Seconde
FICHE DE COURS
DATE :
CLASSE : Seconde
COMPETENCE 3 : Traiter des situations relatives à la rédaction des écrits divers
ACTIVITE : Expression écrite
LEÇON 2 : Le commentaire composé
Situation d’apprentissage
Pendant une séance de lecture à la bibliothèque de leur établissement, les élèves de la 2nde……découvrent deux textes littéraires de différents
genres sur lesquels on peut lire « Commentaire composé ». Curieux d’en savoir un peu plus, ils sollicitent l’aide de leur professeur de français
pour analyser les libellés et construire le sens des textes, organiser les centres d’intérêts, rédiger les centres d’intérêt, rédiger
l’introduction et la conclusion, en vue de rédiger un commentaire composé
Supports
Texte 1 : RACHID BOUDJEDRA, La répudiation, édition Denoël, Paris, 1969.
Texte 2 : PAUL AHIZI, Pont de liane,
SEANCE 7 : Rédiger un commentaire composé partiel (Introduction + un centre d’intérêt)
Habiletés Contenus
Identifier les différents centres d’intérêt.
expliquer les centres d’intérêt.
Relever les indices textuels pertinents du texte.
Analyser leur (s) effet (s) de sens.
Construire le sens du texte.
Organiser les centres d’intérêt ;
le plan détaillé du commentaire composé :
les titres ;
Élaborer les sous-titres ;
les idées convergentes se rapportant à chaque sous-titre ;
les moyens utilisés.
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M. Cissé / +2250749252030
Présentation -Donnez la date du jour
-Identifiez l’activité du
ACTIVITE : Expression écrite
jour
-Rappelez le titre de la LEÇON 2 : La commentaire composé
leçon 2
-Qu’avons-nous vu la Rédiger un commentaire
partiel
séance passée
Nous allons rédiger un SEANCE 7 : Rédaction d’un commentaire composé partiel
commentaire partiel (Introduction + un centre d’intérêt)
Développement REDACTION DU COMMENAIRE COMPOSE PARTIEL
Texte 2
Aujourd’hui, on constate de plus en plus que les villages sont
délaissés massivement au profit des villes avec leur tradition
antinomique à celle du village. Bien de poètes ont essayé de montrer
-Rappelez l’introduction cette différence dans leurs écrits. Le poète PAUL AHIZI en fait
du texte 2 partie. Il a écrit Pont de Liane, recueil dans lequel est extrait le texte
soumis à notre étude. Il a pour titre « Contraster ». A travers une
tonalité satirique, ce texte traite de la différence entre le village et
la ville. Dans un commentaire composé, nous allons faire ressortir
d’une part l’image que le poète a de la ville, et de l’autre, celle qu’il
a du village.
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[Saut de lignes]-------------------- [Saut de lignes]
L’analyse de ce texte sous forme de commentaire composé
nous conduit, à l’étudier sous le premier centre d’intérêt qui
concerne l’image de la ville. Pour le poète, la ville est d’abord un
monde de débauche. De prime à bord, pour montrer que la ville est un
monde de débauche, nous pouvons nous référer à : « Ce sont des
poupées-Mécaniques » V / « La folle exubérance » V. Cette métaphore
et allégorie donnent un avant-gout de ce qu’est la vie en ville. C’est
une ville de débauche et les filles n’ont aucune pudeur. Maquillages
et tenue vestimentaire sont pour elles, des moyens pour exhiber
leur corps. On les compare à des poupées car elles sont toutes des
beautés artificielles. Toujours dans la même idée, nous avons les
phrases déclaratives comme : « Tant pis pour les bonnes manières » V
/ « L’heure est à la révolution » V. Les phrases déclaratives énumérées
prouvent que les citadins n’ont que faire des bonnes manières. Pour
eux, il faut vivre selon ses envies car c’est ce que demande la
modernisation. Ce qui est totalement en déphasage avec le monde
du poète.
De l’autre, la ville est également un monde solitaire. Le monde
en ville est solitaire car des phrases déclaratives le prouvent : « ici
les frères sont des intrus » V / « Qui couchent parfois dehors » V /
« Même quand il fait froid ». Par le biais de ces phrases déclaratives,
le poète met en lumière le manque d’hospitalité des citadins. En
ville, personne ne veut recevoir un étranger chez soi. C’est la
formule du « chacun pour soi » qui domine. Pas de place à la
convivialité et à la fraternité. De plus, nous ne pouvons faire passer
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sous silence les synecdoque, personnification, métaphore que sont « De
l’autre les balcons muets » V / « Où grimacent des roses » V / « Des
gosses prisonniers » V. Ces figures de style font état de la solitude
inouï qui règne en ville. Les plantes manquent de soleil, les maisons
manquent d’habitant et ceux qui y vivent se barricadent au point de
devenir des prisonniers dans leurs propres maisons.
[Saut de ligne]-------------------- [Saut de ligne]
Concernant le deuxième centre d’intérêt, il s’agira de
montrer l’image que le poète a de son village. Pour ce faire, nous
montrerons en premier lieu que le village est un monde de piété.
Pour montrer que le monde au village est pieux, nous avons comme
indices : « Se réchauffer / Au coin du feu ». En tant que verbe
pronominal à l’infinitif et un GNP, ces indices dévoilés montre que le
village, lieu de vie du poète, est un endroit où la convivialité est la
chose la mieux partagée. L’entraide est aussi de mise contrairement
au monde urbain. Le feu permet de fédérer une atmosphère
fraternelle les uns envers les autres. En outre, nous pouvons citer :
« les jeunes filles - Sont des pierres précieuses ». La métaphore
contenue dans cette expression place la femme au rang qu’elle
mérite. Elle est mystère et doit rester mystère. Elle ne doit pas
exhiber son corps et c’est cette éducation que reçoivent nuit et
jour les femmes du village. Ce qui les rend authentiques.
En second lieu, en plus d’être un monde pieux, le village
aussi est un monde de liberté. Le village est un monde de liberté si
l’on s’en tient aux mots suivants : « la forêt » V / « l’air » V / « l’oiseau »
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V. Ces lexies sont la preuve que la vie au village est synonyme de
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liberté. Les populations peuvent respirer l’air frais de la forêt et
se pavaner partout de cases en cases sans pour autant être
interpellé par qui que ce soit. Aussi, nous pouvons citer : « Personne
ne saurait » V / - « Le mettre en cage jamais ! » V. Par le truchement
de ces phrases négatives, le poète refuse d’être enfermé dans son
monde car par essence, il a droit à la liberté. Et donc il est fier
de sa vie au village qui lui donne ce privilège de vivre sans carcans
et balises.
Evaluation EVALUATION Evaluation
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