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Thématique Stage

Le document traite du développement de systèmes de production agricoles innovants et résilients face au changement climatique dans la région de Fès-Meknès, au Maroc. Il aborde les défis posés par les changements climatiques, les spécificités de la région, ainsi que les politiques publiques et projets en cours pour soutenir l'adaptation des agriculteurs. Les propositions incluent l'intégration des connaissances traditionnelles et modernes pour renforcer la résilience des systèmes de production.

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Thématique Stage

Le document traite du développement de systèmes de production agricoles innovants et résilients face au changement climatique dans la région de Fès-Meknès, au Maroc. Il aborde les défis posés par les changements climatiques, les spécificités de la région, ainsi que les politiques publiques et projets en cours pour soutenir l'adaptation des agriculteurs. Les propositions incluent l'intégration des connaissances traditionnelles et modernes pour renforcer la résilience des systèmes de production.

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Thématique :

Développement des systèmes de production innovants résilients face au changement climatique dans
la région de Fès-Meknès.

Cadre conceptuel :

Systèmes de production :

Selon la FAO, le système de production d’une exploitation se définit par la combinaison (la nature et
les proportions) de ses activités productives et de ses moyens de productions.

Les différents systèmes de production sont : l'agriculture intensive, l'agriculture extensive,


l'agriculture biologique, l'agriculture durable, l'élevage (élevage intégré), l'aquaculture, l'aquaponie, la
permaculture, l'agronomie…etc.

« Un système de production agricole est un mode de combinaison entre terre, forces et moyens de
travail à des fins de production végétale et/ou animale, commun à un ensemble d'exploitations »
(REBOUL)

Résilience :

Capacité des systèmes sociaux, économiques et environnementaux à faire face à une évolution, à une
perturbation ou à un évènement dangereux, permettant à ceux-ci d’y répondre ou de se réorganiser de
façon à conserver leur fonction, leur identité et leur structure fondamentales tout en gardant leurs
capacités d’adaptation, d’apprentissage et de transformation. Cette définition s’inspire de Conseil de
l’Arctique (GIEC 2013 )

Innovation :

L'innovation nous permet de faire plus et mieux avec moins. Au niveau de l'exploitation agricole, de
nombreuses innovations sont des "innovations de procédé" qui améliorent les techniques de
production, comme par exemple des semences à haut rendement ou une irrigation plus efficace. Les
"innovations de produit" sont créées par les industries en aval et comprennent des produits nouveaux
et améliorés, tels que des aliments plus sains ou de nouveaux produits chimiques ou pharmaceutiques.
Les "innovations de marketing et d'organisation" sont également de plus en plus importantes tout au
long de la chaîne d'approvisionnement.

L'innovation peut offrir aux producteurs agricoles la possibilité d'accroître leur productivité tout en
gérant mieux les ressources naturelles. Cela permet d'assurer la viabilité à long terme et de réduire les
impacts environnementaux négatifs de la production, tels que les polluants et les déchets. (OCDE)

Changements climatiques :

La CCNUCC (2009), dans son premier article, définit les changements climatiques comme des
"changements qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la
composition de l'atmosphère mondiale et qui viennent s'ajouter à la variabilité naturelle du climat
observée au cours de périodes comparables". Par conséquence, la CCNUCC considère que le facteur
prépondérant du changement climatique est la modification de la composition de l'atmosphère, due à
l'effet de serre additionnel.
Toutefois, le GIEC (2014) définit le changement climatique comme étant "une Variation de l'état du
climat, qui peut être décelé par des modifications de la moyenne et/ou de la variabilité de ses
propriétés et qui persiste pendant une longue période, généralement pendant des décennies ou plus".

Aspect physique :

Monographie de la région Fès-Meknès :

La Région de Fès Meknès, située au Centre-Nord du Maroc et couvrant une superficie de 40 075
km2 est une des douze nouvelles régions du Maroc instituées par le découpage territorial de 2015.

Elle comprend 2 préfectures (Fès et Meknès) et 7 provinces (Taounate, Taza, Sefrou, El Hajeb,
Boulemane, My Yacoub et Ifrane). Elle est délimitée au Nord par la Région de Tanger-Tétouan-Al
Hoceima, à l’Ouest par la Région de Rabat-Salé-Kénitra, au Sud-Ouest par la Région de Béni Mellal-
Khénifra, à l’Est par la Région de l’Oriental et au Sud par la Région de Drâa-Tafilalet.

Climat :

La Région est caractérisée par un climat allant du méditerranéen au continental l’hiver et chaud l’été,
notamment dans la province de Boulemane. Le climat des zones élevées du Rif et Pré Rif, est clément
en été, alors qu’en hiver il est plus froid avec des gelées fréquentes et fortes. Les zones continentales
sont sujettes aux coups du ‘Chergui’ qui contribue à l’élévation des températures. Les disparités
géographiques à l’intérieur de la région introduisent des distinctions importantes au niveau de la
pluviométrie dont on peut distinguer les zones humides, les zones moyennement arrosées et les zones
sèches.

Agriculture :

Le secteur agricole est l’un des secteurs prometteurs de la région. En effet, la superficie agricole utile
au niveau de la région Fès-Meknès est estimée à 1.335.639 hectares, soit 15% de la superficie agricole
utile nationale. La superficie totale des terres irriguées est de l’ordre de 1.251.456 hectares, soit 9% de
la superficie totale des terres agricoles de la région. Superficie équipée en goutte à goutte est de 82 759
Ha.

A l’instar de l’agriculture, Fès-Meknès recèle un potentiel de production animale englobant toutes les
espèces du Maroc (bovin, ovin, caprin, camelin, équidés) et une longue tradition d’élevage. Cette
activité se caractérise par la prédominance du cheptel ovin (2 990 000 têtes) constitué essentiellement
de deux races : Timahdite et Dammane

Filières phares de la région :

VIANDES ROUGES : Forte d’une longue expérience dans le domaine de la production animale, la
région Fès-Meknès regorge d’énormes potentialités en production de produits d’origine animale.
Ainsi, la capacité de stockage pour cette filière a littéralement bondi, passant de 17 535 tonnes par an
en 2008, à 22 946 tonnes par an en 2019. Dans le même sillage, la capacité de transformation s’est
considérablement améliorée pour passer de 20 tonnes par an en 2008 à 196 tonnes par an en 2019

ROSACEAE : Grâce à la mise en œuvre du Plan Maroc Vert (PMV), la région Fès-Meknès a réussi à
développer son potentiel au niveau de différentes cultures. La production de la filière des rosacées (y
compris l’amandier, le figuier et le pommier) a réussi à connaître une croissance importante au niveau
de la région de Fès-Meknès qui se positionne en tête de la production nationale des rosacées (80%). En
2019, la superficie irriguée pour cette filière a atteint pas moins de 39 000 hectares. La capacité de
stockage est, quant à elle, passée à 170 000 tonnes par an.

OLEICOLE : C’est la principale espèce fruitière cultivée au Maroc avec 65 % de la superficie


arboricole nationale. Si elle est présente dans 10 régions du Royaume, Fès-Meknès et Marrakech-Safi
concentrent à elles seules 54% de la superficie oléicole La filière oléicole est une filière phare au
niveau de la région Fès Meknès. La production de la filière de l’olivier au niveau de la région a connu,
depuis 2008, une évolution particulièrement importante. Ainsi, sa surface irriguée est passée, de 29
680 hectares en 2008, à 48 000 hectares en 2019. La capacité de trituration a bondi à 1,29 million de
tonnes par an en 2019, alors qu’elle se situait à seulement 1,03 million en 2008

Céréaliculture : C’est une filière prometteuse dans la région et lors d’une journée d’étude sur le thème
« la filière des céréales dans la région Fès-Meknès : production, financement et commercialisation »
qui a été organisée, à Fès. Ils ont confirmé l’importance de la filière céréalière dans la région Fès
Meknès, avec une production qui contribue à hauteur de 20% de la production nationale. La culture du
blé tendre représente 52% de la production céréalière dans la région. Elle est suivie du blé dur (28%)
et de l’orge (20%). La production de cette filière a pu atteindre 1 487 378 T.

Effets des changements climatiques sur la région de Fès-Meknès :

Les résultats des deux projets majeurs, récemment réalisés au Maroc : Le projet ACCAGRIMAG Le
projet MOSAICC, montrent que les superficies des terres fortement aptes ou très aptes à la culture de
blé tendre diminueront par rapport à la période actuelle, de façon plus marquée pour le scénario
RCP8.5. Les superficies des terres des terres, fortement aptes ou très aptes à la culture de pois chiche
de printemps, diminueront plus fortement, en raison du cycle de cette culture qui est placé entre la fin
de la saison d’hiver et le printemps. L’impact du changement climatique sur la réduction des
superficies aptes à la culture de l’olivier et de l’amandier est peu significatif dans ces zones.
Politique publique marocaine pour faire face aux changements climatiques :

Le changement climatique impacte sévèrement le secteur agricole Marocain, par la dégradation des
ressources naturelles vitales à l’agriculture, notamment l’eau, les sols et l’agro-biodiversité. De plus, il
accroit le phénomène de désertification des terres de parcours, qui couvrent 82% des terres arides du
Maroc. Ces parcours subissent actuellement une dégradation des ressources phyto-génétiques,
d’origine climatique et anthropique, impliquant la désertification du pays et la diminution des
ressources fourragères

Conscient de cette situation, le Maroc s’est engagé volontairement et résolument dans un processus de
lutte contre le réchauffement climatique en définissant progressivement sa propre vision tout en se
conformant aux décisions prises collectivement au niveau international.

Concernant ses engagements internationaux, le Royaume a procédé à la signature de la CCNUCC


en 1992 et il a présenté à son secrétariat sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN). Il est
également signataire du Protocole de Kyoto en 1997. Il a abrité aussi la 7ème Conférence des Parties
(COP7) en 2001 et la COP 22 en 2016. L’accord prévoit de contenir d’ici à 2100 le réchauffement
climatique « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible de viser à «
poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C ». Malgré sa faible responsabilité
dans le problème du changement climatique, le Maroc a défini des engagements clairs, avec la
conviction que les ambitions mondiales pour s’attaquer au problème du changement climatique
appellent à un engagement conséquent de toutes les nations en matière d’atténuation et d’adaptation.

-Le Royaume du Maroc, fidèle à ses engagements climatiques, a mis en place une politique nationale
intégrée pour préserver l’environnement, faire face aux effets du changement climatique et atténuer les
émissions des gaz à effet de serre…» « ... Nous aspirons également à l’adoption des procédures et des
mécanismes d’opérationnalisation de l’Accord de Paris, dont l’adoption d’un plan d’action pour la
période pré-2020 en matière de réduction des émissions, d’adaptation, de financement, de
renforcement des capacités, de transfert de technologie et de transparence, notamment en faveur des
pays en développement, des pays les moins avancés d’Afrique et d’Amérique latine et des petits Etats
insulaires » Extrait du discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion de la cérémonie
de signature de l’Accord de Paris.

-La conception du Plan Climat National est le fruit d’un diagnostic détaillé de la vulnérabilité des
écosystèmes Marocains ainsi qu’une analyse approfondie des plans et politiques sectoriels. Ce plan se
base également sur les directives et recommandations formulées par les différents organismes
internationaux. En raison de la vulnérabilité des écosystèmes Marocain, le Plan National Climat 2030
(PCN 30) doit, en priorité, assurer l‘adaptation des secteurs et ressources clés au changement
climatique.

-Le Projet d’Intégration du Changement Climatique dans la Mise en Œuvre du Plan Maroc Vert
(PICCPMV), financé par le Fonds Spécial pour les Changements Climatiques (SCCF), vise le
renforcement des capacités au niveau institutionnel et au niveau des agriculteurs pour l’adaptation au
changement climatique dans cinq régions ciblées du Maroc. Le PICCPMV améliorera la résilience du
secteur agricole aux modifications attendues du climat. Il accompagnera le PMV par l'intégration des
mesures d’adaptation au changement climatique dans la mise en œuvre des projets Pilier II. Le
PICCPMV vise à combler l'écart des connaissances et des capacités des acteurs pour faire face aux
nouveaux scénarios climatiques.
Le PICCPMV est caractérisé par deux composantes : 1. renforcement des capacités des institutions
publiques et privées pour l’adaptation au changement climatique en agriculture dans cinq régions
ciblées, et 2. dissémination des technologies d’adaptation au changement climatique en agriculture
auprès des agriculteurs relevant de cinq régions ciblées. Les cinq régions ciblées par le PICCPMV sont
: Chaouia – Ouardigha, Rabat - Salé – Zemmour – Zaër, Tadla – Azilal, Doukkala – Abda et Gharb –
Chrarda - Beni Hssen. Ces régions ont été choisies en fonction de leur vulnérabilité au changement
climatique et de leur potentiel agricole. Notamment, la composante 2 du PICCPMV financera la mise
en œuvre des technologies et des pratiques d’adaptation au changement climatique à l’intérieur d’une
dizaine de sous-projets PICCPMV. Chaque sous-projet PICCPMV ciblera un groupe d’agriculteurs
qui sont aussi bénéficiaires d’un projet Pilier II. Ces sous-projets PICCPMV offriront une
démonstration de l'avantage des stratégies qui réduisent la vulnérabilité au changement climatique. Les
agriculteurs bénéficiaires des sous-projets PICCPMV serviront de catalyseurs pour la dissémination de
technologies de résilience.

La problématique :
Après 4 ans des années de sécheresse successives au Maroc, ce dernier souffre des changements
climatiques ; surtout que plus de 80% de l’agriculture est pluviale et 95% de superficie est semi-aride.

Donc, il faut lutter contre ces changements climatiques par le développement des systèmes de production
déjà cités en travaillant sur la région de Fès-Meknès

Des propositions :

"Comment concevoir et mettre en œuvre des systèmes de production agricole novateurs capables de
faire face au changement climatique de manière résiliente dans la région de Fès-Meknès, en tenant
compte des spécificités environnementales, socio-économiques et culturelles de la région ?"

Problématique liée aux agriculteurs et institutions : "Comment intégrer de manière efficace les
connaissances traditionnelles et locales des agriculteurs avec les innovations modernes pour renforcer
la résilience des systèmes de production agricole face au changement climatique dans la région de Fès-
Meknès ?"

Problématique liée aux agriculteurs :"quel est le niveau d'adoption généralisée de systèmes de
productions agricoles innovantes et résilientes dans la région de Fès-Meknès, en surmontant les
obstacles socio-économiques, éducatifs et culturels, afin d'assurer une transition efficace adaptés au
contexte climatique changeant"

Problématique liée à les institutions : "Quels mécanismes de financement et quelles politiques


publiques sont nécessaires pour soutenir le développement et l'adoption généralisée de systèmes de
production agricole innovants et résilients face au changement climatique dans la région de Fès-
Meknès "
Les objectifs :
L'adaptation des agriculteurs au changement climatique dans la région de Fès-Meknès, est cruciale
pour assurer la durabilité de l'agriculture et la sécurité alimentaire. Voici quelques méthodes
d'adaptation que les agriculteurs de cette région pourraient envisager :

Diversification des cultures : Opter pour une diversité de cultures résistantes aux variations
climatiques peut aider à minimiser les risques liés aux changements climatiques.

Pratiques agricoles durables : Mettre en œuvre des pratiques agricoles durables, telles que la rotation
et la diversification des cultures, le semis direct et le choix des variétés de semences adaptées au
climat local, peut contribuer à améliorer la résilience des exploitations agricoles face aux changements
climatiques.

Gestion de l'eau : Les agriculteurs peuvent adopter des systèmes d'irrigation plus efficaces, collecter
et stocker l'eau de pluie, l'irrigation enterrée, et mettre en œuvre des techniques de gestion de l'eau
pour minimiser les pertes.

Formation et sensibilisation : Former les agriculteurs aux nouvelles techniques agricoles adaptées au
changement climatique peut améliorer leur capacité à faire face aux défis. La sensibilisation aux
pratiques agricoles durables et aux conséquences du changement climatique est également importante.

Utilisation de technologies agricoles avancées : L’adoption de technologies telles que la


télédétection, les capteurs agricoles, les drones et les systèmes d'information géographique (SIG) peut
aider les agriculteurs à surveiller de manière proactive les conditions climatiques et à prendre des
décisions éclairées.

Coopération et réseautage : La collaboration entre les agriculteurs, les chercheurs, les


gouvernements locaux et les organisations non gouvernementales peut favoriser l'échange de
connaissances et de meilleures pratiques. Les réseaux peuvent également fournir un soutien financier
et technique.

Énergie renouvelable : L'adoption de sources d'énergie renouvelable, comme l'énergie solaire pour
l'irrigation, peut contribuer à réduire l'empreinte carbone de l'agriculture.

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