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Evn Ds

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Problme

Lobjectif du problme est ltude de divers aspects topologiques de lalgebre .


n
(K), et de
fournir quelques applications algebriques des rsultats tablis.
Conventions et notations
De faon usuelle , K dsignera, sauf mention explicite, le corps R ou le corps C.
p dsignera un entier naturel non nul. On note J
p
(K) lensemble des matrices diagnonalisables
de .
p
(K).
On note pour tout i [[0, p]], !
i
(K) lensembles des matrices de .
p
(K) de rang inferieur ou
gal i et
i
(I) celui des matrices de rang suprieur strictement i.
On note U
p
(K) lensemble des polynmes cocients dans K, unitaires, scinds et de degr
gal p.
On notera lapplication de .
p
(K) dans K
p
[X] dnie par :
A .
p
(K) , (A) =
A
Pour tout A .
p
(K) on considre lendomorphisme
A
de .
p
(K) dni par :
^ .
p
(K) ,
A
(^) = A^ ^A.
Pour toute matrice A .
p
(K), on pose :
G(A) =

^ .
p
(K); A^ = ^A

Partie I
1. Montrer que pour tout scalaire , lapplication J

dnie sur .
p
(K) par :
A .
p
(K) , J

(A) = det(A I
p
)
est continue sur .
p
(K)
2. Soient
0
,
1
, ..,
p
des scalaires quelconques deux deux distincts. On note I
0
, I
1
I
p
les
polynmes dinterpolation lmentaires aux abscisses
0
,
1
, ..,
p
.
a) Rappeler la valeur du polynme I
i
et montrer (I
0
, I
1
I
p
) est une base de K
p
[X].
b) Exprimer pour A .
p
(I) le polynme
A
dans cette base.
c) En dduire que lapplication est continue.
3. Soit A un lment de .
p
(K).
a) On suppose quil existe une suite de matrices (A
n
)
n
toutes semblables A qui converge
vers 0. Montrer que A nilpotente.
b) On suppose maintenant que A est nilpotente. Justier que A est trigonalisable.
Soit T = (
ij
)
ij
une matrice triangulaire suprieure semblable A, et soit pour tout
n N

, la matrice diagonale D
n
= diag(n, n
2
, , n
p
).
Dterminer les cocients de D
n
TD
1
n
, et en dduire quil existe une suite de matrices
semblables A qui converge vers 0.
c) Application: Monter qui nexiste aucune norme ^ de .
p
(K) telle que
A .
p
(K) , I GL
p
(K) ; ^(IAI
1
) = ^(A)
Partie II
Dans cette partie, on sinterresse aux proprits topologiques de J
p
(K) et on en donnera
quelques applications.
On dmontre dabords que U
p
(K) est un ferm.
On pose pour tout polynme I =
p
X
p
+
p1
X
p1
+ +
1
X +
0
K
p
[X]
[[I[[ =
p

l=0
[
l
[
On admet que [[.[[ dnit une norme de K
p
[X]
1. Soit (I
n
)
n
une suite convergente de polynmes de U
p
(C), Montrer que sa limite est un
polynme unitaire de degr p.
En dduire que U
p
(C) est un ferm.
2. Soient I K
p
[X] un polynme unitaire et o K, on suppose que o est une racine de I.
Montrer que [o[ [[I[[.(On distinguera les cas [o[ 1 et [o[ . 1)
3. Soit (I
n
)
n
une suite convergente de polynmes de U
p
(R) de limite I.
Pour tout n N on note x
1,n
, x
2,n
, , x
p,n
les racines (non forcment deux deux dis-
tinctes) de I
n
et on pose X
n
= (x
1,n
, x
2,n
, , x
p,n
).
a) Donner un exemple o la suite (X
n
) est divergente.
b) Donner, dans le cas o p = 2, un exemple o les polynmes I
n
sont tous scinds
racines simples mais I nest pas racines simples.
c) Montrer que la suite (X
n
)
n
admet au moins une valeur dadhrence quon notera V =
(y
1
, y
2
, , y
p
).
d) Montrer que I =
p

l=0
(X y
l
).
e) Dduire de ce qui prcde que U
p
(R) est un ferm.
4. Soit (A
n
)
n
une suite convergente de matrices diagonalisables de .
p
(K). Montrer en utilisant
lapplication que limA
n
est une matrice trigonalisable.
5. Rciproquement, montrer que toutes matrice trigonalisable est la limite dune suite de
matrices diagonalisables valeurs propres deux deux distinctes.
6. En dduire que J
p
(C) est dense dans .
p
(C). Quelle est ladhrence de J
p
(R) dans .
p
(R)
?
7. Application: Une dmonstration du thorme de Cayley-Hamilton dans .
p
(C).
Soit A .
p
(C).
a) Dmontrer que si A est diagonalisable alors
A
(A) = 0
b) Utiliser la densit de J
p
(C) dans .
p
(C) pour montrer quen gnral
A
(A) = 0.
Partie III
Soit i [[1, p]].
On veut montrer dans cette partie que !
i
(K) est un ferm de .
p
(K).
1. Justier rapidement ce rsultat si i = p.
2. Soit v un endomorphisme de K
p
. Montrer que rg(v) < i si et seulement pour toute famille
libre (e
1
, e
2
, , e
i
) de K
p
, la famille

v(e
1
), v(e
2
), , v(e
i
)

est lie.
3. On suppose dans cette question que i < p.
On se donne une suite (A
n
)
n
dlments de !
i
(K) convergente de limite A.
Soient u lendomorphisme canoniquement associ A et pour tous n N, u
n
celui associ
A
n
.
Soit (e
1
, e
2
, , e
i+1
) une famille libre quelconque de K
p
.
a) Montrer que pour tout l [[1, i + 1]], la suite

u
n
(e
l
)

n
converge vers u(e
l
).
b) Montrer que pour tout n N, il existe une famille de scalaires (
1,n
,
2,n
, ,
i+1,n
) telle
que
i+1

l=1

l,n
u
n
(e
l
) = 0
I
et
i+1

l=1
[
l,n
[ = 1
c) Montrer que la suite (
1,n
,
2,n
, ,
i+1,n
)
n
admet au moins une valeur dadhrence,
quon notera (p
1
, p
2
, , p
i+1
).
d) Montrer que:
i+1

l=1
p
l
u(e
l
) = 0
I
et
i+1

l=1
[p
l
[ = 1
et en dduire que rg(u) i.
e) Montrer que I
i
(K) est un ferm.
4. Que peut-on dire de lensemble des matrices de rang infrieur strictement i.
Montrer que S
i
(K) est un ouvert.
Partie IV
Soit une matrice A .
p
(C).
On voudrait dans cette partie montrer que A est diagonalisable si et seulement lensemble .
des matrices semblable A est un ferm.
1. On suppose que A est diagonalisable et on considre une suite (A
n
)
n
dlments de .,
convergente de limite B.
Soient
1
,
2
, ,
m
les valeurs propres deux deux distinctes de A, de multiplicits res-
pectives
1
,
2
, ,
m
.
a) Justier soigneusement que pour tous n N et l [[1, m]],
rg(A
n

l
I
p
) = p
l
.
b) En constatant que la suite (A
n

l
I
p
)
n
converge vers B
l
I
p
, que peut-on dire de
rg(B
l
I
p
).
c) Montrer que B est diagonalisable et quelle est semblable A.
d) conclure.
2. On veut donner une autre dmonstration de limplication tablie dans la question prc-
dente.
a) Montrer que
B
=
A
.
b) Soit
A
le ploynme minimal de A. Montrer que lapplication
: ^
A
(^)
est continue sur .
p
(C).
c) Montrer que
A
(B) = 0 et en dduire que B est diagonalisable.
d) Montrer que B est semblable A et conclure.
3. Pour limplication rciproque on suppose par contreapposition que A nest pas diagonali-
sable et on considre un matrice triangulaire suprieure T semblable A.
a) Justier lexistence de T et expliquer pourquoi elle nest pas diagonalisable.
b) En utilisant les matrices diagonales D
n
introduites dans la question I-3-b. construire une
suite de matrices semblables T et qui converge vers une matrice diagonale.
c) Montrer alors que . nest pas un ferm.
Partie V
On se donne dans cette partie une matrice trigonalisable A .
p
(K), et on se propose de
montrer, en utilisant les rsultats de la partie III, que:
dimG(A) p
1. Montrer que G(A) est une sous algebre de .
p
(K).
2. a) Soit D une matrice diagonale cocients diagonaux deux deux distincts.
Montrer quune matrice ^ .
p
(K) commute avec D si et seulement elle est diagonale.
b) En dduire que si A est diagonalisable valeurs propres deux deux distinctes, alors
dimG(A) = p
3. On considre une suite de matrices diagonalisables (A
n
)
n
, valeurs propres deux deux
distinctes qui converge vers A. Une telle suite existe daprs la question II-5.
a) Montrer que la suite dendomorphismes

A
n

n
converge vers
A
.
b) En dduire que dimG(A) p.
Partie VI
Dans cette partie, point de saveurs topologiques.
On sinteresse (strictement algebriquement) aux endomorphismes
A
, dans le cas o A est
diagonalisable.
Soit donc une matrice diagonalisable A .
p
(K), de valeurs propres
1
,
2
, ,
p
(non forc-
ment deux deux distinctes).
1. Soient (V
1
, V
2
, , V
p
) une base de .
p1
(K) et (V
1
, V
2
, , V
p
) une famille quelconque de
vecteurs de .
p1
(K). Montrer que :
p

l=1
V
l
t
V
l
= 0 l [[1, p]] , V
l
= 0
2. Montrer que si (U
1
, U
2
, , U
p
) et (V
1
, V
2
, , V
p
) sont des bases de .
p1
(K) alors la famille

U
i
t
V
j

ij
est une base de .
p
(K).
3. Justier que la matrice
t
A est diagonalisable et a les mmes valeurs propres que A et avec
les mmes multiplicits.
4. Soient (U
1
, U
2
, , U
p
) et (V
1
, V
2
, , V
p
) des bases respectives de vecteurs propres de A et
de
t
A, associs dans le mme ordre aux valeurs propres
1
,
2
, ,
p
.
a) Calculer
A
(U
i
t
V
j
).
b) En dduire que
A
est diagonalisable de valeurs propres les scalaires
i

j
o (i, j)
[[1, p]]
2
5. Montrer que dimG(A) est la somme des carrs des dimensions des sous-espaces propres
de A.
6. Retrouver le rsultat dimG(A) p.
.
Fin.

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