INTRODUCTION
Le rationalisme est la doctrine qui pose les raisons discursives
comme seule source possible de toute connaissance du monde.
Autrement dit, la réalité ne serait connaissable qu'en vertu
d'une explication par les causes qui la déterminent et non par une
quelconque révélation ou intuition. Ainsi, le rationalisme s'entend de
toute doctrine qui attribue à la seule raison la capacité de connaître
et d'établir la vérité. Alors, partant de cette explication nous
poserons la problématique suivante : Alors Qu’est ce que le
Rationalisme ? Ensuite Qu’elles sont les différents types ? Enfin,
qu’elles sont les différentes critiques vis-à-vis le rationalisme ? C’est
face à toutes ses interrogations que nous tenterons de répondre.
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I- QU’EST-CE QUE LE RATIONALISME
1- Définition
Le rationalisme remonte à la grèce antique. Elle est une
doctrine posant la raison comme seule source possible de toutes
connaissances réel. En effet, Platon met déjà en place un premier
rationalisme dans son (allégorie) de la caverne lorsqu’il explique que
la sensibilité n’est qu’une pseudo-connaissance et que seule la
dialectique permet d’accéder à la connaissance. Cette doctrine se
systématise au XVII/XVIII siècle, ou de DESCARTES et LEIBNIZ, on
retourne l’idée que tous les principes à la base de la réalité son
identique aux lois de la raison. Leibniz affirme par la que rien
n’arrive sans cause dans Théorie de Théodicée. En claire le
rationalisme s’entend de toute doctrine qui attribue à la seule raison
la capacité de connaitre et d’établir la vérité.
2- Les principes du rationalisme
Si on considère qu’une doctrine amène à toute connaissance, on
suppose dès lors que chaque homme est en accord sur cette source
et qu’il n’est pas possible de réfuter le rationalisme. Pourtant tous
les savoirs ne sont pas prouvables par la raison elle-même,
notamment dans le domaine de la métaphysique. Ils font la
connaissance sur la raison, et fait de cette dernière la seule voie
possible à la vérité.
3- Les auteurs du rationalisme
Le rationalisme est un mode de pensée philosophique (chez Platon,
Aristote, Épicure, Descartes, Leibniz, Kant, etc. ) selon lequel
la raison est la seule source de connaissance. Tout ce qui
existe a sa raison d'être et, de ce fait, peut être intelligible.
II- LES DIFFERENTS TYPES DE RATIONALISME
On trouve couramment et identiquement les expressions de
« rationalisme moderne » ou de « rationalisme classique » pour
désigner le rationalisme tel qu’il se formule
de Descartes à Leibniz, correspondant à peu près à ce que l’on
peut appeler depuis Kant le « rationalisme dogmatique » :
Le rationalisme est dogmatique, lorsque la raison, considérée
comme seule source déterminante de la connaissance, et par ses
seuls principes a priori, prétend atteindre la vérité,
particulièrement dans le domaine métaphysique.
L'expression « rationalisme moderne » vise à le situer dans
l’histoire de la pensée conformément à la terminologie d’usage
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(la période moderne commençant au XVIe siècle, après la période
du Moyen Âge) et le distinguant du statut de la raison dans la
philosophie antique, tel qu’on le trouve chez Platon et Aristote par
exemple.
L'expression « rationalisme classique » vise à le distinguer d’un
rationalisme élargi et renouvelé, « modernisé », par la critique
kantienne et l’apport des sciences expérimentales :
« rationalisme critique » pour Kant et Karl Popper, « rationalisme
appliqué » chez Gaston Bachelard…
On trouve également l’expression « rationalisme continental »
pour le distinguer et l’opposer à l’empirisme anglo-saxon
(Hobbes, Locke, Hume, etc.).
Nous suivrons ici une terminologie distinguant un rationalisme
moderne (de Descartes à Leibniz), d’un rationalisme critique pour
désigner généralement le rationalisme kantien et post-kantien,
indépendamment des nuances, parfois sensibles, dont il se compose.
Le mot de rationalisme fut également utilisé avant la Renaissance,
et pendant le Moyen Âge : il s'agissait alors de rationalisme
en théologie.
1- Le Rationalisme moderne
Origine et caractéristiques du rationalisme moderne
Ce n’est pas l’usage de la raison, ni sa revendication, qui suffit à
définir le rationalisme comme doctrine. Le rationalisme moderne se
constitue et se systématise à la fin de la Renaissance, dans le cadre
de la controverse ptoléméo-copernicienne, qui aboutit à la
mathématisation de la physique. Après le procès de Galilée (1633),
et conforté dans le projet de réformer la philosophie dont le cardinal
de Bérulle lui avait fait une « obligation de conscience » quelques
années auparavant, René Descartes concrétise son projet en
publiant plusieurs ouvrages de philosophie, notamment le
célèbre Discours de la méthode (1637), et les Méditations
métaphysiques (1641). Descartes, avec son Cogito ergo sum,
devient ainsi l'un des principaux représentants du rationalisme
moderne.
Le rationalisme moderne repose sur le postulat métaphysique selon
lequel les principes qui sous-tendent la réalité sont identiques aux
lois de la raison elle-même. Ainsi en est-il du principe de raison
déterminante (ou de raison suffisante) que Leibniz, dans les Essais
de théodicée (1710), formule de la manière suivante :
« C’est que jamais rien n’arrive, sans qu’il y ait une cause ou du moins une raison
déterminante, c’est-à-dire quelque chose qui puisse servir à rendre raison a priori,
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pourquoi cela est existant plutôt que non existant, et pourquoi cela est ainsi plutôt
que de toute autre façon. »
2- Rationalisme critique
Le rationalisme critique, issu de l’entreprise kantienne, peut se
caractériser par trois traits :
Le renoncement à ses prétentions dogmatiques et
métaphysiques.
L’intégration de l’expérience au sein d’une dialectique
expérimentale.
La reconnaissance par la raison elle-même de ses limites et de
son historicité.
2.1.Synthèse kantienne
Le développement de la physique expérimentale moderne, à la fin
de la Renaissance, avec les figures majeures de Galilée, Torricelli,
et Newton, va peu à peu conduire à une révision du statut de la
raison dans ses relations avec l’expérience. « Hypotheses non
fingo », « je ne forge pas d’hypothèses », déclare Newton : la
science de la nature réclame l’observation des faits, et ne peut
découler de seuls principes a priori. Kant, très attentif à cette
question, en prend acte dans la Critique de la raison pure. Il y
distingue trois facultés :
La sensibilité ou faculté des intuitions empiriques, par laquelle
quelque chose nous est donné.
L’entendement ou faculté des concepts. Les catégories pures de
l’entendement sont les règles qui nous permettent d’organiser a
priori l’expérience, par exemple la relation de causalité.
« Aucune de ces deux propriétés n’est préférable à l’autre. Sans la sensibilité, nul
objet ne nous serait donné et sans l’entendement nul ne serait pensé (…) De leur
union seule peut sortir la connaissance. Connaître, c’est donc appliquer des
concepts à des intuitions, de telle sorte que « des pensées sans contenu sont vides,
des intuitions sans concepts, aveugles ». »
La raison ou faculté des Idées. Une Idée ne pouvant correspondre à
aucun objet donné dans l’expérience (Dieu, l’immortalité de l’âme, la
liberté), de tels objets suprasensibles ne peuvent donc être objets de
connaissance au sens défini plus haut.
On peut par conséquent estimer que Kant opère la synthèse entre
l’empirisme et le rationalisme, en donnant droit à l’un comme à
l’autre. Mais cette synthèse s’opère en réalité dans le sens d’un
rationalisme critique :
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« Que toute notre connaissance commence avec l’expérience, cela ne soulève aucun
doute […] Mais si toute notre connaissance débute avec l’expérience, cela ne prouve
pas qu’elle dérive toute de l’expérience. »
III- LES CRITIQUES DU RATIONALISME,
1-l’empirisme du 17e et 18e siècle
Le rationalisme va s’opposer à l’empirisme (LOKE, HUME) selon
lequel la seule source possible de la connaissance est l’expérience.
LOCKE affirme ainsi que l’esprit à l’origine est une Tabula Rasa, une
tablette sur laquelle rien n’est gravée et qui attend de recevoir les
impressions des sens. LOCKE s’oppose ainsi très fortement aux idées
innées, postulées par DESCARTES. L’affrontement entre rationalisme
et empirisme semble ainsi entériner l’opposition entre entendement
et sensibilité. Mais par lé même il ne fera que rendre plus nécessaire
leur « réconciliation ».
2- Les limites de la raison
A toutes les époques, des philosophes ont remis en cause la
primauté de la raison. Ainsi, les sceptiques grecs doutent de tout,
estimant que la pensée ne peut conduire à aucune vérité. Pascal, lui,
démontre que la raison ne peut tout expliquer, notamment les
mystères de la foi.
3- L'expérience et les faits
Le siècle des Lumières, que l'on appelle parfois le siècle du
rationalisme, donne lui aussi la primauté à la raison et à l'homme.
Cependant, les philosophes de ce mouvement sont anticartésiens :
pour eux, le rationalisme doit se limiter à ce que l'on peut
appréhender du monde matériel et visible. Telle est la principale
critique adressée par les empiristes : il faut construire notre savoir à
partir de notre propre expérience et non à partir de raisonnements
abstraits. Pour être capable d'avoir une idée sur le monde ou sur
nous-mêmes, il faut en avoir eu la perception. Dieu ou l'éternité ne
peuvent être des vérités, car personne n'a vraiment fait l'expérience
de Dieu ou de l'éternité.
4- Conscient et inconscient
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le rationalisme est une
nouvelle fois ébranlé par la découverte de l'inconscient (Freud) et
par des philosophes comme Nietzsche, qui rejettent la traditionnelle
supériorité accordée à la raison sur le corps, les désirs et
l'imaginaire.L'inconscient ne se perçoit pas par la raison, et la
philosophie s'arrête là où s'arrête le conscient, qui n'est qu'une
partie de ce qui fait un homme.
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CONCLUSION
Nous voilà au terme de nos recherches, et nous pouvons dire
que Le rationalisme, étant fondé sur la raison, nous permet de
nous connaitre en totalité, notamment parce qu'il corrige les
erreurs dues à nos sentiments et à notre imagination.