La Lutte Biologique Contre Les Insectes Nuisibles: Utilisation Des Plantes Et Des Extraits de Plantes
La Lutte Biologique Contre Les Insectes Nuisibles: Utilisation Des Plantes Et Des Extraits de Plantes
Intitulé :
Jury d’évaluation :
Président du jury : Pr.LALAOUI Koraichi Professeur Université Constantine 1
Maissa
Dédicace :
Bouchra (Bicha)
Sommaire
SOMMAIRE
Introduction générale...................................................................................................1
Chapitre1 : Les pesticides
Introduction...........................................................................................................................4
1. Les pesticides.........................................................................................................5
2. Les type de pesticides.........................................................................................6
2.1. Premier système de classification : selon la nature de l'espèce à
combattre ………………………………………………..………………..…………..6
Les herbicides………………………………....……………………6
Les fongicides………………………………………………………6
Les insecticides……………………………………..………………6
Daphne gnidium....................................................................45
Tableau 1:Historique de l‟évolution des trois plus grandes classes de pesticides des
années 1900 à nos jours………………………………………………………...….8
Bt : Bacillus thuringiensis
DDD : Dichlorodiphényldichloroéthane
DDE : Dichorodiphényldichloroéthylène
DTT : Dithiothréitol
HCH : Hexachlorocyclohexane
JH : Hormone Juvénile
UV : Ultra Violet
Introduction générale
Introduction
générale :
Introduction générale
1. Introduction :
L‟exposition aux insecticides peut être de nature très variée : professionnelle ou non ;
conduisant à une contamination par diverses voies (digestive, respiratoire, cutanée,
muqueuse) ; associant ou non des insecticides, susceptibles de présenter alors des effets
synergiques…
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Introduction générale
Les IGRs malgré leur innocuité par rapport à l‟homme et son environnement peuvent
induire comme tout autre insecticide, des mécanismes de résistance chez les organismes visés.
Les insectes visés ont développé des résistances contre le teflubenzuron (Ismail & Wright,
1991, 1992; Gorman et al., 2002), le diflubenzuron (Keiding, 1999; Kotze & Sales, 2001;
Kristensen et Jespersen, 2003), le tebufenozide (Moffit et al., 1988; Sauphanor et al., 1998;
Boivin et al., 2001), le chlorfluazuron (Shoji et Hisaaki, 2005) et le pyriproxyfène (Elbert &
Nauen, 2000). Les mécanismes de détoxification face à l‟entrée des insecticides restent encore
male élucidé (Feng et al., 2001).
1) ne rien faire, laisser faire la nature comme disent certains, et être prêts à modifier de
façon drastique notre mode de vie et faire face éventuellement à des conditions de famine et
d‟épidémies qui sont tout simplement inacceptables;
2) procéder à une extermination radicale de tous les organismes que nous considérons
comme nuisibles. Cette solution extrême ferait un tort considérable à notre environnement et
bouleverserait encore davantage les fragiles relations qui existent entre les êtres vivants;
Les pesticides sont diffusés partout, car les résidus de pesticides ont été trouvés dans
plus de 70 % des fruits et des légumes, plus de 60 % des échantillons de blé et de 99% de lait.
Ils sont également présents dans les organes de presque tous les adultes et les enfants (Berrah,
2011).
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Introduction générale
indésirables ou nuisibles. Certains insectes contribuent cependant naturellement à la
protection des cultures. Avec spinosad, Dow Agro Sciences (1998-2010) a mis au point un
procédé innovant de lutte insecticide qui respecte les auxiliaires de la culture. Depuis
quelques années, la lutte biologique se développe a travers de lâcher d‟organismes vivants
(insectes, champignons, bactéries). Ces organismes utiles sont appelés «auxiliaires»
Insectes nuisibles sont ceux qui cohabitent avec l‟être humain et ils ont développé
entre eux des relations complexes. Les insectes que l'on dit nuisibles sont généralement ceux
qui parasitent les humains et le bétail, leur font compétition pour l'obtention de nourriture ou
leur transmettent des maladies. Les modifications apportées aux écosystèmes par les humains
favorisent pour certains insectes et espèces qui s'y adaptent de devenir très nuisibles (Borror et
al., 1981).
Les objectifs de ce travail sont de réaliser un état des lieux des connaissances sur le
lien entre insecticides et la santé humaine et animales (certains cancers et maladies) et de
montrer que la mortalité des insectes nuisibles (vecteurs de maladies et ravageurs de cultures)
est fonction de la nature du produit utilisé.
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Chapitre1 : les pesticides
Chapitre1 :
Les pesticides
Chapitre1 : les pesticides
Introduction :
L‟usage et la production des pesticides ont connu un très fort développement depuis le
début des années 1950. Les pesticides utilisés depuis les débuts de l‟agriculture humaine
jusqu‟au milieu du XXe siècle, étaient principalement des minéraux, l‟arsenic et le soufre
notamment. Au XIXe siècle, la production de masse de fongicides à base de mercure et de
sulfate de cuivre augmente notablement. Par le développement de la chimie organique de
synthèse et la recherche d‟armes chimiques pendant la seconde guerre mondiale, des
composés organiques sont mis au point, notamment les organochlorés et les
organophosphorés. Entre 1945 et 1985, les quantités de pesticides utilisées ont été multipliées
par seize (Gatignol, 2010).
L‟usage des pesticides conjugué à celui d‟engrais a permis de multiplier par trois les
rendements agricoles depuis 1960 et de limiter la déforestation. En 50 ans, la moitié de la
surface de la forêt actuelle a été préservée (Gatignol, 2010).
La toxicité potentielle des pesticides, tant pour l‟environnement que pour l‟homme, a
suscité et suscite de nombreuses polémiques. Du fait des enjeux économiques et des craintes
que les pesticides engendrent, ils sont à l‟origine de conflits d‟intérêts (Gatignol, 2010). Les
travaux sur les liens entre pesticides et santé sont menés par quelques équipes de recherche
(Lebailly, 2009 ; DST, 2009 ; Multigner, 2005 ; Baldi, 2011).
Ce premier chapitre a été consacré à la description des pesticides et leurs rôles dans
l‟environnement en déterminant les différents types de pesticides, leur caractéristiques et
mêmes leurs effets et toxicités.
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Chapitre1 : les pesticides
1. Les pesticides :
Le terme "pesticides" est une appellation générique couvrant toutes les substances
(molécules) ou produits (formulations) qui éliminent les organismes nuisibles, qu'ils soient
utilisés dans le secteur agricole ou dans d'autres applications (INRA, 2006). La substance ou
le microorganisme qui détruit ou empêche les organismes nuisibles de s‟installer sur leurs
hôtes est désignée substance active à laquelle sont associés dans la préparation un certain
nombre de «formulant» (mouillants, solvants, anti-mousses, …etc.) qui la rendent utilisable
(ACTA., 2005).
Les pesticides sont présents dans presque tous les milieux de l'environnement y
compris les eaux de surface, les eaux souterraines, l'air ambiant, la poussière, le sol, le
brouillard, la pluie et la glace (Berrah, 2011).
Le terme « pesticide » couvre un champ plus vaste et général que les expressions
« produits phytosanitaires » ou « produits phytopharmaceutiques » car il englobe tous les
produits destinés à lutter contre tous les dits nuisibles, ou indésirables (ex : les champignons
qui pourraient attaquer une charpente) et les médicaments vétérinaires destinés à protéger les
animaux domestiques, gibiers ou de compagnie (par exemple, le collier antipuces pour chien)
(Berrah, 2011).
Un pesticide est désigné par son nom commun, par son nom chimique ou par son nom
commercial (DDELCC, 2015). Le nom commun d‟un pesticide fait référence à l‟ingrédient
actif. Par exemple, le Roundup, est un produit retrouvé sur le marché, renferme du
glyphosate, qui est le nom commun de l‟ingrédient actif, et des produits de formulation. Le
nom chimique désigne le nom de la structure chimique de l‟ingrédient actif. Par exemple, le
nom chimique du glyphosate est le N-(phosphonométhyl) glycine. Le nom commercial est le
nom attribué au pesticide par le fabricant. Par exemple, le glyphosate est notamment
commercialisé sous le nom de Roundup.
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Chapitre1 : les pesticides
2. Les types des pesticides :
Les pesticides disponibles aujourd‟hui sur le marché sont caractérisés par une telle
variété de structures chimiques, de groupes fonctionnels et d‟activités que leur classification
est complexe. D‟une manière générale, les substances actives peuvent être classées soit en
fonction de la nature de l‟espèce à combattre (premier système de classification), soit en
fonction de la nature chimique de la principale substance active qui les compose (2ème système
de classification) (El Mrabet, 2008).
Les herbicides représentent les pesticides les plus utilisés dans le monde et pour
toutes cultures confondues. Ils sont destinés à éliminer les végétaux rentrant en concurrence
avec les plantes à protéger en ralentissant leur croissance. C‟est pourquoi, ils sont aussi bien
utilisés pour l‟entretien des voiries que pour le jardinage des particuliers. Les herbicides
possèdent différents modes d‟actions sur les plantes, ils peuvent être des perturbateurs de la
régulation d‟une hormone, « l‟auxine » (principale hormone agissant sur l'augmentation de la
taille des cellules), de la photosynthèse ou encore des inhibiteurs de la division cellulaire, de
la synthèse des lipides, de cellulose ou des acides aminés (El Mrabet, 2008).
Les fongicides permettent quant à eux de combattre la prolifération des maladies des
plantes provoquées par des champignons ou encore des bactéries. Ils peuvent agir
différemment sur les plantes soit en inhibant le système respiratoire ou la division cellulaire,
soit en perturbant la biosynthèse des acides aminés, des protéines ou le métabolisme des
glucides (El Mrabet, 2008).
Les insecticides sont utilisés pour la protection des plantes et des milieux urbains
contre les insectes. Ils interviennent en les éliminant ou en empêchant leur reproduction, leur
développement, leur alimentation, …etc. Il existe différents types d‟insecticides selon leur
mode d‟action, on peut citer les neurotoxiques, les régulateurs de croissance et ceux agissant
sur la respiration cellulaire. Outre, ces trois grandes familles mentionnées ci-dessus, d‟autres
peuvent être citées en exemple : les acaricides, contre les acariens ; les némanticides, contre
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Chapitre1 : les pesticides
les vers du groupe des nématodes ; les rodonticides, contre les rongeurs ; les taupicides,
contre les taupes ; les molluscicides, contre les limaces et escargots ou encore les corvicides et
corvifuges, respectivement contre les corbeaux et les autres oiseaux ravageurs de culture (El
Mrabet, 2008).
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Chapitre1 : les pesticides
Tableau 1: Historique de l’évolution des trois plus grandes classes de pesticides des
années 1900 à nos jours. (El Mrabet, 2008)
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Chapitre1 :les pesticides
3. Caractéristiques des pesticides :
Les pesticides sont des composés minéraux ou organiques de structures très diverses,
aux propriétés physicochimiques et rémanentes également multiples et aux effets toxiques
recherchés, ou non, très différents. Classiquement, ils sont répartis entre cinq groupes, selon
leur action :
En 1999, Chavéron indiquait qu‟en 1965, les pesticides avaient été regroupés en 26
classes chimiques, révélant ainsi leur grande variété de nature chimique (Chavéron, 1999). En
2005, les 489 pesticides autorisés et commercialisés appartiennent à environ 150 familles
chimiques différentes (INRA, 2006).
Aucun pesticide n‟est spécifique d‟un nuisible ou d‟une adventice mais tous sont
écotoxiques : leurs modes d‟action très différents conduisent à des effets très variés sur
l‟environnement mais également chez les vertébrés dont la population humaine. Les
classifications utilisées pour les produits chimiques s‟appliquent aux pesticides. Ces
classifications, notamment cellede l‟OMS, reposent sur les propriétés toxicologiques des
produits concernés.
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Chapitre1 : les pesticides
La classification des produits chimiques, dont les pesticides, mise en place par l‟OMS
est présentée ci-dessous (WHO, 2010). Cette classification repose sur les catégories de
dangerosité toxique aiguë par voie orale et cutanée. Cette classification présente cinq niveaux
de dangerosité, indiqués dans le tableau suivant :
Tableau 2: Catégories de menace présentée par un produit selon l’OMS (WHO, 2010)
Par l‟effet toxique inhérent à leur fonction, les pesticides peuvent constituer une
menace pour la santé humaine. Dans la mesure où les mécanismes d‟action des insecticides
peuvent également perturber le métabolisme humain, ces pesticides sont plus préoccupants
que les herbicides et les fongicides. Toutefois, certains fongicides peuvent être toxiques pour
les mammifères (Chevalier, 2003a). D‟autre part, les métabolites des pesticides et solvants
requis pour leur utilisation sont parfois plus toxiques que les pesticides eux-mêmes (Cox,
2006).
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Chapitre1 : les pesticides
que la part de chacune de ces sources de contamination soit connue, alors qu‟elle varie
probablement selon la substance et les circonstances d‟exposition (InVS, 2010).
Il est à noter qu‟au sein de la population générale, les enfants constituent les individus
les plus sensibles et les plus exposés à la contamination orale par les pesticides (WHO, 2004).
Le comportement des enfants représente un facteur majeur de leur contamination non
alimentaire par les pesticides. En effet, des études ont montré que les mains des enfants
représentent un véhicule et une source de pesticides importants dans des communautés
agricoles (Shalat, 2003) mais également en zone urbaine (cas des insecticides) (Lu, 2006).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Chapitre 2 :
Les insecticides et les
méthodes de lutte
Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
1. Les insecticides :
Les insecticides sont toutes les substances qui tuent les insectes, empêchent l‟éclosion
des œufs, altèrent le développement normal des larves ou la maturation sexuelle (Faurie et al.,
2003). C‟est le plus important groupe de pesticides qui englobe plusieurs familles : les
insecticides organochlorés, les insecticides carbamates, les insecticides organophosphorés, les
insecticides végétaux et autres produits (Belmonte, 2005).
Les insecticides sont, aussi, définis comme des produits neurotoxiques qui exterminent
les insectes nuisibles, notamment pour les plantes. Les insecticides sont destinés à être
inhalés, touchés ou ingérés par l'insecte. Les insecticides, une fois en contact avec l'insecte,
pénètrent dans son système nerveux et le tuent. Certains insecticides coupent la sensation de
faim et l'insecte s'affame jusqu'à sa mort. D'autres insecticides agissent comme un poison ou
étouffent l'insecte. Les insecticides peuvent également cibler les larves et les œufs d'insectes
(Hordé, 2015).
La lutte contre ces organismes existe depuis des millénaires. L‟usage du soufre est
apparu chez les Sumériens vers 2000 ans avant Jésus-Christ et l‟arsenic était recommandé par
Pline (naturaliste romain) en tant qu‟insecticide. En 1690, Jean de la Quintinie a décrit les
propriétés insecticides du tabac (nicotine). Cependant, ce n‟est qu‟au XIXe siècle que
l‟utilisation des pesticides a connu un développement important. Différents éléments ont
favorisé ce développement: l‟accroissement démographique de la population humaine
(obligation d‟augmenter la productivité agricole), l‟affaiblissement des terres agricoles
(épidémies dans les cultures), l‟apparition du machinisme agricole ainsi que les progrès
considérables dans le domaine de la chimie organique de synthèse. Les traitements des
cultures par les insecticides apparaissent alors avec l‟utilisation de l‟arsenic pour lutter contre
les insectes ravageurs (ex: arséniate de plomb contre l‟Eudémis de la vigne) (Louat, 2013).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
fut très efficace dans la lutte contre les insectes ravageurs comme les moustiques vecteurs du
paludisme. D‟autres organochlorés furent utilisés comme le HCH (hexachlorocyclohexane),
l‟endosulfan, l‟aldrine ou la dieldrine (Louat, 2013).
Les insecticides sont deux grands groupes principaux, le premier groupe est les
insecticides chimiques de synthèse et le deuxième est les insecticides végétaux (d‟origine
naturelle). Les plus grandes familles auxquelles appartiennent les insecticides de synthèse
sont :
Les organochlorés:
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Les organochlorés se répartissent en trois groupes de composés. Le premier est le
groupe des dichlorodiphényléthanes, dont le plus connu est le dichlorodiphényltrichloéthane
ou DTT et ses produits de dégradation anaérobie DDD (dichlorodiphényldichloroéthane) et
aérobie DDE (dichorodiphényldichloroéthylène) (Hildebrandt et al., 2008). Le deuxième
groupe est le groupe des cyclodiènes alors que le troisième regroupe les autres composés qui
ont des structures différentes (Chernyak et al., 1996). Les structures chimiques générales des
groupes des organochlorés sont résumées dans la figure 2.
Le DDT est l‟insecticide le plus connu du vingtième siècle, très largement utilisé dans
les années quarante à soixante avant que l‟on ne se rende compte de ses puissants effets non
intentionnels. Le lindane, a connu un grand succès. Son emploi n‟est plus autorisé mais
certains pays en voie de développement l‟utilisent encore (ACTA, 2005 ; Pedigo, 2002).
Tous les organochlorés n‟ont pas le même mode d‟action; le DDT semble agir sur la
transmission de l‟influx nerveux le long de l‟axone en perturbant les flux transmembranaires
de sodium et potassium. Les cyclodiènes, le lindane, l‟endosulfan agiraient sur la synapse
GABAergique en inhibant les flux membranaires de chlore au travers des récepteurs canaux
post synaptiques au GABA (Bloomquist, 1996 ; Callec et al., 1986).
Les organophosphorés:
Sont des esters de l‟acide phosphorique, ils constituent une grande famille aux
structures et propriétés chimiques extrêmement variées. Leur mode d‟action est comparable à
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Chapitre2 :les insecticides et les méthodes de lutte
celui des carbamates: ce sont comme eux des inhibiteurs du cholinestérase. Ils inactivent cette
enzyme par phosphorylation d‟un résidu sérine du site actif. L‟accumulation du
neurotransmetteur (ACh) qui en résulte est responsable d‟un déséquilibre dans la
neurotransmission et des symptômes observés (hyperexcitation, convulsions, paralysie) qui se
terminent par la mort de l‟insecte. Les effets ne sont pas immédiats mais l‟inactivation de
l‟enzyme est irréversible, contrairement aux carbamates (Bloomquist, 1996).
C‟est un groupe d‟insecticides peu sélectifs, généralement assez toxiques pour les
Vertébrés (Farahat et al., 2003). La plupart est classée très dangereux pour les abeilles et leur
emploi est interdit durant la floraison. Leur persistance sur les surfaces traitées est plutôt
faible car leur dégradation en composés non toxiques par la lumière se fait en quelques heures
ou quelques jours.
Ils ont ainsi peu à peu remplacé les organochlorés. Ils sont toutefois de moins en
moins utilisés car considérés dangereux en se basant sur les critères d‟homologation actuels
(Pedigo, 2002).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Les carbamates:
Sont des insecticides à large spectre utilisés couramment depuis leur mise au point
dans les années cinquante. Ce sont des esters de l‟acide carbamique généralement non
hydrosolubles; cependant certaines molécules (aldicarbe, carbofurane par exemple) sont
aliphatiques, ce qui leur confère un caractère hydrosoluble plus marqué et des propriétés
systémiques. Ces insecticides sont généralement doués d‟une toxicité marquée envers les
Vertébrés et les Hyménoptères auxiliaires comme l‟abeille (Bloomquist, 1996). Ce sont des
molécules neurotoxiques appartenant au groupe des inhibiteurs du cholinestérase. Les
carbamates agissent en inactivant (de façon réversible) cette enzyme par le biais de la
carbamylation d‟un résidu sérine du site actif; l‟acétylcholine n‟est plus dégradée et
s‟accumule alors dans l‟espace inter-synaptique. Cela crée une hyperstimulation post-
synaptique aboutissant à des symptômes tels des convulsions, tremblements, hyperexcitabilité
évoluant vers la mort (Bloomquist, 1996).
Les pyréthrinoïdes :
Malgré leur faible utilisation à faible dose, les pyréthrinoïdes ont un spectre d‟activité
assez large. En effet, ils sont largement utilisés dans le traitement des fruits, des olives…etc.
Très peu volatiles et très lipophiles, les pyréthrinoïdes sont quasiment insolubles dans l‟eau
(Jokanović, 2001).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Les azoles :
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
4. Les effets néfastes des insecticides :
De par ses objectifs et son mode d'action, tout insecticide utilisé dans le milieu naturel
a un impact écologique, plus ou moins important selon son efficacité, sa toxicité plus ou
moins ciblée (Waage, 1989) et sa rémanence dans l'environnement, même s'il s'agit d'un
produit dit d'origine naturelle ou microbienne (Toxine Bt par exemple) (Heikki et al., 2003)
Parfois l'insecticide tue aussi les prédateurs naturels de l'espèce-cible (ou les fait
régresser), ce qui perturbe les réseaux trophiques, y compris des agro écosystème , dans les
rizières notamment ou la prédation intra-guide peut être modifiée (Cohen et al., 1994). Les
insecticides peuvent ainsi dégrader de nombreux services éco systémiques (via la régression
des apidés et des papillons pollinisateurs par exemple) et paradoxalement favoriser la
diffusion d'insectes parasites devenus résistants, dont par exemple Nilaparvatalugens, devenu
le premier parasite du riz dans les rizières (Le Joshi et al., 1992) . Ils contribuent aussi
directement et indirectement au déclin du plancton aérien (Nebel et al., 2010), à faire
régresser les populations d'animaux insectivores (dont oiseaux tels qu'hirondelles et martinets)
(Bohning-Gaese et al., 1993) et d'autre part à limiter l'efficacité des pesticides en favorisant
des phénomènes de résistances aux insecticides (Mesléard et al., 2005). À titre d'exemple, on
a montré qu'en Camargue le fipronil était dans la nature fine inefficace pour limiter certaines
espèces de moustiques qui y sont pourtant sensibles en laboratoire : ainsi, le fipronil destiné à
tuer les larves de chironomes a aussi dans la nature un impact négatif sur leurs prédateurs
invertébrés (et indirectement sur les vertébrés), d'où l'absence paradoxale de différence dans
l'abondance des chironomes entre parcelles biologiques et parcelles traitées par le fipronil
(Mesléard et al., 2005). Dans les premières diffusions, l'espèce survit normalement, mais sans
la seconde les insectes qui échappent aux pesticides ou devenus résistants se reproduisent
d'autant mieux qu'ils ont moins de prédateurs et la surface des zones traitées diminue
(Mesléard et al., 2005) ; soit par intoxication via l'alimentation, soit via le manque de
nourriture pour les insectivores ou prédateurs d'insectivores. Plus haut dans la chaine
trophique, certains oiseaux tels les hérons régressent aussi (Mesléard et al., 2005). Les rizières
conventionnelles ont donc une moindre valeur trophique que les rizières biologiques
(Mesléard et al., 2005).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Ce phénomène compromet le contrôle à long terme des insectes ravageurs d‟autant plus
que le nombre d‟espèces résistantes est en constante augmentation (Figure. 7). De plus, ces
phénomènes de résistance apparaissent très tôt après l‟application des insecticides comme
chez la mouche domestique (Lindquist et al., 1948). Il est donc nécessaire de comprendre les
bases moléculaires de la résistance pour améliorer la lutte contre les insectes nuisibles dans le
futur.
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
5. Méthodes de lutte :
Dans ce travail on a essayé de comparer les deux principales méthodes de lutte contre
les insectes ; il s‟agit de la lutte chimique et la lutte biologique. Ces deux méthodes sont
toujours en concurrences.
Les insecticides de contacts :Ce sont les composés mono chlorés (DDT et lindane qui
sont très efficace contre Callosobruchus maculatuset très toxiques pour l‟homme), les
composés organophosphorés (malathion, chlorpyriphosméthyle, dichlorvos et pirimiphos-
méthyle qui se révèle le plus efficace pour lutter contre le bruche de niébé) (Pierrard, 1984),
les carbamates (le carbonyl est de loin le plus utilisé et sa DL50 sur C.maculatus est de
0,25μg/adulte (Hussein et al., 1982) et les pyréthrinoïdes de synthèse (permethrine,
cyfluthrine, deltamethrine) qui sont des produits synthétiques proches des pyrèthres naturels
ayant une longue persistance d‟action et une toxicité faible pour l‟homme. En conditions
sahéliennes, la deltamethrine à la dose de 1 ppm assure la protection efficace du niébé
pendant 6 à 7 mois de stockage (Seck et al., 1991).
Les fumigants : Ce sont des insecticides à haute tension de vapeur qui agissent sous
forme gazeuse. Ces composés très toxiques pour l‟homme et les animaux sont soumis lors de
leur application à des normes de sécurité très strictes. Par rapport aux insecticides de contact,
ils possèdent l‟avantage de ne laisser aucun résidu sur les denrées (Hindmarsh et al., 1978).
La fumigation est un traitement purement curatif. Une fois réalisé, le stock n‟est plus protégé
contre de nouvelles infestations. Dans les pays chauds, la phosphorine (PH3) est le fumigant
le plus couramment utilisé (Howe, 1978 ; Hindmarsh et al., 1978) et s‟avère très efficace
contre les œufs et les larves de C. maculatus (Singh et al., 1990).
En bref, les insecticides chimiques se révèlent très efficaces pour protéger les stocks
des attaques des ravageurs (Abdel-Wahad et al., 1975). Malheureusement, leur emploi est
limité par de nombreuses contraintes (Egwuatu, 1987) qui sont ; leur coût élevé, les risques
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
pour la santé humaine et animale encourue lors de leur utilisation, les résidus laissés
dans les denrées par les insecticides de contact, le risque d‟apparition d‟insectes résistants ou
tolérants suite à une utilisation plus importante de ces produits, l‟indisponibilité à tout
moment et en quantité suffisante des pesticides et le manque de matériels permettant une
optimisation des traitements ( matériels d‟application des produits et de sécurité).
On se rendra vite compte des effets pervers de l'utilisation des produits de lutte
chimique sur l'environnement et sur l'homme. Le cas du fipronil (substance active de produit
phytosanitaire appartenant à la famille chimique des phénylpyrazoles cité comme l'un des
premiers moyens redoutable de lutte contre les termites et les insectes xylophages par
l'encyclopédie du patrimoine: Monument historique, patrimoine bâti et naturel, protection;
restauration, réglementation, doctrines; techniques; patriques/ René Dinkel, avant-propos de
Marquis de Amodio et Hervé Quelin, préface de André Bettencourt. Paris « les encyclopédies
du patrimoine, 1997» est un exemple de produit de lutte chimique aux effets dévastateurs
parmi tant d'autres. En effet, comme le fipronil, la plupart de ces insecticides pour être
efficaces, sont transportés par la sève des plantes, avec pour conséquence leur intoxication.
Aussi peuvent-ils subir des photo-dégradations d'une toxicité nettement plus élevée. De plus
leur dissolution peut avoir des effets néfastes dans le sol, les eaux, la nappe phréatique... Ils
peuvent aussi être source de cancer, c'est ce qu'ont rapporté deux sources : Futura-Science du
11-04-2004, carte blanche à Jean-Pierre Louvet sur « un insecticide dans le collimateur : le
régent » et la FAO coopération document repos tory sur : « pesticide résidus in food - 1997
report » produced by agriculture and consumer protection. Critiquée de plus en plus à cause
de ses multiples conséquences, cette méthode de lutte fait place à d'autres. (Zahoun, 2011).
D‟autres moyens de lutte biologique existent, mais ne sont pas efficaces les pucerons :
agents pathogènes (Bacillus thurigiensis et champignons) ou compétiteurs (bactéries,
champignons) (Benoit et al., 2005-2006).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
D‟une manier générale, quatre grandes catégories de méthodes de lutte biologique ont
été définies (Eilenberg et al., 2001) :
La dernière est une méthode par conservation : se sont toutes les méthodes qui
permettent d‟augmenter des populations d‟organismes indigènes, par exemple, en modifiant
l‟environnement ou les pratiques agricoles. C‟est le cas, par exemple, de l‟implantation de
haies ou des plantes-relais abritant les agents de lutte biologique.
La lutte biologique classique et la lutte biologique par conservation ont des rapports
très étroits avec l‟écologie et la biologie de population.
La lutte biologique n‟est pas parfaite et présente des inconvénients non négligeables.
Cette section présente ces inconvénients, risques et limites de cette alternative aux pesticides,
en tentant de les adapter au contexte particulier de la province.
Le principal inconvénient environnemental est plutôt un risque qui était plus présent
anciennement mais qui perd de l‟ampleur. Lors de l‟introduction d‟un organisme qui n‟est
naturellement pas présent dans un milieu à des fins de lutte biologique classique, il est
essentiel de s‟assurer qu‟il ne s‟attaque qu‟au ravageur ciblé (U.S. Congress, Office of
Technology Assessment, 1995). Si l‟auxiliaire n‟est pas spécifique, il risque de s‟attaquer à
des espèces indigènes, de menacer la biodiversité et, ainsi, de troubler l‟équilibre écologique
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
du milieu. De tels tests de spécificité sont aujourd‟hui essentiels mais ne l‟étaient pas aux
premiers balbutiements de la lutte biologique, ce qui a mené à des erreurs importantes. Par
exemple, avant l‟introduction de l‟altise contre l‟euphorbe écule, des tests ont été effectués
par Agriculture et Agroalimentaire Canada afin de s‟assurer de sa spécificité contre la
mauvaise herbe ciblée (AAC, 2009c). Également, pour éviter tout effet indésirable, les
auxiliaires spécifiques sont préférés aux prédateurs généralistes (Greathead, 1995).
Un autre risque réside dans la contamination possible des auxiliaires introduits par des
pathogènes ou par leurs propres ennemis naturels (Greathead, 1995). Cette opération de
«purification» des auxiliaires est maintenant chose commune et essentielle à l‟introduction
sécuritaire des auxiliaires. La présence de contaminants pourrait réduire l‟efficacité de
l‟auxiliaire ou nuire aux organismes indigènes et à la biodiversité.
Il est également possible qu‟en diminuant l‟abondance du ravageur ciblé, la niche ainsi
libérée soit recolonisée par un nouveau ravageur (Greathead, 1995). Par exemple, il est
possible que l‟espace laissé par une mauvaise herbe contrôlée par la lutte biologique soit
repris par une autre mauvaise herbe. Il est important de tout considérer avant l‟introduction et
de s‟assurer que le ravageur n‟est pas remplacé par un autre.
Bien que la lutte biologique semble bien acceptée en général par la population,
certains aspects sont moins tolérés que d‟autres. L‟utilisation de bactéries et de champignons
provoquent parfois des craintes irraisonnées. Par exemple, dans le cas de du Bt contre la
spongieuse, les gens avaient peur que la bactérie s‟attaque aux personnes avec un faible
système immunitaire alors que de nombreuses études ont démontré que c‟était impossible
(Winston, 1997).
Une des principales questions qui peut venir à la tête sur la lutte biologique est : « quel
est le coût?». Le coût de la lutte biologique peut varier grandement. Le coût dépend du niveau
de dommage, moins les dommages sont tolérés le coût sera moins élevé (Lambert, 2010).
23
Chapitre2 :les insecticides et les méthodes de lutte
La lutte biologique est très spécifique mais ceci peut causer problème : là où un seul
pesticide à large spectre était utilisé pour contrôler plusieurs ravageurs, il faut utiliser
plusieurs agents de lutte biologique.
L‟évolution vers la lutte intégrée s‟est amorcée avec la lutte biologique classique.
Dans un contexte d‟agriculture durable, la lutte biologique (prise dans son sens large) peut
offrir de nombreuses méthodes de lutte alternatives aux insecticides de synthèse (Vincent et
Coderre, 1992). En pratique, l'application de la lutte biologique repose souvent sur une
multitude d‟actions et d‟informations complexes et fines.
Parmi les méthodes de lutte biologique, les biopesticides occupent une place de choix
car ils se prêtent souvent à la production de masse requise pour l‟industrie et ils s‟appliquent
avec un pulvérisateur conventionnel, ce qui en facilite l‟adoption par les producteurs
agricoles. Les biopesticides peuvent être à base de bactéries, champignons, virus, nématodes
et d‟extraits de plantes (Vincent, 1998). Ils sont généralement compatibles avec des méthodes
de lutte biologique classiques (ex. lâchers de prédateurs ou de parasites), quoiqu‟ils peuvent
avoir des effets néfastes sur les organismes utiles (Giroux et al., 1994 ; Roger et al., 1995).
6.1. Le spinosad:
24
Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Isolée à partir d'un échantillon de sol provenant des Caraïbes, S. spinosaa été décrite
pour la première fois en 1990 par Mertz & Yao. Les spinosynes sont des lactones
macrocycliques dérivées d'une fermentation aérobie sur médium nutritif (Thompson et al.,
2000).
25
Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Tableau 3: Les propriétés de spinosad(DASD, 1997)
Propriétés Résultats
Etat Solide cristalline
Couleur Blanc à gris clair
Odeur Terre mouillée
Masse moléculaire SpinosyneA : 731 ,98
Spinosyne D : 746,00
Pression de vapeur (25°C) Spinosyne A : 3.0 10 KPa
pH 7 : 235 mg /l
pH 9 : 16 mg /l
pH 7: 0,332 mg /l
pH 9 : 0,053 mg /l
Coefficient de partage n-octanol/eau SpinosyneA : 2,78à pH 5
5,16 à pH 9
Spinosyne D : 3,23 à pH 5
4,53 à pH 7
5,21 à pH 9
26
Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Le spinosad engendre une surexcitation prolongée et, ultimement, une perturbation
irréversible du système nerveux de l'insecte. Il agit à la fois par contact et par ingestion,
l'efficacité étant plus élevée lorsque le produit est ingéré (OMRI, 2002). Plus précisément, les
spinosynes engendrent l'excitation du système nerveux de l'insecte, par l'entremise des
récepteurs nicotinique et à acide gamma-aminobutyrique (GABA). Le mode d'action du
spinosad est unique, c'est-à-dire qu'aucune autre classe de produits n'affecte le système
nerveux de l'insecte de cette manière. En effet, mêmes les insecticides chimiques basés sur les
récepteurs nicotiniques, tel l'imidaclopride, agissent à des sites différents de ceux activés par
le spinosad (Salgado et al., 2004). De ce fait, le spinosad ne partage pas de résistance croisée
connue avec d'autres insecticides (Liu et al., 2006; Ishaaza et al., 2007).
Enfin, son mode d'action est caractérisé par des contractions musculaires
involontaires ainsi qu'une prostration de la larve et des tremblements. Une fois infecté,
l'insecte cesse de manger et subit, dans un délai d'environ 24 heures, une paralysie puis la
mort.
Le spinosad est peu toxique pour les mammifères, les oiseaux, les poissons et les
crustacés. Il est cependant très toxique pour les abeilles : il faut éviter l‟application directe et
la dérive de l‟insecticide sur les abeilles et les colonies d‟abeilles, ainsi que sur les cultures en
pleine floraison. Le produit est également très toxique pour les invertébrés aquatiques, nocif
pour les parasitoïdes et les acariens prédateurs et légèrement nocif pour les prédateurs vivant
dans le feuillage (Thompson & Hutchins, 1999 ; Cleveland et al., 2001 ; Cisneros et al.,
2002).
27
7
Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Le Bt est un bacille à Gram positif, aérobie et sporulé qui est étroitement apparenté à
la bactérie Bacillus cereus; il est présent dans pratiquement tous les sols. Les cellules
végétatives mesurent 1 μm de largeur sur 5 μm de longueur et sont pourvues de courts
flagelles ciliés. Le Bt est une bactérie ubiquiste qui se rencontre dans le sol, l‟eau, l‟air et sur
le feuillage. Il se distingue du Bt. cereus par sa capacité de produire une protéine cristallisée
durant la sporulation (Höfte et al., 1989; Martin, 1994).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Propriétés Résultats
Etat Solide Granulé
Couleur Brun
Odeur Farine de poisons
pH 6,63 à 25°C
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
biologiques, pour lutter contre des ravageurs bien ciblés. L'acceptation du Bt en production
biologique est actuellement remise en cause parce que certains produits sont interdits par les
agences de certification biologiques, car ils contiennent des ingrédients inertes qui sont
proscrits (Boiteau, 2004).
Les cristaux synthétisés par les bactéries sont constitués de pro toxines, qui, une fois
ingérées par l'insecte, sont digérés à pH alcalin par les protéases digestives et transformés en
toxines polypeptidiques actives. Les δ-endotoxines activées par les protéases de l'insecte se
fixent sur des récepteurs spécifiques situés sur les cellules de l'épithélium intestinal.
L'intoxication se manifeste très rapidement par d'importantes lésions au niveau de l'intestin et
par une paralysie du tube digestif, entraînant un arrêt immédiat, de l'activité d'alimentation. La
mort de l'insecte intervient en 24 à 48 heures après l'ingestion des cristaux et peut être ou non
accompagnée d'une septicémie. Les aspects moléculaires du mécanisme qui aboutissent à la
mort des insectes ne sont pas encore clairement définis (Chaufaux, 1995).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
6.3. L’Azadirachtine :
31
Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte 32
Originaire du sud de l‟Himalaya, il est cultivé dans les régions tropicales ainsi qu‟en
région méditerranéenne. On le trouve en effet jusque sur la Côte d‟Azur. En Inde, il est
considéré comme un remède universel car toutes ses parties ont des vertus thérapeutiques.
(OMS, 1999 ; Senthil et al., 2005a ; Zebitz, 1986).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Propriétés Résultats
Etat Liquide
Couleur Brun
Odeur Neem-odeur
pH (20°C) 7±0 ,02
L'azadirachtine ne tue pas directement l'insecte mais perturbe son équilibre hormonal
jusqu'à causer sa mort. Ses effets biologiques sont multiples et se situent à deux niveaux
comportemental (inhibition de l'alimentation et répulsion) et physiologique (perturbation de la
croissance et du développement, inhibition de I'oviposition, stérilité et baisse du fitness
reproducteur) (Schmutterer, 1985; Mordue & Blackwell, 1 993).
33
Chapitre2 :les insecticides et les méthodes de lutte
De ces effets, la perturbation du développement est, selon plusieurs chercheurs,
considérée comme étant le plus significatif (Lowery & Isman, 1994a). L'azadirachtine
bloquerait la libération d'hormones peptidiques des corporacardiaca, des organes neuro-
sécréteurs des insectes, et empêcherait ainsi l'action normale des hormones ecdysone et
juvénile, toutes deux étroitement impliquées dans le contrôle des processus de mue et de
métamorphose (Mordue & Blackwell, 1993). La mue n'a pas lieu, ou alors, il y a aberration
dans le développement de l'insecte (Schluter et al., 1985; Marco et al., 1990). Selon (Cassier
et al., 1987), il semblerait que l'azadirachtine puisse aussi inhiber la biosynthèse de la chitine,
un composé clé de I „exosquelette des insectes. L'azadirachtine est considérée comme un anti-
appétant parce qu'elle agit sur les récepteurs buccaux et autres organes sensoriels des insectes
et provoque ainsi la répulsion. De plus, elle inhibe la division mitotique des cellules chez les
stades larvaires et affecte la physiologie des muscles et corps gras des insectes (Mordue &
Blackwell, 1993). Grâce a ces effets et modes d'action très variés, les tentatives de sélection
de résistance à I'azadirachtine en laboratoire ont échoué (Schmutterer, 1988). Le
développement de résistance semble peu probable.
Selon Schmutterer (1990), la toxicité de 1' azadirachtine par contact est relativement
faible .Il doit donc y avoir ingestion de la molécule active. Des résultats récents laissent
toutefois croire que la toxicité de contact joue un rôle significatif (Banken & Stark, 1997 ;
Lowery & Isman, 1994a). L'azadirachtine serait absorbée par certaines plantes. L'effet
systémique de l'azadirachtine a été observé par plusieurs chercheurs mais demeure encore
peu compris (Larew, 1988 ; Osman & Port, 1990 ; Nisbet et al., 1993 ; Lowery & Isman,
1995).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
7. Le monde botanique et les insecticides :
Les plantes constituent donc une source intéressante de nouveaux composés dans la
recherche de molécules bioactives.
Aujourd'hui les plantes sont de plus en plus utilisées par l'industrie pharmaceutique, il
est impossible d'imaginer le monde sans la quinine qui est employée contre la malaria ou sans
la diagoxine qui soigne le cœur, ou encore l'éphédrine que l'on retrouve dans de nombreuses
prescriptions contre les rhumes (Iserin et al., 2001)
Il y a environ 500000 plantes sur terre ; environ 10000 d‟entre elles, possèdent des
propriétés médicinales (Larousse, 1997).Depuis des temps immémoriaux, les plantes ont servi
comme première source de médicaments pour les hommes, et elles ont continué à fournir à
l‟humanité, des remèdes thérapeutiques nouveaux et originaux jusqu‟à aujourd‟hui (Leduc,
2006).
La définition d'une plante médicinale est très simple. En fait il s'agit d'une plante qui
est utilisée pour prévenir, soigner ou soulager divers maux. Les plantes médicinales sont des
drogues végétales dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses
35
Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
(Farnsworth et al., 1986).
Environ 35 000 espèces de plantes sont employées par le monde à des fins
médicinales, ce qui constitue le plus large éventail de biodiversité utilisé par les êtres
humains. Les plantes médicinales continuent de répondre à un besoin important malgré
l'influence croissante du système sanitaire moderne (Elqaj et al, 2007).
Durant ces deux dernières décennies, la recherche en phytothérapie devient une des
plus grandes préoccupations scientifiques (Njike et al.,2005).De fait, l'OMS a mis une
stratégie pour la médecine traditionnelle dont le but est de maximiser les possibilités de cette
forme de médecine en tant qu'une source de soins de santé, et de protéger la matière première
surtout dans le cas des plantes (OMS, 2002).Selon les estimations de l‟Organisation mondiale
de la santé (OMS), plus de 80% de la population mondiale, surtout dans les pays sous-
développés, ont recours aux traitements traditionnels pour satisfaire leurs besoins en matière
de santé et de soins primaires (Farnsworth et al., 1985).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
2003).
La quantité de poison contenue dans une plante varie avec son emplacement, son âge,
la saison et les conditions climatiques. Parfois, seulement certaines parties d‟une plante sont
toxiques. On distingue: des plantes pouvant causer des dermatites si on les touche, et des
plantes normalement considérées comme non toxiques qui étaient traitées avec des pesticides,
des insecticides ou des herbicides les rendent toxiques.
Contrairement aux plantes médicinales les plantes toxiques sont très peu étudiées. Les
études réalisées au dessus sont réce3ntes et entrent dans le cadre de la recherche des
molécules insecticides actives d‟origine naturelle. Pour cela dans ce travail nous avons
sélectionnés quelques plantes toxiques répandus en Algérie pour mieux cerner leurs effets
insecticides contre les organismes nuisibles (SCP, 1993).
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
7.2.1. Peganumharmala L.
P. harmala L. est une plante herbacée glabre et pluriannuelle qui peut atteindre 70cm
d‟hauteur. Elle est caractérisée par des tiges très rameuses et des feuilles divisées en étroites
lanières. P. harmala L. (Zygophyllaceae) est une plante herbacée vivace, plante glabre, qui
peut se développer qu'après 30 100 cm. Il a alternativement espacé des feuilles string-like qui
ont une forte odeur de dissuasion quand chiffonné. Face aux feuilles sont solitaires blanc
fleurs avec des veines vertes. La période de floraison est mars à avril mais il fleurit entre juin
et août dans l'hémisphère Nord. Les fleurs sont blancs et sont environ de 2,5 à 3,8 cm de
diamètre, ont trois chambres et transporter plus de 50 graines et des capsules de graines
rondes mesurent environ 1-1,5 cm diamètre. Les fruits sont des capsules globuleuses avec
trois chambres contenant de nombreuses graines noirâtres angulaires (Rechinger et al., 1982).
La plante n‟est, généralement, pas pâturée, son goût amer repousse les animaux.
Cependant, lorsque pâturage est clairsemée, les ânes et autres animaux domestiques peuvent
être attirés et brouter par intermittence sur cette plante. Toutes les espèces sont sensibles à
l'empoisonnement de cette plantes, mais dromadaires (chameaux) sont les plus souvent
touchés (El-Bahri et al., 1991).
Position taxonomique:
- Règne: Plantes
- Embranchement: Spermaphytes
- Sous embranchement: Angiospermes
- Classe: Dicotylédones
- Sous classe: Malvides
- Ordre: Sapindales
- Famille: Nitrariacées
- Genre: Peganum
- Espèce:PeganumharmalaL.
Noms vernaculaires:
- Arabe: Harmel ou Harmal El sahari.
- Français : Rue sauvage.
- Anglais : African rue ou Syrian rue.
- Iran: Espand
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
L’espèce pousse spontanément dans les régions steppiques et semi-arides. Elle est
native à l‟Afrique du Nord, la région méditerranéenne, le Moyen Orient, l‟Inde et le Pakistan
(Yousefi et al., 2009). Son habitat normal est des parcours semi-arides, les zones de steppe et
les sols sableux. La plante est largement distribuée dans l'Asie centrale, Afrique du Nord et
Moyen Orient et a été introduit en Amérique et en Australie (Rechinger et al., 1982).
Harmaline (harmidine) :C13H15ON2 –La première molécule a été isolée par Göbel
(Gobel Annalen., 1841) à partir des graines et des racines de P. harmala, ceci est le principal
alcaloïde de cette plante. Ce composé est peu soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, très soluble
dans l'alcool chaud et acides dilués. Son chlorhydrate dihydraté qui cristallise sous forme
d'aiguilles jaunes, est modérément soluble dans l'eau et l'alcool. harmaline est presque deux
fois plus toxique que harmine et à doses modérées provoque des tremblements et des
convulsions cloniques, mais sans augmentation de la colonne vertébrale excitabilité réflexe
(Budavari S et al., 1996) Les doses létales apporter des convulsions, qui sont bientôt suivies
parmoteur paralysie due à l'action dépressive marquée sur le système nerveux central. La
respiration est paralysée et une diminution de la température du corps se produit. Le cœur
perfusé est arrêté en phase diastolique et les contractions des muscles lisses sont diminués à
l'exception de l'utérus, ce qui peut être fait de contracter plus puissamment. Sur une large
gamme de doses il y a un la réduction de la pression sanguine en raison d'un affaiblissement
marqué du cœur muscle.
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Chapitre2 :les insecticides et les méthodes de lutte
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
l'écorce de Araribarubra, indigène au Brésil; mais son existence dans P. harmala est pas
signalé. Cet alcaloïde est cristallisé à partir plusieurs solvants organiques tels que des prismes
incolores. Il est facilement soluble dans le méthanol, l'alcool, l'acétone, le chloroforme, ou
éther mais seulement modérément dans l'eau chaude. Il se dissout dans les acides minéraux et
présente une fluorescence bleu-violet (Glasby, 1978).
Vasicine (peganine): C13H15ON2 - Ce quinazoline alcaloïde a d'abord été isolé à
partir des feuilles d‟Adhatodavasicanees par Hooper et par la suite découvert en P. harmala
sous le nom de Peganine. La base est optiquement inactif, bien que l'isolement de la (-) - sous
forme de feuilles fraîches d‟A. Vasica et des fleurs et des tiges de P. harmala a été rapportée.
Les sels sont aisément obtenus sous forme de cristaux. Le médicament brut d‟A.vasica est
utilisé en Inde comme un remède pour l'asthme et l'alcaloïde pur agit comme un
bronchodilatateur (Glasby, 1978).
Les alcaloïdes actifs de graines Harmal sont les IMAO-A (monoamine inhibiteur de
l'oxydase A) des composés:
harmane, 0,16% (Hemmateenejad et al., 2006)
Harmine, 0,44 (Pulpati et al., 2008) -1,84% (Hemmateenejad et al., 2006) -4,3% (Herraiz et
al., 2010) Les revêtements des graines sont dits contenir de grandes quantités de harmine.
(Peganum genus, 2008)
Harmaline, 0,25% (Hemmateenejad et al., 2006) -0.79% (Pulpati et al., 2008) -5,6%
(Herraiz et al., 2010)
harmalol, 0,6% (Herraiz et al., 2010) -3,90% (Hemmateenejad et al., 2006)
tetrahydroharmine, 0,1% (Herraiz et al., 2010) Total des alcaloïdes harmala étaient au moins
5,9% par poids sec, dans une étude. (Hemmateenejad et al., 2006)
vasicine (peganine), (Anonyme 1) 0.25% (Pulpati et al., 2008)
Vasicinone, (Anonyme 1) 0,0007% (Pulpati et al., 2008) Les tiges de la plante contiennent
environ 0,36% d'alcaloïdes, les feuilles environ 0,52%, (Hammiche et al., 1997) et les racines
jusqu'à 2,5%. Harmine et l'harmaline sont des inhibiteurs réversibles de la MAO- A (RIMA)
42
Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
L'avortement est fréquent chez les animaux qui digérés cette plante en année sèche
(EL-Bahri et al., 1991 , Shapira et al., 1989) ont rapporté l'effet de l'extrait méthanoïque de P.
harmala sur la reproduction des rats femelles. L'extrait méthanoïque à une dose de 2,5 g / kg /
jour, offert dans des suspensions d'aliments ou de boire pendant 30 jours, diestrus
significativement prolongée la phase de 1,0 jours, tandis que la durée de la phase d'œstrus est
resté stable. L'extrait méthanoïque a réduit le nombre de chiots vivant et a augmenté le
nombre de résorption. Cet extrait à des doses, variait 2,0 à 3,5 g / kg / jour, a produit une
diminution dépendante de la dose dans la litière Taille. Les résultats histopathologiques ont
démontré qu‟il n‟y était pas de changement majeur dans le système de reproduction. Dans
tous les rats follicules en croissance et le corps jaune ont été observés dans les ovaires. Aucun
changement dans l'état physique et nutritionnel des animaux et pas d'effets toxicologiques
indésirables étaient observé.
On pense que les alcaloïdes de la quinazoline (par exemple vasicine et vasicinone)
sont responsables de l‟abortive activité de P. harmala extrait (Shapira et al., 1989) Il a été
signalé que ces produits chimiques ont un effet de stimulation de l'utérus, apparemment par la
libération de prostaglandines.(Gupta OP et al., 1978 ;Zutshi U et al., 1980).
Bien que cette plante a été utilisée traditionnellement en médecine bédouine comme
emménagogue et comme abortif agent de (Casey RC, 1960 ; Boulus L, 1983), il y a peu de
rapports sur sa toxicité humaine effets et syndrome. (Salah NB et al., 1986) ont rapporté un
cas de surdosage avec P. harmala dans une jeune fille (âgée de 27 ans) qui a pris 50 g de
graines de cette plante pour le traitement de l'aménorrhée. Quelques minutes après l'ingestion
de graines dans une tasse de café, des signes d'intoxication ont été observées et le patient a été
emmené à l'hôpital. Les panneaux de surdosage P. harmala composé d'hallucinations et
syndromes neurosensorielles, bradycardie et GI troubles tels que des nausées et des
vomissements. Les tests de para-cliniques ont montré que la fonction du foie et le rein comme
normal, et le patient a eu une normale image hématologique. Elle a quitté l'hôpital quelques
heures plus tard, après des signes d'intoxication avaient disparu.
Les symptômes de toxicité P. harmala vécue par notre patiente étaient semblables à ce
qui avait été rapporté pour animaux (EL-Bahri et al., 1991) et dans le cas français (Salah NB
et al., 1986) .Ceux-ci se composent principalement de symptômes neurosensorielles,
hallucination, légère élévation de la température du corps (Abdel-Fattah et al., 1996)et cardio-
vasculaires troubles tels que la bradycardie et une pression artérielle basse (Aarons DH et al.,
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
1977) Cependant, en dépit de l'intoxication des animaux aussi bien dans Français (Salah NB
et al., 1986) et nos cas, des signes et des symptômes d'intoxication soulagés en quelques
heures et les patients ont quitté le l'hôpital en bonne santé. Cette différence est probablement
en raison de la quantité, qui a été consommé par les humains par rapport aux animaux
affamés. Cependant, étant donné que ce Traditionnellement, la matière a été utilisé comme
abortif agent dans le Moyen-Orient (Shapira Z et al., 1989 ; Gupta OP et al., 1978) donc les
médecins qui travaillent dans cette région doit être familier avec la signes et symptômes de sa
toxicité pour pouvoir traiter avec les situations d'urgence, qui pourraient résulter de son
illégale consommation.
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
Garou possède des effets cytotoxique, insecticide, antioxydant et microbien (Mohammedi,
2013).
Il semble que le garou ait été connu des Grecs et qu'on puisse l'identifier avec le
«Thymelaea» de Tragus. On en faisait des pommades, des papiers, des taffetas et des pois à
cautères destinés à remplacer la cantharide pour ses propriétés épispastiques (agit sur la peau,
y détermine de la chaleur, de la rougeur et un afflux de sérosité qui soulève et détache
l'épiderme), irritant la peau, provocant la formation d'ampoules.
Son pouvoir toxique (des fruits et des feuilles) n'a pas empêché son usage traditionnel
pour des fins diverses : En cosmétique pour la préparation d'un onguent pour teindre les
cheveux en noir. Comme ils sont utilisés pour les soins d'hygiène capillaire, contre la gale
(par frictions sur le corps) et les maux de dents en gargarismes.
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
puces. La pratique populaire s'en est beaucoup servie en usage externe comme vésicants et
dérivatifs.
Autrefois, ils pensaient protéger les enfants contre toutes les maladies du jeune âge en
introduisant un fragment d'écorce de garou dans le lobe d'une de leurs oreilles. La causticité
du remède produisait un écoulement séreux jugé très bénéfique. De même l'introduction du
brin de Garou dans les trous fraîchement percés dans les oreilles des fillettes permet d'obtenir
une rapide cicatrisation. Les feuilles et les fruits sont utilisés pour des fins purgatives.
L'ingestion des fruits déclenche une ulcération du tube digestif et le contact des
écorces avec la peau ou les muqueuses provoque une irritation importante.
En cas d'intoxication grave (si>à 2 baies chez l'enfant et >à 10 baies chez l'adulte) on
observe des vertiges+ fièvre + troubles cardiaques/respiratoires + crampes +convulsions
+collapsus voire décès. Les fruits ont un suc très corrosif pour la peau et les muqueuses,
provoquant un érythème, de vives démangeaisons, des vésicules. Une projection dans l'œil
entraîne une kératite et peut rendre aveugle. L'inhalation profonde et répétée du parfum des
fleurs peut occasionner des maux de tête, une irritation de la muqueuse nasale.
En phytothérapie, la plante est indiquée dans le traitement des leucémies, des tumeurs
solides, la sclérose en plaque et le sida. Le principe actif susceptible de détruire les
leucoblastes malins dans la leucémie myéloblastique aigueen évolution est le Primeverosyl B
genkwanine, hétéroside extrait primitivement du Gnidiakraussiana, plante de la savane
africaine et actuellement du Daphnegnidium, cette dernière contient en effet un plus fort
pourcentage de principe actif; dont la purification est plus facile. Dans la pharmacopée
traditionnelle.
Les graines et les écorces des différentes espèces de Daphné renferment des di-
terpènes toxiques. Les substances toxiques sont la daphné toxine (écorce) et la mézéréine
(graines). Cette dernière est une résine âcre et irritante même après séchage prolongé.
Le contact des écorces avec la peau ou les muqueuses provoque une irritation
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
importante. L'ingestion des fruits déclenche une ulcération du tube digestif et des signes
neurologiques (convulsions). Ces produits toxiques sont classés avec les esters di-terpéniques
à structure complexe et à distribution restreinte à deux familles : les Thymélacées (Daphné...)
et les Euphorbiacées.
Le contact de la sève avec la peau peut causer chez certaines personnes des dermatites.
Toutes les parties de la plante sont irritantes mais les fruits sont les plus souvent en cause. 1 à
2 fruits chez l'enfant entraînent une symptomatologie accusée et l'ingestion de 12 fruits est
considérée comme une dose pouvant être mortelle chez l'adulte. Même en cas d'intoxication
passagère, des suites sont à redouter : inflammations gastriques et intestinales et la néphrite.
Après une courte latence, une violente inflammation de la bouche est observée, avec
tuméfaction des lèvres et de la langue, ptyalisme, vomissements. Secondairement s'installe
une diarrhée souvent hémorragique avec coliques. Enfin, dans les cas graves, on note une
ataxie avec convulsions, dyspnée, albuminurie et hématurie. Des lésions gastro-entérites
Classification :
- Règne : Plantae
- Division : Magnoliophyta
- Classe : Magnoliopsida
- Ordre : Myrtales
- Famille : Thymelaeaceae
- Genre : Daphne
- Espèce : gnidium
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Chapitre2 : les insecticides et les méthodes de lutte
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Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
Chapitre3 :
Les insectes nuisibles et
la lutte biologique
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
1. Effets des bioinsecticides sur les insectes nuisibles:
Les produits naturels sont de plus en plus recherchés pour une lutte efficace. La lutte
contre les insectes nuisibles, comprend plusieurs méthodes comme celles faisant appel à des
analogues synthétiques d‟hormones d‟insectes (hormone juvénile, ecdysone) qui perturbent
l‟éclosion des œufs, la reproduction et les différents comportements des blattes, les méthodes
génétiques et les méthodes, dites écologiques, qui consistent à rendre le milieu défavorable au
développement de l‟insecte. Cependant, la lutte biologique reste la plus sure et la plus
sélective.
Pour des raisons à la fois techniques et économiques, il est très difficile d'éradiquer
définitivement des populations entières de blattes. Toutefois, il est possible d'éviter leur
prolifération excessive et de contrôler en partie le développement de leur population
(Grandcolas, 1996).
Afin de contrôler les insectes nuisibles comme les blattes, l‟homme déploie des efforts
considérables, et recherche de nouvelles méthodes de lutte physique, biologique ou chimique
afin de limiter leur prolifération (Appel, 1990 ; Kim et al., 1995 ; Lyon, 1997). Cependant
l‟application abusive et répétée des insecticides conventionnels a fait apparaitre chez les
blattes et, plus particulièrement, chez B. germanica, des souches résistantes (Valles et al.,
2000 ; Fulton & Key, 2001 ; Yu et al., 2003 ; Kristensen et al., 2005) qui se traduisent chez
l‟insecte par des modifications physiologiques, biochimiques et comportementales (Cochran,
1990 ; 1991 ; Sharf et al., 1997 ; Saito & Hama, 2000).
50
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
Ces espèces sont principalement inféodées aux milieux urbains, comme les cuisines,
les salles de bains et les zones de stockage des aliments (placards, celliers, etc…). Sont, aussi,
caractérisées par une fécondité élevée, rend le contrôle des populations très difficile à
maitriser (Barcay, 2004). Ils sont devenus résistants aux composés organochlorés et
organophosphorés, aux carbamates, et à de nombreux pyréthrinoїdes (Scott et al., 1990). Il est
toutefois possible d'éviter leurs proliférations excessives et de contrôler en partie leurs
développements en agissant sur le déroulement de leur comportement reproducteur
(Grandcolas, 1996).
Ces insectes comme les moustiques, les blattes, les criquets et les drosophiles sont très
étudiés depuis longtemps ce qui permet de tester de nouveaux insecticides de synthèse ou des
molécules, ayant un effet insecticide, issues de la nature et donc moins toxiques pour
l‟homme et les animaux domestiques. Le rôle très important des blattes comme vecteurs de
maladies n'est plus à démontrer et B. germanica en est un bon exemple. Les moyens de lutte
contre cette espèce se font le plus souvent, soit par épandage d‟insecticides hautement
toxiques dans les lieux de rassemblement d‟insectes, soit par utilisation d‟appâts toxiques. Il
est cependant de plus en plus difficile d‟éliminer les blattes au moyen d‟insecticides car ces
dernières sont devenues très résistantes à la plupart des insecticides courants comme les
organochlorés, qui tendent à être abandonnés (Strong et al., 2000 ; Haubruge & Amichot,
1998). En outre, de nombreux insecticides additionnés aux appâts exercent sur les blattes un
effet répulsif et assurent ainsi, indirectement, leur protection (Wooster & Ross, 1989). De
plus, la lutte chimique n‟apporte qu‟un répit temporaire aux pullulations de blattes et doit,
dans toute la mesure possible, s‟accompagner de l‟assainissement de l‟environnement ou vit
l'insecte à éradiquer (Schall, 1988).
Plusieurs études s‟intéressent à lutte contre les insectes urbains. On peut citer ceux de
Habbes (2006), Nasirian et al. (2011), Maiza et al. (2011), Habbachi (2013), Kemassi (2014),
Tine et al. (2015) et de Benhissen (2016). Certains insecticides agissent en synergie contre les
vecteurs de maladies et les insectes nuisibles tel Blattella germanica (Zuker et al., 2002 ;
Habbachi, 2013).
B. germanica et Culex pipiens sont considérées comme des vecteurs de parasites qui a
un grand intérêt économique et de santé public (Mahmoud et al., 2013 ; Motevali Haghi et al.,
2014 ; Fakoorziba et al., 2010 ; Mahjoob et al., 2010 ; Zarchi & Vatani, 2009 ; Nejati et al.,
2012 ; Kutrup , 2003 ; Kwon & Chon , 1991 ; Dong-Kyu, 1995).
51
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
L‟apparition d‟un phénomène de résistance aux insecticides conventionnels chez de
nombreuses espèces de blattes, et des considérations d‟ordre écologique, conduit à remplacer
les composés organochlorés par des organophosphorés, des carbamates biodégradables, des
pyréthrénoïdes de synthèse ou, plus récemment, par des régulateurs de croissance. Ces
derniers agissent en perturbant le passage de la larve à l'adulte. Ils sont en revanche peu
toxiques pour les organismes non ciblés, mais leur utilisation est limitée par un prix élevé et
des problèmes d‟approvisionnement (OMS, 1999). Il est donc essentiel de continuer à
développer de nouveaux produits ou de nouvelles approches combinant différents moyens de
lutte.
L‟effet toxique du spinosad a été évalué sur plusieurs espèces d‟insectes comme
certains parasites d‟abeilles (Penagos et al., 2005), certaines chenilles de Lépidoptères comme
Lymantria dispar (L.dispar)(Touati, 2010),chez les blattes (Habbachi, 2013) et les mouches
de Drosophila melanogaster (D. melanogaster) (Bourbia, 2012). Ce composé est également
de plus en plus utilisé pour lutter contre les larves de moustiques comme An. stephensis, An.
multicolor, Ae. aegypti et Cx .pipiens (Bahgat et al., 2007; Merabti, 2010; Romi et al., 2006).
Le spinosad entraîne une mortalité variable selon le sexe des individus traités, la
concentration utilisée et le temps de traitement. Les concentrations létales, CL50 et CL90,
ainsi que les temps létaux, TL50 et TL90, diminuent en fonction de la durée du traitement
52
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
et/ou de l'augmentation de la concentration en spinosad: au bout de dix jours, la mortalité des
blattes mâles est plus importante que celle des femelles; au-delà de 15 jours de traitement, les
taux de mortalité des mâles et des femelles augmentent et peuvent atteindre 100% lorsqu‟on
utilise les plus fortes concentrations (1 et 2 g/l).
Les adultes de B. germanica étaient peu sensibles au Bt var. kurstaki (Btk). En effet,
après ingestion d'une solution aqueuse de Btk, le pourcentage de mortalité obtenu a été, dans
le meilleur des cas, de l'ordre de 10% après 10 jours de traitement et n‟a jamais dépassé 50%,
même lorsqu‟on exposait les blattes à des concentrations élevées (20 g/l et 200 g/l) pendant
plus d'un mois. Cette faible activité du Bt contre les adultes de B. germanica, même à des
concentrations élevées pourrait s'expliquer par un effet répulsif de la bactérie due
essentiellement à sa forte odeur.
53
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
Un des principaux moyens utilisés pour diminuer la résistance des insectes contre un
traitement est l'emploi d'un mélange de différents produits afin de créer un effet synergique,
qui aura un impact plus important sur l'insecte que la somme des actions produites par chacun
des produits pris indépendamment (Mulla et al., 2003). Il semble important de mélanger des
produits qui ont des modes d'actions ou des sites d'ancrages différents pour les toxines au
niveau cellulaire. Deux produits agissant par synergisme verraient donc leur potentiel toxique
augmenter. Il serait alors possible de diminuer les doses des formulations à utiliser sur le
terrain afin d'augmenter le pourcentage de mortalité du parasite ciblé.
54
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
provoqué la mort de plus de 70% des mâles et des femelles, alors que, en appliquant ces
mêmes concentrations à des traitements ne contenant que l‟un des biopesticides, les
pourcentages de mortalité observée varient entre 20 et 50%. Ces résultats confirment qu'il
existe bien un effet synergique lorsqu'on utilise un mélange de spinosad et de Btk pour lutter
contre B. germanica. Sur le terrain, cela conduira à diminuer les doses à appliquer et, par voie
de conséquence, engendrera une diminution des coûts des traitements.
En 2013, Mehaoua et al. prouvent que l'Azadirachtine est moins toxique sur les larves
de Ectomyelois ceratoniae pendant peu de temps d'exposition (24h) et il cause une diminution
de la fertilité de femelles.
55
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
L‟étude du pouvoir insecticide des huiles essentielles foliaires des plantes permet de
mettre en exergue le pouvoir biocide des huiles essentielles de ces plantes sur les insectes
nuisibles. Les plantes présentent un fort pouvoir insecticide vis-à-vis du Criquet pèlerin,
moustiques et drosophiles (Kemassi, 2014 ; Habbachi et al., 2013 ; Habbachi et al., 2014)
mais avec des rapidités d‟action variables.
56
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
ce qui a conduit à se tourner de plus en plus sur les composés naturels issus des plantes pour
la mise au point de nouvelles molécules insecticides. L‟activité larvicide des extraits de
plantes aromatiques a aussi été confirmée par les travaux de (Tandon et Sirohi, 2010;
Govindaraj et Ranjitha Kumari, 2013). Au Maroc, l‟utilisation des plantes contre les invasions
de moustiques est une pratique très courante (Aouinty et al.,2006). Mis à part les travaux
d‟Alouani et al. (2009) ; Habbachi et al, (2013, 2014).En Algérie, les études menées sur
l‟activité insecticide des extraits végétaux vis-à-vis des larves de moustiques sont peu
nombreux.
Les extraits aqueux de feuilles fraiches de D. gnidium sur les larves de quatrième stade
de l‟espèce Culex. pipiens (moustiques) révèlent une sensibilité traduite par les taux de
mortalité élevés, l‟activité de D. gnidium est progressive puisque la mortalité augmente au
fur et à mesure que le temps avance et peut atteindre un taux maximal de mortalité 100%
pour les doses les plus élevés, ceci montre que la mortalité est corrélée aux doses utilisées et
au temps d‟exposition de 48h (Benhissen, 2016).
Dans ce même axe s‟inscrivent plusieurs travaux étudiant l‟effet toxique des produits
issus des végétaux contre les larves de moustiques. Nous citons à cet effet, les travaux
d‟Alouani et al. (2009) qui ont mis en évidence une activité larvicide de l‟Azadiractine
(extrait d‟arbre d‟Azadirachta indica) sur les larves de 4ème stade de Cx.pipiens. Govindara et
Bollipo Kumari (2013), sur Ae. aegypti ont testés avec succès l‟activité larvicide des huiles
essentielles de Artemisia vulgaris (Asteraceae). Benayad (2008) montre un effet sur les larves
du Sitophilus oryzae, Rhizopertha dominica, qui sont des ravageurs des denrées alimentaires
stockées
En se référant aussi l‟étude réalisée au Maroc il semblerait que l‟efficacité des extraits
pourrait dépendre du type de plante, les extraits aqueux des feuilles du ricin (Ricinus
communis L.) et du bois thuya (Tetraclinis articulata (Vahl) ont donné 100 % de morts des
larves de Cx. pipiens à partir d‟une concentration de 4%. Cependant, dans l‟extrait du Ricinus
communis, le taux de mortalité a été de 100% avec une concentration de 1% (Aouinty et al.,
2006).
Le deuxième extrait qui expérimenté lors de notre étude est l‟extrait desfeuilles de P.
harmala, ses principes actifs agissent en mode d‟action unique induisant la paralysie d‟insecte
57
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
produisant des troubles dans la locomotion de l‟insecte et interviennent sur son cycle
biologique. (El Bahri et Chemli., 1991).
L‟observation des larves traités montre que celles-ci sont paralysées incapables de
bouger et de remonter à la surface de l‟eau pour respirer, sous microscope on remarque que
les larves respirent encore et elles arrivent à survivre pendant quelques jours dans cet état.
L'activité insecticide de P. harmala est attribuée aux substances toxiques (alcaloïdes)
(Mahmoudian et al., 2002).
Plusieurs travaux indiquent l'effet toxique du P harmala contre des insectes. Nous
citons ceux de Habbachi et al. (2013 ; 2014) indiquant un effet larvicide contre les larves de
D. melanogaster et Cx. pipiens (Diptera). Idrissi-Hassani et al.(1998), Abbasi et al.(2003 ;
2003b) et Idrissi-Hassani et hermas (2008) ont évalué le potentiel acaricide de la plante
contre Shistocerca gregaria , Abbasi et al (2010) a montré l'activité insecticide de l'extrait des
graines de P. harmala contre le Plutella xylostella (Lepidoptera).
P. harmala a montré une bonne activité larvicide sur les larves de L4 de Cx.pipiens
étudiées et les résultats indiquent des taux de mortalités allant jusqu'à 100%, ceci traduit une
mortalité corrélée aux doses utilisées et au temps d‟exposition. Les résultats indiquent
également des CL50% pour le 5eme jour et 10 jours sont 67,60 g/l et 22,90 g/l
respectivement.
On note que l‟extraits P. harmala est toxique sur la mouche D. melanogaster (CL50 :
851,14 mg/l) pour un temps létal de 5 jour ; mais à 10 jour d‟exposition, le P. harmala
manifeste une toxicité élevé chez les même individus (CL50 : 162,18 g/l) (Habbachi et al.,
2013).
58
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
Le Bt est considéré comme un larvicide de référence pour les opérations de lutte contre
les Diptères tel que les moustiques et les mouches noires (De Barjac, 1978 ; Tomlin, 2000 ;
Lacoursière et Boisvert, 2004; Tahraoui, 2013). La pulvérisation de toxines de Bti dans les
gîtes larvaires de moustiques représente aujourd‟hui une alternative propre aux insecticides
chimiques (Regis et al., 2001; Lacey, 2007). Chez les simulies on enregistre des différents
niveaux de susceptibilité au Bt (Molloy et al., 1981 ; Lacoursière et Charpentier, 1988); les
espèces les plus grosses semblent relativement moins susceptibles que les espèces de petites
tailles (Molloy et al., 1981 ; Molloy , 1990) les jeunes larves sont plus sensibles que les larves
âgées (Guillet et Escaffre , 1979 ; Guillet et al ., 1982 ; Olejnicek , 1986 ; Morin et al.,
1988b). Plusieurs études ont également démontré l‟absence d‟impacts négatifs des traitements
bactério-insecticides sur la biomasse microbienne des sols (Ferreira et al, 2003 ;
Muchaonyerwa et al, 2004), sur les invertébrés non-cibles (Thomas et Ellar , 1983. ;
Charbonneau et al.,1994 ; Hershey et al.,1995), sur les vertébrés (WHO, 1982 ; Lacey et
Siegel, 2000), les mammifères (Thomas et Ellar , 1983 ; Mclintock et al., 1995) dont les
humains (Green et al., 1990).
Les essais insecticides par la sous-espèce (Btk) montrent que la mortalité des larves de
moustiques est de 50% après 2 jours du traitement en utilisant 380,19 mg/l alors pour 90 % il
faut 8912,51 mg/l, l‟effet retardé pendant 5 jours s‟est traduit par un CL50% est de 69,18
mg/l, alors que la CL90% est de 147,91 mg/l. après 10 jours s‟est traduit par un CL50% est
de 57,54 mg/l, alors que la CL90% est de 114,81 mg/l.
Des résultats similaires sont signalés chez plusieurs espèces de moustiques tel que, Cx.
pipiens (Tahraoui, 2013), Ae. aegypti (Penata et al., 2013)Ae. rusticus (Boyer et al., 2012),
An. sergentii sergentii (Kreoger et al., 1995), Cx. univittatus (Goldberg et al.,
1977),Uranotaenia unguiculata (Goldberg et al.,1977), et les autres insectes la tordeuse grise
Zeiraphera diniana (Martouret et Auer ,1997) et latipule européenne (Tipula paludosa) (Lam
et Webster, 1972).
Bendali (2006) a montré l‟effet de Bti sérotype H14 et le Bacillus sphaericus (Bts)
1593 à l‟égard des larves de Cx. pipiens et qui affichent des CL50% de 6.10-5mg/l pour la
poudre standard est de 8,2 .10-5mg/l pour la poudre commerciale de Bti est des CL50% de
7.10-5 mg/l et 2,8.10-5 mg/l pour le (Bts) standard et commerciale.
59
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
Le spinosad entraîne une mortalité variable selon la concentration utilisée et le temps
de traitement chez les moustiques. Au bout de 15 jours de traitement, les taux de mortalité des
larves augmentent et peuvent atteindre 100% lorsqu‟on utilise les plus fortes concentrations
(50µg/l et 100 µg/l) et la CL50 est équivalente à 7,76µg/l, alors que CL90 est égale 44,67
µg/l.
Les travaux de (Darriet et al., 2005 a) montre l‟effet du spinosad sur les souches
sensibles de trois moustiques d‟intérêt médicale Ae. aegypti, An. gambiae et Cx.
quinquefasciatus les CL50% sont respectivement ; 0,35mg/l, 0,01mg/l et 0,03mg/l ; une autre
étude réalisée avec un concentré émulsifiable (EC) de spinosad titrant 4,8% de substance
active a donnée des CL50% de 0,0096 mg/l sur Ae aegypti ; 0,0064 mg/l sur Cx. pipiens et
0,039mg/l sur An stephensis (Romi et al ., 2006) par rapport aux essais effectués avec la
substance technique la plus grande efficacité larvicide du spinosad sous sa forme (EC)
pourrait s‟expliquer par la nature huileuse de la formulation qui empêcherait les larves de
moustiques de respirer à la surface de l‟eau.
Les évaluations réalisées sur le terrain sont encore peu nombreuses sur Ae. aegypti,
une étude montrée qu‟à la concentration de 10mg/l, l‟efficacité de ce larvicide était totale sur
une durée de cinq mois (Bond et al., 2004) donc son efficacité aux concentration de10-2 et
10-3mg/l sur les larves de moustiques ont fait de lui un excellent choix dans la lutte
antivectorielle.
Les travaux réalisés sur l‟An. Multicolor et Cx. pipiens par le spinosad 12% indique les
CL50 après 24 h du traitement est 0,406 mg/l, alors que la CL90 est de 6.142 mg/l.
(Anonyme.2008a).L‟effet de spinosad (Tracer) après 24 h est estimé la CL50 pour Ae.
Eagypti est de 0.025 p.p.m, pour Ae. Albinus est de 0.024 p.p.m. Une étude récente a montré
que les recommandations provisoire pour la protection de la vie marine est fondée sur une
CL50% de 13 mg/l après 48h, pour les larves de moustique des marais salés Ae.
taeniorhynchus. (O.M.S .2007). La bonne efficacité de spinosad aux faibles concentrations
(de l‟ordre de 10-2 et 10-3 mg/L) sur les larves de moustiques sensibles et résistantes aux
insecticides en fait un alternatif de choix pour la lutte antivectorielle.
La présence ou l‟absence des facteurs attractifs et stimulants tels que les facteurs
chimiques et physiques jouent un rôle capital dans le choix des lieux des pontes, surtout chez
60
Chapitre3 : les insectes nuisibles et la lutte biologique
les espèces de moustiques. La plupart des travaux consacrés à ce sujet ont été menés
au laboratoire, ces facteurs (chimique et physique) ont retenu l‟attention de très nombreux
auteurs telle que Haddow et Gillett qui ont consacré en 1957 un premier travail sur ce sujet
chez Ae aegypti, en utilisant des moustiques d‟élevage, exposés aux fluctuations normales de
la lumière du jour, ils ont pu observer un cycle de ponte comportant un pic dans l‟après-midi.
Fay et Perris (1965) et ont pu observer que les femelles gravides d‟Ae. aegypti étaient
influencées dans leur choix par la nature du substrat tapissant les récipients de ponte. Ils ont
également montré que diverses solutions (de benzoate de sodium notamment) avaient un
grand pouvoir attractif.
L‟utilisation du Btk de faible dose (25mg/l) contre les moustiques peut provoquer une
diminution dans la fertilité et la fécondité. Des résultats similaires sont signalés chez D.
melanogaster, le Btk agit fortement sur le développement des larves de D. melanogaster et ce
qui influe sur le nombre de pupes et des adultes obtenus comme on a enregistré un blocage
des mues imaginales et de mal-formations au niveau des ailes des adultes. (Habbachi et al.,
2014). Le même effet est enregistré lors de l‟utilisation des inhibiteurs de la synthèse de
chitine à l‟égard des œufs de Cx. quinquefasciatus, Ae. aegyptiet An. Stephensi (Vasuki,
1990). Les résultats sont encore appuyés par les essaies de l‟azadirachtin, DFB et le
pyriproxyf en sur les œufs de Ae. albopictus, Ae. Aegypti, Ae. Atropalpus et Cx. pipiens
(Suman et al., 2013). Amira, (2013) ont démontré que le RH-0345 affecte la réduction de la
fécondité et la fertilité de Cx.pipiens. Les travaux de Ghy (1971) montrent que lorsque la
toxine est ingérée par le criquet au début d‟un stade larvaire, le ralentissement de
développement se manifeste dès ce stade et le retard, subsiste d‟autant plus longtemps que les
quantités de la toxine ingérées sont plus fortes.
61
Conclusion générale
Conclusion générale
Conclusion générale
Conclusion:
Utilisable dans de nombreux contextes, elle a fait ses preuves partout dans le monde et
comme elle est grandement étudiée, de nouvelles applications sont à prévoir. Les
développements en lutte biologique se sont fait parallèlement au développement de l‟étude de
la biologie : plus les auxiliaires ont été étudiés et les interactions entre espèces connues, plus
les utilisations de la lutte biologique ont pu être efficaces et sécuritaires.
Une vision holistique est maintenant utilisée et est essentielle en lutte biologique afin
de considérer toutes les facettes et interactions entre l‟auxiliaire, le ravageur et leur
environnement. Les désavantages qui étaient auparavant imprévisibles, craints et fréquents,
comme les effets sur les espèces non ciblées, sont de plus en plus connus et évités. Par contre,
la recherche se poursuit et des développements restent à faire dans de nombreux domaines
connexes afin d‟en augmenter l‟accessibilité et d‟en diminuer les coûts.
Malgré tous leurs inconvénients, les pesticides sont bien ancrés dans la culture
agricole québécoise et seront difficiles à déraciner. Il est nécessaire que la lutte biologique se
développe encore plus et que les intervenants, autant consommateurs, agriculteurs,
producteurs d‟auxiliaires que gouvernements, comprennent bien les enjeux, et que de
l‟éducation soit faite. Sinon, la lutte biologique restera ce qu‟elle est encore de nos jours, soit
une méthode de lutte noble mais marginale, étouffée par un nuage de pesticides.
62
Conclusion générale
Il est donc nécessaire de poursuivre la recherche de molécules nouvelles en prenant
en compte d‟autres critères que l‟efficacité. Cette recherche est orientée vers la lutte
biologique par l‟utilisation de substances naturelles actives, non polluantes et s‟utilisant dans
une lutte moins nocive et plus raisonnée. La lutte biologique prend diverses formes, mais celle
qui retient l‟attention des chercheurs à l‟heure actuelle est la lutte biologique par l‟utilisation
de substances naturelles d‟origines végétales.
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Résumés
Résumés
Résumé
Résumé :
Dans ce travail, nous avons réalisé une synthèse bibliographique des différents
documents scientifique présentés sur les insecticides et leurs effets en se basant
essentiellement les produits d‟origine biologique.
Les différentes études montrent que les produits biologiques de synthèses présentent
des inconvénients non négligeables et pour cela la lutte anti-vectorielle entre une nouvelle phase où le
monde végétal offre des plantes toxiques efficaces et moins nocives pour la santé humaine et
l‟environnement.
Mots clés : Pesticides, méthodes de lutte, insectes nuisibles, bioinsecticides, plantes toxiques
Abstract
Abstract:
Biological control insect pests and plant disease vectors have progressed rapidly over
the past three decades. Bioinsecticides are of biological origin, used for the protection of
plants and urban environments against insects. They work by eliminating or preventing their
reproduction, their development, supply, …etc. There are different types of insecticides
according to their mode of action and the target insect.
Various studies show that these organic synthesis products have significant drawbacks
and for that the vector control between a new phase where the plant world offers efficient and
less harmful toxic plants for human health and the environment.
الملخص
انًكبفحخ انجٍىنىجٍخ نهحششاد وَبلالد األيشاض انُجبرٍخ شهذد رمذيب سشٌعب خالل انعمىد انثالثخ
انًبضٍخ .انًجٍذاد انًسزخذيخ يٍ أصم ثٍىنىجً ،ورسزخذو نحًبٌخانُجبربد واألوسبط انعًشاٍَخ ضذ
انحششاد .وهً رعًم عٍ طشٌك انمضبءعهٍهب أويُع ركبثشهب ورطىسهب ... ،انخ .وهُبن أَىاع يخزهفخ يٍ
انًجٍذاد انحششٌخ وفمب نطشٌمخ عًههب وانحششح انًسزهذفخ.
فجهزا انعًم ،أجشٌُب رهخٍص نًخزهف األوساق انعهًٍخ انًمذيخ عٍ انًىضىع أي عٍ انًجٍذاد
انحششٌخ ورأثٍشهب انًُزجبد خبصخ انًجٍذاد راد أصم ثٍىنىجً.
ورشٍشانعذٌذ يٍ انذساسبد أٌ انزشكٍت انصُبعً نهزِ انًىاد ٌُزج عُهب عٍىة كجٍشح وأٌ يكبفحخ
َبلالد األيشاض لذ دخهذ يشحهخ جذٌذح حٍث ٌمذو عبنى انُجبد يىاد سبيخ ثكفبءح وألم ضشسا عهى صحخ
اإلَسبٌ وانجٍئخ.
كلمات المفتاح :انًجٍذاد انحششٌخ ،طشق انًكبفحخ ،انًكبفحخ انجٍىنىجٍخ ،يجٍذاد انحششاد
انجٍىنىجٍخ ،انُجبربد انسبيخ
Nom Prénom Date de Soutenance
BOUZERIDA Karima
MANDI Roumaissa 05/06/2016
LAHLOUH Bouchra
Thème:
La lutte biologique contre les insectes nuisibles : Utilisation des plantes et des
extraits de plantes
Résumé :
La lutte biologique aux insectes ravageurs des plantes et vecteurs de maladies a progressé rapidement au cours
des trois dernières décennies. Les bioinsecticides sont des produits d‟origine biologiques, utilisés pour la
protection des plantes et des milieux urbains contre les insectes. Ils interviennent en les éliminant ou en
empêchant leur reproduction, leur développement, leur alimentation, …etc. Il existe différents types
d‟insecticides selon leur mode d‟action et l‟insecte cible.
Dans ce travail, nous avons réalisé une synthèse bibliographique des différents documents scientifique
présentés sur les insecticides et leurs effets en se basant essentiellement les produits d‟origine biologique.
Les différentes études montrent que les produits biologiques de synthèses présentent des inconvénients non
négligeables et pour cela la lutte anti-vectorielle entre une nouvelle phase où le monde végétal offre des
plantes toxiques efficaces et moins nocives pour la santé humaine et l‟environnement.
Mots clés : Pesticides, méthodes de lutte, insectes nuisibles, bioinsecticides, plantes toxiques
Université Constantine 1
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie
Département de Biologie Animale
Jury d’évaluation :