Table des matières
2 ELéments d’anlyse vectorielle 3
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Champs scalaires et vectoriels de R3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2.1 Champs scalaires de R3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2.2 Champs de vecteurs de R3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 Champ de gradient, champ rotationnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3.1 Gradient d’un champ scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3.2 Potentiel scalaire et champ conservatif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3.3 Rotationnel d’un champ de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3.4 Ensembles simplement connexes et contractiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3.5 Divergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.4 Circulation et flux d’un champ vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.4.1 Courbes paramétrées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.4.2 Circulation d’un champ de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.4.3 Circulation d’un champ de gradient . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.5 Surfaces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.5.1 Surfaces paramétrées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.6 Intégrale de surface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.7 Flux à travers une surface paramétrée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.8 Théorèmes de Stokes-Ampère et de Gauss-Ostrogradski . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.8.1 Théorème de Stokes-Ampère : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.8.2 Théorème de Green-Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.8.3 Théorème de Gauss- Ostrogradski . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1
Chapitre 2
ELéments d’anlyse vectorielle
2.1 Introduction
L’analyse vectorielle fait intervenir à la fois des outils analytiques (dérivées partielles) et du
calcul vectoriel. Les notions de base de l’analyse vectorielle sont indispensables en électrostatique, en
électromagnétisme, en mécanique des fluides. Après avoir étudié ce chapitre, vous devez : A. Connaı̂tre
les opérateurs de l’analyse vectorielle (nabla, gradient, divergence et rotationnel) et savoir démontrer
leurs propriétés. B. Savoir calculer des intégrales de surface simples. C. Connaı̂tre la définition du
flux d’un champ de vecteurs à travers une surface orientée, et savoir calculer des flux simples. D.
Savoir ce qu’est un champ à flux conservatif. E. Connaı̂tre les formules de Stokes et d’Ostrogradski.
2.2 Champs scalaires et vectoriels de R3
En physique, un champ donne en un point de l’espace, à une date donnée, la valeur d’une grandeur
physique. Celle-ci peut être de différentes natures. Nous verrons les champs scalaires et les champs
vectoriels. On dit qu’un champ établit une correspondance entre un point de l’espace avec une
grandeur, scalaire ou vectorielle.
2.2.1 Champs scalaires de R3
Définition 2.1 On appelle un champ scalaire de l’espace R3 une fonction φ de R3 à valeurs scalaires :
φ: R3 → R
(x, y, z) 7−→ φ (x, y, z)
3
” Les mots ” champ scalaire” et ”fonctions réelle de plusieurs variables” sont donc syno-
nymes. L’appellation ”champ scalaire” est souvent utilisée par les physiciens. · Dans la pratique
n = 2 ou 3. Si n = 3, on représente le champ scalaire en déssinant ses surfaces de niveau
Sa (φ) = (x, y, z) ∈ R3 | φ (x, y, z) = a .
p
Dans R3 , la distance depuis l’origine est le champ scalaire défini par d (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2
Exemples de champs scalaires
· La temperature T et la pression P sont des champs scalaires en physique statistique. · Masse
volumique (mécanique des fluides). · Potentiel (électromagnétisme).
2.2.2 Champs de vecteurs de R3
→
−
Définition 2.2 On appelle champ de vecteurs ( ou champ vectoriel) de l’espace R3 une fonction V
de R3 à valeurs dans R3 :
→
−
V : D ⊂ R3 → R3
→
−
(x, y, z) 7−→ V (x, y, z) = (P (x, y, z) , Q (x, y, z) , R (x, y, z)) .
Exemples de champs de vecteurs
→
− →
−
Champ gravitationnel →−
g . ; Champ électrique E . ; Champ magnétique B . ; Champ des vitesses. ;
→
−
Définition 2.3 On dit que le champ de vecteurs V est de classe C k si ses applications coordonnées
P, Q, R : D → R sont de classe C k .
2.3 Champ de gradient, champ rotationnel
2.3.1 Gradient d’un champ scalaire
Une classe très importante de champs de vecteurs est celle des champs de gradients encore appelés
champs de potentiels.
Définition 2.4 Soit φ : D ⊂ R3 → R un champ scalaire sur un domaine D. Le gradient de φ est
→
− −−→
le champ de vecteurs ∇φ = grad φ : D ⊂ R3 → R3 donné par
−−→ ∂φ →
− ∂φ →
− ∂φ →
−
grad φ = i + j + k.
∂x ∂y ∂z
Propriétés du gradient
→
− −−→
Proposition 2.1 Le gradient ∇φ = grad φ est un opérateur linéaire agissant sur les champs sca-
laires ( ici f et g ) :
→
− →
− →
−
∇ (λf + µg) = λ ∇f + µ ∇g, pour tout λ, µ ∈ R.
Sur un produit, il agit par la règle de Leibniz :
→
− →− →
−
∇ (f g) = ∇f g + f ∇g .
2.3.2 Potentiel scalaire et champ conservatif
→
− →
−
Définition 2.5 Soit V : D ⊂ R3 → R3 un champ de vecteurs. · On dit que V est un champ de
→
− −−→
gradient s’il existe φ : D ⊂ R3 → R telle que V = grad φ. · On dit que φ : D ⊂ R3 → R est un
→
− →
− −−→ →
− −−→
potentiel scalaire de V si V = −grad φ (attention au signe). Donc le potentiel de V = grad φ est
−φ.
→
−
En physique, si un champ de force F : D ⊂ R3 → R3 est un champ de gradient , on dit que la force
→
−
F est conservative.
2.3.3 Rotationnel d’un champ de vecteurs
→
− →
−
Définition 2.6 Soit V : D ⊂ R3 → R3 un champ de vecteurs. Le rotationnel de V est le champ
−→ →− →
− → −
de vecteurs sur D, noté rot V = ∇ ∧ V (produit vectoriel), donné par :
→
− → − → −
i j k
−→ →− ∂ ∂ ∂ ∂R ∂Q →
− ∂P ∂R →
− ∂Q ∂P →
−
rot V = ∂x ∂y ∂z
= − i + − j + − k.
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y
P Q R
Propriétés du rotationnel
Proposition 2.2 Le rotationnel est un opérateur linéaire agissant sur les champs de vecteurs ( ici
→
− →
−
U et V ). On a :
−→ → − →
− −→ →− −→ →−
rot λ U + µ V = λ rot U + µ rot V , pour tout λ, µ ∈ R
et de plus, si φ de classe C 2 :D ⊂ R3 → R, on a
−→ −−→
rot grad φ = 0.
→
− −→ →−
Définition 2.7 On dit que V : D ⊂ R3 → R3 est irrotationnel si rot V = 0.
→
− −−→
· Donc tout champ de gradient V = grad φ est irrotationnel . · Mais un champ irrotationnel n’est
pas toujours un gradient. Pour savoir s’il l’est, il existe un critère basé sur les proprietés topologiques
du domaine D du champ.
2.3.4 Ensembles simplement connexes et contractiles
Définition 2.8 Un sous-ensemble D de R2 ou de R3 s’appelle :
· Connexe si tous les points de D peuvent être joint par une courbe contenue dans D.
Figure 2.1 –
· Simplement connexe s’il est connexe et toute courbe fermée dans D peut être déformée en un
point.
· Contractile si on peut déformer l’espace entier D en un point.
Figure 2.2 –
Lemme de Poincaré (cas simplement connexe)
→
−
Théorème 2.1 Soit V un champ de vecteurs sur R3 et soit D ⊂ R3 un ensemble simplement
connexe. alors :
→
− −−→ −→ →− →
−
V = grad φ sur D ⇐⇒ rot V = 0 sur D.
→
− →
−
◦ Ainsi, si F est un champ de force sur D ⊂ R3 : Si D est simplement connexe : F est conservative
→
−
( a un potentiel scalaire)⇐⇒ F est un champ irrotationnel.
→
−
◦ Attention : On ne peut rien dire sur F si D n’est pas simplement connexe. Calcul du potentiel
→
− −→ → − →
− →
−
scalaire Soit V (x, y, z) = (2xy, x2 + z, y) · D’abord on vérifie que rot V = 0 . · Puisque V est
→
−
défini sur tout R3 , qui est simplement connexe, par le lemme de Poincaré on sait que V est un champ
→
− −−→
de gradient. · Cherchons la fonction φ telle que V = grad φ. On a
∂φ ∂φ ∂φ
(1) = 2xy, (2) = x2 + z, (3) =y
∂x ∂y ∂z
R
· (1) donne φ (x, y, z) = 2xydx + g (y, z) = x2 y + g (y, z)
· (2) donne ∂φ
∂y
= x2 + ∂y ∂g
= x2 + z =⇒ ∂y∂g
= z ensuite g (y, z) = zy + h(z) et enfin φ (x, y, z) =
2
x y + zy + h(z)
0 0
· (3) donne ∂φ
∂z
= y + h (z) = y d’où h (z) = 0 et h(z) = c
· On a alors φ (x, y, z) = x2 y + zy + c.
2.3.5 Divergence
→
− →
−
Définition 2.9 Soit V : D ⊂ R3 → R3 un champ de vecteurs. La divergence de V est le champ
→
− →
− →
−
scalaire sur D, noté div V = ∇. V (produit scalaire), donné par
→
− ∂P ∂Q ∂R
div V = + + .
∂x ∂y ∂z
Propriétés de la divergence
Proposition 2.3 La divergence est un opérateur linéaire agissant sur les champs de vecteurs ( ici
→
− →
−
U et V ). On a :
→− →
− →
− →
−
div λ U + µ V = λ div U + µ div V , pour tout λ, µ ∈ R
et satisfait aux identités suivantes :
→− − −−→ →
→ −
1) div φ V = φ div V + grad φ. V
→− → − −→ → − → − → − −→ →
− −−→
2) div U ∧ V = rot U . V − U . rot V div grad φ = ∆φ (=Laplacien)
−−→ →
− →
− −→ −→ → − →
−
3) grad div V = ∆ V + rot rot V (∆ V est le Laplacien vectoriel)
4) −→ → −
div rot V = 0
Champs à divergence nulle, incompressibles, solénoı̈daux
→
− →
−
Définition 2.10 Un champ V est à divergence nulle si div V = 0.
Potentiel vectoriel
→
− →
−
Définition 2.11 Soit V un champ de vecteurs. On appelle potentiel vectoriel de V un champ
→
− →
− −→ →
−
U tel que V = rot U .
→
− →
−
Proposition 2.4
Si le champ V admet un potentiel vectoriel, alors V est à divergence nulle. (Car
→
− −→ →− −→ →−
V = rot U et div rot V = 0.)
→
− −→ →− →
− →
− →
− −→ →−
Si V = rot U alors div V = 0, mais si div V = 0 alors V n’est pas toujours = rot U .
Lemme de Poincaré ( cas contractile)
→
−
Théorème 2.2 Soit V un champ de vecteurs sur R3 et soit D ⊂ R3 un ensemble contractile.
Alors
→
− −→ →− →
−
V = rot U sur D ⇐⇒ div V = 0 sur D.
→
− →
−
Ainsi, si D est contractile : V admet un potentiel vectoriel ⇐⇒ V est à divergence nulle ( incom-
pressible / solénoı̈dale).
→
−
Attention : On ne peut rien dire sur V si D n’est pas contractile.
2.4 Circulation et flux d’un champ vectoriel
2.4.1 Courbes paramétrées
Définition 2.12 Une courbe paramétrée dans R3 est une fonction vectorielle d’un intervalle I de R
à valeurs dans R3 :
→
−
γ I = [t0 , t1 ] ⊂ R → R3
.
t → →
−
γ (t) = (x(t), y(t), z(t))
En d’autre termes à tout point t de l’intervalle I on associe un point repéré par ses trois coordonnées
x(t), y(t), z(t) définies par trois fonctions d’une variable x(t), y(t), z(t) : I → R. Si t → z(t) = 0 est
une fonction identiquement nulle, on obtient une courbe dans le plan z = 0 : une courbe plane.
Une courbe pramétrée est naturellement orientée par le sens croissant du paramètre t. On dit que
la courbe →
−
γ est fermée quand I = [t0 , t1 ] et →
−
γ (t0 ) = →
−
γ (t1 ) . Sauf mention explicite du contraire,
∞
on suppose que γ est de classe C .
Définition. 2.13 Pour une courbe paramétrée →
−
γ (t) on appelle : · vecteur vitesse la dérivée première
..
→
−
de γ : γ (t) = (x(t), y(t), z(t)) . · vecteur accéleration la dérivée seconde de →
→
− −γ : → −
. . .
γ (t) =
.. .. ..
(x(t), y(t), z(t))
Définition 2.14 La courbe →
−
γ : [t0 , t1 ] → R3 est régulière si la vitesse ne s’annulle jamais, c’est à
dire si
. .
→
− →
−
γ (t) 6= 0 ou bien →
−
γ (t) 6= 0 pour tout t ∈ [t0 , t1 ] .
Dans ce cas, la .vitesse est un vecteur tangent à la courbe, et on appelle : · élément de ligne, le
→
−
vecteur dl = → −
γ (t). dt. · abscisse curviligne ou parmètre de la longueur .
d’arc, l’intégrale
s(t) = s(t0 ) + t0 −
Rt →
γ (t) dt. · élément d’arc, la différentielle ds = → −
γ (t) dt. · la longueur de
.
la courbe paramétrée, l’intégrale L (→− R t → − R s(t)
γ)= t0
γ (t) dt = ds.
s(t0 )
2.4.2 Circulation d’un champ de vecteurs
→
−
Définition 2.15 Soit V un champ de vecteurs de R3 et soit C + une courbe orientée dans le domaine
→
− →
−
de V , paramétrée par γ : [t0 , t1 ] → R3 . On appelle circulation de V le long de C + l’intégrale
curviligne
Z t1 .
− →
→ − →
− →
Z
V . dl = V (−γ (t)) .→ −
γ (t) dt
C+ t0
→
− − →
−
où V (→γ (t)) indique que le champ V est évalué sur les points de la courbe et . indique le produit
scalaire entre vecteurs.
→
− − →
H → −
Notation : Si C + est une courbe fermée, la circulation de V le long de C + s’écrit : et V . dl .
C+
Proposition 2.5 Si C − est orientée dans le sens opposé à C + , on a
− →
→ − − →
→ −
I I
V . dl = − V . dl
C− C+
→
− →
− →
− →
−
Calcul de la circulation du champ de vecteur V (x, y, z) = z i −y j + x k le long de l’arc d’élice
→
−
γ (t) = (cos t, sin t, t) avec t ∈ [0, 2π]. On a
→
− .
→
− → →
− →
− →
− − →
→ −
V (−
γ (t)) = t i − sin t j + cos t k et →
−
γ (t) = − sin t i + cos t j + k
t1 . 2π
− →
→ − →
− →
Z Z Z
V . dl = V (−
γ (t)) .→
−
γ (t) dt = (−t sin t − sin t cos t + 1)dt = 2π.
C+ t0 0
2.4.3 Circulation d’un champ de gradient
→
− −−→
Théorème 2.3 Soit V = grad φ un champ de gradient de domaine Dφ , alors la circulation de
−−→
grad φ le long de la courbe C + ⊂ Dφ joignant deux points A et B ne dépend pas de la courbe mais
seulement des valeurs de φ aux deux points
−−→ → −
Z
grad φ. dl = φ (B) − φ (A)
C+
−−→
· La circulation de grad φ le long de la courbe fermée C + est nulle
−−→ → −
I
grad φ. dl = 0.
C+
2.5 Surfaces
Les surfaces peuvent être données de plusieurs manières différentes.
Surfaces d’équation explicite : le graphe d’une fonction de deux variables. Leur équation est donc
de la forme z = f (x, y). Mais cela peut aussi être x = f (y, z). Ainsi, une des variables s’exprime en
fonction des autres.
◦ La surface d’équation z = xy .
◦ La surface de Van der Waals donnée par z = (y − x12 )(x − 1).
Surfaces d’équation implicite : l’ensemble des points (x, y, z) de R3 tels que h(x, y, z) = 0.
◦ La sphère de centre O et de rayon 1 est d’équation implicite x2 + y 2 + z 2 = 1.
2 2 2
◦ La surface d’équation xa2 + yb2 + zc2 = 1 avec a, b et c positifs est un ellipsoı̈de.
Les surfaces paramétrées que nous allons particulièrement étudiées dans la suite.
2.5.1 Surfaces paramétrées
Définition 2.16 Une surface paramétrée dans R3 est une fonction vectorielle f de classe C 1 défine
par :
f U ×V → R3
(u, v) → (x(u, v), y(u, v), z(u, v))
Le support de la surface paramétrée est le lieu des points
f (u, v) = (x(u, v), y(u, v), z(u, v)) | (u, v) ∈ U × V ⊂ R2 .
S=
De même que pour les courbes paramétrées, une surface paramétrée est fournie avec son paramétrage.
Surfaces paramétrées regulières et vecteur normal
Définition 2.17 Une surface S paramétrée par f : U × V → R3 est régulière en un point (u, v) ∈
U × V si les dérivées partielles ∂f
∂u
(u, v) et ∂f (u, v) sont linéairement indépendantes. Le plan passant
∂f ∂f
∂v
par f (u, v) et de base ∂u (u, v) , ∂v (u, v) est dit plan tangent en (u, v) à la surface paramétrée.
Propriété :
· Un point (u, v) ∈ U × V est régulier si et seulement si ∂f∂u
(u, v) ∧ ∂f
∂v
(u, v) 6= 0.
→
−
· Soit f une surface paramétrée regulière. Le vecteur n (u, v) = ∂u (u, v) ∧ ∂f
∂f
(u, v) est un vecteur
∂v
non nul normal au plan tangent en (u, v) de la surface paramétrée f. Dans ce cas, S est orientée par
→
−
n et on appelle :
−
→ −
◦ élément de surface , le vecteur dS = → n (u, v) dudv
→
−
◦ élément d’aire, le scalaire dA = k n (u, v)k dudv
RR →
◦ aire de la surface, l’intégrale double Aire (S) = k− n (u, v)k dudv
U ×V
2.6 Intégrale de surface
Soit S une surface régulière paramétrée de l’espace R3 de paramétrisation
f U ×V → R3
(u, v) → x(u, v), y(u, v), z(u, v)
Soit φ (x, y, z) un champ scalaire de l’espace.
Définition 2.18 On appelle l’intégrale de φ sur la surface S, l’intégrale :
ZZ ZZ
φds = φ (f (u, v)) k→
−
n k dudv
S U ×V
où →
−
n est le vecteur normal associé à la paramétrisation.
2.7 Flux à travers une surface paramétrée
→
−
Définition 2.19 Soit V un champ de vecteurs de R3 et S + une surface contenue dans le domaine
→
− →
−
de V , paramétrée par f : U × V → R3 , et orientée par le vecteur normal →
−
n . On appelle flux de V
à travers S + l’intégrale de surface
− −
→ → →
−
ZZ ZZ
V .dS = V (f (u, v)) .→
−
n dudv
S+ U ×V
→
− →
−
où V (f (u, v)) indique que le champ V est évalué sur les points de la surface et . est le produit
scalaire de vecteurs.
→
− − −
H → →
Notation : Si S + une surface fermée, le flux de V à travers S + s’écrit V .dS
S+
Proposition 2.6 Si S − est orientée dans le sens opposé à S + , on a
− −
→ → − −
→ →
ZZ ZZ
V .dS = − V .dS
S− S+
→
− →
− →
− →
−
Le flux de V (x, y, z) = x i + z j + y k à travers l’hyperbolide f (u, v) = (u, v, uv), u, v ∈ [0, 1]
→
− →
− − →
→ − →
−
n (u, v) = −v i − u j + k donc le flux de V à travers S + vaut
1 1
− −
→ →
ZZ ZZ Z Z
2
2
1
V .dS = −uv − u v + v dudv = −u − u + 1 du vdv = .
0 0 12
S+ [0,1]×[0,1]
2.8 Théorèmes de Stokes-Ampère et de Gauss-Ostrogradski
2.8.1 Théorème de Stokes-Ampère :
→
− −→ → −
Théorème 2.4 Soit V = rot U un champ rotationnel alors :
−→ →− −→ − →
→ −
ZZ I
rot U .dS = U . dl
S+ ∂S +
−→ →− →
−
Autrement dit : Le flux d’un champ rot U à travers une surface S + est égal à la circulation de U le
long de son bord ∂S + .
Si S + est fermée alors
−→ →− −→
ZZ
rot U .dS = 0.
S+
→
− −−→
Si U = grad φ est un champ de gradient alors
−−→ → − −→ −−→ − →
I ZZ
grad φ. dl = rot grad φ .dS = 0.
∂S + S+
−→ −−→
car rot grad φ = 0.
2.8.2 Théorème de Green-Riemann
→
− −→ →−
Théorème 2.5 Si S ⊂ (Oxy) est une surface plane de classe C 1 et V = rot U un champ rotationnel
avec
→
− →
− →
−
U (x, y) = P (x, y) i + Q (x, y) j
→
−
est un champ de classe C 1 alors V est orthogonal à S et on a
→
− ∂Q ∂P →
−
V = − k
∂x ∂y
Théorème de Green-Riemann : On a alors
Théorème 2.6 On a
ZZ I
∂Q ∂P
− dxdy = (P dx + Qdy)
∂x ∂y
S+ ∂S +
2.8.3 Théorème de Gauss- Ostrogradski
→
−
Théorème 2.7 Soit V est un champ de vecteur quelconque, S + une surface orirntée fermée, qui
delimite un espace Ω, c’est à dire ∂Ω = S + alors
− −
→ → →
−
ZZ ZZZ
V .dS = div V dxdydz
S + =∂Ω Ω