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Derrar Sidhoum

Ce mémoire présente une étude sur l'activité hémolytique et anti-hémolytique de Zygophyllum Geslini, divisée en trois parties : une synthèse bibliographique, une section sur les matériaux et méthodes, et un traitement d'article. Les expériences visent à évaluer les effets des extraits éthanolique et acétonique de la plante sur les globules rouges. Les résultats incluent des informations sur la physiologie des globules rouges et l'hémolyse érythrocytaire.

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Derrar Sidhoum

Ce mémoire présente une étude sur l'activité hémolytique et anti-hémolytique de Zygophyllum Geslini, divisée en trois parties : une synthèse bibliographique, une section sur les matériaux et méthodes, et un traitement d'article. Les expériences visent à évaluer les effets des extraits éthanolique et acétonique de la plante sur les globules rouges. Les résultats incluent des informations sur la physiologie des globules rouges et l'hémolyse érythrocytaire.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

UNIVERSITE de TLEMCEN
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie et Sciences de la Terre et de l’Univers

Département de Biologie

Laboratoire de la faculté SNV-STU, Université Abou BekrBelkaid -Tlemcen

MEMOIRE
Présenté par

Derrar Wissam
Sidhoum Amina

En vue de l’obtention du
Diplôme de MASTER
En Infectiologie

Thème
Etude de l’activité hémolytique et anti-hémolytique
de Zygophyllum Geslini

Soutenu le22/09/2020, devant le jury composé de :

Président Dr. BOUALI W MCB Université de Tlemcen

Encadreur Dr .MEDJDOUB H MCB Université de Tlemcen

Examinateur Dr. GHALEM M. MCA Université de Tlemcen

Année universitaire 2019/2020


Dédicace
Je dédie ce modeste travail à :

A MA TRÈS CHÈRE MÈRE : souidi Fatima


Autant de phrases aussi expressives soient-elles ne sauraient montrer le degré d’amour et d’affection que j’éprouve pour
toi. Tu m’as comblé avec ta tendresse et affection tout au long de mon parcours. Tu n’as cessé de me soutenir et de
m’encourager durant toutes les années de mes études, tu as toujours été présente à mes cotés pour me consoler quand il
fallait. En ce jour mémorable, pour moi ainsi que pour toi, reçoit ce travail en signe de ma vive reconnaissance et ma
profonde estime. Puisse le dieu te donner santé, bonheur et longue vie afin que je puisse te combler à mon tour.

A MON TRÈS CHER PÈRE : Derrar Abdallah


Autant de phrases et d’expressions aussi éloquentes soit-elles ne sauraient exprimer ma gratitude et ma reconnaissance.
Tu as su m’inculquer le sens de la responsabilité, de l’optimisme et de la confiance en soi face aux difficultés de la vie. Tes
conseils ont toujours guidé mes pas vers la réussite. Ta patience sans fin, ta compréhension et ton encouragement sont
pour moi le soutien indispensable que tu as toujours su m’apporter. Je te dois ce que je suis aujourd’hui et ce que je serai
demain et je ferai toujours de mon mieux pour rester ta fierté et ne jamais te décevoir. Que Dieu te préserve, t’accorde
santé, bonheur, quiétude de l’esprit et te protège de tout mal.

A Mes chers grands pères paternels et Ma chère grand-mère maternelle :


Que ce modeste travail, , soit l’expression des vœux que vous n’avez cessé de formuler dans vos prières. Que Dieu vous
préserve santé et longue vie.

A la mémoire de mon grand père maternel,


puisse dieu l’accueillir dans son infinie miséricorde. Qui est été toujours dans mon esprit et dans mon cœur

A ma chère tante :
Qu’est ma deuxième mère pour son encouragement permanent, et son soutien moral

A mon cher frère et ma chère adorable sœur


merci d’être toujours à mes cotés, par votre présence, par votre amour dévoué et votre tendresse pour donner du gout et du
sens à ma vie

A mes chères adorables copines


agréables sœurs qu’elles étaient et qu’elles resteront pour moi . Pour une sincérité si merveilleuse jamais oubliable, en
vous souhaitant tout le sucées et tout le bonheur

A tout ma grande famille Derrar , Souidi

A ma chère binôme sidhoum Amina


qui sans son aide ce travail n’auras jamais vu le jour
Wissam
Dédicace
Je dédie ce modeste travail à :

A MA TRÈS CHÈRE MÈRE :

Tu représentes pour moi le symbole de la bonté par excellence, la source de tendresse et l’exemple du dévouement qui n’a
pas cessé de m’encourager et de prier pour moi. Ta prière et ta bénédiction m’ont été d’un grand secours pour mener à bien
mes études.

A MON TRÈS CHER PÈRE :

Qui peut être fier et trouver ici le résultat de longues années de sacrifices et de privations pour m'aider à avancer dans la
vie. Puisse Dieu faire en sorte que ce travail porte son fruit ; Merci pour les valeurs nobles, l'éducation et le soutient
permanent venu de toi.

A MES SŒURS ET MON FRÈRE :

Latifa, Soad, Khadidja, Chaîmaâ et Smail de leur soutien, aide, encouragement et de leurs conseils. A tous les membres de
ma famille, petits et grands.

A ma chère binôme Derrar Wissam :

Qui elle a ajouté plus de distinction à notre travail avec ses idées brillantes et l'a permis d'ouvrir la voie par laquelle nous
cherchons le succès, si Dieu le veut

A tous mes amies que j’ai vécu avec elles des beaux moments au cours de mon cursus à l’université

Amina
Remerciement :

En guise de reconnaissance, nous tenons à témoigner nos sincères remerciements à toutes les
personnes qui ont contribués de près ou de loin à l’élaboration de ce modeste travail et de terminer ce
manuscrit

Nous tenons tout d’abord à remercier chaleureusement Madame MEDJDOUB Houria maître de
conférences « B » à l’université Abou Bakr belkaid de Tlemcen. Mes sincères gratitudes madame pour
votre encadrement, votre disponibilité et votre réactivité. Pour le temps que vous nous avez consacré.
Pour vos conseils avisés et précieux. Pour vos supervisions éclairées tout au long de la rédaction du
mémoire.
Vous avez su apprécier avec justesse nos difficultés et apaiser nos doutes en proposant sans imposer.
Nous vous en remercie. Nous avons eu beaucoup de plaisir à travailler à vos côtés.

Nous adressons toute nos reconnaissance à Dr. BOUALI W à l’université Abou Bakr belkaid de
Tlemcen, de nous avoir fait l’honneur d’accepté de présider ce jury.

Nous tenons à exprimer nos vifs remerciements à Dr .Ghalem M, maitre de conférences « A » à


l’université Abou Bakr belkaid de Tlemcen de nous avoir fait l’honneur d’accepté d’examiner ce travail

Nous aimerions aussi gratifier les efforts de Mr Ferouani M., Mr Habi S., Melle Zazoua Leila et
Mme Bouali Samira, ingénieurs aux laboratoires de la faculté SNV-STU, qu’ont eu l’amabilité de
répondre à nos questions et de fournir les conseils et les explications nécessaires.

Enfin, nous n’oserions oublier de remercier notre responsable de Master Infectiologie Mme
Boukli Hassen Latifa maitre de conférences « A » à l’université de Tlemcen et tout le corps professoral de
notre spécialité pour le travail énorme qu’il effectue pour nous créer les conditions les plus favorables
pour le déroulement de nos études.
‫الملخص‬
‫ ينقسم بحثنا إلى ثالثة‬.‫ على نشاط كربات الدم الحمراء‬Zygophyllum Geslini ‫تم تسجيل هذا العمل كجزء من تقييم تأثير مستخلصات‬
‫ و انحاللها‬، ‫ يتحدث عن فسيولوجيا خاليا الدم الحمراء‬، ‫ فصول‬3 ‫ يحتوي الجزء األول على‬.‫ تطبيقي و معالجة مقال‬،‫ نظري‬،‫ جزء‬:‫أجزاء‬
‫ في الجزء الثاني قمنا بتصنيف‬.Zygophyllum Geslini ‫ قدمنا في الفصل الثالث معلومات وخصائص النبات الذي نحن بصدد دراسته‬،
‫ وتهدف هذه التجارب إلى دراسة النشاط االنحاللي والمضاد لالنحالل للجزء الهوائي من‬، ‫مراحل التجارب التي أجريناها‬
‫ عن طريق تحضير ث م اختبار مستخلصين إيثانول وأسيتون تم الحصول عليها من أجل نشاطها االنحاللي‬Zygophyllum geslini
‫ والتأثير‬α-glucosidase ‫ و‬α-amylase ‫مقاال بعنوان تقييم القدرة المثبطة في المختبر لـ‬ ً ‫ تناولنا‬، ‫ في الجزء الثالث‬، ‫أخيرا‬
ً .‫والمضاد للدم‬
.‫االنحاللي للكسور المخصبة في الفينول في الجزء الهوائي من سالفيا أوفيسيناليس ل‬
‫ النشاط المضاد للدم‬، ‫ النشاط االنحاللي‬، ‫ خاليا الدم الحمراء‬، Zygophyllum geslini :‫الكلمات المفتاحية‬
Résumé
Ce travail est enregistré dans le cadre de l'évaluation de l'effet des extraits de Zygophyllum Geslini sur
l'activité érythrocytaire. Notre recherche est divisée en trois parties: partie bibliographique, matériel et
méthode et un traitement d'un article. Dans la partie bibliographique en a 3 chapitres, le premier parle sur
la physiologie des globules rouges , le deuxième parle sur l'hémolyse érythrocytaire, quand au troisième
chapitre on a donné des informations et les caractéristique de la plante étudié la Zygophyllum Geslini.
Dans la 2ème partie : matériel et méthode on a classé les étapes des expériences que nous avons faites ,
ces expériences en son but d’étudiés l'activité hémolytique et anti- hémolytique de la partie aérienne de
Zygophyllum geslini par extraction de mucilage et préparation de deux extraits éthanolique et acétonique
ces extraits obtenus sont testé pour leur activité hémolytique et anti hémolytique. enfin ,dans la troisième
partie nous avons traité un article sur le titre Évaluation du potentiel inhibiteur in vitro de l'a-amylase et
de l'a-glucosidase et l'effet hémolytique des fractions enrichies en phénol de la partie aérienne de Salvia
officinalis L.
Mots clés : Zygophyllum geslini, globules rouges, activité hémolytique, activité anti-hémolytique
Abstract
This work is recorded as part of the evaluation of the effect of extracts of Zygophyllum Geslini on
erythrocyte activity. Our research is divided into three parts: bibliographic part, material and method and
a treatment of an article. In the bibliographical part have 3 chapters, the first talks about the physiology of
red blood cells, the second talks about erythrocyte hemolytic, when in the third chapter we have given
information and the characteristics of the plant studied Zygophyllum Geslini. In the 2nd part: material and
method we have classified the stages of the experiments that we have made, these experiments are aimed
at studying the hemolytic and anti-hemolytic activity of the aerial part of Zygophyllum geslini by
extraction of mucilage and preparation of two ethanolic and acetone extracts these extracts obtained are
tested for their hemolytic and anti-hemolytic activity. Finally, in the third part we dealt with an article on
the title Evaluation of the inhibitory potential in vitro of α-amylase and α-glucosidase and the hemolytic
effect of fractions enriched in phenol from the aerial part of Salvia officinalis L.
Key words: Zygophyllum geslini, red blood cells, hemolytic activity, anti-hemolytic activity
Liste des figures :
Figure 1: Géométrie d'une hématie humaine normale ………………………………………5
Figure 2: Structure de l’hémoglobine ………………………………………………………6
Figure3 : Structure de l’hème ………………………………………………………………6
Figure 4 : Représentation schématique de la membrane et du squelette érythrocytaire ……8
Figure 5 : Shunt des hexoses mono phosphates …………………………………………….9
Figure 6 : la formation et la destruction d’érythrocytes ……………………………………11
Figure7: Zygophyllum Geslini ……………………………………………………………. 15
Figure 8 : extraction du mucilage totaux …………………………………………………. 19
Figure9 : la décoction de la plante avec chloroforme ……………………………………. 20
Figure 10: filtration de la plante …………………………………………………………… 20
Figure11 : des troubles représentants le mucilage ………………………………………... 21
Figure12 : mucilage total (culot, surnageant) …………………………………………….. 21
Figure13 : préparation d’eau physiologie ………………………………………………… 22
Figure14 : Taux d'hémolyse de l'extrait d'hydro-méthanolique de S.officinalis et de ses
fractions d'acétate d'éthyle et de n-butanol ........................................................................... 26
Liste des tableaux :
Tableau1 : Quelques exemples de plantes médicinales douées d’activité anti-
hémolytique…………………………………………………………………………………. 13
Tableau 2 : préparation des extraits ethanoliques…………………………………………….22
Tableau 3 : les étapes suivies pour l’évaluation de l’effet hémolytique et les
points de différences entre les deux méthodes…………………………..………………….. 25
Liste des abréviations
GR : globule rouge
Hb : hémoglobine
ATP : acide adénosine triphosphorique
IC50 : La concentration inhibitrice demi-maximale
GSSG : glutathion oxydé
GSH : glutathion réduit
BPS : solution saline tamponnée au phosphate
SM : solution mère
EPO : l’érythropoïétine
Glu-6-PDH : glucose-6-phosphate déshydrogénase
SOMMAIRE

Introduction générale…………………………………………………………………………1

Première partie : Synthèse bibliographique

Chapitre I : Physiologie des globules rouge

1 Le sang ................................................................................................................................. 3

2 L’érythropoïèse ................................................................................................................. 4

3 Morphologie d’érythrocyte : ................................................................................................ 4

4 L’hémoglobine : .................................................................................................................. 5

5 Membrane érythrocytaire : .................................................................................................. 6

5.1Structure et fonction :……………………...…………………………………………..6


5.2Domaine lipidique……………………………………………………………………...7
5.3Cytosquelette ………………………………………………………………………….7
6 Source d’énergie : ................................................................................................................ 8

8. Destruction d’hématies ....................................................................................................... 9

Chapitre II : L’hémolyse érythrocytaire

1. Généralité : ....................................................................................................................... 11

2. Hémolyse physiologique………………………………………………………………...11

3. Hémolyse pathologique………………………………………………………………….11

4. Anémies hémolytiques………………………………………………..…………………11

5. Substance anti-hémolytique :............................................................................................ 12

Chapitre III : La plante étudiée

1. Déf de zygophyllaceae : ................................................................................................... 14

2. Position systématique des Zygophyllaceae ...................................................................... 14

3. Caractéristiques botaniques : ............................................................................................ 14


SOMMAIRE
4. Zygophyllum Geslini : ...................................................................................................... 15

5. Position systématique de Zygophyllum :......................................................................... 16

6. Caractéristique botanique : ............................................................................................... 16

7. Propriétés biologiques : ................................................................................................... 16

7.1 Activité cytotoxique....................................................................................................16


7.2 Activité antidiabétique……………………………………………………………….17
7.3 Intérêt et usage traditionnel ………………………………………………………....17
8. Répartition géographique : .............................................................................................. 17

Deuxième partie : partie expérimentale

Matériels Et Méthodes

1 Objectif
2 Matériel végétal et extraction:
2.1. Matériel végétal…………………………………………….…………………….….18
2.2 Extraction…………………………………………………………………………….18
2.2.1 Extraction de chlorophylle…………………………………………………...20
2.2.2 Extraction de mucilage ………………………………………………………20
3 Effet hémolytique…………………………………...………………………………………22
3.1 Préparation des solutions…………………………………………………………….22
3.2 Préparation des extraits……………………………………………………………....22
3.2.1 Mucilage éthanolique.............……………………………………………….22
3.2.2 Extrait acétonique………………………………………………………….…23
3.3Essais d’hémolyse…………………………………………………………………....23

Traitement d’article

1-Le titre d’article…………………………………………………………………………….24


2-Problématique……………………………………………………………………………...24
3-Les activités réalisées dans ce travail……………………………………………………....24
4-le protocole suivi…………………………………………………………………………...25
5- Interprétation…………………………………………………………………………..26
6-discussion……………………………………………………………………………….....26

Conclusion…………………………………………………………………………………....27
Référence bibliographiques…………...……………….……………………………………28
Introduction

Générale
Introduction

L'hémolyse désigne le processus visant la destruction des globules rouges, ou hématies, par
les macrophages. Ces derniers sont des globules blancs spécifiques, localisés au niveau du
foie et de la moelle osseuse. Avec une durée de vie moyenne de 100 jours, l'hématie est
ensuite recyclée pour produire de nouveaux globules rouges. Si elle est généralement
normale, l’hémolyse peut devenir pathologique et entraîner la destruction prématurée des
globules rouges. (Horde, 2014). On peut distinguer deux types d’hémolyses, l’une est
physiologique et l’autre est pathologique (hyper hémolyse) (LIPPI et al, 2011).

La destruction des érythrocytes est un phénomène normal qui a lieu dans la rate lorsque les
globules rouges sont en fin de vie, l'hémolyse anormale du sang peut avoir différentes causes.
Il peut s'agir d'une pathologie qui aboutit à la destruction des globules rouges dans les
vaisseaux sanguins, cas de certaines anémies (hémolytiques), des accidents transfusionnels ou
du paludisme. (Beaumont et Hergaux, 2005). L’anémie est une pathologie se caractérisant par
une baisse de la concentration de l’hémoglobine, très souvent associée à une diminution de la
masse de globules rouges circulant, affecte surtout les femmes et les enfants d’âge
préscolaire.
Un bon nombre de remèdes sont connus pour soigner une baisse anormale de taux
d’hémoglobine ou la destruction anormale des hématies. Dans tout les cas le traitement doit
tenir compte du facteur causal. Mais en raison des effets secondaires des médicaments les
patients cherchent des traitements d’origine végétale ou phytothérapie.

Depuis des milliers d'années, l’homme utilisé les plantes trouvées dans la nature pour traiter et
soigner des maladies (SANAGO, 2006).
Les plantes médicinales restent encore le premier réservoir de nouveaux médicaments, elles
sont considérées comme source de matière première essentielle pour la découverte de
nouvelles molécules nécessaires à la mise au point de futurs médicaments (MAURICE, 1997).

A cet effet nous avons, par la présente étude, essayé de déterminer l’effet hémolytique et anti-
hémolytique d’une plante médicinale, en Algérie, plusieurs plantes sont utilisées
traditionnellement pour traiter des différentes maladies parmi elles le Zygophyllum geslini
Coss « Aggaya ». [Smati et al, 2004].

1
Introduction

Le Zygophyllum geslini l’objet de notre travail est une Zygophyllacée vivace de la classe des
Magnoliopsides, de l’ordre des Sapindales, Des études réalisées sur cette plante montrent que
l’extrait aqueux peut diminuer la glycémie des rats rendus diabétiques (Jouhari et al, 2000).

Le but de notre étude est la détermination de l’effet hémolytique et anti hémolytique de


l’extrait de la partie aérienne de zygophyllum geslini et ses fractions.

2
Première partie
Synthèse
bibliographique
Chapitre I : Physiologie
des globules rouges
Chapitre I : Physiologie des globules rouges

1. Le sang

. Le sang est un tissu conjonctif spécialisé dont la matrice extracellulaire est liquide c'est
le plasma sanguin, où baignent une population cellulaire libre très diversifiée (Gautrand,
2003).

Le sang, représente prés de 10% de la masse corporelle. C’est la moelle osseuse qui produit
les cellules sanguines au cours d’un processus appelé hématopoïèse.

Les principales fonctions du sang résident dans le transport du gaz (CO2, O2..), des hormones,
également des produits de métabolisme ainsi que des cellules au cours de migration, aussi
d’autres substances sont transportées par le flux sanguin. Il s’agit d’électrolytes, de glucose et
des nutriments. Il assure aussi un rôle de tampon en capturant les ions H+ produits par le
métabolisme cellulaire (Duncan et Parasse, 1986).

Cela explique l'importance de ce tissu dans le diagnostic des pathologies. La


morphologie, le nombre et les proportions de chaque type cellulaires sont des indicateurs pour
de nombreuses modifications biologiques (Ratnoff, 1987).

Le plasma est composé d'eau, de sels minéraux, de protéines et de molécules


organiques. Après coagulation, le plasma sans fibrinogène constitue le sérum. D'un point de
vue biochimique, les protéines plasmatiques peuvent être divisées en deux types en fonction
de leur mobilité électrophorétique: l'albumine et la globuline, représentant des niveaux de
55% et 45%, respectivement (Norbert I et al,1995).
Les globules sanguins sont divisés en trois familles principales: globules blancs (ou
leucocytes), plaquettes (ou thrombocytes) et globules rouges (hématies ou érythrocytes). elles
circulent dans le réseau de vaisseaux sanguins pour assurer leurs fonctions de base
respectives. Par conséquent, les globules rouges assurent le transport des gaz entre les tissus et
les poumons (l'oxygène pénètre dans les tissus, le dioxyde de carbone atteint les poumons),
les globules blancs jouent un rôle décisif dans le système immunitaire et les plaquettes
participent à ce phénomène de Hémostase et coagulation - mais participent également à
l'inflammation et protègent l'endothélium Contrairement aux autres cellules (Perkins, 1999),
les cellules sanguines sont constamment renouvelées par le processus hématopoïétique.
(Geay, 1995)

3
Chapitre I : Physiologie des globules rouges

2. L’érythropoïèse

L’érythropoïèse est l’ensemble des phénomènes aboutissant à la formation du GR),


assurant le maintien du nombre de GR et du taux d’hémoglobine dans des limites
physiologiques très étroites, (BELHANI, 1987).
Les érythrocytes sont synthétisés au niveau de la moelle osseuse. Leur formation nécessite un
processus complexe. Les globules rouges sont issus de plusieurs mécanismes cellulaires à
partir de cellules souches indifférenciées. Cette production est régie par une hormone :
l’érythropoïétine (EPO), qui est souvent plus connue pour son usage comme agent dopant.
;(Nicard, 2017).
Ce processus commence par une cellule précurseur nommée proérythroblaste. À la fin du
processus une cellule immature son noyau est formée. Cette cellule prend le nom de
réticulocyte. L’absence de noyau cause l’affaissement de la cellule, ce qui donne à
l’érythrocyte leur forme biconcave caractéristique. Les réticulocytes composés à environ 34%
d’hémoglobine, conservent en partie les mitochondries, les ribosomes et le réticulum
endoplasmique : ils passent de la moelle osseuse à la circulation sanguine. Ils se convertissent
habituellement en érythrocytes matures un ou deux jours après avoir quitté la moelle osseuse
rouge. Normalement les vitesses de formation et de destruction des érythrocytes sont à peu
près les même. Si la capacité de sang à transporter l’oxygène diminue parce que
l’érythropoïèse est plus lente que la destruction des érythrocytes (Marie, 2009)

3. L’érythrocyte :
La concentration de globules rouges (également appelés hématies) présente dans le sang
est d'environ 5 millions de cellules par millimètre cube. Ce sont de petites cellules non
nucléées d'un diamètre de 7,65 µm et d'une épaisseur de 2,84 µm. Leur fonction est de
transporter l'oxygène des alvéoles pulmonaires vers les tissus et le dioxyde de carbone des
tissus vers les alvéoles (Cohen et al, 2008 ; Robert et al, 1997)
La viscosité du liquide interne contenant de l'hémoglobine dépend largement de la
concentration de ce dernier (Bull et al, 1995). La liaison de l’hémpglobine avec l'oxygène est
responsable de la couleur rouge du sang (Cohen et al, 2008 ; Robert et al, 1997).
4
Chapitre I : Physiologie des globules rouges

L'analyse du contenu cellulaire a montré la présence de molécules d'hémoglobine (25%),


d'eau (70%), de minéraux et de composants organiques ionisées (potassium, protéines) (5%).
Le globule rouge est une cellule sans noyaux et organites intracellulaires. Sous une pression
osmotique normale (300 mOsmoles/L), le volume érythrocytaire moyen de globules rouges
est de 98 µm3, et la surface est d'environ 130 µm²). Les globules rouges sont des sphères
rétrécies sous la forme de doubles disques concaves (Fung et al., 1981).

Figure 1: Géométrie d'une hématie humaine normale (d'après Fung et al., 1981).

4. Hémoglobine :
C'est une hétéroprotéine, également connue sous le nom de chromoprotéine, qui
constitue le pigment respiratoire des globules rouges (Domart et Bourneuf, 1984). Les
globules rouges normaux contiennent 640 millions de molécules d'Hb, ce qui rend le sang
rouge (Steiger, 2005). La concentration moyenne d'Hb dans le sang des femmes est de 14g/dl,
et la moyenne pour les hommes est de 16g/dl (Horn et al., 2005). Il existe quatre variantes
physiologiques de l'hémoglobine dans le corps humain et il existe de nombreuses formes
pathologiques. Chez l'adulte, l'hémoglobine A ou A0 représente le type principal (97% à
98%), l'hémoglobine mineure A2 représente 2% à 3% de l'hémoglobine totale et
l'hémoglobine fœtale est appelée hémoglobine F. Toute l'hémoglobine contient 0,34% de fer,
ce qui signifie que le poids moléculaire de chaque atome de fer est de 16 500 Daltons. Le
poids moléculaire de l'hémoglobine est d'environ 67 000 Daltons (Vanbourdolle et al, 2007).
La molécule d'hémoglobine est un tétramère composé de deux types de chaînes de globine et
ont une structure similaire: l'une est de type α et l'autre de type β. Chacune de ces quatre
chaînes contient un noyau central appelé (hème) avec un atome de fer. La chaîne de globuline

5
Chapitre I : Physiologie des globules rouges

détermine le nom de chaque molécule d'hémoglobine. L'hémoglobine est constituée des


éléments suivants:
-Quatre chaînes polypeptidiques: 2 chaînes alpha composées de 141 AA et 2 chaînes β
contenant 146 AA (α2β2).
-Quatre molécules d'hème (Crossley et Orkin, 1993). Malgré leurs différentes séquences
d'acides aminés, ces chaînes α et β se replient en une structure tridimensionnelle avec une
conformation similaire, et chaque chaîne contient un hème, une petite molécule cyclique de
porphyrine. Dans le cas de l'hémoglobine, la porphyrine entourant l'atome de fer est la
protoporphyrine, qui est une molécule planaire hautement conjuguée et donneuse d'électrons.
(De Franceschi et Corroche, 2004). L'hème est composé d'un cycle d'atomes de carbone,
d'azote et d'hydrogène, et un atome de fer est attaché au centre du cycle. Le polypeptide avec
son hème forme une sous-unité appelée monomère de la molécule d'hémoglobine. Par
conséquent, cela intègre quatre sous-unités dans un tétramère (Perutz, 2018).

Figure 2 : Structure de l’hémoglobine (Serge, 2004) Figure3 : Structure de l’hème (Diakité, 2005).

5. Membrane érythrocytaire :

5.1 Structure et fonction :


La membrane érythrocytaire est constituée de deux domaines, une bicouche lipidique
et le cytosquelette.
Le domaine lipidique est structurellement similaire à celle que l'on trouve dans la plupart des
cellules de mammifères. Le cytosquelette diffère de ce qui est considéré comme cytosquelette
dans d'autres cellules car il ne contient la protéine structurelle de la tubuline et ne sont pas
impliqués dans la motilité cellulaire ou la phagocytose. (Smith, 1987)

6
Chapitre I : Physiologie des globules rouges

5.2 Domaine lipidique :


Le domaine lipidique est composé de parties presque égales de lipides et de protéines.
Les principaux lipides sont le cholestérol et les phospholipides. Bien que le cholestérol
semble tout aussi répartis entre les deux moitiés ou les prospectus de la bicouche lipidique, les
autres lipides sont distribués de façon asymétrique. Glycolipides, phosphatidylcholine, et la
sphingomyéline sont situés dans la moitié extérieure de la bicouche ; les
phosphatidylinositols, la phosphatidyléthanolamine et la phosphatidylsérine se trouvent du
coté cytosolique (Smith, 1987)
Les protéines du domaine lipidique s'étendent généralement de l'intérieur de
l'érythrocyte vers l'extérieur. Ces protéines membranaires peuvent être divisées
structurellement en une partie hydrophile interne, une partie hydrophobe à travers la
membrane et une partie hydrophile externe avec glucides attachés. Certains groupes sanguins
sont déterminée par la structure de ces glucides externes (Smith, 1987).

5.3 Cytosquelette :
Le cytosquelette érythrocytaire est constitué de plusieurs protéines qui forment un
réseau filamenteux sous la bicouche lipidique. Le réseau est composé de la spectrine,
ankyrine, actine et protéine 4.1.

Figure 4 : Représentation schématique de la membrane et du squelette érythrocytaire (Stryer,


1997).

7
Chapitre I : Physiologie des globules rouges

Les protéines cytosquelettiques interagissent avec les protéines et les lipides intégraux
de la bicouche pour maintenir l'intégrité de la membrane. Le cytosquelette a un rôle important
dans la forme des érythrocytes, la flexibilité et la spectrine est la plus abondante des protéines
de la membrane (30 % des protéines totales). C'est un hétérodimère formé de deux chaînes
polypeptidiques: chaîne alpha de 240 kDa et chaîne bêta de 220 kDa. Ces deux chaînes
enroulées l'une sur l'autre sont hautement flexibles et mesurent environ 100 nm. Dans la
membrane, deux hétérodimères sont joints par une de leurs extrémités dites « tête» pour
constituer le tétramère de spectrine, forme physiologique de la protéine (Speicher et al.,
1982 ; Smith, 1987).

6. Source d’énergie :
Le globule rouge vit sur ses réserves énergétiques qui s’épuisent progressivement au
cours de sa vie. La principale source d’adénosine triphosphorique (ATP) est représentée par la
glycolyse anaérobie de la voie d’Ebmden-Meyerhof. Une voie secondaire dite voie de
Dickens-Horecker ou shunt des hexoses mono phosphates (figure5).
90 % du glucose passe par la voie d'Embden-Meyerhof et 10 % par le shunt mais ce
pourcentage peut augmenter pour différentes causes. Tout déficit enzymatique congénital est
susceptible de raccourcir la durée de vie des globules rouges concernés (Dorche, 2000)

8
Chapitre I : Physiologie des globules rouges

Figure 5 : Shunt des hexoses mono phosphates (Dorche, 2000)

7. Destruction d’hématies
La sénescence des globules rouges se produit progressivement par la perte de contenu
enzymatique et le changement de membrane au cours de la vie des globules rouges. La lyse
érythrocytaire (hémolyse physiologique) des globules rouges arrivés en fin de leur vie portent
des anomalies structurelles et morphologiques. Ils sont engloutis dans le système tissulaire
réticuloendothélial. Le principal site de destruction des globules rouges est la moelle osseuse
(le système des phagocytes mononucléaires y détruit 50% des globules rouges). Les autres
sont détruits dans le foie et la rate (Agular-Martinez, 2007).
Les globules rouges survivent pendant environ 120 jours, après leurs destruction, leurs
composants sont convertis en composants simples, qui peuvent être immédiatement utilisés

9
Chapitre I : Physiologie des globules rouges

par la moelle osseuse. Une fois les globules rouges détruits, le fer dans l'hémoglobine sera
récupéré et l'hème restant sera utilisé pour la synthèse des pigments biliaires dans le foie.
Chaque seconde, 3 millions de globules rouges meurent. (Canfield, 1998; Bacha, 2000).
Au cours de la destruction des érythrocytes l’hème de l’hémoglobine est séparée de la
globine, cette dernière est dégradée en acides aminés, par contre l’hème est libéré dans la
circulation, la dégradation de l'hème est l'un des rares processus naturels produisant du
monoxyde de carbone dans le corps humain et est responsable de la présence de CO dans le
sang d'individus respirant même l'air le plus pur. Le noyau de Fer est récupéré puis associée à
une protéine comme la ferritine ou l’hémosidérine et emmagasiné en vue d’une réutilisation
ultérieure. Le reste du groupement hèmique « proto porphyrine» est métabolisé en biliverdine,
puis bilirubine, de couleur jaune. Insoluble, elle est libérée par les macrophages dans le
plasma sanguin, où elle se lie au sérumalbumine, qui la transporte jusqu'aux hépatocytes. Ces
derniers la solubilisent par conjugaison avec l'acide glucuronique et la sécrètent dans les
intestins avec la bile. Les intestins métabolisent la bilirubine en urobilinogène, qui est excrété
dans les fèces sous forme de stercobiline ainsi que dans les urines. Lorsque la bilirubine ne
peut être excrétée, sa concentration sanguine augmente et elle éliminée essentiellement par les
urines, qui deviennent foncées tandis que les fèces sont décolorées (Kikuch et al., 2005).

Figure 6 : la formation et la destruction d’érythrocytes, et le recyclage des composants de


l’hémoglobine (Marie et al., 2009)
10
Chapitre II : L’hémolyse
érythrocytaire
CHAPITRE II : L’HEMOLYSE ERYTHROCYTAIRE
1. Généralité :
Les érythrocytes ne peuvent atteindre leur durée de vie normale que lorsque leur
déformabilité, leur résistance osmotique et mécanique, leur potentiel réducteur et leur
approvisionnement en énergie sont normaux. Si l'une de ces propriétés est défectueuse, on
peut aboutir à un raccourcissement de la durée de vie des globules rouges (jusqu'à atteindre
quelques jours), ces derniers vont être éliminer par hémolyse (Silbemag et al., 2002).

2. Hémolyse physiologique :
L'hémolyse (hémo : sang; lyse: perturbation) est un phénomène physiologique
irréversible qui peut provoquer la rupture des membranes des globules rouges, entraînant la
libération d'éléments des hématies dans le plasma, en particulier la libération d'hémoglobine.
Ce phénomène peut être observé à l'œil nu par l’apparition de la teinte rose à rouge dans
l'échantillon après centrifugation ou par spectrophotométrie en mesurant la densité optique du
surnageant (hémoglobine) (Mezzou et al., 2006). L'hémolyse est caractérisée par une
augmentation des taux sériques d'hémoglobine associée à une augmentation de la lactate
déshydrogénase (LDH), du phosphate et de la créatine kinase (CK), et une diminution des
taux d'hémoglobine. Taux d'haptoglobine et d'hémoglobine glycosylée (Ali et al, 2014),

3. Hémolyse pathologique :
L'hémolyse pathologique est la destruction précoce et excessive de GR circulante sous
l'influence du processus d'hémolyse, qui peut être interne (hémolyse corpusculaire) ou externe
(hémolyse extra-corpusculaire). Ce processus peut être congénital ou acquis et affecte
toujours l'un des composants importants des GR: les membranes, les enzymes et
l'hémoglobine (Hb) (Beaumont et Hergaux, 2005).

4. Anémies hémolytiques :
L'anémie hémolytique se caractérise par une réduction de la durée de vie des globules
rouges inferieure à 120 jours, le plus souvent à moins de 30 jours. Cela est due à une
hyperhémolyse consiste en une destruction exagère des hématies, ces derniers sont libérés
dans le sang ou les tissus de l'hémoglobine en raison de cette destruction anormale (Rebar,
1991 ; Suter, 1992 ; Gautrand, 2003)
Dans la plupart des anémies hémolytiques, les érythrocytes seront phagocytés de façon
normale par des macrophages de la rate, de la moelle et du foie puis digérés (hémolyse
extravasculaire), le fer sera réutilisé. Dans une faible proportion, l'Hb libérée dans la lumière
vasculaire sera fixée par l’haptoglobine. Lors d'une hémolyse intravasculaire aiguë (l'hapto-

11
CHAPITRE II : L’HEMOLYSE ERYTHROCYTAIRE
globine sera surchargée et l'hémoglobine libre filtrée au niveau rénal. Ce phénomène peut non
seulement provoquer une hémoglobinurie mais peut également induire une obturation des
tubules et une insuffisance rénale aiguë. Une hémoglobinurie chronique a en plus pour
conséquence une anémie par carence en fer, le débit cardiaque augmente et l'hémolyse
mécanique provoquée par ces conditions boucle le cercle vicieux. Les fragments
érythrocytaires provenant de l'hémolyse intravasculaire vont finalement provoquer des
thromboses et des embolies, qui peuvent entraîner des ischémies cérébrales, cardiaques,
rénales ou dans d'autres organes (Silbemag et al, 2002).
✓ Hémoglobinopathie :

-Hémoglobinose : anomalie qualitative de synthèse (mutation remplaçant un acide aminé de la


globine par un autre) c’est drépanocytose
-Thalassémie : anomalie quantitative de synthèse d’une chaine de globine
✓ Certains défauts enzymatiques altèrent le métabolisme érythrocytaire du glucose :

-Si c'est la pyruvate kinase qui est atteinte, l'approvisionnement en ATP s'arrête ; la carence
en énergie bloque la Na+/K+ ATPase, provoquant un gonflement des cellules auquel les
érythrocytes sont plus sensibles ce qui entraîne alors une hémolyse précoce (Silbemag et al,
2002)
- Une déficience en glucose-6-phosphate déshydrogénase (Glu-6-PDH), ralentit le cycle des
pentoses, de sorte que lors d'un stress oxydatif, le glutathion oxydé formé (GSSG) ne peut pas
être regénéré à une vitesse suffisante en GSH réduit. Les ponts disulfures des
enzymes et des protéines membranaires ainsi que les phospholipides ne sont pas assez
protégés de l'oxydation, ce qui conduit à une hémolyse prématurée. Certaines nourritures
(fèves favisme) ou certains médicaments (par ex., primaquine ou sulfonamide) augmentent le
stress oxydatif et aggravent donc la situation .
-une déficience en hexokinase entraîne à la fois une carence en ATP et une déficience en GSH
(Silbemag et al, 2002)

5.Substances anti-hémolytiques :
Le traitement de l'anémie hémolytique est inévitablement effectué en traitant la cause
de l'anémie. Par conséquent, il existe presque autant de traitements qu'il y a de causes. Il
existe de nombreux médicaments anti-hémolytiques, des substances qui peuvent retarder ou
inhiber la lyse des globules rouges. L'acide folique, les suppléments de fer, les

12
CHAPITRE II : L’HEMOLYSE ERYTHROCYTAIRE
corticostéroïdes et les suppléments de vitamine B peuvent être utilisés pour traiter l'anémie
hémolytique (federici et al, 2007; leporrier, 2008)
Ces dernières années, le domaine de la recherche de nouvelles substances anti-
hémolytiques à base de plantes a prospéré. La recherche sur ces itinéraires est menée par de
nombreux laboratoires de recherche à travers le monde. Le tableau suivant représente
quelques exemples de plantes testées à cet effet:
Tableau 1 : Quelques exemples de plantes médicinales douées d’activité anti-hémolytique

Matrice Tests utilisés Effets Références


végétale
Feuilles et Hémolyse Effet hémolytique Haoulia, 2015
tiges provoquée par (IC50= 0,0422mg/ml)
d’Ammoides l’eau distillée
verticillata
Extrait de Hémolyse Effet Rahman
Oryza stavia induite par Anti-hémolytique Eswaraiah et al.,
le NaCl (IC50=500µg /ml) 2015
Partie aérienne Hémolyse Effet anti Ebrahim Zadeh
de Mentha induite par hémolytique IC50= et al., 2010
longifolia H2O2 951,4 μg/ml

Fleur de Hémolyse Effet Anti- Rani et al.,


Cassia induite hémolytique 2014
auriculata par Na Cl (IC50=500µg /ml)

13
Chapitre III : La plante
étudiée
CHAPITRE III : LA PLANTE ETUDIEE

1. Zygophyllaceae :
Les Zygophyllaceae est une famille contient d'environ 27 genres et 285 espèces, qui se
subdivisent en sous familles : Peganoideae, Nitrarioideae, Balanitoideae, Tribuloideae,
Zygophylloideae. Les Zygophylloideaes, constituent la sous famille la plus large avec 180
espèces (Sheahan et Chase, 1996). Les genres les plus importants de Zygophyllaceae sont :
Zygophyllum (80 espèces), Fagonia (40 espèces), Balanites (20 espèces) et Tribulus (20
espèces), on rencontre les genres americains Guaiacum (6 espèces), Kallstroemia, Larrea,
Porlieria, Tribulus (Judd et al, 2002 ; Michel, 2010).
Les Zygophyllaceae se composent d'arbustes, d'herbes et rarement d’arbre (Hussein et al,
2011 ; Suleman Khan et al, 2014). Il convient de noter que plusieurs Zygophyllaceae sont
toxiques pour l’homme comme (Harmel, Chaparral…) et pour les animaux comme (Tribulus)
(Bruneton, 2002). On trouve que les Zygophyllacées forment plus de 3% de la flore de notre
désert (Ozenda, 1991).

2. Position systématique des Zygophyllaceae


Règne : Plantae
Sous-règne : Tracheobionta (Plantes vasculaires)
Sous-embranchement : Magnoliophytina (Angiospermes)
Classe : Magnoliopsida (Dicotyledones)
Sous-classe : Rosidae
Ordre : Sapindales
Famille : Zygophyllaceae

3. Caractéristiques botaniques :
Ce sont de petits arbres, des arbrisseaux ou des herbes, présentant des tiges à
développement sympodial et articulées aux nœuds
Les feuilles, fréquemment persistantes, pourvues de stipules, très polymorphes, sont en
principes opposées (justifiant le nom de la famille), composées paripennées, souvent à 2
folioles mais nombreuses chez Tribulus, et à folioles entières (Michel, 2010).
Les fleurs sont blanches et blanchâtres, de 4 à 5 mères, isolées ou inflorescences, la
corolle, est également de 4 à 5 mères, et parfois nulle. Généralement, ces plantes renferment
10 étamines, le plus souvent, à stipules unies, un ovaire de 4 à 5 carpelles, à un ou plusieurs
ovules par loge (Michel, 2010).

14
CHAPITRE III : LA PLANTE ETUDIEE
Le fruit est une capsule septicide ou loculicide, ou encore un fruit schizocarpé, éventuellement
épineux (Tribulus) ou ailé (Bulnesia) (Michel, 2010), se dissociant en coques, parfois
bacciformes, ou drupacés (Quezel et Sanata, 1963). La graine est albuminée, parfois pourvue
d’un arille.

4. Zygophyllum geslini :
Le Zygophyllum geslini est une Zygophyllacée, une espèce endémique du Sahara
septentrional algérien, plus de 3% de la flore saharienne (Ozenda, 1977). Plusieurs espèces du
même genre et le Zygophyllum geslini ont le même nom commun de “Aggaya” telles que Z.
album, Z. cornutum (Baba Aïssa, 1999), Z. gaetulum et Z. waterlott (Jouad et al, 2001;
Eddouks, 2002)
Les tests phytochimiques réalisés sur la partie aérienne de Z. geslini montrent la présence
de saponosides, acides aminés, tannins, alcaloïdes, glucosides cardiotoniques, mucilages,
flavonoïdes, coumarines, anthracénosides, huiles volatiles et acides gras. De plus, 63%
d’humidité, près de 5% de sucres, 10% de cellulose et environ 5% de composés phénoliques.
Ces teneurs ont été confirmées par les tests phytochimiques qui ont montré une richesse en
mucilages et tannins (Medjdoub, 2013).

Figure 7: Zygophyllum geslini (Boudjelthia et al, 2017)

5. Position systématique de Zygophyllum geslini:


Règne : Plante.
Division : Magnoliophyta.
15
CHAPITRE III : LA PLANTE ETUDIEE
Classe : Magnoliopsida.
Ordre : Sapindales.
Famille : Zygophyllaceae.
Sous famille : Zygophylloideaes.
Genre : Zygophyllum.
Espèce : Zygophyllum geslini (P.Quezel, 1963).

6. Caractéristique botanique :
Le Zygophyllum geslini est un sous-arbrisseau à petites feuilles charnues d'un vert
clair, parfois jaunes, il est caractéristique des terrains salés du Sahara algérien où il constitue
des touffes buissonneuses couvrant souvent de grands espaces. Ses fleurs sont petites et
blanches, composées de deux folioles, avec un petit pédicelle, et le fruit existe toujours sous
forme d'épines après la perte du fruit (Russell, 1932). Le fruit est lobé, et la forme de poire
s'étend régulièrement du bas vers le haut mais il n'y a pas de coins incurvés en forme de
crochet. Il est une fois et demie plus long que large.
Le pédoncule est fructifère, aussi long que le fruit. La portion libre des carpelles est trois à
quatre fois plus courte que la portion soudée, faisant à peine saillie (Majdoub, 2013).

7. Propriétés biologiques :
Beaucoup d’espèces de genre Zygophyllum sont menées des propriétés biologiques
remarquables notamment antiseptiques, carminatif (Atta et al, 2004), antibactérienne,
antifungique, anti-eczéma et antidiabétique (Sasmakov et al, 2001), antispasmodique
(Bellakadhar et al, 1981) et cytotoxique (Smati et al, 2004).
7.1.Activité cytotoxique :

L’extrait dichlorométhanique des racines de Z. geslini montre un effet cytotoxique


significatif contre les cellules KB « carcinome de l’épiderme buccal humain ». Cette activité
est due à un produit actif : le β-(3.4- dihydroxycinnamoyl) –érythradiol (Smati et al, 2004).

7.2.Activité antidiabétique :
Le Zygophyllum est largement utilisé au Maroc pour lutter contre le diabète. Des
études menées sur cette plante ont montré que les extraits aqueux peuvent abaisser la
glycémie chez les rats diabétiques (Jouhari et al, 2000). Il est également efficace pour les
patients atteints de diabète de type 2 (Jouhari et al, 1999).
Il en va de même pour Zygophyllum cornutum , Aggaya, en Tunisie, où l'espèce a été
jugée très efficace lorsqu'elle a été testée sur des lapins (Perez et Paris, 1958)

16
CHAPITRE III : LA PLANTE ETUDIEE
Des études menées par Medjdoub (2006) ont également montré que les extraits à l'éthanol de
la portion aérienne de Z. geslini ont une activité antidiabétique contre les rats Wistar atteints
de diabète à base de streptozotocine. Les travaux menés par Boudjelthia et al. (2017) ont
montré que les extraits méthanoliques et aqueux de Zygophyllum geslini ont des effets
antioxydants et antidiabétiques significatifs.

7.3.Intérêt et usage traditionnel :


Le Zygophyllum est utilisé comme médicament pour diverses maladies en médecine
traditionnelle comme remèdes de différentes affections, en particulier pour les rhumatismes,
la goutte, l'hypertension et le diabète (Eskander et al, 1995). Il s'est avéré être un agent
antispasmodique, antiseptique, antibactérien et antifongique efficace (Sasmakov et al, 2001)

8. Répartition géographique :
Les zygophyllacées sont représentée dans tous les continents mais principalement
distribué dans les régions arides. Parmi ces Zygophyllacées de la tribu du Sahara, plus d'un
tiers des espèces du Sahara sont de types différents. En d'autres termes, en termes de localité
et de l’endémisme, ce groupe est le plus intéressant de toute la flore nord-africaine (Ozenda,
1977). Aussi Les zygophyllacées sont largement distribuées dans les régions, semi-arides
des régions tropicales et subtropicales, les terrains salés, et les pâturages désertiques (Quezel
et al, 1963; Sheahan et Chase, 2000)

17
Deuxième partie

Expérimentale
Matériel
Et
Méthode
Partie expérimentale Matériel et méthode

1 Objectif :
Le présent travail est réalisé dans les laboratoires pédagogiques de biochimie, Faculté SNV-
STU, Université Abou BekrBelkaid –Tlemcen.
L’objectif de cette étude est l’évaluation de l’effet hémolytique et antihémolytique des
polysaccharides (mucilages) de la partie aérienne de Zygophyllum geslini
2 Matériel végétal et extraction:
2.1. Matériel végétal
L’espèce Zygophyllum geslini a été obtenue auprès de la région d'Ougrout, située à 120 km
du Nord-est de la wilaya d'Adrar (sud-ouest de l'Algérie) durant le mois de Mars 2018. Après
le nettoyage et le séchage de la plante, toute la partie aérienne (feuille, tige et fleures, grain) a
été broyée avec un moulin électrique. La poudre a été conservée dans des flacons en verre
fermés afin de garder leur odeur, gout, et couleur, jusqu’à son utilisation.
2.2 Extraction

18
Partie expérimentale Matériel et méthode

Extraction de chlorophylle
Décoction de 20g de la plante +200
ml de chloroforme pdt 30h

Extraction de mucilage
Décoction de 20 g de la plante +200ml d’eau
distillée pdt 1h + refroidissement pdt 2h

Filtration sur moussline

Ajout de l’éthanol pdt 24h +


Centrifugation
Culot Surnageant

Séchage à
l’étuve Ajout de l’acétone pdt 24h +
Mucilage Centrifugation
éthanolique

Culot Surnageant

Séchage à
l’étuve
Mucilage acétonique

Figure 8 : extraction du mucilage totaux.

19
Partie expérimentale Matériel et méthode

2.2.1 Extraction de chlorophylle :


• 20 g de la plante sont mis dans 200ml de chloroforme, dans un ballon rodé surmonté
d’un réfrigérant et en présence de 2 à 3 pierres de pence afin de réguler la température
• Extraction par décoction pendant 30 min.
• Refroidissement au niveau de chauffe ballon avant de retirer. (Shan et al ; 2008)

Figure 9 : la décoction de la plante avec chloroforme

• Filtration sur papier filtre.

Figure 10: filtration de la plante

• L’extraction est répétée deux fois afin d’extraire le maximum de la chlorophylle.

2.2.2 Extraction de mucilage :


• 20 g de la plante sont mis dans 200 ml d’eau distillé.
• Extraction par décoction pendant 1 heure.
• Refroidissement au niveau de chauffe ballon pendant 2 heures.
• Filtration sur mousseline.

20
Partie expérimentale Matériel et méthode

• En ajoutant un volume d’éthanol équivalant au volume de filtrat (200ml)


• Refroidissement de mélange dans le réfrigérateur (4°C) pendant une nuit.
• 1ère centrifugation à 3500 tours/min durant 15 min (Shan et al ; 2008)

Figure 11 : des troubles représentants le mucilage

Figure 12 : préparation des tubes pour la centrifugation

• Obtention de culot et surnageant

Figure 12 : mucilage total (culot, surnageant)

21
Partie expérimentale Matériel et méthode

3 Effet hémolytique
3.1 Préparation des solutions :
• L’eau physiologie :

Dans un bécher (1l), 0,09 g de NaCl sont mis avec 200 ml d’eau distillé, la solution est agitée
par agitateur en utilisant le barreau magnétique ; puis le volume de solution est ajusté à 1L
avec l’eau distillé et conservé dans le réfrigérateur jusqu’à son utilisation.

Figure 13 : préparation d’eau physiologie

• BPS :
Dans un bécher (1L), 0.2g de KCl est dispersé dans 400ml d’eau distillée, en
ajoutant 8g de NaCl, 1.44g Na2HPO4 , 0.24g KH2PO4 sous agitation ; la solution
obtenu est ajustée à 1L avec l’eau distillée au pH souhaité (pH=7.4 ). Le réactif
obtenu est conservé au réfrigérateur jusqu’à son utilisation.

3.2 Préparation des extraits :


3.2.1 Mucilage éthanolique :
Solution mère Dilution ( S1) : Dilution (S2) : Dilution (S3) : Dilution (S4) :
(SM) : 2mg /ml [1mg /ml] [0,5mg /ml] [0,25mg /ml] [0,125mg /ml]

0,02g de fraction 5ml (SM) 5ml (S1) 5ml (S2) 5ml (S3)
étanolique + + + +
(poudre) 5ml d’eau 5ml d’eau 5ml d’eau 5ml d’eau
+ physiologie. physiologie. physiologie. physiologie.
10 ml d’eau
physiologie.

Tableau 2 : préparation des extraits ethanoliques

22
Partie expérimentale Matériel et méthode

3.2.2 Extrait acétonique :


Dans un tube on a solubilisé 0,02g de fraction acétonique dans 10 ml d’eau physiologie afin
d’obtenir la concentration de 2mg/ml (SM). Pour les dilutions, nous avons suivis les mêmes
calculs que ceux suivis pour les mucilages éthanolique.
3.3 Essais d’hémolyse :
a. Préparation de la suspension érythrocytaire

Le sang est prélevé dans un tube héparine à partir d’un donneur sain. Ensuite, il est centrifugé
à 3000 rpm durant 10 min. Le plasma (surnageant) est éliminé.
Le culot (la suspension érythrocytaire, GRh) est lavé trois (3) fois par le PBS pour être
resolubilisé à nouveau par 1 ml de PBS.
b. Effet hémolytique

Le test d’effet hémolytique de la plante étudiée est réalisé selon la méthode de Bulmus et ses
collaborateurs (2003).
-Mette dans tubes à hémolyse 0,4ml de la suspension GRh (10 %) avec 1,6 ml de l’extrait à
différentes concentrations.
-Incuber les tubes à 37ºC pendant 30 min.
-Centrifuger les tubes à 3000 rpm pendant 10 min.
-La lecture est réalisée à une longueur d’onde de 540nm, à l’aide d’un spectrophotomètre UV-
visible contre un blanc contenant de PBS.
En parallèle, un tube contrôle négatif en remplaçant l’extrait avec de l’eau physiologique est
préparé. Dans les mêmes conditions, un tube contrôle positif correspondant à 100%
d’hémolyse est préparé en remplaçant l’extrait par l’eau distillée.
Le pourcentage d’hémolyse a été calculé à partir de la formule suivante :
% d’hémolyse =(At /Ac) ×100
Ac = Absorbance du contrôle
At = Absorbance du test

23
Traitement
D’article
Partie Expérimentale Traitement d’article

1-Le titre d’article :

Évaluation du potentiel inhibiteur in vitro de l'α-amylase et de l'α-glucosidase et l'effet


hémolytique des fractions enrichies en phénols de la partie aérienne de Salvia officinalis L.
2-Problématique :

Le diabète sucré est une maladie métabolique caractérisée par une hyperglycémie chronique
qui peut causer diverses complications. Un bon contrôle glycémique permet de d’éviter ou de
ralentir la survenue de ces complications.

Dans le même contexte, l’objectif de ce travail est d'évaluer l'effet inhibiteur in vitro de S.
officinalis .L sur les enzymes digestives associées au diabète de type 2 et de déterminer son
effet hémolytique. Cela permet d’évaluer l’activité antidiabétique de cette plante du moment
que l’inhibition de ces deux enzymes est impliquée dans le traitement du diabète sucré.

3-Les activités réalisées dans ce travail :


Le travail comprend trois parties :
3.1. Analyse phytochimique : est un ensemble des méthodes et techniques de préparation
et d'analyse des substances organiques naturelles de la plante. qui se déroule en 4
essais.

- Extraction des composés phénoliques : Les composés phénoliques sont extraits par
décoction dans un mélange hydro-méthanol.
-Tests phytochimiques : réaliser selon la méthode de (Harbone, 1998) et de (Bruneton,
1999) dont l’objectif est la mise en évidence de certains composés.
- Dosage des composés phénoliques et flavonoïdes.
3.2. Activité antidiabétique : comprend 2 essais in vitro

-Test de l’inhibition de l’enzyme α-amylase par l'extrait d’hydro-méthanolique, la fraction


d'acétate d'éthyle (EA) et la fraction n-butanol (n-B). Selon la méthode de (Thalapaneni et al ;
2008)
- Test de l’inhibition de l’enzyme l'α-glucosidase selon la technique de (Shibano et al ; 1997)
3.3. Activité hémolytique : des tests in vitro, suivant le protocole de (Henneberg, 2013) ce
qui permettant d’évaluer l’effet hémolytique de l’extrait hydro-méthanolique et ses
fractions de Salvia officinalis L.

24
Partie Expérimentale Traitement d’article

4-le protocole suivi :


Afin d'évaluer l'effet hémolytique de l'extrait hydro-méthanolique de Salvia officinalis
L et ses fractions, les chercheurs ont suivi le protocole de (Henneberg, 2013) . Cette méthode
permet d'évaluer cet effet par des tests effectuent sur les globules rouges. On constate que
c’est la même méthode qu’on est suivi (Bulmus et al, 2003) dans notre partie expérimentale,
on excepte quelques différences.
Le tableau ci-dessous résume les étapes suivies et les points de différences :
Méthode de Henneberg, 2013 Méthode de Bulmus et al, 2003
• lavage des hématies 3 fois avec PBS • lavage des hématies 3 fois avec PBS
• préparation des déférentes • préparation des déférentes
concentrations d'extrait de concentrations des extraits de Z.
S.officinalis et ses deux fractions à geslini à 2 ; 1 ; 0,5 ; 0,25 ; 0,125
25, 50, 100 et 200 mg/ml mg/ml.
• incubation de 1980ml de suspension • incubation de 0,4ml de suspension
érythrocytaire mélangé avec 20 ml érythrocytaire mélangé avec 1,6ml
d'échantillon (37 C / 60 min) d'échantillon (37 C / 30 min).
• mesure de l'absorbance • mesure de l'absorbance
d'hémoglobine par spectrophotomètre d'hémoglobine par spectrophotomètre
à 540 nm à 540 nm.
• contrôle positif par l'eau • contrôle positif par l'eau.
• contrôle négatif par PBS • contrôle négatif par l’eau physiologie.

Tableau 3 : les étapes suivies pour l’évaluation de l’effet hémolytique et les points
de différences entre les deux méthodes

25
Partie Expérimentale Traitement d’article

5- Interprétation :

Fig14 : Taux d'hémolyse de l'extrait d'hydro-méthanolique de S.officinalis et de ses fractions


d'acétate d'éthyle et de n-butanol

Ce graphe représente les résultats de l'effet hémolytique de l’extrait hydrométhanol et ses


fractions en fonction de la concentration.
-Tout d'abord on note que le pourcentage d'hémolyse est variable selon la concentration.
Alors la figure montre que l'effet hémolytique augmente constamment avec l’élévation de la
concentration.
- Ensuite on constate que la fraction EA représente le faible pourcentage d'hémolyse, pour une
concentration maximale de 200mg/ml on a moyenne d'hémolyse de11, 58 ± 0,1 % tandis que
l'effet hémolytique le plus important est celle de l'extrait hydrométhanolique avec un taux
d'hémolyse maximum de 17,06 ± 0,41% pour la dose de 200 mg/ml.
-Enfin on peut voir que la fraction acétate d’éthyle à une faible toxicité par rapport à l'extrait
de hydrométhanolique et à la fraction n-B.
6-discussion :
Les résultats obtenus sont justifiés par le composant saponine dans l'extrait MW se qui
provoque une augmentation de leur taux d'hémolyse.
- ce pendant la baisse d'effet hémolytique de fraction EA est expliqué par la présence de taux
important de phénols.

26
Conclusion
Conclusion

Notre époque connait une augmentation remarquable de l’incidence des maladies


chroniques, ce qui a obligé de nombreux pays, même développés à revenir à la phytothérapie
L’objectif de notre travail est l’étude des activités hémolytiques et anti-hémolytique de
Zygophyllum Geslini sur les érythrocytes humaines. Afin de réaliser cet objectif nous avons
effectué plusieurs expériences in vitro, mais la situation sanitaire du pays nous a permis plus
de les terminer ce que nous provoque à traiter un article.
Ce dernier traité l'activité antidiabétique de Salvia officinalis L et leur effet
hémolytique sur les érythrocytes, d’après le traitement de l'article on conclu que ces deux
plantes ont presque les même composants, donc leurs activités sont pareils
Il ya une relation directe entre la concentration et le type de l'extrait et l'effet
hémolytique, signifie que plus la concentration est faible, plus l'activité hémolytique est faible
Notre étude de l'activité de cette plante reste inexacte et incomplète, ainsi qu'incertaine,
il est donc préférable de faire plusieurs autres recherches plus approfondies:
➢ Recherche d'autres activités biologiques de la plante.
➢ Réalisation des tests in vivo pour évaluer plus précisément l'activité anti-
hémolytique de la plante utilisée.
➢ Etude de l'effet toxique des déférents extraits de la plante sur les tissus.
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