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MyReport 18 Sept. 2025

Ce mémoire examine comment les jeunes diplômés du 7ème arrondissement de N'Djamena, au Tchad, se tournent vers le secteur informel en raison du manque d'emplois formels. Il met en lumière les défis et les opportunités liés à des activités telles que le commerce ambulant et l'artisanat, tout en soulignant la résilience et l'innovation de ces jeunes. Les résultats de l'étude appellent à un soutien structurel accru pour améliorer leur situation socio-économique.

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MyReport 18 Sept. 2025

Ce mémoire examine comment les jeunes diplômés du 7ème arrondissement de N'Djamena, au Tchad, se tournent vers le secteur informel en raison du manque d'emplois formels. Il met en lumière les défis et les opportunités liés à des activités telles que le commerce ambulant et l'artisanat, tout en soulignant la résilience et l'innovation de ces jeunes. Les résultats de l'étude appellent à un soutien structurel accru pour améliorer leur situation socio-économique.

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FILE - MEMOIRE MAJOIE MEN [Link]
Université de Maroua The University of Maroua BP: 644 Maroua Tel: (237) 22292119

E-Mail:[Link]@[Link] PO. Box / BP 644 Maroua Tel: (237) 222 293 070

[Link] Mémoire présenté en vue de l’obtention du diplôme de

Master en Sociologie Spécialité : Population et Développement Par Majoie

MENDIGUI Titulaire d’une Licence en Sociologie Matricule : 19D8576FL Sous la direction

de : [Link] Joël Maitre de Conférences Année académique : 2024-2025 JEUNES

DIPLOMES SANS EMPLOI ET SECTEURS INFORMEL DANS LE 7eme

ARRONDISSEMENT DE LA VILLE DE NDJAMENA Faculté des Arts, Lettres et Sciences

Humaines ******* Département de Sociologie/Anthropologie et des Sciences Sociales pour

le Développement Faculty of Arts, Letters and Social Sciences ******** Department of

Sociology/Anthropology and Socials Sciences for Development

i DEDICACE A Mes parents M. et Mme NOUBAKOYE Dayo

ii REMERCIEMENTS La réalisation de ce mémoire a été possible grâce à l’appui

de plusieurs personnes à qui nous voudrions attester de multiples

reconnaissances. D’entrée de jeu, nos sincères remerciements vont à l’endroit de

notre directeur de mémoire Professeur MBRING Joël qui a bien voulu diriger ce travail

malgré ses énormes occupations. Sa rigueur, ses orientations, et ses multiples conseils

ont été d’une importance capitale dans la réalisation de se présent

mémoire. Nos sincères remerciements vont à l’endroit du chef de département

de Sociologie, Anthropologie et sciences sociales pour le développement le Professeur

Ibrahim Bienvenu MOULIOUM MOUNGBAKOU pour la qualité de formation offerte et des

conseils prodigués pendant les années écoulées. Nous adressons également

notre reconnaissance à l’ensemble du corps enseignant du département de Sociologie,

Anthropologie et sciences sociales pour le développement de l’université de Maroua pour


la qualité de connaissances transmises. Notre gratitude va également à

l’endroit de toutes ces personnes ressources, entre autres les jeunes diplômés sans

emploi et tous les jeunes dans le secteur informel dans la commune du 7ème

arrondissement de la ville de N’Djamena, les personnels de la structure ONAPE de

N’Djamena qui ont participé à cette recherche et sacrifié leur temps et leur expertise, car

grâce à eux nous sommes arrivés à la réalisation de ce mémoire. Pour finir,

nous souhaitons exprimer nos plus sincères remerciements à notre famille, nos amis et

camarades ainsi qu’à toutes les personnes qui ont facilité la collecte des données sur le

terrain. Nous tenons également à saluer ceux dont les noms ne figurent pas ici. Nous leur

sommes profondément reconnaissants pour leur contribution, qu’elle soit directe ou

indirecte, à la réalisation de ce travail.

iii SOMMAIRE DEDICACE

................................................................................................................................ i

REMERCIEMENTS ................................................................................................................

ii SOMMAIRE

............................................................................................................................ iii LISTE DE

TABLEAUX.......................................................................................................... iv LISTE

DE FIGURES ............................................................................................................... v

RESUME

.................................................................................................................................. vi

CYGLES, ACRONYMES ET ABREBIATIONS ............................................................... vii

INTRODUCTION GENERALE .............................................................................................

1 CHAPITRE : 1 ETATS DES LIEUX DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI DANS LE

SECTEUR INFORMEL AU TCHAD ........................................................................... 31

CHAPPITRE 2 : L'ACCES DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI AUX ACTIVITES DU

SECTEUR INFORMEL DANS LE 7EME ARRONDISSEMENT ..... 48 CHAPITRE III : LES

DEFIS QUE RENCONTRENT LES JEUNES DIPLOMES DANS LE SECTEUR INFORMEL


.................................................................................................. 73 CHIPITRE 4 : L’IMPACT

DES ACTIVITES INFORMELLES SUR LES CONDITIONS SOCIO-ECONOMIQUES DES

JEUNES DIPLOMES ................................................... 101 CONCLUSION

GENERALE.............................................................................................. 125

BIBLIOGRAPHIES .............................................................................................................

133 ANNEXES

.............................................................................................................................. viii TABLE

DES MATIERES ................................................................................................... 141

iv LISTE DE TABLEAUX Tableau 1: Tableau de

variable....................................................................................... 19 Tableau 2 : Présentation

de la commune du 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena avec ses quartiers.

...................................................................................... 29 Tableau 3: types de métier

informel ............................................................................ 39 Tableau 4: Diplôme des

répondants et les principales raisons de manque d'emploi formel

............................................................................................................................ 50 Tableau

5: Diplôme des répondants Accès à de formation pour améliorer vos compétences dans

l'informel ......................................................................................... 63 Tableau 6: Diplôme

des répondants et compétence utilisé dans les activités informelles

....................................................................................................................................... 65

Tableau 7: Diplôme des répondants et Concurrence face à votre activité ................... 97

Tableau 8: Diplôme des répondants Impact de votre activité sur votre insertion sociale

..................................................................................................................................... 114

Tableau 9: Diplôme des répondants Les activités informelles peuvent contribuer à

l'économie locale .........................................................................................................

122

v LISTE DE FIGURES Figure 1: Localisation de la zone d’étude


..................................................................... 29 Figure 2: Taux de chômage

........................................................................................... 36 Figure 3: Durée de votre

engagement dans les activités informelles............................ 41 Figure 4: Diplôme des

répondants et les principales raisons de manque d'emploi formel

....................................................................................................................................... 52

Figure 5: types de métier qui intéressent les plus les répondants en raison de leurs

diplômes Enquête de terrain, SPSS 2020 ...................................................................... 58

Figure 6: Obstacle à l'accès aux activités informelles .................................................. 76

Figure 7: Impact du manque de soutien financier ......................................................... 79

Figure 8: Votre principale source de financement pour votre activité ......................... 82

Figure 9: Accès à de formation pour améliorer vos compétences dans l'informel ....... 84

Figure 10: Concurrence face à votre activité ................................................................ 95

Figure 11: Principaux risques liés aux activités informelles ........................................ 99

Figure 12: Amélioration de situation économique depuis que vous êtes dans l'informel

..................................................................................................................................... 105

Figure 13: Réseau de soutien dans l'informel ............................................................. 108

Figure 14: Evaluation de l'autonomie économique dans l'informel par répondant .... 112

Figure 15: Impact de votre activité sur votre insertion sociale ................................... 115

Figure 16: Subvenir aux besoins de votre famille grâce votre revenu dans l’informel

..................................................................................................................................... 117

Figure 17: Satisfaction de revenus générés dans le secteur informel par répondant .. 119

Figure 18: Rôle joué par l'activité informelle dans votre développement personnel . 121

Figure 19: Les activités informelles peuvent contribuer à l'économie locale .............

123

vi RESUME Face à la rareté des emplois formels au Tchad, les jeunes diplômés du 7ème

arrondissement de la ville de N'Djamena se tournent massivement vers le secteur informel

comme stratégie de survie et d’insertion socio-professionnelle. Ce mémoire explore


comment des activités telles que le commerce ambulant, l'artisanat ou les services

deviennent des alternatives de survie, malgré des conditions précaires, un accès limité au

financement et une forte concurrence. A travers une étude de terrain riche en témoignage

et de données quantitative, ces résultats mettent en lumière la capacité de résilience et

d’innovation de ces jeunes, qui transforment l’informel en tremplin vers une autonomie

économique et une reconnaissance sociale, tout en appelant à un accompagnement

structurel renforcé. Mots clés : jeunes diplômés ; secteur informel ; insertion socio-

professionnelle ; autonomie économique et précarité. ABSTRACT Faced with the scarcity

of formal jobs in Chad, young graduates in the 7th district of N'Djamena are turning in

mass to the informal sector as a strategy for survival and socio-professional integration.

This thesis explores how activities such as street trading, crafts, and services are

becoming survival alternatives, despite precarious conditions, limited access to financing,

and fierce competition. Through a field study rich in testimonials and quantitative data,

these results highlight the resilience and innovation of these young people, who are

transforming the informal sector into a springboard to economic autonomy and social

recognition, while calling for increased structural support. Keywords: Young graduates;

informal sector; socio-professional integration; economic autonomy; precariousness.

vii CYGLES, ACRONYMES ET ABREBIATIONS AFP : Agence France-Presse.

AFRISTAT : Observatoire économique et statistique de l’Afrique subsaharienne. APS :

Agent de prévention et de sécurité BAD : Banque Africaine de Développement. BAC :

Baccalauréat. BEPC : Brevet d’Études du Premier Cycle. CEA : Commission Économique

pour l’Afrique. CEP : Certificat d’Études Primaires. ERI-ESI : Enquête Régionale Intégrée

sur l’Emploi et le Secteur Informel. ESCAP : Commission économique et sociale pour

l’Asie et le Pacifique (UN ESCAP). FALSH : Faculté des Arts, Lettres et Sciences

Humaines. FASEG : Faculté des Sciences Économiques et de Gestion. FAC : Faculté.

GRH : Gestion des Ressources Humaines. INSEED : Institut National de la Statistique, des

Études Économiques et Démographiques (Tchad). MEED : Marchés émergents et


économies en développement NTIC : Nouvelles Technologies de l’Information et de la

Communication. ONG : Organisation non gouvernementale. OIT : Organisation

Internationale du Travail. ONAPE : Office National pour la Promotion de l’Emploi. OCDE /

OECD : Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE ; anglais

: OECD). PAEJ : Projet d’Appui à l’Emploi des Jeunes. PND : Programme National de

Développement. PNUD : 2 Programme des Nations Unies pour le Développement. SPSS

: Statistical Package for the Social Sciences (logiciel statistique utilisé pour l’analyse).

UEMOA : Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine. UPI : Unité(s) de Production

Informelle

1 INTRODUCTION GENERALE [Link] ET JUSTIFICATION Le secteur informel

représente une part considérable de l'économie mondiale, touchant divers secteurs tels

que le commerce de détail, la construction et les services. Selon le rapport de

l'Organisation Internationale du Travail (OIT) 2022, environ 58% des travailleurs dans le

monde sont employés dans le secteur informel. Ce secteur est souvent considéré comme

un tremplin1 pour les jeunes diplômés sans emploi, leur permettant d'acquérir une

expérience de travail précieuse et d'améliorer leurs compétences OIT, (2021). Les jeunes

peuvent y développer des compétences pratiques, comme la gestion du temps, la

communication et le travail d'équipe, qui sont essentielles pour leur future carrière. Selon

les Nations Unies (2022), les jeunes représentent 16% de la population mondiale, soit

1,2milliard de personnes. Parmi eux, plus de 74millions sont au chômage ou cherchent

l’emploi. Certaines estimations, comme celles de Françoise Lemoine (2002), évoquent

près d’un milliard de jeunes sont sans emploi stable, sans prendre en compte ceux qui

survivent grâce à de petits travaux précaires. Cette réalité touche particulièrement

l’Afrique, mais aussi le reste du monde. La jeunesse, souvent considérée comme le fer de

lance ou un pilier du développement durable, se retrouve souvent exclue des systèmes

économiques traditionnels. Pendant longtemps, l’éducation a présenté les institutions

formelles : écoles, universités, et les centres de formations comme les seuls lieux légitimes
pour se former et réussir. Mais face au chômage massif, les jeunes remettent aujourd’hui

en cause cette vision. Les jeunes explorent des alternatives modernes des activités

informelles. Malgré les efforts des gouvernements, et institutions pour l’améliorer, le

secteur informel reste un défi majeur pour les populations, en particulier les jeunes. Ces

derniers y voient une solution face au manque d’opportunités dans le marché du travail

formel. En Afrique comme ailleurs le secteur informel attire un nombre important de

jeunes 1 Désigne quelque chose qui permet de progresser

rapidement ou de démarrer une carrière. Une surface inclinée ou un dispositif utilisé pour

prendre de l’élan et sauter plus haut ou plus loin.

2 diplômés en quête d’activités professionnelles, et socio-économique. C’est donc un

espace d’adaptation face au déséquilibre entre l’offre et la demande d’emplois. Présent

dans presque tous les continents, le secteur informel s’est particulièrement fait remarquer

en Afrique, au point d’y être perçu par certains comme une règle OIT, 2022. En effet,

l’ampleur du secteur informel en Afrique est considérable, la majorité des activités qui y

sont menées ne sont pas formelles BAD, 2021. Il ne serait pas exagéré de dire que

l’informel règne sur les économies africaines. Pour certains économistes, il s’agit d’un

obstacle à l’économie africaine, une menace, pour d’autres, il s’agit d’une opportunité, un

levier de développement Frank & Wallerstein, 2019. L’existence et l’expansion de l’informel

sur le continent sont justifiées entre autres par le manque d’emploi, le manque de moyens

financiers, un environnement des affaires jugé inadéquat par les opérateurs économiques,

la corruption, les charges fiscales, des pratiques telles que le laxisme dans l’application

des réglementations, l’absence d’éducation selon OIT, 2021. La forte démographie fait

également partie des causes qui expliquent l’existence et l’importance de l’informel. Il est

nécessaire de noter que de nombreux travaux de recherche empiriques ont démontré

l’incidence décisive du cadre réglementaire dans lequel opèrent les entreprises sur les

résultats obtenus tels que le niveau d’activités informelles, l’emploi et la croissance des

économies Schneider et al, (2010). L’expression « secteur informel » est apparue donc
pour la première fois en 1972 dans le rapport de l’OIT, qui portait sur la mission globale sur

l’emploi au Kenya. L’une des principales conclusions de ce rapport fut que, dans les pays

en développement comme le Kenya, le véritable problème n’était pas le chômage, mais

l’existence d’une importante population de « travailleurs pauvres », donc beaucoup

peinaient très durement pour produire des biens et des services sans que leur activité soit

pour autant reconnue, enregistrée, protégée ou réglementée par les pouvoirs publics Hart,

(1973). Le rapport parlait à cet effet de « secteur non structuré ». La mission avait alors

avancé l’idée qu’avec une aide et une protection légale minimale, certaines activités de ce

secteur pourraient offrir des emplois plus nombreux et plus sûrs. Beaucoup d’études ont

été menées suite à ce constat pour mieux comprendre le phénomène du secteur informel.

3 Goethe (1809), la question de l’emploi des jeunes traverse les époques comme un fil

rouge tissant inquiétudes et espoirs, surtout dans les pays en développement. En Afrique

ou près de la population à moins de 25ans selon CENUA (2023), cette réalité prend des

contours dramatiques. Imaginons des rues remplies de diplômés aux mains vides, des

marchés où des adolescents affluent les voies par le commerce ambulant sous un soleil

ardent, soit les prestations de serves où des jeunes apprennent à spéculer menace

pluviale et coupures d’électricité. L’OIT (2003), estime que plus de 180 millions de jeunes

Africains erraient sans emploi stable, beaucoup survivaient grâce à des métiers précaires :

ouvriers agricoles sous-payés, vendeurs ambulants parfois accablés par la police, ou filles-

mères contraintes de marier avant 18 ans pour survivre Hamadou (2022). En Afrique, le

secteur informel est non seulement un moteur de création d'emploi, mais aussi un moyen

de subsistance pour des millions de personnes. Selon la Banque Africaine de

Développement (BAD) dans son rapport de 2021, jusqu'à 85% des emplois en Afrique

subsaharienne sont générés par le secteur informel. Ce phénomène est particulièrement

important pour les jeunes diplômés qui se heurtent à un marché du travail saturé. Ces

derniers trouvent souvent refuge dans l'informalité, où ils peuvent lancer leurs propres

entreprises ou travailler dans des activités génératrices de revenus. Cela leur offre non
seulement une source de revenu, mais également une plateforme pour innover et

expérimenter. Au Tchad, la situation est semblable mais avec des spécificités locales. Le

rapport du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale publié en 2023 révèle qu'environ

78% des jeunes diplômés se dirigent vers le secteur informel après avoir terminé leurs

études. Cette dynamique est exacerbée par un environnement économique difficile et un

taux de chômage élevé parmi les jeunes. Le gouvernement tchadien reconnaît

l'importance du secteur informel pour l'économie nationale et a commencé à mettre en

place des politiques visant à formaliser certaines activités tout en soutenant les

entrepreneurs informels à travers des programmes de formation et d'accès au

financement. Le secteur informel joue un rôle crucial dans le développement socio-

économique des jeunes diplômés au Tchad et particulièrement à N'Djamena. Bien qu'il

présente des

4 opportunités significatives pour l'entrepreneuriat et l'auto-emploi, il nécessite également

un soutien stratégique sous forme de formation, d'accès au financement et de politiques

favorables. En renforçant ce secteur, on peut espérer non seulement améliorer la condition

économique des jeunes mais aussi contribuer à la stabilité économique du pays. Dans la

capitale tchadienne, N'Djamena, les défis sont nombreux comme l'accès limité aux

ressources financières, aux infrastructures et aux marchés constitue un obstacle majeur à

l'épanouissement des jeunes entrepreneurs Mahamat, 2021. Cependant, plusieurs

initiatives locales ont vu le jour pour remédier à cette situation. Par exemple, l'initiative

"Jeunes Entrepreneurs en Action" lancée en 2023 vise à fournir aux jeunes diplômés une

formation en gestion d'entreprise, marketing et comptabilité. De plus, des ONG locales

travaillent activement à établir des coopératives qui permettent aux jeunes d'accéder

ensemble à des ressources et à des marchés plus larges. Le secteur informel dans le

7ème arrondissement de N'Djamena constitue un pilier essentiel de l’économie locale,

particulièrement en ce qui concerne l’insertion socio-professionnelle des jeunes diplômés

sans emploi. Face à un marché formel de l’emploi limité et un taux de chômage élevé chez
les jeunes, ce secteur offre une alternative cruciale pour l’accès au travail et à la

génération de revenus. Dans ce contexte, de nombreux jeunes diplômés, souvent

confrontés à des difficultés d’insertion professionnelle, se tournent vers des activités

informelles telles que le commerce de détail, l’artisanat, les services de proximité ou les

petites entreprises individuelles. Ces activités, bien que souvent précaires et peu

structurées, jouent un rôle vital en permettant aux jeunes de développer des compétences

entrepreneuriales, d’acquérir une certaine autonomie économique et de contribuer à la

dynamique économique locale. La justification de l’étude de ce sujet réside dans la

nécessité de mieux comprendre comment le secteur informel peut être un levier de

développement socioéconomique pour les jeunes diplômés sans emploi, tout en identifiant

les obstacles qui freinent leur progression, tels que l’accès limité au financement,

l’absence de protections sociales, et les conditions difficiles liées à l’environnement urbain,

notamment les inondations fréquentes. Analyser cette relation est indispensable pour

orienter les

5 politiques publiques et les initiatives d’accompagnement vers des solutions adaptées,

favorisant ainsi une meilleure intégration des jeunes dans l’économie et un développement

durable du 7ème arrondissement. [Link] DE RECHERCHE Selon OIT (2019),

deux milliards de personnes âgées de 15 ans et plus dans le monde travaillaient dans

l’économie informelle en 2016, représentant 61,2 % de l’emploi dans le monde. La même

source indique que 85,8 % des emplois en Afrique étaient informels. Plus particulièrement

dans l’Union économique et monétaire ouestafricaine (UEMOA), l’économie informelle est

un pourvoyeur de main d’œuvre pour une part importante de la population. L’Enquête

1-2-3 réalisée entre 2001 et 2003 dans les États membres de l’UEMOA avait montré que

76,2 % des emplois non agricoles étaient des emplois informels dans toutes les capitales

des États membres (à l’exception de la Guinée Bissau qui n’avait pas été associée à

l’enquête) (Leenhardt, 2005). Plus de quinze années plus tard, l’Enquête régionale

intégrée sur l’emploi et le secteur informel (ERI-ESI) réalisée entre 2017 et 2018 indique
que l’emploi informel dans l’UEMOA représente 89,6 % de l’emploi dans les secteurs non

agricoles, et que cette part serait nettement plus élevée si l’emploi informel dans

l’agriculture avait été inclus. En faisant une distinction entre secteur public et secteur privé,

le niveau atteint 96,9 % dans le secteur privé non agricole et 15,6 % dans le secteur public

non agricole. D’après AFRISTAT (2019), le taux d’accroissement en termes de créations

d’unités de production informelle (UPI) a par exemple été de 82 % entre les périodes

2005-2010 et 2010-2015. La dynamique du secteur informel semble aller de pair avec la

baisse du taux de chômage au sens du BIT estimé à 4 % dans l’Union en 2017 alors qu’il

était de 11,4 % en 2003. La production informelle représente en moyenne un tiers du PIB

sur la période 2010-2018 dans les marchés émergents et les économies en

développement (MEED), d’après Ohnsorge et Yu (2022). En Afrique subsaharienne, elle

est en moyenne de 36 % du PIB sur la même période, soit la part la plus élevée parmi

toutes les régions des MEED. Dans certaines économies d’Afrique subsaharienne, la

production informelle représente plus de 62 % du PIB. Pour les économies de l’UEMOA,

une analyse de corrélation faite par les auteurs montre dans les MEED que

6 l’informalité est en général plus répandue dans les pays les moins développés. Un

ensemble de travaux s’est consacré à la dynamique et aux causes de l’économie

informelle (Arby, 2010 ; Schneider et al, 2010 ; Guerino et al, 2011 ; Islas-Camargo et

Cortez, 2019 ; Khuong et al, 2021…). Tous ces travaux se sont confrontés au problème de

mesure de la taille de l’économie informelle, du fait de son caractère non observé (Elgin et

Oztunali, 2012). Ils ont abouti à des résultats contradictoires, avec des écarts

considérables et difficiles à comparer (Schneider et al, 2010). Le sous-emploi est un

phénomène qui touche majoritairement le secteur informel et les jeunes camerounais. Du

fait de l’absence d’un système d’indemnisation des chômeurs, de nombreux actifs sans

emploi, s’investissent dans des activités économiques de survie, dans le secteur informel,

avec des revenus plus ou moins conséquents. Le phénomène du sous-emploi concerne

beaucoup plus le secteur informel que les autres secteurs institutionnels. Au Tchad, le
secteur informel emploie environ 80 % des actifs, avec une forte concentration chez les

jeunes diplômés sans emploi qui peinent à trouver un emploi formel. Selon l’Institut

National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED),

seulement 4,6 % des emplois sont dans le secteur privé formel, tandis que 20 % sont dans

le secteur informel non agricole. Le chômage des jeunes diplômés dépasse 60 % en 2023,

poussant la majorité à s’orienter vers l’informel, caractérisé par la précarité, l’absence de

protection sociale et des revenus faibles. Le gouvernement tchadien a lancé plusieurs

initiatives, comme le Programme National de Développement (PND) et le Projet d’Appui à

l’Emploi des Jeunes (PAEJ) financé par la Banque Africaine de Développement, visant à

former et insérer 10 000 jeunes dans des secteurs porteurs d’ici 2025. Le secteur informel

est un moteur essentiel de l’économie à N’Djamena, représentant une part significative de

l’emploi, mais son impact sur le développement socio-économique des jeunes diplômés

sans emploi du 7ème arrondissement est largement méconnu. Selon l’organisation

internationale du travail (OIT 2021), environ 70% des emplois en Afrique subsaharienne

sont informels, mais les jeunes diplômés sans emploi font face à des obstacles tels que

l’accès restreint au financement, un

7 manque de formation adéquate et des réseaux professionnels limités. Cette situation

empêche une transition efficace vers l’emploi formel et limite leur potentiel de

développement économique. Il est crucial d’examiner comment les activités informelles,

les défis rencontrés, et l’influence des réseaux sociaux affectent la situation économique

de ces jeunes diplômés sans. [Link] Le secteur informel est une

problématique fondamentale qui fait appel à une attention relativement prononcée, mais

diversifiée des gouvernants, des acteurs de la société civile, des chercheurs, etc. Inscrits

dans les Objectifs de Développement Durable (Nations Unies, 2015), le plein emploi

productif et le travail décent pour tous constituent à l’horizon 2030 des enjeux universels

pour tous les pays. D’ores et déjà, plusieurs programmes à l’initiative d’aussi bien des

pouvoirs publics que des organismes nationaux, régionaux et internationaux sont élaborés
et mis en œuvre dans le but de relever les défis du siècle en la matière. Au cœur des

efforts visant à renverser les tendances de la situation d’emploi, se trouve notamment la

question de l’emploi des jeunes. Le secteur informel et le développement socio-

économique de jeunes sont des brûlantes actualités, ils sont au centre des débats et des

préoccupations sociales, politique et scientifique. Cette question a suscité l’intérêt de

plusieurs chercheurs dans divers domaines scientifiques. Singh, Capt et Joanna

(2002), compilent une série d'études sur le secteur informel à l'échelle mondiale. Il analyse

les impacts de la mondialisation, les tendances régionales, et les politiques visant à

améliorer les conditions de travail dans ce secteur. Les documents inclus mettent en

lumière le rôle crucial de l'économie informelle dans la création d'emplois, en particulier

pour les femmes et les travailleurs précaires, tout en soulignant les défis liés à l'absence

de protection sociale et à la précarité des conditions de travail. Le rapport recommande

des approches stratégiques pour soutenir les travailleurs informels et promouvoir des

normes de travail décent. Pour Jütting et Juan (2009), analysent la large

prévalence de l'emploi informel, qui représente une part significative des emplois non

agricoles dans de nombreuses régions, atteignant parfois jusqu'à 80 %. Au lieu de

diminuer avec la croissance

8 économique, l'informatisation s'est intensifiée, en particulier après la crise financière de

2008. Les auteurs soulignent les conséquences de cette situation sur la protection sociale

et les revenus des travailleurs. Ils proposent une stratégie en trois volets : créer davantage

d'emplois formels, encourager la formalisation des emplois informels, et protéger les

travailleurs vulnérables. Leur étude met en avant la nécessité de politiques intégrées

adaptées aux contextes locaux pour améliorer les conditions de vie des travailleurs

informels Fokam et Julio Cesar (2024), examinent l'importance croissante du

secteur informel dans l'économie nigérienne. Le secteur informel, qui représente plus de

60 % de la valeur ajoutée dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest, contribue peu aux

recettes fiscales tout en générant des emplois et en stimulant la croissance économique.


Au Niger, une enquête nationale révèle que le secteur informel joue un rôle fondamental

pour plus de 70 % de la population active. Les auteurs soulignent la nécessité d'initier des

procédures formelles et d'optimiser les taux d'imposition pour réduire l'expansion des

activités informelles. Ils plaident pour une meilleure intégration des politiques économiques

et publiques afin d'organiser ce secteur vital, tout en reconnaissant les défis liés à sa

mesure et à sa régulation. Kabuayi (2024), examine le rôle crucial du secteur

informel dans la survie des jeunes face à un chômage élevé. L'étude révèle que près de

90 % des jeunes de Kananga dépendent d'activités informelles pour subvenir à leurs

besoins, tandis que seulement 10 % trouvent des emplois dans le secteur formel. Les

principales dépenses couvertes par ces revenus incluent les investissements (28,57 %),

les besoins vestimentaires (20 %), ainsi que l'éducation, le logement et l'alimentation.

L'article souligne également que le secteur informel, bien qu'il offre une flexibilité et des

opportunités, souffre d'une absence de formalisation et d'encadrement, ce qui compromet

son potentiel de développement socioéconomique. Kabuayi appelle à des politiques

adaptées pour soutenir l'entrepreneuriat des jeunes et améliorer leur intégration dans

l'économie formelle. Selon Hart (1973), le secteur informel est constitué d'activités

économiques non réglementées par l'État, souvent caractérisées par leur petite échelle et

leur flexibilité.

9 De nombreux chercheurs, tels que De Soto (1989), ont souligné que le secteur informel

représente une réponse aux obstacles bureaucratiques et aux lacunes du marché du

travail formel. Les études montrent également que le secteur informel offre des

opportunités d'emploi significatives pour les jeunes et la génération de revenus pour les

populations vulnérables. En Afrique subsaharienne, un rapport de l'Organisation

internationale du Travail (OIT, 2018) indique que plus de 70 % des jeunes travailleurs sont

employés dans le secteur informel. Au Tchad, ce chiffre est encore plus élevé, ce qui

souligne l'importance de ce secteur informel pour l'intégration professionnelle des jeunes

diplômés. Pour Portes et Haller (2005), montrent que le secteur informel permet aux
jeunes diplômés de générer des revenus et d'acquérir une certaine autonomie

économique. Ces activités informelles peuvent offrir une alternative viable aux jeunes qui

n'ont pas accès à des emplois formels et peuvent également contribuer significativement à

la subsistance des ménages. Une étude menée par Dube et al. (2016), soulignent que les

compétences acquises dans le secteur informel sont souvent transférables et peuvent

améliorer l'employabilité des jeunes sur le marché du travail formel. Les jeunes diplômés

travaillant dans le secteur informel développent également des compétences pratiques qui

peuvent être bénéfiques pour leur avenir professionnel. Bénassy-Quéré et al. (2010),

présentent que ces interactions peuvent mener à la création de nouvelles entreprises et à

l'innovation, contribuant ainsi à la dynamique économique locale. Par ailleurs, la

Commission économique pour l'Afrique (CEA, 2019), souligne que les travailleurs du

secteur informel manquent souvent de protection sociale et de droits du travail. De plus,

les jeunes diplômés peuvent faire face à des obstacles tels que le manque d'accès au

financement et à la formation. Les défis spécifiques auxquels font face les jeunes

diplômés africains dans leur quête d’emploi a été abordé par Jean-François Kobiané

(2010) dans son article « l’insertion professionnelle des jeunes diplômés en Afrique

subsaharienne ». Dans

10 cette étude qui met en lumière les obstacles structurels et les stratégies d’adaptation

des jeunes dans un marché de travail quasi saturé, il montre comment les jeunes diplômés

dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne sont souvent confrontés à un décalage entre

leurs compétences et les besoins du marché du travail. Beaucoup se tourne vers

l’autoemploi ou l’informel. Pour l’auteur, les systèmes éducatifs ne sont pas toujours

adaptés aux réalités économiques locales, ce qui complique l’insertion

professionnelle. Margaret Maruani (2012), écrit « travail et emploi des jeunes » pour

comprendre les politiques publiques et les stratégies qu’adoptent les jeunes pour s’insérer

dans un marché du travail compétitif. Il critique les dispositifs existants et propose des

pistes pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes. L’auteur montre les limites des
politiques publiques dû au manque de coordination et de suivi dans l’organisation

générale des services. Il annonce dans son étude la nécessité d’une approche plus

intégrée et durable pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes. Philippe

Hugon (2009), critique le rôle de l’emploi informel dans l’insertion professionnelle des

jeunes africains dans sa publication « les jeunes et emploi informel en Afrique ». Il explore

les conditions de travail et des perspectives d’avenir dans ce secteur. Il illustre les

dynamiques de l’emploi informel ; pour cet auteur, l’emploi informel serait une source

majeure de revenus pour les jeunes, bien que souvent caractérisé par des conditions de

travail difficiles et une absence de protection sociale. Il encourage à travers sa plume

d’écriture les jeunes à s’investir et à savoir plus d’intérêt dans le secteur informel malgré

qu’il ne soit pas en Afrique une solution certaine de survie pour eux et qu’il ne permet pas

une sortie directe et subite de la pauvreté. Anker (2011), étudie les spécificités de

l’insertion professionnelle des jeunes dans les pays en développement. Il explore les défis

structurels et les opportunités auxquels font face les pays africains et asiatiques en

développement. En convoquant les théories du développement, du marché du travail et du

capital humain, Anker précise dans son ouvrage « les jeunes et l’emploi dans les pays en

développement » que les jeunes des pays en développement sont confrontés à un

manque d’opportunités dans le secteur formel. Ils n’ont pas la possibilité encore moins

l’occasion d’exprimer leurs compétences dans un service formel quelconque ; raison de

leur détour vers l’informel.

11 Et par ceci il continue donc pour interpeler les politiques à cibler et à créer les emplois

décents pour les jeunes. Paugam (2007), aborde dans son article « jeunes et

précarité : les nouveaux visages de l’emploi » la question des conditions de travail

précaires des jeunes et leurs conséquences sur leur vie professionnelle et personnelle. Il

analyse les formes de précarité et leurs impacts sociaux. L’auteur adopte la méthode

qualitative et une analyse sociologique pour comprendre les expériences des jeunes

français. Selon lui, les jeunes en situation de précarité souffrent d’un manque de stabilité et
de reconnaissance, ce qui affecte leur bien-être et leur motivation car pour lui, la précarité

est un frein à l’épanouissement professionnel et personnel des jeunes. Un jeune travailleur

avec un CDD n’a pas un sentiment de sécurité et il est de même difficile pour lui de se

projeter ou de construire son avenir sous la base de ce type d’emploi. En effet, des

recherches spécifiques sur le 7ème arrondissement de N'Djamena révèlent que ce quartier

est un microcosme des défis et des opportunités associées au secteur informel. Selon une

étude menée par Mahamat (2021), qui souligne que les jeunes diplômés dans cette région

s'engagent principalement dans le commerce de détail, l'artisanat et les services. Ces

activités, bien qu'informelles, jouent un rôle clé dans la survie économique des ménages.

Le Tchad fait face à un taux élevé de chômage, particulièrement parmi les jeunes

diplômés. Selon le rapport du Programme des Nations Unies pour le développement

(PNUD, 2020), le taux de chômage chez les jeunes diplômés atteint près de 30 %. Cette

situation pousse de nombreux jeunes à se tourner vers le secteur informel comme

alternative. Les jeunes travaillant dans le secteur informel acquièrent des

compétences pratiques qui peuvent améliorer leur employabilité future. Par exemple, une

étude menée par Glick et Roubaud (2006) montre que les compétences acquises dans le

secteur informel sont souvent transférables au marché du travail formel. BAD, 2020,

affirme que les jeunes diplômés travaillant dans le secteur informel ont souvent un accès

limité au crédit et aux ressources nécessaires pour développer leurs

12 activités. C’est ainsi qu’il souligne que des initiatives telles que l'accès au microcrédit et

la formation professionnelle peuvent renforcer la résilience des travailleurs du secteur

informel. INSEED, 2021, montre que le 7ème arrondissement de N'Djamena est

caractérisé par une population jeune et dynamique, avec une majorité de résidents âgés

de moins de 30 ans qui se lancent dans des activités informelles. Ces activités sont

souvent choisies en raison de leur faible entrée dans le secteur formel. Après

cette revue littéraire, plusieurs auteurs ont mené des recherches suivantes diverses

articulations sur l’emploi des jeunes par le biais du secteur informel et le développement
socio-économique. En effet, certains parmi eux ont abordé la question de chômage (ou

sans emploi); d’autres se sont orientés vers les différentes conditions de travail des jeunes

citadins comme le sous-emploi, la pratique des activités informelles. Et enfin, certains se

sont limités à étudier la dimension économique à travers le PIB des Etats, le dynamisme

social et la forte démographie des villes africaines. Cependant, l’on remarque qu'il existe

peu des recherches en socio-anthropologie qui portent sur les logiques d’acteurs qui

influencent le sous-emploi des jeunes diplômés sans emploi formel. Raison pour laquelle

dans cette étude, nous nous pencherons à étudier « des jeunes diplômés sans emploi et le

secteur informel dans le 7ème arrondissement de la ville de Ndjamena/ Tchad ». C’est

aussi dans ce contexte que se trouve l’originalité de notre étude. En clair, Cette étude a

pour but d’analyser en profondeur les dynamiques observées au tour de l’emploi des

jeunes qui était autrefois accessible à tous les jeunes à l’âge de travailler. De nos jours, ce

système ne se remarque plus trop dans les villes africaines et plus particulièrement dans la

capitale du Tchad Ndjamena, l'on observe 1 de plus en plus les cas de sous-emploi des

jeunes notamment la prévalence du secteur informel comme alternative de survie des

jeunes diplômés sans emploi formel.

13 [Link] DE RECHERCHE IV.1 Questions principale QP : En quoi le secteur

informel constitue-t-il une alternative d’insertion socioprofessionnelle pour les jeunes

diplômés sans emploi dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena ? IV.2

Questions Spécifiques de recherche QS1: Quel est l'état de lieu actuel des jeunes

diplômés sans emploi présent dans le secteur informel du 7ème arrondissement de la

capitale tchadienne ? QS2: comment les jeunes diplômés sans emploi du 7ème

arrondissement de la ville de N’Djamena accèdent-ils aux activités du secteur informel ?

QS3 : Quels obstacles principaux les jeunes diplômés rencontrent-ils dans le secteur

informel dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena ? QS4 : En quoi les

activités informelles permettent- elles une amélioration de situation socio-économique des

jeunes diplômés sans emploi ? [Link] DE RECHERCHE V. 1- Hypothèse


principale HP : Le secteur informel permet aux jeunes diplômés sans emploi du 7ème

arrondissement de N’Djamena de s’insérer professionnellement face au manque

d’opportunités dans le secteur formel. V. 2- Hypothèses Spécifique HS1 : les jeunes

diplômés sans emploi dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena sont

majoritairement présents dans le secteur informel 1 en raison de la rareté des offres

d’emploi formelles adaptées à leurs qualifications HS2- les jeunes diplômés sans emploi

dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena accèdent aux activités du secteur

informel principalement par des pratiques des travaux qu’ils maitrisent le plus et qui ne

nécessitent pas de qualifications formelles.

14 HS3- les jeunes diplômés dans le secteur informel rencontrent des défis tels que

l’absence de soutien financier, le manque de formation professionnelle, des conditions de

travail précaires, et les concurrences dans le marché. HS4 : les activités informelles

contribuent significativement à l’amélioration des conditions socio-économiques des

individus en leurs offrant les sources alternatives de revenus, une autonomie économique

et une insertion sociale en dehors des circuits formels de l’économie. VI. OBJECTIFS VI.1-

Objectif principal OP : Analyser dans quelle mesure le secteur informel constitue une voie

d’insertion socio-économique pour les jeunes diplômés sans emploi dans le 7ème

arrondissement de la ville de N’Djamena, en identifiant les facteurs qui motivent leur

orientation vers ce secteur. VI.2- Objectifs Spécifique OS1- Evaluer la proportion de

jeunes diplômés sans emploi dans le 7ème arrondissement et analyser les caractéristiques

de leur engagement dans le secteur informel. OS2- Identifier les stratégies utilisées par les

jeunes diplômés pour accéder aux opportunités du secteur informel et évaluer l’impact de

ses stratégies sur leurs employabilités OS3- Identifier et analyser les principaux obstacles

que rencontrent les jeunes dans le secteur informel. OS4 : Etudier comment les activités

informelles contribuent à l’amélioration des conditions de vie des acteurs concernés.

15 VII. INTERETS DU SUJET VII.1- Intérêt personnel Ce sujet offre l'opportunité de mieux
comprendre les transformations sociales qui se produisent dans notre communauté. En

étudiant les raisons pour lesquelles les jeunes parviennent à s’insérer difficilement dans le

milieu socio professionnel, nous pouvons comprendre comment les différents facteurs

politiques, économiques, sociaux, et culturels peuvent expliquer la situation de sous-

emploi chez les jeunes dans la ville de N’Djamena. VII.2-Intérêt scientifique Le secteur

informel au Tchad et plus précisément à N’Djamena est un secteur regroupant la plupart

de la population active vulnérable à des emplois formels et cherche son survie dans les

activités informelles. Le secteur informel est prévalent dans la capitale tchadienne au point

de se retrouver au centre de plusieurs débats au sein de la société civile jusqu’au point où

l’on se pose la question sur le rôle de l’Etat et de sa capacité à gérer les problèmes

d’intégration des jeunes et de la création d’emploi sur le plan national et de manière

spécifique dans la capitale Tchadienne. Étudier les facteurs causaux ; comprendre les

enjeux liés à cette situation nous a amené à aborder le sujet sur un angle scientifique en

identifiants les aspects non approfondis et à mener bien notre étude. VIII. CADRE

METHODOLOGIQUE Dans le cadre de ce travail, nous optons pour une approche

mixte. CRESWELL & PLANO (2006), définit la méthode mixte comme une méthode de

recherche avec des hypothèses philosophiques et des méthodes d’enquêtes combinées

d'approches quantitatives et qualitatives permettant de fournir des explicatives claires des

problèmes de recherche. Autrement dit, l’approche mixte permet de collecter des données

qualitatives et quantitatives, en intégrant les deux types de données et en utilisant des

conceptions distinctes pouvant impliquer des hypothèses philosophiques et des cadres

théoriques (ALDEBERT & ROUZIES, 2011). Nous avons mobilisé pour cette étude une

méthode mixte exploratoire qui englobe les deux grandes approches ; l'objectif de

16 cette approche est d'utiliser l'approche qualitative comme principale approche de

l'étude en ayant l'approche quantitative comme appui aux analyses. VIII .1- Méthode

qualitative Une méthode qualitative est une approche de recherche qui se concentre sur la

collecte de données non numériques, telles que des entretiens, des observations ou des
documents. Pour MAANEN (1983), les méthodes qualitatives sont des techniques

consistant à décrire, décoder et traduire des phénomènes précis. C’est dans la même

optique que les recherches qualitatives sont souvent qualifiées comme compréhensives

(SAVALL & ZARDET, 2004), visant à découvrir comment les êtres humains comprennent,

expérimentent, interprètent et produisent le monde social. Très souvent, la recherche

qualitative est axée sur des méthodes telles que la recherche-intervention, la recherche

action, la recherche -expérimentale, l’étude des cas et l’observation participante ainsi que

les analyses historiques et documentaires (DUMEZ, 2016). Elle implique la collecte de

données riches en détails et en contexte pour comprendre les expériences, les perceptions

et les comportements des individus ou des groupes étudiés. L'objectif de la méthode

qualitative est de fournir une compréhension approfondie et nuancée du phénomène

étudié en utilisant des données qualitatives. Les résultats obtenus sont souvent présentés

sous forme de descriptions narratives ou de citations pour illustrer les thèmes et les

concepts identifiés. Nous allons collecter des données sur le terrain à travers les entretiens

individuels semi-directif, l’observation directe auprès des jeunes dans le secteur informel

dans le 7ème arrondissement de la ville de N’DJAMENA. VIII 1.1- Recherche

documentaire La recherche documentaire consiste en une fouille systématique de ce qui

est écrit ou non, et qui a un rapport plus ou moins direct avec l’objet de la recherche. Elle

concerne « tout élément matériel, tout trace en rapport avec l’activité des hommes vivant

en société » et qui peut « constituer indirectement une source d’informations sur les

phénomènes sociaux » (Loubet del Bayle, 2000 :167) VIII 1.2- Observation directe

L’observation directe est une technique qui permet au chercheur d’entrer directement en

contact avec la réalité qu’il étudie. Pour cela, le chercheur descend sur le

17 terrain, observe la réalité sans prendre part à la vie du groupe (Loubet del Bayle, 2000

: 40). Ce procédé sera un déterminant pour l’identification et la compréhension des

différents aspects de la question des jeunes diplômés et le secteur informel dans le 7ème

arrondissement de la ville de N’DJAMENA. Dans ce travail nous observons les différentes


activités auxquelles les jeunes sont le plus présent, leurs conditions de travail et les

différents liés de travail VIII .1.3- Entretien semi-directif CAMPENHOULDT et QUIVY,

(2011), l’entretien semi-directif est complètement ouverte et c’est une technique qui nous

offre l’occasion de recueillir des informations, des opinions, des attitudes et des

perceptions auprès d’un individu ou des individus à partir d’un thème défini préalablement

Pour notre étude, nous allons utiliser l’entretien semi-directif avec les jeunes diplômés

sans emploi dans le secteur informel et les responsables des structures qui travaillent avec

les jeunes sans emploi comme ONAPE. Cette technique est une technique « qui a pour

sujets des personnes précisément identifiées, choisies pour leurs responsabilités

particulières, en raison de leur notoriété, donc en raison de leur spécificité » (Loubet del

Bayle, 2000 :73). Les différents entretiens que nous aurons à utiliser seront des entretiens

semi-directifs. Par conséquent, cette technique nous donnera l’occasion de saisir en

profondeur, et de manière intense, la réalité sociale que nous nous sommes proposé

d’étudier. Dans notre travail nous aurons des entretiens avec 20 jeunes diplômés sans

emploi et qui se cherchent dans le secteur informel. VIII.2. Méthode quantitative. Les

méthodes quantitatives sont des méthodes de recherche, utilisant des outils d'analyse

mathématiques et statistiques, en vue de décrire, d'expliquer et prédire des phénomènes

par le biais de données historiques sous forme de variables mesurables. Dans ce travaille,

nous allons utiliser les questionnaires pour collecter les données VIII. 2. 1- Le

questionnaire C’est un outil de collecte de données quantitatives qui permet au chercheur

de recueillir des informations mathématisables sur une problématique donnée. Il est

constitué des questions à la fois fermées, ouvertes, semi-ouvertes, semi-fermées. Cette

18 technique consiste à administrer des questions aux enquêtés en vue d’avoir leur avis

sur un sujet donné. Il vise à vérifier des hypothèses théoriques. Ces questions devraient

être logiques, méthodiques et standardisées rigoureusement pour mener une investigation

auprès de notre population cible. L’enquête par questionnaire consiste à poser à un

ensemble de répondants, le plus souvent représentatif d’une population, une série de


questions relatives à leur situation sociale, professionnelle ou familiale, un problème, ou

encore tout autre point qui intéresse les chercheurs (CAMPENHOUDT ET QUIVY, 2011).

Le questionnaire est perçu comme une série des questions à poser à un ensemble de

répondants représentatif de l’univers de l’enquête relative à leur situation sociale,

économique, professionnelle ou à leurs opinions qui intéresse le chercheur. VIII 2.2.

Technique d’échantillonnage L’échantillonnage nous permet de comprendre ce qui se

passe dans la population sans avoir interrogé chacun des individus. C’est l’opération par

laquelle on sélectionne ou on choisit les individus qui constituent l’échantillon. Le but de

l’échantillonnage est de fournir suffisamment d’informations pour que les inférences

concernant la population puissent être faites. L’échantillon doit représenter fidèlement la

population mère car, les résultats de l’étude seront généralisés à l’ensemble de la

population. Cependant, pour sélectionner un échantillon deux techniques s’affrontent parmi

lesquelles nous avons : la technique probabiliste ou aléatoire, qui offre une même chance

à toutes les parties prenantes de la population d’appartenir à l’étude. Par contre la

technique non probabiliste ou encore raisonnée qui consiste à sélectionner

systématiquement les personnes à enquêter. Pour cette étude, nous avons choisi un

échantillon non probabiliste où nous avons choisi de manière raisonnée quatre grands

quartiers du 7ème arrondissement à savoir : Chagoua, Dembé, Amtoukoui, Habbena. Où

les jeunes sont souvent présents pour exercer leurs activités informelles. Pour administrer

les questions nous avons choisi par boule de neige150 jeunes présents dans le secteur

informel avec un diplôme d’au moins primaire dans ces quatre quartiers choisi de notre

arrondissement d’étude.

19 VIII. 3- Technique de traitement et analyse des données Après la collecte des

données, nous ferons la transcription des verbatim, puis nous procéderons à une

classification ou catégorisation thématique des données. Pour le cas de donnés

qualitatives, nous utiliserons MS Word 2013 pour la saisie et traitement des données et

nous procéderons à l’analyse de contenu thématique. Concernant les données


quantitatives, nous ferons recours au logiciel SPSS 2020 et 2027, puis MS Excel 2010 qui

nous permettrons d’analyser nos données générer les graphiques. Tableau 1: TABLEAU

DE VARIABLE

20 HYPOTHESE PRINCIPALE HYPOTHEESES SPECIFIQUES VARIABLES

INDICATEURS MODALITES HP : Le secteur informel permet aux jeunes diplômés sans

emploi du 7ème arrondissement de N’Djamena de s’insérer professionnellement face au

manque d’opportunités dans le secteur formel. HS1 : les jeunes diplômés sans emploi

dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena sont majoritairement présents dans

le secteur informel 1 en raison de la rareté des offres d’emploi formelles adaptées à

leurs qualifications VI : rareté des offres d’emploi formelles adaptées à leurs qualifications

Nombre d’offres d’emploi formelles disponibles pour les jeunes diplômés

; Adéquation entre les qualifications des jeunes diplômés et les exigences des

offres d’emploi formelles. Oui/Non 0-5 ; 6-10 ;

plus de 11 offres par mois Oui/Non VD : présence des jeunes diplômés sans

emploi dans le secteur informel Type d’activités exercées par les jeunes diplômés sans

emploi Oui/non Commerce, artisanal, moto-taxi… HS2- les

jeunes diplômés sans emploi dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena

accèdent aux activités du secteur informel principalement par des pratiques de travail qui

ne nécessitent pas de qualifications formelles VI : Pratique de travail informel Niveau de

qualification formelle requis pour les activités exercées dans le secteur informel

; Mode d’acquisition de compétence pour les

activités exercées dans le secteur informel Oui/Non ; bas, moyen,

élevé Oui/Non VD : Accès aux activités du secteur

informel Type d’activité exercé par les jeunes diplômés sans emploi dans le secteur

informel Commerce, artisanat, prestation de service Moins de 5000/Jour ;

600010000/Jour ; plus de 11000/Jour HS3- les jeunes diplômés dans le secteur informel

rencontrent des défis tels que l’absence de soutien financier, le manque de formation
professionnelle, des conditions de travail précaires, et les concurrences dans le marché. VI

: Absence de soutien financier Accès aux ressources financières Oui/Non VD : Défis

rencontrés par les jeunes diplômés dans le secteur informel Niveau de difficulté rencontré

dans ce secteur Type de défis

rencontrés Très difficile, difficile, moyennent, facile Financiers, concurrences, condition

de travail précaire, professionnel HS4- les activités informelles contribuent

significativement à l’amélioration des conditions socio-économiques des individus en leurs

offrant les sources alternatives de revenus, une autonomie économique et une insertion

sociale en dehors des circuits formels de l’économie. VI : Activités informelles Type

d’activité informelle exercées Durée et fréquence des activités informelles

Commerce, prestation de service, artisanat Moins de 6 mois, 7-11 mois, plus de 1 an

Quotidienne, hebdomadaire, mensuelle VD : contribution économique et sociale des

activités informelles Niveau de revenu généré par les activités

informelles Autonomie

économique Insertion sociale Elevé, moyen,

faible Oui/Non

21 IX. CADRE THEORIQUE IX.1- Théorie du capital humain Pour la théorie du capital

humain, Becker postule que l’investissement dans l’éducation et les compétences

augmente la productivité des individus, leur permettant de mieux s’intégrer dans le marché

du travail. La formation constitue un investissement qui conduit à l’accroissement des

capacités productives d’un individu qui sont liées à la qualification et la rémunération de

l’emploi occupé. On peut formuler des critiques sur cette théorie par rapport au

déclassement professionnel car le niveau d’éducation constitue une composante du capital

humain parmi d’autres comme l’expérience et du savoir-faire (Mincer, 1974). Ainsi, dans

un marché du travail qui fonctionne normalement, les entreprises en cherchant à

maximiser leur profit, auront tendance à utiliser au mieux les compétences des personnes

employées en adaptant le profil des postes de travail aux compétences des personnes
embauchées. Dans une telle approche, il est difficile de parler de déclassement à

l’embauche. Cependant, la théorie du capital humain envisage malgré tout l’existence de

périodes où les acteurs (individus et État) investissent dans l’éducation au-delà des

besoins en main-d’œuvre diplômée. Cela constitue un déséquilibre qui est supposé

temporaire et peut se résorber naturellement par le jeu des réactions des individus et des

entreprises (Freeman, 1976). D’où, « Les individus sont en effet incités à investir moins

dans l’éducation, compte tenu de la baisse de son rendement. Les entreprises sont

encouragées à modifier leur organisation productive, pour bénéficier du moindre coût du

travail qualifié » (Nauze-Fichet & Tomasini, 2002, p 27). Cette théorie met en exergue le

niveau d’éducation, la qualité de formation et les compétences dans le monde de travail.

Pour le contexte de notre travail, les jeunes qui sont sous-employés et sont dans le

secteur informel ont souvent de très bon niveau d’éducation aussi supérieur et de qualité

mais sont aussi souvent manqués d’expérience professionnelle et de compétence requises

pour les postes auxquels ils recherchent. Les entreprise et ONG qui recrutent la plus des

jeunes dans la capitale Tchadienne priorisent tout d’abord l’expérience de travail dans le

domaine d’activité où ils recherchent des candidats ; ceux-ci fragilisent l’accès à un emploi

confortable pour un grand nombre de

22 jeunes qui se retrouvent dans le secteur informel suite à leurs situations auxquelles les

conditions ne sont souvent pas réunies. Le développement de compétences spécifiques

pour les jeunes diplômés peut les aider à se démarquer dans le secteur informel et à

améliorer leur situation socio-économique. IX-2. Théorie de la segmentation du marché de

travail La théorie de la segmentation du marché de travail, élaborée notamment par

Doeringer et Piore (1971), remet en question l’idée selon laquelle le marché de l’emploi

fonctionnerait comme un système unique, régi uniquement par la loi de l’offre et la

demande. Selon cette approche, le marché du travail est en réalité fragmenté en plusieurs

segments, chaque répondant à des logiques distinctes. Les autres identifient

principalement deux segments : le secteur primaire et le secteur secondaire. Le secteur


primaire, souvent appelé secteur formel, se caractérise par des emplois stables, bien

rémunérés, bénéficiant de conditions de travail réglementées, de protections sociales, et

offrant des perspectives d’évolution professionnelle. Il s’agit en général des postes dans la

fonction publique, les grandes entreprises privées, ou encore les institutions

internationales. L’accès à ce segment est souvent conditionné non seulement par le

niveau de formation ou les compétences techniques, mais aussi par des critères sociaux

implicites tels que les réseaux de relations, l’appartenance politique ou ethnique, ou

ethnique, ou encore la réputation personnelle. Ce segment est donc relativement fermé,

sélectif, et ne garantit pas l’intégration automatique des diplômés. A l’opposé, le

secteur secondaire souvent assimilé au secteur informel, regroupe des activités

économiques faiblement structurées, peu règlementées, marquées par la précarité de

l’emploi, l’absence de couverture sociale, et de faibles perspectives de progression. Ce

segment absorbe une grande partie de la main d’œuvre, en particulier les jeunes, les

femmes et les personnes exclues du secteur formel. L’accès à ce secteur est souvent

ouvert et peu exigeant en matière de qualifications, ce qui en fait une solution de repli

pour ceux qui ne parviennent pas à intégrer le segment primaire. Dans les pays en

développement comme le Tchad, et notamment dans les zones urbaines telles que la ville

de N’Djamena et plus précisément le 7ème arrondissement,

23 cette segmentation est vivement visible. Le marché de l’emploi y est profondément

inégalitaire et déséquilibré : le secteur formel, très limité en taille, offre peu de débouchés

pour les jeunes diplômés sans emploi. Face à la rareté de l’emploi stable et au verrouillage

d’accès au secteur primaire, de nombreux jeunes, y compris les plus qualifiés, se

retrouvent contraints de s’orienter vers le secteur informel, non pas par choix mais par

nécessité. Cette situation reflète l’existence d’un marché du travail dual, où les diplômes

ne garantissent pas une insertion professionnelle réussie, et les logiques d’exclusion

pèsent souvent plus lourd que le niveau de qualification. Ainsi, la théorie de la

segmentation permet de comprendre pourquoi, malgré leur capital scolaire, les jeunes
diplômés sont souvent relégués dans les formes d’emploi précaires et informelles. Elle met

en lumière les mécanismes structurels d’exclusion à l’œuvre dans les économies urbaines

africaines et souligne le caractère contraint de l’insertion dans l’informel, qui devient un

espace de survie plus qu’un véritable choix professionnelle.  Segmentation du marché

du travail à partir du niveau de « salaire » : théorie des insiders-outsiders La théorie des

insiders-outsiders est un modèle théorique qui explique certaines rigidités à l’embauche

sur le marché du travail par une segmentation en deux parties. Elle a été créée pour

expliquer la hausse simultanée du chômage et des salaires. En effet, Lindbeck & Snower

(1986) étudient le comportement des individus et montrent une opposition entre ceux qui

occupent un emploi (les insiders) et les chômeurs et candidats potentiels (les outsiders).

Cette théorie par de l’hypothèse qui les insiders possèdent un pouvoir qui influence les

décisions relatives aux salaires et à l’emploi. En effet, il est très couteux pour les

entreprises de remplacer des travailleurs formés par l’entreprise par les chômeurs ou les

sous employés. Donc, les insiders sont protégés par les couts d’embauche, de formation

ou de licenciement. Cela renforce leur pouvoir de négociation. En outre, le pouvoir du

insider se renforce au fil du temps par l’ancienneté car ses compétences se développent et

le cout à son remplacement augment d’avantage. Son pouvoir de négociation devient plus

important. Par conséquent, il est très difficile pour un outsider de pouvoir être engagé dans

l’entreprise (Cases & Missègue, 2001).

24  Segmentation du marché du travail dans le contexte Tchadien La littérature qu’il

n’existe pas une théorie unique de la segmentation qui pourrait s’appliquer dans tous les

pays du monde et de manière intemporelle. A partir de la définition de la segmentation par

Bluestone (1970), en répartissant les entreprises selon leur taille et leur concentration en

capital, on peut essayer de donner une définition de la segmentation au Tchad selon le

concept entreprise comme un segment où les activités sont menées dans les entreprises

manufacturières, extractives, commerciales et des bâtiments et travaux publics. Ces

entreprises sont bien structurées et règlementées. Leur objectif est la recherche du profit
et sont généralement implantées en milieu urbain dans les grandes villes. Il y a une

hétérogénéité de main d’œuvre et de salaire dans l’entreprise, entrainant l’existence de

deux catégories de travailleurs : les salariés du « cœur de métier » ou salariés du « noyau

» qui occupent les métiers d’encadrement et de spécialistes. Ils bénéficient d’un statut

favorable, avec une stabilité des emplois, une bonne rémunération et une bonne

perspective de carrière. Par contre, les travailleurs de la « périphérie » composent le

principal mobile de flexibilité de la main d’œuvre. Ils possèdent des contrats à temps

partiel, à durée limitée et le niveau de leurs rémunérations est faibles. Un autre segment

où sont concentrées les activités informelles et clandestines, ce segment regroupe toutes

les activités qui ne sont pas déclarées au registre du commerce. Ces entreprises sont non

structurées et échappent au fisc. Les emplois occupés par les actifs sont des emplois

informels qui sont très développés dans les grands centres urbains et exercés par des

jeunes en majorité. Ici, les travailleurs sont composés essentiellement des salariés de la «

périphérie » qui ne possèdent pas la plupart des contrats formellement signés à temps

plein ni à temps partiel et le niveau de leurs rémunérations est très faible. Fort de cette

définition des deux segments dans le marché du travail au Tchad, il est évident que les

secteurs formels et informels cohabitent dans chaque segment.

25 X. CADRE CONCEPTUEL La compréhension des concepts clés est essentielle pour

analyser les dynamiques socio-économiques d'une région donnée. Dans le cadre de

l'étude du secteur informel comme facteur de développement socio-économique des

jeunes diplômés du 7ème arrondissement de N'Djamena, il est crucial de définir clairement

certains termes. X.1. SECTEUR INFORMEL Est généralement défini comme un ensemble

d'activités économiques qui échappent à la réglementation gouvernementale et à la

protection sociale. Hart (1973) a été l'un des premiers à étudier ce phénomène, le

décrivant comme un espace où les individus peuvent générer des revenus sans les

contraintes du secteur formel. De Soto (1989) a également souligné que le secteur

informel représente une réponse aux obstacles bureaucratiques et aux lacunes du marché
du travail formel. Elle désigne de même l'ensemble des activités économiques qui ne sont

pas réglementées par l'État et échappent à la fiscalité et à la protection sociale. Selon

l'Organisation Internationale du Travail (OIT), ce secteur comprend les travailleurs

indépendants, les petits commerçants et les entreprises familiales qui opèrent sans

enregistrement légal (OIT, 2018). Elle se compose de diverses activités, allant du

commerce de rue à l'artisanat. Selon la définition de la Banque mondiale (2019), il inclut

toutes les entreprises qui ne sont pas enregistrées et qui n'ont pas accès aux services

formels. X .2. FACTEUR DE DEVELOPPEMENT Désigne tout élément ou condition qui

contribue à améliorer les conditions économiques, sociales ou environnementales d'une

communauté ou d'un pays. Cela peut inclure des ressources naturelles, des

infrastructures, des politiques publiques ou des investissements humains (SEN, 1999) X.3

DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE Fait référence à l'amélioration simultanée

des conditions économiques et sociales d'une population. Cela implique non seulement la

croissance économique, mais aussi l'amélioration des conditions de vie, l'éducation et la

santé (UNDP 2015). Elle désigne

26 le processus par lequel une société améliore ses conditions de vie et son bien-être

économique. Ce concept englobe plusieurs dimensions, telles que la croissance

économique, l'amélioration des conditions de vie, l'éducation et la santé (Todaro Smith,

2015). Amartya Sen propose une approche centrée sur les capacités humaines, soulignant

l’importance de permettre aux individus de réaliser leur potentiel et de participer

activement à la vie économique et sociale. Dans le contexte du secteur informel, ce

développement peut être catalysé par l’entrepreneuriat et l’auto-emploi des jeunes

diplômés. X.4 JEUNES Jean-Pierre Le Goff dans son ouvrage "La jeunesse, un âge de la

vie", il explore la notion de jeunesse non seulement comme une catégorie d'âge, mais

aussi comme une phase de transition sociale et culturelle. Le Goff souligne que la

jeunesse est caractérisée par des expériences spécifiques, des aspirations et des défis qui

varient selon le contexte historique et social. Il met en avant que cette période de la vie soit
souvent marquée par des questionnements identitaires, une quête d'autonomie, et des

tensions entre l'intégration sociale et le désir de liberté. Selon lui, la jeunesse ne peut pas

être définie uniquement par des critères biologiques ou chronologiques ; elle est

également façonnée par les normes culturelles, les attentes sociales et les conditions

économiques. Ainsi, il propose une vision dynamique de la jeunesse, le considérant

comme un moment crucial où se construisent les valeurs et les identités qui influenceront

l'âge adulte. Pour Le Goff, être jeune c'est naviguer à travers des enjeux sociaux

complexes tout en cherchant à affirmer sa place dans le monde. X. 5. JEUNES

DIPLOMES Désignent les individus ayant récemment terminé leurs études supérieures ou

techniques et possédant un diplôme (OECD, 2018). Ils représentent une main-d'œuvre

potentielle importante pour les économies en développement, mais sont confrontés à des

défis d’insertion professionnelle. Pierre Bourdieu évoque le concept de capital humain, qui

souligne que les compétences et les qualifications acquises au cours de l’éducation

27 peuvent influencer les opportunités d’emploi et l’intégration dans le secteur formel ou

informel. X.6. 7EME ARRONDISSEMENT Est l'une des subdivisions administratives de

N'Djamena, caractérisée par une diversité démographique et socio-économique

importante. C'est un lieu où se concentrent diverses activités économiques, notamment

dans le secteur informel (INS 2020). X.7. NDJAMENA N'Djamena est la capitale et la plus

grande ville du Tchad, située dans le sud du pays, près de la frontière avec le Cameroun.

Fondée en 1900 sous le nom de Fort Lamy, elle a été rebaptisée en 1973. N'Djamena est

un centre économique et culturel important, avec une population diverse et des activités

commerciales dynamiques. La ville est traversée par le fleuve Chari et possède un climat

tropical semi-aride et a une population d'environ 1,5 million d'habitants, N'Djamena est le

principal centre politique, économique et culturel du Tchad (INS, 2020). La compréhension

des concepts tels que N'Djamena, le secteur informel, le développement socio-

économique, les jeunes diplômés et le 7ème arrondissement est essentielle pour analyser

les dynamiques complexes qui influencent le développement au Tchad. Ces définitions


fournissent un cadre théorique permettant d'explorer comment ces éléments interagissent

pour façonner les opportunités et les défis auxquels font face les jeunes diplômés dans

cette région. XI. CADRE SPACIAL ET TEMPOREL La capitale Tchadienne, plus claire la

ville de N’Djamena en générale et le 7ème arrondissement en particulier constitue notre

champ d’investigation et d’observation dans le cadre de notre travail de recherche. Cette

étude s’inscrit dans la logique de recueillir des informations sur le secteur informel et le

développement socioéconomique des jeunes diplômés. Pour mieux appréhender ce

travail, il est utile de délimiter ou de situer notre zone d’étude et ensuite, circonscrire les

fourchettes chronologiques.

28 XI.1. CADRE SPACIAL N’Djamena, antérieurement nommé Fort-Lamy est la capitale

tchadienne. Fondée en 1900 sur la rive droite du Chari au lendemain de la chute de

l’empire de Rabah, elle a connu des débuts difficiles liés à son enclavement. N’Djamena

se ressent durement de ces événements subits lors des affrontements des factions

armées puis l’occupation étrangère (VIVIEN, 2016). La situation géographique de la ville

de N’Djamena est très importante ici dans le cadre du présent travail car, elle nous permet

de voir comment est-ce qu’elle est géographiquement située. Capitale de la République du

Tchad, N’Djamena est située entre le 11e et le 12e 8 de latitude Nord, entre le 14e 2 et le

15e2 de longitude Est, cette capitale est la plus grande ville du Tchad régie par un statut

particulier. Sa population compte plus de 1 092 066 habitants (estimation de 2012). Elle

est la deuxième capitale économique du pays (derrière la ville de Moundou) et vit une

croissance économique sans précédent depuis l'avènement de l'ère pétrolière au Tchad le

10 octobre 2003, et grâce à la pérennisation de la paix dans le pays depuis 2009. Située

dans une zone à climat de type Sahélo-Soudanien, caractérisée par des vents violent et

poussiéreux, des averses brutales et ponctuelles et une chaleur caniculaire durant le mois

de mars, d’avril et mai. Ces éléments influencent d’une manière ou d’une autre la

disponibilité de certaines sources d’énergie. Se trouvant dans la zone tropicale, la ville de

N’Djamena subit le phénomène qui se matérialise par la rencontre de deux vents à savoir :
l’anticyclone provenant du Sahara, appelé harmattan et l’anticyclone de Saint Hélène

appelé la Mousson (ABOUNOU ABLAOU, 2023). Cette ville est divisée en dix (10)

arrondissements municipaux et 64 quartiers. Pour notre travail, nous avons choisi un

arrondissement parmi les dix à savoir le 7ème arrondissement.

29 Tableau 2 : Présentation de la commune du 7ème arrondissement de la ville de

N’Djamena avec ses quartiers. Arrondissements Quartiers Commune du

7éme arrondissement Chagoua, Dembé, Ambatta, Kourmanadji, Boutalbagar, Atrone,

Amtoukoui, Habbena, Gassi, Kilwiti, Digo, Madjanfa Source : RGPH2,

2009 Figure 1: Localisation de la zone d’étude Source: WGS84, GDM &

OpenStreetMap, Beidi Rodrigue, 2025.

30 XI. 2 CADRE TEMPOREL Selon SUE (1994), Le temps est un guide épistémologique.

Il s’agit ici de délimiter le temps de notre investigation pour notre travail. Notre recherche

sur le terrain débute dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena en juillet 2025

pour s’achever en Aout 2025. Ainsi, ce travail de terrain nous permet de recueillir les

informations utiles sur les jeunes diplômés sans emploi et le secteur informel dans le 7ème

arrondissement de la ville de N’Djamena. XII. PLAN DU TRAVAIL Pour vérifier nos

hypothèses de recherche, nous avons présenté notre travail en quatre (4) chapitres. Le

premier chapitre de notre travail est intitulé État de lieu des jeunes diplômés sans emploi

dans le secteur informel au Tchad ; le chapitre deux (2) aborde L'accès des jeunes

diplômés sans emploi aux activités du secteur informel dans le 7eme arrondissement; pour

le chapitre trois (3), nous avons les défis rencontrés par les jeunes diplômés dans le

secteur informel et en fin le chapitre quatre(4) présente L'impact des activités informelles

sur les conditions socio-économiques des jeunes diplômés sans emploi du 7ème

arrondissement.

31 CHAPITRE : 1 ETATS DES LIEUX DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI


DANS LE SECTEUR INFORMEL AU TCHAD

32 Dans ce chapitre, il est question de présenter un ensemble d’éléments permettant de

mieux appréhender l’environnement dans lequel des jeunes diplômés sans emploi, plus

spécifiquement nous aborderons la présentation socio-économique du Tchad, importance

de l’éducation et des diplômes. Ensuite, nous passerons à une caractéristique

démographique, taux de chômage et d’inactivité. Enfin, il sera question de porter une

attention sur la définition et caractéristiques du secteur informel, le rôle du secteur informel

dans l’économie tchadienne, et les facteurs de l’emploi informel. I-1. Aperçu Général

I-1-1. Présentation socio-économique du Tchad Le Tchad est souvent présenté comme

l’un des pays les plus pauvres de la planète. Depuis longtemps, son économie est

essentiellement dominée par les activités agropastorales qui occupent près de 80% de la

population active. Les principales cultures de rente sont le coton, la gomme arabique, les

arachides. Ce secteur présente cependant une faiblesse énorme puisque l’agriculture

demeure faiblement mécanisée et ne contribuait, en 1993, que pour 48% au PIB (EDST

1996-1997). Le secteur secondaire ne contribue que pour 14% au PIB 1 en raison de la

faiblesse des activités dans ce secteur. Le secteur tertiaire contribue à son tour à 38% au

PIB, demeure cependant très diversifié et comprend aussi bien d’activités dites informelles

que celles dites formelles, c’est-à-dire celles qui émanent de l’économie organisée. Le

niveau du PNB est passé de 190 dollars par habitant en 1993 (PNUD, 1994) à 1060

dollars par habitant en 2003 (INED, 2003). Cependant, il est confronté à des défis

socioéconomiques majeurs qui entravent son développement. Selon la Banque mondiale

(2021), le Tchad a un produit intérieur brut (PIB) par habitant parmi les plus bas au monde,

se chiffrant à environ 1 000 USD. La majorité de la population vit en dessous du seuil de

pauvreté, avec environ 42% des Tchadiens vivant avec moins de 1,90 USD par jour

(Banque Mondiale, 2021). Ainsi, l'instabilité politique et les conflits internes ont freiné le

développement économique et limité les investissements étrangers. Cette instabilité a des

répercussions directes sur l’économie, et entravant la création d'emplois formels. C’est


ainsi que l’économie informel devient une source de revenue pour les jeunes diplômés

sans emploi.

33 A l’heure actuelle, le Tchad fait partie des pays producteurs du pétrole. Depuis le 15

Juillet 2003, l’or noir a commencé à jaillir, au prix d’un endettement de 3,7 milliards de

dollars, le tout financé par la Banque mondiale dans le cadre d’un programme de

développement durable (Tchad, 2005). L’exploitation du pétrole ouvre de nouvelles

perspectives à l’économie tchadienne restée très longtemps moribonde. Des revenus

considérables pour ce pays classé par les Nations Unies au 165è rang mondial sur 175

par rapport à l’Indice de Développement Humain (IDH) en 2004. Avec 64 millions de

dollars par an, les rentes pétrolières doubleront les revenus actuels du gouvernement

(INSEED, 2018). En effet, les diplômés sans emploi ou chômeurs à la sortie des études

se trouvent confronter à la limitation du marché du travail formel. L’emploi des jeunes

constitue donc pour le Tchad une préoccupation majeure et un enjeu central. Les

opportunités et les perspectives économiques et les systèmes éducatifs ne répondent pas

aux besoins immenses soulevés en milieu rural comme urbain. Le sous-emploi reste très

important en zone urbain où vivent 8 tchadiens sur 10. C’est ainsi que l’’économie

informelle, deuxième pourvoyeuse d’emplois après l’agriculture, la pêche et l’élevage est

alimentée par des jeunes diplômés du 7e arrondissement à la recherche des emplois

(SINDANG, 2016 :3). I-1-2. Importance de l'éducation et des diplômes Au Tchad,

l’éducation et les diplômes sont d’une importance cruciale pour le développement

individuel et national. Ils sont essentiels pour la réduction de la pauvreté, l’amélioration de

la santé, et la promotion de la croissance économique. L’éducation est considérée comme

un vecteur d’intégration qui favorise l’harmonie et la tolérance à l’égard de la diversité,

l’école en est le creuset à travers la transmission du savoir et de valeurs en faisant ainsi

d’elle une microsociété qui prépare les futurs citoyens afin de les rendre plus autonomes

dans la vie active. Raison pour laquelle l’on qualifie l’école d’une institution qui contribue à

garantir l’ordre social, (Basdevant-Gaudemet, 2004), la stabilité, l’égalité de chance, par


l’entremise de l’enseignement ou de l’apprentissage. À cet égard, les pratiques éducatives

suivent un

34 certain nombre de règles à respecter et qui font preuve d’autorité lors de la

transmission des savoirs, (SABOURIN, 2011). Puisque l’école qui est une institution

renvoie à toute relation et organisation sociale qui fonctionne sur la base des règles

légitimes, stables, des valeurs et principes. Raison pour laquelle, tout apprenant doit s’y

conformer pour une meilleure acquisition du savoir, étant donné son caractère obligatoire.

C’est à ce titre que certains sociologues considèrent l’école comme une institution sociale

dont l’apprentissage renvoie à « l’acquisition de connaissances nouvelles en fonction de

l’expérience et porte essentiellement sur les contenus de la connaissance »

(MADJILEMTOLOUM, 2024). En outre, l'éducation est souvent considérée comme un

moteur essentiel du développement économique et social. Au Tchad, le taux

d'alphabétisation a connu une amélioration progressive, atteignant environ 70% pour les

hommes et 50% pour les femmes (UNESCO, 2020). Cependant, malgré l'augmentation du

taux de scolarisation, le système éducatif tchadien est confronté à plusieurs défis,

notamment la qualité de l'enseignement et l'adéquation entre les compétences acquises et

les besoins du marché du travail. Selon le Rapport mondial sur l'éducation (UNESCO,

2020), le Tchad doit faire face à un manque d'infrastructures scolaires adéquates, à une

pénurie d'enseignants qualifiés et à un curriculum qui ne répond pas aux exigences du

marché du travail. Ce décalage entre l'éducation formelle et les compétences requises par

les employeurs contribue au chômage élevé parmi les jeunes diplômés. Le système

éducatif tchadien ne répond pas toujours aux besoins du marché du travail, ce qui entraîne

un décalage entre les compétences des diplômés et celles requises par les employeurs.

Ce manque d'adéquation contribue à un taux de chômage élevé parmi les jeunes

diplômés. En effet, le marché du travail au Tchad est caractérisé par une forte concurrence

pour les emplois disponibles. Selon l'Organisation Internationale du Travail (OIT, 2022), le

taux de chômage des jeunes diplômés est particulièrement préoccupant, atteignant jusqu'à
30%. Ce phénomène est aggravé par la croissance démographique rapide et

35 l'absence d'une économie formelle suffisamment développée pour absorber cette

maind'œuvre. Les jeunes diplômés se retrouvent souvent dans une position précaire,

cherchant désespérément des opportunités d'emploi dans un environnement où les

emplois formels sont rares. De nombreux diplômés se tournent alors vers le secteur

informel, qui représente environ 80% de l'emploi au Tchad (OIT, 2021). Cette tendance

soulève des questions sur la qualité de vie, la sécurité économique et les perspectives

d'avenir pour ces jeunes. I-2. Situation des Jeunes Diplômés I-2-1. Caractéristiques

démographiques Les jeunes diplômés au Tchad représentent une part importante de la

population active. Selon l'Organisation Internationale du Travail (OIT, 2022), environ 60%

de la population tchadienne a moins de 25 ans. Cette tranche d'âge est particulièrement

vulnérable aux chômages et la précarité, avec des diplômés souvent issus de formations

variées, car elle est souvent en quête de son premier emploi. I-2-2. Taux de chômage et

d'inactivité La population tchadienne est majoritairement jeune mais les opportunités

d’emploi, notamment dans le secteur formel, sont rares. Chaque année, des milliers de

diplômés sortent des Universités et Instituts de formation, mais trouver un emploi demeure

un véritable casse-tête. La majorité d’entre eux évoluent dans le secteur informel,

caractérisé par la précarité, l’absence de protection sociale et des revenus faibles

(ALWIHDAINFO, 2025). Cependant, il est a noté qu’environ 60% des jeunes tchadiens

sont aux chômages et sous-employés et exercent dans les petits commerces et les

métiers non régulés, d’après les données fournies par la Banque Mondiale en 2023. Par

ailleurs, l’on note avec amertume que 80% des emplois au Tchad sont informels, selon les

sources de l’Institut National de la Statistiques, des Etudes Economiques et

Démographiques en 2020.

36 Le taux de chômage des jeunes diplômés est alarmant, atteignant jusqu'à 30% (OIT,

2022). De plus, un nombre significatif de jeunes est inactif, c'est-à-dire qu'ils ne


recherchent pas activement d'emploi, ce qui peut être attribué à la désillusion face aux

opportunités limitées dans le secteur formel. Le taux de chômage officiel, estimé à

seulement 1,09 % en 2024 (selon la Banque Mondiale/ILO) maque une réalité bien plus

complexe. Ce chiffre ne prend en compte que les personnes qui cherchent activement un

emploi, excluant ainsi une grande partie de la jeunesse diplômée découragée, ceux qui

vivent de petits boulots précaires ou d’activités informelles revenus stables. Le taux

de chômage mesure le nombre de personnes à la recherche active d’un emploi en

pourcentage de la population active. C’est ainsi que le schéma en bas illustre tout. Figure

2: Taux de chômage

37 Ce graphisme montre que le chômage au Tchad a en moyenne été de 0,87% entre

1991 et 2024, atteignant un niveau record de 1,70% en 2020 et un minimum historique de

0,60% en 1992. En effet, des milliers de diplômés universitaires ou de formations

professionnelles restent sans emploi pendant des années faute de débouchés. Beaucoup

d’entre eux ne sont pas recensés comme chômeurs car ils ne sont ni enregistrés, ni

engagés dans des démarches formelles de recherche d’emploi. On estime que près de 80

à 90% des actifs travaillent dans le secteur informel (vente ambulante, moto taxis, petits

métiers). Ces personnes sont considérées comme occupées dans les statistiques, mais

elles n’ont ni contrat, ni sécurité sociale, ni revenu stable, ce qui prévaut à un chômage

déguisé ou sous-emploi massif (ALWIHDAINFO, 2025). Cependant, l’exemple de l’histoire

de Patricia Menodji, diplômée en Géographie à l’Université de Ndjamena en chômage

depuis quatre ans, où de Ibrahim Moussa, titulaire d’un Master en Relations

Internationales est devenu moto-taximan pour subvenir aux besoins de sa famille, cet

exemple illustre parfaitement ce désarroi. Tous deux témoignent de la difficulté dans le

secteur formel et ils se tournent vers le secteur informel comme activités de survie. I-3.

Secteur Informel au Tchad I-3-1. Définition et caractéristiques du secteur informel L’emploi

informel fait référence à toutes les modalités d’emploi qui ne confèrent aucune protection

juridique ou sociale aux travailleurs concernés qui, de ce fait, sont davantage exposés aux
risques économiques ». Cette définition inclut à la fois les travailleurs employés dans le

secteur informel et les travailleurs qui occupent un emploi informel en dehors du secteur

informel. Des estimations récentes de l’OIT montrent que, dans la majorité des pays en

développement, les relations informelles concernent plus de la moitié de la population

active (Niall 0’Higgins et al, 2019). Le secteur informel désigne l’ensemble des activités

économiques qui ne sont pas réglementées par les autorités publiques et qui échappent à

la taxation et à la protection sociale. Au Tchad, comme dans des nombreux pays en

développement, le secteur

38 informel est un élément clé de l’économie, représentant une large part de l’emploi et de

la production. Le secteur informel se réfère également à l'ensemble des activités

économiques qui ne sont pas réglementées par l'État. Il comprend une variété d'activités

allant du commerce de rue à l'artisanat. Selon l'OIT (2021), environ 80% des emplois au

Tchad sont informels, ce qui souligne l'importance de ce secteur dans l'économie

nationale. Le secteur informel est composé d'activités économiques non réglementées et

non déclarées. Il est caractérisé par des petites entreprises, des travailleurs indépendants

et des activités de subsistance. Le secteur informel est souvent considéré comme un filet

de sécurité pour les populations vulnérables, car il offre des opportunités d'emploi et de

revenus. En effet, ce secteur informel se caractérise par une main-d’œuvre

majoritairement peu qualifiée, des conditions de travail souvent précaires, une absence de

protection sociale. Il représente une part importante de l’emploi et de l’économie, avec une

production à petite échelle et un faible niveau d’organisation (INSEED, 2021). Voici

quelques caractéristiques clés du secteur informel au Tchad :  Emploi informel

important Une grande partie de la population tchadienne travaille dans le secteur informel,

souvent dans des activités à faible valeur ajoutée ;  Manque de qualification Les

travailleurs du secteur informel sont généralement peu qualifiés et peu éduqués ; 

Flexibilité Le travail dans le secteur informel est souvent caractérisé par des horaires

flexibles, permettant aux travailleurs de s’adapter à leurs besoins personnels et familiaux ;


 Vulnérabilité

39 Les travailleurs informels sont généralement exposés à des conditions de travails

précaires, sans accès à la sécurité sociale, aux soins de santé ou aux droits du travail. Ils

sont donc particulièrement vulnérables aux crises économiques.  Diversité des

activités Le secteur informel englobe une variété d’activités, allant du commerce de rue à

l’agriculture de substance et l’élevage, en passant par les services tels que la coiffure, la

réparation automobile, et bien d’autres ;  Invisibilité dans les statistiques Etant donné

que ces activités échappent à la règlementation officielle, elles sont souvent sous-estimées

dans les statistiques économiques, rendant leur évaluation et leur compréhension plus

difficiles. I-3-2. Type d’activités informelles présentent au Tchad Tableau 3: types de métier

informel Types Spécificité de vente Commerce de détail Vente des habits, de

chaussures, des amuses gueules, les fournitures scolaires, des radios, des parfums, des

savons, des kiosques de vente de boisson, vente de fruits, de poisson frais, de légumes,

… Artisanat Fabrication et vente des foyers traditionnels, des paniers, des éventails, des

habits, de bonnets, des objets en perles… Prestation de service Mototaxi, bricolage

informatique, coiffure, mini restaurant, vente de sims et de crédit de communication,

discothèque, cabine téléphonique, Source : enquête de terrain Aout 2025 Cette différente

spécificité d’activités nous les avons eus par le biais de notre grille d’observation directe

sur le terrain. Lors de la descente sur le terrain nous avons observé

40 de nombre jeunes dans les rues du 7ème arrondissement entrain de vendre en

ambulant sans point de vente précis, il y a divers articles qu’ils portent le plus souvent en

mains, sur la tête pour faire des trajets à pied sous le soleil ardent à la recherche de client

pour vendre leurs produits. I-3-3. Rôle du secteur informel dans l'économie tchadienne Le

secteur informel joue un rôle crucial dans la survie économique de nombreux Tchadiens. Il

offre des opportunités d'emploi flexibles et permet aux jeunes diplômés de générer des

revenus malgré la rareté des emplois formels. Cependant, ces emplois sont souvent
précaires et manquent de protections sociales (OIT, 2021). Le secteur informel joue un

rôle important dans l'économie tchadienne, en fournissant des emplois et des revenus à de

nombreuses personnes. Il est estimé que le secteur informel représente environ 80% des

emplois au Tchad et contribue de façon importante à la génération de la valeur ajoutée

nationale souligne International Labour Organization (ILO, 2015). C’est ainsi que des

nombreux jeunes refusent de baisser les bras. Pleins de courage, ils s’orientent vers le

secteur informel : petits commerces, kiosques de vente de boissons, vente ambulante

d’articles en centre-ville, activité de mototaxi (clando), couture, etc. « Je suis titulaire d’un

Master en droit public. Faute d’emploi, je me suis lancé dans la vente d’articles. C’est une

activité informelle, certes, mais elle me permet de bien m’occuper de ma famille », confie

Henri Mbaioulem, la trentaine révolue. Aux côtés de ces jeunes hommes battants, de

nombreuses femmes se mobilisent également chaque jour subvenir à leurs besoins. Elles

s’engagent dans des activités commerciales telles que la vente de poissons frais, de

chaussures, de légumes, de fruits, de pagnes, de savons, ou encore de boissons

alcoolisées au bord des routes goudronnées, souligne (Alwihda Info, 2025). Ces femmes,

à travers leur détermination, participent activement à la réduction de la pauvreté,

notamment dans les ménages et dans l’économie tchadienne.

41 En outre, certains d’entre elles parviennent même à réaliser des chiffres d’affaires

importants. En économisant sur plusieurs années, elles investissent dans des biens de

valeur tels que des bijoux, des terrains, ou encore des moyens de transport. « Je fais le

commerce d’oignons et de sésames depuis près de vingt ans et cela me permet toujours

de subvenir à mes besoins et celle de ma famille » souligne Marie Nebinon, ancienne

diplômée sans travail formel. En suite de cela, ce secteur joue un rôle essentiel dans

l’économie tchadienne pour plusieurs raisons :  Création d’emplois ;  Soutien aux

ménages ;  Dynamisme économique locale ;  Entrepreneuriat et innovation ; 

Résilience économique Ce secteur demeure un pilier fondamental de l’économie

tchadienne, contribuant à la création d’emplois et la sécurité économique des ménages


Figure 3: Durée de votre engagement dans les activités informelles Source : Enquête de

terrain MS Excel 18,7 22 27,3 32 0 5 10 15 20 25 30 35 Moins de 6 mois 6-1 an 1-2ans

Plus de 2 ans Pourcentage Durée de votre engagement dans les activités informelles

42 La Figure renseigne sur l’ancienneté des diplômés dans les activités informelles. Les

durées sont regroupées en quatre intervalles : moins de 6 mois, entre 6 mois et 1 an, entre

1 et 2 ans, et plus de 2 ans. Les résultats indiquent que 32 % des jeunes diplômés

exercent depuis plus de deux ans, 27,3 % entre 1 et 2 ans, et 22 % entre 6 mois et 1 an.

Seuls 18,7 % se situent dans la tranche de moins de 6 mois. Ces chiffres traduisent une

présence relativement durable des jeunes diplômés dans l’informel, puisque près de 60 %

y travaillent depuis plus d’un an. Cela reflète à la fois le manque d’opportunités d’emploi

formel et une forme d’ancrage progressif dans ces activités. Le fait qu’un tiers soit engagé

depuis plus de deux ans montre que l’informel devient souvent une alternative stable, voire

permanente, face à l’incapacité du marché du travail formel d’absorber les diplômés.

Toutefois, la proportion non négligeable de nouveaux entrants (près d’un sur cinq)

confirme aussi que de nombreux jeunes continuent à rejoindre ce secteur par contrainte et

non par choix. I-4. Facteurs de l'Emploi Informel L’emploi informel au Tchad est influencé

par une multitude de facteurs qui contribuent à sa prévalence. Cette partie examine trois

des principaux facteurs : le manque d’opportunités dans le secteur formel, les

compétences et qualifications des diplômés, ainsi que l’impact des réseaux sociaux sur les

opportunités d’emploi. I-4-1. Manque d'opportunités dans le secteur formel L’une des

principales raisons 1 de la croissance de l’emploi informel au Tchad est le manque

d’opportunité dans le secteur formel. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), de

nombreux pays en développement, dont le Tchad, souffrent d’un marché du travail formel

insuffisant qui ne peut pas absorber la main-d’œuvre disponible (OIT,2018). Les

entreprises formelles sont souvent confrontées à des défis tels que la bureaucratie, le cout

élevé de la formalisation et un environnement économique instable. Par conséquent, de

nombreux individus se tournent vers le secteur informel comme alternative pour subvenir à
leurs besoins.

43 De plus, le taux de chômage élevé, en particulier chez les jeunes, exacerbe cette

situation. Une étude menée par le Programme des Nations-Unies pour le développement

(PNUD) a révélé que le chômage des jeunes au Tchad atteint des niveaux alarmants, ce

qui pousse de nombreux jeunes à chercher des emplois informels pour survivre (PNUD,

2020). Le secteur formel, caractérisé par des contrats de travail réguliers et une protection

sociale, n’offre toujours pas des opportunités suffisantes pour absorber la demande de

travail, surtout pour les jeunes et les personnes peu qualifiées. Ce manque d’opportunités

peut être du a :  Crises économiques Les périodes de récession entrainent souvent des

licenciements et une réduction des embauches, poussant les individus vers le secteur

informel ;  Règlementations Des règlementations trop strictes ou complexes peuvent

dissuader les entreprises de créer des emplois formels, privilégiant ainsi l’emploi informel ;

 Couts de la main-d’œuvre Les charges sociales et fiscales enlevées peuvent rendre

l’emploi formel plus couteux, incitant les entreprises à recourir à des travailleurs informels ;

 Structure du marché du travail Une grande partie de l’économie informelle est

composée de petites entreprises et d’activités indépendantes qui ne sont pas toujours

structurées pour offrir des emplois formels. La rareté des emplois formels est un facteur

majeur qui pousse les jeunes diplômés vers le secteur informel. Les entreprises formelles

sont peu nombreuses et souvent incapables d'absorber la main-d'œuvre disponible. Cela

crée une pression sur les diplômés pour qu'ils acceptent des emplois précaires dans le

secteur informel.

44 I-4-2. Compétences et qualifications des diplômés Au Tchad, les compétences et

qualifications des diplômés varient considérablement selon le niveau d’études, le domaine

de spécialisation et l’établissement d’enseignement. Les diplômés, notamment ceux des

universités et grandes écoles, acquièrent des compétences techniques et professionnelles

dans divers secteurs tels que l’agriculture, la gestion, le droit, la santé, et les nouvelles
technologies. Cependant, le pays fait face à des défis en matière d’adéquation de la

formation avec les besoins du marché du travail, ainsi qu’à des taux d’abandon scolaire et

de chômage. Un autre facteur influençant l’emploi informel est le décalage entre les

compétences et qualifications des diplômés et les exigences du marché du travail formel.

De nombreux diplômés au Tchad se retrouvent dans des empois informels en raison d’une

inadéquation entre leur formation académique et les compétences recherchées par les

employeurs (World Bank, 2021). En plus de cela, Les institutions éducatives ne

parviennent pas à préparer les étudiants aux réalités du marché du travail, ce qui entraine

un surplus de diplômés dans certaines disciplines sans correspondance avec les besoins

économiques. Par conséquent, ces diplômés se voient contraints d’accepter des emplois

informels souvent précaires et mal rémunérés. Dans les rues de N’Djamena, les jeunes

diplômés errent avec leurs CV sous le bras, à la recherche d’un emploi qui tarde à venir.

Beaucoup d’entre eux ont suivi le parcours « classique » : école, université, stages. Mais à

l’arrivée, le constat est amer : leur diplôme, jadis perçu comme une clef vers l’ascension

sociale, ne garantit plus rien. C’est l’exemple de Mariam, 29 ans, diplômée en Gestion,

confie avec lassitude qu’elle se retrouve aujourd’hui à vendre des beignets au quartier

pour survivre, souligne (Trace Infos, 2025). Le chômage des jeunes diplômés urbains a

atteint un niveau inquiétant. Selon les chiffres du ministère de l’Economie, il avoisinerait les

35%, bien que certains spécialistes estiment ce chiffre en deca de la réalité. L’économie

formelle peine à absorber cette main-d’œuvre qualifiée. Le secteur privé est étroit, le tissu

industriel

45 presque inexistant, et la fonction publique, jadis considérée comme l’issue la plus sure,

est aujourd’hui saturée. En effet, face à cette impasse, des nombreux jeunes s’accrochent

à des emplois précaires, souvent sans contrat, ni salaire stable. Oumar, diplômé en

administration, enchaine depuis deux ans des stages non rémunérés et se dit aujourd’hui «

bénévole dans une administration », juste pour ne pas rester chez lui. Ce phénomène de «

bénévolat par contrainte » s’est banalisé, surtout dans les ONG et les projets
internationaux, ou beaucoup espèrent être embauchés un jour. Un autre facteur clé est le

décalage entre les compétences acquises par les diplômés et les exigences du marché du

travail. De nombreux diplômés n'ont pas les compétences techniques ou professionnelles

nécessaires pour répondre aux attentes des employeurs dans le secteur formel (UNESCO,

2020). Les compétences et qualifications des diplômés ne correspondent pas toujours aux

besoins du marché du travail. Les jeunes diplômés ont souvent besoin de formations

complémentaires pour acquérir les compétences requises. Cela peut être dû à un

décalage entre les programmes de formation et les besoins du marché du travail. I-4-3.

Réseaux sociaux et opportunités d'emploi Les réseaux sociaux jouent également un rôle

crucial dans l'accès à l'emploi informel. Les diplômés qui disposent de connexions

personnelles ou familiales ont souvent plus de chances de trouver un emploi dans le

secteur informel. Cela souligne l'importance des relations interpersonnelles dans un

contexte où les opportunités formelles sont limitées (Katz Krueger, 2016). Cependant,

selon une étude de la Banque Mondiale (2020), les individus issus de milieux

privilégiés ou ayant des connexions sociales solides ont tendances à accéder plus

facilement à des emplois formels, tandis que ceux issus de milieux défavorisés sont

souvent confinés aux emplois informels. Dans la même lancée, les réseaux sociaux offrent

de plus en plus d’opportunités d’emploi au Tchad, notamment les jeunes diplômés en

Informatique, Communication, et autres domaines. Cependant, les entreprises et les ONG

utilisent souvent ces plateformes pour diffuser leurs offres, toucher un public plus large et

interagir avec les

46 candidats. Les candidats peuvent également s’en servir pour mettre en valeur leurs

compétences, partage leurs projets et se faire connaitre auprès des employeurs potentiels.

C’est ainsi que, Allahramadji, diplômé en Communication a trouvé un emploi grâce aux

réseaux sociaux avec une ONG de la place après avoir chômé il y a 5ans d’après sa

déclaration. De nos jours avec l’avancement de la Nouvelle Technologie de l’information et

de la Communication (NTIC), les opportunités d’emploi sur les réseaux sociaux sont plus
que nombreux. A savoir :  Publication d’offres d’emploi De nombreuses entreprises,

notamment des ONG et des organisations internationales, publient leurs offres d’emploi

sur Facebook et d’autres plateformes. Les groupes Facebook tels que ‘’les Opportunités

d’Emploi au Tchad’’ sont particulièrement utiles pour suivre ces annonces ;  Mise en

relation avec des recruteurs Les réseaux sociaux permettent aux candidats de se

connecter directement avec des recruteurs et professionnels du recrutement ; 

Valorisation des compétences Les diplômés peuvent créer des profils LinkedIn et d’autres

réseaux sociaux pour mettre en avant leurs compétences, partager leurs réalisations et

participer à des discussions professionnelles ;  Développement de réseaux

professionnels Les réseaux sociaux permettent de créer et d’entretenir des liens avec des

professionnels du même secteur, ce qui peut faciliter la recherche d’emploi ;  Accès à

des formations et des évènements Certains réseaux sociaux partagent des informations

sur des formations, des ateliers et des évènements liés à l’emploi et au développement

professionnel.

47 En outre, les réseaux sociaux peuvent fournir un soutien vital pour les travailleurs

informels, leur permettant de partager des informations sur les opportunités d’emploi,

d’accéder à des ressources et de bénéficier d’un soutien communautaire. L’emploi informel

au Tchad est façonné par une combinaison de facteurs structurels et individuels. Le

manque d’opportunités dans le secteur informel, l’inadéquation des compétences des

diplômes et l’importance des réseaux sociaux sont autant d’éléments qui contribuent à la

persistance de l’emploi informel. En sommes, L’analyse de l'état des lieux des

jeunes diplômés sans emploi dans le secteur informel au Tchad met en lumière une

situation préoccupante, où l'éducation et les diplômes ne garantissent pas nécessairement

l'accès à un emploi formel. Le contexte socio-économique du pays, marqué par des défis

structurels tels que la pauvreté, le manque d'infrastructures et une économie en grande

partie informelle, contribue à une forte précarité pour les jeunes diplômés. Les

caractéristiques démographiques révèlent une population jeune, mais le taux de chômage


et d'inactivité reste alarmant, exacerbant les frustrations et les désillusions face à l'avenir.

Le secteur informel, bien qu'il joue un rôle crucial dans l'économie tchadienne en offrant

des opportunités de subsistance, ne permet pas un développement durable ni une

reconnaissance des compétences acquises par les diplômés. Les facteurs

ayant conduit à cette situation incluent un manque d'opportunités dans le secteur formel,

des compétences souvent inadaptées aux exigences du marché du travail, ainsi que

l'importance des réseaux sociaux dans la recherche d'emploi. Ainsi, il devient impératif

pour les décideurs politiques et les acteurs de la société civile de mettre en place des

stratégies visant à intégrer ces jeunes dans le secteur formel, à améliorer la pertinence de

l'éducation et à renforcer les capacités entrepreneuriales, afin de transformer cette

dynamique et favoriser un avenir meilleur pour la jeunesse tchadienne.

48 CHAPPITRE 2 : L'ACCES DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI AUX

ACTIVITES DU SECTEUR INFORMEL DANS LE 7EME ARRONDISSEMENT

49 Dans ce chapitre nous allons aborder les stratégies d’accès dans les activités du

secteur informel. L’insertion professionnelle des jeunes diplômés constitue aujourd’hui un

enjeu majeur pour les sociétés en développement à l’instar du Tchad. Face à un marché

de travail formel limité, et la saturation du secteur public, une partie croissante de la

jeunesse se tourne vers le secteur informel pas souvent par choix mais beaucoup plus par

contrainte. Ce dernier, bien qu’ayant longtemps été perçu comme une activité de survie et

faiblement structurée, représente désormais un espace d’opportunités économiques,

d’apprentissage et de résilience. Ainsi comprendre les modalités d’accès des jeunes

diplômés sans emploi à ces activités informelles permet non seulement de saisir les

dynamiques socio-économiques en cours, mais aussi d’évaluer les stratégies mises en

place pour pallier l’absence d’intégration dans le secteur formel. II-1. Facteurs qui

expliquent l’orientation vers le secteur informel L’orientation des jeunes diplômés tchadiens

vers le secteur informel s’explique par l’extrême rareté des opportunités d’emploi dans le
secteur formel, le salaire minime dans le secteur formel, la pression structurelle dans le

secteur formel et bien d’autres facteurs qui contraint les jeunes diplômés à ce tourné ci

nombreux vers l’informel. II-1-1. Insuffisance d’opportunités d’emploi formel En 2023, le

taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur a été estimé à plus de 60%,

confirmant l’incapacité de l’économie formelle à aborder cette main-d’œuvre qualifiée

(Africa-24 TV, 2024). Lors de notre recherche empirique, nous avons eu à échanger avec

YANSSOU Biani Clémentine licence en jardinier d’enfant depuis 2009 devenue vendeuse

de chaussures et pièces de pagne déclare : « J’ai cherché du travail dans les structures

publiques, et privées durant plusieurs années après l’obtention de mon diplôme, mais je

n’ai jamais eu. A chaque fois, on me disait que je n’ai pas d’expérience, soit une

recommandation comme je ne pouvais pas rester à la maison sans rien faire, je me suis

lancé dans une petite activité informelle pour au moins avoir de quoi subvenir à nos

50 besoins avec mes enfants car mon mari nous a abandonné à notre triste sors moi et

mes enfants. » Entretien, Aout 2025 Cette déclaration illustre bien la situation de nombreux

jeunes diplômés confrontés au manque d’opportunités dans le secteur formel. L’exigence

d’expérience professionnelle constitue une barrière qui rend difficile l’accès au premier

emploi, le recours au secteur informel vu comme conséquence de manque d’emploi

devient la solution de survie, mais aussi une alternative pragmatique permettant de rester

actif économiquement et socialement. On déduit de verbatim que ce choix n’est pas motivé

par une préférence, mais par une contrainte structurelle liée à l’insuffisance de débouchés

formels. Ainsi, Salomène une licenciée en histoire et actuellement vendeuse de détergent

et carte de recharge de crédit dit : « Après mes étude, j’ai déposé mes dossier dans des

structures mais la plus d’entre eux ne recrutent que par relations, comme je n’ai aucun

réseau, je n’ai pas de chance d’en avoir. J’ai donc commencé à vendre ce que je vends

maintenant. Ce n’était pas mon rêve quand j’étais encore à l’école mais suis dans ça parce

que ça m’aide à m’occuper et à soutenir ma famille. » Entretien, Aout 2025 Ce verbatim

montre que l’absence d’accès au marché formel touche particulièrement les jeunes
femmes diplômées, souvent exclues par manque de relations, le passage vers le

commerce informel devient alors une solution par défaut, permettant non seulement de

générer un revenu, mais aussi d’assurer certaine autonomie face aux contraintes sociales

et économiques. Pour compléter ces verbatims, l’interprétation de ce tableau nous mettra

de plus avoir de résultat chiffré sur cette partie de notre travail qui met en exergue le mode

d’accès au secteur informel par ces jeunes diplômés plongés dans le chômage. Tableau

4: Diplôme des répondants et les principales raisons de manque d'emploi formel

51 Diplôme des répondants les principales raisons de manque d'emploi formel Total

manque d'opportunité manque d'expérience manque de qualification condition de travail

autre a précisé CEP 1 1,1% 3 +21,4% 1 2,5% 0 0% 0 0% 5 3,3% BEPC 9 10,7% 6

+42,8% 20 +51,2% 2 22,2% 1 25% 38 25,3% BAC 17 +20,2% 2 14,2% 6 15,3% 1 11,1%

1 +25% 27 18% LICENCE 51 +60,7% 1 7,1% 12 30,7% 6 +66,6% 2 +50% 72 48%

MASTER 6 +7,1% 2 +14,2% 0 0% 0 0% 0 0% 8 5,3% Total 84 100% 14 100% 39 100% 9

100% 4 100% 150 100% Enquête de terrain, SPSS 2020 A la lecture de ce tableau, on

constate que dans la commune du 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena, ceux

qui ont le CEP et ont de principales raisons de manque d’emploi formel sont ceux qui sont

manqués d’expérience avec (60%). Ceux qui ont le BEPC (15,7%) d’entre eux sont

manqués d’expérience, (52,6%) sont manqués de qualification. Pour ceux qui ont le BAC,

(62,9%) sont manqués d’opportunité et (3,7%) pour autre. Pour les LICENCIERS, ceux qui

sont manqués d’opportunité sont environ (85%), ceux sont pour les conditions de travail

sont à (10%) et pour autre à environ (3,3%). Pour ceux qui ont le MASTER, (75%) sont

manqués d’opportunité et (25%) sont manqués d’expérience. On peut dire de manière

plus spécifique que ceux sont manqués d’opportunité sont ceux ont respectivement le BAC

avec (62,9%), la LICENCE (85%), et ceux ont le MASTER environ (75%). Pour ceux qui

sont manqués d’expérience, (60%) ont le CEP, (15,7%) on le BEPC, et (25%) ont le

MASTER. S’agissant de ceux ayant de manque de qualification, (52,6%) ont le BEPC.

Pour ceux qui ont comme raison les conditions de travail, c’est ceux qui ont la LICENCE
avec (10%). Enfin pour ceux qui ont Autre raison, (3,7%) ont le BAC et (3,3%) ont la

LICENCE. Ainsi, au vue de ces multiples résultats, on déduit que le niveau d’étude des

jeunes de la commune urbaine du 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena

52 influence significativement les raisons de manques d’emploi formel. C’est ce qui nous

permet de conclure qu’il existe une très forte corrélation statistique entre le niveau d’étude

et les raisons de manque d’emploi formel dans la comme urbaine de cet arrondissement.

(Valeur=105,067 ; DDL= 20 ; relation asymptotique : 000) Figure 4: Diplôme des

répondants et les principales raisons de manque d'emploi formel Source : enquête de

terrain SPSS 2020 A la vue de cette figure, nous observons clairement que les jeunes qui

ont le diplôme de licence sont dans le secteur informel par manque d’opportunité de travail

formel. C’est dans cette optique dont le courrier international/AFP, 2024 énonce que ce

phénomène est accentué par la saturation de la fonction publique, considérée comme le

principal employeur des diplômés, mais qui n’offre que très peu de recrutements chaque

année, laissant ainsi des cohortes entières de jeunes sans perspective.

53 A travers nos données qualitative recueilli sur le terrain, bon nombre de jeunes

témoignent que leurs accès au secteur informel est le dérivé du manque d’emploi formel

digne de leurs qualifications académique. « Je suis REMADJI Sonia licenciée en gestion

des ressources humaines depuis 2021 j’ai cherché à m’insérer dans le monde

professionnel mais hélas j’ai déposé mes dossiers un peu partout dans les entreprises, à

la fonction publique mais toujours sans suite favorable jusqu’à la. Accablé par la situation

j’ai enfin décidé avec mes petites économies me lancé dans les activités informelles pour

joindre les deux bout » source, entretien de terrain aout 2025. Au vu de ce verbatim, les

jeunes diplômés dans le 7ème arrondissement sont actifs dans l’informel par manque de

couverture formel. De là, on va ajouter les témoignages recueilli à N’Djamena diffusés par

le courrier international/AFP, 2024 et qui illustrent concrètement cette réalité. « Nan-Arabé

Lodoum, diplômé en sciences biomédicales, après de dix ans au chômage, survit en


cumulant un poste d’enseignant vacataire payé 90000francs CFA par an, (soit environ

137£) pour 30 heures cours, avec des activités de moto-taxi afin de subvenir à ses besoins

». Ces cas démontrent que les diplômés, même hautement qualifiés, finissent par rejoindre

le secteur informel pour assurer leur survie. La prépondérance de l’informel dans

l’économie tchadienne constitue un autre facteur déterminant. Selon le rapport de (Africa-

Press, 2024), on estime que environ plus 80% de la population active évolue dans ce

secteur qui représente la principale source de revenus pour une grande partie de des

jeunes. Cette orientation forcée s’explique aussi par l’inadéquation entre les compétences

délivrées par le système éducatif et les besoins réels du marché du travail. Les formations

universitaires, centrées sur des filières générales, ne répondent pas aux besoins

spécifiques du secteur productif, ce qui pousse les diplômés à se tourner vers l’auto-

emploi informel (Tchad Vision, 2025). II-1-2. Contraintes économiques et nécessité de

survie Le contexte économique national, marqué par une faible diversification et une

dépendance excessive aux revenus pétroliers, ne permet pas de créer suffisamment

d’emplois formels pour absorber l’ensemble des diplômés chaque année (Banque

54 mondiale, 2022). Face à l’absence de perspectives, l’informel devient alors une

stratégie de survie immédiate, permettant d’obtenir un revenu, même faible, afin de

répondre aux besoins essentiels tels que la nourriture, le logement, la santé. « J’ai

fraichement ma licence en psychologie et avec le plein espoir de décrocher un boulot avec

mon diplôme, c’est alors ici que j’ai compris le pire cauchemar de ma vie mes diplômes

auxquels j’ai fortement mixé ma vie professionnelle ne m’ont servi à rien. Je me suis

retourné vers l’informel ou je vends les fruits au bord d’une agence de voyage de la place

et je génère pas mal de revenus au point de vouloir investir sur cette activité indépendante

sans pression hiérarchique et en faire carrière. J’ai donc facilement accédé à ce secteur

grâce à ma connaissance en entreprenariat, en gestion et marketing ». Raconte larleum

Sylvie, entretiens de terrain aout 2025. Au regard de ce verbatim, les jeunes diplômés

avec tous leurs espoir sur le secteur formel après avoir terminé leurs études mais au vu de
la réalité sociale, ils retrouvent souvent sans emploi et vulnérable alors pour leurs survie

ils ambrassent fortement le secteur informel qui les font oublier même le secteur formel et

ne cherche plus à y travail au profil de persévérer dans l’informel avec de bonne

innovation. Ainsi, cette contrainte est accentuée par la pauvreté généralisée. En 2021, plus

de 42% de la population tchadienne vivait dans la pauvreté, et le chômage ou le

sousemploi aggrave leur vulnérabilité (BAD, 2021). Pour beaucoup, rester sans activité

dans l’attente d’un hypothétique emploi formel est simplement impossible ; ils leurs faut

générer les revenus pour survivre au quotidien (Africa-24 TV, 2024). Dans la capitale,

N’Djamena, de nombreux diplômés se lancent ainsi dans les activités comme la conduite

de mototaxis, la vente ambulante ou les petits commerces informels. Ces activités, bien

qu’éloignées de leur formation académique constituent souvent leurs unique source de

subsistance. Le témoignage d’un diplômé en droit, contraint de devenir vendeur de cartes

de recharge téléphonique dans la rue, illustre cette réalité : « on n’a pas de choix, il faut

trouver quelque chose pour manger », déclare-til. Ce programme économique traduit une

adaptation forcée aux contraintes structurelles. Le coût élevé de la vie à N’Djamena

accentue la pression sur les jeunes

55 diplômés sans emploi. Beaucoup dépendent financièrement de leurs familles pendant

plusieurs années, mais face aux charges grandissantes, la pression sociale les pousse à

entreprendre une activité informelle, même à faible revenu, afin de ne pas être perçu

comme un fardeau (Alwihda Info, 2023). La nécessite de survie prend donc le pas sur les

aspirations professionnelles, transformant l’informel en refuge incontournable. Cette

logique de survie est renforcée par l’absence de dispositifs solides de protection sociale et

d’accompagnement à l’insertion professionnelle. Faute d’allocations chômage ou de filets

sociaux adaptés, les diplômés sans emploi doivent compter uniquement sur leurs propres

initiatives pour subvenir à leurs besoins selon (Tchad vision 2025). L’informel bien

qu’instable et précaire, devient ainsi le seul espace accessible, ou les barrières d’entrée

sont faibles et ou la capacité d’autocréation d’emploi supplée à l’inaction de l’Etat. II-1-3.


Influence du capital social L’influence du capital social constitue un facteur déterminant

dans l’orientation des jeunes diplômés tchadiens vers le secteur informel. Dans un

contexte où l’emploi formel est rare et très concurrentiel, les réseaux personnels et

familiaux jouent un rôle clé dans l’accès aux opportunités économiques. Les jeunes

diplômés disposant d’un capital social solide, c’est-à-dire de liens familiaux, amicaux ou

associatifs, ont d’avantage de chances d’accéder à des emplois ou à des activités

génératrices de revenus, même dans le secteur informel (Putnam, 2000). A N’Djamena,

des études montrent que les diplômés qui disposent de relations dans le commerce ou la

fonction publique réussissent plus facilement à créer une micro-entreprise ou à trouver des

emplois temporaires, alors que ceux dépourvus de telles connexions peinent à s’insérer

(Tchad Vision, 2025). « j’ai commencé mon activité y’a quelques années grâce à mon ami

dont le père est un grand entrepreneur, je souffrais d’un chômage extrême pendant que

mon ami s’en sortait déjà très bien et un jour lors de notre échange téléphonique, il me

demande donc ce que je suis devenu après la fac et je lui ai dit je suis sans emploi depuis

tout ce temps et c’est là où il a décidé de m’aider à commencer une activité ou je peux

mieux faire et généré de revu. J’ai alors commencé

56 depuis ce jour mon activité qui est là aujourd’hui avec plein de succès, pour moi ma

connexion avec cet ami est la meilleur de chose qui m’offert dans ma vie. » Déclare

Rodrigue lors de notre entretien de terrain aout 2025. Au vu de cette déclaration, la relation

interpersonnelle et familiale est d’une grande importance dans l’insertion professionnelle

des jeunes diplômés sans emploi. Le capital social permet également de sécuriser des

financements informels. Les diplômés qui ont de réseaux familiaux ou communautaires

peuvent emprunter de petites sommes auprès de leurs proches pour lancer un commerce

ambulant ou une activité artisanale, ce qui serait impossible à travers les circuits bancaires

formels en raison des exigences strictes de garanties et de solvabilité (Africa-Press, 2024).

Ces ressources financières et ce soutien social réduisent le risque de faillite et facilitent

l’accès à l’activité informelle, qui devient ainsi une alternative plus sure pour générer un
revenu immédiat. Ainsi, une diplômée en science de l’infirmerie déclare « j’ai fini mes

étudies en santé depuis 2020 et j’ai autant de stage pour approfondir ma connaissance

dans ce domaine mais j’ai pas eu emploi après tout je vivais chez mes parents et vu ma

situation j’ai décidé de lancer dans l’informel comme mes camarades sauf que j’ai vraiment

du mal à le faire la concurrence dans ce domaine me décourage je n’arrive pas assez

vendre et je suis prête à abandonner quand ma sœur ou je suis me suis rapproché de lui

pour lui dire que je veux abandonner me conseil de continue et m’a donné l’exemple de

plein de gens que je les connais et qui ont réussi aujourd’hui qui ont traversé pire que moi

mais ont pris leurs mal en patience pour persévérer sont bien à l’aise maintenant. Le

réconfort de ma sœur m’a donné un grand courage d’être là aujourd’hui et je témoigne que

sans elle je ne serai pas là ». Enquête de terrain aout 2025. Au regard de ce verbatim, le

soutien émotionnel est vraiment crucial dans l’accès à l’informel le manque de réseau de

soutien émotionnel peut provoquer de grave crise dans l’évolution de votre activité.

57 C’est dans cette même optique que (Alwihda Info, 2023) annonce que le capital social

influence également la dimension psychologique de l’insertion. Les jeunes qui bénéficient

d’un réseau de soutien familial ou amical reçoivent souvent encouragements, conseils et

mentorat, ce qui renforce leur capacité à persévérer dans l’informel malgré les difficultés et

l’instabilité de ces emplois. A l’inverse, ceux qui n’ont pas de réseau de soutien sont plus

exposés à la précarité et au découragement, ce qui limite leurs chances de réussir dans le

secteur informel ou de développer une micro-entreprise durable. II-2. Modes d’intégration

de jeunes diplômés dans le secteur informel L’accès des jeunes diplômés dans le secteur

informel s’opère à travers une diversité de trajectoires. Ceux-ci s’orientent vers des

activités variées (commerce, service, artisanat), mobilisent des modalités d’entrée

multiples (auto-emploi, apprentissage, réseaux sociaux et associatifs) et valorisent

différemment leur formation initiale selon les opportunités disponibles. Cette dynamique

reflète à la fois les contraintes d’un marché de l’emploi formel limité et la capacité

d’adaptation des jeunes à transformer leurs compétences en ressources d’insertion.


II-2-1. Types d’activités pratiquées Dans le 7ème arrondissement de N’Djamena, comme

dans la plupart des arrondissements des capitales africains, les jeunes diplômés

s’orientent vers trois grandes catégories d’activités informelles. D’abord, le petit commerce

occupe une place centrale : vente de friperie, recharge téléphonique et services de mobile

money. Ensuite, les services urbains constituent une riche importante, notamment le

transport par mototaxi (clando), la restauration de rue, la coiffure, la réparation de

téléphones. Enfin, l’artisanat regroupe des jeunes actifs dans la couture, la mécanique, la

menuiserie, l’électricité ou encore la petite maçonnerie. Cette répartition confirme la

typologie mise en évidence par Hart (1973) à Accra et reprise par Charmes (2012) sur les

économies africaines. Les statistiques de (OIT, 2018) montrent que ces trois branches

concentrent la majorité de l’emploi informel en Afrique subsaharien, ce que corroborent

également les enquêtes nationales de l’INSEED au Tchad (ECOSIT, 2018).

58 Figure 5: types de métier qui intéressent les plus les répondants en raison de leurs

diplômes Enquête de terrain, SPSS 2020 Au vu de ce diagramme, nous constatons que

les jeunes diplômés qui exercent dans l’informel dans le 7ème arrondissement sont ceux

qui ont la LICENCE avec un nombre important dans les commerces de détails

avec (35,33%), dans l’artisanat, (2,00%), dans les services, environ (7,33%), agriculture

(2,67%) et autre (0,67%). Ceux qui ont le BEPC ce font plus remarquer dans les

commerces aussi avec (17,33%), les services (4,67%), l’artisanat (2,00%) et autre

(1,33%). Pour ceux qui ont le BAC, environ (13,33%) dont leurs présence est considérable

dans les commerces, et (4,67%) dans les services. Ceux qui ont le CEP sont dans les

commerces (1,33%) et aussi dans de services (2,00%). Les MASTERS sont un peu

partout que ce soit dans le commerce de détail, le service, l’artisanat et l’agriculture avec

de pourcentage minime.

59 On déduit après cette interprétation que plus on a le diplôme de licence, BEPC, BAC

ou Master, plus on pratique le commerce de détail et de service. Aussi, plus on a le


diplôme de Licence, BEPC et Master, plus on pratique des activités artisanales. Au travers

nos entretiens et observations, les types d’activités fars des jeunes diplômés sont entre

autres des commerces de détails, le service, et l’artisanat. Ces donc ces différents activités

qui occupent les plus les jeunes sans emploi et leurs offrants de revenu qui permet leurs

survie. II-2-2. Modalités d’entrée L’intégration des jeunes diplômés dans l’informel suit trois

principales voies. La première est l’auto-emploi, qui représente l’option la plus courante ou

avec un petit capital de départ, souvent fourni par la famille ou obtenu via des tontines, les

jeunes créent leur propre activité, même modeste. . Ainsi nous commençons cette partie

par le témoignage de ce jeune master « Moi j’ai intégré le secteur informel depuis 8 ans

par mes économies que j’ai eu à faire quand je travaillais pendant 10mois comme APS ou

je gagnais 60000 F CFA par mois j’ai pu acheter une moto ou je fais clando avec

maintenant ». déclare Julien selon notre enquête de terrain Aout 2025. Cette déclaration

explore, l’auto-emploi dans l’informel qui est actuellement la pièce maitresse de la

professionnelle des diplômés sans emploi. L’intégration dans cette activité se fait par son

économie ou cette de la famille et pour le cas de julien qui lui décide d’épargner pour enfin

s’offrir sa moto qui est maintenant sa principale source de revenu. Pour ajuster cette

partie, Fox et Sohnesen, (2012), Soulignent que ces microentreprises familiales

constituent le premier espace d’insertion des jeunes en Afrique. La seconde modalité est

l’apprentissage informel. Malgré leur diplôme, beaucoup de jeunes choisissent d’apprendre

un métier auprès d’un maitre-artisan en couture, mécanisme, ou coiffure afin d’acquérir un

savoir-faire pratique et d’élargir leurs perspectives d’emploi. L’OIT (2012) et Walther,

(2007), montrent que ce système reste dominant dans la formation professionnelle en

Afrique de l’ouest et centrale.

60 Au sorti de collecte de donnée sur notre zone d’étude, Florence une jeune licenciée en

GRH dit « j’ai ma licence en gestion au Benin depuis 2022, de retour au pays le marché

de travail ne m’a pas donné du lait c’est vraiment dure pour moi je me suis inscrite dans un

centre de formation en couture par l’aide d’une ONG qui travaillait en ce moment sur le
projet de la promotion de l’entreprenariat des jeunes filles diplômées sans emploi. C’est

ainsi que j’ai eu cette chance de bénéficier de cette formation et en fin j’ai reçu un

équipement complet pour me lancer dans mon métier de couture qui est maintenant mon

gagne-pain.» Enquête de terrain Aout 2025. Ce verbatim illustre parfaitement

l’apprentissage des petits métiers après la formation académique initiale dans l’accès aux

activités du secteur informel. Le développement personnel ou communautaire passe avant

tout par la satisfaction de besoins les primordiales et alors si le diplôme obtenu n’offre pas

de revenu, l’apprentissage d’autre métiers plus pratique est de grande importance pour

générer de revenu et aspirer au développement inclusif. En fin, pour la dernière modalité,

l’entrée dans l’informel dépend forment des réseaux et associatifs. C’est ainsi que Bernard,

jeune diplômé en biologie sans emploi devenu vendeur des tenus importés femmes et des

accessoires comme chaine, bracelet et Rolex mixte déclare « Je vends plusieurs articles

par jour grâce à mon bon réseau j’ai les contacts de grandes dames et les grands hommes

influent du pays ou j’ai de très bonne relation avec eux cela me permet de faire toujours de

grand chiffre d’affaire dans mon business ». Entretien de terrain, Aout 2025. A la lecture

de ce verbatim, nous analysons que l’accès dans l’informel par de bon réseau booste

rapidement les chiffres d’affaire et on observe 1 de plus en plus le progrès dans ce

domaine. Le réseau est vraiment crucial dans l’informel ou l’on à faire à des clients pour

évoluer.

61 C’est ainsi ces auteurs ici présents montre donc l’importance de ce genre de réseau

dans leurs travail et cela illustre aussi bien notre analyse. L’accès à un emplacement de

vente, à une clientèle ou à des opportunités de micro financement repose souvent sur les

liens familiaux, amicaux ou sur l’appartenance à des associations de jeunes et de

travailleurs. C’est dans cette même lancé que Granovetter (1973) a montré l’importance

des « liens faibles » dans l’accès à l’emploi, tandis que Nordman et Pasquier-Doumer

(2015) confirment que ces réseaux jouent un rôle crucial dans l’intégration des jeunes

diplômés africains. Dans le sens du réseau toujours, les jeunes avec une chance d’avoir
une bonne connaissance ou un bon réseau de avec L’ONAPE auront de forte probabilité

d’être sélectionné pour bénéficier des services de cette structure en faveur des jeunes

diplômés sans emploi. Lors de nos échanges avec le personnel de l’ONAPE qui révèle

que, bien que le secteur informel ne soit pas le cadre officiel prévu pour l’insertion

professionnelle, l’institution contribue indirectement à y faciliter l’accès des jeunes

diplômés. Les principaux mécanismes identifiés sont le financement de projets, le

renforcement de capacités, l’orientation professionnelle, et le développement de réseaux

locaux. Le financement via microcrédits ou subventions permet aux jeunes de créer ou

développer des micro-entreprises artisanales, commerciales ou de services. En parallèle,

l’ONAPE offre des formations pratiques et théoriques (gestion, marketing, comptabilité

simplifiée), permettant aux bénéficiaires de structurer leurs activités et de rendre leurs

initiatives plus durables, même lorsqu’elles se situent dans le secteur informel.

L’orientation personnalisée et les guichets emploi universitaires complètent ce dispositif en

donnant aux jeunes diplômés des informations sur les opportunités locales et des conseils

pour identifier des niches économiques. Enfin, la mise en réseau avec partenaires locaux

et fournisseurs facilite l’accès aux clients et sécurise le lancement des activités.

62 Archive cliché ONAPE Cette approche montre que l’ONAPE ne se limite pas à la

simple distribution de fonds : elle vise à transformer le secteur informel en espace

d’insertion viable, contribuant ainsi à la réduction de la vulnérabilité économique des

jeunes diplômés et au renforcement de leurs compétences professionnelles. Toutefois, le

personnel souligne

63 que la durabilité des activités informelles dépend aussi du suivi post-financement et de

l’accès continu aux marchés, des points encore perfectibles dans la stratégie actuelle. Nos

données quantitatives sur le terrain sur l’accès à une formation pour développer les

capacités requises dans l’informel booster la conclusion qu’on aura sur ce point. Tableau

5: Diplôme des répondants Accès à de formation pour améliorer vos compétences dans
l'informel Diplôme des répondants Accès à de formation pour améliorer vos compétences

dans l'informel Total Oui Non CEP 2 3 5 +3,6% 3,2% 3,3% BEPC 10 28 38 17,9% +29,8%

25,3% BAC 11 16 27 +19,6% 17,0% 18,0% LICENCE 31 41 72 +55,4% 43,6% 48,0%

MASTER 2 6 8 3,6% +6,4% 5,3% Total 56 94 150 100,0% 100,0% 100,0% Enquête de

terrain Aout, 2025, SPSS 2027 A la lecture de ce tableau, les jeunes selon leurs diplômes

témoignent leurs accès à de formations organisées par des structures comme ONAPE afin

de renforcer leurs capacités. Pour ce fait, les jeunes qui ont le diplôme de CEP disent

qu’ils ont eu accès à

64 de formation complémentaire avec environ (40%), pour ceux qui ont le BEPC (73,6%)

ont dit qu’ils n’ont reçu de formation. Pour ceux ayant le BAC, (40,7%) ont eu l’accès à de

formation. Pour ceux qui ont la licence, (43,0%) ont accès à une formation. Et enfin, ceux

qui le MASTER, (75%) n’ont pas accès à de formation. On constate ici que les jeunes

avec de diplôme secondaire sont moins priorisés dans de formation de renforcement de

capacité que ceux avec de diplôme supérieur avec plus de (55%) selon l’analyse de notre

tableau ci-haut. On peut conclure ici que les diplômes des jeunes diplômés sans emploi

influencent significativement sur l’accès à de formation de renforcement de capacité dans

le secteur informel. Ainsi on peut déduire qu’il y a une forte corrélation entre le diplôme des

répondants et l’accès à de formation de renforcement de capacité proposer les plus

souvent par des structures qui travaillent pour l’insertion socio-professionnelle des jeunes

diplômés sans emploi. Cela se traduit par une très forte corrélation statistique

(valeur=3,649 ; ddl=4 et valeur Asymptotique=0,456) II-2-3. Rôle de la formation initiale et

des compétences acquises Contrairement à l’idée répandue, la formation initiale n’est pas

inutile dans le secteur informel. Bouguidand Alifa âgé de 36 ans et licencié en information

habitant le quartier chagoua affirme lors de nos échanges « J’ai une formation académique

ou de base en informatique et cela m’a permis de maitriser les outils informatique, et leurs

maintenances. A la lumière de cette formation je suis devenu entrepreneur dans le

domaine de secrétariat bureautique ou je vends, je fais les impressions, les saisies et bien
d’autres choses dans mon cyber café. Je lance aussi les formations de temps en temps en

informatique. Je n’ai pas eu un emploi formel après ma formation de base mais je vie

actuellement bien et à l’aise avec mon revenu généré dans mon domaine d’activité qui a

ses sources dans la formation académique de base. » Source, entretien Aout 2025 Ce

verbatim énonce clairement l’importance de la formation de base dans le choix d’activité

informel qui convient le plus à générer autant de revenus. Ici le choix

65 de son activité directement de son domaine d’étude et donc dire que l’école est intitule

dans l’accès à l’informel n’est que de pure ignorance. Au sorti de cette analyse nous

déduisons que la formation de base peut être une clé à intégrer facilement le secteur

informel et mieux s’en sortir. Des profils des jeunes diplômés engagés dans le

secteur informel permettent de mieux comprendre les dynamiques d’insertion et les

logiques sociales qui les soustendent. En effet, au-delà de la simple présence de ces

jeunes dans différentes activités, leurs caractéristiques sociodémographiques, leurs

motivations et leurs stratégies d’adaptation révèlent les multiples façons dont ils mobilisent

leurs ressources pour s’intégrer. Les différences observées entre diplômés techniques,

universitaires et du secondaire général illustrent la diversité des trajectoires et soulignent

l’importance2025. Les travaux de kuépié, Nordnam et Roubaud, (2009),

démontrent que l’éducation accroit les revenus, même dans l’informel, mais avec des

rendements plus faibles que dans le secteur formel. Au Tchad, où plus de de 90% des

actifs travaillent dans l’informel (INSEED, 2018), les diplômés utilisent leurs connaissances

scolaires pour se différencier, notamment dans la gestion, la communication et l’usage des

outils numériques.

66 Tableau 6: Diplôme des répondants et compétence utilisé dans les activités

informelles Diplôme des répondants compétence utilisé dans les activités informelles Total

compétence technique compétence en marketing compétence interpersonnel les

compétence en gestion CEP 1 4 0 0 5 2,0% +5,1% 0,0% 0,0% 3,3% BEPC 12 23 2 1


38 23,5% +29,5% 13,3% 16,7% 25,3% BAC 12 10 4 1 27 +23,5% 12,8% +26,7% 16,7%

18,0% LICENCE 21 39 8 4 72 43,2% +50% +53,3% +66,7% 48,0% MASTER 5 2 1 0

8 +9,8% 2,6% +6,7% 0,0% 5,3% Total 51 78 15 6 150 100,0% 100,0% 100,0% 100,0%

100,0% Enquête de terrain, SPSS 2020 A la lecture de ce tableau, on constate que les

jeunes qui ont le CEP utilisent que la compétence en marketing dans leur domaine

d’activité avec (80,0%). Ceux qui ont le BEPC utilisent eux aussi uniquement la

compétence en marketing avec (60,5%). Ceux ayant le BAC, mobilisent de compétence

technique avec (44,4%) et de compétence interpersonnelle avec (14,8%). Pour les jeunes

qui ont la LICENCE, (13,3%) ont de compétence interpersonnelle et (6,7%) ont de

compétence en gestion. Pour les MASTERS, (62,5%) ont de compétence technique et

(12,5%) ont de compétence interpersonnelle. On déduit de cette interprétation que les

jeunes qui ont le CEP, et LE BEPC mobilisent que de compétence en marketing dans leurs

domaines d’activités cette compétence ne nécessite pas souvent une formation initiale. Et

ceux qui ont le BAC, la LICENCE, et le MASTER, utilisent les compétences technique,

interpersonnelle et en gestion. Ces compétences nécessitent le plus souvent de bonne

base académique.

67 Nous pouvons conclure ici que la formation de base joue un role crucial dans les

compétences mobilisées pour réussir dans le secteur informel. Son influence est significatif

d’où nous constatons de relation entre les diplômes et les compétences utilisées dans

l’informelles et cela se traduit par une très forte corrélation statistique (valeur=19,138 ;

ddl=15 et valeur Asymptotique=0,208) Ainsi, ce qui s’avère déterminant est la combinaison

de compétences techniques et transversales. Les diplômés qui s’engagent dans la

mécanique, la couture ou la téléphonie mobile mettent en valeur leurs savoirs techniques,

tandis que ceux impliqués dans le commerce tirent parti de leurs compétences en gestion

de base, en calcul et en service client. La banque mondiale (2014) insiste sur l’importance

des compétences socio-comportementales-fiabilité, résolution de problèmes, capacité

d’adaptation pour la réussite dans l’auto-emploi. Les évaluations récentes des


programmes de formation entrepreneuriale montrent que les formations courtes

n’améliorent réellement la performance que lorsqu’elles sont associées à un capital de

démarrage ou à un mentorat (McKenzie & Woodruff, 2014). Cela souligne l’importance

d’un appui intégré plutôt qu’une simple offre de formation théorique. II-3. Profil des jeunes

diplômés intégrés dans le secteur informel L’étude des profils des jeunes diplômés

engagés dans le secteur informel permet de mieux comprendre les dynamiques d’insertion

et les logiques sociales qui les soustendent. En effet, au-delà de la simple présence de ces

jeunes dans différentes activités, leurs caractéristiques sociodémographiques, leurs

motivations et leurs stratégies d’adaptation révèlent les multiples façons dont ils mobilisent

leurs ressources pour s’intégrer. Les différences observées entre diplômés techniques,

universitaires et du secondaire général illustrent la diversité des trajectoires et soulignent

l’importance d’analyser ses parcours de manière différenciée. II-3-1. Caractéristique

sociodémographique Les jeunes diplômés actifs dans le secteur informel présentent des

traits sociodémographiques relativement homogènes mais avec des nuances notables.

L’âge moyen d’entrée est généralement compris entre 20 et 30 ans, période correspondant

à la

68 transition école–travail. Dans le contexte tchadien, la majorité sont de jeunes hommes,

particulièrement dans les services urbains comme le transport par mototaxi, tandis que les

femmes se retrouvent davantage dans le petit commerce et certaines activités de

restauration ou de coiffure (INSEED, 2018). Selon les observations faites sur le terrain, les

jeunes hommes sont plus présents dans le transport de mototaxi, la vente de friperies, de

chaussures, ils font de réparation de téléphone, des cartes de crédit téléphonique, des

accessoires téléphoniques, etc. Et les femmes sont plus dans les petits restaurants de la

route, les salons de coiffures, les ventes ambulantes et autres. Ces différentes activités

offrent des revenus journaliers significatifs aux jeunes diplômés sans emploi. Image

1 Image 2 Cliché : Majoie MENDIGUI, 2025


69 Image 3 Image 4 Cliché : Majoie MENDIGUI,

2025 En termes de niveau scolaire, on observe la présence de diplômés du secondaire

général et technique, mais aussi de titulaires de diplômes universitaires récents, souvent

contraints par la rareté des postes publics. Selon l’OIT (2018), cette hétérogénéité reflète

l’importance croissante du secteur informel comme exutoire pour des cohortes de plus en

plus instruites. II-3-2. Motivations et stratégies d’adaptation Les choix des jeunes diplômés

de s’orienter vers l’informel relèvent autant de la contrainte que de la stratégie. La

contrainte principale est le manque d’opportunités d’emplois formels, particulièrement dans

la fonction publique ou le secteur privé moderne. La motivation économique est donc la

recherche d’un revenu immédiat pour

70 répondre aux besoins essentiels (logement, alimentation, soutien familial). Lors de

notre entretien avec larleum Silvie, elle déclare : « Suis licenciée sans emploi et fiancé à

un monsieur qui ne travaille pas dans la même ville que moi, on va se marier bientôt et j’ai

besoin des ustensiles de cuisine de mon choix et mes parents ne sont pas prêt à m’offrir

cela c’est donc comme ça que suis sortie faire la vente des poissons au marché et cela me

rapporte un peu d’argent qui me permet d’acheter déjà mes choses. » entretien Aout 2025

A la compréhension de ce verbatim, les jeunes sont souvent dans l’informel par obligation

de répondre à leurs besoins spécifique. Il existe aussi une dimension stratégique,

certains jeunes perçoivent l’informel comme un tremplin, leur permettant d’acquérir une

expérience pratique, de constituer un capital de départ ou de développer un réseau

professionnel en attendant une éventuelle insertion dans le formel (Walther, 2007 ; Fox &

Sohnesen, 2012). D’autres, en revanche, s’installent durablement dans l’informel et

déploient des stratégies d’adaptation telles que la diversification des activités, la

participation à des associations locales ou encore la mobilité entre plusieurs petits

emplois. « Pour moi ce n’est pas seulement le manque d’emploi formel qui fait ma

présence dans l’informel mais à la base j’ai un esprit d’entreprenariat, la pression

familiale, le désire de travailler sur mon propre compte justifient ma présence dans ce
secteur. J’ai commencé par la réflexion et après je me suis mis à faire une petite vente qui

m’a permis d’économiser au fur et à mesure pour avoir un kiosque ou je vends mes article

qui sont de diverses nature à savoir les montres, lampes torches, parfum, piles, radio

Bluetooth, et autres. » Entretien avec Roger âgé de 24ans et licencié en Géographie. A la

lecture de ce verbatim, la raison ou motivation dans le secteur informel n’est pas

seulement le manque d’emploi formel mais aussi le désir de travailler sur son propre

compte indépendamment.

71 II-3-3. Différences entre diplômés techniques, universitaires et généraux Les

trajectoires d’intégration varient selon le type de diplôme. Les diplômés techniques et

professionnels (mécanique, couture, électricité, informatique) disposent de compétences

plus directement monnayables dans l’informel. Ils trouvent plus facilement à s’insérer

comme artisans indépendants ou techniciens de service. Pour ceux avec ces diplômes, ils

témoignent que leurs carrières sont dans l’auto emploi, ils n’attendent rien de l’Etat comme

les autres dépourvu de compétence technique et professionnelle. Ainsi, BOUGUIDANG

Alifa licencié en informatique, déclare : « Vu mon domaine d’étude je n’ai eu du mal à

intégrer le monde entrepreneurial car j’ai un diplôme technique et je n’ai pas moi besoin

d’un quelconque travail formel pour gagner ma vie j’ai toujours aimé travail sur mon propre

compte. Pour moi le secteur formel est trop limité et ne génère pas trop de revenu et aussi

la plupart de qui sont ne sont pas là-bas par mérite mais par corruption et donc leurs

niveau aussi limité pour moi ne fait pas bonne collaboration. » Entretien Aout 2025 Ce

texte nous explore l’importance du domaine d’étude sur la vie professionnelle des jeunes.

Ceux qui sont dans les domaines technique ont une activité automatique à faire dans le

secteur informel et n’attendent rien de l’Etat, par contre ils sollicitent plus travailler pour

leurs propre compte et non travailler pour attendre de salaire à la fin du mois. Ils sont

innovateurs et ne veulent pas travailler avec les moins qualifiés qui sont dans le secteur

formel par corruption. Pour eux accéder au secteur informel est un pur choix et non une

contrainte comme les autres diplômés universitaires ou généraliste Les diplômés


universitaires, en revanche, sont plus nombreux à se retrouver dans le petit commerce ou

des services de proximité, secteurs qui n’exigent pas nécessairement de compétences

spécialisées mais offrent une insertion rapide. Plusieurs études soulignent que l’absence

de correspondance entre leur formation académique et les réalités du marché du travail

explique cette “surqualification dans l’informel” (Kuépié et al. 2009 ; OIT, 2018).

72 Lors de notre recherche empirique, nous remarquons que les jeunes sans emploi qui

sont dans l’informel actuellement sont ceux avec des diplômes universitaires généraux

souvent ressortaient des facultés comme la FALSH, la FAC Science, la FASEG. Enfin, les

diplômés du secondaire général occupent une position intermédiaire : souvent exclus du

secteur formel par manque de qualifications spécifiques, ils s’intègrent dans le commerce

et l’apprentissage artisanal, parfois comme étape vers une formation complémentaire. En

somme, ce chapitre nous a permis d’explorer les stratégies d’accès aux activités

informelles qui sont de grande importance pour les jeunes diplômés sans emploi.

Présenter leurs orientations, leurs modalités d’accès ou leurs profil nous a permis de

ressortir plusieurs choses sur ce chapitre portant sur l’accès des jeunes diplômés sans

emploi dans le secteur informel.

73 CHAPITRE III : LES DEFIS QUE RENCONTRENT LES JEUNES DIPLOMES

DANS LE SECTEUR INFORMEL

74 L'entrée sur le marché du travail est une étape cruciale pour les jeunes diplômés,

marquée par des attentes élevées et des ambitions professionnelles. Cependant, de

nombreux jeunes se retrouvent dans le secteur informel, souvent par nécessité plutôt que

par choix. Ce chapitre explore les défis spécifiques auxquels ces jeunes sont confrontés

dans un environnement de travail informel, notamment la précarité des conditions de

travail, la dévalorisation sociale et l'inadéquation entre leurs compétences et les emplois

qu'ils occupent. En analysant ces enjeux, nous mettrons en lumière les obstacles qui
entravent leur développement professionnel et leur intégration dans le monde du travail

formel, tout en soulignant l'importance d'une réponse adaptée de la part des décideurs

politiques et des acteurs économiques. Ainsi, l’ONAPE met en évidence une approche

intégrée pour soutenir les jeunes diplômés dans le développement d’activités informelles à

la fois durables et rentables. Cette approche combine plusieurs leviers complémentaires :

financement progressif et ciblé, formation pratique et théorique, mentorat et suivi post-

financement, mise en réseau et appui à la formalisation. III-1. Contraintes économiques et

financières III- 1-1. Faiblesse et irrégularité des revenus générés Les jeunes diplômés

travaillant dans le secteur informel sont souvent confrontés à une instabilité financière

significative. Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), une grande partie des

travailleurs informels, y compris les jeunes, perçoit des revenus qui varient

considérablement d'un mois à l'autre. Cette variabilité rend difficile la planification

financière et limite leur capacité à couvrir des besoins essentiels tels que le logement, la

santé et l'éducation. Une étude de l'OIT (2020) indique que près de 60 % des travailleurs

informels vivent avec moins de 5 dollars par jour, ce qui souligne la précarité de leur

situation économique. Cette précarité financière limite leur capacité à investir dans leur

propre développement professionnel et personnel.

75 A cet effet, REMADJI licenciée en science de l’infirmerie et vendeur de fruits au bord

du goudron de dembé déclare : « Je vends de fruits et je génère de revenu quotidien de 5

à 10 mille quand j’arrive à bien vendre à temps mes fruits mais au cas contraire je gagne

moins, ce revenu n’est pas du tout standard. Y’a des fois ou je tombe sur la mauvaise

qualité de fruits je du mal à les vendre et plus ça dure plus ça se gâte et je perds du coup

mon argent, cette non stabilité de revenu ne m’a pas permis de prospérer dans mon

activité. » Premier interviewé « Pour mon activité, je ne gagne pas toujours la même chose

tous les jours. Certains jour, je peux avoirs de bon bénéfices, mais d’autres jours, je rentre

presque bredouille. Le revenu est instable, je ne peux pas vraiment prévoir combien je

peux gagner par mois. » Deuxième interviewé, Vincent, licencié en histoire. Selon
l’entretien Aout 2025 De manière analytique, le revenu généré dans le secteur informel, se

caractérise par sa faiblesse et son irrégularité, ce qui expose les jeunes à une forte

insécurité économique, sociale et émotionnelle. En effet, les gains réalisés varient selon la

saison, la demande ou les opportunités quotidiennes, rendant difficile toute prévision ou

planification financière. Cette instabilité limite leurs capacités à épargner ou investir pour le

développement de leurs activités, les maintiennent dans une situation de vulnérabilité

sociale. Pour booster cette partie nous avons un diagramme en secteur, portant sur les

principaux obstacles à l’accès aux activités informelles ou nous utiliserons ci-dessous pour

montrer l’influence du manque capital dans le progrès des activités informelles pour les

jeunes diplômés sans emploi.

76 Figure 6: Obstacle à l'accès aux activités informelles Source : donnée de terrain SPSS

2020 Au vu de ce graphique, nous observons que le manque de capitale impact vraiment

les activités des jeunes diplômés avec 83,33% une majorité absolu des obstacles

rencontrés. Le manque de compétence est de 8,00% et suivi du manque de compétence

qui est de 5,33%. Les jeunes contraignant d’exercer les activités informelles sont limités

par le manque de capital, les activés restent restreintes faut de moyen limité.

L’interprétation révèle que l’insuffisance de ressources financières constitue la barrière la

plus déterminante pour l’intégration des diplômés dans l’informel. Cette contrainte réduit

leur capacité à lancer ou à développer une activité viable. La compétition, bien que

présente, n’est pas perçue comme une menace majeure comparée aux difficultés

d’investissement. Le faible poids attribué à la réglementation peut s’expliquer par le

caractère non structuré de l’informel, où les contraintes administratives sont souvent

contournées. Enfin, le manque de connaissances, quoique limité, témoigne de l’absence

de formation technique adéquate. Cette Figure met donc en lumière la priorité à donner

77 à l’accès au financement pour renforcer la participation des diplômés au secteur

informel. On déduit ici que le manque de capitale influence significativement les activités
des jeunes. On peut dire donc que plus on est manqué de capital, moins on peut élargir

son activité. Depuis 2009, l’ONAPE met en œuvre un programme spécifique d’auto-

emploi basé sur l’octroi de microcrédits sans intérêts pour remédier ces risques financiers

qui bloquent le plus souvent les jeunes. Ce mécanisme vise à soutenir les jeunes porteurs

de projets, souvent exclus du système bancaire traditionnel. À l’échelle nationale, ce

dispositif a permis de financer plus de 2 600 projets, générant environ 6 256 emplois

directs (ONAPE, 2023). Une part importante de ces projets est concentrée à N’Djamena,

du fait du poids démographique et économique de la capitale. Des phases de financement

ciblées ont permis d’appuyer directement des jeunes de la ville. Par exemple, lors de la

deuxième vague du programme, 71 projets situés à N’Djamena ont bénéficié d’un

financement d’un montant global de près de 156,8 millions de FCFA (Africa Press, 2023).

Dans le même esprit, un projet spécifique à l’endroit des femmes des arrondissements de

la capitale a permis de financer 500 initiatives féminines lors de la première phase, pour un

montant de 100 millions de FCFA, avec un objectif de création de 2 500 emplois

autonomes à travers la deuxième phase (Alwihda Info, 2024). Les revenus dans le secteur

informel sont souvent fluctuants et imprévisibles. Les travailleurs peuvent être connaitre

des périodes de haute demande de survies d longues phases de chômage ou de baisse

d’activité. Cette instabilité rend difficile la planification financière et peut conduire à des

situations de précarité. « Mon revenu journalier est minime, je veux bien élargir mon

business mais suis limité j’ai voulu un peu épargner pour me lancer et mes besoins

présentes aussi ne me laissent l’occasion de le faire alors suis toujours resté précaire car

suis un père de famille sans revenu stable. » Entretien avec blaise diplômé en

géographie

78 Pour ce verbatim nous réalisons que les jeunes qui sont sans emploi et se débrouille

dans l’informel en étant père de famille ont souvent du mal à élargir leurs activités avec

leurs peu de revenus générés. Ceci explique une précarité de situation sociale. En effet,

l’intégration financière est perçue comme un pivot de la réduction de la pauvreté et d’un


développement solidaire et durable. Des facteurs tels que physiques, économiques,

réglementaires et culturels contribuent à barrer l’accès aux services financiers, ce qui

défavorise particulièrement les pauvres, les femmes, les jeunes, les populations urbains et

rurales et les travailleurs de l’économie informelle (NationsUnies, 2014). III-1-2.

Difficultés d’accès au crédit, aux financements et aux ressources productives L'accès au

financement est un autre défi majeur pour les jeunes diplômés dans le secteur informel.

Les institutions financières traditionnelles sont souvent réticentes à accorder des prêts aux

travailleurs informels en raison de l'absence de garanties et de preuves de revenus

stables. Une étude de la Banque mondiale (2019) révèle que moins de 20 % des

travailleurs du secteur informel ont accès à des services financiers formels, ce qui limite

leur capacité à investir dans leurs activités ou à développer de nouvelles compétences. Ce

manque de financement crée un cycle de précarité qui empêche les jeunes de sortir du

secteur informel. BOUGUIDANG Alifa licencié en informatique, déclare : « Les démarche

pour avoir des financements sont pas accessible à tous les jeunes dans le secteur

informel, le pourcentage de remboursement est énorme et il faut de garantie, de témoins

pour accéder toutes ces conditions m’empêche de faire aussi de demande de crédit pour

réaliser mon projet. » entretien Aout 2025. Aussi Roger licencié en géographie déclare : «

J’ai besoin d’un financement pour mon activité et je me renseigne au près du micro

finances sur les modalités d’entrer et j’appris moi je n’aurai pas du tout leurs financement

selon leurs exigences et je suis revenu me concentrer sur mon

79 revenu personnel et mes petites tontines pour avancer seulement doucement.

» Entretien Aout 2025 Ces verbatim mettent en lumière les freins d’accès au

financement dans les micros finances publique ou les modalités d’accès sont dures et pas

facile d’en avoir. Ces travailleurs du secteur informel rencontrent plusieurs obstacles pour

accéder au crédit à savoir : Absence de garanties, la plupart des travailleurs n'ont pas

d'actifs tangibles à offrir en garantie. Les banques sont donc réticentes à prêter (Groupe

de la Banque Africaine de Développement, 2019). Historique de crédit limité, le manque


d'historique de crédit empêche les institutions financières d'évaluer le risque associé à ces

emprunteurs (UNDP, 2021). Conditions strictes des prêts, les exigences élevées en

matière de documentation et de solvabilité rendent l'accès au crédit difficile pour les

entrepreneurs informels. Figure 7: Impact du manque de soutien financier Source :

résultat de terrain, SPSS 2020

80 Ce graphe explique visiblement l’influence du manque de soutien financier sur les

activités des jeunes avec 77,33% des jeunes qui confirment son influence et seulement,

22,67% qui disent que non l’impact du manque de soutien financier n’influence pas leurs

activités. Cette large majorité confirme que l’accès limité aux financements freine

directement le développement et la stabilité des activités informelles. Le manque de

soutien peut se traduire par une faible capacité d’investissement, des revenus instables et

une difficulté à élargir les activités. En revanche, la minorité qui estime ne pas en souffrir

peut-être constituée de ceux qui disposent déjà de ressources personnelles suffisantes ou

dont les activités nécessitent peu de capital. Globalement, cette Figure renforce l’idée que

la question financière reste centrale dans l’analyse de la situation des diplômés dans

l’informel. Pour une bonne progression dans l’informel il faut un soutien financier qui est

primordial pour une carrière durable dans ce domaine. Cependant, les produits

financiers disponibles ne répondent pas adéquatement aux besoins du secteur informel

comme :  Microfinance insuffisante, bien que la microfinance soit une solution potentielle,

elle est souvent insuffisante pour couvrir les besoins en capitaux. Les taux d'intérêt

peuvent également être prohibitifs (FAO, 2018) ;  Services bancaires limités, la

concentration des services bancaires dans les zones urbaines laisse les travailleurs du

secteur informel sans accès aux ressources financières

nécessaires. Toutefois, lors de notre entretien avec le personnel de l’ONAPE

ou il met en lumière une série de défis qui limitent l’amélioration des conditions

économiques des jeunes diplômés dans le secteur informel à N’Djamena. Le premier

obstacle majeur est l’accès limité au financement, où les exigences de garanties et le


faible montant des microcrédits freinent la création et le développement d’activités viables

pour les jeunes qui se donnent dans cette activité. C’est pour relever ce défis que l’ONAPE

donne de financement aux jeux diplômés en quête d’emploi avec leurs projet

d’entreprendre à

81 réaliser leurs projets en leurs offrants une formation adapté et aussi de financé leurs

micro-projet. III-1-3. Dépendance aux ressources familiales ou personnelles L’un

des principaux obstacles auxquels sont confrontés les jeunes diplômés intégrés dans le

secteur informel réside dans le manque de financement adapté. Ne pouvant généralement

pas accéder aux crédits bancaires, en raison de l’absence de garanties matérielles et de

revenus stables, ils se retrouvent contraints de recourir à des ressources familiales ou

personnelles pour démarrer leurs activités. Ce mode de financement demeure insuffisant

pour couvrir les besoins d’investissement (achat de matériel, location d’espaces,

constitution de stocks). Ainsi, le nombre de micro entreprise créées par des jeunes

diplômés débutent avec un capital limité, ce qui réduit considérablement leur capacité à

croître et à résister aux aléas du marché (ILO, 2019). Ainsi, Roger un jeune licencié en

géographie célibataire et âgé de 24 déclare : « J’ai commencé à vendre avec mes

économies personnelles ou j’achète quelques produit les plus sollicités en gros et je le

revends en détail, je fais cette vente de manière ambulante jusqu’au d’économiser encore

plus pour ouvrir mon kiosque maintenant. » Entretien Aout 2025 Et aussi KOUMKOYE

Daniel master en géographie et âgé de 28 ans dit : « Après mon master en géographie

faute d’emploi, je me suis lancé dans le domaine de Didier ou j’anime dans les boites de

nuit et les cérémonies et par après on a commencé à gérer une petite discothèque avec

notre petite ordinateur et quelque temps après, la famille nous a un peu financé et on a

agrandir donc pour que ça reste croissante jusqu’aujourd’hui. » entretien Aout 2025. Ces

deux verbatim mettent en lumière la dépendance aux ressources familiales ou

personnelles, que les jeunes diplômés, faute de financements institutionnels, doivent

compter sur leurs économies. Cela révèle une fragilité structurelle, car ces ressources
sont souvent limitées.

82 Cette dépendance vis-à-vis du soutien familial renforce également la précarité

économique des jeunes, car elle ne garantit pas la durabilité de l’activité. Lorsque le

soutien financier s’épuise, beaucoup d’entre eux sont contraints d’abandonner ou de

réduire la taille de leurs entreprises. Selon Catalystas Consulting (2021), ce mode de

financement de survie limite fortement l’innovation entrepreneuriale et empêche les jeunes

diplômés de s’inscrire dans des dynamiques compétitives à long terme. Figure 8: Votre

principale source de financement pour votre activité Source : Enquête de terrain SPSS

2027 Cette Figure met en évidence les différentes sources de financement utilisées par les

jeunes diplômés pour lancer ou soutenir leurs activités informelles. Les options incluent

l’épargne personnelle, les prêts familiaux, le microcrédit et d’autres sources. Les données

montrent que 91,3 % des répondants financent leurs activités grâce à leurs propres

économies. En comparaison, 7,3 % s’appuient sur des prêts familiaux, et seulement 0,7 %

sur le microcrédit ou d’autres formes de financement. Ces résultats traduisent une forte

dépendance à l’autofinancement, ce qui témoigne du manque d’accès des jeunes aux

dispositifs de crédit formel ou aux financements institutionnels. Cette situation peut

constituer un frein à l’expansion et à 91,3 7,3 0,7 0,7 Economie personnelle Prêts familiaux

Microcrédits Autre Pourcentage Votre principale source de financement pour votre activité

83 la durabilité de leurs activités, car les économies personnelles sont souvent limitées.

Le recours très faible au microcrédit suggère soit une méconnaissance des dispositifs

existants, soit des conditions d’accès jugées trop contraignantes. Le rôle secondaire de la

famille reflète aussi une capacité limitée de soutien financier dans les ménages.

Globalement, cette Figure souligne la nécessité de faciliter l’accès des jeunes diplômés à

des financements adaptés pour développer l’informel. III-2. Manque de formation et

d’accompagnement technique III-2-1. Absence de dispositifs de formation adaptés Un

autre défi majeur réside dans le manque de dispositifs de formation adaptés aux besoins
des jeunes diplômés évoluant dans l’informel. Les formations universitaires ou techniques

dispensées dans le cadre formel sont souvent inadaptées aux réalités économiques

locales, qui nécessitent davantage de compétences pratiques et de savoirfaire

opérationnels. Le décalage entre l’offre de formation et la demande du marché entraîne

une inadéquation professionnelle qui limite l’efficacité et la rentabilité des activités menées

dans l’informel (Adams, Johansson de Silva & Razmara, 2016). Ainsi, cours de notre

recherche empirique, blaise licencié en géographie et vendeur devant l’agence Abou

Hamama de dembé témoigne que : « Le problème que nous rencontrons souvent, c’est

qu’il n’y a pas de formation adaptée à ce que nous faisons dans l’informel. On apprend

dans la globalité sans spécialisation, parfois on aimerait avoir des techniques modernes ou

de petite formation pratique pour mieux gérer mais on est resté limité. » Entretien Aout

2025. A travers ce témoignage de Blaise, on déduit que l’absence d’un accompagnent

formatif spécifique aux réalités du secteur informel reste évident. Ce verbatim souligne que

les jeunes diplômés s’engagent dans des activités sans disposer des compétences

techniques managériales nécessaires, ce qui limite leur compétitivité. Le recours à

l’apprentissage empirique reste la seul option mais s’avère souvent insuffisant faces aux

exigences actuelles du marché. Dans de nombreux cas, les diplômés ne maîtrisent pas les

techniques de gestion financière de base, la planification commerciale ou encore les

normes d’hygiène et de

84 sécurité liées à leurs activités. Cette absence de compétences pratiques les place

dans une position défavorable face aux acteurs expérimentés, souvent autodidactes mais

aguerris aux réalités du terrain (OECD & European Commission, 2024). III. 2.2. Faibles

initiatives de renforcement des capacités Bien que des programmes ponctuels d’appui aux

jeunes existent, leur portée demeure limitée, notamment en matière d’accompagnement

continu. Très souvent, les formations organisées se réduisent à des sessions théoriques

de courte durée, sans suivi pratique ni mentorat permettant une consolidation des acquis.

Comme le souligne le PNUD (2025), l’absence de dispositifs durables de renforcement des


capacités prive les diplômés d’opportunités pour améliorer leur productivité et développer

des stratégies entrepreneuriales solides. Cette lacune accentue leur vulnérabilité et

explique en partie le fort taux d’échec des micros entreprises initiées dans le secteur

informel. Figure 9: Accès à de formation pour améliorer vos compétences dans

l'informel Source : Enquête de terrain SPSS 2027 Cette Figure présente la proportion de

jeunes diplômés ayant bénéficié ou non d’une formation visant à renforcer leurs

compétences dans le secteur informel. Deux réponses étaient possibles : « Oui » ou « Non

». 37,3; 37% 62,7; 63% Accès à de formation pour améliorer vos compétences dans

l'informel Oui Non

85 Les résultats révèlent que 62,7 % des enquêtés déclarent ne pas avoir eu accès à une

telle formation, contre seulement 37,3 % qui en ont bénéficié. Cette majorité témoigne d’un

déficit important en matière d’appui technique et pédagogique. L’interprétation de ces

données suggère que la majorité des diplômés s’engagent dans l’informel sans

accompagnement structuré, ce qui limite le développement de leurs capacités et la

professionnalisation de leurs activités. Le manque de formation peut expliquer la

prédominance des activités à faible valeur ajoutée et la faible maîtrise de la gestion.

Toutefois, la minorité qui a eu accès à une formation dispose probablement d’un avantage

compétitif, car elle peut mieux adapter ses compétences aux exigences du marché. Ce

constat met en lumière l’importance pour les structures d’appui, publiques ou privées, de

renforcer les programmes de formation adaptés aux réalités de l’économie informelle. III.

3. Conditions de travail précaires Les jeunes diplômés contraint d’intégrer le secteur

informel, révèle une précarité grandissante malgré leur formation, se manifestant pour un

manque de sécurité d’emploi, des revenus faibles, une protection sociale quasi inexistante

et une instabilité constante. Cette situation, bien que souvent vue comme moindre mal

face au chômage qui impose ces jeunes adultes une lutte pour améliorer leurs qualités de

vie, tout en les exposants à une vulnérabilité accrue sur le marché du travail. III. 3.1.

Absence de protection sociale et sécurité sanitaire Le secteur informel se caractérise


également par une absence quasi totale de protection sociale. Les jeunes diplômés y

travaillant n’ont pas accès aux assurances maladie, aux retraites contributives, ni aux

congés indemnisés. Ils exercent donc leurs activités dans une insécurité sociale

permanente, où un accident, une maladie ou une perte de revenus peut rapidement

compromettre leur survie économique (ESCAP, 2019). En outre, l’environnement de travail

est souvent marqué par des risques sanitaires élevés : absence d’eau potable, manque

d’équipements de protection ou d’installations conformes aux normes. Ainsi, Félix âgé de

40 ans et licencié en Gestion des Ressources Humaines actuellement assistant peintre et

mototaxi déclare :

86 « Les conditions ne sont pas acceptables, nous sommes dans une activité ou le revenu

n’est pas standard mais on doit payer les taxes de l’Etat, cela paralyse notre activité

informelle. La mévente et les conditions climatiques jouent énormément sur notre activité.

» Entretien Aout 2025 Aussi, Augustin un licencié en linguistique, âgé de 30ans célibataire

dit : « Je suis mototaxi man et je travaille dans de condition variable entre les bons jours et

les mauvais, pour avoir un peu plus d’argent par jour je dois bosser dure en plein soleil

ardant de tous les temps et de la pluie de cette saison, je cours souvent le risque grave

d’insécurité mais je persiste seulement. Si je dois dire je ne travaille pas que dois-je faire

de ma vie je n’ai aucune garantie quelque part pour me prendre en charge en de maladie,

et autres.» Entretien, Aout 2025. Pour ces verbatim, nous explorons ainsi les

conditions auxquelles les jeunes se trouvent pour se chercher. Ils sont exposés à des

risques de santé, d’insécurités totales afin de trouver de quoi se prendre en charge car ils

sont sans garantie quelconque. Leurs situations sont tristes et pour un bon développement

inclusive, le gouvernement doit revoir leurs pour qu’ils se sentent un peu en sécurité dans

ce qu’ils font. Le risque sanitaire lié à cette activité est élevé selon notre observation

faites sur le terrain sur le terrain, lors de notre recherche, nous avons observé les jeunes

vendeurs surtout ambulant sortir très tôt sous la fraicheur du matin porter de grande

quantité de marchandises en tête pour faire de longue tours afin de vendre, en aspirant
toute la poussière de route, et même la pluie. Au regard tout ça, on ne peut pas tarder de

dire qu’ils sont en insécurité sanitaire, ils risquent leurs santés pour subvenir à leurs

besoins.

87 Image 1 Image 2 Cliché : Majoie

MENDIGUI, 2025 Dans le même contexte, KASSINGBE Innocent, âgé de 29ans et

célibataire déclare : « J’ai un master, mais je fais les livraisons à vélo de mes petit produit

de vente sans aucune protection. Si je tombe c’est moi payerai mes frais médicaux, tout

ceci pour un revenu aussi minime. A quoi sert bon d’avoir autant de temps étudier ? Je

stresse chaque jour ma famille ne peut pas m’aider j’ai une situation lamentable que je vie.

» Entretien, Aout 2025 Ceci met en lumière, la fracture entre l’investissement à l’éducation

et le retour sur investissement. Ils sont obligés de faire des activités très précaires, sans

que son diplôme ne lui offre la moindre sécurité. Leur soins de santé devient une crise

financière, cela conduit à des renoncements de soin, ou ils reportent ou annule des

traitements par manque de moyen.

88 NEROLE une jeune femme licenciée en sociologie âgé de 25 ans déclare lors de notre

échange que : « Je suis une vendeuse de manioc et pour entrer en possession de mon

marchandise je dois descendre dans de champs de maniocs qui sont ici qu’au bord du

fleuve et pour avoir vite et de bon et de bonne qualité il faut que je me rende au champs

avant 5h. Imaginé aller au bord à une pareille heure je cours le risque d’agression, de vol,

de viol, de maladie mais pour subvenir à mes besoins je suis obligée d’être là et travailler.

» Entretien, Aout 2025. Pour ce verbatim, les jeunes dans le secteur informel pour leurs

survies cours de risques vitales pour avoir de quoi se prendre en charge. Cette situation

reste lamentable, nous entendons toujours les tas de choses qui leurs arrivent dans

domaine d’activité sans trouver de suite favorable après d’être victime car leurs couverture

sociale est restreint. Les verbatims des jeunes diplômés sans emploi dans l'informel crient

une angoisse palpable face à l'absence de protection sociale. Ce n'est pas seulement un
problème économique, mais une crise de dignité et de confiance qui menace la cohésion

sociale. Interpréter leurs mots, c’est comprendre l'urgence de repenser et d'élargir le filet

de sécurité sociale pour qu'il protège tous les citoyens, quel que soit leur statut

professionnelle. Ainsi, cet extrait de l’OIT illustre fortement nos verbatims collecté sur le

terrain pendant notre recherche. Les jeunes diplômés travaillant dans le secteur informel

souffrent souvent d'une absence de protection sociale, comme l'assurance maladie, les

congés payés ou la sécurité sociale. Selon un rapport de l'OIT (2020), moins de 20 % des

travailleurs informels bénéficient d'une couverture sociale adéquate. Cette situation les

rend particulièrement vulnérables aux aléas économiques et aux problèmes de santé, car

ils n'ont pas accès aux filets de sécurité offerts par le travail formel. III-3-2. Manque

d’équipements adaptés Roger un jeune licencié en géographe employé actuellement dans

le secteur informel déclare :

89 « Le manque d’infrastructures et d’équipement adapté rend ma condition de vente

lamentable, le maire dit qu’aucun vendeur doit vendre au bord de la route alors nous

traversons chaque jour la pression des agents municipaux, la pluie qui mouille à chaque

fois nos marchandises qui sont exposés seulement en l’aire libre. Nous sommes en

insécurité sanitaire, on aspire la poussière au quotidien. » Cette déclaration nous montre

les conditions de travail dans l’informel qui sont critique sans couverture social et avec

plein de risque quand on a pas d’équipement adapté. C’est dans cette même optique que

nous énumérons aussi (PNUD, 2021) dans le paragraphe ci-dessous pour illustrer. Le

manque d'équipement adéquates, telles que les transports et les espaces de travail

appropriés, constitue un obstacle supplémentaire pour les jeunes diplômés. Le Programme

des Nations Unies pour le développement (PNUD) (2021) souligne que l'absence

d'infrastructures peut nuire à la productivité et à la compétitivité des travailleurs informels,

les empêchant ainsi de maximiser leur potentiel économique. Par exemple, sans accès à

Internet, les jeunes entrepreneurs ne peuvent pas commercialiser leurs produits ou

services en ligne, ce qui limite leurs opportunités de croissance. III. 3. 3. Longues


heures de travail pour des revenus instables Pour compenser la faiblesse des marges,

beaucoup de jeunes diplômés informels sont contraints de travailler de longues heures,

souvent au-delà de dix heures par jour. Pourtant, cette intensité de travail n’est pas

proportionnelle aux revenus générés, qui demeurent instables et aléatoires en fonction des

fluctuations de la demande. Cette situation accroît la fatigue, réduit la productivité et

affecte la santé des travailleurs (ILO, 2019). C’est ainsi que, Félix âgé de 40 ans et licencié

en Gestion des Ressources Humaines actuellement assistant peintre et mototaxi déclare :

« Pour mon travail, je fais parfois plus de 12heures par jour, du matin jusqu’à tard dans la

nuit, mais malgré ça je ne gagne pas grand-chose. Certains jours je peux rentrer avec un

petit bénéfice, d’autres jours je

90 repars presque les mains vides. C’est fatigant, mais comme je n’ai pas de travail

stable, je n’ai pas le choix je suis contraint d’être dans ça. » Entretien, Aout 2025. A la

lecture de ce verbatim, on déduit la prévalence de la précarité des jeunes diplômés qui

évoluent dans le secteur informel. Malgré un investissement important en termes de temps

et d’efforts, les revenus restent irréguliers et insuffisants ce qui traduit la fragilité de leur

stabilité économique et sociale. On voit ici que le travail dans l’informel n’offre pas la

sécurité espérée, mais plutôt une survie du jour le jour, marquée par l’incertitude. Cette

situation traduit l’absence de règlementation protectrice et le manque d’opportunités dans

le secteur formel, obligeant ces jeunes à accepter des conditions pénibles pour espérer

subvenir à leurs besoins immédiats. Dans cette même lancé, Isabelle une jeune diplômée

en psychologie devenue vendeuse de petite nourriture dans la rue de son quartier déclare

: « Je prépare et je vends de la nourriture le soir dans mon quartier. Je travaille parfois

jusque tard dans la nuit, mais il y a des jours où les clients ne viennent pas, surtout quand

il pleut ou quand l’électricité manque. Dans ces cas, je perds même ce que j’ai investi pour

les ingrédients et cela me déstabilise vraiment.» Entretien, Aout 2025 Ce récit met en

évidence la vulnérabilité des jeunes intégrés dans les petits services informels, malgré la

volonté de s’en sortir, ils restent exposés à des aléas externes comme la météo, les
coupures régulières de courant dans la ville qui fragilisent leurs revenus. On comprend

ainsi que les longues heures de travail ne garantissent pas la rentabilité, renforçant la

précarité et le sentiment de d’instabilité économique et sociale caractérisant le secteur

informel. Aussi, GAMLANA Justin âgé de 28ans licencié en science du langage depuis

2022 et devenu vendeur de carte de crédit téléphonique et accessoire de téléphone dit : «

C’est pas du tout facile, je dois travailler tous les jours et pendant de longues heures au

marché, mais ce n’est jamais sûr. Certains jours je peux écouler plusieurs produits et

gagner un peu, d’autres jours je ne vends absolument pas

91 assez malgré être resté debout toute la journée. C’est épuisant et décourageant pour

moi. » Entretien Aout 2025 Ce verbatim illustre bien l’instabilité des revenus dans les

commerces informels, même avec des horaires de travail longs en étant constamment sur

le terrain, les résultats ne sont pas aussi bons. Tout dépendent de facteurs imprévisibles

comme l’affluence des clients ou la concurrence, ce montre que les jeunes diplômés ne

bénéficient pas de la stabilité salariale du secteur formel, mais vivent plutôt dans une

incertitude permante qui rend difficile toute projection ou planification de leur avenir. Ainsi,

dans les cas cités, un point commun se dégage à savoir l’inadéquation entre le temps

investir et la garantie de revenu stable, ce qui illustre la fragilité structurelle du secteur

informel. III. 3.3. Risques liés à l’informalité et les tracasseries administratives À ces

difficultés s’ajoutent les risques permanents liés au caractère non réglementé de leurs

activités. Les jeunes diplômés peuvent être victimes de saisies de marchandises,

d’expulsions des lieux de travail informels (marchés, trottoirs, gares routières), voire de

pratiques de corruption exercées par certains agents de contrôle. Le manque de

reconnaissance légale et institutionnelle accroît leur vulnérabilité et décourage les

investissements dans des activités à long terme (World Bank, 2006). Les jeunes dans

l’informel courent généralement le risque de vol, d’arnaque et d’agression, c’est ainsi que

GAMLANA Justin âgé de 28ans licencié en science du langage depuis 2022 et devenu

vendeur de carte de crédit téléphonique et accessoire de téléphone dit : « Les risques


nombreux mais pour part en premier lieu dans le domaine de la vente de crédit, quand le

réseau dérange ça me crée de problème avec mes clients à l’exemple de ce qui vient de

passer j’ai envoyé deux fois l’argent à un client par erreur due au réseau, pourtant il ne

voulant que une fois par chance pour moi il honnête et j’ai quand appelé son numéro il m’a

renvoyé ce cas arrive à chaque fois. Y’a aussi les arnaqueurs, les voleurs et agresseur

m’ont

92 tenté plusieurs fois mais je me suis en sorti par la grâce de Dieux. » Entretien, Aout

2025 Ce verbatim met en exergue les risques auxquelles les jeunes font face dans leurs

activités au vue sociologique, ces jeunes en quête d’une vie stable malgré l’incapacité de

l’Etat d’employé tous les jeunes en mesure de travailler leurs rendent résilients et apte à

surmonter plusieurs risques pour leurs survie. L'insécurité liée aux contrôles

administratifs constitue un autre défi majeur pour les jeunes diplômés dans le secteur

informel. Les autorités locales peuvent effectuer des contrôles fréquents qui perturbent

leurs activités et augmentent leur stress. Une étude publiée dans l'International Labour

Review (2018) indique que cette insécurité administrative décourage l'entrepreneuriat et

peut conduire à des pratiques de corruption, où les travailleurs informels se sentent

contraints de payer des pots-de-vin pour éviter des sanctions. Et aussi KOUMKOYE Daniel

master en géographie et âgé de 28 ans dit : « J’ai fait trois fait trois fois la prison suite à

mon activité j’ai été amendé car ils disent que je n’ai pas de papier qui peut m’autoriser

faire le bricolage informatique je fais et comme je n’ai pas autre chose à faire, me voilà

toujours dans cette activité ou y’a aussi le risque de maladie, on aspire souvent la fumé

dégager par le groupe électrogène qu’on utile en cas de coupure d’électricité. » Entretien

Aout 2025. Ce verbatim, décrite par cet enquêté illustre le fonctionnement du secteur

informel comme écho des tracasseries administratives ou sans les papiers requis, son

activité est qualifiée d’illégale, entraînant amendes et emprisonnements répétés. Ce cas

est typique des économies de débrouillard où les plus démunis dénoncent des procédures

administratives impossibles à remplir. Privé de perspective d’emploi légal, il reste piégé


dans ce statut marginal. La mention du risque de maladie lié à la fumée de groupe

électrogène souligne la dégradation des conditions de travail : l’inhalation prolongée de

gaz d’échappement diesel provoque en effet irritations respiratoires aiguës (toux, maux de

tête) et, à long terme, est reconnue comme cancérogène (cancer du poumon). Ce constat

révèle ainsi une double vulnérabilité structurelle : la sanction administrative

93 exclut les travailleurs informels, les poussant à des activités précaires et dangereuses

pour leur santé, un schéma courant dans les pays où l’État peine à intégrer ces acteurs

dans l’économie formelle pour un bon développement inclusive. Le secteur informel au

Tchad, qui représente une part significative de l'économie, est souvent confronté à une

insécurité croissante due aux contrôles réguliers et aux tracasseries administratives. Ces

pratiques non seulement compromettent la viabilité des activités informelles, mais elles

exacerbent également les conditions de travail précaires et la vulnérabilité économique

des jeunes. III. 4. Pressions et concurrence sur le marché III. 4.1. Saturation de certains

sous-secteurs Les jeunes diplômés se lancent souvent dans des secteurs traditionnels et à

faible barrière d’entrée tels que le petit commerce, la restauration de rue ou le transport

urbain. Ces domaines sont déjà saturés, ce qui réduit la probabilité de rentabiliser l’activité

et entraîne une forte pression concurrentielle. Selon l’Union Africaine (2022), la

surreprésentation des jeunes diplômés dans ces sous-secteurs conduit à une baisse des

prix et à une fragilisation des marges bénéficiaires. Selon notre observation sur le terrain,

le secteur informel est un monde de concurrence excessive, un grand nombre de

personnes dans tous les types d’activité présent. Les vendeurs sont souvent dans de

même lieu avec de même marchandise.

94 Image 1 Image 2 Image

3 Cliché : Majoie MENDIGUI, et Djibrine MAHAMAT, 2025

95 Figure 10: Concurrence face à votre activité Source : Enquête de terrain SPSS 2027
Cette Figure met en évidence la perception des jeunes diplômés quant à la concurrence

dans leurs activités informelles. Deux options étaient possibles : « Oui » ou « Non ». Les

résultats indiquent que 88,7 % des enquêtés déclarent faire face à la concurrence, contre

seulement 11,3 % qui affirment ne pas y être confrontés. Ces résultats montrent que la

concurrence est une réalité omniprésente dans l’économie informelle, où de nombreux

acteurs exercent souvent des activités similaires. Cela traduit une saturation du marché,

obligeant les jeunes diplômés à multiplier les efforts pour attirer et fidéliser les clients.

Cette forte compétition peut être une source d’innovation pour certains, mais elle réduit

globalement les marges bénéficiaires et accroît la précarité des revenus. Le faible

pourcentage de ceux qui ne ressentent pas cette concurrence laisse penser qu’ils

occupent des niches moins saturées ou qu’ils bénéficient d’un réseau particulier. Cette

Figure illustre donc la nécessité pour Oui; 88,7; 89% Non; 11,3; 11% Concurrence face à

votre activité Oui Non

96 les diplômés de renforcer leurs compétences en marketing et en gestion afin de mieux

résister à la pression concurrentielle. Les jeunes diplômés doivent faire 1 face à une

concurrence accrue avec des opérateurs disposant d’un capital social solide et de longues

années d’expérience. Ces acteurs établis bénéficient d’une clientèle fidèle, d’un meilleur

accès aux fournisseurs et parfois de pratiques d’entraide entre pairs. Les jeunes, souvent

dépourvus de ces réseaux, peinent à s’intégrer et à se démarquer dans un marché déjà

saturé (Catalystas Consulting, 2021). Au vu de notre observation sur le terrain nous avons

remarqué la façon dont les jeunes avec leurs petites entreprises ont développé une

stratégie pour s’en sortir face à cette concurrence. On observe les jeunes vendeurs

précaires sont souvent ambulants, sont dans les coins les plus fréquenter et plus

accessible pour un grand nombre de la population au quotidien. Nous déduisons que leurs

stratégie est fluide pour faire face à ces entreprise et tirer aussi leurs épingle du jeu. Pour

ce cadre de figure, beaucoup de jeunes ont énuméré leurs stratégies de faire face à cette

compétition. KOUMKOYE Daniel master en géographie et âgé de 28 ans devenu Didier et


propriétaire d’une discothèque ou il vend et arrange de téléphone et ordinateur dit : « Dans

mon coin de vente, il aussi de concurrent avec leurs clients déjà fixe mais moi j’ai une forte

confiance en moi que je vais faire un certain nombre de chiffre d’affaire alors je reste fort

dans de nouvelle musique pour plus captiver les clients et suis disponible tous les jours du

matin au soir même quand y’a coupure de courant, je démarre de groupe pour garder la

même équilibre. » entretien, Aout 2025 Aussi, Roger un jeune licencié en géographe

employé actuellement dans le secteur informel déclare : « Pour moi c’est le bon

comportement quand un client arrive qui me fait avancer je vends à proximité et à de bon

prix comme dans de grande boutique et mes produits sont toujours de bonnes qualités et

j’ai les choses les plus sollicité. » Entretien, Aout 2025.

97 Issa DOGO âgé de 36 ans Master en gestion de territoire, et diplômé en second cycle

en Administration du territoire à l’Ecole Nationale d’Administration Tchad et actuellement

clandoman dit : « Ma stratégie est que ma moto soit propre, j’ai un bon langage de

marketing, quand elle est bonne, ça attire même les clients et j’ai une bonne maitrise de

conduire et les clients qui ont eu à profiter de mon service me cherche toujours. »

Entretien, Aout 2025 Ces verbatims nous présentes des différentes stratégies mobilisés

pour faire face à concurrence qui est parfois institutionnelle. Le monde informel est bourré

de concurrence impossible d’en éviter mais pour évoluer dans son activité les jeunes ont

fait preuve de plusieurs méthodes afin de surmonter ce phénomène Pour un résultat plus

croisé entre diplôme de répondant et concurrence face à leurs acticités afin de vérifier la

corrélation entre ces deux variables. Tableau 7: Diplôme des répondants et Concurrence

face à votre activité Concurrence face à votre activité Total Diplôme des répondants Oui

Non CEP 4 1 5 3,0% +5,9% 3,3% BEPC 34 4 38 +25,6% 23,5% 25,3% BAC 22 5 27

16,5% +29,4% 18,0% LICENCE 66 6 72 +49,6% 35,3% 48,0% MASTER 8 0 8 +6,0% 0%

5,3% Total 133 17 150 100,0% 100,0% 100,0% Enquête de terrain Aout, 2025, SPSS

2027
98 A la lecture de de tableau, nous constatons que les jeunes diplômés qui ont le CEP ont

dit non sur le risque concurrence avec (20%) ; ceux qui ont le BEPC, affirme avec (89,4%)

qu’ils face à de concurrents. Pour ceux qui ont le BAC, seulement (18,5%) ont dit Non ;

ceux qui ont la LICENCE, (91,6%) ont dit Oui ; et enfin pour les MASTER, (100%) ont dit

oui. On peut déduire de ce tableau que le diplôme influence significativement sur la

perception de la concurrence dans l’informel, on remarque ici que seulement ceux qui ont

le CEP et le BAC qui ont dit non ce qui explique l’absence de concurrence dans leurs

activité mais ceux qui ont autres diplômes affirment fortement la présence de concurrence

de plus de (50%). On conclut qu’il y a une forte corrélation entre le diplôme de répondant

et leurs perceptions sur la présence de concurrence (Valeur=2,441 ; DDL=4 ; Valeur

Asymptotique=0,655). III. 4.2. Faibles marges bénéficiaires Les revenus dégagés dans le

secteur informel restent généralement bas, en raison du pouvoir d’achat limité de la

clientèle et des coûts additionnels (location d’espace, taxes informelles, intrants chers). La

faiblesse des marges bénéficiaires empêche les jeunes diplômés de constituer une

épargne ou d’investir dans la modernisation de leurs activités. Comme le souligne OECD &

European Commission (2024), cette rentabilité réduite perpétue un cercle vicieux de

pauvreté économique et de stagnation entrepreneuriale. En somme, ce chapitre nous a

présenté les obstacles que font face les jeunes diplômés sans emploi dans le secteur

informel. Apres analyse de verbatims et figures nous concluons que les jeunes dans

l’informel sont limité dans leurs activités par beaucoup de choses comme le manque de

soutien financier, matériel, social, de formation, la taille élevé de concurrence ce qui

confirme notre hypothèse de recherche énuméré ci haut dans l’introduction de notre

travail. Cette figure ci-dessous sera le résumé clair de ce chapitre.

99 Figure 11: Principaux risques liés aux activités informelles Source : Enquête de terrain

SPSS 2027 Cette Figure recense les principaux risques auxquels les jeunes diplômés

estiment être confrontés dans le secteur informel. Plusieurs types de risques ont été

mentionnés : financier, sanitaire, lié à la concurrence ou combiné. Les résultats révèlent


que 54 % des répondants identifient le risque financier comme le plus préoccupant.

Ensuite, 11,3 % évoquent un risque sanitaire, tandis que 6,7 % soulignent le risque lié à la

concurrence. Les combinaisons de risques sont également présentes : 7,3 % citent à la

fois les risques financiers et sanitaires, 3,3 % financiers et concurrence, et 0,7 % sanitaires

et concurrence. Enfin, 16,7 % mentionnent « autres » risques. L’interprétation de ces

données met en évidence la fragilité économique qui caractérise les activités informelles,

puisque plus de la moitié des jeunes considèrent le risque financier comme le principal

danger. Ce constat confirme que l’absence de capital et l’instabilité des revenus exposent

fortement les diplômés à l’échec ou à la précarité. Le risque sanitaire, bien que secondaire,

témoigne des conditions de travail souvent difficiles et dépourvues de protection sociale.

La concurrence, citée seule ou en combinaison, renvoie à la saturation du marché. Enfin,

la part importante d’« autres » 54 3,3 11,3 6,7 16,7 7,3 0,7 0 10 20 30 40 50 60 Risque

financier Risque financier et concurrence Risque sanitaire Risque lié à la concurrence

Autre Risque financier et sanitaire Risque sanitaire et concurrence Pourcentage Principaux

risques liés aux activités informelles

100 risques révèle que le vécu des jeunes est diversifié, pouvant inclure l’insécurité, la

volatilité de la demande ou l’absence de réglementation protectrice.

101 CHIPITRE 4 : L’IMPACT DES ACTIVITES INFORMELLES SUR LES

CONDITIONS SOCIO-ECONOMIQUES DES JEUNES DIPLOMES

102 Dans un contexte économique mondial en constante évolution, les jeunes diplômés

font face à des défis croissants sur le marché du travail. La saturation des emplois formels

et la crise économique ont conduit de nombreux jeunes à se tourner vers des activités

informelles. Ce chapitre examine l'impact de ces activités sur leurs conditions socio-

économiques, en mettant en lumière à la fois les avantages et les inconvénients qu'elles

engendrent. IV.1. Sources alternatives de revenus IV.1.1. Diversification des activités pour
pallier le chômage Le chômage des jeunes diplômés constitue une réalité persistante dans

de nombreux pays africains où la création d’emplois formels ne suit pas la croissance

démographique. Dans ce contexte, le secteur informel apparaît comme une véritable

soupape socio-économique, permettant aux diplômés d’exercer des activités variées afin

de générer des revenus de substitution. Ces activités peuvent aller du petit commerce

ambulant à la prestation de services tels que la réparation de téléphones, l’enseignement

privé, ou encore la restauration de rue. La diversification représente donc une stratégie de

survie qui compense les insuffisances du marché du travail formel (ILO, 2019). Issa DOGO

âgé de 36 ans Master en gestion de territoire, et diplômé en second cycle en

Administration du territoire à l’Ecole Nationale d’Administration Tchad et actuellement

clandoman dit : « Apres ma formation académique, je n’ai pas eu de boulot après avoir

déposé mes dossiers de partout j’ai donc décidé de faire clando vu que j’ai une moto c’est

comme ça que je me suis engagé dans cette activité, quelque années après j’ai eu le

concours de l’Ecole Nationale d’Administration du Tchad et je viens de finir ma formation

cette année mais mon activité de moto taxi man reste toujours ma seule source de revenu

au quel je satisfait les besoins de ma famille avec. Pour moi le secteur informel malgré ses

énormes risques et difficulté, il reste un meilleur pilier pour nous les sans emploi ou

chômeurs. » Entretien Aout 2025

103 Ce verbatim exposant le secteur informel comme un pilier des sans-emploi nous une

analyse de contenu approfondie sur les activités divers que les jeunes font pour remédier

le chômage. Le secteur informel accueille sans distinction toute personnel qui veut se

chercher c’est donc pourquoi après de nombreuses recherches d’emploi formel échoué,

les jeunes se retournent vers ce secteur et gagne dignement leurs vie en espérant qu’un la

porte du secteur formel sera ouvertes pour eux. Ainsi, KOUMKOYE Daniel master en

géographie et âgé de 28 ans devenu Didier et propriétaire d’une discothèque ou il vend et

arrange de téléphone et ordinateur dit : « Moi j’ai un diplôme de base en géographie mais

par faut de travail formel de mon domaine, je suis devenu ce que je suis aujourd’hui je
gère deux activités qui sont bien loin de mes diplômes je gagne très ma vie avec malgré

les menace l’entour, je persiste et je surmonte pour être toujours là tout en espérant

agrandir cette activité un jour et en faire carrière. Car pour moi le secteur formel n’a plus

d’importance à mes yeux, je pris le gout d’être indépendante dans mon activité. » Aussi,

GAMLANA Justin âgé de 28ans licencié en science du langage depuis 2022 et devenu

vendeur de carte de crédit téléphonique et accessoire de téléphone dit dans cette même

lancé que: « Quand j’étais étudiant je faisais APS la nuit pour payer ma scolarité et voilà

que j’ai fini y’a pas de travail je dois multiplier les activités pour avoir plus de revenu c’est

donc comme ça que je me suis lancé à cette que je fais maintenant en journée ajouter à

celle de la nuit. Cette cumulation de tache m’offre pas mal de revenu qui m’a permis

d’avoir une partiel de terre dans la ville de N’Djamena ou je cherche à construire. »

Entretien Aout 2025 Analysé ces contenu nous permettra d’affirmer l’opportunité que

l’informel offre à ceux qui l’en font bon usage pas seulement pour de raison économique

mais aussi de aussi pour le bien-être social. Ces verbatims exposent la persévérance, le

courage que les jeunes aptes à réussir mobilisent pour s’en sortir dans ce secteur qui

connut comme sans garanti ou d’assurance.

104 Cette insertion plurielle dans différents segments de l’informel permet aux jeunes

d’amortir les chocs économiques. Par exemple, un diplômé peut combiner une activité

principale comme la vente de produits alimentaires avec une activité complémentaire, telle

que le transport informel ou le commerce saisonnier. Cette flexibilité, bien que

contraignante, constitue un atout face à la rigidité des emplois formels, souvent rares et

peu accessibles aux primo-demandeurs d’emploi (Adams et al. 2016). Cet extrait illustre

fortement notre analyse. Enfin, cette diversification favorise un certain dynamisme

économique local. Même si les revenus générés demeurent modestes, la circulation de

petites sommes d’argent au quotidien contribue à maintenir une vitalité économique dans

les quartiers urbains et semi-urbains. Ainsi, le secteur informel, en accueillant la main-

d’œuvre diplômée, joue un rôle de stabilisateur social en réduisant la pression sur l’État et
sur les familles. IV.1.2. Revenus même modestes permettant la survie quotidienne Les

revenus tirés des activités informelles sont généralement faibles et instables. Cependant,

pour les jeunes diplômés sans emploi, ils représentent une ressource vitale qui permet de

satisfaire les besoins de base : se nourrir, se loger, financer les déplacements et parfois

soutenir les proches. Même lorsqu’ils sont irréguliers, ces gains offrent une alternative

préférable au chômage complet, qui entraîne une dépendance totale vis-à-vis de la famille

et une marginalisation sociale (UNDP, 2025). Les revenus générés dans l’informel ne sont

souvent pas énormes mais ça contribue énormément à la vie quotidienne de ces

pratiquants. Ainsi, Roger un jeune licencié en géographe employé actuellement dans le

secteur informel déclare : « Mon revenu contribue d’une manière directe à ma condition

socioéconomique car avec mon revenus je gère mes factures personnelles, je réponds aux

besoins de ma famille avec et j’ai aussi réalisé mes quelques projets. » Entretien Aout

2025 Dans le sens, NEROLE une jeune femme licenciée en sociologie âgé de 25 ans

déclare lors de notre échange que :

105 « Le modeste revenu que j’ai de mon activité et avec ma bonne gestion, je ne me

plein pas. Je satisfais toujours mes besoins les plus importants et je remarque ma

condition de vie changé, je suis indépendant avec ça. » Entretien, Aout 2025 Ces

verbatims, montrent que, malgré la modestie des revenus tirés du secteur informel, une

bonne gestion permet de couvrir les besoins essentiels, d’assumer certaines

responsabilités familiales et d’accéder à une forme d’indépendance. Cela illustre que,

même, sans stabilité ni forte rentabilité, l’informel contribue à l’amélioration progressive de

la condition de vie des jeunes diplômés et devient pour eux, un espace d’intégration socio-

économique. Pour ajouter à ces verbatims, nous avons un graphique illustratif pour

présenter de manière mesuré l’amélioration de situation économique des jeunes qui sont

dans l’informel. Figure 12: Amélioration de situation économique depuis que vous êtes

dans l'informel Source : Enquête de terrain SPSS 2027 88,7; 89% 11,3; 11% Amélioration

de situation économique depuis que vous êtes dans l'informel Oui Non
106 Cette Figure évalue si les activités informelles ont permis aux jeunes diplômés

d’améliorer leur situation économique. Deux réponses étaient possibles : « Oui » ou « Non

». Les résultats montrent que 88,7 % des répondants déclarent avoir constaté une

amélioration économique, tandis que 11,3 % affirment ne pas avoir observé de

changement. Cette tendance très majoritaire confirme que l’informel joue un rôle essentiel

dans la résilience économique des diplômés sans emploi. Malgré les limites structurelles

du secteur, il offre une opportunité d’autonomisation financière et de survie quotidienne. La

minorité qui n’a pas ressenti d’amélioration peut correspondre à ceux dont les activités

restent précaires ou peu rentables. Ainsi, cette Figure illustre clairement que l’informel,

bien qu’irrégulier et instable, constitue une alternative viable pour améliorer le niveau de

vie des jeunes, à défaut d’un emploi salarié formel. L’importance de ces revenus ne réside

pas seulement dans leur montant, mais dans leur rôle d’amortisseur face à la pauvreté.

Dans de nombreux contextes, un revenu journalier modeste provenant d’une activité

informelle permet à un diplômé de subvenir à ses besoins quotidiens sans attendre un

hypothétique emploi formel. L’informel devient ainsi une « économie de survie » qui

protège contre l’exclusion économique (ESCAP, 2019). De plus, certains jeunes diplômés

réussissent, avec le temps, à stabiliser et à augmenter leurs revenus grâce à la fidélisation

d’une clientèle ou à la diversification des services proposés. Ce processus, bien que lent et

semé d’embûches, prouve que l’informel ne se limite pas à une stratégie temporaire mais

peut, dans certains cas, constituer un socle pour une carrière autonome. IV.1.3. Cas

d’auto-emploi et micro entrepreneuriat Le secteur informel favorise aussi l’auto-emploi, ce

qui en fait un espace de micro entrepreneuriat accessible aux jeunes diplômés. Faute

d’opportunités salariales, beaucoup choisissent de créer leurs propres microentreprises,

qu’il s’agisse de petites boutiques, d’ateliers artisanaux ou de services à la personne.

Cette dynamique illustre la

107 capacité de résilience et d’innovation de cette jeunesse face à l’exclusion du marché


du travail formel (World Bank, 2006). Issa DOGO âgé de 36 ans Master en gestion de

territoire, et diplômé en second cycle en Administration du territoire à l’Ecole Nationale

d’Administration Tchad et actuellement clandoman dit : « Pour moi, l’auto-emploi face au

chômage est le meilleur choix que j’ai fait, je m’organise je fais normalement mon travail

pour avoir de revenu attendu. Me créé cet emploi n’a été pas compliqué pour moi j’ai une

capacité de garder de très bon comportement dans mon domaine d’activité et ça facilite

une intégration social et de booster mon chiffre d’affaire. » Entretien, Aout 2025 Dans cette

même lancé, Isabelle une jeune diplômée en psychologie devenue vendeuse de petite

nourriture dans la rue de son quartier déclare : « J’ai créé mon petit restaurant de rue ou je

vends au quotidien, j’ai développé une stratégie de vente qui me rapporte pas mal de

clients et je m’en sors de mieux en mieux sans compté sur quelque. Je gère pour mon

propre compte sans pression extérieur ma petite entreprise en devenir. » Entretiens, Aout

2025. Au vu de ces verbatims, nous analysons que l’auto-emploi est perçu comme une

solution volontaire et valorisante face au chômage. Grace à son sens de l’organisation et à

une bonne stratégie de vente, ils ont réussi à développer leurs activités et générer de

revenu croissant. Ces expériences illustre que le secteur informe n’est pas seulement une

économie de survie mais aussi un espace d’initiative, d’autonomie et d’intégration social.

Les jeunes dans l’informel sont manqués de soutien pour portant la plupart d’entre eux

porte de bon projet de développement social ou communautaire et s’ils trouvent un peu de

soutien sur le plan social et économique, ils peuvent réaliser plusieurs choses suite à leurs

innovation et créativité. C’est ce qui est représenté dans ce graphique ; et par de ce

soutien les jeunes développent pour parts leurs activités en s’auto-employé avec leurs

petits moyens.

108 Figure 13: Réseau de soutien dans l'informel Source : Enquête de terrain SPSS

2027 Cette Figure met en évidence la présence ou non d’un réseau de soutien

(partenaires, associations, collectifs, etc.) pour les jeunes diplômés évoluant dans

l’informel. Les résultats révèlent que 80 % des enquêtés déclarent ne pas disposer d’un
réseau de soutien, tandis que seulement 20 % affirment en avoir un. Ces chiffres

soulignent l’isolement de la majorité des diplômés dans la conduite de leurs activités.

L’absence de réseaux limite leurs opportunités de collaboration, d’entraide et de

renforcement de leurs compétences. Elle accentue également leur vulnérabilité face aux

risques économiques et sociaux. La minorité bénéficiant d’un réseau a probablement

accès à des avantages tels que le partage d’expériences, le soutien matériel ou la mise en

relation avec des clients. Cette Figure montre donc l’importance de développer des

mécanismes collectifs et institutionnels pour accompagner les diplômés dans l’informel.

L’auto-emploi dans l’informel, même à petite échelle, a un double avantage : il génère un

revenu et il offre une première expérience entrepreneuriale. Les diplômés apprennent à

gérer un budget, à négocier avec des clients, à établir des stratégies simples 20 80 0 10

20 30 40 50 60 70 80 90 Oui Non Pourcentage Réseau de soutien dans l'informel

109 de vente et à s’adapter aux fluctuations du marché. Ces apprentissages pratiques,

difficilement accessibles dans un emploi salarié classique, forgent des compétences

transférables utiles à long terme (OECD & European Commission, 2024). Dans certains

cas, ces initiatives évoluent vers des entreprises semi-formelles, surtout lorsque les jeunes

parviennent à développer une clientèle stable ou à introduire des innovations. Ainsi, l’auto-

emploi informel peut devenir un tremplin vers une formalisation progressive, contribuant à

renforcer la durabilité des activités. IV.2. Autonomie économique IV.2.1. Réduction de la

dépendance vis-à-vis de la famille L’un des effets positifs de l’insertion informelle est la

diminution de la dépendance financière des jeunes diplômés vis-à-vis de leurs familles.

Dans des contextes où les familles sont déjà sous pression économique, la possibilité pour

un diplômé de subvenir à ses propres besoins représente un soulagement et accroît sa

valeur au sein du foyer. Cette indépendance économique, même partielle, est perçue

comme un signe de maturité et de responsabilité (Catalystas Consulting, 2021). Ainsi, Issa

DOGO âgé de 36 ans Master en gestion de territoire, et diplômé en second cycle en

Administration du territoire à l’Ecole Nationale d’Administration Tchad et actuellement


clandoman dit : «Je n’ai pas un travail stable mais mon activité ci me permet d’avoir une

autonomie économique et de prendre en charge ma famille sans dépendre de quelqu’un. »

Entretien Aout 2025 Aussi, KOUMKOYE Daniel master en géographie et âgé de 28 ans

devenu Didier et propriétaire d’une discothèque ou il vend et arrange de téléphone et

ordinateur dit : « C’est le forcing seulement mais ça m’a donné une place automne dans

ma vie sociale, je peux faire ce que je veux librement sans rien craindre car j’ai le minimum

d’économie qui me couvre actuellement. Alors je témoigne que cette activité me délivre de

plein de choses comme la dépendance vis-à-vis de ma famille. » Ces contenus montrent

que, malgré l’instabilité de l’activité informelle, elle procure au jeune une autonomie

économique et sociale. Grace aux revenus, même

110 modeste, ils échappent à la dépendance familiale et peut assurer ses responsabilités.

L’informel apparait donc comme un moyen d’émancipation et d’intégration sociale, bien

que fragile et incertain C’est dans cette lancé que Kabuayi (2024), examine le rôle crucial

du secteur informel comme principal pourvoyeur de moyens de subsistance pour les

jeunes chômeurs de Kananga, en l’absence d’opportunité formelle. De plus, la capacité de

générer ses propres revenus renforce la confiance en soi et l’estime personnelle. Plutôt

que d’être perçus comme une charge, les jeunes deviennent des contributeurs, ce qui

améliore leur position dans les rapports sociaux familiaux et communautaires. Ce

changement de statut constitue une source de motivation supplémentaire pour persévérer

dans l’informel, malgré ses contraintes. IV.2.2. Développement de compétences

entrepreneuriales et gestionnaires Le travail informel expose les jeunes diplômés à des

défis pratiques quotidiens : gérer un stock limité, négocier les prix avec les clients, faire

face à la concurrence, trouver des solutions créatives à des problèmes logistiques. Ces

défis constituent autant d’opportunités d’apprentissage. En effet, même sans formation

formelle en entrepreneuriat, les diplômés acquièrent progressivement des compétences

entrepreneuriales et gestionnaires directement sur le terrain (Adams et al., 2016). Isabelle

une jeune diplômée en psychologie devenue vendeuse de petite nourriture dans la rue de
son quartier déclare : « Quand j’ai décidé de me lancer dans cette activité, je n’avais

aucune expérience en gestion ni entrepreneuriat. Mais au fil du temps, j’ai appris à

m’organiser, à gérer mes petites recettes et à calculer mes dépenses. Aujourd’hui, je sais

comment fidéliser mes clients, négocier avec les fournisseurs et même réinvestir une

partie de mes bénéfices pour élargir mon commerce. Ce travail m’a permis développer des

compétences que je n’avais pas acquises à l’école, et je me rends compte que ça me

prépare à être un vrai entrepreneur dans l’avenir. » Entretien Aout 2025

111 Ce contenu met en évidence le rôle de l’activité informelle comme espace

d’apprentissage pratique pour les jeunes diplômés en quête d’insertion socioéconomique.

Loin des formations théoriques acquises dans les institutions scolaires, l’expérience sur le

terrain leur permet de développer des compétences entrepreneuriales et gestionnaires

indispensables. Ainsi, l’informel se révèle comme une école parallèle, où les individus

acquièrent progressivement des savoir-faire qui renforcent leur autonomie et leur capacité

à s’adapter aux réalités du marché. Cette dynamique traduit, l’émergence de nouvelles

formes d’entrepreneuriat local. Ces savoir-faire incluent la gestion du temps, la capacité

d’adaptation aux fluctuations de la demande, l’innovation dans l’offre de produits ou

services, et la résilience face à l’incertitude. Comme le note l’OCDE et la Commission

européenne (2024), l’informel est ainsi un espace de socialisation économique qui façonne

des entrepreneurs « par nécessité », mais qui peuvent, à terme, se transformer en

entrepreneurs « par choix ». IV.2.3. Construction de projets personnels malgré l’absence

d’emplois formels L’autonomie financière, même fragile, obtenue grâce à l’informel, permet

aux jeunes diplômés de planifier et de réaliser des projets personnels : poursuivre une

formation complémentaire, épargner pour un mariage, investir dans un bien matériel ou

envisager la formalisation de leurs activités. Ces projets contribuent à leur insertion

progressive dans la vie adulte et à la construction d’un avenir au-delà de la simple survie

économique (World Bank, 2006). GAMLANA Justin âgé de 28ans licencié en science du

langage depuis 2022 et devenu vendeur de carte de crédit téléphonique et accessoire de


téléphone dit dans cette même lancé que: « Mon activité me permet d’avoir bien

développé mon autonomie économique car je fais preuve de bonne gestion et grâce à sa

j’ai pu payer mes étude et jusqu’ici je vie que de ça j’ai réalisé mes projet les plus

important par le revenu que je génère. » entretien Aout 2025.

112 Ce verbatim présente l’importance du secteur informel dans la réalisation des projets

personnels malgré le manque d’emploi formel. Les jeunes qui font preuve d’une bonne

gestion de revenu réalisent toujours leurs projets qu’ils se fixent. Ce graphique ci-dessous

illustre ce contenu en présentant une évaluation claire de l’autonomie généré dans

l’informel. Figure 14: Evaluation de l'autonomie économique dans l'informel par

répondant Source : Enquête de terrain SPSS 2027 Cette Figure présente la perception

des jeunes diplômés sur leur degré d’autonomie économique grâce aux activités

informelles. Les réponses varient de « très élevé » à « très faible ». Les résultats indiquent

que 25,3 % jugent leur autonomie « très élevée », 31,3 % « élevée », et 34,7 % «

moyenne ». En revanche, 6,7 % la qualifient de « faible » et 2 % de « très faible ».

L’analyse de ces données montre que la majorité des diplômés interrogés (près de 91 %)

estiment avoir atteint une autonomie au moins moyenne. Cela signifie que, même si les

revenus ne sont pas toujours élevés, ils suffisent souvent à garantir un minimum

d’indépendance financière. Toutefois, le fait qu’un tiers se situe au niveau « moyen »

traduit aussi une autonomie fragile, susceptible d’être remise en cause en cas de

difficultés. La minorité qui déclare une autonomie faible ou très faible révèle que 25,3 31,3

34,7 6,7 2 Très élevé Elevé Moyenne Faible Très faible Pourcentage Evaluation de

l'autonomie économique dans l'informel par répondant

113 l’informel ne permet pas toujours de sortir de la précarité. Cette Figure met en

évidence le potentiel de l’informel comme facteur d’autonomisation, mais aussi ses limites

structurelles. Cette dimension prospective confère à l’informel un rôle de tremplin. Bien

que souvent considéré comme un secteur de précarité, il offre un cadre d’expérimentation


où les jeunes peuvent tester leurs capacités à entreprendre et à gérer des responsabilités

économiques. Dans certains cas, ces projets personnels ouvrent la voie à une transition

vers des formes d’entrepreneuriat plus structurées. IV.3. Insertion et reconnaissance

sociale IV.3.1. Intégration dans les réseaux communautaires et économiques Le travail

informel n’apporte pas seulement un revenu, il permet aussi de s’inscrire dans des réseaux

sociaux et économiques. Les jeunes diplômés qui s’engagent dans le commerce ou les

services développent des relations avec leurs pairs, leurs clients, leurs fournisseurs, et ces

liens renforcent leur capital social. Ce processus d’intégration favorise l’entraide et l’accès

à de nouvelles opportunités (ILO, 2019). Félix âgé de 40 ans et licencié en Gestion des

Ressources Humaines actuellement assistant peintre et mototaxi déclare : « Depuis que je

me suis lancé dans mon activité, je sens que les gens du quartier me respectent un peu

plus davantage. Avant, on me voyait comme un jeune sans avenir, aujourd’hui je fais partie

de ceux qu’on appelle quand il y a une réunion de voisinage. Même dans mon lieu de

travail, j’ai mes relations avec d’autres collègues, on s’entraide pour trouver plus de

marché et partager des informations. Je ne me sens plus isolé comme avant, je fais partie

d’un réseau où chacun reconnaît ma place. » Entretien Aout 2025. Aussi, Isabelle une

jeune diplômée en psychologie devenue vendeuse de petite nourriture dans la rue de son

quartier déclare : « Dans mon activité de restaurant, j’ai créé des liens avec d’autres

vendeurs, quand j’ai des difficultés, ils me soutiennent et moi aussi je fais pareil à leurs

tour. On forme une sorte de famille professionnelle où chacun aide l’autre à

114 tenir dans ce travail. C’est grâce à ça que je continue malgré les obstacles. »

Entretien, Aout 2025 A travers ces verbatims, il apparait clairement que l’activité informelle

ne se limite pas seulement à la recherche de revenus, mais elle joue un rôle central dans

l’insertion et la reconnaissance sociale des jeunes diplômés. Le premier verbatim montre

que le commerce permet à un jeune de trouve respect et légitimité au sein de sa société.

Le second illustre comment les liens de solidarité entre travailleurs informels créent un

véritable réseau de soutien mutuel, essentiel pour surmonter les difficultés et renforcer le
sentiment d’appartenance. Le secteur informel constitue un espace d’intégration sociale et

économique par excellence. Tableau 8: Diplôme des répondants Impact de votre activité

sur votre insertion sociale Crosstab Diplôme des répondants Impact de votre activité sur

votre insertion social Total Très positif Positif Négatif Très négatif Neutre CEP 0 3 1 0 1

5 0,0% +3,4% +10,0% 0,0% +14,3% 3,3% BEPC 13 20 2 1 2 38 +31,0% 23,0% 20,0%

25,0% +28,6% 25,3% BAC 6 17 2 1 1 27 14,3% +19,5% +20,0% +25,0% 14,3% 18,0%

LICENCE 23 40 5 2 2 72 +54,8% 46,0% +50,0% +50,0% 28,6% 48,0% MASTER 0 7 0 0

1 8 0,0% +8,0% 0,0% 0,0% +14,3% 5,3% Total 42 87 10 4 7 150 100,0% 100,0%

100,0% 100,0% 100,0% 100,0 % Enquête de terrain Aout 2025, SPSS A la lecture de ce

tableau, nous remarquons l’impact des activités informelles sur l’insertion sociale par

diplôme par niveau d’étude; les jeunes ayant le CEP et qui ont une insertion sociale positif

avec (60%), négative, environ (20%) et neutre (20%). Ceux avec le BEPC qui ont une

insertion sociale très positif avec (34,2%), et neutre avec

115 (5,3%). Pour ceux qui ont le BAC, leurs perceptions est positif avec (63,0%), négative

avec (7,4%) et très négative avec (3,7%). Pour ceux ayant la LICENCE, perçoivent

l’insertion sociale très positive avec (31,9%), négative avec (6,9%) et très négative avec

(2,8%). Et en fin, ceux qui ont le MASTER, leurs perceptions est positive avec (87,5%) et

neutre avec (12,5%). On constate à la suite de cette analyse que les diplômés qui ont une

perception très positive sur l’insertion sociale sont ceux qui ont le BEPC et la LICENCE

avec (80,8%) ; pour ceux qui perçoivent qu’elle positive sont ceux qui ont le CEP, le BAC

et le MASTER avec (30,9%) ; négative sont ceux qui ont le CEP, le BAC et la LICENCE

avec (80%); très négative sont ceux qui ont le BAC et la LICENCE (75%) et enfin ceux

perçoivent qu’elle neutre sont ceux qui ont le CEP, le BEPC et le MASTER avec (57,2%).

On peut conclure que le diplôme n’influence pas sur la perception d’insertion sociale des

jeunes car l’analyse montre que ceux qui ont le BEPC et la LICENCE ont une même

perception de même que pour ceux qui ont le CEP, le BEPC et le MASTER. Figure 15:

Impact de votre activité sur votre insertion sociale Source : Enquête de terrain SPSS 2027
Cette Figure évalue la manière dont les activités informelles influencent l’intégration

sociale des jeunes diplômés. Les réponses vont de « très positif » à « très négatif », en

passant par « neutre ». 28 58 6,7 2,7 4,7 0 10 20 30 40 50 60 70 Très positif Positif Négatif

Très négatif Neutre Pourcentage Impact de votre activité sur votre insertion social

116 Les données montrent que 58 % estiment que l’impact est positif, 28 % « très positif

», tandis que 6,7 % jugent l’effet négatif, 2,7 % « très négatif », et 4,7 % le considèrent

neutre. Ces résultats traduisent une perception globalement favorable : près de neuf

diplômés sur dix considèrent que l’informel contribue positivement à leur insertion sociale.

Cela s’explique probablement par l’autonomie financière, la participation à des réseaux

d’échanges et la reconnaissance communautaire obtenue à travers ces activités. La

minorité qui perçoit un effet négatif peut être liée aux stigmates sociaux associés à

l’informel ou aux conditions de travail précaires. Cette Figure illustre que, malgré ses

faiblesses, l’informel reste une voie d’inclusion sociale et de valorisation personnelle pour

les diplômés sans emploi. Ces réseaux jouent un rôle crucial dans les sociétés africaines

où la solidarité et les relations interpersonnelles constituent des ressources essentielles

pour faire face à l’incertitude économique. En s’y intégrant, les jeunes diplômés

augmentent leurs chances de survie et améliorent leur visibilité sociale. V3.2. Contribution

aux charges familiales et à la solidarité sociale Grâce à leurs activités informelles, les

jeunes diplômés contribuent financièrement au bien-être de leur famille. Ils peuvent aider à

payer les frais scolaires des cadets, à couvrir les dépenses alimentaires, ou à soutenir les

parents en cas de maladie. Cette contribution, bien que modeste, est socialement

valorisée et confère au diplômé un statut de « soutien de famille » (ESCAP, 2019).

117 Figure 16: Subvenir aux besoins de votre famille grâce votre revenu dans

l’informel Source : Enquête de terrain SPSS 2027 Cette Figure montre si les jeunes

diplômés parviennent à couvrir les besoins de leur famille grâce aux revenus générés par

leurs activités informelles. Deux réponses étaient possibles : « Oui » ou « Non ». Les
résultats révèlent que 84 % des répondants affirment réussir à subvenir aux besoins de

leur famille, contre 16 % qui déclarent ne pas y parvenir. Cette forte majorité indique que,

malgré les limites du secteur informel, il constitue une ressource essentielle pour la survie

des ménages. Les diplômés sans emploi y trouvent une possibilité non seulement

d’assurer leur propre subsistance, mais aussi de soutenir financièrement leur famille.

Cependant, le cinquième environ qui ne parvient pas à assumer ces charges illustre les

disparités de revenus et la fragilité de certaines activités. Cette Figure montre donc que,

bien qu’imparfait, l’informel joue un rôle de filet de sécurité sociale pour de nombreux

diplômés. Oui; 84; 84% Non; 16; 16% Subvenir aux besoins de votre famille grâce votre

revenu dans l'informel Oui Non

118 En outre, ces apports alimentent la solidarité communautaire : participation à des

tontines, dons lors d’événements sociaux, entraide entre voisins. Ces pratiques renforcent

la cohésion sociale et confirment l’importance des activités informelles dans le tissu socio-

économique local. IV.3.3. Meilleure image sociale par rapport au chômage Dans les

représentations sociales, être occupé dans une activité, même informelle, vaut mieux

qu’être au chômage. Le diplômé qui exerce une activité, même modeste, bénéficie d’une

reconnaissance sociale supérieure à celui qui reste inactif. Cette image sociale positive

contribue à préserver sa dignité et son estime de soi (Catalystas Consulting, 2021).

MELOME Florence, master en droit depuis 2022 devenue entrepreneuse déclare : « Après

mes étude j’aspirai une vie professionnelle formel, j’ai commencé à chercher le travail mais

difficile de trouver c’est donc là le début de mon histoire. J’ai une connaissance en tresse

j’ai ouvert un petit salon de coiffure ou je tressais et je vendais aussi des habits prêt à

porter ; à force de travailler très dure, j’ai eu à économiser et j’ai ouvert un restaurant un

peu classe j’ai géré les deux activités avec ma sœur et mon amie on a travaillé pour

l’avancement de ces entreprises, Dieu merci j’ai réussi à me payer de formation annule en

esthétique beautés. Suis maintenant chef de mon entreprise je gagne dignement ma vie, je

n’ai pas laissé le temps pour que le chômage m’affaiblie. Pour moi qui croyais que la
meilleur des choses dans la vie c’est travailler dans le secteur formel je réalise maintenant

que je m’étais juste trompé. Le monde formel est devenu insignifiant pour moi. » Entretien

Aout 2025 Ce récit de vie présente la résilience des jeunes face au chômage, les jeunes

conscients de leurs situations trouvent toujours d’alternatives pour remédier à leurs

problèmes. C’est le cas de cette enquêtée qui explique le début de son histoire jusqu’à ce

qu’elle est devenue. Analyser ce contenu revient à comprendre la bonne image que les

jeunes ont en choisissant le secteur informel que de se laisser rogner par le chômage.

119 Figure 17: Satisfaction de revenus générés dans le secteur informel par répondant

Source : Enquête de terrain SPSS 2027 Cette Figure présente l’opinion des jeunes

diplômés sans emploi interrogés sur la satisfaction liée aux revenus tirés de leurs activités

dans le secteur informel. L’analyse des pourcentages montre que la majorité des

répondants, soit 62 %, se déclarent « satisfaits » de leurs revenus, tandis que 20,7 % se

disent « très satisfaits ». En revanche, 6 % se disent « moins satisfaits », 10 % «

insatisfaits » et seulement 1,3 % « très insatisfaits ». Ainsi, plus de quatre répondants sur

cinq expriment un niveau de satisfaction globalement positif. Ces résultats traduisent que,

malgré les difficultés liées à l’informel, les jeunes diplômés trouvent dans ce secteur une

source de revenus relativement appréciable par rapport à l’absence d’emploi formel. Le fait

que près d’un tiers combine une satisfaction élevée ou très élevée peut s’expliquer par la

flexibilité des activités, la possibilité de gains immédiats et l’indépendance financière

qu’offre l’informel. Cependant, la présence d’un noyau de plus de 17 % d’insatisfaits reflète

aussi la précarité et l’irrégularité des revenus, révélant une limite à la stabilité économique

qu’offre ce secteur aux diplômés sans emploi. 20,7 62 6 10 1,3 0 10 20 30 40 50 60 70

Très satisfait Satisfait Moins satisfait Insatisfait Très insatisfait Pourcentage Satisfaction de

revenus générés dans le secteur informel par répondant

120 Le statut de travailleur informel, bien qu’associé à la précarité, permet donc de se

distinguer du chômage, souvent perçu comme un signe d’échec ou de marginalisation.


Cela démontre que le secteur informel, au-delà de ses faiblesses, joue un rôle protecteur

contre l’exclusion sociale des jeunes diplômés. IV.4. Participation indirecte au

développement économique IV.4.1. Rôle du secteur informel dans la création d’emplois

BOUGUIDANG Alifa licencié en informatique, déclare : « Moi je recrute toujours les jeunes

pour travailler dans mes cybers, je ne peux pas moi seul travailler sur tout et donc j’ai

actuellement quelques jeunes qui travaillent avec moi et je les paye selon leur travail.

J’avais un autre cyber ou j’ai confié la gestion à un jeune que j’ai recruté, mais il a failli me

maitre en faillite il arrive tard au travail, et il rentre tôt et dans le monde de business ou la

concurrence réside, ce comportement n’avancera pas le business c’est pourquoi j’ai fermé

là-bas pour agrandir ce dont moi-même je gère personnellement tout en recrutant toujours

les jeunes pour m’aider. » Entretien, Aout 2025 Ce verbatim nous montre que les

travailleurs dans le secteur informel ne sont pas seulement là pour générer de revenu

l’économique personnelle mais aussi, pour donner de petits emplois aux autres. Dans ce

cadre de figure, les jeunes malhonnêtes créent des obstacles pour la progression du

business malgré la confiance que leurs amis leurs donne en les recrutant dans leurs petite

entreprise. Le secteur informel ne bénéficie pas uniquement aux individus qui y travaillent

: il génère aussi des emplois indirects. En créant une petite activité, un jeune diplômé peut

recruter des apprentis, des aides ou des collaborateurs, contribuant ainsi à l’absorption

d’une partie de la main-d’œuvre locale. Ce rôle de créateur d’emplois, souvent ignoré,

montre que l’informel soutient la dynamique économique nationale (African Union, 2022).

121 Figure 18: Rôle joué par l'activité informelle dans votre développement

personnel Source : Enquête de terrain SPSS 2027 Cette Figure analyse l’impact de

l’informel sur le développement personnel des jeunes diplômés. Les réponses varient de «

très important » à « pas du tout ». Les résultats montrent que 43,3 % considèrent ce rôle

comme très important, 38,7 % comme « important », et 14,7 % comme « modéré ». Seuls

2,7 % estiment que ce rôle est « faible » et 0,7 % « pas du tout ». L’interprétation de ces

données met en évidence que l’informel est perçu comme un véritable levier de
développement personnel par la majorité des diplômés (plus de 80 %). Cela traduit la

valeur que ces activités revêtent en termes d’acquisition de compétences, de confiance en

soi et de responsabilisation. Les faibles proportions exprimant un impact limité confirment

que, même si tous n’en bénéficient pas de la même manière, l’informel reste une école

d’apprentissage et d’adaptation. Cette Figure illustre donc que, au-delà de la dimension

économique, l’informel joue un rôle social et psychologique essentiel. 43,3 38,7 14,7 2,7

0,7 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 Très important Important Modéré Faible Pas du tout

Pourcentage Rôle joué par l'activité informelle dans votre développement personnel

122 IV.4.2. Contribution à la consommation et aux flux économiques locaux Les revenus

issus de l’informel, même modestes, sont immédiatement réinjectés dans l’économie

locale. Les diplômés consomment dans les marchés, achètent des produits de première

nécessité, paient des loyers ou investissent dans de petits équipements. Ce circuit court

stimule la demande locale et entretient les flux économiques urbains (UNDP, 2025).

Tableau 9: Diplôme des répondants Les activités informelles peuvent contribuer à

l'économie locale Crosstab Diplôme des répondants Les activités informelles peuvent

contribuer à l'économie locale Total Oui Non CEP 5 0 5 +3,6% 0,0% 3,3% BEPC 34 4

38 24,5% +36,4% 25,3% BAC 24 3 27 17,3% +27,3% 18,0% LICENCE 68 4 72 +48,9%

36,4% 48,0% MASTER 8 0 8 +5,8% 0,0% 5,3% Total 139 11 150 100,0% 100,0%

100,0% Enquête de terrain, SPSS 2020 Au vue de ce tableau, on constate que les

activités informelles peuvent contribuer à l’économie locale selon la perception de chaque

diplômé. Pour ceux qui ont le CEP ont répondu oui avec (100%). Pour ceux qui ont le

BEPC, (10,5%) ont dit Non. Pour ceux ayant le BAC, (11,1%) ont dit Non. Pour ceux qui

ont la licence, (94,4%) ont dit Oui. Et pour les MASTERS, (100%) ont dit Oui.

123 On déduit cette interprétation que les diplômes des répondants influencent

significativement sur leurs perceptions sur la contribution de l’informel sur l’économie

nationale. On conclut donc qu’il y a une forte relation de corrélation (Valeur=13,140 ; DDL=
16 et valeur Asymptotique=0,663). Figure 19: Les activités informelles peuvent contribuer

à l'économie locale Source : Enquête de terrain Ce dernier Figure présente la perception

des jeunes diplômés sur la capacité de leurs activités informelles à contribuer à l’économie

locale. Les résultats indiquent que 92,7 % des répondants estiment que leurs activités

contribuent à l’économie locale, tandis que 7,3 % pensent le contraire. Cette très large

majorité témoigne de la conscience qu’ont les jeunes de l’importance de leur rôle dans la

dynamique économique de proximité. En effet, en créant de petites sources de revenus,

en dynamisant le commerce local et en répondant aux besoins des Oui; 92,7; 93% Non;

7,3; 7% Les activités informelles peuvent contribuer à l'économie locale Oui Non

124 populations, leurs activités renforcent l’économie informelle au niveau

communautaire. La minorité sceptique peut s’expliquer par des activités jugées trop

modestes ou peu structurées pour avoir un véritable impact. Ce Figure confirme que, bien

qu’exclu du formel, l’informel contribue à la vitalité économique et à la résilience locale. De

plus, les activités informelles participent à la distribution de biens et services à faible coût,

rendant accessibles aux populations des produits essentiels que les circuits formels ne

parviennent pas toujours à fournir. IV.4.3. Dynamique d’innovation malgré l’absence de

réglementation Enfin, l’informel constitue un espace d’innovation pragmatique. Les jeunes

diplômés, confrontés à la rareté des ressources, développent des solutions originales :

nouvelles formes de commercialisation, services numériques à bas coût, recyclage de

matériaux. Cette créativité, bien que souvent invisible aux yeux des institutions, constitue

un moteur de dynamisme économique (OECD & European Commission, 2024). À long

terme, ces innovations issues de l’informel peuvent inspirer des modèles de

développement plus inclusifs, en intégrant les pratiques et savoirs locaux dans les

politiques économiques nationales. En somme, dans ce chapitre, les activités informelles

représentent un double tranchant pour les jeunes diplômés : elles peuvent être une bouée

de sauvetage dans un environnement économique difficile, mais elles comportent

également des risques qui nécessitent une attention particulière. Une approche intégrée
qui valorise le travail informel tout en promouvant la formalisation et l'accès aux ressources

pourrait transformer ces défis en opportunités, permettant aux jeunes diplômés de

construire un avenir professionnel plus stable et prometteur.

125 CONCLUSION GENERALE

126 Au terme de notre travail de recherche, l’objectif central que nous nous sommes fixés

était d’analyser dans quelle mesure le secteur informel constitue une voie d’insertion socio-

économique pour les jeunes diplômés sans emploi dans le 7ème arrondissement de la ville

de N’Djamena, en identifiant les facteurs qui motivent leur orientation vers ce secteur. La

conception de cet objectif est partie d’un constat à la fois préoccupant et interpellant dans

une société où le diplôme a longtemps été perçu comme un passeport pour l’emploi et

l’ascension sociale, la jeunesse tchadienne diplômée se retrouve aujourd’hui confrontée à

un paradoxe. Formée dans l’espoir d’intégrer le secteur moderne et de bénéficier d’un

emploi stable, elle se voit contrainte, face à un marché formel saturé, de réinventer ses

parcours dans l’univers mouvant du secteur informel. C’est cette réalité, à la fois

douloureuse et stimulante, qui a orienté le choix de ce sujet porté sur la logique : « Jeunes

diplômes sans emploi et le secteur informel dans le 7ème arrondissement de la ville de

N’Djamena ». Nous sommes partis des données secondaires sur la question d’emploi

informel. Nous avons constaté que plusieurs auteurs ont écrit sur la question du manque

d’opportunité d’emploi formel, le secteur informel comme pourvoyeur d’emploi et les

études sur les jeunes diplômés sans emploi en générale. Mais nous remarquons que peu

d’études socio-anthropologiques ont abordé la spécificité des jeunes diplômés sans emploi

et le secteur informel dans le contexte africain et voire même rare dans le contexte

tchadien du moins dans le 7ème arrondissement de la capitale qui est l’un des plus grands

arrondissements de la ville. De ce fait, pour permettre de conduire cette étude qui met en

relation les jeunes diplômés sans emploi et le secteur informel dans le 7ème

arrondissement de la ville de N’Djamena, nous nous fixés des objectifs de recherche qui
nous ont permis de cerner les contours de notre travail et ces objectifs sont réunis en deux

catégories à savoir un objectif central et (4) objectifs spécifiques : L’objectif central qui est

celui d’analyser dans quelle mesure le secteur informel constitue une voie d’insertion

socio-économique pour les jeunes diplômés sans emploi dans le 7ème arrondissement de

la ville de N’Djamena, en identifiant les facteurs qui motivent leur orientation vers ce

secteur.

127 L’objectif Spécifique 1 : Evaluer la proportion de jeunes diplômés sans emploi dans

le 7ème arrondissement et analyser les caractéristiques de leur engagement dans le

secteur informel. L’objectif Spécifique 2 : Identifier les stratégies utilisées par les jeunes

diplômés pour accéder aux opportunités du secteur informel et évaluer l’impact de ses

stratégies sur leurs employabilités L’objectif Spécifique 3 : Identifier et analyser les

principaux obstacles que rencontrent les jeunes dans le secteur informel. L’objectif

Spécifique 4 : Etudier comment les activités informelles contribuent à l’amélioration des

conditions de vie des acteurs concernés. Ce pendant pour atteindre ces objectifs de

recherche, nous avons problématisé notre recherche en commençant par questionner le

sujet en nous posant une question centrale et trois questions spécifiques qui se présentent

comme suit : Question principale: En quoi le secteur informel constitue-t-il une alternative

d’insertion socio-professionnelle pour les jeunes diplômés sans emploi dans le 7ème

arrondissement de la ville de N’Djamena ? Question Spécifique 1: Quel est l'état de lieu

actuel des jeunes diplômés sans emploi présent dans le secteur informel du 7ème

arrondissement de la capitale tchadienne ? Question Spécifique 2: comment les jeunes

diplômés sans emploi du 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena accèdent-ils aux

activités du secteur informel ? Question Spécifique 3 : Quels obstacles principaux les

jeunes diplômés rencontrent-ils dans le secteur informel dans le 7ème arrondissement de

la ville de N’Djamena ? Question Spécifique 4 : En quoi les activités informelles

permettent- elles une amélioration de situation socio-économique des jeunes diplômés

sans emploi ? Pour la suite, nous avons proposé des réponses provisoires aux questions
de recherche que nous nous sommes posés et ces réponses se présentent comme suit :

128 Hypothèse centrale : Le secteur informel permet aux jeunes diplômés sans emploi du

7ème arrondissement de N’Djamena de s’insérer professionnellement face au manque

d’opportunités dans le secteur formel. Hypothèse Spécifique 1 : les jeunes diplômés sans

emploi dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena sont majoritairement

présents dans le secteur informel 1 en raison de la rareté des offres d’emploi

formelles adaptées à leurs qualifications Hypothèse Spécifique 2 : les jeunes diplômés

sans emploi dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena accèdent aux activités

du secteur informel principalement par des pratiques des travaux qu’ils maitrisent le plus et

le manque de travail formel Hypothèse Spécifique 3 : les jeunes diplômés dans le secteur

informel rencontrent des défis tels que l’absence de soutien financier, le manque de

formation professionnelle, des conditions de travail précaires, et les concurrences dans le

marché. Hypothèse Spécifique 4 : les activités informelles contribuent significativement à

l’amélioration des conditions socio-économiques des individus en leurs offrant les sources

alternatives de revenus, une autonomie économique et une insertion sociale en dehors

des circuits formels de l’économie. Les résultats présentés dans ce travail sont le produit

d’une méthode mixte séquentielle exploratoire, c’est –à-dire à dominance qualitative

menée en mois d’Aout 2025 dans la commune du 7ème arrondissement de la ville de

N’Djamena, précisément dans quatre quartier de la commune. En ce qui concerne les

techniques de collecte des données qualitatives, nous avons fait recours à la technique

morte et les techniques vivantes. La technique morte nous a permis de collecter les

données secondaires pour l’enrichissement de notre connaissance sur la question de

manque d’emploi formel pour jeunes. Parlant des techniques vivantes, nous avons utilisé

l’observation qui nous a permis de constater les réalités des jeunes diplômés dans le

secteur informel sans emploi formel, leurs conditions de travail, les risques auxquels ils

sont exposés. Cette technique nous a permis de toucher de prêt leur manière de faire,

d’agir dans la société.


129 Les entretiens individuels principalement semi-directifs nous ont permis de recueillir

des informations qualitatives auprès de vingt (20) personnes ressources dont nous avons

enquêté douze (12) hommes, sept (7) femmes à l’âge variante entre 22 à 40 et un (1)

responsable de l’ONAPE. Avec cette technique, nous avons utilisé l’échantillonnage à

choix raisonné. Pour le versant quantitatif, nous avons utilisé l’échantillonnage non

probabiliste, c’est l’échantillonnage par boule de neige qui nous a permis d’identifier nos

répondants, pas tous les jeunes présent dans le secteur informel, mais nous sommes

intéressés uniquement aux jeunes qui ont un diplôme à la base. Nous avons pris en

compte les jeunes ayant de diplôme primaire, secondaire et supérieur et nous avons

constaté qu’ils sont plus présents dans le secteur informel. Nous avons eu à enquêter 150

jeunes âgés de 22 ans au moins et 40 ans au plus car c’est cette tranche d’âge qui traduit

la transition entre l’école et le monde professionnel. Ainsi pour faciliter la collecte des

données, nous avons utilisé le guide d’entretien pour administrer les questions, nous

avons utilisé un magnétophone pour enregistrer, un bloc note pour écrire au cas où

l’enquêté refuse les enregistrements, le téléphone pour les images illustratives, et le

questionnaire pour vérifier nos hypothèses théoriques. Après la collecte des données,

nous avons fait la transcription des verbatim, puis nous avons procédé à la classification

théorique des données pour la méthode qualitative. Nous avons utilisé MS Word 2013

pour l’analyse de contenu. Pour les données quantitatives, nous avons utilisé SPSS 2020

et 2027 pour le codage des variables, l’administration des données et les analyses. De ce

fait, nous avons aussi utilisé les données de SPSS pour construire les graphiques à la fois

dans SPSS et MS Excel. Pour mieux appréhender l’opérationnalisation de cette étude,

nous avons utilisé la théorie du capital humain de Becker, qui nous a permis d’identifier les

raisons du manque d’emploi formel pour jeunes diplômés et leurs retours vers le secteur

informel dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djaména, en plus la théorie de la

segmentation du marché de travail de Doeringer et Piore (1971) qui nous a permis quant à

elle de connaitre l’idée selon laquelle le marché de l’emploi est divisé en plusieurs segment
et donc le secteur informel en fait un des parties.

130 Cependant, l’analyse des données du terrain montre que le secteur informel est un

facteur qui consiste à booster la qualité de vie des jeunes diplômés sans emploi malgré les

difficultés qui l’entoure. Le manque d’emploi formel pour les jeunes les places dans un état

de chômage et de vulnérabilité économique grave et les conduits parfois à regretter leurs

années et moyens investir pour l’école. Le manque d’emploi dissocie les relations sociale

et expose les jeunes de forme de stigmatisation, il engendre aussi le manque de respect,

le mépris, et poussent à adopter de comportement déviant dans leurs société. Nos

résultats ont montré que la grande partie des jeunes diplômés sans emploi présent dans

l’informel le sont par contraintes et exercent les métiers qui ne découlent pas de leurs

connaissances académiques. Très peu y sont par choix et parfois ce sont même ceux qui

sont contraint d’entrer dans le secteur informel qui finissent par agrandir leurs activités et

d’en faire carrière. Les lieux de travail dans l’informel sont hypothétiques et souvent à

risque et sans garantie ; les conditions de travail pour les jeunes sont rudes, mais ils se

forcent d’être toujours présent pour survivre. La pluparts des jeunes dans ce secteur

prennent au tant de risque dans leur domaine d’activité et sont souvent aux défis majeurs.

Toutes fois, ce secteur fournit une couverture sociale et un potentiel revenu pour ceux qui

la pratique. Il ressort aussi de nos résultats que les jeunes sont souvent manqués de

moyens pour élargir leurs activités et avoir une stabilité économique et sociale certaine,

mais ces derniers persévèrent toujours dans leurs activités de survie ; car ils sont

manqués de soutien et refusent de toujours dépendre de leurs parents. L’état des lieux des

jeunes diplômés sans emploi dans le secteur informel au Tchad, a posé le décor général et

a montré que la situation observée dans le 7ᵉ arrondissement n’est pas une singularité

isolée, mais l’expression locale d’un problème national et continental. La croissance

démographique, l’insuffisance de l’offre d’emplois formels, la saturation de la fonction

publique et l’inadéquation entre les formations reçues et les réalités du marché alimentent

la massification du recours à l’informel. Ce chapitre a ainsi permis de situer le phénomène


dans une dynamique plus large, en rappelant que l’informel, loin d’être marginal,

représente la principale source d’emplois pour la jeunesse africaine.

131 L’accès des jeunes diplômés aux activités informelles dans le 7ᵉ arrondissement, a

révélé les chemins multiples par lesquels les acteurs parviennent à se frayer une place

dans ce secteur. Les résultats mettent en lumière les facteurs motivant l’orientation des

jeunes diplômés vers ce secteur qui sont le manque d’emploi formel, les diplômes

technique, le rôle déterminant des réseaux sociaux, des solidarités familiales et des

capitaux de départ, si modestes soient-ils. Cette partie a souligné que l’insertion dans

l’informel ne relève pas seulement d’un choix individuel, mais aussi de contraintes

structurelles et de soutiens communautaires, ce qui renvoie à l’importance des ressources

relationnelles dans la survie économique. Cette partie aborde les défis rencontrés par les

jeunes dans l’informel, a montré la face sombre de cette insertion. Les revenus irréguliers,

les tracasseries administratives, l’absence de protection sociale et la concurrence effrénée

constituent autant d’obstacles qui fragilisent les initiatives. Les témoignages recueillis

rappellent que, derrière chaque activité informelle, se cachent des heures de travail

pénible, une insécurité permanente et une lutte incessante pour préserver une stabilité

toujours menacée. Ce chapitre nous a donné à voir non seulement les difficultés

matérielles, mais aussi la résilience et la ténacité de ceux qui refusent de céder au

découragement. Enfin, cette partie a examiné l’impact de ces activités sur les conditions

socioéconomiques des jeunes diplômés. Il a montré que si l’informel permet d’assurer une

autonomie partielle, de développer des compétences pratiques et de conserver une place

dans la société, il n’offre pas toujours la possibilité d’une véritable ascension sociale. Les

résultats mettent en évidence une insertion ambivalente : une insertion par nécessité, qui

donne une visibilité immédiate mais laisse ouverte la question de la durabilité et de

l’amélioration réelle du niveau de vie. L’informel apparaît alors comme un espace

paradoxal : il sauve de l’exclusion, mais il enferme dans une survie fragile. Il faut

reconnaître que ce mémoire, comme tout travail scientifique en général, ne prétend pas
épuiser la complexité du sujet, encore moins apporter des réponses définitives. Il propose

une lecture nuancée, éclairée par les voix et les chiffres, des réalités vécues par les jeunes

diplômés de du 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena. Au contraire, elles

rappellent que la recherche n’est jamais un point

132 d’arrivée, mais une étape dans la quête collective de compréhension. Ce mémoire a

eu pour ambition de donner à voir la condition des jeunes diplômés plongés dans

l’informel, non pas comme une anomalie, mais comme une réalité structurante du marché

de l’emploi tchadien. En restituant leurs récits, en décrivant leurs luttes et en mettant en

lumière leurs stratégies, ce travail a voulu apporter une contribution modeste mais sincère

à la réflexion sur l’avenir de cette jeunesse. Et si ce mémoire ne livre pas toutes les clés, il

ouvre au moins une porte : celle qui invite à regarder autrement l’informel, non comme une

marge, mais comme le cœur battant d’une économie en quête de solutions.

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informel Groupe de la Banque Africaine de Développement, 2019, Rapport sur le

financement du secteur informel Institut international de recherche sur les politiques

alimentaires (IFPRI), 2020, Précarité du travail chez les jeunes Institut international de

recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), 2019, Stigmatisation du travail informel
Institut National de la Statistique (INS). Rapport sur l'emploi au Tchad Institut National de

la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED), 2018, Troisième

Enquête sur la Consommation et le Secteur Informel au Tchad (ECOSIT 3) International

Labour Organization (ILO), 2018, “World Employment Social Outlook 2018: Greening with

Jobs.” International Labour Review, 2018, Insécurité au travail dans le secteur informel

138 Janvier Fokam et Julio Cesar Martinez Espinosa, 2024, Développement Du Secteur

Informel Et Son Impact Sur L’Economie: Cas Du Niger. Université internationale IBERO-

AMERICAINE DE MEXICO (UNINI), vol 42, No 2, 18p Nations unies, 2013, Impacts de

l'accès aux services financiers, notamment concernant les incidences des envois des

fonds sur le développement : Émancipation économique des femmes et des jeunes, 24p.

OCDE, 2007-2008, Economie Informelle, Rapport Afrique de l’Ouest OECD, 2007, Vers

une croissance pro-pauvre, 372p. OIT, 2007, l’économie informelle : permettre une

transition vers la formalisation, BIT Genève, OIT, 2021, Tchad : Évaluation de la

pauvreté Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), 2020,

Rapport sur l'adéquation des compétences dans le marché du travail Organisation

Internationale du Travail (OIT), 2012, Apprentissage informel: Une solution pour la

formation professionnelle en Afrique? Organisation Internationale du Travail (OIT),

2021, Emploi et conditions de travail au Tchad Organisation Internationale du Travail

(OIT), 2022, Perspectives mondiales de l'emploi Organisation internationale du travail

(OIT), 2020, Rapport sur le travail informel Organisation Mondiale de la Santé (OMS),

2021, Accès à l'eau potable au Tchad Programme des Nations Unies pour le

développement (PNUD), 2021, Analyse du secteur informel au Tchad Programme des

Nations Unies pour le développement (PNUD), 2021, Analyse de l'employabilité des

jeunes au Tchad Sociological Review, 2019, Stigmatisation du travail informel Trading

Economics, 2025, Taux de chômage au Tchad. Trading Economics

139 UNDP, 2021, Accès au financement pour le secteur informel au Tchad UNESCO,
2020, Compétences pour l'avenir : Éducation et emploi au Tchad UNESCO,

2020, Rapport mondial sur l'éducation » THESES ET MEMOIRES ABOUNOU ABLAOU

Jérémie, 2023, La prolifération des armes légères, de petits calibres et la montée de la

criminalité urbaine à Ndjamena : 1992-2021, Mémoire de Master en Etudes Internationales

et Stratégiques, Université de Maroua, 159 p. BENHABIB Lamia, 2017, Chômage des

jeunes et inégalités d’insertion sur le marché du travail algérien : analyses

multidimensionnelle et expérimentation, Thèse de Doctorat Ph. D., en Sciences

Economiques, Université Paris Est Créteil, 186p DJIMALGAR Anastasie, 2023,

Accompagnement psychosocial et insertion socioprofessionnelle des Mères adolescentes :

une étude de cas dans le 7e arrondissement de la ville de Ndjamena-Tchad, Mémoire de

Master recherche en Science de l’éducation, Université de Yaoundé 1, 119 p.

RAMANANTENASOA Faly, 2010, Le secteur informel : frein ou appui au développement,

Mémoire de Maitrise en macroéconomies et modélisation statistique, Université

d’Antananarivo DOCUMENTS ELECTRONIQUES Africa-24 TV, 2024, « Tchad : le taux de

chômage des jeunes diplômés sans emploi estimé à plus de 60 % en 2023 »,

[Link] Consulté le 10 Juillet 2025, à 10h23mn Alwihda Info, 2023,

«Tchad : à cause du chômage endémique, des jeunes Tchadiens en quête de l’Eldorado»,

[Link] consulté le 16 Juillet 2025, à 9h03mn. Radio France

Internationale, 2024, « Tchad : malgré la transition, la jeunesse reste gangrenée par le

chômage », [Link] Consulté le 25 juillet 2025, à 11h00mn

140 Tchad Vision, 2025, « La jeunesse tchadienne à l’heure du changement : défis du

chômage et opportunités d’entrepreneuriat », [Link] Consulté le 11

Aout 2025, à 12H15mn Tchad Vision, 2025, « Les diplômés sans emploi dénoncent la

lenteur du gouvernement », [Link] Tribune Echos, 2022, « Les

diplômés sans emploi menacent de passer à une vitesse supérieure »,

[Link] Consulté le 2 Juillet 2025, à 15h10mn


viii ANNEXES QUESTIONNAIRES Bonjour Monsieur /Madame Dans le cadre d’une

recherche pour notre formation en Master en Sociologie option Population et

Développement, le sujet de l’étude renvoi aux jeunes diplômés sans emploi et le secteur

informel dans 7ème arrondissement de la ville de N'Djamena. Nous sollicitons menés des

recherches auprès de vous et Nous vous garantissons cependant que les informations qui

nous seront fournis ne seront qu’utilisées à des fins académiques. Nous vous remercions

pour votre contribution au succès de cette recherche. DONNEES SOCIO-

DEMOGRAPHIQUES 1 : De quel sexe êtes-vous ? 1Homme 2 Femme 2 : Dans

quelle tranche d’âge vous situez-vous ? 1Moins de 25 ans ; 2) 25-35 ans ; 3) 36-46ans ;

4) 47-57 ans ; 5) plus de 57 ans 3 : Niveau d’étude 1CEP ; 2 BEPC/CAP ; 3 Bac ; 4

Licence ; 5 Master ; 6 Doctorat 4 : Appartenance religieuse 1 chrétien ; 2- Musulman ;

3-Autre à préciser………………………………………. 5 : Quelle est votre statut

matrimonial ? 1 Mariée ; 2 Célibataire 3 ; Veuve 4 ; Divorcée ; 5 Remarié(e) ; 6

Concubinage 6 : Régime matrimonial 1 Monogamie ; 2 Polygamie SECTEUR 1 :

ÉTAT DES LIEUX DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI DANS LE SECTEUR

INFORMEL AU TCHAD 2. Quel est votre statut professionnel actuel ?

ix 1- Au chômage 2- Employé dans le secteur informel 3- Employé dans le secteur

formel 4- Étudiant 5- Aucun 3. Depuis combien de temps êtes-vous à la recherche

d'un emploi ? 1- Moins de 6 mois 2- Entre 6 mois et 1 an 3- Entre 1 et 2

ans 4- Plus de 2 ans 5- Jamais cherché 4. Avez-vous déjà travaillé dans le

secteur informel ? 1- Oui, actuellement 2- Oui, par le passé 3- Non, mais je le

considère 4- Non, je ne le considère pas 5- Autre a précisé …………………. 5.

Quels types de métiers dans le secteur informel vous intéressent le plus ? 1- Commerce

de détail 2- Artisanat 3- Services (restauration, ménage, etc.) 4- Agriculture

5- Autre a précisé ……………….. 6. Quelles sont les principales raisons pour lesquelles

vous n'avez pas trouvé d'emploi formel ? 1- Manque d'opportunités 2- Manque

d'expérience 3- Manque de qualifications 4- Conditions de travail Autre a précisé


…………………… 7. Comment évaluez-vous l'accès aux informations sur les opportunités

d'emploi ? 1- Très bon 2- Bon 3- Moyen 4- Mauvais 5- Très

mauvais SECTION 2 : L'ACCES DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI AUX

ACTIVITES DU SECTEUR INFORMEL 1. Comment avez-vous appris les activités du

secteur informel ? 1- Bouche à oreille 2- Réseaux sociaux 3- Annonces 4-

Famille 5- Autre a précisé ………………… 3. Êtes-vous satisfait des revenus générés

par votre activité dans le secteur informel ? 1- Très satisfait 2- Satisfait 3-

Indifférent 4- Insatisfait 5- Très insatisfait 4. Quelles compétences utilisez-vous dans

votre activité informelle ? 1- Compétences techniques 2- Compétences en marketing 3-

Compétences interpersonnelles 4- Compétences en gestion 5- Autre a

précisé…………………. 5. Quelle est la durée de votre engagement dans une activité

informelle ?

x 1- Moins de 6 mois 2- Entre 6 mois et 1 an 3- Entre 1 et 2 ans 4- Plus de 2 ans

5- Jamais engagé 6. Avez-vous accès à des formations pour améliorer vos compétences

dans le secteur informel ? 1- Oui 2- Non 7. Quel est le principal facteur motivant votre

choix d'activité dans le secteur informel ? 1- Potentiel de revenus 3- Passion 4-

Pression familiale 5- Autre a précisé ……………… SECTION 3 : LES DEFIS

RENCONTRES PAR LES JEUNES DIPLOMES DANS LE SECTEUR INFORMEL 1.

Quelle est votre principale source de financement pour votre activité informelle ? 1-

Économies personnelles 2- Prêts familiaux 3- Microcrédits 4- Aides

gouvernementales 5- Autre a précisé……………………. 2. Quel est le principal obstacle

à l'accès aux activités du secteur informel ? 1- Manque de capital 2- Manque de

connaissances 3- Compétition 4- Règlementations 5- Autre a précisé

……………………… 3. Faites-vous face à des concurrents dans votre activité ? 1-

Oui 2- Non 4- Le manque de soutien financier impacte-t-il votre activité ? 1- Oui 2-

Non 5. Quels sont les principaux risques associés à votre activité informelle ? 1- Risque

financier 2- Risques sanitaires 3- Risques juridiques 4- Risques de


concurrence 5- Autre a précisé …………………….. SECTION 4 : L'IMPACT DES

ACTIVITES INFORMELLES SUR LES CONDITIONS SOCIO-ECONOMIQUES 1- Avez-

vous constaté une amélioration de votre situation économique depuis que vous êtes dans

le secteur informel ? 1- Oui 2- Non 2. Comment évaluez-vous votre autonomie

économique grâce à l'activité informelle ?

xi 1- Très élevée 2- Élevée 3- Moyenne 4- Faible 5- Très faible 3. Avez-vous

pu subvenir aux besoins de votre famille grâce à vos revenus informels ? 1- Oui 2-

Non 4. Quel est l'impact de votre activité informelle sur votre insertion sociale ? 1- Très

positif 2- Positif 3- Neutre 4- Négatif 5- Très négatif 5. Avez-vous accès à des

réseaux de soutien dans le secteur informel ? 1- Oui 2- Non 6. Quel rôle joue votre

activité informelle dans votre développement personnel ? 1- Très important 2-

Important 3- Modéré 4- Faible 5- Pas du tout 7. Pensez-vous que les activités

informelles peuvent contribuer à l'économie locale ? 1- Oui 2- Non MERCI D’AVOIR

REPONDU A NOS QUESTIONS GUIDE D’ENTRETIEN POUR LES JEUNES DIPLOMES

SANS EMPLOIES Bonjour Monsieur /Madame Vous avez été choisie comme personne

ressource dans le cadre d’un entretien relatif à notre travail de recherche. En effet, pour

notre formation en Master en Sociologie option Population et Développement, le sujet de

l’étude renvoi aux jeunes diplômés sans emploi et le secteur informel dans 7ème

arrondissement de la ville de N'Djamena. Nous vous garantissons cependant que les

informations qui nous seront fournis ne seront qu’utilisées à des fins académiques. Nous

vous remercions pour votre contribution au succès de cette recherche. SECTEUR 1 :

ÉTAT DES LIEUX DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI DANS LE SECTEUR

INFORMEL AU TCHAD 1 Quelles sont les principales activités informelles ou les jeunes

diplômés sans emploi sont le plus présent à N’Djamena aux Tchad ? 2- Quelles sont les

raisons qui poussent les jeunes diplômés à se tourner vers le secteur informel pour trouver

un emploi ?
xii SECTION 2 : L'ACCES DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI AUX ACTIVITES

DU SECTEUR INFORMEL 1- Comment les jeunes diplômés sans emploi accèdent ils aux

activités du secteur informel ? 2- Quels sont les compétences et les connaissances que les

jeunes diplômés utilisent pour exercer les activités informelles ? SECTION 3 : LES DEFIS

RENCONTRES PAR LES JEUNES DIPLOMES DANS LE SECTEUR INFORMEL 1-

Comment les jeunes diplômés évaluent ils les conditions de travail dans le secteur informel

? 2- Quelles stratégies les diplômés utilisent ils faires face à la concurrence dans le

secteur informel ? SECTION 4 : L'IMPACT DES ACTIVITES INFORMELLES SUR LES

CONDITIONS SOCIO-ECONOMIQUES 1- Comment les activités informelles contribuent

elle à l’amélioration des conditions socioéconomique des jeunes diplômés sans emploi ? 2-

Quels sont les risques et les limites associés aux activités informelles pour les jeunes

diplômés sans emploi ? 3- Comment les activités informelles permettent elles aux jeunes

diplômés de développer une autonomie économique et une meilleure insertion sociale ?

GUIDE D'ENTRETIEN POUR LA STRUCTURE ONAPE Votre structure avait été choisie

comme structure ressource dans le cadre d’un entretien relatif à notre travail de recherche.

En effet, pour notre formation en Master en Sociologie option Population et

Développement, le sujet de l’étude renvoi aux jeunes diplômés sans emploi et le secteur

informel dans 7ème arrondissement de la ville de N'Djamena. Nous vous garantissons

cependant que les informations qui nous seront fournis ne seront qu’utilisées à des fins

académiques. Nous vous remercions pour votre contribution au succès de cette recherche.

Identifiez brièvement l’institution et le participant : - Nom de l’institution :

____________ - Poste occupé : ____________ - Années d’expérience dans la

structure : ____________

xiii Section 1 : Contexte de l'ONAPE 1. Pouvez-vous nous parler de votre structure

ONAPE? Année de création, mission, et objectifs principaux.

________________________________________________________________________

___ _________________________________________________________ 2. Quelles


sont les populations cibles de vos programmes ? En particulier, travaillez-vous avec

des jeunes diplômés ou des travailleurs du secteur informel ? SECTION 1 : ÉTAT DE

LIEU DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI DANS LE SECTEUR INFORMEL AU

TCHAD 1. Quelle est votre perception de la situation des jeunes diplômés sans emploi

dans le secteur informel au Tchad ? 2. Comment votre structure ONAPE travaille-t-elle

pour soutenir les jeunes diplômés sans emploi dans le secteur informel ? 3. Quels sont les

principaux défis que votre structure ONAPE rencontre pour aider les jeunes diplômés sans

emploi dans le secteur informel ? SECTION2 : L'ACCES DES JEUNES DIPLOMES SANS

EMPLOI AUX ACTIVITES DU SECTEUR INFORMEL : PRATIQUES DE TRAVAIL SANS

QUALIFICATIONS FORMELLES 1. Comment l'ONAPE aide-t-elle les jeunes diplômés

sans emploi à accéder aux activités du secteur informel ? 2. Quelle est l'importance de la

formation professionnelle pour les jeunes diplômés sans emploi qui souhaitent travailler

dans le secteur informel ? 3- Comment votre structure aide-t-elle les jeunes diplômés sans

emploi à accéder à des financements pour leurs activités informelles où à trouver un

emploi emploi formel? SECTION 3 : LES DEFIS RENCONTRES PAR LES JEUNES

DIPLOMES DANS LE SECTEUR INFORMEL : SOUTIEN FINANCIER, FORMATION,

CONDITIONS DE TRAVAIL ET CONCURRENCE 1. Quels sont les principaux défis que

les jeunes diplômés rencontrent pour améliorer leurs conditions de travail dans le secteur

informel ? 2. Comment l'ONAPE travaille-t-elle pour aider les jeunes diplômés sans emploi

à faire face à la concurrence dans le secteur informel ?

xiv SECTION 4 : L'IMPACT DES ACTIVITES INFORMELLES SUR LES CONDITIONS

SOCIO-ECONOMIQUES : SOURCES DE REVENUS ALTERNATIVES ET INSERTION

SOCIALE 1. Comment l’ONAPE évalue-t-elle l'impact des activités informelles sur les

conditions socioéconomiques des jeunes diplômés sans emploi ? 3. Comment votre

structure ONAPE travaille-t-elle pour aider les jeunes diplômés sans emploi à développer

des activités informelles durables et rentables ?


xv

141 TABLE DES

MATIERES DEDICACE..........................................................................................................

............ i REMERCIEMENT

......................................................................................................... ii SOMMAIRE

.................................................................................................................. iii LISTE DE

TABLEAUX ................................................................................................ iv LISTE DE

FIGURES ...................................................................................................... v RESUME

........................................................................................................................ vi CYGLES,

ACRONYMES ET ABREBIATIONS ........................................................ vii

INTRODUCTION GENERALE .................................................................................... 1

[Link] ET JUSTIFICATION ............................................................................. 1

[Link] DE RECHERCHE................................................................................. 5

[Link] .................................................................................................. 7

[Link] DE RECHERCHE .............................................................................. 13 IV.1

Questions principale .......................................................................................... 13 IV.2

Questions Spécifiques de recherche .................................................................. 13

[Link] DE RECHERCHE .......................................................................... 13 V.

1- Hypothèse principale ........................................................................................ 13 V. 2-

Hypothèses Spécifique ..................................................................................... 13 VI.

OBJECTIFS ............................................................................................................ 14 VI.1-

Objectif principal ............................................................................................. 14 VI.2-

Objectifs Spécifique ......................................................................................... 14 VII.

INTERETS DU SUJET ......................................................................................... 15 VII.1-

Intérêt personnel ............................................................................................. 15 VII.2-

Intérêt scientifique ........................................................................................... 15 VIII.

CADRE METHODOLOGIQUE ......................................................................... 15 VIII .1-


Méthode qualitative ...................................................................................... 16 VIII 1.1-

Recherche documentaire ........................................................................ 16 VIII 1.2-

Observation directe ................................................................................. 16 VIII .1.3-

Entretien semi-directif ........................................................................... 17 VIII.2. Méthode

quantitative. .................................................................................... 17

142 VIII. 2. 1- Le questionnaire ................................................................................... 17

VIII 2.2. Technique d’échantillonnage .................................................................. 18 VIII. 3-

Technique de traitement et analyse des données ......................................... 19 IX. CADRE

THEORIQUE ........................................................................................... 21 IX.1- Théorie

du capital humain ............................................................................... 21 IX-2. Théorie de la

segmentation du marché de travail ............................................ 22 X. CADRE

CONCEPTUEL ......................................................................................... 25 X.1.

SECTEUR INFORMEL .................................................................................... 25 X .2.

FACTEUR DE DEVELOPPEMENT .............................................................. 25 X.3

DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE................................................. 25 X.4

JEUNES .............................................................................................................. 26 X. 5.

JEUNES DIPLOMES ....................................................................................... 26 X.6. 7EME

ARRONDISSEMENT ........................................................................... 27 X.7. NDJAMENA

..................................................................................................... 27 XI. CADRE SPACIAL

ET TEMPOREL ..................................................................... 27 XI.1. CADRE SPACIAL

........................................................................................... 28 XI. 2 CADRE TEMPOREL

...................................................................................... 30 XII. PLAN DU TRAVAIL

........................................................................................... 30 CHAPITRE : 1 ETATS DES

LIEUX DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI DANS LE SECTEUR INFORMEL AU

TCHAD ........................................................ 31 I-1. Aperçu Général

................................................................................................... 32 I-1-1. Présentation

socio-économique du Tchad ................................................... 32 I-1-2. Importance de


l'éducation et des diplômes ...................................................... 33 I-2. Situation des Jeunes

Diplômés ........................................................................... 35 I-2-1. Caractéristiques

démographiques ................................................................ 35 I-2-2. Taux de chômage et

d'inactivité .................................................................. 35 I-3. Secteur Informel au

Tchad.................................................................................. 37 I-3-1. Définition et

caractéristiques du secteur informel ....................................... 37 I-3-2. Type d’activités

informelles présentent au Tchad ....................................... 39 I-3-3. Rôle du secteur

informel dans l'économie tchadienne ................................ 40 I-4. Facteurs de l'Emploi

Informel ............................................................................ 42

143 I-4-1. Manque d'opportunités dans le secteur formel ............................................ 42

I-4-2. Compétences et qualifications des diplômés ............................................... 44 I-4-3.

Réseaux sociaux et opportunités d'emploi ................................................... 45 CHAPPITRE

2 : L'ACCES DES JEUNES DIPLOMES SANS EMPLOI AUX ACTIVITES DU SECTEUR

INFORMEL DANS LE 7EME ARRONDISSEMENT 48 II-1. Facteurs qui expliquent

l’orientation vers le secteur informel .......................... 49 II-1-1. Insuffisance d’opportunités

d’emploi formel ............................................ 49 II-1-2. Contraintes économiques et

nécessité de survie ........................................ 53 II-1-3. Influence du capital social

.......................................................................... 55 II-2. Modes d’intégration de jeunes

diplômés dans le secteur informel ................... 57 II-2-1. Types d’activités pratiquées

...................................................................... 57 II-2-2. Modalités d’entrée

...................................................................................... 59 II-2-3. Rôle de la formation

initiale et des compétences acquises ........................ 64 II-3-2. Motivations et stratégies

d’adaptation........................................................ 69 II-3-3. Différences entre diplômés

techniques, universitaires et généraux ........... 71 CHAPITRE III : LES DEFIS QUE

RENCONTRENT LES JEUNES DIPLOMES DANS LE SECTEUR INFORMEL

............................................................................. 73 III-1. Contraintes économiques et

financières .......................................................... 74 III- 1-1. Faiblesse et irrégularité des


revenus générés ........................................... 74 III-1-2. Difficultés d’accès au crédit, aux

financements et aux ressources productives

............................................................................................................. 78 III-1-3.

Dépendance aux ressources familiales ou personnelles ........................... 81 III-2. Manque

de formation et d’accompagnement technique .................................. 83 III-2-1. Absence

de dispositifs de formation adaptés ........................................... 83 III. 2.2. Faibles initiatives

de renforcement des capacités ..................................... 84 III. 3. Conditions de travail

précaires ........................................................................ 85 III-3-2. Manque d’équipements

adaptés ............................................................... 88 III. 3. 3. Longues heures de travail

pour des revenus instables ............................ 89 III. 3.3. Risques liés à l’informalité et les

tracasseries administratives ................. 91 III. 4. Pressions et concurrence sur le marché

........................................................... 93 III. 4.1. Saturation de certains sous-secteurs

......................................................... 93

144 III. 4.2. Faibles marges bénéficiaires ..................................................................... 98

CHIPITRE 4 : L’IMPACT DES ACTIVITES INFORMELLES SUR LES CONDITIONS

SOCIO-ECONOMIQUES DES JEUNES DIPLOMES ................... 101 IV.1. Sources

alternatives de revenus ..................................................................... 102 IV.1.1.

Diversification des activités pour pallier le chômage ............................. 102 IV.1.2.

Revenus même modestes permettant la survie quotidienne .................... 104 IV.1.3. Cas

d’auto-emploi et micro entrepreneuriat ............................................ 106 IV.2. Autonomie

économique ................................................................................. 109 IV.2.1. Réduction de

la dépendance vis-à-vis de la famille ................................ 109 IV.2.2. Développement de

compétences entrepreneuriales et gestionnaires....... 110 IV.2.3. Construction de projets

personnels malgré l’absence d’emplois formels 111 IV.3. Insertion et reconnaissance

sociale ................................................................ 113 IV.3.1. Intégration dans les réseaux

communautaires et économiques ............... 113 V3.2. Contribution aux charges familiales

et à la solidarité sociale ................... 116 IV.3.3. Meilleure image sociale par rapport au
chômage .................................... 118 IV.4. Participation indirecte au développement

économique ................................. 120 IV.4.1. Rôle du secteur informel dans la création

d’emplois .............................. 120 IV.4.2. Contribution à la consommation et aux flux

économiques locaux ......... 122 IV.4.3. Dynamique d’innovation malgré l’absence de

réglementation ............... 124 CONCLUSION GENERALE

..................................................................................... 125 BIBLIOGRAPHIES

.................................................................................................... 133 ANNEXES

................................................................................................................... viii TABLE DES

MATIERES .......................................................................................... 141


Sources
[Link]
1 INTERNET
<1%
[Link]
2 INTERNET
<1%

EXCLUDE CUSTOM MATCHES ON

EXCLUDE QUOTES OFF

EXCLUDE BIBLIOGRAPHY OFF

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