Installations Electriques A Basse Tension
Installations Electriques A Basse Tension
C 15-900
Octobre 2000
__________
GUIDE PRATIQUE
__________
UTE C 15-900 -2-
SOMMAIRE
____________
UTE C 15-900 -4-
AVANT-PROPOS
Aujourd’hui, la multiplication des services de communication amène de plus en plus de monde à demander
la fourniture de produits de communication jusqu’en milieu résidentiel : téléphone et maintenant services de
données via Internet.
La qualité de ces services dépend de la bonne réalisation des réseaux physiques de communication
supportant ceux-ci.
Réunissant l’ensemble des acteurs et utilisateurs du monde des réseaux de puissance et de
communication, la commission UTE 15D propose, après plus de deux années de travail, le présent guide
qui traite de l’installation des réseaux de communication cohabitant avec les réseaux de puissance dans
les ensembles immobiliers du secteur résidentiel ou de secteurs tertiaires ou analogues réunissant un petit
nombre de bureaux.
Destiné principalement aux prescripteurs et installateurs de réseaux de puissance et de communication, le
présent guide propose une mise en œuvre de ces réseaux sur la base de travaux d’experts de l’UTE, des
normes internationales, européennes et françaises, principalement les normes NF C 14-100, NF C 15-100,
EN 50173, EN 50174, et de textes réglementaires français.
L’utilisation de ce guide et le respect des règles d’installation qu’il contient permettra de réaliser des
réseaux de communication répondant pleinement aux souhaits de l’utilisateur des services de
communication. Dès lors, les acteurs du domaine des réseaux de communication, prescripteurs,
fabricants, installateurs, organismes de contrôle et opérateurs, auront des clients satisfaits.
Les modifications par rapport à l'édition de Mai 1999 concernent essentiellement les bâtiments existants :
création, extension et rénovation des réseaux de communication. Les nouveaux textes sont introduits dans
le corps du guide avec une indication dans la marge.
Le présent guide a été approuvé par le Conseil d’Administration de l’Union Technique de l’Electricité le
29 septembre 2000.
_____________
-5- UTE C 15-900
A.1 Introduction
L'usage de matériels électroniques et de systèmes de transmission de signaux à bas niveau est largement
répandu. Ces matériels sont sensibles aux perturbations électromagnétiques et parfois générateurs de telles
perturbations. Ces considérations ont conduit à l'élaboration de normes européennes et nationales définissant
des niveaux d'immunité et des niveaux d'émission pour les matériels.
La mise en œuvre des matériels et des canalisations doit aussi répondre à des règles permettant d’éviter des
dysfonctionnements des matériels d'utilisation.
Ces règles concernent principalement la cohabitation dans un bâtiment des réseaux de puissance à basse
tension et des réseaux de communication (VDI/GTB) depuis le point de pénétration jusqu’aux connecteurs
terminaux, terminaux exclus.
Pour les bâtiments neufs, le présent document a pour objet de définir les règles à appliquer pour ces différents
sujets.
Bâtiments existants :
Pour les locaux d'habitation, tertiaires et analogues existants, il traite de la création, de l'extension et de la
rénovation des réseaux de communication.
Ce document définit les règles de mise en œuvre pour limiter les conséquences des perturbations
électromagnétiques dans les installations des utilisateurs et comporte des prescriptions portant principalement
sur les points suivants :
Les réseaux de communication pris en compte sont décomposés dans ce document selon leur fréquence
maximale.
NOTE - La limite de 2 MHz se justifie par un seuil de sensibilité aux perturbations électromagnétiques qui rendent nécessaires des
prescriptions particulières pour les installations. Elle constitue de fait une partition de la classe C telle que définie dans l'EN 50173 en deux
sous-classes.
UTE C 15-900 -6-
Le présent guide concerne les installations des locaux d'habitation, du tertiaire ou analogues alimentées par le
réseau d'énergie basse tension.
Ne font pas partie du domaine d’application les règles concernant les différents réseaux installés dans le
domaine public.
Bâtiments existants :
Pour les bâtiments existants, le présent guide traite des trois aspects suivants :
- création d’un réseau de communication ;
- extension d’un réseau de communication ;
- rénovation du réseau de communication.
Si lors des travaux, l’installateur des réseaux de communication est amené à modifier le réseau de puissance,
il convient alors de se reporter aux règles générales du présent guide.
Les publications citées ci-après constituent des dispositions valables pour le présent guide.
Tout document normatif est sujet à révision et le lecteur est invité à rechercher les éditions les plus récentes
des documents indiqués. L'UTE possède le registre des normes en vigueur.
Textes réglementaires
Arrêté Interministériel du 2 Avril 1991 fixant les conditions techniques de la distribution d’électricité
Arrêté Interministériel du 22 Juin 1973 relatif à l’accessibilité des emplacements techniques
Arrêté du 4 Août 1992 du Ministère du Travail relatif aux prises de terre en fond de fouille
Arrêté du 14 Juin 1969 du Ministère des Télécommunications relatif à la séparation des câbles de
radiodiffusion
Code de la construction et de l'habitat.
UTE C 15-900 -8-
A.4 Définitions
A.4.1 Adduction dans le domaine de l'utilisateur : Ouvrage de génie civil, situé dans le domaine de
l'utilisateur et permettant le passage des réseaux.
A.4.2 Administrateur de réseau : Toute personne physique ou morale gérant le réseau de câbles, les
machines et les terminaux raccordés.
A.4.3 Câblage horizontal : Liaison entre un répartiteur d'étage, GTL et les prises de communication.
A.4.4 Câblage vertical (rocade) : Liaison entre le répartiteur général (de campus ou de bâtiment) et le
ou les répartiteurs secondaires et de bâtiment ou d'étage et GTL.
A.4.5 Câble écranté (FTP) : Câble protégé contre les influences électromagnétiques externes par un
écran constitué, par exemple par un ruban, une tresse, un feuillard ou une combinaison de ces différents
moyens.
A.4.6 Câble à paires torsadées écrantées : Câble comprenant une ou plusieurs paires dont chacune
est individuellement écrantée (STP). Il est admis qu'il y ait un écran global ; dans ce cas le câble est
communément appelé "câble à paires torsadées écranté avec un écran commun" (SFTP).
Isolation du fil
Conducteur Conducteur
Figure 1 - Câble à deux paires torsadées Figure 2 - Câbles à quarte en étoile avec écran
individuellement avec écran par ruban global (à gauche) ou avec écran par
par tresse global ruban global et écran par tresse (à droite)
A.4.7 Câble à paires torsadées non écrantées : Câble comprenant une ou plusieurs paires dont
aucune n'est écrantée.
NOTE - Il est admis qu'il y ait écran global, dans ce cas le câble est communément appelé câble à paires torsadées non écrantées avec
écran commun (appelé UTP avec écran commun ou UFTP).
Paire torsadée
Paire torsadée Gaine de câble
Enveloppe de câble
Ruban
Isolation du fil
Drain
Gaine interne
Conducteur
Isolation du fil
Conducteur
Figure 3 - Câble à quatre paires torsadées (à Figure 4 - Câble à quatre paires torsadées
gauche) et deux paires torsadées ou deux câbles avec écran par ruban global
à quartes (à droite) sans écran
-9- UTE C 15-900
Paire torsadée
Isolation des fils
Gaine du câble
Ruban
Tresse
Gaine interne
Conducteur
Figure 5 - Câble à quatre paires torsadées avec écran global par ruban ou tresse
A.4.8 Câble coaxial : Câble dont les conducteurs pris dans une section droite sont concentriques.
Isolation du fil
Conducteur
Conducteur
A.4. 10 Canalisation électrique : Ensemble constitué par un ou plusieurs conducteurs électriques et les
éléments assurant leur fixation et, le cas échéant, leur protection mécanique.
A.4.11 Catégorie d'un câble à paires symétriques : Classement des câbles par catégorie de
performances croissantes. Les caractéristiques de transmission relatives aux composants de catégories 3 et 5
sont spécifiées jusqu'à 16 MHz et 100 MHz respectivement.
A.4.12 Chemin de câbles : Support destiné à la pose de câbles et constitué d'une base continue, munie
de rebords et ne comportant pas de couvercle.
NOTE - Un chemin de câbles (ou tablette) peut être perforé ou non perforé.
A.4.13 Classe d'application d'un câblage et de ses liaisons : Quatre classes sont identifiées dans le
cadre du présent guide :
• Application et liaison de classe A spécifiées jusqu'à 100 kHz (fréquences vocales et basses)
• Application et liaison de classe B spécifiées jusqu'à 1 MHz (débits moyens)
• Application et liaison de classe C spécifiées jusqu'à 16 MHz (débits élevés)
• Application et liaison de classe D spécifiées jusqu'à 100 MHz (débits très élevés)
A.4.14 Conduit : Profilé de section transversale fermée circulaire destiné à procurer une enveloppe pour
le logement par tirage de conducteurs isolés ou de câbles.
A.4.15 Conduit-profilé : Profilé de section transversale fermée, non circulaire, destiné à procurer une
enveloppe pour le logement par tirage de conducteurs isolés ou de câbles.
UTE C 15-900 - 10 -
A.4.16 Débit : Indicateur de la quantité d'information transitant sur le réseau. L'unité est généralement le
bits/s.
A.4.17 Distributeur (d'énergie électrique) : Toute personne physique ou morale exploitant un réseau de
distribution public d'énergie électrique ou fournissant au public de l’énergie électrique.
A.4. 18 Domaine accessible en permanence : c'est soit le domaine public, soit les parties communes
accessibles en permanence du domaine de l'utilisateur.
A.4. 19 Gaine technique logement (GTL) : Emplacement du logement prévu pour regrouper les arrivées
des réseaux et les tableaux de commande , de protection et de répartition.
A.4. 20 Gestion technique du bâtiment (GTB) : Système permettant le contrôle, la commande et/ou la
supervision de matériels électriques et/ou électroniques et d'équipements.
NOTE - La GTB inclut la GTC (Gestion Technique Centralisée) et la GAC (Gestion Administrative Centralisée).
A.4.21 Goulotte : Profilé constitué d'un socle fermé par un ou plusieurs couvercles, destiné à procurer
une enveloppe pour le logement de conducteurs isolés ou de câbles autrement que par tirage, et permettant
d'y adapter éventuellement d'autres matériels électriques.
A.4.22 Installateur : Toute personne physique ou morale posant les câbles, les prises, les répartiteurs et
les terminaux raccordés.
A.4. 23 Installation : Ensemble des matériels électriques et/ou électroniques associés en vue d'une
application donnée et ayant des caractéristiques coordonnées.
A.4. 25 Local technique des opérateurs : Emplacement ou local destiné à recevoir les arrivées des
réseaux, des opérateurs ainsi que les équipements liés à la commande, la protection et la répartition de ces
réseaux.
A.4. 28 Point de pénétration : Emplacement où un réseau pénètre dans le domaine de l'utilisateur (voir
article L 332.15 du Code de l'urbanisme).
A.4. 29 Point d'entrée dans le bâtiment : Point d'arrivée de la canalisation dans le bâtiment.
A.4. 30 Point de livraison : Emplacement d'un réseau où se situe la séparation entre la responsabilité du
distributeur/opérateur et celle de l'utilisateur.
NOTE - Cette définition est applicable au point de livraison de tous les réseaux (voix, données, images).
A.4. 31 Réseau : Ensemble de matériels, y compris les canalisations, gérés par un ou des
opérateur(s)/distributeur(s) en amont du point de livraison permettant la distribution d'énergie électrique ou des
services de communication.
A.4.32 Réseau équipotentiel (dit "de masse") : Ensemble de structures conductrices rendues
équipotentielles servant à référencer les potentiels d'une installation électrique.
- 11 - UTE C 15-900
A.4. 33 Réseau VDI (voix, données, images) : Ensemble de réseaux de communication des signaux
analogiques ou numériques nécessaires aux services de type son, données et images.
A.4.34 Signaux radio électriques : Type de signaux de fréquences comprises entre 9 kHz et 400 GHz.
A.4.35 Utilisateur : Tout personne physique ou morale demandant à utiliser des services de
communication et/ou d'énergie électrique.
A.5 Généralités
b) certains équipements :
- les appareils industriels de puissance (fours à induction, soudeuses à arc, commandes de stators, etc.) ;
- les équipements de bureaux (ordinateurs et circuits numériques, copieurs, visu grand écran, etc.) ;
- les tubes à décharge (néon, fluo, lampes à éclat, flash, etc.) ;
- les composants électromécaniques (relais, contacteurs, solénoïdes, organes de coupure, etc.) ;
- les matériels d'utilisation.
d) la foudre.
UTE C 15-900 - 12 -
Le niveau de compatibilité électromagnétique d’une installation est le niveau maximal spécifié des perturbations
électromagnétiques auquel peuvent être soumis des dispositifs, des matériels ou des systèmes fonctionnant
dans des conditions spécifiées. Ce niveau définit, les caractéristiques de l’environnement électromagnétique
dans lequel les dispositifs, appareils ou systèmes doivent fonctionner normalement sans nécessiter des
mesures particulières de protection.
Les dispositifs ou appareils utilisés dans une installation doivent être choisis de telle sorte que leur niveau
d’immunité soit supérieur au niveau de compatibilité de l’installation.
L’installation est réalisée de telle sorte que le niveau de compatibilité électromagnétique pour lequel elle est
prédestinée soit respecté, compte tenu de son environnement électromagnétique initial et du niveau d’émission
des dispositifs, appareils ou canalisations qu’elle est présumée comporter. Les règles d’installation de ce guide
sont destinées à atteindre cet objectif.
Néanmoins, lorsque l’installation comporte des équipements perturbateurs et que le dépassement de son
niveau de compatibilité peut engendrer un risque inacceptable, le recours à des dispositifs de protection ou de
filtrage complémentaires peut être nécessaire.
A.6 Perturbations
Les différents types de perturbations rencontrées peuvent être classés selon plusieurs critères :
- la fréquence du signal perturbateur ; ce type de perturbation est défini comme une perturbation haute ou
basse fréquence ;
- le mode de transmission dont les termes utilisés sont : perturbation conduite ou rayonnée.
Ainsi basée sur ces critères, une liste indicative peut être établie telle que ci-dessous :
Perturbations conduites BF :
- harmoniques du 50 Hz ;
- fluctuations de tension ;
- creux de tension et coupures brèves ;
- déséquilibre de tension ;
- courants vagabonds, telluriques.
- 13 - UTE C 15-900
Perturbations conduites HF :
- surtensions de choc (foudre, etc.) ;
- transitoires rapides en salves ;
- tensions haute fréquence induites ;
- perturbations conduites de 9 kHz à 80 MHz ;
Perturbations rayonnées BF :
- champ magnétique à la fréquence du réseau.
Perturbations rayonnées HF :
- champ électromagnétique rayonné.
Décharges électrostatiques
A.7 Couplages
A.7.1.1 Définition
Deux ou plusieurs équipements sont généralement, interconnectés par leur(s) réseau(x) d’alimentation et par
des câbles de communication (voir figure 8). L'ensemble de ces câbles, y compris les conducteurs de
protection, les éléments conducteurs et les écrans éventuels présentent une impédance, en particulier aux
fréquences élevées. Lorsque des courants d’origines externes (foudre, courants de défaut, courants
perturbateurs, harmoniques, etc.) circulent à travers ces impédances communes, une tension indésirable est
développée entre les points A et B, censés être équipotentiels. Cette tension parasite peut être gênante pour
des circuits électroniques bas niveaux ou rapides.
678
sources de
perturbation
perturbation coup de
conduite foudre
par câble
courants
câble de de défaut
Equipement communication Equipement
1 2
différence de potentiel
A B
Par exemple :
- appareils reliés par un conducteur commun de référence (ex: PE, PEN) parcouru par des variations de
courant rapides (dI/dt) ou intenses (courant de défaut, onde de foudre, court-circuit, variations de charge,
hacheurs, courants harmoniques, etc.),
- retour commun de plusieurs sources électriques.
UTE C 15-900 - 14 -
A.7.1.2 Exemple
surtension
parasite Les masses des équipements 1 et 2 sont reliées à une
Equipement 1
Zx Equipement 2 terre commune par des connexions d'impédances Z1 et
Z2.
Les impédances communes si elles ne peuvent être éliminées, devront être les plus faibles possibles.
Pour minimiser les effets dus aux impédances communes, il faut :
réduire le niveau des courants perturbateurs (par exemple mise en œuvre de parafoudres pour la protection
contre les surtensions)
conducteur
surtension d'accompagnement Si l'impédance du conducteur d'accompa-
parasite
Equipement 1 Equipement 2 gnement de la liaison équipotentielle (Zsup.) est
Zx très faible par rapport à l'impédance (Zx), la
majeure partie du courant perturbateur s'écoule
I2 par ce conducteur d'accompagnement et non
• • • •
plus, comme dans le cas précédent, par le câble
Zsup. de communication.
Z1 La différence de potentiel entre l'équipement 1 et
I1
Z2 2 devient très faible et la perturbation devient
acceptable.
• • •
A.7.2.1 Définition
Perturbateur et victime sont couplés par les capacités parasites réparties ou non. Le niveau de
perturbation dépend des variations de tension (dV/dt) ainsi que de la valeur de la capacité de couplage.
- la fréquence,
- la proximité perturbateur/victime et la longueur des câbles mis en parallèle,
- la hauteur des câbles par rapport à un plan équipotentiel (plan de masse),
- l’impédance d’entrée du circuit victime (les circuits à haute impédance d’entrée sont plus vulnérables),
- la constante diélectrique, ε r (permittivité relative) de l'isolant du conducteur (fonction de la nature de l'isolant).
La figure 11 suivante montre le résultat d’un couplage capacitif entre deux conducteurs (diaphonie).
Vsource
Vvictime
A.7.2.2 Exemples
source victime
Iv
Vs
Vs Iv
source victime
Couplage capacitif de mode différentiel Couplage capacitif de mode commun
- Ecranter les câbles perturbateurs, les câbles victimes, ou les deux (l'écran sera mis à la masse des
matériels),
- limiter les longueurs parallèles perturbateur/victime au strict nécessaire,
- augmenter la séparation entre perturbateur et victime,
- placer un conducteur d’accompagnement mis à la terre aux deux extrémités et de proche en proche entre
perturbateur et victime,
- dans le cas d’une liaison bifilaire, rapprocher le câble de communication du conducteur d'accompagnement,
- utiliser des câbles constitués de quartes ou de paires symétriques plutôt que de conducteurs individuels,
- utiliser des systèmes de transmission symétriques (mode différentiel) sur un câblage adapté (paires
symétriques) ,
- diminuer les dV/dt de la perturbation en utilisant des filtres.
écrans métalliques
source victime
A.7.3.1 Définition
Perturbateur et victime sont couplés par un champ magnétique. Le niveau de perturbation dépend des
variations de courant (dI/dt) ainsi que de la valeur de la mutuelle inductance de couplage.
La perturbation par couplage inductif croît avec :
- la fréquence,
- la proximité perturbateur / victime et la longueur des câbles mis en parallèle,
- la hauteur des câbles par rapport à un plan équipotentiel (surface de la boucle),
- l’impédance de charge du circuit perturbateur.
A.7.3.2 Exemples
H
H paire boucle
victim e i victim e
i
câble
boucle perturbateur
câble
victime
perturbateur
A.7.4.1 Définition
Perturbateur et victime sont couplés par un support, tel que l’air. Le niveau de perturbation dépend de la
puissance de la source de rayonnement et de l’efficacité de l’antenne d’émission et de réception. Un champ
électromagnétique est composé à la fois d’une composante électrique et d’une composante magnétique qu'il
est possible de considérer séparément.
Lorsque un câble est soumis à un champ électrique variable, un courant est induit dans ce câble. Ce
phénomène est appelé couplage champ à câble.
De la même manière, lorsqu’un champ magnétique variable traverse une boucle, il crée une force
électromotrice qui développe une tension entre les deux extrémités de la boucle. Ce phénomène est appelé
couplage champ à boucle.
Le champ électrique (champ E) et le champ magnétique (champ H) sont couplés dans les systèmes de
câblage par les conducteurs et les boucles.
Champ E Champ H
V
Principe de couplage champ à câble Principe de couplage champ à boucle
A.7.4.2 Exemples
- équipement de radio transmission (radio téléphone, émetteur radio et télévision, services mobiles)
- radar
- systèmes d’allumage automobile
- soudeuse à arc
- système commutant de puissance
- décharge électrostatique (DES)
- foudre
Champ E Champ H
câble
de
Equipement Equipement signal Equipement
1 2
i
h
h
Surface de la boucle
Plan équipotentiel
- réduire l’effet d’antenne de la victime en diminuant la hauteur (h) du câble par rapport au plan équipotentiel,
- mettre le câble dans un support métallique continu et mis à la terre (conduit, goulotte, chemin de câble),
- utiliser des câbles écrantés correctement mis en œuvre et mis à la terre,
- ajouter des conducteurs d’accompagnement,
- insérer des filtres ou des ferrites sur le câble victime.
L'installation de mise à la terre est définie pour assurer les fonctions suivantes :
a) la protection des personnes contre les chocs électriques ;
b) la protection des équipements contre les surtensions ;
c) une référence fiable et de meilleure qualité possible pour le signal (zéro électrique) ;
d) des performances de compatibilité électromagnétique satisfaisantes.
Le réseau des conducteurs d'équipotentialité et de mise à la terre doit présenter une faible impédance pour
dériver des appareils ou systèmes électroniques aussi bien les courants de défaut que les courants haute
fréquence.
UTE C 15-900 - 20 -
A.8.1.2 Terminologie
3
7 Ù Ù
M M M
6 l
1 1 5 C
l l 1
10
l
II I 1
1
4 4
B B
2 2
l l l l l l l
P
X
9 8 9
l T2 l T1
III
T3 T3
Ú Ú
Figure 17 - Terminologie
M Masse
P Canalisation métallique principale d'eau
C Elément conducteur
B Borne principale de terre
T1 Plaque de terre ou piquet
T2 Boucle à fond de fouille
T3 Prise de terre de paratonnerre
I Installation de mise à la terre
II Réseau des conducteurs d'équipotentialité et de mise à la terre (fonctionnelle et de protection)
III Réseau des prises de terre interconnectées
1 Conducteur de protection
2 Conducteur de liaison équipotentielle principale
3 Conducteur de liaison équipotentielle supplémentaire
4 Conducteur de descente d'une installation de protection contre la foudre
5 Conducteur de protection et de mise à la terre fonctionnelle (ici ceinturage d'équipotentialité)
6 Conducteur de mise à la terre fonctionnelle
7 Conducteur de liaison équipotentielle fonctionnelle
8 Conducteur d'interconnexion des terres
9 Conducteur de terre
10 Conducteur d'équipotentialité supplémentaire (si besoin)
Pour les bâtiments, le concept de prises de terre dédiées, indépendantes raccordant chacune un réseau de
conducteurs d'équipotentialité et de mise à la terre distinct (voir figure 18) est inadapté pour les raisons
suivantes :
- un couplage de fait existe entre ces différentes prises de terre et entraîne des remontées de potentiel non
contrôlées sur les matériels ;
- des matériels interconnectés peuvent avoir des références de terre différentes ;
- des risques de choc électrique existent, notamment dans le cas de surtensions d'origine atmosphérique.
- 21 - UTE C 15-900
En conséquence, toutes les prises de terre d'un bâtiment (de protection, fonctionnelle et de paratonnerre)
doivent être interconnectées (Fig. 19).
Dans le cas de plusieurs bâtiments, si l'interconnexion des prises de terre entre plusieurs bâtiments ne peut
être réalisée, il est préconisé de réaliser une isolation galvanique (par exemple liaisons à fibre optique) sur les
réseaux de communication.
Joint de contrôle
Borne
principale
de terre
Il est recommandé que les connexions des conducteurs de mise à la terre fonctionnelle et de protection sur la
borne principale de terre soient réalisées individuellement de manière que si un conducteur vient à être
séparé, la liaison de tous les autres conducteurs demeure assurée.
A.8.1.4.1 Schéma TN
En schéma TN, le schéma TN-S est fortement recommandé pour l'alimentation des matériels.
Le schéma TN-C est déconseillé. En effet, le conducteur neutre est confondu avec le conducteur de
protection pour former un conducteur unique PEN. Le courant de déséquilibre habituel dans le conducteur
neutre et les courants d'ordre harmonique trois parcourent le conducteur PEN : c'est donc un schéma où les
chutes de tension permanentes sont présentes dans le réseau des conducteurs d'équipotentialité et de mise à
la terre, ce qui induit des perturbations par des boucles masses-PEN.
Si la distribution est en TN-C, il est fortement recommandé d'adopter le schéma TN-S dès la pénétration dans
les bâtiments.
A.8.1.4.2 Schéma TT
Le schéma TT peut conduire à des surtensions plus élevées qu'en schéma TN entre les parties actives des
matériels et leurs masses. En effet, ces parties actives et les masses peuvent être reliées chacune à des
prises de terre distinctes dont les potentiels évoluent séparément.
UTE C 15-900 - 22 -
A.8.1.4.3 Schéma IT
En schéma IT, un premier défaut d'isolement peut faire apparaître la tension composée entre un conducteur
de phase et la masse des matériels.
Cette contrainte n'est pas acceptable pour les matériels électroniques alimentés directement entre phase et
neutre et dont la conception ne prévoit pas cette tension composée entre phase et masse (voir les
prescriptions correspondantes dans l'EN 60950 pour les matériels de traitement de l'information).
Les masses des matériels électriques du bâtiment sont interconnectées par des conducteurs de protection mis
à la terre.
Pour les locaux résidentiels qui n'offrent qu'un nombre limité d'applications électroniques, le réseau des
conducteurs de protection réalisé en étoile (voir figures 20 et 21) peut être suffisant.
Pour les locaux tertiaires et analogues mettant en œuvre des applications électroniques multiples, un réseau
des conducteurs d'équipotentialité et de mise à la terre maillé est utile pour répondre aux exigences CEM des
différents matériels.
Il est recommandé que, dans la mesure du possible, les canalisations métalliques d'eau, de gaz, etc. et les
câbles d'alimentation électrique, de télécommunication, de signaux entrent ou sortent dans le même bâtiment
par un point de pénétration commun.
Toutes ces canalisations sont reliées à la borne principale de terre par l'intermédiaire de la liaison
équipotentielle principale (voir B.4.2).
A.8.2 Mesures complémentaires pour réduire les surtensions et les effets des perturbations
électromagnétiques
Conformément au Rapport CENELEC R064-444 et à la CEI 60364-5-548, ces mesures complémentaires sont
les suivantes :
- équipotentialité des enveloppes métalliques et des écrans par des liaisons les plus courtes possibles ;
- réduction des boucles d'induction par le choix d'un cheminement commun pour les canalisations des divers
systèmes ;
- mesures complémentaires (filtres, parafoudres, etc.) pour les matériels sensibles.
Lorsque des perturbations électromagnétiques apparaissent sur des câbles de courant faible par insuffisance
d'équipotentialité (présence d'un conducteur PEN parcouru par un courant de circulation ou alimentation de
deux bâtiments non interconnectés en schéma TT, ...) des méthodes particulières permettent de réduire les
perturbations :
- utilisation de liaisons à fibre optique en lieu et place de câbles à conducteurs métalliques ;
- utilisation de matériels de classe II sans mise à la terre fonctionnelle ;
- utilisation localisée de transformateurs à enroulements séparés.
Il est installé en boucle fermée à chaque niveau d'un bâtiment. Il est de préférence en cuivre, nu ou isolé et est
installé de manière à ce qu'il soit accessible sur toute sa longueur, en montage apparent ou en goulotte. Il peut
recevoir tous les conducteurs de mise à la terre (de protection ou fonctionnelle).
Trois structures de base peuvent être utilisées en fonction de l'importance et de la vulnérabilité des matériels.
- 23 - UTE C 15-900
Ce réseau est applicable aux petites installations (résidentielles, tertiaires, etc...) et d'un manière générale aux
équipements qui ne communiquent pas entre eux.
Ÿ
Tableau de Tableau de
distribution distribution Ÿ
Matériels Matériels
d'utilisation d'utilisation
Borne(s) Borne(s)
principale(s) principale(s) Ÿ
de terre de terre
Figure 20 Figure 21
Exemples de réseau de conducteurs de protection en étoile
conducteurs de mise à la terre (fonctionnelle et/ou de protection)
conducteurs d'équipotentialité
Ce réseau est applicable aux petites installations avec différents ilôts de matériels interconnectés.
Ÿ
Ÿ Ÿ
Tableau
de distribution
Ÿ
Ÿ
Borne(s)
principale(s)
Ÿ Ÿ
de terre
Ÿ Ÿ
Ÿ Ÿ
Ce réseau est applicable aux installations avec une forte densité de matériels interconnectés correspondant à
des utilisations critiques.
La réalisation du réseau de conducteurs d'équipotentialité maillé tire profit des structures métalliques
existantes. Il est complété par des conducteurs pour constituer le maillage.
La dimension des mailles est fonction du niveau choisi de protection contre la foudre, du niveau d'immunité
des matériels de l'installation et des fréquences utilisées dans les liaisons de transmission.
UTE C 15-900 - 24 -
Les dimensions des mailles doivent être adaptées à celles de l'ïlot à protéger mais ne doivent pas dépasser
2m*2m dans les zones où des équipements sensibles aux perturbations électromagnétiques sont implantés.
Dans certains cas, certaines parties de ce réseau peuvent être maillées plus finement afin de tenir compte
d'exigences spécifiques.
l Maille
l
Tableau Matériels
de distribution d'utilisation
Borne(s) l
principal(s)
de terre
Il est recommandé que les bâtiments à plusieurs étages comportent à chaque niveau un ceinturage
d'équipotentialité lesquels sont interconnectés par au moins deux conducteurs.
Ceinturage
d'équipotentialité
Ÿ Ÿ
Réseau à
maillage commun
Ÿ Ÿ
Interconnexion Réseau à mailles
entre ceinturages multiples en étoile
d'équipotentialité
Ÿ Ÿ
Réseau de conducteurs
de protection en étoile
Borne(s)
principale(s)
de terre
l
Ÿ Boucle à fond de fouille
Ÿ
Ÿ Réseau de
conducteurs de
Ÿ protection en étoile
Ÿ Ÿ
Ÿ
Réseau à maillage
commun
Ÿ
Ÿ Ÿ
Descentes de
paratonnerre Ÿ Réseau à mailles
multiples en étoile
Ÿ •
Ÿ Ÿ
Ÿ
Ceinturage
d'équipotentialité
Borne(s)
principale(s) Ÿ Ÿ
de terre
•
____________
UTE C 15-900 - 26 -
B.1 Introduction
La présente section décrit les règles applicables à l'installation des câbles de puissance et de communication
(courant faible et signaux) depuis la limite de propriété jusqu'au point de livraison.
Le respect de ces règles doit permettre à chaque distributeur/opérateur d'assurer la fourniture de ses propres
services sans perturber, ni être perturbé, tout en garantissant la protection des personnes contre les chocs
électriques.
Pour mieux aider les installateurs, des règles particulières sont établies pour les habitations individuelles, les
habitations collectives en lotissement, les immeubles collectifs et le domaine tertiaire et analogues alimentés en
basse tension.
Des règles sont aussi données pour la mise en œuvre de la gaine technique logement (GTL) ou du local ou
emplacement technique des opérateurs.
Il est recommandé, pour éviter les boucles d'induction, de regrouper en une même zone la pénétration des
canalisations électriques, de communication, ainsi que les canalisations métalliques d'eau, de gaz, etc.
Cette disposition concourt à une utilisation optimale de l'installation. Le fait de ne pas respecter ce
regroupement risque d'entraîner une altération des signaux, donc des services et, par ailleurs une atteinte à
de la sûreté de fonctionnement des matériels de communication.
Point de pénétration
Chambres
Regards
ADDUCTION
RESEAU RESEAU
Câble de distribution Regard 0,30x0,30 m
DISTRIBUTION OPERATEUR
Câble de réseau TELECOM Chambre de distribution
ELECTRIQUE
Coffret fusible et d'embase de téléreport
Canalisation de distribution
Boite de dérivation
prises
ADDUCTION
GTL
Chambre
Regards
Domaine
Privé
Câble de distribution
Regard 0,30x0,30 m
RESEAU Câble de réseau RESEAU
DISTRIBUTEUR Socle ou coffret de coupure Chambre de distribution
OPERATEUR
Coffret fusible et d'embase de téléport Canalisation de distribution
Boite de dérivation
NOTE - Les distances données dans cet article sont tirées de l'Arrêté Interministériel du 2 avril 1991 déterminant les conditions techniques
auxquelles doivent satisfaire les distributions d'énergie électrique.
Les fouilles sont les plus rectilignes possible avec un fond de fouille homogène sans corps saillant.
Les canalisations électriques enterrées doivent être protégées contre les avaries que pourraient leur
occasionner le tassement des terres, le contact des corps durs et le choc des outils métalliques à main.
La protection mécanique peut être constituée par une armure en acier solidaire du câble ou par toute autre
enveloppe ou recouvrement indépendant du câble.
La résistance des câbles armés, ou des protections mécaniques, à l'action des engins de terrassement ne
peut être exigée.
Lorsque les câbles n'ont pas d'armure et lorsqu'ils peuvent par eux-mêmes supporter le tassement des terres et
le contact des corps durs, ils comporteront une gaine ou un écran métallique mis à la terre pour la protection
des personnes ; à défaut, une protection mécanique complémentaire contre les chocs est requise.
En l'absence de règlement local, ou de contrainte imposée par d'autres ouvrages ou par la nature du sol, les
câbles doivent être placés :
Pour la HTA et la BT :
- 0,65 m au minimum sous trottoir ou accotement ;
- 0,85 m au minimum sous chaussée et dans les autres cas.
UTE C 15-900 - 28 -
Pour la HTB :
- 1,00 m au minimum.
En cas de contraintes particulières, la profondeur de pose des câbles électriques peut être diminuée sous
réserve d'une protection mécanique suffisante mettant le câble à l'abri :
- des compressions dues aux efforts de surface ;
- des chocs provoqués par les outils manuels les plus fréquents, pioches, fiches, etc.
Lorsqu'une canalisation électrique BT enterrée croise une autre canalisation électrique BT ou un câble de
communication, elles doivent se trouver à une distance minimale de 0,20 m.
Lorsqu'une canalisation électrique BT ou de communication enterrée longe ou croise des conduites d'eau,
d'hydrocarbure, de gaz, d'air comprimé ou de vapeur également enterrées, une distance minimale de 0,20 m
doit exister entre leurs points les plus rapprochés.
Cette distance peut être réduite à condition que les installations soient séparées par un dispositif de protection
donnant une sécurité équivalente.
Lorsqu'une canalisation électrique BT enterrée chemine en parallèle avec un câble de communication, les
distances suivantes doivent être respectées :
NOTE - Toutes les distances s'entendent entre parties extérieures des câbles ou canalisations.
Au-dessus de chaque canalisation, même lorsqu'elle est en dessous d'une autre canalisation d'une tension
différente déjà signalée, il doit être posé un dispositif avertisseur conforme à la norme NF T 54-080 placé à
0,20 m au moins au dessus du câble selon les termes de l'arrêté technique. Ce dispositif est de couleur :
- rouge, au dessus des canalisations et prises de terre d'énergie électrique ;
- verte, au dessus des canalisations de communication.
Le dispositif avertisseur n'est pas exigé si le câble est placé dans un fourreau posé en sous œuvre. Il est
souhaitable que ce fourreau soit identifiable par la couleur appropriée (coloration totale du fourreau ou, à
minima, liserés longitudinaux).
Les câbles enterrés BT et les canalisations de communication sont placés entre deux couches de salle de
rivière ou de terre meuble de 0,10 m d'épaisseur chacune.
Les fouilles nécessaires à la mise en place des canalisations doivent être remblayées et compactées.
Les distances minimales à respecter entre ouvrages, prises de terre incluses, sont indiquées dans le tableau
suivant. Elles concernent les sols dont la résistivité moyenne est inférieure ou égale à 500 Ω.m.
Par distance minimale, il faut entendre : plus courte distance entre éléments conducteurs constitutifs d’une
prise de terre ou entre câble souterrain et élément constitutif de la prise de terre.
NOTE - A titre d'information, le tableau 1 donne les distances actuellement utilisées en France.
- 29 - UTE C 15-900
Tableau 1 - Distances minimales entre ouvrage de communication et HTA/BT
(1) Sauf cas exceptionnel nécessitant une étude particulière, ces distances seront multipliées :
- par 2 pour des résistivités moyennes comprises entre 500 et 3000 Ω.m ;
- par 3 pour des résistivités moyennes supérieures ou égales à 3000 Ω.m.
(2) Cette distance peut être réduite après accord des deux parties.
(3) Les conduits doivent assurer une rigidité diélectrique de 8 kV à 50 Hz pendant 1 min.
Il est recommandé, pour éviter les boucles d'induction, de regrouper en une même zone des canalisations
électriques, de communication, ainsi que les canalisations métalliques d'eau, de gaz, etc. sous réserve de
l'accord local des opérateurs/distributeurs.
DOMAINE
DE
L'UTILISATEUR
regards
l : longueur d’adduction
Bâtiments existants :
Pour les habitations individuelles existantes, il convient de rapprocher au moins la pénétration des réseaux de
communication de celle des réseaux de puissance à basse tension.
UTE C 15-900 - 30 -
L’adduction du réseau d’énergie électrique basse tension d'une habitation individuelle est appelée
branchement individuel et est réalisée selon les prescriptions de la norme NF C 14-100 et de l’article B.3.1 ci-
dessus.
Les principaux câbles utilisés et leurs modes de pose sont les suivants :
- H1-XDV-A conformes à la norme NF C 33-210 directement enterrés dans le sol ;
- U-1000 R2V conformes à la norme NF C 32-321 mis sous conduits.
Les câbles H1-XDV-A sont directement enterrés sous les trottoirs sans protection mécanique. Ils sont mis en
œuvre dans des conduits sous la chaussée.
En mode de pose enterré, les câbles de téléreport conformes à l'UTE C 33-400 sont toujours armés, qu'ils
soient directement enterrés ou sous conduits. Les câbles d’alimentation électrique et de téléreport peuvent être
installés dans un fourreau commun, lequel ne doit pas contenir d'autres câbles.
Si les câbles sont placés dans des conduits, lors des changements de direction ou lorsque la longueur totale
est supérieure à 40 m environ, des chambres de tirage sont placées tous les 40 m environ ainsi qu'aux
changements de direction. Les conduits sont posés aussi droits que possible pour faciliter le tirage des câbles
et sont généralement des conduits TPC 110 conformes à la NF EN 50086-2-4 (C 68-114).
Leur pénétration dans la maçonnerie des bâtiments se fait dans un conduit PVC de diamètre minimal de
75 mm.
Le schéma ci-après indique les règles de mise en œuvre de cette adduction entre le coffret de branchement
et le disjoncteur de l’utilisateur.
limite de propriété
coffret Gaine
de branchement
Technique
Logement
regard
dispositifs avertisseurs
R 0,40m minimum R 0,40m minimum
vert et rouge
La figure 28 est indicative. Avant tous travaux, dès l'avant projet, consulter le service local de distribution.
Une chambre ou un regard de 0,30 x 0,30 x 0,30 m minimum ou une boîte murale de 0,20 x 0,15 x 0,07 m
minimum est installé au point de pénétration dans le domaine privé et à chaque point de changement important
de direction de la canalisation et, si besoin, au point d’entrée dans le bâtiment.
Il convient d'installer 2 ou 3 conduits lisses à l'intérieur, de diamètre intérieur minimum de 25 mm, de diamètre
extérieur maximum de 45 mm,
Les conduits sont constitués de produits conformes à la norme NF EN 50086-2-4 (C 68-114) ou de tubes en
polychlorure de vinyle non plastifiés marqués LST (ligne souterraine de télécommunications) conformes à la
NF T 54-018.
Chaque conduit est aiguillé avec un filin imputrescible de résistance minimale à la traction de 100 daN,
dépassant de 0,50 m de part et d'autre.
Les conduits débouchent directement dans la gaine technique logement. Le rayon de courbure minimal des
conduits est de 0,40 m.
2 conduits
Regard 0,30*0,30 m Gaine Technique Logement
Regard 0,30*0,30 m ADDUCTION
L’adduction du réseau d’énergie électrique basse tension est réalisée selon les prescriptions de la norme NF
C 14-100, chapitre 5 et de l'article B.3.1 du présent guide.
Les conduits sont constitués de produits conformes à la norme NF EN 50086-2-4 (C 68-114) ou de tubes en
polychlorure de vinyle non plastifiés marqués LST (ligne souterraine de télécommunications) conformes à la
NF T 54-018.
UTE C 15-900 - 32 -
Le dimensionnement des conduits est déterminé en fonction des besoins en câblage, eux-mêmes définis selon
l'importance de l'opération immobilière.
Il est recommandé de tenir compte des besoins du réseau de télévision par câble pour le dimensionnement de
la canalisation.
Les dimensionnements ci-après appréhendent de façon globale ces besoins. Ils sont donnés à titre indicatif
pour :
- les immeubles collectifs à usage d'habitation en fonction du nombre de logements,
- les immeubles professionnels en fonction de la surface totale de plancher.
Dans tous les cas, il est nécessaire de réaliser une étude de câblage afin de définir les besoins exacts.
IMMEUBLE
Réseau
opérateur
CHAMBRE
de tirage
local
Point de Point d'entrée technique
des opérateurs Cheminement
PENETRATION ADDUCTION dans le bâtiment
Aux arrivées dans les chambres et dans certains cas particuliers (charge réduite, passage ou stationnement
de véhicules...), l'enrobement de sable est remplacé par un enrobement de béton.
En ligne courante, au-delà d'une couche, les conduits sont maintenus par des étriers ou des colliers
positionnés tous les deux mètres.
Chaque conduit est aiguillé avec un filin imputrescible de résistance minimale à la traction de 100 daN. Le
rayon de courbure minimal est de 0,30 m.
B.3.4.2.3 Chambres
Ce sont des ouvrages nécessaires aux opérations de tirage et de raccordement des câbles de
communication.
Leur implantation est subordonnée aux contraintes de câblage, de site et de sécurité (étanchéité, rayon de
courbure, ...).
Une chambre est nécessaire au point de pénétration afin de faciliter le raccordement et de séparer les
responsabilités (ouvrages opérateur de communication - ouvrages client).
De même, une chambre placée avant le point d’entrée dans le bâtiment facilite le tirage du câble.
Les chambres sont adaptées aux types de canalisation et aux besoins de câblage. Elles sont conditionnées
par les contraintes d'encombrement et de réalisation :
- des protections d'épissures des câbles ;
- des coffrets de toute nature (sous répartition, régénération...).
Les conduits doivent être arasés à l’arrivée dans les chambres et être obturés.
Une fois la fouille exécutée, le fond de fouille soigneusement purgé, nivelé à la bonne cote et compacté, les
chambres préfabriquées sont mises en place sur une couche de béton d'épaisseur minimale de 0,10 m.
Le choix du dispositif de fermeture est déterminé par la nature des chambres et leur implantation. Les cadres
et les tampons en acier et/ou en fonte doivent être conformes aux normes NF EN 124. S’il y a un cadre, il doit
être scellé au mortier.
Les distances entre les chambres et les ouvrages d'énergie sont indiquées dans le tableau 1.
Cette arrivée dans le bâtiment est située en sous-sol à défaut au rez-de-chaussée du bâtiment, et
obligatoirement en parties communes.
Elle doit :
- permettre d'assurer la continuité du câblage, au plus court et directement jusqu’au local technique des
opérateurs, à l'intérieur du bâtiment sans contraintes excessives (rayon de courbure, continuité
dimensionnelle de la canalisation...),
- être étanche aux écoulements : eaux, gaz, etc.
Le nombre ainsi que la dimension des conduits sont les mêmes que ceux relatifs à l'adduction (voir Tableau 2).
- de classification minimale 3422 Isolant Cintrable Transversalement élastique Annelé (ICTA) selon la norme
NF EN 50086-2-2 (C 68-112).
Bâtiments existants :
a) création d'un réseau de communication
Il est préférable que les canalisations métalliques (eau, gaz, chauffage) et les câbles d’alimentation de
puissance et de communication pénètrent dans le bâtiment au même endroit. Les blindages, les écrans
doivent être reliés entre eux et à la liaison équipotentielle (LEP) du bâtiment à l’aide de conducteurs de faible
impédance sauf prescription contraire. Les tuyauteries métalliques doivent être aussi reliées à la LEP (voir
figures 30a et 30b).
Alimentation
Téléphone de puissance
Téléphone Alimentation I I
de puissance Prise de terre par boucle
de fond de fouille
•
LEP • •
I
• •
I
I • • •
• U U •
•
Coaxial
audiovisuel
Coaxial I
audiovisuel
La prise de terre du bâtiment est réalisée, de préférence, par une boucle à fond de fouille (NF C 15-100, 542-
2), laquelle est rendue obligatoire dans les bâtiments destinés à abriter des lieux de travail (arrêté du
4 août 1992).
Bâtiments existants :
Pour les bâtiments existants, trois cas sont considérés :
- il n’existe pas de prise de terre ;
- il existe une seule prise de terre ;
- il existe plusieurs prises de terre.
a) absence de prise de terre
La prise de terre du bâtiment doit être réalisée conformément à la NFC 15-100, 542.2 et à l'UTE C 15-601
pour assurer la protection des personnes.
Il est nécessaire de réaliser une liaison équipotentielle principale conformément au paragraphe B.4.2.
Les masses des matériels électriques doivent être reliées à la borne principale de terre par des conducteurs
de protection.
Le réseau de conducteurs de protection en étoile est applicable aux petites installations (résidentielles,
tertiaires, etc...).
b) présence d’une prise de terre
Il convient de mesurer sa résistance afin de vérifier que les conditions de protection des personnes de la
NF C 15-100, article 413.1.4 sont respectées.
c) présence de plusieurs prises de terre
Les prises de terre de protection, fonctionnelle et de paratonnerre doivent être interconnectées (voir B.4.1).
En cas de présence de paratonnerre, sa prise de terre est connectée à la prise de terre du bâtiment selon les
prescriptions des normes NF C 17-100 et NF C 17-102 [voir aussi figure 10 du présent document].
Si une équipotentialité est nécessaire entre bâtiments distincts afin d’assurer le fonctionnement des liaisons de
communication, cette équipotentialité est réalisée par l’interconnexion des boucles à fond de fouille au niveau
des bornes principales de terre par des conducteurs d'interconnexion ayant une section minimale de 25 mm²
en cuivre ou de 50 mm² en acier galvanisé, posés de préférence en pleine terre.
Dans chaque bâtiment, les éléments conducteurs suivants doivent être connectés à la borne (ou barre)
principale de terre par la liaison équipotentielle principale :
- les canalisations collectives métalliques d'eau, de gaz, etc. ;
- les canalisations métalliques de chauffage à eau chaude ;
- les éléments métalliques accessibles de la construction ;
- les éléments métalliques d'autres canalisations non électriques de toute nature, conditionnement d'air, par
exemple les éléments provenant de l'extérieur sont reliés à leur pénétration dans le bâtiment ;
- les ceinturages d'équipotentialité si ils existent.
Les connexions de ces éléments conducteurs sur la borne (ou barre) principale de terre sont réalisées
individuellement de manière que si un conducteur vient à être séparé de la borne principale de terre, la liaison
de tous les autres conducteurs demeure assurée.
Les opérateurs de télécommunications étudient au cas par cas, selon les contraintes électromagnétiques, le
raccordement des écrans ou porteurs des câbles provenant de leur réseau.
Les conducteurs d’équipotentialité principale doivent avoir une section non inférieure à la moitié de celle du
plus gros conducteur de protection de l’installation, avec une section minimale de 6 mm². Toutefois, leur
section peut être limitée à 25 mm² s’ils sont en cuivre ou à la section équivalente s’ils sont en un autre métal.
La double coloration Vert-et-Jaune doit être utilisée.
UTE C 15-900 - 36 -
B.4.3 Conducteurs de protection
Les sections des conducteurs de protection ne doivent pas être inférieures aux valeurs du tableau ci-après :
Si ces conducteurs relient deux masses, leur section n'est pas inférieure à la plus petite section des
conducteurs de protection reliés à ces masses.
Si ces conducteurs relient une masse à un élément conducteur, leur section n'est pas inférieure à la moitié de
celle du conducteur de protection relié à cette masse. La double coloration Vert-et-Jaune doit être utilisée.
Les mises à la terre pour des raisons fonctionnelles sont réalisées si nécessaire pour assurer un
fonctionnement correct des matériels.
Les conducteurs des liaisons équipotentielles fonctionnelles peuvent être des bandes métalliques, des tresses
plates et des câbles de section circulaire.
Pour les matériels fonctionnant à hautes fréquences, les bandes métalliques ou les tresses plates sont
préférables car, à section égale, les conducteurs de section circulaire présentent une impédance supérieure
à ceux de section rectangulaire (effet de peau). Il est recommandé de conserver un rapport d'au moins 5
entre la longueur et la largeur pour ces bandes métalliques ou tresses plates.
Pour ces conducteurs, la double coloration Vert et Jaune ne doit pas être utilisée. Aucune couleur n'est
imposée. Cependant, il est recommandé d'utiliser une couleur unique dans toute l'installation et de repérer ces
conducteurs à chacune de leurs extrémités. Les bornes sont marquées TE (NF C 15-100, Tableau 51 GE).
Pour les matériels fonctionnant à basse fréquence, les sections indiquées en B.4.3 sont suffisantes, quelle
que soit la forme des conducteurs.
Il est recommandé :
- soit d'utiliser des liaisons à fibre optique sans partie métallique et aucune mesure complémentaire de
protection n'est prescrite.
- soit de respecter les prescriptions du B.4.1 dans le cas des câbles conducteurs écrantés et de connecter les
écrans au conducteur d'interconnexion des terres.
Les mesures complémentaires ci-après visent à réduire l’influence des perturbations électromagnétiques sur le
fonctionnement des matériels de traitement de l’information.
En cas d ‘environnement électromagnétique sévère, il convient de prendre des mesures dès la conception des
bâtiments (voir notamment A.8.3.4).
- 37 - UTE C 15-900
B.4.7.1 Ceinturages d'équipotentialité
La borne principale de terre du bâtiment peut être étendue pour recevoir un ou plusieurs ceinturages
d'équipotentialité de manière à ce que les masses des matériels de traitement de l'information puissent être
connectées par le chemin le plus court possible, au ceinturage d'équipotentialité qui constitue la référence de
potentiel. (voir figures 24 et 25).
Le conducteur de ceinturage d'équipotentialité (de préférence en cuivre) est installé de manière à ce qu'il soit
accessible sur toute sa longueur, par exemple apparent ou sous goulotte . Les fils nus doivent être isolés au
niveau des supports et dans les passages de murs, afin de prévenir la corrosion.
B.5.1 Habitation individuelle ou partie privative d’habitation collective - Gaine technique logement
(GTL)
B.5.1.1 Généralités
La gaine technique logement est une zone réservée de dimensions minimales suivantes :
- largeur 600 mm
- profondeur 200 mm
- hauteur : toute la hauteur du sol au plafond.
Pour les logements de surface au plus égale à 35 m², la largeur peut être réduite à 450 mm et la profondeur à
150 mm.
Elle est exclusivement réservée aux matériels électriques et électroniques de l'installation et à leurs adductions
(par exemple les appareils de contrôle, de commande et de protection, de connexion et de dérivation, etc.)
Cette gaine technique logement est obligatoire dans les logements neufs et en réhabilitation totale uniquement
dans le cas de redistribution des cloisons.
Elle regroupe en un seul emplacement les arrivées et départs des réseaux de puissance et de communication.
En tout état de cause, la gaine technique logement n’étant pas considérée comme une enveloppe des
matériels électriques, chacun des matériels incorporés doit assurer sa propre protection contre les chocs
électriques et mécaniques et contre les perturbations électromagnétiques.
UTE C 15-900 - 38 -
Pour le logement individuel, elle doit inclure la barrette de coupure de la prise de terre, mais peut ne pas
intégrer l'arrivée du câble TV.
Bâtiments existants :
Dans les bâtiments existants, il convient de regrouper l'arrivée des réseaux de communication et des réseaux
de puissance, même si la gaine technique logement n'existe pas dans ces bâtiments.
Si cette gaine existe, il convient de se reporter au présent article.
Cette gaine doit permettre des modifications ou extensions de l’installation électrique y compris des réseaux de
communication d’une façon aussi simple que possible et faciliter les interventions en toute sécurité. Elle
permet ainsi de compléter les tableaux de la gaine technique ou d’en ajouter d’autres afin de pouvoir offrir de
nouveaux services et leurs équipements associés.
La Gaine Technique Logement (GTL) doit être facilement accessible car elle comporte le dispositif de coupure
d'urgence défini en 771.476.1 de la NF C 15-100.
- Elle est donc située à l'intérieur du logement, de préférence à proximité d'une entrée (principale ou de
service).
- Si elle est située dans un garage ou un cellier, il doit exister un accès direct et aisé entre le logement et ce
local qui ne doit être ni humide, ni poussiéreux.
L'emplacement des appareils de contrôle de commande et de protection est traité dans la norme NF C 14-100,
article 7.5.
Dans tous les cas, une convection naturelle doit assurer une circulation d’air entre les ouvertures hautes et
basses.
La gaine technique peut être en saillie, encastrée, ou semi-encastrée. Elle peut être préfabriquée. Dans le cas
d’une installation en saillie, la matérialisation de la GTL peut se limiter à une goulotte facilement accessible du
sol au plafond, pour le passage des canalisations et adductions avec une section minimale extérieure de 150
cm² et une dimension minimale de 6 cm. Cette goulotte peut recevoir les coffrets, soit sur le dessus, soit sur
les côtés. Elle est accessible sur toute sa hauteur.
La position des différents éléments constituant la GTL (panneau de contrôle, tableau de répartition, tableau de
communication et cheminements) est libre dans la GTL, mais doit respecter les contraintes suivantes :
- le panneau de commande, de contrôle et de protection du branchement doit être conforme à à la norme
NF C 14-100, article 7.
- les appareils de contrôle, de commande et de protection doivent être disposés de façon qu’il existe, entre l’un
d’entre eux et une paroi latérale voisine, un espace libre, tel que :
a) dans le cas du branchement avec panneau de contrôle unique pour le compteur électronique et l'appareil
général de commande et de protection :
- on puisse avoir accès aux bornes de l'appareil général de commande et de protection et du compteur
électronique sans dépose de ces derniers ;
- le capot esthétique éventuel du panneau de contrôle reste démontable ;
- le retrait de la platine de branchement soit possible sans démontage du (des) tableau(x) de répartition ;
- la distance entre les bornes du compteur électronique et le tableau de répartition adjacent soit d'au moins 3
cm si la parois est en matière isolante et 8 cm si elle est en matière non isolante.
- 39 - UTE C 15-900
b) afin de tenir compte de la présence de la gaine technique logement, la distance entre le compteur
électronique et les parois latérales de la gaine technique logement sera de 8 cm si la paroi est non isolante
ou de 3 cm dans le cas contraire.
c) dans le cas où le panneau de contrôle se trouve dans un ensemble préfabriqué, il est admis d'avoir à
démonter des pièces d'habillage de cet ensemble pour avoir accès aux appareillages à condition qu'elles
ne servent pas à maintenir en place des canalisations ou des appareillages, que le nombre des pièces à
démonter soit limité et que la méthode de démontage soit facilement identifiable par une personne qualifiée.
- le tableau de répartition doit être conforme à la NF C 61-910 et comporter deux socles de prise de courant
230 V, 2P + T, 10/16 A, accessibles en face avant et raccordés sur un circuit dédié protégé pour alimenter
des appareils de communication. Il peut aussi recevoir le dispositif de coupure d'urgence.
- le tableau de communication de dimensions minimales 250 x 225 x 70 mm est destiné à recevoir le point de
livraison de l'opérateur (par exemple réglette téléphonique 12 plots ou équivalent) et doit comporter au moins
une barrette de terre et au moins un rail conforme à l’EN 50022 (C 63-015). La liaison fonctionnelle (voir
B.4.5) entre les barrettes de terre du tableau de répartition et le tableau de communication doit être aussi
courte que possible(de préférence inférieure à 50 cm) et de section 6 mm² minimum. Moyennant le respect
des règles propres à chaque tableau, le tableau de communication peut être incorporé dans le tableau de
répartition.
- les équipements correspondant aux autres applications de communication (TV, satellite, interactivité, etc.)
sont implantés soit en dessous de 1,10 m, soit au-dessus de 1,80 m, avec une réservation de 35 cm en
largeur et de 18 cm en profondeur.
NOTE - Cependant, les fonctions d'amplification doivent être situées au plus près de la source par exemple sur le mât d'antenne en
collectif. Par ailleurs, la répartition peut être réalisée hors de la gaine technique logement, et au plus près des appareils récepteurs (par
exemple pour une distribution au-delà de 15 m, voir UTE C 90-124, article 4).
- le cheminement des canalisations de puissance et de communication doit se faire dans des conduits ou des
compartiments de goulottes distincts. Les croisements entre ces canalisations doivent être évités au
maximum et être réalisés à 90°. Veiller à ne pas réaliser de boucles.
- les produits de gestion du bâtiment (bus type EIB ou Batibus) sont conçus pour cohabiter sans problème de
fonctionnement avec les produits courant fort. Ils peuvent donc être indifféremment installés dans la partie
courant fort ou courant faible, le cheminement se faisant dans la partie où le produit est installé.
- l'agencement du tableau de répartition est réalisé de manière à ce que l'éloignement entre les produits
perturbateurs (par exemple contacteurs) et le tableau de communication soit le plus grand possible. Dans le
cas d'une gaine technique logement encastrée et afin de satisfaire les contraintes ci-dessus, en
branchement monophasé, on privilégiera une organisation selon l’un des 6 agencements proposés ci-après
en exemples.
100 350
UTE C 15-900
150
600
Canalisation branchement
canalisation puissance
Canalisation communication
Canalisation communication
Canalisation puissance
Autre application
TV/satellite/
interactivité
1,8 m 1,8 m
22 250
5
PC 250
22
TR 5
TC
TC
22 250 250
TR
5
TC
TC
22 250 250
5
PC
- 40 -
Canalisation puissance
1,1 m 1,1 m
TV/satellite/
Canalisation puissance
interactivité
PC: panneau de contrôle
Canalisation branchement
PC: panneau de contrôle
TR: tableau de répartition Autre application TR: tableau de répartition
TC: tableau de communication TC: tableau de communication
600
Cas 1: PC à gauche branchement par le haut Cas 2 : PC à gauche branchement par le bas
150 350 100
600
Canalisation branchement
Canalisation puissance
Canalisation puissance
Autre application
TV/satellite/
1,8 m d 1,8 m interactivité
250 22
5
22
PC 250
5
TC
TR
22 TR
250 250 5
250 250 22
TC
TC 5
- 41 -
PC
1,1 m 1,1 m d
Canalisation communication
Canalisation puissance
TV/satellite/
interactivité
Canalisation puissance
Autre application
TR: tableau de répartition TR: tableau de répartition
TC: tableau de communication TC: tableau de communication
d: 3 cm paroi isolante d: 3 cm paroi isolante
Canalisation branchement
Canalisation communication
8 cm paroi non isolante 8 cm paroi non isolante
(7.5.4 NF C 14-100) (7.5.4 NF C 14-100)
UTE C 15 900
600
Cas 3 : PC à droite branchement par le haut Cas 4 : PC à droite branchement par le bas
UTE C 15-900
450 100 250 100
Canalisation branchement
Autre application
(*)
Canalisation communication
Canalisation communication
Canalisation puissance
Canalisation puissance
TV/satellite/
interactivité
(*)
22 250
5
TC
TC
1,8 m 1,8 m
250
22
5
PC
TR
250
TR
250 250
22
5
PC
- 42 -
1,1 m 1,1 m
22 250
5
Canalisation branchement
TC
TC
PC: panneau de contrôle PC: panneau de contrôle
TR: tableau de répartition TR: tableau de répartition
TC: tableau de communication TC: tableau de communication
(*): dans ce cas le système (*): dans ce cas le système
doit être logé dans 250 mm doit être logé dans 250 mm
TV/satellite/
interactivité
(*)
Autre application
(*)
Cas 5 : Petit logement branchement par le haut Cas 6 : Petit logement branchement par le bas
Le choix d'un local ou emplacement technique des opérateurs est fonction de l'importance en nombre de
logements de l'immeuble, du tertiaire ou analogues.
- immeuble ≤ 25 logements : nécessité d'un emplacement technique des opérateurs (voir B.5.2.2),
- immeuble > 25 logements : nécessité d'un local technique des opérateurs (voir B.5.2.3),
- tertiaire et analogues : nécessité d'un local technique des opérateurs (voir B.5.2.3).
Le local ou emplacement doit répondre le plus possible aux contraintes d'implantation des équipements.
Il doit être accessible à tous moments, situé au sous-sol ou au rez-de-chaussée de l'immeuble (arrêté
interministériel du 22 juin 1973, article 2), ainsi qu'au code de la construction des bâtiments, article L 111-3.
La position du local ou emplacement technique des opérateurs dans l'immeuble est déterminé en fonction de la
proximité :
- du point d'entrée dans le bâtiment de l'adduction des réseaux de télécommunications,
- des gaines techniques,
- de la borne principale de terre.
Ce local ou emplacement doit être salubre et non inondable. Il est supposé répondre à l'environnement
électromagnétique de la catégorie résidentielle, commerciale et petite industrie et doit accueillir des
équipements respectant au minimum les normes pertinentes(*) sans mesure de protection complémentaire
contre les perturbations électromagnétiques.
Les canalisations courants fort et faible doivent cheminer à une distance minimale de 1 m par rapport aux
machineries d'ascenseurs, aux équipements industriels ou médicaux perturbateurs et à une distance minimale
de 0,5 m des sources fluorescentes.
Les dispositions nécessaires sont prises pour que les conditions climatiques à l'intérieur du local respectent
les conditions AB4 :
de - 5 °C à + 40 °C
de 5 à 95 % d’humidité.
Ces dispositifs font partie de l'installation électrique des services généraux de l'immeuble. La barrette de terre
est reliée à la borne principale de terre ou à l'équipotentialité si elle existe, par un conducteur (6 mm²
minimum) conforme aux prescriptions de la norme NF C 15-100. Ce conducteur est de couleur Vert et Jaune
s'il assure simultanément des fonctions de protection personnes.
Pour les bâtiments d'habitation collective comportant jusqu'à 25 logements, il est nécessaire de réserver un
emplacement commun aux opérateurs de dimensions minimales suivantes :
Largeur =3 m dont 1,5 m réservée à la télédistribution
Profondeur = 0,40 m
Hauteur = toute la hauteur entre sol et plafond (2,2 m minimum)
La paroi constituant le fond de cet emplacement doit être d'au moins 0,10 m d'épaisseur, constituée de
matériaux suffisamment résistants pour permettre tout scellement ou fixation. Cette paroi ne doit supporter
aucune autre canalisation encastrée ou apparente.
(*)
NF EN 50081-1 et NF EN 50082-1 ou NF EN 55022 et NF EN 55024.
UTE C 15-900 - 44 -
Devant chaque porte ou ouverture, un espace libre, non inférieur à 0,70 m, permettant l'ouverture complète
des ventaux d'au moins 90°, doit être réservé en avant du local technique des opérateurs.
Cet emplacement peut ne pas être matérialisé. Toutefois, les dimensions ci-dessus doivent être respectées.
Pour les bâtiments d'habitation collective comportant plus de 25 logements et pour les bâtiments tertiaires et
analogues, il est nécessaire de prévoir un local commun aux opérateurs de dimensions minimales suivantes :
- Superficie au sol = 6 m² minimum
- Hauteur = toute la hauteur entre sol et plafond (2,2 m minimum)
Ce local doit comporter un élément de paroi de largeur minimale de 1,5 m réservé aux matériels de
télédistribution.
Les parois constituant ce local doivent être d'au moins 0,10 m d'épaisseur, constituées de matériaux
suffisamment résistants pour permettre tout scellement ou fixation. Cette paroi ne doit supporter aucune autre
canalisation encastrée ou apparente.
Ce local est fermé par une porte munie d'une serrure dont la clé d'accès est commune aux opérateurs.
Il est nécessaire de prévoir pour l'alimentation électrique des équipements des opérateurs au minimum une
arrivée 230 V + terre, de section 3 x 2,5 mm² sauf spécifications contraires de l'opérateur, dont le dispositif de
protection est distinct de celui de l'alimentation des socles de prise de courant.
Les conditions de fourniture de cette alimentation sont négociées entre les clients, les opérateurs et le service
local de distribution.
Bâtiments existants :
Pour les bâtiments existants, trois cas sont considérés :
a) création d’un réseau de communication
Il est recommandé de créer un local ou emplacement technique des opérateurs dont les caractéristiques
techniques soient les plus proches possibles de B.5.2.
Dans le cas où ce local ou emplacement technique n'existe pas, les arrivées des réseaux des opérateurs
doivent être placées dans un ou plusieurs coffrets ou armoires fermés à clef.
b) extension d’une installation de communication
Il convient que cette extension ait la même origine que le réseau existant. Cette origine est, si possible, mise
en œuvre dans un emplacement correspondant aux caractéristiques de B.5.2.
c) rénovation
Il conviendra de se mettre en conformité avec les règles de B.5.2.
____________
- 45 - UTE C 15-900
C.1 Introduction
Ce chapitre précise les règles relatives aux cheminements des installations où les réseaux de transport
d'information analogique ou numérique (VDI/GTB) doivent être intégrés dans des bâtiments où ils cohabitent
avec les réseaux d'énergie (tension inférieure ou égale à 1 kV en courant alternatif ou 1,5 kV en courant
continu).
Seuls les réseaux de communication réalisés en câbles coaxiaux ou à paires torsadées sont traités dans ce
guide.
Ces règles sont destinées aux bâtiments neufs et servent de recommandations aux installations nouvelles dans
les bâtiments existants.
Les facteurs prépondérants qui influent sur la qualité et la performance d'un système dans un environnement
électromagnétique donné sont la nature du câble, la connectique ainsi que leur mise en œuvre.
NOTE – L’attention est aussi portée sur la nature des matériaux des écrans et des conducteurs afin d’éviter des phénomènes de couplage
galvanique (en utilisant par exemple des interfaces intermédiaires).
Le cheminement est défini pour le câblage qui peut être vertical ou horizontal. Il prend fin aux extrémités des
prises terminales permettant le raccordement de matériels d'utilisation (téléphone, télévision, ordinateur,
vasque d'éclairage, etc.).
C.3 Cheminements
C.3.1 Généralités
Plusieurs topologies peuvent être rencontrées en fonction des besoins de l'utilisateur. Les définitions relatives
au câblage horizontal et vertical sont données en A.4.3 et A.4.4. Des exemples de différents types de câblage
(horizontaux, verticaux, campus, etc...) sont décrits dans les figures 33 et 34 dans lesquels certains câblages
peuvent présenter des cheminements horizontaux et verticaux.
Les câblages des réseaux GTB doivent suivre des règles relatives à celles du câblage horizontal (voir C.3.3).
Il est nécessaire de limiter aux maximum les boucles des cheminements verticaux et horizontaux des réseaux
de communication avec ceux existants (voir A.7.4.3).
NOTE – Il est rappelé que les installations de radiodiffusion et de télévision doivent être conformes au Code de la construction des
bâtiments, article L111.14 pour ce qui concerne les lignes téléphoniques dans les immeubles collectifs.
Dans les bâtiments d'habitation collectifs, en application de l'arrêté du 14 juin 1969 du ministère des
Télécommunications, la distance entre, d'une part l'axe des câbles des lignes publiques et des dispositifs
collectifs permettant la réception des émissions de radio diffusion sonore et visuelle et, d'autre part, les
canalisations électriques de toutes natures est au moins égale à 20 cm.
a) câblage vertical
Les câbles de puissance et de communication doivent cheminer sur des supports métalliques ou isolants
distincts. La distance minimale entre les supports est de 30 cm.
b) câblage horizontal
Les câbles des réseaux de puissance et de communication peuvent cheminer sur ou dans des
supports communs.
Les distances de séparation sont fonction du mode de pose concerné (Voir C.3.3).
En conduits encastrés ou apparents : conduits séparés sauf spécifications contraires du fournisseur.
Pour le câblage vertical, les câbles en paires torsadées doivent être conformes à la NF EN
50288, catégorie 5 et les câbles coaxiaux doivent être conformes à l'EN 50117.
Pour le câblage horizontal, les câbles en paires torsadée doivent être conformes à la NF EN
50288, catégorie 3 pour des fréquences inférieures ou égales à 2 MHz ou 5 au delà de cette
limite et les câbles coaxiaux doivent être conformes à l'EN 50117.
L'utilisation de supports est nécessaire pour le maintien des câbles de communication. Les caractéristiques de
ces supports doivent être adaptées aux conditions d'influence externes des locaux (humidité, corrosion, etc.).
La mise en œuvre des supports de canalisations doit respecter le rayon de courbure spécifié des câbles.
Celui-ci est donné dans la norme des câbles, ou à défaut par le fournisseur.
Des accessoires spécifiques doivent être utilisés pour les changements de direction des supports (dans le
plan horizontal ou vertical).
L'utilisation de chemins de câbles ou goulottes ferromagnétiques (acier, inox, etc.) réduit l'effet des
perturbations électromagnétiques si une liaison équipotentielle de faible impédance est assurée. Pour atteindre
cet objectif, il convient de relier en plusieurs points le chemin de câble au réseau équipotentiel de l'immeuble.
Lorsque la longueur du chemin de câble est importante, il convient de réaliser des liaisons équipotentialités
fonctionnelles tous les 15 à 20 m. Afin de garantir la continuité physique et électrique de l'écran métallique
(bon serrage mécanique et absence de revêtement isolant), les tronçons des supports doivent être reliés par
des plaques métalliques adaptées (voir figure 32).
NOTE - Les supports métalliques ne peuvent être utilisés comme conducteurs de protection.
interdit
non recommandé
recommandé
Terminal
Partie
verticale
Point de Socles de Prises de
livraison 1) communication
- 47 -
•
2) 3)
Vers
opérateurs
Câblage de Câblage
local local vertical Câblage horizontal Câblage utilisateur
campus local
technique technique (rocade) technique
(capillaire)
C1 C1 C1
UTE C 15-900
NOTES - 1) Ce point de livraison peut se trouver, selon le cas, dans une quelconque des zones C1.
- 2) Les parties de câblage horizontal sont marquées en gras
- 3) Ce câblage ne fait pas partie de l'installation.
Figure 33 - Exemple de schéma d'une architecture de ditribution de communication (dérivé de l'EN 50173)
UTE C 15-900 - 48 -
Unités
Ext. de
Réception
LNB LNB
Satellite A Satellite B
Ú
Ù
Matrice de répartition d'entrée
Ampli
Réaménageur de canaux BIS/BIS Tête
VHF/UHF de
Réseau
Ampli BIS
Coupleur BIS/TER
Ú
Ù
Répartiteur
ULB
Dérivateur Dérivateur
ULB ULB
Dérivateur Dérivateur
ULB ULB
NOTE - pour les prescriptions d'installation, les parties en gras sont assimilées à un câblage horizontal.
C.3.2.1 Généralités
Dans tous les cas, les valeurs d'espacements minimales préconisées (voir C.3.1.2) doivent être respectées sur
la totalité du cheminement (changements de direction, traversées de ...) grâce notamment à l'utilisation
d'accessoires.
Le croisement entre les canalisations de natures différentes doit être réalisé à 90 degrés à chaque fois que
possible et en respectant les rayons de courbure des câbles.
Le câblage vertical ne doit pas traverser des locaux à risque d'incendie (locaux BE2).
Les câbles de communication doivent cheminer à une distance de 1 m par rapport aux machineries
d'ascenseurs, équipements industriels ou médicaux perturbateurs.
Ils doivent en outre être éloignés des sources d'éclairage fluorescents d'une distance au moins égale à 50 cm.
Réseaux vidéo
Bâtiments existants :
Si les gaines des réseaux de puissance et de communication n'existent pas, il conviendra de respecter les
distances préconisées en utilisant des supports adaptés à la construction existante (conduits, conduits-
profilés, goulottes nécessitant un outil pour ouvrir le couvercle d'accès).
Les supports existants étant conçus pour une charge prévue à l’origine, ils peuvent ne plus offrir la résistance
souhaitée en cas d’ajout de nouveaux câbles. Il sera donc nécessaire :
- de déposer les câbles inutiles, ou
- de renforcer les supports, ou
- de créer de nouveaux supports..
La continuité des chemins de câbles ou goulottes ferromagnétiques est vérifiée et des jonctions sont mises en
œuvre selon C.3.1.4, si besoin est.
NOTE – En cas de réaiguillage, on prendra soin de laisser une nouvelle aiguille dans le conduit pour une future extension.
UTE C 15-900 - 50 -
C.3.2.2 Câbles
Il est recommandé d'utiliser des câbles écrantés composés de paires ou de quartes torsadées pour véhiculer
les courants de communication, ils doivent répondre aux exigences de leurs normes respectives.
Les câbles de communication sont installés en nappes ou faisceaux compacts et maintenus à l'aide
d'accessoires de fixation ne contraignant pas leur enveloppe extérieure, sous peine d'entraîner des
déformations mécaniques pouvant avoir des répercussions sur la performance du câble.
L'action combinée du relief de certains supports et du poids des câbles conduit à une dégradation de leurs
performances, il convient donc de ne pas utiliser des corbeaux ou treillis soudés pour des applications de la
classe D.
NOTE - L'utilisation de treillis soudés pour ces applications n'est acceptable que moyennant l'emploi de dispositifs et accessoires de pose
et de montage prévus par les fabricants de treillis et de câbles.
Bâtiments existants :
Lors de la mise en œuvre des câbles, il est nécessaire de prendre des précautions lors de la manipulation des
câbles existants afin de ne pas modifier les caractéristiques du réseau.
Les immeubles de plus d'un étage sur rez-de-chaussée doivent être pourvus de gaines techniques pour les
réseaux de communication (article R. 111-14 du code de la construction).
Ces gaines techniques sont réservées à la pose des câbles de communication et des dispositifs collectifs
nécessaires à la distribution des services de radiodiffusion sonore et de télévision.
Elles sont obligatoirement placées dans les parties communes de l'immeuble et accessibles à chacun des
niveaux à partir des paliers, couloirs ou dégagements communs. Leur accès se fait au moyen de portes à
charnières, munies de fermetures "à carré", conformes aux règles de sécurité en vigueur.
La porte d'accès a une hauteur minimale de 2,00 m et une largeur utile supérieure ou égale à 0,35 m, ouvrant
sur la largeur de la gaine à 0,05 m près.
Les traversées de plancher doivent en principe, se faire par un percement en fond de gaine, sur toute la
largeur de celle-ci et sur une profondeur d'au moins 10 cm.
A chaque traversée de plancher, la gaine doit être munie d'un dispositif retardateur de propagation de la
flamme de façon tel que le degré coupe-feu de plancher ne soit pas diminué.
Les réservations de passages des câbles reçoivent impérativement une obturation facilement démontable et
définie selon les règles de sécurité en vigueur.
- 51 - UTE C 15-900
A l'intérieur des gaines techniques, les câbles de communication d'une part, les câbles de télévision d'autre
part, sont mis sur des parcours distincts et nettement séparés. Il est recommandé de réserver, sur toute la
hauteur, la partie droite au réseau de télécommunications et la partie gauche au réseau de télévision.
Il est toléré que les dispositifs de raccordement et d'amplification puissent empiéter partiellement sur la partie
qui ne leur est pas affectée, s'il n'en résulte aucune gêne pour d'autres utilisateurs. Dans le cas où le dispositif
d'amplification nécessite une amenée d'énergie en basse tension (230 V), la ligne correspondante ne peut
pénétrer à l'intérieur de la gaine de communication qu'au droit du dispositif d'amplification. Un marquage de
cette ligne doit indiquer sa nature.
Bâtiments existants :
a) Si les gaines pour réseaux de communication existent, elles suivent un tracé rectiligne sans changement de
direction.
b) Si les gaines pour réseaux de communication n’existent pas, la continuité des conduits, des conduits-
profilés et des goulottes à chaque traversée de plancher est requise.
Les divers réseaux de communication cheminent soit dans des conduits distincts, soit dans des compartiments
différents d’un même conduit-profilé ou d'une même goulotte.
C.3.3. Câblage horizontal
C.3.3.1 Généralités
Les distances de séparation sont fonction du mode de pose concerné :
- Câbles apparents, en faux plancher ou en faux plafonds : séparation minimale de 5 cm, à l'exception des
câbles coaxiaux de distribution dont la gaine extérieure a subi l'essai diélectrique approprié au niveau
d'isolement des câbles de courant fort adjacents et qui peuvent être disposés jointivement. Un câble de
télédistribution conforme à l'EN 50117 répond notamment à cette condition. Les câbles apparents sont fixés
au minimum en quatre points sur une hauteur d'étage en parcours vertical et tous les 40 cm en parcours
horizontal.
- Mode de pose en goulottes et conduits profilés, installer les réseaux dans les différents compartiments dans
l'ordre décroissant de sensibilité par rapport au plan de masse (le réseau le plus sensible étant le plus
proche du plan de masse) (Voir figure 36).
La séparation préconisée entre câbles de puissance et de communication (voir C.3.1.2) doit être maintenue
constante tout au long du cheminement (changements de direction, traversées de parois).
Les câbles de communication sont correctement rangés et maintenus à l'aide d'accessoires de fixation ne
contraignant pas leur enveloppe extérieure, sous peine d'entraîner les déformations mécaniques pouvant avoir
des répercussions sur la performance du câble.
Ils doivent en outre être éloignés des sources d'éclairage fluorescents d'une distance au moins égale à 50 cm.
Les câbles de communication doivent cheminer à une distance de 1 m par rapport aux machineries
d'ascenseurs, équipements industriels ou médicaux perturbateurs.
Le croisement entre les canalisations de natures différentes doit être réalisé à 90 degrés à chaque fois que
possible et en respectant les rayons de courbure des câbles.
Afin d'éviter au maximum les croisements de câbles dans les profilés, il est recommandé, sauf problème de
profondeur de profilés ou d'appareillages mixtes, d'installer la connectique dans le compartiment du circuit
auquel elle est rattachée.
Les planchers haut et bas où sont fréquemment présents des éléments métalliques qui constituent des plans
de masse doivent être pris en compte en rapprochant au maximum les réseaux les plus sensibles, puis en
éloignant les réseaux dans un ordre décroissant de sensibilité (voir figure 36).
UTE C 15-900 - 52 -
Les conducteurs d'un circuit de communication doivent de préférence être séparés matériellement de ceux
d'un circuit énergie. Cette dernière condition est prescrite si le circuit de communication est TBTF. Si cela
n'est pas possible et si le circuit de communication est TBTS ou TBTP, une des conditions suivantes doit être
remplie :
- les conducteurs du circuit de communication doivent être munis, en plus de leur isolation principale, d'une
gaine non métallique,
- les conducteurs des circuits à des tensions différentes doivent être séparés par un écran ou une gaine
métallique relié à la terre,
- un câble multiconducteur ou un groupement de conducteurs peut contenir des circuits à des tensions
différentes si les conducteurs des circuits de communication sont isolés, soit individuellement, soit
collectivement, pour la tension la plus élevée mise en jeu [NF C 15-100, 411-1-3].
Exemple :
Energie
Cloison BT
Bâtiments existants :
Dans le cas où la mise en œuvre des réseaux de communication n’est pas réalisable conformément à la figure
36, ces réseaux peuvent être placés au-dessus des réseaux de puissance.
C.3.3.3 Câbles
Il est recommandé d'utiliser des câbles écrantés composés de paires ou de quartes torsadées pour véhiculer
les courants de communication, ils doivent répondre aux exigences de leurs normes respectives (voir C.3.1.3).
Les câbles de communication sont correctement rangés et maintenus à l'aide d'accessoires de fixation ne
contraignant pas leur enveloppe extérieure, sous peine d'entraîner les déformations mécaniques pouvant avoir
des répercussions sur la performance du câble. L’écran et le drain éventuel de chaque câble doivent être
raccordés au réseau équipotentiel si possible à ses extrémités (répartiteur, GTL). La continuité de l’écran doit
être assurée jusqu’à la prise terminale.
Les raccordements sont faits au plus court (de l’ordre de 2 à 5 cm) et préférentiellement sur 360°, si on
dispose de presse-étoupes assurant la reprise du blindage.
L'action combinée du relief de certains supports et du poids des câbles conduit à une dégradation de leurs
performances, il convient donc de ne pas utiliser des corbeaux ou treillis soudés pour des applications de la
classe D.
NOTE - L'utilisation de treillis soudés pour ces applications n'est acceptable que moyennant l'emploi de dispositifs et accessoires de pose
et de montage prévus par les fabricants de treillis et de câbles.
Les câbles de communication sont installés en nappes ou faisceaux compacts et maintenus à l'aide
d'accessoires de fixation ne contraignant pas leur enveloppe extérieure, sous peine d'entraîner des
déformations mécaniques pouvant avoir des répercussions sur la performance du câble.
C.4 Raccordements
C.4.1 Généralités
Les connecteurs doivent être choisis en fonction du câble sur lequel ils doivent être connectés, et répondre à
leurs normes ou spécifications respectives, (NF EN 50173, NF EN 50083 (série), NF EN 50090,
NF EN 60603-7, UTE C 90-480-1, UTE C 90-480-2 et UTE C 90-470-2).
Les connecteurs terminaux des circuits de puissance et de communication, installés sur une paroi ou un
support vertical (potelet, perche, etc.) doivent être disposés à 5 cm minimum du sol conformément aux
spécifications de la NF C 15-100 paragraphe 555.2.8.
Les boîtiers de sol doivent posséder un degré de protection IP24, IK08 (énergie de choc de 5 Joules, voir NF
C 15-100, article 555.2.9).
Les paires torsadées ne doivent pas être dépairées sur une longueur supérieure à un pas de torsade, afin de
préserver au mieux la continuité de symétrie de chaque paire.
Les installations peuvent être constituées par des composants protégés ou non par un écrantage.
Les écrans des câbles de communication prévus pour améliorer les performances CEM doivent être
correctement interconnectés pour obtenir ce résultat. Pour que l'écrantage soit pleinement efficace, le contact
entre le câble et le connecteur doit être maintenu sur la totalité de la périphérie (soit 360°), aussi bien pour les
câbles que pour les connecteurs.
UTE C 15-900 - 54 -
De manière générale, dans le cas de pose en conduit-profilé ou goulotte, les connecteurs sont de préférence
installés dans le compartiment du circuit auquel les connecteurs appartiennent.
La continuité des circuits de protection (protection contre les perturbations électromagnétiques par écran) doit
être assurée pour les cas suivants :
Exemples :
← Enveloppe ← Enveloppe
isolante conductrice
Alimentation BTA Alimentation BTA
∨
*∧ *
∨
∨ (*) *∧ * ∨
∧ ∧ (*)
• •
← Ecran ← Ecran
• •
Signal Signal
Dans tous les cas, l'écran est raccordé aux deux extrémités, notamment à la borne de terre fonctionnelle du
connecteur.
NOTE -Ceci est considéré sans danger du fait du rapport des sections entre le conducteur de protection (PE) et l'écran, le courant de
défaut circulant dans le chemin le moins impédant (conducteur PE).
Si la prise de communication est blindée et s'il existe un contact de terre, une interconnexion doit être réalisée.
Exemples :
← Enveloppe
conductrice
Alimentation BTA
conducteur →
de protection
∨
• ∧*
• •
← Ecran
•
Signal
* isolation principale
Lors du contrôle final de la continuité des circuits de protection contre les perturbations électromagnétiques
par écran et de mise à la terre, les connecteurs doivent être intégrés dans les mesures effectuées sur
l'installation.
La traçabilité des contrôles et vérifications techniques doit être assurée et enregistrée dans un dossier
technique comprenant un descriptif de l'état de l'installation.
NOTE – Il est rappelé que les réseaux doivent être conformes au Code de la construction des bâtiments, article L 111.3.
Bâtiments existants :
Lors d’une création, d’une extension ou d’une rénovation, le dossier technique comprenant le
descriptif de l’installation est mis à jour.
__________
UTE C 15-900 - 56 -
ANNEXE
INFORMATIVE
1 AVERTISSEMENT
La méthode pour l’évaluation du risque donnée dans le guide UTE C 15-443 ne prenant en compte que les
réseaux de puissance, les recommandations ci-après sont données dans le but de permettre une évaluation
par l’installateur ou l’usager de la nécessité de protéger les équipements de communication connectés sur les
deux types de réseaux.
Ces recommandations ne prennent pas en compte la totalité de l’architecture des réseaux de puissance ou de
communication et n’ont pas le même objectif que les dispositions, prises par les propriétaires,
concessionnaires ou opérateurs de réseaux, ayant pour effet de limiter les surtensions, sans pouvoir garantir
une protection adaptée à tous les types de matériels.
2 INTRODUCTION
La foudre est une des premières causes de dérangements et de destructions d’appareils électroniques chez
les utilisateurs de services de communication filaires dans les zones à haut risque d'orages.
Un coup de foudre proche induit des surtensions sur les lignes électriques aériennes basse tension et de
communication. En conséquence, les interfaces électriques et de communication se retrouvent respectivement
à des références de potentiels différentes et un amorçage peut se produire entre elles.
habitation
Ligne de
Ligne BT
tableau communication
poste amorçage Central de
HTA/BT communication
Boucle Boucle
d’induction BT d’induction
communication
Pour la protection d’un site contre la foudre, il convient d’installer des protections visant à limiter de manière la
plus efficace possible la propagation des surtensions dans l’installation et donc les différences de potentiels
entre les réseaux.
Afin d’être efficaces, les protections contre les surtensions doivent être installées sur chacun des réseaux
cités ci-dessus et pas seulement sur le réseau de puissance.
Il est admis que plus le nombre de terminaux est important, plus la protection s’avère nécessaire voire vitale
pour des raisons de disponibilité et de continuité des services.
La décision de mise en œuvre de protections adaptées aux équipements à protéger résulte d’une analyse du
risque de surtensions et de leurs conséquences.
- 57 - UTE C 15-900
La décision de protection peut être soit systématique, soit évaluée selon un logigramme faisant référence à
une analyse complémentaire.
Dans tous les cas, les parafoudres de communication sont installés au plus près des parafoudres de
puissance (basse tension) conformément aux règles définies dans le paragraphe 5 afin d’assurer
l’équipotentialité.
a) en tête de l'installation
La prise en compte d'au moins un des éléments ci-après conduit à la mise en œuvre systématique de
protections sur les deux réseaux en tête d’installation :
• Présence de paratonnerre ;
• Interruption de service intolérable ;
• Coût de remplacement très important.
S'il n'existe pas de parafoudre en tête de l'installation et si des dégâts sont constatés dans le voisinage, il est
recommandé de mette en œuvre des parafoudres sur les deux réseaux (de puissance et de communication)
au plus près du terminal.
Terminal Terminal
NON NON
de communication de communication
raccordé au raccordé au
secteur ? Pas de secteur ?
parafoudre
OUI
OUI Résultat de
Parafoudre de l’analyse Parafoudre de communication
communication peu utile complémentaire conseillé ou très conseillé
§ 3.2.2
La méthode suivante permet d’évaluer le risque vis-à-vis des surtensions pour les terminaux raccordés aux
réseaux de puissance et de communication. Elle complète l’évaluation effectuée conformément au guide UTE
C 15-443 en prenant en compte les caractéristiques du réseau de communication et la résistivité du sol.
a) niveau d'exposition
Le niveau d’exposition (H) aux surtensions de foudre pouvant affecter un équipement relié aux réseaux de
puissance et de communication peut être évalué par la formule suivante :
H = F + Ng (1 + 2LC + α)
où
F est le niveau d’exposition aux surtensions de foudre du réseau de puissance déterminé suivant le
guide UTE C 15-443 ;
Ng est la densité de foudroiement locale ;
LC est la longueur en km de la ligne de communication aérienne desservant l’installation. Pour des valeurs
supérieures à 0,5 km, on retient LC = 0,5 ;
α est un facteur prenant en compte la situation de la ligne aérienne et la résistivité du sol. Il prend la valeur
maximale résultante des situations présentées dans les tableaux 1a et 1b.
L'évaluation des conséquences des perturbations, définie dans le guide UTE C 15-443, est donnée par la
formule suivante :
G=S+T+I
où :
S représente la sensibilité du terminal de communication et vaut 1 pour un terminal ayant une tenue aux surtensions
élevée, 2 pour un terminal ayant une tenue aux surtensions normale et 3 si cette tenue est réduite. Sans information
particulière, S est prise égale à 3.
T représente le prix du terminal de communication. T vaut 1 pour un terminal de prix faible, 2 pour un
terminal de prix moyen et 3 pour un terminal de prix élevé.
I représente le coût de l'indisponibilité du terminal de communication. I vaut 1 pour une indisponibilité
sans incidence sur l'activité, 2 pour une indisponibilité entraînant une interruption partielle de l'activité et
3 pour une indisponibilité entraînant une interruption totale ou une conséquence économique
inacceptable.
- 59 - UTE C 15-900
c) synthèse
A partir des deux estimations H et G, l’intérêt d’installer une protection sur le réseau de communication peut
être évalué comme suit .
Suivant le montage effectué, les parafoudres pourront assurer soit une continuité de service, soit une
continuité de protection ou les deux à la fois.
En fin de vie, l’état électrique des parafoudres doit être conforme aux règles de sécurité du réseau protégé :
• Court-circuit ou circuit ouvert ;
• Déconnexion par le biais de déconnecteurs, soit associés, soit intégrés ou les deux à la fois.
La fin de vie des parafoudres mis en œuvre sur les réseaux de puissance est signalée par un
indicateur mécanique, lumineux ou autre.
Le type de parafoudre devra être choisi en fonction des paramètres liés aux systèmes de transmission
supportés :
• Fréquence (bande passante) ;
• Atténuation ;
• Tension du réseau de communication.
Il est souhaitable que la fin de vie des parafoudres des réseaux de communication soit signalée par un moyen
approprié (par exemple coupure de ligne).
UTE C 15-900 - 60 -
5.1 Principes
Une des conditions majeures de l’efficacité des parafoudres est relative à son mode de connexion au réseau
équipotentiel de l’installation (borne de terre, ceinturage, Borne Principale de Terre). Afin de limiter la tension
résiduelle vue par l’installation, il est important de réduire les longueurs de raccordement des parafoudres au
réseau équipotentiel et aux conducteurs actifs. Le parafoudre doit être connecté au plus court car la tension
résiduelle “ vue ” par les équipements de l’installation lors de l’écoulement d’un surtension est la somme du
niveau de protection (Up) du parafoudre et des chutes de tension dans les conducteurs de connexion.
La longueur totale des conducteurs de raccordement préconisée doit être inférieure à 50 cm pour les
parafoudres de puissance (guide UTE 15-443). Cette distance est conservée pour l’installation des
parafoudres de communication.
L’emplacement des parafoudres est conditionné par la structure de l’installation et il est nécessaire d’adapter
les règles énoncées précédemment en choisissant des localisations telles que :
• Tableau Général Basse Tension (TGBT) pour les parafoudres de puissance ;
• Répartiteur principal dans le local des opérateurs pour les parafoudres pour réseau de
communication ;
• Gaine Technique Logement (GTL) pour les maisons individuelles.
Afin d’éviter le couplage des perturbations foudre entre les circuits amont et aval des protections, il est
indispensable de faire cheminer ces circuits sur des parcours différents.
- 61 - UTE C 15-900
La figure 3 présente le schéma d’implantation des protections contre les surtensions dans la Gaine Technique
Logement.
courants forts
canalisation
TV /satellite/
Interactivité
TCFAS TR
départs
protégés
parafoudre
télécom
départs
protégés
déconnecteur
+ parafoudre BT
PC
PC:panneau de contrôle
Canalisation branchement
NOTE : La liaison entre les deux borniers de terre doit être la plus courte possible.
Dans le cas d’arrivée de réseaux non commune ou de longueurs de câblage supérieures à 20 m, il y a lieu de
mettre en place, en coordination avec les parafoudres de tête d’installation, des parafoudres secondaires
situés au plus près des équipements à protéger.
La figure 4 présente l’implantation des protections contre les surtensions lorsque les arrivées ne sont pas
communes (essentiellement bâtiments existants).
UTE C 15-900 - 62 -
Habitation
tableau
Ligne de
communication
Ligne Equipement
de puissance de communication
Parafoudres
de puissance
Parafoudres
Parafoudres Parafoudres de communication
Longueur de puissance de communication
< 50cm
Figure 4 - Exemple de mise en œuvre des parafoudres pour des arrivées non communes des réseaux
de puissance et de communication
Dans le cas précédent ou si l’évaluation du risque indique que la protection n’est nécessaire qu’au niveau du
terminal, des parafoudres sont installes au plus près au niveau des prises de raccordement de puissance et
de communication. l’écoulement a la terre se fait alors par l’intermédiaire du conducteur de protection
conformément a la figure 4.
Pour le parafoudre en tête de l'installation, il est recommandé de choisir un dispositif de protection dont le
niveau de protection Up est de 260 V et dont le courant nominal de décharge est compris entre 5 kA et 10 kA.
Pour le parafoudre à proximité d'un terminal, il est recommandé de choisir un dispositif de protection dont le
niveau de protection Up est de 260 V et dont le courant nominal de décharge est de 1,5 kA.
6 MAINTENANCE
Lorsqu’un déconnecteur intégré au parafoudre a fonctionné, l'installation n'est plus protégée contre les
surtensions.
Il est possible d'installer des parafoudres dont la partie active est interchangeable ce qui évite le démontage
complet du parafoudre pour la remise en service et facilite donc les opérations de maintenance.
Il est conseillé d’installer des parafoudres ayant ce type de comportement ou un système de test de la
protection ou de visualisation de l'état du parafoudre.
____________