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TD4 C M: Ommutation Et Ultiplexage

Le document traite des concepts fondamentaux de la commutation et du multiplexage dans les réseaux informatiques, en expliquant les différentes techniques telles que la commutation de circuits, de messages, de paquets et de cellules. Il aborde également les contraintes topologiques des réseaux, les avantages et inconvénients de chaque méthode de commutation, ainsi que des exercices pratiques pour illustrer ces concepts. Enfin, il souligne l'importance de la gestion des ressources et des performances dans les communications réseau.

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TD4 C M: Ommutation Et Ultiplexage

Le document traite des concepts fondamentaux de la commutation et du multiplexage dans les réseaux informatiques, en expliquant les différentes techniques telles que la commutation de circuits, de messages, de paquets et de cellules. Il aborde également les contraintes topologiques des réseaux, les avantages et inconvénients de chaque méthode de commutation, ainsi que des exercices pratiques pour illustrer ces concepts. Enfin, il souligne l'importance de la gestion des ressources et des performances dans les communications réseau.

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Licence Informatique 2006-2007 UPMC Introduction aux Réseaux Licence Informatique 2006-2007 UPMC Introduction aux Réseaux

! le réseau est constitué d'un ensemble de nœuds, dits nœuds de commutation ou encore
TD 4 commutateurs, interconnectés par des liaisons.
1.1.2. Voyez-vous des contraintes sur la topologie du réseau ?
Le réseau doit être fortement connexe : il faut disposer d’un chemin entre toute paire de
COMMUTATION ET MULTIPLEXAGE commutateurs. La topologie du réseau peut être complètement ou partiellement maillée ; le
plus souvent, et surtout pour les réseaux de taille importante, le maillage n’est que partiel ;
néanmoins, il est souhaitable, pour des raisons de fiabilité et de robustesse de disposer de plus
d'un chemin entre toute paire de nœuds d'accès.

1. COMMUTATION 1.2. Commutation : généralités


La commutation est une fonction réalisée par les nœuds du réseau. Elle consiste à aiguiller, au
1.1. Réseau commuté niveau de chaque commutateur, une communication provenant d'un canal en entrée vers un canal en
Dans sa forme la plus simple, la communication de données prend place entre deux équipements qui sortie :
sont directement reliés par un support de transmission en point-à-point. Néanmoins, il est souvent nœud D
impossible pour deux équipements quelconques d'être reliés directement en point-à-point. de A vers A
1.1.1 Donner des cas de figure pour lesquels il n’est pas envisageable de faire communiquer
directement des ETTD par une liaison de données. de B vers B

! Ils peuvent être trop éloignés géographiquement l'un de l'autre et une liaison dédiée serait
de F vers F
trop chère ;
! Mais surtout, il y a en fait un ensemble d'équipements, chacun d'eux étant susceptible de
communiquer avec n'importe quel autre. Ceci soulève le problème de la topologie, i.e. la Plusieurs techniques de commutation sont possibles. Elles peuvent être classées en deux familles :
manière selon laquelle les équipements sont interconnectés via des liaisons. Si l'on ! la commutation de circuits : mode utilisé dans le réseau téléphonique ;
choisissait une topologie totalement maillée – avec une liaison dédiée entre toute paire
! la commutation d'unités de données : mode utilisé dans les réseaux informatiques. C'est une
N(N "1)
d'équipements –, il faudrait, pour N équipements, liaisons bidirectionnelles famille où l'on trouve :
2
N! N(N "1) – la commutation de messages ;
( CN2 = = ) et chaque équipement devrait disposer de (N–1) ports d'E/S !
2!(N " 2)! 2 – la commutation de paquets ;
! – la commutation de cellules.
La solution consiste, pour des couvertures géographiques importantes (ceci exclut de la suite les
!
techniques propres aux réseaux locaux ou métropolitains), à attacher les équipements à un réseau de 1.3. Commutation de circuits
communication, souvent déployé par un opérateur : Les commutateurs établissent, à travers le réseau, un itinéraire physique permanent pour chaque
canal de communication. Cet itinéraire est un circuit qui n'appartient qu'aux deux entités qui
communiquent :
! le circuit doit être établi avant que des informations ne transitent ;
A B
! le circuit dure jusqu'à ce que l'une des entités décide d'interrompre la communication ;
C D E ! les ressources de communication sont allouées pour toute la durée de vie du circuit.
Noeud A Noeud B
F G TE A TE B
• • •

1.3.1. Quels sont les avantages et les inconvénients de la commutation de circuits ?


! chaque équipement (ou station) est relié à un nœud d'accès du réseau ;
Avantages :
! l'ensemble des nœuds d'accès constitue les frontières visibles du réseau ;
! Une fois établi, le circuit offre un délai de transfert de l'information constant.

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! Il n'y a pas de risque de congestion du réseau. ! Enfin, du fait de leur taille parfois importante, les messages ont une forte probabilité de
présenter à leur réception des erreurs de transmission. Si une erreur est détecté dans un
Inconvénients :
message, le message entier doit être retransmis.
! Les ressources sont dédiées au circuit, qu'il y ait ou non des échanges ; ceci mène à une
mauvaise utilisation des ressources, surtout si les périodes de silence sont importantes.
1.5. Commutation de paquets
! Par manque temporaire de ressources, une demande d'établissement de circuit peut être
Des défauts de la commutation de messages ont été corrigés en 1972 avec l'apparition du concept de
rejetée (et cela même si les ressources affectées aux autres circuits sont sous-utilisées). paquets. Les paquets sont des messages de taille limitée, typiquement bornée à 1500 ou 2000 octets.
! Le délai d'établissement du circuit est un handicap pour les applications ayant des échanges C’est une technique de transmission dans laquelle le message à transmettre est découpé en paquets
brefs. de données. Chaque paquet comporte, outre la portion du message découpé, une indication sur
l’origine et la destination du message, ainsi que sur la façon dont les paquets seront réassemblés.
1.4. Commutation de messages Il existe deux modes de commutation de paquets :
Historiquement, la première technique de commutation d'unités de données a été la commutation de ! Le mode connecté ou mode circuit virtuel : tous les paquets du message vont suivre le même
messages. Elle visait à optimiser l'utilisation des lignes de communication. chemin appelé circuit virtuel et vont donc automatiquement arriver dans l'ordre. Une phase
Un message est une suite d'informations formant logiquement un tout pour l'expéditeur et le préliminaire à la tranmission est nécessaire afin d’établir le circuit virtuel. On peut citer
destinataire. Il s'agit, par exemple, d'un fichier complet ou d'une ligne tapée sur un terminal. comme exemple les réseaux X.25 ;

Les messages sont envoyés indépendamment les uns des autres. Chaque commutateur traversé les ! Le mode non connecté ou mode datagramme : les paquets sont indépendants les uns des
conserve dans des files d'attente avant de les commuter vers le port de sortie approprié pour autres et ne vont donc pas tous suivre le même chemin. La station réceptrice devra
atteindre le destinataire final. Le commutateur fonctionne selon le principe « stockage et réassembler les paquets dans le bon ordre afin de reconstituer le message. Le réseau Internet
réémission » (store and forward) afin de s'assurer de la bonne transmission du message avant de le fonctionne notamment sur ce principe.
propager à son tour (il faudrait alors parler de « stockage, vérification et réémission »). De cette 1.5.1. Quels sont les avantages et les inconvénients de la commutation de paquets ?
façon, il n'y a pas de propagation de messages erronés.
Avantages :
Noeud A Noeud B
TE A TE B ! Ce mode de commutation a permis aux commutateurs de résoudre facilement et
• • •
efficacement les erreurs de transmission (reprise du paquet erroné et non du message
entier).
1.4.1. Quels sont les avantages et les inconvénients de la commutation de messages ? ! Il permet de diminuer le temps de transfert en augmentant le parallélisme (un paquet peut
Avantages : être émis sur la liaison de sortie avant que le suivant ne soit entièrement parvenu) :
! Ce mode de commutation permet d'utiliser les ressources du réseau uniquement lorsque Message

nécessaire. Il est efficace quand les échanges sont variables, sporadiques ou par rafales. Noeud 1
Paquet Vitesse de
Inconvénients : propagation
des messages
! Le message n'étant pas de taille bornée, les nœuds de commutation doivent posséder des Noeud 2

ressources importantes de stockage des messages (généralement des disques durs). En


effet, les messages doivent être stockés tant qu'ils n'ont pas été reçus entièrement. Un
Noeud 3
message ne peut être envoyé au nœud suivant que lorsqu'il a été complètement et
Vitesse de
correctement reçu par le nœud de commutation. propagation
des paquets
Temps de Noeud 4
Noeud 1
propagation
Message
Noeud 2 ! Il a également permis de multiplexer temporellement sur une même liaison les paquets de
Noeud 3 plusieurs messages :
Temps d'acheminement
Message P
P1 P2
! Les stockages aux nœuds intermédiaires des messages entraînent des temps de transfert Message Q q1 q2 Noeud de p2 r2 q2 p1 q1 r1
importants. Le service offert exclut par conséquent les applications interactives. commutation
Message R r1 r2
! Un mécanisme de contrôle est nécessaire afin d'éviter les congestions (et donc des pertes
de messages).

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Inconvénients : ! d'augmenter le nombre de traitements dans les nœuds de commutation : il y a beaucoup


plus d'en-têtes à traiter.
! Un déséquencement peut être introduit (cas où le réseau fonctionne en mode non
connecté), compliquant la phase de réassemblage des paquets en message (soit par
l'utilisateur destinataire lorsque le service offert par le réseau est de type non connecté, soit 1.7. Exercices
par le nœud d'accès destinataire lorsque le service offert par le réseau est de type connecté). 1.7.1. On considère les paramètres suivants pour un réseau à commutation :
! Le risque de congestion existe et donc des pertes de paquets peuvent se produire. – N : nombre de liaisons séparant deux stations données ;
! Les délais d'acheminement sont variables à cause des états des files d'attente traversées. La – D : débit des liaisons (en bit/s) ;
commutation de paquets ne convient donc pas pour les services en temps réel.
– tp : le temps de propagation sur une liaison (en secondes) ;
1.6. Commutation de cellules – L : longueur de l'information que souhaite envoyer l'usager (en bits) ;
Dernièrement est apparue une autre technique de commutation qui s'apparente à la commutation par – l : longueur maximum du champ de données d'un paquet ou d'un datagramme (en bits) ;
paquets (tout en essayant de conserver les avantages de la commutation de circuits) : c'est la – EM : longueur de l'en-tête d'un message (en bits) ;
commutation par cellules.
– EP : longueur de l'en-tête d'un paquet (en bits) ;
La cellule diffère d'un paquet par ses deux caractéristiques : elle est de taille fixe et de petite taille
(53 octets dans ATM). Chacune de ces caractéristiques a pour but d'augmenter les performances – ED : longueur de l'en-tête d'un datagramme (en bits) ;
générales du réseau.
– te : délai d'établissement d'un circuit ou d'un circuit virtuel (en secondes) ;
1.6.1. Qu'apporte le fait d'utiliser une unité de données de taille fixe ?
– tr : délai de décision du routage (en secondes).
La taille fixe permet :
On négligera le temps de traitement (hors routage) des nœuds.
! une augmentation de la capacité des nœuds (traitement parallèle dans les nœuds) ;
Calculer le délai moyen de transfert d'un message de l'usager (délai aller-simple), dans les
! de meilleures performances (utilisation de technologies à très haute intégration hardware) : quatre cas suivants.
les fonctions de commutation sont inscrites non plus dans des programmes mais dans le
silicium, plus particulièrement dans le CMOS ; A.N. : N = 4 ; D = 9600 bit/s ; tp = 0,001 s ; L = 3200 bits ; l = 1024 bits ; EM = 160 bits ; EP =
24 bits ; ED = 160 bits ; te = 0,2 s et tr = 0,01 s.
! une gestion mémoire des commutateurs plus simple ;
a. pour un réseau à commutation de circuits ;
Par contre, elle entraîne une mauvaise utilisation de la bande passante (le cadrage des cellules
nécessite des octets de bourrage). Il faut établir le circuit et transmettre l'information utile d'usager (sans en-tête) qui traverse le
réseau sans traitement par les commutateurs :
1.6.2. Qu'apporte le fait d'utiliser une unité de données de taille réduite ?
L
La petite taille permet : TC = t e + + Nt p
D
! une réduction du temps de constitution des paquets ;
A.N. : TC " 0,537 s
! une réduction du délai d'acheminement (meilleur recouvrement, accentué par ailleurs par
des débits élevés) : c'est le même phénomène que pour la commutation par paquets vis-à- b. pour un réseau à commutation de messages ;
!
vis de la commutation de messages ; Le message, muni de son en-tête est envoyé par l'émetteur (transmis puis propagé) sur la
! liaison, puis reçu, routé et retransmis par chaque nœud intermédiaire. Il y a (N–1) nœuds
! une réduction du nombre de pertes (dues à des dépassements de files d'attente) ;
intermédiaires :
! une réduction de la taille des tampons des nœuds (temps de transmission diminué) ;
L + EM " L + EM %
! un meilleur entrelacement des messages : puisque les grands flux de données sont TM = + t p + $ tr + + t p '( N (1)
D # D &
découpés en petites cellules, le trafic isochrone (tel que la voix en bande fixe) peut
s'intercaler sans subir de retard significatif ; " L + EM %
TM = N $ + t p ' + ( N (1) t r
! une gigue faible : pour la France, avec un trafic à débit constant, le temps de traversée est # D &
de l'ordre de 10 ms et la gigue représente une centaine de !s. !
A.N. : TM " 1,434 s
La petite taille présente comme inconvénients : c. pour un réseau à commutation de paquets en mode circuit virtuel ;
! de diminuer l'efficacité de transmission (overhead important) : ceci demande donc des !
A t0 : demande d'établissement du CV ;
débits plus importants ; !

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à t0 + te : le CV est établi, début d'émission du premier paquet par l'émetteur ; F 1.7.2. On suppose que x bits de données utilisateur doivent être envoyés à travers un réseau à
" l + EP % commutation de paquets sur un chemin comprenant k nœuds intermédiaires. Les paquets
à t0 + te + N $ + t p ' : le premier paquet est reçu par le destinataire.
# D & contiennent p bits de données et h bits d’en-tête (on a x >> p + h). Le débit des liens est de d
bit/s ; les temps de propagation et de commutation sont négligeables. Quelle valeur de p
l + EP optimise le temps de transfert ?
Les paquets restants suivent à intervalle de secondes (ceci correspond au temps de
D
transmission d'un paquet). Soient :
!
Soit q et r tels que L = ql + r : – d le débit des liens ;

q = L div l ! – k le nombre de nœuds traversés : k + 1 le nombre de liens empruntés ;

r = L mod l – x le nombre de bits de données utilisateur à transférer ;

si r = 0 : on a q paquets en tout à transmettre, chaque paquet comportant l bits de données – h le nombre de bits d’en-tête d’un paquet ;
" l + EP % l + EP – p le nombre de bits de données d’un paquet ;
TCV = t e + $ + t p ' N + ( L div l (1)
# D & D n le nombre de paquets générés par le message : ayant x >> p + h, on peut considérer
x
l + EP que n = ;
TCV = t e + ( N + L div l "1) + Nt p p
D
! si r ! 0 : on a (q+1) paquets en tout à transmettre, les q premiers comportent l bits de données, h+ p
– tt le temps de transmission d’un paquet sur un lien : t t = ;
le dernier comporte r bits de données (0 < r < l) d
!– T le temps de transfert d’un message que l’on cherche à minimiser.
! " l + EP % l + E P L mod l + E P
TCV = t e + $ + t p ' N + ( L div l (1) +
# D & D D
!
l + EP L mod l + E P T = temps de transfert du premier paquet + temps de transmission sur le dernier lien des autres
TCV = t e + ( N + L div l "1) + Nt p + paquets :
D D
! A.N. : on a 3200 = 3.1024 + 128 et donc r " 0 # x & # h + p& # kp+ x & # p+ h &
T = (k +1) t t + (n "1) t t = (k + n) t = % k + (% (= % (% (
$ p' $ d ' $ p '$ d '
TCV " 0,875 s
! kp 2 + (kh + x) p+ xh
d. pour un réseau à commutation de paquets en mode datagramme (on ne tiendra pas compte T=
du délai éventuel de reséquencement et on supposera que tous les paquets suivent le même dp
! chemin). !
On cherche la valeur de p qui minimise T ; c’est celle qui annule la dérivée de T par rapport à
si r = 0 : on a q paquets en tout à transmettre, chaque paquet comportant l bits de données p:
l + ED " l + ED % l + ED !
TDG =
D
+ t p + $ tr +
# D
+ t p '( N (1) + ( L div l (1)
& D =
2
[
dT [2kp+ (kh + x)] dp " kp + (kh + x) p+ xh d kp 2 " xh
=
]
2 2
dp d p dp 2
l + ED
TDG = ( N + L div l "1) + Nt p + ( N "1) t r dT xh
D = 0 " kp 2 # xh = 0 " kp 2 = xh " p =
! si r ! 0 : on a (q+1) paquets en tout à transmettre, les q premiers comportent l bits de données, dp k
!
le dernier comporte r bits de données (0 < r < l)
! l + ED " l + ED % l + E D L mod l + E D 2. MULTIPLEXAGE STATIQUE
TDG = + t p + $ tr + + t p '( N (1) + ( L div l (1) + !
D # D & D D
l + ED L mod l + E D 2.1. Généralités
TDG = ( N + L div l "1) + Nt p + ( N "1) t r +
D D Le coût d’installation et de maintenance d’un lien entre deux éléments de commutation est le même
! A.N. : T " 0,804 s pour des artères ayant une large bande passante que pour des liens de faible bande passante. D’où
DG l’idée du multiplexage permettant de regrouper plusieurs communications simultanées (des
conversations dans le cas d’un réseau téléphonique) sur un même lien physique. Les matériels qui
!
!
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réalisent cette juxtaposition ont pour rôle de regrouper les informations de plusieurs circuits de 2.2.1. On désire multiplexer en fréquence 6 voies BV sur une liaison bidirectionnelle simultanée.
données sur un seul circuit, appelé circuit composite. Les 6 porteuses sont calculées de la façon suivante :
Le multiplexage statique consiste à partager, par une méthode invariable dans le temps, le débit fi = 600 + (i–1) 480 Hz, avec i = 1, …, 6 et ! = 120 Hz
binaire D d'une voie haute vitesse entre plusieurs voies basse vitesse ou canaux. La somme des
Un tel multiplexage est-il possible sur le réseau téléphonique ?
débits Di des voies BV (Basse Vitesse) ne peut excéder le débit D de la voie HV (Haute Vitesse).
Le multiplexeur va combiner plusieurs voies BV en un seul train de données sur la ligne HV. Pour que le multiplexage soit possible, il faut que les bandes de fréquences associées aux 6
voies soient comprises entre 300 et 3400 Hz et qu'elles ne se chevauchent pas.
voies BV
MUX
voie HV
DEMUX
Les 6 porteuses sont :
f1 = 600 + 0*480 = 600 Hz
Il existe principalement deux façons de partager une voie haute vitesse entre différentes voies basse f2 = 600 + 1*480 = 1080 Hz
vitesse, correspondant aux deux modes de multiplexage détaillés ci-après :
f3 = 600 + 2*480 = 1560 Hz
! le multiplexage fréquentiel ;
f4 = 600 + 3*480 = 2040 Hz
! le multiplexage temporel.
Ces deux modes de multiplexage consistent à découper la voie HV en différents canaux, chacun f5 = 600 + 4*480 = 2520 Hz
étant associé à une voie BV. f6 = 600 + 5*480 = 3000 Hz
En plus des données, un circuit composite doit pouvoir transmettre d'autres informations relatives à Les paires de fréquences correspondant aux 6 voies sont :
chaque circuit multiplexé. Ces informations sont appelées signalisations. Elles permettent le
dialogue entre multiplexeurs à des fins de test, ainsi que le dialogue entre les équipements connectés [ f1 – !, f1 + ! ] = [ 480, 720 ]
aux extrémités du canal (demande pour émettre, détection de porteuse, indication d'appel, etc.). [ f2 – !, f2 + ! ] = [ 960, 1200 ]
Deux méthodes sont possibles pour la transmission des signalisations : [ f3 – !, f3 + ! ] = [ 1440, 1680 ]
! la signalisation dans la bande : la signalisation est transmise sur les différents canaux, à la
[ f4 – !, f4 + ! ] = [ 1920, 2160 ]
place des données ;
! la signalisation hors bande : la signalisation est transmise sur un canal séparé, appelé canal [ f5 – !, f5 + ! ] = [ 2400, 2640 ]
sémaphore. [ f6 – !, f6 + ! ] = [ 2880, 3120 ]
Il est à noter que même si le multiplexage fréquentiel n’est plus beaucoup utilisé dans les réseaux Les fréquences extrêmes sont bien comprises dans la bande passante d'une ligne téléphonique
filaires, ceux-ci utilisant de plus en plus la transmission numérique, il reste une technique très et il n'y a pas recouvrement des différentes bandes de fréquences. Le multiplexage est donc
employés dans les réseaux sans fils (GSM). possible.
Il existe par ailleurs un mode de multiplexage très proche du multiplexage fréquentiel, le
multiplexage en longueur d’onde. Celui-ci s’applique sur une fibre optique et consiste à partager la 2.3. Multiplexage temporel (MRT ou TDM)
plage de longueurs d’ondes de la fibre en sous-bandes de longueur d’ondes disjointes.
Le multiplexage temporel (Multiplexage par Répartition dans le Temps, ou Time Division
Multiplexing) est beaucoup mieux adapté aux signaux numériques. Le partage des ressources se fait
2.2. Multiplexage fréquentiel (MRF ou FDM) dans le temps. La totalité de la capacité du canal composite est allouée à un canal de communication
Le multiplexage fréquentiel (Multiplexage par Répartition en Fréquence, ou Frequency Division pendant une tranche de temps fixe à intervalles réguliers. Le multiplexeur manipule des intervalles
Multiplexing) est principalement utilisé dans les systèmes analogiques (réseau téléphonique). Il de temps (IT) ou slot-time contenant des prélèvements d'unités de données de chaque canal. Ces IT
consiste à partager la bande de fréquences disponible en un certain nombre de canaux (ou sous- sont regroupés en une suite bornée nommée trame multiplexée ou multiplex. Cette structure de
bandes) plus étroits et à affecter en permanence chacun de ces canaux à une communication trame est répétée avec une certaine fréquence. Un IT est réservé à chaque canal de communication
exclusive. qui a la même position à l'intérieur de 2 multiplex quelconques.
Multiplex
a
ligne
b lignes M a b c IT i

c en U
haute
d entrée X t
vitesse
e
Canal i

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Le premier IT de chaque trame n'est affecté à aucun canal : il transmet une combinaison particulière – Ci est la rapidité de transfert en car/s de la voie BV i (Basse Vitesse i) ;
appelée verrouillage de trame, qui sert à reconnaître le début d'une trame et à maintenir la
– Ni est le nombre de bits utiles par caractère (sans Start ni Stop) ;
synchronisation entre les deux multiplexeurs.
– D est le débit en bit/s de la voie HV (Haute Vitesse).
Donner une interprétation de la formule.
Multiplexage par caractères / multiplexage par bits
L’efficacité e s’interprète comme le rapport du débit utile (nombre de bits de données à
On considère un train numérique permanent de débit D bit/s. On découpe le train en trames de L
transmettre sur la voie HV par unité de temps et provenant des voies BV), sur le débit
bits :
maximum de la voie HV.
L bits e doit être la plus grande possible (tout en restant, bien-sur, inférieur à 1).
2.3.2. Soit un multiplexeur temporel à 50 lignes BV asynchrones sur une ligne HV de débit
Chaque trame est ensuite découpée en intervalles de temps (IT) : 4800 bit/s. Chaque voie BV a un débit de 110 bit/s. Les caractères émis sur les voies BV sont
trame de L bits
constitués d'un bit Start, de 8 bits de données et de 2 bits Stop. Quelle est l'efficacité de
multiplexage ?
n
IT 1 IT 2 IT i IT 1 IT 2 IT i
l1 ! l2 ! li ! l1 ! l2 ! li ! " Ci Ni
On utilise la formule précédente : e = i=1
D
Dans un mode de multiplexage par caractères, chaque IT i a une longueur de li bits. Les différents
IT peuvent avoir des longueurs différentes, mais les IT ayant la même position (i) à l'intérieur de dans laquelle :
deux trames quelconques ont la même longueur : L = " li . n = 50 (voies BV)
i !
Ni = 8 (bits de données)
D
Le rythme (ou cadence) de répétition (ou d'occurrence) des trames est : R = trame/s. 110
L Ci = = 10 car/s
1+ 8 + 2
La succession des IT de numéro i des!différentes trames constitue un circuit de données appelé
l D = 4800 bit/s
canal N°i. Le débit binaire du canal i sur la voie HV est : di = i D bit/s.
!L 50 *10 * 8
! d'où : e = 4800
= 0,83
Le principe du multiplexage par bits est similaire excepté que la longueur de chaque IT est de 1 bit.
2.3.3. Soit un multiplexeur temporel par bits. Le débit de la voie HV est de 19200 bit/s, celui des
! voies BV est de 1200 bit/s.
Voies BV asynchrones / synchrones ! a. Combien de canaux peuvent-elles être multiplexées sur la voie HV ?
Lorsque les voies BV sont asynchrones, la transmission sur la voie BV n’est pas synchronisée : les
19200
horloges de l’émetteur et du récepteur (le multiplexeur) sont indépendantes. L’unité de données sur = 16 canaux.
une voie BV asynchrone est le caractère. La délimitation des caractères sur la voie BV doit donc 1200
être assurée par des bits supplémentaires : chaque caractère commence par un bit de Start et se b. Quelle est la taille d’une trame sur la voie HV ?
termine par un (ou plusieurs) bit(s) de Stop. Sur la voie HV, seule l’information utile (sans les bits
Ayant affaire à un multiplexeur par bits, chaque IT est d’un seul bit et la longueur de la trame
Start et Stop) est transmise. ! est donc de 16 bits.
Lorsque les voies BV sont synchrones, la transmission sur la voie BV est synchronisée entre
c. De combien de voies BV utilisateur peut-on disposer ?
l’émetteur de la voie et le récepteur (le multiplexeur) à l’aide d’une horloge commune (obtenue par
la transmission d’un signal de temps sur la ligne). Cette synchronisation permet de ne transmettre Le nombre de voies utilisateur dépend du type de signalisation :
sur une voie BV que l’information utile, sans bit supplémentaire. - lorsque la signalisation se fait hors bande, il faut 1 bit de verrouillage de trame et 1 bit
2.3.1. L’efficacité e d’un multiplexeur est donnée par : pour le canal de signalisation. La trame étant de 16 bits, il reste donc 14 bits, soit 14 voies
BV utilisateur ;
" Ci Ni
i - lorsque la signalisation se fait dans la bande, il faut 1 bit de verrouillage de trame. Il reste
e= donc 15 bits pour 15 voies BV utilisateur.
D

!
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d. Quelle est l'efficacité du multiplexeur si la signalisation est hors bande ? La signalisation est dans la bande. On affecte donc 1 IT au verrouillage et 1 IT pour chaque
14 *1200 14 voie, chaque IT étant constitué de 9 bits :
e= = = 0,875
19200 16
V 1 2 3
e. On souhaite offrir une voie BV à 2400 bit/s. Pourquoi est-ce possible ? Décrire la structure
de la trame et donner sa cadence d'occurrence.
! Oui, car les débits des voies BV sont tous multiples de 1200 bit/s. 9 bits 9 bits 9 bits 9 bits
La voie BV à 2400 bit/s aura 2 IT répartis dans la trame, d'un bit chacun.
36 bits
La trame est émise à la cadence de 1200 fois par seconde.
2.3.4. On désire multiplexer par caractère (de 8 bits de données) trois voies BV de débit 250 bit/s sur Pour que le multiplexage soit possible, il faut donc être capable de transmettre sur la voie HV
une voie HV normalisée (1200 bit/s, 2400 bit/s, 4800 bit/s, etc.). Quel est le choix 36
d’affectation des IT, la taille d’une trame, le débit de la voie HV et l’efficacité du 4 caractères de 9 bits chacun, soit 36 bits, toutes les 32 ms, soit = 1125 bit/s. Le débit
0.032
multiplexage dans les trois cas suivants (on supposera que tous les IT sont de même taille) : de la voie HV doit donc être choisi à la valeur normalisée de 1200 bit/s.
a. quand les voies BV sont synchrones et la signalisation hors bande (on ajoute un IT pour la La somme des débits utiles des voies BV est toujours de 750 bits/s. L’efficacité du
signalisation) ; 750
multiplexeur est donc de # 0,63. (En réalité, c’est!une borne supérieure que l’on calcule
Les voies BV sont synchrones. Seule l’information utile y est donc transmise et chaque 1200
caractère est donc constitué de 8 bits (de données). Le débit d’une voie BV de 250 bit/s puisque l’on ne tient pas compte du fait que la signalisation peut remplacer les données.)
250
correspond alors à = 31.25 caractères par seconde, soit un caractère transmis toutes les c. quand les voies BV sont asynchrones (chaque caractère est alors précédé d’un bit Start et
8 d’un bit Stop)
! et la signalisation hors bande.
32 ms.
Les voies BV sont asynchrones. Les caractères sont précédés d’un bit Start et d’un bit Stop et
La signalisation est hors bande. On affecte donc 1 IT au verrouillage, 1 IT pour chaque voie et ont donc une longueur de 10 bits. Le débit d’une voie BV de 250 bit/s correspond maintenant
1 IT pour!la signalisation : 250
à = 25 caractères par seconde, soit un caractère transmis toutes les 40 ms.
10
V 1 2 3 S
La signalisation est hors bande. On affecte donc 1 IT au verrouillage, 1 IT pour chaque voie et
1 IT pour la signalisation :
!
8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits V 1 2 3 S
40 bits

8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits

Pour que le multiplexage soit possible, il faut donc être capable de transmettre sur la voie HV 40 bits
40
5 caractères de 8 bits chacun, soit 40 bits, toutes les 32 ms, soit = 1250 bit/s. Le débit
0.032 Pour que le multiplexage soit possible, il faut donc être capable de transmettre sur la voie HV
de la voie HV doit donc être choisi à la valeur normalisée de 2400 bit/s. 5 caractères de 8 bits chacun (les bits Start et Stop sont retirés), soit 40 bits, toutes les 40 ms,
La somme des débits utiles des voies BV est de 750 bits/s. L’efficacité du multiplexeur est 40
soit = 1000 bit/s. Le débit de la voie HV doit donc être choisi à la valeur normalisée de
750 ! 0.040
donc de # 0,31.
2400 1200 bit/s.
b. quand les voies BV sont synchrones et la signalisation dans la bande (dans chaque IT on 8
Attention, la somme des débits utiles des voies BV n’est plus de 750 bits/s, mais de * 750
ajoute un neuvième bit pour indiquer s’il s’agit d’un caractère de signalisation ou de ! 10
! donnée) ; = 600 bit/s, car les bits Start et Stop ne font pas partie du débit utile. L’efficacité du
600
Les voies BV sont à nouveau synchrones et transmettent au multiplexeur un caractère de 8 multiplexeur est donc de = 0.5.
bits toutes les 32 ms. 1200
!

!
13 14
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F 2.3.5. On désire multiplexer par caractère (de 8 bits) une voie BV synchrone de débit 300 bit/s et L’efficacité du multiplexeur devient donc
800
# 0,67.
1200
deux voies BV synchrones de débit 250 bit/s sur une voie HV normalisée. Quel est le choix
d’affectation des IT, la taille d’une trame, le débit de la voix HV et l’efficacité du
multiplexage quand la signalisation est hors de la bande ? La deuxième solution est bien sûr plus efficace, puisqu’elle évite le gâchis d’un IT sur six
300 pour les deux voies BV les plus !
lentes.
Les voies BV sont synchrones. Le débit d’une voie BV à 300 bit/s correspond à = 37.5
8
caractères par seconde, soit un caractère transmis toutes les 26.66 ms, et celui d’une voie BV
250 3. NORMES DE MULTIPLEXAGE DANS LES ARTERES DE COMMUTATION
à 250 bit/s correspond à = 31.25 caractères par seconde, soit un caractère transmis toutes
8
les 32 ms. ! 3.1. Généralités
Une première solution consiste à synchroniser la trame sur la voie BV la plus rapide. On Pour utiliser un mode de multiplexage temporel dans les réseaux téléphoniques, il faut convertir les
affecte alors 1 !
IT au verrouillage, 1 IT pour chaque voie et 1 IT pour la signalisation. Les IT signaux analogiques en signaux numériques. Cette numérisation s’effectue dans les commutateurs
correspondant aux voies BV de débit 250 bit/s ne seront alors utilisés que 5 trames sur 6 : locaux et requiert des codecs (codeur/décodeurs). Il existe différentes techniques de numérisation :
Pulse Code Modulation, Differential Pulse Code Modulation, Delta Modulation, etc. La
V 1 2 3 S Modulation par Impulsion et Codage, communément appelée modulation MIC (PCM en
anglais), échantillonne le signal à une fréquence de 8000 Hz (ce qui correspond à un échantillon
toutes les 125 µs) et code chaque échantillon sur 8 bits. Le débit engendré est donc, nous l’avons
déjà vu, de 64 kbit/s.
8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits
Originellement il fût impossible d’obtenir une norme internationale de multiplexage, aussi plusieurs
40 bits standards coexistent :

3.2. Canal E1 (Europe)


Pour que le multiplexage soit possible, il faut donc être capable de transmettre sur la voie HV Le canal E1 est largement répandu en dehors des US et du Japon, et a été normalisé par l’IUT sous
40 la norme G.732. Ce standard repose sur une numérisation par modulation MIC, et utilise des IT de 8
5 caractères de 8 bits chacun, soit 40 bits, toutes les 26.66 ms, soit = 1500 bit/s, bits et une signalisation hors bande.
0.02666
normalisé à 2400 bit/s. Les trames sont émises toutes les 125 µs et contiennent chacune 32 IT de 8 bits (numérotées de 0 à
La somme des débits utiles des voies BV est de 800 bits/s. L’efficacité du multiplexeur est 31), dont 30 IT pour les données et 2 IT pour le verrouillage et la signalisation (les IT N° 0 et N°
800 ! 16). L’IT N° 0 est alternativement consacré au verrouillage (trames impaires) et à la signalisation
donc de # 0,33. (trames paires) tandis que l’IT N° 16 est entièrement consacré à la signalisation.
2400
3.2.1. On considère le système E1.
Une deuxième solution consiste à synchroniser la trame sur la voie de débit la plus lente. On a. Quel type de multiplexage est employé ?
!affecte alors 5 IT à chacune des deux voies BV de débit 250 bit/s et 6 IT à la voie BV de débit Le multiplexage est bien sûr temporel (TDM), seul mode possible pour des signaux
300 bit/s : numériques.
V 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 2 3 1 S b. Représenter la structure d’une trame E1.

V+S 1 2 15 S 16 17 29 30
8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits

144 bits
IT 0 IT 1 IT 2 IT 15 IT 16 IT 1 IT 2 IT 30 IT 31

Pour que le multiplexage soit possible, il faut donc être capable de transmettre sur la voie HV 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits
18 caractères de 8 bits chacun, soit 144 bits, toutes les 160 ms (correspondant à 5*32 ms ou à
144 256 bits
6*26.66 ms), soit = 900 bit/s, normalisée à 1200 bit/s.
0.160

!
15 16
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c. Quelle est la longueur d’une trame E1 ? d. Quel est le pourcentage du débit nominal d’un canal T1 utilisable pour les données
utilisateur ? pour la signalisation ?
32*8 = 256 bits.
Sur les 193 bits d’une trame, 7*24 = 168 sont utilisés pour les données utilisateurs , soit
d. Quelle est la fréquence d’occurrence d’une trame E1 ?
168/193 = 87 %, et donc 25/193 = 13 % pour la signalisation (12 % si on ne compte pas le
Les trames sont émises toutes les 125 µs, ce qui correspond à une fréquence de 8000 Hz. vérouillage).
e. Quel est le débit d’un canal E1 ?
256 Le multiplexage temporel permet de regrouper plusieurs canaux de communication sur une seule
= 2 048 000 bit/s = 2,048 Mbit/s.
125.10"6 artère à plus haut débit. A titre d’exemple, les canaux T1 peuvent être multiplexés selon la
hiérarchie suivante :
f. Quel est l’efficacité du multiplexage ?
4 flux T1 6 flux T2 7 flux T3
30
! L’efficacité du multiplexage est bien sûr égal à # 0.94. 4 0
32 5 1
4:1 7 6 5 4 3 2 1 0 6:1 7:1
6 2
g. Si l’on considère que seul l’IT N° 16 est utilisé pour la signalisation des différentes voies
7 3
BV et que celle-ci est uniformément répartie entre toutes les voies (à raison de 4 bits pour
T1 T2 T3 T4
une voie BV dans chaque trame), de! quel débit de signalisation une voie dispose-t-elle ? 1,544 Mbit/s 6,312 Mbit/s 44,736 Mbit:s 274,176 Mbit/s

Il faut donc 15 trames pour assurer la signalisation des 30 voies BV. Chaque voie dispose
donc de 4 bits toutes les 15*125 µs, ce qui correspond à un débit de signalisation de Le multiplexage pour les ordres supérieurs T2, T3 et T4 se fait bit à bit (alors qu’il se faisait octet
4 par octet pour T1). On remarque que multiplexer 4 flux T1 à 1,544 Mbit/s devrait donner 6,176
# 2133 bit/s.
15.125.10"6 Mbit/s au lieu de 6,312 Mbit/s. La différence est due à l'ajout, à chaque niveau, de bits pour le
verrouillage et la reprise (pour éviter les glissements de trames).
3.3. Canal T1 (Amérique du nord et Japon)
! Le canal E1 est la méthode la plus largement utilisée aux US et au Japon, et a été normalisé par 3.4. SONET/SDH
l’IUT sous la norme G.733. Contrairement au canal E1, le canal T1 repose sur une signalisation Dans les premiers jours de la fibre optique, chaque compagnie téléphonique avait son système
dans la bande. propriétaire TDM optique. AT&T découpé en 1984, les compagnies locales durent se connecter à
plusieurs transporteurs longue distance, chacun avec propre système TDM optique. Le besoin de
Les trames sont à nouveau émises toutes les 125 µs. Il existe plusieurs variantes au système T1.
standardisation devint crucial et Bellcore commença dès 1985 à travailler sur un standard appelé
Dans une de ces variantes, chaque trame est constituée d’un IT de verrouillage d’un seul bit et de 24
SONET (Synchronous Optical NETwork). Plus tard, le CCITT s'y est mis et a produit en 1989 un
IT de données 8 bits. Le bit de verrouillage passe alternativement de « 0 » à « 1 », d’une trame à
ensemble de recommandations (G.707, G.708, G.709) regroupées sous le nom de SDH
l’autre et permet la synchronisation entre multiplexeurs. Dans chaque IT de données, 7 bits sont
(Synchronous Digital Hierarchy).
consacrés aux données proprement dites et 1 bit est réservé à la signalisation.
3.3.1. On considère le système T1. Objectifs :
a. Représenter la trame T1. ! Rendre l'inter-fonctionnement possible entre différents systèmes.
trame de 193 bits (125µs) Ceci suppose un standard commun pour la signalisation portant sur les longueurs d'onde, le
canal 1 canal 2 canal 3 ... canal 24
timing, la structure de trame, etc.
1
! Unifier les systèmes numériques en usage en Amérique du Nord, en Europe, au Japon
0
(reposant tous sur des canaux MIC à 64 kbit/s mais les combinant de manière différente et
incompatible).
bit de 7 bits de
verrouillage
de trame
données
par canal et
1 bit de
signalisation
! Offrir un moyen de multiplexer des canaux numériques.
par échantillon
Au moment où SONET était en cours d'élaboration, T3 était le flux avec le plus grand débit
b. Quelle est la longueur d’une trame T1 ? utilisé (T4 était défini, mais non utilisé, et rien n'était défini pour des débits supérieurs).
1+24*8 = 193 bits.
c. Quel est le débit d’un canal T1 ?
193
= 1 544 000 bit/s = 1,544 Mbit/s.
125.10"6

17 18
!

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