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Cours Complxes

Le document est un cours d'algèbre sur les nombres complexes, abordant leur définition, leurs propriétés et leurs représentations. Il explique la forme algébrique des nombres complexes, leur représentation géométrique, ainsi que des concepts tels que le conjugué, l'inverse et le module d'un nombre complexe. Ce cours est destiné aux étudiants de la filière TC–PCS1 à l'Université Abdelmalek Essaadi pour l'année académique 2025-2026.
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Cours Complxes

Le document est un cours d'algèbre sur les nombres complexes, abordant leur définition, leurs propriétés et leurs représentations. Il explique la forme algébrique des nombres complexes, leur représentation géométrique, ainsi que des concepts tels que le conjugué, l'inverse et le module d'un nombre complexe. Ce cours est destiné aux étudiants de la filière TC–PCS1 à l'Université Abdelmalek Essaadi pour l'année académique 2025-2026.
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UN I V E R S I T É AB D E L M A L E K ES S A A D I Filière : TC–PCS1

Faculté des Sciences – Tétouan Module : M111


DépartementdeMathématiques Année : 2025–2026

E
KR
C O U R S D ’A L G È B R E I

BA
U-
BO

Auteur : A. Abou-Bakre
.A
.A
of
Pr

© Université Abdelmalek Essaadi – 2025


Sommaire

E
KR
1 Nombres Complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1 Forme algébrique d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Représentation géométrique des nombres complexes . . . . . . . . . . . . . 4

BA
1.3 Conjugué d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4 Inverse d’un nombre complexe non nul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Module d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.6 Argument d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
U-
1.7 Forme trigonométrique, forme exponentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.8 Racines carrées, équation du second degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.9 Racines n-ième . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
BO

1.10 Applications à la trigonométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13


1.11 Nombres complexes et géométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
.A
.A
of
Pr
Chapitre

Nombres Complexes
1

E
KR
Introduction

BA
Dans R, l’ensemble des nombres réels, tous les nombres positifs ont une racine carrée. Par
contre, aucun réel négatif n’a de racine carrée (réelle). Les nombres complexes offrent la
possibilité de pallier à cette insuffisance.
U-
L’équation x + 5 = 2 a ses coefficients dans N mais pourtant sa solution x = −3 n’est pas
un entier naturel. Il faut ici considérer l’ensemble plus grand Z des entiers relatifs.
BO

p
x+5=2 2x=−3 x 2 = 12 x 2 =− 2
N −→ Z −→ Q −→ R −→ C

De même l’équation 2x = −3 a ses coefficients dans Z mais sa solution x = − 32 est dans


.A

l’ensemble plus grand des rationnels Q. Continuons ainsi, l’équation x 2 = 12 à coefficients


p p
dans Q, a ses solutions x 1 = +1/ 2 et x 2 = −1/ 2 dans l’ensemblepdes réels R. Ensuite
p p pp
l’équation x 2 = − 2 à ses coefficients dans R et ses solutions x 1 = +i 2 et x 2 = −i 2
.A

dans l’ensemble des nombres complexes C.

Définition 1.1 (Le nombre i) — Le nombre i est un nombre dont le carré vaut −1.
Ainsi, i 2 = −1.
of

— De plus, son opposé −i a aussi pour carré −1. En effet : (−i)2 = i 2 = −1.
— Les deux racines de −1 sont les deux nombres irréels i et −i.
Pr

Un peu d’histoire : La notation i fut introduite par Euler en 1777, puis reprise par Gauss au
début du X I X ème siècle. Cependant, le premier à parler de nombre imaginaire fut Descartes
en 1637.

Définition 1.2 (Nombres complexes) Il existe un ensemble noté C, appelé ensemble des
nombres complexes qui possède les propriétés suivantes :
— C contient l’ensemble des nombres réels R.
— C contient le nombre irréel i (tel que i 2 = −1)
— L’addition et la multiplication des nombres réels se prolongent aux nombres complexes
NOMBRES COMPLEXES 1.1. FORME ALGÉBRIQUE D’UN NOMBRE COMPLEXE 3

et les règles de calcul restent les mêmes.


— Tout nombre complexe z s’écrit de manière unique z = a + i b avec a et b réels.

1.1. Forme algébrique d’un nombre complexe

Définition 1.3 (Forme algébrique) Soit z un nombre complexe. L’écriture z = a + i b


avec a et b sont des réels est appelée forme algébrique de z.

E
— a est la partie réelle de z, notée Re(z), b est la partie imaginaire de z notée Im(z).

KR
— Si b = 0, le nombre z est un réel. Si a = 0, le nombre z est dit imaginaire pur.
L’ensemble des nombres complexes imaginaires purs est noté iR.

Exemple 1.1 Re(1 + 2i) = 1 et Im(1 + 2i) = 2.

BA
Les calculs avec les nombres complexes se font comme avec les nombres réels avec la
convention i 2 = −1. U-
Exemple 1.2 (1 + 2i)(5 − 3i) = 5 − 3i + 10i − 6i 2 = 11 + 7i

Proposition 1.1 (Égalité de deux complexes) Soient x, y, x ′ et y ′ des nombres réels.


BO

Alors,
x + i y = x ′ + i y ′ ⇔ x = x ′ et y = y ′ .
En particulier, x + i y = 0 équivalent à x = y = 0.
.A

Preuve Supposons que x +i y = x ′ +i y ′ . Alors, x − x ′ = i( y − y ′ ). Ainsi, (x − x ′ )2 = i 2 ( y −


y ′ )2 = −( y − y ′ )2 . Par suite, (x − x ′ )2 +( y − y ′ )2 = 0. Par conséquent, x − x ′ = y − y ′ = 0.
Le sens inverse est clair. □
.A

Remarque Dans l’ensemble C,


1. il n’y a plus la notion d’ordre usuelle (On ne pourra pas comparer un nombre complexe
of

à un autre ou dire s’il est positif ou négatif etc... excepté pour les imaginaires purs où
l’on peut définir un ordre naturel comme pour les réels).
2. on évitera l’usage abusif du symbole radical p qui reste réservé aux réels positifs.
Pr
NOMBRES COMPLEXES 1.2. REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE DES NOMBRES COMPLEXES 4

1.2. Représentation géométrique des nombres com-


plexes

Définition 1.4 Munissons le plan P d’un repère orthonormé (O, ⃗e1 , ⃗e2 ) direct.
À tout nombre complexe z = a + i b (avec a et b réels), on peut associer le point M (a; b).
— le point M (a; b) s’appelle l’image du nombre complexe z = a + bi.
— le nombre complexe z = a + i b s’appelle l’affixe du point M (a; b). (”Affixe” est un
nom féminin)

E
— on note souvent z = affixe(M ) ou z = aff(M ).

KR
— L’axe des abscisses est dénommé axe des réels (puisqu’il ne contient que les points dont
les affixes sont des réels).
— L’axe des ordonnées est dénommé axe des imaginaires purs (puisqu’il ne contient que

BA
les points dont les affixes sont des imaginaires purs).

Axe des imaginaires purs


U-
M (z)
BO

b
−−→
⃗e2 OM
.A

a Axe des réels


⃗e1

Si zA = x A + i yA est l’affixe du point A et zB = x B + i yB est l’affixe du point B, on peut associer


.A

−→
au vecteur AB le nombre complexe
zB − zA = (x B − x A) + i( yB − yA),


of

dit affixe du vecteur AB, et on note




aff(AB) = aff(B) − aff(A) = zB − zA.
Pr

Cela permet de traduire des problèmes de géométrie en relations entre nombres complexes.
Par exemple, on utilisera souvent que deux vecteurs sont égaux si, et seulement si, ils ont
mêmes affixes. Ou encore, on utilisera que l’affixe d’une somme de deux vecteurs est la
somme des affixes de ces vecteurs :
u+⃗
aff(⃗ v ) = aff(⃗
u) + aff(⃗
v)

Exemple 1.3 Soient A(2, −1) et B(−1, 3). Donc, aff(A) = 2 − i et aff(B) = −1 + 3i. En
plus,


aff(AB) = zB − zA = (−1 + 3i) − (2 − i) = −3 + 4i
NOMBRES COMPLEXES 1.3. CONJUGUÉ D’UN NOMBRE COMPLEXE 5


→ −→
Si on considère les points I(1, 0) et J(0, 1) alors ⃗e1 = OI et ⃗e2 = OJ. Donc, aff(⃗e1 ) =


aff(OI) = z I − z0 = 1 et de même aff(⃗e2 ) = i.

1.3. Conjugué d’un nombre complexe

Définition 1.5 (Conjugué d’un nombre complexe) Soient a et b deux nombres réels.
Le nombre complexe conjugué de z = a + i b est le nombre complexe z̄ = a − i b.

E
Remarque 1. Il est clair que le conjugué de z̄ est z. On dit alors que z et z̄ sont deux

KR
nombres complexes conjugués.
2. Re(z) = Re(z̄) et Im(z) = −Im(z̄).

BA
Les points M et M ′ d’affixes respectives z et z̄ sont symétriques par rapport à l’axe des
réels :
U-
Axe des imaginaires purs
M (z)
BO

a Axe des réels


.A

M ′ (z̄)
.A

Exemple 1.4 2 − 3i = 2 + 3i et 5i + 1 = −5i + 1.


of

Proposition 1.2 (Critère pour qu’un nombre complexe soit réel (resp. imaginaire pur))
Soit z un nombre complexe. Alors,
Pr

z + z̄ = 2Re(z)
En particulier,
(z est réel ⇐⇒ z = z̄)
et
(z est imaginaire pur ⇐⇒ z = −z̄).

Preuve Notons z = a + i b avec a et b deux réels. Alors, z + z̄ = 2a et z − z̄ = 2i b. En


particulier,
z = z̄ ⇐⇒ b = 0 ⇐⇒ z réel,
NOMBRES COMPLEXES 1.5. MODULE D’UN NOMBRE COMPLEXE 6

et
z = −z̄ ⇐⇒ a = 0 ⇐⇒ z imaginaire pur. □

Proposition 1.3 (Propriétés du conjugué) Pour tout nombres complexes z et z ′ , on a :


1. z + z ′ = z̄ + z¯′
2. −z = −z̄
3. zz ′ = z̄ z¯′
4. z n = (z̄)n (n ∈ N)

E

5. zz̄′ = z¯z̄′ (z ′ ̸= 0)

KR
1.4. Inverse d’un nombre complexe non nul

BA
Proposition 1.4 (Inverse d’un nombre complexe) Tout nombre complexe non nul z =
a + i b (avec a et b deux réels non tous les deux nuls) admet un inverse pour la multiplication,
noté 1z dont la forme algébrique est
U-
1 a − ib
= 2 .
z a + b2
BO

Preuve Cherchons z ′ = a′ + i b′ tel que zz ′ = 1. On a


zz ′ = (aa′ − bb′ ) + i(ba′ + ab′ ).
.A

Donc,
a −b
zz ′ = 1 ⇐⇒ aa′ − bb′ = 1 et ba′ + ab′ = 0 ⇐⇒ a′ = et b′ = 2 .
a2 +b 2 a + b2 □
.A

1.5. Module d’un nombre complexe


of
Pr

Proposition 1.5 Pour tout nombre complexe z = a + i b (avec a et b réels), la quantité zz̄
est un nombre réel positif :
zz̄ = a2 + b2 ∈ R+ .

Définition 1.6 (Module d’un nombre complexe) Pour tout nombre complexe z = a+i b
p p
(avec a et b réels), on appelle module de z la quantité positive |z| = a2 + b2 = zz̄.

p p p p p
Exemple 1.5 |1 + 2i| = 12 + 22 = 5 et | 3 − 2i| = 3 + 4 = 7.
NOMBRES COMPLEXES 1.5. MODULE D’UN NOMBRE COMPLEXE 7

Proposition 1.6 (Propriétés du module) Soient z et z ′ deux nombres complexes. On a :


1. |z| = 0 ⇔ z = 0, | − z| = |z|, |z| = |z̄|
2. |zz ′ | = |z||z ′ |, |z n | = |z|n (n ∈ N)
|z|
3. Pour z ′ ̸= 0, z
z′ = |z ′ |

4. |z + z ′ | ≤ |z| + |z ′ | (Inégalité triangulaire)

Preuve (1) |z| = 0 est équivalent à a2 + b2 = 0 (avec a et b des réels tels que z = a + i b)
ce qui est équivalent à a = b = 0.
On a |z|2 = zz̄ = (−z)(−z̄) = | − z|2 . Donc, |z| = | − z|.

E
On a |z|2 = zz̄ = z̄z = |z̄|2 . Donc, |z| = |z̄|.
(2) On a

KR
|zz ′ |2 = zz ′ zz ′ = zz̄z ′ z¯′ = |z|2 |z ′ |2 = (|z||z ′ |)2 .
Donc, |zz ′ | = |z||z ′ |. La deuxième égalité est déduite de la première par une simple
récurrence.
|z|
(3) On a |z| = zz′ · z ′ = zz′ |z ′ |. Donc, zz′ = |z ′ | .

BA
(4) Soient z = a + i b et z ′ = a′ + i b′ les formes algébriques de z et z ′ . Donc, z + z ′ =
(a + a′ ) + i(b + b′ ). Ainsi,
|z + z ′ |2 = (a + a′ )2 + (b + b′ )2
U-
= (a2 + b2 ) + (a′2 + b′2 ) + 2aa′ + 2bb′
p p
≤ (a2 + b2 ) + (a′2 + b′2 ) + 2 a2 + b2 a′2 + b′2
BO
p p
= ( a2 + b2 + a′2 + b′2 )2
= (|z| + |z ′ |)2 . □
.A

Proposition 1.7 (Interprétation géométrique de la notion de module) Munissons


le plan P d’un repère orthonormé (O, e⃗1 , e⃗2 ).
1. Si z est l’affixe du point M alors |z| = OM .
.A

2. Si zA et zB sont respectivement les affixes des points A et B alors AB = |zB − zA|.

p
Preuve On sait déjà en géométrie que si M (a, b) alors OM = a2 + b2 . Donc, OM =
of

|a + i b|. Aussi, si zA = x A + i yA et zB = x B + i yB alors


Æ
AB = (x B − x A)2 + ( yB − yA)2 = |zB − zA| □
Pr
NOMBRES COMPLEXES 1.6. ARGUMENT D’UN NOMBRE COMPLEXE 8

Axe des imaginaires purs

B(zB )
yB −

AB
yA AB = |zB − zA|
A(zA)

xA xB Axe des réels

RE
1.6. Argument d’un nombre complexe

AK
Définition 1.7 (Argument d’un nombre complexe) Munissons le plan P d’un repère
orthonormé (O, e⃗1 , e⃗2 ). Soit z un nombre complexe non nul d’image M . On appelle argument
−−→
de z toute mesure, en radians, de l’angle orienté θ := (e⃗1 , OM ). On le note θ = arg(z).

B
U-
Axe des imaginaires purs
M (z)
BO

−−→
OM
.A

θ = arg(z)
a Axe des réels
.A

Un nombre complexe possède une infinité d’arguments. Si θ est un argument de z, tout


autre argument de z est de la forme θ + 2kπ (k ∈ Z). L’unique argument θ appartenant à
of

l’intervalle ] − π; π] s’appelle l’argument principal. On notera par exemple arg(z) = π4 [2π]


ou arg(z) = π4 mod 2π pour signifier que arg(z) peut être égal à π/4 mais aussi égal à
Pr

n’importe lequel des nombres π4 + 2kπ où (k ∈ Z). Attention ! ! Le nombre complexe nul
−−→
z = 0 ne possède pas d’arguments car, dans ce cas, l’angle (e⃗1 , OM ) ne se définit pas.
π
Exemple 1.6 arg(i) = 2 [2π]; arg(1) = 0[2π]; arg(−1) = π[2π]; arg(1 + i) =
π
4 [2π].

Remarque 1. Un réel strictement positif a un argument égal à 0[2π] et un réel strictement


négatif a un argument égal à π[2π]. On peut dire :
z ∈ R ⇔ (z = 0 ou arg(z) = 0[π])
2. Un imaginaire pur dont la partie imaginaire est strictement positive a un argument égal
à π2 [2π] et un imaginaire pur dont la partie imaginaire est strictement négative a un
NOMBRES COMPLEXES 1.6. ARGUMENT D’UN NOMBRE COMPLEXE 9

argument égal à − π2 [2π]. On peut dire :


π
z ∈ iR ⇔ (z = 0 ou arg(z) = [π])
2

1.6.1. Méthode pour calculer l’argument principal

On note z = a + i b avec a et b des réels. Soit θ l’argument principal de z. Alors z est l’affixe
du point M (a, b) du plan. Des coordonnées polaires de M sont (|z|, θ ) et on a :

a Re(z)
cos(θ ) =
 =

E
|z| |z|
b Im(z)
sin(θ ) =
 =

KR
|z| |z|

Les quatre cas pour le calcul de l’argument principal

BA
hπ i
πi
h
Cas II : θ ∈ ;π
Cas I : θ ∈ 0; 2
2
Imaginaires
Imaginaires
U-
M (a, b)
M (a, b) b
BO

b
θ
θ Réels
Réels a
a
.A

a
a cos(θ ) = <0
cos(θ ) = >0 |z|
.A

|z| b
b sin(θ ) = >0
sin(θ ) = >0 |z|
|z| a < 0, b > 0
a > 0, b > 0
θ = π − α avec α > 0
of

p
Exemple 1.7 1. Argument principal θ de z = −2 3 + 2i : On a |z|2 = 12 + 4 = 16.
Nous devons maintenant résoudre le système suivant :
Pr

 p p
cos(θ ) = −2 3 − 3
=

4 2
2 1
sin(θ ) = =

4 2

En utilisant le cercle trigonométrique, nous concluons : θ = .
6
2. Argument principal θ de z = 3−4i : On a |z|2 = 9+16 = 25. Nous devons maintenant
NOMBRES COMPLEXES 1.6. ARGUMENT D’UN NOMBRE COMPLEXE 10


• •

• ˜
Cas III : θ ∈ π; Cas IV : θ ∈ ; 2π
2 2

Imaginaires Imaginaires
a a
Réels Réels
θ θ

b b
M (a, b) M (a, b)

E
a
cos(θ ) = <0 cos(θ ) = >0
|z| |z|
b

KR
b
sin(θ ) = <0 sin(θ ) = <0
|z| |z|
a < 0, b < 0 a > 0, b < 0
θ = π + α avec α > 0 Ou θ ∈] − π, 0[

BA
résoudre le système suivant :
cos(θ ) = 3

5
U-
sin(θ ) = −4
5
Ce ne sont pas des valeurs remarquables. La calculatrice donne |θ | ≈ 0, 9273 rad.
Mais sin(θ ) est négatif, donc θ est négatif : θ ≈ −0, 9273 rad.
BO

Proposition 1.8 Pour tout nombre complexe non nul z, on a :


arg(z̄) = − arg(z)[2π],
.A

arg(−z) = arg(z) + π[2π],


arg(−z̄) = π − arg(z)[2π].
.A

Remarque Soit z un nombre complexe non nul et λ un réel non nul.


1. Si λ > 0, arg(λz) = arg(z)[2π],
2. Si λ < 0, arg(λz) = arg(z) + π[2π].
of

Proposition 1.9 (Propriétés des arguments) Pour tous nombres complexes z et z ′ non
Pr

nuls, on a :
1. arg(zz ′ ) = arg(z) + arg(z ′ )[2π]
1
 ‹
2. arg = − arg(z)[2π]
z
z
3. arg ′ = arg(z) − arg(z ′ )[2π]
z
4. arg (z n ) = n arg(z)[2π] pour tout n ∈ Z
NOMBRES COMPLEXES 1.8. RACINES CARRÉES, ÉQUATION DU SECOND DEGRÉ 11

1.7. Forme trigonométrique, forme exponentielle

Soit z = a + i b un nombre complexe non nul avec a et b deux réels. On peut aussi écrire
 ‹
p a b
z= a +b p
2 2 + ip .
a2 + b2 a2 + b2
p
Or a2 + b2 = |z|, pa2a+b2 = cos(θ ) et pa2b+b2 = sin(θ ) où θ est un argument de z. Donc,
z = |z|(cos(θ ) + i sin(θ )).

Définition 1.8 (Forme trigonométrique) Soit z un nombre complexe de module r et

E
d’un argument θ . L’écriture z = r(cos(θ ) + i sin(θ )) s’appelle une forme trigonométrique
de z.

KR
Définition 1.9 (Forme exponentielle) Pour tout réel θ , on note e iθ le nombre complexe
cos(θ ) + i sin(θ ). Un nombre complexe de module r et d’argument θ sera écrit alors r e iθ .

BA
Cette écriture est appelée une forme exponentielle de z.

Proposition 1.10 Pour tout θ et θ ′ de R, on a :


′ ′ e iθ i(θ −θ ′ )
n
e iθ e iθ = e i(θ +θ ) = e i(nθ )

= e
U- e iθ pour tout n ∈ Z.
e iθ

Proposition 1.11 (Formule de Moivre) Pour tout θ ∈ R et tout n ∈ Z


BO

(cos(θ ) + i sin(θ ))n = cos(nθ ) + i sin(nθ )


(cos(θ ) − i sin(θ ))n = cos(nθ ) − i sin(nθ ).
.A

Preuve Utilisons les formes exponentielles :


n
(cos(θ ) + i sin(θ ))n = e iθ = e inθ = cos(nθ ) + i sin(nθ ).
D’où la première formule de Moivre.
.A

Si on remplace θ par −θ , on obtient la seconde formule. □


of

1.8. Racines carrées, équation du second degré


Pr

1.8.1. Racines carrées d’un nombre complexe

Pour z ∈ C, une racine carrée est un nombre complexe ω tel que ω2 = z.

Proposition 1.12 Soit z un nombre complexe, alors z admet deux racines carrées, ω et
−ω.

Si z =
̸ 0 ces deux racines carrées sont distinctes. Si z = 0 alors ω = 0 est une racine double.
NOMBRES COMPLEXES 1.8. RACINES CARRÉES, ÉQUATION DU SECOND DEGRÉ 12

p p
2 2
Exemple 1.8 Les racines carrées de i sont + 2 (1 + i) et − 2 (1 + i).
En effet :
ω2 = i ⇐⇒ (x + i y)2 = i
x − y2 = 0
 2
⇐⇒
2x y = 1
Rajoutons la conditions |ω|2 = |i| pour obtenir le système équivalent au précédent :
1
 x = ± p2
 2  
 x − y =0  2x = 1
2 2

2x y = 1 ⇐⇒ 2 y 2 = 1 ⇐⇒ y = ± p12
x + y2 = 1 2x y = 1
 2
2x y = 1
 

E
Les réels x et y sont donc de même signe, nous trouvons bien deux solutions :
1 1 1 1

KR
x + iy = p + ip ou x + i y = − p − i p
2 2 2 2

BA
1.8.2. Équation du second degré

Proposition 1.13 L’équation du second degré az 2 + bz + c = 0, où a, b, c ∈ C et a ̸= 0,


U-
possède deux solutions z1 , z2 ∈ C éventuellement confondues.
Soit ∆ = b2 − 4ac le discriminant et δ ∈ C une racine carrée de ∆. Alors les solutions sont
BO

−b + δ −b − δ
z1 = et z2 = .
2a 2a

Et si ∆ = 0 alors la solution z = z1 = z2 = −b/2a est unique (elle est dite double).


.A

p
p −1 ± i 3
Exemple 1.9 — z + z + 1 = 0, ∆ = −3, δ = i 3, les solutions sont z =
2
.
2
.A

p
2
−1 ± 2 (1 + i)
p
1−i 2
— z2 + z + 4 = 0, ∆ = i, δ = 2 (1 + i), les solutions sont z = =
p 2
− 12 ± 2
4 (1 + i).
of

On retrouve aussi le résultat bien connu pour le cas des équations à coefficients réels :
Pr

Corollaire 1.1 Si les coefficients a, b, c sont réels alors ∆ ∈ R et les solutions sont de trois
types :
b
— si ∆ = 0, la racine double est réelle et vaut − ,
2a
p
−b ± ∆
— si ∆ > 0, on a deux solutions réelles ,
2a
p
−b ± i −∆
— si ∆ < 0, on a deux solutions complexes, mais non réelles, .
2a
NOMBRES COMPLEXES 1.10. APPLICATIONS À LA TRIGONOMÉTRIE 13

1.9. Racines n-ième

Définition 1.10 Pour z ∈ C et n ∈ N, une racine n-ième est un nombre ω ∈ C tel que
ωn = z.

Proposition 1.14 Il y a n racines n-ièmes ω0 , ω1 , . . . , ωn−1 de z = ρe iθ , ce sont :

iθ +2ikπ
ωk = ρ 1/n e n , k = 0, 1, . . . , n − 1

E
Par exemple pour z = 1, on obtient les n racines n-ièmes de l’unité e2ikπ/n , k = 0, . . . , n − 1
qui forment un groupe multiplicatif.

KR
ω1 ω0
• •

BA
O •ω0 ω1• O

ω•2 U- •
ω 2

Racine 3-ième de l’unité (z = 1, n = 3) Racine 3-ième de −1 (z = −1, n = 3)

1.10. Applications à la trigonométrie


BO

Voici les formules d’Euler, pour θ ∈ R :


.A

e iθ + e−iθ e iθ − e−iθ
cos θ = , sin θ =
2 2i
.A

1.10.1. Développement
of

On exprime sin nθ ou cos nθ en fonction des puissances de cos θ et sin θ .

Méthode : on utilise la formule de Moivre pour écrire cos (nθ )+i sin (nθ ) = (cos θ + i sin θ )n
Pr

que l’on développe avec la formule du binôme de Newton.

Exemple 1.10
cos 3θ + i sin 3θ = (cos θ + i sin θ )3
= cos3 θ + 3i cos2 θ sin θ − 3 cos θ sin2 θ − i sin3 θ
 
= cos3 θ − 3 cos θ sin2 θ + i 3 cos2 θ sin θ − sin3 θ
En identifiant les parties réelles et imaginaires, on déduit que
cos 3θ = cos3 θ − 3 cos θ sin2 θ et sin 3θ = 3 cos2 θ sin θ − sin3 θ .
NOMBRES COMPLEXES 1.11. NOMBRES COMPLEXES ET GÉOMÉTRIE 14

1.10.2. Linéarisation

On exprime cosn θ ou sinn θ en fonction des cos kθ et sin kθ pour k allant de 0 à n.


€ iθ −iθ Šn
Méthode : avec la formule d’Euler on écrit sinn θ = e −e2i . On développe à l’aide du
binôme de Newton puis on regroupe les termes par paires conjuguées.

Exemple 1.11
 3
e iθ − e−iθ
sin3 θ =
2i

E
1 
= (e iθ )3 − 3(e iθ )2 e−iθ + 3e iθ (e−iθ )2 − (e−iθ )3
−8i

KR
1 
= e3iθ − 3e iθ + 3e−iθ − e−3iθ
−8i 
1 e3iθ − e−3iθ e iθ − e−iθ
= − −3
4 2i 2i

BA
sin 3θ 3 sin θ
= − +
4 U-4

1.11. Nombres complexes et géométrie


BO

On associe bijectivement à tout point M du plan affine R2 de coordonnées (x, y), le nombre
complexe z = x + i y appelé son affixe.
.A

1.11.1. Équation complexe d’une droite


.A

Soit
ax + b y = c
of

l’équation réelle d’une droite D : a, b, c sont des nombres réels (a et b n’étant pas tous les
deux nuls) d’inconnues (x, y) ∈ R2 .
Pr

Écrivons z = x + i y ∈ C, alors
z + z̄ z − z̄
x= , y= ,
2 2i
donc D a aussi pour équation a(z + z̄) − i b(z − z̄) = 2c ou encore (a − i b)z + (a + i b)z̄ = 2c.
Posons ω = a + i b ∈ C∗ et k = 2c ∈ R alors l’équation complexe d’une droite est :

ω̄z + ωz̄ = k

où ω ∈ C∗ et k ∈ R.
NOMBRES COMPLEXES 1.11. NOMBRES COMPLEXES ET GÉOMÉTRIE 15

1.11.2. Équation complexe d’un cercle

Soit C (Ω, r) le cercle de centre Ω et de rayon r. C’est l’ensemble des points M tel que
dist(Ω, M ) = r. Si l’on note ω l’affixe de Ω et z l’affixe de M . Nous obtenons :
dist(Ω, M ) = r ⇐⇒ |z − ω| = r ⇐⇒ |z − ω|2 = r 2 ⇐⇒ (z − ω)(z − ω) = r 2
et en développant nous trouvons que l’équation complexe du cercle centré en un point
d’affixe ω et de rayon r est :

zz̄ − ω̄z − ωz̄ = r 2 − |ω|2

E
KR
où ω ∈ C et r ∈ R.

BA
|z−a|
1.11.3. Équation |z−b| =k

Proposition 1.15 Soit A, B deux points du plan et k ∈ R+ . L’ensemble des points M tel que
U-
M B = k est
MA

— une droite qui est la médiatrice de [AB], si k = 1,


BO

— un cercle, sinon.

Exemple 1.12 Prenons A le point d’affixe +1,B le point d’affixe −1. Voici les figures pour
plusieurs valeurs de k.
.A

Par exemple pour k = 2 le point M dessiné vérifie bien M A = 2M B.

•M
.A

M BM A
• •
B A
of

Ce document combine les approches pédagogiques des deux sources originales, en pré-
Pr

sentant une théorie complète et rigoureuse des nombres complexes avec de nombreux
exemples et illustrations géométriques.

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