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Effets Secondaires Des

Les antimitotiques, utilisés en chimiothérapie, provoquent divers effets secondaires tels que l'hématotoxicité, l'alopécie, des troubles digestifs, et des réactions allergiques. Ils peuvent également entraîner des complications spécifiques selon le type d'anticancéreux, affectant divers organes et systèmes, avec des contre-indications liées à l'état de santé du patient. La gestion des effets secondaires nécessite des interventions médicales appropriées, y compris des transfusions et des traitements symptomatiques.

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Effets Secondaires Des

Les antimitotiques, utilisés en chimiothérapie, provoquent divers effets secondaires tels que l'hématotoxicité, l'alopécie, des troubles digestifs, et des réactions allergiques. Ils peuvent également entraîner des complications spécifiques selon le type d'anticancéreux, affectant divers organes et systèmes, avec des contre-indications liées à l'état de santé du patient. La gestion des effets secondaires nécessite des interventions médicales appropriées, y compris des transfusions et des traitements symptomatiques.

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Effets secondaires et contre- indications des antimitotiques

Les anticancéreux cytostatiques agissent sur des cellules en voie de division (mitose). Les
cellules malignes se divisant plus rapidement, elles sont lésées de façon préférentielle par
l’anticancéreux. Les tissus sains ont également des cellules à division rapide. La
chimiothérapie endommage aussi ces tissus, provoquant l’apparition d’effets secondaires.

1- Effets secondaires communs aux anticancéreux


Les anticancéreux touchent tous les tissus à renouvellement rapide et possèdent donc des
effets secondaires en communs. Ils sont responsables, entre autres d’hémato toxicité, de
nausées et vomissements, de perte des cheveux et de stérilité, etc…

De plus les thérapies ciblées possèdent des effets secondaires spécifiques.

❖ Troubles hématologiques : l’aplasie médullaire


L’anticancéreux atteint les cellules souches des lignées sanguines situées dans la moelle
osseuse.

• La lignée des globules rouges : les réticulocytes qui sont les jeunes globules
rouges
• La lignée des globules blancs : les granulocytes, cellules souches des globules
blancs
• La lignée des plaquettes : thrombocytes, cellules souches des plaquettes.

Les antimitotiques provoquent une dépression médullaire c’est-à-dire la baisse de la


production des éléments du sang dans la moelle osseuse. Cette baisse est responsable des
troubles hématopoïétiques appelés aplasie médullaire. La diminution de production de la
moelle osseuse se traduit par une baisse des globules (anémie), des globules blancs
(leucopénie) et des plaquettes (thrombopénie).

En somme l’aplasie médullaire va s’exprimer respectivement par de la fatigue (anémie), des


infections et des hémorragies.

Les anémies sont corrigées par un apport de fer ou d’acide folique et par une injection
d’érythropoïétine (EPO) pour compenser l’aplasie induite par la chimio. Une alimentation
riche en fer en protéines et en vitamine est nécessaire. De plus un repos strict de toute
activité est bienvenu.

Pour réduire le risque des infections en général constaté par une neutropénie et une
lymphopénie, due en général à la chimiothérapie, on recommande : pour la neutropénie une
injection de facteurs de croissance hématopoïétiques (Darbepoetine alfa NEUPOGEN). Une
aseptise très rigoureuse est recommandée que ce soit du personnel soignant que de la part
du patient. Une limitation de contact avec l’extérieur serait très recommandée.

La réduction des plaquettes peut provoquer des hémorragies mineures telles les
gingivorragies, des ecchymoses spontanées, un purpura, des épistaxis et des hématomes aux
lieu d’injection. Ce sont des repères potentiels de saignements internes graves, de type
hématémèse, hématurie, accident vasculaire cérébral hémorragique, hémoptysie. On
corrige cette baisse par une transfusion de culot plaquettaires.
❖ L’alopécie
Il s’agit de la chute des cheveux et des poils (cils et sourcils) due à la mort du follicule pileux.
Elle commence à partir du 8ième ou du 10ième jours après le début du traitement. Les cheveux
vont tomber en grande quantité voir par plaques. Cette alopécie est réversible après la
chimiothérapie.

❖ Troubles digestifs
Ils sont à type de nausées et vomissements. Les autres effets possibles sont l’anorexie, la
diarrhée, la constipation et les douleurs abdominales.

• Les nausées et vomissements : ils sont provoqués par l’atteinte directe sur les
cellules de contrôle du plexus digestif. On les prévient par l’administration
d’antiémétiques spécifiques de la chimiothérapie. Ce sont les antagonistes de la
sérotonine (sétrons). Lorsque le vomissement a eu lieu il est traité par les
antiémétiques général du genre métoclopramide, etc… Les vomissures sont à
manipuler avec précaution.
• La diarrhée : elle peut être plus ou moins sévère, mais elle peut aller jusqu’à être
hémorragique et une déshydratation peut en subvenir. Elle est due à l’action
directe des anticancéreux sur les cellules digestives et intestinales en voie de
multiplication. Elle est traitée par des pansements gastriques (Smecta) et des
ralentisseurs du transit intestinal (imodium)

❖ Troubles allergiques
Tous les anticancéreux peuvent provoquer de l’allergie. Elle est rare mais peut subvenir et
s’exprime par des éruptions cutanées (rash cutanée, urticaire) et des œdèmes (œdème de
Quincke, œdème du visage). Elle doit être traitée par le médecin en urgence par des
corticoïdes et de l’adrénaline.

❖ Toxicité sur les organes de la reproduction


Les antimitotiques affectent le métabolisme de l’ADN, support de l’information génétique et
de l’hérédité. Il existe alors un danger d’altération du patrimoine des cellules de la
reproduction au niveau des testicules ou des ovaires.

• Chez l’homme : on note lors du traitement par les antimitotiques une


azoospermie entrainant un risque de stérilité. Il faut alors si nécessaire effectuer
une congélation de sperme avant le traitement s’il y a désir d’enfantement.
• Chez la femme : on note un trouble du cycle avec apparition d’aménorrhée
(absence de règle). On note aussi des complications ovariennes qui peuvent
induire une stérilité. La grossesse constitue une contre-indication à l’utilisation
des antinéoplasiques tératogènes lors d’une grossesse. Il faut mettre alors la
femme en âge de procréer sous contraception pendant le traitement et qui sera
à poursuivre après l’arrêt du traitement antimitotique.
• Effets mutagènes : mes antimitotiques sont responsables de modifications du
génome cellulaire. Ils peuvent à leur tour induire des cancers (leucémies aigues).
❖ Troubles des muqueuses et des veines
• Atteinte des veines : elle entraine un risque d’extravasation pendant l’injection
de l’antimitotique. Ceci se rencontre avec les produits caustiques tels la
Doxorubicine, la mitomycine C, les alcaloïdes de la pervenche. En cas
d’extravasation (douleurs, gonflement), il faut arrêter immédiatement
l’injection. Les inhibiteurs de la tyrosine kinases peuvent induire une thrombose
veineuse profonde qui se manifeste par un œdème une rougeur et une douleur
au niveau des membres inférieurs ou des paupières.
• Atteinte des muqueuses : Les antimitotiques sont caustiques par atteinte directe
des tissus constituant les muqueuses (irritation locale, voire brulures). On peut
noter une inflammation de la muqueuse de la bouche se traduit par des
ulcérations responsables de dénutrition et de surinfection (agents alkylants,
méthotrexate et vinca-alcaloïdes). Les affections courantes qui se présenteront
devront être traités telles les mycoses buccales seront traitées par les
antimycosiques classiques (fluconazole) et des bains de bouche à base de
bicarbonate.

2- Effets secondaires spécifiques et l’atteinte des organes


L’atteinte des organes dépend de l’affinité de l’anticancéreux pour tel ou tel organe. Ainsi les
effets secondaires générés seront spécifiques de cet anticancéreux.

❖ Les alkylants
• Effets indésirables : troubles rénaux à type de cystite hémorragique,
néphrotoxicité avec parfois une hyperhydratation du patient ; troubles
pulmonaires à type de toxicité dose dépendante ; troubles neurologiques
avec une neurotoxicité ; troubles ORL à type d’ototoxicité dose limitante ;
troubles cutanés à type de photosensibilisation ; on note aussi un syndrome
de lyse tumorale.
• Contre-indications : on précise que chaque molécule a une contre-indication
propre à elle ; de plus l’hypoplasie médullaire, trouble de l’hémogramme,
grossesse et allaitement constituent des contre-indications à cette classe
d’antimitotiques.

❖ Les intercalants
• Effets indésirables : Ce sont des troubles digestifs à type de diarrhées
tardives (lopéramide plus réhydratation peut gérer) ; troubles cardiaques
type de toxicité cardiaque aigue et tardive cumulative ; troubles
hématologiques à type de toxicité hématologique dose dépendante ;
troubles cutanés à type de nécrose en cas d’extravasation ; on note en plus
un syndrome cholinergique précoce peut être géré par un anticholinergique
• Contre-indications : on précise que chaque molécule a une contre-indication
propre à elle ; on note que l’hypoplasie médullaire, trouble de
l’hémogramme, grossesse et allaitement constituent des contre-indications
à cette classe d’anticancéreux.
❖ Poisons du fuseau
• Effets indésirables : on note des troubles neurologiques par des paresthésies
(antalgiques et AINS), troubles sensoriels ; troubles hématologiques par
toxicité dose dépendante et une neutropénie ; troubles digestifs par des
constipations ; toxicité unguéale par un risque de chute ou de décollement
des ongles ; troubles cardiaques par des troubles du rythme ; rétention
hydrique par des œdèmes
• Contre-indications : Mis à part les contre-indications propres à chaque
molécule on note que la grossesse, l’allaitement, l’aplasie médullaire, les
troubles de l’hémogramme constituent leurs principales contre-indications.

❖ Les antimétabolites
• Effets indésirables : troubles hépatiques par une toxicité hépatique
cumulative, une perturbation hépatique ; des troubles neurologiques par
une toxicité neurologique dose limitante, une toxicité cérébelleuse ; des
troubles hématologiques dose dépendante ; des troubles cutanés par un
syndrome de main- pied, une photosensibilisation ; des troubles
métaboliques par un syndrome de lyse tumorale ; une toxicité oculaire a
forte dose, des dyspnées transitoires dans les heures suivant l’injection.
• Contre-indications : Aplasie médullaire, troubles de l’hémogramme, la
grossesse, l’allaitement constituent les principales contre-indications. Il ne
faut pas négliger les contres indications propres à chaque molécule.

❖ Anticorps monoclonaux
• Effets indésirables : Ce sont des troubles neurologiques par des
neuropathies périphériques ; troubles digestifs par des mucites, aphtoses,
perforations et hémorragie gastro intestinales ; troubles cardiovasculaires
par un HTA, une insuffisance cardiaque ; troubles rénaux par une
protéinurie ; troubles de la coagulation par des accidents
thromboemboliques, des hémorragies, une leucopénie ; des troubles
cutanés par une éruption maculo-papuleuse acnéiforme, une xérose et
eczéma, toxicité des phanères ; troubles pulmonaires par une
pneumopathies interstitielles, infection des voies respiratoires.

❖ Inhibiteur de kinase
• Effets indésirables : Troubles digestifs par des diarrhées nausées,
vomissements ; troubles cardiovasculaires par HTA, insuffisance cardiaque ;
troubles rénaux par une protéinurie ; troubles de coagulation par une
accident thromboembolique, des hémorragies, une anémie, une
thrombopénie ; troubles cutanés par une éruption maculo- papuleuse
acnéiforme, xérose et eczéma, syndrome main-pied, toxicité des phanères,
hyperkératose, photosensibilité, modification de la couleur de la peau ;
troubles pulmonaires par des pneumopathies interstitielle, infection des
voies respiratoires ; troubles hépatiques par hépatotoxicité, ; troubles
métaboliques par une hyperphosphatémie, hypocalcémie, hypokaliémie ;
troubles oculaires par une rétinopathie, occlusion des veines rétinienne,
leucostase, vision trouble ; arthralgie, perforation gastro- intestinale
• Contre- indications : on note une thrombocytose sévère, infection non
contrôlée, insuffisance hépatique sévère, insuffisance rénale sévère,
insuffisance hépatique sévère.

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