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BIO 1-Cours

Le document présente une introduction à l'environnement marin et à la biologie subaquatique, en détaillant les zones d'exploration du milieu marin et les différents habitats des espèces marines. Il décrit les caractéristiques des écosystèmes marins, les types d'organismes présents, ainsi que leurs adaptations et modes de vie. Enfin, il aborde les principales espèces de poissons et de végétaux marins, en fournissant des informations sur leur biologie et leur répartition géographique.

Transféré par

Marie-Luce Septsault
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Le document présente une introduction à l'environnement marin et à la biologie subaquatique, en détaillant les zones d'exploration du milieu marin et les différents habitats des espèces marines. Il décrit les caractéristiques des écosystèmes marins, les types d'organismes présents, ainsi que leurs adaptations et modes de vie. Enfin, il aborde les principales espèces de poissons et de végétaux marins, en fournissant des informations sur leur biologie et leur répartition géographique.

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BIO 1 – CODEP 27 FFESSM – 2022-2023

Environnement et biologie subaquatiques


Lundi 10 Octobre 2022 – Cours 1
Découverte du milieu marin et du vocabulaire
LES ZONES D’EXPLORATION DU MILIEU MARIN
Rappels généraux
La mer occupe plus des 2/3 de la surface du globe avec une profondeur moyenne de 4000 m et un
maximum de 11 030 m pour la fosse des Mariannes dans l'océan Pacifique.
La région côtière correspond à une zone appelée plateau continental dont la largeur varie de 6 à 150 km
pour des profondeurs allant de 0 à 200 m.
Au-delà de cette zone, une pente douce descend progressivement à partir de 4000 m où commence le
royaume des abysses.

Seule une faible partie de la région côtière est accessible aux plongeurs, mais les richesses qu'elle
renferme n'en sont pas moins immenses, cette petite portion appelée littoral est la plus peuplée de la mer.

La zone d’évolution du plongeur


Le littoral est divisé en plusieurs étages :
- Le supra-littoral, la zone des embruns.
- Le médiolittoral ou eulittoral, la zone de balancement des marées.
- L’infralittoral, de la surface jusqu’à 20m voire 40m lorsque l’eau est très claire.
- Le circalittoral, au-delà de 40m, zone des grands tombants, jusqu’à la limite des algues.
La zone d’évolution des plongeurs est la zone infralittorale qui débute de la zone des marées et descend au
maximum jusqu’à 40 m de profondeur, limite inférieure des posidonies. On y trouve des montagnes ou
tombants, des plaines et des vallons, des grottes.

Les milieux d’évolution des espèces marines


On différencie deux domaines majeurs d’évolution des espèces marines :
- Le milieu Pélagique
C’est le milieu de la « pleine eau » où les espèces ne peuvent ni se poser ni se fixer.
- Le milieu Benthique
C’est le milieu proche du fond ou de la paroi. On y rencontre des espèces fixées et des espèces mobiles qui
peuvent se déplacer sur de courtes distances en nageant ou en marchant. Les variations du substrat
influencent les diverses espèces.
- Les épibiontes
Ce sont des organismes qui vivent sur un autre organisme, sans le parasiter. Ils sont dits
- Epiphytes quand ils vivent sur une plante
- Zoophytes quand ils vivent sur un animal.
Les différents environnements
Définition de l’Ecologie : étude des relations existant entre les organismes et le milieu dans lequel
ils vivent.
ECOSYSTEME = BIOTOPE + BIOCENOSE
Biotope : ensemble des caractéristiques physiques, chimiques et biologiques d’un milieu
(température, profondeur, luminosité, substrat, salinité).

Biocénose : ensemble des espèces qui peuplent un biotope (les habitants végétaux et animaux).
Quelques exemples d’écosystèmes
LA VIE SOUS-MARINE
L’arbre phylogénique présente les différentes espèces sous-marines composées de deux grandes
Familles : les Végétaux et les Animaux.
Une espèce est l’ensemble des individus semblables pouvant engendrer des individus féconds.
Faune = ensemble des espèces animales
Flore = ensemble des espèces végétales

Différents paniers pour ranger les habitants


1 panier = 1 embranchement = 1 taxon
Végétaux = algues + plantes
Animaux =
- Spongiaires - Echinodermes
- Cnidaires et cténaires - Chordés
Hydraires = Tuniciers
Méduses = Vertébrés :
Octocoralliaires : dont Gorgones Poissons (osseux, cartilagineux)
Mammifères
Reptiles
- Bryozoaires
- Annélidés
- Arthropodes = Crustacés
- Mollusques
Céphalopodes
Gastéropodes dont Nudibranches
Bi-valves

Les caractéristiques des habitants


En dehors des milieux dans lesquels ils vivent, les habitants des espaces sous-marins se définissent par
diverses caractéristiques :
- Leur capacité à se déplacer
= sessiles : fixés Ex. : la clione, l’ascidie rouge, la gorgone rouge, la sabelle
= vagiles ou mobiles
 Par lui-même : le necton ie qui peut se déplacer
 Au gré du courant : le plancton, végétal = phytoplancton ou animal = zooplancton
- Leur rapport à la lumière
= photophiles s’ils aiment la lumière
= sciaphiles ou photophobes s’ils aiment l’ombre
- Leur période d’activité
= diurnes
= nocturnes
- Leur origine
= endémiques s’ils sont spécifiques d’une région
- Leur capacité à ressembler à un élément de leur milieu de vie
= mimétiques
- Leur association à d’autres espèces
= symbiose : association durable et profitable aux deux espèces, et même parfois nécessaire
= parasitisme : association qui profite à une espèce et nuit à l’autre
= commensalisme : association profitant à une espèce sans nuire à l’autre
- Leur mode d’existence
= solitaires
= grégaires : individus d’une même espèce vivant regroupés mais conservant leur individualité
= coloniaux : individus d’une même espèce vivant ensemble et ayant partiellement fusionné et mis
en commun certaines parties de leurs organismes (principalement le tube digestif)
- Leur mode alimentaire
= autotrophe/hétérotrophe : capables d’assimiler un élément sous forme minérale / ayant besoin
pour la croissance de se nourrir d’autres organismes vivants
= brouteurs : ils sont plutôt benthiques ; ex : oursin, saupe
= filtreurs : ils sont actifs lorsqu’ils fabriquent leur propre courant (ex : requin pèlerin, ascidie,
éponge…) ou passifs lorsqu’ils filtrent dans le courant ie suspensivores (ex : gorgone, dentelle de
Neptune, …)
= limivores ie sur ou dans le sable ; détritivores, nécrophages (ex : holothurie)
= prédateurs : soit fixés (anémone…) ou mobiles (ex : poulpes, poissons…)
- Leur anatomie
= spicule : élément squelettique chez les spongiaires et certains échinodermes
= opercule : plaque protectrice dure, cornue chez les mollusques, osseuse chez les poissons
= invertébré : individu ne possédant pas de squelette interne et segmenté
Les caractéristiques des habitants permet d’identifier des taxons = des groupes d’espèces différenciables des
autres grâce à
- Leur biotope
- Leurs caractères exclusifs = ce sont les particularités uniques et communes aux espèces qui leur
viennent d’un ancêtre commun ; ces caractères peuvent être visibles ou non ;
 Exemple : les caractères exclusifs de tous les poissons osseux sont
1 un squelette osseux : non visible
2 des nageoires rayonnées : visibles
3 des opercules protégeant les branchies : visibles
4 une vessie natatoire (pour la majorité d’entre eux) : non visible
- Leurs critères observables en plongée : ce sont les éléments visibles par le plongeur qui permettent
d’identifier une espèce
 Exemple : distinguer les blennies, les gobies et les triptérygions
LES BLENNIES, FAM. BLENNIDAE

Blennie, blennie commune, blennie gattorugine ou cabot


Espèce de petit poisson osseux marin benthique, d’eau douce ou saumâtre, allongé, à longue nageoire
dorsale, et couvert de mucus. Les blennies se nourrissent des algues et des animalcules fixés ou se déplaçant
sur les rochers.
Critères observables en plongée : une longue nageoire dorsale + nageoires pelviennes réduites à 2-3 rayons,
15 à 20cm (except. 30cm).
Caractéristiques : solitaire, omnivore, herbivore ou carnivore.
La blennie gattorugine (parablennius gattorugine) ou cabot (Atl.374) est la plus grande blennie de
l’Atlantique :
- la plus fréquente, territoriale et téméraire,
- prédilection pour les rochers couverts d’algues des petits-fons (0-5m, mais jsq’à 20),
- présente en Atlantique oriental, de l’Ecosse au Maroc, Méditerranée et mer Noire,
- œil rouge et tentacules supra-oculaires en forme de buisson
- reproduction au printemps : le mâle garde la ponte déposée dans une fissure, ventile les œufs à
l’aide de ses nageoires, larves au bout d’un mois, d’abord pélagiques puis benthiques
- se nourrit de divers petits animaux

A différencier de la blennie rouge (parablennius ruber) (Atl.375), également rouge et à œil rouge, mais
plus petite (5 à 6cm), présente en Irlande, îles britanniques, Bretagne…
D’autres espèces observables en Atlantique :
- lipoophrys pholis (Atl.374)
- parablennius rouxi (Atl.376)
- parablennius pilicornis (Atl.376-377) : originaire de l’Atlq ouest, présente jusqu’au Golfe de Gascogne
et Medit occ.
LES GOBIES

Fam. des gobidés (Gobiidae). Corps fuselé. Les yeux sont latéraux. 2 nageoires dorsales. Ventouse pelvienne.
Long pédoncule caudal. Grisâtre, brun clair ou jaunâtre avec une rangée de taches.
Il vit sur les rivages marins ou en estuaire, en Atlantique et Méditerranée.
Critères observables en plongée : deux nageoires dorsales + nageoires pelviennes réunies en ventouse.
Espèces observables en Atlantique :
- gobius bucchichi ou gobie rayé : endémique de la Méditerranée, mais repéré en Algarve ; se réfugie
dans les tentacules de l’anémone verte, protégé de ses cellules urticantes par son mucus
- gobius niger ou gobie noir : beige avec des tâches foncées, env. 15cm, le mâle peut devenir noir
durant la saison des amours ; depuis la surface jsq’à 75m, fonds de sable ou de vase ; de la Norvège à
la Mauritanie et la Méditerranée

- gobius cruentatus ou gobie sanglant ou à bouche rouge : de 10 à 18cm, dans les prairies et les fonds
détritiques, entre 5 et 40m, de la Méditerranée à l’Atlantique Est ; se nourrit de petits poissons, de
crustacés, de vers et de mollusques ; tous les exemplaires n’exhibent pas la tête rouge qui donne
son nom à l’espèce…
- thorogobius ephippiatus ou gobie léopard (Atl.381)
- gobius xanthocephalus ou gobie doré (Atl.382) : tête jaune caractéristique, surtout méditerranéen
- gobis cobitis ou gobie à grosse tête : difficile à distinguer, possède des mâchoires très puissantes et
de petits yeux proéminents

- gobiusculus flavescens (Atl.383)


- des dizaines de petits gobiidés du genre pomatoschistus : gobie du sable, gobie nageur, gobie varié…
LES TRIPTERYGIONS
Tripterygion delaisi ou tri ptérygion jaune
Méditerranée, Atlantique Est des îles Britanniques au nord du Sénégal
Biotope : C'est une espèce benthique* qui vit sur les fonds rocheux peu éclairés, recouverts d'algues. On la
rencontre le plus souvent entre 3 et 20 m mais elle peut être observée jusqu'à 40 m de profondeur. En
Méditerranée, ce poisson fréquente les habitats obscurs (surplombs, entrée de grottes…). Au-delà de 10-20
m, il se montre plus à découvert. Cela est peut-être dû à une compétition pour l'espace avec le triptérygion
rouge (Tripterygion tripteronotum) qui vit dans les mêmes milieux, mais dans les zones éclairées plus proches
de la surface. En Atlantique Nord, il semble préférer les zones découvertes bien éclairées.
Description : Ce petit poisson a une taille de 8 à 9 cm maximum pour les mâles. Il possède un museau assez
pointu et une nageoire dorsale en 3 parties. Les femelles et les mâles non territoriaux sont plus petits et
portent la même livrée : brun clair, gris brun ou brun rouge, avec de larges barres verticales sombres sur le
dos et quelques taches blanchâtres à la base des nageoires dorsales. La dernière des barres forme une tache
foncée sur le pédoncule caudal. En période de reproduction le mâle a le corps jaune avec la tête noire. Le
premier rayon des première et deuxième nageoires dorsales peut être allongé et bleuâtre au bout. Un fin
tentacule se trouve au-dessus de l'œil.
Cette espèce se nourrit de petits invertébrés vivant sur le fond, et en particulier de minuscules crustacés.
Critères observables en plongée : nageoire dorsale en 3 parties ; nageoires pelviennes réduites à 2-3 rayons ;
dimorphisme sexuel prononcé : corps jaune et tête noire chez le mâle en reproduction, tons bruns chez la
femelle et le mâle hors reproduction ; larges barres brunes le long du corps ; tache noire sur le pédoncule
caudal des femelles et jeunes mâles
LA FLORE
Regroupe l’ensemble des espèces végétales qui se distribuent en
- algues : absence de racines
- plantes ou posidonies
Les végétaux sont les seuls êtres vivants capables de produire de la matière organique, à l’origine de toute
forme de vie.
Grâce à la chlorophylle qu’ils contiennent et en utilisant la lumière du soleil, ils transforment l’eau, les sels
minéraux et le dioxyde de carbone (CO2) en matière vivante, puis libèrent de l’oxygène (O2). C’est la
photosynthèse. On attribue aux algues entre 50 et 70 % de la production d’oxygène sur terre.
Le rôle des végétaux est primordial pour le maintien de la vie sur terre.
- Les plantes à fleurs : Zostères et posidonies
Ce sont des végétaux d’origine terrestre qui sont redevenus aquatiques (comme les mammifères marins).
Contrairement aux algues, ils possèdent donc une structure composée de tige, feuilles et racines et peuvent
se reproduire comme les végétaux terrestres. Le transport du pollen se fait par l’eau.
Zostère marine, Zostera marina
Grande zostère, chiendent marin, verdière ou
verdrière, pailleule, foin de mer,
Clé d'identification
Feuilles vertes et rubanées, larges de 4 à 10 mm
Trois à cinq nervures parallèles et longitudinales
Rhizome enfoui dans le sédiment
Racines adventives partant des nœuds
Inflorescences en forme d'épis de la largeur des
feuilles, de mai à août
Distribution géographique
Cette phanérogame se rencontre dans l'Atlantique,
le long des côtes françaises aussi bien que du
littoral belge, mauritanien ou canadien, en
particulier dans la zone estuarienne du golfe du
Saint-Laurent. On la trouve également dans
quelques stations lagunaires de Méditerranée,
étang de Thau par exemple, et dans le Pacifique
Nord, mais aussi en Australie.
Biotope
Zostera marina vit dans les baies abritées en milieu
sablo-vaseux, parfois sur des fonds de sable grossier
ou même de graviers, entre le niveau des BMVE
(Basses mer de vives eaux) qui découvre à marée
basse lors des forts coefficients, et quelques mètres
de profondeur, au maximum 11 m. Elle peut
supporter l'exondation environ une heure pendant
les marées basses de fort coefficient, ainsi que l'eau
saumâtre

La posidonie est un phanérogame sténohalin marin


du genre Posidonia, une plante à fleurs
angiosperme qui pousse en herbier sous-marin, de
la famille des Posidoniacées Posidonaceae, qui vit
dans les eaux tempérées et tropicales, représentée
sur nos côtes méditerranéennes par l'espèce
Posidonia oceanica

La posidonie océanique pousse en longue


succession végétale ; cet habitat particulier des
zones littorales est parfois interrompue par une
zone sableuse, appelée une intermatte.

- Les algues : brunes, vertes et rouges


L’appareil végétatif des algues, appelé Thalle, ne comporte ni feuille, ni tige, ni racine. Le Thalle, de forme
souvent caractéristique pour chaque espèce, est un appareil assimilateur servant à la photosynthèse.
Selon leur composition pigmentaire les algues sont subdivisées en trois familles.
LA FAUNE
1. Les vertébrés : poissons, reptiles et mammifères
Ces différents animaux possèdent tous une colonne vertébrale.
- Les poissons cartilagineux ou chondrichtyens
La particularité principale de cette famille tient à leur squelette cartilagineux. Ce dernier peut être calcifié
mais les poissons cartilagineux n'ont pas véritablement de tissus osseux. Leur bouche est une grande fente
transversale, située sur la face inférieure de la tête, et leurs dents ne forment pas de mâchoires, mais sont
disposées par rangées.

- Les poissons osseux ou ostéichtyens


Les poissons osseux se distinguent notamment par certaines caractéristiques leur étant propre :
= leur squelette est constitué de tissu osseux et leurs écailles sont de fines plaques osseuses
= les dents sont implantées dans les os gingivaux
= les rayons des nageoires sont articulés et peuvent se plier
= leur museau est agrémenté de deux narines symétriques
= ils sont pourvus d'un poumon ou d'une vessie natatoire
= les fentes branchiales sont recouvertes d'un opercule branchial.
Cette famille compte près de 24 000 espèces et regroupe donc environ 95% des poissons.

2. Les crustacés
Définition : Le mot crustacé a été inventé par Pline l’Ancien au Ier siècle après J.-C. Il vient du latin Crusta qui
signifie « ce qui enveloppe » ou « croûte ».
Les décapodes (5 paires) sont les crustacés les mieux connus : crevettes, crabes, langoustes et homards.
Les balanes restent constamment accrochés à un support. Ils passent toute leur vie adulte la tête soudée à
leur rocher, en agitant les pieds en l’air.
On a recensé plus de 52 000 espèces de crustacés vivant actuellement dans le monde, dont 4000 en France.
3. Les mollusques : nudibranches, coquillages, seiches
Définition : Animal invertébré à corps mou. Certains forment des coquilles pour se protéger. Mais il y a
également ceux qui en sont dépourvus, comme les limaces et les seiches.
Pour fabriquer leur coquille, les mollusques utilisent les sels de calcium solubilisés dans l’eau et le
transforment en calcaire.
3. Les échinodermes : oursins, étoiles de mer, holothuries
Définition : Les échinodermes, animaux à la « peau épineuse », se caractérisent par une symétrie
pentaradiée (c’est-à-dire un corps qui se divise en cinq parties) et par un squelette sous-cutané très
développé, générant souvent des piquants.
4. Les cténaires
Les cténaires sont des organismes principalement pélagiques.
Leur corps est translucide. Ils ont sur leur peau des rangées de peignes irisés.
Ce sont des animaux bioluminescents.
Ils sont carnivores. Certains utilisent des cellules qui secrètent une substance collante pour capturer leurs
proies, ces cellules s’appellent les colloblastes. D’autres nagent rapidement et peuvent directement croquer
leurs proies.

Béroé spp.
Le béroé est un animal pélagique faisant partie du necton. On le rencontre jsq’à 100m de prof. Sur nos côtes
on peut le voir à partir de mai et tout l’été.
Deux espèces sont courantes en Bretagne : le béroé gracile qui mesure maxi 10cm de long et le béroé ovale
maxi 16cm.
Le béroé est translucide ; il possède une grande bouche à une de ses extrémités qui set aussi d’anus ; de
l’autre côté un statocyste lui permet de se repérer dans l’espace, en forme de 8.
Le long de son corps, 8 rangées de peignes lui servent pour la nage. Ils deviennent irisés au moindre rayon de
lumière.
Quand il repère une proie, il nage vers elle, ouvre grand la bouche et l’avale entièrement. Il mange
exclusivement des cténaires et a une préférence pour les groseilles de mer. Si sa nourriture vient à manquer
il peut s’autodigérer et rétrécir, il a un grand pouvoir de régénération.
Pleurobrachia pileus
La groseille demer nage sous la surface de l’eau. On peut en voir de mai à septembre.
C’est un petit animal gélatineux aui mesure de 0,5 à 3cm de diamètre. Il a 2 longs tentacules rétractables
couverts de colloblastes, des cellules collantes qui attapent les proies.
8 rangées de peignes leur permettent de nager.

Mnemiopsis leidyi
Les mnémiopsis sont des animaux vivant en pleine eau, ils mesurent entre 3 et 12cm.
Ils se nourrissent d’œufs de poissons et de larves. C’est une espèce très vorace et invasive.
Ils possèdent 8 rangées de peignes cilliés pour se déplacer et qui réfléchissent la lumière et scintillent.
Leur corps est divisé en 6 lobes.
5. Les Coelentérés ou cnidaires
Définition : Le terme coelentéré vient du grec « koilos » creux et « enteron » intestin. Bien que l’expression «
intestin creux soit un pléonasme, elle décrit bien l’anatomie générale du coelentéré qui se présente soit sous
forme de polype, soit sous forme de méduse. Les deux sont caractérisés par une bouche entourée de
tentacules.
Tous les cnidaires ne sont pas dangereux pour l’homme. Cependant, en cas de rencontre douloureuse, il ne
faut surtout pas se frotter, afin d’éviter d’éclater les vésicules venimeuses. Il est conseillé de se rincer à l’eau
de mer, de poser du sable pour résorber le venin puis d’enlever le tout.
LES ANEMONES
Quelles sont les caractéristiques des anémones ?
- Comme tous les cnidaires, les anémones ont des cellules contenant un venin urticant : ce sont les
cnidocytes.
- Les anémones ont des tentacules lisses dont le nombre est généralement un multiple de six. Ils
entourent leur unique orifice, il sert de bouche et d’anus.
- Elles sont carnivores : mollusques, vers, crustacés et même petits poissons figurent dans leur repas.
Leurs prédateurs sont certains mollusques et les poissons-perroquets dans d’autres régions.
LES CORAUX DURS
Comme tous les cnidaires, les coraux durs utilisent des cellules qui contiennent du venin urticant : les
cnidocytes.
- Les coraux durs ont un squelette calcaire.
- Ils ont des tentacules, toujours au nombre d’un multiple de 10.
MÉDUSES ET LUCERNAIRES
Comme tous les cnidaires, les méduses ont des cellules contenant un venin urticant : les cnidocytes.
Beaucoup de méduses vivent en pleine eau mais il existe des méduses qui vivent fixées, comme la lucernaire.
Ce sont des carnivores passifs, elles capturent les proies qui passent à proximité avec leur cnidocytes.
Certaines méduses sont très dangereuses pour l’homme.
LES HYDROZOAIRES
Comme tous les cnidaires, les hydrozoaires ont des cellules qui contiennent un venin urticant : les cnidocytes.
La plupart des espèces sont des organismes coloniaux avec des individus spécialisés (nutrition, défense,
reproduction ect….). Au cours de leur vie, une grande partie des espèces alterne les phases fixées puis
pélagiques (polype puis méduse).
Les hydrozoaires sont de petite taille et ressemblent à une plume, un petit buisson, une fleur ou à une
méduse. Certaines espèces sont pélagiques, elles sont équipées d’un flotteur.
Certains hydrozoaires peuvent être très dangereux pour l’homme comme la galère portugaise.
LES ALCYONS
Comme tous les cnidaires, les alcyonides ont des cellules qui contiennent un venin urticant : les cnidocytes.
Les alcyonides forment des colonies qui peuvent remplir plus ou moins leurs tissus d’eau, ils peuvent ainsi
changer leur consistance. C’est pourquoi ils sont aussi appelés coraux mous. Ils sont faits d’une partie
charnue, le coenenchyme, qui est recouvert de polypes à 8 tentacules. (polype = pédoncule avec un orifice
entouré de tentacules, comme une anémone par exemple.)
Les alcyonides sont carnivores : ils piègent le micro-zooplancton. Ils ont pour prédateurs certains mollusques
nudibranches.
Leur reproduction est sexuée, elle se fait en pleine eau. Elle donnera naissance à une larve nageuse qui se
fixera rapidement au substrat et pourra former une nouvelle colonie.
LES GORGONAIRES
Comme tous les cnidaires, les gorgonaires ont des cellules qui contiennent un venin urticant : les cnidocytes.
Les gorgonaires sont des organismes coloniaux, de grande taille. Leur croissance est très lente.
Ils ont un squelette central, recouvert par la colonie. Ils ont l’aspect d’un petit arbre, toujours fixé
perpendiculairement au sens du courant pour capter un maximum de particules alimentaires.
Les polypes ont toujours 8 tentacules.
5. Les annélides : les vers
Définition : Animaux invertébrés caractérisés par de nombreux anneaux (contenant chacun des organes de
tous les appareils) et dépourvus de pattes articulés.
On distingue les vers fixés des vers errants.
Les vers plats ne font pas partie de cette famille mais de la famille des plathelminthes.
6. Les bryozoaires
Définition : « Animaux mousse » les bryozoaires sont des animaux coloniaux constitués d’un grand nombre
d’individus : les zoïdes. Les colonies mesurent de quelques millimètres à quelques dizaines de centimètres.
Les individus sont en général inférieurs à 1 mm.
7. Les porifères : spongiaires ou éponges
Animaux pluricellulaires aux cellules très peu diversifiées. Indépendantes les unes des autres, ces cellules
peuvent se déplacer et se dédifférencier.
La plupart des éponges se nourrissent en filtrant l’eau. Une éponge peut faire transiter chaque jour jusqu’à
90000 fois son volume d’eau.
Elles ont très peu de cellules nerveuses et celles-ci ne sont pas reliées à des cellules sensitives. Leur paroi est
percée d’orifices inhalants : les ostioles. L’eau y entre pour ensuite passer dans une cavité centrale puis elle
ressort par un orifice exhalant : l’oscule. Ce sont des cellules équipées d’un flagelle, les choanocytes, qui
créent le courant. Les éponges captent ainsi alimentation et oxygène.
Dans la paroi des éponges, on trouve du collagène et on peut aussi trouver de petits éléments calcaires ou
siliceux invisibles à l’œil nu : les spicules. Ils forment le squelette des éponges. Observés au microscope, selon
leur forme, ils peuvent aider à l’identification de l’espèce.
La reproduction des éponges peut être asexuée. Pour agrandir leurs colonies, elles forment des bourgeons
internes ou externes. Ceux-ci peuvent se détacher pour fonder une colonie ailleurs. La reproduction peut
également être sexuée. Elles sont hermaphrodites. Les choanocytes captent les spermatozoïdes présents
dans l’eau et les dirigent vers les cellules femelles, il y aura fécondation et l’embryon s’y développera,
donnant naissance à une larve. La larve disposera seulement de quelques heures pour se fixer au substrat.
Les éponges sont donc vivipares !
Les prédateurs des éponges sont les nudibranches. Elles sont capables de se régénérer en cas d’attaque.
8. Les ascidies
Définition : Les ascidies font partie des tuniciers (animal marin, fixé ou pélagique, dont la larve est pourvue
d'une queue comportant une corde dorsale typique, et dont l'adulte est enveloppé d'une tunique épaisse). Il
s’agit d’animaux solitaires, grégaires (en groupe) ou coloniaux.

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