Comptabilité IFRS
Imen JEDIDI
Mail : [email protected]
Objectif(s) du cours
Acquérir une vision des caractéristiques du processus
international de normalisation comptable;
Comprendre l’impact de l’application du référentiel IFRS
en matière d’évaluation et de présentation des actifs et
des passifs de l’entreprise.
2
Références bibliographiques
Dandon O. et Didelot, L. (2019), Maîtriser les IFRS, 9ème Ed.,
Groupe Revue Fiduciaire
Dick W. et Missonier-Piera F. (2018), Comptabilité Financière en
IFRS, 4ème Ed., Pearson Education
Obert R. (2017), Pratique des normes IFRS : Référentiel et guide
d’application, 6ème Ed., Dunod
Raffournier B. (2015), Les normes comptables internationales
(IFRS), 6ème Ed., Economica
Ramond O., Paugam L., Casta J-F. et Batsch L. (2017),
Evaluation financière et normes IFRS, 2ème Ed. Economica
Touron P. et Tondeur H. (2005), Comptabilité en IFRS, Ed.
d’organisation
3
Plan du cours
Chapitre 1: Normes comptables internationales :
perspectives institutionnelle et historique
Chapitre 2: Le référentiel IFRS
Chapitre 3: Immobilisations corporelles et contrats de
location
Chapitre 4: Immobilisations incorporelles et tests de
dépréciation
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CHAPITRE 1
Normes comptables
internationales :
Perspectives institutionnelle et
historique
5
Plan
I. L’harmonisation comptable internationale
II. L’IASB : les institutions
III. L’IASB et l’Europe
IV. L’IASB et les Etats-Unis
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I. L’harmonisation comptable
internationale
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Les normes IAS/IFRS dans le monde
Normes IAS/IFRS obligatoires ou facultatives pour les sociétés
cotées et les institutions financières dans plus de 150 pays du
monde :
Application obligatoire dans 146 pays
Application facultative dans 13 pays
Normes IAS/IFRS utilisées dans des pays couvrant 98,8 % du
PIB mondial
Quelques exemples (pour les sociétés cotées) :
États membres de l’Union Européenne : depuis 2005
Australie, Afrique du Sud et Turquie : depuis 2005
Nouvelle-Zélande : depuis 2007
Canada et Corée du Sud : depuis 2011
Mexique, Argentine et Russie : depuis 2012
États-Unis : depuis 2007 normes IFRS autorisées pour les
sociétés étrangères (application effective pour 500 d’entre
elles) mais pas pour les sociétés américaines
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Les difficultés de l’harmonisation
Des pratiques comptables différentes d’un pays à l’autre
La comptabilité s’insère dans un contexte économique, juridique,
social et culturel
Facteurs explicatifs des différences mis en avant :
Le système légal : droit coutumier / droit écrit
Les apporteurs de fonds : marchés / Etat, banques, familles
Le rôle de l’Etat / le rôle de la profession dans la normalisation
Le poids de la fiscalité : déconnexion / connexion
Opposition entre deux systèmes comptables :
Le système anglo-saxon / le système continental
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Les caractéristiques des systèmes
comptables
Le système anglo- Le système
saxon continental
Les utilisateurs Les investisseurs Gamme étendue
de l’information (shareholders) d’utilisateurs
comptable (stakeholders)
Rôle de la Aide à la prise de décision Reddition des comptes
comptabilité économique
Latitude laissée Étendue Faible
aux
professionnels
Conception Économique Juridique
Lien entre Faible Fort
fiscalité et
comptabilité
Source : Colasse (2004)
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Pourquoi harmoniser?
Existence de différents référentiels comptables
Degré élevé de transparence
Comparabilité des états financiers
Fonctionnement efficace des marchés de capitaux
Réduction du coût de préparation des états financiers
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Des tentatives d’harmonisation
Depuis les années 1970
Sur le plan régional
Plan comptable de l’OCAM (Organisation Commune des
Etats africains, malgache et mauriciens) (1970) ;
remplacé par le Système comptable ouest-africain
(SYSCOA) (1997)
Au niveau européen : les directives européennes
Sur le plan international
ONU (mission d’élaboration de normes comptables
confiée à un groupe inter-gouvernemental)
OCDE (recommandations à l’intention des
multinationales en matière d’information comptable)
IASC (International Accounting Standards Committee)
(1973)
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L’harmonisation européenne
(les directives)
Le dispositif européen d’harmonisation
Les directives : applicables dans les Etats membres après
transposition dans le droit national
Les directives : un cadre visant à limiter les différences de
pratiques comptables susceptibles d’exister
o La 4ème directive (1978) relative aux comptes individuels
• La notion de true and fair view (image fidèle) d’origine britannique
• Formats de présentation du bilan et du compte de résultat
• Le rôle de l’annexe
• Transposée en France en 1983 (« loi comptable » de 1983)
o La 7ème directive (1983) relative aux comptes consolidés
• Périmètre et méthodes de consolidation
• Influence anglo-saxonne plus présente que dans la 4ème directive
• Transposée en France en 1985 (loi de 1985 sur les comptes consolidés)
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L’harmonisation européenne
(l’échec des directives)
Bilande l’harmonisation par les directives au milieu
des années 1990
La persistance de différences de pratiques comptables entre les
pays membres révélant des limites intrinsèques à
l’harmonisation par les directives
Les limites :
• Vides non traités par les directives (car absence de consensus entre
les Etats membres)
• Options autorisées par les directives (pour permettre la
compatibilité avec les réglementations comptables des différents
Etats membres)
• Longueur du processus d’élaboration et de mise en application des
directives
15
L’harmonisation européenne
(la solution)
Uneautre stratégie pour l’harmonisation européenne
depuis la fin des années 1990 :
Pressions des grands groupes européens désireux de se
procurer des capitaux sur tous les marchés financiers
Règlement européen n° 1606/2002 : comptes consolidés des
sociétés européennes cotées établis en normes IFRS à partir
de 2005
16
Un exemple (réussi) d’harmonisation
internationale : l’IASC
Les débuts
Organisme de droit privé, sans pouvoir coercitif, créé en 1973
à l’initiative de Henry Benson, associé de Coopers & Lybrand
Membres : représentants des organisations comptables
professionnelles de 9 pays
• Allemagne, Australie, Canada, Etats-Unis, France, Japon,
Mexique, Pays-Bas et Royaume-Uni
• La France représentée par l’Ordre des Experts-Comptables et la
Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes
• Fin des années 1990 : quelques 130 organisations membres
implantées dans 100 pays différents
Objectif : « formuler et publier, dans l’intérêt général, les
normes comptables à observer pour présenter les états
financiers et promouvoir leur acceptation et leur application
dans le monde »
• Mais objectif « officieux » : faire contrepoids à l’harmonisation
européenne
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Un exemple (réussi) d’harmonisation
internationale : l’IASC
Lapériode 1973 - fin des années 1980 (les « jeunes
années »)
Publication de normes comptables à plusieurs options
(suffisamment d’options pour ne pas poser de problèmes
d’application dans les pays des organisations professionnelles
membres)
Les normes : un résumé des pratiques comptables existantes
Processus d’harmonisation lent et perte de légitimité de
l’organisme…
D’où la mise en œuvre d’une « stratégie de survie » plus
offensive (recherche de soutiens institutionnels)
18
Un exemple (réussi) d’harmonisation
internationale : l’IASC
La décennie 1990 (le « décollage »)
Réduction du nombre d’options
• Projet « Comparabilité des états financiers »
• Deux traitements possibles pour un même problème : un
traitement de référence (benchmark treatment) et un traitement
alternatif autorisé (allowed alternative treatment)
Publication d’un cadre conceptuel « Cadre pour la
préparation et la présentation des états financiers » en 1989
Recherche d’appuis institutionnels notamment auprès de
l’IOSCO (organisation internationale des commissions de
valeurs mobilières)
• Accord prévoyant l’application des IAS pour les cotations
transfrontalières si l’IASC complète à satisfaction un « noyau
dur » de normes fin 1999
19
Un exemple (réussi) d’harmonisation
internationale : l’IASC
La période fin des années 1990 – 2001
(l’« atterrissage »)
Achèvement des « core standards » en décembre 1998
Recommandation de l’IOSCO aux autorités boursières
d’accepter les états financiers des sociétés cotées établis en
normes IAS en mai 2000
Mise en place d’une nouvelle structure en 2001 plus
indépendante de la profession comptable
La stratégie d’harmonisation comptable européenne
annoncée en 2000 et concrétisée en 2002 (règlement CE
1606/2002)
20
II. L’IASB: les institutions
21
La structure de l’IASB
Une organisation non gouvernementale de droit privé,
indépendante de la profession comptable, composée
depuis 2001 de :
L’International Financial Reporting Standards Foundation
(IFRS Foundation) ou l’assemblée des administrateurs
L’IASB (International Accounting Standards Board) :
l’organisme de normalisation
L’IFRS Interpretations Committe : comité d’interprétation
L’IFRS Advisory Council (ex SAC : Standards Advisory
Council) et l’Accounting Standards Advisory Forum : les
organes consultatifs
Réforme de la constitution en 2009 et mise en place d’un
Monitoring Board (conseil de surveillance) dans un objectif
de responsabilité publique accrue
22
Overview of the structure of the IFRS
Foundation, IASB, and ISSB (iasplus.com)
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L’IFRS Foundation et le Monitoring
Board
Missions de l’IFRS Foundation :
Assurer la gouvernance du dispositif, notamment au niveau de son
financement
Désigner les membres des autres organismes
Contrôler l’efficacité de l’IASB et veiller à son indépendance
Responsable des modifications apportées aux statuts (tous les 5 ans)
et de leur application
Missions du Monitoring Board :
Etablir un lien formel entre les administrateurs et les autorités
publiques des marchés financiers
Participer au processus de nomination des administrateurs et
approuver leurs nominations
Exercer un contrôle sur les activités des administrateurs (rencontre
au moins une fois par an)
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L’IASB :
L’organisme de normalisation
Mission : préparation et publication des normes
comptables internationales
Composition
14 membres (12 à plein temps)
« Compétence professionnelle et expérience pratique »
exigées
Expériences diverses (auditeurs, préparateurs de comptes,
utilisateurs, universitaires, …)
Origines géographiques diverses : dans les faits, une
majorité de membres anglo-saxons
Mandat : 5 ans renouvelables, membres rémunérés
Président : Andreas Barckow (depuis juillet 2021)
Siège : Londres
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L’IFRS Interpretations Committee
et les comités consultatifs (1/2)
L’IFRS Interpretations Committee (précédemment
IFRIC)
Mission : répondre rapidement aux problèmes d’interprétation et
promouvoir ainsi une application rigoureuse et uniforme des IFRS
Composition : 14 membres en sus du président
L’IFRS Advisory Council : une mission de conseil par
rapport au Board et aux trustees
Conseiller le Board sur les priorités de son programme de travail
Fournir au Board un avis sur les projets de normes
Informer le Board sur les différents points de vue des régulateurs
comptables nationaux
Composition : une quarantaine de membres bénévoles représentants
de groupes de préparateurs, d’utilisateurs des comptes, d’auditeurs,
d’universitaires,…
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L’IFRS Interpretations Committee
et les comités consultatifs (2/2)
L’Accounting Standards Advisory Forum :
Créé en 2013 pour promouvoir les liens entre l’IASB et les
organismes de normalisation comptable nationaux
12 membres représentant des normalisateurs nationaux
(ou régionaux) et est présidé par l’IASB
• Exemple : le FASB, l’EFRAG, Autorité des Normes
Comptables
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L’International Sustainability Standards
Board - ISSB
Créé le 3 novembre 2021 par l’IFRS Foundation.
14 membres
Objectif: élaborer un jeu de normes internationales de référence pour
la publication d'informations sur les risques et les opportunités liés à la
durabilité des entreprises.
Premières normes publiées en juin 2023:
• IFRS S1 « Obligations générales en matière d’informations
financières liées à la durabilité »
• IFRS S2 « Informations à fournir sur les changements climatiques »
30
Financement du dispositif
De la responsabilité des trustees
Budget annuel : 27 à 30 millions de livres
Origine(s) des fonds :
L’ensemble des économies mondiales en fonction de leur
PIB
Les contributions volontaires apportées principalement par
les cabinets d’audit, les entreprises, les banques centrales
et les banques de développement
Les ventes de publications
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Le processus d’élaboration d’une norme
Mise sur l’agenda et planification du projet :
consultation de l’IFRS Advisory Council pour savoir
si le thème doit être retenu au programme de travail
du Board
Publication pour appel à commentaires d’un
document de discussion (Discussion Paper)
Publication pour appel à commentaires d’un projet
de norme (Exposure Draft) qui doit être approuvé à
la majorité
Approbation de la norme à la majorité, avec
publication d’une base des conclusions et mention
sur la norme de toute opinion contraire
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Caractéristiques du référentiel IFRS
Comptabilité basée sur des principes
Substance over form
Notion de juste valeur
Information financière détaillée avec peu d’options
comptables
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III- L’IASB et l’Europe
Règlement européen n°1606/2002
Les sociétés européennes faisant appel public à l’épargne
doivent élaborer leurs comptes consolidés selon les normes
internationales pour les exercices comptables commençant
le 1er janvier 2005
Pour les comptes individuels et les comptes consolidés des
groupes non cotés, option laissée à chaque État membre
En France, l’application des normes IFRS est :
Interdite pour les comptes individuels ;
Facultative pour les comptes consolidés des groupes non cotés
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Règlement européen n°1606/2002
Nécessité pour la Commission Européenne d’avoir un
droit de regard sur les normes IFRS :
Les normes de l’IASB ne s’appliquent pas
automatiquement en Europe
Nécessité d’un mécanisme de validation/approbation
qui leur confère un statut obligatoire
Mécanisme testé pour la 1ère fois en 2003 :
Rejet des normes IAS 32 et 39 relatives aux instruments
financiers sous la pression des banques et des
compagnies d’assurance françaises
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Le mécanisme d’adoption des normes
internationales au niveau européen
Avis consultatif donné par l’EFRAG
European Financial Reporting Advisory Group : comité technique et
privé
Rôle : fournir une expertise technique quant à l’utilisation des
normes IFRS dans l’environnement juridique européen
Possibilité d’intervenir en amont (répondre aux appels à
commentaires de l’IASB ou assister à des groupes de travail)
Avis du SARG
Standards Advice Review Group ou comité d’examen des avis sur les
normes comptables : comité réunissant des experts indépendants
Rôle : juger du caractère objectif et équilibré des avis de l’EFRAG
Décision de l’ARC
Accounting Regulatory Committee ou Comité de la Réglementation
Comptable européen (CRCe) : comité politique composé des
représentants des États membres de l’Union
Rôle : rendre des avis sur l’adoption des normes internationales au
sein de l’Union
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Le mécanisme d’adoption des normes
internationales au niveau européen
EFRAG → SARG → ARC
Validation du vote de l’ARC par la Commission
européenne
Publication de la norme intégralement dans chacune
des langues officielles de la Communauté sous forme
de règlement au JO des Communautés européennes
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Réforme Maystadt
Rapport: « Les IFRS devraient-elles être plus européennes ?»
(Maystadt, 2013)
• Objectif: renforcer l’influence de l’UE dans la
normalisation comptable internationale
Trois hypothèses :
1) Une réorganisation de l'EFRAG
2) Le transfert des tâches assumées par l’’EFRAG à
L'ESMA (European Securities and Markes Authorities)
3) La création d'une autorité publique européenne pour
l'élaboration des normes comptables
→ La première fut retenue
41
Réforme Maystadt
Création d’un Board de haut niveau, ayant vocation à approuver toutes
les positions et lettres d’avis d’homologation de l’EFRAG, en s’appuyant
sur les conseils du TEG (Technical Expert Group, comité technique
comptable)
Composition d’un Board à 16 membres:
8 représentants d’organisations européennes parties prenantes
8 normalisateurs comptables nationaux
4 permanents : France, Allemagne, Italie et Royaume-Uni
4 représentants d’autres autorités
La CE, les Autorités Européennes de Supervision et la Banque
Centrale Européenne (ECB – European Central Bank) participent au
Board de l’EFRAG en qualité d’observateurs.
42
Le mécanisme européen (actuel)
d’adoption des normes IFRS
Étape 1: IASB émet une nouvelle norme ou interprétation
Étape 2: L’EFRAG consulte le public et émet un avis
d’approbation
Étape 3: La CE prépare un projet de réglementation pour
approbation
Étape 4: L’ARC approuve le projet à une majorité qualifiée
Étape 5: Le Conseil de l’Europe et le Parlement Européen ont 3
mois pour s’opposer à l’adoption
Étape 6: La CE adopte le Règlement et le publie dans chacune
des langues officielles de l’UE (dans les 15 jours)
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IV- L’IASB et les Etats-Unis
Les normes comptables américaines « US GAAP »
Les grandes sources de réglementation de
l’information financière américaine
La SEC (Securities and Exchange Commission)est l’autorité
des marchés financiers américains
L’AICPA (American Institute of Certified Public Accountants)
Instance professionnelle représentative des « experts-
comptables auditeurs » (Certified Public Accountants, CPA)
aux Etats-Unis.
Le FASB (Financial Accounting Standards Board) a pour
mission de publier des normes comptables nouvelles ou
adapter les normes existantes.
Les US GAAP
Normes fondées sur des règles et des interprétations
extrêmement détaillées
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Comparaison IAS/IFRS et US GAAP
US GAAP IAS/IFRS
Existence d’un Oui Oui
cadre conceptuel
Histoire Depuis les années 1930 Depuis 1973
Sociétés concernés Toutes les sociétés Calendrier soumis à la
américaines, leurs décision de chaque
filiales dans le monde pays (en France, les
et de nombreuses comptes consolidés des
sociétés non sociétés cotées à partir
américaines du 1er janvier 2005)
Critères Rule over principle Principle over rule
La règle prédomine le Le principe prédomine
principe la règle
Application Détaillée sous forme de Les annexes chiffrées
« cook book » (recette sont des illustrations et
de cuisine) ne font pas partie du
corpus des normes 46
Convergence entre IAS/IFRS et US GAAP
La réticence américaine (de longue date) à reconnaître les
normes de l’IASC/IASB:
Une conviction d’avoir le meilleur système possible au
monde d’informations financières.
En 1999, le FASB recense plus de 250 différences entre les
normes internationales et les normes américaines touchant
la constatation, la mesure, les traitements alternatifs et
l’absence de normes ou de lignes directrices.
A partir de cette comparaison, le FASB conclut que les
normes IAS-IFRS sont de qualité inférieure aux US GAAP.
47
Convergence entre IAS/IFRS et US GAAP
Lors de l’accord de Norwalk (Norwalk agreement – 18
septembre 2002 – Connecticut), le FASB et l’IASB se sont
mis d’accord pour:
Rendre leurs référentiels comptables compatibles
Coordonner leurs travaux futurs
Depuis, de nombreuses réunions communes entre IASB et
FASB ont été organisées et plusieurs projets de convergence
ont été lancés.
En 2010, l’IASB et le FASB ont publié deux textes
semblables: le SFAC 8 pour le FASB et le cadre conceptuel
2010 pour l’IASB.
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Convergence entre IAS/IFRS et US GAAP
En novembre 2011, la SEC a publié un document
analysant la possible intégration des IFRS dans le
référentiel reconnu aux Etats-Unis.
Une approche en deux étapes:
1) Une période de « convergence » pendant 5 à 7 ans,
pendant laquelle les normes américaines seraient
modifiées petit à petit pour devenir conformes aux
IFRS.
2) L’adoption d’un processus d’ « approbation » des
nouvelles normes et amendements (comme le fait
l’UE).
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Convergence entre IAS/IFRS et US GAAP
Refus d’adoption des IFRS par les Etats-Unis en 2012
Une adoption en suspens qui tient davantage du
politique que de la technique
Frustration de la Commission Européenne face à la
position des Etats Unis
Conséquences :
• Maintien des US GAAP ?
• Réduction au maximum des divergences entre US
GAAP et IFRS afin de maintenir l’absence de
réconciliation avec les US GAAP pour les sociétés
étrangères cotées aux Etats Unis ?
• Programme de convergence IFRS – US GAAP
maintenu mais ralenti
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Convergence entre IAS/IFRS et US GAAP
Le FAF (Financial Accounting Fundation) a annoncé le 28 Janvier 2014 le
versement ponctuel de 3 millions de dollars pour soutenir l’achèvement
des quatre projets:
• Les produits des activités ordinaires (norme commune publiée le
28 mai 2014)
• Les contrats de location
• Les contrats d'assurances
• Les instruments financiers
En décembre 2014, lors de la conférence de l’AICPA, James Schnurr,
responsable des affaires comptables au sein de la SEC, a proposé d’offrir
aux sociétés américaines la possibilité de fournir à la SEC, sur une base
volontaire, des informations supplémentaires en IFRS.
Ces efforts n’ont toutefois pas débouché sur une décision officielle
d’adoption des IFRS pour les émetteurs domestiques. L’objectif d’un « jeu
unique » de normes comptables est progressivement devenu
silencieusement obsolète dans les plans stratégiques de la SEC après
2015–2017.
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