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Correction Ehtp 2018 Math

Le document présente un concours de mathématiques avec des questions sur l'intégrabilité et la continuité de certaines fonctions. Il inclut des démonstrations mathématiques et des calculs d'intégrales, ainsi que des équations différentielles. Le concours est destiné à des étudiants préparant des examens d'entrée dans des écoles d'ingénieurs.

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Concours En Poche
CONCOURS EN POCHE _0600826088

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CONCOUR EHTP MATHS :2018

Durée 3H

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CONCOURS EN POCHE +212 600-826088

article amsmath, amsthm, amssymb mathrsfs

Concours en poche | 0600826088 1


Partie I

e
R +∞ 2
Question 1. Justifier l’existence de l’intégrale de Gauss I = 0 e−t dt.
R +∞ 2 2
Considérons l’intégrale de Gauss I = 0 e−t dt. La fonction t 7→ e−t étant continue et

ch
positive sur [0, +∞[, il suffit de vérifier la convergence de l’intégrale.

2
Pour t ≥ 1, on a l’inégalité t2 ≥ t qui implique e−t ≤ e−t .

po
Z +∞
L’intégrale e−t dt étant convergente (elle vaut exactement e−1 ),
1
CONCOURS EN POCHE _0600826088

Z +∞
2
par comparaison pour les intégrales de fonctions positives, e−t dt converge également.
1

Sur l’intervalle [0, 1], la fonction est continue sur un fermé borné donc intégrable. En effet,
2 2
e−t est bornée par 1 puisque t2 ≥ 0 implique e−t ≤ e0 = 1.

en
Ainsi, I se décompose en :
Z 1 Z
−t2 2
I= e dt intégrable + 1+∞ e−t dt
| 0 {z } | {z }
convergente

ce qui établit l’existence de I.


rs
−xt
Question 2. Montrer que la fonction t 7→ √et(t+1) est intégrable sur ]0, +∞[ si et seulement
si x ≥ 0.
u
Analyseons l’intégrabilité en séparant l’intervalle ]0, +∞[ en deux parties : ]0, 1] et [1, +∞[.
Cas près de 0 : (Comportement en 0+ )
co

Pour t ∈]0, 1], on a :


e−xt 1
√ ∼√
t(t + 1) t
R1
L’intégrale 0 √dtt converge (car 1/2 < 1), donc l’intégrale converge toujours près de 0, pour
on

tout x ∈ R.
Cas en +∞ : (Comportement à l’infini)
Pour t ≥ 1, on a :
e−xt e−xt
√ ∼ 3/2
t(t + 1) t
C

— Si x > 0 : La décroissance exponentielle domine et l’intégrale converge par comparai-


son à e−xt .
1
— Si x = 0 : On a t3/2 qui est intégrable en +∞ (car 3/2 > 1).
−xt
— Si x < 0 : e → +∞ et l’intégrale diverge grossièrement.
Conclusion : La fonction est intégrable sur ]0, +∞[ si et seulement si x ≥ 0.

Question 3. Montrer que f est continue sur R+ .

Concours en poche | 0600826088 2


−xt
— Pour x ≥ 0 et t > 0, l’intégrande √e est positif et vérifie :
t(t+1)

e
e−xt 1
√ ≤√ .

ch
t(t + 1) t(t + 1)
1
La fonction √t(t+1) est intégrable sur ]0, +∞[ (d’après la question 2).
— Par le théorème de convergence dominée, on peut intervertir la limite et l’intégrale :
Z +∞
e−xt

po
lim f (x) = lim √ dt.
x→+∞ 0 x→+∞ t(t + 1)
CONCOURS EN POCHE _0600826088

Pour tout t > 0, limx→+∞ e−xt = 0, donc :

e−xt
lim √ = 0.
x→+∞ t(t + 1)

en
Ainsi, Z +∞
lim f (x) = 0 dt = 0.
x→+∞ 0

lim f (x) = 0.
x→+∞
rs

Question 6. Montrer que f est de classe C 1 sur R+ .
Pour démontrer que f est continûment différentiable sur ]0, +∞[, nous allons appliquer
le théorème de dérivation sous le signe intégral.
u
Continuité de la dérivée partielle :
La dérivée partielle par rapport à x de l’intégrande est :
co

√ −xt
e−xt −te−xt
 
∂ te
√ =√ =−
∂x t(t + 1) t(t + 1) t+1

Cette fonction est continue en x pour tout x > 0 et tout t > 0.


on

Domination locale :
Pour tout intervalle [a, b] ⊂]0, +∞[ et pour x ∈ [a, b], on a :
√ −xt √ −at
te te
≤ = ψ(t)
C

t+1 t+1

Vérifions que ψ est√


intégrable sur ]0, +∞[ :
— En 0+ : ψ(t) ∼ t qui√ est intégrable
−at
— En +∞ : ψ(t) ∼ e / t qui est intégrable (car a > 0)
Conclusion :
Les hypothèses du théorème de dérivation sous l’intégrale étant satisfaites :
— Pour tout t > 0, x 7→ g(x, t) est C 1
— La dérivée partielle est dominée par ψ intégrable
— L’intégrale f (x) existe pour tout x > 0

Concours en poche | 0600826088 3



Ainsi, f est de classe C 1 sur R+ et sa dérivée vaut :

e
Z +∞ √ −xt
′ te
f (x) = − dt
t+1

ch
0

Question 7. Vérifier que f est solution de l’équation différentielle y ′ − y = − √αx avec α =


R +∞ e−u
√ du.
0 u

po
Expression de f ′ (x) :
D’après la question 6, nous avons :
CONCOURS EN POCHE _0600826088

+∞

t e−xt
Z

f (x) = − dt
0 t+1

Calcul de f ′ (x) − f (x) :

en
Formons la différence :
+∞
√ +∞
t e−xt e−xt
Z Z

f (x) − f (x) = − dt − √ dt
0 t+1 0 t(t + 1)

Factorisons sous une même intégrale :


rs
Z +∞  √ 
t 1
=− +√ e−xt dt
0 t + 1 t(t + 1)
u
Simplifions l’expression entre parenthèses :

t 1 t+1 1
+√ =√ =√
co

t+1 t(t + 1) t(t + 1) t

Ainsi : +∞
e−xt
Z

f (x) − f (x) = − √ dt
t
on

Changement de variable :
Effectuons le changement u = xt (t = u/x, dt = du/x) :
Z +∞ −xt Z +∞ −u
e 1 e α
√ dt = √ √ du = √
C

0 t x 0 u x

Conclusion :
Nous obtenons finalement :
α
f ′ (x) − f (x) = − √
x
Ce qui montre bien que f est solution de l’équation différentielle (1).

Concours en poche | 0600826088 4


Question 8

e
Résoudre l’équation différentielle (1).
L’équation différentielle linéaire du premier ordre :

ch
α
y′ − y = − √
x

admet pour solution générale la somme de la solution de l’équation homogène et d’une

po
solution particulière.
— Solution de l’équation homogène y ′ − y = 0 :
CONCOURS EN POCHE _0600826088

yh (x) = Cex où C ∈ R

— Solution particulière obtenue par la méthode de variation de la constante :


— Hypothèse :
yp (x) = C(x)ex .

en
— Substitution dans (1) :
α α
C ′ (x)ex + C(x)ex − C(x)ex = − √ =⇒ C ′ (x) = − √ e−x .
x x

— Intégration :
rs x
e−t
Z
C(x) = −α √ dt + K, K ∈ R.
0 t
Pour une solution particulière, on prend K = 0 :
u
Z x −t
x e
yp (x) = −αe √ dt.
0 t
co

La solution générale s’écrit donc :


x
e−t
Z
x x
y(x) = Ce − αe √ dt
0 t
on

Question 9.
D’après l’énoncé, f est une solution de (1). En utilisant la condition f (0) = π (Ques-
tion 4) :
— Pour x = 0 : Z 0 −t
C

0 0 e
f (0) = Ce − αe √ dt = C = π.
0 t
— Ainsi : Z x −t
x x e
f (x) = πe − αe √ dt.
0 t
— En multipliant par e−x :
x
e−t
Z
−x
e f (x) = π − α √ dt.
0 t

Concours en poche | 0600826088 5


Question 10. Déterminer la valeur de α.

e
Pour trouver α, considérons la limite quand x → +∞ dans l’égalité de la question 9 :
Z +∞ −t
e

ch
−x

lim e f (x) = π − α √ dt
x→+∞ 0 t
Or :
— Rlimx→+∞ e−x f (x) = 0 (question 5)
+∞ −t
— 0 e√t dt = α par définition

po
On obtient donc : √
0 = π − α2 =⇒ α = π
CONCOURS EN POCHE _0600826088


π
Question 11. En déduire que I = 2
.
Rappelons que : Z +∞
2
I= e−t dt

en
0
2
√ du
Effectuons le changement de variable u = t (t = u, dt = √ )
2 u
:
+∞ +∞
e−u
Z Z
−u du 1 α
I= e √ = √ du =
0 2 u 2 0 u 2

D’après la question 10, α = π, donc :
rs

π
I=
2
u
Partie II
co

R +∞ dx
Pour tout n ∈ N , on pose In = 0 (x2 +1)n+1
.
Question 1. Justifier l’existence de In .
1
La fonction fn (x) = (x2 +1) n+1 est :

— Continue sur [0, +∞[ (dénominateur toujours ≥ 1)


on

— Positive
1
En +∞ : fn (x) ∼ x2n+2 , et comme 2n + 2 ≥ 2 > 1, l’intégrale converge. En 0 : Pas de
problème car la fonction est continue et bornée. Donc In existe.
Question 2. Calculer I0 .
C

Z +∞
dx π
I0 = = [arctan x]+∞
0 =
0 x2 +1 2

Question 3. Montrer que (In )n≥0 est décroissante.


Pour n ≥ 0 et x ≥ 0, on a (x2 + 1)n+2 ≥ (x2 + 1)n+1 , donc :
1 1
≤ 2
(x2 + 1) n+2 (x + 1)n+1

Par intégration sur [0, +∞[, on obtient In+1 ≤ In . La suite est bien décroissante.
Question 4. Montrer que limn→+∞ In = 0.

Concours en poche | 0600826088 6


Considérons la suite de fonctions (fn ) définie par :

e
1
fn (x) =
(x2 + 1)n+1

ch
1. Convergence simple : Pour tout x ≥ 0 fixé :
(
1 si x = 0
lim fn (x) =
n→+∞ 0 si x > 0

po
2. Domination : Pour tout n ∈ N et tout x ≥ 0 :
CONCOURS EN POCHE _0600826088

1
|fn (x)| ≤
= φ(x)
+1 x2
R +∞ π
avec φ intégrable sur [0, +∞[ (d’après la question 2, 0 φ(x)dx = 2
< +∞).

en
3. Théorème de convergence dominée : Par application du théorème, on a :
Z +∞ Z +∞ Z +∞
lim In = lim fn (x)dx = lim fn (x)dx = 0 dx = 0
n→+∞ n→+∞ 0 0 n→+∞ 0

lim In = 0
n→+∞
rs
Question 5. Montrer que la série (−1)n In est convergente et calculer sa somme.
P
— La suite (In ) est décroissante
P (Q3) et tend vers 0 (Q4)
— Par le critère de Leibniz, (−1)n In converge
Calcul de la somme :
u
+∞ +∞
Z +∞ X
X
n (−1)n
S= (−1) In = dx
(x2 + 1)n+1
co

n=0 0 n=0

+∞ +∞  n Z +∞
−1
Z
1 X 1 1
= dx = · dx
0
2 2
x + 1 n=0 x + 1 0 x + 1 1 + x21+1
2
on

Z +∞   +∞
dx 1 x π
= 2
= √ arctan √ = √
0 x +2 2 2 0 2 2

Question 6. Relation de récurrence pour In .


C

En intégrant par parties avec u′ (x) = 1 et v(x) = 1


(x2 +1)n+1
, on obtient :
+∞ +∞
x2
 Z
x
In = + 2(n + 1) dx.
(x + 1)n+1
2
0 0 (x2 + 1)n+2
Le terme entre crochets est nul, et en décomposant l’intégrale :
Z +∞ Z +∞ 2
x2 x +1−1
dx = dx = In − In+1 .
0 (x2 + 1)n+2 0 (x2 + 1)n+2
On en déduit :
In = 2(n + 1)(In − In+1 ).

Concours en poche | 0600826088 7


En réarrangeant les termes :
2n + 1

e
In+1 = In .
2(n + 1)

ch
En remplaçant n par n − 1, on obtient finalement la relation demandée :

2n − 1
In = In−1 .
2n
Question 7. Exprimer In en fonction de n en utilisant la relation de récurrence établie.

po
1. Initialisation (cas n = 0) :
CONCOURS EN POCHE _0600826088

Calculons I0 directement :
π
I0 =
.
2
Vérifions la formule proposée pour n = 0 :

en
(0)!π 1·π π
= = .
20 (0!)2 2 1·1·2 2
La formule est donc vérifiée pour n = 0.
2. Hérédité :
Supposons que la formule est vraie pour un entier k ≥ 0, c’est-à-dire :
rs
(2k)!π
Ik = .
22k (k!)2 2
u
Montrons qu’elle est alors vraie pour k + 1. D’après la question 6, nous avons :
2(k + 1) − 1 2k + 1
Ik+1 = Ik = Ik .
co

2(k + 1) 2k + 2

En substituant Ik par l’hypothèse de récurrence :


2k + 1 (2k)!π
Ik+1 = · .
on

2k + 2 22k (k!)2 2

Simplifions cette expression :


(2k + 1)(2k)!π
Ik+1 = .
(2k + 2) · 22k (k!)2 2
C

Remarquons que :

(2k + 2) = 2(k + 1) et (2k + 1)(2k)! = (2k + 1)!,

donc :
(2k + 1)!π (2k + 1)!π
Ik+1 = 2k 2
= 2k+1 .
2(k + 1) · 2 (k!) 2 2 (k + 1)(k!)2 2
Multiplions le numérateur et le dénominateur par (k + 1) :
(2k + 1)!(k + 1)π
Ik+1 = .
22k+1 (k + 1)2 (k!)2 2

Concours en poche | 0600826088 8


Sachant que (k + 1)(k!) = (k + 1)!, nous avons :

e
(2k + 1)!(k + 1)π
Ik+1 = .
22k+1 ((k + 1)!)2 2

ch
Enfin, (2k + 1)(2k + 2) = (2k + 2)!, donc :

(2k + 2)!π
Ik+1 = .
22k+2 ((k + 1)!)2 2

po
Ce qui correspond bien à la formule proposée pour n = k + 1.
CONCOURS EN POCHE _0600826088

Pour tout n ∈ N ,

(2n)!π
‘ In = .
22n (n!)2 2

en
Question 8. Montrer que pour tout n ∈ N ,

Z +∞
dt
n + 1 In =  .
t2 n+1
0 1+ n+1
rs
Considérons l’intégrale du membre de droite :
Z +∞
dt
J=
t2 n+1

0 1 + n+1
u
Effectuons le changement de variable :

co

t
t = x n + 1 (donc x = √ )
n+1
Calculons les différentielles et bornes :

on

dt = n + 1 dx
Quand t = 0, x = 0
Quand t → +∞, x → +∞

Substituons dans l’intégrale J :


C

Z +∞ √
n + 1 dx
J= √ 2 n+1
 
0 1 + (x n+1
n+1)


Z +∞
dx
= n+1
2 (n+1) n+1
 
0 1 + x n+1

Z +∞
dx
= n+1
0 (1 + x2 )n+1

= n + 1 In

Concours en poche | 0600826088 9


On obtient finalement : +∞ √
Z
dt

e
t2
n+1 = n + 1 In
0 1+ n+1

ch
 
t2
Question 9. Pour t > 0 fixé, étudier les variations de la fonction φ : x 7→ x ln 1 + x
sur

R+ .
— Calcul de la dérivée :

po
t2 −t2 /x2 t2 t2
   

φ (x) = ln 1 + +x· = ln 1 + −
x 1 + t2 /x x x + t2
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— Analyse du signe :
2
Posons u = tx (donc u > 0) :
u
φ′ (x) = ln(1 + u) −

en
1+u
u
Étudions g(u) = ln(1 + u) − 1+u
:

1 1 u
g ′ (u) = − 2
= > 0 ∀u > 0
1 + u (1 + u) (1 + u)2
Comme g(0) = 0 et g strictement croissante, on a g(u) > 0 pour u > 0.
rs
— Conclusion :
φ′ (x) > 0 sur R+

, donc φ est strictement croissante.
Question 10. En déduire que
u
−n−1
t2

1
∀n ∈ N, 1+ ≤ .
n+1 1 + t2
co

— D’après la question 9, φ est croissante donc pour x ≥ 1 :

φ(x) ≥ φ(1) = ln 1 + t2

on

En particulier pour x = n + 1 (n ∈ N ) :

t2
 
≥ ln 1 + t2

(n + 1) ln 1 +
n+1
C

— En passant à l’exponentielle :
n+1
t2

1+ ≥ 1 + t2
n+1
— En prenant l’inverse (les deux membres sont strictement positifs) :
−n−1
t2

1
1+ ≤
n+1 1 + t2
√ √
π
Question 11. Montrer que limn→+∞ n + 1In = 2
.

Concours en poche | 0600826088 10


— D’après la question 8, on a :

e
√ +∞
Z
dt
n + 1 In =
t2 n+1

1+

ch
0
n+1

— On sait d’après la question 10 que :


1 1
0≤ n+1 ≤
1+ t2 1 + t2

po
n+1

1
avec 1+t 2 intégrable sur [0, +∞[.
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— Par le théorème de convergence dominée, on peut intervertir limite et intégrale :




Z +∞ Z +∞
dt −t2 π
lim n + 1 In = lim n+1 = e dt =
t2 2
n→+∞ n→+∞

0 1 + n+1 0

en
 −n−1
t2 2
en utilisant limn→+∞ 1 + n+1
= e−t et la valeur de l’intégrale de Gauss.
Question 12. En déduire la formule de Wallis :
√ 22n (n!)2 1
π = lim √ .
n→+∞ (2n)! n
rs
— D’après la question 7, on a l’expression :
(2n − 1)! π (2n)! π
In = · = n ·
u
(2n)! 2 4 (n!)2 2
— En combinant avec le résultat de la question 11 :
co

√ √
√ n (2n)! π π
n + 1 In ∼ n 2
· →
4 (n!) 2 2
— Ce qui donne après simplification :
on


(2n)! π 2 1
n 2
∼ √ · =√
4 (n!) 2 n π πn
— En réarrangeant les termes, on obtient :
C

√ 4n (n!)2 22n (n!)2 1


π = lim √ = lim √
n→+∞ (2n)! n n→+∞ (2n)! n

Exercice
Question 1. (a)
— Calcul de f (e1 ) :  
−3
f (e1 ) = Ae1 =  2  .
2

Concours en poche | 0600826088 11


— Calcul de f 2 (e1 ) = f (f (e1 )) :

e
       
−3 (−3)(−3) + (−2)(2) + (−2)(2) 9−4−4 1
2
f (e1 ) = A 2
  =  2(−3) + 1(2) + 2(2)  = −6 + 2 + 4 =
   0 .

ch
2 2(−3) + 1(2) + 1(2) −6 + 2 + 2 −2
— Vérification que B ′ est libre : On résout αe1 + βf (e1 ) + γf 2 (e1 ) = 0, ce qui donne le
système : 
α − 3β + γ = 0,

po
2β = 0,

CONCOURS EN POCHE _0600826088

2β − 2γ = 0.

La solution est α = β = γ = 0, donc B ′ est libre. Comme dim(E) = 3, B ′ est une


base.

Question 1. (b)

en
— Calcul de f 3 (e1 ) = f (f 2 (e1 )) :
       
1 −3(1) + (−2)(0) + (−2)(−2) −3 + 0 + 4 1
3
f (e1 ) = A 0
  =  2(1) + 1(0) + 2(−2)  =  2+0−4  = −2 .

−2 2(1) + 1(0) + 1(−2) 2+0−2 0
rs
— Expression de f 3 (e1 ) dans B ′ : On cherche α, β, γ tels que :
f 3 (e1 ) = αe1 + βf (e1 ) + γf 2 (e1 ).
En résolvant le système correspondant, on trouve :
u
f 3 (e1 ) = −e1 − f (e1 ) − f 2 (e1 ).
— Matrice de f dans B ′ : Les images des vecteurs de B ′ s’expriment comme suit :
co


2
f (e1 ) = 0 · e1 + 1 · f (e1 ) + 0 · f (e1 ),

f 2 (e1 ) = 0 · e1 + 0 · f (e1 ) + 1 · f 2 (e1 ),

 3
f (e1 ) = −e1 − f (e1 ) − f 2 (e1 ).
on

Ainsi, la matrice de f dans B ′ est :


 
0 0 −1
1 0 −1 .
0 1 −1
C

Question 1. (c)
 
0 0 −1
La matrice de f dans B ′ est M = 1 0 −1. On calcule M 4 :
0 1 −1
 
0 −1 1
M 2 = 0 −1 0 , M 4 = (M 2 )2 = I3 .
1 −1 0
Ainsi, f 4 = idE .

Concours en poche | 0600826088 12


Question 1. (d)

e
— f 4 (e1 ) = e1 car f 4 = idE .
— La famille (e1 , f (e1 ), f 2 (e1 ), f 3 (e1 )) est génératrice car B ′ est une base et f 3 (e1 ) s’ex-

ch
prime en fonction de B ′ .
— Les éléments sont distincts car leurs coordonnées dans B le sont.
Donc f est cyclique d’ordre 4 avec (e1 , f (e1 ), f 2 (e1 ), f 3 (e1 )) comme cycle.

po
Question 2. (a)
Le polynôme caractéristique P (λ) de f est donné par :
CONCOURS EN POCHE _0600826088

P (λ) = det(A − λI3 )

où A est la matrice de f dans la base canonique et I3 la matrice identité d’ordre 3.


Calculons A − λI3 :

en
 
−3 − λ −2 −2
A − λI3 =  2 1−λ 2 
2 1 1−λ

Développons le déterminant par la première ligne :


rs
1−λ 2 2 2 2 1−λ
det(A − λI3 ) = (−3 − λ) +2 −2
1 1−λ 2 1−λ 2 1
= (−3 − λ) (1 − λ)2 − 2 + 2 [2(1 − λ) − 4] − 2 [2 − 2(1 − λ)]
 
u
= (−3 − λ)(λ2 − 2λ − 1) + 2(−2λ − 2) − 2(2λ)
= −3λ2 + 6λ + 3 − λ3 + 2λ2 + λ − 4λ − 4 − 4λ
co

= −λ3 − λ2 − λ − 1

P (λ) = −λ3 − λ2 − λ − 1
on

Question 2. (b)
Nous cherchons w ∈ C 3 non nul tel que (A − iI3 )w = 0.
Le système à résoudre est :

(−3 − i)wx − 2wy − 2wz = 0
C


2wx + (1 − i)wy + 2wz = 0

2wx + wy + (1 − i)wz = 0

Étape 1 : Simplifions les deux dernières équations.


Soustrayons la troisième équation de la deuxième :

(2 − 2)wx + (1 − i − 1)wy + (2 − (1 − i))wz = 0 ⇒ −iwy + (1 + i)wz = 0

Ce qui donne :
1+i
wy = wz = (1 − i)wz
i

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Étape 2 : Substituons dans la première équation.

e
Avec wy = (1 − i)wz , la première équation devient :

(−3 − i)wx − 2(1 − i)wz − 2wz = 0 ⇒ (−3 − i)wx = (4 − 2i)wz

ch
Donc :
4 − 2i (4 − 2i)(−3 + i) −12 + 4i + 6i − 2i2 −10 + 10i
wx = wz = wz = wz = wz = (−1+i)wz
−3 − i 9+1 10 10

po
Solution : En prenant wz = 1, on obtient :
CONCOURS EN POCHE _0600826088

     
−1 + i −1 1
w=  1−i  =  1 w1 + i −1 w2
 
1 1 0
| {z } | {z }

en
 
−1 + i
w = 1−i 
1

Question 2. (c)
rs
Calculer f (w1 ) et f (w2 ) et en déduire une base B ′′ de R3 telle que la matrice
de f dans cette base soit :  
−1 0 0
0 0 1 .
u
0 −1 0
Partie 1 :   de f (w
Calcul 1 ) etf (w2 )
co

−1 1
Avec w1 =  1  et w2 = −1, calculons :
1  0     
−3(−1) + (−2)(1) + (−2)(1) 3−2−2 −1
on

1. f (w1 ) = Aw1 =  2(−1) + 1(1) + 2(1)  = −2 + 1 + 2 =  1  = −w2


 2(−1) + 1(1) + 1(1)  −2 + 1 + 1  0 
−3(1) + (−2)(−1) + (−2)(0) −3 + 2 + 0 −1
2. f (w2 ) = Aw2 =  2(1) + 1(−1) + 2(0)  =  2 − 1 + 0  =  1  = w1
2(1) + 1(−1) + 1(0) 2−1+0 1
C

Partie 2 : Construction de la base B ′′


Nous cherchons une base B ′′ = (v1 , v2 , v3 ) où :
— v1 est vecteur propre pour −1  
0 1
— (v2 , v3 ) correspond au bloc
−1 0
Étape 1 : Trouver v1
Résolvons (A + I)v = 0 :
  
−2 −2 −2 x
2 2 2  y  = 0
2 1 2 z

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 
1
Les équations donnent x + y + z = 0 et 2x + y + 2z = 0. Une solution est v1 =  0 .

e
−1
Étape 2 : Choisir v2 et v3

ch
D’après les calculs précédents, prenons :
   
−1 −1
v2 = w1 =  1 , v3 = w2 =
  1
1 0

po
Alors :
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f (v2 ) = −w2 = −v3 , f (v3 ) = f (w2 ) = w1 = v2


Vérification : La matrice de f dans B ′′ = (v1 , v2 , v3 ) est bien :
 
−1 0 0

en
0 0 1
0 −1 0

Question 3.a
Soit B ′′ = (v1 , v2 , v3 ) la base définie précédemment où :
— v1 est vecteur propre de f associé à la valeur propre −1 (i.e. f (v1 ) = −v1 )
rs
— v2 et v3 vérifient les relations f (v2 ) = −v3 et f (v3 ) = v2
Pour montrer l’orthogonalité de B ′′ pour φ, vérifions que φ(vi , vj ) = 0 pour tous i ̸= j.
1. Calcul de φ(v2 , v3 ) :
u
φ(v2 , v3 ) = φ(f (v2 ), f (v3 )) = φ(−v3 , v2 ) = −φ(v3 , v2 ) = −φ(v2 , v3 )
co

Cette égalité implique directement que φ(v2 , v3 ) = 0.


2. Calcul de φ(v1 , v2 ) :

φ(v1 , v2 ) = φ(f (v1 ), f (v2 )) = φ(−v1 , −v3 ) = φ(v1 , v3 )


on

Mais d’autre part :

φ(v1 , v3 ) = φ(f (v1 ), f (v3 )) = φ(−v1 , v2 ) = −φ(v1 , v2 )

Ainsi, φ(v1 , v2 ) = −φ(v1 , v2 ), ce qui implique φ(v1 , v2 ) = 0.


C

3. Calcul de φ(v1 , v3 ) : D’après les calculs précédents, on a déjà établi que φ(v1 , v3 ) = 0.
La base B” = (v1 , v2 , v3 ) est bien orthogonale pour la forme bilinéaire φ puisque φ(vi , vj ) =
0 pour tous i ̸= j.

Question 3.b
Comme B ′′ est orthogonale, la matrice de φ est diagonale :
 
φ(v1 , v1 ) 0 0
MatB ′′ (φ) =  0 φ(v2 , v2 ) 0 
0 0 φ(v3 , v3 )

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De plus, par invariance :

e
φ(v2 , v2 ) = φ(f (v2 ), f (v2 )) = φ(v3 , v3 )

ch
 
a 0 0
MatB ′′ (φ) = 0 b 0 où a = φ(v1 , v1 ), b = φ(v2 , v2 )
0 0 b

po
Question 3.c
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Une forme bilinéaire symétrique est définie positive ssi sa matrice dans une base ortho-
gonale a des coefficients diagonaux strictement positifs.

φ est définie positive ⇐⇒ φ(v1 , v1 ) > 0 et φ(v2 , v2 ) > 0

en
rs
Bon Courage
u
co
on
C

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