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RÉALISATION DES IMPLANTATIONS DE PROJETS chapitre III: LES RACCORDEMENT

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RÉALISATION DES IMPLANTATIONS DE PROJETS chapitre III: LES RACCORDEMENT

Chapitre III : LES RACCORDEMENT

III-1-RACCORDEMENTS CIRCULAIRES
Les raccordements circulaires se trouvent principalement dans les projets routiers mais
également dans les bâtiments courants, pour l’implantation de voiles courbes par exemple ; les
exemples choisis sont toutefois essentiellement issus des raccordements routiers.
III -1-1 Raccordements circulaires simples :
Un raccordement circulaire simple est un arc de cercle T T́́ tangent à deux alignements droits ST
et ST́ ( fig III-1.).

Fig : III-1 : Raccordement circulaire

Le point S est le sommet du raccordement ; il est l’intersection des deux alignements droits. Les
alignements étant connus, le point S ainsi que l’angle sont connus.
T et Tsont les points de tangence. Deux cas de figure peuvent se présenter :
 soit le rayon R de raccordement est connu : il est choisi lors du projet et
Dépend de la catégorie de la route.
 soit on impose un point de passage P pour ce raccordement, le franchi-ssement d’un
obstacle, rivière ou chemin de fer par exemple .
Le rayon R est alors calculé de sorte que le raccordement passe par P.
 Dans le cas le plus courant, R est connu. Les alignements ST et ST′ étant aussi connus,
on construit le point S d’intersection et l’on reporte les distances horizontales calculées
ST et ST′ ; on procède ensuite au piquetage de plusieurs points de l’arc .

ST = ST′ = R⋅ cotan(γ /2)


R
SO=
sin ⁡(γ /2)

-Si le centre O du cercle est accessible, on peut, le stationner et piqueter l’arc de cercle.

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RÉALISATION DES IMPLANTATIONS DE PROJETS chapitre III: LES RACCORDEMENT

-Si l’on ne peut pas construire le point S, non accessible, en raison de la présence d’un obstacle
par exemple, on peut procéder ainsi (fig III-2.) : positionner les points A et B sur les

Fig III-2 Raccordement circulaire


alignements ST et ST′ de façon que le segment AB soit mesurable. Mesurer les angles α et β
ainsi que la distance AB. Il reste à résoudre le triangle ASB et à en déduire les distances SA et
SB. ainsi que l’angle γ entre les deux alignements :
γ = 200 − α − β.
On implante enfin T et T’ à partir de A et B et des distances suivantes :

AT = ST – SA
BT′ = ST′ – SB
Avec :
R
D ST =D ST ’= =R . tan ¿
tan( γ /2)a

EXERCICE :
Soit un raccordement simple de rayon R = 208,66 m entre deux alignements droits
ST et ST’. Le sommet S est inaccessible. Un opérateur stationne un théodolite en
deux points A et B des alignements et effectue les mesures du tableau ci-dessus.
Calculez les distances d’implantation des points de tangence T et T′.
Station Pt. visé HzCG (gon) HzCD (gon) Dh (m)
A B 15.332 215.333 271.06
T 147.049 347.049
B T′ 87.145 287.146
A 205.616 5.616 271.08

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RÉALISATION DES IMPLANTATIONS DE PROJETS chapitre III: LES RACCORDEMENT

REPONSE :
• Angle en A : BAT = [ (147,049 – 15,332) + (347,049 – 215,333) ]/2 =
131,717 gon ; d’où l’angle α = 200 – 131,717 = 68,283 gon.
• Angle en B : T′BA = [ (205,616 – 87,145) + (5,616 – 287,146) + 400 ] /2 =
118,471 gon ; d’où l’angle β = 200 – 118,471 = 81,529 gon.
• Résolution du triangle ABS : γ = 200 − α − β = 50,188 gon ; AB = 271,07 m
; SA = 366,24 m ; SB = 335,76 m. ST = ST′ =208,66 .
cot(50,188 / 2) = 501,65 m ; donc DAT = 135,38 m et DBT = 165,86 m.

III -1-2-Raccordements circulaire composés :


Le raccordement est constitué de deux arcs de cercles consécutifs, tangents entre
eux et dont les centres de courbure sont situés du même côté (fig III-3). On peut
écrire : α1 + α2 + γ = 200
d1 = R1 . tan(α 1 /2)
d2 = R2 . tan(α2 /2)

SS 1 S1 S2 SS 2
= =
sin α 2 sin γ sin α 1

S1S2 = d1 + d2
ST1 = SS1 + d1
ST2 = SS2 + d2
T1T22 = ST12 + ST22 – [Link] γ
LArc TT1 = = R1 .α1 .π /200 si α1 est en gon.
L Arc TT2=R2 .α2 .π /200 si α2 est en gon.

fig III-3: Raccordements circulaire composés

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RÉALISATION DES IMPLANTATIONS DE PROJETS chapitre III: LES RACCORDEMENT

Plusieurs types de calculs sont menés suivant les données dont l’opérateur dispose.
Les deux cas les plus courants sont envisagés ci-après (fig III-3).

R1 et R2 , ST1 , (ou ST2 ) et g sont connus


On utilise une construction intermédiaire (fig III- 4 ), à savoir le prolongement du cercle de
centre O1 et de rayon R1 et la construction de S’T’ parallèle à ST2. On peut écrire :
O1 T′ = R1 = O1 H + HH′ + H′T′
O1H = (R1 – R2).cos α2
HH′ = R2
H′T′ = SS′. Sin γ
SS′ = [Link] (γ /2) – ST1
Donc : R1 = (R1 – R2).cos α2 + R2 + [[Link] (γ/2) – ST1].sin γ
Par ailleurs : 1– cot (γ/2).sin γ = – cos γ
(ST 1 sinγ – R 1 cosγ – R 2)
On en déduit que: cosα 2=
R 1−R 2

Et, par analogie :


ST 2. sinγ−R 2. cosγ−R 1
cosα 1=
2 aR 2−R 1

: On vérifiera que α1 + α2 + γ = 200 gon. La distance d’implantation est


ST2 = S′T′ – S′P – T2H′ = [Link](γ/2) – [R1. cot (γ/2) – ST1 ].cos γ – (R1 – R2). sin
. α2

fig III-4: Raccordements circulaire composés

Finalement : On peut enfin contrôler que;


ST1 = [Link] γ + ST2 .cos γ – (R2 – R1).sin α1
ST2 = [Link] γ + ST1 .cos γ – (R1 – R2).sin α2
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RÉALISATION DES IMPLANTATIONS DE PROJETS chapitre III: LES RACCORDEMENT

Ces formules ne sont valables que dans le cas de figure étudié. Elles devront être redémontrées à
l’aide du même principe pour des configurations différentes.

R1 (ou R2), ST1 , ST2 et g sont connus

R 1−R 2=
[ R 1. cot ( γ2 )−ST 1] sinγ
1−cosα 2
1−cos α 2 R1 ( 1+cos γ )−ST 1. sin γ R 1. cotγ +ST [Link]γ −ST 2
= R 1−R 2=
sin α 2 R 1 . sin γ + ST 1 . cos γ −ST 2 sinα

α 2 étant calculé, on peut en déduire R2 :

1-cosα tanα
Par analogie, on obtient les équations de calcul de α 1et R1avec :2sinα = 2
R 2 ( 1+cos γ ) −ST [Link] γ
tan ⁡(∝ 1/2)=
R 2. sin γ + ST 2. cos γ −ST 1
ST 1−R 2 ( sin γ )−ST 2. cos γ
et R1= R 2+
sin α
III -1-3-Raccordement circulaire triple
Le principe des calculs reste le même : comme dans le cas précédent, on procède par
décomposition de la figure générale. Les données sont les suivantes :

 soit les trois rayons R1 , R2 et R3 , deux des angles 1,2 ou 3 et


une tangente ST1 , ST2 ou ST3 ;
 soit les trois rayons R1 , R2 et R3 , un des angles 1,2 ou 3 et deux
tangentes ST1 , ST2 ou ST3 ;
 soit deux des trois rayons R1 , R2 ou R3 , deux des angles 1,2 ou
3 et deux tangentes ST1 , ST2 ou ST3.
exercice :
Cet exercice est extrait d’une l'épreuve du BTS travaux publics (session 1993).
Les données sont les suivantes (fig III-5) :
g = 82,6480 gon
I1 (58,612 m ; 543,234 m)
I2 (489,598 m ; 512,769 m)
R1 = 714,250 m ,a1 = 48,2590 gon
-Calculez le rayon R2 , l’angle a2 ainsi que les distances d’implantation
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RÉALISATION DES IMPLANTATIONS DE PROJETS chapitre III: LES RACCORDEMENT

I1 -T1 et I2 -T2.
-Donnez les coordonnées des points dans le repère local dans lequel sont exprimés I1 et I2.

Fig III-5 : Exercice de raccordement

Résolution analytique
-Dans le triangle SI1I2, 200 - γ + 1 + 2 = 200 gon, donc 2 = γ - 1= 34,3890
gon.
R2 = [Link](2 /2)I2T2 = I2T = I1 I2 – I1 T et I1 T = [Link](1 /2)
R2 = [I1 I2 – [Link](1 /2)] . cotan(2 /2) = 533,086 m
I1T1 = [Link](a1 /2) = 284,474 m
I2T2 = [Link](2 /2) = 147,588 m
-Les coordonnées des points sont obtenues à partir du gisement
GI1I2 = 104,4926 gon.
-On calcule T à partir de I1 (ou I2) avec GI1I2 et I1T = 284,474 m
(ou I2T = 147,588 m).
On calcule T1 à partir de I1 avec GI1T1 = GI1I2 – 1 + 200 = 256,2336 gon.
On calcule T2 à partir de I2 avec GI2T2 = GI2I1 + a 2 – 200 = 138,8816 gon.
On calcule O1 à partir de T1 avec GT1O1 = GT1I1 + 100 = 156,2336 gon.
On calcule O2 à partir de T2 avec GT2O2= GT2I2 – 100 = 238,8816 gon.
Les résultats sont les suivants :O1 (292,015 m ; –189,297 m) ;
O2 ( 304,789 m ; – 8,583m) ; T (342,378 m ; 523,176 m)
T1 (–161,243 m ; 362,709 m) ; T2 ( 610,505 m ; 428,130 m) ; S (236,925 m ;
689,649 m)

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III-2-RACCORDEMENTS CIRCULAIRES A INFLEXION


On utilise aussi le terme de raccordement circulaire renversé.
III -2-1-Raccordement entre deux alignements parallèles
Un raccordement à inflexion entre deux alignements parallèles présente
un point d’inflexion : point T, fig III-6

Fig III-6 : Raccordement à inflexion entre alignements parallèles


Les données sont : (e, R1 et R2) ou bien (e, R1 et a). On peut écrire : q = 200 - a
T1 T = 2 . R1 . sin( /2)
T2 T = 2 . R2 . sin( /2)
TP1 = T1 P1 = [Link]( /2)
TP2 = T2 P2 = [Link](/2)
T1 T2 = e / sin(/2)
L = e . cotan ( /2)

R 2−(e−R 1) R 1+ R 2−e
Dans le triangle O1 O2 H, on peut écrire; cos= = Suivant les
R 1+ R 2 R 1+ R 2
données du problème, on peut aussi utiliser la relation
e
R 2= −R 1
1−cos

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III -2-2-Raccordement entre deux alignements quelconques


Les deux alignements à raccorder font entre eux un angle quelconque (fig III-7).
Les données du problème sont : ST1 ou ST2, R1, R2 ,et γ.
On peut écrire : T1 T = 2 . R1 . sin(1 /2) T2 T = 2 . R2 . sin(2 /2)
TP1 =T1 P1 = [Link](1 /2) TP2 =T2 P2 =[Link](1 /2)
On construit (fig III-7) la perpendiculaire à O2T2 passant par O1 et la
perpendiculaire à ST2 passant par T1. Dans le triangle O1 IT1, on peut écrire : 2 =
1 + γ

KO 2 R 2−KT 2
De même, dans le triangle O1 O2 K, on peut écrire :cos 2= O 1. O2 = R 1+ R 2

Fig III-7 : Raccordement circulaire à inflexion entre alignements sécants

Or KT2 = JH = [Link] – [Link] donc :

Par analogie, on obtient : R – ST  sin  + R  cos 


cos2= ------------------------------------------------------------
21 1

R1 + R 2

cos = R – ST  sin  + R  cos 


12 2
1
------------------------------------------------------------
R1 + R 2

Dans le triangle SJT1, on peut écrire : ST2 = SJ – JT2 = [Link]  – (O1 K – O1 H).
Donc, comme O1 K – O1 H = (R1 + R2).sin 2 – [Link], on obtient finalement

ST2 = [Link]  – (R1 + R2). sin 2 + [Link] 


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III -2-3-Raccordements circulaires renversés


Les raccordements circulaires renversés sont composés de deux raccordements
circulaires simples consécutifs avec une longueur minimale d’alignement droit
pour passer d’un raccordement à l’autre, longueur imposée par les règlements1.
En général les distance entre sommets S 1 et S2 sont connues ainsi que les
angles des alignements 1 et 2 (fig III-8). On choisit d’abord une valeur pour
R1 en fonction du type de route. On en déduit la position des points de
tangence T1 et T1 . On positionne T2 en respectant la condition d = T1T2
> Lmini. On en déduit le rayon R2.
Si le rayon R2 convient à ce type de route (R2  R2mini), la solution est
acceptée ; sinon, on effectue à nouveau le calcul en modifiant la valeur du rayon
R1 jusqu’à ce que la condition (R2  R2mini) soit satisfaite.

Fig III-8: Raccordements circulaires renversés


Application
Calculez les éléments d’implantation du raccorde-
ment ayant les caractéristiques suivantes :
ST1 = 480 m, ST2 = 1000 m et
= 70,000 gon. Le rayon du premier raccordement
est R1 = 200 m.
Solution
En appliquant les formules
on trouve 2 = 92,5307 gon ; d’où Fig. 4-4 .
1 = 162,5307 gon (car dans cet exemple
      donc R2 = 408,064 m.

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Si l’on arrondit le rayon R2 à 408,00 m, on calcule de


nouveau ST2 = 999,94 m.

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