0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
59 vues8 pages

Cours Seconde L Chap 1

Le chapitre 1 aborde l'objet et les méthodes de la science économique, en définissant les biens et besoins économiques ainsi que les principaux courants de pensée économique. Il explore les relations de la science économique avec d'autres disciplines, comme les sciences exactes et sociales. Les sections détaillent les distinctions entre actes économiques et non économiques, ainsi que les classifications des biens et des besoins.

Transféré par

Cherif Diop
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
59 vues8 pages

Cours Seconde L Chap 1

Le chapitre 1 aborde l'objet et les méthodes de la science économique, en définissant les biens et besoins économiques ainsi que les principaux courants de pensée économique. Il explore les relations de la science économique avec d'autres disciplines, comme les sciences exactes et sociales. Les sections détaillent les distinctions entre actes économiques et non économiques, ainsi que les classifications des biens et des besoins.

Transféré par

Cherif Diop
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre 1 : Objet et Méthode de la Science

économique

CHAPITRE 1- L’OBJET ET LES METHODES DE LA SCIENCE ECONOMIQUE

Section 1 : Notions de biens et de besoins économiques


 OP1 : Distinguer acte économique et acte non économique (30 mn)
 OP2 : Connaître l’objet de la science économique (30 mn)
 OP3 : Définir biens et besoins économiques et connaître les différentes
classifications (2h)
 OP3.1. : Définir et classer les biens selon
- leur finalité (bien de production – bien de consommation)
- leur durabilité (bien durable – bien semi-durable – bien périssables)
- leur appartenance (biens individuels – biens collectifs)
 OP3.2. : Définir et classer le besoins selon :
- l’urgence de la satisfaction (primaire secondaire, tertiaire)
- l’initiative de la satisfaction.

Section 2 : Principaux courants de pensée économique


 OP4 : Définir la science économique selon les principaux courants de pensée
économique
 OP4.1. : connaître la définition classique : « l’économie, science des richesses »
 OP4.2. : connaître la définition marxiste : « l’économie, anatomie du corps social »
 OP4.3. : connaître la définition néoclassique : « l’économie, science de l’échange et
des choix ».
 OP4 : connaitre la définition keynésienne : << économie monétaire de production>>

Section 3 : Relations de la science économique avec les autres sciences et techniques


 OP5 : Connaitre la relation de la science économique avec :

 OP5.1 : les sciences exactes (mathématiques ; comptabilité ; statistique)

 OP5.2 : les sciences sociales (sociologie ; philosophie ; géographie ; histoire)


SECTION 1 : NOTION DE BIENS ET DE BESOINS ECONOMIQUE

I- NOTION D’ACTIVITE ECONOMIQUE :


1- Définition:
L’activité économique est définie comme étant l’ensemble des actes que les hommes
doivent accomplir pour satisfaire leurs besoins.
Elle a pour objectif de satisfaire les besoins des individus en produisant des biens et
des services. Cette activité permet de distinguer un acte économique et un acte non
économique.
2- Exemples d’activités économique et non économique :
 Fabriquer des chaussures ; vendre des livres ; acheter de la nourriture
sont activités économiques
 Se promener à la plage ; causer avec un ami sont des activités non
économiques
3- Exemple d’acte économique :
Considérons l’exemple d’un élève de la classe qui veut se procurer à la papeterie
des cahiers. Pour que l’élève puisse satisfaire son besoin d’équipement scolaire, il
faut que:
 Les cahiers soient produits et mis sur le marché
 L’élève devra disposer d’une quantité suffisante de monnaie pour
effectuer ses achats
 Enfin, l’élève devra utiliser ses cahiers pour sa satisfaction.
Dans cet exemple, on a mis en évidence les trois fonctions fondamentales de l’acte
économique : la production, l’échange et la consommation.
- La production : elle est l’activité socialement organisée qui consiste à créer
des biens et services en combinant des facteurs de production.
- L’échange : C’est l’acte qui consiste à acquérir un bien ou un service en
offrant un autre bien (le troc) ou en offrant une certaine somme d’argent.
- La consommation : C’est l’acte qui consiste à déterminer un bien ou un
service dans le but de satisfaire un besoin.

II- OBJET DE LA SCIENCE ECONOMIQUE (rôle de l’économie)


La science économique a pour objet de répondre à une des préoccupations des hommes :
comment adapter les richesses (limitées) de la nature aux besoins nombreux (illimités)
des hommes, d'où la nécessité d'effectuer des choix, de prendre des décisions pour aller
dans le sens du progrès économique et social.

III- NOTION DE BESOIN

1- Définition de besoin:

Un besoin est un sentiment de privation (manque) que l’individu exprime et cherche


à satisfaire par la consommation d’un bien ou d’un service.

Un besoin est économique lorsque sa satisfaction interpelle (nécessite) des


ressources (efforts) monétaires, intellectuelles ou physiques.
2- Classification des besoins économiques :

a) Selon l’urgence de la satisfaction, on distingue :

 Les besoins primaires : ce sont les besoins vitaux. Ils sont


indispensables à la vie de l’homme sur terre. Exemple : manger, boire,
respirer, se vêtir, se loger

 Les besoins secondaires : ce sont les besoins sociaux. Ils sont


nécessaires et non indispensables. Exemple : s’instruire, se déplacer, se
distraire,…

 Les besoins tertiaires : ils ne sont ni nécessaires, ni indispensables à la


survie de l’homme. Exemple : fumer, utilisation des drogues,…..

b- Selon l’initiative de la satisfaction, on distingue :

 les besoins individuels : ils sont exprimés par une personne qui cherche
à les satisfaire par ses propres moyens.

 les besoins collectifs : ils sont exprimés par plusieurs personnes ou


toute la collectivité, et dont la satisfaction interpelle l'État ou des bonnes
volontés.

IV- NOTIONS DE BIEN et de SERVICE

1- Définitions

 Un bien est une chose matérielle (palpable), fruit d'un travail humain ou disponible
dans la nature qui permet de satisfaire un besoin.

 Un bien est économique lorsqu’il est rare (non abondant), utile et accessible et que
son obtention nécessite un effort.

 Un service est une prestation immatérielle en vue de satisfaire un besoin individuel


ou collectif.

2- Classification des biens:

a- Selon leur finalité, on distingue :

 Les biens de production : nécessaires à la production d’autres biens ; ils


constituent un investissement pour l’entreprise. Exemple : machines ;
équipements

 Les biens de consommation intermédiaires : ils sont utilisés par l’entreprise


et disparaissent dans le processus de fabrication. Exemple des matières
premières.
 Les biens de consommation finale : ils sont destinés aux consommateurs
(les ménages) qui tirent satisfaction plus au moins immédiate après
l’utilisation. Exemple : pain, automobile, vêtements

b- Selon leur durabilité, on distingue :

 Les biens durables : Ils regroupent l’ensemble des biens dont la


consommation s’étend sur une période assez longue (des décennies
voire des siècles). Exemple : bâtiments ; meubles

 Les biens semi-durables : ils se dégradent par une utilisation régulière à


une vitesse moyenne et ont une durée de vie plus au moins longue.
Exemple : cahier ; vêtement ; sacs d’écoliers

 Les biens périssables ou non durables ou fongibles : ce sont des biens


qui requièrent un usage à court terme. Exemple : la farine, le sucre…

c- Selon leur appartenance, on distingue :

 Les biens individuels : ce sont les biens destinés à la satisfaction des


besoins de leur acquéreur (la personne). Exemple : téléphone portable,
machine ordinateur

 Les biens collectifs : ce sont les biens destinés à la satisfaction à toute


la collectivité. Exemple : hôpitaux, les routes, les écoles,…

SECTION 2 : LES PRINCIPAUX COURANTS DE PENSEE ECONOMIQUE :

1- Les Classiques (du XVIIIe au début XIXe siècle) :

La définition des classiques ou libéraux :


L'école classique marque vraiment l'avènement de l'économie moderne. Considéré
comme le père de l’économie moderne, Adam Smith, avec son traité sur « la recherche sur
la nature et les causes de la richesse des Nations » en 1776, va définir l’économie
comme la science de la richesse.
C'est-à-dire l’étude de tout ce qui peut concourir à la production et la répartition des biens
matériels. Pour lui, la science économique est limitée à la seule création des biens
matériels.
Cette pensée est historiquement développée en France et en Grande Bretagne. Pour eux,
le libre jeu du marché conduit à son équilibre. Le marché est régi par des lois naturelles
(lois d’offre et de demande). Les libéraux s’opposent à l’intervention de l’Etat dans
l’économie. Pour eux, la monnaie est neutre ; elle ne sert qu’à l’échange.
Ils sont les fondateurs de la théorie du libre-échange. Ils développent aussi la théorie de la
main invisible selon laquelle un individu en poursuivant son intérêt personnel parvient à
réaliser un intérêt général, en d’autres termes ce qui est pour un individu l’est pour la
collectivité.
Parmi les auteurs, on peut citer :

- Adam Smith (1723 - 1790), Recherche sur la nature et les causes de la


richesse des nations (1776)),
- Anne Robert Jacques Turgot (1727-1781) Réflexions sur la formation et la
distribution des richesses (1766)
- David Ricardo (1772 - 1823) Des principes de l'économie politique et de
l'impôt (1817),
- Thomas Malthus (1776 - 1834) Essai sur le principe de population (1798),
- Jean-Baptiste Say (1767 - 1832) Traité d'économie politique (1803),
- John Stuart Mill (1806 - 1873 Principes d'économie politique (1848).

1- Les marxistes (depuis la moitié du XIXe siècle):

La définition des marxistes :


Pour eux l’homme est au centre de tout, et tous les rapports au sein de la société se
réduisent à des rapports entre hommes et non entre les hommes et les choses. Ainsi
selon Engels, ami de Karl MARX, l’économie est la science qui étudie « les rapports entre
les hommes, rapports apparaissant comme des rapports entre les hommes et les
choses».

C'est l’Allemand Karl Marx, qui est le fondateur de la doctrine marxiste. Marx et ses
compagnons ne s’intéressent de la relation entre l’homme et la nature (technico-
économique) mais plutôt de la relation homme-homme (socio-économique). Ils
considèrent que le capitalisme ne sert qu’à l’exploitation des travailleurs (ouvriers qui
détiennent la force de travail) par les bourgeois (capitalistes qui détiennent les moyens de
production) et ne permet une répartition juste des biens entre les individus. De plus, Marx
conteste la plus-value ou survaleur c'est-à-dire la différence entre la valeur produite par
l’ensemble des travailleurs et la valeur payée à la force du travail. La force du travail est
rémunérée au minimum vital, autrement dit, les travailleurs reçoivent un salaire de
subsistance. Parmi les auteurs marxistes on distingue :

- Karl MARX (1818-1883) le capital tome1 publié en 1867, tome2 et 3 posthumes


publiés par Engels
- F. ENGELS (1820-1895) ami de Marx avec il rédigea le manifeste du parti
communiste en 1848
- Vladimir I. O. LENINE (1870-1924) (russe), l’impérialisme, stade suprême du
capitalisme en 1917
- Rosa LUXEMBURG (Polonaise), la grève générale, le parti et les syndicats 1906,

2- Les néoclassiques depuis 1870

La définition des Néoclassiques :


Selon Lionel ROBBINS, l’économie est la « science des choix efficients » autrement dit
c’est « la science qui étudie le comportement humain en tant que relation entre les fins et
les moyens à usage alternatif ».

Considérés comme les héritiers des classiques du fait de leur philosophie libérale, ils
reprennent certaines idées classiques telles que : l’économie de marché, la libre
concurrence, peu ou pas intervention de l’état, la neutralité de la monnaie, le libéralisme
économique, etc… Selon les néoclassiques, l’équilibre général se
traduit par l’équilibre sur tous les marchés (marché du capital, du travail et des biens et
services) ; c'est-à-dire s’il y a équilibre sur un marché, il y a équilibre sur tous les marchés.
Pour eux, le raisonnement se fait au niveau microéconomique à partir du comportement
des individus qui se rencontrent sur le marché. Le consommateur est rationnel car
cherche toujours à maximiser son profit et que la valeur d’un bien dépend de son utilité
marginale (satisfaction obtenue par la procuration de la dernière unité disponible d’un
bien).

Exemples d’auteurs : CARL MENGER ; LEON WALRAS ; VILFREDO PARETO

3- Les keynésiens (à partir de 1930)

La définition des Keynésiens :


Les keynésiens adoptent la définition des classiques mais remettent en causes leur
méthode d’approche. Ils raisonnent en terme de flux et d’inter dépendance entre les
différents acteurs.
Le chef de file de cette école est John Maynard KEYNES (1883-1946). En 1936 il publie
son ouvrage majeur «théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie». Pour
KEYNES, l’Etat doit intervenir dans l’activité économique en soutenant la demande (C+I)
de façon à ce que son niveau entraîne un volume de production qui assure le plein emploi
(sans une demande suffisante on assiste à une diminution de l’investissement et la
récession). Cette intervention est souhaitable pour agir sur la demande en stimulant la
consommation ou l'investissement (en lançant des grands travaux par exemple): cela
pour atteindre le plein emploi. C'est l'anticipation de cette demande qui pousse les
entreprises à produire et à investir. Cette anticipation est basée sur un avenir incertain car
le comportement des agents économiques n’est pas prévisible. Il est le fondateur de la
macroéconomie, objet de science économique dans son sens large.

Comme auteurs, on cite :

- J M Keynes : théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936)


- Nicolas Kaldor (1908-1986) : travaux sur la croissance
- Khan, 1931 : article fondamental sur << la relation entre l’investissement intérieur et
le chômage>>.

SECTION 3 : RELATIONS DE LA SCIENCE ECONOMIQUE AVEC LES AUTRES SCIENCES


ET TECHNIQUES

L’économie pour appliquer ses méthodes, a besoin d’autres sciences à savoir les
sciences exactes et les sciences sociales.

1- Relations avec les sciences exactes :

 Apport des mathématiques : elles constituent pour l’économie un outil de


démonstration et de formulation. Les mathématiques permettent de
modéliser l’économie :

 y = ax + b ; P= f(T, K, A)
 Les graphiques, les courbes, les droites, les diagrammes….
 Les calculs de taux, de coefficients multiplicateurs ou diviseurs

 Apport de la statistique : la statistique fournit à l’économiste des


informations chiffrées relatives à la production, à l’emploi, à l’investissement,
au nombre de chômeur…. Elle permet à l’économiste de faire des prévisions
et des estimations.
 Apport de la comptabilité nationale : constitue pour les l’économie un outil
d’enregistrement des informations statistiques et de procéder à des
comparaisons dans le temps (entre deux périodes) et dans l’espace (entre
deux pays par exemple)

2- Relations avec les sciences sociales :

 Apport de la philosophie : elle a donné naissance à l’économie dans sa


démarche dialectique. D’ailleurs, Karl MARX s’est appuyé sur cette
dernière pour écrire son premier ouvrage en économie « le capital ».
 Apport de la sociologie : elle a donné à l’économie sa dimension sociale
en fournissant à celle-ci les mobiles qui animent le comportement des
individus.
 Apport de la géographie : Elle permet de replacer les faits économiques
dans l’espace l’explication du sous-développement est faite par certains
économistes à partir de conditions climatiques (sécheresse, pluviométrie,
les climats, les vents)..
 Apport de l’histoire : elle permet à l’économiste de replacer les faits
économiques dans le temps tels que la révolution industrielle, la crise
des années 30, les crises pétrolières de 73 et de 78…)
 Apport de la démographie : elle permet aux économistes de disposer
d’information sur la population : le nombre de naissances et de décès
enregistrés au cours d’une année.

Vous aimerez peut-être aussi