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Idri, Sara

Ce mémoire de Master présente une étude sur le comportement hydromécanique des sols non saturés, en se concentrant sur une argile de Kabylie. Il aborde les notions de succion, les propriétés des sols et les techniques expérimentales pour analyser leur comportement. L'objectif est de mieux comprendre les défis liés aux sols non saturés dans le domaine du génie civil, en particulier pour les infrastructures en terre.

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Idri, Sara

Ce mémoire de Master présente une étude sur le comportement hydromécanique des sols non saturés, en se concentrant sur une argile de Kabylie. Il aborde les notions de succion, les propriétés des sols et les techniques expérimentales pour analyser leur comportement. L'objectif est de mieux comprendre les défis liés aux sols non saturés dans le domaine du génie civil, en particulier pour les infrastructures en terre.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU (UMMTO)


FACULTE DU GENIE DE LA CONSTRUCTION
DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL

Mémoire de Master

Spécialité : Génie Civil


Option : Géotechnique et environnement

Thème

Contribution à l’étude du comportement


hydromécanique de sol non saturé
(Application à une argile de Kabylie)

Présenté par : Mme IDRI SARA

Devant le jury composé de :

Mme Belhassani Maitre de conférences à l’UMMTO présidente


Mme Baidi Maitre de conférences A à l UMMTO Examinatrice.
Mme Mobarak Houria Maitre Assistante « A » à l’UMMTO Promotrice.

Promotion : 2017 / 2018


Remerciements

Je tien à saisir cette occasion et adresser mon profond remerciement et ma profonde


reconnaissance à Mme MOBAREK ma promotrice de mon mémoire de fin d’étude, pour le
temps qu’elle a consacré à m’apporter les outils méthodologiques indispensables à la
conduite de cette recherche et pour aussi sa patience et ses précieux conseils et son
orientation ficelée tout au long de mes recherche.
Mes vifs remerciements s’étendent également à Melle BELHASSANI présidente du jury et
Mme BAIDI examinatrice, pour l’intérêt qu’ils ont porté à mes recherches en acceptant
d’examiner ce modeste travail et de l’enrichir par leurs propositions.
Je tien aussi à exprimer mes sincères et profond remerciements à tous les professeurs
qui m’ont enseigné et qui par leurs compétences m’ont soutenu dans la poursuite de mes
études. Et également sus nourrir mes réflexions et a représenté une profonde satisfaction
intellectuelle
Je tien à remercier tous les membres de laboratoire du MDC pour leurs aides et
encouragement qui ont fourni pondant toute la période des recherche ainsi que leur
sociabilité que j’ai beaucoup apprécié.
Je remercie également tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de
ce modeste travail.
Enfin je tien exprimer toute ma gratitude a toute ma famille, en particulier ma cher et
tendre mère pour sa patience et de m’avoir soutenue pondant tous mon parcoure d’étude
et aussi mon cher époux pour sa patience et compréhension également, ces encouragement
et son soutien ainsi que pour tous les moyens matériels et financiers nécessaires qu’il a met
a ma disposition toute au long de ce mémoire.
Dédicaces
Je dédie ce travaille.
-A mon père.
-A ma chère mère, Qui m’a toujours soutenue.
-A mon cher époux et mes chères filles (océane et malak et asma).
-A mes sœurs et mon frère.
-A mon amé mehalla chafia
- à tous ceux qui me sont chers.
INTRODUCTION GENERALE

Les sols non saturés sont définis comme étant des sols dont les pores sont remplis au
minimum de deux fluides qui sont en générale l’eau et l’air. Ce type de sol est très répandu, et
constitue l’essentiel des sols dans les régions arides ou semi-arides ; comme l’Algérie. Dans le
domaine du génie civil, l’étude de ce type de sol devient de plus en plus l’une des
préoccupations principales des géotechniciens, d’une part, pancrace que la non saturation
intervient dans beaucoup de problèmes lies aux ouvrages en terre tels que les barrages en
remblais, les remblais routiers,….., les problèmes de stabilité des talus, les tassements
différentiels des fondations sous l’effet de fluctuation du niveau de la nappe phréatique ou
même sous l’effet des conditions climatiques, etc. d’autre part, l’expérience a montré que les
approches classiques de la mécanique des sol saturés sont parfois insuffisantes ou même
incapables de prédire le comportement de ce type de sol.

L’intérêt au phénomène de non saturation a commencé à se développer depuis les années


1960 jusqu’au la, la mécanique des sols s’est concentrée principalement sur le cas des sols
totalement saturés ou bien entièrement sec. Or, dans le cas général, qu’il s’oint naturels ou
artificiels, les sols sont non saturés : ils contiennent une phase solide, une phase liquide et une
gazeuse. La coexistence de ces trois phases est à l’origine du phénomène de succion dont
l’influence sur le comportement mécanique des sols.

Le premier et le deuxième chapitre, consacrée à l’étude bibliographique, présente l’état


d’avancement de la recherche dans le domaine des sols. Nous avons rappelé quelques notions de base
de la minéralogie des argiles. Est consacré aux généralités des sols non saturés où nous rappelons
succinctement les différentes notions concernant le sol non saturé, ainsi que les équations régissant ce
dernier. On aborde le phénomène de la succion qui sera effectivement le paramètre qui nous
intéressera le plus lors de notre étude. Il est indispensable de connaître le phénomène de succion, les
différentes techniques de mesures et les propriétés de rétention des sols ou la courbe de succion et ses
différentes formulations qui servent à mieux comprendre le comportement hydrique du sol. On
présente aussi le phénomène de l’hystérésis qui est dû au chemin de séchage et d’humidification.

Le troisième chapitre, consiste à identifier le matériau argile par l’ensemble des essais
d’identification au laboratoire, est les Essais Mécanique Proctor Normal Essai oedométrique
et essai de gonflement libre
La dernière partie a pour objectif de présenter les différentes techniques expérimentales, le
comportement sur chemin drainage humidification à différent états initiaux sera étudié (pate,
consolidé, compacté).et le papier filtre
Chapitre I : généralité sur les sols

I.1.Introduction

Les roches argileuses sont une catégorie non négligeable des roches sédimentaires
présentes sur Terre. Elles sont impliquées dans un grand nombre de problèmes de
géotechnique (stabilité de pente, tassement, stabilité d’excavations souterraines etc.,,,).
Par ailleurs, le nombre des ouvrages et des structures bâtis a considérablement
augmenté, de ce fait les ingénieurs en Génie Civil s’intéressent de plus en plus au
comportement de ces formations géologiques.
Ainsi, développer les connaissances sur les roches argileuses s’est avéré nécessaire.
Il a fallu pour cela dans un premier temps les définir et les classer puis, dans un second
temps développer des outils expérimentaux (installations complexes pour étudier les
comportements physico -mécaniques des roches argileuses), théoriques
(poroélastoplasticité par exemple, théorie des milieux non saturés) et numériques afin
d’étudier, d’analyser et de prédire leur comportement mécanique (déformations et
rupture)

I.2.Définition des sols


C’est la formation naturelle de surface, à structure meuble et d’épaisseur
variable, résultant de la transformation de la roche mère sous-jacente sons l’influence de
divers processus, physique, chimique et biologique, au contact de l’atmosphère et des
êtres vivants (Albert demolon).

Figure. I.1.schéma d’une coupe de sol. (Albert demolon).

1
Chapitre I : généralité sur les sols

I.3.Formation des sols

La formation et l’évolution d’un sol s’opèrent selon trois processus, plus ou moins
simultanés (Guillaud, 1989).
Processus 1 : Altération de la roche mère
La roche mère qui peut être dure (granite, schiste, grés…), tendre (craie, marne,
argile…) ou meuble (sables, éboulis, loess…)est fissurée, réduite en éléments plus fins ;
elle est désagrégée par l’action de la pluie, du froid et du soleil.
Processus 2 : poursuite de l’altération par les matières organiques
Le sol désagrégé et altéré, constitué de minéraux et d’élément plus au moins pâteux
et alors colonisé par une flore et une faune qui s’enrichissent en substances chimiques et
organique, dont l’humus.
Processus 3 : Migrations verticales des éléments solubles
Sous climat pluvieux, les éléments solubles migrent vers le bas : C’est le lessivage.
Sous climat sec à forte évaporation, les éléments solubles migrent vers la surface et
l’enrichissent.
Cette migration des éléments, va créer dans le sol des couches plus ou moins
distinctes et définir les horizons, qui constituent le profil pédologique d’un sol.

I.4. Caractéristiques physiques des sols

I.4.1.Poids volumique, teneur en eau, indice des vides


Avant d’analyser le comportement mécanique des sols, il est nécessaire de définir
certains paramètres qui se rapportent aux diverses proportions dans lesquelles se
trouvent le squelette solide, l’eau et l'air constituant le sol.
Pour cela considérons les représentations suivantes d’un sol dans laquelle les trois
phases sont séparées (figure I.2)

Figure I.2.schéma simplifié des trois phases du sol

2
Chapitre I : généralité sur les sols

 la partie solide (notée s) constituée par des grains minéraux ;


 la phase liquide (w), constituée par l'eau occupant les vides. Si tous les vides
sont remplis par l'eau, le sol est dit saturé; sinon, il est partiellement saturé;
 la phase gazeuse (a)une partie des vides non occupés par l'eau est remplie par
du gaz, essentiellement de l'air
Les valeurs suivantes sont obtenues en laboratoire à partir d'essais très simples tels
que pesée et passage à l'étuve.
Tableau I.1 : Ce tableau permet de retrouver les relations

Les Paramètres dimensionnels / adimensionnels :

Paramètres dimensionnels Paramètres adimensionnels

3
Chapitre I : généralité sur les sols

 Les relations entre les paramètres physiques

Tous les paramètres définis ne sont pas indépendants, les relations les plus
importantes existant entre ces différents paramètres sont les suivant :

I.5.Propriétés des sols :


D'un sol à un autre, les propriétés peuvent être très variables. Elles dépendent de
la nature du mélange complexe entre les différentes fractions granulaires. Selon la
quantité de cailloux, de graviers, de sables, de silts, d'argiles, de colloïdes, de matières
organiques, d'eau et de gaz, les propriétés de la terre sont changeantes. C'est souvent la
fraction dominante d'un sol qui régit les propriétés fondamentales du matériau.
I.5.1. Propriétés à caractère chimique
Ces propriétés sont également tributaires de la nature minéralogique et de leur
chimie constitutive, de la nature et de la quantité des matières organiques. La quantité
en oxyde de fer, de magnésium ou de calcium, en carbonates et en sulfates peut
caractériser la terre d'un point de vue chimique. Le sulfate de calcium, particulièrement
gonflant à l'hydratation peut être très néfaste ; sa solubilité dans l'eau peut augmenter la
sensibilité des argiles (Guillaud, 1989).

4
Chapitre I : généralité sur les sols

I.5.2. Propriétés à caractère physique


Elles sont nombreuses et permettent de préciser la qualité d'un sol pour la
construction (Guillaud, 1989).
 Ameublissement : c'est l'aptitude d'un sol à être facilement brisée. Les sols à
fraction sableuse dominante se brisent facilement alors que les sols très argileux
s'ameublissent très difficilement
 Adhérence : c'est l'aptitude d'un sol, pour un certain degré d'humidité, à
adhérer aux objets, notamment aux outils. Elle augmente avec l'humidité jusqu'à un
maximum pour être ensuite diminuer.
 Masse volumique des grains solides : Elle s'exprime en kg/m3 ; par exemple,
les micas et les feldspaths ont une masse volumique de 2600 à 2700kg/m3, les sables de
2600 à 3000 kg/m3, les argiles de 2500 kg/m3.
 Teneur en eau : c'est le rapport de la quantité d'eau contenue dans le sol sur la
quantité de sol sec, Elle s'exprime en pourcentage pondéral et définit les différents états
hydriques du sol. Il s'agit d'eau que l'on peut éliminer par évaporation.
 Pouvoir absorbant : c'est la propriété que possède l'argile, l'humus et le
complexe argilo humique de retenir à leur surface des ions électropositifs surtout, mais
également électronégatifs, provenant de la solution du sol. La fixation des ions
s'explique par les charges négatives et positives entourant les feuillets d'argile et les
micelles d'humus.
 Perméabilité : c'est la vitesse de percolation qui dépend de la texture mais
surtout de la structure. Elle s'exprime en cm/heure.
 Résistance sèche : La résistance à la rupture à l'état sec peut atteindre des
valeurs très variables selon les argiles et dépend de la distribution et de la taille des
particules, de leur cristallinité mais aussi de la nature des ions échangeables. Les
kaolinites ont une résistance de l'ordre de 0.7 à 50 bars, les illites de13 à 70 bars et les
montmorillonites de 20à 60 bars.

I.5.3. Propriétés fondamentales

L'étude exhaustive des propriétés du sol n'est pas toujours nécessaire. Il convient
surtout de connaitre quelques propriétés fondamentales qui sont :
- La texture ;
- La plasticité ;
- La cohésion ;
5
Chapitre I : généralité sur les sols

I.5.3.1. Texture des sols


La texture fait référence à l'apparence extérieure d'un sol ; elle peut varier suivant les
dimensions et la forme des particules, ainsi que selon la distribution relative des
grosseurs des grains. Par conséquent, les sols à grains grossiers comme les sables et les
graviers, ont une texture grossière ; les sols à texture fine, tels que les silts et les argiles,
sont constitués essentiellement de grains de minéraux très petits, invisibles à l'œil nu.
(A.KOMAR, 1976) La texture d’un sol se mesure par l'analyse granulométrique pour
les fractions de grains grossiers : cailloux, graviers, sables et limons et par
sédimentométrie pour les fines argileuses. La classification des fractions de grains
adoptée par un grand nombre de laboratoires et se référant aux normes American
society for testing material (A.S.T.M., AFNOR) est la suivante :

I.5.3.2. Plasticité
La plasticité se définit comme la propriété d’un sol à subir des déformations sans
réaction élastique notoire caractérisée par une fissuration ou une pulvérisation. La
plasticité d'un sol ainsi que les limites entre différents états de consistance sont
déterminées par les mesures des limites d'Atterberg. Elles s'effectuent sur la fraction du
sol dont le diamètre des particules
˂0.4mm, la quantité d'eau exprimée en pourcentage, qui correspond à la limite de
transition entre l'état de consistance fluide et l'état plastique est nommé limite de
liquidité WL. Entre l'état plastique et l'état solide la transition est nommée limite de
plasticité Wp. A WL, le sol commence à manifester une certaine résistance au
cisaillement. A Wp le sol cesse d'être plastique et devient cassant. L'indice de plasticité
(Ip) égal à WL- Wp précise la plage de comportement plastique d’un sol. La combinaison
de WL et Wp précise la sensibilité d’un sol aux variations d'humidité.
I.5.3.3. Cohésion
La cohésion d'un sol exprime la capacité de ces particules à se maintenir ensemble
lorsque l'on exerce sur le matériau une contrainte de traction.

6
Chapitre I : généralité sur les sols

I.6. Caractéristiques dimensionnelles du sol

I.6.1. La forme
On peut distinguer trois catégories de formes:
 Les particules sphériques, cubiques (arrondies, anguleuses) : cas des sols
grenus (sables)
 Les particules en plaquette: cas des sols fins (argiles)
 Les particules en aiguilles.

Figure I.3.types de structures. (Guillaud, 1989)

I.6.2. La dimensions
Suivant la taille des grains on définit les catégories de sols :(Jacques lérau-2006)

 Blocs rocheux : D > 200 mm


 Cailloux : 20 < D < 200 mm
 Graviers : 2 < D < 20 mm
 Sables grossiers : 0,2 < D < 2 mm

7
Chapitre I : généralité sur les sols

 Sables fins : 20 μm< D < 0,2 mm


 Limons ou silts : 2 μm< D < 20 μm
 Argiles : D < 2 μm

I.7.Généralité sur les argiles

I.7.1.Définition des argiles


Une argile c’est une roche sédimentaire, composée pour une large part de minéraux,
silicates d’aluminium en général plus ou moins hydratés, qui présentent une
structure feuilletée, capacité plastique, ou bien une structure fibreuse,
capacité D’absorption. Vis‐à‐vis de la géotechnique, on désigne par argile les
matériaux de granulométrie inférieure à 2μm.
Les minéraux les plus communs dans les argiles sont les suivants: La kaolinite, halloysit
e, montmorillonite, illite et les vermiculites.
La présence de tels minéraux rend l'argile fortement sensible aux molécules polaires
d'eau. Cette sensibilité se traduit par le gonflement et/ou le retrait du sol.
Les argiles peuvent être gonflantes, notamment celles de la famille des
Montmorillonites lorsqu'elles absorbent l'eau et, au contraire, diminuer de volume sous
l'effet de la sécheresse, allant jusqu'à fissurer en surface et même sur une profondeur de
2 m à 4 m. Par ailleurs, sous l'effet d'une charge, par exemple celle d'une construction,
une partie de l'eau absorbée contenue entre les grains d'argile est chassée, ce qui a pour
conséquence de provoquer un tassement sensible du sol. (Walid ZOUBIR2012)

I.7.2. Origine des argiles


« Le contact des roches et de l'eau produit des argiles, soit à la surface de la
terre, soit près de celle-ci » (Velde, 1995).
Les argiles résultent de la désagrégation en surface de roches silicatées très
répandues dans la couche terrestre comme le granit, le gneiss ou les schistes. Ils sont
transportés par l’eau et déposés. Certains dépôts se transforment par diagénèse
(déshydratation et compactage) et forment des roches argileuses compactes et des
schistes. Les sédiments argileux ayant subi une métamorphose sont souvent structurés
en couches minces en raison de la présence de phyllosilicates, Ces derniers sont des
minéraux argileux. (Walid 2012)

8
Chapitre I : généralité sur les sols

1.7.3. Argiles et plasticité des sols

La teneur et la nature des argiles des sols déterminent largement leurs


caractéristiques géotechniques. Le test le plus simple pour déterminer la présence
d’argile est le test au bleu de méthylène qui donne une indication sur la teneur en argile
des sols et matériaux.
Dans une autre approche, l’échantillon de sol est soumis au test d’Atterberg ce test
permet de déterminer la sensibilité d’un échantillon de sol à l’eau sans passer par
l’analyse minéralogique de sa partie fine. (CEFOR Lyss2016)
Selon sa teneur en eau (et la nature des minéraux), un sol argileux peut se présenter
sous trois états : Vincent (ROBITAILLE, Denis TREMBLAY)

Figure I.4: Limites d’Atterberg

 L’état solide : Lorsque le sol à l’état solide, ses particules sont en contact les
unes avec les autres, et les films d’eau adsorbées sont très minces et se touchent : il n’y
a pas d’eau libre entre les particules. L’assèchement du sol ne produit aucun retrait.
Le sol manifeste une très grande résistance au cisaillement et sous l’effet d’une charge,
les déformations sont faibles avant qu’il y ait rupture.
 L’état plastique : Lorsque le sol est à l’état plastique, sa teneur en eau est plus
grande et ses particules sont plus éloignées les unes des autres. Les films d’eau adsorbée
sont beaucoup plus épais, mais ils se touchent encore, le sol se déforme sans fissures.
C’est un sol qu’on peut façonner à la main.
 L’état liquide : Lorsque le sol est à l’état liquide, sa teneur en eau est si élevée
qu’il n’existe pratiquement plus aucune cohésion entre les particules, qui sont entourées
de leur film d’eau adsorbée et isolées les unes des autres par l’eau libre.
Les teneurs en eau qui délimitent les quatre états de consistance sont appelées limites de
consistance ou limites d’Atterberg. Ces limites sont les suivantes :

9
Chapitre I : généralité sur les sols

 La limite de liquidité WL: C’est la teneur eau à partir de laquelle une argile
donnée cesse d’avoir un comportement de solide et commence à s’écouler sous son
poids propre comme un liquide.
 La limite de plasticité WP: C’est la teneur en eau à partir de laquelle, une
argile donnée cesse d’être plastique, c'est-à-dire aisément déformable sans fissuration, et
devient fragile et sensible à la fissuration dés les petites déformations.
 La limite de retrait WS : C’est la teneur en eau maximale que le sol peut avoir
sans changer de volume.

I.7.4. Microstructure des argiles


Les argiles proviennent de l’altération et de la dégradation des roches :
altération physique sous l’effet des variations de température, et surtout altération
chimique au contact de l’eau qui permet la dégradation en particules très fines. Les
conditions dans lesquelles cette dégradation a eu lieu, ainsi que l’état d’avancement de
cette dégradation peuvent expliquer la grande diversité des argiles (Jackson & Sherman
1953, cités par Grunberger 1995). De par leur origine détritique et leur nature
granulaire, la structure des sédiments argileux est complexe ; la compréhension des
mécanismes de déformation de ces matériaux, dans lesquels la chimie de l’eau tient une
place prépondérante, passe nécessairement par la connaissance précise de la
microstructure.(Guendoud malika2016)
A l'échelle microscopique des argiles, on peut distinguer :
 La structure.
 La texture.

I.7.4.1. Structure des argiles

Les minéraux argileux sont des silicates hydratés appartenant au groupe des
phyllosilicates. Ces phyllosilicates sont formés par un empilement de feuillets, chacun
étant formé par un arrangement de deux types de couches, l'une tétraédrique (T) à base
de silice (Figure I.4) et l'autre octaédrique (O) à base d'hydroxyde d'aluminium (Figure
I.2).
La cristallite (ou unité structurale) est composé d'un feuillet et d'un inter feuillet. Un
feuillet est formé de deux ou trois couches. Il existe deux types de couches :
 La couche tétraédrique : La structure fondamentale tétraédrique est
composée de quatre atomes d’oxygène (O) formant un tétraèdre avec en son centre un

10
Chapitre I : généralité sur les sols

atome de silicium (SiO4) (Figure I.4). Un feuillet tétraédrique simple résulte d’un
arrangement des structures fondamentales tétraédriques. Ces tétraèdres se combinent
entre eux pour former des couches tétraédriques. (A.BOTTERO, 1972) (CAILLERE,
SIMONNE )

Figure I.5. Feuillet tétraédrique (T) : a)Tétraèdre de silice (d’après Grim, 1959)1 ; b) feuillet
de silice en tétraèdre (d’après Grim, 1959).

 La couche octaédrique : Est constituée par Al3 + ou Mg2 + entourés de six


groupes hydroxyle OH- (figure I.5). Son épaisseur est 5,05 A° et son bilan des charges
+1.

Figure. I.6 : a)octaèdre d’aluminium(ou de magnésium d’après Grim, 1959) ; b) vue


isométrique
D’un feuillet en octaèdre (d’après Grim, 1959).

La représentation de la structure minéralogique d’une particule d’argile est donnée


par l’organigramme suivant (Figure I.6.)

11
Chapitre I : généralité sur les sols

Figure I.7. Représentation de la structure minéralogique d’une particule d’argile


Gibbs, H.J. (1991).

I.7.4.2. Formation des minéraux argileux

Les sols argileux se forment par un processus lent d'altération sous l'action du
climat, suivi de phénomènes d'érosion, de transport et de sédimentation. 90 % des
minéraux argileux sont d'origine détritique. L'altération peut être physique
(désagrégation des minéraux primaires) ou chimique (par transformation des minéraux).
Certains minéraux argileux précipitent à partir d'une solution (minéraux néoformés).
(Mesaadia kuoS-Ahras. 2015)

I.7.4.2.1. Héritage et altération

L'altération physique des roches est l'une des origines des minéraux argileux. Ceux
qui en résultent sont différents de par la nature des roches mères et du climat.
En climat froid, l'altération est faible, les minéraux argileux sont identiques ou peu
différents des minéraux de la roche mère (illite et chlorite), en climat chaud et humide,
l'hydrolyse est poussée et donne de la kaolinite en milieu drainé et des smectites en
milieu confiné. En climat tempéré et humide, l'altération est modérée, il apparaît des
interstratifiés, des illites, des chlorites dégradées et des vermiculites. (A.BOTTERO,
1972)

12
Chapitre I : généralité sur les sols

I.7.4.2.2. Transformation des minéraux argileux par dégradation et aggradation

La transformation des minéraux argileux consiste en une modification du minéral


argileux tout en conservant son type de structure (Millot,1964 )
On trouve la transformation par dégradation (soustraction d'ions) et par aggradation
(fixation d'ions supplémentaires). Ces transformations ont lieu aussi bien au cours de
l'altération que pendant la sédimentation et la diagenèse.

I.7.4.2.3. Néoformation en milieux confinés

Les minéraux argileux sont formés par précipitation d'ions en solution (silicium,
aluminium et potassium) susceptibles de réagir entre eux quand ils sont mis en contact
par diffusion ou mélange. Ainsi, on connaît les types suivants de néoformations :
 Néoformation de sépiolite par concentration des ions par évaporation).
Certains minéraux argileux se forment en surface à partir des ions en solution :
 Néoformation de glauconie (illite ferrifère) dans les vases littorales
 Néoformation des "argiles rouges des grands fonds" (smectites ferrifères
provenant Des vases calcaires et siliceuses et des cendres volcaniques). (Mitchell 1976)

1.7.5. Les principaux types de minéraux argileux

1.7.5.1. La kaolinite
(Kaolinite, Bertierine, Dickite, Nacrite, Halloysite) C’est une argile blanchâtre dite
peu gonflante. Une particule d'argile est formée d'un empilement de plusieurs feuillets.
Chaque feuillet a une épaisseur approximative de 7 A et est composé d'une couche
tétraédrique de silice et d'une couche octaédrique d'alumine, Les particules de kaolinite
contiennent habituellement entre 70 et plus de 100 couches élémentaires. Les couches
sont maintenues ensemble par des liens d’hydrogène et les forces de Van der Waals.
(Figure I.8).

Figure I.18.Structure de la kaolinite Figure I.9.Photographie d’une kaolinite vue


(Grim;1962) au
Microscope électronique 13
Chapitre I : généralité sur les sols

1.7.5.2. La montmorillonite

C’est un minéral abondant. Elle est formée de couches élémentaires constituées de


deux feuillets tétraédriques placés de part et d’autre d’un feuillet octaédrique (Figure
I.9) contenant des atomes d’aluminium (gibbsite), c’est un feuillet 2 :1. Elle porte
parfois le nom de smaltite. Des molécules d’eau fortement attirées vers les surfaces
chargées des feuillets tétraédriques assurant les liens entre les couches. Ces liens
demeurent cependant plutôt faibles, car lorsque la quantité d’eau augmente dans le sol,
les molécules d’eau peuvent s’infiltrer très facilement entre les couches et les séparer.
Les particules de montmorillonite
Comptent généralement entre une et quelques couches élémentaires et ont une
épaisseur variant de 1 à 10 nm ; elles se rangent parmi les plus fines chez les minéraux
argileux.

Figure I.10.Structure de la Figure I.11.Photographie d’une vue


montmorillonite (Grim ;1962) au microscope électronique
1.7.5.3. L’illite

I.7.5.3 .l’illite

L’illite à été par el professeur R.E.Grim. On la considère comme un des minéraux


argileux les plus abondants sur la terre.
La structure de base des minéraux de cette famille résulte de l'association d'une
couche octaédrique et de deux couches tétraédriques, qui l'entourent (Figure I.11). Elle
ressemble donc à la structure des smectites. Ce pendant, le quart des cations Si4+ est
remplacé par des cations Al3+ (figure 1.8a). Il en résulte un déficit de charges, compensé
par l'adsorption d'ion de potassium K+, qui s'intercalent entre les feuillets. (GHEDDACHE,
2012).

14
Chapitre I : généralité sur les sols

Figure I.12.Structure d’illite (Grim ,1962) Figure I.13.Photographie d’une illite


Vue au microscope électronique

1.7.5.4. Les chlorites


Les chlorites sont des argiles de composition semblable à celle des smectite.
L'espace interfoliaire contient une couche composée de magnésium (Mg2+) et d'ions
hydrogène (OH-).
L'Aluminium (Al3+) est remplacé localement par le fer (Fe2+), La liaison
interfoliaire est de ce fait, affaiblie, ce qui permet une infiltration d'eau .Les chlorites
existent parfois souvent dans les roches magmatiques. Elles sont également rencontrées
dans les roches sédimentaires. Les argiles contenant un pourcentage de chlorite
supérieur à 15% peuvent être sujettes de gonflement. (ZENKHRI 2009)

Figure I.14. Structure d’un chlorite Figure I.15.Photographie d’un chlorite


Vue au microscope électronique

I.7.5.4. les micas

Dans le groupe des micas, l'empilement des feuillets élémentaires est similaire à
celui des chlorites et des smectites. L’épaisseur interfoliaire est de 10A°. Cependant, le
quart des cations (Si 4- ) est remplacé par des cations aluminium (Al 3+ ). Le déficit de

15
Chapitre I : généralité sur les sols

charge de liaison est compensé par des ions potassium (K+ ). Selon Kormi (2003), le
potentiel de gonflement des micas est inférieur à celui des smectites.

Figure I.16: Groupes d’argiles

Les caractéristiques de ces argiles sont résumées dans le Tableau I.1 La Figure I.13
présente des images de ces argiles prises au microscope électronique à balayage.

Tableau I.2 Caractéristiques des argiles ( Ferrah 2006)

Figure I.17. Photographie au Microscope Electronique à Balayage des argiles


(Mitchell, 1976).

16
Chapitre I : généralité sur les sols

I.7.6.1a .Echanges de cations


Les minéraux argileux ont la propriété d’interagir avec les cations ou les anions.
L’échange des ions se fait autour de la surface extérieure de l’unité structurale. Notant
que la réaction d’échange n’affecte pas la structure d’ensemble des minéraux .Les
cations échangeables les plus connus sont le calcium( Ca++),le magnésium (Mg++)
,l’hydrogène (H+ ),le potassium (K+ ),le nitrate (NH4 + )et le sodium (Na+ ).
L’attraction des ions présents autour d’une particule argileuse est due a la faculté que
présente l’argile d’attirer des ions d’une solution .L’attraction des ions vers la surface
est due à la charge négative de cette dernière.
Les cations fixés à la surface peuvent être substitués par d’autres présents dans le
liquide industriel .Cette substitution de cations par d’autre est appelée échange de
cations (Grim, 1968).Comme le montre le tableau I.2 .les valeur de limite
d’ATTERBEG d’un minérale argileux peuvent varier considérablement en fonction des
cations adsorbés Woodward-clyde et Associates , 1967).

Tableau I.3 : valeurs des limites d’Atterbeg de différents minéraux argileux

Dans chacun des deux feuillets décrits précédemment, le cation peut être remplacé
par un cation de taille voisine (pour « tenir » dans le site octaédrique ou tétraédrique),
mais pas nécessairement de même valence. On parle de substitution isomorphe car les
dimensions du feuillet restent quasi inchangées. Ces substitutions entraînent alors un
excès de charges négatives à la surface des feuillets. Cette électronégativité des feuillets
est une des caractéristiques fondamentales des argiles. L'électroneutralité est obtenue
par adsorption de cations compensateurs à la surfaces des feuillets : cations (K+, Na+,
Mg2+, Ca2+, Fe2+...) provenant du fluide.
Par ailleurs, les bords des cristallites possèdent aussi des charges localisées car ils
correspondent à des ruptures de liaisons. La charge des tranches de cristallites dépend
alors du pH (Grunberger 1995) : elle est négative en milieu basique, et positive en

17
Chapitre I : généralité sur les sols

milieu acide (en raison de la fixation de protons H+ sur des ions 02- présents sur ces
bords).

1.7.7. Méthodes d’identification des minéraux argileux

L’identification des minéraux argileux nécessite le recours à un ensemble de moyens


expérimentaux, chacun d’eux permettant de cerner tels ou tels paramètres spécifiques
des minéraux. (Youdjari Djonkamla2010).

I.7.7.1. Analyse par diffraction aux rayons X

Les rayons X sont des radiations électromagnétiques de très courtes longueurs


d’ondes, les matériaux qui présentent une structure cristalline diffractent les rayons X.
Des minéraux dont les structures sont différentes présentent des spectres de diffraction
des rayons X différents. En réalité, on a d’abord identifié les divers minéraux en se
basant sur les différences qui caractérisent ces spectres. Les spectres de la plupart des
minéraux ont été publiés et il est relativement simple de comparer les spectres de
diffraction de minéraux inconnus avec ceux des matériaux connus. Cette différenciation
ne peut toutefois pas être appliquée aux sols suivants : les mélanges de minéraux, et les
sols qui contiennent des matières organiques. Puisqu’il est impossible de procéder à une
analyse quantitative détaillée, on ne peut se faire qu’une idée très approximative de la
nature et de la quantité des minéraux qui sont présents dans ces sols.

I.7.7.2. L’analyse par différentielle thermique

C’est une technique qui consiste à chauffer continuellement un échantillon de sol


inconnu en présence d’une substance inerte de référence, dans un four électrique, à une
température d’environ cent degré Celsius. La structure particulière des minéraux
argileux déterminera des variations thermiques à des températures bien définies pour
des minéraux donnés; les variations enregistrées peuvent ensuite être comparées avec
celles des minéraux connus.
I.7.7.3. Analyse par microscope électronique à balayage et à transmission
Ce procédé présente cependant des difficultés sur le plan de l’interprétation et ne
permet pas d’obtenir des données quantitatives.
I.7.7.4. Analyse chimique
Sur les matériaux calcaires très purs, l’analyse chimique peut se faire par attaque de
l’échantillon à l’acide diluée (HCl 1/20). Pour les sols non calcaires l’attaque sera
effectuée par fusion alcaline à température élevée (Voinovich, 1970).

18
Chapitre I : généralité sur les sols

I.7.7.5. Spectrométrie infrarouge


La méthode apporte des informations qualitatives sur l’identification des espèces,
l’évolution de la structure lors d’un traitement approprié et l’étude des hydrates. La
préparation des échantillons s’effectue selon les techniques adaptées à l’étude des
poudres. Chaque espèce argileuse peut être identifiée par son spectre d’absorption
caractéristique.

I.8.Les principaux problèmes des sols argileux

I.8.1. Phénomène de gonflement


Le gonflement de sol est un terme utilisé pour dire que le volume du sol augmente
,lié aux changements d’humidité des sols très argileux, qui sont capables de fixer l’eau
disponible, mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse (phénomène de
retrait).
Le phénomène de retrait et de gonflement des sols argileux occasionne des dégâts
considérables aux bâtiments. Il est à l’origine de tassements différentiels des terrains
d’assise des constructions qui provoquent des désordres parfois très importants.

Figure I.18. Retrait-Gonflement


1.8.1.1. Nature du phénomène de gonflement
En général, le retrait/gonflement des sols se caractérise par des mouvements de
terrains différentiels de petite amplitude, provoqués par des variations de volume de
certains sols argileux lorsque leur teneur en eau se modifie. Cet aléa ne concerne que
certains sols argileux particulièrement en présence de minéraux gonflants. Les sables et

19
Chapitre I : généralité sur les sols

les limons sableux présentent également des cycles de retrait et de gonflement suivant
les fluctuations de leur teneur en eau, mais d’une amplitude bien plus petite.
Ce phénomène est à l’origine des dégâts importants aux bâtis au cours des périodes
de sécheresse prolongée. En climat tempéré, les argiles sont souvent proches de leur état
de saturation, si bien que leur potentiel de gonflement est relativement limité, elles sont
donc éloignées de leur limite de retrait, ce qui explique que les mouvements les plus
importants sont observés en période sèche. (Hossein nowamooz 2007)
Les propriétés de gonflement des sols argileux dépendent fortement, de leur
composition minéralogique, des pourcentages des différents minéraux ou des types de
minéraux dominants, et de leur caractère dispersé. La structure du réseau cristallin des
minéraux et leur capacité d’échange ionique joue également un rôle important. Les
réseaux cristallins des minéraux argileux sont constitués de deux éléments structurels
principaux, des silicates et des aluminates. (Houssine EJJAAOUANI 2008)

1.8.1.2. Conséquences du gonflement


Les sols expansifs causent des dégâts aux structures civiles et aux chaussées. Les
dégradations causées par le gonflement du sol sont plus spectaculaires que celles de tout
autre risque naturel tel que le tremblement de terre et l’inondation (Jones et Holtz,
1973).
Les désordres causés par le gonflement du sol sont amplifiés lorsque l’expansion est
différentielle. L’analyse pathologique des désordres occasionnés par le gonflement du
sol atteste que ces derniers sont dus à la température, à l’humidité, à l’évaporation, au
degré de saturation, à la distribution irrégulière de l’eau dans le sol et à l’hétérogénéité
structurelle du sol (Nelson et al. 1992).
Quelques désordres provoqués par ce phénomène :
 Cas des bâtiments
Les bâtiments, et particulièrement les maisons individuelles construits sans
précautions sur sols gonflants, présentent souvent des figures de dégradation telles que
fissures des murs porteurs, voire des murs de remplissage, bombement de l’éventuel
radié… qui conduisent parfois à l’instabilité générale du bâtiment par rupture ou
déboisement de ses éléments porteurs. Ces désordres résultent du caractère différentiel
que prennent les mouvements du sol de fondation (terrassement ou gonflement)
sollicitant la structure en flexion ou en cisaillement

20
Chapitre I : généralité sur les sols

Figure I.19. Dégradations et fissurations des façades de bâtiment


 Cas des chaussées
Le gonflement peut provoquer des désordres importants à la structure de la chaussée.
Ce phénomène est causé par des variations de la teneur en eau du sous sol. Il peut être
attribué au climat et à la surcharge. Les désordres subis par la chaussée se résument
généralement à des
fissures qui apparaissent à la fin de la saison sèche sur les accotements de la
chaussée, en saison de pluie ces fissures permettent à l’eau de s’infiltrer plus facilement
entraînant la saturation de ces zones et par conséquent leur gonflement, engendrant ainsi
l’apparition de déformation à la surface de la chaussée, puis l’apparition de fissures
longitudinales qui peuvent être assimilées à la chute de la portance dans les zones
latérales de la chaussée entraînant l’affaissement des bords, ces phénomènes sont
accélérés par le flux routier. Ces désordres s’amplifient avec le début de la saison sèche.

21
Chapitre I : généralité sur les sols

Figure I.20. Dégradation des routes

Autre désordres provoqués :


 Distorsion des portes et fenêtres ;
 Dislocation des dallages et des cloisons ;
 Rupture des canalisations enterrées ;
 Dés encastrement des éléments de charpente ou de chainage ;
 Décollement des éléments composites (carrelage, plâtre,…).

I.8.2.Phénomène de tassement :

Le tassement par définition est la variation de hauteur d’une couche de sol sous
l’effet d’une charge, C’est la déformation verticale du sol due à l'application des
contraintes extérieures, Les tassement peuvent être uniformes ou différents d’un point à
l’autre selon la nature du sol en place.

Figure I.21. Tassement uniforme Figure I.22.Tassement différentiel

Quelques désordres provoqués provoqué par ce phénomène :

22
Chapitre I : généralité sur les sols

Figure I.23. Désordres provoqués provoqué par le Phénomène de tassement

I.8.3.Phénomène de glissement :

Qu’est ce qu’un glissement de terrain ? Le terme de glissement est relativement


général relatif à la stabilité des pentes, mais il désigne essentiellement un processus de
mouvement de versant. La gravité fait subir continuellement des pressions sur les
versants affectant ainsi toutes sortes de matériaux (sols et roches). Les mouvements de
masses (de type rotationnel ou translationnel) sont initiés à partir d’une surface dite de
rupture créée sous l’action de contraintes tangentielles excédant la résistance au
cisaillement des matériaux. On retrouve dans la littérature plusieurs définitions sur les «
glissements de terrains » ou « mouvement de masses » dont les plus utilisées sont les
suivantes :
 Un glissement de terrain correspond à un : «déplacement d'une masse de
terrains meuble ou rocheuse le long d'une surface de rupture par cisaillement qui
correspond souvent à une discontinuité préexistante. Le mouvement est engendré par
l'action de la gravité, de forces extérieures (hydrauliques ou sismiques) ou d'une
modification des conditions aux limites».
 Un "mouvement de masse" s’exprime comme étant tout évènement qui se
manifeste par un déplacement sur une pente d’une masse de sol et/ou de roche sous
l’influence directe de la gravité.
 Un glissement de terrain est un phénomène géologique regroupent un ensemble
de déplacements, plus ou moins brutaux, du sol ou du sous-sol sur un plan de glissement
incliné. Ils résultent le plus souvent d’une rupture par cisaillement à la limite inférieure
de la masse en mouvement. Les volumes en jeux sont compris entre quelques mètres
cubes et quelques millions de mètres cubes. L’origine, le déroulement et les effets des
mouvements de terrain sont extrêmement hétérogènes.

23
Chapitre I : généralité sur les sols

Les déplacements peuvent être lents (quelques millimètres par an) ou très rapides
(quelques centaines de mètres par jour), en fonction des mécanismes initiateurs, des
matériaux considérés et de leur structure. Les mouvements lents entraînent une
déformation progressive des terrains, pas toujours perceptible par l’homme. Ils
regroupent les affaissements, les tassements, les glissements, la solifluxion, le fluage, le
retrait-gonflement et le fauchage. Les mouvements rapides se propagent de manière
brutale et soudaine. Ils regroupent les effondrements, les chutes de pierres et de blocs,
les éboulements et les coulées boueuses

Figure I.24. Un glissement


La plupart du temps, l’eau joue un rôle important dans les glissements de terrain, par
l’action des pressions interstitielles, des écoulements souterrains ou par les pressions
dues au gonflement des minéraux argileux. En simplifiant beaucoup, on peut distinguer
deux types de glissements
I.8.3.1.Glissements rotationnels :
Ce type de glissement est très fréquent. La surface de rupture correspondante a une
forme simple et peut être assimilée à un cylindre dans la plupart des cas (Figure I.23).
Sa projection sur le plan transversal correspond à un arc de cercle, d’où le nom de
glissement circulaire. Dans le cas contraire, le glissement est non circulaire.
Les glissements rotationnels ont quelques caractères communs, dont on distingue
essentiellement
 des fissures de traction apparaissant en tête ;
 un escarpement correspondant au départ de la surface de glissement ;
 un bourrelet de pieds formé à la base par la masse glissée.

24
Chapitre I : généralité sur les sols

Figure I.25. Caractères communs aux glissements rotationnels

I.8.3.2.Les glissements plans


Qui se produisent soit sur une couche plane peu épaisse de caractéristiques
médiocres, soit dans le manteau d’altération, soit dans une couverture d’éboulis (Figure
I.24)

Figure I.26.Glissement plan

I.8.3.3.Glissements sur une discontinuité préexistante


Les discontinuités qui favorisent le glissement le long d’un versant sont celles qui
sont Sensiblement parallèles aux versants, et constituant des surfaces de glissements
potentielles, superficielles quand il s’agit par exemple de la limite qui sépare un sol de
la roche qui le supporte, parfois plus profondes, et plus nettes, quand il s’agit de
discontinuités structurales dans des roches sédimentaires.

25
Chapitre I : généralité sur les sols

Figure I.27. Glissement complexe


A : Basculement de blocs. B : Glissement rotationnel

26
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

II.1.NTRODUCTION

Le sol est un mélange de substances naturelles, comprenant les constituants solides tels
que les particules minérales et constituants fluides comme l’air et l’eau.ces constituants
s’interpénètrent et s’influencent réciproquement. Selon la répartition de l’eau ou l’air, le sol
peut être soit saturé, soit sec, soit dans un état intermédiaire, qu’on appelle état non saturé. Cet
état est caractérisé par la présence d’un potentiel appelé : pression inertielle négative ou
généralement session. Suivant la taille des constituants solides, les limons et les argiles.
La microstructure d’un sol comprend deux aspects : le premier concerne le mode
d’arrangement des particules ou texture ; le deuxième est relatif aux interactions entre les
particules. Les propriétés physico-chimiques et le comportement hydromécanique du sol sont
bien entendu grandement influencés par la microstructure. Une bonne connaissance de
l’évolution de cette dernière au cours de différents chemins de sollicitations peut souvent
aider a expliqué certains phénomènes tel que le retrait, le gonflement et l’effondrement, ect.

II.2. Définition des sols non saturés


L’hypothèse qui consiste à considérer que le sol se trouve soit dans un état sec, soit dans
un état saturé, néglige l’effet de la succion qui se développe au sein d’un sol non saturé et qui
conditionne largement son comportement mécanique.
Le domaine des sols non saturés couvre :
 Soit des ouvrages réalisés par compactage tels que les remblais, les digues, les
barrages en terre et les barrières géologiques d’étanchéité de centre de stockage de
déchets.
Soit des sols naturels dans les régions arides à semi arides et même dans des régions
 tempérées ou les couches de surface sont très souvent non saturées (figure II.1)

Figure II.1 : sol humide et non saturé (M.Callaud 2004)

27
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Fredlund et Rahadjo (1993), proposent d’ajouter à ces trois phases, un autre système qui
présente des propriétés physiques différentes des autres notamment par le pouvoir
d’exercer une tension superficielle (Tensil pull). Il s’agit de l’interface eau-air
(Contractil Skin). Le comportement mécanique des sols non saturés et ainsi régi par
l’interaction entre ces différentes phases. (Cité par CHIKHI K, 2011)

II.3.COMPOSITION D'UN SOL NON SATURE

Dans la nature le sol se trouve en général en état non saturé qui est un milieu poreux
triphasique composé de trois phases en proportions variables (figure I-1) :
 La phase solide : ou squelette solide est constitué par les grains minéraux de
l'agrégat.
 La phase liquide : constituée par l'eau occupe les vides de l'agrégat. Si tous les
vides sont remplis par l'eau, le sol est dit saturé; sinon, il est partiellement saturé ;
 La phase gazeuse : dans un sol partiellement saturé une partie des vides de
l'agrégat est remplie par du gaz, essentiellement de l'air

II.4.L’EAU DANS LE SOL


L’eau a un effet considérable sur le comportement mécanique des sols et elle peut
se trouver dans plusieurs états à l’intérieur d’un sol, suivant l’intensité des forces liant
ses molécules aux particules solides, et ces différents états de l'eau dans le sol et ses
mouvements permettent de définir différents types (Figure I-2) :
 L’eau de constitution, qui entre dans la composition chimique des minéraux
dont les particules de sol sont formées. En général, ce type d'eau influence peu le
comportement du sol, sauf lorsqu'il est soumis à une température très élevée et a besoin
d’une température de 550 °C pour être éliminée.
 L’eau liée, est présente sur la surface des particules fines de sol, grâce aux
propriétés colloïdales des particules argileuses, et a une viscosité élevée et ne transmet
pas les pressions. Elle a besoin d’une température élevée de 200 °C pour être évacuée ;
 L’eau libre, qui s’écoule librement, dans des macroporosités du sol sous l’effet
des forces de pesanteur. Elle peut être éliminée par séchage à l’étuve à une température
de 105 °C; (Azzouz F- Z., 2006)
 L’eau capillaire ou de rétention, que l’on rencontre dans les sols non saturés
et qui se maintient au contact des particules solides sous l’action des tensions
superficielles et prennent naissance à l’interface eau-air. Cette eau, remplit des pores
28
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

capillaires, si petits qu’ils ont la taille d’un cheveu et malgré la pesanteur, ne peut
s’écouler librement; (Fredlund et al. (1977))

Figure I.2 : Différents états de l’eau dans le sol [P.DELAGE]

Dans le sol, uniquement une partie de l’eau (mobile) qui influe sur la perméabilité
des sols non saturés
 la zone de l’eau libre située au-dessous du niveau hydrostatique tel qu’on le
mesure dans un piézomètre ouvert;
 la frange capillaire qui comprend elle-même, à sa base, une zone de saturation
dans laquelle tous les pores du sol sont remplis d’eau maintenue en équilibre par les
tensions superficielles (eau capillaire continue) et, au-dessus, une zone de rétention dans
laquelle certains pores sont occupés par l’eau et les autres par de l’air ou la vapeur d’eau
(eau capillaire isolée). L’épaisseur de la zone de rétention est plus importante lorsque la
nappe baisse que lorsqu’elle remonte;
 enfin, tout à fait en surface, une zone de dessiccation temporaire dont la teneur
en eau, très faible, varie selon les conditions extérieures.

29
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Figure I.3 : différentes zones de sol dans une nappe libre au repos (Xiang-Ling
LI,1999).

II.5.LE GAZ DANS LE SOL


L'influence du gaz sur le comportement du sol dépend largement du degré de
saturation. Lorsque la phase gazeuse est continue, l'effet du gaz sur le comportement
hydromécanique se traduit par l'effet de la succion. Par contre, lorsque la phase gazeuse
est discontinue et se présente sous forme de bulles d'air piégées dans l'eau par exemple,
la phase fluide (mélange d'eau et de bulles d'air) du sol se comporte comme un liquide
très compressible.

II.6.ETAT DES SOLS


On distingue plusieurs états hydriques des sols en fonction de leur engorgement,
allant des sols saturés aux sols sec
II.6.1. Les sols saturés
Tous les vides sont remplis, même les porosités les plus larges et le sol ne peut
évidemment plus emmagasiner d’eau. Les proportions en eau varient en fonction de la
nature des matériaux qui constituent le substrat. Les sols saturés contribuent
inévitablement à alimenter les cours d’eau.
II.6.2. La capacité au champ :
La capacité au champ désigne l’état d’humidité dans lequel reste le sol après
ressuyage car il reste toujours de l’eau retenue dans les porosités. C’est la capacité de
rétention maximale en eau. Le ressuyage consiste en une vidange de macroporosités.

30
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

II.6.3. Le point de flétrissement


Le point de flétrissement est le point à partir duquel la plante sent le manque
d’eau. Il intervient lorsque l’eau présente dans les microporosités du sol, les capillaires,
ne peut plus être absorbée par les poils absorbants des racines des végétaux : la force de
succion des capillaires est supérieure à la pression osmotique résultant de
l’évapotranspiration. Bien entendu, le point de flétrissement varie si l’on tient compte de
la nature des végétaux.
II.6.4. Les sols secs
Cela se produit donc lorsqu’il ne reste plus d’eau dans les capillaires à cause de
l’évapotranspiration et de l’évaporation : on le remarque aux fentes de dessiccation qui
craquèlent le sol desséché.

III.7.La succion dans les sols


Les sols non saturés sont caractérisés par la présence d’une troisième phase gazeuse
en plus des deux phases solide et liquide qui composent les sols saturés.la présence de
cette phase gazeuse se traduit par une pression interstitielle négatif si l’on considère la
pression de l’air comme origine des pressions.
La pression interstitielle négative confère aux sols non saturés des caractéristiques
physiques et mécaniques qui les distinguent des sols saturés, et rendent ainsi
insuffisantes la théorie de la mécanique des sols classique qui avait comme hypothèse
principale la saturation du milleu (DERFOUF-MOUNIR 2011)
III.7.1.Définition de la succion :
La succion est une pression plus faible que celle de l'air qui s'exerce sur l'eau à
l'intérieur des grains, conduit à des mouvements de l'eau donc c’est une pression
négative de l’eau des pores (Silvai, 1966). D’après Bakkari A. (2007) la succion est une
mesure de l’attraction entre le sol et l’eau. Ce phénomène permet à l'eau de s'élever à
une hauteur supérieure à celle de l'état naturel. La succion est le paramètre le plus
important du comportement hydraulique et mécanique des sols non saturés.
La succion du sol peut varier dans un très large éventail, de 0 pour un sol saturé à
106 kPa pour un sol séché à l’étuve. (Cui Y. J.  Delage P)
III.7.2.Composantes de la succion
La succion totale du sol peut étre vue comme la somme de deux composantes
principales : la succion matricielle et la succion osmotique (Aitchison, 1965 cité par
Fredlund et Rachardjo, 1993).La succion matricielle exprime la capacité de rétention

31
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

d’eau des composants du sol. Elle est la somme d’une composante capillaire et d’une
composante associée aux forces d’adsorption développées par les particules d’un sol. La
succion osmotique du sol est liée aux sels présents dans le sol.
II.7.2.1. Succion matricielle :
La succion matricielle exprime la capacité de rétention d'eau de composants du sol,
elle est dépendante des propriétés capillaires du milieu et des propriétés d’adsorption
développées par les particules d’un sol. Elle est généralement considérée comme la
composante dominante de la succion totale dans le cas des sols non-plastique.
II.7.2.2.succions capillaire :
Lorsqu’un liquide et un gaz sont en contact, l’interface entre les deux phases est le
siège d’une tension de surface Ts. En effet, une molécule à l’intérieur du liquide n’est
pas soumise aux mêmes forces d’interaction intermoléculaires qu’une molécule se
situant à l’interface liquide-gaz. Cette propriété permet d’expliquer le phénomène
d’ascension capillaire (fig.II.6). (Lérau J., (2006).)

Figure II.4.phénomène d’ascension capillaire.Capillaryrise


.
La relation de Jurin-Laplace relie la pression capillaire au du tube capillaire. Elle
montre que plus le tube est petit, plus la pression capillaire est élevée.

2Ts cos α
Pc = ua – uw =
𝑟

Avec : Pc : pression capillaire(KPa) ;


α : angle de mouillage ;
Ua : pression de l’air au-dessus de l’interface(KPa) ;
Uw : pression de l’eau en dessous de l’interface(KPa) ;

32
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Ts : tension de surface (N.m) ;


r : rayon du tube capillaire(m).
Cette définition a été généralisée à n'importe quel état de contrainte mécanique.
Aujourd'hui, en Mécanique des Sols, les deux notions de pression capillaire et de
succion sont équivalentes.
II.7.2.3. Succion d’adsorption :
Dans les sols fins non saturés, contrairement aux sols grenus, l'action d'attraction de
l'eau par le sol n'est pas seulement dues à la capillarité, mais aussi aux actions
d'adsorption physico– chimique car les argiles sont des particules chargées
négativement, et de ce fait, ont tendance à adsorber de l’eau à leur surface.
Selon ( Masekanya J-P. 2008), les forces mises en jeu sont :
 la liaison hydrogène entre les molécules d’eau et les atomes d’oxygène ;
 les hydroxydes situés à la surface des feuillets argileux ;
 l’eau nécessaire à l’hydratation des cations attirés par les défauts de charge du
feuillet;
 l’eau attirée par l’attraction osmotique créée par la concentration de cations au
voisinage du feuillet;
 l’attraction électrique du pôle positif du dipôle que forme la molécule d’eau ;
 les forces d’attraction.

II.7.3. Succion osmotique :

La succion osmotique ou pression osmotique est la capacité de rétention d’eau par


les sels présents sous forme dissoute dans l’eau interstitielle. Elle existe lorsque l’eau est
une solution saline. Si la concentration de sel est faible, ou dans le cas de sable qui ne
contient généralement pas de sels cette composante peut être négligée et la succion
totale se réduit à la succion matricielle.
La succion osmotique π est identique à la pression osmotique. Elle est créée par la
force liée à la répulsion osmotique lorsque des sels solubles sont présents dans l'eau.
Elle dépend de leur concentration. On a :

ρw RT
π=- ln xT
Ww

Avec :
R : la constante des gaz parfaits (R = 8.31432 J/(mol K))

33
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

T : la température absolue (°K) ρw : la masse volumique de l'eau (kg/m 3 )


ωw : la masse molaire de la vapeur d'eau (18.016 kg/ kmol)
xw : la fraction molaire d’eau dans la solution
Houston et al. 1994 (cité par Alshihabi O., 2002) confirment que la succion
osmotique diminue quand le degré de saturation augmente. En géotechnique elle n'est
en général pas pris en compte, car son influence serait négligeable (Fredlund &
Rahardjo 1993 ; Delage 1999).

II.7.4. Succion totale

La succion totale du sol peut être vue comme la somme de deux composantes
principales : la succion matricielle et la succion osmotique (Aitchison, 1965 cité par
MEKKI L2009)

- La succion matricielle qui est liée au phénomène de capillarité et d’adsorption ;

-La succion osmotique.

La succion totale =  succion matricielle + succion osmotique

II.7.5. Effets de la succion sur les particules solides :


Dans un sol non saturé, on peut admettre que les pores jouent un rôle semblable aux
osmotique
tubes capillaires. Les tensions superficielles dues aux ménisques trouvent une réaction
sur les particules solides (figure II.7). Ces réactions engendrent certaines contraintes
supplémentaires sur le squelette du sol. Elles modifient le champ de déformations et le
comportement mécanique en général.( Ghanem Fadhila 2011)

Figure II.5 : Effets de la succion sur les grains du sol. (Ghanem -2011)

34
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

II.8.Technique de mesure et de contrôle de la succion

II.8.1. Techniques de mesure de la succion

Actuellement, il existe plusieurs méthodes pour mesurer la succion dans un sol. La


succion totale peut être déterminée par mesure de la pression de vapeur ou de l’humidité
relative à l’aide de la méthode psychrométrique ainsi que par la méthode du papier filtre.
La succion matricielle peut être obtenue directement ou indirectement.

L’objet de cette partie est de présenter des différentes techniques d’imposition et de


mesure de la succion d’un le sol intact (à l’état naturel).

II.8.1.1. Tensiomètre

Par définition, la succion matricielle est donné par :

𝑆 =𝑈𝑎 −𝑈𝑤

Lorsque la pression d’air est égale à la pression atmosphérique prise comme référence,
on a S= - 𝑈 𝑤 avec 𝑈𝑤0

Le tensiomètre est destiné à mesurer cette pression négative de l’eau directement dans
le sol. C’est une technique essentiellement utilisée in-situ. Le tensiomètre est constitué par
un petit réservoir d’eau désaérée une extrémité est recouverte par une couche de
céramique poreuse imperméable à l’air, mais perméable à l’eau, afin d’empêcher le
passage d’air. Il est connecté à un manomètre via un tube remplis d’eau désaérée. Pour
mesurer la pression négative du sol, on introduit le tensiomètre dans un trou foré
préalablement dans le sol ou pression négative du tensiomètre, mesurée par le manomètre,
fournit directement la pression négative de l’eau du sol.

35
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Figure II.6 : (a) principe de plaque de tensiomètre, (b) plaque de tensiomètre (Cui et Delage
(2000)).

Cette méthode est limitée à une succion maximale de l’ordre de 500Kpa à cause de la
cavitation. En pratique, le tensiomètre doit être placé dans une éprouvette ou dans le sol
préalablement foré. Donc, il est nécessaire d’assurer à tout moment un bon contact entre le sol
et le réservoir d’eau, au travers de la céramique poreuse, afin d’assurer une continuité de la
phase d’eau entre le réservoir et le sol, et cela malgré le retrait éventuel du sol.

II.8.1.2. Plaque de succion

Le principe de la plaque de succion est le même que celui du tensiomètre ; elle sert aussi à
mesurer la pression négative de l’eau d’un sol dont l’air est à la pression atmosphérique. Par
contre, cette technique est essentiellement utilisée en laboratoire. (La figure II.10(b)).
Représente une coupe schématique de cet appareil. Cette méthode est généralement limitée à
une succion maximale de l’ordre de 500 KPa.

II.8.1.3. Méthode psychrométrique

Un psychromètre est un dispositif qui permet de mesurer l’humidité relative d’un sol, et
par conséquent, sa succion totale. Le principe de l’appareil est de mesurer la température
d’une goutte d’eau qui s’évapore, cette température étant inférieure à la température ambiante.
La différence entre les deux températures est une fonction de l’humidité relative. Il existe
deux types de capteurs utilisant chacun un principe physique différent pour mesurer la
température d’évaporation de la goutte d’eau. Il y a les psychromètres à transistors décrits par
Richards (1958) cité par Yalçin (1992), et les psychromètres à thermocouple utilisant l’effet
Peltier introduits par Spanner (1951).

36
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Cette technique est utilisable pour des succions comprises entre 0,1 et 80 MPa.

II.8.1.4. Méthode du papier filtre

Le papier filtre est également utilisé pour mesurer la succion. La courbe de rétention d’eau
du papier filtre est calibrée à l’avance. Lorsque le papier (sec au départ) est mis en contact
avec le sol, l’équilibre hydraulique entre le papier et le sol s’établit au bout d’un certain temps
par transfert d’eau ou de vapeur. On peut considérer dès lors que la succion est égale à la
succion du sol. La succion du papier filtre est donnée par sa courbe de rétention d’eau en
mesurant sa teneur en eau après l’équilibre. Donc, la mesure est indirecte. Théoriquement, elle
permet de mesurer aussi bien la succion totale que la succion matricielle (Fredlund, et al.,
1993). Si le papier est mis en contacte direct avec le sol, l’équilibre se fait par transfert d’eau.
Dans ce cas on mesure la succion matricielle. Si le papier est suspendu au dessus du sol,
l’équilibre sera fait par transfert de vapeur d’eau, on mesure alors la succion totale. Dans ce
dernier cas, l’équilibre est en fait contrôlé par l’humidité relative de la phase gazeuse autour
du sol.

Cette méthode est simple et facile à mettre en œuvre. Elle est utilisée couramment en
laboratoire. Un défaut réside dans sa sensibilité à l’effet d’hystérésis du papier filtre.
Normalement, on utilise le papier initialement sec et la courbe de séchage. La température est
bien entendu un facteur important pour la précisons de la mesure. D’autre part, une balance de
haute précision est nécessaire. Enfin, si le papier a été mis en contact avec le sol, il faut
s’assurer qu’aucun grain ne reste collé dessus.

Figure II.7 : Méthode du papier filtre ‘Dellage et All).

D’après Gardner la gamme de succion accessible par cette technique est comprise entre
quelques Kpa (30kpa) et plusieurs centaines de Mpa (100000Kpa).

37
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

II.8.2. Technique de contrôle de la succion

Les techniques de contrôle sont conçues de telle manière qu’on puisse imposer une succion au
sol et mesurer la teneur en eau correspondant à l’équilibre hydrique..

Il existe essentiellement trois techniques : la méthode de surpression d’air, la méthode


osmotique et la méthode à pression de vapeur. Cette dernière méthode permet d’imposer des
succions très élevées. Le principe est le même que celui de la dessiccation à vide.

II.8.2.1. Méthode de la surpression d’air


La méthode de surpression d’air est basée sur le principe de la translation d’axe décrit
brièvement ci-dessus. On travaille avec l’eau pure, de sorte qu’il n’ya pas de succion
osmotique. Dans les essais ordinaire, si l’on prend la pression atmosphérique comme
référence (égale à zéro), la succion matricielle est égale à la pression d’eau changée se signe :
si l’on veut imposer une certaine succion à l’éprouvette au cours d’essai dans lesquels d’air
est à pression atmosphérique, il faut appliquer une pression d’eau négative à l’éprouvette.
Mais des difficultés sont rencontrées dans ces conditions à cause de la cavitation : lorsque la
pression d’eau se trouve aux environs de 100Kpa, la cavitation apparaît dans le système de
mesure. Par conséquent, le système de mesure se remplit de gaz (vapeur d’eau
essentiellement) et l’eau est poussée par le gaz dans l’éprouvette. On perd alors le contrôle
des essais. Pour éviter ce genre de problème pratique, on recourt à la technique de translation
d’axe sur laquelle repose la méthode de surpression d’air r. l’objectif de la translation d’axe
consiste à appliquer au sol une pression d’air plus haute que la pression atmosphérique (une
surpression), tandis que la pression d’eau reste constante. Par exemple, pour avoir s=100Kpa
on peut appliquer une pression d’air Ua=200Kpa tandis que Uw=100Kpa.
Ainsi, la pression d’eau reste positive, ce qui ne pose pas de difficulté expérimentale.

Figure II.8: Cellule de Richards pour le contrôle de succion par translation d’axe (Delage et
Al.)

38
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Un disque en céramique avec une forte valeur d’entrée d’air permet d’éviter l’entrée d’air
dans le circuit d’eau. Il s’agit d’une sorte de pierre poreuse perméable à l’eau, mais peu
perméable à l’air, à condition que la pression d’air appliquée soit inférieure à la valeur
d’entrée d’air. Cela permet de contrôler séparément la pression d’air appliquée soit inférieure
à la valeur d’entrée d’air. Cela permet de contrôler séparément la pression d’air Ua et celle
d’eau Uw. On peut trouver dans le commerce des disques en céramique ayant de différentes
valeurs d’entrées d’air. Le principe de translation d’axe est illustré par la figure II.13.
La méthode de surpression d’air est fréquemment utilisée dans l’étude du comportement
hydromécanique du sol non saturé : détermination de la courbe de rétention d’eau (la teneur
en eau en fonction de la succion), détermination du coefficient de perméabilité hydraulique à
une succion donné, essais œdométrique à succion contrôlée, essais triaxiaux à succion
contrôlée, etc. cette méthode est limitée à une succion inférieure à 1500kpa pour des
problèmes de résistance de l’équipement d’essai. D’autre part, la pression d’air appliquée doit
toujours être inférieure à la valeur d’entrée d’air de la pierre poreuse, si non, l’air entrerait
dans le système de mesure et on perdrait alors le contrôle de la succion. (Delage et al).
II.8.2.2. Méthode osmotique
 Principe de la méthode osmotique
L le principe de la méthode osmotique est illustré sur la figure II.11. L’eau pure est mise
en contact avec une solution à travers une membrane semi-perméable qui laisse les molécules
d’eau mais pas grosses molécules du soluté.
Par la suite de la différence de concentration entre l’eau et la solution, l’eau pure à
tendance à s’écouler ver la solution à travers la membrane afin d’obtenir u équilibre. Si
l’écoulement d’eau est restreint, il y a une différence de potentiel chimique entre l’eau et la
solution. Pour équilibrer cette différence de potentiel, une différence de pression entre l’eau et
la solution apparaît. Cette différence de pression est la succion osmotique. Par contre, si
l’écoulement d’eau n’est pas empêché, un échange d’eau se produit. Il s’arrête lorsque
l’équilibre des potentiels chimiques est atteint. Bien entendu, le volume d’eau échangé dépend
de la concentration de la solution. (Xiang-Ling LI,1999).

39
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Figure II.9 : mise en œuvre de la technique osmotique

 Imposition de la succion par la méthode osmotique


Cette méthode repose sur le mécanisme de la pression osmotique créée dans le
sol à l’aide d’une membrane semi-perméable et d’une solution.
Le soluté utilisé est le polyéthylène glycol 20000 (PEG 20000). La taille des
molécules de PEG 20000 est plus grande que la taille des pores de la membrane semi-
perméable utilisée. De ce fait, la membrane est perméable à l’eau mais pas eau grosses
molécules de PEG 20000.
Lorsque le sol est mis en contact à travers une membrane semi-perméable avec la
solution de PEG préparée préalablement à une concentration bien déterminée, du fait
qu’il existe une différence de potentiel chimique entre l’eau interstitielle du sol et la
solution de PEG, un échange d’eau entre la solution et le sol va se produire (tendance à
l’équilibre). Si la solution est contenue dans un flacon relativement grand, on peut
considérer que cet échange d’eau ne modifie guère la concentration de la solution. Par
conséquent, lorsque l’équilibre est établi entre l’eau dans le sol et la solution, on peut
considérer que le potentiel chimique de la solution représente la succion dans le sol.
La relation entre la concentration et la succion pour la solution de PEG à25°C a été
calibrée expérimentalement (figure 11.12). Ainsi, à l’aide de la courbe d’étalonnage de
la solution de PEG 20000 (concentration- succion) de Williams et Shaykewish (Vicol,
1990), on peut imposer une succion donnée au sol en fonction de la concentration de la
solution. (Xiang-Ling LI, 1999).

40
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Figure II.10 : courbe de calibration e la concentration de la solution PEG en fonction de la


succion (à 25°C). (Xiang-Ling LI, 1999)

Tableau II.1: succion imposées par la technique osmotique (Derfouf-M)

Il faut noter que la succion imposé dépond également de la température

II.8.2.3. Technique de dessiccateur à vide (Méthode à pression vapeur)


 Principe de la méthode du dessiccateur à vide
Cette technique est également basée sur l’équation de Kelvin. On impose l’humidité
relative constante à l’aide de solution saline saturée dont les concentrations sont connues.
L’échantillon de sol est placé dans une enceinte sous vide contenant une solution de
composition chimique connue. Chaque type de solution saline saturée correspond à une
humidité relative connue en fonction de ses propriétés physico-chimiques. Lorsque l’équilibre
entre le sol et la solution est atteint par transfert de vapeur d’eau, la succion du sol est

41
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

équivalente à l’humidité relative de la solution (loi de Kelvin). Le tableau (II.1) fournit les
valeurs d’humidité relative mesurées et les succions équivalentes correspondant à différentes
solutions salines saturées (Delage et Al., 1996).

Tableau II.2 : L’humidité relative RH et la succion totale de différentes solutions salines


saturées. (Xiang-Ling LI, 1999).

Tableau II.3 : caractéristiques des solutions salines utilisées à 20°C.

 Facteurs influençant sur les mesures par la méthode de la pression à vapeur


La température est un paramètre fort sensible ici, ici non seulement parce qu’elle
intervient directement dans la loi de Kelvin, mais aussi à cause de son influence sur les
propriétés physiques et chimiques des solutions. C’est pourquoi l’utilisation d’un bain
thermosta- tique est conseillée.

42
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Delage et Al. (1996) démontent que 1% d’erreur sur la mesure d’humidité relative peut
donner une valeur de 1,38MPa d’incertitude sur la mesure de la succion.
Dès lors, cette technique a certaines limites pour une succion inférieure à 10MPa. D’autre
part, la mise en équilibre est d’autant plus lente que les éprouvettes sont volumineuses. En
conséquence, la durée d’essai est importante.
Les techniques de mesure et de contrôle (ou d’imposition) de la succion présentées ci-
dessus sont couramment utilisées dans les recherches sur le comportement hydromécanique
des sols non saturés.
Tableau II.4 : Techniques de mesure et de contrôle de la succion.

La détermination du moment où l'équilibre est atteint est fort délicate et dépend souvent
du mode opératoire utilisé. Dans certains cas (méthode de la surpression d'air, plaque de
succion, dessiccateur à vide, etc.), elle se fait par pesée des éprouvettes à intervalles réguliers.
Ceci présente le risque d'altérer l'éprouvette et le contact entre la pierre poreuse ou la
membrane et le sol, par conséquent, apporte une certaine imprécision. Par contre, le
psychromètre permet aisément la détermination du moment où l’équilibre est atteint, sans
devoir manipuler l’éprouvette. Il suffit de faire des mesures à intervalles réguliers. Lorsque les
lectures cessent d'évoluer, l'équilibre est atteint.

La longue durée nécessaire pour atteindre l'équilibre provoque aussi certaines difficultés
expérimentales. Par exemple, la membrane semi-perméable utilisée dans la méthode
osmotique risque d'être défectueuse au bout d'un certain temps à cause des bactéries se
développant dans la solution.

43
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

La température conditionne les mesures dans plupart des techniques. Il faut donc prendre
plus de précautions que lors d'essais traditionnels
Une analyse détaillée de la validité des résultats fournis par différentes techniques a été
proposée par (Ling LI., (1999)

II.9. Relation teneur en eau-succion (la courbe de rétention d’eau)

Considérons un sol initialement saturé en eau. Si on lui applique une pression d’air, à
partir d’une valeur de pression critique appelée pression d’entrée d’air du sol, les charges
pores commencent à se vider. La loi de Jurin Laplace permet d’affirmer qu’une augmentation
de la pression d’air appliquée au sol entraine un drainage de pore de taille de plus en plus
petite.
La succion du sol est reliée à la quantité d’eau qui y est présente à cause d’interactions de
type capillaire ou d’adsorption entre l’eau et les particules du sol. Cette relation est une
caractéristique spécifique d’un type de sol et peut être déterminée expérimentalement par les
méthodes de contrôle de la succion présentées dans ce chapitre. Elle est représentée par une
courbe appelée « courbe de rétention » (ASTM).
La relation succion – teneur en eau n’est pas univoque. La figure II.13, montre que le sol
est plus humide à la dessiccation qu’à l’humidification pour une même valeur de succion.
Il résulte que le sol présente un comportement non univoque, qui fait intervenir à priori
l’histoire hydrique du sol, complique singulièrement la description des écoulements dans
les sols non saturés. Cette non- unicité est liée au phénomène d’hystérésis qui signifie que
les caractéristiques hydrique pour un sol en séchage et en humidification ne sont pas les
même.

Figure II.11: courbe de rétention- phénomène d’hystérésis (Ghanem F 2011).

44
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Une courbe de succion est propre à un matériau. La pente de cette courbe indique l’effort
de drainage pour faire varier la teneur en eau W(%).
N.B : pF est le logarithme décimal de la valeur absolue de la succion, exprimée en cm
d’eau. Il est utilisé pour éviter la manipulation des chiffres aussi importants.
[1Mpa = 10000 cm d’eau =pF] (Schroeder C, 2002) et (Arsenie I-M, 2009).

Figure II.112: les courbes de rétention pour différents types de sols (D. G. Fredlund et al.
1994)

II.10.Les paramètres d’environnements qui influent sur la précision


des essais
 La température
Le flux de l’eau dans le matériau est directement lié à la viscosité de l’eau de plus la
valeur de la viscosité est élevée, plus le débit est faible. De façon la viscosité est très
sensible à la température ; quand on élève la température, la viscosité diminue pour les
liquides et augmente pour le gaz (Joulié 1998).en effet dans les liquides l’élévation de la
température, provoque une augmentation des distances intermoléculaires qui génère des
frottements plus faible au sein du fluide donc une viscosité plus faible. A l’inverse dans
le gaz l’augmentation de température entraîne une augmentation de vitesse des
molécules et donc une augmentation du taux de collision. La viscosité augmente donc la
température augmente (BOUROKBA MRABET).
 Les cycles Dessiccation- Humidification
Les alternances de dessiccation et d’humidification provoquent dans la masse de sol
des tensions qui fissurent le sol en tous sens et de plus en plus finement. Lorsque le sol
humide se dessèche, l’eau s’évapore et les colloïdes se contractent, créant dans la

45
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

matrice soit des fissures apparentes, soit des zones de moindre résistance : le sol se brise
facilement. C’est l’effet de retrait qui généralement progressif (BOUROKBA
MRABET).
 Nature du percolât
L’utilisation de l’eau distillée peut causer une augmentation du gonflement et/ou une
dispersion, ce qui a pour conséquence de diminuer la valeur de la conductivité
hydraulique. C’est pourquoi il est préférable d’utiliser le fluide que l’on trouve in- situ,
afin de limiter tous les risques d’erreurs sur les résultats dus à ce paramètre (Oslen
1965 ; Dunn et Mitchell1984).

II.11. CHEMIN D’HUMIDIFICATION DRAINAGE

L’action de la pression capillaire (uc= ua – uw) est mise en relief sur un chemin de
drainage humidification, dans lequel l’échantillon n’est soumis à aucune contrainte
extérieure. Dans la pratique, de nombreux phénomènes suivent en première
approximation ce type de chemin : retrait – gonflement dans les sols superficiels lors
des variations au niveau de la nappe phréatique ou dans la géotechnique routière. Ce
chemin est obtenu par des essais dont le principe est d’imposer au sol une suite de
pressions capillaires croissantes jusqu’à séchage complet (drainage), puis appliquer
ensuite de pressions décroissantes afin de le réhumidifier (imbibition). Chaque point de
la courbe expérimentale correspond à la moyenne de deux échantillons de sol. Une
représentation englobant en même temps, la variation des paramètres (pression
capillaire, indice des vides, degrés de saturation et teneur en eau) est nécessaire. Cette
représentation permettra de mettre en évidence les correspondances entre les variations
de ces paramètres. (Fleureau et Indarto 1993).

II.11.1. Chemin humidification drainage sur une pâte

Les chemins de drainage - humidification sont étudiés pour un matériau,


initialement préparé sous forme de pâte à wP = 1.5 wL. Dans le cas général, l’application
d’une pression interstitielle négative à un échantillon de sol se traduira simultanément
par une variation de volume et de teneur en eau, ou encore d’indice des vides et de
degré de saturation. C’est pourquoi il est nécessaire de disposer d’une représentation
globale de l’état du matériau incluant tous ces paramètres.
La représentation constituée par les graphiques [e, w] et [Sr, w] est à rapprocher des
abaques proposés par Fredlund et Morgenstern (1976), Biarez et al.(1988) et Zerhouni

46
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

(1991), qui permettent de définir l'état du sol à partir d'une figure unique, paramétrée
par les différentes variables. Il apparaît néanmoins qu'une représentation explicite est
plus claire et plus facile à utiliser qu'une représentation groupée.
Exemple La figure (II.14) représente les résultats d’un essai de drainage
humidification sur un limon naturel moyennement plastique (le limon de Jossigny, w L =
37 %, IP = 21 %), (Fleureau et Indarto 1993).
Sur le chemin de drainage (de l’état saturé à l’état sec ) on peut retirer les
comportements repères suivant :
- Du point initial A au point d'entrée d'air B correspondant à une pression
capillaire (ua - uW)d de 0.8 MPa, le sol reste saturé et se comporte de façon analogue à
un sol saturé normalement consolidé sur un chemin de consolidation isotrope, avec une
variation sensiblement linéaire de l'indice des vides en fonction du logarithme de la
pression capillaire.
- Du point B au point C, le sol se désature légèrement, mais cela n'affecte pas sa
compressibilité. On note sur le diagramme [w, e] que le point C, dont la pression
capillaire (ua - uw)SL est de l'ordre de 2 MPa, correspond à la limite de retrait
conventionnelle du sol définie par l'intersection de la droite de saturation (d'équation e =
Gs.w, où Gs représente la densité des grains solides) et de l'asymptote horizontale au
palier de retrait pour w=0.
- De C à D, le matériau ne se déforme pratiquement plus, tandis que son degré de
saturation diminue très rapidement jusqu'à 0. On constate, sur le graphe [w, Sr], que,
pendant cette phase de forte désaturation, la variation du degré de saturation est
sensiblement proportionnelle à celle de la teneur en eau.
Le chemin d’humidification met en évidence une caractéristique fondamentale du
comportement du sol non saturé à savoir l’hystérésis des courbes de variation des
différents paramètres en fonction de la pression capillaire. Cette hystérésis est liée à
plusieurs facteurs :
- La présence d’air piégé dans le sol.
- Une variation de l’angle de mouillage en fonction du processus (humidification ou
dessiccation). En effet le rayon de courbure est plus grand pour un ménisque qui avance
que pour celui qui recule.
- La non uniformité géométrique des pores (effet « ink-bottle ») : Durant le
drainage, les vides restent remplis d’eau jusqu’à ce que la succion soit suffisamment
grande pour que le plus petit des pores se désature. Tandis qu’en humidification les
47
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

vides se remplissent d’eau pour une succion plus faible puisque celle-ci correspond au
seuil du plus grand des pores.
- Le phénomène de retrait affectant la phase solide sous l’effet de l’augmentation de
la pression interstitielle négative est un comportement plastique dans le domaine saturé
ou quasi saturé, par conséquent, ce phénomène de retrait n’est pas réversible d’où
l’hystérésis observé dans le plan [log uC, e].
On retrouve les mêmes phases de comportement :
- De D à C', le comportement volumique est parfaitement réversible, mais on
observe une hystérésis importante du degré de saturation. - De C' à B', le matériau se
résature, mais présente une forte irréversibilité dans le plan [ua - uW, e] ; la pression
capillaire de résaturation (ua-uW)r est sensiblement plus faible que la pression de
désaturation.
-Enfin, entre B' et A', le sol se comporte comme un sol saturé surconsolidé. La
description du premier cycle d’humidification drainage du limon de Jossigny met en
évidence trois phases dans le comportement du matériau, que l'on retrouve dans tous les
types d'argile, y-compris les argiles gonflantes (Fleureau et Kheirbek-Saoud, 1993) :

- Pour uC < (ua - uW)d : un domaine saturé où le sol subit des déformations
plastiques importantes,
- Pour uC > (ua - uW)SL : un domaine non saturé dans lequel le sol se déforme très
peu et de façon élastique ; c'est dans ce domaine que l'on observe la plus forte
irréversibilité des variations de degré de saturation.
- Dans le domaine intermédiaire entre B et C ( (ua - uW)d < uC < (ua - uW)SL ) : le
sol reste quasi-saturé (Sr > 85%) et son comportement est peu différent de celui du sol
saturé ; la phase eau reste généralement continue, mais présente des bulles d'air
dispersées.

48
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Figure II.13. Premier cycle d’humidification drainage sur le limon de Jossigny


Normalement consolidé ((Fleureau et Indarto 1993)

II.11.2. Chemin humidification drainage sur un matériau compacté L’optimum

Cui et Delage (2000) ont réalisé des photographies par microscope à balayage sur les
différents états de structure des sols compactés, à la même densité sèche mais à
différentes teneurs en eau (figure II.15). Ils ont montré que :
- La macrostructure est prédominante dans les sols compactés du côté sec de
l’optimum.
- La microstructure est plus importante pour les sols compactés à l’optimum ou à
Une teneur en eau supérieure.

49
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Figure II.14. Photographie au microscope électronique à balayage d’échantillons du


limon de Jossigny compactés (Delage et Cui 2000)

Le chemin d’humidification drainage sur le limon de Jossigny compacté à l’OPN


est également représenté sur la figure (II.16). Fleureau (1993) a constaté une forte
analogie entre ce chemin et celui sur le limon consolidé à la contrainte de 1 MPa, ce qui
correspond à la valeur couramment admise de la contrainte effective de consolidation
équivalente. Les chemins sur les sols compactés à l’OPN présentent généralement assez
peu d’hystérèsis dans le plan de l’indice des vides en fonction de la pression capillaire.

50
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Figure II.15. Influence de la pression capillaire maximale de drainage du sol sur le


Chemin D’humidification-drainage. (Fleureau 1993)

II.12. COURBE DE SUCCION OU DE RETENTION D’EAU

C'est une grandeur macroscopique fondamentale en physique du sol car elle


exprime l'influence de la structure, de la porosité et de l'adsorption sur l'état de l'eau du
sol. Les variations de la succion en fonction de la teneur en eau sont représentées à
l’aide d’une courbe appelée courbe de rétention d'eau (Figure II-17) qui est obtenues par
Croney sur un sable argileux (11 % < 2 mm, 31 % < 0,08 mm) [Jean-Pierre
MASEKANYA, 2008]. Cette courbe exprime la capacité du sol à attirer et/ou retenir
l'eau en fonction de la succion exercée par application de paliers de succion croissante,
puis décroissante, le plus souvent à l’aide de la cellule de Richards [Delage P. et al.
2000]. Dans la nature les sols non saturés sont soumis au séchage et au remouillage,
phénomènes qui se succèdent en fonction des conditions climatiques. Le séchage a pour
effet de diminuer la teneur en eau et par conséquence
D’augmenter la succion. Le remouillage, en revanche, entraîne une augmentation de
la rétention d'eau

51
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

II.13. différentes phases de la courbe de succion

Phase I : c’est la phase d’effet limite ; au voisinage de la teneur en eau à saturation,


où la courbe est pratiquement horizontale. Cette partie de la courbe correspond à la «
frange capillaire ». Elle traduit le fait qu’il est en général nécessaire d’exercer une
dépression non nulle pour arriver à drainer un milieu poreux. Ceci est dû au fait que les
pores ne dépassent pas une certaine taille maximale, et que les rayons de courbure des
interfaces eau-air sont nécessairement inférieurs à une valeur seuil R0 .
Phase II : c’est la phase de transition où la pente de la courbe de succion est
relativement forte.
Phase III : de la courbe c’est la phase d’effet résiduelle, où la courbe se réduit à une
droite d’une faible pente, voire infinie, à mesure que l’on s’approche de la teneur en eau
résiduelle. L’assèchement progressif du sol conduit à donner un rayon de courbure de
plus en plus faible aux interfaces, donc à augmenter la succion.

52
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

Figure II-17. Différentes phases de la courbe de succion (Ghanem –F)

CONCLUSION
La succion du sol est une variable clé dans les sols non saturés. Dans la pratique,
une meilleure connaissance du statut de l’eau et des propriétés de rétention et de
transfert de l’eau dans les sols non saturés permet de mieux comprendre le
comportement d’ouvrages bâtis en sol non saturé tels que les ouvrages en sol compacté
(remblais routiers, barrages en terre, barrières géologiques d’étanchéité de centres de
stockage de déchets).
La détermination expérimentale de la courbe de rétention d’eau du sol nécessite
beaucoup de temps, d’effort et doit utiliser plusieurs techniques pour obtenir la courbe
complète, chacune des techniques n’étant valable que dans un intervalle limité de
succion.
La mesure et le contrôle de la succion sont donc des opérations délicates, et les
techniques utilisées présentent des avantages et des inconvénients. Généralement la
courbe de rétention d’eau du sol n'est pas une propriété qui est régulièrement déterminée
dans les laboratoires de mécanique du sol. Donc en absence de données expérimentales,
on peut estimer cette courbe à l’aide des modèles de prédiction. La tendance actuelle
consiste à établir des fonctions de pedotransfert pour déterminer les paramètres d’un
modèle mathématique pour la relation θ(ψ).A ce propos il est intéressant de relever que
les FPT les plus représentatives sont celles qui relient les paramètres qui ont un sens

53
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés

physique aux caractéristiques texturaux du sol [M. Lamara et al. 2009]. Les fonctions de
Pedo-transfert présentent l’avantage d’être économiques et faciles à utiliser.

54
Chapitre III : Identification des matériaux

III. 1.Introduction
Tout projet de construction, que ce soit une route, un pont ou un bâtiment doit être
étudié avec des données complètes, ce qui suppose une bonne reconnaissance du sol
donc la géotechnique est le domaine d’étude des propriétés physiques, mécaniques et
hydrauliques des sols en vue de leur application en construction civile. C’est une
science basée sur les données recueillies lors des essais en laboratoire et in-situ.
Le travail présenté dans la première partie de ce chapitre est la caractérisation
physicochimique et minéralogique d’une argile naturelle de la ville de Tizi Ouzou.
Cette caractérisation a pour objectif la classification géotechnique de ce sol argileux.

III .2.SITUATION ET DESCRIPTION DU SITE ETUDIE

III.2.1.Origine de matériau utilisé :


Le matériau étudié dans ce travail est un matériau local souvent rencontrés dans la
région de la Grande Kabylie.

Figure III.1.Origine de matériau utilisé

54
Chapitre III : Identification des matériaux

III.2.2.Désordre observé
Le fennomane a affecté un tronçon d’une route menant au lotissement engendrant
un bourrelet et des lignes d’escarpement en amont du fennomane.

 Prouteau électrique incliné avec

III.3. Etude géologique

La carte géologique de ‘’Delly-tizi ouzou’’ ainsi que les études géotechniques


réalisées dans la zone, nous ont fournis des informations appréciables.

55
Chapitre III : Identification des matériaux

III.4.Identifications des matériaux

Après concassage manuel des blocs argile, des échantillons ont été soumis au
séchage dans une étuve à la température 105°C pendant 24 heures. Par la suite, une
étude d’identification a été réalisée au laboratoire. Cette étude comporte les différents
essaies suivants :

Figure .III .2 Séchage dans une étuve Figure .III.3 Concassement de


Matériau

Figure .III.4 Passer dans le tamis 3.15mm

56
Chapitre III : Identification des matériaux

Les essais d’identification au laboratoire de la faculté de Mouloud Mammeri de


TIZI-OUZOU Avant de procéder aux essais mécaniques, nous avons réalisé une série
d’essais permettant l’identification des matériaux à étudier :
 Granulométrie,
 Teneur en eau,
 Limites d’Atterberg
 Masse volumique,
 Indice des vides et le degré de saturation,
III.4.1.Analyse granulométrique
 Analyse granulométrique par tamisage NFP 94-057 /1992.
 Principe de l’essai
L'essai consiste à séparer par lavage les grains agglomérés d'un échantillon d'une
masse connue de matériau, puis à les fractionner, au moyen d'une série de tamis et à
peser successivement après séchage le refus cumulé sur chaque tamis.
Les dimensions nominales d'ouverture des mailles des tamis et le nombre de tamis
sont choisis en fonction de la nature de l'échantillon et des seuils granulométriques
utilisés dans la classification.
Les masses des différents refus ou des passants sont rapportées à la masse initiale
du matériau sec soumis à essai. Les pourcentages sont exploités et complétés par
d'autres paramètres en vue de définir la classe de matériau à laquelle appartient
l'échantillon.
 lavage du sol :
1).but de l’essai :
L’opération de lavage pour un sol est un préalable indispensable à l’analyse
granulométrique. On sépare ainsi sans action mécanique la totalité des grains.
L’opération de lavage implique la perte des fines argileuses qu’il faudra calculer.
2).matériels nécessaires :
Un tamis de 80 mm pour le lavage et un ou deux tamis de décharge ,Une balance,
un four ou autre moyen de séchage(une étuve ),des tares .

57
Chapitre III : Identification des matériaux

Figure III.5. Matériels utilisés dans l’analyse granulométrique par tamisage

3).mode opératoire :
 Prélever une quantité de sol humide d’environ 1000 g
En retirer environ 100 g pour la mesure de la teneur en eau
(w). -Effectuer la mesure de la teneur en eau sur ce petit échantillon.
 Peser exactement le reste du prélèvement et le noyer dans de l’eau pour
désagréger les agrégats. -Calculer la masse de sol sec (Ms) correspondant à partir de la
teneur en eau (w) et de la masse humide (Mh).
 Laver à grande eau jusqu’à ce que l’eau soit claire.
 sécher la totalité du refus
 sécher la totalité du refus- d’après l’échantillon qu’on a on commence par
le tamis 5mm ; 4mm, 3.15 ,2.5, 2,1.6, 1.25, 1,0.63, 0.135,0.160 on termine avec le
tamis 0.08mm.
 Après on les pèse successivement
 on fin on trouve la masse des refus cumul

Figure.III.6. Matériels d’analyse Figure.III.7. Schéma de la


58
manipulation du Granulométrique Tamisage
Chapitre III : Identification des matériaux

Tableau.III .1: Résultats de l’analyse granulométrique par tamisage


Diamètre de Refus Refus cumulé Refus cumulé Tamisât
tamis (mm) (g) (g) (%) cumulé
(%)
5 0 00.00 00.00 100
4 4.780 4.780 3.346 96.654
3.15 16.860 21.64 15.146 84.854
2.5 1.677 23.317 16.320 83.68
2 6.884 30.201 21.139 78.861
1.60 8.458 38.659 27.059 72.941
1.25 6.598 45.257 31.677 68.323
1 5.646 50.905 35.631 64.369
0.630 4.757 55.66 38.959 61.041
0.315 14.410 70.07 49.045 50.955
0.160 39.720 109.798 76.853 23.147
0.08 27.889 137.687 96.374 3.626
fond 5.180 142.867 100 00.00

120

100

80
tamisat %

60

40

20

0
10 1 0,1 0,01
tamis (mm)

Figure III.8. Courbe granulométrique du sol étudié.

 Analyse granulométrie par sédimentation :


L’analyse granulométrique de la l’argile pour les particules inférieure ou égale à 80
mm se fait par la sédimentation qui est une progression d’un dépôt de particules
solides dans un liquide au repos sous l’effet de la gravité.
La sédimentation c'est un essai qui complète l'analyse granulométrique par
tamisage du sol selon la norme NFP 94-057 /1992.
La méthode utilise le fait que dans le milieu liquide au repos, la vitesse de
décantation des particules fines est fonction de leur dimension.
 But de l’essai
59
Chapitre III : Identification des matériaux

C'est la détermination de la distribution pondérale de la taille des particules de sols


de dimension inférieure à 0.08mm.
 Principe de l’essai de sédimentation
 Tamiser l'échantillon de sol par lavage (passant au tamis 0.08mm), et
récupérer le tamisât, sécher l'échantillon dans une étuve, prendre à 70g de tamisât sec.
 Imbiber la prise d'essai dans une éprouvette cylindrique en verre de 1litre
contenant un mélange d'eau distillée ou déminéralisée (500 ml) et une solution à300ml
d'hexamétaphosphate de sodium (Na6 (PO3)6, 10 H2O).

Figure .III.9. Préparation de la solution du défloculant.

 On met 70g de l’échantillon dans l’éprouvette et on mélange le tout.


 On rajoute de l’eau distillée jusqu’à un litre
 Agiter vigoureusement la suspension au moyen d'un agitateur manuel, retirer
l'agitateur manuel et déclencher au même instant le chronomètre (début de l'essai), Il
faut agiter pendant 1 mn.
 Apres 24 h il faut agiter pendant 2mn.
 Plonger le thermomètre avec précaution dans la suspension immédiatement après le
déclenchement du chronomètre; procéder à la prise des lectures du densimètre et de la
température aux temps suivant: (0.5 -1 -2 -5 – 10 -20- 40 – 80 – 240- 1440 )
 Calculer le pourcentage des tamisas et complète la courbe granulométrique

60
Chapitre III : Identification des matériaux

Figure III.10. Déroulement de l’essai analyse granulométrique par sédimentation

Cette analyse a étais effectué au laboratoire LCTP (Laboratoire Central Des Travaux
Publics) de TIZI OUZOU, les résultats obtenus sont présenté sur le tableau et la courbe ci-
dessous ;
Tableau.III .2: Les résultats essai de sédimentation.
tamis (min) Tamisas %
0.08 100
0.07 64
0.06 51
0.05 44
0.03 38
0.02 37
0.01 37
0.0016 37
0.0012 38
0.005 36
0.002 35

61
Chapitre III : Identification des matériaux

110

100

90

80
pourcentage des passant

70

60

50

40

30

20

10

0
1 0,1 0,01 0,001
dimatre

Figure. III.11. Courbe d’Analyse granulométrique par sedimentometrie


Les particules ayant un diamètre inferieure a 80 um est 93 %.
III.4.2. Analyse chimique
L’analyse chimique est une méthode d’identification d’un sol qui nous permet de
déterminer la quantité de :
 Sulfates ;
 Chlorures ;
 Carbonates;
 Et Anhydrire carbonique
Cette analyse a été effectué au laboratoire LCTP (Laboratoire Central Des Travaux
Publics) de TIZI OUZOU
Les résultats sont donnés dans le tableau
Tableau.III.3. Résultats de l’analyse chimique
Composants Pourcentage %
Sulfates (CaSO4 , 2H2O) Traces
Chlorures (NaCl) 0.29 %
Carbonates (CaCO3) 17.24 %
Anhydride carbonique 7.59 %

La teneur en CaCO3 nous conduit à faire la classification ci-dessous ( S.LEROUIL,


J.P MAGMAN et F.TAVEN)
62
Chapitre III : Identification des matériaux

0 à 10% de CaCO3 Argile


10 à 30% de CaCO3 Argile marneuse
30 à 70% de CaCO3 Marne
70 à 90% de CaCO3 Calcaire marneux
90 à 100% de CaCO3 Calcaire
D’après le pourcentage de CaCO3 trouvé, pour le sol étudier est une Argile
marneuse
III.4.3. La teneur en eau :
La norme NF P90-050 (octobre 1991) a pour objet la détermination de la teneur en
eau pondérale, par la méthode de l’étuvage. La teneur en eau pondérale (W) est
rapport de la masse de l’eau interstitielle (mw) par la masse des grains solides (md).
W(%) = mw /md . 100%
Avec :
mw= m2 – m
md = m3 - m1
Avec :
mw :la masse de l’eau.
md :la masse du matériau sec .
m1 : masse de la tare,
m2 : masse totale humide,
m3 : masse totale sec,
Tableau.III.4: Les résultats détermination de la teneur en eau
Echantillon N° 1 2 3
Masse totale du sol 320.1 308.0 666.5
humide : m2(g)
Masse totale du sol sec : 280.6 268.8 591.4
m3 (g)
Masse de tare : m1(g) 97.8 96.2 234.6
Masse de l’eau : mw (g) 39.5 39.2 75.1
Masse du sol sec : md (g) 182.8 172.6 356.8
Teneur en eau (%) 21.60 22.71 21.05
Teneur en eau Moyenne 21.79
(%)

63
Chapitre III : Identification des matériaux

III.4.4. Masses volumiques


La masse volumique humide (ρh) sera déterminée par pesée hydrostatique (avec un
échantillon paraffiné). Connaissant (ρh) et (w) on déduira la masse volumique sèche
d’un élément de roche (ρh).
Tandis que la masse volumique des grains solides sera déterminée au pycnomètre à
eau
a. Détermination de la masse volumique humide "ρh "
La densité humide est déterminée par pesée hydrostatique (avec échantillon
paraffiné) selon la norme NF P94-053(masse volumique des sols fins). Le résultat est
résumé dans le tableau suivant :

Figure .III .12: Déroulement de l’essai de la pesé hydrostatique.

Masse de la paraffine =M humide +paraffine + Mhumide


Volume brut= Mhumide+paraffine – Mmatérieu dans l’eau
Volumede la paraffine = Mparaffine/densité de la paraffine =Mparaffine /0.88
Volume net =(volume brut) – (volume paraffine)

Densité humide = ρh =masse humide/volume net (t/m3)

Le tableau ci-après récapitule les résultats des paramètres physiques nécessaires


caractérisant l’état du sol.

64
Chapitre III : Identification des matériaux

Tableau .III.5.Détermination de la densité humide

1 2 3

Masse de l’échantillon 161.936 187.095 193.646


humide (g)
Masse humide 167.464 192.492 201.587
d’échantillon
paraffiné à l’air (g)
Masse de l’échantillon 78 .5 91.5 89.3
paraffiné immergé
(g)
Masse de la paraffine 5.523 5.397 7.941
(g)
Volume brut (cm3) 88.964 100.992 112.87

Volume de la 6.276 6.132 9.023


Paraffine (cm3)
Volume net (cm3) 82.688 94.86 103.847

ρh (g/ cm3) 1.96 1.97 1.86

ρh moyenne 1.93
(g/ cm3)

b. Détermination de la masse volumique sèche "ρd "


La masse volumique sèche d’un échantillon de roche est déterminé selon la norme
NF P94- 064 (novembre 1993) par la méthode de pesée hydrostatique. Elle constitue
un paramètre utilisé notamment pour déterminer la compacité et la porosité d’une
roche.
Elle représente le quotient de sa masse sèche (ms) par le volume totale (v) qu’il
occupe (y compris l’air qu’il contient) :
ms
ρd (g/cm3) =
v

ps = ph/(1+w)=ph/(1.2209)

L’essai consiste à peser l’échantillon de sol sec (ms), paraffiner aussitôt la totalité
de sa surface extérieure puis peser de nouveau et procéder à la pesée hydrostatique
(tableau4).

65
Chapitre III : Identification des matériaux

tableau.III .6. Détermination de la densité sèche


Volume 82.688 94.86 103.847
totale
(V t en cm3)
Masse 161.936 187.095 193.646
humide ph
(g)
Masse des 132.636 153.243 158.609
grains
solides ps (g)
Densité 1.604 1.615 1.527
sèche
(g/cm3)
ρd moyennes 1.59
(g/cm3)

Interprétation des résultats


D’après le tableau ci dessous, on peut classer la masse volumique calculé pour
l’échantillon étudié.
Tableau III.7 : Classification des masses volumiques sèches selon Terzaghi.

 Donc l’appréciation de notre sol est faible.


c. Densité des particules solides (ρs)
La norme NF P94-054 (octobre 1991) a pour objet la détermination, au
pycnomètre à eau, de la masse volumique des grains solides de sol. Elle s’applique sur
échantillons d’éléments de dimension inférieure à 2 mm.
La densité des particules solides est calculée à l’aide de la formule suivante :
𝒎𝟐 − 𝒎𝟏
s=𝒘 ∗
𝒎𝟒+𝒎𝟐−𝒎𝟏−𝒎𝟑

Avec :
 M1 : masse du pycnomètre vide ;
66
Chapitre III : Identification des matériaux

 M2 : masse du pycnomètre avec échantillon ;


 m3 : masse du pycnomètre + eau + échantillon ;
 m4 : masse du pycnomètre plein d’eau ;
 ρw : Masse volumique de l’eau égale à 1000kg/m3 = 1g/cm3

Le résultat de notre essai est le suivant :

 M1 : masse du pycnomètre vide = 202.4g


 M2 : masse du pycnomètre avec échantillon =252.4g
 M3 : masse du pycnomètre + eau + échantillon =793.08g
 M4 : masse du pycnomètre plein d’eau =761.6g

Figure III.14. Les étapes de l’essai au pycnomètre Figure III.15. Matériels utilisés

D’où La masse volumique des grains solides : s =2.69 (g/cm3)

La phase solide des sols est constituée principalement de silice et d’Alumine. Les éléments
simples Si et Al ayant des masses atomiques très voisines, le poids volumique des sols évolue
dans une plage très étroite. Les sols organiques et les sols métallifères font exception à ces
valeurs, dans le chapitre précédent (la bibliographie) le poids volumique des grains solides varie
entre 26 à 27 KN/ m3 pour les sables et l’argile, dans le cas de la marne étudié la masse
volumiques des grains solides trouvé est dans la fourchette d’après (J. Lérau)
III.4.5. Indice des vides, degré de saturation
a. Indice des vides "e"
L’indice des vides permet de savoir si les vides sont importants ou non, c'est-à-
dire, si notre matériau est dans l’état serré ou lâche.
Il est définit comme étant le rapport entre le volume des vides(Vv) et le volume des
particules solides(Vs). Il est définit par la relation suivante :

67
Chapitre III : Identification des matériaux

e = Vv/ Vs : (L’indice des vides peut être supérieur à 1).

Sachant que l’indice des vides dépend aussi des paramètres déjà déterminés (ρs et
ρd) selon la formule: e= [ρs /ρd] -1
Vu que les masses volumiques sont déterminées, on déduit l’indice des vides par la
deuxième relation : e =0.6981=69.81%
Interprétation des résultats
Dans le chapitre précédent on constate que l’indice des vide peut varie de 0.30 à 1 (30(%) à
100(%)), et dans des cas extrême des argiles de Mexico la valeur de l’indice des vides peuvent
atteindre la valeur de 13 (130%). (Géotechnique 1 J-Lérau)

b. Degré de saturation "sr "


Le degré de saturation, noté Sr, indique dans quelle proportion les vides sont
remplis par l'eau. Il est défini comme le rapport du volume de l'eau (Ve)au volume des
vides(Vv) .
Il s'exprime en pourcent. Le degré de saturation peut varier de 0 % (sol sec)à
100% (sol saturé). Il peut aussi être défini par la formule suivante :

Sr = (ρs / ρw) *(w / e)


Donc le degré de saturation est : 83.68 %
Interprétation des résultats
Le tableau suivant présente l’état de saturation du matériau d’après Terzaghi ;

Tableau III.8. L’état de saturation du matériau.


Sr (%) Appréciation
100 Saturé
76 - 99 Détrempé
51 - 75 Mouillé
26 - 50 Humide
1 - 25 Légèrement humide

0 Sec
D’après TERZAGHI

D’après la valeur calculer de degré de saturation notre sol est en état Détrempé.

68
Chapitre III : Identification des matériaux

c. La Porosité
La porosité a une signification analogue à celle de l’indice des vides. Elle est le
rapport du volume des vides (Vv) au volume total (V). La porosité peut s’exprimée en
pourcentage ou sans dimension.
n = Vv/ V
La porosité et l’indice des vides sont liés par la formule :
n = e ⁄(e + 1)
Ce qui nous donne une porosité de : 0.4111= 41.11 %
n = 41.11%
II.4.6. Limites d’Atterberg
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0.40mm et qu’on appelle sol fin, on fait croître la teneur en eau
de façon homogène (malaxage), il passe progressivement de l’état solide à l’état
plastique, puis à l’état liquide.
La norme NF P94-51 (mars 1993) destinée à la détermination des deux limites
d’Atterberg limite de liquidité à la coupelle et limite de plasticité au rouleau)
s’applique aux sols dont les éléments ont une dimension inférieure à 0,4mm.

Figure III.16. L’appareil de Casagrand

Les limites d’Atterberg sont les paramètres géotechniques destinés à identifier un


sol et à caractériser son état. Se sont des teneurs en eau pondérales correspondant à des
états particules d’un sol.
a. La limite de liquidité (wI):
teneur en eau au point de transition entre les états liquide et plastique (est celle
pour la quelle le sol passe de l’état liquide à l’état plastique). Elle se détermine à l’aide
de l’appareil de casagrande.
69
Chapitre III : Identification des matériaux

Figure III.17. La manière de préparation l’échantillon


Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau suivant :

Tableau .III .9: Représentation les résultats de la limite de liquidité


1er essai 2eme 3eme essai 4eme essai
essai
Nombre 20 coups 22 coups 29 coups 34 coups
coups
Masse totale 22.567 23.141 26.743 25.536 31.864 29.899 33.424 36.350
humide (g)
Masse totale 20.566 20.841 24.062 23.021 28.681 26.559 31.587 34.239
sec (g)

Masse de la 16.136 15.656 17.845 17.189 20.959 18.458 26.945 28.880


tare (g)

Masse de 2.001 2.300 2.681 2.514 3.183 3.340 1.837 2.111


l’eau (g)

Masse de sol 4.430 5.185 6.217 5.832 7.722 8.101 4.642 5.359
sec (g)

Teneur en 45.17 44.36 43.12 43.10 41.21 41.22 39.57 39.39


eau (%)

Moyenne 44.765 43.11 41.215 39.48

70
Chapitre III : Identification des matériaux

On trace la courbe de la teneur en eau en fonction de nombre des coups, on tire WL à


25 coups à l’échelle logarithme ;
46
la teneur en eau (%) 45
Wl = 42.2 %
44
43
42
Série1
41
40
39
1 5 25 125
le nombre des coups (N)

Figure .III.18. La limite de liquidité


À partir de cette courbe on tire la limite de liquidité à 25 coups est égale 42. 2%

b. La limite de plasticité (wp)


Pour déterminer la limite de plasticité, on forme une boulette à partir de la pâte
préparée. À l’aide de la paume de la main, on roule la boulette sur une plaque lisse de
façon à lui donner la forme d’un rouleau, sans creux, qui s’amincit progressivement
jusqu’à ce qu’il atteigne 3 mm ± 0,5 mm de diamètre et une longueur de 10 cm.
On estime arbitrairement que le sol a atteint la limite de plasticité lorsque le
cylindre se brise en deux segments en le soulevant du milieu sur une hauteur variant
de 15 à 20 mm. On pèse alors ces derniers sans tarder et on mesure la teneur en eau.
On refait l’opération quatre fois pour chacun des échantillons. La limite de plasticité
WP, exprimée en pourcentage, correspond à la moyenne arithmétique des quatre
teneurs en eau obtenues.

Figure .III.19. La limite de plasticité

71
Chapitre III : Identification des matériaux

Figure.III.20.préparation de l’échantillon

Tableau .III .10. Calculant la limite de plasticité


1 2 3
Masse totale humide (g) 9.847 10.142 27.920
Masse totale sec 9.577 9.841 27.740

Masse de la tare (g) 8.496 8.570 26.967

Masse de l’eau (g) 0.081 0.301 0.180

Masse de sol sec (g) 0.27 1.271 0.773

Teneur en eau % 30 23.68 23.29

Wp (%) moyenne 25.65

Donc :
WP (%) = 25.65%
c. L’indice de plasticité (IP)
C’est la différence entre la limite de liquidité et la limite de plasticité (wL), qui
définit l’étendu du domaine plastique (wP) d’un sol . cet indice défini l’étendue du
domaine plastique.
Avec :
IP = WL –WP
Il mesure l’étendue du domaine de plasticité, domaine pendant lequel on peut
travailler le sol. Il a une grande importance dans tous les problèmes de géotechnique
routière.
Le GTR 92 (Guide Technique pour la Réalisation des remblais et des couches de
forme, 1992) retient pour Ip les seuils d’argilosité suivants

72
Chapitre III : Identification des matériaux

Tableau .III.11: Représente détermination l’indice de plasticité


Limites Atterberg échantillon

La limite de liquidité wl (%)


42.7
La limite de plasticité wp (%) 25.65

L’indice de plasticité Ip (%) 16.95

De ces valeurs, on peut déterminer l’indice de consistance IC qui permet d’apprécier la


consistance des sols plastique en se référant aux plages de valeurs présentées dans le tableau
ci-dessous.

Tableau III.12 : Classification indice de plasticité

Indice la plasticité : IP = wL – wP

IP =16.95%

73
Chapitre III : Identification des matériaux

42.6% , 16.95%

Figure.III.21 : Le matériau argileux est peu plastique situé au dessus de la ligne de A.

Interprétation les résultats :


L’indice de plasticité est égal à 16.95%, donc d’après (Cornell, 1951.et J.M.
TCHOUANINANA1999) et l’abaque de Terzaghi on peut dire que le matériau
étudié est un sol : Argile peu plastique car :
15< IP <40
d. L’indice de consistance ( Ic)
De ces valeurs, peut être déterminé l’indice de consistance Ic qui permet
d’apprécier la consistance des sols plastiques en se référant aux plages de valeurs
présentées ci-dessous.
IC= (WL- W) / IP Ce qui donne un indice consistance est 1.20

IC= 1.22

L’appréciation de la plasticité de l’argile selon les valeurs des limites d’Atterberg


(Abaque de CASAGRANDE), sont donnés dans le tableau suivant :
Tableau.III.13 : Classer l’indice de consistance
Indice de consistance Ic Etat-du sol

Ic ˃ 1 Solide
0 ˂ Ic ˂1 Plastique
IC ˂ 0 liquide

74
Chapitre III : Identification des matériaux

A partir de ce tableau on déduit que ce matériau argileux est un sol solide IC ˃ 1


Tableau.III.14 : plage de consistance des sols plastique d’après ATTERBERG
IC Appréciation
0-0.25 Pâteux
0.25-0.50 Mou
0.5-0.75 ferme
0.75-1 Mi dur
˃1 dur

L’indice de consistance est 1.20 donc d’après ATTERBERG (˃ 1); De point de


vue consistance, c’est une argile dure.
III.4.7. bleu de méthylène (VBS) (NF P 94 – 068) – Essai à la tâche
Cet essai permet de mesurer la quantité et l’activité de la fraction argileuse
contenue dans le sol. L’essai s’effectue sur 70 g de matériau trempé dans 0,5 L de
l’eau distillée et maintenus en permanence sous agitation.

Figure III.22: Matériel d’essai au bleu de méthylène (résultats de l’essai à la tâche)


L’essai consiste à mesurer par dosage la quantité de bleu de méthylène pouvant
être adsorbée par l’échantillon de sol testé. Plus la fraction argileuse est importante
plus elle adsorbe du bleu de méthylène.
Le test permet de repérer l’instant de la saturation au bleu des particules d’argile.
On prélève une goutte de liquide contenant le sol imbibé de bleu, que l’on dépose sur
un papier filtre spécial.
 Si la goutte centrale bleu est entouré d’une zone humide incolore le test est négatif, on
continue alors le dosage au bleu.
 Si le test est positif, la zone humide est teintée de bleu c’est-à dire on arrête le dosage.

75
Chapitre III : Identification des matériaux

La valeur de bleu de sol est donnée par la relation suivante:


VBS=Mb/Ms*100 avec Mb=V*100

Figure III.23. Résultats de l’essai à la sur les différents sites étudier.


Avec :
Mb : la masse de bleu permettant la saturation par adsorption (g);
Ms : la masse sèche de la prise d’essai (g) ;
V : le volume de solution de bleu utilisée (cm3).
VBS = 6.64
Le VBS traduit globalement la quantité et la qualité de la fraction argileuse du sol. Elle
s’exprime en grammes de bleu pour 100 g de sol

Ordre e grandeur :
Tableau III.15: Désignation du sol en fonction de son VBS.
VBS (en grammes de bleu Désignation du sol
pour 100 g de sol)
VBS ≤ 0,2 sol sableux
0,2 < VBS ≤ 2,5 sol limoneux
2,5 < VBS ≤ 6 sol limoneux - argileux
6 < VBS ≤ 8 sol argileux
VBS > 8 sol très argileux

Donc le sol testé est sol argileux

76
Chapitre III : Identification des matériaux

III.5. Les essais mécaniques


 Essai Proctor Normal. (NF P94-093)
 Essai oedométrique.

III.5.1.Essai Proctor normal (NF P94-093)

L’essai est réalisé selon la norme française NF P 94-093. L’essai Proctor a pour but de
détermination de la teneur en eau optimale pour un sol pour les conditions de compactage
fixées, conduisant au mineur compactage possible ou encore à une capacité portante
maximale. Dans notre étude l’essai Proctor est réalisée dans le but d’avoir une éprouvette
compactée à l’optimum.

Principe de l’essai
L’essai consiste à compacter dans un moule normalisé, à l’aide d’une dame normalisée,
selon un processus bien défini dans la norme NF P 94-093. L’échantillon de sol à étudier et
à mesure sa teneur en eau et son poids spécifique sec après compactage.
Exécution de l’essai :
Pour l’essai Proctor normal, le remplissage est fait en 03 couches

Figure III.24: Préparation de l’échantillon à l’optimum

Figure III.25: Déroulement de compactage de l’argile.

77
Chapitre III : Identification des matériaux

Tableau.III.16 : Les résultats de Proctor


Pourcentage d’eau 14 16 18 20
ajouté(%)

Masse de sol humide (g) 1843 1896 1919 189


7
Masse du sol sec (g) 1617 1652 1642 164
0
Masse d’eau (g) 223 244 277 257

Teneur en eau (%) 13.97 14.76 16.8 15.


6 67
Densité sèche (g/cm3) 1.712 1.75 1.739 1.737

De ces résultats on peut tracer la courbe Proctor qui la densité sèche en fonction de
la teneur en eau et déterminer ces caractéristiques optimales.
1,755
La masse volumique (g/cm3 )

1,75
1,745
1,74
1,735
1,73
1,725
1,72
1,715
1,71
16.3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21
La teneur en eau (%)
Figure .III.26: courbe Proctor normal

En constate que la densité sèche optimale maximale égale 1.751 g/cm3 et la teneur
en eau optimale est de 16.3%.

III.5.2.Essai œdométrique (NF P94-090-1)

Cet essai, couramment appeler essai oedométrique, traduit dans la pratique l’idée qui
vient à l’esprit quand on veut mesurer la compressibilité d’un matériau : on applique
une charge plus forte et l’on recommence les observations, etc. l’interprétation de
l’essai consiste à tracer la courbe donnant la variation de l’indice des vide de
l’éprouvette en fonction de la contrainte appliquée : C’est la courbe de
compressibilité oedomètrique ou courbe oedométrique. (Magnan, 2000)

78
Chapitre III : Identification des matériaux

Principe de l’essai
L’échantillon saturé est placé dans une éprouvette cylindrique qui présente des
déformations latérales nulle et drainée sur les deux faces intérieures par
l’intermédiaire des pierres poreuses. Les déformations verticales ou tassements de
l’échantillon après chargement sont mesurés à l’aide d’un comparateur 1/100 de
mm). Les charges sont appliquées sur un piston par l’intermédiaire d’un bras de
levier. Le chargement s’effectue par paliers lorsque le tassement correspondant au
premier palier est stabilisé.

Les caractéristiques obtenues à l’oedométre


L’essai oedométrique permet de déterminer
 L’indice des vides initial avant la réalisation de l’essai et son évolution au
cours de la consolidation.
• Les principaux paramètres d’identification à savoir : la teneur en eau initiale, le
poids volumique initial et le poids volumique du sol sec.
• Les paramètres de compressibilité : indice de compression, indice de gonflement
et la contrainte de pré consolidation.
 L’indice des vides
L’indice des vides être calculé par deux méthodes, l’une nécessite la connaissance
du poids volumique des grains solides ; et l’autre est basée sur la connaissance du
poids volumique de l’échantillon sec et du poids volumique initial humide de
l’éprouvette.
ℎ− ℎ𝑝
e= ℎ𝑝

Avec :
h: hauteur de l’échantillon au moment considéré.
hp: hauteur équivalente du solide ou hauteur des grains solide. Dans la
première méthode l’expression de
hp est donnée par la relation (1), par contre dans la seconde, elle est donnée
par la relation (2) :
ms
ℎ𝑝 = ρ
s ×S

Avec :
ms: Masse de l’échantillon sec.
ρ: Masse volumique des grains solides.

79
Chapitre III : Identification des matériaux

S : section droite de l’enceinte.


mh − m s
ℎ𝑝 = H0 − ρs × S

Avec :
H0: hauteur initiale de l’échantillon.
mh: Masse initiale humide de l’échantillon.
ms: Masse de l’échantillon sec.
ρw: Masse volumique de l’eau (1 g/cm3).
S : section droite de l’enceinte.

 Paramètres d’identification
L’échantillon soumis à l’essai œdométrique sera caractérisé par les paramètres suivants :
mh − ms
Teneur en eau initiale de l’échantillon : W= ×100
𝑚𝑠
ms
Masse volumique initiale du sol sec : ρd= 𝐻0 × 𝑆
Wh
Masse volumique initiale : ρ = H
0× S

- Une cellule ou enceinte oedométrique de consolidation : moule cylindrique rigide


empêche toute déformations radiale lors des essais.

Pierres poreuses (LCTP)

Figure III.27. Déroulement de l'essai oedométrique

80
Chapitre III : Identification des matériaux

D’après les résultats de la courbe obtenue de l’oedométrique le coefficient de compression


Cc égale à 14.95 % et l’indice de gonflement Cg égale à 2.60%. On classe l’échantillon
suivant les tableaux suivants :

Tableau III.17 : Classification indice de compressibilité selon Terzaghi

Tableau III.18 : Classification indice de gonflement selon Sanglerat


.

81
Chapitre III : Identification des matériaux

III.6. Tableau Récapitulatif des résultats


Les résultats obtenus pour le sol étudié sont résumé dans le tableau suivant :

Tableau ІII.19. Caractéristiques d’identification du sol

paramètre valeurs
Teneur en eau (%) 21.79
Masse volumique humide ρh (g/cm3) 1.93
Masse volumique des particules solide 2.699
ρs (g/cm3)
WL (%) 42.2
Wp (%) 25.65
Ip (%) 16.95
Ic (%) 1.21
Tamisats 80 𝝁m (%) 93
Tamisats 2𝝁m (%) 34
VBS (gr/100g de sol) 6.63
Masse volumique sèche max ρd 1.751
(g/cm3)
Indice des vides e 69.81
(%)
La Porosité(%) 41.11

Densité des particules solides (ρs) 1.59


Degré de saturation Sr(%) 83.68
Gonflement vertical (%) 2.57

D’après ces caractéristique, Les particules ayant un diamètre inferieur à 80 𝝁m est 91


%, Les particule ayant un diamètre inferieur a 2 𝝁m est 34%, l’indice de plasticité IP est de
18.83 % et la valeur de bleu VBS est de 6.63 (gr/100g de sol)
D’après les tableaux (III.21, III.22) on peu déduire que notre sol est moyennement
gonflant

Tableau III.20. Potentiel de gonflement d’après[le Building Research Etablishment


BRE (1980)]
IP (%) % < 2 𝝁m Potentiel de gonflement
>35 >95 Très élevé
22-35 60-95 Elevé
18-22 30-60 Moyen
<18 < 30 Faible

82
Chapitre III : Identification des matériaux

Tableau III.21. Classification du gonflement d’après [Dakshanamurthy et Raman


(1973)]
Limite de liquidité WL Classification
0-20 Non gonflant
20-35 Gonflement faible
35-50 Gonflement moyen
50-70 Gonflement élevé
70-90 Gonflement très élevé
>90 Gonflement critique

III.6. Conclusion
Il nous a été possible de caractériser l’échantillon prélevé dans une zone situé au
lotissement Mokadem en contre-bas de l’établissement de rééducation et de réadaptation
de la commune de Tizi-Ouzou.

 D’après les résultats de l’analyse chimique, le taux de carbonates (CaCO3) est de


17.24 % ce qui nous permet de classer notre sol comme étant une argile marneuse.
 L’analyse granulométrique réalisée donne un pourcentage des passants à 80 μm
égale à 91 % .Cette valeur indique que le sol présente une granulométrie très fine
de classe A3 selon la classification GTR

 La valeur au bleu VBS est égale à 6.64, D'après la norme française (NF P 11-300),
il s’agit d’un sol argileux
 les résultats de l’indice de plasticité (Ip = 16.95%) indiquent que le sol étudié est
un sol peu plastique.

83
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

IV. 1 INTRODUCTION

Nous présentons dans ce chapitre une partie des résultats expérimentaux obtenus à
partir des essais effectués au laboratoire afin de préciser le comportement hydrique de
l’argile soumise à un cycle de séchage-humidification en utilisant une méthode
d’imposition qui est la méthode des solutions salines saturées et une méthode de mesure
par le papier filtre. Les échantillons sont préparés dans deux états initiaux, sous forme de
pâte et compactés à l’optimum Proctor. Une étude des différents paramètres d’état (e, Sr,
w) en fonction de la pression interstitielle négative (succion) sera menée. Dans un premier
temps nous allons détailler le mode opératoire de chaque méthode et les étapes de la
réalisation de chaque essai. Ces derniers portent sur des échantillons sous forme de pâte
puis sur les échantillons compactés à l’optimum Proctor (OPN). Pour finir, une
comparaison des résultats obtenus sur les deux formes d’échantillons sera faite.

IV.2. DISPOSITIF EXPERIMENTAL

IV.2.1.Mesure de la succion initiale par la méthode du papier filtre

La méthode du papier filtre est une méthode de mesure de la pression interstitielle


négative dans le sol, elle permet de mesurer la succion matricielle (lorsque le papier filtre
est en contact direct avec l’échantillon) et également la succion totale.

IV2.1.1. Essai de mesure de la succion avec la méthode du papier filtre

Il existe plusieurs méthodes pour déterminer la succion, on a utilisé dans ce travail, la


technique de papier filtre (Whatman n° 42) papier filtres, (figure IV.1)

Figure IV.1 : Papier filtre Whatman N°42

84
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

L’essai est réalisé au laboratoire pédagogique à l’université de Mouloud Mammeri (MDS),


selon la norme anglaise (D5298- 03). On a utilisé le papier filtre Whatman N0 42, dont la
courbe d’étalonnage fait objet de la figure….

IV.2.1.2. Déroulement de l’essai

 Mesure de la succion matricielle

La mesure de la succion matricielle à l’aide du papier filtre (ASTM D 5298-94) est réalisée
selon le protocole suivant :

 Du matériau (argile) compacté à l’OPN, préparer une éprouvette de 2 cm de


hauteur, de forme cylindrique (Ø = 5 cm) ;
 Diviser l’éprouvette en deux couches égales ;

 Insérer trois papier filtre secs entre les deux parties de l’échantillon (sandwich,
figure IV.2), filmer l’ensemble et mettre dans une boite hermétique.
 attendre jusqu’à ce que l’équilibre hydrique soit atteint entre le sol et le papier filtre
(15 jours) pour extraire le papier filtre central ;
 Procéder à la mesure de la teneur en eau de l’échantillon et du papier filtre central ;

Figure. IV.2.préparation de l’chantions de la succion matricielle (sandwich)

85
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

Figure IV.3 : Disposition des papiers filtre pour la mesure de la succion matricielle.

 Calcul de la teneur en eau de papier filtre pour la mesure de la


succion matricielle

Tableau VI.1 : Résultat de mesure de la teneur en eau de papier filtre (Watnman42).

Echantillon 01 02
La masse de papier 0.635
filtre initial 0.635
(g)

La masse humide de
papier filtre 0.806 0.787
(g)
La masse sèche de 0.621 0.608
papier filtre
(g)
La teneur en eau de 29.790 29.440
papier filtre
(%)
La teneur en eau 29.615
moyenne
(%)

 Détermination de la teneur en eau de l’argile

Les résultats de la mesure de la teneur en eau de la l’argile sont présentés dans le tableau
ci-dessous :

86
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

Tableau IV.2 : Résultat de la mesure de la teneur en eau de l’argile.

Echantillon 01 02
La masse initiale de 727.6 698.1
l’argile (g)
La masse humide de
l’argile (g) 724.4 697.3

La masse sèche de 631.9 612.7


l’argile (g)

La teneur en eau (%) 13.055 13.807

La teneur en eau 13.43


moyenne (%)

Après avoir calculé la teneur en eau de papier filtre et celle de l’échantillon on détermine la
succion matricielle correspond du papier filtre qui n’est autre que celle du sol. Évaluée en
utilisant la courbe d’étalonnage (ASTM D-5298-94).

 Mesure de la succion totale


Pour mesurer la succion totale du sol, nous pouvons soit placer le papier filtre sur une
rondelle en plastique (joint torique) qui repose sur l’échantillon afin d’éviter le contact, soit
le suspendre à l’intérieur de l’enceinte hermétique dans laquelle l’échantillon est placé.
L’équilibre hydrique entre l’échantillon et le papier filtre est atteint au bout de 15 jours.

Figure IV.4: Détermination du poids du papier filtre

87
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

Figure IV.5: Disposition de joints entre le papier filtre et l’échantillon

Figure IV.6: Dispositif de conservation

Détermination de la teneur en eau papier filtre

Tableau 3 : Résultat de mesure de la teneur en eau de papier filtre et de l’argile :

Echantillon 01

Masse humide de l’échantillon 304.924


(g)
Masse sèche de sol l’échantillon 261.154
(g)
La masse d’eau adsorbée 43.77

La teneur en eau de l’échantillon 16.760


(g)
La masse initiale de papier filtre 0.468
(g)
La masse humide de papier filtre 0.569
(g)
La masse d’eau absorbée par le 0.101
papier filtre (g)
La masse sèche de papier filtre 0.451
(g)
la teneur en eau du papier filtre(g) 26.164

88
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

Après avoir calculé les différentes teneurs en eau on détermine la succion à partir de la
courbe d’étalonnage du papier filtre. Il s’agit de déterminer la succion en fonction de la
teneur en eau évaluée.

IV.2.1.3.Détermination des succions initiales totale et matricielle


C’est une méthode simple elle a pour but de mesuré la succion initiale dans le sol à l’aide
d’un papier filtre Wayhmane N042, il est caractérisé par la courbe d’étalonnage (succion en
fonction de la teneur en eau de papier filtre)

Figure IV.7 : Courbe d’étalonnage du papier filtre (wathman N042)

La courbe d’étalonnage du papier filtre diffère selon qu’il s’agisse de papier filtre
initialement sec ou humide. Lee et Wray (1995), Amraoui (1996), et Chaouch (2001)
signalent différentes corrélations entre la succion (kPa) et la teneur en eau wf (%) du papier
filtre Whatman n°42. la norme américaine (ASTM D-5298-94)

 On projet la valeur de papier filtre sur la courbe d’étalonnage du papier filtre on


trouve la valeur de la succion totale est 1944.57 KPa et la succion matricielle est de
1047.11 KPa.

IV. 2.2. Méthode d’imposition des solutions salines : uC > 1500 KPa

L’étude du comportement séchage humidification des sols intacts requiert l’utilisation de


dispositifs expérimentaux permettant d’imposé la succion dans une très large gamme, entre
zéro (0) et plusieurs centaines de (MPa). Pou atteindre cet objectif, il est nécessaire

89
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

d’employer au moins deux techniques d’imposition. Dans le cadre des essais qui seront
présentés dans ce mémoire, la méthode des solutions salines ont été sélectionnées (Olivier
cuisinier 2002).

IV. 2.2.1.Technique de contrôle par phase vapeur (technique des solutions

salines saturées)

La méthode des solutions salines est généralement utilisé pour l’impsition de succion
allant de quelques MPa jusqu’à des centaines de MPa. Elle est basée sur la loi de Kelvin :

𝑺 = 𝒘 (𝒘 ∗ 𝐑 ∗ 𝐓 / 𝑴𝑽 ) 𝐥𝐧 𝑯𝒓

Avec :

R : la constante des gaz parfaits

Mv : est la masse molaire de la vapeur l’eau

Hr : est l’humidité relative de l’air

w : la masse volumique de l’eau liquide à la température T

 La concentration des solutions salines saturées préparées au niveau de laboratoire


pédagogique (MDS) sont présenté dans le tableau suivant :

Tableau .VI .5. Concentrations des solutions salines utilisées

Nombre Solution saline Succion(MPA)


1 ZnSO4 12.6
2 Mgcl2 156.22
3 KOH 326
4 H2SO4 500
5 K2CO3 113.2

 Principe de l’essai :

Le principe général de cette méthode consiste à placer un échantillon du sol dans une
enceinte hermétique (appelée dessiccateur) contenant une solution saline saturée. A
l’intérieur du dessiccateur, le taux d’humidité relative de l’air Hr est fixé par la solution
saline saturée selon la loi de Kelvin. (BOUROKBA MRABENT Souad Amel 2011)

90
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

La solution est imposée sur l’échantillon par l’intermédiaire de l’humidité relative de l’air,
Hr. Au- dessus d’une solution saline saturée, l’humidité relative de l’air Hr, est définie
comme étant le rapport entre la pression de la vapeur d’eau en équilibre avec la solution
saline Pv, et la pression de la vapeur saturante, Pvs :

𝐻𝑟 = [𝑃𝑣 /𝑃𝑣𝑠 (𝑇) ]

La valeur de Hr dépond à la fois de la solution employée (sel et concentration) et de la


température.

Vu que le nombre des dessiccateurs disponibles dans laboratoire de mécanique des sols, est
insuffisant pour manipuler le nombre important des échantillons, on a utilisé cinq solutions
pour réaliser l’essai

Figure VI.8. Mise en œuvre de la méthode des solutions salines saturées.

 Protocole de préparation des échantillons :

Deux séries d’essais d’humidification/drainage sont effectuées. Les états initiaux des
échantillons sont les suivants :
1. Première série d’essais : Il s’agit de l’utilisation du matériau sous forme de pâte,
dont la teneur en eau W est comprise entre 1,2WL et 1,5WL.
Pour préparé l’échantillon sous forme de pate (w = 1.5 wL), on pèse une portion suffisante
du matériau (M = 200 g), puis on la malaxe avec une quantité d’eau distillée nécessaire à
l’obtention de la teneur en eau désirée (Figure.IV.9).

91
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

Figure VI. 9 : préparation de la pâte


Remarque : Pour faire parcourir un chemin d’humidification au matériau sous forme pâte,
la moitié des échantillons préparée à base de celle-ci seront mis à l’étuve pendant 24h.
Le reste des échantillons seront utilisés pout leur faire parcourir un chemin de séchage.
Chemin humidification : les échantillons sont préparés à partir d’une teneur en eau qui
vaut 1.5 fois la limite de liquidité puis mettre la pâte saturée à l’étuve à une température de
105°C avant de la mettre dans le dessiccateur ;

a b

Figure VI. 10 : l’échantillon humidification est séchage. a. Pâte humide ; b. Pâte étuvée

Chemin séchage : les échantillons sont préparés à partir d’état d’une pâte puis mettre la
pate saturée tel quel est (W = 1.5Wi), Mettre les échantillons sur la grille du dessiccateur ;

2. Deuxième série d’essai :) Les échantillons issus du matériau compacté (γd = 1.751
WOPN = 16.40%), sont disposés dans les dessiccateurs pour suivre soit un chemin de
séchage ou d’humidification (selon le niveau de succion initiale de l’échantillon
relativement à la succion imposée dans le dessiccateur).
 Bien sceller les dessiccateurs afin que l’air ambiant n’y pénètre pas (aucun échange
d’air avec le milieu extérieur).

92
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

 Une fois l’équilibre est atteint, on détermine les paramètres d’état de l’échantillon (e,
w, Sr) par la pesées immergées dans le KERDANE

Humidification

Séchage

Figure IV.11 : Dispositif des échantillons dans les dessiccateurs

IV. 2.2.2.Evaluation de l’équilibre des succions.


La fin des échanges par phase vapeur entre les échantillons et les solutions salines saturées,
représente la phase d’équilibre des succions qui est évaluée par la stabilisation des masses
des échantillons. Les variations des masses sont suivies par intervalle de 5 jours pendants
une durée totale de 48 jours. Cette durée des essais a été suffisante pour remarquer la
stabilisation de la masse des échantillons dans les dessiccateurs, telle que le traduit la
courbe de la figure suivante (Figure IV.11-12-13).

40
la masse mesuré en fct de temps (g)

39

38

37

36

35

34

33
0 10 20 30 40 50 60
Temps (jours) [humid]

Figure IV.12 : Variation de la masse de l’échantillon humide en fonction de temps, (


solution MgCl2)

93
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

45
40
35

masse mesurer (g)


30
25
20
15
10
5
0
0 10 20 30 40 50 60
temps (jours)

Figure IV.13: courbe de mesure de la masse humide dans la succion SO4, en fonction de
temps.

46

45

44
la masse mesuré (g)

43

42

41

40

39

38
0 10 20 30 40 50 60
Temps (jours)

Figure IV.14 : courbe de la masse humide mesurée en fonction de temps.

IV.2.2.4. Détermination des paramètres d’état

La présentation des chemins de drainage humidification nécessite la connaissance des


paramètres d’état des différents échantillons, à savoir : teneur en eau, degré de saturation et
indice des vides, qui sont déterminés par pesée immergée dans une huile non mouillante
utilisée pour remplir les gros pores sans gonfler l’échantillon (essai destructif). Cette
méthode a été dérivée par Zerhouni (1991) de celle décrite par Tessier (1975).

94
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

L’huile utilisée est généralement du Kerdane dont la densité γk/γw est de l’ordre de
0,78. Cette huile est non miscible avec l’eau et s’évapore à l’étuve à 105°C.

Vu que la masse volumique du Kedane dépond de la température, on doit calculer d’abord


la masse volumique de Kerdane .

Le principal inconnu est le volume de l’échantillon, sa détermination permettra de


déduire les autres paramètres. On procèdera par pesée hydrostatique dans une huile non
mouillante qui est le Kerdane (pétrole lampant).

 Détermination de la masse volumique de KERDANE


La masse volumique de Kerdane est déterminé au laboratoire à partir de la formule

𝑴𝑲
𝑲 =
𝑽
Les résultats sont présentés dans le tableau suivant :

Tableau IV.6: Résultats de la mesure de la masse volumique de kerdane

Echantillon 1 2 3
La masse de 7.860 11.912 3.745
Kerdane (g)
Le volume de 10 15 5
kerdane(cm3)
La masse volumique 0.786 0.794 0.49
(g/cm3)
La masse volumique 0.776
moyenne (g/cm3)

On remarque que la masse volumique de huile cité par Zerhouni (1991), et celle
mesurer sont dans la marge d’erreur de 10-3 g (0.04).

Après avoir atteint l’équilibre, et calculer la masse volumique de Kerdan, on suit les étapes
ci- après :

 Peser les échantillons avec une balance de précision 10-3 g ;


 Immerger l’échantillon dans du Kerdan, afin que les pores superficiels se
remplissent ;
 Peser l’échantillon dans le Kerdane 𝑃𝑖𝑚𝑚 (poids immergé) ;
 Peser l’échantillon une seconde fois 𝑃ℎ𝑘 (poids humide + poids absorbé ; du
Kerdane) après l’avoir essuyé pour retirer le surplus d’huile ;

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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

 Mettre à l’étuve les échantillons après immersion à l’étuve 24 h (105°C) pour obtenir
le poids sec ;
 Calcul le volume total de l’échantillon avec la formule suivante :
𝐏𝐡𝐤 − 𝐏𝐢𝐦𝐦
𝑽=
𝒌

Avec : 𝑲 / 𝒘 = 0.776 (densité du kerdane)

Donc on peut prendre les masse des échantillons et réalisé la pesée hydrostatique pur
déterminer les paramètres d’état, le protocole de la pesée hydrostatique est détaillé sur les
figure ci-dessous :

Figure IV.16: on pèse l’échantillon humide


Figure IV.15 : on enlève
(après extraction des dessiccateurs)
l’échantillon après stabilisation

kerdane

Figure IV.17 : immersion les Figure IV.18 : Pesée hydrostatique


échantillons dans le Kerdane des échantillons

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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

Figure IV.19 : Peser l’échantillon après Figure IV.20 : Etuvage des échantillons
l’avoir essuyé avec du papier adsorbant (105°C).

Après l’étuvage complet des échantillons immergés on calcule la masse sèche des
échantillons pour pouvoir calculer les paramètres d’état (la teneur en eau, le degré de
saturation et l’indice des vides).

 Détermination des paramètres d’état


 Calcul de la teneur en eau (NF P-94 050)
 Calcul le volume total
 Calcul l’indice des vides
 Calcul le degré de saturation

Les autres paramètres (W, e, Sr) sont déduits à l’aide des relations élémentaires de la
mécanique des sols.

Les résultats obtenus pour les calculs après l’étuvage complet des échantillons sont
présenté dans le tableau suivant :

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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

Tableau IV.7 : Récapitulatif des résultats des paramètres d’états mesuré

La détermination des paramètres d’état nous permis de dessiner les cinq plans

Chemin séchage-humidification sur une pâte

Les résultats obtenus de l’étude du chemin séchage- humidification sur une argile de tizi
Ousou sous forme de pâte (W= 1.5WL) avec WL = 42.2%) a permis de tracer les courbes
dressées sur la figure (IV-21).

Dans le plan A= [W, e], les échantillons suivent dans un premier temps, la droite de
saturation, d’équation e = (s / w) * w. En suite lorsque la teneur en eau décroître, l’indice des
vides tendent vers une valeur constante.

La limite de retrait Wr, qui présente le point d’intersection de la droite de saturation de


l’asymptote horizontale au palier de retrait pour W = 0, est de 9.25 % correspondant à un
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

indice des vides e = de l’ordre de (0.9 %). Cette limite de retrait correspond par analogie,
dans la figure (21-B), à une pression capillaire de limite de retrait notée Srl = 5000000kPa.
Au-delà de la pression capillaire de retrait (Srl), l’indice des vides ne varie plus en
revanche le degré de saturation diminue rapidement (graphe D) jusqu’à s’annuler.
D’autre part, cette variation de Sr est pratiquement proportionnelle à la teneur en eau
(graphe c).

Sur le chemin d’humidification :

On remarque que l’augmentation de la teneur en eau et le degré de saturation sont


sensiblement plus importants suivie d’une légère augmentation de l’indice des vides ; il
s’agit d’une phase intermédiaire de saturation ou les gros pores se ré-saturent
progressivement, dans ce domaine l’hystérésis entre le chemin de drainage et
d’humidification est plus important dans le plan (Sr, S).

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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

A B

C D

Figure IV.21. Premier cycle d’humidification drainage sur l’argile

Interprétation

Sur le chemin drainage humidification pour la pate sur le plan A .On remarque qu’avec
l’augmentation de la teneur en eau, le volume des vides reste constant l’interaction avec la
droite de saturation nous donne la limite de retrait.

Lorsque on Project sur le graphe B on trouve la valeur de succion du retrait, c'est a cette
valeur que l’air sort et il se remplace avec l’eau.et lorsque on Project sur Eon trouve la
succion de dessiccation a cette valeur du succion on dit que le sol a atteint une valeur très
importante du succion est une valeur de teneur eu eau presque nulle.

 Chemin séchage humidification sur une pâte et sur le matériau


compacté
Les résultats des essais de séchage humidification sur une argile de Tizi-Ouzou compacté
à l’optimum Proctor sont présentés sur la figure (IV- 22).

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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

Figure IV.22 : Chemin drainage et d’humidification de l’argile initialement compacté à


l’optimum Proctor normal.

On constate qu’à l’optimum Proctor ; la succion mesurée par la méthode du papier


filtre (succion initial); selon la norme ASTM D5298-94 est de 1944.57KPa. Les
échantillons suivant un chemin de drainage (séchage) pour les valeurs supérieures de
succion et un chemin d’humidification pour les valeurs inférieures à celle-ci.

Dans le plan [w, e] ; les échantillons suivent dans un premier temps de saturation
d’équation e = (s / w) * w. en suite ; lorsque la teneur en eau décroît, l’indice des vides
tend vers une valeur constante.

La limite de retrait WSL, qui représente le point d’interaction de la droite de saturation et de


l’asymptote horizontale au palier de retrait à W = 0, est de 4% correspondant à un indice
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

des vides esl = 1. Cette limite de retrait correspond, dans le graphe (IV.22. b), à une succion
de limite de retrait, noté Slr, d’une valeur de 500000kPa environ.

 Chemin séchage humidification sur le matériau compacté

e
%

Figure IV.23 : Chemin drainage compactée de l’argile initialement compacté à l’optimum


Proctor normal.

Nous avons présenté sur un même graphe les résultats obtenus à partir d’une pâte et d’un
matériau compacté (figure IV.23). Sur le chemin de drainage, On remarque : (figure
IV.23B) qu’à même pression capillaire, l’indice des vides des échantillons compactés est
plus petit que celui des échantillons sous forme de pâte. Sur le chemin d’humidification,

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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

On constate dans les plans de l’indice des vides en fonction de la pression capillaire et la
teneur en eau que les chemins d’humidification sur la pâte et sur matériau compacté sont
presque parallèles.

 Comparaison entre le chemin séchage humidification sur le


matériau sous forme de pâte et à l’état compacté

Pour avoir l’influence initial (pâte et compactée) sur l’effet de la pression capillaire
(succion) sur le comportement de l’argile de tizi Ouzou.

Courbe de la succion

himidification séchage intact S0

600000

500000

400000

300000

200000
Dé-saturation
100000

0
0,00 2,00 4,00 6,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00

Figure IV.24 : courbe de la succion

La courbe de rétention d’un sol est très dépendante des conditions dans lesquelles
s’effectue sa détermination.

Le sol étudié est un sol fin, on remarque que le sol étudié suit un chemin de dessiccation,
lorsque la teneur en eau est importante le sol commence à présenté une succion faible
inférieur à 10KPa. Donc on peut considérer que le point de la succion initial comme point
d’entrée d’air. Cette phase de petite perturbation s’arrête au point de saturation 15.5(%) et
une succion de 12.6Kpa.

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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

Dans la deuxième phase la succion présente une variation importante pour les teneures en
eau très faible, la succion peut aller jusqu’à 500000KPa.

D’après les courbes des échantillons compacté et la courbe de succion le comportement de


l’argile compacté et la pâte, leur comportement n’est pas le même (irréversible).

Conclusion
Cette étude a permis de présenter globalement l’état du l’argile de site de Tizi Ouzou au
cours de cycle de drainage séchage humidification. Les essais ont montré l’existence d’un
domaine de pression interstitielle négative ou le sol reste quasiment saturé.

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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION

CONCLUSION GENERALE

Ce travail a été réalisé dans le but de traiter plusieurs aspect important et qui peuvent se
résumer dans les points suivants : le développement et la mise en œuvre de technique
expérimentales pour le sol non saturés ; l’application de ces techniques pour la caractérisation du
comportement d’un matériau.

Pour effectuer les essais, Il nous a été possible de caractériser l’échantillon prélevé dans
une zone situé au lotissement Mokadem en contre-bas de l’établissement de rééducation et
de réadaptation de la commune de Tizi-Ouzou.

 D’après les résultats de l’analyse chimique, le taux de carbonates (CaCO3) est de


17.24 % ce qui nous permet de classer notre sol comme étant une argile marneuse.
 L’analyse granulométrique réalisée donne un pourcentage des passants à 80 μm égale
à 91 % .Cette valeur indique que le sol présente une granulométrie très fine

 La valeur au bleu VBS est égale à 6.64, D'après la norme française (NF P 11-300), il
s’agit d’un sol argileux
 les résultats de l’indice de plasticité (Ip = 16.95%) indiquent que le sol étudié est un
sol peu plastique.

Pour effectuer les essais, on s’est basé sur une technique d’imposition par phase vapeur est une
autre technique de muser par papier filtre
Cette étude a permis de présenter globalement l’état du l’argile de site de Tizi Ouzou au
cours de cycle de drainage séchage humidification. Les essais ont montré l’existence d’un
domaine de pression interstitielle négative ou le sol reste quasiment saturé.

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