Cours Complxes
Cours Complxes
E
KR
C O U R S D ’A L G È B R E I
BA
U-
BO
Auteur : A. Abou-Bakre
.A
.A
of
Pr
E
KR
1 Nombres Complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1 Forme algébrique d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Représentation géométrique des nombres complexes . . . . . . . . . . . . . 4
BA
1.3 Conjugué d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4 Inverse d’un nombre complexe non nul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Module d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.6 Argument d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
U-
1.7 Forme trigonométrique, forme exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.8 Racines carrées, équation du second degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.9 Racines n-ième . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
BO
Nombres Complexes
1
E
KR
Introduction
BA
Dans R, l’ensemble des nombres réels, tous les nombres positifs ont une racine carrée. Par
contre, aucun réel négatif n’a de racine carrée (réelle). Les nombres complexes offrent la
possibilité de pallier à cette insuffisance.
U-
L’équation x + 5 = 2 a ses coefficients dans N mais pourtant sa solution x = −3 n’est pas
un entier naturel. Il faut ici considérer l’ensemble plus grand Z des entiers relatifs.
BO
p
x+5=2 2x=−3 x 2 = 12 x 2 =− 2
N −→ Z −→ Q −→ R −→ C
Définition 1.1 (Le nombre i) — Le nombre i est un nombre dont le carré vaut −1.
Ainsi, i 2 = −1.
of
— De plus, son opposé −i a aussi pour carré −1. En effet : (−i)2 = i 2 = −1.
— Les deux racines de −1 sont les deux nombres irréels i et −i.
Pr
Un peu d’histoire : La notation i fut introduite par Euler en 1777, puis reprise par Gauss au
début du X I X ème siècle. Cependant, le premier à parler de nombre imaginaire fut Descartes
en 1637.
Définition 1.2 (Nombres complexes) Il existe un ensemble noté C, appelé ensemble des
nombres complexes qui possède les propriétés suivantes :
— C contient l’ensemble des nombres réels R.
— C contient le nombre irréel i (tel que i 2 = −1)
— L’addition et la multiplication des nombres réels se prolongent aux nombres complexes
NOMBRES COMPLEXES 1.1. FORME ALGÉBRIQUE D’UN NOMBRE COMPLEXE 3
E
— a est la partie réelle de z, notée Re(z), b est la partie imaginaire de z notée Im(z).
KR
— Si b = 0, le nombre z est un réel. Si a = 0, le nombre z est dit imaginaire pur.
L’ensemble des nombres complexes imaginaires purs est noté iR.
BA
Les calculs avec les nombres complexes se font comme avec les nombres réels avec la
convention i 2 = −1. U-
Exemple 1.2 (1 + 2i)(5 − 3i) = 5 − 3i + 10i − 6i 2 = 11 + 7i
Alors,
x + i y = x ′ + i y ′ ⇔ x = x ′ et y = y ′ .
En particulier, x + i y = 0 équivalent à x = y = 0.
.A
à un autre ou dire s’il est positif ou négatif etc... excepté pour les imaginaires purs où
l’on peut définir un ordre naturel comme pour les réels).
2. on évitera l’usage abusif du symbole radical p qui reste réservé aux réels positifs.
Pr
NOMBRES COMPLEXES 1.2. REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE DES NOMBRES COMPLEXES 4
Définition 1.4 Munissons le plan P d’un repère orthonormé (O, ⃗e1 , ⃗e2 ) direct.
À tout nombre complexe z = a + i b (avec a et b réels), on peut associer le point M (a; b).
— le point M (a; b) s’appelle l’image du nombre complexe z = a + bi.
— le nombre complexe z = a + i b s’appelle l’affixe du point M (a; b). (”Affixe” est un
nom féminin)
E
— on note souvent z = affixe(M ) ou z = aff(M ).
KR
— L’axe des abscisses est dénommé axe des réels (puisqu’il ne contient que les points dont
les affixes sont des réels).
— L’axe des ordonnées est dénommé axe des imaginaires purs (puisqu’il ne contient que
BA
les points dont les affixes sont des imaginaires purs).
b
−−→
⃗e2 OM
.A
−→
au vecteur AB le nombre complexe
zB − zA = (x B − x A) + i( yB − yA),
−
→
of
Cela permet de traduire des problèmes de géométrie en relations entre nombres complexes.
Par exemple, on utilisera souvent que deux vecteurs sont égaux si, et seulement si, ils ont
mêmes affixes. Ou encore, on utilisera que l’affixe d’une somme de deux vecteurs est la
somme des affixes de ces vecteurs :
u+⃗
aff(⃗ v ) = aff(⃗
u) + aff(⃗
v)
Exemple 1.3 Soient A(2, −1) et B(−1, 3). Donc, aff(A) = 2 − i et aff(B) = −1 + 3i. En
plus,
−
→
aff(AB) = zB − zA = (−1 + 3i) − (2 − i) = −3 + 4i
NOMBRES COMPLEXES 1.3. CONJUGUÉ D’UN NOMBRE COMPLEXE 5
−
→ −→
Si on considère les points I(1, 0) et J(0, 1) alors ⃗e1 = OI et ⃗e2 = OJ. Donc, aff(⃗e1 ) =
−
→
aff(OI) = z I − z0 = 1 et de même aff(⃗e2 ) = i.
Définition 1.5 (Conjugué d’un nombre complexe) Soient a et b deux nombres réels.
Le nombre complexe conjugué de z = a + i b est le nombre complexe z̄ = a − i b.
E
Remarque 1. Il est clair que le conjugué de z̄ est z. On dit alors que z et z̄ sont deux
KR
nombres complexes conjugués.
2. Re(z) = Re(z̄) et Im(z) = −Im(z̄).
BA
Les points M et M ′ d’affixes respectives z et z̄ sont symétriques par rapport à l’axe des
réels :
U-
Axe des imaginaires purs
M (z)
BO
M ′ (z̄)
.A
Proposition 1.2 (Critère pour qu’un nombre complexe soit réel (resp. imaginaire pur))
Soit z un nombre complexe. Alors,
Pr
z + z̄ = 2Re(z)
En particulier,
(z est réel ⇐⇒ z = z̄)
et
(z est imaginaire pur ⇐⇒ z = −z̄).
et
z = −z̄ ⇐⇒ a = 0 ⇐⇒ z imaginaire pur. □
E
5. zz̄′ = z¯z̄′ (z ′ ̸= 0)
KR
1.4. Inverse d’un nombre complexe non nul
BA
Proposition 1.4 (Inverse d’un nombre complexe) Tout nombre complexe non nul z =
a + i b (avec a et b deux réels non tous les deux nuls) admet un inverse pour la multiplication,
noté 1z dont la forme algébrique est
U-
1 a − ib
= 2 .
z a + b2
BO
Donc,
a −b
zz ′ = 1 ⇐⇒ aa′ − bb′ = 1 et ba′ + ab′ = 0 ⇐⇒ a′ = et b′ = 2 .
a2 +b 2 a + b2 □
.A
Proposition 1.5 Pour tout nombre complexe z = a + i b (avec a et b réels), la quantité zz̄
est un nombre réel positif :
zz̄ = a2 + b2 ∈ R+ .
Définition 1.6 (Module d’un nombre complexe) Pour tout nombre complexe z = a+i b
p p
(avec a et b réels), on appelle module de z la quantité positive |z| = a2 + b2 = zz̄.
p p p p p
Exemple 1.5 |1 + 2i| = 12 + 22 = 5 et | 3 − 2i| = 3 + 4 = 7.
NOMBRES COMPLEXES 1.5. MODULE D’UN NOMBRE COMPLEXE 7
Preuve (1) |z| = 0 est équivalent à a2 + b2 = 0 (avec a et b des réels tels que z = a + i b)
ce qui est équivalent à a = b = 0.
On a |z|2 = zz̄ = (−z)(−z̄) = | − z|2 . Donc, |z| = | − z|.
E
On a |z|2 = zz̄ = z̄z = |z̄|2 . Donc, |z| = |z̄|.
(2) On a
KR
|zz ′ |2 = zz ′ zz ′ = zz̄z ′ z¯′ = |z|2 |z ′ |2 = (|z||z ′ |)2 .
Donc, |zz ′ | = |z||z ′ |. La deuxième égalité est déduite de la première par une simple
récurrence.
|z|
(3) On a |z| = zz′ · z ′ = zz′ |z ′ |. Donc, zz′ = |z ′ | .
BA
(4) Soient z = a + i b et z ′ = a′ + i b′ les formes algébriques de z et z ′ . Donc, z + z ′ =
(a + a′ ) + i(b + b′ ). Ainsi,
|z + z ′ |2 = (a + a′ )2 + (b + b′ )2
U-
= (a2 + b2 ) + (a′2 + b′2 ) + 2aa′ + 2bb′
p p
≤ (a2 + b2 ) + (a′2 + b′2 ) + 2 a2 + b2 a′2 + b′2
BO
p p
= ( a2 + b2 + a′2 + b′2 )2
= (|z| + |z ′ |)2 . □
.A
p
Preuve On sait déjà en géométrie que si M (a, b) alors OM = a2 + b2 . Donc, OM =
of
B(zB )
yB −
→
AB
yA AB = |zB − zA|
A(zA)
RE
1.6. Argument d’un nombre complexe
AK
Définition 1.7 (Argument d’un nombre complexe) Munissons le plan P d’un repère
orthonormé (O, e⃗1 , e⃗2 ). Soit z un nombre complexe non nul d’image M . On appelle argument
−−→
de z toute mesure, en radians, de l’angle orienté θ := (e⃗1 , OM ). On le note θ = arg(z).
B
U-
Axe des imaginaires purs
M (z)
BO
−−→
OM
.A
θ = arg(z)
a Axe des réels
.A
n’importe lequel des nombres π4 + 2kπ où (k ∈ Z). Attention ! ! Le nombre complexe nul
−−→
z = 0 ne possède pas d’arguments car, dans ce cas, l’angle (e⃗1 , OM ) ne se définit pas.
π
Exemple 1.6 arg(i) = 2 [2π]; arg(1) = 0[2π]; arg(−1) = π[2π]; arg(1 + i) =
π
4 [2π].
On note z = a + i b avec a et b des réels. Soit θ l’argument principal de z. Alors z est l’affixe
du point M (a, b) du plan. Des coordonnées polaires de M sont (|z|, θ ) et on a :
a Re(z)
cos(θ ) =
=
E
|z| |z|
b Im(z)
sin(θ ) =
=
KR
|z| |z|
BA
hπ i
πi
h
Cas II : θ ∈ ;π
Cas I : θ ∈ 0; 2
2
Imaginaires
Imaginaires
U-
M (a, b)
M (a, b) b
BO
b
θ
θ Réels
Réels a
a
.A
a
a cos(θ ) = <0
cos(θ ) = >0 |z|
.A
|z| b
b sin(θ ) = >0
sin(θ ) = >0 |z|
|z| a < 0, b > 0
a > 0, b > 0
θ = π − α avec α > 0
of
p
Exemple 1.7 1. Argument principal θ de z = −2 3 + 2i : On a |z|2 = 12 + 4 = 16.
Nous devons maintenant résoudre le système suivant :
Pr
p p
cos(θ ) = −2 3 − 3
=
4 2
2 1
sin(θ ) = =
4 2
5π
En utilisant le cercle trigonométrique, nous concluons : θ = .
6
2. Argument principal θ de z = 3−4i : On a |z|2 = 9+16 = 25. Nous devons maintenant
NOMBRES COMPLEXES 1.6. ARGUMENT D’UN NOMBRE COMPLEXE 10
3π
3π
Cas III : θ ∈ π; Cas IV : θ ∈ ; 2π
2 2
Imaginaires Imaginaires
a a
Réels Réels
θ θ
b b
M (a, b) M (a, b)
E
a
cos(θ ) = <0 cos(θ ) = >0
|z| |z|
b
KR
b
sin(θ ) = <0 sin(θ ) = <0
|z| |z|
a < 0, b < 0 a > 0, b < 0
θ = π + α avec α > 0 Ou θ ∈] − π, 0[
BA
résoudre le système suivant :
cos(θ ) = 3
5
U-
sin(θ ) = −4
5
Ce ne sont pas des valeurs remarquables. La calculatrice donne |θ | ≈ 0, 9273 rad.
Mais sin(θ ) est négatif, donc θ est négatif : θ ≈ −0, 9273 rad.
BO
Proposition 1.9 (Propriétés des arguments) Pour tous nombres complexes z et z ′ non
Pr
nuls, on a :
1. arg(zz ′ ) = arg(z) + arg(z ′ )[2π]
1
2. arg = − arg(z)[2π]
z
z
3. arg ′ = arg(z) − arg(z ′ )[2π]
z
4. arg (z n ) = n arg(z)[2π] pour tout n ∈ Z
NOMBRES COMPLEXES 1.8. RACINES CARRÉES, ÉQUATION DU SECOND DEGRÉ 11
Soit z = a + i b un nombre complexe non nul avec a et b deux réels. On peut aussi écrire
p a b
z= a +b p
2 2 + ip .
a2 + b2 a2 + b2
p
Or a2 + b2 = |z|, pa2a+b2 = cos(θ ) et pa2b+b2 = sin(θ ) où θ est un argument de z. Donc,
z = |z|(cos(θ ) + i sin(θ )).
E
d’un argument θ . L’écriture z = r(cos(θ ) + i sin(θ )) s’appelle une forme trigonométrique
de z.
KR
Définition 1.9 (Forme exponentielle) Pour tout réel θ , on note e iθ le nombre complexe
cos(θ ) + i sin(θ ). Un nombre complexe de module r et d’argument θ sera écrit alors r e iθ .
BA
Cette écriture est appelée une forme exponentielle de z.
Proposition 1.12 Soit z un nombre complexe, alors z admet deux racines carrées, ω et
−ω.
Si z =
̸ 0 ces deux racines carrées sont distinctes. Si z = 0 alors ω = 0 est une racine double.
NOMBRES COMPLEXES 1.8. RACINES CARRÉES, ÉQUATION DU SECOND DEGRÉ 12
p p
2 2
Exemple 1.8 Les racines carrées de i sont + 2 (1 + i) et − 2 (1 + i).
En effet :
ω2 = i ⇐⇒ (x + i y)2 = i
x − y2 = 0
2
⇐⇒
2x y = 1
Rajoutons la conditions |ω|2 = |i| pour obtenir le système équivalent au précédent :
1
x = ± p2
2
x − y =0 2x = 1
2 2
2x y = 1 ⇐⇒ 2 y 2 = 1 ⇐⇒ y = ± p12
x + y2 = 1 2x y = 1
2
2x y = 1
E
Les réels x et y sont donc de même signe, nous trouvons bien deux solutions :
1 1 1 1
KR
x + iy = p + ip ou x + i y = − p − i p
2 2 2 2
BA
1.8.2. Équation du second degré
−b + δ −b − δ
z1 = et z2 = .
2a 2a
p
p −1 ± i 3
Exemple 1.9 — z + z + 1 = 0, ∆ = −3, δ = i 3, les solutions sont z =
2
.
2
.A
p
2
−1 ± 2 (1 + i)
p
1−i 2
— z2 + z + 4 = 0, ∆ = i, δ = 2 (1 + i), les solutions sont z = =
p 2
− 12 ± 2
4 (1 + i).
of
On retrouve aussi le résultat bien connu pour le cas des équations à coefficients réels :
Pr
Corollaire 1.1 Si les coefficients a, b, c sont réels alors ∆ ∈ R et les solutions sont de trois
types :
b
— si ∆ = 0, la racine double est réelle et vaut − ,
2a
p
−b ± ∆
— si ∆ > 0, on a deux solutions réelles ,
2a
p
−b ± i −∆
— si ∆ < 0, on a deux solutions complexes, mais non réelles, .
2a
NOMBRES COMPLEXES 1.10. APPLICATIONS À LA TRIGONOMÉTRIE 13
Définition 1.10 Pour z ∈ C et n ∈ N, une racine n-ième est un nombre ω ∈ C tel que
ωn = z.
iθ +2ikπ
ωk = ρ 1/n e n , k = 0, 1, . . . , n − 1
E
Par exemple pour z = 1, on obtient les n racines n-ièmes de l’unité e2ikπ/n , k = 0, . . . , n − 1
qui forment un groupe multiplicatif.
KR
ω1 ω0
• •
BA
O •ω0 ω1• O
ω•2 U- •
ω 2
e iθ + e−iθ e iθ − e−iθ
cos θ = , sin θ =
2 2i
.A
1.10.1. Développement
of
Méthode : on utilise la formule de Moivre pour écrire cos (nθ )+i sin (nθ ) = (cos θ + i sin θ )n
Pr
Exemple 1.10
cos 3θ + i sin 3θ = (cos θ + i sin θ )3
= cos3 θ + 3i cos2 θ sin θ − 3 cos θ sin2 θ − i sin3 θ
= cos3 θ − 3 cos θ sin2 θ + i 3 cos2 θ sin θ − sin3 θ
En identifiant les parties réelles et imaginaires, on déduit que
cos 3θ = cos3 θ − 3 cos θ sin2 θ et sin 3θ = 3 cos2 θ sin θ − sin3 θ .
NOMBRES COMPLEXES 1.11. NOMBRES COMPLEXES ET GÉOMÉTRIE 14
1.10.2. Linéarisation
Exemple 1.11
3
e iθ − e−iθ
sin3 θ =
2i
E
1
= (e iθ )3 − 3(e iθ )2 e−iθ + 3e iθ (e−iθ )2 − (e−iθ )3
−8i
KR
1
= e3iθ − 3e iθ + 3e−iθ − e−3iθ
−8i
1 e3iθ − e−3iθ e iθ − e−iθ
= − −3
4 2i 2i
BA
sin 3θ 3 sin θ
= − +
4 U-4
On associe bijectivement à tout point M du plan affine R2 de coordonnées (x, y), le nombre
complexe z = x + i y appelé son affixe.
.A
Soit
ax + b y = c
of
l’équation réelle d’une droite D : a, b, c sont des nombres réels (a et b n’étant pas tous les
deux nuls) d’inconnues (x, y) ∈ R2 .
Pr
Écrivons z = x + i y ∈ C, alors
z + z̄ z − z̄
x= , y= ,
2 2i
donc D a aussi pour équation a(z + z̄) − i b(z − z̄) = 2c ou encore (a − i b)z + (a + i b)z̄ = 2c.
Posons ω = a + i b ∈ C∗ et k = 2c ∈ R alors l’équation complexe d’une droite est :
ω̄z + ωz̄ = k
où ω ∈ C∗ et k ∈ R.
NOMBRES COMPLEXES 1.11. NOMBRES COMPLEXES ET GÉOMÉTRIE 15
Soit C (Ω, r) le cercle de centre Ω et de rayon r. C’est l’ensemble des points M tel que
dist(Ω, M ) = r. Si l’on note ω l’affixe de Ω et z l’affixe de M . Nous obtenons :
dist(Ω, M ) = r ⇐⇒ |z − ω| = r ⇐⇒ |z − ω|2 = r 2 ⇐⇒ (z − ω)(z − ω) = r 2
et en développant nous trouvons que l’équation complexe du cercle centré en un point
d’affixe ω et de rayon r est :
E
KR
où ω ∈ C et r ∈ R.
BA
|z−a|
1.11.3. Équation |z−b| =k
Proposition 1.15 Soit A, B deux points du plan et k ∈ R+ . L’ensemble des points M tel que
U-
M B = k est
MA
— un cercle, sinon.
Exemple 1.12 Prenons A le point d’affixe +1,B le point d’affixe −1. Voici les figures pour
plusieurs valeurs de k.
.A
•M
.A
M BM A
• •
B A
of
Ce document combine les approches pédagogiques des deux sources originales, en pré-
Pr
sentant une théorie complète et rigoureuse des nombres complexes avec de nombreux
exemples et illustrations géométriques.