Idri, Sara
Idri, Sara
Mémoire de Master
Thème
Les sols non saturés sont définis comme étant des sols dont les pores sont remplis au
minimum de deux fluides qui sont en générale l’eau et l’air. Ce type de sol est très répandu, et
constitue l’essentiel des sols dans les régions arides ou semi-arides ; comme l’Algérie. Dans le
domaine du génie civil, l’étude de ce type de sol devient de plus en plus l’une des
préoccupations principales des géotechniciens, d’une part, pancrace que la non saturation
intervient dans beaucoup de problèmes lies aux ouvrages en terre tels que les barrages en
remblais, les remblais routiers,….., les problèmes de stabilité des talus, les tassements
différentiels des fondations sous l’effet de fluctuation du niveau de la nappe phréatique ou
même sous l’effet des conditions climatiques, etc. d’autre part, l’expérience a montré que les
approches classiques de la mécanique des sol saturés sont parfois insuffisantes ou même
incapables de prédire le comportement de ce type de sol.
Le troisième chapitre, consiste à identifier le matériau argile par l’ensemble des essais
d’identification au laboratoire, est les Essais Mécanique Proctor Normal Essai oedométrique
et essai de gonflement libre
La dernière partie a pour objectif de présenter les différentes techniques expérimentales, le
comportement sur chemin drainage humidification à différent états initiaux sera étudié (pate,
consolidé, compacté).et le papier filtre
Chapitre I : généralité sur les sols
I.1.Introduction
Les roches argileuses sont une catégorie non négligeable des roches sédimentaires
présentes sur Terre. Elles sont impliquées dans un grand nombre de problèmes de
géotechnique (stabilité de pente, tassement, stabilité d’excavations souterraines etc.,,,).
Par ailleurs, le nombre des ouvrages et des structures bâtis a considérablement
augmenté, de ce fait les ingénieurs en Génie Civil s’intéressent de plus en plus au
comportement de ces formations géologiques.
Ainsi, développer les connaissances sur les roches argileuses s’est avéré nécessaire.
Il a fallu pour cela dans un premier temps les définir et les classer puis, dans un second
temps développer des outils expérimentaux (installations complexes pour étudier les
comportements physico -mécaniques des roches argileuses), théoriques
(poroélastoplasticité par exemple, théorie des milieux non saturés) et numériques afin
d’étudier, d’analyser et de prédire leur comportement mécanique (déformations et
rupture)
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Chapitre I : généralité sur les sols
La formation et l’évolution d’un sol s’opèrent selon trois processus, plus ou moins
simultanés (Guillaud, 1989).
Processus 1 : Altération de la roche mère
La roche mère qui peut être dure (granite, schiste, grés…), tendre (craie, marne,
argile…) ou meuble (sables, éboulis, loess…)est fissurée, réduite en éléments plus fins ;
elle est désagrégée par l’action de la pluie, du froid et du soleil.
Processus 2 : poursuite de l’altération par les matières organiques
Le sol désagrégé et altéré, constitué de minéraux et d’élément plus au moins pâteux
et alors colonisé par une flore et une faune qui s’enrichissent en substances chimiques et
organique, dont l’humus.
Processus 3 : Migrations verticales des éléments solubles
Sous climat pluvieux, les éléments solubles migrent vers le bas : C’est le lessivage.
Sous climat sec à forte évaporation, les éléments solubles migrent vers la surface et
l’enrichissent.
Cette migration des éléments, va créer dans le sol des couches plus ou moins
distinctes et définir les horizons, qui constituent le profil pédologique d’un sol.
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Chapitre I : généralité sur les sols
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Chapitre I : généralité sur les sols
Tous les paramètres définis ne sont pas indépendants, les relations les plus
importantes existant entre ces différents paramètres sont les suivant :
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Chapitre I : généralité sur les sols
L'étude exhaustive des propriétés du sol n'est pas toujours nécessaire. Il convient
surtout de connaitre quelques propriétés fondamentales qui sont :
- La texture ;
- La plasticité ;
- La cohésion ;
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Chapitre I : généralité sur les sols
I.5.3.2. Plasticité
La plasticité se définit comme la propriété d’un sol à subir des déformations sans
réaction élastique notoire caractérisée par une fissuration ou une pulvérisation. La
plasticité d'un sol ainsi que les limites entre différents états de consistance sont
déterminées par les mesures des limites d'Atterberg. Elles s'effectuent sur la fraction du
sol dont le diamètre des particules
˂0.4mm, la quantité d'eau exprimée en pourcentage, qui correspond à la limite de
transition entre l'état de consistance fluide et l'état plastique est nommé limite de
liquidité WL. Entre l'état plastique et l'état solide la transition est nommée limite de
plasticité Wp. A WL, le sol commence à manifester une certaine résistance au
cisaillement. A Wp le sol cesse d'être plastique et devient cassant. L'indice de plasticité
(Ip) égal à WL- Wp précise la plage de comportement plastique d’un sol. La combinaison
de WL et Wp précise la sensibilité d’un sol aux variations d'humidité.
I.5.3.3. Cohésion
La cohésion d'un sol exprime la capacité de ces particules à se maintenir ensemble
lorsque l'on exerce sur le matériau une contrainte de traction.
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Chapitre I : généralité sur les sols
I.6.1. La forme
On peut distinguer trois catégories de formes:
Les particules sphériques, cubiques (arrondies, anguleuses) : cas des sols
grenus (sables)
Les particules en plaquette: cas des sols fins (argiles)
Les particules en aiguilles.
I.6.2. La dimensions
Suivant la taille des grains on définit les catégories de sols :(Jacques lérau-2006)
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Chapitre I : généralité sur les sols
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Chapitre I : généralité sur les sols
L’état solide : Lorsque le sol à l’état solide, ses particules sont en contact les
unes avec les autres, et les films d’eau adsorbées sont très minces et se touchent : il n’y
a pas d’eau libre entre les particules. L’assèchement du sol ne produit aucun retrait.
Le sol manifeste une très grande résistance au cisaillement et sous l’effet d’une charge,
les déformations sont faibles avant qu’il y ait rupture.
L’état plastique : Lorsque le sol est à l’état plastique, sa teneur en eau est plus
grande et ses particules sont plus éloignées les unes des autres. Les films d’eau adsorbée
sont beaucoup plus épais, mais ils se touchent encore, le sol se déforme sans fissures.
C’est un sol qu’on peut façonner à la main.
L’état liquide : Lorsque le sol est à l’état liquide, sa teneur en eau est si élevée
qu’il n’existe pratiquement plus aucune cohésion entre les particules, qui sont entourées
de leur film d’eau adsorbée et isolées les unes des autres par l’eau libre.
Les teneurs en eau qui délimitent les quatre états de consistance sont appelées limites de
consistance ou limites d’Atterberg. Ces limites sont les suivantes :
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Chapitre I : généralité sur les sols
La limite de liquidité WL: C’est la teneur eau à partir de laquelle une argile
donnée cesse d’avoir un comportement de solide et commence à s’écouler sous son
poids propre comme un liquide.
La limite de plasticité WP: C’est la teneur en eau à partir de laquelle, une
argile donnée cesse d’être plastique, c'est-à-dire aisément déformable sans fissuration, et
devient fragile et sensible à la fissuration dés les petites déformations.
La limite de retrait WS : C’est la teneur en eau maximale que le sol peut avoir
sans changer de volume.
Les minéraux argileux sont des silicates hydratés appartenant au groupe des
phyllosilicates. Ces phyllosilicates sont formés par un empilement de feuillets, chacun
étant formé par un arrangement de deux types de couches, l'une tétraédrique (T) à base
de silice (Figure I.4) et l'autre octaédrique (O) à base d'hydroxyde d'aluminium (Figure
I.2).
La cristallite (ou unité structurale) est composé d'un feuillet et d'un inter feuillet. Un
feuillet est formé de deux ou trois couches. Il existe deux types de couches :
La couche tétraédrique : La structure fondamentale tétraédrique est
composée de quatre atomes d’oxygène (O) formant un tétraèdre avec en son centre un
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Chapitre I : généralité sur les sols
atome de silicium (SiO4) (Figure I.4). Un feuillet tétraédrique simple résulte d’un
arrangement des structures fondamentales tétraédriques. Ces tétraèdres se combinent
entre eux pour former des couches tétraédriques. (A.BOTTERO, 1972) (CAILLERE,
SIMONNE )
Figure I.5. Feuillet tétraédrique (T) : a)Tétraèdre de silice (d’après Grim, 1959)1 ; b) feuillet
de silice en tétraèdre (d’après Grim, 1959).
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Chapitre I : généralité sur les sols
Les sols argileux se forment par un processus lent d'altération sous l'action du
climat, suivi de phénomènes d'érosion, de transport et de sédimentation. 90 % des
minéraux argileux sont d'origine détritique. L'altération peut être physique
(désagrégation des minéraux primaires) ou chimique (par transformation des minéraux).
Certains minéraux argileux précipitent à partir d'une solution (minéraux néoformés).
(Mesaadia kuoS-Ahras. 2015)
L'altération physique des roches est l'une des origines des minéraux argileux. Ceux
qui en résultent sont différents de par la nature des roches mères et du climat.
En climat froid, l'altération est faible, les minéraux argileux sont identiques ou peu
différents des minéraux de la roche mère (illite et chlorite), en climat chaud et humide,
l'hydrolyse est poussée et donne de la kaolinite en milieu drainé et des smectites en
milieu confiné. En climat tempéré et humide, l'altération est modérée, il apparaît des
interstratifiés, des illites, des chlorites dégradées et des vermiculites. (A.BOTTERO,
1972)
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Chapitre I : généralité sur les sols
Les minéraux argileux sont formés par précipitation d'ions en solution (silicium,
aluminium et potassium) susceptibles de réagir entre eux quand ils sont mis en contact
par diffusion ou mélange. Ainsi, on connaît les types suivants de néoformations :
Néoformation de sépiolite par concentration des ions par évaporation).
Certains minéraux argileux se forment en surface à partir des ions en solution :
Néoformation de glauconie (illite ferrifère) dans les vases littorales
Néoformation des "argiles rouges des grands fonds" (smectites ferrifères
provenant Des vases calcaires et siliceuses et des cendres volcaniques). (Mitchell 1976)
1.7.5.1. La kaolinite
(Kaolinite, Bertierine, Dickite, Nacrite, Halloysite) C’est une argile blanchâtre dite
peu gonflante. Une particule d'argile est formée d'un empilement de plusieurs feuillets.
Chaque feuillet a une épaisseur approximative de 7 A et est composé d'une couche
tétraédrique de silice et d'une couche octaédrique d'alumine, Les particules de kaolinite
contiennent habituellement entre 70 et plus de 100 couches élémentaires. Les couches
sont maintenues ensemble par des liens d’hydrogène et les forces de Van der Waals.
(Figure I.8).
1.7.5.2. La montmorillonite
I.7.5.3 .l’illite
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Chapitre I : généralité sur les sols
Dans le groupe des micas, l'empilement des feuillets élémentaires est similaire à
celui des chlorites et des smectites. L’épaisseur interfoliaire est de 10A°. Cependant, le
quart des cations (Si 4- ) est remplacé par des cations aluminium (Al 3+ ). Le déficit de
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Chapitre I : généralité sur les sols
charge de liaison est compensé par des ions potassium (K+ ). Selon Kormi (2003), le
potentiel de gonflement des micas est inférieur à celui des smectites.
Les caractéristiques de ces argiles sont résumées dans le Tableau I.1 La Figure I.13
présente des images de ces argiles prises au microscope électronique à balayage.
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Chapitre I : généralité sur les sols
Dans chacun des deux feuillets décrits précédemment, le cation peut être remplacé
par un cation de taille voisine (pour « tenir » dans le site octaédrique ou tétraédrique),
mais pas nécessairement de même valence. On parle de substitution isomorphe car les
dimensions du feuillet restent quasi inchangées. Ces substitutions entraînent alors un
excès de charges négatives à la surface des feuillets. Cette électronégativité des feuillets
est une des caractéristiques fondamentales des argiles. L'électroneutralité est obtenue
par adsorption de cations compensateurs à la surfaces des feuillets : cations (K+, Na+,
Mg2+, Ca2+, Fe2+...) provenant du fluide.
Par ailleurs, les bords des cristallites possèdent aussi des charges localisées car ils
correspondent à des ruptures de liaisons. La charge des tranches de cristallites dépend
alors du pH (Grunberger 1995) : elle est négative en milieu basique, et positive en
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Chapitre I : généralité sur les sols
milieu acide (en raison de la fixation de protons H+ sur des ions 02- présents sur ces
bords).
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Chapitre I : généralité sur les sols
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Chapitre I : généralité sur les sols
les limons sableux présentent également des cycles de retrait et de gonflement suivant
les fluctuations de leur teneur en eau, mais d’une amplitude bien plus petite.
Ce phénomène est à l’origine des dégâts importants aux bâtis au cours des périodes
de sécheresse prolongée. En climat tempéré, les argiles sont souvent proches de leur état
de saturation, si bien que leur potentiel de gonflement est relativement limité, elles sont
donc éloignées de leur limite de retrait, ce qui explique que les mouvements les plus
importants sont observés en période sèche. (Hossein nowamooz 2007)
Les propriétés de gonflement des sols argileux dépendent fortement, de leur
composition minéralogique, des pourcentages des différents minéraux ou des types de
minéraux dominants, et de leur caractère dispersé. La structure du réseau cristallin des
minéraux et leur capacité d’échange ionique joue également un rôle important. Les
réseaux cristallins des minéraux argileux sont constitués de deux éléments structurels
principaux, des silicates et des aluminates. (Houssine EJJAAOUANI 2008)
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Chapitre I : généralité sur les sols
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Chapitre I : généralité sur les sols
I.8.2.Phénomène de tassement :
Le tassement par définition est la variation de hauteur d’une couche de sol sous
l’effet d’une charge, C’est la déformation verticale du sol due à l'application des
contraintes extérieures, Les tassement peuvent être uniformes ou différents d’un point à
l’autre selon la nature du sol en place.
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Chapitre I : généralité sur les sols
I.8.3.Phénomène de glissement :
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Chapitre I : généralité sur les sols
Les déplacements peuvent être lents (quelques millimètres par an) ou très rapides
(quelques centaines de mètres par jour), en fonction des mécanismes initiateurs, des
matériaux considérés et de leur structure. Les mouvements lents entraînent une
déformation progressive des terrains, pas toujours perceptible par l’homme. Ils
regroupent les affaissements, les tassements, les glissements, la solifluxion, le fluage, le
retrait-gonflement et le fauchage. Les mouvements rapides se propagent de manière
brutale et soudaine. Ils regroupent les effondrements, les chutes de pierres et de blocs,
les éboulements et les coulées boueuses
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Chapitre I : généralité sur les sols
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Chapitre I : généralité sur les sols
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
II.1.NTRODUCTION
Le sol est un mélange de substances naturelles, comprenant les constituants solides tels
que les particules minérales et constituants fluides comme l’air et l’eau.ces constituants
s’interpénètrent et s’influencent réciproquement. Selon la répartition de l’eau ou l’air, le sol
peut être soit saturé, soit sec, soit dans un état intermédiaire, qu’on appelle état non saturé. Cet
état est caractérisé par la présence d’un potentiel appelé : pression inertielle négative ou
généralement session. Suivant la taille des constituants solides, les limons et les argiles.
La microstructure d’un sol comprend deux aspects : le premier concerne le mode
d’arrangement des particules ou texture ; le deuxième est relatif aux interactions entre les
particules. Les propriétés physico-chimiques et le comportement hydromécanique du sol sont
bien entendu grandement influencés par la microstructure. Une bonne connaissance de
l’évolution de cette dernière au cours de différents chemins de sollicitations peut souvent
aider a expliqué certains phénomènes tel que le retrait, le gonflement et l’effondrement, ect.
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
Fredlund et Rahadjo (1993), proposent d’ajouter à ces trois phases, un autre système qui
présente des propriétés physiques différentes des autres notamment par le pouvoir
d’exercer une tension superficielle (Tensil pull). Il s’agit de l’interface eau-air
(Contractil Skin). Le comportement mécanique des sols non saturés et ainsi régi par
l’interaction entre ces différentes phases. (Cité par CHIKHI K, 2011)
Dans la nature le sol se trouve en général en état non saturé qui est un milieu poreux
triphasique composé de trois phases en proportions variables (figure I-1) :
La phase solide : ou squelette solide est constitué par les grains minéraux de
l'agrégat.
La phase liquide : constituée par l'eau occupe les vides de l'agrégat. Si tous les
vides sont remplis par l'eau, le sol est dit saturé; sinon, il est partiellement saturé ;
La phase gazeuse : dans un sol partiellement saturé une partie des vides de
l'agrégat est remplie par du gaz, essentiellement de l'air
capillaires, si petits qu’ils ont la taille d’un cheveu et malgré la pesanteur, ne peut
s’écouler librement; (Fredlund et al. (1977))
Dans le sol, uniquement une partie de l’eau (mobile) qui influe sur la perméabilité
des sols non saturés
la zone de l’eau libre située au-dessous du niveau hydrostatique tel qu’on le
mesure dans un piézomètre ouvert;
la frange capillaire qui comprend elle-même, à sa base, une zone de saturation
dans laquelle tous les pores du sol sont remplis d’eau maintenue en équilibre par les
tensions superficielles (eau capillaire continue) et, au-dessus, une zone de rétention dans
laquelle certains pores sont occupés par l’eau et les autres par de l’air ou la vapeur d’eau
(eau capillaire isolée). L’épaisseur de la zone de rétention est plus importante lorsque la
nappe baisse que lorsqu’elle remonte;
enfin, tout à fait en surface, une zone de dessiccation temporaire dont la teneur
en eau, très faible, varie selon les conditions extérieures.
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
Figure I.3 : différentes zones de sol dans une nappe libre au repos (Xiang-Ling
LI,1999).
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
d’eau des composants du sol. Elle est la somme d’une composante capillaire et d’une
composante associée aux forces d’adsorption développées par les particules d’un sol. La
succion osmotique du sol est liée aux sels présents dans le sol.
II.7.2.1. Succion matricielle :
La succion matricielle exprime la capacité de rétention d'eau de composants du sol,
elle est dépendante des propriétés capillaires du milieu et des propriétés d’adsorption
développées par les particules d’un sol. Elle est généralement considérée comme la
composante dominante de la succion totale dans le cas des sols non-plastique.
II.7.2.2.succions capillaire :
Lorsqu’un liquide et un gaz sont en contact, l’interface entre les deux phases est le
siège d’une tension de surface Ts. En effet, une molécule à l’intérieur du liquide n’est
pas soumise aux mêmes forces d’interaction intermoléculaires qu’une molécule se
situant à l’interface liquide-gaz. Cette propriété permet d’expliquer le phénomène
d’ascension capillaire (fig.II.6). (Lérau J., (2006).)
2Ts cos α
Pc = ua – uw =
𝑟
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
ρw RT
π=- ln xT
Ww
Avec :
R : la constante des gaz parfaits (R = 8.31432 J/(mol K))
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
La succion totale du sol peut être vue comme la somme de deux composantes
principales : la succion matricielle et la succion osmotique (Aitchison, 1965 cité par
MEKKI L2009)
Figure II.5 : Effets de la succion sur les grains du sol. (Ghanem -2011)
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
II.8.1.1. Tensiomètre
𝑆 =𝑈𝑎 −𝑈𝑤
Lorsque la pression d’air est égale à la pression atmosphérique prise comme référence,
on a S= - 𝑈 𝑤 avec 𝑈𝑤0
Le tensiomètre est destiné à mesurer cette pression négative de l’eau directement dans
le sol. C’est une technique essentiellement utilisée in-situ. Le tensiomètre est constitué par
un petit réservoir d’eau désaérée une extrémité est recouverte par une couche de
céramique poreuse imperméable à l’air, mais perméable à l’eau, afin d’empêcher le
passage d’air. Il est connecté à un manomètre via un tube remplis d’eau désaérée. Pour
mesurer la pression négative du sol, on introduit le tensiomètre dans un trou foré
préalablement dans le sol ou pression négative du tensiomètre, mesurée par le manomètre,
fournit directement la pression négative de l’eau du sol.
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
Figure II.6 : (a) principe de plaque de tensiomètre, (b) plaque de tensiomètre (Cui et Delage
(2000)).
Cette méthode est limitée à une succion maximale de l’ordre de 500Kpa à cause de la
cavitation. En pratique, le tensiomètre doit être placé dans une éprouvette ou dans le sol
préalablement foré. Donc, il est nécessaire d’assurer à tout moment un bon contact entre le sol
et le réservoir d’eau, au travers de la céramique poreuse, afin d’assurer une continuité de la
phase d’eau entre le réservoir et le sol, et cela malgré le retrait éventuel du sol.
Le principe de la plaque de succion est le même que celui du tensiomètre ; elle sert aussi à
mesurer la pression négative de l’eau d’un sol dont l’air est à la pression atmosphérique. Par
contre, cette technique est essentiellement utilisée en laboratoire. (La figure II.10(b)).
Représente une coupe schématique de cet appareil. Cette méthode est généralement limitée à
une succion maximale de l’ordre de 500 KPa.
Un psychromètre est un dispositif qui permet de mesurer l’humidité relative d’un sol, et
par conséquent, sa succion totale. Le principe de l’appareil est de mesurer la température
d’une goutte d’eau qui s’évapore, cette température étant inférieure à la température ambiante.
La différence entre les deux températures est une fonction de l’humidité relative. Il existe
deux types de capteurs utilisant chacun un principe physique différent pour mesurer la
température d’évaporation de la goutte d’eau. Il y a les psychromètres à transistors décrits par
Richards (1958) cité par Yalçin (1992), et les psychromètres à thermocouple utilisant l’effet
Peltier introduits par Spanner (1951).
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
Cette technique est utilisable pour des succions comprises entre 0,1 et 80 MPa.
Le papier filtre est également utilisé pour mesurer la succion. La courbe de rétention d’eau
du papier filtre est calibrée à l’avance. Lorsque le papier (sec au départ) est mis en contact
avec le sol, l’équilibre hydraulique entre le papier et le sol s’établit au bout d’un certain temps
par transfert d’eau ou de vapeur. On peut considérer dès lors que la succion est égale à la
succion du sol. La succion du papier filtre est donnée par sa courbe de rétention d’eau en
mesurant sa teneur en eau après l’équilibre. Donc, la mesure est indirecte. Théoriquement, elle
permet de mesurer aussi bien la succion totale que la succion matricielle (Fredlund, et al.,
1993). Si le papier est mis en contacte direct avec le sol, l’équilibre se fait par transfert d’eau.
Dans ce cas on mesure la succion matricielle. Si le papier est suspendu au dessus du sol,
l’équilibre sera fait par transfert de vapeur d’eau, on mesure alors la succion totale. Dans ce
dernier cas, l’équilibre est en fait contrôlé par l’humidité relative de la phase gazeuse autour
du sol.
Cette méthode est simple et facile à mettre en œuvre. Elle est utilisée couramment en
laboratoire. Un défaut réside dans sa sensibilité à l’effet d’hystérésis du papier filtre.
Normalement, on utilise le papier initialement sec et la courbe de séchage. La température est
bien entendu un facteur important pour la précisons de la mesure. D’autre part, une balance de
haute précision est nécessaire. Enfin, si le papier a été mis en contact avec le sol, il faut
s’assurer qu’aucun grain ne reste collé dessus.
D’après Gardner la gamme de succion accessible par cette technique est comprise entre
quelques Kpa (30kpa) et plusieurs centaines de Mpa (100000Kpa).
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
Les techniques de contrôle sont conçues de telle manière qu’on puisse imposer une succion au
sol et mesurer la teneur en eau correspondant à l’équilibre hydrique..
Figure II.8: Cellule de Richards pour le contrôle de succion par translation d’axe (Delage et
Al.)
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
Un disque en céramique avec une forte valeur d’entrée d’air permet d’éviter l’entrée d’air
dans le circuit d’eau. Il s’agit d’une sorte de pierre poreuse perméable à l’eau, mais peu
perméable à l’air, à condition que la pression d’air appliquée soit inférieure à la valeur
d’entrée d’air. Cela permet de contrôler séparément la pression d’air appliquée soit inférieure
à la valeur d’entrée d’air. Cela permet de contrôler séparément la pression d’air Ua et celle
d’eau Uw. On peut trouver dans le commerce des disques en céramique ayant de différentes
valeurs d’entrées d’air. Le principe de translation d’axe est illustré par la figure II.13.
La méthode de surpression d’air est fréquemment utilisée dans l’étude du comportement
hydromécanique du sol non saturé : détermination de la courbe de rétention d’eau (la teneur
en eau en fonction de la succion), détermination du coefficient de perméabilité hydraulique à
une succion donné, essais œdométrique à succion contrôlée, essais triaxiaux à succion
contrôlée, etc. cette méthode est limitée à une succion inférieure à 1500kpa pour des
problèmes de résistance de l’équipement d’essai. D’autre part, la pression d’air appliquée doit
toujours être inférieure à la valeur d’entrée d’air de la pierre poreuse, si non, l’air entrerait
dans le système de mesure et on perdrait alors le contrôle de la succion. (Delage et al).
II.8.2.2. Méthode osmotique
Principe de la méthode osmotique
L le principe de la méthode osmotique est illustré sur la figure II.11. L’eau pure est mise
en contact avec une solution à travers une membrane semi-perméable qui laisse les molécules
d’eau mais pas grosses molécules du soluté.
Par la suite de la différence de concentration entre l’eau et la solution, l’eau pure à
tendance à s’écouler ver la solution à travers la membrane afin d’obtenir u équilibre. Si
l’écoulement d’eau est restreint, il y a une différence de potentiel chimique entre l’eau et la
solution. Pour équilibrer cette différence de potentiel, une différence de pression entre l’eau et
la solution apparaît. Cette différence de pression est la succion osmotique. Par contre, si
l’écoulement d’eau n’est pas empêché, un échange d’eau se produit. Il s’arrête lorsque
l’équilibre des potentiels chimiques est atteint. Bien entendu, le volume d’eau échangé dépend
de la concentration de la solution. (Xiang-Ling LI,1999).
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
équivalente à l’humidité relative de la solution (loi de Kelvin). Le tableau (II.1) fournit les
valeurs d’humidité relative mesurées et les succions équivalentes correspondant à différentes
solutions salines saturées (Delage et Al., 1996).
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Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
Delage et Al. (1996) démontent que 1% d’erreur sur la mesure d’humidité relative peut
donner une valeur de 1,38MPa d’incertitude sur la mesure de la succion.
Dès lors, cette technique a certaines limites pour une succion inférieure à 10MPa. D’autre
part, la mise en équilibre est d’autant plus lente que les éprouvettes sont volumineuses. En
conséquence, la durée d’essai est importante.
Les techniques de mesure et de contrôle (ou d’imposition) de la succion présentées ci-
dessus sont couramment utilisées dans les recherches sur le comportement hydromécanique
des sols non saturés.
Tableau II.4 : Techniques de mesure et de contrôle de la succion.
La détermination du moment où l'équilibre est atteint est fort délicate et dépend souvent
du mode opératoire utilisé. Dans certains cas (méthode de la surpression d'air, plaque de
succion, dessiccateur à vide, etc.), elle se fait par pesée des éprouvettes à intervalles réguliers.
Ceci présente le risque d'altérer l'éprouvette et le contact entre la pierre poreuse ou la
membrane et le sol, par conséquent, apporte une certaine imprécision. Par contre, le
psychromètre permet aisément la détermination du moment où l’équilibre est atteint, sans
devoir manipuler l’éprouvette. Il suffit de faire des mesures à intervalles réguliers. Lorsque les
lectures cessent d'évoluer, l'équilibre est atteint.
La longue durée nécessaire pour atteindre l'équilibre provoque aussi certaines difficultés
expérimentales. Par exemple, la membrane semi-perméable utilisée dans la méthode
osmotique risque d'être défectueuse au bout d'un certain temps à cause des bactéries se
développant dans la solution.
43
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
La température conditionne les mesures dans plupart des techniques. Il faut donc prendre
plus de précautions que lors d'essais traditionnels
Une analyse détaillée de la validité des résultats fournis par différentes techniques a été
proposée par (Ling LI., (1999)
Considérons un sol initialement saturé en eau. Si on lui applique une pression d’air, à
partir d’une valeur de pression critique appelée pression d’entrée d’air du sol, les charges
pores commencent à se vider. La loi de Jurin Laplace permet d’affirmer qu’une augmentation
de la pression d’air appliquée au sol entraine un drainage de pore de taille de plus en plus
petite.
La succion du sol est reliée à la quantité d’eau qui y est présente à cause d’interactions de
type capillaire ou d’adsorption entre l’eau et les particules du sol. Cette relation est une
caractéristique spécifique d’un type de sol et peut être déterminée expérimentalement par les
méthodes de contrôle de la succion présentées dans ce chapitre. Elle est représentée par une
courbe appelée « courbe de rétention » (ASTM).
La relation succion – teneur en eau n’est pas univoque. La figure II.13, montre que le sol
est plus humide à la dessiccation qu’à l’humidification pour une même valeur de succion.
Il résulte que le sol présente un comportement non univoque, qui fait intervenir à priori
l’histoire hydrique du sol, complique singulièrement la description des écoulements dans
les sols non saturés. Cette non- unicité est liée au phénomène d’hystérésis qui signifie que
les caractéristiques hydrique pour un sol en séchage et en humidification ne sont pas les
même.
44
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
Une courbe de succion est propre à un matériau. La pente de cette courbe indique l’effort
de drainage pour faire varier la teneur en eau W(%).
N.B : pF est le logarithme décimal de la valeur absolue de la succion, exprimée en cm
d’eau. Il est utilisé pour éviter la manipulation des chiffres aussi importants.
[1Mpa = 10000 cm d’eau =pF] (Schroeder C, 2002) et (Arsenie I-M, 2009).
Figure II.112: les courbes de rétention pour différents types de sols (D. G. Fredlund et al.
1994)
45
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
matrice soit des fissures apparentes, soit des zones de moindre résistance : le sol se brise
facilement. C’est l’effet de retrait qui généralement progressif (BOUROKBA
MRABET).
Nature du percolât
L’utilisation de l’eau distillée peut causer une augmentation du gonflement et/ou une
dispersion, ce qui a pour conséquence de diminuer la valeur de la conductivité
hydraulique. C’est pourquoi il est préférable d’utiliser le fluide que l’on trouve in- situ,
afin de limiter tous les risques d’erreurs sur les résultats dus à ce paramètre (Oslen
1965 ; Dunn et Mitchell1984).
L’action de la pression capillaire (uc= ua – uw) est mise en relief sur un chemin de
drainage humidification, dans lequel l’échantillon n’est soumis à aucune contrainte
extérieure. Dans la pratique, de nombreux phénomènes suivent en première
approximation ce type de chemin : retrait – gonflement dans les sols superficiels lors
des variations au niveau de la nappe phréatique ou dans la géotechnique routière. Ce
chemin est obtenu par des essais dont le principe est d’imposer au sol une suite de
pressions capillaires croissantes jusqu’à séchage complet (drainage), puis appliquer
ensuite de pressions décroissantes afin de le réhumidifier (imbibition). Chaque point de
la courbe expérimentale correspond à la moyenne de deux échantillons de sol. Une
représentation englobant en même temps, la variation des paramètres (pression
capillaire, indice des vides, degrés de saturation et teneur en eau) est nécessaire. Cette
représentation permettra de mettre en évidence les correspondances entre les variations
de ces paramètres. (Fleureau et Indarto 1993).
46
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
(1991), qui permettent de définir l'état du sol à partir d'une figure unique, paramétrée
par les différentes variables. Il apparaît néanmoins qu'une représentation explicite est
plus claire et plus facile à utiliser qu'une représentation groupée.
Exemple La figure (II.14) représente les résultats d’un essai de drainage
humidification sur un limon naturel moyennement plastique (le limon de Jossigny, w L =
37 %, IP = 21 %), (Fleureau et Indarto 1993).
Sur le chemin de drainage (de l’état saturé à l’état sec ) on peut retirer les
comportements repères suivant :
- Du point initial A au point d'entrée d'air B correspondant à une pression
capillaire (ua - uW)d de 0.8 MPa, le sol reste saturé et se comporte de façon analogue à
un sol saturé normalement consolidé sur un chemin de consolidation isotrope, avec une
variation sensiblement linéaire de l'indice des vides en fonction du logarithme de la
pression capillaire.
- Du point B au point C, le sol se désature légèrement, mais cela n'affecte pas sa
compressibilité. On note sur le diagramme [w, e] que le point C, dont la pression
capillaire (ua - uw)SL est de l'ordre de 2 MPa, correspond à la limite de retrait
conventionnelle du sol définie par l'intersection de la droite de saturation (d'équation e =
Gs.w, où Gs représente la densité des grains solides) et de l'asymptote horizontale au
palier de retrait pour w=0.
- De C à D, le matériau ne se déforme pratiquement plus, tandis que son degré de
saturation diminue très rapidement jusqu'à 0. On constate, sur le graphe [w, Sr], que,
pendant cette phase de forte désaturation, la variation du degré de saturation est
sensiblement proportionnelle à celle de la teneur en eau.
Le chemin d’humidification met en évidence une caractéristique fondamentale du
comportement du sol non saturé à savoir l’hystérésis des courbes de variation des
différents paramètres en fonction de la pression capillaire. Cette hystérésis est liée à
plusieurs facteurs :
- La présence d’air piégé dans le sol.
- Une variation de l’angle de mouillage en fonction du processus (humidification ou
dessiccation). En effet le rayon de courbure est plus grand pour un ménisque qui avance
que pour celui qui recule.
- La non uniformité géométrique des pores (effet « ink-bottle ») : Durant le
drainage, les vides restent remplis d’eau jusqu’à ce que la succion soit suffisamment
grande pour que le plus petit des pores se désature. Tandis qu’en humidification les
47
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
vides se remplissent d’eau pour une succion plus faible puisque celle-ci correspond au
seuil du plus grand des pores.
- Le phénomène de retrait affectant la phase solide sous l’effet de l’augmentation de
la pression interstitielle négative est un comportement plastique dans le domaine saturé
ou quasi saturé, par conséquent, ce phénomène de retrait n’est pas réversible d’où
l’hystérésis observé dans le plan [log uC, e].
On retrouve les mêmes phases de comportement :
- De D à C', le comportement volumique est parfaitement réversible, mais on
observe une hystérésis importante du degré de saturation. - De C' à B', le matériau se
résature, mais présente une forte irréversibilité dans le plan [ua - uW, e] ; la pression
capillaire de résaturation (ua-uW)r est sensiblement plus faible que la pression de
désaturation.
-Enfin, entre B' et A', le sol se comporte comme un sol saturé surconsolidé. La
description du premier cycle d’humidification drainage du limon de Jossigny met en
évidence trois phases dans le comportement du matériau, que l'on retrouve dans tous les
types d'argile, y-compris les argiles gonflantes (Fleureau et Kheirbek-Saoud, 1993) :
- Pour uC < (ua - uW)d : un domaine saturé où le sol subit des déformations
plastiques importantes,
- Pour uC > (ua - uW)SL : un domaine non saturé dans lequel le sol se déforme très
peu et de façon élastique ; c'est dans ce domaine que l'on observe la plus forte
irréversibilité des variations de degré de saturation.
- Dans le domaine intermédiaire entre B et C ( (ua - uW)d < uC < (ua - uW)SL ) : le
sol reste quasi-saturé (Sr > 85%) et son comportement est peu différent de celui du sol
saturé ; la phase eau reste généralement continue, mais présente des bulles d'air
dispersées.
48
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
Cui et Delage (2000) ont réalisé des photographies par microscope à balayage sur les
différents états de structure des sols compactés, à la même densité sèche mais à
différentes teneurs en eau (figure II.15). Ils ont montré que :
- La macrostructure est prédominante dans les sols compactés du côté sec de
l’optimum.
- La microstructure est plus importante pour les sols compactés à l’optimum ou à
Une teneur en eau supérieure.
49
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
50
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
51
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
52
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
CONCLUSION
La succion du sol est une variable clé dans les sols non saturés. Dans la pratique,
une meilleure connaissance du statut de l’eau et des propriétés de rétention et de
transfert de l’eau dans les sols non saturés permet de mieux comprendre le
comportement d’ouvrages bâtis en sol non saturé tels que les ouvrages en sol compacté
(remblais routiers, barrages en terre, barrières géologiques d’étanchéité de centres de
stockage de déchets).
La détermination expérimentale de la courbe de rétention d’eau du sol nécessite
beaucoup de temps, d’effort et doit utiliser plusieurs techniques pour obtenir la courbe
complète, chacune des techniques n’étant valable que dans un intervalle limité de
succion.
La mesure et le contrôle de la succion sont donc des opérations délicates, et les
techniques utilisées présentent des avantages et des inconvénients. Généralement la
courbe de rétention d’eau du sol n'est pas une propriété qui est régulièrement déterminée
dans les laboratoires de mécanique du sol. Donc en absence de données expérimentales,
on peut estimer cette courbe à l’aide des modèles de prédiction. La tendance actuelle
consiste à établir des fonctions de pedotransfert pour déterminer les paramètres d’un
modèle mathématique pour la relation θ(ψ).A ce propos il est intéressant de relever que
les FPT les plus représentatives sont celles qui relient les paramètres qui ont un sens
53
Chapitre II : Généralité sur les sols non saturés
physique aux caractéristiques texturaux du sol [M. Lamara et al. 2009]. Les fonctions de
Pedo-transfert présentent l’avantage d’être économiques et faciles à utiliser.
54
Chapitre III : Identification des matériaux
III. 1.Introduction
Tout projet de construction, que ce soit une route, un pont ou un bâtiment doit être
étudié avec des données complètes, ce qui suppose une bonne reconnaissance du sol
donc la géotechnique est le domaine d’étude des propriétés physiques, mécaniques et
hydrauliques des sols en vue de leur application en construction civile. C’est une
science basée sur les données recueillies lors des essais en laboratoire et in-situ.
Le travail présenté dans la première partie de ce chapitre est la caractérisation
physicochimique et minéralogique d’une argile naturelle de la ville de Tizi Ouzou.
Cette caractérisation a pour objectif la classification géotechnique de ce sol argileux.
54
Chapitre III : Identification des matériaux
III.2.2.Désordre observé
Le fennomane a affecté un tronçon d’une route menant au lotissement engendrant
un bourrelet et des lignes d’escarpement en amont du fennomane.
55
Chapitre III : Identification des matériaux
Après concassage manuel des blocs argile, des échantillons ont été soumis au
séchage dans une étuve à la température 105°C pendant 24 heures. Par la suite, une
étude d’identification a été réalisée au laboratoire. Cette étude comporte les différents
essaies suivants :
56
Chapitre III : Identification des matériaux
57
Chapitre III : Identification des matériaux
3).mode opératoire :
Prélever une quantité de sol humide d’environ 1000 g
En retirer environ 100 g pour la mesure de la teneur en eau
(w). -Effectuer la mesure de la teneur en eau sur ce petit échantillon.
Peser exactement le reste du prélèvement et le noyer dans de l’eau pour
désagréger les agrégats. -Calculer la masse de sol sec (Ms) correspondant à partir de la
teneur en eau (w) et de la masse humide (Mh).
Laver à grande eau jusqu’à ce que l’eau soit claire.
sécher la totalité du refus
sécher la totalité du refus- d’après l’échantillon qu’on a on commence par
le tamis 5mm ; 4mm, 3.15 ,2.5, 2,1.6, 1.25, 1,0.63, 0.135,0.160 on termine avec le
tamis 0.08mm.
Après on les pèse successivement
on fin on trouve la masse des refus cumul
120
100
80
tamisat %
60
40
20
0
10 1 0,1 0,01
tamis (mm)
60
Chapitre III : Identification des matériaux
Cette analyse a étais effectué au laboratoire LCTP (Laboratoire Central Des Travaux
Publics) de TIZI OUZOU, les résultats obtenus sont présenté sur le tableau et la courbe ci-
dessous ;
Tableau.III .2: Les résultats essai de sédimentation.
tamis (min) Tamisas %
0.08 100
0.07 64
0.06 51
0.05 44
0.03 38
0.02 37
0.01 37
0.0016 37
0.0012 38
0.005 36
0.002 35
61
Chapitre III : Identification des matériaux
110
100
90
80
pourcentage des passant
70
60
50
40
30
20
10
0
1 0,1 0,01 0,001
dimatre
63
Chapitre III : Identification des matériaux
64
Chapitre III : Identification des matériaux
1 2 3
ρh moyenne 1.93
(g/ cm3)
ps = ph/(1+w)=ph/(1.2209)
L’essai consiste à peser l’échantillon de sol sec (ms), paraffiner aussitôt la totalité
de sa surface extérieure puis peser de nouveau et procéder à la pesée hydrostatique
(tableau4).
65
Chapitre III : Identification des matériaux
Avec :
M1 : masse du pycnomètre vide ;
66
Chapitre III : Identification des matériaux
Figure III.14. Les étapes de l’essai au pycnomètre Figure III.15. Matériels utilisés
La phase solide des sols est constituée principalement de silice et d’Alumine. Les éléments
simples Si et Al ayant des masses atomiques très voisines, le poids volumique des sols évolue
dans une plage très étroite. Les sols organiques et les sols métallifères font exception à ces
valeurs, dans le chapitre précédent (la bibliographie) le poids volumique des grains solides varie
entre 26 à 27 KN/ m3 pour les sables et l’argile, dans le cas de la marne étudié la masse
volumiques des grains solides trouvé est dans la fourchette d’après (J. Lérau)
III.4.5. Indice des vides, degré de saturation
a. Indice des vides "e"
L’indice des vides permet de savoir si les vides sont importants ou non, c'est-à-
dire, si notre matériau est dans l’état serré ou lâche.
Il est définit comme étant le rapport entre le volume des vides(Vv) et le volume des
particules solides(Vs). Il est définit par la relation suivante :
67
Chapitre III : Identification des matériaux
Sachant que l’indice des vides dépend aussi des paramètres déjà déterminés (ρs et
ρd) selon la formule: e= [ρs /ρd] -1
Vu que les masses volumiques sont déterminées, on déduit l’indice des vides par la
deuxième relation : e =0.6981=69.81%
Interprétation des résultats
Dans le chapitre précédent on constate que l’indice des vide peut varie de 0.30 à 1 (30(%) à
100(%)), et dans des cas extrême des argiles de Mexico la valeur de l’indice des vides peuvent
atteindre la valeur de 13 (130%). (Géotechnique 1 J-Lérau)
0 Sec
D’après TERZAGHI
D’après la valeur calculer de degré de saturation notre sol est en état Détrempé.
68
Chapitre III : Identification des matériaux
c. La Porosité
La porosité a une signification analogue à celle de l’indice des vides. Elle est le
rapport du volume des vides (Vv) au volume total (V). La porosité peut s’exprimée en
pourcentage ou sans dimension.
n = Vv/ V
La porosité et l’indice des vides sont liés par la formule :
n = e ⁄(e + 1)
Ce qui nous donne une porosité de : 0.4111= 41.11 %
n = 41.11%
II.4.6. Limites d’Atterberg
Cet essai est pratiqué sur la fraction granulométrique dont les particules ont une
dimension inférieure à 0.40mm et qu’on appelle sol fin, on fait croître la teneur en eau
de façon homogène (malaxage), il passe progressivement de l’état solide à l’état
plastique, puis à l’état liquide.
La norme NF P94-51 (mars 1993) destinée à la détermination des deux limites
d’Atterberg limite de liquidité à la coupelle et limite de plasticité au rouleau)
s’applique aux sols dont les éléments ont une dimension inférieure à 0,4mm.
Masse de sol 4.430 5.185 6.217 5.832 7.722 8.101 4.642 5.359
sec (g)
70
Chapitre III : Identification des matériaux
71
Chapitre III : Identification des matériaux
Figure.III.20.préparation de l’échantillon
Donc :
WP (%) = 25.65%
c. L’indice de plasticité (IP)
C’est la différence entre la limite de liquidité et la limite de plasticité (wL), qui
définit l’étendu du domaine plastique (wP) d’un sol . cet indice défini l’étendue du
domaine plastique.
Avec :
IP = WL –WP
Il mesure l’étendue du domaine de plasticité, domaine pendant lequel on peut
travailler le sol. Il a une grande importance dans tous les problèmes de géotechnique
routière.
Le GTR 92 (Guide Technique pour la Réalisation des remblais et des couches de
forme, 1992) retient pour Ip les seuils d’argilosité suivants
72
Chapitre III : Identification des matériaux
Indice la plasticité : IP = wL – wP
IP =16.95%
73
Chapitre III : Identification des matériaux
42.6% , 16.95%
IC= 1.22
Ic ˃ 1 Solide
0 ˂ Ic ˂1 Plastique
IC ˂ 0 liquide
74
Chapitre III : Identification des matériaux
75
Chapitre III : Identification des matériaux
Ordre e grandeur :
Tableau III.15: Désignation du sol en fonction de son VBS.
VBS (en grammes de bleu Désignation du sol
pour 100 g de sol)
VBS ≤ 0,2 sol sableux
0,2 < VBS ≤ 2,5 sol limoneux
2,5 < VBS ≤ 6 sol limoneux - argileux
6 < VBS ≤ 8 sol argileux
VBS > 8 sol très argileux
76
Chapitre III : Identification des matériaux
L’essai est réalisé selon la norme française NF P 94-093. L’essai Proctor a pour but de
détermination de la teneur en eau optimale pour un sol pour les conditions de compactage
fixées, conduisant au mineur compactage possible ou encore à une capacité portante
maximale. Dans notre étude l’essai Proctor est réalisée dans le but d’avoir une éprouvette
compactée à l’optimum.
Principe de l’essai
L’essai consiste à compacter dans un moule normalisé, à l’aide d’une dame normalisée,
selon un processus bien défini dans la norme NF P 94-093. L’échantillon de sol à étudier et
à mesure sa teneur en eau et son poids spécifique sec après compactage.
Exécution de l’essai :
Pour l’essai Proctor normal, le remplissage est fait en 03 couches
77
Chapitre III : Identification des matériaux
De ces résultats on peut tracer la courbe Proctor qui la densité sèche en fonction de
la teneur en eau et déterminer ces caractéristiques optimales.
1,755
La masse volumique (g/cm3 )
1,75
1,745
1,74
1,735
1,73
1,725
1,72
1,715
1,71
16.3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21
La teneur en eau (%)
Figure .III.26: courbe Proctor normal
En constate que la densité sèche optimale maximale égale 1.751 g/cm3 et la teneur
en eau optimale est de 16.3%.
Cet essai, couramment appeler essai oedométrique, traduit dans la pratique l’idée qui
vient à l’esprit quand on veut mesurer la compressibilité d’un matériau : on applique
une charge plus forte et l’on recommence les observations, etc. l’interprétation de
l’essai consiste à tracer la courbe donnant la variation de l’indice des vide de
l’éprouvette en fonction de la contrainte appliquée : C’est la courbe de
compressibilité oedomètrique ou courbe oedométrique. (Magnan, 2000)
78
Chapitre III : Identification des matériaux
Principe de l’essai
L’échantillon saturé est placé dans une éprouvette cylindrique qui présente des
déformations latérales nulle et drainée sur les deux faces intérieures par
l’intermédiaire des pierres poreuses. Les déformations verticales ou tassements de
l’échantillon après chargement sont mesurés à l’aide d’un comparateur 1/100 de
mm). Les charges sont appliquées sur un piston par l’intermédiaire d’un bras de
levier. Le chargement s’effectue par paliers lorsque le tassement correspondant au
premier palier est stabilisé.
Avec :
h: hauteur de l’échantillon au moment considéré.
hp: hauteur équivalente du solide ou hauteur des grains solide. Dans la
première méthode l’expression de
hp est donnée par la relation (1), par contre dans la seconde, elle est donnée
par la relation (2) :
ms
ℎ𝑝 = ρ
s ×S
Avec :
ms: Masse de l’échantillon sec.
ρ: Masse volumique des grains solides.
79
Chapitre III : Identification des matériaux
Avec :
H0: hauteur initiale de l’échantillon.
mh: Masse initiale humide de l’échantillon.
ms: Masse de l’échantillon sec.
ρw: Masse volumique de l’eau (1 g/cm3).
S : section droite de l’enceinte.
Paramètres d’identification
L’échantillon soumis à l’essai œdométrique sera caractérisé par les paramètres suivants :
mh − ms
Teneur en eau initiale de l’échantillon : W= ×100
𝑚𝑠
ms
Masse volumique initiale du sol sec : ρd= 𝐻0 × 𝑆
Wh
Masse volumique initiale : ρ = H
0× S
80
Chapitre III : Identification des matériaux
81
Chapitre III : Identification des matériaux
paramètre valeurs
Teneur en eau (%) 21.79
Masse volumique humide ρh (g/cm3) 1.93
Masse volumique des particules solide 2.699
ρs (g/cm3)
WL (%) 42.2
Wp (%) 25.65
Ip (%) 16.95
Ic (%) 1.21
Tamisats 80 𝝁m (%) 93
Tamisats 2𝝁m (%) 34
VBS (gr/100g de sol) 6.63
Masse volumique sèche max ρd 1.751
(g/cm3)
Indice des vides e 69.81
(%)
La Porosité(%) 41.11
82
Chapitre III : Identification des matériaux
III.6. Conclusion
Il nous a été possible de caractériser l’échantillon prélevé dans une zone situé au
lotissement Mokadem en contre-bas de l’établissement de rééducation et de réadaptation
de la commune de Tizi-Ouzou.
La valeur au bleu VBS est égale à 6.64, D'après la norme française (NF P 11-300),
il s’agit d’un sol argileux
les résultats de l’indice de plasticité (Ip = 16.95%) indiquent que le sol étudié est
un sol peu plastique.
83
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
IV. 1 INTRODUCTION
Nous présentons dans ce chapitre une partie des résultats expérimentaux obtenus à
partir des essais effectués au laboratoire afin de préciser le comportement hydrique de
l’argile soumise à un cycle de séchage-humidification en utilisant une méthode
d’imposition qui est la méthode des solutions salines saturées et une méthode de mesure
par le papier filtre. Les échantillons sont préparés dans deux états initiaux, sous forme de
pâte et compactés à l’optimum Proctor. Une étude des différents paramètres d’état (e, Sr,
w) en fonction de la pression interstitielle négative (succion) sera menée. Dans un premier
temps nous allons détailler le mode opératoire de chaque méthode et les étapes de la
réalisation de chaque essai. Ces derniers portent sur des échantillons sous forme de pâte
puis sur les échantillons compactés à l’optimum Proctor (OPN). Pour finir, une
comparaison des résultats obtenus sur les deux formes d’échantillons sera faite.
84
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
La mesure de la succion matricielle à l’aide du papier filtre (ASTM D 5298-94) est réalisée
selon le protocole suivant :
Insérer trois papier filtre secs entre les deux parties de l’échantillon (sandwich,
figure IV.2), filmer l’ensemble et mettre dans une boite hermétique.
attendre jusqu’à ce que l’équilibre hydrique soit atteint entre le sol et le papier filtre
(15 jours) pour extraire le papier filtre central ;
Procéder à la mesure de la teneur en eau de l’échantillon et du papier filtre central ;
85
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
Figure IV.3 : Disposition des papiers filtre pour la mesure de la succion matricielle.
Echantillon 01 02
La masse de papier 0.635
filtre initial 0.635
(g)
La masse humide de
papier filtre 0.806 0.787
(g)
La masse sèche de 0.621 0.608
papier filtre
(g)
La teneur en eau de 29.790 29.440
papier filtre
(%)
La teneur en eau 29.615
moyenne
(%)
Les résultats de la mesure de la teneur en eau de la l’argile sont présentés dans le tableau
ci-dessous :
86
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
Echantillon 01 02
La masse initiale de 727.6 698.1
l’argile (g)
La masse humide de
l’argile (g) 724.4 697.3
Après avoir calculé la teneur en eau de papier filtre et celle de l’échantillon on détermine la
succion matricielle correspond du papier filtre qui n’est autre que celle du sol. Évaluée en
utilisant la courbe d’étalonnage (ASTM D-5298-94).
87
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
Echantillon 01
88
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
Après avoir calculé les différentes teneurs en eau on détermine la succion à partir de la
courbe d’étalonnage du papier filtre. Il s’agit de déterminer la succion en fonction de la
teneur en eau évaluée.
La courbe d’étalonnage du papier filtre diffère selon qu’il s’agisse de papier filtre
initialement sec ou humide. Lee et Wray (1995), Amraoui (1996), et Chaouch (2001)
signalent différentes corrélations entre la succion (kPa) et la teneur en eau wf (%) du papier
filtre Whatman n°42. la norme américaine (ASTM D-5298-94)
IV. 2.2. Méthode d’imposition des solutions salines : uC > 1500 KPa
89
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
d’employer au moins deux techniques d’imposition. Dans le cadre des essais qui seront
présentés dans ce mémoire, la méthode des solutions salines ont été sélectionnées (Olivier
cuisinier 2002).
salines saturées)
La méthode des solutions salines est généralement utilisé pour l’impsition de succion
allant de quelques MPa jusqu’à des centaines de MPa. Elle est basée sur la loi de Kelvin :
𝑺 = 𝒘 (𝒘 ∗ 𝐑 ∗ 𝐓 / 𝑴𝑽 ) 𝐥𝐧 𝑯𝒓
Avec :
Principe de l’essai :
Le principe général de cette méthode consiste à placer un échantillon du sol dans une
enceinte hermétique (appelée dessiccateur) contenant une solution saline saturée. A
l’intérieur du dessiccateur, le taux d’humidité relative de l’air Hr est fixé par la solution
saline saturée selon la loi de Kelvin. (BOUROKBA MRABENT Souad Amel 2011)
90
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
La solution est imposée sur l’échantillon par l’intermédiaire de l’humidité relative de l’air,
Hr. Au- dessus d’une solution saline saturée, l’humidité relative de l’air Hr, est définie
comme étant le rapport entre la pression de la vapeur d’eau en équilibre avec la solution
saline Pv, et la pression de la vapeur saturante, Pvs :
Vu que le nombre des dessiccateurs disponibles dans laboratoire de mécanique des sols, est
insuffisant pour manipuler le nombre important des échantillons, on a utilisé cinq solutions
pour réaliser l’essai
Deux séries d’essais d’humidification/drainage sont effectuées. Les états initiaux des
échantillons sont les suivants :
1. Première série d’essais : Il s’agit de l’utilisation du matériau sous forme de pâte,
dont la teneur en eau W est comprise entre 1,2WL et 1,5WL.
Pour préparé l’échantillon sous forme de pate (w = 1.5 wL), on pèse une portion suffisante
du matériau (M = 200 g), puis on la malaxe avec une quantité d’eau distillée nécessaire à
l’obtention de la teneur en eau désirée (Figure.IV.9).
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
a b
Figure VI. 10 : l’échantillon humidification est séchage. a. Pâte humide ; b. Pâte étuvée
Chemin séchage : les échantillons sont préparés à partir d’état d’une pâte puis mettre la
pate saturée tel quel est (W = 1.5Wi), Mettre les échantillons sur la grille du dessiccateur ;
2. Deuxième série d’essai :) Les échantillons issus du matériau compacté (γd = 1.751
WOPN = 16.40%), sont disposés dans les dessiccateurs pour suivre soit un chemin de
séchage ou d’humidification (selon le niveau de succion initiale de l’échantillon
relativement à la succion imposée dans le dessiccateur).
Bien sceller les dessiccateurs afin que l’air ambiant n’y pénètre pas (aucun échange
d’air avec le milieu extérieur).
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
Une fois l’équilibre est atteint, on détermine les paramètres d’état de l’échantillon (e,
w, Sr) par la pesées immergées dans le KERDANE
Humidification
Séchage
40
la masse mesuré en fct de temps (g)
39
38
37
36
35
34
33
0 10 20 30 40 50 60
Temps (jours) [humid]
93
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
45
40
35
Figure IV.13: courbe de mesure de la masse humide dans la succion SO4, en fonction de
temps.
46
45
44
la masse mesuré (g)
43
42
41
40
39
38
0 10 20 30 40 50 60
Temps (jours)
94
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
L’huile utilisée est généralement du Kerdane dont la densité γk/γw est de l’ordre de
0,78. Cette huile est non miscible avec l’eau et s’évapore à l’étuve à 105°C.
𝑴𝑲
𝑲 =
𝑽
Les résultats sont présentés dans le tableau suivant :
Echantillon 1 2 3
La masse de 7.860 11.912 3.745
Kerdane (g)
Le volume de 10 15 5
kerdane(cm3)
La masse volumique 0.786 0.794 0.49
(g/cm3)
La masse volumique 0.776
moyenne (g/cm3)
On remarque que la masse volumique de huile cité par Zerhouni (1991), et celle
mesurer sont dans la marge d’erreur de 10-3 g (0.04).
Après avoir atteint l’équilibre, et calculer la masse volumique de Kerdan, on suit les étapes
ci- après :
95
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
Mettre à l’étuve les échantillons après immersion à l’étuve 24 h (105°C) pour obtenir
le poids sec ;
Calcul le volume total de l’échantillon avec la formule suivante :
𝐏𝐡𝐤 − 𝐏𝐢𝐦𝐦
𝑽=
𝒌
Donc on peut prendre les masse des échantillons et réalisé la pesée hydrostatique pur
déterminer les paramètres d’état, le protocole de la pesée hydrostatique est détaillé sur les
figure ci-dessous :
kerdane
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
Figure IV.19 : Peser l’échantillon après Figure IV.20 : Etuvage des échantillons
l’avoir essuyé avec du papier adsorbant (105°C).
Après l’étuvage complet des échantillons immergés on calcule la masse sèche des
échantillons pour pouvoir calculer les paramètres d’état (la teneur en eau, le degré de
saturation et l’indice des vides).
Les autres paramètres (W, e, Sr) sont déduits à l’aide des relations élémentaires de la
mécanique des sols.
Les résultats obtenus pour les calculs après l’étuvage complet des échantillons sont
présenté dans le tableau suivant :
97
Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
La détermination des paramètres d’état nous permis de dessiner les cinq plans
Les résultats obtenus de l’étude du chemin séchage- humidification sur une argile de tizi
Ousou sous forme de pâte (W= 1.5WL) avec WL = 42.2%) a permis de tracer les courbes
dressées sur la figure (IV-21).
Dans le plan A= [W, e], les échantillons suivent dans un premier temps, la droite de
saturation, d’équation e = (s / w) * w. En suite lorsque la teneur en eau décroître, l’indice des
vides tendent vers une valeur constante.
indice des vides e = de l’ordre de (0.9 %). Cette limite de retrait correspond par analogie,
dans la figure (21-B), à une pression capillaire de limite de retrait notée Srl = 5000000kPa.
Au-delà de la pression capillaire de retrait (Srl), l’indice des vides ne varie plus en
revanche le degré de saturation diminue rapidement (graphe D) jusqu’à s’annuler.
D’autre part, cette variation de Sr est pratiquement proportionnelle à la teneur en eau
(graphe c).
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
A B
C D
Interprétation
Sur le chemin drainage humidification pour la pate sur le plan A .On remarque qu’avec
l’augmentation de la teneur en eau, le volume des vides reste constant l’interaction avec la
droite de saturation nous donne la limite de retrait.
Lorsque on Project sur le graphe B on trouve la valeur de succion du retrait, c'est a cette
valeur que l’air sort et il se remplace avec l’eau.et lorsque on Project sur Eon trouve la
succion de dessiccation a cette valeur du succion on dit que le sol a atteint une valeur très
importante du succion est une valeur de teneur eu eau presque nulle.
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
Dans le plan [w, e] ; les échantillons suivent dans un premier temps de saturation
d’équation e = (s / w) * w. en suite ; lorsque la teneur en eau décroît, l’indice des vides
tend vers une valeur constante.
des vides esl = 1. Cette limite de retrait correspond, dans le graphe (IV.22. b), à une succion
de limite de retrait, noté Slr, d’une valeur de 500000kPa environ.
e
%
Nous avons présenté sur un même graphe les résultats obtenus à partir d’une pâte et d’un
matériau compacté (figure IV.23). Sur le chemin de drainage, On remarque : (figure
IV.23B) qu’à même pression capillaire, l’indice des vides des échantillons compactés est
plus petit que celui des échantillons sous forme de pâte. Sur le chemin d’humidification,
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
On constate dans les plans de l’indice des vides en fonction de la pression capillaire et la
teneur en eau que les chemins d’humidification sur la pâte et sur matériau compacté sont
presque parallèles.
Pour avoir l’influence initial (pâte et compactée) sur l’effet de la pression capillaire
(succion) sur le comportement de l’argile de tizi Ouzou.
Courbe de la succion
600000
500000
400000
300000
200000
Dé-saturation
100000
0
0,00 2,00 4,00 6,00 8,00 10,00 12,00 14,00 16,00
La courbe de rétention d’un sol est très dépendante des conditions dans lesquelles
s’effectue sa détermination.
Le sol étudié est un sol fin, on remarque que le sol étudié suit un chemin de dessiccation,
lorsque la teneur en eau est importante le sol commence à présenté une succion faible
inférieur à 10KPa. Donc on peut considérer que le point de la succion initial comme point
d’entrée d’air. Cette phase de petite perturbation s’arrête au point de saturation 15.5(%) et
une succion de 12.6Kpa.
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
Dans la deuxième phase la succion présente une variation importante pour les teneures en
eau très faible, la succion peut aller jusqu’à 500000KPa.
Conclusion
Cette étude a permis de présenter globalement l’état du l’argile de site de Tizi Ouzou au
cours de cycle de drainage séchage humidification. Les essais ont montré l’existence d’un
domaine de pression interstitielle négative ou le sol reste quasiment saturé.
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
CONCLUSION GENERALE
Ce travail a été réalisé dans le but de traiter plusieurs aspect important et qui peuvent se
résumer dans les points suivants : le développement et la mise en œuvre de technique
expérimentales pour le sol non saturés ; l’application de ces techniques pour la caractérisation du
comportement d’un matériau.
Pour effectuer les essais, Il nous a été possible de caractériser l’échantillon prélevé dans
une zone situé au lotissement Mokadem en contre-bas de l’établissement de rééducation et
de réadaptation de la commune de Tizi-Ouzou.
La valeur au bleu VBS est égale à 6.64, D'après la norme française (NF P 11-300), il
s’agit d’un sol argileux
les résultats de l’indice de plasticité (Ip = 16.95%) indiquent que le sol étudié est un
sol peu plastique.
Pour effectuer les essais, on s’est basé sur une technique d’imposition par phase vapeur est une
autre technique de muser par papier filtre
Cette étude a permis de présenter globalement l’état du l’argile de site de Tizi Ouzou au
cours de cycle de drainage séchage humidification. Les essais ont montré l’existence d’un
domaine de pression interstitielle négative ou le sol reste quasiment saturé.
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Chapitre IV TECHNIQUE DE MESURE ET D’IMPOSITION DE LA SUCCION
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