BOULEMA Jean Bernard
E-mail: [email protected]
Tél: 077512298
BP : 13124
Ingénieur en informatique Industrielle de l’école marocaine des sciences de
l’ingénieur (E.M.S.I)
Bachellor en Entrepreneuriat de l’institut des hautes études économiques et
entrepreneuriales (I.H.E.E)
Master en conception des systèmes d’information de l’institut africain de
l’informatique (I.A.I)
COURS D’ELECTRONIQUE ANALOGIQUE
Introduction
Le 21e siècle est marqué par la grande présence des appareils et autres circuits électroniques
se présentant sous différentes formes dans notre quotidien. Des ordinateurs super performants
aux simples puces électroniques installées dans différents gadgets, le monde est, désormais,
soumis aux avancées technologiques de ces petits circuits intégrés. En effet, presque tous les
domaines sont impactés par les percées de l’électronique. Mais d’où nous viennent les puces
électroniques ? Les circuits intégrés nous ont-ils présenté tout ce qu’ils peuvent apporter ?
Mais avant d’arriver aux circuits complexes que nous retrouvons dans les différents objets de
notre quotidien ou des mondes professionnels, il a fallu toute une succession de découvertes
pour permettre à l’électronique d’avoir cette place prépondérante dans les technologies.
La naissance de l’électronique
C’est avec l’invention de la diode à vide en 1897 par Fleming que l’histoire de l’électronique
a réellement commencé. Cette invention a permis plus tard à Lee De Forest de mettre en
œuvre une triode à vide permettant d’amplifier les signaux électriques. Par la suite, durant la
Seconde Guerre mondiale, les tétrodes et pentodes ont longuement dominé le domaine des
technologies jusqu’à l’avènement des transistors.
L’ère des transistors a effectivement débuté en 1948 avec le transistor à jonction. Invention
ayant obtenu un prix Nobel, elle a été vite délaissée au profit du tube à vide en raison de son
caractère encombrant et particulièrement énergivore.
L’essor des circuits intégrés
La période d’après-guerre a connu l’invention des circuits intégrés qui ont tout simplement
révolutionné la nature des circuits électroniques. C’est, en effet, avec l’arrivée des circuits
intégrés que l’ensemble du circuit électronique a pu se trouver contenir dans une seule puce.
Cela a permis d’obtenir des dispositifs électroniques beaucoup plus petits, plus légers et
surtout moins chers. Entre 1958 et 1975, l’introduction des circuits intégrés dans différents
appareils a permis de doter ces derniers de capacités élargies. Ainsi, ils permettent de
grandement simplifier des processus qui ont longtemps été considérés comme fastidieux.
Le début des années 2000 a connu le début de l’ère du numérique et des circuits intégrés
numériques. Ces puces innovantes ont permis de complètement changer l’architecture globale
des ordinateurs, les rendant plus performants, mais surtout plus légers et moins encombrants.
L’avenir de la puce électronique
Avec toutes les applications du circuit électronique numérique, tout laisse à penser que la
puce électronique est la clé de nouvelles avancées technologiques dans pratiquement tous les
domaines. Déjà, elle s’annonce comme la prochaine étape de l’avancée de la civilisation. Un
implant, prévu pour être placé sous la peau, servira-t-il de carte bancaire, de billet de train et
même de contrôleur des constantes vitales ? Certains le redoutent, d’autres le plébiscitent.
Dans le domaine de la santé, les circuits intégrés permettent de construire des robots grâce
auxquels il est possible d’effectuer des opérations à distance. Utilisées à bon escient, les
avancées de l’électronique sont porteuses de nombreuses promesses.
Définition
Électronique: partie de la physique qui transforme d’une part les grandeurs physiques
(le son, la force, la vitesse, la lumière, la pesanteur, l’aérodynamisme…) en signaux
électriques en vue de les étudier et utiliser leur variations (champs électromagnétiques,
charges électriques, résistance électrique, induction électrique, capacité électrique…)
pour capter, transmettre, exploiter et stocker de l'information.
Son domaine d’application est très vaste:
✓ Radio ;
✓ Télévision ;
✓ ordinateurs,
✓ consoles de jeux ;
✓ appareils photos ;
✓ voiture ;
✓ satellite ;
✓ objets connectés ;
✓ crypto monnaies ;
✓ block chaine ;
Nous parlons de signal analogique lorsque l'information produite par la source dispose d'une
variation ou d'une gamme continue de nuances. Il peut prendre une infinité de valeurs
différentes dans une plage donnée et se transmet continuellement dans l'axe temps
Exemple l’onde électrique produite par un microphone :
X(t)
Nous parlons de signal numérique, ou digital, lorsque l'information produite par la source est
représentée par un système conventionnel de signes distincts, tels que de chiffres dans notre
cas : le binaire
Exemple l’onde électrique produite par l’horloge d’un microprocesseur :
X(t)
Chaque information peut être représentée par un nombre; il suffit d'aligner rapidement les
nombres les uns après les autres pour retrouver une image de l'information originale.
Chapitre 1 : Rappel d’électrocinétique
1. Les Grandeurs Electriques
1.1 La tension électrique
est la circulation du champ électrique le long d'un circuit électrique mesurée en volts par
un voltmètre. Elle est notée V ou U aux bornes d'un dipôle. L’unité de mesure est le volte
(V) représentation symbolique d’un générateur de tension continue et variable
La notion de tension électrique est souvent confondue avec celle de la « différence
de potentiel électrique » (DDP) entre deux points d'un circuit électrique. Les deux notions
sont équivalentes en régime stationnaire (indépendant du temps). Néanmoins, dans un cas
général, en régime variable (par exemple : les courants alternatifs), la circulation du champ
électrique n'étant plus conservative en raison du phénomène d'induction électromagnétique, la
tension et la différence de potentiel ne sont alors plus synonymes1,2. Dans ce cas général, la
différence de potentiel perd sa signification physique et doit être remplacée par la notion de
tension2.
La notion de tension électrique est aussi désignée par l'anglicisme : « voltage », comme il est
possible de trouver l'expression « ampérage » pour désigner l'intensité électrique. Cependant,
ces termes sont considérés comme incorrects même si certains les considèrent équivalents
De manière plus générale, l’existence d'une tension dans un circuit électrique constitué
d'éléments de résistance non nulle, est la preuve de l'existence dans ce circuit d'un générateur
électrique entretenant une tension à ses bornes.
Le courant électrique
est un mouvement d'ensemble de porteurs de charges électriques, généralement des électrons,
au sein d'un matériau conducteur. Ces déplacements sont imposés par l'action de la force
électromagnétique, dont l'interaction avec la matière est le fondement de l'électricité.
Il est noté I ou J l’unité de mesure est l’Ampère (A) représentation symbolique d’un
générateur de courant :
La résistance
Est la propriété que possède un diplôme conducteur à s’opposer au passage du courant
électrique il est noté R l’unité de mesure est l’ohm (Ω) représentation symbolique d’une
résistance :
Capacité ou condensateur
En électricité et en électronique, la capacité représente la quantité de charges
électriques portées par un accumulateur, un condensateur ou un conducteur pour
une tension donnée1.
Elle est définie comme étant la somme des charges électriques de l'élément divisée par le
potentiel de l'élément :
C=Q/U
où :
• C : capacité (en farads (F)) ;
• Q : charge (en coulombs (C)) ;
• Il est noté C l’unité de mesure est le Farad avec ses sous multiples
• représentation symbolique :
L'inductance
Selon le théorème d'Ampère, tout courant parcourant un circuit crée un champ magnétique à
Travers la section qu'il entoure, c'est le phénomène d'induction électromagnétique.
L'inductance de ce circuit est le quotient du flux de ce champ magnétique par l’intensité du
courant traversant le circuit
L’unité SI de l’inductance est le henry (H), nom donné en l'honneur du physicien Joseph
Henry
(tout comme on appelle résistances les composants utilisés pour leur résistance électrique).
Ces dipôles sont généralement des bobines, souvent appelées self
Elle est noté L l’unité de mesure est l’inductance est le Henry (H)
Représentation symbolique :
2 Association des dipôles
2.1. Résistances
Résistance en séries
R1 R2 R3
Re = R1+R2+R3+…Rn
Résistance en parallèle
R1 R2 R3
1/Re= 1/R1+1/R2+1/R3+…1/Rn
2.2. Condensateurs
– Condensateur en séries :
C1 C2 C3
1/Ce= 1/C1+1/C2+1/C3….1/Cn
Condensateur en parallèles :
C1 C2 C3
cccc
Ce = C1+C2+C3+…..Cn
2.3. Inductances
Inductance en série :
L1 L2 L3
Le =L1+L2+L3+…. Ln
Inductance en parallèle :
L1 L2 L3
1/Le= 1/L1+1/L2+1/L3+….1/Ln
2.4. théorème de KENNELY ( à voir plus tard )
Transformation Etoile en triangle et vis versa
Le théorème de Kennelly, ou transformation triangle-étoile, ou transformation Y-Δ, ou
encore transformation T-Π, est une technique mathématique qui permet de simplifier l'étude de certains
réseaux électriques.
Ce théorème, nommé ainsi en hommage à Arthur Edwin Kennelly, permet de passer d'une configuration
« triangle » (ou Δ, ou Π, selon la façon dont on dessine le schéma) à une configuration « étoile » (ou, de
même, Y ou T). Le schéma ci-contre est dessiné sous la forme « triangle-étoile » ; les schémas ci-dessous
sous la forme T-Π.
Ce théorème est utilisé en électrotechnique ou en électronique de puissance afin de simplifier des systèmes
triphasés. Il est aussi d'utilisation courante en électronique pour simplifier le calcul de filtres ou
d'atténuateurs.
On a une équivalence entre les circuits étoile et triangle
Exercic
e d’application : soit le circuit de la figure suivante, calculer la résistance équivalente de ce
circuit
3 Les lois de Kirchhoff
Appellation dans un circuit
Voici quelques appellations et définitions afin de décrire adéquatement des sections d’un
circuit électrique :
La loi des Nœud : Un nœud est un point d’un circuit où trois fils ou plus se rencontrent.
La somme des courants entrants est égale à la somme des courants sortants :
I1=I2+I3
La loi des Branches : Une branche est une portion de circuit comprise entre deux nœuds
consécutifs qui ne possède aucun embranchement.
Loi des branches
A B
E R
UAB = E-RI
UAB
La tension aux bornes d'une branche est la somme algébrique des tensions aux bornes de
chacun des éléments de la branche (en tenant compte des orientations des flèches.
Maille : Une maille est n’importe quel parcours fermé dans un circuit qui permet de revenir
au point de départ.
Dans une maille orientée, la somme des
tensions est égale à zéro en respectant le
sens des courants
Maille 1 : E1-R1I1-R3I3=0
Maille 2 : E2-R2I2-R3I3=0
4- Les ponts diviseurs de tensions et de courants
4-1 Le diviseur de courant
Un diviseur de courant est un montage électronique simple permettant d'obtenir un courant
proportionnel à un autre courant. Le circuit est constitué de branches parallèles et s'étudie
grâce aux lois de Kirchhoff et notamment à la loi des nœuds.
4-1-2 Pont diviseur de courant pour 2 résistances
Lorsque l'ont à 2 résistances en parallèle, qui sont donc soumises à la même tension, il est possible
de calculer le courant qui parcours une des deux résistances.
Pour calculer un de ces deux courants (dans notre cas I1 ou I2), vous devez cependant connaître le
courant total (ici c'est le courant I) qui circule dans ces résistances et connaître la valeur des
résistances (c'est-à-dire connaître la valeur de R1 et de R2).
Puisque ces deux résistances sont soumises à la même tension, on a alors :
U = I * (R1*R2 / (R1+R2))
De même, on peut connaitre la tension U en fonction de I1 et R1, ce qui donne :
U = I1*R1
En utilisant les deux formules vues précédemment, on peut déduire cette formule :
I1*R1 = I * (R1*R2 / (R1+R2))
La formule du pont diviseur de courant est donc :
I1 = I * (R2 / (R1+R2))
4-2 le pont diviseur de tension
Le pont diviseur de tension est un montage électrique simple. Il permet de déterminer une
tension proportionnellement à une autre tension. Ce type de montage est utilisé couramment pour
créer une tension de référence dans un circuit électrique.
La plus simple représentation du diviseur de tension consiste à placer deux résistances électriques
en série (voir le schéma de droite). Ce type d'association de résistances étant omniprésent dans les
montages électriques, le pont diviseur en devient une des notions fondamentales en électronique.
Il est possible de calculer facilement la valeur de VA dans le montage de droite, à la condition de
connaitre les valeurs des résistances et la valeur de la tension Vcc. La première formule à utiliser
est celle de la loi d'Ohm qui permet de citer cette équation:
I = Vcc / (R1+R2)
En utilisant la loi d'Ohm une seconde fois, il est possible de déterminer l'équation suivante:
Va = R2 x I
Dans la formule ci-dessous, il suffit de remplacer le courant (I) par sa valeur équivalente (la
première équation) pour déterminer facilement l'équation de VA:
Va = R2 x (Vcc / (R1+R2))
Exemple
Pour les besoins de cet exemple, le montage précédent sera utilisé avec une tension Vcc égal à
9V, R1=1k et R2=3k . Avec ces données il est possible de calculer facilement la valeur de la
tension VA:
Va = R2 * (Vcc / (R1+R2)) = 3000 * (9 / (1000+3000)) = 27000 / 4000 = 27/4 = 6.75V
La différence de potentiel VA sera égale à 6.75V en utilisant les valeurs précédentes.
5- Le théorème de MILLEMAN
L’énoncé « général » du théorème de Millman dit la chose suivante : dans un circuit
électrique, composé de multiples branches mises en parallèle, et constituées pour chacune d’elle
d’une source de tension en série avec un élément linéaire, alors la tension en point milieu de ce
circuit sera égale à la somme des tensions divisées par la résisitance de chacune des branches,
le tout divisé par la somme des inverses de chaque résisitance (admittances) ».
Avec :
• L’impédance, pour ceux qui en veulent une définition simple, qui est la résistance
qu’oppose un élément, au passage d’un courant alternatif
• L’admittance qui est simplement l’inverse de l’impédance (c’est-à-dire : admittance = 1 /
impédance)
• Les éléments linéaires qui peuvent être, par exemple, des résistances, condensateurs, ou
inductances (bobines)
À noter que ce théorème reste valable aussi bien en courant continu, qu’en courant
alternatif.
Théorème de MILLMAN formule complète
6- Théorème de THEVENIN et de NORTON
6-1 théorème de THEVENIN
Théorème de Thévenin : Tout réseau électrique linéaire vu de deux points peut être remplacé
par un générateur de tension parfait (appelé tension de Thévenin) en série avec une résistance
(appelée résistance de Thévenin).
La tension de Thévenin est la tension mesurée aux bornes du réseau lorsque celui-ci est en
circuit ouvert, et la résistance de Thévenin est la résistance mesurée entre les deux points
lorsque toutes les sources indépendantes de tension et de courant sont désactivées
Voir exercices d’application
6-2 théorème de NORTON
Théorème de Norton : Tout réseau électrique linéaire vu de deux points peut être remplacé par
une source de courant idéale (appelée courant de Norton) en parallèle avec une résistance
(appelée résistance de Norton). Le courant de Norton est le courant mesuré aux bornes du
réseau lorsque celui-ci est court-circuité, et la résistance de Norton est la résistance mesurée
entre les deux points lorsque toutes les sources indépendantes de tension et de courant sont
désactivée
Voir exercices d’application
- théoreme de superposition
1 Définition
Ce théorème est fondamental. Il va permettre d'étudier des circuits comportant plusieurs
générateurs
(de tension ou de courant) en considérant l'influence de chaque générateur indépendamment
des autres, ce qui va beaucoup simplifier la plupart des problèmes.
1 Théorème:
Dans un circuit comportant plusieurs générateurs, la solution du problème (les tensions et
courants inconnus) est la somme des solutions trouvées en ne considérant qu'un générateur
à la fois. Pour ce faire, on remplace chaque source de tension parfaite par un court-circuit,
et chaque source de courant par un circuit ouvert, à l'exception de la source dont on veut
connaître l'influence
Chapitre 2 : diode à jonction
1- Introduction
Une diode est un semi-conducteur dopé (on parle aussi de composant actif ou
composant non linéaire) constitué de deux jonctions P et N (charges + et charges -)
la jonction P est caractérisée par une électrode > 0 : l’Anode (A) et la jonction N est
caractérisée par une électrode < 0 la Cathode (K)
diode à jonction PN.
La diode agit principalement comme commutateur à sens unique de courant. Elle
permet au courant de circuler facilement dans une direction, mais restreint fortement le
courant de circuler dans la direction opposée.
1-2 Applications :
Une diode est un composant électronique très important notamment :
✓ Dans le redressement car elles changent le courant alternatif (AC) en courant
direct ou courant continu adapté aux multiples appareils électroniques (DC)
✓ Dans la réalisation de multiplicateur de tension, Un multiplicateur de
tension est un circuit électrique redresseur, ayant pour entrée une tension
alternative (AC) et pour sortie une tension continue (DC) plus élevée que celle
d'entrée. Il utilise typiquement des condensateurs et des diodes.
✓ Dans la protection des circuits La diode de roue libre est nécessaire pour
protéger contre une surtension lors de l'ouverture d'une charge inductive.
✓ Dans la stabilisation et la régulation de tension, La tension électrique n’est pas
uniforme il arrive qu’elle fluctue plus ou moins, créant ainsi des situations de
surtension ou de sous tension. Or ces variations peuvent se révéler néfastes
pour vos équipements électriques. Le régulateur de tension est une solution
pour les protéger, le cas d’une diode zener
Les diodes sont classées selon leur type, leur tension et leur capacité de courant.
Symbole :
2- Caractéristique statique courant-tension de la diode
Avec :
Is : appelé courant inverse de saturation. C’est la valeur asymptotique du courant traversant la
jonction en polarisation inverse.
VT : la tension thermodynamique à 25 °C.
m: prend la valeur de 1 ou 2 selon la diode
Chapitre 3 : Utilisation de la diode en jonction en redressement
3-1.Introduction
3-2 Redressement monophasé simple alternance
3-2.1 - Le transformateur monophasé
Le transformateur monophasé sert souvent à réduire la tension électrique délivrée initialement
par une le secteur (SEEG), en vue d'être utilisée par un consommateur de matériel dit «
domestique » comme les appareils électroménagers, sans changer de fréquence.
Sur un plan purement électrique, Le transformateur est un dispositif électrique constitué de 2
circuits indépendants couplés par champ magnétique figure suivante
Le circuit primaire (noté avec l'indice 1) est constitué de N1 spires enroulées autour d'un
noyau métallique qui sert d'une part à amplifier le champ magnétique créé par l'enroulement
primaire, et d'autre part à canaliser les lignes de champ vers l'enroulement secondaire (noté
avec l'indice 2). Ce dernier est constitué de spires
U1 : tension primaire
U2 : tension secondaire
N1 : enroulement primaire
N2 : enroulement secondaire
𝑼𝟏 𝐍𝟐
= 𝐍𝟏 = m
𝐔𝟐
m est appelé rapport de transformation : ainsi si m < 0 le transformateur est dit abaisseur et
si m>0 le transformateur est dit élévateur
3-2.2 redressement simple alternance
Considérons le schéma de la figure suivante : dans lequel la tension e(t) varie sous la forme :
- Fonctionnement du montage :
- Chronogramme
La figure suivante donne l’allure des différentes tensions du montage ainsi que l’allure du courant
dans la charge.
3-2.3 Performance du redressement simple alternance :
Du fait que l’objectif de la fonction redressement (conversion alternatif-continu) est d’obtenir
une fonction constante à partir d’une fonction sinusoïdale. Il y a lieu de quantifier le degré de
réalisation de cet objectif. En effet, le signal obtenu à la sortie du redresseur ( figure ci dessus)
contient une composante continue ( Valeur moyenne du signal Umoy ) à la quelle est
superposée une ondulation Uond ( de valeur moyenne nulle ).
3-3 Redressement double alternance
3-3.1 Redressement double alternance avec transformateur à point milieu
3-3.1.1 Le montage
3-3.1.2 fonctionnement et chronogramme
Dans ce cas, tout se passe comme si on avait deux montages identiques à celui d’un transformateur
simple
qui fonctionnent l’un pour l’alternance positive, l’autre pour l’alternance négative.
On vérifie bien (figure ci-dessus ) que le courant dans la charge est toujours orienté dans le même
sens. La
chute de tension dans les diodes devient non négligeable quand les tensions alternatives sont
faibles.
- Pendant l’alternance > 0 c’est D1 qui conduit et u(t)= v1(t)
- Pendant l’alternance < 0 c’est D2 qui conduit et u(t)= v2(t) =-V1(t)
-
3-3.1.3 Performance du redresseur :
3-3.1.4 Caractéristiques des diodes :
3-4 Redressement avec pont de graetz
3.4.1 Le montage
Il existe une autre manière de faire du redressement double alternance, ne nécessitant pas un
transformateur à double enroulement : on utilise 4 diodes montées en pont.
3.4.2 Fonctionnement :
Lorsque la tension aux bornes du transformateur est positive, D1 et D4 conduisent ( D2 et D3
sont bloquées ), et quand elle est négative, D2 et D3 conduisent (D1 et D4 sont bloquées ). Le
courant dans la charge est toujours orienté dans le même sens.
a) Alternance > 0 figure suivante : D1 et D4 sont passantes VD1=0 et VD4=0
(interrupteurs fermés). La loi des mailles :
b) Alternance négative : Figure ci-dessous D2 et D3 sont passantes VD2=0 et VD3=0 (
interrupteurs fermés ) La loi des mailles :
3-4.3 Chronogrammes :
4- Le filtrage
4-1- Définition
Les montages précédents délivrent des tensions redressées mais non continues. Pour obtenir une
tension quasi continue, il suffit de mettre un gros condensateur en parallèle avec la charge.
Donc l’opération consiste à réduire au maximum l’ondulation donc à avoir une tension aussi
constante que possible.
4-2 schémas de montage
4-2-1 Redressement simple alternance :
Soit le montage de la figure suivante, alimenté par la tension : e(t)=Esin(wt)
Fonctionnement : En supposant la diode est parfaite, on obtient pour u(t) la courbe donnée à la
figure suivante
On peut distinguer deux phases.
Phase a : figure suivante la diode D est passante, la tension u(t) suit l’évolution de la
tension e(t), soit :
Phase b: figure suivante
La figure suivante représente la tension ondulée aux bornes du condensateur de filtrage
V/2
4-2-2 Redressement double alternance :
5- Diode spéciale
5-1 Diode Zener
La diode Zener est un composant électronique fondamental utilisé principalement comme
régulateur de tension ou pour protéger les circuits contre les surtensions. Elle tire son nom du
physicien américano-allemand Clarence Zener, qui a découvert l'effet Zener.
La figure suivante présente le symbole d’une diode zéner son de son Schéma équivalent
5-2 Structure et Fonctionnement
La diode Zener est similaire à une diode classique mais est spécialement conçue pour
fonctionner en mode inverse, c'est-à-dire avec une polarisation inverse au-delà de sa tension de
seuil. Contrairement à une diode standard qui est conçue pour conduire de manière efficace en
polarisation directe, la diode Zener exploite l'effet Zener pour maintenir une tension constante à
ses bornes lorsqu'elle est polarisée en inverse.
Elle est fabriquée avec un matériau semi-conducteur spécifique qui lui confère cette
caractéristique. L'effet Zener se produit lorsque la tension inverse appliquée à la diode Zener
dépasse sa tension de seuil spécifiée (tension Zener). À ce stade, la diode Zener commence à
conduire et maintient une tension pratiquement constante quelle que soit la tension inverse
supplémentaire appliquée.
5-3 Caractéristiques Principales
✓ Tension Zener (Vz) : C'est la tension de seuil au-dessus de laquelle la diode Zener
commence à conduire. Elle est spécifiée par le fabricant et peut varier selon les modèles
de diodes.
✓ Courant Zener (Iz) : C'est le courant qui traverse la diode Zener lorsqu'elle est polarisée
en inverse à sa tension de seuil. Il est généralement spécifié dans les datasheets.
✓ Stabilité de tension : La diode Zener est réputée pour sa stabilité de tension élevée dans
des conditions spécifiées, ce qui la rend utile comme référence de tension
La caractéristique de la diode Zener est donnée par la suivante
- En direct, une diode Zener se comporte comme une mauvaise diode normale. - En inverse,
La caractéristique de la diode Zener présente l'allure d'un générateur de tension à faible
résistance interne.
5-3 Applications
Régulation de tension : La diode Zener est utilisée dans les circuits de régulation de tension pour
maintenir une tension stable malgré les variations de charge ou de tension d'entrée.
Protection contre les surtensions : Elle protège les circuits sensibles en limitant la tension à un
niveau sûr lorsque des surtensions se produisent.
5-4 Limitations
Bien que la diode Zener soit efficace pour stabiliser la tension, elle présente certaines limitations
:
Puissance dissipée : Lorsqu'elle est utilisée pour réguler de fortes tensions ou courants, elle peut
dissiper beaucoup de puissance sous forme de chaleur, nécessitant souvent un refroidissement.
Sensibilité aux variations de température : Les performances de la diode Zener peuvent varier
avec la température, ce qui doit être pris en compte dans la conception des circuits.
En somme, la diode Zener est un composant clé dans de nombreux circuits électroniques, offrant
une stabilité de tension cruciale et une protection contre les surtensions, bien qu'elle présente des
limitations à prendre en considération lors de son utilisation dans des applications spécifiques.
Chapitre 4 : Le transistor Bipolaire en régime statique
Historique et Application
Le transistor bipolaire est un composant électronique fondamental qui a joué un rôle crucial
dans le développement de la technologie des semi-conducteurs et de l'électronique moderne.
Voici un bref historique du transistor bipolaire :
Début des années 20 : Découverte des semi-conducteurs
Dans les années 1920, des scientifiques tels que Julius Lilienfeld ont commencé à travailler
sur des semi-conducteurs. Lilienfeld a déposé un brevet en 1925 pour un dispositif similaire
au futur transistor, mais son idée n'a pas été largement reconnue à l'époque.
Années 1930-1940 : Effet transistor
En 1934, les physiciens allemands Oskar Heil et Léonardo Chireix ont découvert l'effet
transistor, mais ils n'ont pas exploité cette découverte à des fins pratiques.
En 1947, les physiciens américains John Bardeen, Walter Brattain, et William Shockley
travaillant chez les Bell Labs d'AT&T ont développé le premier transistor bipolaire. Ils ont
utilisé une mince couche de germanium pour créer un dispositif à jonction. Cette invention a
été dévoilée publiquement le 23 décembre 1947.
1950s : Industrialisation et diffusion
Les premiers transistors étaient assez volumineux et fragiles, mais des améliorations
constantes ont été apportées. L'utilisation du silicium comme matériau de base a remplacé en
grande partie le germanium pour ses propriétés supérieures.
La fabrication en série des transistors bipolaires a débuté dans les années 1950, et ces
composants ont rapidement remplacé les tubes à vide dans de nombreuses applications
électroniques.
Années 1960 : Miniaturisation et intégration
L'avènement des circuits intégrés a permis de miniaturiser davantage les transistors. Les
concepteurs ont pu intégrer plusieurs transistors sur une seule puce, ouvrant la voie à la
révolution des microprocesseurs et à l'ère de l'informatique moderne.
Évolution continue : Transistor bipolaire et technologie moderne
Au fil des décennies, la technologie des transistors bipolaires a continué à évoluer. Des
améliorations constantes dans les matériaux, les procédés de fabrication et la conception ont
conduit à des performances accrues, des tailles réduites et une efficacité améliorée.
Aujourd'hui, bien que les transistors bipolaires soient souvent remplacés par des transistors à
effet de champ (FET) dans de nombreuses applications, ils restent importants dans certaines
applications spécifiques. Leur histoire témoigne de la progression de l'électronique, de la
découverte initiale à leur utilisation omniprésente dans les technologies modernes.
Les transistors bipolaires ont une multitude d'applications dans divers domaines de
l'électronique. Voici quelques-unes des principales applications :
Amplification du signal : Les transistors bipolaires sont souvent utilisés pour amplifier des
signaux électriques dans les systèmes électroniques tels que les amplificateurs audio, les
amplificateurs RF (radiofréquence) et les amplificateurs de puissance.
Circuits logiques : Les transistors bipolaires ont été largement utilisés dans la conception de
circuits logiques, bien que les transistors à effet de champ (FET) soient souvent préférés pour
cette application de nos jours. Néanmoins, les transistors bipolaires étaient essentiels dans les
premiers stades du développement des circuits intégrés.
Électronique de puissance : Les transistors bipolaires de puissance sont utilisés dans les
applications nécessitant la commutation de courants élevés, comme les onduleurs, les
alimentations à découpage, et les convertisseurs de puissance.
Émetteurs-récepteurs radio : Les transistors bipolaires sont employés dans la conception
d'émetteurs-récepteurs radio, notamment dans les télécommunications et les applications sans
fil.
Composants discrets : Les transistors bipolaires sont souvent utilisés comme composants
discrets dans la construction de circuits électroniques pour diverses applications.
Électronique analogique : Les transistors bipolaires sont fréquemment utilisés dans les
circuits analogiques tels que les amplificateurs opérationnels, les oscillateurs et les filtres.
Électronique de commutation : Les transistors bipolaires sont utilisés dans des circuits de
commutation où ils peuvent être activés ou désactivés rapidement, comme dans les relais
électroniques.
Électronique automobile : Les transistors bipolaires sont présents dans de nombreux
systèmes automobiles, y compris les systèmes de gestion du moteur, les systèmes d'allumage
électronique et d'autres applications de contrôle électronique.
Capteurs magnétiques : Les transistors bipolaires sont utilisés dans la fabrication de capteurs
magnétiques, par exemple dans les détecteurs de position.
Électronique médicale : Les transistors bipolaires sont utilisés dans divers dispositifs
médicaux électroniques tels que les stimulateurs cardiaques.
Ces exemples ne représentent qu'une fraction des nombreuses applications des transistors
bipolaires. Leur polyvalence et leur capacité à fonctionner dans une gamme variée de
conditions en font des composants essentiels dans le domaine de l'électronique.
4-1 Définition
Définition générale d'un transistor :
Un transistor est un composant électronique à semi-conducteur qui a la capacité de contrôler
et d'amplifier le courant électrique. Il est composé de trois couches de matériau semi-
conducteur (généralement du silicium ou du germanium) et de deux jonctions entre ces
couches. Les types de transistors les plus courants sont les transistors bipolaires (NPN et
PNP) et les transistors à effet de champ (FET, MOSFET).
Définition particulière d'un transistor bipolaire :
Un transistor (de la contraction anglaise Transfer résistor) bipolaire est un type de transistor
qui utilise deux types de chargeurs de porteurs (électrons et trous) pour transporter le courant
à travers ses couches semi-conductrices. Il comporte généralement trois couches : une couche
de type P (trous), une couche de type N (électrons), et une couche de type P ou N entre les
deux, formant ainsi une structure NPN ou PNP. Les transistors bipolaires peuvent être utilisés
en mode d'amplification ou de commutation.
4-2 Constitution
Le transistor bipolaire est réalisé dans un monocristal comportant trois zones de dopage diff
érentes.
On reconnaît deux jonctions PN que l'on peut considérer comme
deux diodes lorsque le transistor n'est pas polarisé cas du
transistor
4-3 Symboles, et grandeurs éléctriques
4-3.1 Equations
4-4 caractéristiques statiques d’un transistor monté en Emetteur commun
Soit le schéma ci-dessous du transistor et de ses grandeurs électriques principales.
Caractéristiques statiques du transistor
5-Polarisation du transistor
5-1- Définition
La polarisation consiste à définir le point de fonctionnement statique (point de repos) du
transistor caractérisé par les valeurs VBEo, IBo, ICo et VCEo. Il existe différents procédés de
polarisation
5-2- Polarisation par deux sources de tension
5-2-1 Schéma de montage
Polarisation du transistor par deux sources de tension
A) Droite d’attaque statique
C’est l’équation définie par: VBE = VBB- RBIB L’intersection de cette droite avec la
caractéristique d’entrée du transistor donne le point (IBo , VBEo ).
B) Droite de charge statique
L’intersection de cette droite avec la caractéristique de sortie du transistor donne le point
(VCEo , ICo ).
5-3- Polarisation directe par résistance de base
5-3-1 Schéma de montage
A) Droite d’attaque statique C’est l’équation définie par: VBE = VCC- RBIB
B) Droite de charge statique C’est l’équation définie par: IC= (VCC-VCE)/Rc
5-4- Polarisation par pont de résistances de base
5-4-1 Schéma de montage
Polarisation par pont de résistances de base
A) Droite d’attaque statique
Dans ce cas de polarisation, on peut écrire:
D’où l’équation de la droite d’attaque statique :
B) Droite de charge statique
C’est l’équation définie par: