanctionné.

C’est le cas par exemple du TOGO lorsque le conseil de paix et de sécurité de l’UA qui est
son organe exécutif a soutenu et avalisé les sanctions prises contre Togo par la Communauté
économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) le 19 février 2005 et a demandé
scrupuleusement aux Etats membres d’appliquer ces sanctions y compris le conseil de
sécurité des nations unies22.

Parmi ces sanctions, il y avait l’imposition de l’embargo sur les armes, une manière de réduire la
capacité militaire cet Etat et aussi limiter sa capacité à mener des opérations offensives.
Comme susmentionné dans notre développement, ces mesures coercitives peuvent se traduire par
le déploiement des forces en attentes si la situation militaire parait inquiétante, ces forces peuvent
être des forces sous régionales. Ainsi, le conseil de paix et de sécurité de l’UA pour le cas du conflit
au NIGER lors d’un communiqué se déclare profondément préoccupé par la résurgence des coups
d’Etat militaires sur le continent et condamne avec la plus grande fermeté la prise des pouvoirs des
militaires à Niamey contre un président démocratiquement élu dont elle réclame la libération
immédiate et se dite prête de prendre toutes mesures nécessaires y compris punitives à l’encontre
des auteurs, au cas où les droits des détenus politiques ne seraient pas respectés. Elle a aussi sollicité

21
Acte constitutif de l’union africaine
22
https:/[Link] [Link] 2005/02/25 16h :48

23
une évaluation minutieuse des retombés économiques, sociales et sécuritaires qu’entrainerait le
déploiement éventuel d’une force d’attente au Niger23.
Cependant ces mesures peuvent s’avérer efficaces, mais nécessitent l’adhésion des organisations
régionales et internationales, un contrôle adéquat et l’application de sanctions suffisantes à ceux
qui les contournent, car ces sanctions au-delà des armes, ces embargos ont eu pour objectif
d’entraver l’accès aux ressources naturelles notamment les diamants, d’interdire les déplacements,
de geler les actifs et de punir plus strictement les coupables qui tirent profit de la guerre.
II- la relativité tenant à leur difficile application

La question de la relativité des sanctions de l’Union Africaine est complexe, car elle dépend de
divers facteurs tels que la nature des infractions, la coopération des Etats membres, et la capacité
de mise en œuvre. Les sanctions peuvent être perçues comme efficaces dans certains cas, mais leur
impact peut varier en fonction de la situation politique et économique de chaque pays concerné
c’est pourquoi nous allons étudier les difficultés sur le plan institutionnel (A) et sur le plan
opérationnel (B).

A- Les difficultés sur le plan institutionnel

L’Union Africaine peut imposer des sanctions conformément à ses protocoles, mais les
limites textuelles résident généralement dans le respect des principes du droit international et des
droits de l’hommes. Les sanctions doivent être proportionnées et conformes aux normes éthiques
établies par la communauté internationale. Tout dépassement de ces limites pourrait susciter des
préoccupations quant à la légitimité et à l’efficacité des actions entreprises par l’Union Africaine,
nous allons voir dans un premier lieu les querelles de leadership (1) la dépendance aux
financements extérieurs (2).

1-Les querelles de leadership

Les querelles de leadership au sein de l’UA peuvent avoir des implications importantes pour la
stabilité et la cohésion au sein du continu. Absence de renvoi à un organe juridictionnel constitue
une dimension cruciale du paysage juridique, soulignant les situations où des questions légales ou
des litiges ne sont pas portés devant une instance judiciaire compétente. Cette omission peut

23
[Link]

24
découler de diverses circonstances, telles que des accords de règlement entre les parties concernées
ou des lacunes dans la juridiction compétente. Cette dynamique complexe explore les implications
et les conséquences juridiques qui émergent lorsque des questions ne sont pas formellement
présentées devant un tribunal, mettant en lumière la nécessité d'une analyse approfondie des
contextes entourant ces commissions judiciaires. L’examen de l'absence de renvoi à un organe
juridictionnel révèle des nuances essentielles dans le fonctionnement du système juridique, mettant
en évidence les choix stratégiques des parties concernées et les limites de la compétence judiciaire.
Cette perspective explore également les mécanismes alternatifs de résolution des litiges, tels que
la médiation ou l'arbitrage, qui peuvent influencer la décision de contourner les tribunaux
traditionnels. En analysant ces situations, il devient possible de mieux comprendre les motifs sous-
jacents et les implications juridiques et pratiques de l'absence de renvoi à un organe juridictionnel.

2- La dépendance aux financements extérieurs

La question de la dépendance de l’UA aux financements extérieurs est complexe, certains


estiment que cela compromet l’indépendance et la souveraineté de l’UA, tandis que d’autres
soutiennent que cela peut être nécessaire pour financer des initiatives importantes, une transition
vers une grande autonomie financière pourrait renforcer la position de l’UA, mais cela nécessiterait
une gestion prudente pour assurer la stabilité financière. La souveraineté des États est un principe
fondamental du droit international qui reconnaît la compétence exclusive des États sur leur
territoire, leur gouvernement et leur population. En conséquence, les sanctions imposées par
l'Union africaine pour non-respect du droit doivent être conformes à ce principe de souveraineté.
D’où il est important de noter que les limites textuelles des sanctions sont généralement définies
dans les instruments juridiques adoptés par l'Union africaine24, tels que la Charte de l'Union
africaine, les protocoles25, les décisions de l'Assemblée de l'Union africaine26, et les résolutions du
Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine27. Ces textes fournissent des orientations sur la
manière dont les sanctions peuvent être utilisées et les limites à leur imposition, en tenant compte
de la souveraineté des États membres.

24
La charte de l'union africaine
25
Le protocole relatif à la création du conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine
26
Les décisions de l'Assemblée de l'Union africaine
27
Les résolutions du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine

25
Dans le contexte de l'Union africaine, les limites textuelles des sanctions à la non-
observation du droit de l'Union africaine peuvent inclure les éléments suivants :

- Respect de la souveraineté nationale : Les textes juridiques de l'Union africaine peuvent


stipuler que les sanctions ne doivent pas porter atteinte à la souveraineté des États membres. Cela
pourrait signifier que les sanctions doivent être proportionnées à la violation du droit de l'Union
africaine et ne pas empiéter de manière excessive sur les compétences des États membres.

- Transparence et légitimité : Les textes juridiques de l'Union africaine peuvent exiger que
les décisions relatives aux sanctions soient prises de manière transparente et légitime, en accordant
aux États membres la possibilité de présenter leur point de vue et de défendre leurs intérêts avant
toute imposition de sanctions.

- Respect des procédures établies : Les textes juridiques de l'Union africaine peuvent établir
des procédures spécifiques à suivre avant d'imposer des sanctions, telles que des mécanismes de
médiation, de négociation ou d'arbitrage, afin de garantir que les États membres ont l'occasion de
résoudre les différends avant que des mesures coercitives ne soient prises.

- Considérations humanitaires : Les textes juridiques de l'Union africaine peuvent


également inclure des dispositions visant à protéger les populations civiles des effets négatifs des
sanctions, en veillant à ce que les sanctions n'affectent pas de manière disproportionnée les besoins
humanitaires essentiels.

Que dire alors des autres limites factuelles !

B- Les difficultés sur le plan opérationnel

Les difficultés opérationnel de la sanction de l’Union Africaine dépendent des circonstances


spécifiques et des détails entourant chaque situation. Les sanctions de l’Union Africaine peuvent
être limitées par des considérations politique, économiques et sociales, ainsi que par la volonté des
Etats membres de coopérer. Il est important d’examiner la faiblesse des moyens logistique (1) et
l’immixtion constante des forces multi latérales dans les opérations de maintien de la paix (2)

1- La faiblesse des moyens logistiques

26
La faiblesse des moyens logistiques de l’Union Africaine peut entraver sa capacité à
répondre efficacement de ces moyens pourrait améliorer la rapidité et l’efficacité des opérations de
l’UA, renforçant ainsi sa capacité à promouvoir la paix et la sécurité sur le continent. De nombreux
pays membres de l’UA sont économiquement vulnérables et dépendent des échanges
commerciaux, des investissements étrangers et d’aide extérieure ce qui limite leur marge de
manœuvre pour imposer des sanctions sans se nuire eux-mêmes. En raison de la dépendance
économique, les incitations à mettre en œuvre des sanctions économiques strictes ne sont pas
toujours présentes, car cela pourrait entraîner des conséquences économiques graves pour certains
États membres. L’interdépendance économique entre les États membres de l’Union Africaine peut
entraver la mise en place des sanctions, car cela pourrait avoir un impact négatif sur d’autres
économies dans la région, promouvant ainsi une réticence à des actions qui pourraient créer des
répercussions économiques négatives transfrontières28.

2- L’immixtion constante des forces multi latérales dans les opérations de maintien
de la paix

L’immixtion constante des forces multi latérales dans les opérations de maintien de la paix
de l’UA peut avoir des avantage en renforçant les capacités et la légitimité des missions. Cependant,
cela peut aussi poser des défis lies à la coordination et à la souveraineté nationale. L’efficacité
dépend souvent de la collaboration, de la clarté des mandats et de la coopération des acteurs
impliqués. C’est le fait de prendre seul en fonction de ces intérêts des décisions d’ordre
international sans tenir compte des intérêts et des opinions des autres nations. Donc c’est l’absence
de consultation ou de concertation avec les autres nations.

On peut certainement discuter de l'unilatéralisme dans le contexte des sanctions. Lorsqu'un


organisme, comme l'UA, impose des sanctions de manière unilatérale, cela signifie qu'une décision
est prise sans un consensus ou une approbation générale. Cela peut soulever des préoccupations
quant à l'équité, à la transparence et à la légitimité des sanctions, en fonction de la manière dont
elles sont mises en œuvre et de leur impact sur les différentes parties concernées29.

28
Consulté en ligne le 20/01/2024, [Link]
29
[Link]

27
L'unilatéralisme dans les sanctions peut également entraîner des implications diplomatiques
complexes, car il peut provoquer des tensions entre les pays membres de l'UA. Une approche plus
collaborative et multilatérale dans la prise de décision des sanctions pourrait potentiellement
favoriser une meilleure compréhension et une mise en œuvre plus équitable. Cependant, il est
essentiel de noter que des considérations politiques, économiques et sociales spécifiques peuvent
influencer ces processus.

En conclusion, la question de sanctions à la non-observation du droit de l'Union


africaine (UA) est complexe et multiforme. L’UA a mis en place une série de mécanismes et de
mesures pour lutter contre le non-respect, y compris des sanctions diplomatiques, économiques et
militaires. Ces sanctions visent à dissuader les États membres de violer les principes et les valeurs
de l’UA et à promouvoir le respect du droit international et des normes régionales. Il est important
de reconnaître que l’efficacité des sanctions pour promouvoir le respect du droit de l’UA dépend
de divers facteurs, notamment de la volonté des États membres de les appliquer, du soutien de la
communauté internationale et du contexte spécifique dans lequel elles sont appliquées. En outre,
l’UA doit veiller à ce que les sanctions soient mises en œuvre de manière équitable, transparente
et cohérente, afin de maintenir leur légitimité et leur efficacité. Bien que les sanctions puissent être
un outil précieux pour faire respecter l’état de droit au sein de l’UA, il est essentiel de prendre en
compte leur impact potentiel sur la population civile et de rechercher d’autres moyens de résoudre
les différends et de promouvoir le respect. Les efforts de dialogue, de médiation et de renforcement
des capacités devraient également être prioritaires parallèlement aux sanctions, afin de s’attaquer
aux causes profondes du non-respect et de favoriser une culture du respect du droit de l’UA. Le
recours à des sanctions en cas de non-respect de la législation de l’UA doit être abordé avec
prudence et avec une compréhension claire de leurs avantages et inconvénients potentiels. En
adoptant une approche équilibrée et nuancée des sanctions, l’UA peut œuvrer à la promotion d’une
plus grande adhésion à son cadre juridique et à la promotion d’une culture du respect de l’État de
droit sur l’ensemble du continent.

28

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