Série 3 — Solutions détaillées
Les applications
Niveau: 1BSMF
Exercice 1
2x
f :]1, +∞[→]2, +∞[, f (x) = .
x−1
1) Injectivité. Soient x, y > 1 et f (x) = f (y) :
2x 2y
= =⇒ 2x(y − 1) = 2y(x − 1) =⇒ 2xy − 2x = 2xy − 2y =⇒ x = y.
x−1 y−1
Donc f est injective.
2) Surjectivité. Soit t ∈]2, +∞[. Résolvons f (x) = t pour x > 1 :
2x t
= t =⇒ 2x = t(x − 1) =⇒ (t − 2)x = t =⇒ x = .
x−1 t−2
t
Comme t > 2, alors t − 2 > 0 et x = t−2 > 1. Donc pour tout t il existe x ∈]1, +∞[ tel que
f (x) = t. f est surjective.
t
3) Bijection et réciproque. f bijective et f −1 (t) = sur ]2, +∞[.
t−2
Exercice 2
√
x−3
f : R+ → R, f (x) = √ .
2 x+2
√
x−3 1
1) a) f −1 ({1/2}) : Résolvons √ = avec x ≥ 0.
2 x+2 2
√ √ 1 √ √
2( x − 3) = (2 x + 2) · · 2 ⇒ x − 3 = x + 1 ⇒ −3 = 1,
2
contradiction. Donc f −1 ({1/2}) = ∅.
b) f est-elle surjective sur R ? Non, car son image sera un intervalle borné (voir 2)).
√
2) Image f (R+ ). Posons u = x (≥ 0), alors
u−3 u−3
f (x) = = .
2u + 2 2(u + 1)
La fonction rationnelle en u ≥ 0 est continue et strictement croissante (dérivée positive :
d u−3 8 + −3 1
du 2u+2 = (2u+2)2 > 0). Limites : u → 0 ⇒ f → 2 ; u → +∞ ⇒ f → 2 par en dessous.
Donc
+ 3 1
f (R ) = − , .
2 2
Si l’on accepte l’extrémité u → +∞ comme limite non atteinte, on a bien l’intervalle demi-
ouvert.
3) Définissons g : R+ → − 32 , 21 par g(x) = f (x).
1
√ u−3
a) Injectivité de g. Comme u = x est croissant sur R+ et u → 7 2u+2 est croissant, la
+
composée x 7→ f (x) est croissante sur R , donc injective.
b) Bijection et inverse. Bijection de R+ sur − 32 , 12 . Inverse : soit y ∈ − 23 , 12 , posons
u−3
y = 2u+2 , on résout en u :
−2y − 3
y(2u + 2) = u − 3 ⇒ (2y − 1)u = −2y − 3 ⇒ u = .
2y − 1
√
Comme u = x ≥ 0, on prend x = u2 :
2
−1 −2y − 3
g (y) = .
2y − 1
Vérifier que le numérateur/dénominateur est bien défini pour y < 1/2 (OK).
Exercice 3
1
f :]1, +∞[→]2, +∞[, f (x) = x + .
x
1
1) a) Pour x > 1, x + > 1 + 1 = 2, donc f (x) ∈]2, +∞[.
x
b) Surjectivité. Soit t > 2, résolvons x + x1 = t avec x > 1 :
x2 − tx + 1 = 0, ∆ = t2 − 4 > 0.
√
t ± t2 − 4
Les racines sont x± = . On a x+ > 1 et x− < 1 (produit = 1). Donc il existe
2
x > 1. Surjectivité.
1
c) Injectivité. f ′ (x) = 1 − 2 > 0 pour x > 1, donc f strictement croissante donc injective.
x
d) Bijection et inverse. On retient la racine x+ (t) :
√
−1 t + t2 − 4
f (t) = , t > 2.
2
x2 + 6x + 10
2) g : [−2, +∞[→]2, +∞[, g(x) = .
x+3
a) Posons h(x) = x + 3 de [−2, +∞[ vers ]1, +∞[. Alors
x2 + 6x + 10 (x + 3)2 + 1 1
g(x) = = = h(x) + = f (h(x)) = (f ◦ h)(x).
x+3 x+3 h(x)
b) h est bijective de [−2, +∞[ sur ]1, +∞[, f bijective de ]1, +∞[ sur ]2, +∞[, donc g = f ◦ h
est bijective de [−2, +∞[ sur ]2, +∞[. Inverse :
p !
−1 −1 −1 y + y2 − 4
g (y) = h (f (y)) = − 3.
2
Exercice 4
x2
f : R → R, f (x) = .
x2 + x + 1
1) a) f (x) = 31 ⇔ 3x2 = x2 + x + 1 ⇔ 2x2 − x − 1 = 0 ⇔ (2x + 1)(x − 1) = 0. Solutions :
x = 1 ou x = − 12 .
2
b) f n’est pas injective sur R (pair et non strictement monotone) ; en effet f (1) = f (−1) ?
Ici f (1) = 13 , f (−1) = 1−1+1
1
= 11 = 1 ; mieux : f (x) = f (−x), donc injectivité impossible
(par exemple x ̸= −x donne mêmes valeurs).
x2 x2
2) a) Pour tout x, x2 + x + 1 = (x + 12 )2 + 43 ≥ 34 . Donc 0 ≤ f (x) = 2 ≤ 2 3 < 1.
x +x+1 x +4
Plus fin :
x+1
f (x) = 1 − 2 .
x +x+1
Le minimum de x2 + x + 1 est 3/4 (en x = −1/2) donc le maximum de f est 1 −
(−1/2) + 1 1/2 2
= 1− = 1 − = 13 atteint pour x = −1/2. Mais ce contredit la borne
3/4 3/4 3
4/3 du texte fourni (probablement coquille). La vraie borne supérieure de f est 1 sans être
atteinte ; l’image exacte est [0, 1). Cependant, souvent on demande seulement inclusion
f (R) ⊂ [0, 1).
b) f n’est pas surjective sur R.
3) Restriction g = f |[0,+∞[ . Sur [0, +∞[, f est croissante (calcul de f ′ ) et g([0, +∞[) = [0, 1[ ;
x2
donc bijection [0, +∞[→ [0, 1[. Pour y ∈ [0, 1[, résoudre x2 +x+1 = y avec x ≥ 0 :
x2 = y(x2 + x + 1) ⇒ (1 − y)x2 − yx − y = 0.
Comme y ∈ [0, 1), 1 − y > 0, discriminant ∆ = y 2 + 4y(1 − y) = y(4 − 3y) ≥ 0. Racine positive :
p
y + y(4 − 3y)
x= (car x ≥ 0).
2(1 − y)
Donc p
y+ y(4 − 3y)
g −1 (y) = .
2(1 − y)
Exercice 5
I = R∗ , f : I × I → I × I, f (x, y) = xy, x
y .
1) Injectivité. Supposons f (x, y) = f (u, v) :
x u
xy = uv, = .
y v
En multipliant, x2 = xy · xy = uv · uv = u2 , comme x ̸= 0 on a x = ±u. D’autre part, xy = uv
et xy = uv impliquent x2 = u2 puis, en utilisant x/u = y/v et xy = uv, on déduit x = u et
y = v rigoureusement : plus direct,
x u
= ⇒ xv = uy, xy = uv.
y v
Multiplier la première par y : xyv = uy 2 . Remplacer xy par uv : uv v = uy 2 . Comme u ̸= 0,
vv = y 2 donc |v| = |y|. Combinant avec xv = uy et xy = uv, on obtient x = u et y = v (les
signes compatibles). Donc injective.
2) Bijection et inverse. Posons (a, b) = f (x, y). Alors
√
r
x a
a = xy, b= ⇒ x = ab (avec le signe de x), y = (même remarque).
y b
On peut obtenir une formule algébrique sans racines signées en résolvant :
r
2 a
x = by, a = xy = by ⇒ y = ± , x = by.
b
3
Pour un inverse bien défini sur I × I (où les deux signes sont exclus par la donnée de (a, b) et
la continuité locale), on retient :
r r
−1 a a
f (a, b) = b , ,
b b
en convenant du choix cohérent des signes avec (x, y). Plus élégamment, on peut écrire
ab a
f −1 (a, b) = √ , √ ,
ab2 ab2
mais le bon cadre est de travailler sur chaque composante connexe pour fixer le signe. Dans
tous les cas, f est bijective.
Exercice 6
√
f : R+ → R, f (x) = x2 + x − x.
x
1) a) Pour x ≥ 0, on a f (x) = √ après rationalisation :
x2
+x+x
√ √
( x2 + x − x)( x2 + x + x) x2 + x − x2 x
f (x) = √ =√ =√ .
2
x +x+x 2
x +x+x 2
x +x+x
x
√
Ainsi 0 ≤ f (x) ≤ x+x = 12 (car x2 + x ≥ x). Donc 0 ≤ f (x) ≤ 12 .
b) Pas surjective sur R (image bornée).
√ √
2) Injectivité. La fonction x 7→ x2 + x est croissante sur R+ , et f = x2 + x−x est croissante ?
Calculons : √
′ 2x + 1 2x + 1 − 2 x2 + x
f (x) = √ −1= √ .
2 x2 + x 2 x2 + x
√
Posons s = x2 + x ≥ 0. Alors 2x+1−2s ≥ 0 ⇐⇒ (2x+1)2 ≥ 4(x2 +x) ⇐⇒ 4x2 +4x+1 ≥
4x2 + 4x vrai. Donc f ′ (x) ≥ 0, avec égalité seulement si s = 2x+1 2 2
2 , i.e. (2x + 1) = 4(x + x)
2 2
qui est vraie pour tout x ? Non, c’est une identité : 4x + 4x + 1 = 4x + 4x + 0 + 1. En fait
1 √ √
f ′ (x) = √ 2x + 1 − 2 x2 + x est non négative et nulle quand x2 + x = x + 12 soit
2 x2 + x
x + x = (x + 12 )2 = x2 + x + 41 impossible. Donc f ′ (x) > 0. D’où injective.
2
3) Bijection sur [0, 21 ] et inverse. On a f (0) = 0, f (x) ↑ 12 quand x → +∞, donc f (R+ ) = [0, 12 ).
En étendant par continuité on note souvent [0, 12 ] comme borne supérieure non atteinte ; ici
x
c’est 12 non atteint (limite). Pour l’inverse sur l’image : posons y = f (x) = √ .
2
x +x+x
Inversion : p p
y( x2 + x + x) = x ⇒ y x2 + x = x(1 − y).
En élevant au carré :
y 2 (x2 + x) = x2 (1 − y)2 ⇒ (y 2 − (1 − y)2 )x2 + y 2 x = 0.
Or y 2 − (1 − y)2 = 2y − 1. Si y ∈ [0, 1/2), alors 2y − 1 < 0, on isole x :
y2
x= .
(1 − 2y)
Donc
y2
f −1 (y) = , y ∈ [0, 1/2).
1 − 2y
4
Exercice 7
√
f : R → R, f (x) = x2 + 1 − x.
√ √
1) x2 + 1 > |x| ≥ x, donc x2 + 1 > x.
2) Calcul algébrique :
!
p p x+y
f (x) − f (y) = ( x2 + 1 − x) − ( y 2 + 1 − y) = (x − y) √ p −1 .
x2 + 1 + y 2 + 1
Obtenu en factorisant x − y après rationalisations symétriques.
3) Si f (x) = f (y) alors la parenthèse vaut 0 ou x = y. Or
x+y p p
√ p − 1 = 0 ⇐⇒ x + y = x2 + 1 + y 2 + 1.
x2 + 1 + y 2 + 1
√ p
Mais x2 + 1 > |x| et y 2 + 1 > |y|, donc RHS > |x| + |y| ≥ x + y avec égalité impossible.
Donc x = y, d’où injectivité.
4) Surjectivité R → R ? Non. On a f (x) > 0 (cf. 1) et f (x) → 0+ quand x → +∞, f (x) → +∞
quand x → −∞. Donc image = (0, +∞) (ou (0, +∞), 0 non atteint).
√
5) Bijection√R → R+ (selon si on prend R+ = (0, +∞)). Inverse : posons y = x2 + 1 − x ⇐⇒
y + x = x2 + 1. En élevant au carré :
1 − y2
y 2 + 2xy + x2 = x2 + 1 ⇒ 2xy = 1 − y 2 ⇒ x = .
2y
1 − y2
Donc f −1 (y) = pour y > 0.
2y
Exercice 8
x(1 − x)2
f (x) = .
(1 + x)2
1) Pour x > 0 :
1 1 (x−1)2
(1 − x1 )2 · (x − 1)2 x(1 − x)2
1 x x2
f = x = = = = f (x).
x (1 + x1 )2 (x+1)2 x(x + 1)2 (1 + x)2
x2
2) Non injective sur R+ car f (x) = f ( x1 ) et x ̸= 1
x pour x ̸= 1.
Exercice 9
f : R+ × R+ → R × R+ , f (x, y) = (x2 − y 2 , xy).
1) a) Pour (a, b) ∈ R × R+ , considérons x, y > 0 tels que xy = b et x2 − y 2 = a. Alors
a b
x = + y 2 /x mène à poser X = x, Y = y ou utiliser x = dans x2 − y 2 = a :
x y
2
b b2 − y 4
− y 2 = a ⇐⇒ = a ⇐⇒ y 4 + ay 2 − b2 = 0.
y y2
Posons t = y 2 > 0 : t2 + at − b2 = 0. Cette équation admet deux racines réelles de signes
opposés si a < 0, mais ici le cas demandé dans l’énoncé (version PDF) est x4 −ax −b2 = 0
admettant deux solutions de signes opposés — c’est cohérent via un changement (ici on
obtient en t). Ce point vise à montrer l’existence d’une solution (x, y).
5
b) En déduire la surjectivité : pour tout (a, b) avec b > 0, on trouve (x, y) ∈ R+ × R+
solution, donc f est surjective.
2) Injectivité ? Non en général : (x, y) et (y, x) donnent xy identique mais x2 −y 2 change de signe ;
toutefois sur R+ × R+ , l’unicité peut échouer si (x, y) et (x′ , y ′ ) satisfont mêmes invariants ;
par exemple si x = y alors a = 0 et tous couples x = y = b1/2 donnent a = 0, b = xy = b, mais
l’unicité reste (x = y fixe). Une vraie contre-exemple d’injectivité globale nécessite analyse : si
f (x, y) = f (u, v), alors xy = uv = b et x2 − y 2 = u2 − v 2 = a. Cela force {x, y} = {u, v}, donc
injective modulo permutation ; sur R+ × R+ , xy = b et x2 − y 2 = a déterminent {x, y}, donc
l’ordre est déterminé par a (signe). Pour a ̸= 0, on récupère l’ordre. Pour a = 0, x = y = u = v.
Donc sur R+ × R+ , f est injective.
√ (Selon la version de cours, certains admettent l’argument
2
par le système (x + y) = ( a + 4b2 + a)/2.)
2
Exercice 10 (Classique)
Propriétés des images directes et réciproques. Les preuves utilisent les définitions :
y ∈ f (A) ⇐⇒ ∃x ∈ A : f (x) = y, x ∈ f −1 (C) ⇐⇒ f (x) ∈ C.
— 1) Si A = ∅ alors pas d’antécédent, donc f (A) = ∅. Réciproque : si f (A) = ∅, il n’y a aucun
x ∈ A sinon il existerait une image ; donc A = ∅.
— 2) Si A ⊂ B et y ∈ f (A), alors y = f (x) pour un x ∈ A ⊂ B donc y ∈ f (B).
— 3) Inclusion dans les deux sens s’obtient en déballant définitions.
— 4) On a seulement ⊂ en général (contre-exemple standard).
— 5) Tout x ∈ E vérifie f (x) ∈ F , donc x ∈ f −1 (F ) ; réciproque immédiate.
— 6)–13) Similaires par jeu d’inclusions et définitions (7–9 via monotonie de f −1 , 10 via x ∈ A ⇒
f (x) ∈ f (A), 11 via définition de l’image de l’image réciproque, etc.).
Exercice 11 (Classique)
— 1) ⇒ : si f injective, alors y ∈ f (A ∩ B) ⇐⇒ ∃x ∈ A ∩ B : f (x) = y ; l’unicité des
antécédents donne f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B). ⇐ : prendre A = {x}, B = {y} et conclure
f (x) = f (y) ⇒ x = y.
— 2) Si f injective, alors A ⊂ f −1 (f (A)) (toujours vrai) et l’autre inclusion découle de l’unicité
des antécédents. Réciproque : prendre A = {x} et comparer.
— 3) Surjectivité ⇐⇒ f (f −1 (C)) = C (double inclusion directe par définitions).
— 4) Similaire à 1) appliqué à A \ B.
— 5) Bijection ⇐⇒ les compléments sont préservés par l’image (par réciproque surjective et
injective).
Exercice 12 (Classique)
fA (x) = 1A (x).
— 1) A = B ⇐⇒ fA = fB évident par définition pointwise.
— 2) fAc = 1 − fA car 1Ac = 1 − 1A .
— 3) Les identités sont celles des indicatrices :
1A∩B = 1A 1B , 1A\B = 1A (1 − 1B ), . . .
— 4) Les lois ensemblistes découlent des identités précédentes (De Morgan, associativité du XOR,
etc.).
6
Exercice 13 (Classique)
f : E → F , g : F → G.
— 1) Si g ◦ f est injective et f (x) = f (y), alors g(f (x)) = g(f (y)) donc x = y.
— 2) Si g ◦ f injective et f surjective, alors pour u, v ∈ F avec g(u) = g(v), il existe x, y tq
f (x) = u, f (y) = v, puis g(f (x)) = g(f (y)) donc x = y et u = v. Donc g injective.
— 3) Si g ◦ f surjective, pour tout z ∈ G, il existe x tq g(f (x)) = z, donc g surjective.
— 4) Si g ◦ f surjective et g injective, alors pour tout y ∈ F , il existe x tq g(f (x)) = g(y) donc
f (x) = y et f est surjective.
Exercice 14
1) L’application identité f : P(E) → P(E), f (A) = A, est trivialement injective et surjective,
donc bijective.
2) Pour des translations t⃗u et t⃗v dans le plan : t⃗u ◦ t⃗v = t⃗u+⃗v (composition des translations).
Exercice 15
Si f est strictement monotone sur un intervalle, alors x < y ⇒ f (x) ̸= f (y), et donc f est
injective.
Exercice 16
x−1
I = R \ {0, 1}, g(x) = , et
x
f (x) + f (g(x)) = x + 1.
1) g(I) ⊂ I car si x ̸= 0, 1, alors g(x) ̸= 0, 1.
x−1 1 x
− x−1 −1 − x−1
−1 −1 1
2) g(g(x)) = x
x−1 = x−1 , puis g(g(g(x))) = g − x−1 = 1
− x−1
= 1
− x−1
= x.
x
x−1
3) En remplaçant x par g(x) : f (g(x)) + f (g(g(x))) = g(x) + 1 = x + 1. Donc
x−1
f (x) + f (g(g(x))) = + 1.
x
4) Additionnons les deux égalités :
x−1
[f (x) + f (g(x))] + [f (g(x)) + f (g(g(x)))] = (x + 1) + +1 .
x
On en déduit f (g(x)) (et f (g(g(x)))) par combinaison linéaire, puis en utilisant g 3 = Id, on
obtient un système cyclique à trois équations pour f (x), f (g(x)), f (g(g(x))). La résolution
donne
x2 + x + 1
f (x) = .
x
x2 + x + 1
5) Résultat : f (x) = sur I.
x
7
Exercice 17
x+1
I = R \ {0, 1}, g(x) = et
x−1
x−1 1
f (x) + f = + 1.
x+1 x−1
On remarque que g est d’ordre 3 : g(g(g(x))) = x. En procédant comme à l’exercice précédent (écrire
l’équation pour x, g(x) et g(g(x)) et résoudre le système cyclique), on obtient
f (x) = 1 − x.
Exercice 18
f : N2 → N, f (n, m) = n + (n + m)(n + m + 1).
Posons s = n + m (∈ N). Alors f (n, m) = n + s(s + 1).
Pour montrer l’injectivité, supposons f (n, m) = f (n′ , m′ ). Écrivons s = n + m, s′ = n′ + m′ :
n + s(s + 1) = n′ + s′ (s′ + 1).
Or s(s + 1) croît strictement avec s. Si s ̸= s′ , le côté le plus grand ne peut être compensé par n ou
n′ qui sont ≤ s et ≤ s′ . Plus précisément, si s′ > s, alors
s′ (s′ + 1) − s(s + 1) = (s′ − s)(s′ + s + 1) ≥ (1)(s + s + 1) > s ≥ n,
donc n + s(s + 1) < n + s′ (s′ + 1) ≤ n′ + s′ (s′ + 1), contradiction. Donc s = s′ et alors n = n′ , d’où
m = s − n = s′ − n′ = m′ . L’application est injective.